House Proceedings — 2 June 2023 (43rd Legislature, 1st Session)
2023-06-02
Quebec — Debates (Hansard)
(Neuf
heures quarante et une minutes)
Le Vice-Président
(M. Lévesque) : Bon vendredi matin, chers collègues. Je vous
invite à prendre place et à vous asseoir.
Alors,
nous en sommes à la rubrique Déclarations de députés. Et, comme première
déclaration, ce matin, je reconnais M. le député de Côte-du-Sud.
M. Rivest : Merci, M. le Président.
Collègues, amis, citoyens, l'année 2023 marque le centenaire de Jean Paul Riopelle.
Je suis heureux et excité de collaborer à tout un événement pour marquer la vie
de cet artiste d'exception.
Riopelle
a vécu ses dernières années à l'Isle-aux-Grues, en Côte-du-Sud, accompagné
d'Huguette Vachon. Le 15 juin prochain,
date à mettre à son agenda, un véritable voyage dans l'imaginaire de Riopelle
avec le vernissage Mon cher Jean Paul , qui comprend plus d'une vingtaine
d'oeuvres exclusives, jamais exposées au grand public. Un spectacle ouvert à
tous, performance de l'artiste Raôul Duguay, nous accompagnera avec sa poésie
sensible et surprenante, témoignant de son affection
pour Riopelle. Afin de rassembler les jeunes et moins jeunes à fêter ce
monument québécois, une soirée festive avec DJ Pionight clôturera la
soirée en beauté.
vous invite donc tous à venir célébrer Riopelle, ce grand homme, le
15 juin prochain à Montmagny. Toutes les informations se retrouvent
sur la page du député de Côte-du-Sud.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, M. le député de Côte-du-Sud. La prochaine déclaration sera
celle de Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci. Alors,
l'année 2023 marque le 65e anniversaire de la ville de Brossard, dans
le comté de La Pinière.
Lors
de son incorporation, en 1958, cette municipalité agricole, sur la rive sud du
Saint-Laurent, compte 3 400 habitants. L'inauguration du pont Champlain, en 1962, stimule le développement
immobilier et accroît la population, qui atteindra bientôt 100 000 habitants.
population brossardoise compte 57 communautés culturelles qui se côtoient
et qui contribuent à l'essor économique et social de Brossard.
L'inauguration
prochaine du REM stimule encore le développement. Brossard devient résolument
urbaine.
sa devise, Si je puis oultre , continue d'animer les élus, les milieux
économique, scolaire et social, de même que communautaire.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, Mme la députée de La Pinière. Et nous poursuivons avec Mme la députée
de Laporte.
Mme Poulet :
Merci, M. le Président. Alors, permettez-moi de souligner le
65e anniversaire d'une ville de ma circonscription, Brossard.
C'est
en 1962, grâce à la construction du pont Champlain, que la ville de Brossard
s'est grandement développée. Avec sa population diversifiée et sa
proximité avec les grands centres d'affaires, elle a su tirer parti de son
emplacement stratégique pour devenir un endroit
attrayant pour y vivre, pour y travailler. Et son développement se poursuit
avec l'arrivée du REM, l'aménagement du nouveau centre-ville et la
construction de nombreux projets immobiliers.
12e ville
en importance au Québec avec sa population avoisinant
100 000 citoyens, elle se compose de 57 communautés
différentes. Elle est un bon exemple de vivre-ensemble réussi.
65e anniversaire est l'occasion de rendre hommage aux pionniers et aux dirigeants
locaux qui ont joué un rôle essentiel à la croissance de cette belle
communauté accueillante.
À la mairesse Doreen Assaad, au conseil
municipal et à toute la population, bon 65e anniversaire!
Vice-Président (M. Lévesque) : Merci beaucoup, Mme la
députée de Laporte. Et nous poursuivons avec la prochaine déclaration,
celle de Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci, M. le
Président. Aujourd'hui, j'aimerais souligner la sortie du film documentaire L'audience ,
qui retrace le parcours migratoire de Peggy Nkunga Mbala et de sa famille, des
résidents de Verdun.
Dans ce film,
coréalisé avec Émilie Guérette, Peggy offre son histoire à tout le Québec en
mettant en lumière les épreuves à
surmonter par les demandeurs d'asile : l'intégration, la précarité, la
lourdeur des procédures administratives, mais surtout le stress de
l'attente.
Peggy est une
femme forte et courageuse. Pour donner un futur sécuritaire à ses enfants, elle
a quitté la République démocratique du Congo et elle a traversé
l'Amérique.
Malgré les épreuves, la famille Nkunga Mbala est
un exemple d'intégration. Elle compte sur le soutien de la communauté verdunoise. En attendant un programme
québécois de régularisation des personnes à statut précaire, mon bureau de circonscription, des organismes du quartier et
des voisins soutiendront Peggy, Simon et ses enfants pour qu'ils et elles
puissent s'épanouir et rester chez eux, au Québec et à Verdun. Merci, M. le
Président.
Vice-Président (M. Lévesque) : Merci beaucoup, Mme la
députée de Verdun. Et nous poursuivons avec la déclaration de Mme la
députée de Hull.
Mme Tremblay : Bonjour,
M. le Président. J'aimerais aujourd'hui souligner le 60e anniversaire d'un
organisme exceptionnel de mon comté, l'association sportive et sociale
Les Braves du coin.
Au fil du temps,
cette association a permis à plusieurs citoyens, jeunes et moins jeunes, de
s'épanouir grâce à une variété
d'activités. Les Braves du coin, c'est aussi une deuxième famille, et ils
contribuent à briser l'isolement et la solitude, vous serez toujours bien accueillis si vous allez souper chez eux. C'est
aussi par leur action et leur dévouement que Les Braves du coin ont su toucher le coeur de tous et chacun et ainsi créer
des liens d'amitié et de respect de la part de la population.
M. le
Président, j'aimerais remercier et féliciter toute l'équipe des Braves du coin
pour leur apport inestimable à notre
communauté. Je pense, entre autres, au président Jean-François Landry, Claire
Roy, Michel Cyr, Denis Desjardins, Tracy Laframboise, Guy Vanasse,
Daniel Laframboise, Roch Bertrand et à tous les autres bénévoles.
Bon 60e et longue vie aux Braves du coin! Merci.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup. Mme la députée de Hull. Et je cède maintenant la parole à Mme la
députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Bonjour, M. le
Président. En février 2022, le pire est arrivé pour des résidents des
Appartements Lachapelle, situés dans mon
comté. Ils ont appris qu'ils devaient quitter leur chez-soi parce que le
propriétaire désirait vendre les deux immeubles.
Ces appartements étaient loués en
partie par
l'organisme La Traversée, qui hébergeait des personnes ayant des problèmes de santé mentale. L'organisme La
Traversée n'était pas en mesure d'acheter les immeubles. Les locataires ont
dû quitter, puisque les deux immeubles allaient être mis en vente
prochainement.
C'est à ce
moment-là qu'Interloge, un organisme de bienfaisance mais aussi d'entreprise
d'économie sociale, qui offre des
logements abordables, est entré en scène, et rapidement nous avons été mis en
contact, mon bureau de comté et son équipe, et nous avons travaillé très fort. Mais
je dois vous avouer que, Interloge, sous la gouverne de M. Louis-Philippe
Myre, ça s'est très, très bien passé.
Et je suis fière d'annoncer qu'ils ont fait l'acquisition des deux immeubles.
Et, grâce à Interloge, 79 ménages ont maintenant des logements
abordables, et ce, pour minimum les 30 prochaines années.
Félicitations, M. Myre et Interloge! Merci.
Vice-Président (M. Lévesque) : Merci beaucoup, Mme la
députée de Saint-Laurent. La prochaine déclaration sera celle de M. le
député de Beauce-Nord.
M. Provençal : Merci,
M. le Président. Ce matin, je désire souligner le parcours exceptionnel de
Mme Louise Binet, qui est
pharmacienne propriétaire depuis plus de 40 ans à Beauceville. Elle a reçu
dernièrement la plus haute distinction de l'Ordre des pharmaciens du
Québec, c'est-à-dire le prix Louis-Hébert.
Mme Binet
est très engagée dans sa communauté et s'est impliquée dans de nombreuses
causes, notamment cofondatrice du Club Parentaide, membre organisatrice du
projet multisports de Beauceville, vice-présidente de Prisme Hébergement,
mécène de la chambre de fin de vie du
CHSLD de Beauceville. Tous ces engagements lui ont valu d'obtenir, en 2018, le
prix Carrière exceptionnelle remis par l'Association québécoise des
pharmaciens propriétaires.
Louise Binet
a également consacré énormément de temps à la formation des professionnels de
la santé, avec pour objectif d'innover et d'améliorer les pratiques, et
a donné de nombreuses conférences tout au long de sa carrière.
Au nom des citoyens de Beauce-Nord,
félicitations! Et merci à toi, Louise.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, M. le député de Beauce-Nord. Et nous poursuivons avec Mme la députée
d'Iberville.
Mme Bogemans : Merci
beaucoup, M. le Président. Je désire rendre hommage à une grande dame qui est
ici, dans les tribunes, aujourd'hui,
dont le nom a été donné à la bibliothèque municipale de
Sainte-Angèle-de-Monnoir en guise de reconnaissance. Je salue Mme Françoise
Guertin Lachance, son mari ainsi que les représentants de la municipalité de
Sainte-Angèle-de-Monnoir qui sont aux tribunes aujourd'hui. Merci beaucoup
d'être là.
Mme Guertin
Lachance a initié le projet de bibliothèque en 1986 par sa persévérance et sa
passion. Elle a ainsi pu offrir
l'accès à la littérature aux citoyens de sa municipalité. «Admirable» est le
mot qui s'associe immédiatement à mon esprit lorsque je pense à cette femme,
dont l'apport à sa communauté est immensément important pour les générations
d'aujourd'hui, d'hier et de demain.
Elle en fut la principale responsable, de la bibliothèque, pendant plus de
trois décennies, soit 30 ans.
Donc, c'est un honneur de vous avoir avec nous,
de pouvoir reconnaître votre travail devant mes collègues de l'Assemblée
nationale. Félicitations!
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, Mme la députée d'Iberville. Et, Mme Guertin Lachance, bienvenue
à l'Assemblée nationale du Québec.
Je cède maintenant la parole à M. le député de
Lac-Saint-Jean.
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Une minute, M. le Président, c'est si peu pour
rendre hommage à un homme tel que Michel Côté.
On a tous
un souvenir de lui qui nous a marqués. Je l'ai adoré dans tous ses rôles, Cruising
Bar , Omertà , Broue , et j'en passe.
Son départ ne
laisse personne indifférent, mais je vous dirais que chez nous, au Lac, on a
l'impression d'avoir perdu un membre
de notre grande famille. Michel Côté, c'est un petit gars de chez nous, un vrai
Jeannois, un bleuet, et ça nous a toujours
rendus bien fiers. Les gens de la région, pas juste ceux du Lac, étaient
contents de pouvoir dire : Lui, il vient chez nous.
Ce qu'il
laisse derrière lui continuera longtemps de nous faire rire, de nous émouvoir
et de nous éblouir par son talent, sa
personnalité, son authenticité et sa grande générosité. Je pense qu'on aura
tous une pensée pour lui chaque fois qu'on foulera le sol de la salle
Michel-Côté.
Enfin, mes
pensées vont à sa famille. Sachez à quel point on l'aime. Il était aussi grand
que le lac qui l'a vu naître, et le vide qu'il laisse est tout aussi
immense.
Vice-Président (M. Lévesque) : Merci beaucoup, M. le
député de Lac-Saint-Jean. Je cède maintenant la parole à M. le député de
Saint-Jean.
M. Lemieux : M. le Président, vous avez peut-être remarqué que
je dis souvent, lorsqu'il est question de la ville de
Saint-Jean-sur-Richelieu, que c'est la capitale de la montgolfière. C'est parce
que la montgolfière n'est pas juste le prétexte d'un festival d'été, chez nous, qu'on
appelle d'ailleurs L'International de montgolfières, mais c'est parce qu'après 40 ans à fêter et à jouer avec le
ballon la montgolfière est devenue plus qu'un symbole, c'est notre signature, à
Saint-Jean-sur-Richelieu, et beaucoup aussi
notre réalité, puisque vous risqueriez de voir des envolées à longueur d'année
chez nous, même si, évidemment, c'est dame Nature qui décide si on vole et dans
quelle direction on part.
Pour
en revenir au festival, c'est bien ça, le secret de la recette, bien sûr il y a
de grands spectacles, il y a des jeux et tout ce que vous voulez, mais
il y a surtout, et d'abord et avant tout, des envolées magiques, qui font rêver
et qui remplissent le ciel, lorsque le temps et les vents le permettent.
Donc,
souhaitez-nous du beau temps et venez nous voir du 11 au 20 août prochain
à Saint-Jean-sur-Richelieu, la capitale de la montgolfière. Merci, M. le
Président.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, M. le député de Saint-Jean. Et nous concluons cette rubrique
avec la déclaration de M. le député de Deux-Montagnes.
M. Charette :
Merci beaucoup, M. le Président. J'aimerais souligner le Mois de l'eau.
Vous
le savez peut-être, depuis l'adoption de la loi affirmant le caractère
collectif des ressources en eau, en juin, le Mois de l'eau est célébré,
et ce, depuis maintenant une quinzaine d'années.
tant que Québécois, on est chanceux de bénéficier d'environ 3 % des
réserves en eau douce renouvelable de la planète. Le Mois de l'eau est donc une
occasion de sensibiliser et d'accompagner la population québécoise sur
l'importance de préserver notre or
bleu, notre véritable richesse collective. C'est aussi un temps pour se
rappeler que l'eau est essentielle à la santé et à la qualité de vie de tous
les Québécois. C'est aussi un moment pour se souvenir que l'eau est une
ressource vulnérable dont il faut assurer la pérennité pour nous et les
générations futures.
profite d'ailleurs de l'occasion pour remercier tous ceux et celles qui
oeuvrent à la préservation de notre eau partout au Québec. Et j'invite tous les
Québécois et Québécoises à profiter du mois de juin pour poser des gestes
concrets pour protéger notre eau. Merci, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, M. le député de Deux-Montagnes. Et ceci met fin à la rubrique
Déclarations de députés.
Et je suspends nos
travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à
9 h 54)
La Présidente :
Bonjour, tout le monde. Bienvenue
à l'Assemblée nationale du Québec. Messieurs dames les députés, nous
allons nous recueillir quelques instants.
Je vous remercie.
Veuillez vous asseoir.
J'ai le plaisir de
souligner ce matin la présence, dans nos tribunes, de la Dre Hélène Daneault,
ex-députée de Groulx.
Nous poursuivons les
affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.
À la rubrique Dépôt
de documents, M. le premier ministre, c'est à vous.
M. Legault : Permettez-moi,
Mme la Présidente, de déposer la stratégie gouvernementale de développement
durable 2023-2028. Merci, Mme la Présidente.
Présidente : Ce document est déposé. Mme la ministre de l'Enseignement
supérieur.
Mme Déry : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je dépose
aujourd'hui le plan stratégique 2023-2027 du ministère de
l'Enseignement supérieur. Merci.
Présidente : Ce document est déposé. M. le leader adjoint du
gouvernement.
M. Caire : Mme
la Présidente, je dépose la réponse du gouvernement à la question inscrite au
feuilleton le 19 avril 2023 par le député de Nelligan.
