Transportation and the Environment — 21 February 2017 (41st Legislature, 1st Session)
CTE 2017-02-21
Quebec — Committees
M. Lessard (Martin) : 2.2? C'est le nouveau 2.2,
là, qui vient régir, dans le fond, le 124, alinéa un.
Puis pour, dans le fond, le 124... bien, le dernier alinéa, qui est la suprématie
des règlements du ministère de l'Environnement, bien, c'est ce volet-là
de l'article 124 qui est repris à
118.3.3.
Le Président (M. Iracà) : Merci, Me Lessard.
D'autres interventions? Nous sommes toujours à l'article 176. M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault : Bon,
quand on dit, dans 118.3.3 : «...à moins que le règlement municipal ne soit approuvé par le ministre», est-ce que ça ouvre la porte à ce que
des municipalités fassent des règlements qui sont
différents, soit à la baisse ou à la hausse, quant à la protection de l'environnement?
Le Président (M. Iracà) : Merci. Monsieur...
M. Gaudreault : Est-ce que c'est nécessairement
à la hausse? Puis, si c'est à la hausse, comment on juge ça? Autrement dit, si une municipalité adopte un règlement municipal
qui va plus loin que la réglementation gouvernementale, comment c'est
déterminé, ça?
Le Président (M. Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière.
Est-ce que je cède la parole à Me Lessard?
M. Lessard (Martin) : Oui. Bien, effectivement,
le critère, c'est le même objet. Donc, effectivement,
là, il n'y a rien qui dit que c'est soit à la hausse ou à la
baisse. Ça pourrait donc être...
M. Gaudreault : Donc,
ça peut être à la baisse.
M. Lessard (Martin) : Oui, effectivement.
M. Gaudreault : Et là ça veut dire que ça ne dépend que du
ministre de l'approuver ou non. Ça
veut dire qu'en théorie le ministre pourra approuver un règlement qui va
à la baisse.
M. Lessard (Martin) : Oui.
M. Gaudreault : Et
ça, c'est formulé dans 124, oui?
M. Lessard (Martin) : Oui, oui. On n'a
rien changé.
M. Heurtel : C'est le droit actuel.
Le Président (M. Iracà) :
176?
M. Gaudreault : Oui. Est-ce qu'on ne devrait pas faire une
précision à l'effet que le règlement municipal ne peut niveler vers le bas la
réglementation du Québec?
Le Président (M. Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière.
M. le ministre.
M. Heurtel : Bien, on ne va répondre à une hypothétique, là. Nous, on a fait
un choix de maintenir le droit tel qu'il est présentement.
Président (M. Iracà) : Merci,
M. le ministre. D'autres
interventions, toujours à l'article 176? M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault : Oui. Est-ce qu'on a une
idée, dans le passé, comment ça a été utilisé, ce pouvoir de réglementation municipale
par rapport au ministre? Est-ce qu'on a une idée sur l'aspect qualitatif, je
dirais, là, moins que quantitatif, là? Il y a eu combien de municipalités, dans les dernières années, qui se sont prévalues de ça? Quelle a été la réponse des
ministres?
Président (M. Iracà) : Merci,
M. le député de Jonquière.
Je vois qu'il y a un nouvel intervenant, M. le ministre.
M. Heurtel : M. Sarrazin,
s'il vous plaît, M. le Président.
Président (M. Iracà) : Merci
beaucoup. Alors, M. Sarrazin, vous devez vous présenter, votre nom
et votre
titre exact, s'il vous plaît.
M. Sarrazin (Pascal) : Oui. Pascal
Sarrazin, je suis analyste de l'équipe par
intérim à la Direction de l'agroenvironnement et du milieu hydrique au ministère
du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Puis c'est notre direction qui est
responsable de pouvoir donner les approbations en vertu de l'article 124.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M. Sarrazin. M. le député de Jonquière, ça va?
Le Président (M. Iracà) : M. le député... M. Sarrazin. Vous
n'êtes pas encore député, là! M. Sarrazin.
M. Sarrazin (Pascal) : Oui, effectivement,
cette procédure-là, on n'a pas de registre officiel, mais selon nos données, il
y en a eu environ, depuis les années 2000, une cinquantaine de demandes qui ont été
formulées au ministre, et là-dessus on en a approuvé environ 25.
