Transportation and the Environment — 24 April 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
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31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
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31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
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29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
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27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
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26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
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25e législature, 3e session (19 novembre 1958 - 5 mars 1959)
25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)
20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)
18e législature, 2e session (10 janvier 1933 - 13 avril 1933)
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17e législature, 2e session (8 janvier 1929 - 4 avril 1929)
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16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)
16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)
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13e législature, 3e session (7 janvier 1915 - 5 mars 1915)
13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
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43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mercredi 24 avril 2024
Vol. 47 N° 53
Étude des crédits budgétaires du ministère des Transports et de la Mobilité durable, volet Transports
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
11 h
11 h 30
12 h
12 h 30
14 h 30
15 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
Journal des débats
11 h (version non révisée)
(Onze heures trente minutes)
Le Président (M. St-Louis) : Ayant
constaté le quorum, je déclare la séance de la commission des transports et de
l'environnement ouverte.
La commission est réunie afin de procéder
à l'étude du volet Transports des crédits budgétaires du portefeuille
Transports et Mobilité durable pour l'exercice financier 2024-2025. Une enveloppe
de 4 h 30 a été allouée pour l'étude de ces crédits.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire
: Oui, M.
le Président. M. St-Pierre Plamondon (Camille-Laurin)est remplacé par M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine).
Le Président (M. St-Louis) : Parfait.
Je suis maintenant prêt à reconnaître le porte-parole de l'opposition
officielle. Vous disposez de 14 minutes... Oh! pardon, 22 minutes. La
parole est à vous, désolé.
M. Derraji : Merci, M. le Président.
Bonjour, tout le monde. Bonjour, Mme la ministre. Je tiens à saluer l'ensemble
de l'équipe qui vous accompagne dans cet exercice très, très important. Ma
première question, c'est en lien avec la question 18, c'est concernant les
10 millions de dollars dépensés cette année pour le troisième lien.
Est-ce que vous pouvez nous...
Mme Guilbault : Ce ne sera pas long, je vais trouver la question 18 en
question. J'essaie juste de voir le niveau d'information qui est déjà dans la
réponse qu'on a fournie aux collègues, mais essentiellement, c'est la
finalisation des études qui étaient en cours avant, pendant et après la
dernière annonce qui avait été faite le 20 avril 2023.
M. Derraji : Oui. Bien, en
fait, c'est parce que j'ai lu la réponse. Sérieux, ça ne dit rien, donc c'est
pour cela que je voulais savoir le montant. Nous sommes... Nous avons... En
fait, je suis allé chercher la dernière dépense, c'est des services
professionnels, c'est un appel d'offres et le paiement, la date de fin du
contrat, de ce que j'ai, c'est 8 332 000 $ le 12 septembre
2023. Mais ce qu'on a comme réponse, c'est 10 millions de dollars.
Donc, c'est pour cela que je voulais savoir si l'appel d'offres a été dépassé
de 2 millions de dollars ou on parle du même montant. Si vous voulez,
je peux vous donner la feuille. Est-ce que ça vous dit quelque chose, cette
feuille?
Mme Guilbault : Moi, personnellement, je ne l'ai pas, mais elle est
peut-être quelque part dans nos documents.
M. Derraji : Non, mais on
peut vous la donner, parce que je veux juste clarifier. Sur l'appel d'offres, ça
dit 8 millions de dollars. Si on additionne les deux sommes pour l'appel
d'offres, ça donne 8 millions. Sur la réponse qu'on a reçue, ça dit 10 millions de
dollars. Donc, à
part la question de savoir est-ce que c'est 8 millions ou
10 millions de dollars, je veux savoir, ces 10 millions de
dollars, ça a servi à quoi par rapport au troisième lien?
Mme Guilbault : En fait, nous le montant de 10 millions, qui est 9,9
millions, c'est dans un contrat qu'on avait avec URD, Union des Rives, qui a
fait plusieurs travaux dans le cadre du troisième lien, dont plusieurs des
études sont sur le site internet, là, quand j'ai déposé toutes les les fameuses
études que les gens attendaient. Alors....
Des voix : ...
Mme Guilbault : Oui, c'est ça. Alors donc, il y a des rapports qui ont été
faits par eux. Il y avait des forages aussi qui ont été faits pour... sur la
Rive-Sud, il y a deux ans, je ne sais plus exactement quand. Donc, c'est un
contrat qu'on a avec eux. C'est des contrats qu'on avait pour des études, et la
portion qui est en réponse à la question 18, c'est une
partie des sommes
qui ont été dépensées pour payer le contrat.
M. Derraji : O.K. La date du
contrat, c'est... la date de fin de contrat, c'est le 12 septembre 2023.
Mme Guilbault : Oui, c'est possible...
Haut de la page
11 h 30 (version non révisé
e) Mme Guilbault : ...je ne sais pas. Parce que, nous, on ne sait pas de
quelle... de quoi parle le député de Nelligan, avec le tableau...
M. Derraji : Ce n'est pas
grave, on va vous...
Mme Guilbault : ...ça fait que peut-être nous le montrer.
M. Derraji : En fait, je vais
vous dire qu'est-ce qu'on a fait. Nous avons envoyé cette question. La question
demande : bilan concernant la conception et la construction du tunnel
Québec-Lévis pour l'année financière 2023-2024. La réponse qu'on a eue, le 20
avril 2023, votre... vous-même, vous avez dévoilé les études, le 20 novembre,
vous avez confié le mandat à la Caisse de dépôt, et on vous a demandé les
sommes investies dans l'exercice financier que nous sommes en train d'étudier,
par rapport au troisième lien. Votre ministère nous a répondu 9,9
millions de dollars. Par curiosité, nous voulons savoir, ça a été dépensé
dans quel... quel type de contrats, quels services? C'est le document que je
viens de vous envoyer. Sur ce document, ça a été très difficile et pénible, le
trouver, quand on fait l'addition des deux sommes, on arrive à 8,3
millions de dollars, on est quand même loin du 9,9. Donc, à
part la
différence entre les montants, nous aimerions savoir, l'étude, ça portait sur
quoi, exactement, sachant... c'est... on est fin septembre 2023.
Mme Guilbault : ...on est en train de vérifier ce à quoi fait référence mon
collègue.
M. Derraji : Mais prenez le
temps, ce n'est pas grave, prenez le temps de vérifier. C'est parce que...
Mme Guilbault : Non, non, mais je peux répondre. C'est parce que ce à quoi
fait référence mon collègue, c'est avec Groupe mobilité inter-rives, qui a
fait, lui aussi, des études pour nous, mais le montant de 9,9 millions est
associé à des travaux avec UDR, qui, eux aussi... Union des rives, qui, eux
aussi, ont fait beaucoup de travaux pour nous dans le cadre du troisième lien.
Donc, quand le député me dit : On a demandé la somme pour 2023-2024, dans
le fond, ça couvre l'année financière, donc 1ᵉʳ avril 2023 au 31 mars 2024.
Il semblait dire qu'il y a un contrat qui
finissait en septembre. Je ne sais pas si c'est celui de Groupement mobilité
inter-rives, mais, si c'est ça, ce n'est pas le même contrat auquel est
associée la somme de 9,9.
M. Derraji : Non, c'est
excellent. Est-ce qu'on peut savoir, le contrat du 9,9...
Des voix : ...
Mme Guilbault : La... Il y avait effectivement un résiduel de ce
contrat-là, mais ça ne couvre pas l'entièreté du 9,9. Il y a aussi une
partie à
UDR.
M. Derraji : Vous comprenez
qu'il y avait beaucoup de choses qui ont été dites sur les contrats du
troisième lien. Si c'est possible de nous donner la ventilation des sommes, je
n'ai que 9,9. Nous avons essayé de trouver ça correspond à quoi, mais vous
semblez dire que c'est une moitié... moitié, une
partie pour lancer un contrat.
Mais, sur les appels d'offres, il n'y a que 8,8. Il y a quand même une
différence entre la somme que nous avons trouvée et la réponse que nous avons
reçue par rapport à la demande. Donc, si ça ne vous dérange pas, s'il vous
plaît, juste nous dire, de quoi s'agit-il? Parce que, sinon, on va passer les
premières 20 minutes... et je ne pense pas que c'est la seule question que je
vais vous poser.
On va passer maintenant à la consultation.
Vous avez décidé de lancer une consultation, la Caisse de dépôt ne savait pas,
la consultation par rapport au troisième lien. Est-ce que vous pouvez nous dire
aujourd'hui le montant dépensé pour ces consultations en ligne?
Mme Guilbault : J'ai un montant en tête, mais je veux qu'il soit précis,
donc...
M. Derraji : Oui. On vous a
posé la question dans les crédits, et la réponse fut qu'en date de la réponse
vous ne l'avez pas, et on a une date qui disait, je pense, au mois de mars. Si
on peut juste vérifier. Donc, nous aimerions savoir ça a coûté combien.
Mme Guilbault : C'est 35 000$. C'est ça.
M. Derraji : Donc, 35 000$
pour un sondage Web, c'est ça?
Mme Guilbault : Pour un sondage, oui, et la consultation.
M. Derraji : Comment vous
jugez cette consultation? Je ne veux pas revenir sur ce qui a été dit, ça a été
pas mal critiqué, il y avait beaucoup d'anecdotes, ce... que les gens votaient
une fois, deux, trois, des gens, même de l'extérieur de Québec. Après coup, si
c'est à refaire, est-ce que vous allez lancer une consultation en ligne?
Mme Guilbault : Bien, nous, on trouve important de respecter les
engagements qu'on prend, et c'est un engagement qu'avait pris le premier
ministre l'automne dernier, de consulter la population sur les projets à
Québec. Alors, c'est ce qu'on a fait, une consultation citoyenne, que,
volontairement, je voulais simple. Et, si on avait voulu être plus... comment
je pourrais dire?
M. Derraji : Rigoureuse.
Mme Guilbault : Avoir un cadre plus serré ou plus hermétique pour la
consultation, ça aurait probablement été dissuasif, puis des gens n'auraient
pas voulu se créer un compte... avoir un mot de passe puis que ce soit
compliqué. Alors, c'est un choix volontaire qu'on a fait, et c'est la raison
pour laquelle aussi on l'a complété avec un véritable sondage.
Et les résultats de tout ça...
Mme Guilbault : ...vont être rendus disponibles mi-mai ou fin mai.
M. Derraji : Mais vous savez,
je n'ai pas besoin de refaire la genèse, vous étiez pas mal critiquée sur cette
consultation, et je pense... je ne vais pas vous faire... vous mettre des mots
dans la bouche, mais, si on prend un pas de recul, à
part la commande du
premier ministre, qu'il a décidé de consulter après l'échec de Jean-Talon,
est-ce que vraiment, d'une manière scientifique, ça a été la meilleure chose à
faire pour consulter la population de la capitale nationale?
Mme Guilbault : Mais, voyez, moi, bizarrement, je trouve étrange qu'on
puisse être aussi fermement opposé à la consultation des gens. On a comme deux
écoles de pensée très différentes.
• (11 h 40) •
M. Derraji : Ce n'est pas ce
que j'ai dit. Ce n'est pas ce que j'ai dit, Mme la ministre. Je ne suis pas
ferme... Je ne suis pas fermé à l'idée de la consultation. Je vous pose une
question très simple : Est-ce que le moyen que vous avez utilisé était le
moyen le plus fiable, fiable pour consulter les gens? Je pense que vous lisez
comme moi la revue de presse. Les gens riaient de votre consultation. Il y a
des gens de Montréal qui ont voté. Il y a même quelqu'un qui s'est vanté qu'il
a fait la consultation pas une fois, pas deux, pas trois, 40 fois. Donc,
la question que je vous pose... on est pour consulter les gens, mais, si c'est
à refaire, est-ce que vous allez refaire la même chose?
Mme Guilbault : Bien, alors, on s'entend que c'est sain de consulter la
population. Et, comme je le disais, la consultation avait deux volets pour
cette raison-là : le premier volet grand public, qu'on voulait simple,
accessible, démocratique, que tout le monde puisse y aller, surtout dans les
deux régions principalement concernées, Chaudière-Appalaches et
Capitale-Nationale, et, en complément, un véritable sondage, dont personne ne
pourra remettre en question la scientificité. Et on aura le résultat de tout
ça. Et ce sera rendu public dans quelques jours... quelques semaines.
M. Derraji : Je vais... Je
vais répéter ma question, Mme la ministre : Si c'est à refaire, vous êtes
en train de nous dire, malgré les critiques, malgré tout ce que vous avez
entendu, vous allez refaire la même chose pour consulter la population?
Mme Guilbault : Bien, le terme «critiques» est relatif, parce que, déjà, au
début de la question du collègue, il semblait contre, et là, finalement, il a
dit qu'il est en faveur d'une consultation.
M. Derraji : Mme la ministre,
je veux le mettre au clair, je ne suis pas contre la consultation.
Mme Guilbault : Bien, alors, vous voyez...
M. Derraji : Je vais le
répéter une deuxième fois, je suis pour la consultation. Au contraire, il faut
consulter les gens. C'est juste, je n'attends pas une commande du premier
ministre. Mais ma question est très simple : Si c'est à refaire, vous avez
entendu les critiques, vous avez entendu les journalistes de la capitale
nationale, de tout le Québec, des Montréalais qui répondaient, est-ce que vous
allez changer quelque chose? C'est ça, ma question.
Mme Guilbault : Si c'était à refaire, nous referions une consultation en
deux étapes. Et là, on me souligne, il y a 62 000 personnes qui ont
répondu. Alors, possiblement, des fois, des gens ont répondu en double puis
peut-être habitaient à Montréal, mais là-dessus...
Une voix : ...
Mme Guilbault : ...il y a... il y a 10 000 questionnaires qui ont
été éliminés, parce qu'on avait la possibilité d'éliminer des doublons. Donc,
il y a quand même 50 000 personnes qui ont pris du temps pour
répondre à cette consultation-là. Ça démontre hors de tout doute que les gens
ont saisi cette occasion-là de s'exprimer. Donc, moi, à partir du moment où il
y a un seul citoyen qui a envie de s'exprimer et qui a pu le faire, je
considère que c'est une bonne chose. Et à cela va s'ajouter le sondage, et tous
les résultats seront dévoilés sous peu.
M. Derraji : Donc, si je
comprends bien, la conclusion... que, si c'est à refaire, vous allez refaire la
même chose, un sondage en ligne...
Mme Guilbault : Et une consultation citoyenne, tout à fait.