Présidente : Ce document est déposé.
la rubrique Dépôt de rapports de commission, M. le président de la Commission
des institutions et député de Richmond.
M. Bachand : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je dépose le
rapport de la Commission des institutions qui, le 1er juin 2023, a tenu des audiences publiques
dans le cadre de consultations particulières sur le projet loi n° 26, Loi modifiant la
Loi sur les tribunaux judiciaires afin
notamment de donner suite à l'Entente entre la juge en chef de la Cour du
Québec et le ministre de la Justice. Merci.
Présidente : Ce rapport est déposé.
Il n'y a pas de dépôt
de pétitions.
Il n'y a pas de
réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de
droit ou de privilège.
vous avise qu'après la période des questions et réponses orales seront tenus
les votes reportés suivants : les votes reportés sur l'amendement proposé par le leader du deuxième groupe
d'opposition au rapport de la Commission des institutions sur le projet
de loi n° 24 ainsi que sur ce rapport et les votes reportés sur les
amendements proposés par la députée de Westmount—Saint-Louis et le député des Îles-de-la-Madeleine au rapport de la Commission des
relations avec les citoyens sur le projet de loi n° 11 ainsi que
sur ce rapport.
Nous
en sommes maintenant à la période de questions et de réponses orales, et, en
question principale, je cède la parole au chef de l'opposition
officielle.
M. Tanguay : Merci beaucoup, Mme la Présidente. On le sait, ça
fait cinq ans qu'on vit sous le régime caquiste, le régime des promesses brisées, gouvernement qui se
distingue par étant brouillon et pas fiable. Le bilan de la santé, après
cinq ans, le bilan du régime caquiste de
cinq ans, en santé, c'est un échec, si bien que, le 18 avril dernier, Le
Journal de Québec titrait, je cite : 18 heures
d'attente sur une civière, du jamais-vu depuis 15 ans . La promesse
caquiste, il y a cinq ans, c'était
d'améliorer l'accès aux urgences. C'est maintenant trois heures de plus
que l'on doit attendre, sous le régime caquiste, aux urgences, sur
civière.
Maintenant,
après cinq ans, puis là je vais avoir une conversation avec le premier ministre, après cinq ans, la CAQ dit :
C'est correct, finalement, on a trouvé la solution, c'est le projet de loi
n° 15. Projet de loi n° 15, il y a 1 180 articles.
L'étude
article par
article a
commencé cette semaine. Ils en ont quatre d'adoptés, et le ministre a déposé à
peu près une cinquantaine d'amendements,
première vague d'amendements. Tout le monde le sait, on veut et on doit
bonifier le projet de loi. Le ministre de la Santé a reconnu que mon collègue
de Pontiac et ma collègue de Mont-Royal—Outremont font un travail constructif en ce sens-là.
Les réformes
importantes, caquistes, ont historiquement été adoptées sous bâillon. Que ce
soit Hydro-Québec, immigration ou éducation, c'était sous bâillon, et il aura
été mal avisé de le faire.
santé, c'est important, le premier ministre s'engage-t-il formellement à ne pas
faire adopter le projet de loi n° 15 sous bâillon?
La Présidente :
La réponse du premier ministre.
M. Legault : Bon, Mme la Présidente, je sais que le Parti
libéral ne veut pas qu'on parle des impacts de la pandémie, mais je l'invite... Encore ce matin, on voit
beaucoup d'articles sur le système de santé en Colombie-Britannique, qui
souffre beaucoup. C'est la même chose
en Ontario, c'est la même chose dans à peu près tous les pays. Pourquoi, Mme la
Présidente? Parce que, pendant la pandémie, on a demandé au personnel de
s'occuper des patients, que je dirais, réguliers et des patients COVID,
on a dû reporter beaucoup de chirurgies. Là, on est en train de faire du
rattrapage.
Maintenant, Mme la
Présidente, revenons au projet de loi n° 15. Bon, d'abord, il faut dire,
sur les 1 100 articles, il y en a une grande
partie qui sont de la
concordance parce que ça vient toucher beaucoup d'autres projets de loi.
Bon,
le chef de l'opposition officielle dit : On a déposé 50 amendements.
Moi, je trouve que ça vient prouver que le ministre de la Santé écoute les
suggestions, a bien entendu les groupes qui sont venus en commission
parlementaire. Je suis content de voir la collaboration du Parti
libéral.
Je pense qu'on va tous être d'accord
pour dire que le statu quo n'est pas acceptable. Puis je pense que, s'il y a
une personne, au Québec, qui peut
faire les changements qui sont nécessaires pour rendre le système plus efficace
puis plus humain, bien, c'est le
ministre de la Santé actuel. Donc, Mme la Présidente, c'est quelque chose qui
aurait dû être fait depuis longtemps. Un peu comme le disait le ministre
de l'Éducation, hier...
Présidente : En terminant.
M. Legault : ...il
faut résister à la résistance.
Présidente : Première complémentaire.
M. Tanguay : Ma question, à matin, c'est de résister au
bâillon. Pourquoi? Puis là je veux entendre le premier ministre. Ma question est très claire. Si ça continue comme
ça, constructif, les collègues qui sont là, qui veulent améliorer le projet de
loi, 1 200 articles, plus
les amendements... Le ministre le reconnaît, c'est constructif, ça avance.
Réformes majeures, Hydro-Québec, les tarifs d'Hydro, l'éducation,
l'immigration, sous bâillon, ça a été brouillon, il a fallu qu'ils refassent
leurs devoirs.
Là, en santé,
s'engage-t-il clairement, oui ou non, à ne pas le faire adopter sous bâillon?
Présidente : M. le premier ministre.
M. Legault : Mme
la Présidente, il n'est pas question, là, de faire de bâillon, là. D'ailleurs,
le ministre de la Santé a averti sa conjointe qu'il pourrait travailler une
partie de l'été, que ça pourrait se poursuivre à l'automne. Donc, Mme la Présidente, je pense qu'on va faire ça dans
l'ordre. On ne fera pas comme le Parti libéral, en 2015, qui a imposé,
avec Gaétan Barrette, un projet de loi tout croche sous bâillon.
Présidente : Deuxième complémentaire.
M. Tanguay : Parfait. Mme la Présidente, donc, le premier
ministre l'a dit devant tout le monde, il ne fera pas de bâillon sur le projet de loi n° 15. Il y a du
travail constructif, ça avance. Ça va prendre, par contre, très clairement...
puis on l'a dit, les collègues sont
prêts à travailler cet été aussi, ça va prendre plusieurs mois.
1 200 articles, 50 amendements, c'est une première vague,
il y aura plein d'autres amendements.
Quelle
est l'évaluation du premier ministre quant à l'adoption du projet de loi? C'est
une étape importante. Je veux savoir, lui, quelle est son évaluation.
Quand il va être adopté?
Présidente : Pas de commentaire. M. le premier ministre, la parole est
à vous, juste au premier ministre.
La Présidente :
M. le leader adjoint, M. le leader adjoint... M. le leader adjoint, je vous vois. M. le premier ministre,
la réponse est à vous.
M. Legault : Oui. Mme la Présidente, contrairement au Parti libéral,
on va faire ça dans l'ordre. On ne fera pas... on ne prendra pas l'approche
bulldozer de Gaétan Barrette, on va faire ça dans l'ordre. On écoute, on
consulte, et on fait des amendements,
puis on va faire ça correctement. C'est un projet de loi qui est important. Les
attentes des Québécois sont très
élevées, parce qu'ils n'ont pas vu beaucoup d'amélioration pendant les
15 années libérales, je répète bien, 15 années libérales.
Donc, Mme la Présidente, on va faire ça dans l'ordre.
La Présidente :
Troisième complémentaire.
M. Tanguay : ...j'aime la discussion
qu'on a avec le premier ministre. Donc, adoption pas sur le bâillon, plusieurs
mois, adoption de la loi, date d'entrée en vigueur. Ça fait cinq ans qu'on a
des échecs en santé. Le premier ministre dit : On a trouvé la solution,
qui est le p.l. n° 15. On le voit, là, les délais explosent, ça va moins
bien en santé, après cinq ans caquistes, qu'il y a cinq ans.
dit-il, aujourd'hui, à celles et ceux qui ne peuvent pas attendre plusieurs
années, sur le projet de loi n° 15, d'avoir des résultats
tangibles? Les délais explosent, notamment dans les urgences. Il leur dit quoi
aujourd'hui?
La Présidente : M. le premier
ministre.
M. Legault : Oui. Mme la Présidente,
il n'y a pas juste le projet de loi n° 15, là. Je vois l'ancienne députée Hélène Daneault, qui est médecin de famille, il y
a 500 000, 500 000 Québécois de plus qui ont accès à un groupe
de médecine familiale. Il y a la présidente
du Conseil du trésor qui est en train de négocier, entre autres, avec le
syndicat des infirmières, parce que, oui, il y a nécessité d'avoir des horaires
qui sont, localement, mieux adaptés aux besoins. Donc, on est en train de
travailler à mettre des primes aux bons endroits. Donc, on est en train de
faire le travail qui n'a pas été fait pendant 15 années libérales.
La Présidente : En question
principale, je reconnais la députée de Saint-Laurent.
Rizqy : Bien, écoutez, sous le règne caquiste, on a
quadruplé le nombre d'enseignants avec des tolérances d'engagement, c'est-à-dire des gens qui n'ont même
pas un bac, Mme la Présidente. Lisons le rapport de la Vérificatrice générale du Québec : «...une diminution de la
qualité de l'enseignement peut entraîner des retards d'apprentissage qui
risquent d'avoir un impact sur le
cheminement scolaire des élèves, de les mener à l'abandon et de les priver d'un
diplôme. D'un point de vue collectif,
une baisse du taux de réussite scolaire peut nuire à la compétitivité du marché
québécois en diminuant l'accès à de la main-d'oeuvre qualifiée.»
Il me semble
que le premier ministre devrait vraiment être secoué par ça, lorsqu'on entend
qu'on a pratiquement doublé le nombre
de décrocheurs sous son règne. Il devrait être aussi troublé de savoir que,
sous son règne, c'est le pire résultat en orthographe chez nos élèves,
52 % échouent.
Alors,
j'aimerais savoir pourquoi, aujourd'hui, il ne dit pas clairement à son
ministre de l'Éducation qu'un secondaire V, ce n'est pas assez pour
être un enseignant.
La Présidente : La réponse du
ministre de l'Éducation.
Drainville : Oui, Mme la Présidente. Comme je l'ai dit hier,
effectivement, un secondaire V, ce n'est pas suffisant. Ce que l'on souhaite, c'est d'avoir des
enseignants et des enseignantes qui sont qualifiés. Et on prend tous les moyens
pour avoir le maximum d'enseignants
et d'enseignantes qualifiés dans les classes du Québec, alors la voie de
30 crédits, des bourses pour
inciter aux inscriptions dans les facultés d'éducation, des primes pour
retenir, des primes pour ramener, des primes pour garder, valorisation
de la profession avec les aides à la classe, etc., Mme la Présidente.
Évidemment, à
cause de la pénurie que nous vivons tous, on est parfois obligés, en dernier
recours, oui, de confier une classe à
un non légalement qualifié, à une non légalement qualifiée. Ce n'est pas notre
premier choix, mais, ultimement, qu'est-ce
qu'il faut? Il faut avoir un adulte dans la classe, Mme la Présidente. C'est ça
qui est important. On souhaite que cet
adulte soit légalement qualifié, bien entendu, on souhaite que cet adulte soit
légalement qualifié et on prend tous les moyens pour qu'il le soit, mais
ce serait irresponsable, Mme la Présidente...
La Présidente : En terminant.
M. Drainville : ...ce serait
irresponsable de ne pas viser d'avoir un adulte dans la classe.
La Présidente : Je vous invite... M.
le leader du deuxième groupe... M. le chef du deuxième groupe. Bonjour, M. le
chef du deuxième groupe. Bonjour. Vous allez bien? Oui.
La Présidente : Silence, je vous
prie! Silence pendant les réponses et pendant les questions. Madame, première
complémentaire.
Rizqy : Parents du Québec, soyez avisés. Avec le
gouvernement Legault, l'important, ce n'est pas le diplôme de baccalauréat en
éducation ou même d'avoir la maîtrise qualifiante, c'est d'avoir 18 ans,
pour enseigner dans nos classes.
Peut-être
qu'avec la CAQ, maintenant, l'école, c'est rendu une garderie, mais pas avec un
gouvernement libéral. Et ça, sous
leur leadership, je tiens à le préciser, c'est quatre fois plus de tolérances
d'engagement, en moins de quatre ans. Pourquoi?
Parce qu'au lieu de s'occuper des vraies affaires ils ont décidé, de façon
dogmatique, de foncer tête baissée sur les maternelles quatre ans. C'est
pour cela que ça dérape aujourd'hui.
La Présidente : La réponse du
ministre de l'Éducation.
Drainville : Mme la Présidente, sur la question des tolérances
d'engagement, je viens d'avoir un document : «Démonstration par l'employeur que la candidate ou
le candidat retenu détient un diplôme de cinquième secondaire et une
formation en études supérieures — complétée ou non — jugée
pertinente par celui-ci ou son équivalent.» C'est un document qui date de la rentrée de 2018. La tolérance d'engagement pour
les personnes qui ont un secondaire V, elle a été approuvée sous le dernier gouvernement libéral,
Mme la Présidente. Alors, je ne sais pas comment la députée de Saint-Laurent
va nous expliquer ça, maintenant.
La Présidente : En terminant.
M. Drainville : Ça a été approuvé à
l'été 2018, mis en oeuvre pour la rentrée 2018.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
Mme Rizqy : Paragraphe 32, 2023.
Arrivez à jour, M. le ministre de l'Éducation. En ce moment...
La Présidente : Je vous entends. M.
le leader du gouvernement, il n'y a pas de raison de faire une question de
règlement ici. Je vous entends. Gardez le silence.
Présidente : M. le
député de Pontiac, je vous entends aussi. On écoute la question et la réponse,
pour la suite des choses, 20 secondes, et on s'adresse à la
présidence.
Rizqy : Mme la Présidente, 2023, le rapport, je sais qu'il
est accablant, surtout parce qu'il compare les années libérales versus les années caquistes, et c'est
marqué noir sur blanc, c'est quatre fois pire sous votre règne. Alors, en ce
moment, vous devriez être peut-être forclos
de parler des années libérales. Puis, en passant, vous êtes aussi forclos de
nous comparer avec l'Ontario, tant et aussi longtemps que vous ne donnez
pas le même salaire pour les enseignants du Québec versus l'Ontario.
La Présidente : M. le ministre. On
écoute la réponse.
Drainville : Alors, Mme la Présidente, je vais déposer le
document, n'est-ce pas, je vais déposer le document...
La Présidente : Consentement?
Consentement.
Drainville : ...qui prouve que ce qu'elle nous reproche,
finalement, c'est une décision libérale, Mme la Présidente.
La Présidente : ...M. le ministre.
M. le leader de l'opposition officielle, quelle est votre question de
règlement?
M. Derraji : Consentement pour
déposer le document qui contredit le ministre, s'il vous plaît.
La Présidente : C'est déjà fait,
dépôt de document. Poursuivez, M. le ministre.
Drainville : Mme la Présidente, la députée de Saint-Laurent a
déjà souhaité que le Parti libéral s'excuse pour ses politiques
d'austérité qui ont mené, selon Carlos Leitão lui-même, à trop de départs à la
retraite. On nous reproche aujourd'hui de vouloir s'assurer qu'il y ait un adulte dans chaque
classe du Québec. C'est eux qui ont poussé les enseignantes et les
enseignants vers la retraite avec l'austérité, et c'est Leitão lui-même qui l'a
dit.
