Culture and Education — 17 August 2015 (41st Legislature, 1st Session)

CCE 2015-08-17

Quebec — Committees

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Culture and Education — 17 August 2015 (41st Legislature, 1st Session)

CCE 2015-08-17

Quebec — Committees

Quand

on lit la Stratégie de gestion des ressources humaines 2012-2017 du Conseil du

trésor, on y souligne qu'il faut

«investir dans le potentiel des employés afin de maintenir et de renforcer le

savoir-faire et les compétences au sein de la fonction publique». Fin de la citation. Eh bien, l'ENAP contribue

très directement à l'atteinte de cet objectif qui a été fixé par le

gouvernement pour son administration publique.

C'est une

administration publique qui a plusieurs défis à relever à l'heure actuelle. On

en entend parler régulièrement, on

peut les résumer comme étant la conduite des changements organisationnels, qui

sont majeurs; l'innovation, autant dans la gestion que dans les façons de

faire; le maintien et le renforcement des connaissances, notamment à partir

des données probantes par l'évaluation; la

gestion de façon éthique, avec transparence, intégrité, de façon responsable,

en assurant la performance. La relève dans

l'administration publique est aussi un immense défi, avec les prises de

retraite qui sont en cours

présentement, et finalement assurer une vision d'avenir de la chose publique

dans le sens de res publica classique.

Pour répondre à ces défis de l'administration

publique, l'ENAP est un partenaire de choix. Nous sommes une institution reconnue au Québec et à l'étranger

pour la qualité de notre enseignement, de notre recherche, de nos formations

et nous sommes la seule institution universitaire qui possède une connaissance

très fine de la réalité des ministères, organismes, sociétés d'État,

municipalités, réseau de la santé, réseau de l'éducation. Nous allons voir

comment cette connaissance-là a pu s'affiner.

C'est d'abord

grâce à une équipe multidisciplinaire, une quarantaine de profs réguliers, des

professeurs de carrière, professeurs

universitaires de carrière, des chercheurs d'expertise dans nos centres de

recherche, des professeurs associés et invités qui viennent se greffer de

manière plus ponctuelle à ces groupes, des maîtres d'enseignement, c'est-à-dire

des personnes qui ne font que de

l'enseignement, leur charge de travail ne comporte pas des responsabilités de

recherche, ne font que de l'enseignement,

des chargés de cours, qui souvent vont apporter une dimension terrain à nos

enseignements, une dimension très,

très concrète, et des formateurs qui sont sélectionnés en raison de leur

expertise, de leur expérience de la

gestion publique. Toute cette équipe qui est vouée au développement de

l'administration publique amène une compréhension globale, actuelle et

future de l'administration publique.

L'ENAP

travaille sur différents axes, notamment dans le secteur de la recherche,

d'abord en management public, ça va

de soi, notamment en matière de leadership, innovation, performance,

transformation de la gestion publique. Un des grands succès que nous

avons à cet égard est le Cercle des jeunes leaders, qui est animé par la chaire

en leadership La Capitale, où, année

après année, la relève de l'administration publique vient être confrontée à

différents défis et est amenée à réfléchir sur sa carrière.

En termes

d'analyse, développement, évaluation des politiques, des programmes publics,

nous avons aussi une force qui est

reconnue au niveau canadien. Il y a deux ou trois ans, l'Université de Victoria

a fait une étude de l'adéquation entre

la formation offerte dans les universités partout au Canada et les attentes des

gouvernements en termes d'évaluation des

programmes et des politiques publiques, et l'ENAP s'est classée première avec

un taux de conformité de 97 %. La deuxième université la meilleure

au pays s'est classée avec un taux de conformité de 84 %, ce qui veut dire

que non seulement nous avons un leadership, mais un leadership avec une bonne

longueur d'avance sur la concurrence.

