CAT — 29 April 2021 (42nd Legislature, 1st Session)

CAT 2021-04-29

Quebec — Committees

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CAT 2021-04-29

Quebec — Committees

Alors, pour ce faire, il y a des aides d'urgence

liées à la pandémie bien sûr qui ont été déjà octroyées, puis on suit la

situation de très, très près : aide d'urgence auprès des PME, aide

d'urgence auprès... dans le domaine culturel, aide d'urgence auprès des

commerçants, des PME, évidemment, aide à la ville de Montréal, qui a des

responsabilités, et dans le cadre de Réflexe Montréal, donc responsabilités

dans le cadre du réflexe et pour... et des aides... une aide qui a été ajoutée

dans le cadre de la pandémie. Et des projets aussi importants, par exemple, que

le REM de l'Est, que le prolongement de la ligne bleue viennent évidemment

aider la métropole dans son déploiement postpandémique. On parle d'emplois. On

parle de plus de 50 000 emplois qui sont un véritable levier

économique pour la métropole.

La Présidente (Mme Boutin) : Mme la

députée de... Jeanne-Mance—Viger.

Excusez-moi.

Rotiroti :

Oui. Merci. Je sais que la question était très large, Mme la ministre, mais, si

vous avez à prioriser un dossier pour la métropole, de qu'est-ce que je

comprends, là, de votre explication, ça serait les infrastructures, comme

le REM, la ligne bleue, et tout le volet touristique?

Mme Rouleau : Excusez. Veuillez

m'excuser. C'est toujours...

Rotiroti : Il n'y

a pas de quoi.

Mme Rouleau : Mais mon téléphone est

fermé, mais malgré tout il a sonné. Alors, je suis vraiment désolée.

Rotiroti : Pas de

problème.

Rotiroti : C'est

Mme Rouleau : C'est à cause de la

pandémie. Mais le volume était complètement fermé. Je suis désolée, Mme la

Présidente.

Rotiroti : Il n'y

a pas de problème. Alors, si vous avez à prioriser un des sujets que vous avez

mentionné pour la relance économique de Montréal? Vous avez parlé de

l'industrie touristique, on va revenir un petit peu plus tard, vous avez parlé

de la ligne bleue, le REM de l'Est. Alors, si vous avez à cibler un... sans

parler de Réflexe Montréal, parce qu'on va retourner, parce qu'effectivement il

y a une... ce Réflexe Montréal là doit être non seulement interprété dans votre

responsabilité en tant que ministre de Montréal, qui est une responsabilité

transversale dans tous les ministères... Mais, si vous avez à choisir une

priorité pour Montréal, pour la relance économique, ça serait le tourisme, les

infrastructures? C'est lequel?

Mme Rouleau : Bien, évidemment, pour

la relance du centre-ville, la relance de la métropole, ce n'est pas que le

tourisme. Le tourisme est important puisque 11 millions de touristes

venaient régulièrement à Montréal, et la pandémie fait qu'ils ne sont plus là.

La relance, elle va passer par les infrastructures, la relance va passer

notamment par l'est de Montréal, où il y a des projets extrêmement... qui sont

très importants, qui vont aider l'ensemble de la métropole. Alors, ça passe par

les infrastructures, effectivement.

Rotiroti : Alors,

pendant la pandémie, on a mis beaucoup d'efforts sur l'achat local, évidemment,

pour non seulement pour nos régions, mais aussi pour Montréal, on parle du

Panier bleu. Est-ce que vous êtes capable de me dire combien d'entreprises

ont... s'est inscrit dans ce Panier bleu là, au niveau de la métropole?

Mme Rouleau : Je n'ai pas le nombre

exact du Panier bleu, là, des...

Rotiroti :

...entre-temps, si... entre-temps qu'on cherche la réponse. Qu'est-ce que vous

avez fait en tant que ministre de la Métropole pour inciter les entreprises de

s'inscrire dans ce Panier bleu là?

Mme Rouleau : Bien, ce sont des

mesures qui sont faites notamment avec le ministre de l'Économie. J'ai

participé à des rencontres avec les commerçants, avec le ministre, avec les

parties prenantes de l'Économie pour s'assurer que tous puissent... Mais en

fait vous parlez strictement du Panier bleu, là, mais il n'y a pas que le

Panier bleu comme mesure, là, c'en est une, mesure, qui fait que les Québécois

ont un accès direct auprès d'entreprises québécoises, et c'est une très bonne

mesure d'ailleurs, mais ce n'est pas la seule, parce qu'il y a énormément d'argent

qui a été investi auprès de l'ensemble des partenaires. Et je prends en

exemple. Dans... On a fait un petit exercice,

là, des différents communiqués de presse qu'on a pu émettre pour annoncer des

programmes, tous des programmes

différents. Il y a pour 13 milliards d'investissements à Montréal pour

aider cette relance, pour 770 communiqués de presse répertoriés.

Rotiroti : Oui, je

les ai. J'ai sorti toutes vos annonces, Mme la ministre. Évidemment, la

pandémie a accentué le télétravail, a accentué l'achat en ligne, hein, évidemment.

Alors, quand on regarde le centre-ville qui subit des conséquences directes de

la pandémie, on voit des locaux vacants, on voit qu'il y a un délaissement de

plus en plus important au centre-ville.

Alors, comment voyez-vous qu'on pourrait revenir à avant la pandémie, c'est-à-dire cet achalandage de nos commerçants de centre-ville, d'inciter à des entrepreneurs d'occuper les locaux qui sont vacants présentement? C'est quoi,

votre stratégie?

Mme Rouleau : Bien, il y a un avant,

il y a un après, parce que je pense qu'il n'y a pas de doute qu'on a beaucoup

appris, on apprend de cette pandémie. On sait que le télétravail, bon, en ce

moment, il y a peut-être 80 % des gens qui occupaient le centre-ville qui

sont à la maison. Ce ne sera pas comme ça après la pandémie, il y a un retour qui va se faire,

mais... parce que tout le monde ne peut pas rester en télétravail. On le sait

très bien, on le voit très bien, il y

a un retour qui va se faire, pas à 100 %. Alors, il y a des ajustements

qui sont à faire. Et je suis en discussion, là, avec des gens du centre-ville justement dans cette

optique-là de ce retour et réaménagement de certains édifices

probablement.

Pour le centre-ville, il y a des mesures qui ont

été données, en fait, de l'argent, là, il y a 50 millions de dollars qui a

été attribué pour soit l'aide au loyer soit l'aide aux commerçants pour assurer

une revitalisation du centre-ville. Alors, on suit la chose de très, très près

avec les propriétaires, avec les propriétaires d'édifices, avec les grands

sièges sociaux, avec les gens qui ont un impact au niveau du centre-ville.

Rotiroti : Bien,

vous parlez de l'aide. C'était bien... Vous êtes sûrement au courant de la

demande que la chambre de commerce de Montréal au moment du budget, au moment

du dépôt du budget, justement pour aider ces entreprises-là qui doivent

repartir, mais surtout les entreprises qui ont fait faillite à cause de la

pandémie. Alors, eux, qu'est-ce qu'ils demandaient, c'est un fonds de deuxième

chance pour justement être capable de s'en sortir puis de repartir, parce que

ce n'est pas nécessairement un commerce qui n'avait pas... Ils étaient très

productifs, il y avait de l'achalandage, ils performaient très bien avant la pandémie.

À cause de la pandémie, avec moins de monde, et la desserte, etc., ils n'ont

pas pu survivre. Alors, ils ont fait cette demande-là, puis malheureusement ça

n'a pas été retenu dans le budget de votre collègue M. Girard.

Alors, je me

demandais : Est-ce que vous étiez au courant de cette demande-là et si

vous avez fait des représentations en ce sens auprès de votre collègue

le ministre des Finances?

Rouleau : Le ministre des Finances suit de très près la situation de

l'économie montréalaise du centre-ville. Il y a pour 120 millions

de dollars qui ont été octroyés jusqu'à maintenant pour aider les entreprises,

les PME en situation d'urgence. Alors, il y a des programmes qui ont été mis en

place par le ministère de l'Économie et qui répondent le mieux possible aux

besoins. Et, évidemment, il y a... il est possible que certaines entreprises ne

survivent pas dans une situation comme celle-ci, mais la grande majorité, oui.

Rotiroti : Vous

avez mentionné le... Réflexe Montréal, la responsabilité que la ville de

Montréal a à aussi revitaliser le centre-ville de Montréal, toujours en

collaboration avec ses partenaires. Évidemment, on a aussi la chambre de

commerce qui a fait un travail énorme avec leur... comment relancer

Montréal — j'imagine

que vous faisiez

partie de ces discussions-là — un document qui a été très

bien fait, très exhaustif, qui touche à peu près tous les secteurs possibles.

On parle de 11 plans sectoriels. Est-ce que vous allez contribuer à ce

plan-là par rapport à... financièrement? Est-ce qu'il y a un échéancier de ce

plan-là? Est-ce que vous parlez? Parce que, vu que ça touche beaucoup de

secteurs différents, et vous travaillez en transversal avec vos collègues, est-ce

que c'est quelque chose qui est déjà en discussion auprès de votre

gouvernement?

Mme Rouleau : Bien, comme vous le

mentionnez, comme ministre responsable de la Métropole et de la région de

Montréal, c'est un rôle très transversal, donc je travaille avec chacun des

ministres qui ont un impact, une implication au niveau de la métropole, du

centre-ville, avec le ministre de l'Économie, avec la ministre de la Culture,

avec le Tourisme, avec la Santé, avec l'Éducation. Donc, il y a cette réflexion

qui se fait. Et, effectivement, je salue le travail qui a été produit par la

chambre de commerce du Grand Montréal. Et, oui, j'ai participé aux travaux de cette... de Relançons Montréal, et c'est une

planification qui fait l'objet de

réflexion et d'argent qui va se rajouter à cela.

Rotiroti : Puis

avez-vous un échéancier à nous donner? Est-ce que ce sera dans les prochains

mois? On a hâte de savoir comment que...

Mme Rouleau : C'est un travail

quotidien qui se fait pour s'assurer de maintenir l'économie montréalaise, maintenir l'économie du Québec. L'échéancier,

bien, c'est en fonction de la fin de cette pandémie. Connaissez-vous la date?

Rotiroti :

Malheureusement, non.