Est-ce qu'elle va s'excuser, finalement, pour
l'austérité, l'impact que ça a eu sur...
La Présidente : En terminant.
M. Drainville : ...les
élèves et pour la tolérance d'engagement dont elle nous reproche... dont elle
nous fait les reproches aujourd'hui?
Présidente : En question principale... En question principale,
il n'y a qu'une personne qui a la parole ici, on l'écoute, c'est la
députée de Westmount—Saint-Louis.
Maccarone : Mme la Présidente, il y a quelques heures, des
coups de feu ont été tirés à quatre coins de rue de mon bureau de comté, en plein centre-ville de Montréal. C'est arrivé
ce matin, mais ça arrive malheureusement de plus en plus souvent. Avec le beau temps qui arrive, on le sait, ce sera un
été chaud, à Montréal, tellement que le SPVM a demandé d'avoir pour l'été
une trentaine d'enquêteurs des crimes majeurs contre la personne de la Sûreté
du Québec.
Mais le
problème n'est pas juste aux enquêtes, c'est aussi sur la route. Depuis
quelques années, il y a de plus en plus
de départs de policiers du SPVM que d'arrivées. L'an dernier, plus de retraites
et de départs que d'embauches. C'était aussi
le cas en 2020, et ça risque d'arriver de nouveau. Cette réalité est
inquiétante : pénurie de main-d'oeuvre, absentéisme, temps supplémentaire obligatoire, fatigue, climat
de travail, désengagement. Tout ça combiné avec hausse de violence. Ce
sera un été chaud, mais la chaleur commence déjà à monter.
Mme la Présidente, est-ce que le ministre de la
Sécurité publique a un plan pour éviter les découvertures?
La Présidente : La réponse du ministre
de la Sécurité publique.
Bonnardel : Mme la Présidente, un plan pour la violence armée.
On n'est pas resté les bras croisés, depuis les 18 derniers mois. Quand j'ai rencontré le premier ministre, la
première chose qu'il m'a dite : François, tu prends tous les outils
possibles pour combattre la violence armée, principalement Montréal et à Laval,
ou ailleurs, si besoin est.
Ma collègue,
voilà huit mois, a annoncé 225 millions de dollars pour
225 nouveaux policiers, pour Montréal, avec identification «violence armée». On a ajouté là-dessus
50 travailleurs sociaux. On a augmenté les cohortes à l'École nationale de
police, grâce au budget de mon collègue, de
650, formés aspirants policiers et policières, par année, à 1 000. On a
créé 72 nouveaux policiers...
une cohorte de 72 nouveaux policiers, qui sont arrivés, qui ont gradué
voilà à peine deux mois déjà, six semaines, qui sont au Service de
police de la ville de Montréal. On a augmenté le nombre d'A.E.C., une
attestation d'études collégiales. On est
passé de 90 à 230, 105 spécifiquement pour la ville de Montréal. On a annoncé,
voilà quelques jours déjà, une équipe
intégrée pour renseignements, pour l'ensemble du Québec, 8,5 millions de
dollars. On a annoncé...
La Présidente : En terminant.
Bonnardel : ...une équipe d'intervention contre le crime
organisé qui va être spécialement affectée à la ville de Montréal à partir de
cet automne.
La Présidente : Première
complémentaire.
Maccarone : Mme la Présidente, il n'y a pas qu'au SPVM qu'il
risque de manquer des policiers, cet été, la SQ aussi. Déjà, certains secteurs sont à risque de découverture pour
l'été. Les policiers savent déjà que, cet été, ils seront encore une
fois contraints à faire du temps supplémentaire obligatoire.
Mme la Présidente, est-ce que le ministre a un
plan de match pour éviter qu'il y ait des bris de service cet été?
La Présidente : La réponse du
ministre.
Bonnardel : Mme la Présidente, il n'y aura aucun, aucun bris
de service sur l'ensemble du territoire québécois, je répète, aucun,
aucun, autant du côté des corps de police municipale que de la Sûreté du Québec.
On a pris le taureau par
les cornes. On était conscients qu'il y avait une problématique de rétention,
d'attraction dans certains corps de police. 650 policières, policiers formés à l'École nationale de police, on
a un financement important de la part du ministre des Finances pour
augmenter ces cohortes à 1 000, à 1 000, pour faire passer les
attestations d'études collégiales de 90 à 230. Donc, on répond aux
besoins d'attractivité, de rétention...
La Présidente : En terminant.
M. Bonnardel : ...de tous les corps
de police au Québec.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
Maccarone : J'espère que
tout le monde a entendu ça, parce que tout le monde va s'occuper de ce que le
ministre vient de dire, parce que, oui, il y
a des risques de bris de service et de découverture partout au Québec, à
Montréal mais ailleurs. Mais ce n'est
pas la seule place où nous aurons un risque de bris de service, c'est aussi
pour les répartiteurs, qui ne sont pas en négociation mais souhaitent
être requalifiés.
Qu'attend le
ministre pour régler ce problème? Si ce n'est pas lui, ce n'est pas la collègue
du Conseil du trésor, c'est maintenant le ministre des Finances.
Quand est-ce que ce sera réglé?
La Présidente : M. le ministre.
Bonnardel : ...pas digne d'une élue. Ce n'est pas digne d'une
élue de laisser croire, de laisser croire qu'il peut y avoir des bris
de...
Présidente : Bon, je suis debout. Ici, on prête des motifs
indignes. M. le ministre, s'il vous plaît, retirez ces propos. C'est
blessant. J'ai...
La Présidente : MM. les leaders,
j'ai tranché. Et rephrasez vos sentiments, je vous prie.
Bonnardel : Bien, on ne peut pas raconter des bobards, Mme la
Présidente, O.K., on ne peut pas raconter des bobards, on ne peut pas laisser dire n'importe quoi. Et de laisser
croire... et de laisser croire qu'il y aura des ruptures de services
pour la police, au Québec, on ne peut pas faire ça.
Présidente : Bon, M. le leader de l'opposition officielle, très
brièvement. Quel est votre appel au règlement?
Derraji : ...Mme la Présidente, pas une fois, pas deux.
J'invite le ministre à un peu de prudence et à respecter ma collègue,
elle ne fait que son travail, et à retirer ses mots, s'il vous plaît.
La Présidente : M. le leader du
gouvernement, brièvement. Quel est votre appel au règlement?
M. Jolin-Barrette : Oui, Mme
la Présidente, le ministre de la Sécurité publique a le sens de l'État. Il a
une responsabilité de ne pas inquiéter la population.
Il y a une responsabilité, Mme la Présidente, pour tout élu de ne pas alerter
la...
Présidente : Bon, vous avez terminé de vous interpeler des deux
côtés de la Chambre? Quand je suis debout, vos micros sont fermés, mais je vous entends. On continue dans le
respect. M. le ministre, vous avez suffisamment d'expérience pour savoir
les mots que vous devez retirer. Et poursuivez, mais on comprend l'idée. Allez
sur l'idée.
Bonnardel : Mais ça reste dangereux, les commentaires de la
députée. On ne peut pas faire ça. Il n'y aura pas, pas, pas de risque, au
Québec, cet été. Il y aura une couverture sur l'ensemble du territoire,
l'ensemble du territoire. Et on met
tous les outils sur la table pour former plus de policières et de policiers à
l'École nationale de police, avec les attestations d'études collégiales.
On a créé une cohorte spéciale de 72 policières et policiers pour la ville
de Montréal.
Présidente : En terminant.
Bonnardel :
On va continuer d'épauler nos corps de police.
La Présidente :
Pas de commentaire après les
réponses. En question principale, je reconnais le chef du deuxième
groupe d'opposition. On écoute.
M. Nadeau-Dubois : Merci, Mme la Présidente.
C'est important pour moi de commencer ce matin en témoignant de ma
solidarité envers tous les Québécois, toutes les Québécoises qui font face aux
feux de forêt en ce moment. C'est inquiétant.
Je salue l'appel du premier ministre. Puis je veux aussi, bien sûr, envoyer
tout notre courage aux équipes de la SOPFEU, aux pompiers forestiers du Québec
qui travaillent très fort pour protéger les vies des Québécois, des
Québécoises.
Mais
je veux aussi parler d'éducation avec le premier ministre. Il y a eu
4 000 démissions de profs en trois ans, au Québec. Ça, ça ne compte pas les départs à la
retraite. Le quart des profs qui enseignent au Québec, le quart, ne sont pas
qualifiés, 30 000 profs. C'est du
jamais-vu. À Sorel-Tracy, la pénurie est rendue tellement grave qu'ils envoient
les orthopédagogues faire le travail des profs. Qui va faire le travail
des orthopédagogues?
Sauf
que la priorité du premier ministre, c'est de réformer l'éducation exactement
comme il réforme la santé : brasser les structures, centraliser le pouvoir à Québec, changer les patrons en
haut de la pyramide au lieu de changer les conditions de travail en bas, sur le terrain. C'est
complètement déconnecté du problème numéro un de l'école publique au Québec.
Les gens quittent en masse le système et ils ne quittent pas parce
qu'ils n'ont pas les bons patrons, ils quittent parce qu'ils n'ont pas de bonnes conditions de travail. Il
manque de monde pour enseigner à nos enfants. Il manque de monde dans les
classes. Ça inquiète tout le monde.
J'ai
demandé cinq fois au premier ministre combien d'infirmières sa réforme en santé
allait ramener. Il n'a jamais été capable de répondre.
Combien de profs sa
réforme de l'éducation va ramener dans nos classes?
Présidente : La réponse du premier ministre.
M. Legault : Oui, Mme la Présidente, je suis d'accord avec le
ministre de la Sécurité publique. Il faut être prudent, quand on est
dans l'opposition, et on a une certaine responsabilité.
Hier,
le chef de Québec solidaire a laissé croire qu'on voulait privatiser
Hydro-Québec, puis il y a des Québécois qui ont cru ça. Il y a des Québécois
qui ont pensé que c'était vrai, ce que disait le chef de Québec solidaire, puis
qui étaient inquiets de quelque chose qui est sans fondement. Il n'y a
jamais eu le début du commencement d'une idée de privatiser Hydro-Québec.
Maintenant, on parle
des enseignants. Écoutez, est-ce qu'il y avait, en 2017-2018, des enseignants
qui ont un diplôme du secondaire? La
réponse, c'est oui. Est-ce qu'il y avait, en 2017-2018, des enseignants qui
avaient juste un diplôme d'études
collégiales? La réponse, c'est oui. Mme la Présidente, ça prend quatre ans,
faire un bac en éducation. On a mis en place
un incitatif de 20 000 $ pour les étudiants. On a augmenté le salaire
de 14 % à 18 %. Mais on ne peut pas régler 15 années de
problèmes libéraux avec un coup de baguette magique.
Mme la Présidente, on
pose les gestes. Le ministre de l'Éducation pose des gestes qui sont
nécessaires pour qu'éventuellement on ait tout le personnel qui est qualifié.
Donc, Mme la
Présidente, les efforts sont faits. Si le chef de Québec solidaire a le
début... a une suggestion constructive...
Présidente : En terminant.
M. Legault : ...bien,
qu'il la fasse.
Présidente : Première complémentaire.
M. Nadeau-Dubois : Des solutions, Mme la
Présidente, il y en a : améliorer les salaires, améliorer les conditions,
alléger la tâche, alléger la tâche en
luttant contre l'école à trois vitesses. Mais le premier ministre, ça ne
l'intéresse pas, faire ça. Il veut brasser des structures. C'est ça qu'il fait
en santé, c'est ce qu'il fait en éducation. Les Québécois ne veulent pas
des changements d'organigramme, ils veulent des services. Les élèves, les
parents veulent des profs dans les classes.
Est-ce qu'il peut
reconnaître, au moins l'avouer, que son projet de réforme en éducation ne
ramènera pas un seul prof dans aucune classe au Québec?
La Présidente : M. le premier
ministre.
Legault : Mme la Présidente, c'est le comble, ce qu'on vient
d'entendre. Rappelez-vous, vous étiez là lorsqu'on voulait augmenter les
salaires des enseignants de 14 % à 18 %, alors qu'on voulait
augmenter le salaire des autres employés de 7 %. Québec solidaire a défendu les syndicats qui voulaient la
même augmentation pour tout le monde, puis aujourd'hui ils viennent, ils
osent venir nous dire : Vous devriez augmenter les salaires des
enseignants.
C'est historique, ce qu'on a fait. Il n'y a
jamais un gouvernement avant le nôtre qui a donné des augmentations plus
grandes aux enseignants qu'aux autres employés de l'État. Donc, QS ne peut pas
faire de leçons à personne, là.
La Présidente : Pas de commentaire
après les réponses. Deuxième complémentaire.
Nadeau-Dubois : C'est toujours la même chanson, avec le premier
ministre, c'est la faute des syndicats. Je me demande, le matin, là, quand son café est trop tiède, il
dit-tu : C'est la faute des syndicats? Son café est trop chaud, c'est
la faute des syndicats? Le premier ministre,
il préfère se chicaner avec les syndicats plutôt que trouver des solutions qui
fonctionnent pour les Québécois et les Québécoises.
Peut-il reconnaître que sa réforme de structure
en éducation n'amènera pas un seul prof de plus dans les écoles du Québec?
La Présidente : M. le premier
ministre.
Legault : Mme la Présidente, c'est important que tout le
monde soit imputable, dans le réseau de la santé puis dans le réseau de
l'éducation. C'est important puis c'est pour ça qu'on dépose ce projet de loi
Maintenant,
on a augmenté les salaires, on a mis des incitatifs pour les étudiants.
Actuellement, on offre au syndicat, à la CSQ, de mettre des aides à la classe.
Qu'est-ce qu'ils attendent pour signer la convention collective? Mais on
le sait, que QS est là pour défendre les syndicats, n'est pas là pour défendre
les enfants, n'est pas là pour défendre les parents.
La Présidente : M. le leader du
deuxième groupe d'opposition, oui?
Leduc :
...prête des intentions...
La Présidente : M. le leader du
gouvernement.
Jolin-Barrette : Mme la Présidente, ce ne sont pas des intentions,
ce sont des faits avérés, Mme la Présidente.
Présidente : On va poursuivre. Ni l'un ni l'autre n'avait une
question de règlement. En question principale, je reconnais la députée
de Mercier. La parole est à vous.
Ghazal : Mme la Présidente, les consultations sur le projet
de loi n° 23 ont commencé hier, et, à date, il y a unanimité, tous les groupes qu'on a entendus nous
ont parlé de pénurie de main-d'oeuvre. C'est rendu que des orthopédagogues sont réaffectés pour
pallier le manque de profs. On a des profs de... qui ont juste un
secondaire V. Et le ministre nous
dit : Ça prend un adulte dans la classe. Quel manque d'ambition! On dirait
que le ministre a jeté l'éponge.
Des problèmes,
dans le réseau de l'éducation, il n'en manque pas : vétusté des écoles,
violence sexuelle, charge de travail trop importante, gestion de classe
très difficile, manque de ressources. La ligne est longue.
L'urgence nationale, en éducation, c'est la
pénurie de main-d'oeuvre. Mais le ministre, lui, a choisi de réformer les
structures puis de microgérer les centres de services scolaires à partir de son
bureau, à Québec.