Ce qu'il faut
voir également, c'est qu'il
y a souvent des demandes qui ne sont
pas nécessairement formulées au ministre, mais que c'est nos directions régionales qui, avec les municipalités,
discutent. Et, lorsque les municipalités, des fois,
se rendent compte que, bon, ce qu'ils veulent faire et la procédure à suivre,
bien, ils décident finalement de ne pas présenter la demande, ça fait que ça donne une idée. Dans les demandes, hein, souvent, les municipalités,
lorsqu'elles veulent justement
adopter un élément qui porte sur le même enjeu qu'un règlement
du gouvernement, c'est des éléments précis, des
particularités de leurs territoires.
qu'il faut voir, c'est que cet article-là justement est fait pour les municipalités
qui ont des problématiques particulières,
qui considèrent que le règlement provincial, hein, n'est pas adéquat pour leur
particularité. Ça fait que, donc, c'est cet
élément-là, entre autres, que la municipalité doit démontrer, en quoi la norme gouvernementale... sur le règlement qui porte le même objet, en quoi que cette
norme-là n'est pas applicable chez elle. Et
cette démonstration-là de particularité peut entraîner des études, que ce soient des études... dépendamment du règlement
sur lequel ça porte, ça peut être des études techniques ou autres, des
justifications.
c'est ça qui n'est pas nécessairement facile pour une municipalité
à faire, parce qu'il faut quand même venir voir que
les règlements provinciaux sont appuyés sur des bases scientifiques et ont fait l'objet de diverses études, et ainsi de suite. Et donc la municipalité doit avoir cette même rigueur de démonstration. Ça fait que donc c'est...
Ça peut arriver, dans certains cas, que la norme peut être différente, des fois, à la
baisse, mais parce qu'il y a une
particularité locale qui fait que c'est acceptable. Donc, il y a toujours une analyse pour savoir si la
norme est acceptable ou pas, qu'elle soit à la hausse ou à la baisse.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M. Sarrazin. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions, toujours en lien avec l'article 176?
M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault : Oui. Parce qu'à Montréal
ils ont un règlement sur les pesticides, dont
la perception est que c'est plus
sévère que la réglementation nationale. Est-ce que c'est le cas? Si oui, est-ce
que, dans ce cas-là, Montréal a passé par le processus dont vous venez
de nous parler?
M. Sarrazin
(Pascal) : Il faut faire une distinction, parce que la
Loi sur les
pesticides, elle prévoit un régime différent
de l'article 124 de la LQE. C'est une
notion d'incompatibilité, donc ce n'est pas la même notion que l'article 124. Et donc vous parlez
d'une autre loi avec un autre régime d'approbation différent. Ça fait que, donc, on ne peut
pas comparer les deux, là.
Président (M. Iracà) : Merci, M. Sarrazin. D'autres interventions, toujours en
lien avec l'article 176? S'il n'y
a pas d'autre intervention, je vais procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 176 est adopté?
Le Président (M. Iracà) :
176, adopté. S'il vous plaît, M. le ministre, à la lecture pour l'article 177.
M. Heurtel :
177. Les articles 118.4 et 118.5 de cette
loi sont remplacés par ce qui suit :
«Chapitre X. Accès à l'information et registres.
«118.4. Toute personne ou municipalité a droit d'obtenir du
ministère du Développement durable, de
l'Environnement et des Parcs copie des renseignements
ou documents disponibles suivants :
«1° tout
renseignement concernant la quantité, la qualité ou la concentration des contaminants rejetés par une source de
contamination ou concernant la présence d'un
contaminant dans l'environnement;
«2° les
études de caractérisation des sols et les évaluations des risques toxicologiques et écotoxicologiques ainsi
que des impacts sur les eaux souterraines
exigées en vertu de la
section IV du
chapitre IV;
«3° les études, les expertises et les rapports
exigés et visant à établir l'impact d'un
prélèvement d'eau sur l'environnement, sur les autres usagers ou sur la santé publique;
«4° les états
des résultats relatifs au contrôle et à la surveillance du rejet de contaminants et tous les rapports et
renseignements fournis au ministre en vertu de
la
section III du
chapitre IV et des règlements pris en vertu de la
présente loi;
«5° les bilans
annuels de gestion et les plans de gestion de matières
dangereuses transmis au ministre en vertu des articles 70.7 et 70.8.
