CAT — 20 June 2014 (41st Legislature, 1st Session)

CAT 2014-06-20

Quebec — Committees

CAT — 20 June 2014 (41st Legislature, 1st Session)

CAT 2014-06-20

Quebec — Committees

Et c'est dans ce sens-là, moi, que j'offre ma collaboration, que je tends la main au ministre

pour compléter cette fameuse politique, une politique qui se voulait

très inspirante. Parce que, dans le discours d'ouverture de la première ministre

Pauline Marois, du 30 octobre 2012, elle nous lançait un grand défi,

soit celui que, d'ici 10 ans, nous devenions une des nations les plus en forme au monde. Quand on parle de nation, évidemment, on ne parle pas qu'au niveau de l'éducation : on parle d'un

plan d'intervention du CPE jusqu'au CHSLD.

Alors,

suite à ce grand défi qui nous avait été lancé par Mme Marois, il était convenu

qu'il fallait faire une grande consultation

québécoise. 21 journées de consultation ont été faites en 2013, de juin jusqu'à

octobre dernier, les 17 régions du Québec, et quatre journées dites

thématiques, avec des organismes nationaux. Et tout ce travail ne doit pas

tomber dans la craque du plancher. Puis on a

monopolisé finalement des fonctionnaires, mais également toute la société

civile, tous les partenaires. Au moins 600

commentaires ou mémoires ont été présentés, si ma mémoire est bonne. Et je

prends juste un exemple. Dans

l'Outaouais, avant cette journée de consultation, il y avait eu cinq journées préalables

de consultation, donc, qui ont dû

monopoliser quelques centaines de personnes. Donc, vous imaginez, M. le

ministre, qu'il a dû y avoir quelques milliers de personnes, de près ou

de loin, qui ont travaillé à cette politique.

Alors,

ma question, elle est très simple, mais en même temps elle se veut directe, et

je pense que tout le monde souhaite vous entendre là-dessus. Au départ,

avant même de nous parler d'échéancier, moi, j'aimerais que vous nous disiez

clairement : est-ce que vous êtes d'accord avec la vision que nous avions

présentée, celle que, d'ici 10 ans, on devienne

une des nations les plus en forme au monde, donc, qui va demander évidemment un

plan d'action musclé? Et quels échéanciers vous vous donnez pour le

dépôt de la politique et éventuellement du plan d'action?

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Bien, merci, M. le Président. D'abord, je

voudrais saluer tous les députés qui sont autour

de la table, vous également, M. le Président, et également saluer les gens qui

nous accompagnent, qui sont issus du milieu

du sport et du loisir, saluer mon équipe ministérielle, qui, je vous le dis,

sont très dévoués à la cause du sport et du loisir, et également mon équipe du cabinet. À ma droite, c'est Marie-Ève

Bédard, qui est ma directrice de cabinet, à ma gauche, Marie-Claude Champoux, qui est la sous-ministre en titre, et à

sa gauche à elle, c'est Luc Fournier, qui est notre responsable des

sports, qui est bien connu. Et j'ai vu le député de Labelle, qui l'a salué en

entrant puis qui a trouvé que probablement, encore, c'est un bon choix de

continuer avec lui.

le Président, bien, d'abord, je veux remercier le député de Labelle parce qu'il

a fait un travail extraordinaire pour cette politique. Il a fait des

consultations, et les échos que j'ai eus, c'est quelqu'un qui a été très

apprécié. C'est quelqu'un qui est beaucoup

impliqué au niveau du sport également. On l'a vu pédaler la semaine dernière

avec le défi Pierre-Lavoie. Et puis je tiens à lui dire — et je

lui ai dit déjà auparavant — c'est

que je m'attends à ce qu'on puisse collaborer

ensemble, à

titre d'égal à égal. Et, également, il y a le député de Drummond—Bois-Francs, que j'ai rencontré cette

semaine et que j'ai invité à se joindre à notre équipe. Et, comme de fait, on

veut que cette politique soit non partisane.

Et notre objectif, c'est vraiment que les Québécois et Québécoises soient une

des nations les plus en forme dans 10 ans. Et la politique et le plan

d'action qui ont été émis, c'est vraiment, là, une façon de faire qui, je pense...

qu'on devrait réussir grandement à ce niveau.

L'autre élément, pour

moi, qui est très, très important, c'est que j'ai pris connaissance de la

politique avec quelques éléments de

bonification que nous avons apportés, dont, entre autres, au niveau des

personnes aînées. Étant issu du

milieu de la santé, je sais que ceux qui profitent le plus de l'exercice et de

l'activité physique, ce n'est pas toujours celui qui est en super forme puis qui continue, mais c'est la personne qui est

vraiment en situation d'incapacité, que juste le fait de la faire

marcher ou de faire certaines activités... leur permette de garder la forme

pour une plus longue période.

également il y a un volet loisirs qu'on voudrait peut-être greffer, de façon à

renforcer... Parce que, vous savez, la théorie qu'il faut avoir autant

un bon esprit qu'un corps en santé, bien, je pense qu'il faut voir également

que, du côté des activités telles que la

méditation, le yoga, le bridge, c'est des activités qu'il faut également

soutenir, ne serait-ce que par l'activité cérébrale que ça procure chez

nos gens. Donc, il y a ce volet-là qu'on va bonifier.

Mais

je dois vous avouer que la politique, elle a été très bien faite. Les

consultations ont été bien faites. Et, comme je le disais hier dans d'autres dossiers, ce qui a été bien fait dans le

passé, on va le continuer, et on va donner également le crédit à ceux qui l'ont mis en place, dont, entre

autres, le député de Labelle. Maintenant, on va se mettre en équipe, non

partisane, et on va s'organiser pour, un, l'adopter, deuxièmement, en faire la

promotion, mais, surtout, la réaliser. L'échéancier :

l'objectif, c'est de la déposer à l'automne, dès le début de l'automne, et on

devrait le faire ensemble de façon, comme je disais, non partisane.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Labelle.

M. Pagé :

Oui. Bien, évidemment, je suis heureux de l'entendre, je le remercie pour ses

bons mots. Et évidemment je n'ai été qu'un partenaire parmi tant d'autres parce

que c'est tous les gens qui y ont participé, alors je ne veux pas prendre trop

de crédit. Et je voudrais faire un petit clin d'oeil aussi — peut-être

qu'il nous écoute — à

M. Gaétan Boucher, qui a participé pendant

toute la tournée, et qui probablement nous écoute aujourd'hui, et qui a

fait un excellent travail. Alors, je le salue et le remercie, bien sûr.

Alors, on parle d'un

échéancier pour cet automne. Qui dit «politique» doit dire «plan d'action»

parce qu'une politique sans un plan

d'action, ça ne veut rien dire, c'est bon pour les tablettes, c'est bon pour

jaser. Mais c'est dans l'action que tout ça va se concrétiser et qui

fera qu'on deviendra une des nations les plus en forme au monde.

Donc, j'aimerais vous

entendre, en même temps, à savoir : Est-ce que vous comptez déposer un

plan d'action simultanément avec la

politique? Et est-ce qu'on peut espérer que, dès cette année, on pourra dégager

quelques sommes pour mettre en action la politique

et le plan d'action? Et qu'est-ce que vous vous donnez comme horizon, là, dans

le premier trois ans, là? Parce que c'est

difficile de prédire, mais est-ce qu'on peut imaginer qu'il y aura déjà des

sommes qui seraient consacrées? Je vois qu'il y a des choses au niveau des

infrastructures, on en parlera tantôt. Mais, pour supporter les actions, est-ce qu'on peut imaginer, dès cette année, un

plan d'action cet automne, simultanément avec la politique, d'une part,

et le support financier pour supporter les différentes actions?

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Merci, M. le Président. Bon, on

va commencer par déposer la politique. Il va y avoir un plan d'action soit en même temps ou peu de

temps après, et, avec le plan d'action, on verra qu'est-ce qu'on va

prendre comme mesures pour actualiser la politique.

J'ai

rencontré des groupes cette semaine, entre autres Sylvie Bernier et différents

représentants, puis ce que je leur ai dit : Le plus important,

c'est qu'on dépose la politique, puis il faut être conscient des états

financiers, actuellement, du gouvernement.

C'est relativement serré, ça fait qu'avant de faire du développement on va

commencer par consolider les différents services. Mais, déjà, au niveau

des infrastructures, il y a un 50 millions de dollars qui a été annoncé en

surplus. Il y a beaucoup d'argent dans les

infrastructures qui est toujours présent, donc on va travailler avec ça.

L'important de la politique, ce n'est pas

l'investissement, dans un premier temps, mais ça lance un message clair, un des

objectifs.

Deuxièmement,

presque tous les intervenants du monde du sport et du loisir attendent cette

politique pour voir les orientations

du gouvernement, et, par la suite, progressivement, on va mettre de l'argent.

Puis je pense que je veux juste avoir un discours très réaliste dans le

contexte actuel, et on va le travailler ensemble.

Pour

ce qu'il s'agit du détail, on va se garder un petit peu de gêne, là, puis on va

attendre à l'automne pour que ça devienne quand même un peu un

élément-surprise. Mais je pense que vous connaissez déjà une bonne

partie du

plan d'action qui va être mis en place. On

va essayer de le bonifier un peu, mais vous pouvez être assuré que vous allez

être associé de très près tant à la politique qu'au plan d'action.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Labelle.

Pagé : Oui, merci. Dans la vision qui était présentée, une des

nations les plus en forme au monde, qui dit «nation»,

ce n'est pas que dans les écoles, et c'est la raison pour laquelle on se

concentrait sur un plan d'action du CPE au CHSLD. Je suis bien conscient que vous êtes ministre de l'Éducation,

Sport, Loisir, donc, consacré dans un ministère. Mais, dans toute la tournée du Québec, ce que les gens sont venus nous

dire partout : Il devrait quasiment y avoir... Ça devrait quasiment être une politique gouvernementale, et

non sectorielle, et non ministérielle, parce qu'on interpelle tellement

de monde : on interpelle le ministère de la Famille, on interpelle le

ministère des Affaires municipales, le ministère des Transports, de

l'Agriculture, nommez-les. Et vous aviez raison, d'ailleurs, de dire

tantôt : On va interpeller les aînés.