En termes de

management des réseaux de la santé, des politiques de la santé et des services

sociaux, nous avons deux chaires de

recherche dans le domaine. Une

partie importante du corps professoral travaille

sur ces questions, et nous avons été

impliqués notamment par le ministère dans le cadre de la réforme Barrette, nous

avons eu à travailler avec le ministère

pour le choix des membres des conseils d'administration des nouveaux CISSS,

donc une dimension très, très pratique, très concrète.

En termes de

gouvernance publique, ses nouvelles formes, l'ENAP est le point d'appui d'un

réseau international de chercheurs.

Un de nos chercheurs, Luc Bernier,

fait

partie de ces réseaux, de CIRIEC international notamment, et c'est à

l'ENAP que l'un des points d'ancrage de ce réseau est situé.

Finalement,

en gestion et politiques internationales, nous avons des chaires de recherche,

des groupes de recherche. Nous

travaillons de très près en appui avec le ministère des Relations internationales dans différentes dimensions, soit dans l'action internationale du Québec, soit dans la valorisation de l'administration publique québécoise dans différents États, ou encore dans la

formation donnée à des administrateurs publics à l'étranger.

J'ai référé à

nos chaires de recherche. Nous avons des groupes de recherche, dont trois

chaires de recherche du Canada. Pour

une université de la taille de l'ENAP, décrocher trois chaires de recherche du

Canada, ça donne une idée de la

vitalité de notre monde de la recherche. La première est en économie politique

internationale et comparée, l'autre est en évaluation des actions publiques à l'égard des jeunes et des populations

vulnérables, et la troisième porte sur la gouvernance et la

transformation des organisations et des systèmes de santé.

Vous avez sans doute déjà croisé les

publications de l'Observatoire de l'administration publique, qui fait des études comparatives, souvent à la demande de l'administration publique, sur des points très précis, mais aussi de manière plus générale, le CERGO sur la gouvernance, je

l'ai évoqué, de même que la Chaire La Capitale en leadership. Le Centre d'études et de recherches internationales du Canada

et du Québec vient se greffer à notre groupe

d'internationalistes, comme le fait

le Groupe d'études sur les relations internationales du Québec et le Groupe

d'étude, de recherche et de formation internationales.

En termes de recherche,

c'est à peu près 4 millions de dollars pour 40 professeurs,

38, 40 professeurs. Ça veut dire

à peu près 100 000 $, ce qui nous place dans le

top 10 des universités canadiennes sans faculté de médecine en termes

d'intensité de recherche. Quand on considère

qu'on est beaucoup plus bas, on est dans les rangs 70 quelque,

en termes de dimension du corps

professoral, vous imaginez ce que ça peut représenter. Notre recherche se fait

en recherche fondamentale, recherche

subventionnée, bien sûr, mais aussi en recherche contractuelle, une recherche

qui est très axée sur les besoins, sur le concret de l'administration publique et la

répartition entre l'une et l'autre forme de recherche, et, bon an, mal an,

45-55, 50-50. De sorte que, même dans le cadre de la recherche, qui est

davantage de la recherche subventionnée, de la recherche indépendante, qu'on pourrait dire, plusieurs de ces projets-là

sont ancrés dans le milieu. Ce sont des projets de recherche

partenariat, par exemple, qui se font avec le milieu, donc avec des retombées

vraiment concrètes.

C'est

intéressant de voir ce qui entre en recherche chez nous, mais c'est aussi

intéressant de voir qu'est-ce qu'on fait avec ça, qu'est-ce qui en

ressort. Au cours de l'année civile 2014, 78 % des 40 profs de l'école

ont au moins une publication savante à leur actif, c'est-à-dire un

article dans

une revue avec comité, un

chapitre de livre ou même un ouvrage. Et l'étalon qui est reconnu dans toutes les universités, c'est

souvent l'article dans une revue avec comité d'arbitrage. On est passés d'une moyenne annuelle, en 2008-2012, de 26... ce qu'on appelle des RAC,

hein, dans notre jargon, à 31,4 au cours du quinquennat 2010-2014.