26 avril dernier, votre collègue de l'Économie, avec la ministre déléguée

aux Régions, a annoncé un 50 millions sur deux ans. C'est le

Programme Impulsion PME. Est-ce que vous savez, de cette enveloppe-là...

j'imagine, 50 millions sur deux ans, alors ça représente

25 millions par année, combien de cet argent-là est dédié à Montréal?

Mme Rouleau : Pour Montréal,

c'est... oui, il y a 8,5 qui va à la chambre de commerce, et j'ai un montant

de... il n'est pas loin, là, dans mes petites notes ici, là. Pour le

centre-ville, 15 millions de dollars à la ville; 8,5 à la chambre de

commerce; 12,5 à Tourisme Montréal.

Rotiroti : 8,5 à

la chambre de commerce, 15 millions pour Montréal? Il y a quelque chose

qui ne marche pas dans...

Mme Rouleau : En fait, ce sont

des... Oui, c'est ça, il y a des...

Rotiroti : O.K.

Parce qu'on a 25 millions en tout par année, à moins que vous parliez...

Mme Rouleau : Oui, 15 millions,

15 millions à la ville. Bien, c'est 15 millions à la ville.

15 millions et...

Rotiroti :

O.K., en tout. C'est réparti. Bien là, vous... parce que...

Mme Rouleau : Non, il y a un... Il y

a 15 millions à la ville de Montréal et il y a aussi de l'argent qui va à

la Chambre de commerce de Montréal.

Rotiroti : Par

année, ou vous parlez toujours sur deux ans?

Mme Rouleau : Chambre de commerce,

c'est le montant octroyé pour la relance du centre-ville, sur deux ans,

Rotiroti : O.K.,

je veux juste bien comprendre, là, parce que c'est important, là. L'annonce,

c'est 50 millions sur deux ans, ça fait que, si on divise ça en deux,

là, c'est 25 millions par année. Si on prend le principe que 50 % de l'économie est à Montréal, on

devrait allouer... Là, vous dites 15 millions à la ville de Montréal,

8,5 millions à la chambre de commerce, puis un autre 8 millions...

Rouleau : En tout, là, il y a 75 millions qui ont été annoncés

pour les centres-villes au Québec. Et il y a 15 millions attribués

au centre-ville de Montréal, il y a 8,5 millions à la chambre de commerce

et il y a de l'argent aussi attribué à Tourisme Montréal.

Rotiroti : O.K.

Parfait. Sur combien d'années, ça, Mme la ministre?

Mme Rouleau : Ça, c'est sur... C'est

un programme sur deux ans? Sur un an, deux ans? Non?

Rotiroti : C'est

beaucoup d'argent. Il faudrait quand même savoir si... c'est quoi... C'est-tu

sur un an, deux ans? C'est une grosse différence, oui.

Mme Rouleau : C'est pour aider à la

relance. C'est de l'argent qui a été octroyé.

Rotiroti : Ça,

j'en conviens, oui. Mais c'est sur deux ans, un an, trois ans?

Mme Rouleau : C'est pour cette

année. Cette année, un programme pour la relance des centres-villes, et

15 millions à la ville de Montréal pour le centre-ville de Montréal, 8,5

pour la chambre de commerce.

Rotiroti : Oui,

les montants, ça va, Mme la ministre. Je veux savoir si c'est sur...

Mme Rouleau : Cette année.

Rotiroti : C'est

annuellement, ça.

Mme Rouleau : Bien, annuellement, ça

ne veut pas dire que ça sera répété l'année prochaine, c'est un montant qui est

attribué pour la relance, cette année, 2021.

Rotiroti : O.K.

Alors, pour l'année prochaine, vous n'avez pas de prévision? Vous ne savez pas

si vous maintenez les mêmes montants?

Mme Rouleau : Pour l'année

prochaine, ce sera en fonction de l'évolution de la pandémie.

Rotiroti : Ça

peut... on peut voir probablement... non, si le besoin est là?

Mme Rouleau : Mais vous savez que,

de manière régulière, chaque année, il y a de l'argent qui est attribué à la

ville de Montréal, il y a...

Rotiroti : Je ne

parle pas de ça...

Mme Rouleau : ...un plan de

développement économique de 150 millions.

Rotiroti : Oui. Je

ne parle pas de ça, Mme la ministre. Oui.

Mme Rouleau : Notamment, auquel on a

rajouté de l'argent. D'ailleurs, on a renouvelé le 150 millions

jusqu'en 2023. Et, en période de pandémie, ce qu'on connaît à l'heure

actuelle, on donne de l'argent régulièrement pour aider la ville de Montréal,

le centre-ville de Montréal et les organismes qui sont impliqués.

Rotiroti : Bon, il reste une minute, alors je vais

aller rapidement. Vous avez parlé de Réflexe Montréal, hein, alors c'est un statut que nous avons donné à

la... Montréal, c'est-à-dire reconnaître le statut particulier de

Montréal, mais non seulement ça, c'est d'avoir la capacité d'avoir toujours...

de penser toujours à Montréal dans tous les différents programmes qu'on met en

place.

Alors, je me demande, vous, en tant que ministre

de la Métropole, comment vous vous assurez que ce réflexe est autour de la

table du Conseil des ministres?

Rouleau : Parce que je le dis régulièrement, je parle au nom de

Montréal à chaque Conseil des ministres, à chaque occasion, et que le

réflexe... Le réflexe, il doit être... il se déploie au fil du temps, il

n'était pas là... Au début, lorsque ça a été créé, c'est parce que peut-être

que le réflexe n'était pas si évident.

La Présidente (Mme Boutin) : Merci, Mme

la ministre. Merci. Excusez-moi, je vais être assez stricte dans le temps. Nous

allons maintenant procéder avec le deuxième groupe d'opposition. M. le député

de Rosemont, à vous la parole. Vous disposez de 14 min 30 s.

M. Marissal : Merci, Mme la

Présidente. Mme la ministre et votre équipe, bonjour. Merci d'être là, chers

collègues de l'opposition, des trois oppositions. Bonjour.

Mme la ministre, je n'ai pas beaucoup de temps

puis j'ai plein, plein, plein de sujets, vous pouvez vous en douter. Je vais commencer avec un truc

d'actualité. Vous avez vu hier les annonces faites par vos collègues

concernant la F1, la formule 1.

Vous ne trouvez pas ça étrange qu'il y a des

institutions culturelles à Montréal qui font des pieds et des mains depuis des

mois pour avoir de l'aide, qui sont obligées de mettre la pancarte «à vendre»

ou «fermé» pour que finalement ils reçoivent un chèque pour essayer de survivre

un mois de plus puis que vos collègues hier se sont garrochés pour signer

encore des chèques de millions pour la F1? Vous ne trouvez pas que c'est un peu

particulier comme situation?

Mme Rouleau : Alors, merci, M.

le député de Rosemont. Je participais à cette conférence de presse et je suis

très fière qu'on ait... qu'on soit arrivés à une entente pour prolonger la F1

de deux ans. La F1 ne peut pas être réalisée cette année encore. Mes

collègues Caroline Proulx, la ministre du Tourisme, et Pierre Fitzgibbon, ministre

de l'Économie, ont habilement, là, pu établir une entente pour que la F1 soit

prolongée de deux ans avec une entente pour que, puisque ça va faire

deux années de suite que la F1 ne se fait pas à Montréal... F1, qui est probablement

l'événement avec l'impact économique, pour la métropole et le Québec, le plus

important et qui est le coup d'envoi des festivals de l'été à Montréal et le

Québec. Donc, il y aura toute une promotion qui sera faite pour

qu'en 2022, lorsque la F1 revient à Montréal, que les touristes reviennent

à Montréal.

M. Marissal : Je ne fais pas un

débat sur la pertinence ou non de tenir un Grand Prix de formule 1, là, où

j'ai mes propres opinions là-dessus, là.

Mais, pour faire court, je parle plus de la

contradiction, de ces salles de spectacles, notamment, à Montréal, le Club

Soda, il a quasiment fallu qu'il sorte dans la rue Saint-Denis pour crier qu'il

allait fermer, là, puis ça a tout pris pour qu'il ait de l'aide. Puis je

pourrais vous parler de La Licorne et de bien d'autres, là, des institutions

installées à Montréal depuis un grand moment, et puis que, là, soudainement,

parce que la F1 réclame encore une fois plus d'argent, on a vu ce film-là, il

tourne en boucle depuis je ne sais pas combien de temps, là, que, là, tout d'un

coup, on sort le chéquier. Vous dites, vos collègues ont réglé ça habilement.

Ils ont réglé ça avec nos millions, là, on s'entend, là. On s'entend. Vous ne

trouvez pas que c'est un peu deux poids, deux mesures selon les industries?

Mme Rouleau : Dans le cas de la F1,

c'est réellement un élément fort de la personnalité montréalaise. C'est aussi

une entente qui a été convenue avec le gouvernement fédéral. C'est une entente

prolongée de deux ans, parce que ça s'arrêtait en 2029, ça va se

poursuivre en 2031. Alors, c'est la très bonne nouvelle. Et c'est un événement

qui permet de mettre en valeur toute notre industrie

gastronomique montréalaise, l'industrie hôtelière, l'industrie touristique.

M. Marissal : Le proxénétisme. On

n'est pas d'accord sur le... Mais parlez-moi plutôt de...

Mme Rouleau : Si vous voulez aller

là, vous pouvez, mais... Ça, c'est une chose avec... Nous sommes d'accord, là,

on n'en veut pas, de ça. Ça, c'est clair, bon, et puis il y a des mesures qui

sont prises pour que ça ne se reproduise plus, ces situations-là.

Mais je vous ferai remarquer aussi que le milieu

culturel a été doté d'une enveloppe de 400 millions de dollars à cause de

la crise, parce que justement des salles ont dû fermer et se réinventer, parce

que le milieu culturel, en période pandémique, a dû se réinventer. Et la population

a besoin de culture, la culture, c'est l'essence même de notre... de qui nous sommes, et il faut continuer

à, si je peux me permettre, produire de la culture, consommer la

culture. Donc, ça se fait de manière différente. Et, pour Montréal, la culture,

bien, ça a représenté... jusqu'à maintenant, là, on est autour de 95 millions,

100 millions d'investissements pour aider l'industrie culturelle à Montréal.

M. Marissal : Donc, je comprends que

vous, ça vous satisfait, l'aide qui a été donnée et la rapidité de l'aide qui

est arrivée aux institutions culturelles montréalaises. Ça vous convient, ça

vous satisfait.