Alors,

si on veut parler du CPE jusqu'au CHSLD, est-ce qu'on peut prendre pour acquis

que le ministre, et son cabinet, et son ministère vont assumer tout le

leadership nécessaire pour faire l'interministériel, faire l'intersectoriel

pour ne pas que ça soit qu'une politique MELS, mais plutôt une politique qui va

parler à l'ensemble des différents ministères?

Parce qu'on avait évalué qu'on touchait probablement une dizaine de ministères

à peu près, là. Et c'est la raison pour

laquelle qu'à travers tout le Québec les gens nous demandaient une politique

gouvernementale et non... parce que c'est l'inquiétude, si c'est une

politique qui est ministérielle.

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Oui, absolument. Dans un premier temps,

l'éducation est partout, et je le clame maintenant

partout, puis vous étiez présent samedi quand je l'ai dit au défi Pierre-Lavoie

que l'éducation doit être la priorité numéro un de tous les Québécois.

Et je le disais quand j'étais ministre de la Santé. Tout simplement que,

l'éducation, c'est un déterminant de la santé, c'est un déterminant du

bien-être, puis c'est un déterminant également du bien-être économique. Ça fait

que moi, je pense qu'au départ il faut mettre que l'éducation est au centre.

Dans la stratégie

d'application, il y a plusieurs façons de faire un gâteau au chocolat, puis

tous les gâteaux au chocolat peuvent être

bons. Mon expérience, c'est que, si on essaie de faire un trop gros groupe

interministériel, on va se réunir pendant longtemps, puis ça va

peut-être retarder le projet. Moi, ma façon de travailler, actuellement, c'est

de dire : On a notre politique, qui est

prête à adopter. Plutôt que de la retarder de plusieurs mois — parce qu'il va falloir encore faire des

consensus à plusieurs niveaux, ce qui obligerait une politique

gouvernementale, il faudrait retourner possiblement même en consultation — moi,

j'aimerais mieux en arriver à dire : Mettons la politique

en place, travaillons avec chacun des ministères un à un. On va pouvoir également

faire des petits groupes de travail, et là on va atteindre certains résultats,

et, par la suite, après une année ou deux, lorsqu'on

aura fait nos preuves, on pourra l'amener comme politique gouvernementale.

Moi, mon principe, c'est que, plutôt que de retarder, puis d'attendre, puis de

discuter, j'aime mieux agir.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Labelle.

Pagé : Bien,

j'entends ça positivement, que je préfère «agir» à «retarder», mais je pense

qu'on est capables de faire un bout

de chemin. De toute façon, nous aurons des échanges à ce sujet-là, parce que

j'ai compris que vous allez me convier à des séances de travail

incessamment.

Alors,

allons-y de façon peut-être plus sectorielle, mais qui vous touche directement. Vous avez déjà dit, il y

a peut-être un mois de cela, qu'il n'y aura pas plus de temps prescrit dans les écoles

pour l'éducation physique. Bon. J'entends ça, mais, en même temps, à l'instar de ce qu'on lance au Québec,

déjà, certains endroits, certaines provinces se sont commises, dont le Nouveau-Brunswick,

je pense, c'est

le 3 décembre dernier, le premier

ministre dit : Ça sera

le défi du premier ministre, mais je

demande à toutes mes écoles primaires de l'ensemble du Nouveau-Brunswick de se doter d'un plan d'action pour avoir 300 minutes d'éducation

physique à l'école d'ici trois ans.

Alors,

est-ce que ça fait

partie de votre vision des choses

d'intervenir pour que, dans les écoles, il y ait plus de temps, soit par le parascolaire ou autrement? Et

quelle est votre vision des choses par

rapport à cela? Est-ce qu'on pourrait s'imaginer un défi

aussi imposant que celui du premier ministre du Nouveau-Brunswick?

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Moi, je pense qu'on l'a déjà fait avec le défi Pierre-Lavoie. Si vous

regardez la façon dont Pierre a

travaillé, il est dans presque chacune des écoles primaires, les gens font des

cubes d'énergie 15 minutes par jour,

et ça, c'est un plaisir, pour eux autres, de le faire. Et moi, j'inviterais

plutôt le Nouveau-Brunswick, qui... En passant, il y avait

des ministres du Nouveau-Brunswick, lorsqu'on a fait la course à pied ici, à Québec,

Québec-Montréal, qui sont venus voir le modèle de Pierre Lavoie.

L'autre élément que

je vois actuellement, c'est que tout le monde veut rajouter des activités à

l'intérieur des heures de classe. Là, je

pense qu'à un moment donné il faut arrêter, il faut plus de français, plus

d'histoire, plus d'anglais, plus de

ci, plus de ça. On ne veut pas que nos enfants finissent l'école à 20 heures le

soir puis à 21 heures le soir. Le temps est limité à l'intérieur des périodes scolaires, et je pense que, si on a

à réévaluer... Il ne faut pas oublier que, si je rajoute une heure d'activité physique à

l'intérieur de l'horaire scolaire, je

vais enlever une heure d'autre chose, c'est aussi simple que ça. Parce

que, pour moi, il n'est pas question

de rajouter des heures pour nos enfants, je pense qu'ils en ont déjà assez. Il

faut faire le maximum à l'intérieur de ces heures-là.

oui, je suis d'accord avec le parascolaire, oui, je suis d'accord

avec des activités comme Pierre-Lavoie, oui, je suis d'accord

qu'il faut en faire la promotion, que le sport, ce n'est pas juste durant

l'école, mais c'est également les fins de

semaine. Donc, il y a cette philosophie-là qu'il faut apporter, de dire aux gens : Pour vos enfants, c'est

important que vous fassiez de l'activité

physique. Donc, c'est plus à ce

niveau-là qu'on devrait intervenir. À

la fin, ça va donner des meilleurs résultats que leur

dire : On va encore vous obliger à faire une heure de sport.

L'autre élément qui

est important qu'on va avoir à discuter ensemble : C'est quoi qui fait que

les gens font du sport? C'est parce qu'ils aiment ça. Ça fait que, si on peut enlever, là, cette notion d'obligation, avec quand même une obligation

d'en faire à l'intérieur des heures scolaires, je pense que probablement que le

long terme, même quand ils vont laisser

l'école, ils vont continuer à faire du sport. Donc, ça va

être des discussions qu'on va avoir, je pense que c'est des modifications de comportement de population. Mais, pour ce qu'il s'agit de rajouter des

heures à l'intérieur du curriculum actuel, je ne l'envisage

pas. Je ne dis pas non plus que, dans un an ou deux, on ne pourrait pas revoir

ça. Ça, je garde la porte ouverte.

Mais

ce que je vais faire surtout, c'est que je vais en faire la promotion, de l'activité

physique. Je pense qu'un des modèles

qu'on a vraiment intérêt à regarder et à maintenir au Québec, c'est le modèle que Pierre

Lavoie a développé, où il est dans à peu près 1 700 écoles :

les gens font de l'activité, puis, en plus de ça, ils font de l'activité, ils

travaillent fort puis ils aiment ça. Ça fait

que je trouve que c'est peut-être la meilleure façon que de rajouter des cours

dans lesquels ils vont être obligés d'avoir des activités que, souvent,

ça ne leur tente pas vraiment.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Labelle, vous avez trois minutes encore à

votre disposition.

Pagé : Oui, d'accord, merci. Alors, allons-y plus concrètement,

là, parce qu'il y a déjà des budgets, entre autres dans les écoles secondaires, avec Jeunes actifs au

secondaire. C'est un budget... Si ma mémoire est bonne, c'est 10 ou 12 millions par année, quelque

chose comme ça. Alors, compte tenu de ce que nous vivons comme période plus difficile financièrement, est-ce que

ces budgets vont être reconduits, d'une

part? Quelle est la prévisibilité de

ces budgets, à tout le moins, pour les trois prochaines années? Et,

surtout dans le contexte, là, bon, des coupures anticipées dans les commissions

scolaires, est-ce que

le ministre va s'assurer que les bienfaits de ce programme

vont toujours être en place?

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Oui, le montant, c'est 12 millions par

année, et on veut maintenir ces enveloppes budgétaires, parce que ça fait

partie de tout notre contexte de prévention, et puis de garder nos jeunes en

forme.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Labelle.

M. Pagé :

O.K. Merci, M. le Président. Donc, pour les prochaines années, à tout le moins,

à court terme, ces enveloppes devraient

toujours être en place, alors... Puis, de façon tout aussi pointue, là,

globalement, c'est à peu près

2 millions, même, de plus cette année, là. Quand on regarde l'enveloppe du

volet Sport, Loisir, vous l'avez majorée de

2,1 millions précisément. Alors, qui va bénéficier, plus

spécifiquement, du 2,1 millions? Et, quand je dis «qui», les centres régionaux d'excellence, l'Institut

national du sport, est-ce qu'ils pourront bénéficier de certaines sommes

d'argent?

Et je vais continuer,

parce que, là, je sais qu'il ne reste plus beaucoup de temps, vous prendrez un

peu plus de temps. Mais également

Kino-Québec, d'un autre côté, se fait amputer de 1,5 million. Alors, de quelle façon va se traduire... comment le programme va être affecté, là, par

cette coupure de 1,5 million? Donc, on a un plus deux d'un côté, on en

perd d'un autre côté. Pouvez-vous être un peu plus précis, là, sur comment tout

ça va se traduire?

Président (M. Auger) : M. le ministre, une minute.

Bolduc

(Jean-Talon) : Bien, j'aimerais peut-être passer la parole à M. Fournier, peut-être,

pour qu'il nous explique, au niveau des chiffres. Puis, comme de fait,

l'Institut national du sport, je pense, va être très supporté. Mais M. Fournier

pourrait prendre la parole pour l'expliquer.