M. Derraji : ...sans aviser
la Caisse de dépôt. Donc, vous allez refaire la même chose. Il n'y a pas
d'erreur, selon vous, dans le processus? Il y a... On ne peut rien vous
reprocher aujourd'hui par rapport à la consultation, tout est parfait?
Mme Guilbault : Bien, je pense que le député mélange certaines choses, là.
Le mandat de la Caisse de dépôt est distinct de la consultation que nous, on
faisait. Et les résultats, ils vont les avoir comme tout le monde. Mais, à
partir du moment où un gouvernement décide de consulter la population...
honnêtement, j'ai beau essayer de voir tous les angles, là, on peut... on peut
discuter sur le moyen, mais l'objectif de consulter les gens, qui manifestement
avaient envie de s'exprimer, quand je regarde le nombre de personnes qui ont
répondu, j'ai de la misère à comprendre comment on peut être contre ça quand on
est un élu.
M. Derraji : Mais je vais
répéter ma question, Mme la ministre. Je ne suis pas contre la consultation. Je
vous questionne par rapport au... à la façon avec laquelle vous avez fait la
consultation, le moyen utilisé. Donc, je vais répéter encore une fois ma
question. Sur 50 000 retenus, il y avait 10 000 rejetés. La
question que je vous ai posée, elle est très simple. Si c'est à refaire... On
fait tous des erreurs dans la vie. Si c'est à refaire, est-ce que vous allez
lancer la même consultation, de la même façon, pour dire aux gens : On
vous consulte? Et je veux le répéter, je suis comme vous pour la consultation.
Je vous demande : Le moyen que vous avez décidé d'utiliser...
M. Derraji : ...pour consulter
les gens, sachant le taux d'erreur et les réponses rejetées par vous-même, par
votre propre ministère? Le moyen, pas sur la consultation.
Mme Guilbault : Il me semble avoir déjà répondu, mais la réponse est oui.
Et je pense qu'il n'y a aucune méthode parfaite, il y a des avantages, inconvénients
à chacune des méthodes, et c'est pour ça qu'en recourant à un sondage, un réel
sondage fait par une firme, en complément de la consultation grand public,
simple, accessible, rapide en ligne, je trouve que ça nous donne un très bon
portrait du pouls de la population à Québec et sur la Rive-Sud de Québec.
M. Derraji : Bien, c'est très
bien, j'ai eu ma réponse. Donc, si c'est à refaire, vous allez refaire la même
chose. Je peux conclure comme ça? Même sondage...
Mme Guilbault : Bien, je vais refaire une consultation citoyenne...
M. Derraji : Non, le moyen,
le moyen.
Mme Guilbault : ...et un sondage en complément.
M. Derraji : Oui, le lien.
Donc, le lien Web, avec toutes les critiques que vous avez eues, donc vous
allez refaire la même chose. Donc, il n'y a pas...
Mme Guilbault : Bien, on va utiliser notre plateforme, Consultation Québec,
parce que ce à quoi...
M. Montigny : M. le
Président, M. le Président, je fais juste un appel au règlement. Normalement,
on s'adresse par la présidence. Je trouvais qu'à date, ça allait bien.
Le Président (M. St-Louis) : M.
le député, ça va très bien pour le moment, je pense que c'est convivial. Je
vous remercie. Votre intervention est pertinente, mais le ton... le ton est
quand même bon, même si la question... la réponse ne semble pas satisfaire le
député de Nelligan. Mais je vous invite à continuer puis à la prudence. Merci.
M. Derraji : Merci, M. le
Président, de cette mise au point. J'apprécie. Donc, je termine. Une nouvelle
consultation, 10 000 rejetés sur 50 000. Quand est-ce qu'on va recevoir les
conclusions de cette consultation?
Mme Guilbault : D'abord, juste préciser que c'est 10 000 rejetés
sur 62 000, donc il reste au net un 52 000. Et, comme je disais, autour...
mi-mai, ou peut-être un petit peu après, là, mais au mois de mai.
M. Derraji : Au mois de mai.
Passons à un autre dossier qui a... couler beaucoup, beaucoup, beaucoup de...
je dirais, d'encre sur votre façon de gérer le fiasco, mais je veux vous poser
la question. Considérez-vous que ce qui s'est passé à la SAAQ par rapport à
SAAQclic est un fiasco?
Mme Guilbault : Je considère que ça aurait pu être géré mieux.
M. Derraji : Si c'est à
refaire, c'est quoi, les choses que vous allez faire pour ne pas arriver à
l'état où on a dépensé beaucoup d'argent et que maintenant c'est la VG qui va
faire son enquête?
Mme Guilbault : Bien, je l'ai dit souvent, parce que, dans le temps que
c'est arrivé, j'ai fait d'innombrables entrevues et communications sur le
sujet, pour moi, il y a deux volets dans cette affaire-là, il y a le volet
informatique et il y a le volet de la planification.
Le volet informatique, moi n'étant pas une
experte de l'informatique, n'importe qui qui me connaît... Vous voyez, je n'ai
pas d'ordinateur. Alors, c'est certain que ce n'est pas moi qui suis en mesure
de dire si des systèmes sont les bons systèmes et tout ça. Quand je suis
arrivée en poste, le 20 octobre 2022, c'était déjà sur le point de se
faire. Alors, moi, j'ai rencontré le P.D.G. de l'époque, on m'a présenté le
système, j'ai demandé à ce qu'il rencontre les équipes de mon collègue au
ministère du Cybernumérique, j'ai demandé à ce qu'il rencontre aussi le
secrétaire général, pour être certaine que tout le monde était confortable avec
la transition informatique, n'étant pas moi-même une personne qualifiée pour
apprécier une telle transition informatique. C'est la première chose. Et il
faut dire que tout ça, ça se préparait depuis des années, bien avant que je
devienne titulaire du ministère des Transports. Donc ça, c'est une chose, sur
l'aspect informatique, et, évidemment, on a des gens de la SAAQ ici, là, qui
pourront compléter au besoin.
Mais, sur l'aspect planification, pour
moi, c'était là la plus grosse lacune, parce que, dans la mesure où on me
dit : On n'a pas le choix de fermer tous les systèmes en même temps
pendant trois semaines, parce que là, on... Tu sais, puis c'est ça, c'est des
choses très informatiques, là, qui dépassent mes compétences. Mais
l'anticipation de la recrudescence d'achalandage dans les points de service, à
mon sens, aurait pu être mieux faite, et notamment dans les mandataires, parce
que, sur un total de points de services au Québec, il y a seulement un tiers
qui sont des centres de services avec des employés de la SAAQ et deux tiers
environ qui sont des mandataires pour lesquels il n'y avait pas un suivi très,
très assidu de ce qui se passait là. Alors, ça, c'est une des choses que j'ai
faites avec la SAAQ, demander qu'on ait un aperçu de ce qui se passe un peu
partout, tu sais, quand on voyait les «line-ups» dans... aux nouvelles et tout
ça, et rapidement, là, quand on s'est mis à travailler ensemble, on avait des Teams
tous les jours, donc on a redressé tout ça, on a eu des portraits, puis les
gens qui sont ici, entre autres, avec qui j'ai travaillé... Bien là, il y a...
le P.D.G. actuel n'était pas là à l'époque. Mais, bref, on a eu un portrait de
ce qui se passait aux endroits, on a corrigé les endroits qui étaient
problématiques, ceux qui étaient problématiques à répétition, on les a fermés,
on a consolidé les services pour venir à bout de ça. Aujourd'hui, ça va
beaucoup mieux, quand même, il faut le dire. Mais c'est la réponse la plus
transparente et honnête que je pourrais donner.
À la suite de ça, on a demandé un audit,
conjointement avec le ministère du Cybernumérique, il y a des conclusions qui
ont été tirées. Là, il y a la VGQ, effectivement, qui va refaire un exercice...
Mme Guilbault : ...analyse rétroactive. On en prendra acte, le moment où
elle nous déposera son rapport, mais je pense en faire un constat assez lucide.
M. Derraji : Merci beaucoup,
et je sens... je sens vraiment la préoccupation par rapport à cet enjeu, mais
vous savez qu'on gère les finances publiques aussi, vous êtes responsable de
cette gestion. Je ne veux pas vous faire porter le blâme uniquement, et je
pense que vous le partagez avec un autre collègue à vous. Mais, encore une
fois, ma question : Si c'est à refaire, c'est quoi, la première étape,
pour nous éviter des dépenses inutiles? Écoutez, j'ai une question où, juste
les roulottes, on est dans les 100 000 $, en termes de location.
100 000$, ce n'est rien devant des contrats pour faire l'autopsie de ce
qui s'est passé à SAAQclic, 270 000 $. Il y a d'autres contrats, si
j'ose dire, inutiles, qui nous ont ramenés, en tant que contribuables, à
supporter... je ne sais pas si j'ai le droit de l'utiliser, mais une certaine incompétence
quelque part. Mais, si vous faites l'autopsie de ce qui s'est passé, si vous
êtes de l'extérieur... maintenant, vous êtes aussi à l'intérieur... en termes
de responsabilité, quelle est votre
part versus celle de votre collègue
responsable du virage numérique?
• (11 h 50) •
Mme Guilbault : Bien, d'abord, c'est une responsabilité gouvernementale. Il
y a la solidarité ministérielle, donc je pense qu'on est tous derrière les
projets puis les... Tu sais, il faut partir du départ, là. Le virage numérique,
c'est quelque chose qui est nécessaire au gouvernement, qui a été réfléchi
depuis, probablement, même, à l'époque des derniers gouvernements de mon
collègue, libéraux. C'est quelque chose que ça fait longtemps qu'on veut faire.
Jamais personne ne s'est lancé pour vrai, et là, nous, on a décidé de le faire.
Ça s'est fait à la SAAQ. Audacieux, peut-être, quand tu as 2 millions, je
pense, de transactions par mois, mais, bon, en tout cas, on a commencé par là
pour le SAG, là. Je parle du Service d'authentification gouvernementale, qui
devient la nouvelle porte d'entrée pour, éventuellement, tous les services en
ligne, qu'on va, graduellement, convertir. Mais moi, je ne me suis jamais
défilée de cette responsabilité-là, même pas sous prétexte que je venais
d'arriver quand ça s'est fait, parce qu'il reste que c'est moi, la ministre des
Transports. Je pense que j'ai pris ma part de responsabilité.
Mais, moi, ce qui me préoccupe dans la
vie, c'est que les citoyens qui paient pour des services, puis qui paient nos
salaires avec leurs taxes et leurs impôts, reçoivent les services. Alors, quand
on me donne l'exemple d'une roulotte à 100 000 $, effectivement, ce
n'est pas idéal, mais quand je vois des «line-ups», l'hiver, à la succursale
d'Henri-Bourassa... c'est moi, avec le P.D.G. de l'époque... j'ai dit :
Trouve-nous des roulottes, faisons quelque chose, on ne peut pas laisser les
gens dehors, ça n'a pas de bon sens. C'était l'hiver, on était en février.
Donc, tu sais, est-ce que c'est idéal? Non. Mais si c'était à refaire, pour
reprendre le style de question de mon collègue aujourd'hui, si c'était à
refaire, oui, on remettrait des roulottes, pour que les gens puissent attendre
au chaud.
M. Derraji : Mais loin de moi
de faire un jeu de mots, aujourd'hui, là, c'est... Je n'utilise pas «si c'est à
refaire», là... Croyez-moi, là, je ne suis pas dans un jeu de mots, «si c'est à
refaire»... C'est juste que ça adonne que vous avez une panoplie de dossiers,
que vous maîtrisez très bien : troisième lien, consultation, SAAQclic. Je
peux même aller sur... malheureusement, je n'ai pas beaucoup de temps, mais le
pont de l'île d'Orléans. Je sens qu'il y a des choses qu'on aurait dû faire
autrement.
Et je profite de l'occasion que vous êtes
en face de moi... vous êtes une femme intelligente, vous suivez vos dossiers...
c'est... clairement, vous avez des choses en tête... que, si c'est à refaire,
est-ce qu'on va faire la même chose? C'est pour cela que je vous pose la
question par rapport à SAAQclic. Les contribuables paient cher ce virage
numérique. Parce que c'est le premier, vous avez raison de le dire, mais il y
aura d'autres virages, et c'est là où je vous pose la question : C'est
quoi la chose à refaire... à ne pas faire si vous voulez entamer le virage par
rapport à SAAQclic?
Mme Guilbault : Pouvez-vous juste me répéter la fin? À faire ou ne pas
faire?
M. Derraji : Bien, à ne pas
faire, pour nous éviter ce fiasco, que les Québécois paient cher maintenant, et
que c'est rendu que la VG va venir enquêter. On n'avait pas besoin de ça.
Mme Guilbault : Oui, bien, exactement, une autre femme intelligente, la VG,
alors on verra ses conclusions. Est-ce qu'elles seront similaires à celles
qu'on a reçues dans l'audit qui a été fait? On va voir. Mais... Puis, encore
là, il me semble avoir déjà répondu tout à l'heure, là, quand j'ai fait mon
appréciation rétroactive de ça. Je pense qu'on aurait pu mieux planifier la
réouverture des bureaux. Déjà, fermer les bureaux de la SAAQ pendant trois
semaines, c'est une évidence que ça va refouler, si vous me passez
l'expression. Je pense qu'on a surestimé le nombre de personnes qui allaient
aller utiliser les services en ligne, on a probablement...
Le Président (M. St-Louis) : En
conclusion, Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : ...on a sous-estimé, peut-être, les bogues et les
problématiques, ce qui fait qu'on s'est retrouvés dans cette situation-là.
Le Président (M. St-Louis) : Merci.
Ceci met fin au premier bloc d'échange. Je suis maintenant prêt à reconnaître
le porte-parole de la deuxième opposition. M. le député de Taschereau, la
parole est à vous. Vous disposez de 14 min 40 s.
M. Grandmont : Merci, M. le
Président. Bonjour, tout le monde. Bonjour, Mme la ministre. Je vais vous
parler de financement des opérations de transport collectif au Québec. Le plan
de financement cinq ans, le plan quinquennal, on en est où?
Mme Guilbault : C'est toujours mon souhait... Je veux juste prendre une
petite minute pour, moi aussi, saluer... parce que, dans le fond, je ne l'ai
pas fait, mais c'est mes propres équipes, alors...
Mme Guilbault : ...quand même saluer puis remercier tous ceux qui sont ici
présents avec nous. Donc... bien, j'ai toujours le même objectif. Il faut dire
que la première année, on a donné le 400 millions. L'an dernier, le
265 millions. Donc là, cette année, on aura des discussions, notamment, on
attend le résultat des audits de performance qui vont nous arriver en septembre.