Rouleau : Bien, il y a toute une discussion qui s'est faite aussi, discussion

à laquelle j'ai participé aussi, avec le monde culturel, avec les

différentes... les musées, les salles de spectacle, les artistes, les

festivals, etc. Juste vous rappeler que la métropole, par le fonds

d'investissement du rayonnement de la métropole, le FIRM, finance en bonne

partie les festivals. On a octroyé 80 % des enveloppes aux festivals, même

si les événements ne se tenaient pas, parce qu'il y avait des frais, même si

l'événement n'a pas lieu, et parce qu'il n'y avait pas de retour de la part...

de retour sur... le retour de revenus, là, par la tenue de ces événements-là,

parce que les gens... ce sont des événements où il y a énormément de monde, où

il a achat de billets de spectacles ou de tout ce qui est périphérique. On a donc répondu aux demandes. On a été en lien,

nous sommes toujours en lien constant avec soit l'industrie culturelle

ou touristique ou tout ce qui est... toutes les parties prenantes, là, de

l'économie de la métropole.

M. Marissal :

Je vais changer de sujet parce que le temps file rapidement.

Mme Rouleau :

J'ai dit 95 millions, c'est 965 millions à la culture à Montréal.

M. Marissal :

O.K. Je change de sujet parce que, là, le temps file rapidement. Je vais parler

du sujet du printemps, du printemps dernier, de ce printemps, j'espère, pas du

printemps prochain, mais ça revient comme les perce-neige, la situation du

logement, à Montréal en particulier. C'est vrai partout au Québec maintenant,

on a vu des choses qu'on ne voyait pas avant, mais à Montréal, évidemment,

c'est plus aigu.

vous lis, pour faire court, la citation de la mairesse de Montréal il y a

quelques jours, en fait, il y a une semaine. Je cite : «"La

situation est sérieuse et malgré toute notre bonne volonté, la ville de

Montréal ne peut pas, à elle seule, venir à

bout de cette crise, mais ce n'est pas faute d'essayer", a déclaré la

mairesse de Montréal, Valérie Plante.» Est-ce que vous êtes d'accord

avec la citation que je viens de vous lire de la mairesse Plante?

Mme Rouleau :

Mais la mairesse Plante, la ville de Montréal n'est pas seule, parce que,

justement, par le Réflexe Montréal, la ville responsable de l'habitation.

Depuis ce réflexe, là, qui a été mis en place en 2018, c'est plus de

500 millions de dollars qui ont été octroyés à la ville de Montréal pour

l'habitation, soit pour programme soutien...

les PSL, là, programmes de soutien au logement, soit pour le fameux «backlog»

des logements sociaux, s'assurer d'avoir le montant qui permet la construction de ces logements, les logements

sociaux, les logements communautaires, etc. Alors, la ville a quand même

des outils, et elle est responsable elle a l'autonomie en matière d'habitation,

donc a les outils pour le faire, mais

c'est... La réalité, c'est qu'elle les a, les outils. Et la réalité, c'est

qu'elle est bien soutenue aussi par le gouvernement. Les montants,

disons, statutaires sont donnés à la ville de Montréal, et, si des besoins

particuliers sont pressentis, le

gouvernement aide. Parce que l'objectif, c'est de ne laisser personne en plan,

personne dehors, personne sans toit. Alors, le gouvernement agit

promptement. Et les relations avec la ville de Montréal sont constantes.

M. Marissal :

La mairesse, son parti, l'opposition, la CMM, les candidats à la mairie de

Montréal, tout le monde parle de crise, c'est pour ça que je vous ai lu aussi

le paragraphe, là, la citation de la mairesse, on parle de crise, là. Vous,

est-ce que vous acceptez ce terme-là? Dans vos échanges avec vos interlocuteurs

et interlocutrices, est-ce que vous acceptez qu'il y ait une crise?

Mme Rouleau :

Je pense que ça a été discuté à plusieurs reprises, on ne parle pas de crise,

on parle d'une situation qui est à régler.

On donne les outils, on donne les moyens pour régler cette situation-là. Ce

n'est pas de donner un qualificatif

qui va régler, c'est d'être très pragmatique, si je peux me permettre cette

expression qui est très importante, et c'est de donner les outils pour

s'assurer que la population, l'ensemble, que toutes les familles aient un

logement.

M. Marissal :

Parlons d'outils, là, la ville de Montréal, la CMM demande un registre des

loyers. Quand vous dites : Ils ont déjà

les outils, il semble... les élus de Montréal semblent dire : Non, il vous

demande de l'aider à créer un registre

des loyers. Êtes-vous d'accord? Et, si oui, allez-vous porter la demande?

Sinon, pourquoi vous n'êtes pas d'accord?

Mme Rouleau :

La ministre de l'Habitation... Puis je tiens à vous dire qu'il y avait autour

de... je pense, autour de 30 ans, ou 35 ans, 37 ans, qu'il n'y

avait pas eu de ministre de l'Habitation. Il y a, donc, une ministre de

l'Habitation qui gère très bien le dossier et qui a répondu à cette demande de

registre. Il n'y a pas de registre. Ce n'est pas nécessaire d'avoir un

registre, tel que c'est demandé.

M. Marissal :

Donc, je comprends que vous ne porterez pas cette demande-là auprès de vos

collègues?

Mme Rouleau :

Bien, ce n'est pas une... La demande, elle a déjà... La demande par le milieu,

par certaines personnes a été faite à la ministre de l'Habitation. Ce n'est pas

quelque chose qui est retenu en ce moment.

M. Marissal :

O.K., merci. Il me reste deux minutes. Je me suis gardé un petit cas de

comté pour finir, l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, un petit cas de comté de 3,

4 milliards de dollars. Vous avez vu le reportage récemment, là. Je fais

court à dessein, parce que je n'ai presque plus de temps. Êtes-vous d'accord

avec moi, là, pour qu'on se mette ensemble, puis qu'on pousse, tout le monde,

dans la même direction, là, puis qu'on annonce cet hôpital-là, là, bientôt,

bientôt, bientôt, là, pas dans trois ans, avec un échéancier fixe, quitte

à le construire ailleurs, quitte à ouvrir toutes les possibilités pour que ça

se fasse? Parce que vous savez comme moi qu'il tient avec de la broche,

l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Qu'est-ce que vous me répondez à ça et aux gens

de l'est de Montréal?

Rouleau : Bien, je suis bien d'accord à ce qu'on travaille ensemble et

puis je peux vous assurer qu'il y a un travail très rigoureux qui est

fait pour faire avancer rapidement ce dossier-là, parce qu'effectivement il y a

un besoin qui est connu, qui est reconnu, et

c'est plusieurs... probablement plusieurs milliards. Et ce que je peux vous

dire, c'est que ça avance; ça avance, et ça avance bien. Alors, avoir votre

appui pour que ça avance bien, c'est... je l'accepte avec plaisir. Mais on va

dans la même direction.

M. Marissal : Vous avez tout mon

appui, Mme la ministre. Je suis désolé si parfois je vais vous pousser un peu

plus fort dans le dos, mais c'est parce que la ligne bleue de Montréal, ça fait

40 ans que ça avance aussi, hein?

Mme Rouleau : Et enfin ça avance.

M. Marissal : Des fois, ça avance

par en arrière...

Mme Rouleau : Enfin, on y est

rendus, là.

M. Marissal : Des fois, ça avance

par en arrière, comme des autobus de la STM, là. Mais ça, pourquoi je vous dis

ça, là, c'est qu'on ne pourra pas garder cet hôpital-là comme ça très, très,

très longtemps, vous le savez, je le sais. Alors, c'est une main tendue que je

vous fais.

Mme Rouleau : Et le ministre de la

Santé le sait très bien aussi.

M. Marissal : Je sais. Merci.

La Présidente (Mme Boutin) : Il vous

reste 20 secondes.

M. Marissal : 20 secondes.

Alors, êtes-vous d'accord, vous, avec l'idée éventuellement d'aller le

construire ailleurs, l'hôpital?

Mme Rouleau : Il y a des options...

M. Marissal : Ailleurs que sur le

site actuel, je veux dire.

Mme Rouleau : Vous savez qu'il y a

des options sur la table. Alors, ce sont ces options qui sont... Ce qu'il faut, c'est répondre le plus adéquatement aux

besoins aujourd'hui et futurs de la population, et d'avoir le meilleur

hôpital, et que ça se fasse rapidement. Alors...

La Présidente (Mme Boutin) : Merci

beaucoup. Nous revenons maintenant vers l'opposition officielle. Mme la députée

de Jeanne-Mance—Viger,

vous disposez d'un autre bloc de 20 minutes.

Rotiroti : Oui.

Merci beaucoup, Mme la Présidente. Alors, on va rester, toujours, dans le

centre-ville de Montréal. Alors, vous savez que les entreprises québécoises ont

un sérieux enjeu avec la recherche et les embauches de personnel, la main-d'oeuvre,

plus particulièrement... c'est plus particulièrement vrai pour la métropole. Statistique

Canada a sorti des chiffres en disant qu'on pourrait avoir jusqu'à

48 000 postes à combler, qui est une augmentation de

6 000 postes par rapport à l'année passée. Alors, vous avez... Est-ce

que vous... reconnaît que l'enjeu de l'immigration pourrait venir palier à ce

manque de... pénurie de main-d'oeuvre là?

Rouleau : Bien, c'est

reconnu que l'immigration va venir ajouter, répondre à ce besoin de main-d'oeuvre que nous avons, oui.

Rotiroti : Alors, est-ce

que vous avez fait... Parce que je pense que votre gouvernement n'a pas la même

vision que vous, avec tout respect, Mme la ministre. Vous avez délibérément

diminué les seuils d'immigration dans les trois dernières années, hein, on est

passés d'en moyenne 50 000 à à peu près 40 000. Vous avez vraiment,

là, je veux dire, vous avez quasiment détruit le programme PEQ qui avait un

taux de réussite de 98 %. Le PEQ, là, c'est le programme Expérience

québécoise, c'est le programme qui arrimait le mieux les immigrants par rapport

à la pénurie de main-d'oeuvre. C'était ça, l'objectif de ce programme-là, puis

vous avez mis... c'était quasiment... vous l'avez quasiment ruiné.

Alors, si

vous êtes d'accord que l'immigration va répondre à ce manque... de pénurie...

là, qu'est-ce que vous avez fait pour

essayer de convaincre votre collègue à l'Immigration qui doit déposer son plan

triennal dans quelques mois?