Le Président (M.

Auger) : Alors, y a-t-il consentement pour que M. Fournier...

Une voix :

Oui, oui, oui.

Le Président (M.

Auger) : Consentement.

M. Fournier (Luc) : Bien, en fait, le principal montant, c'est l'Institut national du

sport, qui va entrer en... bien, qui

va déménager le 6 juillet prévu, là. Donc, ça avait été des ententes... Ça fait

plusieurs années que... Pour le fonctionnement de l'Institut national du

sport, il y avait 1 million supplémentaire à rajouter dans le budget pour

son fonctionnement au Stade olympique,

puisqu'ils vont déménager dans la tour. Il y a également des éléments sur la

fête nationale, qui a eu un montant supplémentaire. Et c'est les deux plus gros

montants, là. Après ça, là, on est vraiment dans les majorations normales.

Le Président (M.

Auger) : Merci.

M. Pagé :

Et les centres régionaux d'excellence, est-ce qu'ils pourraient être affectés?

M. Fournier (Luc) : Bien là, ça, c'est la discussion qu'on devrait avoir avec l'Institut

national du sport, à savoir comment on va répartir le million

supplémentaire.

M. Pagé :

O.K., pour l'instant... Oui, oui, merci.

Le Président (M.

Auger) : C'est tout le temps que nous avions.

Président (M. Auger) : Merci

beaucoup. Donc, je cède maintenant la parole à un député du groupe

parlementaire formant le gouvernement. M. le député de Maskinongé, la parole

est à vous.

M. Plante :

Merci, M. le Président. Donc, j'aimerais à mon tour saluer mes collègues, M. le

ministre, votre équipe. Vous savez, ce matin, le député de Labelle a apporté un

très bon point, parlant lui aussi de l'élaboration de la politique québécoise en matière de sport, de

loisir et d'activité physique. Vous savez, chacun, dans nos régions

respectives, dans nos comtés, tout ça, on se

fait beaucoup interpeller au niveau de cette politique, qui, je crois, est

fortement attendue par les divers

intervenants. On sait qu'il y a eu plusieurs rencontres, de nombreux groupes

ont été rencontrés dans toutes les régions,

même au niveau national. Ils ont relevé de nombreux points importants au niveau

du sport, de l'activité physique et aussi de l'élaboration de la

politique.

Moi,

ce qui me questionne plus... On sait que le député de Labelle

voulait savoir plus la date de la mise

en place de la politique. Moi, ce qui

me questionne, c'est : Quelles sont les statistiques, au ministère, qui

ont fait, qui ont apporté et qui vont orienter ladite politique que vous

présenterez à l'automne, à ce que j'ai pu comprendre, M. le ministre?

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Merci, M. le Président. Sans

parler de statistiques précises, je pense, il faut voir les bienfaits de

l'activité physique. Vous savez qu'on est dans une société actuellement où

est-ce que l'obésité est en augmentation chez nos jeunes. Il y a une diminution

de l'activité physique en général chez les jeunes. Entre autres, ils ont beaucoup d'autres activités, dont, entre

autres, à la maison, les ordinateurs, la télévision. Et on sait que

l'activité physique, c'est un des premiers

déterminants de la santé, pas seulement que de la santé physique, mais

également au niveau de la santé mentale. C'est-à-dire que les gens,

généralement, lorsqu'ils font de l'activité physique, ils s'oxygènent mieux,

fonctionnent mieux, et, également, c'est au niveau de la prévention des

maladies.

L'autre

élément qu'on voit par rapport aux données que nous avons ici au Québec

actuellement, c'est qu'il y avait une

diminution de l'activité physique chez nos jeunes, qui amenait justement les

problèmes d'embonpoint, qui conduit

plus tard à avoir du diabète. Et Pierre Lavoie le mentionne souvent :

Présentement, on voit du diabète chez des jeunes, qu'on ne voyait pas

avant. Ce qui veut dire qu'il faut avoir une stratégie qui est vraiment globale

pour le Québec, à tous les niveaux : au niveau de l'activité physique, au

niveau de l'alimentation, au niveau des saines habitudes de vie.

Et, par la politique

du sport, on va toucher un des grands pans de mur dans les saines habitudes de vie,

qui est justement de faire de l'activité physique. Puis ce qui est intéressant dans cette politique-là, également, c'est qu'on ne fait pas juste parler du sport d'élite : on parle

de l'activité pour toute la population. Ça, ça veut dire que, quand on combine ça

avec le loisir... Quelqu'un

qui fait du jardinage, c'est considéré comme faire de l'activité physique. Quelqu'un

qui fait de la marche, c'est

considéré comme faire de l'activité physique. Et là on va s'établir des

standards et on va faire la promotion des gens...

D'ailleurs, un

élément intéressant, c'est qu'on a toujours tendance à dire : Il faut

faire plus, mais, lorsque vous regardez les

données sur l'activité physique, de faire une activité physique 20 minutes

avec un exercice modéré a presque autant de bienfaits que quelqu'un qui

s'entraîne très fort. Donc, il y a ce minimum d'activité physique qu'on

aimerait que la population fasse au Québec.

Cette

politique, comme disait le député de Labelle, elle doit

toucher depuis presque le jeune âge — on

parle d'un an, deux ans, trois ans — la petite enfance, jusqu'à la

personne très âgée, qui a beaucoup de difficultés à se déplacer. Parce que

cette personne-là, si vous la gardez sans activité physique, son état va se

détériorer, et puis elle va perdre encore plus de capacités. D'ailleurs,

quand vous êtes dans une urgence, un des gestes qui va vous aider le plus,

c'est de vous amener à la toilette. Parce que,

si on vous laisse dans votre lit, votre situation va se détériorer. Et

ce qu'on dit dans les urgences... Si

vous rentrez, vous avez 65 ans, puis on vous couche pendant 24,

48 heures parce que vous êtes trop malade puis vous ne bougez

pas, quand vous montez à l'étage, vous êtes rendu à 70 ans. Ça fait que

c'est important d'avoir ces notions-là.

L'autre

élément qu'on veut dans cette politique-là, c'est éliminer la question

de : Il faut être en excellente... en faire toujours

plus que les autres. Ce qu'il faut, c'est avoir un niveau minimal. Et, ceux qui

veulent en faire plus, on va les encourager avec le sport d'élite. D'ailleurs,

c'est ce qui est intéressant dans cette politique, c'est que les sports d'élite

deviennent des modèles pour les autres.

vous regardez... On parlait de ça récemment dans une rencontre. Les gens nous

disaient : Oui, mais vous devriez financer

encore plus le populaire, puis pas l'élitisme. Mais vous savez qu'il y en a qui

jouent au soccer parce qu'ils voient des

vedettes de soccer à la télévision. La coupe de soccer va faire que les gens

vont jouer plus au soccer. Ils voient Eugenie Bouchard qui joue au

tennis, ça rend populaire le tennis.

Nous,

ce qu'on veut, là, c'est que les gens fassent de l'activité physique, mais

surtout qu'ils aiment ça, que ça ne soit pas un effort, pour eux autres de le faire. Et c'est comme ça, je pense,

par des stratégies, avec notre politique, qu'on va être capables de

l'atteindre.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Maskinongé.

Plante : Oui, effectivement. Merci, M. le Président. Si j'ai bien

compris, dans votre intervention, M. le ministre, vous allez vraiment

tabler au niveau de donner le goût ou de permettre à toute la population, tant

au niveau des aînés que des jeunes, de

pratiquer ou de faire de l'activité physique. À ce niveau-là, la politique doit

cibler différents objectifs, je crois.

Outre donner le goût de faire de l'activité physique, je crois qu'il doit y

avoir des objectifs précis, parce que vous parliez des problèmes

d'obésité, de diabète et tout ça. Donc, j'aimerais savoir les objectifs précis

ou généraux de la politique qui vont vous

permettre de vous orienter, en collaboration avec les collègues, là, pour

mettre en place cette politique.

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : M. le Président, je demanderais

peut-être à M. Fournier de compléter à ce niveau-là.

Le Président (M.

Auger) : Consentement...

M. Fournier (Luc) : Bien, sur les objectifs qu'on va aller chercher... Bien, en fait, c'est

un objectif très populationnel, hein,

c'est le maximum de... essayer de toucher le maximum de la population. On a

fait, depuis plusieurs années,

beaucoup d'efforts au niveau de l'élite également. On a vu les résultats aux

Jeux olympiques cette année, il y a eu un

effort de fait sur le sport organisé. Maintenant, il y a tout un autre effort à

faire sur toute la question du sport... pas du sport, mais de l'activité physique libre, ce qu'on appelle la pratique

libre et le plein air. Alors, il y a des objectifs populationnels qui

vont être développés pour davantage rejoindre l'ensemble de la population, tout

en maintenant les services aux athlètes d'élite et aux sports de haut niveau.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Maskinongé? Ah, M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : ...puis également, on va viser

des clientèles à risque. On parle, entre autres, des gens plus sédentaires, les autochtones. On parlait

tantôt des personnes âgées. Ça fait qu'il va y avoir des objectifs

généraux de population, mais également des objectifs spécifiques selon les

communautés, selon les groupes de personnes qui sont plus à risque.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Maskinongé?

Mme Ménard :

Peut-être que j'aurais une question...

Le Président (M.

Auger) : Mme la députée de Laporte, bien sûr, avec plaisir.

Mme Ménard : Merci beaucoup.

Alors, je salue tous mes collègues aussi, M. le ministre et tous les gens qui

vous accompagnent.

Vous

avez parlé tantôt... le processus... Vous avez parlé un petit peu de processus,

là, pour établir l'élaboration de la politique.

Vous avez parlé de consolider... Il y a beaucoup, beaucoup d'organismes... Et

je vous ai entendu dire «consolidation».

Moi, je veux juste... Dans nos comtés, on a énormément de gens qui viennent

nous voir et, bon, tous ont besoin, et beaucoup font les mêmes choses.