Et j'aimerais bien, oui, attacher les trois prochaines années pour avoir...
dans le fond, si on prend les deux années déjà faites, pour avoir le
quinquennal.
M. Grandmont : Donc, le plan
quinquennal va inclure deux années où on a mis un plasteur, dans le fond, c'est
ça. Donc, ça va être trois ans, après ça, de financement prévisible pour les
sociétés de transport.
Mme Guilbault : Bien, deux années à 665 millions. Si le collègue
considère que c'est un plasteur, je l'invite à évaluer un peu les finances
publiques. C'est des gros, gros, gros montants.
M. Grandmont : Mais on va en
parler un peu tantôt, là. Vous avez parlé des audits. Ça, c'est en cours
actuellement?
Mme Guilbault : Oui.
M. Grandmont : Donc, ça se
termine quand, ça?
Mme Guilbault : Septembre.
M. Grandmont : Ça se termine
en septembre. Moi, j'ai été audité dans mon ancienne vie. Dans les organismes
dans lesquels j'ai œuvré, on était audités, on avait toujours un moment avec
l'auditeur pour expliquer, pour commenter le rapport avant qu'on envoie nos
différents bailleurs de fonds. Est-ce que les sociétés de transport auront
cette possibilité-là avant que les audits soient rendus publics ou utilisés de
manière publique?
Mme Guilbault : On me confirme que oui, et je me suis laissé dire que la
collaboration est excellente entre la firme et les sociétés de transport.
M. Grandmont : D'accord.
C'est drôle parce que, quand moi, je parle de sociétés de transport, ils ont la
crainte de ne pas pouvoir commenter les audits avant qu'ils soient utilisés par
vous ou par... peu importe, là, mais qu'ils soient utilisés de manière
publique.
Mme Guilbault : Effectivement, l'ATUQ nous a fait des représentations à ce
sujet et on les a rassurés.
M. Grandmont : Parfait. On va
aller sur les demandes d'optimisation qui ont été faites. Vous le savez aussi
bien que moi, là, vous lisez vos revues de presse vous aussi le matin, là,
L'ATUQ... selon l'ATUQ, en 2025, on devrait avoir... en tout cas, ils
anticipent un déficit pour l'ensemble des 10 sociétés de transport de
622 millions de dollars. À l'ARTM, on parle de
561 millions de dollars en 2025. Puis j'entendais ce matin le premier
ministre répondre à la question de mon collègue de Gouin, puis il disait :
Les municipalités doivent en faire davantage. On vous a entendu souvent aussi
dire... et c'est la même chose aussi de la part du premier ministre, il a parlé
des salaires des employés, là, il a parlé d'optimisation, on devait optimiser les
finances, la gestion des finances des sociétés de transport. Pensez-vous
vraiment qu'on peut optimiser à hauteur de 622 millions de dollars en
2025 dans les 10 sociétés de transport au Québec?
Mme Guilbault : Non, mais ce qu'on dit, c'est qu'il faut trouver d'autres
solutions que de juste transférer un déficit au gouvernement, déficit pour
lequel... sur lequel le gouvernement n'a aucun contrôle direct parce qu'on
n'est absolument pas impliqué dans la gestion des sociétés de transport.
M. Grandmont : Quand vous...
Parce que vous gérez aussi les routes au Québec, les routes du ministère... qui
appartiennent au ministère des Transports et de la Mobilité durable. Quand on
parle des routes, les routes ne génèrent pas de l'argent, on ne demande pas à
des... sauf quelques exceptions, il y a des péages à quelques endroits au
Québec, mais généralement, le réseau routier au Québec ne génère pas de
l'argent. Est-ce que vous parlez d'un déficit quand on parle des routes ou
c'est juste réservé pour le transport collectif? L'utilisation du mot
«déficit», là.
Mme Guilbault : Mais un déficit qui serait basé sur quoi? Moi, un déficit,
c'est basé sur des dépenses et des revenus dans une organisation qui est une
OPTC. Les routes, vous l'avez dit, c'est nous qui les gérons. Alors, je ne suis
pas certaine que la comparaison tient.
M. Grandmont : Ça appartient
au ministère des Transports. C'est des dépenses.
Mme Guilbault : Oui, mais c'est une mission de l'État. Gérer le transport
collectif des sociétés de transport, ce n'est pas une mission de l'État. On a
déposé un budget avec un déficit de 11 milliards parce qu'on a choisi de
payer plus les profs et les infirmières, notamment dans le réseau de la santé.
Et nous, on n'a pas le luxe de refiler nos déficits ailleurs. Alors, je pense
que chacun, comme j'aime bien dire, doit gérer sa fougère puis trouver ses
propres solutions. Parce que ce n'est pas réaliste de penser qu'on peut juste
transférer un déficit systématiquement au gouvernement. C'est les mêmes
citoyens qui paient en bout de ligne. Et le transport collectif sur un
territoire donné est d'abord et avant tout la responsabilité des élus et des
gestionnaires du territoire donné et non pas de l'ensemble des 9 millions
de Québécois.
M. Grandmont : Le
gouvernement du Québec et le ministère a adopté une politique de mobilité
durable au Québec. On est d'accord? Donc, c'est dans la mission de l'État que
de promouvoir et de déployer du transport collectif au Québec aussi. Oui?
Mme Guilbault : Bien, tout à fait.
M. Grandmont : Parfait.
Mme Guilbault : Et c'est la raison pour laquelle j'ai ce tableau-là, ici,
que mon collègue connaît bien. Jamais un parti politique au gouvernement du
Québec n'a investi en transport collectif autant que la CAQ et c'est vrai
aussi... Bien, vous voyez, il a même une copie, mon collègue. Maintenant, il la
traîne avec lui. Donc, jamais autant en exploitation et jamais autant en
immobilisation. Je vais lui sortir le PQI aussi que... Ah! tiens, il est ici,
il n'est jamais loin, page a-18. Donc, tu sais, le PQI, là, on est
pratiquement au double qu'à l'époque des libéraux en transport collectif.
M. Grandmont : Parfait,
excellent.
Mme Guilbault : Donc, oui, on est en...
M. Grandmont : Donc,
dites-moi donc, là, votre tableau, j'en avais amené une copie au cas où vous ne
l'auriez pas amenée, mais je suis content que vous le traîniez tout le temps
avec vous, on remarque qu'il y a une augmentation assez importante, là, en
2020...
M. Grandmont : ...on passe de
35 % à 51 % dans la contribution, là, du... Il faut d'abord dire,
hein, que c'est un graphique qui mélange un peu beaucoup d'informations, là. Il
y a les opérations là-dedans, il y a les immobilisations, puis il y a également
les aides d'urgence. Est-ce que c'est correct de dire ça?
Mme Guilbault : Bien, il y a la
partie dépensée pour les immobilisations.
M. Grandmont : Immobilisations,
donc, ce qui est dépensé. Après ça, il y a aussi, effectivement, l'opération et
les aides d'urgence. Donc, c'est tout l'argent qui est mis par le gouvernement,
par le ministère dans le transport collectif.
• (12 heures) •
Mme Guilbault : Oui.
M. Grandmont : Parfait, on
est d'accord.
Mme Guilbault : Presque tout, là, mais, oui.
M. Grandmont : Oui, c'est ça,
exactement. Donc, cette hausse-là qu'on a à partir de 2020, là, elle est due à
quoi principalement?
Mme Guilbault : Elle est due au fait que le gouvernement s'est vu avec
l'obligation de compenser les pertes de tarifs, parce qu'il n'y avait plus
personne dans le transport en commun, parce que les gens étaient confinés. Il y
a aussi eu une aide... puis c'est peut-être là que le député veut en venir, je
sais qu'il aime bien le gouvernement fédéral... il y a eu une aide fédérale
aussi, ponctuelle, sur deux ans, à la suite de quoi le gouvernement fédéral
s'est retiré complètement. Alors, à nouveau, puis quand on regarde, là, malgré
que le gouvernement fédéral s'est retiré, la colonne bleue est encore plus
grande qu'à l'époque avant la CAQ. Alors, c'est nous qui assumons ça ici.
M. Grandmont : Moi,
j'aimerais vous montrer un autre graphique, celui-là. Ce qu'on remarque, là,
c'est que ça, c'est les investissements en transport collectif, maintien et
développement, donc il n'y a pas les aides d'urgence là-dedans. Donc, à partir
de 2020, il y a une hausse assez importante des montants qui sont investis.
Est-ce qu'on pourrait dire que cette hausse importante là est due, entre
autres, à l'électrification, le projet d'électrification du transport collectif
au Québec?
Mme Guilbault : Bien là, je ne suis pas certaine d'avoir bien compris. S'il
me parle du PQI ventilé en maintien et en bonification, on n'est plus dans les
aides d'urgence, qui étaient en compensation de pertes tarifaires, là.
M. Grandmont : Exactement.
C'est ça, exact, exact. Donc, moi, je vous amène vraiment sur le maintien puis
les immobilisations. Donc, à partir de 2020, on remarque qu'il y a une hausse.
Est-ce que c'est dû à l'électrification principalement, cette hausse-là?
Mme Guilbault : Une hausse de quoi? Parce que là, le graphique, je l'ai vu
vitement, là.
M. Grandmont : Des
investissements, une hausse des investissements.
Mme Guilbault : Mais l'orange, c'est quoi? L'orange, c'est les
bonifications?
M. Grandmont : L'orange,
c'est les immobilisations.
Mme Guilbault : O.K. Bien, c'est parce que là, je ne vois pas bien, là. Il
faudrait juste que je comprenne...
M. Grandmont : Je pourrais le
déposer, mais, je veux dire, ça fait
partie de...
Mme Guilbault : Ça, c'est le PQI?
M. Grandmont : ...ça fait
partie de vos chiffres. On extrait des chiffres de votre tableau, on a enlevé
les aides d'urgence, et ce qu'on est capables de montrer, c'est
qu'effectivement il y a une hausse, à partir de 2020, des investissements en
immobilisations. Je veux savoir : Est-ce que c'est dû à l'électrification?
Mme Guilbault : Oui, mais c'est parce que, dans mon tableau, il n'y a pas
juste les aides d'urgence, là. Il y a, par exemple, le Programme d'aide au
développement du transport collectif. Tu sais, il y a d'autres affaires. Donc
là, je ne sais pas quel genre d'extraction a été faite.
M. Grandmont : Moi, ce que je
veux savoir, c'est : À partir de 2020, est-ce que vous avez augmenté de
façon importante les investissements dans le projet d'électrification du
transport en commun au Québec?
Mme Guilbault : Bien, à partir de 2020, pas particulièrement, non. Le PEV a
été déposé en quelle année? 2021, je pense. Puis les cibles sont dans le PEV.
M. Grandmont : Donc, il n'y a
pas de sommes liées à ça. L'électrification des transports, c'est un projet qui
avance bien, pour vous?
Mme Guilbault : Bien... Non, mais je ne dis pas qu'il n'y a pas, absolument
pas de ça, mais là il faudrait que je le vérifie. Mais c'est parce qu'il
m'arrive, à brûle-pourpoint : En 2020, est-ce qu'il y a des sommes en
électrification? On a peut-être financé des autobus électriques, en quelque
part, là, mais là il faudrait que je le vérifie.
Le Président (M. St-Louis) : M.
le député, est-ce que vous souhaitez déposer le tableau, au bénéfice des
membres de la commission?
M. Grandmont : Oui,
absolument, ça va me fait plaisir.
Mme Guilbault : Bien non, mais, c'est ça, c'est après le PEV,
l'électrification, donc ça ne peut pas être avant...
M. Grandmont : Je vous invite
à regarder...
Mme Guilbault : C'est la ligne bleue, qu'on me dit, en 2020, qui a été...
2021. Bien, il me parle de 2020 ou 2021?
M. Grandmont : Non, non, non,
c'était 2020.
Mme Guilbault : O.K. Bien, 2020, je pourrais... il faudrait qu'on puisse
l'analyser plus en détail.
M. Grandmont : D'accord. Je
vous fais remarquer une autre chose là-dessus. En fait, ce graphique-là, on l'a
fait en tenant compte... en fait, en mettant les données d'investissements en
immobilisation et en maintien, en dollars constants, puis en ramenant sur... au
prorata, donc, par 100 000 habitants, et ce qu'on remarque, en fait, c'est
que pour 2024-2034, on est à peu près à l'équivalent de ce qu'on investissait
en 2014 ou... en 2014, dans le fond, au PQI de 2014. Donc, dans le fond, ce que
je comprends de l'analyse qu'on fait de ce graphique-là, quand on rapporte,
quand on ramène au nombre de citoyens au Québec, et quand on met ça en dollars
constants, c'est que, finalement, les investissements, qui sont si grands que
ça, selon votre gouvernement, sont très comparables à ce qu'on faisait avant,
au Québec, de toute façon, en 2014 également.
Mme Guilbault : ...je regarde le PQI ici, là, puis le PQI 2015-2025,
transport collectif, 7,2 milliards, et, cette année, 13,8 milliards,
donc c'est presque le double, là. Alors, je ne sais pas... Puis peut-être que
j'inviterais mon collègue à nous le déposer, ce tableau-là, parce que...
M. Grandmont : Oui, j'ai déjà
confirmé...
Mme Guilbault : ...s'il a une série de questions qui portent dessus, comme
on ne sait pas exactement de quoi il parle, c'est difficile de répondre
intelligemment. Mais le PQI, lui, est un document, tu sais, de référence commune.
Et 7,2 milliards en 2015-2025, le PQI 2015-2025, 7,2 milliards, et,
cette année, 13,8 milliards. Ça fait que c'est implacable.
M. Grandmont : O.K. On va
revenir aux opérations. Je l'ai dit tantôt, il y a beaucoup d'investissements
qui sont prévus... de déficits qui sont prévus, là...
Haut de la page
12 h (version non révisé
e) M. Grandmont : ...au niveau de
l'ARTM et au niveau également de l'ATUQ pour l'année qui vient. Vous savez sans
doute que le... la CMM, ça représente 55 % du PIB du Québec. C'est donc le
poumon économique. C'est énorme, ce qui se passe là-bas. Je ne sais pas si vous
savez combien de personnes empruntent le métro à chaque jour à Montréal.
Mme Guilbault : Je n'ai pas la donnée, non.
