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mercredi 22 octobre 2025

Vol. 48 N° 4

Étude détaillée du projet de loi n° 104, Loi modifiant diverses dispositions afin notamment de donner suite à certaines demandes du milieu municipal

Aller directement au contenu du Journal des débats

Heures

11 h

11 h 30

12 h

12 h 30

15 h

15 h 30

16 h

16 h 30

17 h

17 h 30

18 h

Journal des débats

11 h (version non révisée)

(Onze heures vingt-quatre minutes)

Le Président (M. Rivest) : Alors,

bonjour, bienvenue à la commission. Ayant constaté le quorum, je déclare la

séance de la Commission de l'aménagement du territoire ouverte.

La commission est réunie afin d'entreprendre

l'étude détaillée du projet de loi n° 104, Loi modifiant diverses

dispositions afin notamment de donner suite à certaines demandes du milieu

municipal.

Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des

remplacements?

La Secrétaire : Oui, M. le

Président. M. Ciccone (Marquette) est remplacé par Mme Dufour (Mille-Îles).

Le Président (M. Rivest) : Merci.

Alors, nous en sommes maintenant aux remarques préliminaires pour lesquelles

chaque membre dispose de 20 minutes. J'invite premièrement la ministre des

Affaires municipales à faire les remarques préliminaires.

Mme Guilbault : Oui. Merci, M. le Président. Bien, très heureuse. D'abord,

bonjour à vous, bien sûr, à votre équipe. Bonjour à tous mes collègues. Très

heureuse d'être ici aujourd'hui pour cette nouvelle étape de notre projet de

loi n° 104 déposé par ma prédécesseure, toujours important de le rappeler,

ma prédécesseure Andrée Laforest qui a travaillé sept ans aux Affaires

municipales, qui a travaillé sur plusieurs projets de loi et qui aura, en

guise, en quelque sorte, de chant du cygne, au ministère, déposé ce projet de

loi là n° 104, qui... comme on le disait hier en adoption de principe, là,

Loi modifiant diverses dispositions afin notamment de donner suite à certaines

demandes du milieu municipal, le

titre est très évocateur, là, c'est

essentiellement en réponse à des demandes qui nous proviennent du milieu

municipal. Donc, je présume que les travaux se dérouleront harmonieusement

puisqu'on est tous là pour la même chose : répondre au mieux possible aux

besoins de nos municipalités et, à travers elles, donner des services toujours

plus efficaces, efficients et, idéalement, à moindre coût à nos citoyens

contribuables, pour qui on travaille tous quel que soit le palier de

gouvernement.

Alors, je suis très heureuse, M. le

Président, qu'on ait adopté le principe hier et de me retrouver ici, en votre

présence et en présence de tous les collègues, de nos équipes aussi, que je

vais remercier à nouveau, nos équipes, les miennes ici, en arrière, autour de

moi, et évidemment mes collègues députés de la banquette gouvernementale, mes

collègues des oppositions et l'ensemble de nos équipes respectives. Donc, très,

très, très heureuse de pouvoir entamer cette étape...

Mme Guilbault :

...importante, M. le Président, et en remerciant évidemment à nouveau, là, les

gens qui sont venus nous rencontrer en consultations particulières, important

de le faire, les gens qui ont déposé des mémoires. Donc, il y a un certain

nombre de groupes de gens qui ont déposé des mémoires. C'est toujours très

instructif et ça nous aide à bonifier nos projets de loi, on s'en inspire et,

de ce nombre, il y a des gens qui prennent la peine, en plus de venir nous

rencontrer, beaucoup en personne, certaines en Teams. Alors, encore une fois,

merci à toutes ces personnes-là qui nous ont alimentés avec leurs commentaires,

leurs opinions. Personne ne sera surpris de voir qu'on se serait inspiré de

certains de ces commentaires-là dans certains amendements qu'on aura l'occasion

de déposer à travers le processus qui s'annonce. Et encore une fois, on le fera

en toute collégialité, là. Il y a plus qu'une personne intelligente dans cette

salle. Alors, des fois, ça arrive qu'on a les mêmes idées. Donc, j'ai

l'habitude de travailler, c'est ça, en collégialité où à un moment donné, tout

ce qu'on veut, c'est aboutir au meilleur résultat et terminer avec une pièce

législative qui sera encore plus belle que celle qu'on a déposée initialement

et qui a été confectionnée avec tellement de talent par nos équipes des

affaires municipales. Sur ce, M. le Président, non pas que je n'aime pas

m'adresser à vous, mais je vais laisser la parole à mes collègues pour qu'on

puisse éventuellement, justement, entamer ladite étude détaillée. Alors encore

une fois, merci, et bons travaux à tout le monde.

Le Président (M. Rivest) :

C'est bien apprécié, Mme la ministre. Merci. J'invite maintenant la

porte-parole de l'opposition officielle et députée de Vaudreuil à faire ses

remarques préliminaires.

Mme Nichols : Merci.

Merci, M. le Président. Alors, je vous salue. Je salue l'équipe qui vous

accompagne, bien sûr. Bien sûr, je salue Mme la ministre ainsi que les équipes

qui l'accompagnent, les collègues aussi qui sont là. On voit votre intérêt pour

le monde municipal. Je remercie mon recherchiste, là, Philippe, d'être là, bien

sûr. Je remercie la députée des Mille-Îles, là, qui m'accompagne depuis le

début, entre autres, là, pendant les auditions. C'est une expertise que

j'apprécie. Merci beaucoup et salutations à ma collègue aussi de Sherbrooke.

Je... On en a... On en a parlé. On a eu l'occasion de parler du projet de loi

n° 104, hier, là, lors de l'adoption de principe au salon rouge. Donc, je

réitère... Je réitère l'importance des groupes qui prennent action, qui nous

aident dans ce projet de loi là. Bien sûr, vous savez, la façon dont ça

fonctionne, il y a un projet de loi qui est déposé, puis les groupes déposent

des mémoires, ils viennent en commission parlementaire s'exprimer. Il y en a

qui n'ont pas... qui n'ont pas la possibilité de le faire, là, soit de venir en

commission parlementaire ou de s'exprimer par Teams, mais ils le font via des

mémoires. Donc, soyez assurés que les mémoires, on en... on les lit, on en

tient compte. Et il y a... D'ailleurs, il y a toujours des suggestions bien

intéressantes qui nous... qui nous inspirent durant nos travaux.

Donc, je remercie les groupes, les groupes

qui participent, les groupes qui nous écoutent aussi. Projet de loi, comme

disait Mme la ministre, déposé en mai 2025 par sa prédécesseure, soit par la

ministre des Affaires municipales, de Mme Laforest, Andrée Laforest. Puis

je ne pense pas qu'elle nous écoute. Je pense qu'elle est pas mal occupée sur

le terrain présentement. Je me permets de la saluer. J'ai eu l'occasion de

faire plusieurs projets de loi avec... avec Andrée dans le milieu municipal, et

je rassure la nouvelle ministre à l'effet que ça a toujours été des rapports

cordiaux dans les affaires municipales. Je pense qu'on fonctionne un peu

différemment des autres, des autres commissions parlementaires, je me permets

de le dire, M. le Président, ça va sûrement vous rassurer, mais, tu sais, des

fois en suspend, puis je le dis aux gens qui écoutent, quand on suspend, ce

n'est pas parce qu'on va se chercher un café. Quand on suspend, c'est parce

que, justement, il y a des échanges constructifs, parce que l'objectif c'est

d'arriver à un projet de loi bonifié pour que nos... nos élus municipaux ou, en

fait, le monde municipal se porte mieux. Puis d'ailleurs, tu sais, c'est pour

eux qu'on fait ça. En fait, le projet de loi n° 104, ce n'est pas un

omnibus. Donc, c'est... La plupart des... des articles, puis je dis bien la

plupart parce que, dans le titre, ça dit «notamment», ça donne suite à

certaines demandes du municipal. Donc, l'objectif, c'est de le bonifier.

• (11 h 30) •

La ministre l'a dit, elle a une ouverture

pour le bonifier. Nous, c'est notre travail principal comme opposition

officielle de le bonifier, d'apporter des idées, d'échanger, ce qu'on a

toujours fait. Puis ça a toujours bien fonctionné. Des fois, l'on suspend,

c'est un peu plus long. On mijote d'un côté, on mijote de l'autre, on arrive à

une entente, on dépose un amendement puis, bien, à date, là, les résultats ont

toujours été bien intéressants pour... pour... pour nos municipalités, c'est

eux qui se... qui en bénéficient, mais à la fin, c'est le citoyen qui en

bénéficie. Puis le travail qu'on fait tant au niveau provincial qu'au niveau

municipal, on le fait pour les citoyens. Donc, c'est vraiment une... c'est

vraiment une belle commission et c'est vraiment le fun de travailler les

dossiers... les dossiers municipaux.

Je me permets de porter à l'attention

de... soit de ceux qui nous écoutent ou de vous, M. le Président, je ne sais

pas si vous avez écouté les échanges sur le principe du projet de loi

n° 104 hier, mais il y a des... Il y a des... des articles qui sont

importants, puis il y a des articles, là, qui méritent peut-être qu'on... qu'on

les ajuste un peu ou du moins suite au...

Haut de la page

11 h 30 (version non révisé

e) Mme Nichols : ...d'auditions

parce que les auditions ont été quand même assez intéressantes et assez... Les

auditions, c'est ça qui est le fun, c'est que les groupes, ils viennent ici puis

ils nous disent vraiment, là, qu'est-ce qui ne fonctionne pas sur le terrain. S'il

y a un libellé, on l'applique tel quel. Donc, on comprendra... Puis je me

permets de faire allusion, entre autres, à l'article 39, quand la ville de

L'Ancienne-Lorette, la ville de Québec puis la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures

sont venues... animer nos auditions. C'était, disons-le, palpitant, mais on

voyait, là, on voyait la position des parties, mais on voyait que, pour eux, c'était

un enjeu quand même important. Même s'ils n'avaient pas tous la même position,

on voyait que c'était un enjeu important.

Bon, la ministre aura des décisions à

prendre... dans ce dossier-là. On va le nommer le dossier des tuyaux, hein, gentiment

appelé le dossier des tuyaux. Bien, voilà, la ministre... la ministre aura des

décisions à prendre parce qu'il faut arriver à une finalité dans ce dossier-là,

on ne se le cachera pas, là, ça fait 20 ans. Les trois villes, là, qui

sont venues nous parler de ce dossier-là nous l'ont dit, ça fait 20 ans,

ça fait 20 ans qu'on ne s'entend pas puis il faut en arriver à une

solution puis non pas mettre le conflit sous le tapis puis là dire aux villes :

Bien, arrangez-vous. À un moment donné, il faut... il faut que ça balance d'un

côté ou comme de l'autre. Mais il faut... il faut vraiment régler ça.

Bien, en fait, ça a vraiment animé les

auditions avec des personnages colorés. Ça arrive, hein, dans le monde

municipal, on a des noms qui viennent en tête, mais il y a souvent des élus qui

sont des personnages colorés. Il y en aura d'autres évidemment aussi après

le... après le 2 novembre, là, qui feront leur apparition dans le milieu

municipal.

Je rappelle... Je rappelle aussi qu'il a

été mentionné l'importance de la table... du mandat de la table Québec municipale,

qui n'est certainement pas à négliger. On a la FQM qui est venue nous en

parler, puis qui propose aussi un amendement pour permettre de mieux encadrer,

là, leur... leur intention puis d'assurer une application concrète et durable

de la table Québec municipale. Ce n'est quand même pas rien. C'est important

pour eux. C'est un milieu de concertation, un milieu d'échanges puis ça fait

avancer les choses, donc ce n'est certainement pas négligeable.

Je rappelle, on a eu l'Ordre des

urbanistes, la corporation des officiers municipaux, qui sont venus nous parler

des articles sept et 11 qui ont fait couler beaucoup d'encre avec la

création du poste d'un officier en bâtiment, en environnement et en urbanisme. Le

mot « urbanisme » semblait problématique. Je suis certaine qu'il y a

un drapeau rouge qui est allumé du côté du gouvernement avec le mot « urbanisme »,

parce que plusieurs personnes nous ont dit que c'était problématique, que ça

générait évidemment de la confusion, mais qu'au-delà de la confusion, il y

avait aussi de la contradiction. C'est-à-dire que les municipalités seraient

obligées de nommer un officier municipal, puis ce n'est pas nécessairement ce

qu'on veut pour les municipalités, là, d'assurer... tu sais, de leur imposer

des charges... des charges supplémentaires, certainement pas.

Et, en gros, je dirais que la paperasse,

là, bien que... tu sais, bien que ce n'est pas toujours écrit dans leur mémoire

quand ils viennent... les groupes municipaux viennent en audition, on leur pose

souvent des questions sur les irritants, hein, dans le monde municipal. Puis la

partie paperasse, reddition de comptes revient souvent. Ce n'est pas dans le

projet de loi, mais tout le monde nous a parlé de... des fameux chiens, là, les

chiens dangereux, les rapports qu'ils ont à faire sur les chiens dangereux, qui

était de la paperasse exagérée, là, je vais y aller... je vais y aller dans ce

sens-là. Donc, ça a été porté à l'attention de la ministre.

Donc, j'espère qu'on va en tenir compte,

parce que, là, le projet de loi n° 104 ne doit certainement pas augmenter

la paperasse ou la charge administrative dans nos municipalités. Au contraire,

on doit être capable de les laisser respirer, de les alléger. Moi, je crois

beaucoup à l'autonomie municipale. Nos municipalités sont... nos municipalités,

nos MRC, ils sont sur le terrain et ils sont souvent, là, le premier palier qui

sont... qui ont un lien directement avec le citoyen. Donc, ils sont souvent les...

ils sont souvent mieux informés... que nous. Nous, on fait les lois, ici, on

est les législateurs, mais des fois on est comme... Je ne veux pas dire :

On est comme dans une tour, mais en fait, je pense qu'ils doivent être notre...

certainement, notre première référence, puis des fédérations comme la FQM,

comme l'UMQ, qui justement regroupent ces municipalités-là, je pense qu'il ne

faut juste pas oublier que leur recommandation, il faut... elles sont

importantes, puis il faut en tenir compte, là. Ce n'est pas un lapin qui sort

du chapeau, là, c'est souvent... ça vient souvent de leurs... de leurs membres,

qui manifestent une certaine problématique.