«Le présent
article s'applique sous réserve des
restrictions aux droits d'accès prévues aux
articles 28, 28.1 et 29 de la Loi
sur l'accès aux documents des organismes
publics et sur la protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1) et ne s'applique pas aux renseignements
concernant la localisation d'espèces menacées
ou vulnérables.»
M. le
Président, cet
article reprend le contenu de l'article 118.4.
Il donne également accès aux documents listés aux paragraphes l, m,
n.1 et o de l'actuel 118.5, qui ne constitue qu'un plumitif. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le ministre. 118.4 proposé à l'article 177,
est-ce qu'il y a des questions, commentaires, interventions?
M. Gaudreault :
Peut-on avoir deux petites minutes, s'il vous plaît?
Le Président (M. Iracà) :
Prenez... Je peux suspendre, si vous le désirez, là, quelques instants.
Alors, je vais
suspendre les travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 19)
Président (M. Iracà) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Nous allons
reprendre nos travaux. Nous étions à l'étude de l'article 118.4 proposé à l'article 177. M.
le député de Jonquière,
vous vouliez quelques instants pour intervenir. Alors, je vous
cède la parole.
M. Gaudreault : À l'article 118.4, paragraphe un, on dit que «toute personne ou
municipalité a droit d'obtenir du
ministère des renseignements ou documents»
concernant... tout renseignement «concernant la présence d'un
contaminant dans l'environnement». Alors, la question est : Concernant la présence d'un contaminant qui est actuellement constaté, ou ça pourrait
être également concernant la présence d'un contaminant dont on
pense qu'il sera éventuellement présent, là? Alors, c'est la présence d'un contaminant qui est
constatée ou la présence d'un contaminant éventuel,
susceptible d'être évaluée ou d'être
constatée, si on veut?
Le Président (M. Iracà) :
Merci, M. le député de Jonquière. M. le ministre.
M. Heurtel :
Me Lessard.
Le Président (M. Iracà) :
Me Lessard.
M. Lessard (Martin) : Oui, merci. Effectivement, le régime de
118.4, on parle vraiment du contaminant qui est déjà
émis et non celui qui est susceptible de l'être. Toutefois, lorsqu'on
va arriver à 118.5, donc les contaminants susceptibles d'être émis, là, et donc qui sont prévus dans une
demande d'autorisation, par exemple, c'est là qu'on pourra le traiter, oui.
M. Gaudreault : En vertu aussi de l'article 27 qu'on a déjà adopté, là.
M. Lessard (Martin) : Oui, bien, 23 et 27, là : 23 qui est l'article
sur la demande d'autorisation, qu'est-ce
que doit comprendre la demande, et 27 qui est le contenu de l'autorisation. Dans
le fond, ça va tout un peu ensemble, là, ça fait que...
M. Gaudreault : Donc, vous prévoyez
qu'on va couvrir la présence de contaminants éventuels
à 118.5? O.K. Merci.
Président (M. Iracà) : Merci. 118.4 proposé à l'article 177, questions,
commentaires, interventions? M.
le député de Masson, bon matin à vous! La parole est à vous.
M. Lemay : Merci, M. le Président. Donc, moi aussi, à 118.4, paragraphe 1°,
je veux juste m'assurer qu'on ne passe
pas à côté de quelque chose. Puis, quand on a ce genre d'article
là avec ce genre de définition là, j'ai toujours le réflexe de retourner à la LQE,
article 1, pour voir les définitions que nous avons. Et puis je
regarde, là, on a fait des définitions en ce qui concerne... notamment pour «environnement», «contaminant», «rejet
de contaminants», «polluant», «pollution»,
«source de contamination». Bon, là, je veux
juste m'assurer, là, que, parmi le... qu'on est en concordance avec ce qu'on a dans l'article 1. Puis je me d