Culture and Education — 10 October 2013 (40th Legislature, 1st Session)
CCE 2013-10-10
Quebec — Committees
Alors,
je pense que la volonté de mon collègue était de s'assurer qu'au niveau
de la responsabilité on puisse bien préciser à quel endroit ça puisse s'appliquer, dans quel contexte, et
donc on fait référence aux deux lois en question dans le cadre, bien sûr,
en ce qui nous concerne, d'ententes internationales. Voilà, M. le Président.
Le Président (M.
Morin) : Oui, M. le député de Mont-Royal.
Arcand : Merci,
M. le Président. Écoutez,
je suis en train de revoir cet article-là. Je comprends très bien la discussion que nous avions eue sur le ministère des Relations
internationales, qui est un ministère que je connais. J'essaie simplement de
comprendre qu'est-ce que ça change au niveau de la
loi sur l'exécutif, c'est
quoi, l'implication au niveau de la
Loi sur le ministère du Conseil exécutif, le
lien entre, si on veut… M. le
Président, le lien entre l'institut
des mines, le ministère, le Conseil
exécutif, qu'est-ce que c'est? Est-ce qu'on parle d'une entente entre le ministère
et l'institut, un décret? De quoi parle-t-on exactement?
Le Président (M.
Morin) : M. le ministre.
M. Duchesne :
Oui, M. le Président. C'est qu'on fait référence, donc, à de possibles ententes
internationales qui se réalisent, donc, bien sûr,
à l'extérieur du Québec, et, à
ce moment-là, sont impliqués à tout moment
dans tous ces cas de mesures le
Conseil exécutif, donc la
Loi sur le Conseil exécutif et, bien sûr,
la
Loi sur le ministère des Relations internationales. On parle
d'ententes intergouvernementales, donc, qui amènent nécessairement
l'implication de ces deux ministères.
Arcand : Juste pour des questions juridiques, là, pour que
je comprenne bien, pourquoi il n'y a pas de ministère des Affaires
intergouvernementales canadiennes? Parce que, quand on parle de conclure,
conformément avec un gouvernement autre que celui du Québec, ça peut impliquer
aussi des gouvernements du Manitoba. Je ne sais pas, là, je pose la question, ça peut impliquer… Alors, pourquoi on
invoque uniquement la
Loi sur le ministère des Relations
internationales? Est-ce que la Loi
sur le ministère du Conseil exécutif couvre… Ce que je comprends,
c'est que ça couvre. Votre avocate semble me répondre de la bonne façon.
Duchesne : M. le
Président, dans une volonté, vous
savez, de collaborer — et on le fait depuis le début — si on a le consentement, je
laisserais ma collègue juriste ici donner les explications.
Président (M. Morin) : Oui. Étant donné que c'est la première
fois ce matin, si vous voulez vous identifier.
Mme Boulay (Sylvie) : Sylvie Boulay,
avocate au ministère de la Justice. Alors, effectivement, en matière
intergouvernementale, les articles qu'on retrouve, par exemple, pour le SAIC,
on va les retrouver dans la
Loi sur le ministère
du Conseil exécutif. Alors, c'est pour ça qu'on fait la référence à cet
article-là, puisqu'on vise, comme vous avez mentionné, effectivement,
des ententes intergouvernementales, et non pas uniquement des ententes en
matière internationale.
Le Président (M. Morin) :
Allez-y, M. le député de Mont-Royal.
Arcand : Moi, ça me
convient.
Le Président (M. Morin) : Ça
Arcand : Ça me va.
Le Président (M. Morin) :
Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Le Président (M. Morin) :
Adopté. Pour la suite, M. le ministre.
M. Duchesne : Alors, nous
passons maintenant, et ça concerne toujours les articles liés à l'Institut
national des mines…
Article 153 :
L'article…
Le Président (M. Morin) :
…152.
Duchesne : Ah! pardon, c'est l'amendement qui a été adopté.
Alors, allons-y avec l'article 152 en tenant compte de l'amendement.
Donc, je relis 152, c'est bien ça? Alors, l'article 6 de cette loi est
modifié :
1° par
l'ajout, à la fin du paragraphe 6°,
de «ou le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la
Science et de la Technologie»;
2° par l'ajout, à la fin…
En fait, là,
il est modifié, c'est ça. Alors, on adopte, donc, l'article 152 avec
l'amendement. C'est ça, M. le Président?