Donc, je me permets de parler de la ville

de Gatineau, hein, qui est...

Mme Nichols : ...la plus... la

quatrième plus grande ville au Québec. Ils ont un enjeu lié au taux de taxation.

Ils ont une demande ponctuelle. Je pense qu'il ne faut pas oublier de les

aider, c'est superimportant. Ils ont fait leurs devoirs, la ville de Gatineau

on fait leurs devoirs. On leur a demandé, quand ils sont venus en commission

parlementaire, ils ont travaillé avec le ministère des Affaires municipales,

ils ont fait toutes les étapes préalables pour essayer de trouver une solution,

puis ils sont présentement dans une impasse, puis ils se présentent ici en

disant : On a besoin de votre aide.

Donc, c'est... il faut trouver une

solution pour la ville de Gatineau, entre autres avec l'enjeu lié au taux de

taxation, mais ils ont aussi d'autres demandes, là, qui sont quand même assez

intéressantes, un peu.... Puis j'ai un flash, là, un retour en arrière, là, on

avait fait un plip, entre autres, là, pour la ville de Longueuil, qui demandait

un office... comment ça s'appelait, un office... Oui, c'est ça, un comité de

participation de citoyens. C'était le plip 209 de Longueuil. La mairesse de

Longueuil était venue s'exprimer ici. Maintenant, la ville de Gatineau fait la

même demande. Est-ce que ça peut être pertinent ou pas? C'est quelque chose à

valider avec la ministre, mais c'est dans les demandes de la ville de Gatineau.

Et c'est dans ce genre de projet de loi, comme le projet de loi no 104, qu'on

peut justement... un omnibus, où on peut faire atterrir ce genre de demande là.

Bien sûr, il y aura d'autres articles,

plusieurs autres articles en lien avec... en lien avec la gouvernance, bien,

entre autres, là, Gatineau faisait

partie des articles, là, dans la

gouvernance, mais il y aura d'autres articles en lien avec les 20, 21, 22, la

gouvernance de la CMM, où on apporte certains changements. La plupart des

groupes qui se sont présentés en commission parlementaire sont... avaient une

opinion sur le sujet, sinon... Ils n'avaient pas de mandat de le faire, mais

s'exprimaient quand même sur le sujet. Donc, voilà, M. le Président, je pense

que... je pense que ce... Oh! bonjour, M. le Président.

Alors, je pense que ça va être un beau

projet de loi, le projet de loi no 104, puisque ça émane des municipalités,

c'est des demandes de municipalités, mais ce qu'il faut... il faut le regarder

avec une certaine ouverture, faire leur place... faire place peut-être à aller

un petit peu plus loin. Mais, en fait, je suis certaine... C'est le premier

projet de loi qu'on a aux Affaires municipales avec notre... La nouvelle

ministre des Affaires municipales. Donc, elle nous assure de sa collaboration,

bien, on accueille grandement cette proposition-là. Puis, bien sûr,

réciproquement, nous serons là pour collaborer avec Mme la ministre au bénéfice

du milieu municipal. Merci, M. le Président.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci

beaucoup, Mme la députée de Vaudreuil. Nous allons maintenant du côté de la

députée de Sherbrooke. Bonjour.

Mme Labrie : Merci beaucoup,

M. le Président, bonjour. Très contente de rejoindre mes collègues pour étudier

ce projet de loi. Je salue... C'est le premier projet de loi de la ministre en Affaires

municipales, moi, c'est mon deuxième. Donc, on va continuer de travailler bien

ensemble. L'ambiance était excellente avec la ministre Laforest, par le passé,

donc je m'attends à une cordialité encore de la part de la nouvelle ministre.

On voit que, dans ce projet de loi là, il

y a plusieurs articles qui répondent à des demandes du milieu municipal, qui

sont accueillies très positivement par le milieu. Donc, assurément, il va y

avoir toute notre collaboration là-dessus. Certains articles pour lesquels je

vous dirais que je suis un peu plus perplexe, dans le sens où c'est difficile

d'identifier d'où ça vient vraiment, cette demande-là dans le milieu municipal.

Les gens ne sont ni pour ni contre, mais ça ne semble pas non plus une

priorité. Pour ces articles-là, on aura peut-être plus quelques questions de

compréhension, puis je vous dirais, moi, j'ai surtout remarqué, en fait, qu'il

manque beaucoup de choses pour répondre aux demandes du milieu municipal dans

ce projet de loi là.

• (11 h 40) •

Puis je comprends qu'on ne fait pas tout à

la fois. Je suis aussi partisane de prendre ça une bouchée à la fois, mais je

vous dirais qu'il y a quand même eu beaucoup d'insistance de la part du milieu

municipal sur l'ampleur du chantier qui est devant nous, là, pour leur

faciliter la vie. Je sais que ça a été entendu par la ministre. Il y a des

demandes qui sont faites de longue date, et qui ne sont pas nouvelles, et qui

ne se retrouvent pas dans ce projet de loi. Donc, ça, ça me fait me poser

quelques questions aussi, à savoir pourquoi on n'a pas choisi de les inclure

dès maintenant, puisqu'il y a un projet de

loi sur la table.

Comme la ministre l'a dit, c'était un

projet de loi qui a été déposé par sa prédécesseure, donc ce n'est pas elle qui

a fait ces choix-là, mais je vous dirais que moi, à ce stade-ci, je m'attends à

ce que, dans la prochaine année, on en ait un autre parce qu'il y a beaucoup de

demandes qui ont été formulées puis qui ne se retrouvent pas là-dedans, puis, à

moins que ça arrive par des amendements, on va avoir besoin de continuer le

chantier puis de se rasseoir pour un autre projet de loi, là, dans les

prochains mois. Un de ces exemples-là, par exemple, c'est la possibilité

d'acquérir des véhicules de transport en commun pour les plus petites

municipalités. Ça a été nommé, que c'est un besoin. Ça fait longtemps que c'est

nommé, puis ça ne se retrouve pas...

Mme Labrie : ...Donc, ça n'a

pas été priorisé cette fois-ci, mais ça commence à être urgent de répondre à

une demande comme celle-là. Puis il y en a bien d'autres qui ont été nommées

par ailleurs. Donc, pour moi, je vois ce projet de loi là comme une étape pour

faciliter la vie des municipalités, puis on va... on va collaborer là-dessus,

mais je m'attends aussi à ce que le travail se poursuive. Merci, M. le

Président.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci

beaucoup. Est-ce qu'il y avait d'autres personnes qui souhaitaient intervenir?

Ça va? Alors, à ce moment-ci, je n'ai pas reçu de motion préliminaire.

Alors, nous en sommes maintenant à l'étude

détaillée du projet de loi. Alors, est-ce qu'il y a consentement pour qu'on

puisse étudier le projet de loi par bloc? Oui? Consentement. Alors, nous en

sommes au bloc numéro 1 qui s'intitule l'administration publique, et je

vous invite à faire la lecture de l'article 8, Mme la ministre.

Mme Guilbault : Oui. Alors,

article

L'article 8... Bien, en

fait, je le lis, c'est le texte ici ou... Il est ici. OK, oui, c'est ça.

Parfait.

Article huit :

L'article 323 de cette loi est modifié par

l'ajout, à la fin du premier alinéa, de la phrase suivante : «Toute

documentation utile à la prise de décision est disponible aux membres du

conseil au moment où lavis est notifié.»

En explication :

L'article 8 du

projet de loi modifierait l'article 323 de la

Loi sur les cités et villes

afin de prévoir que toute documentation utile à la prise de décision lors d'une

séance extraordinaire, d'un conseil, d'une municipalité locale ou d'une MRC

devient disponible à compter de la notification de l'avis.

Le Président (M. Schneeberger) : Vous

avez terminé?

Mme Guilbault : Oui.

Le Président (M. Schneeberger) : Alors,

est-ce qu'il y a des questions sur l'article 8? Députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Oui. Merci

beaucoup, M. le Président. Oui, il y avait des articles sur... Il y avait des

questions sur l'article 8. Il y avait un ajout entre autres, là. Ce qu'on

comprend, c'est... La

partie ajout, c'est «toute modification utile à la prise

de décision est disponible aux membres du conseil au moment où l'avis est

notifié.» Donc, ce qu'on comprend, c'est que, si le maire... parce qu'il peut

convoquer une séance extraordinaire du conseil. Donc, ce qu'on comprend, c'est

qu'à ce moment-là il faut que les... toute la paperasse sur le sujet soit

comprise dans cet avis-là. On se demandait... C'est une demande... Est-ce

que... est-ce qu'il y avait une problématique sur le terrain qui avait été

soulevée à cet effet-là?

Mme Guilbault : Bien, c'est parce que c'est le gros bon sens et, quand tu

convoques une séance extraordinaire en urgence, tu n'as pas accès à la

documentation avant, c'est... c'est difficile de prendre des décisions

éclairées. Ça fait que, là, comme ça, on est sûr que, maximum 24 heures

avant la rencontre, parce qu'il faut que ce soit notifié en 24 heures, au

moins les gens ont la documentation puis ils n'arrivent pas... Là, est-ce qu'il

y a des... J'imagine que oui, il y a des municipalités qui... parce que moi,

j'ai reçu la même... la même demande quand j'étais aux Transports pour d'autres

rencontres sur d'autres instances décisionnelles où on se fait caller des...

bien, en fait, on se fait demander d'assister à des rencontres à la dernière

minute sans avoir la documentation suffisamment à l'avance. Ça fait que moi, je

pense que c'est de la bonne gouvernance, mais... On me confirme que, oui,

toutes les municipalités le demandent.

Mme Nichols : Mais est-ce

qu'il y avait un cas en particulier qui avait été soulevé pour qu'on fasse cet

ajout-là?

Mme Guilbault : C'est pour que ce soit comme les séances normales, que la

documentation soit prévue à l'avance. Mais, dans le fond, est-ce que ma

collègue veut qu'on donne des noms de villes qui l'ont demandé, par exemple?

Mme Nichols : Bien, oui,

parce que... En fait, tu sais, moi, j'ai... Dans les auditions qu'on a eues, il

n'y a aucun groupe, là, qui a parlé de cette demande-là. Je comprends la

logique, là, que vous expliquez. Je me dis, moi aussi, je me dis, ça va de soi,

mais je me dis : Il doit y avoir quelqu'un qui l'a soulevé, cette

problématique-là, pour que ça soit là. Ça fait que, oui, moi, j'aimerais savoir

est-ce que... puis là je m'avance peut-être un peu, M. le Président, mais

est-ce que ce n'est pas des... dans des cas où il y a des conseillers

indépendants qui vont être convoqués pendant une rencontre extraordinaire, où

les conseillers indépendants ne recevaient pas la même documentation que les

membres d'une équipe. Est-ce que... Tu sais, c'est ça que je me demande, tu

sais. Puis, si c'est le cas, bien, est-ce qu'on rajoute... est-ce qu'on rajoute

autre chose, est-ce que cet ajout-là est suffisant?

Mme Guilbault : Oui. Bien, ce qu'on me dit, c'est que... Oui. Bien, ce

qu'on me dit, c'est qu'au fil des années il y a plusieurs demandes qui sont

venues, que ce soient des... bien, des divers membres des conseils municipaux,

que ce soient les gens qui sont dans le parti, qui forment l'administration ou

des gens des oppositions au fil du temps, pour être sûr que tout le monde ait accès

à la documentation. Mais, si ma collègue le souhaite, j'ai ma collègue ici qui

peut... qui peut compléter aussi.

Le Président (M. Schneeberger) : Oui.

Bien, ça me prend le consentement de la table pour qu'elle puisse répondre.

Est-ce que j'ai... Oui. Alors, Mme Petit.

Mme Petit (Katia) : Oui. Je

dois me présenter d'abord, hein?

Le Président (M. Schneeberger) : Oui,

exactement.

Mme Petit (Katia) : Katia

Petit, sous-ministre adjointe aux politiques...

Mme Petit (Katia) : ...merci,

M. le Président. En fait, effectivement, c'est une demande de longue date. En

2017, on a modifié la procédure pour les séances ordinaires à ce moment-là pour

prévoir que toute la documentation qui était existante devait être communiquée

en même temps que l'avis de convocation, puis les séances extraordinaires

n'avaient pas été touchées, et depuis, on nous a signalé que c'était important

également que... y compris pour des séances extraordinaires, que la

documentation soit transmise également à tous les membres, là, qui sont autour

de la table, tout simplement dans un esprit de transparence et de bonne marche

du conseil.

Le Président (M. Schneeberger) : Oui,

députée d'Argenteuil.

Mme Nichols : Bien, je... Oui.

C'est parce que ma collègue avait aussi une question, mais, juste avant de

céder la parole à ma collègue... Parfait. Je comprends que c'est une demande de

2017 parce que ça existe déjà quand c'est des assemblées, là, ordinaires, là,

disons ordinaires, ici on est dans le cas des assemblées extraordinaires, mais

est-ce qu'il y a une sanction de prévue si ces documents-là ne sont pas... ne

sont pas remis? Parce que, si on l'ajoute puis ce n'est pas suivi, ça ne

réglera pas grand-chose au niveau de l'animosité dans les conseils municipaux.

Le Président (M. Schneeberger) :

Oui, allez-y, Mme Petit.

Mme Petit (Katia) : Merci. En

fait, il n'y a pas de sanction, il y a des articles dans le Code de procédure

civile, de mémoire, on a... on a justement eu la discussion avec les collègues,

qui prévoient que, s'il y a un vice de procédure, entre guillemets, tu sais, au

cours d'une... par exemple, d'une séance... que, si elle ne cause pas de

préjudice à personne... qu'elle n'est pas... qu'elle ne cause pas l'invalidité

du reste. Donc, on s'entend, là, il n'y a pas... c'est comme ça aussi pour les

séances ordinaires, là. Donc, on est vraiment dans du bon fonctionnement. Puis

évidemment, si quelqu'un ne respecte pas... si un conseil ne respecte pas les

règles et qu'il y a un préjudice, à ce moment-là il s'expose à des

contestations des décisions, tout simplement, là, devant les tribunaux.

Mme Nichols : Donc, c'est le

vice de procédure qui pourrait être soulevé un peu... oui, un peu comme dans

les assemblées ordinaires?

Mme Petit (Katia) : C'est le

même processus.

