House Proceedings — 20 February 2018 (41st Legislature, 1st Session)

2018-02-20

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 20 February 2018 (41st Legislature, 1st Session)

2018-02-20

Quebec — Debates (Hansard)

(Treize heures quarante-deux

minutes)

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :

Alors, je vous souhaite un bon mardi. Vous pouvez prendre place.

Et nous allons débuter notre séance avec la

rubrique des déclarations de députés, et je vais céder la parole à M. le député

de Matane-Matapédia.

Bérubé : Mme la

Présidente, la ville de Matane doit procéder rapidement au remplacement de la

piscine municipale, qui a maintenant 50 ans. Cette installation sportive

d'importance, qui dessert l'ensemble de la MRC de La Matanie, a atteint sa durée de vie utile et est maintenant dans un

état de désuétude avancée. Perte d'eau, toit qui coule, difficulté à assurer la qualité de l'eau et de la

structure sont parmi les principaux problèmes auxquels doit faire face la

ville.

Puisque la

restauration du bâtiment serait plus dispendieuse que la construction d'un

bâtiment neuf, la ville souhaite réaliser

la construction d'un nouveau complexe aquatique d'ici la fin de l'année 2019.

Le projet, évalué à 14 millions, fait

l'objet d'une demande auprès du gouvernement du Québec dans le cadre du

Programme de soutien aux installations sportives et récréatives.

Considérant

l'importance d'une telle infrastructure sportive pour une communauté et

l'urgence de procéder au remplacement

de la piscine actuelle, je demande au ministre de l'Éducation, du Loisir et du

Sport et au gouvernement du Québec

d'appuyer le projet de nouveau complexe aquatique de Matane et de soutenir

financièrement sa réalisation. C'est

l'ensemble des usagers de la Matanie qui pourront ainsi bénéficier d'une

installation adéquate et moderne. Merci, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de

Matane-Matapédia. Maintenant, je cède la parole à Mme la députée de

Bourassa-Sauvé.

Mme de

Santis : Merci, Mme la Présidente. Il y a deux ans, j'assistais à

l'ouverture de La Route de Champlain à bord

d'un bateau électrique sur la rivière des Prairies, par une belle journée de

juin. Désormais, les plaisanciers pourront louer des rabaskas ou des kayaks de mer l'été et pratiquer la

trottinette des neiges ou s'initier au camping d'hiver lors de la

période froide.

Anciennement l'Association récréotouristique de

Montréal-Nord, La Route de Champlain deviendra un pôle récréotouristique qui attirera petits et grands tout au long de l'année

au parc Aimé-Léonard. Sa mission est de permettre d'accéder au plein air même en ville, ce qui est

maintenant chose faite grâce à l'entente conclue avec l'arrondissement

de Montréal-Nord.

Félicitations

à Christian Desautels, directeur général, à Jean-Jacques Ricard, président du

conseil d'administration, qui

travaillent activement à nous faire bouger toute l'année! Et un hommage

particulier à notre cher regretté Samuel Michaud, cofondateur de La

Route de Champlain. Merci, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci, Mme la députée de

Bourassa-Sauvé. Maintenant, je reconnais M. le député de

Chutes-de-la-Chaudière.

M. Picard : Merci, Mme la

Présidente. Permettez-moi de souligner la présence des représentants du Service

d'entraide de Saint-Jean-Chrysostome dans les gradins.

Donc, Mme la Présidente, depuis maintenant 40 ans, le Service d'entraide de Saint-Jean-Chrysostome

répond aux besoins des personnes démunies ou vivant une situation

difficile. De nombreux services y sont offerts : dépannage alimentaire, comptoir de

vêtements, cuisine collective, accompagnement et transport et activités sociales diverses.

Aussi, grâce à des projets

d'agrandissement et de restructuration, l'offre de services est bonifiée, entre autres, avec l'ouverture de la Boutique La Trouvaille, une entreprise d'économie

sociale qui a permis d'augmenter leurs sources de revenus. Plusieurs bénévoles se sont succédé au fil des

ans, et aujourd'hui on compte près de 160 personnes qui donnent

généreusement de leur temps au bon fonctionnement de l'organisme.

Je félicite

toute l'équipe du Service d'entraide de Saint-Jean-Chrystostome ainsi que

toutes les personnes qui en assurent

la pérennité. Merci pour ces 40 ans de solidarité, d'engagement bénévole et de présence dans la communauté. Merci beaucoup.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :

Alors, je vous remercie. Et nous souhaitons aux gens de Saint-Jean-Chrystostome

la bienvenue à l'Assemblée nationale.

Maintenant,

pour la prochaine déclaration, je cède la parole à Mme la députée de Charlevoix—Côte-de-Beaupré.

Simard : Merci, Mme la Présidente. Je tiens aujourd'hui, avec

tristesse et respect, à souligner le départ d'un grand homme, un homme visionnaire, déterminé et ô combien engagé au sein

de la communauté de L'Isle-aux-Coudres. Je vous parle du capitaine Éloi

Perron, qui s'est éteint le jeudi 15 février dernier à l'âge de

96 ans.

Natif et

résident de L'Isle-aux-Coudres, Éloi Perron fut marin et navigateur avant de

fonder l'Auberge Les Voitures d'eau, en 1968, puis, en 1973, le musée du

même nom.

Homme

d'affaires reconnu, Éloi Perron fut également le fondateur du chantier naval

qui allait devenir plus tard les Industries

Océan. L'essor économique de L'Isle-aux-Coudres ne serait assurément pas le

même aujourd'hui sans ce passionné, développant à la fois l'industrie

maritime et le tourisme local.

Je tiens

aussi à souligner son engagement pour notre belle région de Charlevoix. Élu par

nos concitoyennes et concitoyens, il fut pendant plusieurs années le

maire de Saint-Louis de l'Isle-aux-Coudres.

M. Perron,

nous vous souhaitons bon voyage. Et soyez assuré que je continuerai à tenir le

gouvernail pour poursuivre votre

désir de transmission de l'histoire et de protection du patrimoine de

L'Isle-aux-Coudres. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :

Je vous remercie, Mme la députée. Maintenant, je cède la parole à Mme la

députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Massé : Merci, Mme la Présidente. Je souligne aujourd'hui le

25e anniversaire d'En Marge 12-17, un groupe de ma

circonscription qui me rend particulièrement fière.

Marge 12-17 est un organisme qui accueille les jeunes mineurs en situation

de rue, peu importe leur condition, 24 heures

sur 24, sept jours sur sept, 365 jours par année. C'est le seul lieu à

Montréal à ne jamais barrer ses portes pour les jeunes qui traversent

une période difficile.

Dans ce

refuge urbain, il n'y a pas de case dans laquelle il faut fitter pour être

accueilli. On te prend comme tu es, on s'adapte à toi. Pas de jugement,

pas de morale, juste une approche qui respire l'amour, le respect et la

sincérité.

Il n'existe

pas un profil de jeunes qui se trouvent à la rue. La vie, avec ses défis et ses

obstacles, peut amener à la rue

n'importe quel jeune. Si jamais votre famille fait face à cette épreuve, vous

savez que vous pouvez compter sur En Marge 12-17. Bon 25e!

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la

députée. Maintenant,

toujours à la rubrique des déclarations des députés,

je cède la parole à M. le député de Papineau.

M. Iracà : Merci

beaucoup, Mme la Présidente. Permettez-moi de souligner le courage et le geste héroïque qu'a

posé M. Luc Ouellette.

Lors d'un

tournoi de curling, en janvier dernier, M. Ouellette, pompier de métier

depuis 25 ans et infirmier dans une autre vie, a sauvé la vie d'un homme

en arrêt cardiaque en le massant et en se servant d'un défibrillateur. Il a

fallu une décharge pour faire battre le coeur à nouveau. La victime,

affaiblie, est revenue à elle avant son transport à l'hôpital.

La victime ne pouvait être plus chanceuse dans

sa malchance. M. Ouellette a fait preuve de sang-froid, et son instinct professionnel

a rapidement pris le dessus sur cette situation extrêmement stressante.

Je tiens à féliciter

M. Ouellette, dont la conduite a été digne d'un héros. Merci, Mme la

Présidente.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le

député de Papineau.

Maintenant, je reconnais M. le député de Nicolet-Bécancour.

M. Martel : Mme la

Présidente, M. le maire Maurice Morin

a présidé aux destinées de Saint-Célestin pendant tout près de 40 ans. Tout au long de sa vie

publique, il a su maintenir le cap sur les priorités et les valeurs qui lui

étaient chères et offrir à la population un leadership fort, stable et

serein.

Étant

moi-même résident de cette municipalité, j'ai pu mesurer l'étendue de sa générosité et de

son dévouement envers sa communauté.

J'ai également côtoyé M. Morin en tant que directeur général de la MRC de Nicolet-Yamaska

et j'ai reconnu en lui un ardent défendeur de cet organisme qu'il avait

lui-même contribué à mettre en place.

À l'aube de

ses 70 ans, cet agriculteur, amoureux de son métier, a choisi de rebâtir sa

ferme, détruite par un incendie. Il l'a fait non pas pour lui-même, mais

par amour de la terre et pour assurer un avenir à la relève qui l'entoure.

Sur une note plus personnelle, je veux dire à

M. Maurice Morin que ce fut un privilège de le côtoyer et de travailler

avec lui. Je lui souhaite une très belle retraite et tout le bonheur possible

auprès de sa famille.

Si j'avais un

petit peu plus de temps, je dirais aussi que c'est un excellent chanteur.

Merci, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci. Merci de cet hommage.

Et nous lui souhaitons la bienvenue à l'Assemblée nationale.

Maintenant, pour la prochaine déclaration, je

cède la parole à M. le député de Dubuc.

M. Simard :

Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, je tiens à féliciter Samuel Girard, de

Ferland-et-Boileau, qui a remporté la

médaille d'or du 1 000 mètres en patinage de vitesse courte piste à

PyeongChang cette fin de semaine.

Samuel a

dominé la finale en 1 min 24,650 s, devenant ainsi le premier

champion olympique de la municipalité de

Ferland-et-Boileau. Et ce n'est pas tout, Mme la Présidente. Samuel est le

premier patineur canadien à remporter une médaille olympique dans cette épreuve du 1 000 mètres. C'est

tout un exploit pour un jeune de 21 ans, qui est la fierté de tous les citoyens de mon comté, du Québec et de

tout le Canada. En remportant cette médaille, Samuel a atteint son objectif

ultime, après tant d'années d'efforts, confirmant ainsi son énorme potentiel

pour les années suivantes.

Toutes mes

félicitations à Samuel et à ses parents, M. Grégoire Girard,

Mme Monique Bouchard, qui l'ont supporté, bien sûr, encouragé et

accompagné tout au long de son parcours. Bravo, Samuel, et bonne continuité!

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci. Merci, M. le député de

Dubuc. Et maintenant, pour clore cette rubrique, je vais céder la parole

à M. le député de Bonaventure.

M. Roy :

Bon après-midi, Mme la Présidente. Je prends la parole aujourd'hui pour rendre

hommage à deux agents de protection

de la faune, MM. David Carrier et David Lapointe, du bureau de Granby en

Montérégie, qui, le 18 janvier dernier, ont sauvé un orignal d'une

fâcheuse position. Leur intervention a été rendue publique grâce à une vidéo

qui a été vue plus de 60 000 fois sur le Web.

Chaque jour,

les agents de protection de la faune font un travail essentiel, qui la plupart

du temps ne se retrouve pas sur le

Web, mais qui fait en sorte que les activités en forêt se déroulent dans la

paix et le calme. Ils veillent à la protection des chasseurs, des pêcheurs et des villégiateurs, mais également des

espèces animales. Protéger, éduquer et prévenir , c'est la devise

de nos agents de protection. Nul doute que MM. Lapointe et Carrier l'ont

appliquée lors de l'intervention.

C'est pour

ces raisons que je suis fier de prendre cette minute aujourd'hui pour valoriser

ce que font nos agents sur le terrain. Leur travail mérite d'être

reconnu à sa juste valeur.

Et sachez que

ma formation politique sera toujours là à leurs côtés. Et, en mon nom personnel

mais également au nom des centaines

de milliers de chasseurs et de pêcheurs du Québec, MM. Carrier et

Lapointe, je vous dis bravo et merci pour ce que vous faites.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député

de Bonaventure. Alors, ceci met fin à la rubrique des déclarations de

députés.

je suspends nos travaux quelques instants.

(Suspension de la séance à

13 h 53)

Le Président :

Mesdames messieurs, nous allons nous recueillir quelques instants.

J'ai le plaisir de

souligner la présence, dans nos tribunes, de l'ambassadeur de la République

tunisienne, Son Excellence M. Mohammed Imed Torjemane, à l'occasion de ses visites

officielles.

Nous avons aussi le

plaisir de souligner la présence de l'ambassadeur du Japon, Son Excellence M.

Kimihiro Ishikane. Vous aurez remarqué que mon accent s'améliore toujours.

Alors, nous allons

poursuivre les affaires courantes.

Aujourd'hui, il n'y a

pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.

À la rubrique Dépôt

de documents, Mme la ministre de la Culture et des Communications.

Mme Montpetit : M. le

Président, permets-moi de déposer le rapport

annuel d'activité 2016-2017 de la Société

de la Place des Arts de Montréal. Merci.

Le Président :

Alors, ce document est déposé.

Pour

ma part, je dépose une lettre que m'a adressée le Directeur général des élections, M. Pierre Reid, concernant la

nouvelle signature visuelle de l'institution.

Je dépose une lettre

que m'a adressée la ministre fédérale de la Justice et procureure générale du Canada,

Mme Jody Wilson-Raybould, en réponse à

la motion adoptée par l'Assemblée

nationale le

16 novembre 2017 concernant le report de l'entrée en vigueur

de la légalisation du cannabis.

Et j'ai reçu préavis

d'une motion qui sera inscrite dans le feuilleton de demain aux affaires

inscrites par les députés d'opposition,

conformément à l'article 97.1 du règlement. Et je dépose — c'est déjà fait — copie du texte de ce préavis.

Il n'y a pas de dépôt

de rapports de commissions ni de dépôt de pétitions.

n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni de violation portant sur une question de droit ou de privilège.

fais ça vite ce matin, alors nous en sommes donc rendus maintenant

à la période de questions et de

réponses orales. Et j'invite M. le chef de l'opposition officielle à

ouvrir la période de questions.