Rouleau : Tout dernièrement,

j'étais avec ma collègue de l'Immigration, justement, et avec la

mairesse de Montréal... a annoncé un nouveau programme de 24 millions de

dollars pour favoriser la francisation des immigrants au Québec. L'objectif du

gouvernement, c'est d'accueillir les immigrants et de bien les accueillir, pas

seulement que les mettre sur une feuille de papier avec un numéro, mais de bien

les accueillir et qu'ils soient bien intégrés en français au Québec.

Alors,

il y a eu un seuil qui avait... qui a été déterminé, à l'époque, par... bien,

l'ancien ministre de l'Immigration, mais en disant, puis c'est

l'objectif de la ministre actuelle : Il y a eu ce seuil, et on augmente

graduellement. Mais ce qu'il faut, c'est bien accueillir puis bien intégrer la

population immigrante qui vient au Québec, et pour répondre aux besoins,

notamment, d'emplois que nous avons au Québec et dans la région de Montréal.

Rotiroti : Bien,

là-dessus, Mme la ministre, on est tout à fait d'accord, parce que j'ai été

cheffe de cabinet à l'Immigration et j'ai participé à la mise en place du

programme PEQ. Le programme PEQ, c'est tout le volet Arrima, hein, alors ça

s'est fait conjointement avec le ministère de l'Emploi. Et c'était justement

qu'est-ce que vous venez de dire, c'est justement ça, c'est d'arrimer,

l'immigrant, quand il arrive ici, là, avec... qu'il se trouve sur le marché du

travail rapidement.

Vous pouvez parler de francisation avec

4 millions, ce n'est rien comparé à qu'est-ce que nous avons investi à

l'époque. On était rendus presque à 78 millions de dollars dans la

francisation. Alors, très bien, on est toujours pour franciser nos travailleurs

dans le milieu de travail, mais... Alors, j'ai pris en note que, pour vous,

l'immigration est une solution à la pénurie de main-d'oeuvre, très bien. Alors,

on verra dans la planification si ça reflète votre pensée.

Autres secteurs qui ont été très touchés par

rapport à la pénurie de main-d'oeuvre, c'est la restauration et l'hôtellerie.

Alors, ça, c'est des industries particulièrement où est-ce que les jeunes ont

été affectés. Alors, c'est des emplois occupés par des jeunes. Et ces

jeunes-là, présentement, ils ne se trouvent pas sur le marché du travail. Et, pire que ça, c'est qu'ils sont en train de se

requalifier ailleurs. Alors, ça veut dire qu'ils ne pensent pas de retourner

dans ces domaines-là, c'est-à-dire la restauration, l'hôtellerie, etc.

Alors, c'est quoi, votre plan pour les aider à

requalifier, ces jeunes-là, et encore... Une fois que... Puis ceux qui veulent se requalifier, c'est une chose, puis

je vais revenir sur la requalification, mais ces jeunes-là qui ne

reviennent pas dans l'industrie, comment

qu'on va... qu'est-ce qu'on va faire pour s'assurer que ces postes-là vont être

comblés et par qui?

Rouleau : Bon, alors, il y a... Tout d'abord, concernant

l'immigration, juste vous indiquer que l'objectif, en 2021, c'est

d'accueillir entre 44 500 et 47 500 immigrants. Nous avions des

objectifs en 2020, la condition pandémique

a fait qu'il n'y a pas eu beaucoup d'immigration. On a... on est en... On veut

augmenter de 7 000 personnes, 7 000 immigrants, la perte,

là, qu'on a en 2020. Donc, il faut... La ministre de l'Immigration met en

place toutes les mesures pour ce faire.

Concernant la requalification, effectivement, il

y a, de par les travaux qui sont effectués par le ministre de l'Emploi, des

mesures mises en place pour la requalification, notamment des jeunes, il y a

des secteurs d'emploi qui sont très, très en demande. Alors, des programmes de formation

sont en place... mis en place par le ministre... par l'Emploi et par la ministre

de l'Éducation supérieure, par le ministre de l'Éducation. Alors, tout le monde

travaille ensemble. Le ministre de l'Économie est évidemment lié à ça aussi.

Alors, il y a tout un travail qui se fait pour

s'assurer que les emplois soient bien comblés par les travailleurs et que les

travailleurs aient la formation pour ces emplois.

Mme Rotiroti : O.K. Vous savez... Vous devez sans doute savoir que le taux de chômage auprès

des immigrants, c'est élevé. C'est

assez élevé, là, on est à 16,6 % qui... qui est toujours en hausse depuis

votre arrivée au gouvernement. Alors, quand on dit : On veut en

prendre moins pour en prendre soin, c'est sûr que vous en prenez moins. Ça,

c'est de toute évidence. Prendre soin, ça reste... C'est discutable.

On parle de

la... requalification des jeunes, excusez. Et là je vois dans... On a fait une

demande de renseignement dans les cahiers des crédits. Et il y a un

projet pilote en place. Alors, on a demandé les états d'avancement de ce mise

en place... de la mise en place de projet, Qualifications Québec qui est mené

par... actuellement par Qualification Montréal. On a demandé des montants

investis. Et on n'a pas eu de réponse. Ils nous réfèrent... Vous nous référez

au ministère du Travail. Alors, je me demande : Est-ce que vous faites

partie de ce comité-là, Mme la ministre?

Mme Rouleau : Du... de comité

de...

Mme Rotiroti :

C'est le comité qui a été mis en place pour évaluer toute la question de

requalification, entre autres pour nos jeunes travailleurs qui sont dans

l'industrie, restaurants, hôtellerie. Et ils se réunissent sur une base

régulière. Parce qu'on a demandé aussi votre calendrier, pour voir, justement,

si vous participez à ces rencontres-là. On n'a pas de réponse. Vous nous

référez au ministère de l'Emploi. Très bien, mais est-ce que, vous, vous

participez à ces rencontres-là?

Mme Rouleau : Je n'ai pas

participé à ces rencontres-là précises, non.

Mme Rotiroti :

O.K. Alors, comment vous pouvez... bien, je... Comment vous pouvez mettre la

pression, si je peux dire ça comme ça, ou faire valoir cette problématique-là

auprès du ministre de l'Emploi si vous n'êtes même pas

partie prenante des

discussions?

Mme Rouleau : Parce que je peux

avoir des comptes rendus des discussions, je peux faire... Je fais

partie du

Conseil des ministres, je fais

partie du comité ministériel sur l'environnement

et l'économie. J'ai de l'information qui me permet de poser des questions, qui

me permet de faire valoir des... non seulement des points de vue, là, mais de

faire... de faire avancer des dossiers. Mais je ne peux pas, physiquement,

faire

partie de tous les comités qui existent au gouvernement.

J'ai un rôle très transversal, oui. Je suis donc en lien avec chacun des ministres,

j'ai des liens avec les dossiers, je ne suis pas dans chacun des comités.

Mme Rotiroti :

Alors, je peux... Vous pouvez me confirmer, que ça soit sur l'enjeu des jeunes

qui doivent se réintégrer sur le marché du travail ou que ça soit sur la

prochaine planification triennale de l'immigration, que vous allez vous faire

un devoir d'amener les préoccupations de la métropole auprès des deux ministres.

Mme Rouleau : Mais, lorsque, Mme

la députée, j'ai à amener les préoccupations de la métropole, j'amène les préoccupations

de la métropole si je... si jamais elle n'est pas considérée à sa pleine

valeur. Mais je peux vous garantir cependant que la métropole est toujours au

coeur des discussions parce que la métropole, comme vous savez, c'est le coeur

du Québec.

Mme Rotiroti : Je

comprends, Mme la ministre, mais ma préoccupation, c'est qu'on parle déjà...

Pour une année, on a 6 000 postes

à combler. On parle qu'on peut... Ça... On s'en va vers la hausse à des postes

à combler. On a un taux de chômage au niveau de l'immigration qui est à

16,6 %. Vous dites que, dans l'année en cours, 2020‑2021, on accueille

40 000 immigrants. Dans ces 40 000 immigrants là...

Mme Rouleau : C'est 44 500

à 47 500 nouveaux immigrants.

Mme Rotiroti :

O.K. Même si on mettait tous ces gens-là sur le marché du travail, vous ne

palliez pas à la problématique de seulement du centre-ville de Montréal. Alors,

comprenez-vous pourquoi je vous dis que ça serait important que vous êtes dans

les discussions quand on va faire la planification triennale?

Mme Rouleau : Je vous remercie

de vouloir planifier mon temps, mais je suis en lien avec tous les ministres.

Je suis en lien avec le ministre du Travail, avec... et comme tous les autres.

Et, lorsqu'il y a des enjeux qui concernent la métropole, je les... Je porte

ces enjeux-là, s'ils ne sont pas déjà dans la discussion. Soyez rassurée, Mme

la députée, que je les amène, ces enjeux-là, là où il faut qu'ils aillent pour

obtenir des résultats. Je ne fais pas que parler, je suis aussi là pour obtenir

des résultats.

Rotiroti : Alors,

on va s'assurer de faire le suivi là-dessus, Mme la ministre.

Alors, concernant les programmes, on va rester toujours

sur le volet touristique, il y a deux programmes touristiques de la

métropole qui sont dédiés... il y a deux programmes dédiés à la métropole,

c'est-à-dire, on a le PACTE et le PADAT.

Alors, un, c'est un Programme d'action concertée temporaire pour les

entreprises, volet Tourisme, puis l'autre, c'est un Programme d'appui au

développement des attraits touristiques. Pouvez-vous nous dire combien d'entreprises

de la métropole ont fait des demandes dans ces programmes-là? Combien ont été

acceptées et combien ont été refusées?

Mme Rouleau : Je pourrai vous

fournir cette information-là. Évidemment, je n'ai pas l'information, là, en ce

moment.

Rotiroti : O.K. Ça

fait qu'on prend en note que vous allez nous faire suivre...

Mme Rouleau : On vous fournira avec

plaisir l'information après cette étude de crédits.

Rotiroti :

Parfait. Merci beaucoup. Juste pour aborder le sujet...

Mme Rouleau : Ça vous démontre à

quel point je suis capable d'aller vous chercher l'information, si vous la demandez

correctement.