Alors, est-ce que

ça va faire

partie aussi de la politique? Vous allez réviser ça en même temps? Qu'est-ce que vous

avez l'intention de faire?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Merci, M. le Président. Il n'y

a pas d'objectif de coercition, on

n'obligera pas les gens. Mais je vais vous donner un exemple, là, de

consolidation, l'Institut national du sport. L'Institut national du sport, on regroupe les différentes organisations sous le même toit, qui vont travailler en collaboration. Il y a une synergie à aller chercher à ce niveau-là. En plus, quand ils

peuvent regrouper certains services, bien, il va y avoir une diminution des

coûts, ne serait-ce qu'au niveau administratif, pour qu'on mette de l'argent le

plus près possible au niveau des athlètes. Donc, c'est le genre de

stratégie qu'on doit adopter. Puis j'ai rencontré différents groupes qui m'ont

dit que, dans certaines régions, il y a

peut-être plusieurs organismes qui parfois auraient besoin d'être peut-être un

peu plus reliés ou même qu'il y en a qui pourraient peut-être fusionner

ensemble.

C'est certain, dans un contexte budgétaire où il

y a quand même des limites à la capacité à payer, on veut garder le même argent, mais je ne suis pas certain

qu'on va être capables d'en mettre beaucoup plus au cours des prochaines

années. Puis là, je tiens à le dire, on

regarde les infrastructures qui sont importantes, on parle également du

50 millions, puis il y a des politiques

aussi. Tantôt, on parlait des autres ministères. Du côté de la Santé, ils ont

des programmes pour les personnes

aînées; du côté de la petite enfance, ils pourraient avoir des programmes pour

les jeunes. Donc, si on réussit à avoir

une meilleure coordination puis une meilleure cohésion, possiblement qu'on va

avoir des meilleurs résultats avec les mêmes ressources.

C'est juste

que je veux avoir un discours réaliste, parce que, des fois, les gens, ils

disent : Oui, mais qu'est-ce que vous

allez mettre de plus? On en a déjà beaucoup, puis, ce qu'on a, il faut

peut-être mieux l'utiliser et avoir une réflexion à ce niveau-là.

L'autre

élément. Tantôt, on parlait des stratégies. Une des meilleures stratégies, si

vous voulez que les gens fassent de

l'activité physique, c'est de leur donner des infrastructures pour le faire. On

parle des pistes cyclables, on parle des arénas, on parle des terrains de soccer. Ça fait que, si vous êtes dans

un groupe de villages puis il n'y a aucune installation sportive, c'est sûr que vous n'aurez pas tendance

à faire du sport. Donc, il faut avoir cette pensée-là quand on va

coordonner puis on va mettre de la cohésion dans le système. Ça fait que mon

message, c'est : On a déjà des belles ressources au Québec, essayons de faire encore plus avec ce

qu'on a, puis on va rajouter de l'argent, au fur et à mesure, qui va être

encore plus utile si on a, avant, fait déjà une réflexion là-dessus.

L'objectif,

là, c'est que tout le monde peut avoir sa place au soleil au niveau des

organismes, mais il va falloir qu'ils se parlent entre eux autres. Je

pense que c'est un message qui va être très, très fort.

Le Président (M. Auger) : Mme la

députée de Laporte.

Mme Ménard : Autre chose que

vous avez mentionné tantôt... On parlait de modèles, hein, vous avez parlé

d'Eugenie, bon, au tennis, et tout ça.

Est-ce que,

dans la politique, on va faire en sorte justement d'avoir quelque chose qui

pourrait faire qu'on aurait beaucoup plus de modèles? Puis là je suis

après penser : j'ai assisté, cette semaine, à la remise des médailles de

l'Ordre national, le premier ministre qui remettait les médailles, et il y

avait M. Juneau, et Joé Juneau est un modèle extraordinaire,

exceptionnel. Il donne énormément de temps aux Inuits, hein, il est dans le

Grand Nord et il a fait en sorte que, maintenant, il y a plein de jeunes

qui ne décrochent pas de l'école parce qu'ils veulent jouer au hockey avec...

naturellement suivre les traces de Joé Juneau.

Alors, est-ce

qu'on va penser à quelque chose qui pourrait faire en sorte qu'on aurait

beaucoup plus de Joé Juneau au Québec?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) :

La réponse est un gros oui, parce que vous savez que Joé Juneau, entre autres,

avait formé une équipe de cyclistes du Nunavik qui sont venus ici faire le défi

Pierre-Lavoie. Moi, j'avais rencontré Joé à

ce moment-là — j'avais

été associé avec eux autres — et il y avait également Gaétan Boucher qui

faisait

partie du groupe qui avait pédalé.

En fin de

semaine, au défi Pierre-Lavoie, il y avait David Veilleux, celui que... le

premier Québécois qui a fait le Tour de France, qui était en avant avec

Pierre. Moi, j'ai eu l'occasion de pédaler juste à côté de lui pour l'entrée à Montréal. Puis c'est des gens qui veulent

s'impliquer, c'est des gens que les gens dans la rue, là, ils les saluent puis

ils veulent faire comme eux autres. On parle d'Eugenie Bouchard.

Je pense qu'il y a une réflexion à faire, mais

il y a surtout une coordination à faire de toutes ces activités-là. Sylvie Bernier est un bel exemple. Sylvie,

actuellement, elle s'implique à tous les niveaux. Je l'avais rencontrée

parce qu'elle a fait sa maîtrise, et sa

maîtrise, c'est justement comment on modifie l'environnement pour favoriser

l'activité physique.

Beau modèle, en fin de

semaine, les cinq députés qui roulaient pour le défi Pierre-Lavoie, hein :

le député de Drummond était là, le député de Labelle était là. Puis c'étaient

tous les partis, il y avait des cyclistes des trois partis, et puis c'était plaisant de les voir. On n'avait

pas l'impression qu'ils pouvaient se chicaner de temps en temps, eux

autres, hein, quand ils sont vraiment en harmonie

lorsqu'on... Ça, c'est un bel exemple de promotion qu'on doit faire. On

doit lancer ce message-là à la population. Et je pourrais

vous en nommer plusieurs et j'en ai rencontré plusieurs,

parce que, quand je suis allé au sports gala Québec à

Laval, les gens venaient me voir pour me dire : Comment on pourrait

s'impliquer, tant au niveau du judo, au niveau du ski acrobatique? On a

des très, très beaux modèles.

Puis ça me

rappelle... Vous savez, de forcer quelqu'un à faire du sport, c'est beaucoup

plus difficile que quand quelqu'un voit un autre faire du sport. Puis,

quand vous regardez les jeunes qui jouent au hockey, là, ils en mettent, de l'énergie. Maintenant, comment on

pourrait avoir cette énergie-là quand ils vont à l'école? Ça, ça va être

un autre défi, là, quand ils vont

étudier, parce que, demandez à un jeune qui joue dans une équipe de

hockey, là, manquer une journée d'école

parce qu'il fait une tempête, là, pour lui, je pense,

c'est souvent un congé, là, mais manquer une

partie parce qu'il fait une tempête, là, pour lui, c'est une grande déception. C'est pour

ça qu'il faut en arriver : Comment on arrive à motiver notre population

à faire de l'exercice sur une base volontaire? Moi, ce que j'ai vu, il y a un phénomène

d'entraînement : quand vous êtes avec

des amis puis un groupe qui aime faire de l'exercice physique, vous, ça vous

motive, pas juste pour faire de l'activité physique, le fait d'être avec un

groupe avec qui c'est très agréable.

Ça fait que c'est ça qu'on va devoir travailler tous ensemble,

et c'est intéressant aujourd'hui parce

qu'on a vraiment une discussion qui est apolitique, et on a un

grand objectif, un grand but, c'est de rendre notre population

en bonne santé.

Le Président (M. Auger) : Mme la

députée de Laporte.

Mme Ménard : Il me reste

combien de temps?

Le Président (M. Auger) : Vous avez

encore 6 min 30 s.

Mme Ménard : Ah, oui! Alors, j'aimerais revenir sur les écoles

où on enseigne le sport, l'école... Comment ils appellent ça, ces

écoles-là?

Mme Ménard : Non, mais il y a

d'autres écoles, il n'y en a pas juste une.

Mme Ménard : Sport-études,

merci, merci, c'est le mot que je cherchais. Alors, bon, on en a je ne sais pas

combien au Québec. Peut-être que votre ministère peut nous dire combien on en

a. Est-ce qu'on veut en créer plus, de ces écoles-là?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Merci, M. le Président. Bien, on veut en

créer selon les besoins. Puis il y a des sports-études dans à peu près tous les sports, hein? Moi, mon garçon, il a fait

le sport-études golf, puis ça l'a beaucoup aidé, puis il a beaucoup apprécié ça. Il y a sport-études

hockey, il y a un sport-études dans différents domaines. Je suis quand

même prudent parce qu'il faut les créer,

mais, d'un autre côté, il faut faire attention parce que ça sort aussi des gens

qui sont bons en classe puis bons dans

les sports, puis ça les sort de nos classes régulières. Puis, quand vous

regardez le rapport Champoux-Lesage, là, il y avait cet élément-là. Là,

on est en train de créer plusieurs types de classes, ce qui fait qu'il faut juste être prudent de ce côté-là. Mais, si

quelqu'un veut faire du sport... Puis, en passant, pour faire un sport-études,

ce n'est pas nécessaire de vouloir faire une carrière, il faut juste aimer

faire le sport.

L'autre

élément que l'on perçoit, c'est qu'un sport-études, pour nos garçons qui ont

plus de difficultés que les filles en

classe, ça nous permet d'avoir des meilleurs résultats. Ça les fait plus

bouger, le programme est adapté... qu'ils sont moins de temps en classe

mais plus concentrés, et je pense qu'on peut réussir à avoir moins de

décrochage si on a le sport-études approprié.