Lisée : Le Réseau express métropolitain va avoir le joyau technologique du matériel

roulant, un train électrique dernier

cri qui va être l'envie du monde entier. Où sera-t-il construit? On sait qu'il

y a 630 millions de dollars des contribuables québécois qui vont

servir à la fabrication de ce train électrique.

Deux

questions pour le premier

ministre : Peut-il nous dire

dans quel pays ça va être construit? On sait que ce n'est pas au Québec. Ce ne sera pas au Canada.

Est-ce que lui, il sait dans quel pays le train électrique payé par les Québécois sera construit?

Et, deuxièmement, est-ce qu'il admet que son refus, depuis

deux ans qu'on lui demande, au Parti

québécois, d'exiger du contenu québécois

dans la construction de ce train électrique, est responsable du fait que des

centaines d'emplois seront créés à l'étranger plutôt qu'ici, où on en a

cruellement besoin?

Le Président : M. le premier

ministre.

Couillard : Bien, jusqu'à maintenant,

M. le Président, la seule chose que le Parti québécois nous a demandé, c'est de ne

pas faire le projet. Alors, si on est entre zéro et ce grand projet de

6 milliards, qui est un des plus grands depuis la Baie James au Québec,

on voit clairement qui a soutenu le projet.

Si on parle

de soutenir les travailleurs de Bombardier maintenant, autant la deuxième opposition que l'opposition officielle

ont refusé de soutenir les travailleurs de Bombardier aéronautique au moment où c'était nécessaire. Les gens de La Pocatière savent très bien qu'on a toujours été avec eux sur une

multitude d'enjeux et qu'on va être encore avec eux, maintenant,

sur cette question-là. Et je suis certain que personne ici, personne ici, à

moins que ce soit le contraire, ne veut remettre en question le principe

d'indépendance de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Le collègue

demande : Où ailleurs? Bien, il n'y a que nous qui avons fait, en Amérique du Nord, cette innovation de permettre

à la Caisse de dépôt et placement du

Québec de jouer un rôle dans les infrastructures du Québec pour faire plus de projets et plus de grands projets au Québec.

Alors, on en est très fiers. Et d'ailleurs ça suscite beaucoup d'intérêt ailleurs.

Enfin, sur la question du contenu local, il a

passé très rapidement sur le fait que 65 % du projet est obtenu localement et que la firme qui bénéficie le plus,

à l'issue des soumissions, c'est SNC-Lavalin. À ce que je sache, c'est une firme québécoise d'ingénierie mondiale centrée ici, à Montréal.

On va s'occuper des travailleurs de La Pocatière puis on s'est toujours

occupés des travailleurs de Bombardier, contrairement aux deux partis d'opposition.

Le Président : Première

complémentaire, M. le chef de l'opposition.

M. Lisée :

Vous aurez remarqué, M. le Président, que le premier ministre refuse de nous

dire où sera construit le train, où

seront dépensés ces 630 millions de dollars des contribuables québécois.

Peut-être qu'il ne le sait pas. Soit il refuse de le dire, soit il ne le

sait pas.

Alors, c'est

lequel? Est-ce qu'il refuse de nous dire où le train sera construit ou est-ce

que même lui ne le sait pas?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Couillard : M. le Président, je vais encore répéter

l'ambition de ce projet-là qui permet au Québec de revenir à l'ère des grands projets, pas les grands projets du

siècle dernier, les grands projets modernes, modernes de mobilité durable, dont

le REM va être un exemple éclatant pour la technologie et l'expertise du

Québec. Je répète qu'on va prendre soin

des travailleurs de Bombardier, on va s'assurer qu'on continue à les faire

travailler le mieux possible. Il y a déjà des travaux, des conversations

en cours là-dessus.

Mais où il va

être, le REM? À Montréal. Combien de jobs dans la construction? 35 000.

Pas en Chine, comme disait le collègue, ici, au Québec, chez nous.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le chef de l'opposition.

M. Lisée : Toujours pas

de réponse du premier ministre. Il a dit jeudi dernier : Si c'était juste

de moi, j'aurais demandé 25 % de

contenu québécois pour le matériel roulant. Il a eu six occasions législatives

différentes d'introduire ce 25 % : dans ses budgets, dans la

loi qui a créé CDP Infra, dans la loi qui leur a donné des pouvoirs

d'expropriation. Six

fois il a eu l'occasion de le mettre dans la loi, six fois il a échoué, six

fois il a pris la responsabilité de laisser tomber les travailleurs

québécois.

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Couillard : Alors, on voit que, dans le fond, ce que le

collègue veut, c'est qu'il n'y ait pas de projet, parce que ce qu'il explique faisait en sorte qu'il n'y

avait pas de projet. Alors, ça, c'est clairement une méconnaissance du dossier.

Je ne lui en fais pas reproche, c'est des

choses qui se produisent. Maintenant, moi, ce que je sais, c'est que 65 %

des retombées sont chez nous, que

35 000 emplois vont être créés à Montréal pendant la construction,

qu'il y a 1 000 emplois permanents par la suite pour l'opération du train électrique métropolitain, qui

sera un des plus beaux au monde. Moi, j'en suis très fier, comme Québécois,

que ce soit chez nous que ça se fasse. Où il va être? À Montréal, au Québec,

chez nous.

Le Président : Troisième

complémentaire, M. le chef de l'opposition.

M. Lisée :

Le premier ministre avait la capacité de faire en sorte que ça se construise

ici, il a refusé. Il a retardé de quatre ans la construction de la ligne bleue,

quatre ans que ce gouvernement a perdus, qui aurait pu donner un cahier

de commandes supplémentaire à

La Pocatière. Et il a eu l'indécence, jeudi, de dire : Les

contracteurs québécois devront être concurrentiels pour avoir les

contrats d'Alstom.

Où, M. le

premier ministre? En Pologne et en Inde, pour avoir les sous-contrats d'Alstom,

si c'est là, ou ailleurs qu'ils vont construire?

Le Président : M. le premier ministre.

Couillard : Alors, M. le Président, je pense qu'il faut répéter, comme citoyens, comme contribuables,

qu'on va avoir le meilleur projet au meilleur coût. Les deux. Pas juste

le coût, le meilleur projet, la qualité également.

Maintenant,

je suis persuadé que le chef de

l'opposition ne veut pas changer

l'opinion de son parti sur l'indépendance

de la caisse. Je cite son collègue le député

de Marceau, le 27 mai 2015 : «Le projet de loi prévoit en deux

endroits que le mot

"indépendance" va apparaître désormais dans le projet de loi, ce qui

est très bien. [C'est très bien de l'écrire], mais, si c'est contredit

par les faits, si c'est contredit par les attitudes, si c'est contredit après

les gestes qui sont posés, évidemment, ça

n'a [pas de] portée...» Alors, le porte-parole de l'opposition officielle

insistait pour l'indépendance de la caisse, qu'il veut maintenant

renier.

Le Président : En principale?

En principale, Mme la députée de Taillon.

Lamarre : Le gouvernement a décidé de verser 2 milliards de

dollars supplémentaires à la Fédération des médecins spécialistes. Pourtant, les spécialistes québécois sont déjà

payés 36 000 $ de plus, en moyenne, que leurs collègues ontariens, pourtant les délais sécuritaires de

chirurgie ne sont pas rencontrés au Québec pour au moins 25 % des gens qui

sont en attente, pourtant

36 000 personnes attendent un rendez-vous avec un dermatologue. Le

gouvernement a fait le choix des spécialistes.

Nous, au

Parti québécois, on fera d'autres choix. On redonne en soutien à domicile et

aux plus vulnérables en CHSLD. On

décloisonne les autres professionnels pour enfin donner plus d'accès. On redonne

aux autres professionnels dont ça n'a pas été la fête depuis 15 ans

comme pour les spécialistes.

Pourquoi ce

2 milliards est-il un scandale? Parce que c'est facile de trouver

2 milliards pour les spécialistes, mais si difficile de trouver un fonds

d'urgence pour rendre acceptables les conditions de travail des infirmières et

de toutes les professionnelles en santé.

Je reviens

donc à la charge : Est-ce qu'il y aura un fonds d'urgence pour l'embauche

d'infirmières, tel que réclamé par le Parti québécois? Est-ce qu'il sera

débloqué aujourd'hui?

Le Président : M. le ministre

de la Santé.

Barrette : M. le Président, ce que les représentantes des infirmières

ont demandé, c'est d'abord et avant tout de faire en sorte que leurs

conditions d'exercice soient allégées. Jamais elles ne sont sorties pour

réclamer un fonds d'urgence, ça n'existe que dans

l'esprit du Parti québécois. Ce qui est dans mon esprit, évidemment, est

l'intérêt des infirmières, leurs conditions d'exercice, la façon d'organiser le

travail pour faire en sorte qu'il n'y ait plus de temps supplémentaire

obligatoire, qu'il n'y ait plus, idéalement, de temps supplémentaire, quoique

c'est impossible à éviter totalement. Mais,

le temps supplémentaire obligatoire, M. le Président, je pense qu'on va être

capables d'éradiquer ça.

Est-ce que ça passe par, nécessairement, un

fonds d'urgence? Évidemment non. Un fonds d'urgence, ça ne réorganise pas le

travail, ça ne change pas les ratios. Alors, ce que les infirmières veulent,

c'est ce dont je parle. Sommes-nous en action aujourd'hui pour aller dans cette

direction-là? Évidemment que oui. J'aurai le plaisir de les rencontrer tantôt, dans environ une heure

et demie, pour faire état du cheminement qu'on a convenu ensemble. Et, oui...

Le Président : En terminant.

M. Barrette : ...on a cheminé dans l'intérêt

de toutes les parties.

Le Président : Première

complémentaire, Mme la députée de Taillon.

Lamarre : Les ratios, ça va

prendre des années, M. le Président, avant que ce soit en vigueur, alors que, là,

il y a une situation de crise et d'urgence que le ministre

refuse... On vient bien de l'entendre, là, il refuse de donner suite et de prendre des mesures concrètes, immédiates, qui

vont alléger l'épuisement du personnel dans le système de santé. Même l'ancien ministre

de la Santé, Claude Castonguay, a

dénoncé l'incompétence du gouvernement dans ses négociations et la rupture profonde du contrat social

par les 2 milliards accordés avec complaisance aux spécialistes.

Alors, est-ce que le gouvernement va rendre

publics les...

Le Président : M. le ministre

de la Santé.

Barrette : M. le Président, je vais revenir sur la question qui m'occupe, moi, principalement, aujourd'hui.

La page des médecins est tournée. La page

qui est devant nous est celle des infirmières. La page qui est devant nous, qui

ne sera pas une simple page, mais bien un

chapitre entier, est celui des infirmières. Et ce que les infirmières

demandent, c'est une révision de

leurs conditions d'exercice, ce qui a été convenu dans la convention collective historique de 2015 et

ce à quoi nous travaillons maintenant. Encore une fois, M. le Président, dans environ

deux heures, je serai en présence de la FIQ, de sa présidente,

Mme Bédard...

Le Président : En terminant.

M. Barrette : ...pour continuer le

travail pour donner de l'espoir à notre personnel dans le réseau.

Le Président : Deuxième complémentaire,

Mme la députée de Taillon.

Mme Lamarre : Le gouvernement a deux

gestes à poser : déposer les deux ententes des deux fédérations et, deuxièmement, mandater la Vérificatrice générale

pour qu'elle évalue le contenu des ententes et qu'elle nous donne le vrai portrait de la situation. Elle l'a fait en

2015, et le gouvernement actuel n'en a pas tenu compte, de ses recommandations.

Est-ce qu'il va mandater la Vérificatrice

générale et s'engager cette fois-ci à suivre ses recommandations pour le bien

des finances publiques et le bien de l'accès du public à son système de santé?

Le Président : M. le

ministre de la Santé.

Barrette : M. le Président, j'ai une bonne nouvelle pour notre collègue,

on s'est engagés à faire en sorte que les états financiers du

gouvernement soient vérifiés par la Vérificatrice générale avant l'élection.

Alors, ça va arriver. On n'a pas besoin de s'engager plus à quelque chose qui

est déjà prévu.

Et, pour ce

qui est des ententes telles quelles, M. le Président, je me souviens que,

vendredi dernier, mon collègue président

du Conseil du trésor a fait une présentation exhaustive desdites ententes,

particulièrement pour la composante financière. D'ailleurs, mon collègue

était accompagné de la personne qui a cette expertise-là, et, si je ne m'abuse,

la présentation a été tellement longue qu'on a dû reporter le point de presse.

Le Président : En terminant.

M. Barrette : Alors, j'invite la

collègue à prendre connaissance de ce qui a été présenté la semaine dernière.

Le Président :

Principale, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Legault :

M. le Président, le chat est enfin sorti du sac concernant l'entente avec les

médecins spécialistes. Et le ministre

de la Santé a été très clair, il ne s'est pas caché, jeudi dernier il a dit, je

le cite : «Non seulement le rattrapage est fait, mais les médecins spécialistes [...] sont dans une position

favorable par rapport à l'Ontario.» Donc, ce qu'on sait maintenant, c'est que les Québécois gagnent moins

cher qu'en Ontario, mais le premier ministre accepte que les médecins

spécialistes gagnent plus cher qu'en Ontario. Complètement, là, injuste,

inacceptable.

D'autant plus

qu'il avait été convenu, dans une entente signée par le gouvernement libéral en

2011, qu'il y aurait un suivi de

l'écart concernant la rémunération des médecins avec le reste du Canada. Or, en

2015, le Vérificateur général a

averti le premier ministre, lui a dit : Vous ne faites pas votre suivi de

la rémunération comparative avec l'Ontario. Et, malgré ça, en 2018, le premier ministre continue de lancer des

milliards, avant même d'avoir l'étude. Quelle mauvaise gestion!

Ma question

est très simple : Est-ce que le premier ministre trouve ça juste, trouve

ça acceptable que les ministres... médecins

spécialistes au Québec gagnent plus que les médecins spécialistes en Ontario?

Oui ou non, est-ce qu'il trouve ça juste?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Couillard : Ce que je trouve juste, M. le Président, et je

m'en félicite, et on devrait tous s'en féliciter comme Québécois, c'est que, pour la première fois de

l'histoire du système de santé du Québec, les médecins se sont déclarés imputables de l'accessibilité aux services,

notamment dans la couverture des spécialistes en région. Tiens, à

La Pocatière, il y aura des

anesthésistes tout l'été. C'est payé par les anesthésistes, les pénalités

imposées aux anesthésistes, si l'entente n'est pas respectée. On n'a jamais, jamais obtenu ça jusqu'à maintenant.

