Transportation and the Environment — 12 November 2020 (42nd Legislature, 1st Session)
CTE 2020-11-12
Quebec — Committees
D'autre part,
et au besoin, s'il y a une demande de consentement, je vais
interpeler les membres en deux temps, une salle après l'autre. Un page
ou une page est également assigné à chacune des salles pour répondre à vos
besoins. Le ou la page de la salle secondaire pourra communiquer avec la
secrétaire de la salle principale, au besoin.
Je vous signale que, dans les deux salles, en
raison du réaménagement, les témoins lumineux des micros ne fonctionnent pas.
Vous pouvez cependant prendre la parole comme vous le feriez habituellement.
Donc, à l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de
la Commission des transports
et de l'environnement ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle
de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques. Je
souligne que cette séance se déroulera à la fois dans la salle Louis-Joseph-Papineau,
où je me trouve, et dans la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine.
La commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 46, Loi modifiant la
Loi sur la
conservation du patrimoine naturel et d'autres dispositions.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
La Secrétaire :
Oui, Mme la Présidente. M. Bussière (Gatineau) sera remplacé par
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) et M. Tardif
(Rivière-du-Loup—Témiscouata),
par Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice).
La Présidente (Mme St-Pierre) :
Aujourd'hui, nous poursuivons l'étude de l'article 32 du projet de loi et nous en sommes... plus particulièrement, dis-je, à
l'étude d'un amendement proposé par le ministre qui vise à modifier
l'article 63 proposé par l'article 32.
Y a-t-il des interventions sur cet amendement?
Bon, il n'y a pas d'intervention sur cet amendement? Alors, puisqu'il n'y a pas
d'intervention sur cet amendement, nous allons...
La Présidente (Mme St-Pierre) : Voulez-vous
qu'on fasse une pause?
Alors, nous allons lever les travaux pour
quelques secondes.
(Suspension de la séance à 11 h 32)
La Présidente (Mme St-Pierre) :
Alors, M. le député de Viau, vous vouliez prendre la parole.
M. Benjamin : Oui. Merci, Mme la Présidente.
Donc, bien, bonjour à toutes, bonjour à tous, chers collègues, membres de cette
commission. En fait, ma première question pour M. le ministre : Est-ce
qu'il peut nous faire une brève récapitulation d'en quoi consiste cet
amendement, s'il vous plaît?
Charette : Oui, sans problème. Effectivement, les jours se sont
écoulés depuis notre dernière séance, mais on avait eu l'occasion d'aborder la
question tout de même un petit peu. C'est un amendement qui clarifie,
essentiellement, qui précise que le ministre peut mettre fin à la
reconnaissance d'une réserve naturelle sur une partie, seulement, du territoire — on avait échangé sur les implications,
donc, sur une partie, seulement, du territoire — et que cela a pour
effet de modifier automatiquement l'entente qui est conclue avec le
propriétaire.
M. Benjamin :
Parfait. Merci.
Présidente (Mme St-Pierre) : Est-ce qu'il y a d'autres commentaires?
Donc, s'il n'y a pas d'autre commentaire, je pense, Mme la secrétaire,
que nous pouvons faire l'appel nominal.
Le Secrétaire :
Oui. Dans la salle Louis-Joseph-Papineau, M. Charette (Deux-Montagnes)?
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire :
Dans la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine, M. Caron (Portneuf)?
La Secrétaire :
Mme Grondin (Argenteuil)?
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire :
M. Reid (Beauharnois)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lamothe (Ungava)?
La Secrétaire :
Dans la salle Louis-Joseph-Papineau, M. Benjamin (Viau)?
M. Benjamin :
Abstention.
La Secrétaire :
Mme Charbonneau (Mille-Îles)?
Charbonneau :
Abstention.
La Secrétaire :
Mme Ghazal... Pardon. M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
M. Arseneau :
Abstention.
La Secrétaire :
Mme St-Pierre (Acadie)?
La Présidente (Mme
St-Pierre) : Abstention. Donc, l'amendement est adopté.