Mais là on parle de sport-études, là, puis, je

tiens à le dire, il y a aussi arts-études est important. Maintenant, je pense qu'on y va dans plusieurs domaines. Quand

quelqu'un veut faire quelque chose par passion puis qu'on lui permet de

faire sa passion et en même temps réussir ses études, je pense que, tous, on

est gagnants. Mais il y en a beaucoup au Québec, et ce qu'on veut, c'est de

répondre aux besoins des élèves.

Le Président (M. Auger) : Mme la

députée de Laporte.

Mme Ménard : Une dernière

question, en ce qui me concerne. M. le ministre, vous venez de parler de... aussi les arts, et, je me souviens, l'ancien

gouvernement avait, dans son budget, annoncé des argents qui viendraient

de la taxe du tabac pour ce genre d'activité là, les arts, et...

Mme Ménard :

Oui. Oui. Alors, est-ce qu'on continue ça? Est-ce que ça se continue, ça, ce

programme-là?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Oui, c'est pour les infrastructures. Et puis,

juste pour vous dire, au Québec, un endroit qu'on protège actuellement

au niveau des budgets, c'est les infrastructures sportives, parce qu'on croit

vraiment que meilleures seront les

infrastructures. Plus les gens vont avoir la possibilité de faire l'activité

physique, mieux ils vont être, puis

plus ils vont rester en bonne santé, puis, à la fin, moins ils vont nous coûter

cher dans le système de santé. Puis, je vous rappellerai, l'éducation, c'est vraiment la priorité numéro un des

Québécois. C'est un déterminant pour la santé puis pour le bien-être des

gens, puis également le développement économique et social.

Le Président (M. Auger) : Une autre

question. Vous avez encore 3 min 30 s à votre disponibilité.

Le Président (M. Auger) : Pardon?

Vous voulez revenir.

Reid :

Si vous me permettez, je vais commencer la prochaine question tout à l'heure,

dans quelques instants, mais je vais terminer juste une... puisqu'on a

une bonne ambiance, une petite question.

Je voudrais

d'abord vous féliciter, M. le ministre, pour avoir avec vous M. Fournier, qui,

vous le savez peut-être, a été

directeur général d'un extraordinaire événement sportif pour le Québec. Ça a

été les Jeux du Canada en 2013, et c'est une préparation qui a duré trois ans. C'est un travail de fond qui a été

fait et c'est un immense succès à tout point de vue, évidemment

l'événement lui-même, mais aussi sur le plan financier. Il y a beaucoup

d'argent qui va être légué par les jeux pour, effectivement, les athlètes et

les sportifs de la région, surtout.

Et je ne sais

pas si vous savez par ailleurs aussi que les jeux ont mis à jour, en fait, un animal qui, comme

mascotte, n'est généralement pas associé au sport, et qui est l'athlète des athlètes, et c'est ce

qu'on a trouvé. Je ne sais si vous... C'est un oiseau. Je ne sais pas si vous le savez, sinon vous avez le sous-ministre pour répondre à votre question, à la question que je vous pose.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) :

Bon, vous avez toujours le choix entre plusieurs oiseaux. Il y a le

macareux, il y a le colibri,

mais moi, je vous dirais que c'est un colibri.

Reid : Le macareux,

c'est un pingouin, en quelque sorte.

Bolduc

(Jean-Talon) :

Juste pour savoir s'il savait c'était quoi.

Reid : Bien, en fait, c'est effectivement un colibri, et c'est un athlète exceptionnel. Donc, on va peut-être revenir tout à l'heure pour le

bloc parce que j'ai des questions intéressantes concernant surtout, M. le

ministre, le fonds de 50 millions et son adéquation avec la politique.

Le Président (M. Auger) : Merci, M.

le député d'Orford. Je cède maintenant la parole au porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière de loisir et de sport, le député de Drummond—Bois-Francs. Vous avez, M. le député, vous êtes un chanceux, vous avez

23 minutes à votre disposition.

Schneeberger : Merci

beaucoup. Alors, merci, M. le ministre et tous les collègues qui vous accompagnent.

Premièrement, pour faire suite aussi au défi

Pierre-Lavoie, tantôt, vous disiez qu'on ne s'est pas chicanés. Je peux vous dire qu'après quatre jours dans un

motorisé où est-ce que tu mets tes habits partout parce qu'ils sont mouillés pour les faire sécher, ça sent un peu, comme on

dit, le chien mouillé, alors c'est sûr que tu ne veux pas te chicaner en plus

de ça. Non, mais pour... sympathique, là, on s'est vraiment bien amusés.

Le Président (M. Auger) : M. le

député... M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) :

Vous savez qu'après la pluie il y a toujours l'arc-en-ciel, hein? Ça fait

que...

Schneeberger : Oui,

c'est bon, c'est bon.

Schneeberger :

Bon. Alors, je voudrais aller au niveau du plan des infrastructures québécoises.

Durant la dernière campagne électorale, votre formation était pour l'anneau de glace à Québec,

et puis, après ça, avec M. Labeaume... Et puis on connaît sa personnalité, là. Par après, vous vous êtes retiré, et puis là...

En tout cas, on ne sait pas trop. Et là, moi, ce que je remarque au niveau des infrastructures, les projets qui sont à

l'étude, l'anneau de glace, il fait partie... Alors, moi, je voudrais savoir, premièrement, quelles sont vos

intentions concernant l'anneau de glace et puis, oui ou non, allez-vous

aller de l'avant avec ça?

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Oui. Bien, la réponse est oui,

mais, par contre, comme l'a dit M. Labeaume, on pouvait peut-être se

permettre d'avoir un léger délai pour s'assurer qu'au niveau financier il n'y

ait pas de difficulté. Mais la réponse est définitivement oui. D'ailleurs,

c'est l'anneau de glace Gaétan-Boucher.

L'autre

élément, comme vous disiez, avec M. Labeaume, notre collaboration est

excellente, puis, moi, pour le connaître personnellement — parce

que c'est quelqu'un qui vient de Roberval, donc c'est quelqu'un qui sait rire

et qui sait s'amuser — je pense que c'est quelqu'un qui veut

réaliser ce projet. Notre gouvernement est en arrière également de ce projet, et, pour la ville de Québec et le

développement des infrastructures, entre autres pour le patinage de vitesse,

pour nous, c'est un incontournable.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Drummond—Bois-Francs.

Schneeberger : Puis est-ce qu'on peut savoir les échéanciers

et aussi le budget qui est accordé à cette étude-là?

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Bien, c'est parce que ça, c'est

un dossier qui relève des Affaires municipales, donc ce n'est pas dans nos dossiers à nous, mais, au

niveau de l'échéancier, là, je pense qu'il pourrait y avoir un délai, le

temps de consolider les finances publiques.

Et pour ce qu'il s'agit du budget, là, je ne pourrais pas vous dire exactement

la hauteur, ça fait qu'on pourrait toujours se renseigner aux Affaires

municipales puis vous le laisser savoir.

Schneeberger :

Oui, mais, c'est quand même important puis c'est un gros budget, alors, moi, en

tout cas, j'ai toujours trouvé un peu...

là-dessus, je vous dirais que, pour faire un jeu de mots, vous aviez l'air un

petit peu à patiner sur la glace, là, avec ce dossier-là, puis

j'aimerais ça savoir...

Bolduc

(Jean-Talon) : ...

Schneeberger :

Comment?

Bolduc

(Jean-Talon) : On patinait de vitesse.

Schneeberger : Oui, mais... parce que vous savez qu'un

anneau de glace, c'est du patinage hors piste et puis, à ce que je sache aussi, ce n'est pas un sport qui

est très, très populaire; le courte piste l'est beaucoup, on a d'ailleurs

beaucoup de champions au Québec. Mais, par

contre, je voulais savoir : est-ce qu'il y a une étude au niveau du

nombre? Est-ce qu'il y a beaucoup de personnes qui vont l'utiliser?

Parce que c'est une grosse infrastructure puis je ne voudrais pas finalement que ça devienne un peu comme les

après-Olympiques, le Vélodrome finalement qui s'est transformé en

biodôme, là.

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Un, là-dessus, je dois vous

avouer, notre objectif, c'est de développer tous les sports au Québec et donner des infrastructures à tous les

sports qui sont valables. On parlait de l'Institut national du sport

qu'on regroupe à Montréal. On veut se donner

des plateaux techniques pour être capable d'avoir du développement des

élites. Par contre, ces infrastructures-là

servent également à la population en général, et, si, à un moment donné, on

veut avoir soit des événements

mondiaux ou encore démontrer qu'on est capables de former l'élite... Vous

savez, aux derniers Olympiques, là,

ceux qui ont performé le plus au Canada, c'est les Québécois. Pourquoi? Parce

que les gens regardent nos programmes. En fin de semaine, M. Aubut

reçoit le comité olympique ici même, à Québec. Moi, je les rencontre samedi pour qu'on puisse discuter, voir comment le

Québec peut collaborer avec le comité olympique juste pour développer notre élite. Mais, quand vous connaissez les

comités olympiques, ils ne veulent pas juste développer l'élite, ils

veulent que l'ensemble de la population fasse du sport avec comme modèle une

élite qu'on développe, et on veut performer

au niveau international, au niveau national et au niveau québécois. Si on ne se

donne pas une infrastructure comme

l'anneau de glace, bien, les gens ne peuvent pas s'entraîner dans des endroits

qui, souvent, sont assez convenables pour

servir pour la population en général.

Donc, c'est cette

orientation qu'il faut voir. Premièrement, on donne la chance à tous les

sports, donc on ne veut pas être discriminatoires à un sport par rapport à un

autre, et il faut leur donner les infrastructures nécessaires, si possible, lorsque c'est pour l'élite, à un endroit

au Québec où on va s'entraîner. Le ski acrobatique, on est dans les

meilleurs au monde, hein, au niveau de... je

regardais Dominique Maltais, là, elle a gagné des médailles olympiques.

Pourquoi? Parce qu'on s'est doté au Québec des installations nécessaires.