Rotiroti :

Parfait. Merci beaucoup. On va être un petit peu plus précis, à ce moment-là,

dans nos questions, n'est-ce pas? Le Grand Prix de Montréal, Mme la

ministre, évidemment, on était... on

comprend les retombées économiques, on comprend que vous avez assuré la

pérennité pour deux autres années, est-ce qu'on peut s'attendre que tous

les grands festivals de Montréal auront le même... vous allez consacrer le même

effort pour assurer leur pérennité, comme le Festival international de jazz, par

exemple?

Mme Rouleau : Alors, je l'ai

mentionné tout à l'heure, les festivals qui ne peuvent pas avoir lieu, parce

qu'il ne peut pas y avoir de rassemblement, ont vu leur financement être

comblé. On n'a rien coupé, on a financé les festivals même s'ils n'avaient pas

lieu. Alors, tout le monde est traité, là, sur le même pied d'égalité.

La Présidente (Mme Boutin) : Il vous

reste...

Rotiroti :

Combien?

La Présidente (Mme Boutin) :

5 min 30 s. Ah! Allez-y, M. le député de Marquette.

M. Ciccone : Merci

beaucoup. Merci beaucoup. Je vais prendre la balle au bond, je vais parler d'un

sujet qui touche mes responsabilités. On en a parlé, madame... Bien, bonjour à tout

le monde pour commencer. On s'est vu vendredi dernier, lors de l'interpellation,

je vous avais abordé justement sur un sujet qui était le REM de l'Est. Charles

Emond, le P.D.G. de la Caisse de dépôt prévoit que le projet sera rentable pour

l'institution... Mais cette rentabilité... dépendra de ce que l'État consentira

à verser à l'institution pour chaque passager. Et je l'ai cité.

On a vu dernièrement

dans un... puis on en a parlé depuis la sortie de l'article, justement, dans La

Presse , qu'il y avait une baisse d'achalandage de 10 % à prévoir en

raison du télétravail. «Le président de la Caisse de dépôt, Charles Emond, a

évoqué ce scénario mardi, mais il a bon espoir que les futurs projets

immobiliers voisins des gares vont compenser.»

«M. Emond

a par ailleurs appelé à la prudence sur la faisabilité de toutes les autres

phases du REM proposées par le gouvernement caquiste.»

Je continue. Il va

falloir que seulement 40 % à 50 % des placements prévus pour le futur

REM... «Il a fait valoir que seulement 40 % à 50 % des déplacements

prévus pour le futur REM seraient attribuables au travail.»

Moi, j'ai... Il faut

s'attendre, avec la nouvelle réalité, Mme la ministre, que de plus en plus de

personnes aiment travailler à la maison. Il

y a des employeurs également qui ont dit : Tabarouette! Nos employés sont

capables de travailler à la maison,

ça va nous coûter moins cher, les faire déplacer, la location de bureaux, etc.

Maintenant, s'il y a une baisse

d'achalandage, d'après vous, quelle sera l'évaluation argent,

kilométrage-passager, comme on a vu, là, à 0,72 $ du kilomètre par

passager lors du premier... la phase de l'Ouest?

Puis, pour respecter

la rentabilité de 8 % obligatoire de la CDPQ, à un moment donné, si on

n'arrive pas à cette rentabilité-là de

8 %, il y a quelqu'un

qui va falloir qui paie, là. Est-ce

que, s'il y a une baisse

d'achalandage, ça risque de nous coûter plus cher pour le REM de l'Est

pour combler le 8 %? Vous comprenez où je m'en vais, là, avec ça.

Rouleau : Alors, tout d'abord, bonjour, M. le député, ça fait plaisir de vous revoir après ce

deux heures que nous avons passé ensemble la semaine dernière et où on a

discuté notamment de ce projet extrêmement... vraiment très important pour l'est de Montréal, bien sûr,

parce que c'est un projet qui va permettre de désenclaver des quartiers, c'est un projet qui va permettre

d'offrir enfin une mobilité adéquate à une population qui était très mal desservie.

Un projet qui va

venir répondre à une situation que nous vivons, que nous vivions avant la

pandémie, qui s'appelle la congestion chronique et qui existe toujours en

pandémie, congestion chronique. Et je peux en témoigner, je suis sur la route,

je vois, je suis dans la congestion. Elle existe toujours, malgré le fait qu'il

y ait beaucoup de personnes qui soient en télétravail. Il y a certainement une

transformation qui va se faire après la pandémie. Il y aura des gens qui vont

continuer en télétravail, mais pas tout le monde va continuer en télétravail.

Il y aura un certain pourcentage, on peut prévoir, peut-être.

Chose certaine,

l'objectif d'avancer rapidement avec le transport collectif, c'est qu'il faut

enlever des voitures de sur la route, il faut régler ce problème de congestion

et il faut amener les gens dans un transport collectif qui sera confortable,

rapide, efficace, écologique. Alors, le REM de l'Est, il répond à ça.

M. Ciccone :

Je parle de l'aspect financier, Mme la ministre, oui.

Mme Rouleau :

Et l'aspect financier, M. le député, n'a pas encore été finalisé. Il y a un

projet qui est évalué à 10 milliards de dollars, le plus important investissement

dans l'histoire du Québec, et ça se passe dans l'Est. L'investissement, le

montant total, l'évaluation totale, elle est annoncée, mais toute la discussion

sur le financement n'est pas terminée.

M. Ciccone : S'il reste... Je vais y revenir, mais, si jamais

on arrive à un point où, justement, la participation... où on devra combler

pour aller chercher la rentabilité du 8 %, qui viendrait, là, forcément de

la part du gouvernement, est-ce que le gouvernement risque à un moment donné de

se dire : Wo, wo! Ça va être trop gros, puis on va se retirer du projet?

Est-ce que c'est une possibilité?

Mme Rouleau :

L'avantage de travailler...

La Présidente (Mme Boutin) : Malheureusement, on n'a pas le temps de répondre.

Je suis vraiment désolée.

M. Ciccone :

On va y revenir. C'est parfait.

La Présidente

(Mme Boutin) : On va maintenant céder la parole au troisième

groupe d'opposition. M. le député de Matane-Matapédia, vous disposez de

14 min 30 s.

M. Bérubé :

Merci, Mme la Présidente. Mme la ministre, chers collègues.

va parler de fierté, on va parler de nationalisme. Chez nous, c'est inné. La

fête nationale, c'est une tradition depuis

50 ans qu'il y a deux spectacles télédiffusés, jusqu'à l'arrivée de

la CAQ. L'an dernier, ils nous prétextaient qu'avec la pandémie... un

seul spectacle télévisé, pas à Montréal, à Trois-Rivières. Cette année, même

chose, on s'en va dans Charlevoix. Et les

indications qu'on a nous indiquent que ça sera comme ça à l'avenir. C'est le

choix de votre gouvernement.

Alors,

plus de spectacle à Montréal télévisé, grand spectacle. Donc, tout ce que ça

faisait au plan linguistique, d'intégration sociale et culturelle, c'est

une perte importante. Ma question à la ministre : Pourquoi elle est

d'accord avec cette mesure? Et comment elle peut accepter ça?

Mme Rouleau :

Bonjour, M. le député de Matane-Matapédia. Ça fait plaisir de vous voir. La

fête nationale, l'année dernière et cette année, pour de bonnes raisons, sera

télédiffusée dans des régions qui permettent de découvrir ces régions. Alors,

c'est une bonne chose. Il n'est pas dit qu'il n'y aura pas de fête nationale à Montréal

ni à Québec. Les fêtes nationales demeurent. Toutes les festivités demeurent.

Et la... Il n'est pas dit non plus que la télédiffusion ne se fera pas à Montréal.

M. Bérubé : Mme

la Présidente, j'invite la ministre à discuter avec la ministre de la Culture

qui a pris la décision. Manifestement, elle a consulté la ministre de la

Métropole, puis elle lui a dit non, ou elle lui a dit oui, mais le résultat,

c'est que personne n'est capable de confirmer qu'il y aura le retour de la fête

télévisée à Montréal en 2022. Si, dans à peu près

un an, on n'est pas capable de le confirmer, c'est une perte importante. Et

malheureusement ça arrive sous votre leadership. Alors, j'aurais aimé que vous

puissiez me confirmer qu'en 2022 on allait avoir le retour d'une grande

fête nationale télévisée pour l'ensemble des Québécois à partir de Montréal.

Vous n'êtes pas en mesure de le faire. Je considère que c'est une perte. Jamais

un gouvernement du Parti québécois n'aurait accepté ça. Jamais. Et c'est la

différence entre votre parti et le nôtre sur les enjeux de fierté.

Alors, à moins que vous puissiez me dire le

contraire, qu'en 2022 il y en aura un, parce que je sais de quoi

retournent les négociations actuelles avec les producteurs, 2022 n'est pas

identifié. Si c'est le cas, je me récuserai. Je dirai : Bien, j'ai erré.

Mais les indications que j'ai, c'est que ça ne revient pas à Montréal

en 2022. Donc, je laisse ça à la ministre de valider pourquoi la

nouvelle... la nouvelle décision est celle qu'on quitte Montréal pour le show

télévisé. Et, autant pour la ministre que pour son collègue du comté de

Bourget, il m'apparaît que c'est une perte. Quelqu'un a gagné quelque chose,

mais Montréal a perdu.

Mme Rouleau : M. le député, il

y a fête nationale partout au Québec, fête nationale à Montréal. Bon, la

télédiffusion, l'année dernière, s'est effectivement faite à Trois-Rivières,

cette année se fait à Charlevoix. Et il n'y a rien qui indique que la

télédiffusion ne pourrait pas se faire à Montréal. Donc, il n'est pas... Il

n'est pas temps du tout de prétendre qu'il n'y a pas de fête nationale ou qu'il

n'y a pas de diffusion.

M. Bérubé : Mme

la Présidente, j'invite...

Mme Rouleau : En termes... Puis

en termes de nationalisme...

M. Bérubé : Oui.

Bien, ma question était terminée. Ils démontreront par les gestes.

Mme Rouleau : Bon, d'accord.

M. Bérubé :

J'invite la ministre à discuter avec Louise Harel, une femme qui a exercé un

grand leadership pour Montréal, ça pourra l'inspirer, parce qu'elle est dans ce

dossier-là et elle partage mon opinion là-dessus.

Deuxième question, parlons de l'est de Montréal.

Mme Rouleau : ...avec

Mme Louise Harel.

Bérubé : Oui, mais

je pense...

Mme Rouleau : Je suis en lien avec

Mme Harel, je suis en lien avec les différents partenaires, M. le député.