M. Grandmont : C'est 900 000,
900 000, 1 million de personnes qui l'emploient, qui l'utilisent à
chaque jour. C'est la plus grande infrastructure de transport au Québec, plus
que le pont Champlain. Pont Champlain, on est à peu près à 150 000 déplacements
enregistrés dessus chaque jour.
Moi, ce que je vois dans la... dans ce qui
se présente actuellement, c'est un... d'éventuelles coupes dans le transport en
commun. On ne voit pas de solution, du côté des sociétés de transport, du côté
des municipalités, à... aux offres qui sont faites par le gouvernement. Et ça
ressemble de plus en plus à un désengagement du gouvernement du Québec dans le
financement des opérations du transport collectif. C'est ce qu'on remarque. On
l'a entendu ce matin. La motion qui demandait... La motion que j'ai déposée,
qui demandait qu'il n'y ait pas de coupure dans le transport collectif au
Québec a été battue par le gouvernement. Le premier ministre lui-même a dit :
C'est aux municipalités de faire leur part, on doit optimiser, on doit revoir
les salaires des employés.
Moi, ça me fait penser aux années 90. Je
ne sais pas si Mme la ministre est une utilisatrice des transports collectifs.
Moi, je le suis depuis mon secondaire, au début des années 90.
Mme Guilbault : Moi aussi.
M. Grandmont : Excellent.
Mme Guilbault : L'autocar des chutes.
M. Grandmont : Je ne sais pas
si vous vous souvenez, il y avait quand même beaucoup de grèves, il y avait de
la turbulence, il n'y avait pas de développement de transport collectif dans
les années 90, et tout ça résultait d'une réforme, la réforme Ryan. Il y
avait... Du côté de M. Ryan, on avait décidé de renvoyer la responsabilité du
transport collectif dans les mains des... des municipalités et, au niveau du
ministère des Transports, on ne s'occupait dorénavant plus que des autoroutes,
et des routes nationales, et des routes régionales. Qu'est-ce que ça a fait?
Quinze ans de stagnation du transport collectif. On ne le développait plus et
on avait des coupures de services, avec des turbulences aussi qui venaient
avec... avec ça, avec des conflits de grèves.
Il y a eu un grand changement. Puis je me
permets de vous montrer ce graphique-là parce que c'est très, très clair, l'effet
que la réforme Ryan a eu sur le transport collectif, à la fois sur le
développement de l'offre, sur le maintien de l'offre et sur l'achalandage. Il y
a eu un changement. En 2006 jusqu'en 2012, on a eu une politique d'amélioration
du transport collectif et on a vu à la fois l'offre et l'achalandage augmenter
de façon très impressionnante. On est revenus à des niveaux qui dataient de la
période de la Deuxième Guerre mondiale. C'était hallucinant. C'était à
Montréal, entre autres.
Donc, moi, je demande : Est-ce que
vous voulez... Parce que je vous regarde aller, je regarde aller le
gouvernement et je suis très inquiet qu'on refasse les mêmes erreurs qu'on a
déjà faites par le passé, dans les années 90 notamment. Est-ce que votre
gouvernement, Mme la ministre, veut être le gouvernement des coupures et de la
stagnation du transport collectif au Québec dans les prochaines années ou si on
veut être le gouvernement de la relance? Et juste déployer des nouveaux projets
sans chauffeur à l'intérieur, ça ne fonctionne pas. Ça prend de l'argent pour
les opérations. Donc, quel genre de gouvernement voulez-vous être, celui de la
stagnation et des coupures ou le gouvernement de l'augmentation de l'achalandage
tel qu'on devrait penser que ça serait votre mission, considérant le
titre que
vous avez donné à votre ministère?
Le Président (M. St-Louis) : En
30 secondes, s'il vous plaît, Mme la ministre.
Mme Guilbault : La réponse est évidente. On est manifestement le
gouvernement des investissements sans précédent. Comment on peut parler de
coupures quand on regarde les colonnes bleues ici, là? À moins d'être
daltonien, on voit très bien que jamais personne n'a investi autant que la CAQ
en transport collectif. Ce sera ça, étant donné que j'ai 30 secondes. Mais
je ne comprends même pas qu'on me pose cette question-là, avec un graphique
aussi implacablement clair.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
Mme la ministre. Merci, M. le député. Je vous demanderais de bien vouloir
acheminer le tableau que vous désirez déposer à la commission.
Donc, je suis maintenant prêt à
reconnaître le porte-parole de la troisième opposition. M. le député des Îles-de-la-Madeleine,
la parole est à vous. Vous disposez de 14 minutes 40 secondes.
M. Arseneau : Merci beaucoup.
Merci, M. le Président. Merci, Mme la ministre, d'être là. Vos... Je salue vos
équipes et également mes collègues de tous les partis représentés à l'Assemblée
nationale.
Ma première question, Mme la ministre,
porte sur le mandat qu'a confié le gouvernement à CDPQ Infra concernant l'étude
du réseau structurant de transport à Québec. Combien vaut ce contrat?
Mme Guilbault : Pardon?
M. Arseneau : Combien vaut ce
contrat confié à CDPQ Infra?
Mme Guilbault : Bien, ce n'est pas un contrat comme tel...
M. Arseneau : …bien, CDPQ
Infra a pour objectif de faire fructifier les avoirs de tous les épargnants au
Québec, ils ne font rien pour rien. Combien ça coûte?
Mme Guilbault : Mais il y a une entente-cadre qui a été prévue entre la
CDPQ Infra et le gouvernement, et là, actuellement, le mandat qu'ils font pour
nous, il n'y a pas de somme comme telle rattachée.
M. Arseneau : Pro bono, ils
font ça...
Mme Guilbault : Si on va de l'avant... Pardon?
M. Arseneau : Ils font ça pro
bono. Ils font ça pour... gratuitement.
Mme Guilbault : Non, c'est-à-dire que c'est prévu d'une manière où, ensuite
de ça dans le cadre du projet, s'ils réalisent le projet, il y a des ententes
financières qui vont être prises. Si jamais ils ne le font pas, on va repayer
les travaux qui ont été faits.
M. Arseneau : Est-ce que vous
savez combien ça va coûter, si jamais vous deviez les rembourser pour ça?
Mme Guilbault : Bien, les travaux... les travaux sont inachevés
actuellement. Donc, on aura cette... cette information-là quand les travaux
seront terminés.
M. Arseneau : Est-ce qu'il
n'y a pas quelque chose d'ironique dans le fait qu'on a interrompu les travaux
pour la construction d'un tramway dont on jugeait qu'il était vraisemblablement
hors de prix et qu'on confie un mandat à CDPQ sans savoir combien ça va nous
coûter?
• (12 h 10) •
Mme Guilbault : Il faut quand même rappeler que la raison pour laquelle on
en est là, c'est que personne n'a soumissionné sur l'appel d'offres de
l'infrastructure du tramway de Québec, on ne le rappelle pas souvent dans les
médias, là, mais la réalité, c'est qu'il y a eu aucun soumissionnaire sur
l'appel d'offres du tramway en novembre dernier. Alors, on s'est retrouvés avec
un projet que personne ne voulait faire. Donc, il fallait trouver une solution.
Et la caisse, qui est en train de faire le REM, et qui a une expertise reconnue
et crédible, nous paraissait la meilleure... le meilleur intervenant pour mener
à bien ce mandat-là.
M. Arseneau : Est-ce que vous
ne pensez pas que la population de Québec et du Québec serait en attente de
savoir combien d'argent public est dépensé dans un projet qui consiste à
justement donner une orientation au gouvernement, une orientation quand même
fondamentale? On a appris aussi que CDPQ Infra fait... a une relation
d'affaires avec une autre firme, CTEQ, et là également on refuse de donner
cette information-là. On est dans l'étude des crédits. Est-ce que c'est parce
que vous ne voulez pas donner cette information-là ou vous ne l'avez pas?
Mme Guilbault : Non, mais encore une fois, moi, je... moi, je n'ai pas
cette information-là ici aujourd'hui, mais, de toute façon, le mandat est en
cours. Alors, quand il sera terminé, on pourra faire, si on veut, l'espèce de
post-mortem ou... tu sais, c'est ça. Puis il y aura une étude de crédits l'année
prochaine, puis on verra la suite aussi, là. Actuellement, on est dans une
sorte de mandat de préplanification ou, tu sais, de proposition, puis on n'est
pas encore dans qui réalisera quoi.
M. Arseneau : Mais on sait...
Mais ce qu'on sait, c'est que CDPQ Infra réalise actuellement une espèce de
synthèse de l'ensemble des études et va vous déposer une proposition,
vraisemblablement en juin. Et ça, c'est un mandat, et les mandats, on peut
décider d'aller en appel d'offres et de voir quelles sont les firmes, y compris
CDPQ Infra, qui pourraient nous faire une soumission, une proposition. Là, on a
choisi CDPQ Infra, on n'a pas regardé s'ils étaient compétitifs dans le marché
puis on n'a aucune idée des dépenses que ça va encourir si jamais la proposition
ne consiste pas à donner le projet de réalisation à CDPQ Infra.
Mme Guilbault : Mais la CDPQ Infra a été créée en 2015 précisément pour
pouvoir réaliser des projets d'infra avec le gouvernement ou pour le
gouvernement. Alors, ils sont en train de le faire avec le REM, donc il n'y a
rien de... Puis, comme je vous dis, tout ça est prévu dans une entente qui a
été rédigée à l'époque, c'est le Parti libéral qui a fait ça. Et donc il n'y a
rien d'inusité, là, la Caisse de dépôt a un mandat double, là, rentabiliser les
fonds de retraite, mais aussi participer au développement économique du Québec.
M. Arseneau : Mais ils auront
effectivement, lorsqu'il est question de signer, par exemple, des ententes avec
le gouvernement pour la mise en place d'un service de transport, des objectifs
de rentabilité. Et tout ça est chiffré. Et je suis très surpris de voir qu'ils
font comme ça des mandats où ils nous disent... parce qu'on les a tous
rencontrés, ils nous disent qu'ils n'ont aucune intention pré... préalable. Ce
n'est pas en... ce n'est pas inscrit en toutes lettres qu'ils auront le contrat
en bout de ligne. Parce qu'en fait c'est une autre préoccupation qu'on a.
Est-ce que les conclusions pourraient nous mener à l'offre d'un contrat pour
une réalisation, soit d'un réseau structurant, là, dans la ville de Québec,
avec ou sans lien avec le... la rive-sud? Est-ce que ça pourrait être octroyé à
une autre instance que CDPQ Infra? On nous attend... on...
Mme Guilbault : On parle de la réalisation...
M. Arseneau : Oui, oui.
Est-ce que la proposition sera faite de façon indépendante ou neutre ou sera
faite dans l'intention d'obtenir un contrat de la part du gouvernement pour la
réalisation du projet, éventuellement? Parce qu'on espère qu'il y aura des
projets qui vont émaner de ça en matière de transport structurant. J'essaie
juste de...
Mme Guilbault : Non, mais la... Oui.
M. Arseneau : Je veux
juste... oui, je vais juste préciser ma question, si vous permettez. Quand on
rencontre CDPQ...
M. Arseneau : ...Infra, ils
ont dit : On a pris ce mandat-là comme n'importe quelle firme de
consultants l'aurait prise. Ce qu'on fait n'a aucun lien avec ce qu'on fait
dans la réalisation de projets comme le REM. Et là, aujourd'hui, on apprend de
la part de la ministre qu'il n'y a aucun contrat, il n'y a aucune somme qui a
été affectée à ce projet-là, parce qu'on imagine bien que si CDPQ Infra devait
avoir un contrat de réalisation, tout ça sera inclus dans le même forfait.
Alors, il y a comme deux versions qui me semblent contradictoires, d'une part,
on dit on fait ça comme un consultant indépendant, et vous nous dites :
Bien non, on le fait pro bono puis on verra s'ils ont le contrat ou pas, puis
le cas échéant ils seront payés à l'intérieur du... de la réalisation. Ça me
semble contradictoire.
Mme Guilbault : Mais c'est parce que c'est prévu comme ça dans
l'entente-cadre, qui est un document public que je n'ai pas ici, là, je passe
mon temps à fouiller dans ma sacoche mes mêmes vieux documents, je ne l'ai pas,
mais le député peut la consulter, toutes ces modalités-là, les... la structure
des bureaux de projet, toutes ces choses-là sont déjà prévues dans une
entente-cadre, mais j'ai ici copie de la lettre-mandat que j'ai envoyée au
P.D.G. de la CDPQ Infra le 20 novembre dernier, et c'est très clair,
là : «Dans le cadre de... dans le cadre de l'entente en matière
d'infrastructures publiques, le gouvernement souhaite solliciter l'expertise de
la CDPQ Infra, filiale de la Caisse de dépôt, pour analyser la mobilité
actuelle et projetée de tout mode de transport confondu. À partir des constats
et des enjeux des études réalisées à ce jour avec la collaboration du
ministère, de la ville, du Bureau de projets, CDPQ Infra recommandera, là où
les solutions qui permettront, un, d'identifier un projet de transport
structurant, deux, d'améliorer la mobilité, la fluidité dans la CMQ, notamment
entre les deux rives». C'est ça, le mandat. Ils vont nous déposer ça. Puis là
il y avait la notion de six mois aussi. Alors, ils nous déposeront ça en juin,
et ensuite de ça, on va voir ce qu'on fait avec, mais que ce soit eux qu'ils
réalisent ou non, les deux issues sont déjà... les modalités des deux issues
sont déjà prévues dans l'entente... dans l'entente en matière
d'infrastructures.
M. Arseneau : Et les
modalités, advenant le fait qu'on ne leur confie aucun contrat de réalisation,
il y a des modalités pour les rembourser pour le travail effectué depuis le
mois de janvier, mais on ne sait pas le montant.
Mme Guilbault : Bien, à date, non, on ne l'a pas parce que le travail n'est
pas terminé, mais on le saura, le moment venu.
M. Arseneau : Mais quand vous
dites que le travail n'est pas terminé, tous les contrats qui sont donnés par
le gouvernement du Québec sont donnés sur la base d'un chiffre qui est entendu
entre les parties et les contrats ne sont jamais terminés avant qu'ils soient
octroyés. Pourquoi vous dites ça?
Mme Guilbault : Non, on peut... non, mais on peut penser à quelques
millions, mais on n'est pas en mesure aujourd'hui de donner un montant précis.
M. Arseneau : Quelques
millions. On s'attendrait à davantage de la part de CDPQ de pouvoir planifier
combien ça va coûter, combien ils vont offrir à ces CTEC pour pouvoir les aider
à faire la réalisation du... du projet, surtout quand la question financière
est au cœur des préoccupations de tous les Québécois dans un... dans des
projets comme ceux-là qui... dont les coûts explosent, à mon point de vue. Mais
est-ce que vous pouvez nous dire quand le rapport sera déposé? On parle de
juin.