Dans

le sport amateur, si le gouvernement ne s'implique pas, on n'aura pas

d'infrastructure. Mais voyez-le plus loin :

le fait d'avoir ça puis d'avoir des élites comme Dominique Maltais et Eugenie

Bouchard, ça fait que nos jeunes, ils veulent jouer au tennis, ils

veulent faire de la planche, ils veulent faire du ski.

Tout ça, là,

ça va dans notre philosophie d'être plus en forme. Et, si vous êtes plus en

forme... Quand vous rentrez à l'hôpital puis vous faites un infarctus,

ça vient de coûter 30 000 $ à la société. Un pontage, ça vous coûte

25 000 $, à la société. L'obésité,

le diabète coûtent une fortune à la société. Si on peut investir maintenant

pour diminuer la maladie plus tard,

je pense que c'est ça, la prévention, puis c'est ça qu'on appelle le côté

économique de la santé, c'est la prévention qui empêche d'avoir des maladies qui vont coûter beaucoup plus cher. Ça, je

ne vous parle pas si on diminue notre taux de tabagisme pour le cancer. Savez-vous qu'un cancer du poumon, là,

présentement, les molécules pour traiter un cancer du poumon... entre 50 000 $ et

100 000 $? Ça fait que, si j'empêche un cancer du poumon, là, j'en

empêche 100 dans une année, ça donne quoi

comme montant qu'on peut investir dans les sports? La seule affaire, il faut

être un gouvernement logique, il faut

investir maintenant pour prévenir plus tard. Donc, il y a une dépense à faire

maintenant pour qu'on ait des économies plus tard. Mais ça, moi,

j'appelle ça de l'investissement.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Drummond—Bois-Francs.

Bolduc

(Jean-Talon) :

C'est pratique d'avoir été ministre de la Santé aussi, hein?

Schneeberger :

Est-ce que vous avez une étude actuellement qui précise le nombre

d'utilisateurs potentiels de cet anneau-là, parce que, je veux dire,

quand on fait quelque chose, là, il faut faire... oui, vous...

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) :

C'est vraiment... Moi, je vous recommanderais d'aller poser la question

aux Affaires municipales, à mon collègue des Affaires municipales parce

que c'est eux autres qui ont toutes ces études-là. Nous autres, on va vraiment traiter du sport en tant que tel, faire la

promotion du sport. Moi, je dis toujours que je suis le ministre du bonheur. Toutes

les belles activités, c'est moi qui les fais. Les constructions, je laisse ça

aux autres.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Drummond—Bois-Francs.

Schneeberger : O.K. Alors, aussi, à ce moment-là, si cet anneau,

vous allez de l'avant avec, est-ce

qu'il va faire

partie intégrante...

l'argent, ces sommes-là pour la construction va être pris à l'intérieur même de

l'enveloppe que vous parlez, de 850 millions, pour les

infrastructures jusqu'en 2024?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Bien, ça peut être une enveloppe

multiparties. Je vais vous donner un exemple. Ça, ça va être... et le Québec et le municipal qui vont

s'en occuper, on va s'entendre qui va faire la gestion, mais

généralement ça peut venir de fonds

fédéraux, ça peut venir de fonds québécois puis également la municipalité qui

peut mettre un montant. Puis je ne connais pas le côté financier pour ce

dossier parce que ce n'est pas mon dossier, c'est le dossier des Affaires municipales. Ça fait que, vraiment, quand

vous arrivez à ce niveau-là pour ce qu'il s'agit de la construction, il

faut parler avec les Affaires municipales, qui gèrent le dossier. Par contre,

quand on va arriver pour les gens qui vont s'entraîner là, développer l'élite,

ça, ça va revenir au niveau du ministère des Sports.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Drummond—Bois-Francs.

Schneeberger :

Oui. Alors, par le fait même, moi, ce que je voudrais savoir, avec un projet

d'avoir un anneau de glace, est-ce

qu'à l'intérieur même du ministère ou avec la ville de Québec il y a toujours

le projet d'aller peut-être de l'avant

avec des Jeux olympiques parce qu'on sait que c'est une infrastructure qui est

essentielle pour la tenue de Jeux olympiques

d'hiver? Alors, c'est-u dans cette vision-là ou c'est vraiment pour le sport

d'élite ou amateur, là, du Québec?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Merci, M. le Président. Bien, je ne pense pas que je suis la personne

pour répondre à ça, parce que c'est vraiment au niveau comme du premier

ministre, à un moment donné, qu'il pourrait y avoir des orientations à ce

niveau-là. Mais c'est certain que, si Québec se donne des infrastructures de

qualité, c'est plus facile d'avoir des

compétitions internationales. Est-ce

qu'un jour, c'est les Jeux

olympiques? Je pense qu'il ne faut jamais fermer la porte parce que,

vous savez, on en a encore pour plusieurs centaines d'années au Québec à

avoir des organisations... des activités

internationales. Il ne faut pas fermer la porte. Il y avait

des contraintes la dernière fois qu'on a fait la demande parce que

c'était la hauteur de la montagne qui n'était pas assez élevée. Mais c'est des

choses, peut-être, qui pourraient être travaillées.

Ça fait que moi, je vous dirais, aujourd'hui, ce

n'est pas dans les plans à court et à moyen terme, mais, dans 30 ans, dans 40 ans, peut-être qu'on

pourrait demander les Olympiques. Mais, à court terme puis à moyen terme, ce

n'est pas dans la planification, autant gouvernementale que de la ville. Je

pense qu'on va plutôt se consacrer à développer de bonnes infrastructures. Mais, si on est

capables d'aller se chercher des activités, des événements internationaux — on

a annoncé récemment, Bromont, avec les jeux équestres — si on

est capables d'aller chercher des jeux similaires, on devrait y aller. Pourquoi? Parce que c'est une bonne publicité pour le

Québec, c'est un beau modèle aussi pour nos athlètes de tous les

niveaux, puis c'est un beau modèle également pour les gens qui veulent faire ce

type de sport.

Donc, pour moi, je ne ferme pas la porte, mais

ce n'est pas dans nos cartons à court terme ou à moyen terme.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Drummond—Bois-Francs.

Schneeberger : Oui.

O.K. Tantôt, on parlait de renouvellement de la politique des loisirs et

sports. Moi, j'ai un point que je vous ai

déjà mentionné en entrevue. J'aimerais ça, beaucoup, que l'ouverture... des

gymnases d'école soient ouverts les

fins de semaine, parce que c'est des infrastructures qui sont payées par tous

les citoyens. Et puis moi, je me

souviens, à l'époque, les fins de semaine, surtout quand il pleut, il fait

mauvais — puis,

surtout cette année, là, c'est un bel

exemple — bien,

nos jeunes, là, ils jouent beaucoup plus au Nintendo puis aux jeux qu'aller

faire du basket ou des sports à

l'intérieur. Et moi, je trouve ça très déplorable que, dans des quartiers où

est-ce qu'il y a un gymnase à proximité, souvent, c'est de l'école même, le gymnase est là, que cette

partie de

l'école soit fermée aux jeunes, alors qu'il pourrait très bien être...

justement, ouverte, soit en lien avec la ville au niveau de la surveillance et

autres, mais au moins que les jeunes aient accès à ça. Il y en a qui... juste

la cour d'école, à peu près, et, quand il pleut, bien, malheureusement, il n'y

a personne qui est là.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Écoutez, bien, tantôt, quand je disais qu'il

fallait consolider, ça, c'est un bel exemple. On a des installations

sportives qui sont utilisées la semaine par le scolaire puis que, la fin de

semaine, s'il n'y a pas d'entente avec la

municipalité, elles sont tout simplement vacantes. C'est le même coût de

fonctionnement, c'est le même coût de chauffage. Ça prend un peu plus de

surveillance.

Actuellement,

un des projets qu'on fait au niveau scolaire, c'est souvent un partenariat avec

la ville. Je regarde, dans mon comté, l'école Rochebelle, où il y a un

partenariat entre la ville de Québec et la commission scolaire. La semaine, c'est utilisé par la commission scolaire;

le soir, les fins de semaine, par des activités municipales. Ça nous

évite de dédoubler les infrastructures, ça

nous permet d'avoir des infrastructures qui sont toujours à la fine pointe des

technologies, ça fait que ça, c'est

l'exemple que je vous disais tantôt : Ce n'est pas toujours plus d'argent

que ça prend mais peut-être une

meilleure coordination puis une meilleure consolidation, et toutes les

municipalités qui veulent avoir des activités devraient voir avec le

scolaire comment on peut s'organiser pour partager.

L'autre élément que vous pouvez voir... Si vous

faites du voilier, à un moment donné, bien, il faut qu'on soit capables... si nos jeunes, pour leur apprendre à

faire du voilier, bien, c'est important qu'il y ait des activités qui...

souvent, on va emprunter au niveau du municipal.

Tantôt, je

vous parlais de Bromont. Tu sais, Bromont, ce n'est pas des pouliches qui vont

être là, là, ça va être des chevaux,

là, de très haut niveau. Bien, ça, ça prend une ville qui travaille avec

d'autres partenaires. Mais peut-être que les partenaires à Bromont sont

réputés pour l'équestre, mais possiblement qu'à ce moment-là ils pourraient

s'organiser pour avoir un partenariat avec le scolaire, ne serait-ce que pour

en faire la promotion.

Donc, c'est

tout ça qu'on doit faire ensemble. Et, oui, il va y avoir plus d'argent, mais

comment on peut faire, avec l'argent qu'on a déjà, pour réussir à

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Drummond—Bois-Francs.

Schneeberger :

Oui. Toujours au niveau de la politique nationale du sport, vous avez annoncé

qu'il y aura 50 millions supplémentaires qui seraient alloués au

niveau des infrastructures. On a fait des recherches puis j'aimerais savoir, maintenant, au niveau des

critères pour l'acceptation ou le refus d'un projet, parce que souvent

on a l'impression que, dans un cas comme

celui-là, au niveau des infrastructures sportives, tu sais, tout le monde est

pour la vertu, là, il n'y a pas vraiment

personne qui s'objecte à ça, d'avoir un beau terrain de soccer derrière chez

eux ou autre. Et, malheureusement, des fois, on a fait beaucoup de

politique avec ça, O.K.? Il a fait une belle annonce et autre.