Bérubé : Donc, elle

vous a probablement dit ce que je vous ai dit, puis elle n'a pas plus de

réponses avec vous que vous en avez avec moi.

Dossier logement. Question simple. Vous êtes députée

de Pointe-aux-Trembles, vous avez un collègue qui est député de Bourget, vous

avez le privilège de représenter la région montréalaise, l'est de Montréal,

selon vous, comme députée de Pointe-aux-Trembles, ex-conseillère municipale,

ex-mairesse d'arrondissement, est-ce qu'il y a... Puis là, êtes-vous capable de

dire à vos concitoyens qui habitent votre circonscription qu'il n'y a pas de

crise de logement à Montréal?

Mme Rouleau : On ne parle pas, M. le

député, de crise de logement, on dit qu'il y a, en fait, des secteurs où il y a

des difficultés. Il y a une question d'offre et de demande, il y a une question

de pandémie qui vient colorer la situation, et à laquelle on répond, parce

qu'il n'y a personne qui va être laissé pour compte, il n'y a personne qui va

être laissé dehors. On ne veut pas que personne ne soit laissé dehors. Et ma

collègue la ministre de l'Habitation et des Affaires municipales travaille, met

en place des mesures pour qu'on puisse répondre adéquatement aux besoins des

familles, de toutes les familles, incluant bien sûr dans mon comté.

Bérubé : D'accord.

Donc, des citoyens qui viennent vous voir dans votre bureau de circonscription

de Pointe-aux-Trembles avec des situations, là, de toute nature, qui ne

trouvent pas de quatre et demi abordable, convenable pour leur famille, vous

leur dites : Il n'y a pas de crise du logement.

Je n'en rajoute pas

plus là-dessus parce que, la suite de l'histoire, c'est vos concitoyens qui

vont vous la dire. Donc, pour Bourget, pour Pointe-aux-Trembles et pour toute

autre circonscription où la CAQ tenterait de passer ce message-là,

je pense que c'est les citoyens qui vont vous apporter cette réponse-là :

Il y a une crise du logement, c'est évident, c'est... Et j'ai l'impression que

la ministre, qui a été une mairesse très appréciée dans l'est de Montréal dans

son autre vie aurait pu le dire, ça, mais que ça semble être une consigne du

gouvernement du Québec de dire : Écoutez, dites-le pas, parce que ça va

coûter cher puis c'est un aveu qui va nous... changer notre positionnement. Alors,

je le regrette franchement, parce que je suis convaincu que la ministre, qui

est une progressiste qui connaît très bien Montréal, qui a exercé un

leadership, elle le constate, mais je ne vous demande pas d'aller plus loin, je

ne voudrais pas vous mettre en porte-à-faux avec les consignes officielles.

Toujours dans l'est

de Montréal, le Stade olympique, j'ai eu le privilège d'être son ministre

responsable, Espace pour la vie, c'est un endroit fantastique à valoriser,

notamment pour le quartier Hochelaga-Maisonneuve, et je veux parler au nom de

ce quartier que je connais bien, j'y passe beaucoup de temps, ma conjointe y

habite. On parle de construire un nouveau stade à Montréal, en tout cas, il y a

des promoteurs qui veulent. Et il y a des promoteurs qui ont la chance, eux,

d'avoir accès au premier ministre, de l'avoir rencontré, puis le premier

ministre est ouvert à construire un nouveau stade. Considérant l'actif important

que représente le Stade olympique, qu'il faut valoriser

dans l'est de Montréal, ce n'est pas plus compliqué pour les gens de l'ouest de Montréal

d'aller jusqu'à Pie-IX que l'inverse, alors êtes-vous d'accord

qu'il y a un stade qu'il faut prioriser, c'est le Stade olympique, puis qu'on

n'a pas vraiment besoin d'un deuxième stade à Montréal dans le bassin Peel?

Mme Rouleau :

Le Stade olympique est important, évidemment, ça fait

partie de l'emblème de la

métropole, on voit le stade sur toutes les photos, les dessins de Montréal,

fait l'objet de... va faire l'objet de certaines réfections d'ailleurs, là,

dans le budget de cette année, prévues par ma collègue la ministre du Tourisme,

responsable du Stade olympique, Caroline Proulx. Donc, le stade demeure le

stade.

Et de par le

changement de loi qui fait qu'il y a maintenant une société de développement du

Stade olympique, là, je ne sais pas si j'ai le terme exact, mais c'est vraiment

une société qui a été créée pour toute la revalorisation de ce monument important.

Donc, le stade est important.

Des promoteurs

veulent le retour du baseball à Montréal, voient le baseball au bassin Peel. On

va attendre la suite, il n'y a pas de position qui est prise.

M. Bérubé :

Vous n'avez rien contre, vous, comme députée de l'est de Montréal, vous n'avez

rien contre qu'on construise, avec des fonds publics, un nouveau stade dans

l'ouest de la ville quand on a le Stade olympique, qui est un actif fantastique

pour le Québec, Montréal et l'est de Montréal, c'est votre position?

Mme Rouleau :

Il y a des possibilités sûrement... Bien, en fait, que le baseball revienne,

moi, ça me plaît. Qu'il y ait un stade, on verra ce qui se passera, mais il y a

des promoteurs qui proposent ce site qui pourrait être un élément de développement

assez important pour le centre-ville de Montréal aussi.

M. Bérubé :

O.K. Mme la Présidente, moi, je rêve que des promoteurs de logement social

aient le même accès au premier ministre que des promoteurs de nouveau stade,

ça, là, ça me ferait plaisir de voir ça. Parce que l'accès a été immédiat,

hein, il y a quelques milliardaires qui ont demandé à avoir accès au premier

ministre, ils ont accès. Le FRAPRU n'a pas accès souvent au premier ministre.

Le Mouvement pour une démocratie nouvelle, là, qui vient d'apprendre, là,

qu'une réforme du mode de scrutin, très populaire à Montréal, ça n'arrivera pas

non plus, puis ils n'ont pas de rencontre avec le premier ministre, donc

j'aimerais aussi que ces gens-là aient accès.

Je veux parler de la situation

de l'éducation postsecondaire à Montréal. La ministre a indiqué qu'elle est à

la table du Conseil des ministres, qu'elle est là où se prennent les décisions.

On est là pour la reddition de comptes, je veux parler du projet de loi n° 61. Il y a des cégeps partout au Québec, y compris dans

ma circonscription, le petit cégep de Matane, mais de tous les cégeps au Québec,

c'est le cégep Dawson qui remporte le pactole. Le plus grand cégep au Québec,

10 000 étudiants, avec un très grand nombre d'allophones et de francophones,

mais c'est le seul qui obtient des millions et des millions pour agrandir son

campus, puis plus que ça, c'est dans le projet de loi n° 61,

alors il fallait accélérer en plus. Tous les D.G. des cégeps de Montréal et

d'ailleurs vont vous dire : Mais pourquoi eux? Et le symbole que ça envoie

à Montréal, où le français est menacé, est épouvantable. Et quand je vois cette

décision, et qu'on accepte, à la Coalition avenir Québec, de reconduire un

projet issu du Parti libéral, je ne suis pas surpris des libéraux, je suis

surpris de la CAQ. Et de nombreux observateurs sur le dossier linguistique vous

diront qu'on ne peut pas être crédible en langue quand on envoie un symbole

aussi fort où le gouvernement contribue, contribue à augmenter l'attraction de

l'anglais à Montréal. Je n'aurai pas accès avant 25 ans à ce que vous avez

dit au Conseil des ministres là-dessus, mais j'espère être là pour voir que

vous avez manifesté votre opposition à ce qu'on puisse financer celui-là bien

avant le cégep Maisonneuve, bien avant le cégep Ahuntsic ou cégep Rosemont. C'est

une très mauvaise décision, selon moi, mais peut-être que vous pouvez me

convaincre que c'est une bonne décision puis pourquoi, vous, vous êtes pour.

Rouleau : Alors, M. le député, 850 millions de dollars sont

prévus pour la rénovation, l'agrandissement des cégeps à Montréal. Il y a plusieurs cégeps, la majorité des cégeps

sont francophones. C'est un devoir évidemment que de faire en sorte que nos cégeps offrent un

environnement adéquat aux étudiants et que ce soit nos cégeps

francophones évidemment. Ce n'est pas que le cégep Dawson est priorisé. Il

existe, il est là, il fait

partie de l'ensemble des cégeps de l'île de Montréal

et c'est le cégep, au Québec, où il y a le plus grand déficit. Alors, qu'il y

ait une aide potentielle, parce qu'il n'y a pas encore de priorisation puis il

n'y a pas encore de... le dossier n'est pas encore avancé, il n'y a absolument

rien qui a été approuvé pour le cégep Dawson....

La Présidente (Mme

Boutin) : ...secondes à l'échange.

M. Bérubé :

Mme la Présidente, je m'inscris en faux, je me suis trompé, c'est le projet de

loi n° 66, il a été priorisé à la demande du cégep Dawson. Donc, pourquoi

il faut rallonger le cégep Dawson? Parce qu'on n'arrête pas de permettre aux

allophones puis aux francophones de gonfler le nombre, d'avoir les meilleurs

étudiants au détriment d'autres cégeps, notamment à Montréal.

Pour moi, c'est la

pire décision au plan linguistique, à Montréal, qui a été prise, et votre

gouvernement l'a prise. Et je n'arrive pas à croire pour qui on fait ça, parce

que je n'ai jamais la réponse de qui poussait tant pour que ça arrive dans le

projet de loi n° 66. Et, pour moi, je vais citer un auteur que le premier

ministre aime beaucoup, Mathieu Bock-Côté, c'est une trahison linguistique, ce

n'est rien de moins que ça, et je m'attendais à plus d'un gouvernement

autoproclamé nationaliste.

Mme Rouleau :

Le cégep Dawson...

La Présidente (Mme

Boutin) : Merci beaucoup. Malheureusement, c'est tout le temps qu'on

avait pour ce bloc. Nous revenons pour un

dernier bloc avec l'opposition officielle qui dispose de 18 minutes.

Député de Marquette, c'est à vous la parole.