Mme Nichols : OK. Merci. Je

vais céder la parole à ma collègue.

Le Président (M. Schneeberger) : Députée

de Mille-Îles.

Mme Dufour : Merci, M. le

Président. Une petite question. Et bonjour. J'en profite pour saluer Mme la

ministre et les collègues autour de la table. Une petite question. On... C'est

exactement le même libellé qu'on trouve à l'article 319 de la

Loi sur les cités

et villes concernant, là, les séances ordinaires. Le «toute documation...

documentation utile», l'interprétation de ce qui est utile, est-ce que ça a été

déjà, disons, contesté dans... avec l'article 319 pour des séances ordinaires?

Juste pour voir, parce que, souvent, lorsqu'il y a des séances extraordinaires,

des fois il arrive que c'est des litiges entre différentes factions, là, d'un

conseil municipal. Et donc l'élément qui sont utiles à la décision peut être

interprété différemment si on est d'un côté ou de l'autre de la table de la

décision. Donc... Donc, juste... je voudrais juste savoir, c'est ça, comment...

dans le passé, si ça a été contesté pour des séances ordinaires.

Le Président (M. Schneeberger) : Mme

la ministre.

Mme Guilbault :

Oui. Bien, si ma collègue est d'accord, je passerais la parole à notre juriste

ici présent.

Le Président (M. Schneeberger) :

Est-ce qu'il y a consentement à la table? Oui. Alors, M. le juriste, là, je ne

vous connais pas, là. Alors, vous présenter avec nom et prénom et titre.

M. Normand (Étienne) : Bonjour.

Étienne Normand, légiste pour le ministère de la Justice.

Non, à ma connaissance, ça n'a jamais

été... ça n'a jamais fait l'objet d'une interprétation des tribunaux. Donc,

effectivement, dans l'application de l'article, c'est laissé à l'appréciation

de la personne qui doit rendre disponible la documentation.

Mme Dufour : Parfait. Merci

beaucoup.

Le Président (M. Schneeberger) : Ça

va? Parfait. Est-ce qu'il y avait d'autres questions sur l'article 8?

S'il n'y a pas d'autre question, est-ce que l'article 8 est adopté?

Des voix

: Adopté.

• (11 h 50) •

Le Président (M. Schneeberger) :

Adopté. Nous en sommes maintenant à l'article 10. Mme la ministre.

Mme Guilbault : Merci, M. le Président.

Article 10 :

L'article 152 de

ce code est modifié par l'ajout, à la fin du premier alinéa, de la phrase

suivante :

«Toute documentation utile à la prise de

décision est disponible aux membres du conseil au moment où l'avis est donné.»

En explication :

L'article 10 du

projet de loi apporterait au Code municipal du Québec une modification

équivalente à celle qui serait apportée à la

Loi sur les cités et villes par

l'article du... par l'article 8 du projet de loi, donc de la concordance.

Le Président (M. Schneeberger) : Questions

sur l'article 10?

Mme Nichols : ...c'est de la

concordance avec l'article 8 mais au niveau du Code municipal du Québec.

Le Président (M. Schneeberger) : Oui.

Alors, pas de question. Alors, est-ce que l'article 10 est adopté?

Des voix

: Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) :

Adopté. Nous en sommes à l'article 9. Mme la ministre.

Mme Guilbault : Merci.

Article 9 :

L'article 93 du Code municipal du

Québec est abrogé.

En explication :

L'article 9 du projet

de loi abrogerait l'article 93 du Code municipal du Québec, lequel prévoit

notamment que toute modification devant être faite au bureau de la municipalité

peut être faite au domicile du greffier-trésorier à une personne de sa famille.

Le Président (M. Schneeberger) : Questions

sur l'article 9...

Mme Nichols : Bien, peut-être

pas des explications pourquoi. Oui, juste les expliquer pour, entre autres,

pour ceux qui nous écoutent, là. C'est parce qu'on a... Tu sais, on présume

qu'on sait pourquoi, là, parce qu'on entend beaucoup de cas, parce qu'on entend

beaucoup de... de différents cas, là, mais peut-être juste expliquer pourquoi

vous abrogez... vous abrogez cet article-là.

Mme Guilbault :

Oui. Bien, encore une fois, c'est le gros bon sens. C'est que par rapport au

respect de la vie privée, de faire en sorte qu'on puisse le... qu'on évite

d'aller au domicile d'un élu. Bien, en fait, en l'occurrence le

greffier-trésorier ou une personne de l'administration municipale, je pense que

c'est des bonnes habitudes parce qu'on a vu ce que certains sont capables de

faire au domicile personnel de certains élus. Et je pense que c'est sain de se

doter d'outils pour éviter que ça se reproduise, que ce soit des élus ou des

gens qui travaillent autour des élus, mais des gens qui se font envahir leur

résidence personnelle à cause de leurs fonctions professionnelles, je pense

qu'on devrait tous dénoncer ce genre de comportement là, ici, autour de la

table.

Le Président

(M. Schneeberger) : Ça va?

Mme Nichols : Oui, je

comprends que...

Le Président

(M. Schneeberger) : Mme la députée d'Argenteuil... Vaudreuil,

excusez-moi. Je ne sais pas pourquoi j'ai... Vaudreuil, excusez-moi.

Une voix : ...

Le Président (M. Schneeberger) :

Non, non, tu sais bien que... Là, j'ai les deux en plus en même temps...

Mme Nichols : Oui, ça

fait qu'on va être dans les «euil».

Le Président

(M. Schneeberger) : ...mais c'est vraiment une erreur de ma part.

Députée de Vaudreuil, excusez-moi.

Mme Nichols : Oui, c'est

bon, M. le Président. Oui, oui, je pense qu'on en a déjà discuté longuement

dans plusieurs projets de loi, là, à l'effet que mettre de l'avant ou, enfin,

afficher le domicile, là, tant des employés municipaux ou des élus, là, à

l'effet que c'était vraiment problématique, entre autres. Des fois, on dit même

c'est de... de l'huile, de l'huile sur le feu avec les réseaux sociaux, où ça

va super vite. Donc, oui, on comprend cette notion-là, mais je voulais juste

savoir, en abrogeant l'article 93 qui venait prévoir... Ça prévoit

notamment que toute modification devant être faite au bureau de la municipalité

peut être faite au domicile. Est-ce qu'on garde tout de même que la

notification peut être faite... En fait, on prévoit comment que la notification

peut être faite? On... C'est dans...

Une voix : ...

Mme Nichols : Oui, c'est

Mme Guilbault :

Ah! pour une poursuite? Non, mais c'est ça...

Le Président

(M. Schneeberger) : Oui.

Mme Guilbault :

...c'est que, pour une poursuite judiciaire, ça demeure couvert par le Code de

procédure civile. Là, on parle pour d'autres formes, tu sais, mettons, une

demande de permis ou d'autres formes de signification avec d'autres objets que

judiciaires, qu'actuellement c'était permis de le faire au domicile. Et là,

nous, on considère que ce n'est pas approprié. Donc, sauf pour, par exemple, un

huissier, là, de justice qui va aller signifier un avis, là, pour une procédure

judiciaire. Pour le reste, on va le faire au bureau de la municipalité. C'est

parce que, dans l'ancien temps, tu sais, tout ça était un petit peu, là, tu

sais, il n'y avait pas nécessairement de... d'endroit pour des dépôts officiels

comme des bureaux de municipalités, mais de nos jours, il y a d'autres endroits

pour signifier ce type de procédure là.

Mme Nichols : Oui, c'est

ça, mais ma question, c'est où? C'est où c'est prévu? Parce que, là, je

comprends que ça peut être fait au bureau de la municipalité. Sauf que...

Puis... Puis moi, ça va, là, la

partie où on enlève, là, le domicile du

greffier-trésorier. Ça va, mais moi, ma question, c'est on notifie où? Où c'est

prévu dans le... Parce que c'est le... On parle du Code municipal du Québec. Où

c'est prévu dans le Code municipal, l'endroit où on va notifier? Puis je parle,

tu sais, peu importe la procédure, là, quand on parle de la notification en

tant que telle.

Le Président

(M. Schneeberger) : Est ce que quelqu'un peut... Est-ce qu'on a

une réponse?

Mme Guilbault :

Bien, mon collègue de la DAGE peut répondre, là, sur...

Le Président

(M. Schneeberger) : Oui. Alors, allez-y.

M. Normand (Étienne) : Bonjour.

Lorsque la loi prévoit, par exemple, une obligation de notifier, on réfère

implicitement à la

section pertinente du Code de procédure civile. Il y a toute

une

section qui porte sur la notification, notamment la notification aux

personnes morales. Par ailleurs, pour ce qui est de la production ou dépôt,

etc., quand la loi prévoit l'obligation ou la possibilité d'aller déposer

quelque chose à la municipalité, bien, la municipalité, en tant que personne

morale de droit public a un siège. Et naturellement, implicitement, si une

personne doit adresser quelque chose à la municipalité, elle va le faire à son

siège.

Mme Nichols : Parfait.

Donc, en la... Ça... Ça ne fait pas... Il n'y a aucune confusion, c'est-à-dire,

en enlevant, en abrogeant, parce qu'on l'enlève, là, cet article-là du Code

municipal, là, ça n'apporte aucune nouvelle confusion au niveau de la

notification? Tout le monde sait qu'on peut quand même notifier directement aux

bureaux municipaux. Puis il y a... Puis, pour le savoir, il faut se référer au

Code de procédure civile.

M. Normand (Étienne) :

C'est ça.

Mme Nichols : Parfait. Bien,

si c'est clair, je veux juste être certaine que la notification... que les gens

comprennent qu'on peut continuer à notifier, mais que ça ne se fait pas dans...

Mme Nichols : ...à une adresse

personnelle d'un employé de la ville. Parfait.

Le Président (M. Schneeberger) : ...pas

d'autre question? Est-ce que l'article 9 est adopté?

Des voix : ... Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

Alors, le dernier

article du premier bloc de l'article 12.

Mme Guilbault : Merci, M. le Président.

Article 12 :

L'article 420 de

ce code est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 1 du premier

alinéa, de «les noms, la résidence» par «le nom».

En explication, l'article 12 du projet de

loi modifierait l'article 420 du Code municipal du Québec afin de retirer du

certificat de la publication d'un avis public la mention de la résidence de la

personne qui signe cet avis.

Bien, ça va dans le même sens, en fait, de

la discussion qu'on vient d'avoir, là, c'est de protéger des renseignements

confidentiels, dont la divulgation, de manière non... difficilement contrôlée,

contrôlable, pourrait porter préjudice au professionnel en question, ou, en

tout cas, la personne signataire en question.

Le Président (M. Schneeberger) : Questions?

Députée de Mille-Îles.

Mme Dufour : Merci. Juste une

question. Pour ce qui est d'enlever le mot «résidence», aucun enjeu, c'est

compréhensible, mais avant on parlait de «les noms», pourquoi on parlait de

«les noms» dans le passé? Parce que j'imagine que c'était une seule personne

qui signait l'avis, donc juste par curiosité, pourquoi on parlait de «les

noms»?

Le Président (M. Schneeberger) : Mme

la ministre.

Mme Guilbault : On me dit que c'est une modernisation de la terminologie

parce que la précédente datait du XIXᵉ siècle. Donc là, on en profite pour

mettre ça à jour.

Mme Dufour : ...mais ça ne

répond pas à ma question, là. Pourquoi on mentionnait «les noms»? Est-ce que

c'était... on parlait... les noms : nom, prénom, ou c'est parce que

plusieurs personnes pouvaient signer un même avis? C'était plutôt ça, ma

question. Puis c'est toujours une seule personne aujourd'hui qui signe un avis?

Le Président (M. Schneeberger) : Me

Normand.

M. Normand (Étienne) : Honnêtement,

étant donné l'âge de la disposition, je peinerais un peu à vous répondre avec

précision. Si j'avais à spéculer, je dirais que peut-être, peut-être, à

l'époque, les gens pouvaient être connus sous divers noms, donc par souci de

précision peut-être. C'étaient peut-être les conventions d'écriture de l'époque

aussi, mais chose certaine, en changeant «les noms» par «le nom», je pense que

la modification est claire, là, d'un point de vue de 2025, disons.

Mme Dufour : Oui, c'est ça.

Aujourd'hui, une seule personne ne signe un avis, ça n'arrive pas qu'il y en

ait deux. Parfait. Merci beaucoup.

Le Président (M. Schneeberger) : Ça

va? Est-ce qu'il y avait d'autres questions sur l'article? Oui, députée de

Vaudreuil.

Mme Nichols : Oui, Vaudreuil.

Le Président (M. Schneeberger) : Vaudreuil,

oui.

Mme Nichols : Oui. M. le

Président, on va vous faire travailler. Oui. Je voulais juste, pour... Je

comprends, là, que l'article 12, ça va modifier, là, l'article 420 du Code

municipal du Québec pour retirer du certificat de publication. Le certificat de

publication d'un avis public, ça, c'est le... c'est qui qui émet le certificat

de publication d'un avis public? Est-ce que c'est la ville qui émet

habituellement ce certificat-là? L'avis...

Des voix : ...

Mme Nichols : Ça fait que

c'est la ville qui avait cette obligation-là?

Mme Petit (Katia) : Effectivement,

souvent c'est le greffier... le greffier, le greffier trésorier ou le DG ou un

employé de la municipalité, mais sa fonction est précisée, là, dans le

certificat.

Mme Nichols : OK, mais ça

émane... le certificat émane de la ville. Très bien. Je n'avais pas d'autre

question M. le Président.

Le Président (M. Schneeberger) : Alors,

est-ce que l'article 12 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

Alors, nous avons fini le premier bloc. Nous en sommes au niveau du bloc deux,

la fiscalité, et nous débutons avec l'article 27.

• (12 heures) •

Mme Guilbault : Merci, M. le Président. Donc, salutations à mes nouveaux

collègues qui se relaient à ma gauche. Alors,

article 27, c'est bien ça?

Oui : Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 244.64.10,

du suivant :

«244.64.10.1. Avant que le rôle ne soit

déposé, conformément à l'article 70 et au plus tard le 15 septembre qui précède

le premier des exercices pour lesquels le rôle est dressé, la municipalité

adopte une résolution exprimant son intention d'établir ou de modifier un

secteur. Cette résolution peut également prévoir le dépôt d'un rôle

préliminaire visé à l'article 71.1. La résolution adoptée après le dépôt du

rôle, conformément, selon le cas, à l'article 70 ou 71, est nulle.»