Mme Guilbault : En juin.
M. Arseneau : Est-ce qu'on
parle d'ici la fin de la session parlementaire ou de la fin juin?
Mme Guilbault : Bien, la session finit le 7, alors, disons, juin.
M. Arseneau : Oui, c'est
vague. Est-ce que...
Mme Guilbault : Bien, ce n'est pas vague, la session finit le 7, alors si
on enlève les samedis puis les dimanches, ça ne laisse pas beaucoup de temps
avant la fin de la session, objectivement.
M. Arseneau : Mais vous savez
que déposer le... le rapport lorsque les parlementaires siègent ou déposer le
rapport entre la fête nationale et la fête de la Confédération, ce n'est pas
tout à fait la même chose pour qui veut en prendre connaissance, et de
l'expliquer, et le comprendre.
Mme Guilbault : Mais je suis d'avis qu'il y a beaucoup de gens très, très
intéressés, donc j'ai l'impression, quelle que soit la date, beaucoup de gens
vont le lire, mais je comprends où veut en venir le collègue, mais là je lui
parle de juin, donc entre le 1er et le 30.
M. Arseneau : Donc, aucun
engagement avant la fin de la session parlementaire? Vous ne vous mettez pas de
pression, vous n'avez pas d'objectif à ce... à cet égard là pour pouvoir le...
le remettre avant la fin de la session parlementaire, ça ne fait pas
partie
de...
Mme Guilbault : Bien, c'est le plus tôt possible, on a toujours parlé de
juin, donc on se tient à juin.
M. Arseneau : Le rapport sera
rendu public?
Mme Guilbault : Bien, ça, je dis toujours la même chose, moi, de prime
abord, je veux tout rendre public. Il faudra juste voir ce qu'il y a dedans,
est-ce qu'il y a des choses qu'il faut... tu sais, mais de prime abord, moi, je
dirais oui, là. À moins qu'il y ait vraiment des choses qu'on ne puisse pas
rendre publiques pour des raisons objectivement bonnes.
M. Arseneau : Mais quel
pourrait être le délai entre la remise du rapport quelque part en juin au
gouvernement et la transmission au public, aux intéressés, les conclusions de
la CDPQ Infra, est-ce que vous vous donnez quelques jours, quelques heures,
quelques mois?
Mme Guilbault : Bien, on va prendre le temps de... Bien là, quelques
heures. On va quand même le regarder, regarder ce qu'il y a dedans, l'analyser,
possiblement avoir des discussions avec la Caisse, s'il y a des questions, s'il
y a des précisions. C'est quand même commun, quand on reçoit un rapport au
gouvernement, que ce soit un rapport de coroner, ou autres, comme on dit
souvent : On en prend acte. On regarde ça, puis on va voir la manière dont
on va rendre le tout public, mais je ne m'attends pas à pouvoir garder ça
secrètement dans mon bureau éternellement, là.
M. Arseneau : Nous non plus
d'ailleurs.
Mme Guilbault : Je ne pense qu'il n'y a personne qui pense ici qu'on
pourrait faire ça.
M. Arseneau : Non, mais on
a... on a des... des...
M. Arseneau : ...des règles à
respecter dans certains... certaines organisations. Si je pense au BAPE, par
exemple, il y a un temps pour prendre connaissance du rapport, mais si je me
souviens bien, en l'espace d'environ deux semaines, on s'engage à le rendre
public. Est-ce que deux semaines, ce serait un bon... une bonne période pour
vous, pour prendre connaissance du rapport?
Mme Guilbault : Bien, je vais voir, tu sais, parce qu'on a des partenaires
aussi là-dedans, là, tu sais. Il y a, entre autres, les maires de Québec, de
Lévis qui travaillent avec nous, donc, tu sais, il faudra juste voir la
séquence dans le respect de tout le monde. Mais c'est certain qu'on va... qu'on
va communiquer l'information le moment venu.
M. Arseneau : Votre collègue
député de Lévis a présupposé qu'il y aurait un projet de troisième lien dans le
rapport de CDPQ Infra, votre autre collègue responsable de la région a dit le
contraire. Où est-ce que vous vous situez par rapport à ce troisième lien dans
l'éventuel rapport de CDPQ infra?
• (12 h 20) •
Mme Guilbault : Bien, moi, vous voyez, ça tombe bien, j'ai le... j'ai le
privilège d'avoir rédigé la lettre mandat. Alors, je m'y tiens. Et, ce que j'ai
écrit dedans, c'est d'améliorer la mobilité et la fluidité dans la Communauté
métropolitaine de Québec, notamment entre les deux rives.
M. Arseneau : Est-ce qu'à
votre point de vue ça peut inclure une infrastructure pour traverser le fleuve,
une troisième infrastructure qui s'ajoute aux deux premiers liens?
Mme Guilbault : Bien, ça inclut des solutions pour améliorer la mobilité
entre les deux rives. Et je vais attendre de voir ce que nous déposent les
experts de la caisse.
M. Arseneau : Quelle est la
séquence, par la suite, que vous imaginez? Vous recevez le rapport en juin, on
a un projet de tramway qui est sur pause depuis déjà un certain nombre de mois,
avec au-delà d'un demi-milliard de dépensé, je pense que c'est même bien
davantage, quelle pourrait être la séquence, la suite des choses pour... Parce
qu'on parle de recevoir le rapport, d'en prendre connaissance, de le dévoiler
publiquement, ensuite, quel est, à votre avis, là, la séquence qui peut nous
permettre d'espérer qu'il y ait du mouvement en matière de mobilité dans la
région de Québec?
Mme Guilbault : Bien, une des solutions, et là, je... on disait tout à
l'heure on ne sait pas qui fera éventuellement le projet de transport
structurant à Québec, mais il n'y a pas juste des projets en suspend à Québec,
là, de transport collectif. Il y en a ailleurs aussi. Donc, ce n'est pas un
secret que je suis en train de travailler, moi, sur une façon d'augmenter notre
capacité à livrer nos projets. Parce que moi, une fois qu'on aura la
proposition, je suis certaine qu'elle sera de qualité, après ça, nous, il faut
livrer. Moi, mon souci dans la vie, c'est de livrer des projets puis de faire
en sorte qu'on est capables de livrer des projets, au gouvernement, ce qui
actuellement n'est pas chose aisée. Puis d'après moi, les libéraux le savaient
à l'époque, c'est pour ça qu'ils ont créé la CDPQ Infra. Parce qu'ils savaient
que le gouvernement ne pourrait pas livrer le REM, certainement pas au coût
puis à l'efficacité qui est livrée par la CDPQ infra. Mais on ne peut pas
éternellement être tributaires de la CDPQ Infra, alors, il faut augmenter notre
propre capacité. Et j'espère que, quand je déposerai éventuellement un projet
de loi, les collègues vont être... vont être aussi impatients de le mener à
terme que leur impatience à voir livrer les projets. Donc, ça, c'est une chose.
Et, pour le reste, bien, la séquence, on
va voir de quels projets on parle, mais je suis déjà en train de travailler sur
notre future capacité à être efficaces et agiles pour la réalisation et la
livraison des projets d'infrastructure qui seront possiblement inclus dans la
proposition déposée par la Caisse.
Le Président (M. St-Louis) : En
35 secondes, M. le député.
M. Arseneau : Quelles sont
les chances pour vous qu'on utilise les infrastructures, les investissements
qui ont été mis en place pour le tramway pour développer un projet structurant
à Québec? Est-ce que vous pouvez imaginer qu'on gaspille cet argent-là puis
qu'on recommence un autre projet qui ne prenne pas appui sur les travaux déjà
réalisés?
Mme Guilbault : Bien, moi, je fais confiance à la Caisse de dépôt et je
vais attendre de voir leur proposition.
M. Arseneau : Merci.
Le Président (M. St-Louis) : Merci.
Je suis maintenant prêt à reconnaître le député de Nelligan. La parole est à
vous pour le prochain bloc. Vous disposez de 22 minutes.
M. Derraji : Merci, M. le
Président. Mme la ministre, l'âge du métro de Montréal?
Mme Guilbault : L'âge du métro... 67, 70? Là, je ne pourrais... Je peux le
googler, là.
M. Derraji : Bien, ce n'est
pas grave.
Mme Guilbault : On peut... «Googler», c'est-tu en anglais?
M. Derraji : Je ne sais pas
si c'est en anglais, mais bon, ce n'est pas grave, je laisse vos collègues le
chercher. On vous a posé une question...
Une voix : ...
Mme Guilbault : 55 ans.
M. Derraji : Combien?
Mme Guilbault : 55 ans.
M. Derraji : O.K., excellent.
Mais gardez ça en tête parce que les prochaines questions vont être en lien
avec l'âge du métro. On vous a posé une question, l'état actuel des
infrastructures de métro de Montréal. La réponse que nous avons reçue de votre
cabinet ou de votre ministère, ça nous réfère au plan annuel de gestion des
investissements publics. Ça vous dit quelque chose? Ça s'appelle le PAGI.
Mme Guilbault : Pouvez-vous juste me dire le numéro...
Mme Guilbault : ...de la question, si c'est dans le cartable de tantôt?
M. Derraji : 120, 120, 120.
Mme Guilbault : 120.
M. Derraji : Donc, le PAGI,
il est là. Le PAGI, il est là. Je l'ai analysé. Ma première question :
Est-ce que le métro de Montréal est sécuritaire?
Mme Guilbault : Oui.
M. Derraji : Est-ce que...
Mme Guilbault : Mais, encore là, il faut quand même rappeler que le métro
de Montréal est sous la responsabilité de la Société de transport de Montréal,
qui a ses experts, qui a ses équipes, et on s'en remet à eux.
M. Derraji : Oui. Ça, c'est
très bien, mais vous avez une responsabilité en matière d'infrastructures,
parce que ça... ce tableau que j'utilise, quand je l'analyse... Et vous allez
me permettre, si je fais juste une revue très simple des écrits des
journalistes, bureau d'enquête, Journal de Montréal... Et, quand vous lisez ça,
j'aimerais bien savoir ça vous dit quoi. C'est quoi... Qu'est-ce... Qu'est-ce
que ça fait quand vous entendez : Station de métro Pie-IX, un risque réel
d'effondrement? Je vais continuer. Métro ligne verte, fermeture, incident. Ça,
c'est Radio-Can. Transport collectif, Les catacombes, un autre projet de
3,9 milliards, La Presse. Métro inondé, service rétabli sur la ligne
orange.
Et d'ailleurs on vous a posé une question
sur les infiltrations d'eau. La réponse, je ne sais pas si c'est bon. La
question 121. Trouvez-vous que c'est normal, quand on pose la question :
Le nombre d'infiltrations d'eau constatées en 2023-2024 dans le métro de
Montréal... La réponse de votre ministère : Cette question ne semble pas
pertinente à l'étude des crédits. Est-ce que vous partagez cette réponse?
Mme Guilbault : Où ça?
M. Derraji : La question...
Mme Guilbault : Mais là je regarde la question 120, je ne vois pas la...
cette réponse-là.
M. Derraji : Oui, la question
121...
Mme Guilbault : Ah! 121.
M. Derraji : ...le nombre
d'infiltrations d'eau constatées en 2023-2024 dans le métro de Montréal, votre
cabinet nous a répondu la chose suivante : Cette question ne semble pas
pertinente à l'étude des crédits. Pourquoi ce n'est pas pertinent savoir le
nombre d'infiltrations d'eau?
Mme Guilbault : Bien, premièrement, ce n'est pas mon cabinet, mais le
ministère qui a répondu ça.
M. Derraji : Le ministère.
Désolé. Le ministère, O.K., le ministère.
Mme Guilbault : Mais... Mais, de toute façon... peut-être qu'on aurait pu
le tourner autrement, mais je pense que ce que ça sous-entend, puis qui est
exact, c'est que c'est à la STM de répondre à cette question-là. On n'a pas ces
données-là, nous, on ne gère pas le métro de Montréal, il faut le rappeler.
M. Derraji : Mais... Je
comprends. Ça, c'est vous.
Mme Guilbault : C'est quoi, ça?
M. Derraji : Ça, c'est le
PAGI. C'est la réponse à 120. Donc, vous ne le gérez pas, mais vous êtes au
courant de la situation, de ce qui se passe. Ça, c'est vous, là, ce n'est pas
la STM. Ce document, c'est le PAGI. Et je veux vous ramener aux conclusions du
ministère par rapport à la pérennité des infrastructures. Et c'est là, en tant
que ministre responsable des... du Transport, quand vous lisez qu'il y a deux
tunnels...
Des voix : ...
M. Derraji : Vous me suivez?
Deux tunnels classés D. Deux tunnels classés D. D, je pense qu'à la limite
c'est vers E, et j'ai neuf stations classées D. Et j'ai le A, B, C, c'est
l'état des infrastructures. Donc, on ne peut pas aujourd'hui dire que, bon,
cette question n'est pas importante. Je vous... Je viens de vous dire que rien
que la revue de presse qu'on voit... D'ailleurs, je salue le travail des
journalistes par rapport à l'état des infrastructures. Je vous pose juste une
question : De quels tunnels s'agit-il, les deux tunnels classés D dans le
métro? Je n'ai pas besoin de vous rappeler ce qui s'est passé à Toronto et à
New York, où il y avait une fermeture de métro. Moi, ma question est très
simple : Comment on peut sécuriser la population aujourd'hui que les
tunnels sont sécuritaires?
Mme Guilbault : Oui. Bien là, on cherche les deux tunnels. Mais, tu sais,
c'est sûr que nous, là, les informations sur ces infrastructures-là, ça repose
sur l'information qui nous est transmise. On n'est pas gestionnaire du parc
d'infrastructures de la STM. C'est juste ça que je veux bien mettre en relief.
Puis, quand il me parle de tunnels qui ont un D ou un E, je lui rappelle que
moi, j'ai 31 000 kilomètres de routes à entretenir pour lesquelles il
y en a pas mal aussi qui sont dans le C, D, E. Alors, tu sais, chacun ses
problèmes, beaucoup d'investissements à faire, mais, contrairement aux routes
que je gère directement, le parc de la STM, je ne le gère pas directement.
Donc, eux nous transmettent des choses. On travaille avec eux, on fait beaucoup
d'investissements en maintien à la STM, c'est normal, mais ce n'est pas
directement la responsabilité du gouvernement.