Est-ce que le
ministre de l'Éducation peut expliquer pourquoi sa priorité, c'est le
rebrassage des structures et la centralisation?
La Présidente : La réponse du
ministre de l'Éducation.
Drainville : Mme la Présidente, c'est assez fascinant d'entendre les
oppositions s'opposer à des mesures qui
vont, oui, favoriser la réussite scolaire. Et encore une fois, Mme la
Présidente, les partis d'opposition s'allient aux forces du statu quo, à tous ceux et celles... les lobbys,
les lobbys qui se présentent et sortent publiquement pour dire que rien ne
doit changer. Ça, c'est les gens d'en face,
Mme la Présidente, les résistants au changement. Mais, comme l'a bien dit notre
premier ministre, on va résister aux résistants du changement.
Alors,
oui, on va aller de l'avant avec un meilleur accès aux données, parce qu'on va
être capables, justement, avec un
meilleur accès aux données, avoir de la meilleure information, prendre des
meilleures décisions et être davantage en mesure d'aider les enfants qui en ont besoin. Oui, on va aller de
l'avant avec des mesures pour favoriser la formation continue, parce que c'est bon pour l'enseignement puis c'est
bon pour l'apprentissage. Les données le démontrent. Oui, on va aller de l'avant avec une structure qui est beaucoup
plus efficace, beaucoup plus cohérente, qui va nous permettre d'avoir une
meilleure direction, beaucoup plus claire...
Présidente : En terminant.
M. Drainville :
...en cohésion avec les
orientations et le terrain. Oui, on va aller de l'avant avec 23, Mme la
Présidente.
Présidente : Première complémentaire.
Mme Ghazal : Quelle déconnexion du terrain! Les gens, là, sur
le terrain, dans nos écoles, ils veulent avoir des changements, mais ils sont contre la réforme et
les mauvaises décisions du ministre. Ce n'est pas vrai, là, que, si le ministre
obtient plein de pouvoirs, hop! il va y avoir plus de profs. Ce n'est pas vrai
que, si le ministre coupe la tête du Conseil supérieur de l'éducation, hop! il
va y avoir plus d'orthopédagogues.
Quand
est-ce que le ministre de l'Éducation va nous lâcher avec sa réforme des
structures puis s'attaquer aux vrais problèmes?
Présidente : M. le ministre.
M. Drainville :
...on est capables de déposer un
projet de loi n° 23 sur la formation continue, sur les données, sur
l'excellence en éducation, sur l'efficacité
au service de la réussite scolaire et aussi proposer des aides à la classe, et
aussi proposer une formation de
30 crédits, et aussi monter les budgets en infrastructures de 9 à
22 milliards sur cinq ans, et aussi augmenter le budget de l'éducation en moyenne de 1 milliard par
année depuis qu'on est là, et aussi ajouter une heure de parascolaire à la fin des classes du secondaire,
et aussi créer un programme de tutorat, et aussi créer un programme de
mentorat, etc.
Présidente : En terminant.
Drainville : On peut faire les deux en même temps, Mme la Présidente.
Présidente : Bon, vous connaissez la règle, pas de commentaire
après...
Présidente : M. le
député, je vous entends! Il y a une seule personne qui a la parole ici, c'est
la députée de Mercier, pour sa deuxième question complémentaire. On
l'écoute.
La Présidente :
Silence!
Mme Ghazal : Le projet de loi, là, il ne réglera aucun problème
concret dans notre réseau. Les conditions de travail des profs, ça se trouve à quelle page? Nulle part.
Alléger la tâche des profs? Nulle part. Autonomie des profs? Ah oui! Ça
s'y trouve, mais c'est pour en enlever puis dévaloriser la profession.
ministre est déconnecté. J'aimerais ça qu'il nous lâche avec les obsessions de
la CAQ, qui veut tout contrôler en pensant
qu'elle va prendre toutes les bonnes décisions, puis de s'attaquer à la pénurie
de main-d'oeuvre, de s'attaquer aux vrais problèmes du réseau. Ce que
les gens nous disent, ils veulent du changement, mais pas ceux de la CAQ.
La Présidente : M. le
ministre.
M. Drainville :
Mme la Présidente, QS veut
négocier à la place des syndicats. Les syndicats sont très bien capables
de négocier tout seuls à la table. Qu'ils
viennent voir la présidente du Conseil du trésor, il y a d'excellentes
propositions sur la table, dont les
aides à la classe, et donc qu'ils viennent négocier sur des mesures, justement,
qui vont nous permettre d'aider les enfants, plutôt que d'être les alliés,
donc, du statu quo puis des résistants au changement. C'est ce qu'on entend
ce matin.
ailleurs, Mme la Présidente, est-ce que QS est favorable à un meilleur accès
aux données, oui ou non? Est-ce qu'ils sont
favorables à la création d'un institut national d'excellence en éducation, oui
ou non? Est-ce qu'ils sont favorables à plus de formation continue...
Présidente : En terminant.
Drainville : ...qui va nous permettre d'avoir de meilleures
performances en classe, oui ou non, etc.?
Présidente : En question principale, je reconnais le député de
Laurier-Dorion.
La Présidente :
Silence! M. le député, la parole est à vous, juste à vous, en question
principale. On l'écoute.
Fontecilla : Merci, Mme la Présidente. 29 jours avant le
1er juillet, on attend encore des actions de la CAQ concernant la crise du logement. Il n'y a pas
juste les loyers qui explosent, l'itinérance aussi, et partout au Québec, là,
des logements de moins en moins abordables, de plus en plus de gens à la
rue. Les banques alimentaires croulent sous les demandes, une hausse de 33 % depuis que la CAQ est entrée au
pouvoir, et ce n'est pas étonnant. Les gens, tout ce qu'ils mettent...
tout ce qu'ils ne peuvent pas acheter à l'épicerie, ils le mettent dans les
augmentations de loyer.
Cette
semaine, la mairesse de Montréal est sortie pour quémander à Ottawa de l'argent
pour finaliser les projets de logement
social promis par Québec depuis 2018. On est rendus là, Mme la Présidente.
C'est gênant pour la CAQ, c'est gênant pour le Québec, là. Juste à Montréal, ça
prendrait quatre fois plus d'argent pour répondre aux besoins en logements
sociaux.
La ministre va-t-elle
financer tous les projets de logement social demandés par la mairesse de
Montréal?
Présidente : La réponse du ministre des Finances.
M. Girard (Groulx) : Bien, justement, on va
parler d'argent, Mme la Présidente, parce que, depuis que nous sommes au
pouvoir, nous avons mis 3,8 milliards pour le logement, dont
1 milliard dans le dernier budget. Et, oui, au Québec, 1 milliard, c'est encore un gros montant.
D'ailleurs, on a mis 1 milliard pour la biodiversité, 1 milliard pour
les soins à domicile.
Alors, dans le
dernier budget, on a financé plus de 5 000 logements,
3 300 AccèsLogis. 1 500, programme de logement abordable. Tout ça fait qu'il y a plus de
13 000 logements sociaux et abordables qui sont financés et qui
doivent être livrés. Le privé fait sa
part. On avait des hausses de mises en chantier qui étaient plus élevées de
50 % en 2021-2022. Et, bien sûr, il faut aider les locataires, ce
qu'on fait, Mme la Présidente, avec le Programme de supplément au loyer. Il y avait 33 000 unités en 2018, il y
en a maintenant 47 000. Le programme d'allocation-logement, qui est
administré par Revenu Québec, qui
était à 100 $ par mois, il est maintenant à 170 $ par mois. Il y en
avait 49 000, unités, en 2022; il y en a maintenant 106 000,
en 2023, Mme la Présidente.
Présidente : En terminant.
M. Girard
(Groulx) : Et, pour terminer, bien, bien sûr, on a bonifié la
composante logement du crédit d'impôt solidarité.
Présidente : Première complémentaire.
Fontecilla : ...Mme la ministre... Mme la Présidente. Sur le terrain,
là, Montréal avait demandé de financer plus
de 1 000 logements sociaux. La CAQ en a financé, jusqu'à présent,
seulement 264, logements sociaux. On est loin des chiffres mirobolants lancés par le ministre des
Finances. C'est presque 850 logements sociaux promis par la CAQ, en 2018,
qui ne verront pas le jour.
pleine crise du logement, la pire en 20 ans, là, la CAQ abandonne
Montréal, la CAQ abandonne ses promesses en logement social.
La Présidente : La réponse de la
ministre responsable de l'Habitation.
Duranceau : Oui. Merci, Mme la Présidente. Je pense qu'il ne
faut pas voir, là, de problématique où est-ce qu'il n'y en a pas. Puis je suis en conversation, en
discussion avec la mairesse de Montréal. La ville de Montréal a fait ses choix, dans les dernières années, sur comment
elle voulait financer ses projets, et maintenant Mme Plante et moi, on
regarde comment on va procéder pour le futur
ensemble. Nos équipes travaillent et décortiquent chacun des projets. Comme
vous savez, plusieurs projets sont
bloqués pour différentes raisons. Des fois, c'est l'argent; des fois, c'est
d'autre chose, c'est une
contamination des sols, c'est des permis qui ne sont pas émis. Alors, on
décortique ça ensemble pour faire avancer les choses...
La Présidente : En terminant.
Mme Duranceau : ...le plus
rapidement possible, Mme la Présidente.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
Fontecilla : C'est rendu que la crise du logement, c'est de la
faute du député de Laurier-Dorion. Ne pas financer le logement social, c'est un choix politique. Avec
les baisses d'impôt de la CAQ, on aurait pu financer 10 000 logements
sociaux par année au Québec. La CAQ a choisi
de baisser les impôts au lieu de financer les logements, elle a choisi de
baisser les impôts au lieu d'aider les gens qui sont dans des campements
en ce moment, là.
Est-ce que la ministre va abandonner sa promesse
de construire 15 000 logements sociaux? Est-ce qu'elle va répondre
aux demandes de Montréal?
La Présidente : La réponse du
ministre des Finances.
M. Girard
(Groulx) : Bien, je vous remercie de reparler de la baisse
d'impôt. Quelle belle politique! Puis je veux rappeler à tous, Mme la Présidente, que, lorsque nous avons promis une
baisse d'impôt, nous avons dit qu'il n'y aurait aucun impact sur les dépenses de mission de l'État. Nous
l'avons dit et nous l'avons fait. La réduction de la baisse d'impôt est
financée par une réduction moins rapide de la dette, Mme la Présidente,
c'est-à-dire qu'on va passer de 38 % de dette nette par rapport au
PIB à 30 % sur 15 ans au lieu de 10 ans pour financer la baisse
d'impôt...
La Présidente : En terminant.
M. Girard (Groulx) : ...sans aucun
impact sur les services, Mme la Présidente.
La Présidente : Question principale.
Je reconnais la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques. La parole est à
vous.
Massé : Quand il y a une crise humanitaire, là, on ne
reporte pas ça sur des années, il faut agir ici et maintenant. Et c'est ce qui
se passe en itinérance. C'est ça qui se passe quand on n'agit pas assez rapidement.
Et vous avez raison, ça date, mais là, là, ici et maintenant,
aujourd'hui, nos concitoyens vivent dans la rue. Ils vivent dans la rue.
J'entends le
ministre de... — je
ne veux pas prononcer son nom — qui
est responsable des personnes itinérantes nous dire : On en a, de l'argent, on en a, de l'argent. On a de
l'argent? Alors, expliquez-moi comment ça se fait, ce qui se passe à Val-d'Or, comment ça se fait, ce qui se
passe à Hull, comment ça se fait, ce qui se passe à Beauport. Je ne comprends
pas. Si ces choix que vous avez faits sont
supposés de servir nos concitoyens, comment se fait-il qu'aujourd'hui les
campements poussent partout à travers le Québec.
Les gens qui
travaillent sur le terrain, on crie la mise sur pied de ressources, et l'argent
n'est pas là. Qu'est-ce qui se passe?
Présidente : Je vous rappelle qu'on s'adresse à la présidence.
La réponse du ministre responsable des Services sociaux.
Carmant : Bien, Mme la Présidente, ça me fait plaisir de
parler de tout ce qu'on a fait pour aider l'itinérance, pour gérer l'itinérance de façon adéquate, au
cours des dernières années. Je l'ai déjà dit, maintenant les refuges sont
ouverts 24 heures par jour, sept
jours par semaine, 12 mois par année, ce qui n'était pas le cas avant.
Avant, ce n'était que pendant la saison hivernale. On a mis fin aux
mesures hivernales, on s'en occupe à l'année longue.
Allons-y un par un. Qu'est-ce qui se passe à
Hull? Avec la députée de Hull, je suis allé rencontrer la mairesse, je suis
allé rencontrer les organismes communautaires sur le terrain, on a ouvert
70 places en refuge d'hébergement en dépendance.
Ça, ça va s'occuper d'un groupe qui sont dans les refuges avec des problèmes de
toxicomanie, avec des problèmes de santé mentale, et ça va libérer des
places dans les refuges.
Ensuite à Val-d'Or, j'ai communiqué avec
l'équipe de la mairesse, Mme la Présidente. On a travaillé avec la Sécurité
publique, avec le ministre responsable des Affaires autochtones. On a mis sur
place des programmes qui vont débloquer cet
automne pour s'assurer qu'il y ait de la place pour tout le monde dans les
refuges. Il va y avoir de l'hébergement de transition dans la région de
l'Abitibi.
La Présidente : En terminant.
Carmant : Et la trajectoire qu'on a créée va se déployer à
travers le Québec, Mme la Présidente. Le plan est clair, le plan...
La Présidente : Première
complémentaire.
Massé : Moi, je ne comprends pas, là. Je ne dis pas que le
ministre ne fait rien, mais c'est clair qu'il n'en fait pas assez. Vous les voyez comme moi, les
campements qui poussent, les campements, d'ailleurs, dans lesquels il n'y a pas
d'eau, il n'y a pas de salle de bain, il n'y
a pas de toilette. Les gens n'ont pas accès. C'est ça, dans notre Québec, qu'on
veut?
Moi, je pense
que l'intervention nécessite, un, un réel plan d'urgence et, deux, de s'assurer
que les groupes reçoivent cet argent-là. Parce que les CISSS nous disent
qu'ils n'ont pas les moyens d'agir. Ça ne marche pas.
La Présidente : La réponse du
ministre.
M. Carmant : Il n'y a aucun CISSS
qui a dit qu'il n'avait pas de moyens. Et, les organismes communautaires, j'avoue, certains sont à bout de souffle. Alors,
ça, c'est un problème. Par exemple, en Outaouais, l'organisme communautaire
Le Gîte Ami nous a dit : Moi, je ne
peux pas reprendre le site transitoire. Alors, le CISSS, de son bon vouloir,
est venu aider à créer une structure temporaire sur place, avec des toilettes,
avec des douches, pour s'occuper de la situation, Mme la Présidente.
Ça prend un
travail d'équipe, municipalités, organismes communautaires, les CISSS qui nous
représentent, et on est en train d'établir ce travail d'équipe là dans
toutes les régions du Québec, Mme la Présidente.
La Présidente : En terminant.
M. Carmant : Très fier de ce qu'on
fait. Puis on va continuer à s'améliorer, Mme la Présidente.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
Mme Massé : Alors, pourquoi le CISSS—AT nous dit
qu'il n'a pas la latitude de donner plus de ressources à Val-d'Or, ça doit
venir du ministre? Pourquoi, à Montréal, on nous dit que, la nécessité d'ouvrir
des ressources à haute tolérance, on a
besoin du ministre? Moi, il y a quelque chose qui ne marche pas à quelque part,
parce que j'ai parlé aux mêmes gens
que vous, puis ils ne me disent pas la même chose. Il y a quelque chose qui ne
marche pas.