En explication,

article 27 :

l'article 27 introduirait un nouvel article, 244.64.10.1, à la

Loi sur la

fiscalité municipale afin de permettre à une municipalité de demander le dépôt

d'un rôle préliminaire pour l'élaboration ou la modification de secteurs aux

fins de l'imposition de la taxe foncière générale. Cet

article prévoit

également l'obligation, pour toute municipalité désirant établir ou modifier un

secteur, d'adopter une résolution d'intention.

Ces procédures permettraient d'harmoniser

les dispositions applicables à l'établissement et à la modification...

Haut de la page

12 h (version non révisé

e) Mme Guilbault : ...à la modification de sous-catégories et de secteurs lors

de l'élaboration d'un nouveau rôle.

Bien, en fait, c'est de venir un peu

corriger une sorte d'anachronisme, où tu es capable d'avoir un rôle

préliminaire qui t'aide à prendre la décision sur tes catégories plutôt que l'inverse.

Encore une fois, du gros bon sens, quant à moi.

Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce

qu'il y a des questions? Députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Oui. Merci, M.

le Président. Oui, certainement du gros bon sens, mais ça vient d'où puis c'est

qui qui a fait cette demande-là? Puis là je ne lance pas de flèches à personne,

là, mais, tu sais, le gros bon sens, c'est quand même la ville de Gatineau qui

s'est ramassée avec 1 196 unités de taxes de secteurs différentes,

là... différents. Ça fait que... Ça fait que, des fois, on se dit, tant... Dans

le projet de loi n° 39, on disait : Oui, oui, c'est le gros bon sens,

mais on voit... tu sais, on voit qu'il faut faire des corrections dans le

projet de loi n° 104, entre autres, ça fait que... ça fait que je vais

cherche une autre... une autre réponse que... peut-être une autre réponse.

Pourquoi? Pourquoi on demande... on demande de... le dépôt d'un rôle

préliminaire pour l'élaboration? Puis le fait de faire un rôle préliminaire,

là, est-ce qu'on ne vient pas rajouter une couche de plus ou... Expliquez-moi

comment... Ça vient d'où, ça fonctionne comment puis ça va être quoi, la charge

administrative pour les municipalités? C'est trois questions, je pense, qui

découlent l'une dans l'autre.

Le Président (M. Schneeberger) : Mme

la ministre.

Mme Guilbault : Oui. Bien, d'abord, c'est la première question que j'ai. Ma

collègue dit : J'aimerais une autre réponse, mais je n'avais pas eu encore

de questions. Mais il existe déjà des rôles préliminaires. Donc, ce n'est pas

nouveau. Ce qui est nouveau, c'est qu'avant ils devaient prendre les décisions

sur les sous-secteurs ou les taxations différenciées avant d'avoir le rôle

préliminaire, alors que le rôle préliminaire est un outil d'aide à la décision

manifeste parce que t'as ton rôle préliminaire, donc tu es capable de voir à

peu près les montants puis la... comment dire, la composition ou la teneur de

tes évaluations, ça fait que ça t'aide à prendre des décisions après. Après ça,

pour le 1196 de Gatineau, là, je ne pense pas qu'on est dans le même sujet en

ce moment, là. Donc, c'est ça. Puis c'est une demande généralisée des

municipalités.

Mme Nichols : OK. Parce que,

tu sais, dans les explications, là, ce qu'on dit, c'est que l'article, ça

introduit un nouvel

article à la

Loi sur la fiscalité municipale afin de

permettre à une municipalité de demander le dépôt d'un rôle préliminaire pour l'élaboration

ou la modification de secteurs. Moi, ce que j'ai compris, là, vous m'avez dit :

Bien, le rôle préliminaire, ce n'est pas nouveau, ça existe déjà. OK, mais ici

on vient dire «afin de permettre à une municipalité de demander le dépôt». Ça

fait que ça existait déjà, mais ici on leur donne la possibilité de le

demander. Mais, si ça existait déjà, pourquoi on leur donne cette

possibilité-là? Puis ça prévoit également l'obligation pour une municipalité

qui veut à établir ou modifier un secteur d'adopter une résolution d'intention.

Pour vrai, je ne comprends pas la mécanique, là, la mécanique autour de ça. Qu'est-ce

qui existait avant puis qu'est-ce que ça va changer? On... tu sais, il va quand

même falloir qu'ils fassent une résolution d'intention. Pourquoi?

Mme Guilbault : Bien, si ma collègue est d'accord, j'ai ma collègue ici qui

pourrait donner plus d'informations, justement, sur la mécanique, et tout ça.

Le Président (M. Schneeberger) : Oui.

Alors, j'ai besoin du consentement.

Mme Nichols : Oui,

consentement.

Le Président (M. Schneeberger) : Consentement.

Alors, veuillez vous nommer, avec nom et titre.

Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :

Oui. Bonjour, Erika Desjardins-Dufresne, je suis directrice générale de la

fiscalité et de la transition climatique aux Affares municipales.

Donc, effectivement, il existait déjà une

mécanique de demande de rôle préliminaire pour l'établissement de

sous-catégories d'immeubles. Donc, une municipalité qui souhaitait mettre en

place dans... via son nouveau rôle des sous-catégories, par exemple, non

résidentielles pouvait déjà le faire lorsque le projet de loi n° 39 a

été... a été fait. Et, dans la... on a introduit la notion de taux par secteur,

mais sans faire l'élément de concordance, c'est-à-dire de prévoir la même mécanique,

qui existe déjà pour les sous-catégories, de la permettre, exactement...

exactement la même, oui, pour les taux par secteur. Donc, ce n'est pas une

charge supplémentaire pour les municipalités, parce que c'est déjà un mécanisme

qui existe, c'est juste que les municipalités, dans ce cas-ci, vont pouvoir

dire si elles souhaitent, par exemple, également des secteurs au surplus des

sous-catégories ou juste des secteurs. Donc, ça deviendra... ça viendra à la

charge ou au choix de la municipalité de le faire. Donc, ce n'est pas une

charge supplémentaire.

Maintenant, pour la mécanique d'avant,

après, pour répondre à cette question... à ce volet-là, avant, dans le cas des

secteurs, on parle toujours de ça, les municipalités qui sont ce qu'on appelle

des OMRE, donc des organismes municipales qui sont responsables de l'évaluation,

essentiellement les grandes villes, là, pour résumer, et les MRC, bien, dans ce

cas-ci, les grandes villes avaient jusqu'au 15 septembre pour...

Mme Desjardins-Dufresne (Erika) : ...identifier

leurs secteurs de taxation. Les municipalités qui ne sont pas des organismes

responsables, donc les plus petites villes qui font affaire avec leur MRC, par

exemple, devaient l'identifier au 1er avril. Donc, ça, c'est ce que la loi

permettant... permettait, compte tenu du fait, comme je le disais, qu'on

n'avait pas établi ou oublié, en toute franchise, d'établir exactement la même

mécanique, là, que pour les sous-catégories. Donc, maintenant, après, en

rétablissant, disons, un élément qui est plus... un usage qui fait plus de

sens, bien, les OMRÉ, donc celles qui ont le pouvoir de faire l'évaluation vont

pouvoir émettre une résolution d'intention pour faire leur secteur d'ici le

15 septembre et... et celles qui ne le sont pas vont pouvoir émettre cette

intention-là au 1er avril, mais c'est une intention, c'est-à-dire qu'elles

viennent signifier à leur évaluateur qu'elles pensent possiblement faire des

secteurs, mais sans les établir clairement. Donc, ça leur laisse un délai

jusqu'au dépôt de rôle pour prendre connaissance du rôle et définir les

secteurs en fonction de la nouvelle réalité.

Mme Nichols : ...le rôle...

Merci. Merci, ça nous aide à comprendre... à comprendre, là, le fonctionnement

de cet article-là. Donc, la résolution d'intention, ça ne change rien, il y a

déjà... ils ont déjà des dates de prévues à dépendamment, là, de leur façon de

fonctionner, soit le 1er avril, ou je ne me souviens pas de l'autre date,

là, mais il y a déjà des dates de prévues auxquelles ils doivent déposer

leur... leur résolution d'intention s'ils veulent avoir un rôle préliminaire.

Puis le rôle préliminaire, là, à qui la municipalité demande d'avoir le rôle

préliminaire?

Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :

...évaluateur, donc à l'organisme responsable de l'évaluation, soit à la

MRC ou, dans le cas de la ville de Québec, bien, elle se le demande elle-même,

à vrai dire, parce que c'est un exemple, là, mais donc quand c'est des villes

MRC, là, il y a... quand c'est des villes responsables de l'évaluation, on

s'entend, c'est le même service, mais ce pour quoi on prévoit le 1er avril

pour les villes qui ne sont pas responsables de l'évaluation municipale, c'est

effectivement parce qu'elles doivent le demander à la MRC, par exemple, puis il

y a un délai qui est tout à fait requis, là, pour que l'évaluateur puisse

procéder.

Mme Nichols : Oui, ça fait

que ce n'est pas nécessairement nouveau, là, le rôle préliminaire, les

municipalités sont habituées de travailler avec le rôle préliminaire. OK.

Merci.

Le Président (M. Schneeberger) : Ça

va? Alors, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que l'article 27 est

adopté?

Des voix : ...

Le Président (M. Schneeberger) :

Adopté.

L'article 24, Mme la ministre.

Mme Guilbault : Merci, M. le Président.

Article 24 :

L'article 57.2 de la

Loi sur la fiscalité municipale est modifié dans le

deuxième alinéa :

1° par l'insertion après «résolution» de

«visée au premier alinéa de l'article 244.64.10.1;

2° par la suppression de «ou dans le cas

où un rôle préliminaire a été prévu conformément au premier alinéa de l'un ou

l'autre des articles 244.6.1.1 et 244.64.8.2, que s'il a reçu cette copie

au plus tard le 15 septembre suivant».

Et en explication, l'article 24 du

projet de loi modifierait l'article 57.2 de la

Loi sur la fiscalité

municipale afin d'obliger une municipalité qui n'a pas compétence en matière

d'évaluation à transmettre à l'organisme municipal responsable de l'évaluation

une résolution d'intention d'établir ou de modifier un secteur sur son

territoire avant le 1er avril, qui précède le début d'un nouveau rôle.

L'organisme pourrait néanmoins accepter de faire les inscriptions aux nouveaux

rôles si la résolution est reçue après cette date.

• (12 h 10) •

Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce

qu'il y a des questions? Députée de Mille-Îles.

Mme Dufour : Oui. Je voudrais

juste souligner que la ville de Québec, dans son mémoire, mentionnait qu'il

faudrait un délai ferme et obligatoire. Donc, ici, on laisse une ouverture à

une possibilité après le 1er avril. Bon, je ne sais pas si vous l'avez vu,

ce commentaire de la ville de Québec, et peut-être savoir comment vous l'avez

évalué, là.

Le Président (M. Schneeberger) : Madame...

Maître? Non. OK. Alors, Desjardins-Dufresne, allez-y.

Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :

Oui, effectivement, on a vu le commentaire de la ville. Il faut comprendre

que la ville est un des OMRÉ qui existent au Québec, il y en a plusieurs et,

dans le fond, elles ont toutes des réalités qui sont différentes, c'est-à-dire

que certaines MRC ou villes, agglomérations ici en l'occurrence, pourraient

juger qu'elle a tout à fait le temps de mettre en place les secteurs ou de

définir les secteurs après le premier... même si la demande arrive après le

1er avril. Donc, nous on impose un délai minimum, après quoi l'évaluateur

peut indiquer qu'il n'est pas en mesure de répondre à cette demande-là. Donc,

avant le 1er avril...

Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :

...une municipalité qui fait une demande, l'évaluateur est tenu d'établir les

secteurs et de le respecter. Après, il revient à l'OMRE décider si c'est

réaliste ou pas dans sa pratique. Donc, on pense que c'est préférable de

laisser cette flexibilité-là.

Une voix : Merci beaucoup.

Le Président (M. Schneeberger) :

Ça va? D'autres questions? Pas d'autre question. Alors, est-ce que

l'article 24 est adopté? Adopté.

Article 28.

Mme Guilbault :

Merci.

Article 28 :

L'article 244.64.11 de cette loi est

modifié :

1 : par le remplacement du premier

alinéa par le suivant : «La résolution établissant un secteur ou en

modifiant les délimitations doit être adoptée avant le dépôt du rôle qu'elle

vise et elle ne peut être modifiée ou abrogée après ce dépôt. Elle a effet aux

fins des exercices pour lesquels le rôle est dressé et elle conserve son effet

à l'égard des rôles subséquents tant qu'elle n'est pas modifiée ou abrogée.»;

2 : par le remplacement, dans le

deuxième alinéa, de « ou 71 » par « 71 ou 71.1 ».

En explication, l'article 28 du

projet de loi modifierait l'article 244.64.11 de la

Loi sur la fiscalité

municipale afin de permettre l'adoption d'une résolution pour établir ou

modifier les limites d'un secteur de taxation à tout moment avant le dépôt du

rôle définitif.

Le Président (M. Schneeberger) :

Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 28? Oui, députée de Mille-Îles.

Mme Dufour : Merci... merci,

M. le Président. On enlève finalement le « au plus tard le

15 septembre qui précède le premier des exercices ». Est-ce

que... c'est sensiblement, là... J'imagine qu'il y avait une raison pour ce

délai-là, ce 15 septembre. Ça fait que là, si je comprends bien, avec

l'adoption de l'article 28, on peut passer une résolution à peu près dans

le même conseil ou un conseil avant qu'on dépose le rôle. C'est à peu près ça.

Puis, tu sais, pour la résolution, pour établir des secteurs, là, je parle.

Mme Guilbault :

Oui.

Le Président (M. Schneeberger) :

Oui, Mme la ministre.

Mme Dufour : C'est ça... la résolution

qui établit les secteurs peut être adoptée avant le rôle. Mais on s'entend, ça

peut être dans le même conseil. Là, c'est un passe, puis l'autre passe après,

c'est avant le rôle.

Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :

Avant le dépôt du rôle officiel par l'évaluateur. Donc, dans le fond,

l'évaluateur va aviser le conseil du moment du dépôt du rôle. Puis,

effectivement, les secteurs définitifs, eux, doivent être adoptés avant, mais

ça peut être... il peut y avoir peu de temps...

Mme Dufour : C'est ça.

Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :

...effectivement, sauf qu'on s'entend, ça ne peut qu'être... que de définir des

secteurs, ils ne peuvent pas prévoir... une fois que la demande a été faite en

vertu du rôle préliminaire, entre le rôle préliminaire et le rôle définitif, la

municipalité ne peut pas avoir d'autres demandes, que venir dire : Je vais

définir... voici les secteurs que je définis. Donc, l'évaluateur s'est déjà

préparé, lui, à définir des secteurs. Donc, même s'il y a peu de temps, c'est moins

un enjeu puisqu'il y a... il s'est déjà préparé en conséquence.

Le Président (M. Schneeberger) :

Ça va?

Mme Dufour : Ça fait qu'il

faut que ce soit... tu sais, il faut que ce soit les mêmes que ce qu'il y a

dans le rôle, là, ce qui va être... la résolution qui établit des secteurs ou

un secteur, c'est exactement ce qui va se retrouver dans le rôle.

Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :

Exactement. Ils vont prendre les rôles demandés par la municipalité, ils vont

les inscrire dans le... dans le rôle final. Puis ça va durer trois ans, donc,

la durée du rôle.

Mme Dufour : C'est ça, mais on

s'entend qu'il l'a reçu déjà d'avance. Parce que si c'est avant, mais juste

avant, il faut qu'il ait travaillé avec cette information.

Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :

On s'entend que dans la pratique, là, les évaluateurs, ils travaillent en

continu avec les municipalités aussi, là. Donc, comme je le disais, de manière

générale, il y a une communication qui va se faire entre l'évaluateur et la

municipalité. Donc, il serait fort étonnant qu'on ait des situations qui n'ont

pas été discutées ensemble. Mais, comme je le disais, pour les secteurs, étant

donné que c'est des secteurs géographiques, là, donc il n'y a pas de nouvelle

catégorie à créer pour l'évaluateur, bien, c'est relativement simple, même

s'ils ont peu de temps pour le faire.

Mme Dufour : OK. Merci.

Le Président (M. Schneeberger) :

Ça va? Oui, députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Quand on dit

que, là, en effet, « aux fins des exercices pour lesquels le rôle est

dressé et elle conserve son effet à l'écart... à l'égard des rôles subséquents

tant qu'elle n'est pas modifiée ou abrogée », quand on parle, là, des

rôles subséquents, on parle des... parce que, là, on parlait, là, que c'est des

rôles triennals, là, c'est pour trois ans. Ça fait que, quand on parle ici des

rôles subséquents, on fait référence au dernier rôle en vigueur ou...

Mme Guilbault :

Oui. Bien, si mes collègues sont d'accord, on a notre collègue juriste qui

pourrait répondre.

Le Président (M. Schneeberger) :

Oui. Alors, M. le juriste, vous vous présentez par votre nom et titre.

M. Guindon (Thomas) : Bonjour.

Oui, Thomas Guindon, je suis avocat à la direction des affaires juridiques des

Affaires municipales. En fait, là, tout ce qu'on vient prévoir ici, c'est

que...

M. Guindon (Thomas) : ...les

secteurs qui ont été établis pour un rôle vont continuer à exister pour le rôle

triennal qui suit et pour les autres qui vont suivre par la suite, tant qu'il

n'y a pas de modification.

Mme Nichols : OK.

Le Président (M. Schneeberger) :

Ça va?

Mme Nichols : Oui, ça va,

merci.

Le Président (M. Schneeberger) : Pas

d'autre question? Est-ce que l'article 28 est adopté?

Des voix

: Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

Article 25, et je pense que l'article 25 a un... amendement. Ça se

peut si mon information est bonne? Oui. OK.

Mme Guilbault : Oui. Donc,

article 25 d'abord :

L'article 71.1 de cette loi — c'est-tu

correct — l'article 71.1 de cette loi est modifié par le

remplacement, dans ce qui précède, le paragraphe 1° du premier alinéa de «et

244.64.8.2» par «244.64. 8.2 et 264.64.11.»

Et donc je vais lire mon amendement.

Le Président (M. Schneeberger) :

Oui, il y a un amendement,

Des voix : ...

Mme Guilbault :

Ah! oui.

Le Président (M. Schneeberger) : ...qu'on

l'aie à l'écran, ça va être plus facile pour tout le monde.

Voilà, vous pouvez y aller, Mme la

ministre.

Mme Guilbault : Oui. Alors, l'amendement à l'article 25 :

Remplacer, dans l'article 25 du

projet de loi, «244.64.11» par «244,64.10.1.»

Cet amendement, à l'article 25 du

projet de loi, qui contient une erreur de renvoi.

Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce

qu'il y a des... des questions sur l'amendement?

Mme Nichols : Donc, on

comprend que... on comprend que c'est technique, là. Le renvoi n'était pas le

bon renvoi. Mais si vous voulez nous donner quelques secondes, on va aller

voir... on va aller consulter.

Le Président (M. Schneeberger) : Oui.

Alors, je suspends quelques instants.

(Suspension de la séance à 12 h 18)

(Reprise à 12 h 24)

Le Président (M. Schneeberger) : Alors,

nous reprenons les travaux. Alors, pour mesure de... d'une meilleure

compréhension de l'article et de son amendement, je laisserais peut-être Maître

Thomas Guindon, peut-être, expliquer, là, les détails du... de l'amendement.

M. Guindon (Thomas) : Merci,

M. le Président. En fait, c'est ça, l'amendement sert à corriger une coquille

dans l'article.

L'article référait à la résolution qui visait à déposer la

version finale des secteurs, mais il doit plutôt référer à la résolution d'intention

d'établir ou de modifier des secteurs.

Mme Nichols : Parfait. Bien,

pour ceux qui suivent les travaux, là, c'est à l'article 27, où on parle,

entre autres, là, d'établir ou modifier un secteur, d'adopter une résolution

d'intention. Puis il y avait un lien évidemment, là, avec... avec les délais...

avec... avec les délais. Donc, parfait. Merci. Merci d'avoir démêlé tout ça,

là. Ce n'était juste pas évident.

Le Président (M. Schneeberger) : Ça

va? Alors, on va mettre aux voix l'amendement. Est-ce que l'amendement de

l'article 25 est adopté? Adopté. Est-ce que l'article 25, tel qu'amendé,

est-ce qu'il y avait des questions? Ça va. Est-ce qu'il est adopté? Adopté.

Alors, nous en sommes maintenant à l'article 26.

Mme Guilbault : 26, M. le...

Le Président (M. Schneeberger) : Oui.

Mme Guilbault : Oui. Oui. OK. J'étais retournée à 27. C'est pour ça.

Parfait. Alors,

article 26 :

L'article 81 de cette loi est

modifié par l'insertion, dans le deuxième alinéa et après «d'autres taxes» de

«redevances».

En explication :

L'article 26 du

projet de loi modifierait le deuxième alinéa de l'article 81 de la

Loi sur

la fiscalité municipale afin de permettre...

Mme Guilbault :

...d'inclure au compte de taxes municipales les redevances réglementaires.

Actuellement, le compte de taxes municipales ne peut être utilisé que pour le

prélèvement de taxes ou de compensations municipales. Donc, on voudrait faire

en sorte, pour éviter des dédoublements de papier et de paperasse, de pouvoir

utiliser le même compte pour un autre type de prélèvement.

Le Président (M. Schneeberger) :

OK. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 26? Députée de Mille-Îles.

Mme Dufour : Oui, mais,

évidemment, ça change quand même la donne. Les redevances, lorsqu'elles sont

actuellement imposées, bien, c'est un paiement, disons, un «one shot». Là, on

parle de les étaler sur le compte de taxes, donc, on pourrait voir les

redevances s'étaler sur 25 ans, comme d'autres règlements d'emprunt. C'est

ce que je comprends, là. Ça va donner une latitude où c'est encadré autrement.

Puis je vais peut-être en profiter pour... Bien, en fait, non, je vais laisser

la question des redevances pour un autre moment.

Le Président (M. Schneeberger) :

Mme Dufour : Non, mais je n'ai

pas eu de réponse à ma question.

Mme Guilbault :

Oui, c'est ça, c'est qu'en fait...

Le Président (M. Schneeberger) :

Mme Guilbault :

Oui, merci, M. le Président. C'est que l'étalement des redevances, c'est dans

un autre article. Là, je veux juste m'assurer que j'ai la bonne référence, ce

serait donc l'article 2, le suivant, c'est ça. Alors, en fait, au prochain

article, le prochain

article répondra en

partie ou en totalité à la question de

ma collègue. Mais oui, on va permettre l'étalement.

Le Président (M. Schneeberger) :

Députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Oui, à

l'article 81, il y a la ville de Québec qui, dans son mémoire, proposait,

tu sais, proposait un amendement. Bon, en fait, ils faisaient une suggestion,

ça fait que je ne sais pas s'il y avait une ouverture de la ministre. J'ai une

idée de qu'est-ce que ça... qu'est-ce que ça peut impliquer, mais je me

demandais si vous aviez... si vous vous étiez fait une tête, ou si vous l'aviez

lu, ou s'il y avait une ouverture : «Avant le 1er mars du premier des

exercices pour laquelle est fait le rôle, le greffier de la municipalité locale

expédie ou rend disponible...» C'est ce que proposait, là, la ville de Québec,

d'ajouter «ou rend disponible un avis d'évaluation à toute personne». Je sais

que ça implique un niveau de responsabilité différent pour la ville, mais,

toutefois, il y a quand même une demande de la ville de Québec à cet effet-là.

Le Président (M. Schneeberger) :

Merci. Est ce qu'on a... Mme la ministre.

Mme Guilbault :

Oui, c'est ça. Bien, si je comprends bien, ma collègue fait référence à quand

la ville de Québec proposait d'envoyer par Internet le compte de taxes, plutôt

que par la poste. C'est ça?

Mme Nichols : Oui, bien, en

fait, bien, quand on leur a posé la question, eux, ils parlaient de le rendre

disponible d'une façon... d'une façon différente. Là, on avait... on avait

gratté un peu puis on avait... ils sont venus à spécifier, quand vous leur

avez... je pense que c'est vous qui leur avez posé la question, là, qui avait

spécifié un peu? C'est sûr qu'ici c'est un peu plus large, là, de la façon

qu'il le propose dans un amendement... ou rend disponible. «Rends disponible»,

c'est quand même large. Est-ce que vous avez regardé s'il y avait une

possibilité de le... justement, de le rendre disponible différemment ou vous

voulez, tu sais, exiger que ce soit... on reste dans la méthode? Puis ils

avaient fait, entre autres, allusion aux grèves des postes, là, comme, mettons,

Postes Canada, si ça donnait dans la... dans la période de l'année où on

expédie les comptes de taxes, c'est une problématique, c'est des retards pour

les municipalités. C'est des revenus importants pour les municipalités. Donc,

c'est pour ça que ça avait été proposé, «ou rend disponible ».

• (12 h 30) •

Alors, je demande à la ministre s'il y

avait eu une ouverture ou s'il y avait un plan B ou quelque chose d'autre

d'envisagé, si ce ne serait pas d'aller le voir sur le site Internet puis de le

consulter ou de le payer en ligne, en plus de l'expédier. Ça fait qu'il dit «ou

rend disponible », mais moi, j'aurais même proposé... c'est «et rend

disponible». Donc, si la personne veut aller le consulter en ligne puis le

payer en ligne, ça pourrait être quelque chose de... tu sais, on pourrait

commencer à introduire une façon de faire auprès du citoyen, d'aller le

consulter en ligne. Ça fait que peut-être qu'un jour on dira... bien, on n'aura

plus... on n'aura plus besoin de... le greffier de la municipalité n'aura plus

besoin de l'expédier, parce qu'elle l'expédier...

Le Président (M. Schneeberger) : Mme

la ministre.

Mme Guilbault : Oui, bien, c'est un bon point, que soulève ma collègue,

c'est vrai que la ville de Québec... Puis j'avais posé des questions là-dessus,

parce que, bon, le virage numérique, tous les paliers de gouvernement sont

là-dedans à différents niveaux, mais, en même temps, c'est qu'en ce moment

c'est possible pour une municipalité de rendre disponible pour le contribuable

la solution ou l'alternative de le recevoir par...

Haut de la page

12 h 30 (version non révisé

e) Mme Guilbault : ...courriel. Donc, un citoyen... mais ça dépend des villes.

Puis c'est sûr que ce n'est pas toutes les villes qui sont équipées avec les

mêmes ressources. Il y a possiblement des municipalités de plus petite taille

qui ont... En tout cas, d'ici l'année prochaine, ce ne sera plus le cas nulle

part au Québec, mais il y a peut-être encore des coins où l'Internet même ou

autres services de télécommunication pourraient être un enjeu. Alors, ce que

demandait la ville de Québec, c'était comme d'inverser, c'est de dire : On...

pas d'inverser, mais de dire : Une ville pourrait avoir le droit de n'offrir

de base que cette option-là, et ce serait aux citoyens de demander de continuer

d'avoir accès au téléphone, ou à la poste, ou, tu sais, en tout cas. Alors,

en ce qui me concerne, c'est un trop gros pas à franchir pour que ce soit dans

le cadre de ce projet de loi là. C'est sûr que c'est le genre de discussion qui

va revenir, parce qu'effectivement, comme me dit ma collègue, il y a la poste,

puis il y a, de toute façon, toute cette question-là des services en ligne,

mais je pense que ce serait trop gros, à ce stade-ci, de l'envisager, puis que

ce n'est pas toutes les municipalités qui seraient en mesure de répondre à...

pas cette obligation-là, mais, disons, à ce changement de paradigme là qui

serait très, très important, là. Puis c'est quand même le compte de taxes, ça

fait qu'un citoyen qui n'aurait pas accès à son compte de taxes en temps utile

ou à une modification de son compte de taxes ou... On comprend, là, les

sensibilités énormes que ça peut avoir quand ça vient jouer dans le

portefeuille des familles. Alors, je proposerais qu'on poursuivre la réflexion

dans le futur, en collaboration avec les villes, évidemment.

Mme Nichols : ...délai de

contestation aussi, là, un délai de contestation du compte de taxes qui

pourrait être affecté. Parfait, merci.