De la même façon, ils prennent en charge un guichet d'accès pour l'imagerie. On n'a jamais obtenu ça. Ils prennent

en charge l'échographie. On n'a jamais obtenu ça. Ils prennent en charge la rémunération des chefs

de département. On n'avait jamais obtenu ça. Et on a enfin mis un frein à

la rémunération médicale en fixant — et je l'engage à fixer les mêmes

objectifs — à

3 % l'augmentation de la masse salariale

au maximum, année sur année, et un maximum de 20 % dans le système de

santé. Ça, c'est juste, ça permet de s'occuper

de tout le monde, de toutes les priorités, surtout avec un gouvernement qui a bien

géré les finances publiques.

Le Président : Première

complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Legault :

Je pense que c'est assez clair, là, le premier ministre vient de nous dire que

lui, il trouve ça juste que les médecins spécialistes du Québec gagnent

plus que ceux de l'Ontario. C'est son choix.

Mais je voudrais me tourner vers le ministre de la Santé. Le ministre de la Santé est venu en politique pour défendre

les Québécois, l'intérêt des Québécois, et je voudrais

savoir si le ministre de la Santé va avoir le courage, parce que

c'est lui qui va signer ou non...

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Couillard : Alors, le ministre de la Santé et des Services sociaux qui, franchement, réussit très, très bien dans sa fonction pour les

patients, c'est pour ça qu'il est venu en politique, pour s'occuper des

patients, et accessoirement pour fuir la CAQ dont il était fort effrayé

des orientations, on comprend ça maintenant.

Maintenant,

j'ai entendu... est-ce que j'ai vraiment entendu le chef de la deuxième opposition dire

qu'il faut déchirer les ententes? Il faut que les ententes soient immédiatement

déchirées? Bien sûr, il ne veut pas que le climat revienne favorable

dans le système de santé. Il ne veut pas qu'il y ait des

anesthésistes à La Pocatière cet été. Il ne veut pas que l'imagerie soit prise en charge. Il ne veut pas qu'on ait plafonné la croissance de la rémunération médicale, surtout pas. Il carbure aux conflits, notre collègue

chef de la deuxième opposition.

Alors, nous, au contraire, on dit : On

s'occupe des patients avant tout.

Le Président : En terminant.

M. Couillard : Les patients vont être mieux servis. Les finances publiques sont stabilisées, et c'est notre réussite...

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

Le Président :

Chut, chut, chut!

M. Legault : Le premier

ministre est complètement déconnecté. Il nous dit qu'il va garder le bar ouvert concernant

les salaires des médecins. Donc, je repose

ma question au ministre

de la Santé : Est-ce que

le ministre de la Santé... Je sais

qu'il est mal à l'aise avec l'entente, là. Est-ce que le ministre de la Santé va se lever aujourd'hui puis dire : Je ne signerai pas cette

entente-là?

C'est lui qui a le

pouvoir de signer ou non cette entente. Va-t-il le faire, oui ou non?

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Couillard : Personne n'est dupe de ce que fait le chef de la deuxième opposition, M. le Président, c'est clair. Mais ce que je sais, moi, c'est que les patients vont être mieux servis.

Ce que je sais, moi, c'est qu'il n'y

a pas d'argent neuf introduit

dans la rémunération médicale. Ce que je sais, moi, c'est que, pour la première

fois, on a plafonné l'augmentation annuelle et le poids de la rémunération des médecins dans le système

de santé. Et ce que je sais, moi,

aussi, c'est que ça nous donne une marge de manoeuvre pour nous occuper de nos infirmières, développer de nouveaux services,

s'occuper d'éducation, d'environnement et de culture. Ça, je sais ça.

Alors,

effectivement, il faut rappeler, en parallèle, il m'excusera de

le dire, que c'est lui qui a ouvert le bar qu'il nous reproche maintenant.

C'est lui qui a ouvert le bar en signant cette entente décrite par le collègue

comme la pire catastrophe financière de l'histoire du Québec.

Le Président :

En terminant.

M. Couillard :

C'est lui qui est responsable de la situation.

Le Président :

Principale, M. le député de Johnson.

M. Lamontagne : Oui. M.

le Président, à de multiples reprises

depuis l'annonce du projet du Réseau

électrique métropolitain, nous avons invité puis supplié le gouvernement pour qu'il exige qu'une

partie importante du matériel roulant soit fabriqué ici, au Québec.

Requête après requête, motion après motion, le gouvernement libéral a refusé

de s'y engager.

Récemment,

la Caisse de dépôt a annoncé le consortium qui va construire les

trains et wagons du REM, et ce que l'on

craignait a été confirmé. Le gouvernement a abandonné les travailleurs québécois.

0 % du matériel roulant

proviendra du Québec, 0 %, M. le

Président. Le gouvernement et les Québécois y investissent plus de

2 milliards. La Caisse de dépôt, avec

l'épargne des Québécois, y investit près de 3 milliards. Et, en échange de

tous ces milliards, les travailleurs de l'industrie en retireront zéro. Devant un tel échec, le

premier ministre se doit aujourd'hui de rassurer les travailleurs de

l'industrie à l'effet que plus jamais une telle situation ne se

produira.

Le premier ministre

peut-il s'engager aujourd'hui à ce que tout contrat futur de matériel roulant

contienne un minimum de 25 % de contenu québécois?

Le Président :

M. le ministre des Transports.

M. Fortin

(Pontiac) : Merci, M. le Président. D'abord, d'abord, pour les

travailleurs de Bombardier, on l'a dit la semaine dernière, on le répète cette semaine — et d'ailleurs j'apprécie la présence du

ministre responsable de la région du

Bas-Saint-Laurent, qui était avec le député de Côte-du-Sud sur place hier pour

parler directement aux travailleurs, pour parler directement aux

intervenants locaux, incluant le préfet de la région — qu'on

comprend très certainement la déception des

travailleurs de l'usine de Bombardier à La Pocatière face aux résultats de

l'appel d'offres qui a été lancé par la Caisse de dépôt dans le projet

du Réseau express métropolitain. Le premier ministre lui-même s'est voulu très

rassurant envers les travailleurs pour dire qu'encore une fois, comme on l'a

fait par le passé dans plusieurs autres situations,

le gouvernement du Québec serait avec eux pour l'avenir de l'entreprise, pour

travailler à l'avenir de l'entreprise.

Maintenant,

dans ce débat-là, M. le Président, l'appel d'offres, on l'a dit dès le début,

c'est l'appel d'offres de la Caisse

de dépôt et placement du Québec, ce n'est pas l'appel d'offres du ministère des

Transports ou l'appel d'offres d'une société de transport ou une autre,

et ça, ça a toujours été très clair, M. le Président. Et, dans tout ça, M. le

Président, effectivement, la Coalition avenir Québec demandait pour

25 %...

Président : En terminant.

M. Fortin

(Pontiac) : ...d'une infime

partie du projet total. On a 65 % du

projet total.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de Johnson.

M. Lamontagne :

M. le Président, le ministre s'entête à parler de 65 % pour ne pas parler

de l'absence de contenu local dans le

matériel roulant, mais le constat, il est simple à faire : il n'y a pas au

monde une nation industrialisée qui se respecte qui aurait ainsi

abandonné ses travailleurs puis ses entreprises. L'Ontario, les États-Unis, la France,

tous, ils auraient tous exigé du contenu local, M. le Président.

ministre peut-il nous rassurer et nous dire qu'ils ont appris de cet échec et

qu'à l'avenir, dès qu'il sera impliqué financièrement, le gouvernement

exigera un minimum de 25 % de contenu local?

Le Président :

M. le ministre des Transports.

M. Fortin

(Pontiac) : M. le Président, je l'ai dit tout à l'heure, pour le

projet de la Caisse de dépôt et placement du Québec, c'était le projet qui leur appartenait, c'était eux, le

maître d'oeuvre de ce projet-là, et ce n'est pas au gouvernement à se

mettre les mains dans la gestion de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Pour

ce qui est, cependant, des appels d'offres du gouvernement du Québec, du

ministère des Transports, oui, M. le Président, 25 % des coûts en

contenu canadien, c'est ce qui est souhaité et c'est ce qu'on veut mettre de

l'avant également. Mais en même temps, M. le Président, quand il s'agit de

projets qui sont portés par la Caisse de dépôt et placement du Québec, il est important pour le contribuable, il est

important pour l'investisseur, qui est l'ensemble des gens ici, dans cette salle, mais l'ensemble des

Québécois également, qu'on ait le meilleur rapport qualité-prix, et c'est ce

qui a été fait avec l'appel d'offres de la Caisse de dépôt et placement du

Québec.

Le Président :

En principale? Deuxième complémentaire, M. le député d'Arthabaska.

Lefebvre : Merci, M. le Président. La vérité, M. le Président, c'est

que le gouvernement avait le devoir d'exiger 25 % de contenu local pour protéger les emplois au Québec, et il ne

l'a pas fait. Les Québécois et les Québécoises se sentent abandonnés par

leur gouvernement, et les gens de La Pocatière sont inquiets de leur

avenir.

Est-ce

que le premier ministre peut, un, reconnaître son erreur, deux, prendre un

engagement pour le futur et, trois, aller rassurer les gens de

La Pocatière pour la suite?

Le Président :

M. le ministre délégué aux Transports maritimes.

D'Amour : Bien, M. le Président, étant moi-même natif du

Bas-Saint-Laurent, j'ai été témoin au cours des dernières années de l'évolution de l'usine de La Pocatière. À chaque

fois que l'usine de La Pocatière a eu besoin de notre gouvernement, on a été présents. S'il y a encore

des emplois aujourd'hui à La Pocatière, c'est grâce au gouvernement libéral. Le message, la semaine dernière, du

premier ministre est à l'effet qu'on ne laissera pas tomber non seulement les

travailleurs et les travailleuses, mais on

ne laissera pas non plus tomber les sous-traitants, qui sont situés

majoritairement entre Montmagny et Rivière-du-Loup. Avec le collègue de

Côte-du-Sud, nous étions hier à La Pocatière pour porter ce message du gouvernement, qui est un message

d'appui. Vous savez quoi, M. le Président? Parce que, pour nous, les régions,

c'est important, parce que l'emploi, c'est

important. Ce n'est pas par hasard qu'on est à l'origine de 226 000

nouveaux emplois au Québec depuis notre arrivée au pouvoir.

Le Président :

En terminant.

M. D'Amour :

Et je tiens à dire qu'on va supporter les travailleurs de l'usine Bombardier à

La Pocatière...

Le Président :

Principale, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Legault :

Oui. M. le Président, avec la réforme des taxes scolaires du gouvernement

libéral, il y a des régions qui sont

très pénalisées. Les plus pénalisées, c'est le Saguenay—Lac-Saint-Jean puis la Mauricie, ils vont payer un

taux de taxe

deux à trois fois plus élevé que d'autres régions. Le premier ministre a

défendu... a refusé de défendre le Saguenay, mais sa ministre responsable de la Mauricie, elle, a défendu sa région.

Vendredi dernier, en réponse à une question de mon collègue ici, écoutez ce que la députée de Laviolette a dit :

La loi, elle n'est pas passée. Une loi est faite pour être améliorée,

pour être bonifiée. L'idée de la CAQ peut être regardée. Je comprends que, pour

les gens de la Mauricie, il y a une bataille à mener, puis on va la mener. Fin

de la citation de la députée de Laviolette.

Est-ce que le

premier ministre est d'accord avec sa ministre? Est-ce que lui aussi, il pense

qu'il y a une bataille à mener pour les gens de la Mauricie?

Le Président : M. le premier

ministre.

Couillard : C'est une

citation très incomplète, puis on n'en est pas surpris. Maintenant, ce que je

vais dire, c'est que, contrairement à

ce qu'il dit quand il parle de gens pénalisés, tout le monde va payer moins de

taxe scolaire au Québec. Tout le

monde, sauf lui, parce qu'il ne veut pas, lui. Parce que lui, il va voter

contre la baisse de taxe scolaire qui va entrer en vigueur l'été

prochain si le projet de loi est adopté.

Maintenant,

c'est clair qu'un projet de loi déposé ici, à cette Assemblée, peut être amélioré, sinon pourquoi on aurait

des Parlements? Mais il faut garder l'autre

partie de la citation qu'il n'a

pas voulu citer, c'est la capacité de payer des contribuables et de l'État. Lui, ce qu'il dit, c'est qu'il faut mettre 700 millions de plus en

compensation de commissions scolaires.

Moi, je préfère le mettre dans la réussite des élèves. Si j'ai de l'argent

neuf, M. le Président, pour le système de l'éducation, ça ne sera pas pour baisser plus de taxes scolaires, ça va

être pour avoir plus d'enseignants, plus de professionnels, plus de réussite pour nos jeunes alors qu'on est

sur la bonne voie. Ce qu'il annonce, sa politique, ça équivaut à laisser

tomber la réussite scolaire pour se concentrer uniquement sur les taxes

scolaires. Nous, on les a baissés, les impôts. Quand il dit qu'il veut baisser... mettre plus d'argent dans les poches

du monde, c'est fait en ce qui nous concerne, mais les gens veulent du temps et ils veulent des

services publics, notamment en éducation puis en santé, et c'est là que notre

priorité va aller.

Le Président : Première

complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Legault : M. le Président, la semaine

dernière, j'ai demandé au premier ministre pourquoi le taux de la taxe scolaire était deux fois plus élevé dans sa région, au

Saguenay, qu'en Abitibi. Sa réponse?

Parce que le Saguenay, c'est une plus

grande région puis il y a plus de transport scolaire. Or, après vérification,

vous savez quoi, c'est le contraire. Ça vient de faire patate, son affaire. Je ferais une fleur au premier

ministre en lui disant que son argument était peut-être brouillon.

Est-ce qu'il va refaire sa réforme?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Couillard : Ce que je vais faire,

c'est de toutes mes forces m'opposer à ce que ce parti arrive un jour au gouvernement, parce que c'est sans arrêt, sans

arrêt, des thèmes simples, pour ne pas dire simplistes. On prend une

partie

de citation, on prend une

partie de

nouvelle, on en fait un principe politique, sans aucune réflexion. Moi, je

crois à la bonne gestion des finances

publiques, je crois aux marges de manoeuvre affectées aux vraies priorités des

Québécois. Déjà, on a annoncé une

baisse importante des taxes scolaires, plus de 600 millions de dollars,

lui, il dit qu'il veut en ajouter 700 millions. Où il va prendre l'argent, qu'il le dise,

hein : une hausse de la TVQ, dans le Fonds des générations, dans les

services publics? C'est ce qu'il ne

veut pas dire. Il dit : On verra. Il n'y a pas de «on verra» avec

700 millions de dollars, M. le Président.