M. Derraji : Donc, si
demain... O.K. Si demain il y a un enjeu dans le métro, ce n'est pas votre
responsabilité? Il n'y a aucun lien?
Mme Guilbault : Bien, quel genre d'enjeu, là? Ça dépend de quoi on parle.
M. Derraji : Bien, je vous
dis... Au fait, j'oublie la STM, je me base sur des documents du votre... de
votre gouvernement...
M. Derraji : ...j'ai devant
moi aujourd'hui deux tunnels que les gens utilisent chaque jour. J'ai le bureau
d'enquête du Journal de Montréal. J'ai des reportages de Radio-Canada, j'ai des
reportages de La Presse canadienne et de La Presse qui... qui confirment l'état
des infrastructures de métro. Et ça, ça ne vous dit rien? Ça veut dire que vous
n'avez pas parlé avec la STM sur l'état d'infrastructures? Est-ce que vous avez
parlé avec la STM sur l'état des infrastructures? Est-ce qu'aujourd'hui vous
êtes capable de dire aux gens qui nous suivent que votre propre gouvernement,
qui a classé en concertation avec la STM deux tunnels d, on ne parle pas de a,
ni b, ni C, d, lesquels? Quelle ligne de métro est en danger? Quel tunnel est
en danger?
Des voix : ...
Mme Guilbault : Les deux tunnels en question, je ne pourrais pas dire.
Est-ce que quelqu'un ici a cette information-là? Non. Bon, faudrait demander à
la STM et...
• (12 h 30) •
M. Derraji : Bien,
malheureusement, je ne suis pas ministre des Transports, je ne peux pas leur
demander, mais la question se pose...
Mme Guilbault : Mais je pense que vous avez des bons liens avec eux. Alors,
vous pourriez leur demander quand même, mais, de toute façon, l'important c'est
que, oui, je parle souvent à la STM dans plein de contextes différents. J'ai
été encore il y a une semaine ou deux à la Chambre de commerce de Montréal avec
M.... Donc, on a des conversations continuelles, là, on parle en ce moment de
maintien d'immobilisations, mais il y a des discussions aussi sur la
bonification. C'est parce que, là, on parle du maintien, mais ils veulent aussi
du développement, là, la ligne bleue, le prolongement du SRB Pie IX, on a
besoin d'autre chose, on a besoin d'un projet dans l'est, etc. Le soutien à
l'exploitation, mon fameux graphique ici, puis toutes les revendications qu'il
peut y avoir, mais, tu sais, l'argent n'est pas infini. Et de penser que le
gouvernement du Québec peut fonctionner comme une espèce de banque où tu as
juste à te présenter et demander de l'argent, alors... le recevoir, ce n'est pas
réaliste. On a beaucoup de responsabilités directes, nous, à assumer. J'ai des
routes...
M. Derraji : ...en tout
respect, Mme...
Mme Guilbault : J'ai des écoles, j'ai des hôpitaux, etc. Alors, on a chacun
nos responsabilités en matière d'infrastructures. La différence, c'est que
nous, on les aide énormément et on co-investit avec eux par contre. Ça, c'est
important et c'est ce qu'on fait depuis... à chaque année au PQI.
M. Derraji : En tout respect,
Mme la ministre, je vais concentrer mes questions. Donc, c'est juste… restons
sur la sécurité du métro, une simple revue de presse, j'ai mentionné Radio-Can,
La Presse, bureau d'enquête du Journal de Montréal, tous unanimement, il y a
beaucoup d'articles qui parlent du tunnel, des stations. Ça existe, c'est sur
la place publique. Vous êtes la ministre responsable du Transport. Si, demain,
il y a un enjeu dans le métro de Montréal, quelle est votre responsabilité?
Mme Guilbault : On me souligne qu'il y aurait peut-être eu une... un quiproquo,
parce que ce serait 2 % des infras qui seraient à d et 98 % qui
seraient a, b, c, et non pas deux tunnels. C'est 2 %, dans le PAGI. Donc,
ça, c'est la première chose. La deuxième que je voudrais aussi quand même
mettre en relief, c'est important de le placer. Le fédéral n'investit pas dans
le maintien à la STM, donc on est seuls à payer ça avec la STM. Et donc, pour
ce qui est de la sécurité, bien, je veux dire, tout ça... tout ça participe de
la sécurité, ultimement, que ce soit le maintien, que ce soit de faire en sorte
qu'on peut... qu'on... qu'on fait en sorte d'offrir un réseau qui est
performant, qui est fiable, qui permet aux gens de se déplacer. Alors, et ça,
on met énormément d'argent.
M. Derraji : Donc, oui. Oui,
bien, je comprends, vous mettez énormément d'argent. Quand je vois le mémoire
prébudgétaire de la STM, est-ce que vous confirmez qu'aujourd'hui votre
gouvernement a répondu au maintien d'actifs demandé par la STM en termes de
dollars dans le PQi? Pouvez-vous nous partager... du moment que vous êtes
sensible au maintien d'actifs, c'est ce que je viens de décoder, et que c'est
très important pour vous, la sécurité... la sécurité des gens, vous êtes aussi
responsable des routes comme vous êtes responsable du transport en commun.
Pouvez-vous confirmer aux gens qui nous écoutent combien votre gouvernement a
investi pour le maintien d'actifs et rendre le métro sécuritaire, dans le
dernier PQI, s'il vous plaît?
Des voix : ...
Mme Guilbault : Ça ne sera pas long. Je recherche la... Bien, dans le fond,
c'est dans la réponse à la question 120 ou 121. 1,7 milliard,
1,74 milliard.
M. Derraji : Pour le maintien
d'actifs?
Mme Guilbault : Oui.
M. Derraji : La dernière
année ou cette année?
Mme Guilbault : PQI 2024-2034.
M. Derraji : L'année
dernière.
Mme Guilbault : Bien, l'année là, là, le 2024-2034 vient d'être déposé.
M. Derraji : Oui, mais celle
d'avant?
Mme Guilbault : 1,8 milliard.
M. Derraji : Donc, le
maintien d'actifs a baissé.
Mme Guilbault : Sensiblement...
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12 h 30 (version non révisé
e) M. Derraji : ...Oui. Mais vous
savez que c'est comme la logique des routes. C'est... Je peux vous dire.
Vous-même, transport collectif, 2.4 milliards pour le maintien, réseau
routier, 6 milliards.
Des voix : ...
Mme Guilbault : Pardon? Excusez.
M. Derraji : Le transport
collectif, le maintien d'actif, 2.4, c'est 18 %. Le réseau routier, pour
le maintien, c'est 28. Ça, c'est aussi dans votre PQI 2024-2034. Donc,
vous êtes en train de nous dire aujourd'hui que pour le maintien d'actif dans
le réseau du métro, votre gouvernement investit bien, investit à la hauteur des
dommages qu'on voit dans le réseau du métro?
Une voix : ...
Mme Guilbault : Bien, il y a une planification des besoins. Je veux dire,
tout ça s'ajoute. On fait des projets, ils sont terminés, on en fait d'autres.
1.7 milliard pour le maintien d'actif, ça, c'est pour la STM, mais au total, on
maintient, on a 2.4 milliards. Et c'est une chose connue que, dans le PQI,
on a 18 % du montant qui est en... qui est en maintien, 82 % en
bonification. Parce que là, le député me parle du maintien comme si c'était
passé, mais si je ne faisais pas assez de bonification, il serait le premier à
dire : ça prend des nouveaux projets, quels projets étaient initiés par la
CAQ. Alors, et en routier, c'est l'inverse, parce que le réseau routier est
très désuet. On se rappelle du rapport du VGQ l'automne dernier.
M. Derraji : Non, mais
vous... en tout respect, vous mélangez deux sujets. Je n'ai pas parlé du réseau
routier, je parle du réseau de transport. Ma question est très précise. C'est
pour cela, on a des crédits. Si je voulais vous dire autre chose, je vais le
vous le dire au salon bleu.
Mme Guilbault : Non, vous avez fait référence aux investissements dans les
routes tout à l'heure.
M. Derraji : Bien, parce que
je compare le maintien d'actif entre les routes, les sociétés de transport.
Mme Guilbault : Bien, c'est ce que je fais aussi.
M. Derraji : Donc, vous
investissez autant pour le réseau de transport collectif?
Mme Guilbault : Bien là, je ne suis pas sûre de comprendre, là.
M. Derraji : Non, non, bien,
vous faites la...
Mme Guilbault : «Autant», dans quel sens?
M. Derraji : Bien, on comprend
que les routes, vous avez dit tout à l'heure, là, 46 ans, l'âge du métro,
donc le métro aussi a besoin de maintien d'actif, a besoin d'investissement.
Mme Guilbault : Oui. Bien oui. Puis j'ai 2.4 milliards en maintien d'actif,
dont 1.7 à la STM.
M. Derraji : Oui.
Mme Guilbault : Mais c'est sûr que le réseau de transport collectif non
seulement est moindre, mais il est moins âgé puis il est moins déployé que mon
réseau routier. Tu sais, quand tu reçois un rapport de la VGQ qui te met tes
chaussées à 50 %, là, il faut que tu investisses dans le maintien du
réseau routier. Alors, ce n'est pas la même réalité.
M. Derraji : Non mais vous
avez raison, mais il y a une autre réalité, c'est la sécurité des usagers du
métro. Je tiens juste...
Mme Guilbault : Tout à fait.
M. Derraji : Et ça, sur ce
point, j'en suis sûr et certain que vous êtes avec moi à la même place.
Mme Guilbault : Absolument.
M. Derraji : On ne veut pas
faire vivre aux citoyens ce qu'ils ont vécu à Toronto, à New York, avec des
fermetures de métro. Ce que je vous ai dit, ce que j'essaie de vous dire depuis
le début, on n'a pas besoin de parler avec la STM. Regardez juste les bureaux d'enquête
et les articles des journalistes, il y a un enjeu par rapport aux
infrastructures des métros. Je vous ai posé la question, et sérieux, je peux
vous dire que j'étais déçu. Parce que oui, ce n'est pas vous, ce n'est pas
votre ministère, mais demain, s'il y a un enjeu dans le métro, vous allez être
responsable.
Moi, quand je pose des questions très
simples, le nombre d'infiltrations d'eau constatées en 2023-2024, et qu'on me
répond : Cette question ne semble pas pertinente à l'étude de crédits,
excusez-moi, Mme la ministre, c'est une question extrêmement pertinente. Vous
savez pourquoi? Parce que si j'ai le portrait des infiltrations d'eau dans le
métro, je serais capable aujourd'hui de vous dire est-ce qu'on est à la bonne
place en termes d'investissements pour avoir un réseau de transport collectif
fiable. C'est ça qui me préoccupe, et j'en suis sûr et certain, vous aussi.
Je vais revenir à votre document parce que
c'est sur ça que je me base. Je n'ai pas d'autres documents. Vous classez les
voitures de métro... Je ne sais pas si vous l'avez? Je pense que vous l'avez
trouvé, ce document, c'est le PAGI. Les voitures de métro MR-73, 100 %, je vais
utiliser le pourcentage, en D, et vous utilisez les Azur 100 % A. Bon.
Donc, je ne sais pas comment le ministère peut classer à 100 % les Azur à
classe A et expliquer les défaillances. Il y a des entretiens réguliers, faute
de financement. Là, l'article, il existe, c'est sur Radio-Can, et c'est sur la
ligne orange. Donc, est-ce que vous pouvez nous confirmer aujourd'hui que la
date du 31 décembre 2023, ce document a été fait en concertation avec la
STM? Est-ce que c'est conforme à même lecture que la STM?
Des voix : ...
M. Derraji : Je peux lui
parler si jamais la personne est responsable ici.
Des voix : ...
Mme Guilbault : C'est un plan qui repose sur des données transmises par la
STM.
M. Derraji : O.K., donc...
Mme Guilbault : Mais je veux revenir sur les infiltrations d'eau. Parce que
là, c'est à la limite de me prêter des intentions quand il dit qu'on trouve ça
pas pertinent puis qu'on s'en fout...
Mme Guilbault : ...pourquoi le gouvernement répondrait sur le nombre
d'infiltrations d'eau dans une infrastructure qui ne lui appartient pas? Il
faudrait qu'il pose la question à la STM. Est-ce qu'il demande à la STM il y a
combien de nids de poule sur les autoroutes? Je ne penserais pas, là. Alors, il
faut juste être logique aussi, tu sais.
M. Derraji : Oui, bien,
premièrement, je ne vous prête pas des intentions, c'est probablement votre
ministère, ce n'est pas moi qui a rédigé ça, Mme la ministre, je tiens juste à
vous... je ne...
Mme Guilbault : Mais c'est parce que ça n'a pas rapport avec les crédits de
mon ministère. Il n'y a pas de lien.
M. Derraji : Mais ce n'est
pas grave, vous avez le droit... vous avez le droit de dire que ça n'a rien à
voir. Moi, je vous dis aujourd'hui, demain, s'il y a un problème dans le métro,
quelle est votre part de responsabilité si le métro s'arrête. Il y a un enjeu
de sécurité, vous allez dire à la population : Parlez avec la STM?
• (12 h 40) •
Mme Guilbault : Mais s'il y a une interruption de service dans le métro,
effectivement, ce n'est pas le ministère des Transports qui gère ça. S'ils ont
besoin de nous, nous, on est là. Puis je veux juste être claire, là, le
gouvernement du Québec, le ministère des Transports, et autres, ne laissera
jamais la population se promener dans des infrastructures non sécuritaires,
mais il faut quand même placer le fait que cette infrastructure-là, le métro de
Montréal, n'est pas sous la responsabilité directe du ministère des Transports,
c'est ça que je veux dire.
Donc, pour des questions détaillées, genre
que la couleur des murs, le nombre d'infiltrations, diverses choses comme ça,
très, très concrètes dans le système, c'est vraiment la Société de transport de
Montréal qui pourrait répondre plus... de manière plus factuelle que nous.
M. Derraji : Bah, aucune...
aucun problème. La prochaine fois... Aucun problème, la prochaine fois, on va
demander à ce que la STM soit présente. Probablement, on va avoir des réponses.