Le Président (M. Morin) :
Oui. Est-ce qu'il y a d'autres interrogations? M. le député de Mont-Royal.
Arcand : 152, ça
Le Président (M. Morin) : Ça
va. Donc, est-ce que l'article 152, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Morin) :
Adopté. 153. M. le ministre.
M. Duchesne :
L'article 7 de
cette loi est remplacé par le suivant :
L'Institut doit donner son avis sur toute question relative aux domaines ou
matières de sa compétence qui lui est soumise
par le ministre ou par le ministre de l'Enseignement supérieur, de la
Recherche, de la Science et de la Technologie. L'avis de l'institut peut
contenir des recommandations.»
Nous en sommes donc à des articles de
concordance par rapport à ce que nous venons d'adopter.
Le Président (M. Morin) : Ça
va pour vos commentaires, M. le député de Mont-Royal?
Arcand : Merci, M.
le Président. Moi, j'avais peut-être
un amendement à ce stade-ci pour l'article 7 parce que
je comprends très bien que l'institut doit donner son avis sur toute question
aux domaines ou matières de sa compétence qui lui est
soumise par le ministre et par le ministre de l'Enseignement supérieur. Je
pense que c'est un élément qui est
important, mais… Évidemment, j'ai toujours, un peu, un certain inconfort à
avoir deux ministres, là, mais, bon,
je comprends les raisons techniques que le ministre nous a données. Je suis un
peu toujours étonné de voir qu'il y a, pour moi, toujours cette espèce
de problématique qui est liée un peu à qui se rapporte à qui dans ce
domaine-là, mais, bon, c'est la volonté qu'il y a actuellement par le
gouvernement.
Mon amendement, je pense très franchement,
aiderait à clarifier cette situation, d'une part. Et il y a également la question qui est liée au fait des
avis qui sont exigés par le ministre, d'une part, mais, d'autre part, est-ce
que l'institut peut émettre des avis sans nécessairement avoir la demande du
ministre? Alors, c'est un peu dans ce sens-là que va mon interrogation et l'amendement
que je présenterais.
Hier, lorsque
j'ai eu la discussion et l'échange avec le ministre, ce dernier m'a dit que…
une de ses phrases que j'ai retenues
hier, qui était très importante, c'est de faire confiance à la fonction
publique, il faut faire confiance aux gens au sein de la fonction
publique. L'institut des mines, je pense que c'est un ancien sous-ministre qui
est maintenant rendu directeur.
Ma question
est bien simple : Est-ce que ces avis-là peuvent être faits sans
nécessairement une demande comme telle
et qui provient du ministre? Alors, c'est en ce sens-là que je déposerais
l'amendement, pour pouvoir échanger sur cet
article 153, M. le
Président.
Le Président (M. Morin) : Je
suspends quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 13)
Le Président (M. Morin) :
Nous sommes de retour. M. le ministre, sur l'amendement.
M. Duchesne : Oui, M. le
Président. Alors, on a reçu l'amendement. J'imagine que la lecture va en être
faite.
Arcand : …avec l'amendement.
Le Président (M. Morin) : Ça
s'en vient, là, derrière vous.
Arcand : Bon,
voilà.
Le Président (M. Morin) : M.
le député de Mont-Royal, vous allez nous lire ça?
Arcand : Oui.
Alors, M. le Président, l'article 7, l'amendement dit simplement la chose
suivante :
«L'institut
doit donner son avis sur toute question relative aux domaines ou matières de sa
compétence qui lui est soumise par le
ministre —évidemment, on comprendra que c'était dans le but…
et ma volonté était d'avoir quelqu'un qui était responsable — ou
lorsque l'institut le juge opportun — je ne vois pas pourquoi l'institut
ne pourrait pas être en mesure aussi de donner un avis comme tel.» Et
donc : «L'avis de l'institut peut contenir des recommandations.»