Le Président : Deuxième

complémentaire...

Le Président : S'il vous

plaît! S'il vous plaît! Eh! Ho!

Président : Mme la députée de Bellechasse, vous êtes encore un peu trop haut, un petit peu trop haut. M. le chef

du deuxième groupe d'opposition.

M. Legault : M. le

Président, les taux de taxe scolaire

qu'il propose sont deux fois plus élevés au Saguenay puis en Mauricie qu'en Outaouais

ou en Abitibi, sans raison. Sa ministre

responsable de la Mauricie a compris,

elle défend sa région.

Quand il va défendre sa région? Quand

il va défendre toutes les régions du Québec? Quand il va comprendre que ça n'a pas

d'allure, sa loterie libérale de la taxe scolaire?

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Couillard : M. le Président, moi, j'y vais, dans les régions, moi, je vis dans une

région, il ne connaît pas c'est quoi,

la vie dans les régions. Et c'est

évident, et il ne s'en préoccupe pas, des régions, parce que ses propositions en éducation sont des attaques frontales contre les régions du Québec.

Proposer l'abolition des commissions

scolaires, c'est une attaque frontale contre l'autonomie des régions du Québec

et la vitalité économique des régions du Québec. Et attendez bien la

suite, il va nous proposer l'abolition des

cégeps la semaine prochaine, et ça aussi, c'est une autre attaque frontale

contre les régions.

Alors,

M. le Président, on a ici un parti qui gère les finances

publiques de façon responsable, qui affecte les deniers publics aux véritables priorités. Pas aux

priorités imaginaires de la CAQ, aux vraies priorités des Québécois

qui veulent, oui, un peu d'argent de plus dans les poches qu'ils ont

eu...

Le Président :

En terminant.

Couillard : ...mais du temps avec leur famille et des services, notamment

en éducation.

Le Président :

Principale, Mme la députée de Vachon.

Ouellet : Merci, M. le Président. La Davie et ses travailleurs sont victimes de la

pire injustice économique du Canada contre le Québec. En janvier, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, est venu faire une petite visite

à Québec. À cette occasion, il a commencé par dire qu'il

n'y aurait aucune annonce pour la Davie, mais, pour calmer la colère des travailleurs et des élus, il a finalement

changé d'idée et annoncé sans équivoque son intention de donner un contrat pour la conversion des brise-glaces à la

Davie. Depuis, M. le Président, rien, silence radio de la part du Canada.

est déjà dépassé minuit, M. le Président. Ce sont des

centaines et des centaines d'emplois en jeu chez Davie et chez les

fournisseurs, et, plus que ça, c'est toute une expertise québécoise qui est en

péril.

Est-ce

que le premier ministre peut informer cette Chambre des démarches

précises qui ont été faites depuis un mois

de la part du gouvernement québécois auprès du gouvernement canadien dans le

dossier des brise-glaces? Y a-t-il eu des lettres, des rencontres, des

appels faits aux ministres canadiens?

Le Président :

M. le ministre délégué aux Affaires maritimes.

D'Amour : Bien, M. le Président, je suis un peu étonné de la question de la députée

de Vachon parce qu'en cette Chambre, au cours des dernières semaines,

j'ai eu l'occasion d'intervenir à plusieurs reprises pour signifier les gestes concrets que notre gouvernement a posés justement

pour préserver les emplois à la Davie de Lévis parce que c'est important pour la Rive-Sud et c'est important

pour la grande région de Québec.

À une dernière question,

là, il y a quelques semaines, j'ai ajouté qu'il fallait absolument que la Davie

soit considérée à l'intérieur de la stratégie

nationale de remplacement des navires du gouvernement fédéral. Je ne

peux pas être plus clair que ça. La

demande, elle est ferme. Elle est logée par notre gouvernement au nom, bien sûr, de l'industrie maritime, mais au nom aussi des travailleurs et des travailleuses de la

Davie, de l'ensemble des sous-traitants que l'on retrouve sur

le territoire.

L'emploi, je le

disais tantôt à une question précédente, pour nous, c'est une priorité, c'est important.

On s'est mobilisés comme gouvernement, on a fait les démarches nécessaires, et je suis très heureux d'affirmer en cette Chambre qu'il y a des discussions actuellement entre la direction de la Davie et le gouvernement fédéral. Et, à ce moment-ci, moi, je

considère qu'il y a de l'espoir. On travaille d'une même voix, il y a même des

partis d'opposition qui se sont joints à nous. Ça doit être que l'orientation

de notre gouvernement est la bonne. On travaille en collaboration, et je suis

sûr qu'on aura des résultats, M. le Président.

Le Président :

Première complémentaire, Mme la députée de Vachon.

Ouellet : Bien, M.

le Président, des résultats, on n'en voit pas, M. le Président. Des belles

paroles en l'air, mais des résultats concrets, sur le terrain, il n'y en

a pas. Puis qu'est-ce c'est qui se passe au chantier de la Davie? Bien, c'est des

travailleurs, des travailleuses qui perdent leur emploi. Chez les fournisseurs,

c'est des travailleuses et des travailleurs

qui perdent leur emploi. C'est ça, des paroles en l'air, mais pas d'action

concrète. Ce qu'on se rend compte, c'est

que le gouvernement libéral du Québec est complètement impuissant face au

gouvernement canadien. Il faut que le Québec

ait sa juste part des contrats. C'est 20 milliards de dollars qui nous

passent sous le nez. Et là on parle de juste des brise-glaces, ce n'est

pas grand-chose, ce n'est pas la charité...

Le Président :

M. le ministre délégué aux Transports maritimes.

D'Amour : La députée de Vachon vient de dire que les brise-glaces, ce

n'est pas grand-chose, M. le Président. Les brise-glaces, là, c'est l'avenir de nos ports de mer au Québec,

c'est l'accessibilité du Saint-Laurent 365 jours par année. C'est la raison pour laquelle notre gouvernement,

M. le Président, a pris ses responsabilités. Au mois d'octobre, au mois de novembre, au mois de décembre, j'ai réitéré ce

message. Résultat : M. Trudeau, lorsqu'il est venu à Québec,

lorsqu'il est venu au Québec, a

entamé un processus de négociation. Ça, je ne l'ai pas inventé, ce ne sont pas

des mots, ce sont des faits. Et, pour

moi, l'avenir de nos ports de mer au Québec, c'est important, parce qu'il y a

des emplois qui en découlent et c'est l'avenir de nos régions.

Quand

j'entends la députée de Vachon dire que ce n'est pas important, les

brise-glaces, c'est l'avenir de notre industrie, c'est nos exportations

au Québec...

Le Président :

En terminant.

M. D'Amour :

...je l'invite à s'informer, M. le Président.

Le Président :

S'il vous plaît! Deuxième complémentaire, Mme la députée de Vachon.

Mme Ouellet : Je m'excuse, M. le Président, mais je pense que le ministre est très

mal informé dans son domaine parce

que les brise-glaces, ça va seulement permettre de faire un pont. Les

brise-glaces, ce n'est pas suffisant, on a de besoin d'avoir notre part de la construction navale. Ça fait que c'est

sûr que c'est bien, mais ce n'est vraiment pas suffisant. C'est bizarre

que la Davie...

Le Président :

S'il vous plaît!

Mme Ouellet : C'est bizarre que la Davie n'ait pas sa juste part des contrats, alors

que la Irving, elle, elle a des

emplois assurés pendant 30 ans. Et, du côté de la Davie, on n'est même pas

capables d'avoir un O.K. pour des

brise-glaces. Puis ce n'est pas vrai que les négociations sont si en cours que

ça parce que le ministre ici, au Québec...

Le Président :

M. le ministre délégué aux Affaires maritimes.

D'Amour : Définitivement, le Bloc me laisse de glace, M. le Président,

quand j'entends ce genre de questions, ce

genre de propos. Vous avez un gouvernement qui a pris ses responsabilités, il y

a plusieurs semaines. Nous avons une stratégie

maritime au Québec, et ce que l'on vend au Québec, c'est l'accessibilité du

Saint-Laurent pour l'ensemble de nos

partenaires. On a souligné à maintes reprises, à maintes occasions,

l'importance d'avoir des brise-glaces de qualité, construits... On veut des brise-glaces neufs. La

bonne nouvelle, c'est qu'il y a des discussions présentement. On va se

réjouir que les choses se passent en temps réel entre le gouvernement fédéral

et la Davie.

Maintenant, on est

toujours disposés, on est toujours disponibles, comme on l'est depuis le début

de cette aventure, et on va continuer à

travailler ensemble, d'une même voix, je l'espère, parce qu'on parle du pain et

du beurre de plus de 600 travailleurs, même 800 travailleurs du côté de

la Davie.

Le Président :

En terminant.

M. D'Amour :

C'est une priorité pour nous, M. le Président.

Le Président :

Principale, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Mme Massé : Merci, M. le Président.

Cette question a été écrite au premier ministre par un comité de jeunes citoyens et citoyennes fréquentant l'organisme de

Pops, Dans la rue : On dirait que les gens ne savent pas écouter, qu'ils se referment sur eux-mêmes. Pour preuve,

la population va de moins en moins voter. Est-ce par manque d'intérêt? Est-ce par manque de confiance? Est-ce parce qu'on

nous offre juste un choix de liberté et non la liberté elle-même? On a beau prétendre que nous avons des garanties de

droits humains, mais tout cela, c'est un cadeau empoisonné. Nos droits ne sont pas vraiment respectés, et c'est dommage

parce que, si on veut une société qui fonctionne, c'est important de prendre

soin les uns des autres. Chaque être humain a le droit d'exister avec un toit,

de la bouffe, de l'eau. On veut tous être acceptés

tels que nous sommes et avoir des services adéquats et adaptés. Il nous semble

que, ce qu'on demande, vous ne pouvez pas nous le refuser.

Est-ce que le

premier ministre peut nous dire comment nous pouvons lui faire confiance? Et en

quoi pouvez-vous nous assurer que vous êtes à l'écoute de toute la

population?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Couillard : M. le Président, je remercie ma collègue pour sa

question. Parmi les principes qui sous-tendent notre action politique se trouve

l'équité entre les générations, justement, pour assurer un plus bel avenir aux

jeunes, je dirais un avenir comme le

nôtre, notre passé, a été. On est d'une génération où il n'y avait pas de

limite, on avait plein de grands

projets au Québec, et on avançait avec beaucoup de confiance, et on veut que

les jeunes d'aujourd'hui et de demain aient les mêmes choix et les mêmes

possibilités.

C'est la raison pour laquelle un ensemble de

politiques publiques sont déployées, dont la Stratégie d'action jeunesse, qui est dotée d'un budget important de

200 millions de dollars, qui est basée sur l'action dans les communautés,

notamment autour des carrefours

jeunesse-emploi, et ça permet aux jeunes qui sont plus éloignés du marché du

travail de s'y rapprocher. Ça leur

permet également de s'impliquer. Ça leur permet de faire des stages au Canada

et à l'étranger pour valoriser leurs expériences humaines et

professionnelles.

Alors, M. le Président, je vais répéter encore

haut et fort, comme premier ministre, mais également ministre responsable de la Jeunesse, que cette Stratégie

d'action jeunesse, elle est une pièce essentielle qui permet à un gouvernement

et à une société non seulement de dire, de parler, mais d'agir en ce qui a

trait à l'équité entre les générations.

Le Président : Première

complémentaire, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Massé : Complémentaire des jeunes de la rue : Une société a

besoin de savoir-faire, savoir-être, savoir-vivre. Malheureusement, ces compétences ne sont pas

reconnues si on n'a pas de diplôme. Il y a un manque de reconnaissance des acquis de tous les citoyens, plus

particulièrement les immigrants, immigrantes. Il faut donner la chance aux gens

de prouver qui ils sont réellement, car cette non-reconnaissance affecte

tous les Québécois.

Est-ce que le premier ministre peut nous dire

comment rendre l'accès à l'éducation et au marché du travail plus flexible et

ouvert à tout le monde?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Couillard : D'abord, il ne

faut pas juste constater que ça prend des diplômes, il faut faire en sorte que

les jeunes soient davantage diplômés à tous

les niveaux, en formation technique, en formation secondaire, postsecondaire,

universitaire pour ceux et celles qui décident de pousser leur formation. C'est

la raison pour laquelle notre système d'éducation est très bien soutenu, et notamment

la formation professionnelle, à laquelle, je crois, il faudra donner beaucoup

plus d'importance dans l'avenir. C'est la raison pour laquelle il y a des choix

qui se présentent à la société, comme celui qui a été illustré, il y a quelques

moments à peine, alors que j'échangeais avec le chef de la deuxième opposition,

où lui, il veut mettre 700 millions de plus dans d'autres baisses de taxe scolaire

supplémentaires à celles qu'on a déjà

annoncées. Nous, on dit : Non, on veut mettre les centaines de millions

qu'on aurait de disponibles pour favoriser la réussite de nos enfants,

les amener au bout de leurs rêves...

Le Président : En terminant.

M. Couillard : ...à partir de la

petite enfance jusqu'à l'âge du jeune adulte, M. le Président.

Le Président : Deuxième

complémentaire, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Massé : M. le Président, je pense que le premier

ministre n'a pas rencontré souvent

des jeunes de la rue dans sa vie. Ses réponses me déçoivent profondément.

Le Président : S'il vous

plaît!

Mme Massé : Alors, dernière chance,

question des jeunes de la rue qui sont ici, dans les tribunes : Comment s'assurer, en santé mentale et en santé physique,

d'avoir davantage de professionnels de la santé pour offrir des services

publics qui sont respectueux de la réalité

des jeunes? Est-ce que le premier ministre peut nous expliquer comment se

fait-il qu'il préfère rembourser la dette à... couper les services?

Le Président : M. le premier

ministre.