Mme Guilbault : Puis c'est tellement facile de ne pas recevoir le courriel,

de ne pas... Tu sais, dans les indésirables ou je ne sais trop, en tout cas, il

y a toutes sortes d'enjeux qui viennent avec ça, puis les comptes de taxes, c'est

tellement quelque chose de fondamental et d'important que je...

Mme Nichols : Oui, mais sans

le recevoir par courriel, là, ou on rend disponible, c'est-à-dire que... ça ne

veut pas dire que la municipalité l'envoie par courriel, ça veut dire qu'elle le

rend disponible sur son site.

Mme Guilbault : Oui, sur une plateforme sécurisée, par exemple...

Mme Nichols : C'est ça, sur

une plateforme de la...

Mme Guilbault : ...comme on fait, comme, par exemple, SAAQclic ou des choses

comme ça, là...

Mme Nichols : Ah! ça, oui,

ça, ce n'est pas....

Mme Guilbault : ...pour ne pas le nommer, là, mais c'est pour ça que, tu

sais, je pense qu'on voit tous l'ampleur du défi que ça peut poser. Donc, moi

je propose qu'on poursuivre la réflexion puis qu'on y aille étape par étape.

Le Président (M. Schneeberger) : Députée

de Sherbrooke, après ça, je vais aller à la députée de Mille-Îles.

Mme Labrie : Merci, M. le

Président. Bien, je comprends ce que la ministre dit, puis je pense que l'esprit

de la demande de Québec, ce n'est pas nécessairement de... Eux autres, ils ont

dit : En ce moment, il y a... Ils nous demandaient que, par défaut, ça

puisse être en ligne puis qu'il y ait une demande de la part des citoyens de le

recevoir autrement. Ils ne demandaient pas nécessairement que ce soit pour

toutes les municipalités. Puis je pense que l'enjeu, ce n'est pas

nécessairement : Est-ce que la ministre devrait mettre, dans son projet de

loi, que, pour toutes les municipalités, par défaut, de base, ce soit en ligne puis

qu'il y ait un «opting in» offert aux citoyens? Mais on pourrait quand même

permettre aux municipalités qui sont prêtes, qui ont déjà une infrastructure

numérique, de le faire sans que ça devienne une obligation que, de base, des

services soient en ligne. On pourrait permettre aux municipalités, celles qui

le souhaitent, de choisir que, de base, ce soit en ligne, puis, après ça, c'est

une décision qui leur revient, si elles sont prêtes ou pas, selon leur

territoire, s'adapter ou pas. Il me semble que ça devrait leur revenir. Mais il

y en a qui sont prêtes puis qui ont déjà l'infrastructure pour ça puis qui nous

disent : Bien, nous, ça nous générerait des économies de considérer que,

de base, c'est en ligne puis qu'après ça les gens peuvent «opting in» pour une

version papier.

En tout cas, c'est pour ça que je ne

comprends pas la réponse de la ministre dans le sens où c'est vrai que ce n'est

pas toutes les municipalités qui sont prêtes pour ça, ils n'ont pas toute l'infrastructure

pour ça, OK, mais il y en a qui sont prêtes. Ça fait que l'idée, ce n'est pas

de l'imposer unilatéralement à tout le monde, le changement de pratique, mais, s'il

y en a qui sont prêtes, puis qui veulent le faire, puis qui considèrent que ce

serait des économies pour elles de procéder comme ça, parce que la majorité de

la population s'en tiendra à la version numérique, probablement, pourquoi on ne

leur permettrait pas? Parce qu'en ce moment elles sont empêchées de choisir

cette formule-là, moi, c'est ça que j'ai compris.

Le Président (M. Schneeberger) :

Oui, Mme la ministre.

Mme Guilbault :

Bien, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas s empêchés, comme on dit, ils peuvent

rendre l'option disponible pour le citoyen, mais le citoyen doit la choisir.

C'est que...

Mme Labrie : Ils sont empêchés

de mettre par défaut la version électronique en premier.

Mme Guilbault :

Oui, c'est ça. Oui, mais... Bien, premièrement, tu sais, il y a un contribuable

de la ville de Québec, pourquoi il aurait accès à un service différent? Tu

sais, je comprends l'idée puis, effectivement, il y a des villes qui sont peut-être

prêtes, d'autres qui le sont moins, mais je pense que ça nécessite une

consultation. La ville de Québec est venue nous dire ça, mais est-ce qu'il y a

une consultation qui a été... qui a été faite auprès des 600 000 citoyens

de la ville? Est-ce que c'est quelque chose... Tu sais, quand la députée dit :

Ils peuvent avoir accès par défaut, puis la majorité vont se rabattre sur les

services en ligne, je suis bien placée pour savoir...

Mme Guilbault : ...voir l'effet que ça a fait quand un citoyen a eu de la

misère à avoir accès à son renouvellement de permis de conduire, quand on lui

disait pourtant : C'est simple, tu as juste à t'inscrire avec ton numéro,

puis à créer ton compte, puis accéder à ta facture ou à ton déremisage de

roulotte, et là je vous passe toute la... tous les exemples qu'on a eus de

problèmes. Et pourtant il existait quand même l'alternative d'aller dans le

centre de service, mais là, évidemment, bon...

Alors, je prends l'exemple de SAAQclic,

mais je pourrais prendre... Tu sais, il y en a au fédéral aussi, des exemples,

aussi, de virage numérique. Ça fait que c'est... c'est très complexe, et je ne

pense pas qu'on soit prêts en ce moment à prendre une décision, même si c'est

juste pour une ville, parce que, veux veux pas, ça ouvre une porte, et moi, je

préférerais m'assurer qu'on a la confirmation que les citoyens contribuables de

la ville sont confortables avec la chose avant de prendre une telle décision.

Mme Labrie : Moi, je

comprends ce que la ministre dit. Puis, si j'étais élue dans une municipalité,

je préférerais aussi, avant que la municipalité prenne cette décision-là, qu'elle

prenne le temps de consulter les citoyens puis de vérifier si c'est... si la

ville est prête puis si c'est une décision qui est appropriée. Ce que je dis,

c'est : Ça ne revient pas à nous, il me semble, de décider ça à la place

des municipalités. On pourrait permettre, dans la loi, la possibilité pour une

ville de prendre cette décision-là. Puis, en ce moment, ils n'ont pas le droit.

Même s'ils décidaient de consulter puis que la vaste majorité de la population

est prête puis que leur système informatique est prêt, ils n'ont pas le droit

de décider de mettre par défaut la version en ligne et de créer un «opting in»

pour la version papier, ils n'ont pas le... ils n'ont pas le droit.

Moi, ce que je dis, c'est : On

n'impose pas ça, mais on peut créer la possibilité, dans la loi, d'une ville

qui déciderait de faire ça. Puis, évidemment, on souhaite que, s'ils le font,

ils le font quand ils sont prêts, quand ils ont consulté, puis tout ça, ça...

mais ça, ça leur appartient. Ce n'est pas... Ce n'est pas aux législateurs ici

de décider ça, quand la ville est prête ou pas puis si c'est opportun pour la

ville de prendre cette décision-là, mais on peut quand même créer la

possibilité de le faire. On fait ça souvent, donner un droit à une

municipalité, c'est un peu ça que je dis. Après ça, s'ils sont prêts cette

année ou dans cinq ans à faire ça, ils le feront bien quand ils seront prêts

puis chacune à leur rythme. Mais, en ce moment, les règles dans la loi

empêchent de faire ça. Ça fait qu'on... Ça ne coûte rien, là, de juste créer la

possibilité pour que, quand une ville décidera de procéder, elle puisse le

faire.

Mme Guilbault : Oui. Bien, encore une fois, moi, je ne suis pas en train de

dire que ça ne se fera jamais, là. Ce que je dis, c'est qu'on peut poursuivre

cette réflexion-là avec la ville de Québec ou avec d'autres municipalités qui

pourraient être intéressées par la chose. Tu sais, des projets de loi

municipaux, il y en a à toutes les saisons, là. Donc, il y aura d'autres

occasions d'aller vers ça. Mais actuellement, moi, personnellement, comme

ministre des Affaires municipales, ce n'est même pas quelque chose qu'un élu a

porté à ma connaissance. C'est sûr que je viens d'arriver, là. Mais tu sais, à

part la ville de Québec, qui, d'ailleurs... dont, d'ailleurs, la voix n'était

pas portée par un élu, c'est quand même le DG de la ville. Alors donc, c'est

sûr qu'au minimum, il faudrait qu'il y ait une discussion avec le futur maire

de Québec. Je veux dire, c'est des choses, je pense, qui méritent d'être

discutées de façon plus approfondie. Mais encore une fois, on est tous

d'accord, là, il faut aller vers le virage numérique, mais il faut juste le

faire convenablement puis en discuter préalablement avec les interlocuteurs

appropriés puis surtout consulter les gens qui vont être visés, en l'occurrence

les contribuables.

Mme Labrie : On est d'accord

qu'il faut consulter, c'est juste, à mon sens, ça revient aux municipalités de

consulter pour ça, ça revient... ce n'est pas Québec qui devrait consulter pour

savoir si, partout au Québec, les gens sont prêts à aller chez le municipal de

faire ça. Moi, je voudrais juste... Je trouve ça dommage qu'on ne saisisse pas

l'opportunité de créer la possibilité pour les villes de le faire quand elles

sont prêtes, puis ça leur revient de consulter puis de décider quand, là, ce

n'est pas à nous de faire ça.

Mme Guilbault : Oui, bien, encore une fois, si le maire de Québec est

personnellement intéressé à aller vers là, il aura l'occasion de nous le dire

après le 2 novembre puis on pourra poursuivre les discussions.

Mme Labrie : Parfait.

• (12 h 40) •

Le Président (M. Schneeberger) :

Ça va? Est-ce qu'il y avait d'autres... Députée de Mille-Îles.

Mme Dufour : Oui. Bien, je

voulais juste rappeler que ce n'est pas juste la question : Est-ce que les

villes sont prêtes à faire le virage? Mais c'est aussi les citoyens, est-ce

qu'ils sont en mesure de faire le virage? Même un «opting in» peut être

difficile pour une certaine frange de la population, on l'a vu dans d'autres

cas, et je rappellerai que les contribuables, parfois, ont des propriétés à

bien des municipalités dans plusieurs municipalités à leur faire le suivi de

plusieurs municipalités. Ce n'est peut-être pas si simple que ça. Donc, de

recevoir un papier par la poste, bien, c'est un rappel qui est nécessaire parce

qu'il y a quand même un risque immense quand on ne paie pas nos taxes

municipales, c'est de perdre notre propriété, ce n'est pas rien. Donc, avant de

bouger là-dessus, ça prend effectivement une très grande réflexion et une

consultation de toutes les parties prenantes, incluant ceux qui... qu'on

n'entend généralement pas. Voilà. Merci.

Le Président (M. Schneeberger) : Députée

de Vaudreuil.

Mme Nichols : Merci, M. le

Président. Le projet de loi va bien, je vais me permettre de faire une petite

tranche de vie. La municipalité où j'étais mairesse, à

Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, on avait des compteurs d'eau, puis la lecture du

compteur d'eau, bien...

Mme Nichols : ...vous le

savez, c'est... c'est une taxe, là. Puis on ne le faisait pas. Il n'y avait pas

de papier qui était envoyé, là. Donc, à chaque année, on mettait aux entrées de

la ville puis on envoyait des... des courriels, des rappels en disant :

Bien, vous avez jusqu'à telle date pour envoyer votre... votre... la lecture de

votre compteur d'eau à la ville. Et ça se faisait. Soit que les gens venaient à

l'hôtel de ville avec puis ils nous montraient, ils nous donnaient la lecture

de leur compteur d'eau. Si ce n'était pas la bonne, l'année d'après, ils

payaient plus cher. Mais, en fait, ils venaient à la ville ou ils l'envoyaient

par courriel. Puis honnêtement, ça fonctionnait super bien, là.

Ça fait que je fais juste dire que, tu

sais, oui... tu sais, oui, il y a une... il y a des habitudes pour les

citoyens, là, à prendre, à cet effet-là, puis il y a des responsabilités pour

les municipalités aussi de l'afficher. Mais c'est sûr que, tu sais, on ne

coupait pas l'eau parce qu'il n'avait pas envoyé de... sa lecture de compteurs

d'eau. C'est juste que, tu sais, si on n'avait pas sa lecture de compteur

d'eau, s'il y avait une transaction sur la maison ou quoi que ce soit, il y

avait des incidences. Mais... Mais, mon point, c'était à l'effet que, tu sais, le

citoyen, il le sait, là, que, dans sa maison, il y a un compteur d'eau. Le

citoyen, il le sait qu'une fois par année il faut qu'il paie son compte de

taxes puis que, s'il ne le paie pas, bien, il va être dans les avis de défaut

de paiement, soit dans La Presse le samedi ou dans le... j'allais dire journal

local, mais... chez nous, on n'en a plus.

Ça fait que, bien... bien, j'avais... je

voulais juste vous dire que ça fonctionne aussi. Ça fonctionne bien. Mais je

suis... je suis... je suis d'accord en

partie avec la ministre, là, à l'effet

que, tu sais, ça appartient aux villes de le faire. Puis il faut... tu sais, il

faut... il faut donner cette latitude-là. Mais, oui, c'est un gros morceau.

C'est un gros morceau. Ce n'est pas toutes les municipalités qui sont capables

de le faire. Mais je vous le dis que, dans des plus petites municipalités de 12

000, 12 000 habitants, ça se fait pour des lectures de compteurs d'eau, donc ça

doit... À un moment donné, il va falloir quand même arriver là. On en fait beaucoup,

des projets de loi, en municipal. Ça fait que peut-être que, d'ici la fin de...

d'ici... d'ici la fin, on en arrive... on en arrivera là... de la présente

législature, évidemment, là, mais on en arrivera à cette... cette ouverture-là,

où, en fait, on pourra consulter. Sûrement que la FQM puis l'UMQ écoutent, là,

ça fait qu'ils pourront déjà commencer à consulter leurs membres, à savoir si

ça ne serait pas une ouverture.

Parce qu'on le voit, là, la problématique.