Mais, encore une fois, il y a un enjeu. Vous savez pourquoi on a posé cette
question? C'est juste la revue de presse. Quand j'ai beaucoup de journalistes
qui font des enquêtes sur ce qui se passe au métro et que j'ai eu des
antécédents avec le métro de Toronto et de New York, fermé pendant plus que
deux semaines, je ne veux pas faire vivre ça aux citoyens. Et je pense que
c'est aussi votre préoccupation. Et je suis désolé, vous avez le droit de me
dire que je vous prête des intentions que c'est la STM qui est responsable,
moi, aujourd'hui, jouer mon rôle en tant qu'opposition officielle et contrôler
votre action gouvernementale, le nombre d'infiltrations est très pertinent pour
moi, vous savez pourquoi. Je n'ai pas accès à d'autres données, Mme la
ministre, parce que je le vois uniquement via l'excellent travail des
journalistes. Alors, moi, si vous me dites : Fais des demandes d'accès à
la STM. Donc, aujourd'hui, ce que je fais, c'est pour rassurer la population en
matière de sécurité de l'usage du métro. Et quand j'ai votre propre
gouvernement qui classe... ça, c'est... ça, c'est votre document
gouvernemental, ce n'est pas celui de la STM, Mme la ministre, ça, c'est un
document gouvernemental. Donc, si... Vous répondez quoi aux citoyens
aujourd'hui qui utilisent les MR73? Votre gouvernement, les places, 100 %
D. Il y a des Québécois maintenant qui utilisent des MR73, je ne sais pas sur
quelle ligne, est-ce que c'est la jaune ou la verte, il y a des arrêts assez
fréquents. Vous leur répondez quoi? Quelle est votre part de responsabilité?
Mme Guilbault : Mais je vais répondre que l'état des infrastructures du
métro dans le PAGI, c'est inclus dans le PAGI depuis 2020-2021. Juste peut-être
aussi pour préciser ça, c'est-à-dire que les libéraux à l'époque ne le
mettaient même pas dans le PAGI. Donc, si mon collègue est capable d'avoir
cette information-là, de même que l'ensemble des citoyens, c'est parce que la
CAQ a jugé bon, de manière transparente et proactive, de la rendre disponible,
premièrement.
Deuxièmement, sur la base de ce PAGI-là,
vert, jaune, orange, il y a une priorisation, il y a des discussions, tu sais,
parce qu'il y a beaucoup, puis c'est de même dans le PQI aussi, c'est de même
dans l'entièreté des projets d'infrastructure, il y a plus de besoins que de
ressources. Donc, sur une quantité de projets qui sont plus ou moins
nécessaires selon, il y a des discussions, il y a... il y a une priorisation.
La STM fait sa priorisation, ensuite, de ça, nous on co-investit avec eux, d'où
les investissements qui sont présents au PQI. Et c'est comme ça que ça
fonctionne.
M. Derraji : O.K. Bon, bien,
je tiens à remercier les caquistes d'avoir mis ça, hein, c'est ce que vous
voulez dire entre les lignes. Merci. Mais bon, une fois l'information, elle est
là, vous faites quoi avec? Parce que j'ai 100 %, MR73, ça, c'est vos
données. Vous faites quoi avec ça? Les gens qui utilisent des MR73, vous leur
dites quoi? C'est bien beau avoir l'information, Mme la Présidente... Mme la
ministre, mais les gens, ce qu'ils veulent, c'est vos actions. Vous faites quoi
par rapport à ça?
Mme Guilbault : ...on a un programme, plus largement, on un programme
d'investissements jusqu'en 2036 pour l'entretien des MR73. Donc là, c'est ça,
je suis en train de voir si on est capable d'avoir les sommes à chaque année,
là. On ne les a peut-être pas là, là, mais on les aura...
M. Derraji : Donc,
aujourd'hui, à la lumière de notre échange, vous êtes en mesure de dire que le
métro de Montréal est très sécuritaire, et qu'on n'aura plus de coupures de
services.
Mme Guilbault : C'est ça, parce que là, en fait, c'est un...
Une voix : ...
Mme Guilbault : Elle est en cours? Oui, c'est ça. Parce qu'on a un
programme de prolongation de vie à 150 millions. Et là la phase...
Mme Guilbault : ...donc, c'est 150 millions pour prolonger la durée de
vie et la phase un, 50 millions.
M. Derraji : Je vais juste
revenir sur le 2,4 milliards de dollars. Je ne sais pas si on vous
l'a dit, c'est le plus bas montant investi par un gouvernement depuis 2013. Je
ne sais pas si on vous a partagé cette information. Donc, quand on parle d'une
structure vieillissante, utilisée par le plus grand nombre d'usagers, votre
gouvernement a investi le plus bas montant depuis 2013, mais je vais terminer
ce bloc avec une question. Vous êtes ministre des Transports, responsable de la
mobilité durable, c'est votre titre. Est-ce que vous êtes en mesure aujourd'hui
de dire aux usagers du métro de Montréal que leur métro est sécuritaire, il n'y
aura pas d'arrêt de services, tout roule très bien?
Mme Guilbault : Ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est que, pour ce qu'on en
sait, en n'étant pas les gestionnaires directs, on ne va pas laisser les gens
se promener dans un métro qui n'est pas sécuritaire. Et, sur les
investissements, je terminerai en disant qu'il n'y a surtout jamais eu autant
d'argent en bonification du transport collectif, donc, autant de projets de
transport collectif qui se font...
Le Président (M. St-Louis) : En
conclusion, Mme la ministre.
Mme Guilbault : ...sous la CAQ que sous les précédents gouvernements.
Le Président (M. St-Louis) : Alors,
merci. Ceci conclut ce bloc d'échange. Avant de céder la parole à la banquette
gouvernementale, je pourrais vous confirmer le dépôt du document par le député
des Îles-de-la-Madeleine... pardon, de Taschereau, pardon, excusez-moi. Donc,
je suis prêt à reconnaître la députée de Châteauguay. La parole est à vous.
Vous disposez de 14 minutes 40 secondes.
Mme Gendron : Merci, M. le
Président. Bonjour, Mme la ministre. J'aimerais saluer tout d'abord, d'entrée
de jeu, toute votre équipe qui est avec nous aujourd'hui pour cet important
exercice de crédits. Vous aurez sûrement la chance, là, de les saluer un peu
plus longuement. On a été un peu rapides, là, dans les salutations au départ.
En fait, moi, je suis certaine que les oppositions vont aborder le sujet, là,
mais j'aimerais rentrer dans le plan d'action de sécurité routière que vous
avez déposé cette année, un plan robuste et aussi musclé, je pourrais dire, que
tous ont applaudi, soit dit en passant. Donc, moi, ce que je... je ne me trompe
pas, là, je pense qu'on parle de 27, 28 mesures. On parle aussi dans... de
six volets. J'aimerais rapidement faire le tour, là, des volets. Donc, on a...
on a le transport actif sécuritaire vers l'école, l'aménagement sécuritaire
pour les piétons, sécurité des travailleurs sur les chantiers routiers, les
municipalités, des partenaires essentiels, innover pour améliorer la sécurité
routière et finalement communication et formation. J'aimerais ça que vous
preniez le temps de nous faire un compte rendu des actions et des mesures qui
sont dans le plan d'action, justement, de sécurité routière. Et puis aussi me
dire quel volet, en lien avec ce plan d'action là, représente, là, pour vous
une avancée majeure. Donc, j'aimerais vous entendre un peu... un peu là-dessus,
s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Merci beaucoup, ma chère collègue de Châteauguay. Quel beau
sujet! Puis d'ailleurs ma collègue de Châteauguay a siégé beaucoup, tout comme
la députée d'Argenteuil, le député de René-Lévesque, sur ma commission, qu'on a
tout juste terminée dernièrement, l'étude détaillée. Et... et donc, c'est ça,
bien, tout comme le député de Taschereau et le député Nelligan aussi,
d'ailleurs. Et, effectivement, le plan d'action en Sécurité routière, moi, j'en
suis extrêmement fière. Vous l'avez dit, il a été applaudi. Moi, je me garde
quand même un bémol. Je ne dis pas tout le monde, mais je pense quasi... la
quasi-totalité des gens que ça intéresse ou, tu sais, les partenaires, les gens
concernés, parce que c'est une avancée. Puis je ne le dis pas de façon
politique, mais il reste que c'est une avancée. Tu sais, tout ce qu'on fait
plus en sécurité routière, c'est quelque chose qu'on ne faisait pas avant.
Donc, c'est toujours des avancées.
Puis le collègue de Taschereau sera sans
doute d'accord avec moi, c'est un travail qui n'est jamais terminé, mais c'est
comme un mur sur lequel on met toujours des briques, puis... puis là, avec
ce... avec ce plan-là, les... en question, je trouve qu'on a mis des briques
très importantes, entre autres pour les clientèles vulnérables, les premiers
axes, puis, tu sais, on l'a travaillé beaucoup, ce plan-là. Je...
personnellement, je m'y suis beaucoup investie aussi avec mes équipes. Puis la
gradation ou, je dirais, la séquence des axes du plan est volontaire, quand on
commence le transport actif vers l'école, puis ensuite de ça, les aménagements
sécuritaires pour les piétons, c'était ça, l'objectif.
Puis le projet de loi qu'on... dont on
vient de terminer... en fait, dont on a... dont on a peut-être complété
l'adoption finale au bleu, peut-être pas, là. En tout cas, sous toutes
réserves, il sera bientôt normalement officiellement adopté, voté, sanctionné.
Et... et donc, c'est ça. Alors, le projet de loi qu'on a fait dernièrement, c'est
aussi des avancées majeures, en fait, qui permettent de venir opérationnaliser
certaines avancées qui étaient contenues dans le plan, ce qu'on va faire pour
les aménagements autour des écoles. Puis là, je suis fière, parce que ça, c'est
un beau travail en commission qu'on a fait ensemble, transpartisan, collégial,
où on a tous participé, beaucoup le député de Taschereau, pour... avec les...
Mme Guilbault : ...un groupe de parents aussi qui sont venus nous voir, Pas
une mort de plus, avec les groupes Piétons Québec, etc., les partenaires qui
sont... qui sont beaucoup avec nous là-dedans, Vélo Québec d'ailleurs, pour
lequel on a fait une motion hier, qui se sont réjouis de la motion qu'on a
faite hier sur le... que mon collègue a faite hier pour le mois du vélo. Bref,
les aménagements sécuritaires dans les zones scolaires est un premier pas vers
les aménagements... ou pas «un premier pas», mais une inscription formelle de
la notion de corridor scolaire dans le code de la sécurité routière, ça, c'est
une... c'est une première, et la nécessité pour ceux qui aménagent des
corridors scolaires de se conformer à ce qui va être prescrit, si on veut, dans
le guide Redécouvrir le chemin vers l'école, qu'on est en train de mettre à
jour avec l'ensemble des partenaires qui sont concernés, incluant la définition
du corridor scolaire.
Donc, toutes ces choses-là qui sont en
train de se faire, c'est des avancées majeures par rapport à ce qu'on connaît
déjà. Les systèmes de détection... J'ai combien de temps, là, en fait, M. le
Président? Parce que je pourrais parler longtemps, évidemment.
• (12 h 50) •
Le Président (M. St-Louis) : Vous
disposez toujours de 10 minutes.
Mme Guilbault : Bon. Puis mais je veux laisser aussi... relaisser du temps
à ma collègue. Mais les systèmes de détection, tu sais, actuellement, on a les
fameux radars photo, on en a 54 en théorie, 52 en pratique. Il y en a un qui a
disparu. Je trouve toujours ça toujours aussi inusité aujourd'hui, mais en tout
cas, il a disparu. Mais donc on a 52 et ce qu'on veut à terme c'est d'en
avoir... on a parlé de 200, 250. On va voir aussi, là, dans le... dans le
processus d'approvisionnement, mais graduellement en avoir de plus en plus sur
le réseau. Parce que moi, je trouve que ces appareils-là, ce n'est pas juste...
tu sais, des fois, on résume ça à des trappes à tickets, mais ce n'est pas ça,
l'objectif. L'objectif, c'est de les placer dans des sites désignés, puis on a
beaucoup abordé la question des sites désignés, qu'on fait en collaboration
avec les municipalités, et tout ça, dans des endroits qui, peut-être, ne vont
pas générer le plus de revenus, mais qui sont des endroits où on va générer le
plus de sécurité supplémentaire ou le plus de prévention, des zones plus
accidentogènes, des zones où justement il y a des enfants, où, tu sais, des...
où il n'y a peut-être pas nécessairement de volume de voitures, mais qu'il peut
se passer des choses dangereuses. Alors, c'est ça qu'on va faire en disposant
de plus d'appareils, on va être en mesure d'en installer plus un peu partout,
puis d'avoir des appareils de plus en plus technologiques aussi. Actuellement,
on peut surveiller deux choses, les feux rouges, la vitesse, mais
éventuellement, on pourra faire autre chose parce qu'on s'est aménagé toute la
latitude à même le projet de loi pour être capables d'utiliser d'autres
appareils dans le futur. Puis c'est un excellent complément, je trouve, au
travail de nos policiers parce que nos policiers, je le dis souvent, on a
15 000 policiers au Québec, on est 9 millions, ce n'est pas vrai
que les policiers peuvent tout surveiller partout. Puis on leur demande
tellement de choses, à nos chers policiers, tu sais, la violence partout, il y
a toutes sortes... le crime organisé, il y a plein d'enjeux, alors ils ne
peuvent pas se concentrer uniquement sur la sécurité routière, ça tombe sous le
sens. Donc, d'avoir des appareils en complément du travail qui nous permettent
d'améliorer la sécurité routière, bien, je trouve que c'est... encore une fois
dans la mesure où la technologie évolue puis qu'il y a des choses très
intéressantes qui se font, je suis très fière qu'on se soit donné les moyens
d'aller de l'avant puis de sortir du projet pilote, parce qu'on est encore dans
une forme de projet pilote avec nos 54 appareils, en coopération
municipale avec quelques grandes villes, mais là, on sort de ça et on va être
capables d'avoir plus d'appareils un peu partout, de faire plus de choses.