J'aimerais ça
le voir, votre plan. J'aimerais ça le voir, votre plan, voir l'argent que vous
prévoyez faire descendre cet été.
La Présidente : M. le ministre.
M. Carmant : Mme la Présidente, le budget,
en plus des 50 millions qu'on a investis par année dans le plan d'action interministériel, on ajoute un 7
millions de dollars pour ajouter d'autres refuges là où il y a des
besoins. Moi, j'ai parlé à la P.D.G.
du CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue, elle m'a parlé de ce qui va arriver avec
le logement supervisé pour la transition qui va arriver à Val-d'Or
bientôt. Le centre d'amitié autochtone aussi a un plan pour du logement de transition. Ces
choses-là, ça prend du temps avant d'apparaître, mais ça va prendre... ça va
alléger la charge des refuges et ça va créer une trajectoire. Évidemment, en
bout de ligne, ça prend du logement supervisé, puis ça, également, on y
travaille, il y a plusieurs plans...
La Présidente : En terminant.
Carmant : ...avec les ICRL qui vont montrer qu'en bout de
ligne ces gens-là vont aller vers le logement, ce qu'on veut.
La Présidente : En question
principale, je reconnais le député de Pontiac.
M. Fortin : «C'est un programme qui fonctionne[...].»
«[C'est un levier [...] majeur sur le
territoire, qui permet d'aller chercher des investissements et de développer
l'ensemble de notre région.»
«Sans le [programme], le projet ne se serait [...]
pas réalisé [chez nous].»
Tout ça, Mme
la Présidente, ce sont des citations du président de la Table des préfets de la
Gaspésie. Pourtant, le gouvernement
de la CAQ a mis fin au programme d'aide pour les investissements régionaux, et
ça fait plus de six mois que les gens
de la région demandent le renouvellement. Ça fait plus de deux mois qu'ils
n'ont pas un sou à se mettre sous la dent.
Là, le
gouvernement a trois choix devant lui, ce matin, O.K.? Il peut nous dire qu'il
va arriver avec un programme national,
un programme pour plusieurs régions, que ça s'en vient, mais ce n'est pas ce
que les intervenants en Gaspésie veulent, ils veulent leur programme bien à
eux, juste pour eux, comme ils l'ont eu pendant des années. Il pourrait aussi
nous sortir des chiffres pour nous
dire qu'il y a beaucoup d'investissement en Gaspésie, mais il ferait juste
prouver mon point que le programme,
il marche. Le troisième choix, c'est de remettre en place un programme qui
marche pour les gens de la Gaspésie tout de suite.
La Présidente : La réponse du
ministre délégué à l'Économie.
Skeete : Bonjour, Mme la Présidente. Cher collègue, merci
pour la question. Effectivement, je suis allé en tournée régionale dans la région du Bas-Saint-Laurent avant les fêtes, et ça a été très concluant. On a rencontré les gens du
secteur, on a rencontré les maires, les mairesses et aussi les préfets
du coin pour justement jaser du programme qui venait à échéance, puis j'étais
aussi avec ma collègue. On a fait une tournée aussi avec la ministre régionale
pour parler de cet enjeu-là, justement.
Le fonds qui
a été créé, le fameux FAIR dont le collègue parle, venait à échéance, c'était
un programme normé qui venait à échéance, donc le ministère devait réévaluer
les critères. On le trouvait tellement bon, ce programme-là, qu'on voulait voir s'il n'y avait pas moyen de le
déployer un peu plus régionalement pour, justement, le diriger vers les
communautés qui en ont le plus
besoin. C'est ce qu'on fait. Le ministère travaille fort, actuellement, à créer
un nouveau programme pour remplacer le FAIR, qui devrait être effectif
d'ici à l'automne.
Donc, je suis
très satisfait de la question. Ça me permet de vanter les mérites du ministère
et du travail qu'on fait sur la
réalité régionale. Et je rappellerais au collègue que, s'il a d'autres
questions pour des enjeux régionaux, ça me ferait plaisir d'y répondre.
On est en action dans les régions, qu'on représente très bien, Mme la Présidente.
La Présidente : Pour la première
complémentaire, je reconnais le député de Marquette.
M. Ciccone : Je vais vous citer un autre exemple, Mme la Présidente, de
l'indifférence de la CAQ envers la Gaspésie, présentement. Le préfet de la MRC
du Rocher-Percé, Samuel Parisé, demande à la CAQ d'en faire plus pour stimuler
la construction de logements dans son coin de pays. Il ne comprend pas pourquoi
ça bloque au gouvernement. Il manque des
centaines de logements dans la région, et M. Parisé tend la main à
quiconque, à la CAQ, est prêt à l'aider pour résoudre le problème.
Qui aura le courage, Mme la Présidente, à la
CAQ, de lui tendre la main?
La Présidente : ...réponse, je
reconnais la ministre responsable de l'Habitation.
Duranceau : Oui, merci, Mme la Présidente. Écoutez, que ce
soit en Gaspésie, que ce soit dans la région de Rimouski ou du Lac-Saint-Jean, il manque des logements partout au
Québec. Alors, on le regarde globalement puis on essaie de sortir de la boîte, Mme la Présidente.
Il y a différents projets à l'étude pour mieux faire, être plus agiles dans
notre manière de financer le logement,
et on parle de logement social, on parle de logement abordable, mais on parle
de logement de manière générale, pour permettre le développement
économique dans différentes régions, Mme la Présidente. Alors, plusieurs choses
sont à l'étude, et on pourra en parler dans les prochains mois, j'imagine.
La Présidente : En question
principale... Ah! c'est la... on est rendus à la deuxième complémentaire.
Désolée. M. le député de Marquette. Complémentaire, deuxième, allez-y.
M. Ciccone : Merci beaucoup. Un autre exemple, Mme la Présidente,
l'Alliance de la solidarité Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine
dénonce la diminution d'environ 50 % du financement prévu au Plan d'action
gouvernemental pour l'inclusion économique
et la participation sociale. Avec cette mauvaise décision, les organismes
communautaires touchés ne pourront plus offrir le même niveau de
services aux citoyens de la Gaspésie.
Est-ce que le
gouvernement peut s'engager à rétablir le financement total de 2 millions,
qui était la norme dans les dernières années?
La Présidente : Mme la ministre
responsable de la Solidarité sociale.
Rouleau : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Et je remercie
le collègue pour cette question. Le troisième plan de lutte, le plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté et
l'exclusion sociale prenait fin le 31 mars dernier, et j'ai décidé de le prolonger d'un an pour poursuivre le
travail qui est effectué par les alliances pour la solidarité. Donc, les
argents ont été annoncés déjà,
26 millions qui est dédié aux alliances de la solidarité dans chacune des
régions du Québec et au-delà. Il y a plus que 17 alliances, il y a
21 alliances à travers le Québec, qui, toutes, sont financées...
La Présidente : En terminant.
Mme Rouleau : ...pour une prochaine
année, le temps de produire le quatrième plan.
La Présidente : Voilà. Cela met fin
à la période de questions et de réponses orales.
Demeurez en
place pour les votes reportés. Pour ce faire, je cède la place au deuxième
vice-président de l'Assemblée nationale. Merci à vous toutes et tous.
Bonne journée.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Et, comme annoncé précédemment, nous allons maintenant procéder au vote reporté
sur l'amendement proposé par M. le leader du deuxième groupe d'opposition
au rapport de la Commission des institutions
sur le projet de loi n° 24, Loi
donnant suite aux recommandations du rapport du Comité consultatif indépendant sur la révision de l'indemnité
annuelle des membres de l'Assemblée nationale, ainsi que sur ce rapport.
Je mets
d'abord aux voix l'amendement proposé par M. le leader du deuxième groupe
d'opposition, qui se lit comme suit :
L'article 2 du projet de loi est modifié par le remplacement de «le
(indiquer ici la date de la sanction de la présente loi)» par «au début
de la 44e législature».
Que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint : M. Nadeau-Dubois (Gouin), M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve), Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques),
M. Marissal (Rosemont), M. Fontecilla (Laurier-Dorion),
M. Zanetti (Jean-Lesage), Mme Ghazal
(Mercier), Mme Labrie (Sherbrooke), M. Cliche-Rivard (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Bouazzi
(Maurice-Richard), Mme Zaga Mendez (Verdun), M. Grandmont
(Taschereau).
M. Bérubé (Matane-Matapédia),
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine).
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Que
les députés qui sont contre cette motion veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),
M. Laframboise (Blainville), Mme Fréchette (Sanguinet), M. Dufour (Abitibi-Est),
M. Girard (Groulx), M. Bonnardel (Granby), Mme LeBel
(Champlain), M. Roberge (Chambly), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme D'Amours (Mirabel),
M. Martel (Nicolet-Bécancour), Mme Proulx (Berthier),
M. Charette (Deux-Montagnes),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme Lecours
(Les Plaines), Mme Biron (Chutes-de-la-Chaudière), Mme Roy
(Verchères), M. Julien (Charlesbourg), M. Drainville (Lévis),
M. Carmant (Taillon), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Bélanger (Prévost),
M. Lamontagne (Johnson), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Émond (Richelieu),
Mme Blanchette Vézina (Rimouski), Mme Laforest
(Chicoutimi), M. Lévesque (Chapleau), Mme Charest (Brome-Missisquoi),
Mme Duranceau (Bertrand), Mme Déry (Repentigny),
M. Lafrenière (Vachon), M. Skeete (Sainte-Rose), M. Simard
(Montmorency), Mme Grondin (Argenteuil), M. Provençal
(Beauce-Nord), Mme Lachance (Bellechasse), M. Chassin (Saint-Jérôme),
Mme Boutin (Jean-Talon), Mme Picard (Soulanges), M. Reid
(Beauharnois), Mme Jeannotte (Labelle), M. Bachand (Richmond),
M. Caron (Portneuf), Mme Blais
(Abitibi-Ouest), M. Sainte-Croix (Gaspé), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières),
M. Bussière (Gatineau), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac),
M. Poulin (Beauce-Sud), Mme Abou-Khalil (Fabre), M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue), Mme Dorismond (Marie-Victorin), M. Montigny
(René-Lévesque), Mme Bourassa (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Mallette (Huntingdon), Mme Dionne
(Rivière-du-Loup—Témiscouata), Mme Blouin (Bonaventure), Mme Haytayan
(Laval-des-Rapides), M. Tremblay (Dubuc), Mme Bogemans (Iberville),
M. Thouin (Rousseau), M. Girard (Lac-Saint-Jean), M. Lemieux
(Saint-Jean), Mme Tremblay (Hull), Mme Schmaltz (Vimont),
Mme Guillemette (Roberval), Mme Poulet (Laporte), M. Gagnon
(Jonquière), M. St-Louis (Joliette), Mme Gendron (Châteauguay),
M. Rivest (Côte-du-Sud).
M. Tanguay (LaFontaine), M. Derraji
(Nelligan), Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont), M. Fortin (Pontiac),
Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
M. Beauchemin (Marguerite-Bourgeoys), Mme Dufour (Mille-Îles), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger), Mme Garceau (Robert-Baldwin),
Mme Rizqy (Saint-Laurent), Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce), Mme Prass (D'Arcy-McGee), Mme Lakhoyan
Olivier (Chomedey), Mme Caron (La Pinière), M. Morin
(Acadie), Mme Cadet (Bourassa-Sauvé), M. Ciccone (Marquette).
Mme Nichols
(Vaudreuil).
Le Vice-Président
(M. Lévesque) : Y a-t-il des abstentions? Mme la secrétaire générale.
Secrétaire : Pour : 14
Le Vice-Président (M. Lévesque) : La
motion est rejetée.
Je mets maintenant aux voix le rapport de la
Commission des institutions sur le projet de loi n° 24, Loi donnant suite aux recommandations du rapport du Comité
consultatif indépendant sur la révision de l'indemnité annuelle des membres
de l'Assemblée nationale. Que les députés en faveur veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),
M. Laframboise (Blainville), Mme Fréchette (Sanguinet), M. Dufour (Abitibi-Est),
M. Girard (Groulx), M. Bonnardel (Granby), Mme LeBel
(Champlain), M. Roberge (Chambly), M. Boulet (Trois-Rivières),
Mme D'Amours (Mirabel), M. Martel (Nicolet-Bécancour),
Mme Proulx (Berthier), M. Charette
(Deux-Montagnes), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme Lecours
(Les Plaines), Mme Biron (Chutes-de-la-Chaudière),
Mme Roy (Verchères), M. Julien (Charlesbourg), M. Drainville
(Lévis), M. Carmant (Taillon), M. Caire (La Peltrie),
M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé (La Prairie),
Mme Bélanger (Prévost), M. Lamontagne (Johnson), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Émond (Richelieu),
Mme Blanchette Vézina (Rimouski), Mme Laforest (Chicoutimi), M. Lévesque
(Chapleau), Mme Charest (Brome-Missisquoi), Mme Duranceau (Bertrand),
Mme Déry (Repentigny),
M. Lafrenière (Vachon), M. Skeete (Sainte-Rose), M. Simard
(Montmorency), Mme Grondin (Argenteuil), M. Provençal
(Beauce-Nord), Mme Lachance (Bellechasse), M. Chassin (Saint-Jérôme),
Mme Boutin (Jean-Talon), Mme Picard (Soulanges), M. Reid
(Beauharnois), Mme Jeannotte (Labelle), M. Bachand (Richmond), M. Caron
(Portneuf), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Sainte-Croix (Gaspé),
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Asselin (Vanier-Les Rivières),
M. Bussière (Gatineau), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac),
M. Poulin (Beauce-Sud), Mme Abou-Khalil
(Fabre), M. Bernard (Rouyn-Noranda—Témiscamingue), Mme Dorismond
(Marie-Victorin), M. Montigny
(René-Lévesque), Mme Bourassa (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Mallette
(Huntingdon), Mme Dionne (Rivière-du-Loup—Témiscouata), Mme Blouin (Bonaventure), Mme Haytayan (Laval-des-Rapides),
M. Tremblay (Dubuc), Mme Bogemans (Iberville), M. Thouin
(Rousseau), M. Girard (Lac-Saint-Jean), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Tremblay (Hull), Mme Schmaltz
(Vimont), Mme Guillemette (Roberval), Mme Poulet (Laporte),
M. Gagnon (Jonquière), M. St-Louis (Joliette),
Mme Gendron (Châteauguay), M. Rivest (Côte-du-Sud).
M. Tanguay (LaFontaine), M. Derraji (Nelligan),
Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont), M. Fortin (Pontiac), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
M. Beauchemin (Marguerite-Bourgeoys), Mme Dufour (Mille-Îles), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger), Mme Garceau (Robert-Baldwin),
Mme Rizqy (Saint-Laurent), Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce), Mme Prass (D'Arcy-McGee), Mme Lakhoyan
Olivier (Chomedey), Mme Caron (La Pinière), M. Morin
(Acadie), Mme Cadet (Bourassa-Sauvé), M. Ciccone (Marquette).
Mme Nichols
(Vaudreuil).
Le Vice-Président
(M. Lévesque) : Que les députés qui sont contre veuillent bien se
lever.