Maintenant, nous
allons procéder aux commentaires, s'il y a des commentaires à l'article 63
tel qu'amendé. S'il n'y a pas de commentaire à l'article 63 tel qu'amendé,
est-ce que je dois faire un autre appel nominal? Non, puisque c'était
uniquement sur l'amendement.
Alors donc, M. le
ministre, nous allons aller à l'article 64.
M. Charette :
Merci, Mme la Présidente. Donc :
«64. Le ministre rend
publique la fin de la reconnaissance par la publication d'un avis à la Gazette
officielle du Québec et par tout autre moyen permettant d'en informer la population.
«Il requiert l'inscription de cet avis sur le
registre foncier. La fin de la reconnaissance prend effet à la date de cette
inscription.
«Une
copie de l'avis est transmise aux municipalités concernées.»
Donc, le commentaire :
Le premier alinéa de cet
article prévoit la publication d'un avis à la Gazette
officielle du Québec afin d'informer le public de la fin d'une
reconnaissance de réserve naturelle.
deuxième alinéa de cet
article prévoit également
l'inscription au registre foncier de la fin de la reconnaissance afin de
la rendre opposable aux acquéreurs subséquents. Il prévoit notamment la date de
prise d'effet de la fin de la reconnaissance.
Le troisième alinéa
de cet
article prévoit l'envoi d'un avis personnalisé aux intervenants
impliqués dans l'administration du territoire afin qu'ils ajustent leurs interventions
en conséquence.
Et cet
article
reprend essentiellement le contenu de l'ancien
article 65 de la
Loi sur la
conservation du patrimoine naturel.
La Présidente (Mme
St-Pierre) : Est-ce qu'il y a des commentaires à l'article 64? M.
le député de Viau.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Donc, l'article qu'on a devant nous, M. le ministre, on
parle bien de la reconnaissance? Et est-ce qu'on parle aussi de... on rend
publique la fin de la reconnaissance?
M. Charette :
En fait, c'est spécialement ou effectivement sur la fin de la reconnaissance.
On reprend essentiellement les étapes qu'on avait parcourues préalablement pour
confirmer la reconnaissance. Donc, lorsqu'il y a une fin de reconnaissance, il faut
défaire ce qui avait été fait préalablement. Donc, c'est la même mécanique.
M. Benjamin :
Et qu'est-ce qui pourrait engendrer une fin de reconnaissance?
M. Charette :
On l'avait abordé lors des articles précédents. Il peut y avoir différents
types d'exemples. Je vais essayer de vous en retrouver un aisément, là, avec
l'amendement qu'on a abordé tout juste avant.
Bon, on pourrait
parler de la réserve naturelle de la Montagne-Rouge, notamment. C'est un
jugement de la Cour supérieure, là, qui a
accordé à un tiers un droit de passage dans la réserve naturelle. Donc, le
ministère a dû retirer des terres reconnues à
titre de réserve naturelle,
celles affectées par le droit de passage. Donc, du coup, c'est la procédure
qui a dû être faite. Et le droit en question ne respectait pas, justement, une
entente entre le plaignant et le propriétaire, donc c'est là où on a eu à
revoir un petit peu le territoire de la réserve naturelle.
Et on rappelle à
celles et ceux qui nous écoutent qu'on est en territoire privé. Donc, dans
l'éventualité, comme c'était le cas pour la réserve naturelle de la
Montagne-Rouge, où il y a une entente qui n'avait pas tout à fait été respectée
au moment de l'institution, là, de la réserve naturelle, donc, on a eu à
corriger le tir, en quelque sorte.
Benjamin : Je rappelle, évidemment, ici qu'on est dans un cas où on
regarde le dossier des réserves naturelles, où c'est sur une base
volontaire que les propriétaires adhèrent ou s'inscrivent.
Maintenant, est-ce
qu'il pourrait y avoir des situations où... à part, évidemment, dans
l'article 63, on l'a vu, évidemment, donc, la décision de mettre fin de
reconnaissance, vous la communiquez au propriétaire, est-ce qu'il pourrait arriver des situations où vous devriez
communiquer cette décision-ci ou... vous devriez informer d'autres parties
prenantes aussi?