Couillard : M. le Président,

c'est une question très, très importante, qui relève également d'un choix

fondamental qu'il faut expliquer. La

dette, ce n'est pas juste un chiffre, ce n'est pas juste une notion théorique,

c'est des paiements qu'il faut faire

à chaque mois. Des milliards de dollars, des paiements qui vont où, dans nos

écoles, dans nos hôpitaux? Non, dans

les banques à l'étranger. M. le Président, on a réussi déjà à réduire de

1 milliard de dollars le poids du service de cette dette — c'est à ça que ça sert, combattre la dette — qui est maintenant disponible pour mieux

soutenir les services publics. Alors,

ignorer la persistance, et la pertinence, et l'importance de la dette publique

du Québec, c'est le contraire de

rendre service aux services publics, c'est les condamner à l'anémie

persistante, à l'étouffement. Il faut arrêter de faire croître les

paiements sur la dette, il faut les réduire. Il faut contrôler notre dette, ce

qu'on va faire...

Le Président : En terminant.

M. Couillard : ...parce que ça,

c'est garant pour les services.

Le Président : Principale, M.

le député de Deux-Montagnes.

Charette : Merci, M. le Président. En 2017, les retards au niveau des

trains de banlieue ont augmenté de 20 % par rapport à l'année précédente. Seulement pour la ligne la plus

achalandée du réseau, soit celle de Deux-Montagnes, on parle de 636 retards l'an dernier. Depuis

le début de l'année 2018, le portrait est encore plus sombre, 448 retards

en un seul mois. Nous assistons

littéralement au festival des excuses. On évoque même un phénomène tout à fait

nouveau au Québec, soit l'hiver.

Complètement, complètement inacceptable. Nous assistons maintenant à une

répétition de ce que nous avons trop

souvent entendu. Mais le ministre, ce matin, s'est déclaré fâché. Il mentionne

qu'avec les années on se serait

attendu à ce que la situation s'améliore, il a raison. C'est le résultat de

15 années de gouvernance libérale, de copinage libéral au niveau

des sociétés de transport.

Ma question, maintenant, est de savoir qui est

imputable, qui a pris la décision d'abandonner l'entretien des trains de banlieue.

Va-t-il encore nous renvoyer au conseil d'administration?

Le Président : S'il vous

plaît! Oui, oui. M. le ministre des Transports.

M. Fortin

(Pontiac) : Merci, M. le Président. Dans le dossier des trains de banlieue et du

réseau de transport de Montréal, M. le

Président, notre priorité, comme ça a

été depuis le début, c'est de trouver une solution pour améliorer le service qui est offert aux citoyens

parce qu'un système où les usagers, M. le Président, n'y trouvent

pas leur compte, un système où les usagers attendent sur un quai dans le

grand froid parce qu'un train de banlieue a pris du retard, et les

usagers ont été laissés pour compte,

ce n'est pas acceptable au Québec. Un système où les usagers se demandent si le train va se

rendre de la Rive-Nord à Laval, ce n'est pas acceptable au Québec en 2018, M.

le Président.

Mais il faut

revenir à la base parce que le citoyen qui fait le choix du transport en commun, le citoyen qui fait le

choix de prendre le train s'est toujours

fait dire que l'avantage principal de prendre le train, de prendre le train de

banlieue, c'est que c'est un service

fiable et un service confortable, M. le Président, et c'est pour ça qu'on a

exigé du Réseau de transport métropolitain qu'il nous arrive avec un

plan d'action, un plan correctif à court terme, à moyen terme et à long terme pour que les

usagers sachent que, demain matin, quand ils vont prendre le train, ils vont

avoir un service fiable, un service qui va répondre à leurs attentes et

qui va leur permettre de se rendre au travail à temps.

Le Président : Première

complémentaire, M. le député de Deux-Montagnes.

M. Charette :

Merci, M. le Président. C'est bien là le résultat de 15 années de

gouvernance libérale. On parle d'une

cible de ponctualité qui a été fixée à 95 % et on peine désormais à

obtenir 75 %. Même son collègue de l'Éducation ne pourrait pas gonfler la note suffisamment pour

la rendre acceptable. Voilà le bilan de la gestion libérale, personne n'est

imputable. Seulement c'est le citoyen qui en paie le prix.

À quand un véritable ministre des Transports au

Québec?

Le Président : M. le ministre

des Transports.

M. Fortin

(Pontiac) : M. le Président, vous savez ce que ça fait, un véritable

ministre des Transports? Un véritable ministre

des Transports, ça s'occupe de l'usager avant tout, ça pense au citoyen avant

tout, ça pense à un plan d'action qui

doit être mis en place pour corriger la situation pour le citoyen qui, ce soir,

ce soir, va partir du travail à 17 heures pour se rendre à la maison, pour ramasser les enfants au service de

garde, pour leur faire à souper, pour les amener au hockey, et qui a un horaire très strict à

respecter, et qui prend un train de banlieue, qui doit s'assurer qu'il peut

respecter cet horaire-là, M. le

Président. Donc, c'est pour ça qu'on a demandé au RTM de nous dévoiler un plan

d'ici deux semaines — pas

d'ici deux mois, pas d'ici six mois, d'ici deux semaines — avec

des mesures correctives qui vont faire en sorte...

Le Président : En terminant.

M. Fortin (Pontiac) : ...que

l'usager va retrouver la fiabilité à laquelle il a droit.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le député de Deux-Montagnes.

M. Charette :

C'est définitivement trop long, 15 ans, M. le Président. On a une cible de

95 %, on peine à atteindre 75 %.

Lorsqu'on n'a pas de cible, le premier ministre nous dit en vouloir une. Et, lorsqu'on en a une, on ne la respecte pas. En bout

de ligne, encore une fois, c'est le citoyen qui écope.

Qui a pris la

responsabilité, la décision de cesser l'entretien du matériel

roulant au niveau du transport

collectif des trains de banlieue dans la couronne de Montréal?

Le Président : M. le ministre

des Transports.

M. Fortin

(Pontiac) : Merci, M. le Président. Nous, ce qu'on veut, c'est que le citoyen

qui prend le transport en commun en ce moment, qui prend le système de

trains de banlieue dans le Grand Montréal, dans sa circonscription, à Deux-Montagnes,

comme à d'autres endroits, y trouve son compte, y trouve un système fiable et, M.

le Président, qui doit avoir des réponses face aux enjeux de fiabilité que le

Réseau de transport métropolitain a en ce moment.

Et la

question d'un hiver... le député a raison à ce niveau-là, l'hiver québécois, il

est difficile à toutes les années, et ce

n'est pas ça qui peut expliquer qu'il y ait plus de retards cette année qu'il y

en a eu l'an dernier. M. le Président, on peut aussi nous dire qu'il y a certaines lignes où il y a moins de

retards, mais ce n'est pas ça qu'on veut entendre, M. le Président. On

ne veut pas moins de retards, on n'en veut plus, de retards sur les lignes de

trains...

Le Président : En terminant.

M. Fortin (Pontiac) : ...de

banlieue à Montréal.

Le Président : Principale, M.

le député de Bonaventure.

M. Roy : M. le

Président, les quelque 692 000 pêcheurs du Québec ont eu la

confirmation hier soir de leurs observations

sur le terrain depuis plus d'un an : le nombre de Québécois qui pratiquent

la pêche est en déclin. Le ministre de la Faune est tellement déconnecté des usagers

qu'il n'est pas au courant des chiffres de son propre ministère sur les ventes de permis de pêche. Je le cite : «Je

ne sais pas comment la personne a pris ces statistiques, alors je ne veux pas

les commenter.» Or, les statistiques

dont parle le ministre, ce sont les chiffres que chacun d'entre nous pouvons

consulter sur le site Web du

ministère depuis plus de trois semaines. Le ministre est censé être au courant

des ventes de permis. Or, depuis

2013, plus de 80 000 permis de pêche de moins se sont vendus au

Québec, des millions de dollars en pertes à cause des mauvaises

décisions du ministre.

24 heures

après le dévoilement public des chiffres, est-ce que le ministre de la Faune

reconnaît sa responsabilité pour la baisse de 80 000 permis de

pêche depuis l'arrivée du gouvernement libéral?

Le Président : M. le ministre

des Forêts.

M. Blanchette :

Alors, je remercie le collègue, quoique ses sarcasmes, dans le fond,

accompagnaient sa question. Essentiellement,

il est tout à fait avisé qu'en 2013 il y avait 775 000 permis de

pêche qui étaient vendus. En 2017, on est rendus à 692 000. Ce que mon collègue d'Abitibi-Ouest avait annoncé

comme hécatombe ne s'est pas réalisé. Essentiellement, c'est une diminution de l'ordre de 2 % par

année, donc c'est significatif. Ce qu'on a mis comme gouvernement, comme

politique, c'est le ministère des Forêts, de

la Faune et des Parcs qui a mis de l'avant quelques mesures, 5 millions

pour faire une relance de la relève

de pêche chez les jeunes, notamment, mais aussi chez les autres. On a des

journées de la pêche où qu'on a

80 000 participants, ce qu'on appelle la Fête de la pêche.

80 000 participants, ce n'est pas banal. C'est dans un souci de les sensibiliser à cette

activité-là. Et, à chaque jour, l'activité de Pêche en herbe reçoit 10 000

jeunes qui participent à ça.

Donc, ce qu'on fait, dans le fond, on est en

mouvement sur des activités de sensibilisation pour atteindre une clientèle de

façon à s'assurer qu'il y ait une relève de demain...

Le Président : En terminant.

M. Blanchette : ...et c'est ce qu'on

fait. Merci, M. le Président.

Le Président : Principale, M.

le député de Terrebonne.

Traversy : Merci, M. le Président. Dans le dossier de

l'aéroport de Mascouche, la Cour supérieure du Québec vient d'infliger

tout un camouflet aux lois environnementales québécoises en les déclarant

inapplicables. En bref, le gouvernement

fédéral va imposer un projet sur notre territoire sans tenir compte de nos

lois, de nos élus et de notre population dans Lanaudière.

Pourtant, ça

fait deux fois plutôt qu'une qu'ici même, à l'Assemblée nationale, nous votons

à l'unanimité une motion pour

demander au gouvernement fédéral de ne pas autoriser la construction de cet

aéroport et de respecter nos champs

de compétence. L'opposition est claire. Après l'aéroport de Neuville, après

l'aéroport de Saint-Cuthbert, on est rendu avec l'aéroport de Mascouche

et on est toujours dans la même triste situation. Ça n'a aucun bon sens.

M. le Président, ma question va à la ministre de

la Justice et à la ministre de l'Environnement. On veut savoir aujourd'hui : Est-ce qu'elles vont porter en

appel cette décision? Est-ce qu'elles vont se lever pour défendre nos lois et

défendre nos droits au Québec?

Le Président : Mme la

ministre de l'Environnement.

Melançon : Merci beaucoup, M. le Président. Très heureuse d'avoir cette

question aujourd'hui, puisque, depuis

que je suis en poste, bien entendu, j'ai toujours bien expliqué que, sur notre

territoire, on fait appliquer les lois du Québec. Et c'est toujours à ça qu'on s'est battus de ce côté-ci de la

Chambre, on a toujours démontré avec beaucoup de ferveur que nos lois, ici, au Québec, doivent être appliquées, que ce

soit un projet... qu'il soit fédéral ou qu'il soit, bien sûr,

provincial. Mais, lorsqu'on est chez nous, on fait appliquer nos lois.

En ce

sens-là, donc, je suis heureuse d'annoncer que j'ai parlé avec ma collègue la

ministre de la Justice et que nous allons porter, donc, cette décision

en appel. Merci, M. le Président.

Le Président : La période de

questions n'est pas terminée.

Président : Mais attendez que je le dise. Alors, cela met fin à

la période de questions et de réponses orales.

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, nous en sommes à la rubrique des

motions sans préavis, et je cède la parole à un membre du groupe formant

le gouvernement...

Vice-Président (M. Gendron) : S'il vous plaît! Vous n'avez pas

entendu, hein, que la période de questions est terminée?

Vice-Président (M. Gendron) : Bien, vous risquez qu'ils partent tous

si on ne commence pas ce qu'on a à faire.

Alors, aux motions sans préavis, je reconnais un

membre du gouvernement et je reconnais M. le ministre de l'Emploi et de la

Solidarité sociale. À vous la parole.

Blais : M. le Président, je sollicite

le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion

suivante conjointement avec le député de Rimouski, le député de Drummond—Bois-Francs,

le député de Groulx et le député de Gaspé :

«Que l'Assemblée nationale souligne la Journée

mondiale de la justice sociale, qui se tient aujourd'hui le 20 février, et dont l'objectif est de

promouvoir l'égalité des droits pour tous les peuples et la possibilité pour

tous les êtres humains, sans discrimination, de bénéficier du progrès

économique et social partout dans le monde.»

Vice-Président (M. Gendron) : Y a-t-il consentement pour débattre de

cette motion? M. le leader du gouvernement.

M. Tanguay : Nous proposons

de l'adopter sans débat, M. le Président.

Le Vice-Président (M. Gendron) :

Bien, il y a quelqu'un...

Le Vice-Président (M. Gendron) :

Oui, un instant.

Le Vice-Président (M. Gendron) :

Oui.

Vice-Président (M. Gendron) : Bien, il n'y a pas de consentement.

Donc, la présentation, c'est comme si elle n'avait pas eu lieu, il n'y a

pas de consentement.

Un membre du

groupe formant l'opposition officielle. Je reconnais Mme la députée de Taillon

pour la présentation de sa motion.

Lamarre : Merci, M. le Président. Je sollicite le consentement des

membres de cette Assemblée afin de présenter,

conjointement avec le député de Lévis, le député de Mercier, le député de Gaspé,

la députée de Vachon et le député de Groulx, la motion suivante :

«Que

l'Assemblée nationale félicite l'ex-ministre libéral et père de l'assurance

maladie, M. Claude Castonguay, pour sa contribution au système public de

santé québécois;

«Qu'elle partage ce qu'il appelle son

"sentiment de révolte" envers les injustifiables ententes signées par

le gouvernement québécois avec les

fédérations médicales et son désir de remplacer ces ententes par un nouveau

"contrat social" avec les médecins.»

Le Vice-Président (M. Gendron) :

Alors, y a-t-il consentement pour débattre de cette motion? Il n'y a pas consentement.

Vice-Président (M. Gendron) :

Bon, il y aura une présentation d'une autre motion. Je reconnais

maintenant M. le député de Lévis

pour la présentation de sa motion sans préavis. À vous la parole.

M. Paradis

(Lévis) : Merci, M. le Président. Je demande le consentement pour déposer la

motion suivante conjointement

avec le député de Mercier, la députée de Vachon et le député de Groulx :

«Que

l'Assemblée nationale demande au ministre de la Santé de ne pas

ratifier l'entente avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec;

«Qu'elle

demande au gouvernement de retourner à la table des négociations afin d'en arriver à [une] entente équitable.»