Le Secrétaire adjoint :
M. Nadeau-Dubois (Gouin), M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve),
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Marissal (Rosemont),
M. Fontecilla (Laurier-Dorion), M. Zanetti (Jean-Lesage), Mme Ghazal (Mercier), Mme Labrie
(Sherbrooke), M. Cliche-Rivard (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Bouazzi
(Maurice-Richard), Mme Zaga Mendez (Verdun), M. Grandmont
(Taschereau).
Le Vice-Président
(M. Lévesque) : Y a-t-il des abstentions?
Le Secrétaire
adjoint : M. Bérubé (Matane-Matapédia), M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine).
Le Vice-Président
(M. Lévesque) : S'il vous plaît! S'il vous plaît! S'il vous plaît!
Oui, M. le député de
Matane-Matapédia.
Bérubé : M. le Président, on a
voté respectueusement, on n'a pas participé à la commission. J'aimerais ça que
le leader, qui fait la leçon à tout le monde, respecte ça.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Il n'y a pas
de débat, là, c'est correct. Je vais
demander que tout le monde puisse respecter... Mme la secrétaire générale,
pour le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 93
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Alors,
en conséquence, le rapport de la Commission des institutions sur le projet de
loi n° 24, Loi donnant suite aux recommandations du rapport Comité
consultatif indépendant sur la révision de l'indemnité annuelle des membres de
l'Assemblée nationale, est adopté.
Nous allons maintenant procéder aux votes
reportés sur les amendements proposés par Mme la députée de Westmount—Saint-Louis et par M. le député des Îles-de-la-Madeleine au rapport de la Commission des relations avec
les citoyens sur le projet de loi n° 11, Loi modifiant la Loi
concernant les soins de fin de vie et d'autres dispositions législatives,
ainsi que sur ce rapport.
Je mets
d'abord aux voix l'amendement proposé par Mme la députée de Westmount—Saint-Louis, qui se lit comme suit : Le projet de loi est modifié par
l'insertion, avant l'article 1, de l'article suivant :
0.1. La Loi concernant les soins de fin de vie
est modifiée par l'ajout, avant l'article 1, de l'article suivant :
«0.1. Toute personne a le droit de recevoir les
soins et services requis par son état.»
Alors, que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint :
M. Tanguay (LaFontaine), M. Derraji (Nelligan), Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont),
M. Fortin (Pontiac), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
M. Beauchemin (Marguerite-Bourgeoys), Mme Dufour
(Mille-Îles), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger), Mme Garceau (Robert-Baldwin),
Mme Rizqy (Saint-Laurent), Mme McGraw
(Notre-Dame-de-Grâce), Mme Prass (D'Arcy-McGee), Mme Lakhoyan Olivier
(Chomedey), Mme Caron (La Pinière), M. Morin (Acadie),
Mme Cadet (Bourassa-Sauvé), M. Ciccone (Marquette).
M. Nadeau-Dubois
(Gouin), M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Marissal (Rosemont), M. Fontecilla (Laurier-Dorion),
M. Zanetti (Jean-Lesage), Mme Ghazal (Mercier), Mme Labrie
(Sherbrooke), M. Cliche-Rivard
(Saint-Henri—Sainte-Anne),
M. Bouazzi (Maurice-Richard), Mme Zaga Mendez (Verdun),
M. Grandmont (Taschereau).
M. Bérubé (Matane-Matapédia),
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine).
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Que
les députés qui sont contre cette motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),
M. Laframboise (Blainville), Mme Fréchette (Sanguinet), M. Dufour (Abitibi-Est),
M. Girard (Groulx), M. Bonnardel (Granby), Mme LeBel
(Champlain), M. Roberge (Chambly), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme D'Amours (Mirabel), M. Martel
(Nicolet-Bécancour), Mme Proulx (Berthier), M. Charette (Deux-Montagnes), Mme Rouleau
(Pointe-aux-Trembles), Mme Lecours (Les Plaines), Mme Biron
(Chutes-de-la-Chaudière), Mme Roy (Verchères), M. Julien
(Charlesbourg), M. Drainville (Lévis), M. Carmant (Taillon),
M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Bélanger (Prévost),
M. Lamontagne (Johnson), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Émond (Richelieu),
Mme Blanchette Vézina (Rimouski), Mme Laforest (Chicoutimi), M. Lévesque (Chapleau), Mme Charest (Brome-Missisquoi),
Mme Duranceau (Bertrand), Mme Déry (Repentigny), M. Lafrenière (Vachon), M. Skeete
(Sainte-Rose), M. Simard (Montmorency), Mme Grondin (Argenteuil),
M. Provençal (Beauce-Nord), Mme Lachance (Bellechasse),
M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Boutin (Jean-Talon), Mme Picard (Soulanges), M. Reid (Beauharnois),
Mme Jeannotte (Labelle), M. Bachand (Richmond), M. Caron
(Portneuf), Mme Blais (Abitibi-Ouest),
M. Sainte-Croix (Gaspé), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières),
M. Bussière (Gatineau), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac),
M. Poulin (Beauce-Sud), Mme Abou-Khalil (Fabre), M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue), Mme Dorismond (Marie-Victorin), M. Montigny
(René-Lévesque), Mme Bourassa
(Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Mallette (Huntingdon),
Mme Dionne (Rivière-du-Loup—Témiscouata), Mme Blouin
(Bonaventure), Mme Haytayan (Laval-des-Rapides), M. Tremblay (Dubuc),
Mme Bogemans (Iberville), M. Thouin (Rousseau), M. Girard (Lac-Saint-Jean),
M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Tremblay (Hull), Mme Schmaltz (Vimont), Mme Guillemette (Roberval),
Mme Poulet (Laporte), M. Gagnon (Jonquière), M. St-Louis
(Joliette), Mme Gendron (Châteauguay), M. Rivest
(Côte-du-Sud).
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Y
a-t-il des abstentions? Mme la secrétaire générale.
Secrétaire : Pour : 32
Le Vice-Président (M. Lévesque) : La
motion est rejetée.
Je mets
maintenant aux voix l'amendement proposé par M. le député des
Îles-de-la-Madeleine, qui se lit comme suit : Insérer, après
l'article 8 du projet de loi, le suivant :
8.1. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 11, du suivant :
«11.1. Lorsqu'une
personne admissible requiert d'un établissement de recevoir l'aide médicale à
mourir, l'établissement doit lui
offrir de l'accueillir dans ses installations en lui procurant une chambre
adaptée, aménagée et dédiée pour y recevoir ce soin.»
Que les... Oui, M. le leader.
Jolin-Barrette : Bien, M. le Président, je voudrais juste... Avec
mes collègues, s'ils comptent enregistrer le même vote, peut-être que
nous pourrions enregistrer le même vote que le précédent.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Est-ce
qu'il y a le consentement? Il n'y a pas de consentement.
Alors, que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Bérubé
(Matane-Matapédia), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine).
M. Tanguay
(LaFontaine), M. Derraji (Nelligan), Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont), M. Fortin (Pontiac), Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis), M. Beauchemin (Marguerite-Bourgeoys),
Mme Dufour (Mille-Îles), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Garceau
(Robert-Baldwin), Mme Rizqy (Saint-Laurent), Mme McGraw
(Notre-Dame-de-Grâce), Mme Prass
(D'Arcy-McGee), Mme Lakhoyan Olivier (Chomedey), Mme Caron
(La Pinière), M. Morin (Acadie), Mme Cadet
(Bourassa-Sauvé), M. Ciccone (Marquette).
M. Nadeau-Dubois (Gouin), M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve), Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Marissal (Rosemont), M. Fontecilla (Laurier-Dorion),
M. Zanetti (Jean-Lesage), Mme Ghazal (Mercier), Mme Labrie
(Sherbrooke), M. Cliche-Rivard
(Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Bouazzi
(Maurice-Richard), Mme Zaga Mendez (Verdun), M. Grandmont
(Taschereau).
Mme Nichols
(Vaudreuil).
Le Vice-Président
(M. Lévesque) : Que les députés qui sont contre cette motion
veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),
M. Laframboise (Blainville), Mme Fréchette (Sanguinet), M. Dufour (Abitibi-Est),
M. Girard (Groulx), M. Bonnardel (Granby), Mme LeBel
(Champlain), M. Roberge (Chambly), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme D'Amours (Mirabel),
M. Martel (Nicolet-Bécancour), Mme Proulx (Berthier),
M. Charette (Deux-Montagnes),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme Lecours (Les Plaines),
Mme Biron (Chutes-de-la-Chaudière), Mme Roy (Verchères),
M. Julien (Charlesbourg), M. Drainville (Lévis), M. Carmant
(Taillon), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Bélanger (Prévost),
M. Lamontagne (Johnson), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Émond (Richelieu),
Mme Blanchette Vézina (Rimouski), Mme Laforest (Chicoutimi), M. Lévesque (Chapleau), Mme Charest (Brome-Missisquoi),
Mme Duranceau (Bertrand), Mme Déry (Repentigny), M. Lafrenière (Vachon), M. Skeete
(Sainte-Rose), M. Simard (Montmorency), Mme Grondin (Argenteuil),
M. Provençal (Beauce-Nord), Mme Lachance (Bellechasse),
M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Boutin (Jean-Talon), Mme Picard (Soulanges), M. Reid (Beauharnois),
Mme Jeannotte (Labelle), M. Bachand (Richmond), M. Caron
(Portneuf), Mme Blais (Abitibi-Ouest),
M. Sainte-Croix (Gaspé), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Bussière (Gatineau), Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac), M. Poulin (Beauce-Sud), Mme Abou-Khalil
(Fabre), M. Bernard (Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
Mme Dorismond (Marie-Victorin), M. Montigny (René-Lévesque), Mme Bourassa (Charlevoix—Côte-de-Beaupré),
Mme Mallette (Huntingdon), Mme Dionne (Rivière-du-Loup—Témiscouata), Mme Blouin (Bonaventure), Mme Haytayan (Laval-des-Rapides),
M. Tremblay (Dubuc), Mme Bogemans (Iberville), M. Thouin (Rousseau), M. Girard
(Lac-Saint-Jean), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Tremblay (Hull),
Mme Schmaltz (Vimont),
Mme Guillemette (Roberval), Mme Poulet (Laporte), M. Gagnon
(Jonquière), M. St-Louis (Joliette), Mme Gendron
(Châteauguay), M. Rivest (Côte-du-Sud).
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Y a-t-il
des abstentions? Mme la secrétaire générale.
Secrétaire : Pour : 32
Le Vice-Président
(M. Lévesque) : Alors, la motion est rejetée.
Enfin, je mets aux voix le rapport de la
Commission des relations avec les citoyens portant sur le projet de loi n° 11, Loi modifiant la Loi concernant les
soins de fin de vie et d'autres dispositions législatives.
Que les députés en faveur
de cette motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),
M. Laframboise (Blainville), Mme Fréchette (Sanguinet), M. Dufour (Abitibi-Est),
M. Girard (Groulx), M. Bonnardel (Granby), Mme LeBel
(Champlain), M. Roberge (Chambly), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme D'Amours (Mirabel),
M. Martel (Nicolet-Bécancour), Mme Proulx (Berthier),
M. Charette (Deux-Montagnes),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme Lecours (Les Plaines),
Mme Biron (Chutes-de-la-Chaudière), Mme Roy (Verchères),
M. Julien (Charlesbourg), M. Drainville (Lévis), M. Carmant
(Taillon), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Bélanger (Prévost),
M. Lamontagne (Johnson), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Émond (Richelieu),
Mme Blanchette Vézina (Rimouski), Mme Laforest (Chicoutimi), M. Lévesque (Chapleau), Mme Charest (Brome-Missisquoi),
Mme Duranceau (Bertrand), Mme Déry (Repentigny), M. Lafrenière (Vachon), M. Skeete
(Sainte-Rose), M. Simard (Montmorency), Mme Grondin (Argenteuil),
M. Provençal (Beauce-Nord), Mme Lachance (Bellechasse),
M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Boutin (Jean-Talon), Mme Picard (Soulanges), M. Reid (Beauharnois),
Mme Jeannotte (Labelle), M. Bachand (Richmond), M. Caron
(Portneuf), Mme Blais (Abitibi-Ouest),
M. Sainte-Croix (Gaspé), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières),
M. Bussière (Gatineau), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac),
M. Poulin (Beauce-Sud), Mme Abou-Khalil (Fabre), M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue), Mme Dorismond (Marie-Victorin), M. Montigny
(René-Lévesque), Mme Bourassa
(Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Mallette (Huntingdon),
Mme Dionne (Rivière-du-Loup—Témiscouata), Mme Blouin
(Bonaventure), Mme Haytayan (Laval-des-Rapides), M. Tremblay (Dubuc),
Mme Bogemans (Iberville), M. Thouin (Rousseau), M. Girard
(Lac-Saint-Jean), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Tremblay (Hull),
Mme Schmaltz (Vimont),
Mme Guillemette (Roberval), Mme Poulet (Laporte), M. Gagnon
(Jonquière), M. St-Louis (Joliette), Mme Gendron
(Châteauguay), M. Rivest (Côte-du-Sud).
M. Tanguay (LaFontaine),
M. Derraji (Nelligan), Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont), M. Fortin (Pontiac), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
M. Beauchemin (Marguerite-Bourgeoys), Mme Dufour (Mille-Îles), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Garceau (Robert-Baldwin),
Mme Rizqy (Saint-Laurent), Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce), Mme Prass (D'Arcy-McGee), Mme Lakhoyan
Olivier (Chomedey), Mme Caron (La Pinière), M. Morin
(Acadie), Mme Cadet (Bourassa-Sauvé), M. Ciccone (Marquette).
M. Nadeau-Dubois (Gouin),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Marissal (Rosemont),
M. Fontecilla (Laurier-Dorion), M. Zanetti (Jean-Lesage),
Mme Ghazal (Mercier), Mme Labrie (Sherbrooke), M. Cliche-Rivard (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Bouazzi (Maurice-Richard),
Mme Zaga Mendez (Verdun), M. Grandmont (Taschereau).
M. Bérubé
(Matane-Matapédia), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine).
Mme Nichols
(Vaudreuil).
Vice-Président (M. Lévesque) : Que les députés qui sont contre cette
motion veuillent bien se lever. Y a-t-il des abstentions? Mme la secrétaire
générale.
Secrétaire : Pour : 107
Le Vice-Président (M. Lévesque) : En
conséquence, le rapport de la Commission
des relations avec les citoyens
portant sur le projet de loi n° 11, Loi modifiant la Loi concernant les soins de fin de vie et d'autres
dispositions législatives, est adopté.
Alors, nous en sommes maintenant à la rubrique
des motions sans préavis. Et, en fonction de nos règles et de l'ordre de présentation des motions, je reconnais
maintenant un membre du deuxième groupe d'opposition, et je cède la
parole à M. le député de Jean-Lesage.
Zanetti : Merci, M. le Président. Alors, parce qu'être
nationaliste, c'est défendre son peuple, ses travailleurs et ses travailleuses, je demande le consentement
de cette Chambre pour présenter la motion suivante conjointement avec la
députée de Bourassa-Sauvé, le député des Îles-de-la-Madeleine et la députée de
Vaudreuil :
«Que
l'Assemblée nationale prenne acte qu'un lock-out d'une durée inégalée et
historique affecte les débardeurs du port de Québec depuis plus de 8 mois;
«Qu'elle
exprime son empathie et sa solidarité envers les débardeurs et leurs familles,
qui sont sans salaire depuis le début du conflit et qui vivent un stress
financier et psychologique immense;
«Qu'elle déplore que le recours aux briseurs de
grève, qui minent le rapport de force des travailleurs dans les négociations
avec l'employeur, soit permis sur le territoire du port de Québec, considéré
comme une enclave fédérale;
«Que
l'Assemblée nationale demande au port de Québec, et aux entreprises qui y
opèrent, de se conformer aux lois du travail québécoises qui empêchent
le recours aux briseurs de grève.»