Moi, ce que je voudrais savoir,

maintenant : Au niveau des critères, est-ce que ces critères vont être

vraiment publics, c'est-à-dire qu'ils vont être accessibles, on va les voir? Et

puis aussi qu'on pourra voir, quand le projet est accepté ou refusé, les raisons du refus ou de l'acceptation? Parce que

moi, je pense que ça, il y aura beaucoup plus de clarté à avoir là-dessus, puis, au moins, ça ferait

peut-être moins de mécontents. Ou peut-être de dire aussi, parce que,

comme... vous savez très bien qu'en

politique, quand on ne dit pas tout, bien, il y a beaucoup de subjections ou de

choses comme ça qu'il faut... On dit : Ah! bien, on sait bien,

c'était lui, parce que tel député était là, ou tel comté. Alors, je pense que,

pour ces raisons-là, si on veut travailler ensemble, ça serait bien que ça soit

fait ainsi.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Oui. Les critères sont dans le programme, ils

sont déjà connus, puis, si vous voulez, j'ai la feuille ici, puis je

peux tous vous les lire, mais ça prendrait de votre temps pour intervenir...

Schneeberger : Non,

non, pas besoin...

Bolduc

(Jean-Talon) :

...mais on va vous en faire une photocopie, mais c'est déjà disponible. D'ailleurs, une très grande transparence, les gens

savent exactement quel projet qui va être annoncé, et également on ne

veut pas faire de politique avec ça, à un

tel point que c'est des équipes externes qui choisissent puis ils font des

recommandations et, à partir de ça, c'est selon les critères qui sont déjà

établis.

Pour cette

question des refus, parfois même les gens viennent me voir, moi, comme ministre...

je les écoute, on regarde leurs dossiers, mais on ne fait pas de

pression politique parce qu'il y a une séquence dans laquelle les projets vont

être annoncés.

Le Président (M. Auger) : Donc, M.

le ministre, j'ai compris que vous allez lui déposer le document.

Bolduc

(Jean-Talon) :

Oui. On va la rendre disponible à tout le monde.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Drummond—Bois-Francs.

Schneeberger :

Oui. Alors, dans un autre ordre, au début des années 2000, il y a eu une étude

qui a été faite sur le dopage au

niveau des jeunes, O.K., dans différentes disciplines sportives. Je voudrais

savoir maintenant les mesures qui ont

été par la suite adoptées. Est-ce qu'aujourd'hui on a eu des résultats face à

ça? Parce que, là, il y a justement le film

de Geneviève Jeanson qui sort, et puis moi qui était adepte du vélo et autres,

mais aussi de tout autre sport... D'ailleurs j'avais même un beau cadre de Lance Armstrong dans mon bureau, et puis,

avec toute la saga, ce n'est pas sûr s'il faut décrocher ou pas, mais ça reste que, pour moi qui adore le cyclisme,

c'est des gens que j'appréciais beaucoup à voir aller. Alors, c'est sûr

que c'est une grosse déception quand on voit ces gens-là.

Moi, ce que

je pense, là-dessus, c'est qu'au niveau des jeunes c'est vraiment la

prévention qu'il faut faire là-dessus pour dire : Regardez, là, on peut

gagner sans être dopé. Alors, je voudrais savoir maintenant quelle... Suite à ces sondages-là, est-ce qu'il y

a des pratiques qui ont été mises sur place ou des politiques pour,

justement, empêcher le maximum de dopage?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Bien, premièrement, vous avez raison, il faut

faire de la prévention. Et vous savez que le dopage, c'est un fléau dans les sports, même les sports professionnels.

Mais, actuellement, c'est chacune des associations sportives qui met en

place son plan. Suffit qu'à regarder au niveau du comité olympique qu'il y a

ici. D'ailleurs, on est réputés au monde

pour le comité olympique parce que les dosages se faisaient ici, au Québec.

Mais ça, je vous avouerais que c'est

chacune des associations qui détermine les conditions. Probablement qu'on a une

politique, mais on ne met pas nécessairement de moyens pour dire qu'on

va contrôler. Et puis il y a de la publicité

qui se fait également au niveau de la prévention. Mais je vous dirais qu'à ce

niveau-là c'est surtout au niveau des associations sportives qui font le

contrôle par rapport à ça.

Schneeberger :

Mais, à ce moment-là, est-ce qu'il y a eu de l'amélioration? Au niveau du

ministère, avez-vous des études qui disent ça ou il n'y a rien pour l'instant,

il n'y a pas de donnée?

Bolduc

(Jean-Talon) : Bien, ce n'est pas vraiment le rôle et l'État

de gérer ça, sauf s'il y avait des problèmes particuliers à certains endroits, mais ça peut relever plus de la santé

publique si on voit que, vraiment, il y a un phénomène dans certaines

disciplines. Mais, généralement, c'est vraiment les associations qui doivent

s'assurer que, quand ils organisent des

compétitions, qu'il n'y ait pas ce type de problème là. Puis là on parle de

compétition à un certain niveau parce

qu'on ne fait pas faire des tests d'urine à des jeunes athlètes comme aux Jeux

du Québec. En tout cas, à ma connaissance, ça ne se fait pas. Mais, quand on est rendus à un certain niveau,

certains, pour performer, veulent prendre des produits pour augmenter

leur performance. Mais ce qu'on fait beaucoup, c'est de la sensibilisation.

Mais, jusqu'à

date... en tout cas, je ne pense pas qu'au niveau de ce qu'on gère, nous

autres, au niveau du sport, là, que ce soit une... c'est une

préoccupation, mais on n'a pas l'intention d'agir à ce niveau-là, sauf par la

prévention.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Drummond—Bois-Francs.

Schneeberger :

Combien de minutes me reste-t-il?

Le Président (M. Auger) : Encore un

cinq minutes, monsieur.

Schneeberger : Cinq

minutes, O.K. Au niveau des unités régionales de sport et loisir, il y a eu

quelques tractations là-dessus. Mais moi, je voudrais savoir : Est-ce

qu'au niveau des coûts, la mission, est-ce qu'il y a eu un changement de cap à

ce niveau-là? Quelle est votre vision là-dessus au niveau du ministère?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Peut-être juste préciser — parce que, généralement, on a des

enveloppes — que

les budgets sont attribués à différentes organisations, puis on a des missions

également dans lesquelles il y a des budgets qui sont ciblés. Mais, à ma connaissance, il n'y a

pas eu de grande transformation, sauf que c'est certain qu'on se

réajuste un peu à chaque année.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Drummond—Bois-Francs.

Schneeberger :

O.K. Moi, par contre, je voulais préciser, admettons... Est-ce que, justement,

au niveau des unités régionales... dans le sens où moi, j'ai reçu des

lettres, là, des anciennes lettres qui dataient de 2012, où ce qu'il y avait certaines organisations qui avaient refusé

de payer ou qui s'étaient comme retirées. Est-ce que, suite à... Je n'ai pas vraiment la source exacte, mais

il y avait du mécontentement à certaines places, là.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Moi,

je peux vous expliquer quelque chose, là : chacun pense qu'il n'en a pas

assez puis que l'autre en a trop. Ça,

c'est un principe qu'on retrouve beaucoup quand il

faut se partager la même

masse monétaire. Mais je vais vous

donner un exemple, là. On a 19 URLS au Québec, qui ont un montant de 10,3 millions de dollars, et puis

la mission régionale en loisir et en

sport, c'est 6,44 millions de dollars, Mission loisir pour les personnes handicapées, c'est 1,20 million de dollars puis un programme d'assistance financière au loisir des personnes handicapées, 1,34 million de dollars. Et puis également,

pour les personnes vivant avec un handicap, on a 100 000 $. Et ça,

juste pour donner un exemple, c'est pour 500 organismes pour le

1,34 million, puis c'est 300 organismes pour le 100 000 $.

Donc, c'est

sûr que, si on avait plus d'argent, on pourrait en donner plus, mais il n'y a

pas eu de diminution des budgets à ce niveau-là. Et, l'autre élément,

c'est : une fois qu'on a distribué l'argent, bien, c'est entre eux autres

de s'entendre comment ça va être utilisé.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Drummond—Bois-Francs,

vous avez encore trois minutes à votre disposition.

Schneeberger :

Trois minutes, O.K. Alors, tantôt, vous parliez d'athlètes de haut niveau.

Il y a aussi, par contre, des

athlètes de haut niveau qui ont des handicaps, quand on parle de Paralympiques.

Est-ce qu'à ce niveau-là les buts, aussi, que ce soit aux moyens

financiers... ou la vision du ministère est la même que les athlètes de haut

niveau pour que ces gens-là, même s'ils sont

moindres... mais aussi, par contre, ils ont, ces gens-là, les mêmes valeurs,

les mêmes rêves, puissent aussi aller jusqu'au bout de leurs rêves, si

on peut dire?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Pour moi, c'est aussi important. Moi, j'ai

toujours un peu de difficulté à dire : Y a-t-il un qui est mieux

que l'autre? Il faut y aller selon le potentiel et la capacité de la personne.

Puis, cette année, bien, j'ai assisté, pas

participé, mais j'ai assisté aux jeux AlterGo, où c'est des gens avec des

handicaps qui viennent faire des jeux sur le principe, un peu, de

l'olympisme, et puis j'ai trouvé ça merveilleux. Puis j'ai vu des gens que ça

ne sera jamais des athlètes internationaux,

mais qui ont adoré ce qu'ils faisaient puis ils se dépassaient eux autres même,

et ça demande... Quant à moi, ça a

autant de valeur que la personne qui gagne une médaille d'or aux Olympiques.