Vice-Président (M. Gendron) :

Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion? Il n'y a

pas consentement. Bon. Alors, on va écouter la présentation de la

motion sans préavis du député de Gouin. Alors, M.

le député de Gouin, à

vous la parole.

Le Vice-Président (M. Gendron) :

Non, non, excusez.

Le Vice-Président (M. Gendron) : Je

le sais. M. le député de Mercier, à vous la parole. Je n'ai pas regardé.

M. Khadir : M. le Président, peut-être faut-il

demander un débat pour obtenir le consentement du gouvernement de présenter et de débattre de la motion suivante

conjointement avec la députée de Taillon, la députée de Vachon et le

député de Gaspé :

«Que l'Assemblée nationale prenne acte que la

grande majorité de la population est d'accord pour augmenter l'embauche d'infirmières, de préposés aux

bénéficiaires et du personnel professionnel et technique dans le réseau de la

santé et des services sociaux que ce soit en CLSC [...] dans les hôpitaux [ou]

les CHSLD;

«Qu'elle

prenne acte que, tel que rapporté dans un

article de La Presse

ce matin, le ministre de la Santé demande 500 millions $ pour

ces embauches, dont 3 000 nouveaux postes d'infirmières et

d'infirmiers;

«Que l'Assemblée nationale demande donc au

Conseil du trésor de répondre positivement à cette demande [raisonnable] d'ici

le dépôt du budget le mois prochain.»

Vice-Président (M. Gendron) : Bon, un instant pour tout le monde, là,

un instant pour tout le monde. Je voulais avoir votre attention.

Le Vice-Président (M. Gendron) : Un

instant!

Vice-Président (M. Gendron) : Non, là, moi, si je veux parler avant

que les leaders se lèvent... Ce n'est pas parce que la présidence a quelque chose sur sa feuille qu'il ne constate

pas ce qu'il voit. Moi, je préside la Chambre, alors la personne qui

était debout...

Vice-Président (M. Gendron) : S'il vous plaît! La personne qui était

debout pour présenter sa motion sans préavis,

c'était le député de Mercier. Alors, moi, les négociations qu'il y a entre les

leaders, ça ne me regarde pas, non, d'aucune

façon. Non, non, d'aucune façon. Et c'est le député de Mercier qui était

debout. C'est moi — je veux

juste dire ça, là, on verra comment on gère le reste — qui ai fait l'erreur. Je le voyais, le

député de Mercier, puis j'ai dit «le député de Gouin» parce que c'était écrit sur... Mais ce n'est pas ça, le

dossier. La première personne qui se lève pour présenter sa motion, c'est celle-là que la présidence va

reconnaître. Alors, est-ce que c'est là-dessus, M. le leader? Là, c'est le

moment. Est-ce que c'est...

Bérubé : ...on

consent, mais on n'est pas conjoints. On l'avait identifié aux députés

indépendants.

Vice-Président (M. Gendron) : Non, mais là on ne pourra pas refaire

les négos, là. Un instant! Moi, tout ce que je sais, c'est que j'ai entendu la présentation d'une motion par le

député de Mercier, puis la seule question que j'ai à poser...

Bérubé : ...c'est

au nom de toute ma formation politique, d'accord?

Vice-Président (M. Gendron) : Oui. Alors, M. le leader adjoint du

gouvernement. Il n'y a pas de consentement, ce que je doutais. Donc,

c'est réglé. C'est terminé pour les motions sans préavis.

Je cède la parole à M. le leader adjoint du

gouvernement.

M. Tanguay : Oui. Bonjour, M. le Président. Alors,

j'avise cette Assemblée que la Commission

des finances publiques poursuivra l'étude détaillée à l'égard du projet

de loi n° 163, Loi concernant la mise en oeuvre de

recommandations du comité de retraite

de certains régimes de retraite du secteur public et modifiant diverses

dispositions législatives, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à 18 heures, à la salle

Louis-Joseph-Papineau;

La Commission de la culture et de l'éducation poursuivra l'étude détaillée à l'égard

du projet de loi n° 166, Loi

portant réforme du système de taxation

scolaire, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à 18 heures et de 19 h 30 à

21 heures, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine;

La Commission de la santé et des services sociaux poursuivra l'étude détaillée à l'égard

du projet de loi n° 157, Loi constituant...

Vice-Président (M. Gendron) : ...là, mais on n'est pas correct.

Alors, on ne peut pas, là, dans le brouhaha comme c'est le cas... Alors, les travaux sont suspendus quelques

instants. Et les gens qui ont à quitter, vous savez quoi faire, dans le

silence. Je n'ai jamais compris ça qu'on ne peut pas sortir en silence. Je ne

comprends pas ça.

(Suspension de la séance à 14 h 58)

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, nous reprenons les travaux

là où nous en étions. Et c'est le leader du gouvernement qui était en train d'expliquer les avis concernant les

travaux de cette Assemblée et les éléments connexes. Veuillez

poursuivre.

M. Tanguay :

Oui. Merci, M. le Président. Alors, j'en étais à préciser que la Commission de

la santé et des services sociaux

poursuivra l'étude détaillée à l'égard du projet de loi n° 157, Loi

constituant la Société québécoise du cannabis, édictant la Loi encadrant le cannabis et modifiant diverses dispositions

en matière de sécurité routière, aujourd'hui, après les affaires

courantes jusqu'à 18 heures et de 19 h 30 à 21 h 30, à

la salle du Conseil législatif;

Et finalement,

M. le Président, la Commission des finances publiques entreprendra l'étude

détaillée à l'égard du projet de loi

n° 141, Loi visant principalement à améliorer l'encadrement du secteur

financier, la protection des dépôts d'argent et le régime de fonctionnement

des institutions financières, aujourd'hui, de 19 h 30 à

21 h 30, à la salle Louis-Joseph-Papineau. Merci.

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, je vous remercie. Et, pour

ma part, je vous avise que la Commission de la santé et des services sociaux se réunira en séance de travail,

aujourd'hui, de 18 heures à 19 heures, à la salle RC.171,

afin de statuer sur la possibilité que la

commission se saisisse de pétitions concernant, un, la couverture des soins et

des traitements liés à l'amélioration

imparfaite par la Régie de l'assurance maladie du Québec, l'instauration et

l'application d'un plan d'action relatif à la maladie de Lyme, le

programme québécois de procréation assistée et le financement du Spinraza pour

les patientes atteintes d'amyotrophie spinale.

Je vous avise

également que la Commission des relations avec les citoyens se réunira en

séance de travail demain, de

7 h 30 à 8 h 30, à la salle RC.171, afin de faire le bilan

de la consultation en ligne et des consultations particulières et

auditions publiques liées au mandat d'initiative portant sur la place des

femmes en politique.

Nous sommes

maintenant à la rubrique Renseignements sur les travaux. Et je cède la parole à

la leader adjointe de l'opposition officielle. À vous, Mme la leader

adjointe.

Mme Poirier :

Merci, M. le Président. Alors, j'aimerais connaître les intentions ainsi que

l'échéancier du gouvernement

concernant le projet de loi n° 234, Loi modifiant la Charte de

l'Université de Montréal, parrainée par mon collègue le leader adjoint du gouvernement et député de LaFontaine. Je

vous rappelle, M. le Président, que des auditions sur le projet de loi ont eu lieu les 6, 7 et 8

décembre 2017 ainsi que les 8 et 13 février 2018 et que le requérant a communiqué à plusieurs reprises avec les membres

de la commission en disant qu'il était prêt à débuter l'étude détaillée,

article par article, du projet de loi.

Alors, M. le Président, est-ce qu'on peut avoir des nouvelles du gouvernement

de l'initiative de ce projet de loi du député de LaFontaine et leader

adjoint lui-même?

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, je cède la parole au leader

adjoint, qui sera en mesure de vous donner une réponse.

M. Tanguay :

Oui, M. le Président, deux choses : la première, évidemment, je prends

très, très bonne note de l'intérêt et

de la passion pour l'opposition officielle à ce que le projet de loi

n° 234 soit rappelé, et qu'il y aura, donc, la collaboration de l'opposition

officielle quant à l'étude

article par article. J'en prends très bonne note, de

cela, M. le Président. Et, deuxième

élément, il y aura lieu, le cas échéant, de poursuivre les travaux, M. le

Président, alors je lui mentionne tout simplement qu'elle sera informée,

le cas échéant, dans les meilleurs délais.

Le Vice-Président

(M. Gendron) : Je vous informe que demain, lors des affaires inscrites

par les députés de l'opposition, sera débattue la motion inscrite par Mme la

députée de Taillon. Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée nationale demande au

gouvernement du Québec de mettre les patients, et non les médecins, au

coeur du système de santé;

geler la rémunération des médecins;

«De réinvestir les sommes ainsi

économisées vers les besoins des Québécois, notamment en soins à domicile,

en protection de la jeunesse, en saines habitudes de vie et pour soutenir les

personnes vulnérables;

«De donner une réelle autonomie

aux 200 000 professionnels en santé, notamment les infirmières et les

pharmaciens;

«De faire en sorte que les

professionnels en soins soient en mesure d'assurer des soins

sécuritaires et de qualité à tous les patients;

«De mettre en place un réseau de

cliniques d'infirmières spécialisées, notamment en CLSC, qui seront ouvertes

le soir et les fins de semaine;

mettre l'accent sur la prévention et la santé publique;

soutenir les organismes communautaires, notamment dans le milieu de la santé.»

Nous

avons terminé les affaires courantes.

je cède à nouveau la parole au leader adjoint du gouvernement pour les affaires

du jour. Mme la leader du gouvernement, à vous.

Vien : Alors, bon après-midi, M. le Président. Veuillez, s'il

vous plaît, appeler l'article 17.

Le Vice-Président (M.

Gendron) : À l'article 17 du feuilleton d'après-midi, c'est M. le

ministre des Transports, de la

Mobilité durable et de l'Électrification des transports qui propose l'adoption

du principe du projet de loi n° 165, Loi modifiant le Code de la sécurité routière et d'autres dispositions. Et

je suis prêt à entendre l'intervenant. Et je reconnais M. le ministre

pour son intervention sur le principe du projet de loi. À vous, M. le ministre.

M. Fortin (Pontiac) :

Merci, M. le Président. J'ai le plaisir aujourd'hui de soumettre le projet de

loi n° 165, intitulé Loi modifiant le Code de la sécurité routière

et d'autres dispositions, en vue de l'adoption de principe.

signale que le projet de loi qui a été déposé devant cette Assemblée le 8

décembre dernier a fait l'objet de consultations

particulières et auditions publiques en commission parlementaire au cours des

derniers jours, comme vous le savez.

Ces auditions nous ont permis d'entendre des représentants de 28 organisations

différentes qui sont venus nous livrer leurs commentaires concernant

leurs propositions pour des modifications au projet de loi. Leurs points de vue

étaient parfois très différents les uns des autres, mais ils étaient toujours

éclairants et toujours bien préparés.

a ainsi pu entendre, M. le Président, des associations représentant différents

usagers de la route, dont les cyclistes, les

piétons, les personnes avec un handicap physique et également des

automobilistes. Certains groupes qui

sont appelés à circuler ou à

intervenir sur le réseau routier dans

le cadre de leurs fonctions ont également

participé aux travaux, je pense entre autres aux signaleurs, aux

patrouilleurs, de même qu'aux paramédics, qui sont venus présenter leurs

constats. Des représentations concernant également l'industrie des véhicules

lourds, du transport scolaire de même que la

circulation des véhicules agricoles... ont également pu exprimer leurs préoccupations, qui étaient fort légitimes,

mais, dans certains cas, fort pointues

également. Certains services policiers, M. le Président, qui sont largement

responsables de l'application du Code

de la sécurité routière, se sont également

prononcés, et ça, c'est sans compter les nombreux mémoires — plus

qu'à l'habitude, on m'informe — qui ont également été soumis.

Je remercie d'ailleurs

toutes les personnes qui ont participé aux différentes rencontres de la Commission

des transports et de l'environnement, pour leur contribution. J'en profite

aussi pour saluer les membres de la Commission

des transports et de l'environnement, qui ont écouté très attentivement et avec grand intérêt l'ensemble des interventions qui ont

été faites et qui ont posé des questions très pertinentes, tant de la part des députés du gouvernement qui y ont participé

que de la part des représentants des partis

d'opposition qui étaient sur place, notamment en soulevant ces questions-là,

très bien recherchées. Il ne fait aucun doute, M. le Président, que, pour ce

genre d'exercice là, on le trouve toujours enrichissant

au niveau parlementaire, et c'est pour ça que je veux remercier les différentes

gens qui y ont participé, de la part du gouvernement et des oppositions.

le Président, bien qu'à plusieurs égards le Québec demeure aujourd'hui ou est

aujourd'hui un leader ou un chef de file en matière de sécurité routière depuis

plusieurs années, il y a toujours place à amélioration, et il y a largement

place à amélioration dans le système

aujourd'hui. Et c'est justement ce qu'on recherche à travers les différentes

propositions qui ont été faites au Code de la sécurité routière.

Le projet

de loi, tel que déposé, préconise la mise en place de 83 nouvelles

mesures, et, de ce nombre, M. le Président, 36 avaient été identifiées directement par les consultations publiques

que nous avions tenues lors de la phase d'élaboration de ce projet de loi. C'est donc dire que plusieurs

des dispositions proposées sont en quelque sorte le reflet des principaux

enjeux soulevés par les citoyens qui avaient été rencontrés par les groupes qui

avaient été rencontrés précédemment.

Concrètement,

le projet de loi propose d'importantes modifications aux règles à suivre pour

circuler sur les routes du Québec, et

il est indéniable que certaines de ces mesures, qu'on pourrait qualifier de

mesures-phares, vont nécessiter une

adaptation de la part de certains usagers du réseau routier. En contrepartie,

cependant, elles vont permettre d'assurer une plus grande sécurité pour

l'ensemble des usagers de la route.

Parmi les

mesures-phares proposées, rappelons l'introduction du principe de prudence. Le

principe de prudence précise que tous

les usagers sont tenus de faire preuve de respect et de prudence lorsqu'ils

circulent sur le réseau routier, mais

surtout à l'endroit des usagers plus vulnérables qu'eux. Ça veut dire qu'un

automobiliste doit faire preuve de prudence envers un cycliste, un cycliste doit faire preuve de prudence envers un

piéton. On doit toujours être prudents à l'égard des usagers plus

vulnérables que nous.