Vous le savez, là, on est en... il y a une campagne électorale... il y a des

élections municipales, puis juste, là, les distribuer, les cartons de rappel,

d'aller visiter... d'aller vérifier si vous êtes ou pas sur la liste

électorale, c'est problématique, à cause de la grève de Postes Canada. Donc,

c'est des organismes... des fois, c'est des... je le vois passer, là, sur les

réseaux sociaux, c'est des scouts ou des organismes des régions qui vont

distribuer, là, les cartons, porte à porte, dans les... dans les résidences. Ça

fait qu'il... je pense qu'on n'aura pas le choix, je pense que ça va... à un

moment donné on va frapper un mur, puis il va falloir prévoir d'autres méthodes

que la livraison par courrier. Puis là, Postes Canada ou les employés de Postes

Canada, envoyez-moi pas des messages pour me dire que je... Pas en train de

dire que vous êtes inutiles, ce n'est pas ça que je dis, mais, je veux dire, tu

sais, il y a des imprévus qui sont quand même assez... L'année passée, la...

Postes Canada était en grève dans le temps des fêtes. Il y en a qui ont reçu

nos cartes de Noël au mois de février... C'est une carte de Noël, ce n'est

quand même pas un compte de taxes, là. Mais je dis qu'à un moment donné il va

falloir... il va falloir sérieusement y penser.

Mais je comprends... je comprends le

malaise, là, de... Tu sais, on n'a pas consulté. Il faut consulter les

municipalités, les fédérations, les regroupements, et surtout, voir l'ouverture

des citoyens à cet effet-là. Mais on va y arriver.

Mme Guilbault : Oui, bien, juste en complément, parce qu'effectivement ma

collègue a des propos très pertinents, c'est sûr que les syndicats, ils se

mettent en grève au moment où ça a le plus d'effet. Ça fait qu'à Noël il y a

une élection... Peut-être qu'ils le feront aux envois des prochains comptes

municipaux. Je suis d'accord qu'il faut s'affranchir de notre dépendance à des

décisions syndicales. Et, dans le régime actuel, une ville, puis je le réitère,

peut offrir l'option. Donc, dans cette mouvance-là... Parce qu'on est tous

d'accord qu'il va falloir un jour aller vers là et qu'il faut le faire comme il

faut. Mais, actuellement, puis surtout une ville comme Québec qui, tu sais, est

très organisée avec beaucoup de ressources, ou d'autres villes peuvent quand

même commencer... Tu sais, le message, on peut commencer à le... Tu sais, on le

fait d'ailleurs ici aujourd'hui, mais on peut commencer aussi à le passer ou à

le nommer publiquement, c'est-à-dire qu'aux contribuables, un jour, il va

falloir aller vers là.

Donc, si vous voulez, graduellement,

vous-mêmes, prendre l'option de recevoir par courriel votre votre compte de

taxes, par exemple à la ville de Québec, bien, prenons... Ça ne vous empêche

pas de développer tout de suite cette habitude-là avant que, peut-être, un

jour, ça devienne la norme ou l'obligation, parce que ça te place toi, comme

contribuable... Nous, on en a, on en reçoit un compte de taxes, donc, alors...

Bien, moi-même, je n'ai pas pris cette option-là. Je ne sais pas si notre maire

de Saint-Aug a ces idées-là en tête, on le fera revenir pour nous en parler...

Mme Guilbault : ...mais... mais donc... alors, tu sais... Ça fait que...

bien, ça fait que je suis d'accord, tu sais. Puis il y a peut-être une occasion

quand même, graduellement, d'aller vers là sans que ce soit tout de suite, sans

qu'on donne tout de suite la possibilité que ça devienne la... par défaut, mais

que les gens développent l'habitude de prendre les alternatives en ligne quand

elles sont disponibles. Je pense que ça, ça participe d'une mouvance qui s'impose

à nous par... pour diverses raisons, notamment syndicales.

Le Président (M. Schneeberger) : D'autres...

Ça va?

Mme Nichols : ...

Le Président (M. Schneeberger) : Oui.

Alors, nous en sommes toujours à l'article 26. Alors, s'il n'y a pas

d'autre question, est-ce que l'article 26 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.

Article 2.

Mme Guilbault : Oui.

Article 2 :

L'article 145.22 de cette

loi est modifié par l'insertion, après le troisième alinéa, du suivant :

«Le règlement peut prévoir que

l'obligation de payer la contribution visée au paragraphe 2° ou 3° du premier

alinéa de l'article 145.21 peut être remplie par la prise d'un engagement

du requérant de payer la contribution. Dans ce cas, le règlement doit également

prévoir, à l'égard de cet engagement, les modalités de paiement de la

contribution par le titulaire du permis ou du certificat. Il peut également

prévoir les garanties financières exigées du titulaire, l'intérêt payable sur

un versement exigible et la pénalité ouvrables en cas de défaut de paiement

d'un versement.»

En explication :

L'article 2 du

projet de loi modifierait l'article 145.22 de la

Loi sur l'aménagement et

l'urbanisme afin de permettre à toute municipalité qui exige une redevance de

développement de délivrer un permis ou un certificat avant le paiement de cette

redevance, à la condition que le demandeur signe un engagement de la payer. La

municipalité pourrait, par règlement, prévoir le contenu de cet engagement de

paiement en y incluant, notamment, le paiement d'intérêts de pénalités et

l'obligation de fournir des garanties financières.

Donc, c'est l'article dont on a parlé tout

à l'heure, là, qui permet l'étalement, parce qu'actuellement ça peut devenir un

enjeu ou, en tout cas, un frein de devoir débourser cet argent-là, comme le

disait la collègue de Mille-Îles, «one shot». Donc, c'est une façon d'arriver

au même résultat, mais en permettant des accommodements qui font

partie de tout

ce qu'on veut mettre en place pour favoriser les projets.

Le Président (M. Schneeberger) : Merci.

Est-ce qu'il y avait des questions sur l'article 2. Députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Oui. Merci, M.

le Président. Oui, on a des municipalités qui sont venues... en fait, il y a la

ville de Gatineau puis il y a l'UMQ, là, qui ont fait entre autres référence à

l'article 2 dans... en lien avec les redevances de développement. Je

pense, c'est la quatrième recommandation de la ville de Gatineau qui suggérait

de modifier l'article 2 du projet de loi n° 104 pour ajouter un

alinéa qui permettrait qu'une contribution non payée soit assimilable à une

taxe foncière. Donc, oui... Donc, tu sais, pour eux, ça leur permettrait de...

puis ils sont... ils l'ont expliqué, à, en commission parlementaire, là, ça

leur permettrait, là, de récupérer, là, de récupérer les montants. Est-ce que

ça a été... Est-ce que cette recommandation par la ville de Gatineau a été

tenue en compte par la ministre?

Des voix : ...

Le Président (M. Schneeberger) : Je

pense que... je pense qu'ils ont des discussions. Je ne sais pas, d'après

moi... je ne sais pas si vous avez compris la question de...

Mme Guilbault : Oui, oui, oui, je l'ai compris.

Le Président (M. Schneeberger) : Oui,

vous l'avez compris. Parfait. Alors, si vous voulez répondre, il n'y a pas de

problème, Mme la ministre.

Mme Guilbault : Oui. Bien, c'est ça. On avait eu cette discussion-là puis

on avait entre autres invoqué... je voulais valider, là, mon souvenir de ce

qu'on avait dit, mais que ça ne devienne pas une taxe puis une charge dans une

future transaction. Mais aussi, surtout, c'est ça, j'ai validé ça avec ma

collègue, il y a quand même des mécanismes qui sont en place en cas de non-paiement,

tu sais, comme, la ville peut aller chercher des garanties financières, on a

parlé entre autres de chèques certifiés, on peut mettre des amendes, donc des

pénalités à défaut de paiement, puis c'est sûr qu'ultimement on peut toujours

poursuivre.

• (12 h 50) •

Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce

que ça répond à la question? Députée de Vaufreuil.

Mme Nichols : Oui. Donc...

Bien, en fait, ce que je comprends de la réponse de la ministre, c'est qu'il y

aurait d'autres mécanismes qui leur permettraient... qui permettraient aux

villes... aux villes, c'est ça, aux villes de recouvrir les sommes, que ce

n'est pas nécessairement la bonne voie, via la taxe foncière pour y arriver.

C'est ce que je comprends?

Mme Guilbault : Oui. Oui, oui. Non, c'est ça, exactement. Mais mon collègue

me disait... Tu sais, ultimement, on peut faire cesser des travaux, tu sais,

comme... parce que c'est la municipalité qui donne les permis. Ça fait que,

même ultimement, elle peut faire cesser des travaux le cas échéant. Mais là, en

tout cas, il faut juste voir à partir de quel moment les redevances commencent

à être payées, peut-être que c'est après la construction. Mais il y a une

panoplie de moyens à leur disposition, selon.

Mme Nichols : ...qu'ils nous

en ont parlé en commission parlementaire puis ils disaient que c'est... ils

courent...

Mme Nichols : ...après... après

les redevances, là, après... après lesdits travaux, puis que pour eux ça

pourrait être une façon, là, d'alléger, une façon plus facile pour eux autres

de recouvrer les montants. Ce n'était pas... ce n'était pas tant pendant, ils

parlaient plus qu'après pour eux autres la difficulté d'aller... de récupérer

les sommes était un défi, un défi parfois énorme, puis c'est pour ça qu'ils

voudraient que... ils voudraient... ils voudraient que ça fasse

partie de la

taxe foncière. Ça fait qu'évidemment je que, tu sais, légalement, les droits...

les... les droits seraient élargis, ou du moins il faut trouver une façon pour

faire rentrer ça dans de la taxe foncière.

Mme Guilbault :

Oui, c'est ça. Bien, je suis en train de valider. Bien, c'est ça, cette

demande-là, elle provient de municipalités. Puis c'est sûr que je comprends ce

que la collègue veut dire, là, ultimement, il n'y a rien de parfait puis

ultimement, on peut toujours... tu sais, il y a toujours des situations où il y

aura des enjeux, mais dans la balance des inconvénients, moi, ça m'apparaît une

solution, encore une fois, de gros bon sens pour favoriser la construction de

projets, les projets de construction, plutôt.

Mme Nichols : Bien, c'est...

En fait, c'est... cette redevance-là, là, ne pourrait pas rentrer dans le...

parce que c'est... les redevances, c'est un montant... c'est un montant qui va

être dû à la fin. Ça fait que... est-ce qu'on ne peut pas le prévoir? Parce que

j'imagine, là, que dans sa... ça rentre dans la définition légale, là, où ça

joue... ça doit jouer beaucoup dans le légal, au niveau de la taxe foncière,

là, qu'est-ce qui est compris dans la taxe foncière? Ça fait que... est-ce

qu'on peut...

Une voix : ...

Mme Nichols : Oui, c'est ça.

Mais est-ce qu'on ne pourrait pas juste rajouter, là, que la taxe foncière, tu

sais, comprend... peut comprendre toute redevance due à la fin des travaux?

Mme Guilbault :

mes collègues, là...

Mme Nichols : Parce que c'est

légal, là.

Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :

L'enjeu avec... on comprend bien... Excusez-moi, M. le Président.

Le Président (M. Schneeberger) :

Oui. Alors, Mme Desjardins-Dufresne... parce que... juste pour savoir qui, qui

va parler. Tout le monde se regarde. Ce n'est pas évident de suivre.

Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :

Merci, M. le Président. Oui, la... on a bien compris la proposition de la ville

de Gatineau. Ce qu'elle sous-tend néanmoins, c'est le fait que si on assimile

la redevance de développement à une taxe foncière, ça revient à dire que c'est

l'acheteur qui deviendrait responsable de la redevance plutôt que le promoteur.

Et on se rappelle qu'un citoyen ne paie pas ses taxes foncières, comme il a été

discuté tout à l'heure, il y a la possibilité pour la municipalité de saisir ou

de faire ce qu'on appelle une vente pour taxe. On pense que ce n'est pas ça,

l'objectif ici. Si la redevance n'est pas payée, la municipalité doit se

tourner vers le promoteur. C'est lui qui est responsable de payer la redevance.

Donc, en assimilant à une taxe foncière, on vient créer de... un effet

collatéral qui ne nous semble pas souhaitable parce qu'on vient remettre la

responsabilité potentiellement à l'acheteur de payer la redevance ou la

municipalité pourrait se retourner vers l'acheteur si le promoteur n'a pas payé

la redevance. Donc, c'est pour ça que ça n'a pas été concédé.

Le Président (M. Schneeberger) :

Ça va?

Mme Nichols : Oui, oui. Bien,

oui, ça va, je comprends. Tu sais, je comprends. Je comprends bien l'enjeu,

mais il reste qu'à la fin, juste, tu sais, c'est quand même l'acheteur qui va

la payer, la redevance, là, elle va juste être dans, mettons, le coût d'achat.

Elle ne sera pas dans la taxe foncière, mais elle va être... elle va... elle va

se retrouver ailleurs. Puis c'est quand même l'acheteur, là, qui va... qui va

la payer, la redevance, mais...

Mme Desjardins-Dufresne (Erika) :

...au promoteur, le promoteur le paie à la municipalité.

Mme Nichols : C'est ça, c'est

ça, ça fait que... À la fin, ça revient à la même chose, là, c'est la même

personne qui va payer. Mais je comprends qu'il n'y aura pas d'interlocuteur,

là, disons, entre les deux puis la ville... la ville ne sera pas

l'interlocuteur ou le passeur ou... Mais oui, je comprends. Je comprends où on

s'en va. Merci.

Le Président (M. Schneeberger) :

Ça va? Alors, oui députée de Mille-Îles.

Mme Dufour : Oui. Merci, M. le

Président. L'Institut du développement urbain du Québec nous mentionnait...

nous faisait une demande similaire, mais pour ce qui est des redevances liées à

l'ARTM, dans le fond, les... tout ce qui est sur le long du REM, par exemple,

ou la ligne bleue éventuellement. Donc, ce qui semble... Et là, ce que je me

demandais, c'est : Est-ce que cet amendement-là... ce changement-là,

l'article deux, permettrait de répondre à la demande de l'IDU, parce qu'ils

font... Il y a une... Comment dire? Ils proposent un amendement qui est

sensiblement le même texte qu'on trouve ici, mais ici ça fait référence à

l'ARTM, précisément. Et ils disent, c'est ça, que les... ce sont les

municipalités qui sont... Et là, je pense que mon ordinateur... ah non! OK,

c'est bon, qui sont responsables. Ce sont les municipalités qui sont

responsables de prélever...