M. Ciccone :

Merci beaucoup, Mme la Présidente. Alors, je vais continuer sur le REM de

l'Est. On s'est parlé vendredi dernier, et le fameux 2,2 milliards, là,

sur lequel on avait touché, qui est inclut dans l'enveloppe globale, là, pour

les deux projets du REM, qui est dans la colonne hors PQI, à la page a12,

je vous cite, Mme la ministre, lors de l'interpellation : « Concernant le

2,2 milliards qu'on retrouve dans le PQI, ça, c'est une réserve qui a été

faite pour des projets de transport collectif qui sont à l'étude à l'heure

actuelle [...] des projets qui pourraient voir le jour dans la région, dans la

grande région métropolitaine, pour compléter l'ensemble du réseau.»

Ma question est bien

simple, Mme la ministre est-ce qu'une

partie de ce montant-là pourrait servir

au prolongement manquant, de l'aéroport à la gare intermodale de Dorval, pour

venir connecter le train d'Exo, Via Rail, la STM et, éventuellement, le train à

très grande vitesse annoncé dans le budget fédéral?

La Présidente (Mme

Boutin) : À vous la parole, Mme la ministre.

M. Ciccone :

Point d'interrogation.

Mme Rouleau :

Point d'interrogation. Ah! O.K. J'attendais la fin de votre phrase, là, puis...

M. Ciccone :

Point d'interrogation.

Mme Rouleau :

O.K. Le 2,2 milliards est prévu pour des projets qui sont à l'étude à l'heure

actuelle. Pour ce qui est de cette demande, là, que vous avez déjà formulée,

là, de Via Rail, qui a été formulée par le maire de Dorval aussi, bon, pour ce

secteur-là, le ministre des Transports fédéral a fait faire une étude là-dessus,

nous n'avons pas l'étude et nous n'avons aucune demande, là, il n'y a pas de

discussion avec le fédéral, à savoir est-ce que ça va de l'avant. C'est d'abord

le fédéral qui va prendre cette décision, et nous n'avons pas demandé à la Caisse

de dépôt d'aller vers la gare de Via Rail parce que plusieurs institutions

fédérales sont réellement au coeur de cette situation.

M. Ciccone :

Merci. Mais, en même temps, c'est quand même... ça fait quand même

partie d'un

projet qui est québécois, tu sais, on a galvaudé justement l'aspect fédéral,

là, dans le projet du REM, là, alors qu'on sait que l'ADM a eu de la

difficulté, une difficulté financière avec la pandémie. Quand on a eu besoin...

on fait une demande au niveau du gouvernement provincial, votre parti, on a dit

rapidement : Mais ça, c'est fédéral, c'est des terres fédérales, que le

fédéral s'arrange avec ça. Le ministre de l'Économie a vu différemment parce

que lui est venu aider l'aéroport de Montréal. Vous étiez à une grosse annonce,

il n'y a pas si longtemps, l'aéroport, vous étiez... vous avez dit, je vous cite encore, là : « Interrogée

sur la possibilité de prolonger le REM jusqu'à la gare intermodale de

Dorval, la ministre — vous — est

demeurée prudente. "C'est un dossier éminemment fédéral..."»

Mme la ministre,

considérez-vous que le REM de l'Ouest est un projet fédéral, ou c'est un projet

québécois, le REM, une fierté québécoise?

Rouleau : Bien, le REM, en général, c'est une fierté québécoise et le

gouvernement fédéral y contribue financièrement. Pour ce qui est de

l'aéroport de Montréal, là, juste vous rappeler que l'aéroport de Montréal

avait décidé de construire, de défrayer

elle-même tous les coûts liés à cette station à l'aéroport. La pandémie a fait

qu'il y a eu... l'aéroport a eu certaines difficultés puis des

arrangements ont été pris pour des prêts à l'aéroport. Alors donc, le REM, oui,

c'est une fierté québécoise, bien sûr.

M. Ciccone :

Alors, si on considère que c'est une fierté québécoise, le REM, pour venir... justement,

c'est un réseau structurant, le REM, il faut venir chercher les autres

transporteurs également et les autres services. L'ADM est d'accord avec le

prolongement du 700 mètres. Le fédéral semble être d'accord aussi parce qu'ils

ont mis 2 millions de dollars pour faire une étude. On voit que la ville

est d'accord également. On attendait, là, de voir comment le gouvernement

provincial était pour... pour se positionner.

Hier... Mardi, j'avais des crédits avec le ministère

des Transports, et je vais le citer parce que j'adore citer les gens : «

De l'autre côté , de dire qu'on ne s'intéresse pas à la connexion de la gare de

Dorval... J'ai eu, puis je vous l'avais déjà mentionné, des discussions avec

Marc Garneau et M. Alghabra en lui disant à quel point cette connexion

était importante. [...]Peu importe, là, de quelle façon, là, que cette

connexion se fera, je pense qu'il serait important qu'on n'oublie pas cette

portion de la gare [intermodale.» Et il a même mentionné que le tunnelier était

pour être là. Il fallait prendre une décision. C'est sûr que c'est un projet québécois,

vous me l'avez dit. J'ose espérer que vous allez être

partie prenante et vous

allez... vous allez aider et mettre la main dans votre poche pour ce

700 mètres-là, Mme la ministre. Point d'interrogation.

Mme Rouleau : Non. Là, c'était

un point d'exclamation.

M. Ciccone : Ah! On va vous

donner un point d'exclamation. Bien oui ou non, tout simplement, ou on va

regarder ça, ou je ne sais pas.

Mme Rouleau : Bien, on peut

regarder à nouveau quelle est la position du ministre actuel sur la... du ministre

fédéral actuel à partir des études qui ont été réalisées.

M. Ciccone :

Ce que j'entends, c'est que vous êtes ouverte.

Mme Rouleau : Bien, moi, je veux bien faciliter la mobilité. Est-ce que

c'est d'un REM dont il s'agit? Je ne sais pas.

M. Ciccone : O.K. Parfait. On

avance, Mme la ministre. On avance. Je veux vous amener... Je vous ai parlé de Rivière-des-Prairies

la semaine passée, vendredi dernier, je veux revenir sur Rivière-des-Prairies.

On met les choses en contexte, puis

corrigez-moi si j'ai tort, vous êtes la spécialiste de Rivière-des-Prairies et

Pointe-aux-Trembles parce que vous avez été mairesse. Il y a à peu près

115 000 de population si je ne me trompe pas.

Mme Rouleau : Pour l'ensemble

de Rivière-des-Prairies...

M. Ciccone :

Pour l'ensemble. Exactement.

Mme Rouleau : ...et

Pointe-aux-Trembles, là, 111 000.

M. Ciccone :

O.K. Parfait. On parle à peu près 58 000, à peu près

60 000 habitants à Rivière-des-Prairies. Pointe-aux-Trembles, c'est à

peu près 50 000, 52 000 à peu près, hein, c'est ça?

Mme Rouleau : Moitié-moitié.

M. Ciccone :

C'est un petit peu plus à Rivière-des-Prairies. Oui, un petit peu plus, un

petit peu plus.

Mme Rouleau : Mais en fait,

là...

M. Ciccone :

Mais je n'ai pas terminé ma question...

Mme Rouleau : ...en réalité,

là, il y a Rivière-des-Prairies, la Pointe-de-l'Île puis... et

Pointe-aux-Trembles.

M. Ciccone :

Je n'ai pas terminé, je n'ai pas terminé. On parle de trois à quatre stations

qui va... du REM de l'Est qui va aller dans votre comté. On parle d'une station

à l'extrémité ouest de Rivière-des-Prairies. Pourquoi considérez-vous correct

d'avoir trois ou quatre stations chez vous, dans votre circonscription, qui

dessert l'entièreté du comté, et qu'à Rivière-des-Prairies qui est enclavé... a

seulement une station à l'extrémité ouest? Et vous leur parlez, pour combler le

manque à gagner, de voie réservée. Trouvez-vous ça juste? Point

d'interrogation.

Mme Rouleau : L'objectif du REM

de l'Est, c'est de desservir adéquatement la population. C'est d'offrir à la population

un réseau qui va entrer dans le secteur de l'est de Montréal, dans des secteurs

qui étaient très mal desservis. Le REM, c'est comme le métro, vous n'avez pas

le métro au coin de chaque... à chaque coin de rue. Ce qui est important, c'est

d'amener les gens le plus rapidement possible, le mieux possible à cette infrastructure

qu'on met en place. Si le REM se rend à Rivière-des-Prairies, c'est parce que

nous avons voulu que cette population soit bien desservie. Puis j'entends bien

que des gens veuillent l'avoir le plus loin possible, et je l'entends beaucoup ailleurs,

tout le monde voudrait avoir le REM jusque chez eux.

M. Ciccone : Mais la ministre... il

faut comprendre que Rivière-des-Prairies est enclavé, là. Ils sont enclavés. Vous

savez ce que ça amène, un quartier qui est enclavé. Je vous ai amenée... je

vous ai invitée dans mon quartier qui est enclavé, dans le quartier

Saint-Pierre, vous avez accepté mon invitation que j'ai... Que je vous remercie

d'ailleurs pour avoir écouté les groupes concernés. Mais, en même temps, vous

savez ce que ça donne. Allez un peu plus loin et rajoutez une station, quitte à

en enlever une à Pointe-aux-Trembles... Puis on est content pour les gens de

Pointe-aux-Trembles, là, comprenez-moi bien, on est heureux pour les gens de

Pointe-aux-Trembles, mais, en même temps, il faudrait peut-être le considérer

aussi pour bien servir cet endroit de la ville de Montréal qui est très

enclavé.

Je veux changer de

registre...

Mme Rouleau :

M. le député. Non, mais permettez-moi de vous répondre, là.

M. Ciccone :

Oh! j'ai-tu dit quelque chose de...

Mme Rouleau :

Bien, permettez-moi de vous dire que le REM se rend à Rivière-des-Prairies.

M. Ciccone :

À l'extrémité ouest.

Mme Rouleau :

Il se rend à Rivière-des-Prairies, dans un coin central, facile d'accès pour la

population.

M. Ciccone :

Merci, madame...

Rouleau : Il ne s'agit, M. le député, que de mettre une voie réservée, effectivement, sur Maurice-Duplessis,

pour compléter le réseau, ce qui va permettre à la population entière de

Rivière-des-Prairies d'avoir accès au REM, plus... et plus.

M. Ciccone :

Merci. Merci, Mme la Présidente. On comble le manque à gagner par une voie

réservée, mais on met des stations...

M. Ciccone :

Mais non, je n'ai pas terminé, je n'ai... C'est mon temps, voyons, madame...

La Présidente (Mme

Boutin) : ...ça allait quand même bien.