J'évoquais

l'équilibre entre recherche fondamentale, recherche appliquée, 25 % de nos

profs, l'an dernier, ont publié des

articles dans des revues professionnelles. Donc, des articles qui répondent à

des inquiétudes, à des problèmes très,

très, très liés avec le concret des administrateurs publics. Quand on regarde

pourquoi on a cette position-là, c'est que l'ENAP est en quelque sorte un creuset de connaissances. Parce qu'il y a

nos profs et nos chercheurs, mais il y a aussi nos étudiants, il ne faut pas l'oublier, nos étudiants

sont une

partie intégrante de la communauté, non seulement par leur rapport

en tant qu'étudiants, mais par leur expertise, leur grande expérience.

70 % à

75 % de nos gens sont en fonction dans l'administration publique. Donc,

c'est des gens qui arrivent avec des cas concrets, des problèmes qu'ils

côtoient au quotidien et qu'ils exposent en classe. Donc, c'est bon pour les profs, parce qu'ils doivent se creuser les

méninges pour trouver des réponses originales à des problèmes souvent qui n'ont

pas encore été résolus. Mais c'est bon aussi

pour les autres étudiants qui voient dans ce qu'apportent leurs collègues soit

des nouvelles pistes et des échanges qui sont assez dynamiques.

programmes de formation continue sont toujours des réponses... en fait de plus

en plus, ont toujours été, mais ils sont

de plus en plus des réponses aux besoins exprimés par le gouvernement. Je vais

prendre pour exemple le Programme gouvernemental

d'apprentissage pour les gestionnaires-leaders, comme les acronymes sont bien à

la mode, on l'appelle le PGAGL. C'est

un programme qui a été monté avec les administrateurs du Conseil du trésor pour

répondre aux besoins concrets des

futurs gestionnaires de l'administration publique. Donc, c'est un programme qui

est bâti et même, dans certains aspects, administré conjointement.

En termes de

services d'accompagnement, de coaching, c'est 52 ministères et

organisations publiques qui, au cours de la dernière année, ont cogné à

notre porte pour venir demander des appuis. Et c'est la même chose au niveau

des municipalités et des communautés

autochtones. Alors, question de diversité culturelle, je vais prendre deux

exemples pour ce qui est des

municipalités : l'ensemble des cadres de la ville de Montréal seront

formés chez nous, et nous avons un projet

qui est à la fois recherche-action, évaluation, coaching, évaluation de

compétences avec la ville de Laval, qui avait certains défis à relever à

la suite des dernières élections municipales.

En termes

d'implication internationale, nous avons des grands programmes qui sont

porteurs, que ce soit du côté de la

gestion axée sur les résultats, la budgétisation axée sur les résultats. Ce

sont des programmes qui sont très, très courus. Nous avons aussi un programme en évaluation, le Programme international

de formation en évaluation du développement, qui regroupe, bon an, mal an, près d'une centaine de participants d'une

trentaine de pays dans le monde. L'ENAP est la seule université francophone accréditée par la Banque mondiale pour

donner ce programme, qui est donné en anglais par l'Université Carleton

au Canada.

En termes

d'appui au gouvernement, à la gouvernance, nous sommes présents dans de très

nombreux pays. Je vais prendre

l'exemple d'Haïti. La francophonie en général est notre terrain de jeu de

prédilection, mais Haïti est un pays où nous avons été très présents.

Au-delà du tremblement de terre, au-delà des problèmes sociaux, au-delà des

retards causés par le climat politique,

notre programme s'est poursuivi. Nous sommes à une troisième... Il y a

différents volets, on pourra y

revenir, si vous le souhaitez, à ce programme-là, mais un des volets est la

formation de gestionnaires haïtiens. Nous

sommes à la troisième cohorte. Ça veut dire qu'il va y avoir à peu près 70,

75 hauts fonctionnaires haïtiens qui seront formés. Il n'est pas impossible qu'il y ait une quatrième

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCCE 2015-08-17
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux parlementaires commissions cce 41 1 journal debats CCE 150817.html
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier38f8c947fb9f2158bdbb744fc21a18b183fed537

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