Mme Dufour : ...la redevance

pour les... la société de transport, là, pour l'ARTM. Donc, je veux juste comprendre

si ça répond à leur... à leur demande de changement. C'est à la page 8 de leur

mémoire.

Le Président (M. Schneeberger) : Avez-vous

besoin qu'on suspende ou...

Mme Guilbault : Bien, c'est parce que, là, je suis en train de le lire, là,

je veux juste voir.

Mme Dufour : ...proposent une

modification à la

loi sur la...

Mme Guilbault : Bien, ils viennent caper, minimum trois ans, mais maximum

sept ans. C'est ça, la nouveauté? Juste savoir.

Mme Dufour : Oui, bien, en

fait, ce qu'ils disent, c'est qu'eux autres, ils voudraient qu'il y ait une

possibilité d'étalement, mais ils viennent modifier la

Loi sur l'Autorité

régionale de transport métropolitain, ce que le projet de loi ne touche pas du

tout, à ma connaissance, là, mais c'est sensiblement de permettre, justement,

un étalement de cette contribution financière.

Mme Guilbault : Ça, c'est les redevances de l'ARTM...

Mme Dufour : Oui, mais ce

qu'ils demandent, c'est de pouvoir les étaler de la même façon que c'est

proposé ici, là, à l'article 2, là.

Mme Guilbault : ...en tout cas, là, effectivement, ce n'est pas dans le

projet de loi. Il faudrait l'évaluer, là, l'ARTM, si... parce que la loi, la

loi de...

Mme Dufour : Parce qu'ils

disent... ils disent : Les redevances du transport collectif sont

principalement perçues par les municipalités pour les organismes de transport.

Donc, si c'est le cas, est-ce qu'à ce moment-là l'article ici, 2, répond à

cette demande? Parce que c'est sensiblement le même texte qu'ils proposent,

mais eux l'insèrent dans la

Loi sur l'Autorité régionale de transport

métropolitain. Mais ce qu'ils veulent, c'est ça, c'est qu'il y ait une

possibilité d'étalement de cette redevance-là.

Mme Guilbault : Bien, c'est ça, là, selon ce que je comprends, ce serait,

dans le fond, de donner à l'ARTM la même... la même modification qu'on donne

pour les municipalités, mais là, il faudrait l'évaluer parce que la

loi sur

l'ARTM n'est pas sous ma responsabilité. Donc, il faudrait juste le... en

discuter.

Mme Dufour : Bien, j'essaie

juste de comprendre la mécanique, parce qu'eux, ils disent... Puis là, moi, je

vous avoue que ces redevances-là à la ville de Laval sont arrivées après que

j'aie quitté, mais quand? Quand on parle des... redevances de transport

collectif sont principalement perçues par les municipalités pour l'ARTM, est-ce

que, tu sais, c'est fait de la même façon que les redevances des municipalités

d'autres types ou c'est vraiment, c'est comme... ils repassent la facture de

l'ARTM, là? C'est... Comment... comment ça s'opère quand c'est la municipalité

que le perçoit pour l'ARTM? C'est-tu une facture? C'est-tu...

Mme Guilbault : Bien c'est que.. Bien, c'est parce qu'ultimement, là, on

parle pour des projets de transport, le... des projets de transport, puis,

ultimement, ces redevances-là vont contribuer au financement du projet de

transport. Donc, ça retourne...

Mme Dufour : Pas

nécessairement, là. Le projet... La redevance va... continue d'exister, va

continuer d'exister même quand le projet de transport va être construit,

donc...

Mme Guilbault : ...modifié, là. Moi, ce que j'introduis dans mon projet de

loi no 61, là, la possibilité de faire du développement immobilier sur les

infras de transport collectif, entre autres, pour aller chercher des nouveaux

revenus à réinvestir dans le transport collectif... Donc, ces redevances-là,

vont venir financer le projet puis vont venir financer, mais les budgets sont

centralisés à l'ARTM, là, tu sais, à cause du fonctionnement particulier de...

Mme Dufour : Ça fait que, là,

l'ARTM envoie, finalement, la facture à la municipalité pour un promoteur x,

qui, lui, reçoit la facture de la municipalité qui perçoit et qui retourne à l'ARTM.

C'est sensiblement le mécanisme?

Mme Guilbault :

Bien là, la mécanique fine... J'imagine, oui. On va juste revalider pour être

sûr.

Le Président (M. Schneeberger) :

Regardez, peut-être que...

Mme Guilbault :

Oui, c'est ça. Je suis pas mal sûre que c'est ça, mais on va le valider vu que

c'est transport.

Le Président (M. Schneeberger) :

Oui, puis étant donné l'heure, nous allons suspendre les travaux jusqu'à

15 heures, puis nous pourrions revenir, par la suite, avec des... en tout

cas, de chaque côté, vous pouvez regarder ce que vous pouvez proposer. Merci

beaucoup.

(Suspension de la séance à 13 heures)

Haut de la page

15 h (version non révisée)

(Reprise à 15 h 27)

Le Président (M. Schneeberger) :

Alors, bonne après-midi à tous. La commission reprend ses travaux. Je vous

rappelle que l'aménagement du territoire poursuit l'étude détaillée du projet

de loi n° 104, Loi modifiant diverses dispositions afin de notamment

donner suite à certaines demandes du milieu municipal. Alors, à la suspension

avant... pour l'heure du dîner, on était à l'article n° 2.

Je ne pense pas qu'il y avait d'autres questions sur l'article n° 2, ou il y avait d'autres questions, députée de Vaudreuil?

Mme Nichols : Non. Non, M.

le Président, il n'y avait pas d'autre question, mais on était en attente de

précisions suite aux questions de la députée des Mille-Îles.

Le Président (M. Schneeberger) :

Oui. Puis je pense que la ministre s'engage à fournir les précisions, là, par

la suite. C'est ça?

Mme Guilbault :

Oui, c'est ça. Ça fait qu'effectivement, là, si on adopte l'article... Puis on

pourra donner quand même les compléments d'information quand on va les obtenir

en réponse à la question de la collègue des Mille-Îles.

Le Président (M. Schneeberger) :

Parfait. Alors, est-ce que l'article est adopté?

Des voix

: Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) :

Adopté. Parfait. Il y a eu aussi quelques changements au niveau des blocs, là. Vous

avez été mis au courant. Quelques articles ont été changés avec des

amendements. Là, ça va? Tout est consentement pour poursuivre avec la nouvelle

fiche de travail?

Des voix

: Consentement.

Le Président (M. Schneeberger) :

Oui? OK. Alors, nous en sommes aux mesures concernant la ville de Québec.

Alors, nous avons l'article 31. Mme la ministre.

Mme Guilbault : Oui. Donc,

article 31 :

L'article 63 de la Loi

modifiant diverses dispositions législatives en matière municipale est abrogé.

En explication, l'article 31 du

projet de loi abrogerait l'article prévoyant une obligation pour le

gouvernement de verser annuellement à la ville de Québec un montant de 1,4 million.

Point. Il a été convenu de verser cette somme à

titre de compensation pour la

cession du parc industriel François-Leclerc à la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures

en 2008.

Le Président (M. Schneeberger) :

Est-ce qu'il y a d'autres... Ça va?

Mme Guilbault : Donc, c'est ça. Bien, en fait, c'est ça, c'est qu'on met fin à

cette compensation-là, parce que, là, ça fit comme, tu sais, ça fait longtemps.

Puis à un moment donné, le parc François-Leclerc, il est à Saint-Augustin, avec

toutes ces conduites sous-jacentes qui feront l'objet du prochain article. Et c'est

Le Président (M. Schneeberger) :

OK. Est-ce qu'il y avait des questions sur l'article 31? Députée de Vaudreuil.

• (15 h 30) •

Mme Nichols : Oui, M. le

Président. Juste pour être certaine. La ville de Québec nous en avait parlé et

je présume... Là, je ne trouve pas mes notes, là, mais il y a... Peut-être vite,

vite, là, mais est-ce que ça va dans le sens des demandes de la ville de

Québec?

Mme Guilbault : Bien, dans le sens des demandes de la ville, c'est sûr que si

on offre à une ville de garder ou non une compensation financière, on peut s'attendre

à ce que la ville préfère la garder. Mais ça fait

partie des choses, des fois,

à un moment donné, qui évoluent puis qu'il faut régler, là, tu sais, des

compensations depuis 2008. Donc, ça fait 17 ans, tu sais. Parce qu'on peut

comprendre au moment où tu cites un parc industriel, ça fait beaucoup de

revenus. Donc, pour moi, c'est une sorte de mesures d'atténuation à moyen et

long terme. Mais là, la ville de Québec, depuis, a eu l'occasion de se

réorganiser pis d'avoir ses propres revenus aussi, là. Donc, c'est ça.

Mme Nichols : Parfait.

Bien, étant donné que c'est une rétrocession, ça se trouve tout de même à être

à

titre gratuit, là. C'est la rétrocession du parc industriel François-Leclerc.

Mme Guilbault :

Hum-hum.

Mme Nichols : Donc, c'est...

c'est à

titre gratuit que va se faire cette rétrocession-là. Il n'y aura pas de

frais, là, pour la ville de Québec. Bien, je sais qu'il y a des frais qui ont

été engendrés, là, qui sont... Ça date depuis quoi, depuis 2005, je pense, ou...

Haut de la page

15 h 30 (version non révisé

e) Mme Nichols : ...2007, là.

Mme Guilbault :

Mme Nichols :

L'article 63

de la loi de 2007. OK.

Mme Guilbault :

2007, 2008, en tout cas, c'est depuis 2008 que...

Mme Nichols : Oui, 1,4 million

à Québec...

Mme Guilbault : Au moment des défusions... 2008, c'est ça.

Mme Nichols : Oui, c'est ça,

mais c'était la loi de 2007, l'exercice financier de 2008.

Mme Guilbault :

Ah! oui, oui, oui.

Mme Nichols : Parfait.

Le Président (M. Schneeberger) :

Ça va?

Mme Nichols : Oui. La ville semblait

résignée dans... lors des auditions. Parfait.

Le Président (M. Schneeberger) :

OK. Alors, est-ce que l'article 33 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Schneeberger) :

Adopté.

Article 39. Il y a un amendement.

Mme Guilbault :

Oui. Alors,

article 39:

L'article 34 du décret numéro 1211-2005

du 7 décembre 2005, concernant l'agglomération de Québec, modifié par l'article 33

du

chapitre 10 des lois de 2007, est de nouveau modifiées par le

remplacement de «du 9 mai 2005 joints à l'annexe 3 du rapport du

Comité de transition de l'agglomération de Québec du 29 septembre 2005, à

l'exclusion de celles situées dans un parc industriel,» par «déposés à l'Assemblée

nationale le (indiquer ici la date du dépôt des documents) comme documents n° (indiquer ici le numéro de dépôt du

premier document) et n° (indiquer ici le numéro de

dépôt du deuxième document)».

En explication.

L'article 39 du

projet de loi modifierait l'article 34 du décret numéro 1211-2005 du 7 décembre

2005, afin de permettre... afin de mettre à jour les plans des conduites d'aqueduc

et d'égout qui relèvent de la compétence du Conseil d'agglomération de la ville

de Québec.

Et l'amendement.

Le Président (M. Schneeberger) :

Mme Nichols : ...

Le Président (M. Schneeberger) :

Oui, il est affiché sur les écrans.

Mme Guilbault :

Donc, l'amendement,

article 39 : Retirer l'article 39 du projet

de loi.

Alors, en fait, c'est ça, je pense que je

n'ai pas besoin de contextualiser davantage. Devant le manque de consensus des

trois partenaires de l'agglo, on a préféré retirer l'article puis les laisser

poursuivre la discussion, en ayant obtenu l'assurance qu'en cas de bris ou d'enjeu

avec les infrastructures en question, il y aura les réparations, il y aura le

maintien des actifs, il y aura exactement... Tout ce qui doit être fait par la ville

de Québec va continuer de se faire et il n'y a aucun péril pour les citoyens de

Saint-Augustin-de-Desmaures. Je tiens à être très, très claire là-dessus.

Le Président (M. Schneeberger) :

Questions sur l'amendement ou sur l'article, étant donné que l'amendement

annule l'article 39?

Mme Nichols : Oui. Merci, M.

le Président. Bien oui... Bien, je comprends la position de la ministre, là, on

a quand même entendu... C'est tripartite, là, cette affaire-là. On a compris qu'il

y avait un problème avec des tuyaux, le dossier des tuyaux. Je vois quand même

un enjeu, là, c'est parce que ça fait 20 ans que ça traîne, le dossier sur

les tuyaux. Puis là, dans le fond, ce qu'on fait, c'est qu'on retire, tu sais, on

retire l'article, puis on ne leur donne pas d'autres outils pour essayer de

trouver une façon de s'entendre ou.... Il y a eu des jugements dans ce dossier-là.

Il y a eu de la médiation, puis ça n'a pas fonctionné. Puis j'imagine que si

votre prédécesseur l'a mis dans le projet de loi, bien, c'est parce qu'à un

moment donné il faut trancher puis il faut le régler.

Je ne suis pas certaine, tu sais, je

comprends votre position, ce n'est pas facile, là, de... On les a entendus. Ça

fait que même je vous dirais que ce n'est pas facile de balancer plus d'un côté.

C'était deux contre trois, là, mais, quand même, je ne suis pas certaine... En

fait, je suis certaine que ça ne réglera pas le dossier de retirer l'article 39.

Puis c'est un dossier... c'est un enjeu qui traîne depuis 20 ans. Quand

vous dites que vous avez l'assurance, qu'est-ce qu'on a comme assurance à part

de dire : Vous allez le régler, ils ne l'ont pas réglé depuis 20 ans.

Mme Guilbault :

Non, mais c'est parce qu'il y a différentes choses. L'assurance, c'est que la

ville de Québec a fait des représentations à l'effet qu'il y aurait un risque

pour la sécurité des gens et il a laissé sous-entendre, mais je n'ai pas son

verbatim, mais qu'en cas de bris ou de problème, la ville n'était pas outillée

pour réparer, ou maintenir, ou

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCAT 2025-10-22
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cat-43-2 journal-debats CAT-251022
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
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