Soulignons

aussi l'obligation qui serait imposée à tous les récidivistes en matière de

conduite avec les facultés affaiblies,

à conduire exclusivement, et à vie, des véhicules munis d'un antidémarreur

éthylométrique. Cette condition, M.

le Président, elle pourrait être levée après 10 ans en démontrant, devant

les tribunaux, que le comportement n'est plus un risque pour les autres

usagers de la route et que notre relation avec l'alcool a changé suite à un

traitement particulier.

L'augmentation

des amendes également, M. le Président, pour les conducteurs utilisant un

appareil électronique alors qu'ils

sont au volant... Actuellement, les amendes au Québec sont de loin inférieures

à des amendes qui sont mises de

l'avant dans toutes les autres juridictions canadiennes. Les amendes pour le

cellulaire au volant, en ce moment, au Québec, c'est de 80 $ à 100 $. Nous proposons de les augmenter à des

montants allant de 300 $ à 600 $, une mesure qui a été saluée par plusieurs groupes qui sont venus lors des

auditions en commission parlementaire. Je tiens à ajouter, M. le Président,

qu'une récidive au niveau du cellulaire au volant entraînerait automatiquement

une peine de 600 $ assortie d'une suspension

immédiate, sur-le-champ, du permis, de trois, sept ou 30 jours, selon la

récidive, selon qu'il s'agisse d'une première,

d'une deuxième ou d'une troisième récidive. On proposera également, M. le

Président, par règlement, de faire passer de quatre à cinq le nombre de

points d'inaptitude pour cette infraction.

Autre mesure

importante dans le projet de loi, M. le Président, le devancement de la période

où les pneus d'hiver sont

obligatoires. Ainsi, la date serait fixée au 1er décembre, plutôt qu'au 15

décembre, comme elle l'est en ce moment, afin de s'adapter, bien simplement, aux réalités de l'hiver du Québec.

Cependant, on va proposer des dispositions réglementaires afin de simplifier le processus d'exemption

temporaire accordé à ceux qu'on appelle les snowbirds. M. le Président, je

suis toujours surpris que, même si c'est un phénomène québécois, on n'ait pas

trouvé de terme francophone pour les snowbirds... mais pour permettre un

processus d'exemption à tous ces gens qui passent l'hiver plus au Sud qu'ici.

Le projet

de loi contient également des mesures afin d'améliorer la sécurité des jeunes

sur nos routes parce qu'encore aujourd'hui

les jeunes entre 16 et 24 ans sont de beaucoup surreprésentés dans les cas de

collision avec dommages corporels ou

décès, et ce, particulièrement durant la période de nuit. Alors, pour éviter le

plus possible de telles tragédies, le projet de loi introduit des nouvelles mesures pour l'accès graduel à la

conduite. Concrètement, ce qu'on propose, c'est que les apprentis conducteurs soient soumis à une

interdiction de conduire entre minuit et cinq heures du matin, et, par ailleurs,

un conducteur âgé de 19 ans ou moins qui

détient un permis probatoire ne pourrait, durant la première année où ce permis

a pris cours, transporter qu'un nombre

limité de passagers âgés également de 19 ans et moins entre minuit et cinq

heures du matin.

Ces mesures,

qui touchent plus spécifiquement les jeunes Québécois, sont en cohérence avec

celles qui s'appliquent dans plusieurs autres provinces et territoires,

et, en Ontario, M. le Président, où cette mesure est appliquée, elle a contribué à réduire d'environ 30 % le nombre

d'accidents mortels avec blessés graves impliquant les jeunes de 16 à 19 ans.

Comme je le

mentionnais, M. le Président, lors du dépôt du projet de loi, on doit non

seulement envoyer un message fort que

les comportements à risque sont à proscrire sur nos routes, mais on doit aussi

agir en amont, et c'est pourquoi il est

proposé de mettre de l'avant le principe de prudence, de clarifier,

d'introduire des nouvelles règles de circulation qui vont favoriser un

meilleur partage de la route.

Mais ce n'est

pas tout. Le projet de loi vise aussi à moderniser certains autres aspects du

Code de la sécurité routière qui n'ont

pas été adressés au cours des dernières révisions. La proposition soumise à

notre Assemblée ouvre ainsi la porte à

des nouveaux concepts d'aménagement, comme ceux des rues partagées ou des

vélorues, que certaines villes nous ont déjà indiqué vouloir mettre de

l'avant.

En même

temps, M. le Président, le projet de loi anticipe l'arrivée imminente des

véhicules autonomes. Dans le projet

de loi, on établit des règles particulières pour favoriser la réalisation de

projets pilotes par le ministère des Transports afin de permettre la

circulation des véhicules autonomes sur notre réseau routier. Afin d'être en

mesure de poursuivre une cohabitation

avec des nouvelles technologies sécuritaires sur nos routes, le Code de la

sécurité routière doit refléter les nouvelles réalités et l'arrivée de

ces nouvelles technologies.

Comme ça, M.

le Président, tous vont être à même de constater... en fait, tous sont à même

de constater, M. le Président, que,

depuis plusieurs années, on a connu une augmentation significative du nombre de

véhicules sur nos routes et, en même

temps, on a noté une augmentation significative des déplacements actifs, ce qui

veut dire essentiellement qu'il y a plus de véhicules sur nos routes, il y a plus de piétons sur

nos routes et il y a plus de cyclistes sur nos routes. Dans ce contexte-là, il nous impose... il nous incombe

de proposer des nouvelles règles de circulation qui vont permettre un meilleur

partage de la route pour tous.

Pendant les dernières

années, le renforcement de la législation, oui, mais aussi les différentes

campagnes de sensibilisation et les

opérations soutenues de la part des policiers et des policières du Québec ont

permis d'améliorer de beaucoup le

bilan routier. Le nombre de décès sur les routes du Québec est passé de 720 en

2006 à 351 en 2016, et tout ça s'est

produit alors que — et je

veux insister là-dessus, M. le Président — le nombre de véhicules en circulation a

augmenté.

Alors,

on a toutes les raisons d'être fiers de ce succès-là, mais, pourtant, on ne

peut pas s'arrêter là, il faut continuer, et nous devons faire encore mieux, parce que certains de ces acquis-là,

certaines de ces améliorations-là demeurent fragiles, puis les véritables gains vont être de plus en

plus difficiles à aller chercher, et, en même temps, une seule victime de la

route, M. le Président, va toujours être une victime de trop.

Sincèrement,

je crois que le projet de loi n° 165 énonce les mesures qu'on a besoin au

Québec pour faire face à la réalité

actuelle, la réalité aujourd'hui, où différents types d'usagers se côtoient de

très près sur le réseau routier, et ce, sur une base quotidienne. À mon

sens, il y a, dans le projet de loi, plusieurs éléments qui vont permettre un

partage plus équitable et plus sécuritaire de nos chemins publics, et notamment

pour les usagers les plus vulnérables.

sécurité des usagers de la route, M. le Président, que ce soit pour moi à

titre

de citoyen, que ce soit pour moi à

titre

de parent, que ce soit pour nous à

titre de parlementaires, ça constitue une

préoccupation, j'en suis certain, constante, M. le Président. Alors, je suis donc très fier de contribuer bien

humblement à l'amélioration de la sécurité routière au Québec. Et c'est pourquoi j'invite, M. le Président, tous

les membres de cette Assemblée à aller dans ce sens, à adopter le principe

du projet de loi n° 165 afin que nous

puissions adapter le Code de la sécurité routière aux réalités d'aujourd'hui et

poursuivre l'amélioration de la sécurité sur les routes du Québec. Je

vous remercie, M. le Président.

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, je vous remercie de votre

intervention, M. le ministre des Transports, et de la Mobilité durable, et de l'Électrification des transports. Je

cède maintenant la parole au collègue de Berthierville pour son

intervention sur le principe du projet de loi. À vous.

M. Villeneuve :

Merci, M. le Président. Alors, je veux saluer tous les collègues de l'Assemblée

nationale. Toujours un plaisir

d'intervenir en cette Assemblée, M. le Président. Je me suis joint, donc, à

l'étude de ce projet de loi là il y a quelques

jours à peine, et je peux vous dire une chose : On y apprend des choses

extraordinaires. Vraiment, on a eu des groupes

qui se sont présentés et des représentants de groupes qui sont venus nous

représenter... le ministre le disait tantôt, près d'une trentaine de représentants de groupes, et je peux vous dire

une chose : On est allés de surprise en surprise, comme quoi il était drôlement temps que l'on regarde à

nouveau le Code — et je le

mets entre guillemets — sécurité routière, M. le Président. Il y avait pratiquement

urgence, c'est le cas de le dire.

ne reprendrai pas tout ce que le ministre a dit, parce que je pense qu'il a

fait un très bon résumé de la situation, M. le Président, de tous les aspects du projet de loi, je dirais, tous

les aspects qui sont dans le projet de loi, il a fait un bon tour de roue. Mais je vous dirais qu'assurément

qu'on aura beaucoup d'amendements qui toucheront peut-être des aspects

qui ne s'y trouvent pas présentement et qu'on voudra proposer de regarder.

pense entre autres, M. le Président... On a abordé le cours de conduite :

Est-ce que le cours de conduite s'adapte à tous les changements qui ont été

faits dans la société depuis le temps où ce cours-là est en vigueur? Tantôt,

le ministre parlait des pneus d'hiver. On a

appris, M. le Président, que les ambulances ne sont pas assujetties à la loi.

Vous étiez là en 2007, lorsque le

projet de loi a été adopté, M. le Président, et je me posais la question, je me

posais la question. Peut-être que les

parlementaires, à l'époque, ont abordé le sujet, peut-être pas, je ne sais pas,

mais, en tout cas, on va le regarder drôlement parce qu'on trouvait ça

un peu aberrant.

Autre

aberration. Puis j'invite les gens qui nous écoutent, là : suivez les

travaux de la commission, allez voir les vidéos qui ont été faits jusqu'à maintenant des auditions, on apprend

des choses extraordinaires. Je pense, M. le Président, vous savez,

les... — comment

on appelle les gens qui interviennent sur les autoroutes, là? — les

contrôleurs routiers, M. le Président, ils

sont assujettis, comme vous et moi et comme tous les citoyens, à la limite

permise sur les autoroutes, même

s'ils sont appelés à intervenir lors d'un accident ou d'une quelconque

intervention sur la route. Alors, on a appris plein de choses comme ça qui nous ont fait dresser les cheveux sur la

tête. Et je vous le dis : Je compte les miens à tous les matins, M.

le Président, vu mon âge, et il m'en manque toujours un peu plus à chaque

matin.

Alors,

M. le Président, ça va nous faire un grand plaisir de travailler et de

collaborer avec le ministre. Puis je lui annonce qu'effectivement, pour

le principe, on est tout à fait d'accord, il était temps qu'on se mette au

travail sur ça, M. le Président. Les gens

qui sont... je le répète, les gens qui sont venus nous voir en auditions, c'est

des gens passionnés, des gens qui ont à coeur la sécurité. On parlait

tantôt de piétons, de cyclistes, de motocyclistes. Ça sera une demande,

d'ailleurs, dans l'échelle ou dans la hiérarchie au niveau de la précaution

qu'il faut avoir envers le piéton, bien sûr, le cycliste; le motocycliste, il n'est pas présentement précisé, on verra

avec le ministre; évidemment, le véhicule... le conducteur d'un véhicule résidentiel... — résidentiel! — un véhicule de compagnie, de promenade,

évidemment, et les camions lourds, etc.

Donc,

M. le Président, c'est avec beaucoup de plaisir et d'enthousiasme que je

participe aux travaux de la commission, et j'ose espérer, moi aussi, de

mon côté, avec mon expérience de 40 ans comme conducteur sur les routes du

Québec, pouvoir faire un petit bout de participation de ma part. Merci, M. le

Président.

Vice-Président (M. Gendron) : On vous remercie de votre

intervention, M. le député de Berthier. Et je cède maintenant la parole à M. le député de

Deux-Montagnes pour son intervention comme porte-parole du deuxième groupe

parlementaire sur le dossier des transports. À vous.

Charette : Merci, M. le Président. C'est un plaisir, effectivement,

d'échanger sur la question cet après-midi. Mes collègues l'ont mentionné avant moi, c'est un projet de loi qui est

important, en ce sens que la dernière réforme majeure du Code de la sécurité routière remonte à

plusieurs années, et, déjà, si on se fie aux consultations qui se sont tenues

ces dernières semaines, ces derniers

jours, on peut s'attendre à un travail constructif de part et d'autre. Je salue

déjà l'ouverture du ministre responsable

du projet de loi, ses collègues gouvernementaux qui ont pu l'accompagner, le

collègue de l'opposition officielle,

et vous me permettrez de saluer également mon collègue qui va prendre la parole

ensuite, qui m'a accompagné au moment des consultations.

Bref, un

projet de loi qui a une portée, somme toute, importante parce qu'il touche la

vie, en quelque sorte, de tous les

Québécois, c'est bien certain, les conducteurs eux-mêmes, mais toutes celles et

ceux également qui empruntent que ce soient nos routes, que ce soient

nos pistes dédiées aux vélos, que ce soient les piétons ou tout simplement les

passagers des différents modes de transport.

Donc, on a pu

entendre différents groupes tout au long des consultations, des échos qui nous

sont extrêmement, extrêmement

précieux, comme le mentionnait mon collègue de Berthier. On a, comme

conducteurs, comme députés, comme citoyens,

une certaine vision, une certaine conception de la sécurité routière, mais

c'est tout à fait fondamental et important de pouvoir compter sur l'expertise des gens qui en font leur métier,

soit celui d'utiliser nos routes dans le cadre de leurs fonctions. On a eu des témoignages tout à fait

éloquents, notamment des policiers de la Sûreté du Québec, les directeurs

des différents services policiers

municipaux, ambulanciers, signaleurs routiers, mais également des associations

de cyclistes, de piétons, bref, une

très, très large gamme de commentaires, et, ma foi, tout s'inscrivait très bien

dans le cadre de l'étude du projet de loi et tous ont pu apporter un

petit input, un petit quelque chose qui nous sera utile.

Il faut le

rappeler, il faut le préciser pour les personnes qui peuvent nous écouter à ce

moment-ci, nous sommes aujourd'hui,

oui, à une étape importante, mais nous sommes encore loin de l'adoption

elle-même, en ce sens qu'il reste une étape

encore fondamentale, celle de l'étude

article par article, et, à ce moment-là,

pour nous, ce sera l'occasion de travailler avec le ministre, de travailler avec les différents collègues pour voir

comment l'améliorer, comment le bonifier au gré des différentes interventions que nous avons entendues.