Vice-Président (M. Lévesque) : Avant de demander le consentement, juste rappeler
un bref... un petit règlement : on ne peut pas faire de préambule
avant les motions, s'il vous plaît, chers collègues.
Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de
cette motion?
M. Lévesque (Chapleau) : ...M. le
Président, puis ce rappel, c'est très important. Il n'y a pas de consentement.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Il
n'y a pas de consentement.
Alors, je
suis maintenant prêt à reconnaître un membre du troisième groupe d'opposition,
et je reconnais M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
Arseneau : Merci, M. le Président. Je sollicite le
consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter, conjointement
avec la députée de Notre-Dame-de-Grâce, la députée de Verdun et la députée de
Vaudreuil, la motion suivante :
«Que l'Assemblée nationale demande au
gouvernement de refuser le projet de cellule 6 de l'entreprise Stablex à
Blainville, un projet qui vise à doubler la superficie d'enfouissement de
déchets;
«Qu'elle souligne que le Québec n'a aucun
intérêt à importer des matériaux contaminés des États-Unis et des provinces
canadiennes;
«Qu'elle
demande au gouvernement de légiférer dans les plus brefs délais pour interdire
l'importation de matériaux contaminés.»
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Y
a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Lévesque (Chapleau) : Il n'y a
pas de consentement, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Il
n'y a pas de consentement.
Alors, je
suis maintenant prêt à reconnaître un membre formant le gouvernement, et je
reconnais M. le député de Mégantic.
Jacques : Merci, M. le Président. Je voudrais souligner la
présence des deux mairesses très importantes des 10 dernières
années à Lac-Mégantic, Mme Julie Morin et Mme Colette Roy Laroche.
M. le
Président, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la
motion suivante conjointement avec la
députée de Westmount—Saint-Louis, la députée de Sherbrooke, le député des Îles-de-la-Madeleine et la
députée de Vaudreuil :
«Que
l'Assemblée nationale souligne que le 6 juillet 2023 marquera le
10e anniversaire de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic;
«Qu'elle rende hommage aux victimes et exprime
son soutien à leurs familles et [à] leurs proches;
«Qu'elle
salue le courage et la résilience des résidents de la région de Lac-Mégantic
qui ont fait face à l'adversité avec une force et une détermination
exemplaires et qui continuent de surmonter des défis considérables;
«Qu'elle honore le travail réalisé par les
premiers intervenants, les bénévoles et des organisations locales et nationales
afin de soutenir la communauté de Lac-Mégantic;
«Qu'elle
souligne l'engagement du gouvernement du Québec à aider à la reconstruction
matérielle et humaine de Lac-Mégantic;
«Qu'elle
réitère l'importance de se souvenir de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic
et d'en tirer des leçons.»
Vice-Président (M. Lévesque) : Y a-t-il consentement pour débattre de
cette motion?
M. Lévesque (Chapleau) : Oui, M. le Président, il
y a consentement pour un débat de deux minutes par intervenant dans l'ordre suivant : le député de Mégantic,
la députée de Westmount—Saint-Louis, la députée de Sherbrooke et le député des Îles-de-la-Madeleine.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Alors,
je comprends qu'il y a consentement pour qu'il y ait quatre intervenants
et pour que la durée des interventions soit limitée à un maximum de deux
minutes chacune. Donc, je reconnais donc M. le député de Mégantic.
M. Jacques : Merci, M. le Président. 10 ans, ça semble
long, mais les 10 ans qui nous séparent de la tragédie de Lac-Mégantic, c'est encore hier pour moi et ma
communauté. Je vis avec eux, j'habite avec eux. J'entends leurs confidences,
leurs états d'âme. Je vois leurs enfants et
leurs petits-enfants. Certains d'entre eux ont survécu à leurs parents. Ça fait
10 ans. Ça fait 10 ans qu'ils ressentent ce vide. En moins de temps
que ça va me prendre pour vous le dire, 47 personnes de Mégantic
sont parties à tout jamais.
Je vous ramène ce 6 juillet 2013. C'était une
première nuit d'été, le centre-ville revivait. J'étais chez moi, dehors, avec
des amis, de l'autre bord du lac, quand un bruit d'enfer a commencé à retentir.
Et c'est bien avant que la première boule de feu envahisse le ciel. Avec un de
mes amis, on est descendus immédiatement en ville. Le reste, le monde entier
l'a vu. Et je vais garder les sons et les images pour moi, par respect pour ma
famille et pour toutes les autres familles, surtout celles des disparus.
J'aimerais ça vous
dire que le temps arrange les choses. Je suis habitué aux décès, habitué au
deuil, à la peine et à la tristesse. Je
connaissais personnellement plus de 43 des victimes. En réalité, 10 ans
plus tard, je vois encore tous les jours les plaies ouvertes autour de
moi. Je suis de tout coeur avec elles et avec eux.
Souvent,
on me demande : Quel est le sentiment général à Lac-Mégantic, 10 ans
après? Je leur dis qu'on voudrait rebâtir comme c'était avant, être ce qu'on
était, mais ce ne sera plus jamais comme avant. Il faut continuer à redéfinir
notre avenir, toujours trouver une meilleure façon de regarder vers l'avant,
mais en se souvenant du passé.
terminant, je profite de la présence, aux tribunes, de Mme la mairesse Julie
Morin, de Mme Colette Roy Laroche, l'inoubliable mairesse de l'époque, pour saluer notre monde, saluer mon
monde. Je vous remercie, toutes et tous, pour votre courage et votre
résilience à travers du temps. Merci, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, M. le député de Mégantic. Je suis prêt à reconnaître, maintenant,
la prochaine intervenante. Ce sera Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Merci, M. le Président. Tôt dans
la matinée du 6 juillet 2013, un train abandonné, à la dérive,
transportant plus de 8 millions de litres de pétrole, déraille dans le
centre-ville de Lac-Mégantic, causant une explosion et un terrible incendie. Cette catastrophe sans
précédent a touché nos coeurs et marqué notre communauté à jamais. Cette page
de notre histoire aura 10 ans cette année.
est difficile de trouver les mots justes — et je remercie le collègue de Mégantic pour ses
très justes paroles puis son discours
très éloquent — pour
décrire la douleur et la souffrance que nous avons ressenties lors de cette
tragédie. Les mots semblent
impuissants face à la perte de vies humaines, à la destruction des maisons et à
l'impact dévastateur sur notre environnement.
Cette
tragédie cause la mort de 47 personnes. Aujourd'hui, on veut se souvenir
d'eux, car ces 47 victimes innocentes ne sont pas des personnes
sans visage, ils étaient des membres de familles, des amis, des collègues, des
proches. Cette catastrophe ferroviaire a aussi laissé des profondes cicatrices
des résidents de la municipalité.
Aujourd'hui,
nous nous réunissions pour honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie et
pour témoigner de notre solidarité envers ceux qui ont survécu et reconstruit
leur vie malgré les difficultés. Cet événement a démontré le courage et la
détermination de nos premiers répondants, elle a démontré le leadership de la
mairesse Colette Roy Laroche et la
mairesse Julie Morin, déterminées à sauver leur municipalité. Cet événement a
montré à tout le Québec la puissance et résilience d'une communauté
solidaire qui a reconstruit ce qui avait été détruit.
Aujourd'hui,
nous nous tenons ici, unis dans notre douleur et notre espoir pour rendre
hommage à ceux qui nous ont été
enlevés trop tôt et pour célébrer la résilience des citoyens du Lac-Mégantic.
Nous portons le deuil, mais nous portons aussi la flamme de l'espoir. Sachons
puiser dans cette flamme pour construire un avenir meilleur et pour que la
mémoire des victimes vive à jamais. Merci, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis. Et je reconnais maintenant l'intervention de Mme la députée de
Sherbrooke.
Mme Labrie : Merci, M. le Président. Le centre-ville de
Lac-Mégantic, je ne sais pas si tout le monde ici avait eu l'occasion de
le visiter, mais il était magnifique. Il était vivant, très vivant.
y a bientôt 10 ans, ce centre-ville-là et la communauté de Lac-Mégantic
ont été ravagés par un train mal entretenu, rempli de carburant, qui est allé s'échouer en plein centre d'un village,
qui est devenu depuis un symbole de résilience partout à travers le
monde.
soir-là, des gens ont perdu la vie, des familles ont été brisées, et c'est
toute une communauté qui a vécu un trauma majeur, les gens de Lac-Mégantic, évidemment, mais je pense aussi aux
premiers répondants de toutes les villes de la région qui sont venus prêter main forte face à cette
catastrophe, au personnel de l'hôpital de Lac-Mégantic, qui attendait les
blessés après avoir reçu l'alerte, et
qui a compris assez rapidement que ce qui se passait était tellement grave que,
des blessés, il n'y en aurait pas tant que ça.
hommes, femmes et enfants sont morts cette nuit-là, en l'espace de quelques
minutes, dans une explosion dont la
force a marqué les esprits dans le monde entier. Je vous en parle et je vois
encore les images, je ressens encore l'angoisse de ne pas savoir quand ça s'arrêterait, jusqu'où elle irait, la
catastrophe. Je vois encore la détresse dans les visages de mes proches
qui ont perdu des membres de leur famille, des amis. Condoléances au collègue
de Lac-Mégantic.
D'autres
vies ont été perdues aussi plus tard, parce qu'une tragédie comme celle-là, ça
laisse des traces longtemps, très
longtemps, des années après. Moi, je peux vous dire que, depuis 10 ans
maintenant, chaque fois que je vois un train passer au centre-ville de
Sherbrooke, chaque fois, je pense à la tragédie de Lac-Mégantic. J'avale de
travers pendant que je les regarde
passer, de plus en plus longs, chargés à bloc de matières dangereuses. Chaque
fois que je vais, aussi, boire, je pense au Musi-Café, qui était, lui aussi,
juste à côté de la track, un endroit où les gens allaient prendre un verre avec
leurs amis, dont ils ne sont jamais
revenus. Si moi, simple citoyenne de l'Estrie, je me sens comme ça, imaginez,
les gens de Lac-Mégantic, comment eux
se sentent chaque fois qu'ils voient, chaque fois qu'ils entendent un train. Et,
des trains, il en passe tous les jours.
y a des gens qui ont voulu trouver des coupables, mais ce qui est arrivé, ce
n'était ni un accident ni la faute de quelques individus. C'était le résultat
de décennies de déréglementation, de déresponsabilisation de l'État canadien
par rapport au transport ferroviaire.
C'était le résultat de la négligence d'une compagnie qui pensait surtout à ses
profits, qui se foutait de la sécurité, sans que personne ne les ramène
à l'ordre.
Lac-Mégantic
s'est relevé de cette tragédie-là avec force, grâce, entre autres, au
leadership de sa mairesse, que je salue,
et à tous les citoyens qui se sont serré les coudes. Allez voir, si vous n'en
avez pas encore eu l'occasion, comment cette communauté-là a su se reconstruire aussi rapidement. Mais, même si,
grâce à toute cette solidarité, les gens de Mégantic ont pris soin les uns des
autres et se sont relevés, ont leur doit de tirer des leçons de ce qui s'est
passé, et ce serait se mettre la tête dans le sable de penser que de
faire passer le train un petit peu plus loin va régler le problème.
D'un
océan à l'autre, des trains chargés de combustibles, des trains de plus en plus
longs traversent encore des villes, des villages. Lac-Mégantic a payé
très, très cher les lacunes dans l'encadrement du transport des matières
dangereuses par train, les lacunes dans
l'entretien des infrastructures, et aucune autre communauté ne devrait subir ça
ni même le craindre, mais il y a
beaucoup de communautés qui vivent dans la peur que ça se reproduise, et
malheureusement le Québec n'a pas encore
en main tous les pouvoirs pour mieux encadrer le transport ferroviaire. Donc,
d'ici là, soyons clairs avec le gouvernement du Canada. Exigeons que tous les moyens soient pris pour éviter d'autres
catastrophes, qu'elles soient humaines ou environnementales.
J'offre
toutes mes sympathies et celles de mes collègues à chaque personne qui a été
affectée par la tragédie de Lac-Mégantic et pour qui ce
10e anniversaire ramène des souvenirs difficiles. Merci.
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci
beaucoup, Mme la députée de Sherbrooke. Et je reconnais maintenant, pour
son intervention, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau :
Merci, M. le Président, Les
Québécoises et les Québécois se souviennent aujourd'hui de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic. Ce 6 juillet, on
s'en souvient tous, alors qu'un train hors de contrôle déraillait en pleine
nuit, explosait en plein coeur d'une
communauté paisible, évidemment, le village que l'on connaît, village
pittoresque de Lac-Mégantic, un accident qui a coûté la vie à
47 personnes, qui a forcé, évidemment, le déplacement de centaines de personnes de leurs foyers. Ça se passait il y a
10 ans. Un train qui a laissé derrière lui des plaies béantes — on
entendait le député de Mégantic tout
à l'heure — des
plaies béantes au coeur d'une communauté, des dizaines de familles, des
centaines de parents et d'amis dans le deuil, un centre-ville en ruines.
j'écoutais, et ça m'a beaucoup touché, le témoignage du député de Mégantic, et
ça me révélait aussi qu'on a tous
senti une impuissance, une solidarité envers la communauté, et jusqu'aux
Îles-de-la-Madeleine, sur tout le territoire. Deux visiteurs qui étaient de passage chez nous, impuissants, ont
organisé une levée de fonds, rapidement, en disant : Il faut tirer
du positif de cet événement-là. Et aujourd'hui j'ai le plaisir de constater
qu'il y a un module de jeu qui a été constitué,
grâce à la contribution de mes concitoyens des Îles-de-la-Madeleine, pour,
justement, rendre l'endroit plus agréable pour les jeunes, les générations à venir. C'était le geste que Simon et
Marie-Christine voulaient poser et à travers un élan de solidarité. Et
je suis convaincu que des élans de solidarité ont eu lieu un peu partout à
travers le Québec.
Donc,
cette nuit-là et dans les jours qui ont suivi, les intervenants d'urgence de la
région, les pompiers, les paramédics, les
premiers répondants de l'Estrie se sont rapidement mobilisés dans un effort de
solidarité impressionnant et jamais vu. Le gouvernement de l'époque, dirigé par la première ministre Pauline
Marois, a su intervenir en soutien, évidemment, aux élus municipaux, à
la mairesse Roy Laroche, avec sensibilité, efficacité et bienveillance.
Les Méganticois et les
Méganticoises ont su se relever et ils ont su se reconstruire, sans pour autant
oublier. On utilise aujourd'hui souvent le
mot «résilience». J'aimerais dire que ce sont, eux et elles, des modèles de
résilience pour tous les Québécois. Les gens de l'endroit ont fait
preuve d'une solidarité dans l'épreuve et surtout dans les efforts de reconstruction de leur communauté, une
reconstruction qui a été longue et qui a commandé la collaboration de tous. Une
ville qui s'est transformée par la force des
choses, s'est transformée à jamais, qui a su renaître et qui aujourd'hui peut
encore rayonner.