M. Charette :
En fait, on le précise dans les articles précédents et même dans celui-ci,
parce qu'on se trouve à défaire ce qui a été fait. Donc, il y a des
communications qui doivent être faites à travers la Gazette officielle ,
à travers le registre foncier notamment, également les municipalités, étant
donné que c'est leur territoire, là, qui est en cause, également d'autres
partenaires.
Ce que je mentionnais
tout à l'heure, dans le cas d'une réserve naturelle, on peut avoir confié à des
tiers la préservation de ce territoire-là. Donc, il faudra naturellement les
aviser que le territoire a été redécoupé et que, du coup, leurs fonctions
doivent s'adapter au nouveau territoire.
Benjamin : «Une copie de l'avis est transmise aux municipalités»,
donc, évidemment, c'est la chose à faire, mais est-ce qu'il y a d'autres
instances? Il n'y a pas d'autres instances que peut-être que ce serait
intéressant qu'ils reçoivent une copie? Je
pense, entre autres, par exemple, aux MRC, je pense aux entités régionales de
promotion touristique, par exemple, d'une région.
M. Charette :
En fait, on est réellement dans la séquence des articles déjà adoptés. Là, on
vient soustraire une portion de territoire à une réserve naturelle, donc on
informe ceux qui avaient été informés. Mais naturellement, les municipalités
sont aussi dans la MRC. Donc, entre acteurs du milieu municipal, l'information
peut circuler, mais on défait, auprès de ceux qui avaient été avisés, ce qui a
été fait. Donc, on ne peut pas ou on pourrait difficilement informer plus de
gens au moment du retrait que lors du moment de l'institution, là, de cette
réserve naturelle là.
La Présidente (Mme
St-Pierre) : Y a-t-il d'autres commentaires à l'article 64? Donc,
s'il n'y a pas d'autre commentaire à l'article 64, nous allons aller à l'article 65.
M. le ministre.
M. Charette :
Parfait. Je vous en fais la lecture, en vous précisant qu'il n'y a pas d'amendement
non plus à celui-ci. Donc :
«65. Le ministre peut reconnaître un territoire
comme paysage humanisé.
«Un paysage humanisé vise la protection de la
biodiversité d'un territoire habité, terrestre ou aquatique, dont le paysage et
ses composantes naturelles ont été façonnés, au fil du temps, par des activités
humaines en harmonie avec la nature et présentent un caractère distinct dont la
conservation dépend fortement de la poursuite des pratiques qui en sont à
l'origine.
«La reconnaissance peut être perpétuelle ou
accordée pour une durée qui ne peut être inférieure à 25 ans.»
commentaire : Ce nouvel
article accorde au ministre le pouvoir de
reconnaître un territoire à
titre de paysage humanisé. Il modifie le
mécanisme de création des paysages humanisés prévu actuellement. Il ne s'agit
plus d'une désignation gouvernementale mais plutôt d'une reconnaissance par le
ministre.
Comme les
territoires susceptibles d'être reconnus se situent généralement en territoire
municipal, le mécanisme de la reconnaissance s'est avéré être le plus
approprié pour ne pas interférer avec les compétences des municipalités sur leur territoire. Ce sont donc elles qui
veilleront à édicter et appliquer les mesures nécessaires pour assurer la
protection de la biodiversité d'un
territoire habité. Ainsi, les étapes menant à la constitution du paysage
humanisé sont diminuées et le mécanisme de reconnaissance met de l'avant
le rôle de l'autonomie des instances municipales dans la création et la gestion
de paysages humanisés.
Et le deuxième alinéa de cet
article reprend
essentiellement la définition de «paysage humanisé» prévue par l'article 2
de la
Loi sur la conservation du patrimoine naturel.
Peut-être ajouter à ce commentaire, on l'a
mentionné, hein, cette désignation existe depuis plusieurs années. Pour
différentes raisons, les gouvernements qui se sont succédé — ce
n'est pas un jugement, loin de là — n'on