C'est certain que, pour notre part, et je pense que ce sont des commentaires qui ont suscité des questionnements

ou des besoins de complément d'information, là, de la part de peu importe

la formation politique, oui, on a beaucoup

parlé des distractions au volant. D'ailleurs, on avait tenu, il y a quelques

mois à peine, un mandat d'initiative sur la question.

Donc, oui, on

a encore à se pencher... voir comment répondre à cette, je dirais, inquiétude,

oui, mais, en même temps,

fléau : les chiffres ne mentent pas. L'usage d'appareils électroniques est

en cause dans bon nombre d'accidents, compte

tenu des distractions que cet usage-là peut engendrer. Mais on a des

questionnements par rapport à cet appareil muni d'une fonction téléphonique, bon, ça, ça va, mais c'est lorsqu'il

est question d'écran, voir quelles sont les limitations, la portée de ce projet de loi. Pour nous, ça ne remet

aucunement en question notre appui au principe, mais ce sera des questions, là,

qui seront certainement posées à ce moment-là.

On a eu des

questionnements, suite aux consultations, sur la question et l'usage des sièges

d'auto pour enfants de neuf ans, le 145 lb... le 145 cm,

c'est-à-dire.

Bref, ce sont

des questions qui, à travers un échange constructif en commission

parlementaire, nous permettront, là,

d'être rassurés ou, sinon, nous donneront l'occasion de bonifier tout

simplement le projet de loi. Bref, c'est le genre de travail que les citoyens attendent de leurs

élus parce que c'est fait de façon constructive, et je suis convaincu, malgré

l'ampleur du projet de loi — on parle d'un projet de loi de plusieurs

dizaines d'articles — je suis

convaincu qu'on pourra procéder, somme toute, rapidement, compte tenu

des consensus que ces articles-là, dans bien des cas, ont suscités, et,

lorsqu'il y aura questionnement, je ne doute pas un instant de la collaboration

de chacun pour pouvoir parvenir à son adoption finale, là, et, qui sait,

peut-être au cours de la présente législature, et c'est le souhait,

naturellement.

Donc, dans quelques instants, mon collègue

pourra prendre la parole sur une thématique qui l'interpelle particulièrement, soit celle de la voiture autonome,

mais, sinon, déjà, merci à celles et ceux qui ont participé à ces premières

étapes du projet de loi, et le ministre peut

être assuré de notre collaboration pour la suite des choses. Merci, M. le

Président.

Vice-Président (M. Gendron) : On vous remercie, M. le député de

Deux-Montagnes, de votre intervention. Je

cède maintenant la parole à M. le député de Mégantic pour son intervention sur

le principe du projet de loi. À vous, M. le député.

Bolduc : Merci, M. le Président. Il me fait très plaisir aujourd'hui

de prendre la parole sur l'adoption du principe du projet de loi

n° 165, Loi modifiant le Code de la sécurité routière et d'autres

dispositions.

Je voudrais

faire un petit contexte dans lequel le Québec se positionne actuellement. Je

crois que le projet de loi nous

démontre clairement une priorisation de la sécurité routière au Québec, et je

vais l'exprimer ainsi : si je regarde le contexte américain, où, annuellement, il se tue entre 36 000 et

37 000 personnes par année aux États-Unis, ils rivalisent de très près avec le nombre de gens tués par des

armes à feu. En fait, l'an 2017, il y a eu 200 personnes de différence entre

les gens tués par des

armes à feu et les véhicules automobiles. On parle énormément des armes à feu,

mais on parle très peu des véhicules automobiles, tandis qu'au Québec,

dans le contexte où nous sommes aujourd'hui, nous en sommes à remoderniser le Code de la sécurité routière,

même si, de façon presque régulière, nous faisons des modifications à ce

projet de loi là, via des règlements, via des amendements, pour nous permettre

finalement de sécuriser la population du Québec.

Donc, c'est

un peu le contexte dans lequel moi, je considère que ce projet de loi là, sur

le principe, est un enjeu très important

pour notre société, et il crée, à ce point-ci dans le temps, un nouvel

équilibre, je devrais dire, entre les voitures, qui ont toujours... considérées comme étant presque les maîtres de la

route, et les autres occupants, soit les cyclistes, soit les piétons...

pour partager, en fait, cette infrastructure-là qui est nécessaire et très

utile à l'ensemble des citoyens.

Donc, le

projet de loi n° 165, actuellement, redéplace l'équilibre de façon à

favoriser une meilleure sécurité non seulement

pour les voitures, mais aussi pour les cyclistes et aussi pour les piétons.

Naturellement, à l'intérieur de ça aussi il y a les règles traditionnelles qui vont être altérées. Donc, on parle

ici, entre autres, des permis pour les jeunes conducteurs, où il va y avoir des limites d'heures pour la

nuit, une limite sur le nombre de passagers qui pourront être avec eux, sous

certaines conditions. On parle aussi de

lutter contre la consommation d'alcool et de s'assurer que les récidivistes et

que les contraintes pour ceux qui prennent de l'alcool seront, comment

je dirais ça, ralentis... ou s'assurer qu'ils vont éviter de prendre de l'alcool avec leur voiture. Donc, il

y a un renforcissement des conditions et des paramètres qui vont permettre,

nous l'espérons, d'éliminer les gens qui

boivent au volant des voitures. D'ailleurs, nous avons rencontré le groupe qui

s'appelle MADD, donc Mothers Against Drunk

Driving, qui a une filiale au Canada et qui est venu s'exprimer à ce sujet-là.

Ensuite, nous

avons aussi des éléments qui vont nous permettre de rendre les équipements puis

les appareils plus sécuritaires.

Donc, ici, on peut parler, entre autres, des sièges pour les enfants et de

remoderniser, en fait, les règles qui étaient applicables pour les

enfants au niveau de la grandeur, de l'âge, etc.

finalement, comme le ministre l'a mentionné précédemment, il va y avoir aussi

la possibilité de pouvoir créer des

projets pilotes pour pouvoir faire avancer les technologies dans une situation de contrôle où on pourra tester, démontrer

et assurer dans le cadre des règles qui sont

applicables que les voitures autonomes, entre autres, pourraient oeuvrer dans

un contexte sécuritaire.

Je voudrais

faire une petite parenthèse là-dessus, parce

que j'ai eu plusieurs

personnes qui nous ont parlé de ça. Et

fondamentalement les conditions climatiques du Québec

sont très différentes de celles qu'on retrouve, par exemple, dans le sud des États-Unis.

Il n'y a pas de neige, pas de gel, il y a

peu de conditions... qui font que l'ensemble des détecteurs et des équipements d'une voiture autonome ne sont pas affectés par des

critères climatiques, ce qui est tout le contraire de ce qui se passe au Québec avec la neige, avec les

conditions de glace, les conditions hivernales, la poudrerie et une autre

série de paramètres qui fait que la

poursuite des véhicules autonomes est quand

même un défi auquel il va falloir

s'adapter dans les conditions

météorologiques du Québec. Je tiens, M. le Président, à ce

chapitre-là, à mentionner qu'il y a déjà

huit États aux États-Unis

qui ont, à ce point, légiféré sur les règles pour l'utilisation des véhicules

autonomes dans les États spécifiques

et que ceci s'étend relativement rapidement. Et, à ce point, il n'y a pas beaucoup

de développement, mais les tests, les projets pilotes et

l'apprentissage de l'expérience se développent beaucoup, comme on le voit régulièrement dans les médias.

Ensuite, je

voudrais revenir aussi à certains éléments qui sont aussi des formalités

administratives et réglementaires,

par exemple l'élargissement du pouvoir du

ministre pour permettre des projets pilotes, comme je le disais, et des

applications concernant les champs

d'application pour le Code de la sécurité routière. On trouve aussi certains

processus administratifs ou réglementaires qui seront modifiés de façon,

par exemple, à permettre aux cinémomètres photographiques et aux systèmes photographiques de contrôle de

circulation au feu rouge... notamment en ce qui concerne les preuves sur le

plan légal qui pourront être produites dans les cas où il y a des preuves à

faire.

Donc, M. le

Président, pour moi, le projet de loi n° 165 correspond vraiment aux

attentes de la population. Il amène de

nouvelles mesures, des possibilités de projet pilote et une modernisation dans

un nouvel environnement d'équilibre entre

les conducteurs automobiles, les piétons, les cyclistes. Et je crois que ce

projet de loi là va être très, très bien reçu de la part de la

population du Québec. Je vous remercie.

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, je vous remercie, M. le

député de Mégantic, de votre intervention sur le principe du projet de loi. Et, pour la poursuite, je cède la parole

maintenant à M. le député de Masson pour son intervention sur le même

projet de loi. À vous.

M. Lemay : Merci, M. le

Président. Donc, à mon tour de prendre la parole sur le projet de loi

n° 165, la Loi modifiant le Code de la

sécurité routière et d'autres dispositions. M. le Président, c'est un code de

sécurité qu'on révise depuis plus de 30 ans, je crois qu'il a été

instauré en 1979, M. le Président, et, au fil du temps, il y a eu plusieurs améliorations qui ont été faites, mais une refonte

majeure était appréciée à ce moment-ci. Vous savez, l'année dernière... on a juste à penser à l'autorisation de jeu dans

la rue, qui a été introduite dans le Code de la sécurité routière à

l'article 500.2, qui était une

initiative de notre collègue député de Borduas, qui avait déposé un projet de

loi, le n° 696, mais que finalement ça avait été adopté dans un amendement via le projet de loi n° 122.

Donc, on peut voir qu'il y a des améliorations qui ont été faites au fil

du temps.

voudrais mentionner, on vient d'en parler avec le député de Mégantic, tout à

l'heure, des véhicules autonomes, effectivement,

il va y avoir des projets pilotes, on a introduit la possibilité d'avoir des

projets pilotes, mais c'est important qu'on puisse

bien effectuer ces projets-là et qu'on puisse avoir un encadrement

réglementaire adéquat concernant les véhicules

autonomes, parce que, on le sait, dans plusieurs États américains... et même

nos voisins de l'Ontario ont déjà réfléchi

et adopté des législations en ce qui concerne les véhicules autonomes. Parce

que, présentement, vous savez, il y a des véhicules, comme les voitures Tesla ou les Audi A8, qui seraient, selon

l'article 492.8 du Code de la sécurité routière, qui est introduit

par un amendement ici... qui fait en sorte que ces véhicules-là seraient

interdits sur nos routes en sol québécois.

Donc,

on va vraiment poser des questions au ministre

à savoir ce seront quoi, les natures de ces projets pilotes, afin de pouvoir permettre l'utilisation des

véhicules autonomes, parce que c'est la voie du futur. Et, on sait, on associe

grandement aussi aux véhicules autonomes les

véhicules zéro émission, parce que, principalement, ce sont des véhicules 100 %

électriques qui utilisent ces nouvelles technologies, donc, et on l'a démontré

dans plusieurs États. Et il y a un gros pôle d'innovation technologique dans l'État du Nevada qui fait des

recherches très avancées sur justement tout ce qui a trait à ces véhicules.

Donc, vous pouvez compter sur notre vigilance pour pouvoir questionner le

ministre, lorsqu'on sera rendus à

cette section-là, afin de pouvoir mieux comprendre quelle sera l'ampleur des

projets pilotes qu'il veut instaurer.

Aussi,

vous savez, dans le Code de la sécurité routière, il y a plusieurs autres

aspects qui sont traités et qui vont toucher toutes nos municipalités du

Québec dans tous nos comtés. On n'a qu'à penser aux carrefours giratoires ou à qu'est-ce qu'on fait avec les piétons qui vont

circuler dans la rue lorsqu'il n'y a pas de trottoir, ou les cyclistes, ou les

camions lourds. Vous savez, on touche à

tout. On touche même aux aides à la mobilité motorisées. Vous savez, il y avait

un projet pilote qui était en cours de 2015

à juin 2018, donc on pourra voir si c'est possible d'introduire, dès

maintenant, des amendements ou si on

doit absolument attendre juin 2018 avant de pouvoir obtenir des recommandations

suite à ces trois années d'essai

qu'il y a eu comme projet pilote pour... Lorsqu'on parle des aides à la

mobilité motorisées, on parle ici de

triporteurs ou de quadriporteurs, M. le Président. Donc, il y a plusieurs

groupes qui sont venus nous en parler. Et, vous savez, ce Code de la sécurité routière touche une multitude

d'intervenants sur le terrain, et, vous savez, le principe de prudence est le plus important qu'on doit

retenir notamment en ce qui a trait à ceux qui sont en situation de vulnérabilité.

Donc,

M. le Président, vous pouvez compter sur notre entière collaboration pour

traiter, avec la

partie au gouvernement

ainsi que l'opposition, des différents amendements qui seront étudiés lors de

l'étude détaillée de ce projet de loi. M. le Président, je vous

remercie.

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, je vous remercie, M. le

député de Masson, de votre intervention. Je ne vois pas d'autre

demandeur de parole.

Alors,

est-ce à dire que le principe du projet de loi n° 165, Loi modifiant le

Code de la sécurité routière et d'autres dispositions, est adopté?

Le Vice-Président

(M. Gendron) : Adopté. Mme la leader du gouvernement.

Mme Vien :

Alors, dans ces circonstances, M. le Président, conformément à

l'article 243 de notre règlement, je fais motion afin que ce projet de loi soit déféré à la Commission des

transports et de l'environnement pour son étude détaillée, s'il vous

plaît.

Le Vice-Président

(M. Gendron) : Est-ce que cette motion de renvoi est adoptée?

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, la motion étant adoptée,

toujours à vous, Mme la leader du gouvernement.

Mme Vien :

Alors, vous m'informiez, M. le Président, qu'il n'y a pas de débat de fin de

séance, alors donc je fais motion pour ajourner nos travaux à demain,

mercredi 21 février, à 9 h 40.

Le Vice-Président

(M. Gendron) : Est-ce que cette motion est adoptée?

Le Vice-Président

(M. Gendron) : Alors, la motion étant adoptée, nos travaux sont

ajournés tel qu'indiqué.

(Fin de la séance à

15 h 38)

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2018-02-20
Typehansard
Volume / chapteren travaux-parlementaires assemblee-nationale 41-1 journal-debats 20180220 213999
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier30f3961e710d68600081724f746ac041d2265667

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