Mme Rouleau :

...jamais, M. le député, on ne se serait rendu à Rivière-des-Prairies s'il

n'avait... s'agit que de votre gouvernement...

La Présidente (Mme

Boutin) : Bon, il reste 7 min 20 s à l'échange, je vous

invite à revenir dans votre cordialité. Ça allait bien, on continue. Allez-y, M.

le député.

M. Ciccone : Merci beaucoup. Je vais vous parler d'un autre élément, parce

que lors de notre interpellation, encore une fois, Mme la ministre, de vendredi

dernier, vous avez fait référence à vos demandes au gouvernement, et vous en

avez justement parlé, là, au gouvernement, que quand vous étiez mairesse de

Pointe-aux-Trembles et Rivière-des-Prairies, vous avez adopté une motion, en

2014, je vais lire des parties, là, ça fait...

Motion

demande d'ajout nouvelle voie d'accès de l'autoroute 25 : Les citoyens

de notre arrondissement... et que ceux-ci sont mal desservis

depuis la construction de ce nouveau tronçon. Je ne lirai pas toute la motion,

là, ça a été unanimement résolu. Alors, ma question, parce que, là... Ici,

c'est écrit, là, que Pointe-aux-Trembles exige du gouvernement du Québec

et de la concession A-25 l'ajout, sur l'autoroute 25, d'une nouvelle

voie d'accès. Ma question, est-ce que... n'est-ce pas... la question

n'est pas est-ce que vous allez le faire, mais vous l'avez exigé, alors à quand

le début des travaux, justement, pour la nouvelle voie d'accès de l'autoroute

A-25? Parce que vous êtes au pouvoir, maintenant, vous avez tous les pouvoirs.

Mme Rouleau :

Alors, avant de répondre, juste vous préciser encore, pour répondre à vos... à

ce que vous avez dit tout à l'heure, là, je vous le dis, je le réitère, s'il

n'eut été de notre gouvernement, ce transport collectif structurant ne se

serait jamais rendu à Rivière-des-Prairies, même si vous avez un député de LaFontaine

qui est là depuis assez longtemps pour...

M. Ciccone :

Ce n'est pas ma question.

La Présidente (Mme

Boutin) : ...député, ce ne sera pas long. Laissez-la répondre.

Mme Rouleau : Assez longtemps pour

porter, à l'époque où il était au gouvernement, les demandes qui ont été

faites, demandes... Et à ce moment-là, oui, à ce moment-là, il aurait pu faire

des démarches auprès de son gouvernement puisqu'il était,

je pense, associé au ministre des Transports, il aurait pu aider à faire

évoluer ce dossier-là, auquel je crois toujours, sur lequel je continue à

travailler, M. le député, dans des circonstances nouvelles, et parce qu'il y a

certains développements depuis. Alors, je continue à travailler ce dossier-là,

il y a un conseiller municipal qui m'interpelle régulièrement là-dessus, et

nous sommes en lien, le ministère des Transports est en lien avec la ville de

Montréal sur ce dossier-là. Un comité a été créé exprès pour faire évoluer ce

dossier, ce qui n'existait pas à l'époque de l'ancien gouvernement.

M. Ciccone : Merci beaucoup. La séance extraordinaire du

mardi 4 avril 2017, implantation de bretelles d'accès,

autoroute 25, il est proposé par Mme la mairesse, vous, Mme la ministre.

On parle encore ici de bretelles entre le boulevard Henri-Bourassa et le

boulevard Perras, ce qui cause une importante congestion pour les citoyens

prairivois. Le ministère des Transports du Québec reconnaît la faisabilité

technique durant les heures de pointe... occasionne des inquiétudes légitimes

quant à la sécurité de ce tronçon et en cas d'incident majeur. 2017.

Questions bien simples, je vais vous les poser

en rafale, il ne me reste pas beaucoup de temps. Est-ce que la congestion a

disparu miraculeusement depuis le 1er octobre 2018? Est-ce que le MTQ

reconnaît toujours la faisabilité du projet? Est-ce qu'encore aujourd'hui il y

a encore des inquiétudes légitimes à la sécurité? Et je dirai ceci avant de

vous passer la parole, que dans le Journal Métro 2017, vous, Mme la

ministre, vous avez dit : On espère toujours une réalisation d'ici 2020.

C'est très réaliste.

Mme Rouleau : Alors, nous sommes en

2021, M. le député, et des annonces importantes comme celle du REM de l'Est,

qui se rend à Rivière-des-Prairies, ont été faites. Donc, M. le député, vous

nous permettrez de prendre en compte l'ensemble des nouveaux événements de ces

projets extrêmement importants, structurants pour l'est de Montréal, pour

Rivière-des-Prairies, pour Pointe-aux-Trembles, pour Montréal-Nord, pour Anjou,

pour Saint-Léonard notamment, et plus encore, là, parce que prenons tous les

arrondissements, là, jusqu'au centre-ville qui vont bénéficier de ce nouveau

mode de transport. Et cette problématique qui avait été identifiée à l'époque,

aujourd'hui, on la regarde toujours, là, puis je vous dis... Bon, vous ne

voulez pas de réponse, je ne vous en donnerai pas.

M. Ciccone : Non, non, mais c'est parce que je n'en ai pas de réponse, Mme la ministre,

parce que ce que je constate...

Mme Rouleau : Bien, je vous dis

qu'on est en... on travaille sur ce dossier-là puis on le fait...

La Présidente (Mme Boutin) :

...qu'il reste 2 min 16 s au bloc.

M. Ciccone :

Ce que je comprends, ce que je comprends Mme la ministre, c'est qu'en 2014,

2016, 2017, c'était une priorité. Le gouvernement qui était là n'avançait pas.

Ça fait trois ans que vous êtes là, Mme la ministre, presque trois ans, et ça

n'a pas bougé, ça ne semble plus être une priorité présentement pour Pointe-aux-Trembles

et Rivière-des-Prairies. Mais je vais terminer sur un point un peu plus...

M. Ciccone :

...jovial, effectivement. Je vous cite encore, lors de l'interpellation de vendredi,

vous avez dit : Alors, avec ce désenclavement des quartiers, vous savez,

c'est ce que des quartiers enclavés... vous savez, ce que des... ce sont des

quartiers enclavés parce que, probablement, M. le député — moi — vous

avez votre meilleur alliée devant vous. Mme la députée, qu'est-ce que je peux

faire? Qu'est-ce que mon collègue de LaFontaine peut faire pour

Rivière-des-Prairies? Et qu'est-ce que je peux faire pour désenclaver

Saint-Pierre et porter main forte à vous aider à ce que ça aille plus vite?

Mme Rouleau : Bien, nous allons

poursuivre nos discussions, M. le député.

M. Ciccone :

Allez-vous nous inviter?

Mme Rouleau : À quel moment?

17931 17943 M.

Ciccone : Bien, on s'offre à vous, à vous aider. Vous avez

dit : Je suis votre meilleur alliée. Alors, je vous prends comme alliée.

Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous aider? On est disponibles pour vous parler

des enjeux, moi, à Saint-Pierre, qui est enclavé, désert alimentaire,

précarité, pauvreté, c'est la même chose du côté de Rivière-des-Prairies qui a

besoin d'aide, d'être désenclavé.

Mme Rouleau : Ce n'est pas tout à

fait la même situation, là, parce que je reconnais... Puis j'y travaille à

votre dossier, d'ailleurs, là, parce que je considère que c'est quelque

chose... il faut vraiment trouver des solutions. Alors, j'y travaille, ça, je

peux vous le dire, de votre côté, là, chez vous, là.

Et pour ce qui est de Rivière-des-Prairies,

bien, le REM se rend à Rivière-des-Prairies, ce qui ne serait jamais arrivé si

je n'avais par proposé cette solution au gouvernement et à la Caisse de dépôt,

dois-je dire.

D'autre part, la question de la 25, on y

travaille, M. le député, mais on prend en contexte l'ensemble des éléments

parce qu'il y avait des propositions qui ne pouvaient pas fonctionner.

La Présidente (Mme

Boutin) : Merci.

Mme Rouleau : Si ça n'a jamais été

fait, c'est parce que ça ne pouvait pas fonctionner. Alors là, on trouve des

solutions autres.

La Présidente (Mme Boutin) : Merci

beaucoup, Mme la ministre. Alors, c'est tout le temps qu'on avait pour nos

blocs d'échange.

Le temps alloué à l'étude du volet Métropole des

crédits budgétaires du portefeuille Affaires municipales et Habitation étant

presque écoulé, nous allons maintenant procéder à la mise aux voix de ces

crédits. Pour les crédits du programme 5, intitulé Promotion et

développement de la région métropolitaine, M. le secrétaire, veuillez procéder

à l'appel nominal, s'il vous plaît.

Secrétaire : Pour, contre, abstention. Pour les membres du

groupe parlementaire formant le gouvernement, Mme Foster

(Charlevoix—Côte-de-Beaupré)?

Le Secrétaire : Pour les

membres de l'opposition officielle, Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger)?

Rotiroti : Contre.

Le Secrétaire : Contre.

La Présidente (Mme Boutin) :

J'avais... je voulais également préciser que vous vous étiez engagée, lors, je

crois, du premier bloc d'échange, à fournir des renseignements aux membres de

la commission. J'imagine que vous allez pouvoir leur envoyer ça, aux membres de

la commission, par la suite.

Mme Rouleau : Oui. Je pourrais répondre

maintenant. C'est concernant Le Panier bleu?

La Présidente (Mme Boutin) : Oui,

c'est bien ça.

Mme Rouleau : Alors,

5 000 entreprises montréalaises sont inscrites au Panier bleu.

Rotiroti : ...le

comité, vous avez dit que vous ne participez pas à ça...

La Présidente (Mme Boutin) : La

séance est terminée, mais je vous invite à fournir les renseignements, là, par

écrit, là, aux membres de la commission, ça va être apprécié.

En terminant, je dépose les réponses aux

demandes de renseignements de l'opposition.

Et, compte tenu de l'heure, la commission

ajourne ses travaux au mardi, 4 mai, à 15 h45, où elle entendra

l'étude du volet Capitale-Nationale des crédits budgétaires du portefeuille

Affaires municipales et Habitation. Merci à tous pour votre collaboration, et

je vous souhaite une excellente fin de journée.

(Fin de la séance à 15 h 31)

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCAT 2021-04-29
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cat-42-1 journal-debats CAT-210429
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier3634e3300f4fd3208544f7fc2273080ca6170b0f

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