La raison de cet amendement est simplement de se
dire, et c'est une des interrogations qu'on a… On est actuellement, par exemple, dans un projet de loi, qui est, je pense, le
n° 43, sur les mines, actuellement, qui fait l'objet d'un débat à l'Assemblée nationale. Alors, lorsque
je regarde ce projet-là, c'est un projet qui, selon le gouvernement, va relancer l'industrie minière. Évidemment, nous,
comme formation politique, on a certaines exigences qui nous
apparaissent assez importantes. On les a soumises, ces exigences-là, pour
permettre d'adopter, si on veut, le principe du projet de loi n° 43. Mais tout ça, donc, pour vous dire
qu'on a quand même des gens qui sont situés dans le Nord-du-Québec, qui
sont très importants. L'institut des mines, c'est un organisme de concertation.
C'est un organisme qui fait en sorte que les acteurs
se parlent, fait en sorte que les gens ont la possibilité de pouvoir discuter
et d'échanger, en fait, sur les orientations de ce domaine-là, qui me
semble, en tout cas, être extrêmement volatile.
On sait, dans
le domaine minier, il y a environ deux ans, il y avait une activité très
intense, et on sait… Moi, j'ai eu l'occasion, lorsque j'étais ministre
de l'Environnement, par exemple, d'aller dans la région de Fermont, où j'avais
eu l'occasion de rencontrer la mairesse de
Fermont, qui me racontait, à ce moment-là, qu'elle avait un gros problème.
Sa ville, où on était à 2 500 de population, en l'espace de quelques
années, uniquement à cause de l'activité économique générée par les projets miniers, on passait à presque 5 000
personnes. Et, à l'époque, je me rappelle très bien, elle m'avait dit : M. Arcand, j'ai un gros problème.
J'aimerais ça avoir un cimetière dans ma ville, il n'y en a pas, il n'y en a
jamais eu. Et là, à partir du moment où on
commence à être une ville minière très importante, bien, il faut avoir un
certain nombre de services, etc., et qu'on n'a pas au moment où on se
parle. Et une des choses aussi qu'il y avait à ce moment-là, c'était le fait qu'on sait que, dans ce domaine-là, c'est
extrêmement volatile, tout le monde le voit. Le dollar canadien est un
dollar qui s'apprécie ou se déprécie en fonction des richesses naturelles que l'on
peut charger.
Alors, la question,
pour moi, qui était inscrite à l'intérieur de cet amendement-là était
simplement de dire : Est-ce que le
ministre a une objection, en fait, au fait que l'institut, lorsqu'il le juge
opportun, puisse également donner ses recommandations,
ses avis? Je pense qu'en tant que ministre responsable de l'Enseignement
supérieur… je pense que c'est
important qu'il ait, de la part des institutions qui sont sur le terrain, qui
ont la capacité de vraiment savoir ce qui se passe, qui sont à la fois en charge un peu, si on
veut, de l'amélioration de la qualité de la main-d'oeuvre qui est là…
Est-ce que ces organismes-là ont la capacité de pouvoir émettre des
recommandations au ministre pour la suite des choses?
Moi,
j'ai l'impression que, dans ce domaine-là, dans le domaine minier, pour l'avoir
vécu de façon importante… Je vais
simplement, même si ce n'est pas des mines au sens tout à fait… du terme… Tout
le monde se rappelle, au Québec, qu'on
a vécu, par exemple, la question du gaz de schiste, hein, puis cette
question-là est encore débattue, n'est pas terminée. Et un des problèmes
qu'il y avait au niveau de la fracturation, c'était le fait qu'au niveau de
cette fracturation-là les gens disaient : Est-ce que l'eau qui est
utilisée et qui, possiblement, va être contaminée, est-ce que l'eau va nuire éventuellement à la nappe phréatique? C'était ça
qui était l'enjeu qui était devant nous, et déjà on parlait de nouvelles
technologies dans lesquelles on pouvait ne pas utiliser l'eau à ce moment-ci.
Donc,
je pense que, dans ce domaine-là, ça change rapidement. Je pense qu'il y a des éléments qui sont majeurs. Et, donc, ma question au ministre : Est-ce que l'institut,
lorsqu'il le juge opportun, peut aussi émettre des recommandations au
niveau du ministre? Parce qu'encore une fois il y a actuellement, comme je l'ai
dit, énormément d'activité et de volatilité dans ce secteur.
Le Président (M.
Morin) : M. le ministre.
Duch