Et peut-être un dernier élément aussi que
je trouve important, parce que là, on s'apprête, on est là-dedans, là, la
saison des chantiers va commencer et on a un axe sur la sécurité de nos
travailleurs de chantier, nos signaleurs routiers. On va avoir notre première
semaine de sensibilisation. Et on a un plan d'action d'ailleurs à part entière,
que j'ai déposé en juin dernier, si ma mémoire est bonne, juste pour la réalité
des travailleurs de chantier. Mais donc, et dans le projet de loi, on a ajouté
certaines choses par rapport aux travailleurs de chantier. On a ajouté aussi,
pour l'article... j'oublie, le... c'est-tu le 47, je ne sais pas, mais en tout
cas c'est l'article sur les comportements graves, là, dans le code de la
sécurité routière, on a ajouté une suspension de permis, puis ça, on l'a
fait... de sept jours, on l'a fait dans l'optique où on a vu des vidéos, des
comportements tout à fait déroutants, sans jeu de mots, sur la route, sur les
chantiers, de gens impatients au volant qui, malgré les ordres ou, tu sais,
malgré les indications d'un signaleur routier ou d'un travailleur de chantier,
tu sais, allaient de l'avant, puis fonçaient dans les cônes oranges, puis
fonçaient dans le tas, là, si on me passait l'expression, parce qu'ils
n'avaient pas envie d'attendre, puis là, bien, ça mettait en péril la sécurité
des gens. Puis, tu sais, comme je le dis souvent, parce que ceux qui sont en
commission avec moi entendent toujours les mêmes exemples, mais c'est parce
que, tu sais, le pauvre homme, il est là, lui, il pourrait décider de laisser
ça aller puis de ne pas s'en mêler puis de ne pas se mettre à risque, mais il
choisit quand même d'essayer de contrôler la personne dans sa voiture qui, on
s'entend, dispose d'une voiture, ça fait qu'en rapport de force très, très
désavantageux pour le travailleur. Mais il décide hardiment d'y aller, tu sais.
Puis là, l'autre quand même avance, puis, tu sais, il avance dans le chantier,
puis tout ça. Alors bref, il y a des comportements tout à fait déroutants
qui... dont on a eu connaissance par des vidéos sur Internet, alors pour moi,
c'est important de mettre un axe sur la sécurité de nos travailleurs de
chantier, brigadiers scolaires aussi, une autre clientèle vulnérable, qui sont
dans les mêmes zones scolaires que nos enfants, tout l'axe sur l'innovation
aussi, je trouve ça superimportant. Je parlais de nos appareils de détection
qui vont pouvoir évoluer avec la technologie, mais c'est vrai aussi pour la
signalisation, les communications aussi. Puis je vais terminer là-dessus. La
campagne qu'on a faite avec la SAAQ avec...
Mme Guilbault : ...notre porte-parole Katherine Levac, très, très, très
appréciée. Les sondages d'appréciation, de satisfaction, de rétention aussi
auprès de la population nous indiquent que ça fonctionne. Le taux de
pénétration est bon. Et les gens apprécient. Parce que c'est facile d'être
moralisateur, quand tu veux rappeler aux gens : Soyez prudents, conduisez
moins vite, mettez votre ceinture, etc.... Mettez votre ceinture, toujours très
important. Alors, donc... Mais c'est facile d'être moralisateur puis de peut-être
un peu perdre le contact ou de ne pas accrocher les gens, mais, je pense, cette
campagne-là fonctionne bien. La personnalité de la porte-parole fonctionne
bien. Alors, j'en suis bien heureuse, et je la remercie d'ailleurs pour son bon
travail.
Mme Gendron : Merci. Oui, en
effet, c'est plein de mesures qui étaient superintéressantes, là, qu'on a... on
a travaillées aussi en commission. Puis vous avez des enfants, moi aussi. Les
miens sont plus vieux, mais, tu sais, l'importance des corridors scolaires, et
tout ça, là. Donc, je pense que ça a été un bel atout, là, du plan d'action.
Par exemple, vous avez mis beaucoup de
mesures en place, mais je pense qu'il y a aussi des enveloppes budgétaires qui
ont été attribuées au plan d'action. Est-ce que vous pouvez nous en parler un
peu davantage par rapport, justement, au... à l'enveloppe budgétaire, par
rapport au plan?
Mme Guilbault : Oui. Bien, l'enveloppe globale était de 180 millions,
à moins que je me trompe, mais, je pense, c'est à peu près ça, donc... Puis il
y a toutes sortes... Tu sais, il y a des programmes là-dedans, il y a des
programmes, par exemple, avec le Fonds de la sécurité routière, puis il y a
diverses choses. Mais une des... un des éléments qui est intéressant, c'est
qu'on a augmenté l'enveloppe du TAPU de 68... de 68 millions de
dollars. Le TAPU, c'est le... pour le transport actif en périmètre urbain.
Donc, ça, ça permet de financer justement des projets d'aménagement. On a à
côté de ça d'autres programmes, là. Je parlais du programme d'aide financière
du Fonds de la sécurité routière. On a le Véloce aussi.
Tu sais, on a plein de programmes via
lesquels on attribue une foule de subventions aux municipalités qui ne
paraissent pas vraiment. Et c'est le collègue de Vélo Québec, hier, qui nous
rappelait, au député de Taschereau et moi, à quel point la CAQ a investi
massivement dans les aménagements de transport actif et que c'est méconnu.
Alors, j'ai dit : Vous avez tout à fait raison, vous pourriez déposer cette
réflexion-là sur les réseaux sociaux. Et la raison pour laquelle c'est méconnu,
c'est que c'est un peu disséminé, parce qu'on envoie une subvention de
3 millions à Montréal, une subvention de 900 000 $ à Québec,
pour acheter, par exemple, des Bixi à Montréal, pour faire diverses choses qui
donc ne sont pas comme cumulées puis ne sont pas... ne sont pas collectionnées
dans une espèce de montant global, dans une espèce de — je ne peux
pas dire «wrap-up», mais comment on dit ça? — une collection, une
collection globale qui serait présentée aux gens en disant : Regardez,
voici, là, avec Véloce, avec TAPU, tu sais, ces choses-là qui semblent très
théoriques puis un peu... un peu hermétiques... voir exactement dans la vraie
vie ce que ça fait. Et, grâce à ça, vous avez plus de Bixi à Montréal. Grâce à
ça, vous êtes capables d'avoir... On finance aussi... On a le projet NOMO, les
nouvelles mobilités, on a un programme pour ça. Entre autres, il y a Laval qui
fait un projet pilote avec les trottinettes.
Donc, grâce à la CAQ, qui bonifie les
enveloppes et qui fait plus... et qui met plus d'argent que jamais dans le
transport actif, et je cite le président de Vélo Québec, bien, il y a une foule
de choses qui se passent dans la vraie vie du vrai monde un peu partout. Et ça,
bien, c'est la bonne nouvelle, parce que c'est exactement la raison pour
laquelle on travaille.
Mme Gendron : Merci. À
terme... Le plan d'action en sécurité routière, on sait que c'est 2023-2028,
c'est... c'est cinq ans. L'objectif à terme... Qu'est-ce que vous allez être
fière de... justement, quand ce plan d'action là, là, dans cinq ans, va être
fait, c'est quoi, les plus grandes avancées ou les plus grands... c'est quoi,
les retombées qui vont être faites que vous allez... qu'on va pouvoir voir au
quotidien?
Mme Guilbault : Bien, déjà, si... En 2028, ça ne sera plus moi, la ministre
des Transports, mais j'espère que les prochains vont être très... aussi assidus
que je peux l'être dans le suivi. Puis le plan a été fait d'une manière où il y
a un livrable et un échéancier très clairs, là. Il y a une année de... pour
chaque livrable qui est prévue. Donc, j'espère que, jusqu'en 2028, il y aura
quelqu'un qui veille au grain. Et, si déjà on fait tout ce qu'on a prévu faire
dans les temps, en soi déjà je pense que ça va être une fierté.
La deuxième chose, ça va être l'incidence
sur le bilan, parce que ça repose sur la vision zéro. On en parle souvent. On
veut que, sur le bilan routier, il y ait une incidence à la baisse, que ça soit
les accidents, décès, blessés graves ou même... même accidents légers. Donc,
l'effet sur le bilan.
Puis, troisièmement, bien là, vous l'avez
dit, on a des enfants. Moi, mes enfants ont quatre et six ans. Donc, c'est sûr
que, tu sais, ils commencent... Moi, j'en ai un à l'école, un à la garderie,
là, donc je me promène là-dedans beaucoup, et, quand je vois... Parce qu'il y a
un des éléments qui est l'obligation d'avoir 30 kilomètres dans toutes les
zones scolaires, sauf pour certains critères qui vont être prévus plus tard,
là, mais la majorité des places, ça va être 30 kilomètres-heure. Puis,
vous voyez, chez moi, à côté de chez moi, l'école en ce moment est à
40 kilomètres-heure, mais ma ville où je demeure, le conseil municipal a
pris l'initiative de dire : On va mettre toutes les zones scolaires... à
Saint-Augustin-de-Desmaures, où je demeure, toutes nos zones scolaires, on va
les mettre à 30. Ils ont pris cette initiative-là, le conseil municipal. Ça
fait que, quand je vais me promener... là, la pancarte est encore à 40, mais,
quand je vais me promener, sortir de chez moi, monter ma rue puis que je vais
voir la pancarte à 30, bien, ça aussi, je vais être...
Mme Gendron : ...vous parlez
des zones scolaires, justement, dans les municipalités, est-ce que le
gouvernement... il ne finance pas entièrement, mais il y a un soutien qui est
venu du gouvernement par rapport au plan d'action pour les municipalités?
Comment ça fonctionne?
Mme Guilbault : Oui, absolument.
Le Président (M. St-Louis) : Rapidement,
Mme la ministre.
Mme Guilbault : ...oui, c'est ça. Bien, les divers programmes que j'ai
listés tout à l'heure, là, souvent, c'est là encore, du gros investissement,
mais des fois, on finance des portions généreuses, on peut aller jusqu'à
75 %, 80 %, en tout cas, dépendant des projets. Alors, oui, on
investit beaucoup parce que souvent les petites municipalités n'ont pas tant de
moyens. Donc, si on veut qu'il y ait des pistes cyclables, si on veut qu'il y
ait des aménagements partout au Québec, il faut les aider. Alors, c'est ce
qu'on fait.
Le Président (M. St-Louis) : Alors,
ceci conclut ce bloc d'échange et, compte tenu de l'heure, la commission
suspend ses travaux jusqu'à 15 heures. Merci.
(Suspension de la séance à 13 heures)
Haut de la page
14 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 14 h 59)
Le Président (M. St-Louis) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Merci. Nous allons reprendre nos travaux. Je vous
rappelle que la commission est réunie afin de poursuivre l'étude du volet
Transports des crédits budgétaires du portefeuille Transports et Mobilité
durable pour...
Le Président (M. St-Louis) : ...l'exercice
financier, pardon, 2024-2025.
Je reconnais le député de Nelligan. La
parole est à vous, vous disposez de 14 min 45 s.
M. Derraji : Merci, M. le
Président. Ma première question, c'est par rapport à l'échéancier du REM.
Est-ce que c'est vrai, ce qui circule? Et est-ce qu'on peut nous confirmer la
date des débuts de l'utilisation la ligne?
Mme Guilbault : Oui. Bien, effectivement, on a obtenu la même information,
et j'ai un représentant de la CDPQ Infra qui est ici, si les collègues y
consentent, il pourrait venir nous donner de l'information
M. Derraji : Oui,
consentement.
Mme Guilbault : Je ne sais pas comment ça fonctionne ici, il s'assoit ici?
Des voix : ...
Mme Guilbault : O.K., parfait.
• (15 heures) •
Le Président (M. St-Louis) : Bien,
en fait, j'ai besoin du consentement des membres de la commission. Est-ce qu'il
y a consentement?
M. Derraji : Consentement.
Le Président (M. St-Louis) : Je
vous demanderais de vous nommer, monsieur, ainsi que votre poste, s'il vous
plaît.
M. Batani (Philippe) : Philippe
Batani, premier vice-président aux Affaires publiques, Communications et
Stratégie chez CDPQ Infra. Bonjour.
M. Derraji : Merci beaucoup.
Merci. Bonjour. Bienvenue en commission. On a vu aujourd'hui le retard du REM.
Vous comprenez que je représente une circonscription très touchée, le REM de
l'Ouest. Juste... confirmez-nous, parce-qu'il y a des sources qui nous
informent que ce n'est même pas 2025, mais on parle de 2026. Est-ce que vous
êtes aujourd'hui en mesure de nous confirmer que le REM serait lancé en 2025?
M. Batani (Philippe) : Écoutez,
ce que je peux confirmer présentement, c'est qu'on reporte au-delà de 2024 et
que le gros du travail est derrière nous. Donc, l'ensemble des infrastructures,
l'ensemble des travaux de génie civil sont complétés sur tout le réseau, y
compris le tunnel. Ce qu'il reste à faire présentement, c'est des tests sur les
antennes, qui seront faits... pardon, durant les prochains mois, et les travaux
de systèmes, d'installation de systèmes, qui seront faits dans le tunnel. Le
tunnel est une infrastructure de cinq kilomètres souterraine qui était dans un
état... en fait, un état très grave de désuétude que l'on a reconstruit en
grande
partie et...
M. Derraji : Oui. Je veux
juste une date, si vous le permettez. Je comprends... parce qu'il y a beaucoup
d'arguments, d'ailleurs, je les ai lus dans l'article. Moi, ce que je veux
aujourd'hui de la caisse et CDPQ Infra, est-ce qu'aujourd'hui c'est 2025 ou
2026?
M. Batani (Philippe) : Aujourd'hui,
ce que je peux dire, moi, durant cette séance, c'est que nous ne serons pas en
mesure de mettre en service les lignes en 2024, que le gros du travail est
derrière nous. Aujourd'hui, durant la séance de commission des finances, le
président de la caisse et le président de CDPQ Infra seront présents et
pourront adresser aussi cette question-là. Mais présentement, ce que je peux
dire, c'est que la grande majorité des travaux sont derrière nous. C'est une
question de tests et d'installation de systèmes dans une infrastructure
critique qui...
M. Derraji : Oui. Donc, ce
que je comprends, vous ne confirmez ni 2025 ni 2026. C'est sûr, ce n'est pas
2024. Mais à la lumière, si je peux décoder entre les lignes, même 2025, c'est
en jeu.
M. Batani (Philippe) : Je
laisserai le président de la caisse et le président de CDPQ Infra répondre à
cette question s'ils le désirent, lors de la prochaine séance, qui sera plus
tard cette après-midi.
M. Derraji : O.K., mais vous
représentez quand même la caisse.
M. Batani (Philippe) : Je
comprends.
M. Derraji : Vous êtes venus
ici, en commission parlementaire, vous savez de quoi s'agit-il au niveau de la
caisse. Et en tant que porte-parole en Transports, la ministre du Transport est
impliquée aussi au niveau de la mobilité durable. Je pense que de venir en
commission parlementaire, je pense au moins dire qu'il y a des contraintes,
oui, mais...
M. Batani (Philippe) : Des
équipes travaillent 24 heures par jour,