Est-ce que le Québec a tiré toutes les leçons de
cette tragédie? Je ne crois pas. Le Canada non plus, d'ailleurs. Il y a
encore du travail à faire, comme il y a du travail à faire pour la
réglementation des voies ferroviaires, du transport de carburant, pour
la voie de contournement, qu'on attend encore, de cette ville.
Aujourd'hui,
au nom du Parti québécois, je joins ma voix à celle de mes collègues
membres de cette Assemblée et à celle de tous les Québécois pour rendre hommage
aux victimes de cette tragédie, à leurs familles, à leurs proches, mais surtout
j'aimerais rendre hommage au courage, et à la détermination, et à l'esprit de
solidarité de toute cette communauté à laquelle, aujourd'hui, nous
rendons hommage. Merci, M. le Président.
Vice-Président (M. Lévesque) : Merci beaucoup, M. le
député des Îles-de-la-Madeleine. Est-ce que cette motion est adoptée?
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Adopté.
Oui, M. le leader adjoint du gouvernement.
M. Lévesque
(Chapleau) : Oui. Merci beaucoup, M. le Président. Je vous
demanderais de bien vouloir, de consentement, faire une minute de
silence pour les victimes.
Vice-Président (M. Lévesque) : Évidemment, je pense
qu'il va de soi. Je demande à tous les collègues de se lever et
d'observer une minute de silence.
• (11 h 32 — 11
h 33) •
Le Vice-Président (M. Lévesque) : Je
vous remercie. Veuillez vous asseoir.
Alors, pour
la prochaine motion, je suis maintenant prêt à reconnaître un membre formant
l'opposition officielle, et je reconnais Mme la députée de
Saint-Laurent.
Mme Rizqy : M.
le Président, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter
la motion suivante conjointement avec la députée de Mercier, le député
de Matane-Matapédia et la députée de Vaudreuil :
«Que
l'Assemblée nationale déclare qu'un diplôme d'études secondaires ou collégiales
ne constitue pas une qualification suffisante pour enseigner.»
Vice-Président (M. Lévesque) : Y a-t-il consentement pour
débattre de cette motion? Il n'y a pas de consentement.
Alors, nous
en sommes maintenant à la rubrique Avis touchant les travaux des commissions.
Et j'invite les collègues à
s'inspirer de la minute de silence pour quitter la salle en silence, s'il vous
plaît. Alors, M. le leader adjoint du gouvernement.
M. Lévesque (Chapleau) : Merci,
M. le Président, pour ces bons mots. J'avise donc cette Assemblée que la
Commission de la santé et des services sociaux poursuivra l'étude détaillée du
projet de loi n° 15, la Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus
efficace, aujourd'hui, après les
affaires courantes jusqu'à 13 heures, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine, ainsi que le
mardi 6 juin 2023, de 10 heures à midi, à la salle
Marie-Claire-Kirkland;
La Commission de la culture et l'éducation
poursuivra les consultations particulières et les auditions publiques sur le projet de loi n° 23,
la Loi modifiant principalement la
Loi sur l'instruction publique et édictant la
Loi sur l'Institut national
d'excellence en éducation, aujourd'hui, après les avis touchant les travaux
des commissions, pour une durée de 1 h 35 min, et le
mardi 6 juin 2023, de 10 heures à 11 h 35, à la salle
Pauline-Marois;
La Commission
des institutions entreprendra l'étude détaillée du projet de loi n° 26, la Loi modifiant la Loi
sur les tribunaux judiciaires afin
notamment de donner suite à l'Entente entre la juge en chef de la Cour du
Québec et le ministre de la Justice, aujourd'hui, après les affaires courantes
jusqu'à 13 heures, et le mardi 6 juin 2023, de 10 heures à midi,
à la salle Louis-Joseph-Papineau.
Vice-Président (M. Lévesque) : Pour ma part, je vous
avise que la Commission de l'administration publique se réunira le lundi 5 juin 2023 en
visioconférence, en séance de travail, de 14 heures à 15 heures, afin
d'organiser les travaux de la
commission ainsi que de préparer l'audition du Secrétariat du Conseil du trésor
concernant sa gestion administrative et ses engagements financiers ainsi
que sur le rapport d'application de la
Loi sur l'administration publique; en
séance publique, de
15 heures à 17 heures, afin de procéder à l'audition du Secrétariat du Conseil du trésor concernant sa gestion administrative, ses engagements financiers ainsi
que sur le rapport d'application de la Loi
sur l'administration publique, et en
séance de travail, de 17 h 15 à 17 h 45, afin de statuer
sur les observations, les conclusions et les recommandations à la suite
de l'audition.
À la rubrique
Renseignements sur les travaux de l'Assemblée. Oui, M. le leader du deuxième
groupe d'opposition.
Leduc : Merci, M. le Président. En suivi de ma question
d'hier en matière de renseignements sur les travaux, je ne vois toujours pas ce matin, dans le préavis au
feuilleton, d'indication quant à l'éventuel dépôt du fameux projet de loi
sur le logement qu'on nous promet depuis des mois maintenant, des mois.
La crise du
logement est en cours depuis plusieurs années. C'est un sujet d'échanges
constants entre ma formation politique et le gouvernement. La ministre a répété
à de nombreuses reprises, là... on pourrait faire la recherche, là, sur
quelle est la semaine exacte où elle a fait
référence pour la première fois à son fameux projet de loi, qu'on appelle
parfois omnibus, là, qui toucherait,
d'ailleurs, plein de choses. On a même eu un échange avec la ministre du
Tourisme, dans le cadre de son projet
de
loi sur Airbnb, où on a voulu intervenir en disant : Bien, peut-être
qu'on peut faire de quoi sur le Code civil. On se faisait dire que ce n'était pas le bon forum, que ça viendrait et que
ça viendrait. Elle se retournait même physiquement vers sa collègue la
ministre de l'Habitation pour dire : Oui, oui, là, ça va être dans son
projet de loi à elle.
Et là force
est de constater que, si dépôt de projet de loi il y a, parce que là, vous
voyez où je veux atterrir avec ma question,
visiblement ce sera dans la toute dernière semaine des travaux parlementaires,
avant la pause estivale. Là, ça fait quelques jours qu'on a compris qu'on ne
l'aura pas terminé, ce projet de loi là, qu'il ne sera pas effectif avant le
1er juillet. Ça, c'est bon. On n'a pas reçu de mémo, mais on a
déduit.
Alors, ma
question, M. le Président. On est vendredi, on va quitter tantôt pour nos
circonscriptions respectives et on se
revoit mardi matin, ici même, pour la dernière semaine des travaux, intensive,
la dernière semaine de la session parlementaire,
qui nous a bien occupés depuis le mois de février. Est-ce que mon collègue d'en
face peut s'engager à nous dire qu'il y aura dépôt du projet de
loi sur
le logement avant la fin des travaux?
Il nous reste
quatre jours, mardi, mercredi, jeudi, vendredi. Là, forcément, vu qu'il n'y a
pas de préavis ce matin, il ne sera
pas déposé mardi. Donc, dans les faits, il reste trois jours pour le déposer.
S'il y a un préavis mardi, il pourrait être déposé mercredi. Sinon, il pourrait faire un préavis le mercredi, il
pourrait le déposer jeudi. Puis, s'il veut vraiment étirer la sauce, il pourrait faire un préavis jeudi et le
déposer le vendredi. On assume, s'il le dépose la semaine prochaine, qu'il y
aura des consultations, peut-être au mois
d'août, mois de septembre. Dans tous les cas, on aura traversé le mois de
juillet, puis il n'y aura pas de ce fameux projet de
loi sur le
logement.
Je répète ma
question, M. le Président : Est-ce que mon collègue d'en face peut
s'engager solennellement à déposer son projet de
loi sur le logement au
courant de la semaine prochaine?
Vice-Président (M. Lévesque) : Merci, M. le leader. Y a-t-il d'autres
interventions? Alors, s'il n'y en a pas, moi, ce que j'invite, c'est, les parlementaires, à échanger à
l'extérieur du salon bleu, pouvoir regarder les possibilités, discuter
ensemble, alors, pour voir l'avancement des travaux.
Alors, la
période des affaires courantes étant terminée, nous allons maintenant passer
aux affaires du jour. Et je cède la parole à M. le leader adjoint du
gouvernement pour la suite de nos travaux.
M. Caire : Oui. M. le Président,
pourriez-vous appeler l'article 11 du feuilleton, s'il vous plaît?
Le Vice-Président
(M. Lévesque) : Merci, M. le leader adjoint. Alors, évidemment, M.
le leader parlementaire du gouvernement,
à l'article 11 du feuilleton... pardonnez-moi, M. le leader parlementaire
du gouvernement et ministre de la Justice
propose l'adoption du projet de loi n° 24, Loi donnant suite aux recommandations du rapport du Comité consultatif
indépendant sur la révision de l'indemnité annuelle des membres de l'Assemblée
nationale.
Y a-t-il des interventions? Oui, M. le leader
adjoint du gouvernement et député de Chapleau.
Lévesque (Chapleau) : Oui, merci beaucoup, M. le Président. Il me fait
plaisir de prendre la parole à l'étape de l'adoption du projet de loi
n° 24, la Loi donnant suite aux
recommandations du rapport du Comité consultatif indépendant sur la
révision de l'indemnité annuelle des membres de l'Assemblée nationale.
J'ai déjà eu
l'occasion hier, M. le Président, de faire part de mes constats en lien avec le
processus ayant mené à l'adoption du projet de loi n° 24.
J'aimerais simplement vous rappeler qu'il n'y a pas eu de révision des
conditions des élus depuis plus de 20 ans. Pourtant,
les tâches des parlementaires ont connu d'importants changements au cours des dernières années. Le rapport du Comité consultatif
indépendant sur la révision de l'indemnité annuelle des membres de l'Assemblée nationale est évidemment rigoureux,
étoffé et sérieux. Le projet de loi n° 24 vise à le mettre en oeuvre.
Merci beaucoup, M. le Président.
Le Vice-Président
(M. Lévesque) : Merci beaucoup, M. le député de Chapleau. Alors,
je suis prêt à reconnaître la prochaine intervenante, et ce sera Mme la
députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.
Massé : Merci, M. le Président. Je viens d'entendre quelque chose qui m'a fait sursauter, mais, ça tombe bien, c'est moi qui ai la parole la première. Alors, ça
fait... je n'ai pas entendu nombre d'années, mais c'est plusieurs décennies
qu'il n'y a pas eu de révision des
conditions de travail des députés. Oui. Et pourtant il y a eu plusieurs
tentatives de faire en sorte d'avoir une réelle révision des conditions
de travail des députés.
Je suis venue
le dire hier, ce qui me fascine, c'est que, là, on est vraiment devant la
situation où la CAQ et les libéraux, qui se plaignent qu'il n'y a pas eu de
révision depuis tellement longtemps, même si on est indexés annuellement,
M. le Président, ce n'est pas vrai que nos salaires n'augmentent pas, là, on est indexés... que,
cette révision-là, le rapport L'Heureux-Dubé
nous a dit, nous a tracé la voie à suivre pour ne pas être en conflit
d'intérêts, pour ne pas faire en sorte que nos concitoyens considèrent
que les députés, ils exagèrent.
Et le chemin
est simple : un comité indépendant, réellement, exécutoire, c'est-à-dire
décisionnel, qui n'a rien à voir avec des gens que ça ne fait même pas un an
qu'ils sont sortis, comme députés, de leur rôle, qui est composé d'un mandat,
qu'on s'est entendus, pas juste de checker
le salaire de base, mais l'ensemble de la rémunération des députés, et que ce
soit refait à chaque, grosso modo, deux
législatures. Ça, je ne me souviens pas si c'est L'Heureux-Dubé qui le disait
ou l'entente que nous avions, les quatre partis ici présents, à la dernière
législature... en fait, non, au début de 2018, oui, début 2018, oui, dernière
législature, on avait une entente qui s'en allait exactement
dans le sens des recommandations de la commission L'Heureux-Dubé.
Et malheureusement, parce que les gens d'en face
ont décidé de tirer la plug, comme on dit dans le langage populaire, sur cette voie tracée, on s'est
retrouvés dans une situation où, malheureusement, on n'a pas pu revisiter
l'ensemble des conditions de travail,
ce avec quoi Québec solidaire n'a aucun problème, là. Mais on ne peut pas repogner
ça par petits bouts, et
malheureusement, c'est ça qui est arrivé avec le comité Ouellet-Thériault-Côté,
où le mandat qui leur a été confié était
de prendre juste le petit bout. Alors, moi, vous comprenez que, là, j'étais un
peu surprise d'entendre le député dire qu'il fallait agir parce qu'il n'y avait
pas eu de révision. Bien, il a juste à se taper sur les doigts, c'est son parti
qui a tiré la plug.
Alors, je me
retrouve dans la situation actuelle, où, durant des heures, on a essayé de
faire entendre raison au Parti libéral
du Québec et à la Coalition avenir Québec, leur faire entendre raison, M. le
Président, parce qu'en matière d'augmentation de salaire, de 30 %, là, wo, wo, en
plus de l'indexation qu'on va avoir, qu'on a chaque année, depuis que je suis
députée, bien, il y a 74 % des
Québécois et Québécoises qui trouvent que ça n'a pas de bon sens. Ça commence à
faire du monde, ça. Puis, d'après
moi, 74 % des Québécois et Québécoises qui trouvent que ça n'a pas de bon
sens, ce n'est pas rien que les gens
qui sont au salaire minimum, mais il doit y en avoir une gang. Ce n'est pas
rien que les gens qui sont à l'aide sociale ou qui sont itinérants, mais
il doit y en avoir... bien, je ne sais pas, parce que les itinérants ne sont
peut-être pas consultés lorsque Léger fait
ses sondages. C'est juste du monde qui trouve que la classe politique, elle
exagère, actuellement, parce que les
libéraux et la CAQ ont décidé de ne rien retenir de tous les amendements que
mon collègue d'Hochelaga-Maisonneuve a voulu déposer pour limiter les
dégâts, limiter les dégâts.
La meilleure
façon, un, ça aurait été de dire : O.K., vous avez raison, à Québec
solidaire, ça n'a pas de bon sens, avant même que les sondages sortent,
là, pas de bon sens, on va retirer ça, cette affaire-là. Non, ça, ça n'a pas
marché.
Après
ça : Ah oui! vous avez raison, Québec solidaire, ça n'a pas de bon sens
que les députés se votent leur propre salaire, surtout une hausse de 30 %,
on va s'enlever les mains dans le pot de bonbons. Non. Notre amendement était
simple, c'était de mettre sur pied le comité
indépendant décisionnel que Mme L'Heureux-Dubé propose depuis... on est en
2023, depuis 10 ans. Je ris, mais ce n'est vraiment pas drôle.
En plus de ça, on vient de vivre ça il y a
quelques instants, il ne restait qu'une chose honorable pour avoir de l'honneur
dans le coeur, c'est de dire que cette hausse-là, elle ne sera pas applicable
maintenant et qu'elle soit reportée en 2026,
parce qu'en 2026 il n'y a personne ici qui est capable de dire s'il va être
réélu. Au moins, ça aurait créé une petite distance. Bien, même ça, la
CAQ et les libéraux ont voté contre.
Alors, moi,
là, je suis obligée de tirer des conclusions, parce que, les gens, c'est de ça
qu'ils nous parlent sur la rue, là.
Je le sais bien qu'il y a eu toutes sortes d'esclandres qui ont é