Donc, les Paralympiques et les Olympiques, quant à moi, c'est au même

niveau, et on doit les soutenir à peu près de la même façon. Des fois, les

moyens peuvent être un peu différents, mais on veut les soutenir de la même

façon.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Drummond—Bois-Francs,

1 min 30 s.

Schneeberger :

1 minute, O.K. Je sais que vous allez me dire que ce n'est peut-être pas

de votre ressort, que ça vient du municipal, toujours au niveau du PQI.

Moi, je suis immigrant, je suis arrivé ici en 1987, et une des premières choses que je voulais voir quand je suis

descendu de l'avion à Montréal, c'était le Stade olympique parce que

moi, je trouvais ça beau vu de l'extérieur.

Avec les années, j'ai un peu désenchanté, avec toute la saga au niveau de la

corruption, et autres. Par contre, le Stade olympique lui-même demeure quand

même une belle architecture, selon moi, et qui attire, en passant, quand même

beaucoup de personnes à travers le monde pour ça.

Ce que je trouve, par contre, déplorable, c'est

qu'après 25 ans la toile n'est toujours pas réglée. Et moi, je voudrais savoir

maintenant : Votre gouvernement, avez-vous une vision là-dessus, là?

Qu'est-ce que vous voulez en faire, avec ce

stade-là? Et puis, même si, peut-être, vous allez me dire que ce n'est pas de

votre juridiction en direct... Mais moi,

je voudrais avoir la vision du ministre des sports, là, parce que, veux veux

pas, c'est une infrastructure sportive, et puis actuellement il est

sous-utilisé, là.

Bolduc

(Jean-Talon) :

Bon, c'est...

Le Président (M. Auger) : Ceci

mettrait fin au bloc.

Bolduc

(Jean-Talon) :

Juste pour répondre.

Le Président (M. Auger) : Oui,

rapidement, M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : C'est parce que la meilleure

personne pour répondre, elle n'est pas ici : elle est en face de vous, c'est l'ancienne ministre du Tourisme,

qui connaît bien le dossier. Mais ça, ça relève du Tourisme. Puis, juste

pour conclure là-dessus, l'image de

Montréal, c'est le Stade olympique, donc c'est certain que, pour nous, c'est

une image qui est extrêmement

importante, qui était très utile, et puis on va voir qu'est-ce qu'il est

possible de faire. Mais je vais laisser les gens du Tourisme gérer leurs

propres dossiers.

Président (M. Auger) : M. le ministre, merci. Je cède maintenant la

parole à un député du groupe parlementaire formant le gouvernement et je

reconnais le député d'Orford.

Reid :

Merci, M. le Président. Alors, j'aimerais revenir sur la mise en oeuvre de la

politique et des éléments financiers,

mais, avant, je voudrais faire quelques petits commentaires. On parlait tantôt

d'augmenter les heures à l'école. Le gouvernement,

notre gouvernement, dans les années... je pense, c'est 2005, on a ajouté une

heure et demie au primaire, et, de

cette heure et demie là, il y a au moins une heure qui était consacrée à

l'éducation physique et sportive, qui a été quelque chose d'intéressant, mais, en même temps, c'est

quelque chose qui était extrêmement coûteux, et donc il faut vraiment évaluer le coût d'augmenter des heures parce que

ça touche à tout : le transport... Ça touche à toute l'organisation de

l'école. Alors, évidemment, c'est une question

complexe, mais il est clair qu'il faut trouver différentes façons. Moi, j'y

crois beaucoup.

Pour

différentes raisons aussi, parce que c'est sûr que le sport, peut-être qu'il y

en a qui pensent que c'est juste un jeu...

Autrefois, ce n'était pas difficile. On était dans une rue, on était facilement

30 enfants puis on pouvait faire

toutes sortes de jeux puis on passait tout le temps qu'on n'était pas à l'école

à jouer dans la rue, en général, puis on avait beaucoup de plaisir. Mais aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Pourtant, c'est tout aussi important.

Et le ministre a parlé de santé tantôt : pour les jeunes, c'est clair. Pour les aînés... Ma

mère a 88 ans. Depuis déjà 30 ans, elle fait ses exercices et, à 88

ans, elle fait encore son kilomètre et demi par jour, de marche. Et donc, si

elle est en forme, c'est parce qu'elle a fait

de l'exercice tout le long. Puis, si elle vit encore puis elle vit encore

heureuse et qu'elle... — nous

espérons l'avoir encore longtemps — c'est parce qu'elle continue

à faire ses exercices et sa marche. Et donc ça, c'est fondamental.

Il y a

d'autres raisons. On a mentionné... mais on est allés un petit peu vite tantôt.

Moi, je veux insister sur le fait que c'est

un élément très important de la persévérance scolaire dans beaucoup de régions.

Il y a des régions où la persévérance scolaire,

au niveau de la communauté, de la... des parents... Je pense, par exemple, au

Saguenay—Lac-Saint-Jean — d'où

vous venez, comme moi, M. le ministre — c'est extrêmement important. Il y a d'autres

régions où la tradition d'usine traditionnelle,

comme, par exemple, dans mon comté, à Magog, c'est quelque chose qui est moins

valorisé, et donc pour lequel il y a plus de difficultés.

Le sport...

Et on l'a vu à Magog, à l'école secondaire, les installations sportives, que

nous avons transformées grâce à des

programmes qui ne sont pas celui dont on parle, qui sont des programmes

municipaux, Québec, Canada... On a,

entre autres, un nouveau centre sportif régional, mais qui a été fait à même l'école

secondaire publique, et qui a fait un changement

extraordinaire dans le pouvoir d'attraction, d'une part, de l'école, et la

façon de pouvoir garder les élèves et d'avoir une augmentation de leur

présence et de leur qualité au niveau de leur formation.

Il y a

également des éléments dont on parle moins, mais le sport a un impact majeur

sur les valeurs, des valeurs sociales très importantes pour

l'emploi : entre autres, le travail d'équipe, mais aussi la discipline.

C'est une discipline volontaire dans le sport. Si on veut faire du sport, on

s'amuse, on aime ça, on apprend la discipline. Et donc, cette discipline-là,

quand elle est apprise, elle sert toute la vie, et c'est très utile aussi pour

la qualité de la main-d'oeuvre.

Quand on parle de main-d'oeuvre, il y a aussi

des éléments... on en parle, disons, en termes de... on parle d'économies, de ce que ça va économiser dans le

système de santé, mais c'est aussi très important pour le développement économique, spécialement en région. Par exemple,

la qualité d'équipements sportifs qu'il y a dans une ville comme Magog ou d'autres villes au Québec, Trois-Rivières,

etc., a un impact quand on essaie d'attirer des talents, des employés de

qualité, des employés qui ont des formations spéciales pour, entre autres, la

technologie. Quand on essaie de les attirer dans des endroits qui sont

décentrés par rapport à Montréal ou Québec, c'est un élément très important. On

leur fait visiter toujours... Toutes les entreprises à Magog, par exemple, je

suis sûr que c'est pareil partout, on leur fait visiter les installations. Et

le fait d'avoir des installations sportives de qualité, c'est un élément qui

joue en notre faveur.

L'autre

élément aussi, c'est que, dans certains endroits — et on en parlera peut-être un peu plus tard,

mais c'est le cas de Magog,

Orford — le

tourisme est en train de se transformer, et le tourisme sportif prend une place

de plus en plus importante dans le tourisme. C'est vrai pour les

événements sportifs où qu'on va assister à des événements comme à Montréal, par

exemple, il y en a beaucoup, mais des événements participatifs comme...

Reid :

Oui, il y a des comtés... et on a au moins deux comtés, là, où c'est

extrêmement important : le nord de Montréal et toute l'Estrie. Et

donc, c'est quelque chose qui très, très important et pour lequel on ne parle

plus juste de jouer, là, de temps en temps,

dehors, après l'école ou... Et on parle de quelque chose qui fait

partie

intégrante des objectifs de notre société et de ce qu'on voit pour le

Québec de demain. Et c'est pour ça que vous avez, M. le ministre, avec vous,

ici, plus d'un député qui sont vraiment partisans de mettre un effort.

Mais, malgré

tout, je vais vous demander la question : Quand on parle de la mise en

oeuvre de la politique et qu'on parle

du 50 millions de dollars qui a été annoncé, voulez-vous nous expliquer...

Vous l'avez fait un petit peu tout à l'heure. Je ne veux pas nécessairement avoir des annonces, des préalables

d'annonces, mais 50 millions, c'est-u assez? 50 millions, est-ce que c'est juste parce qu'il y a un

50 millions qui se tient là parce que les fumeurs paient, puis ça ramasse

de l'argent, puis, après ça, on

dit : Il y a 50 millions à gauche puis il y a une politique à droite?

Est-ce que, autrement dit, il y a une adéquation qui va vraiment permettre de lancer la

politique avec cet argent-là? Et on sait que ça a déjà permis de faire

des choses, mais pouvez-vous nous en parler un petit peu?

Puis j'aurais

une autre question après ça. Bien, je vais vous la poser tout de suite. Mais,

en fait, l'autre question, c'est...

On dit : Est-ce que c'est assez? Après ça, on peut se demander : Dans

le contexte de la rigueur actuelle qu'on est obligés de se donner comme Québécois, pendant un an ou deux, est-ce que

ce 50 millions là, c'est une priorité qui est bien placée? Donc,

j'aimerais que vous commenciez par la première question, qui est celle de

l'adéquation.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) :

Mais je suis souvent délinquant, je vais commencer par la deuxième. C'est que,

c'est de...

Reid : ...ne me

permet pas de dire que je ne suis pas satisfait de la réponse.

Bolduc

(Jean-Talon) :

Vous savez, dans le contexte actuel, qu'un gouvernement se permette de rajouter

50 millions de dollars, alors qu'il y a

des efforts budgétaires demandés partout, je pense que ça démontre notre

volonté qu'on veut développer les

infrastructures pour que les gens soient plus en forme. Et ça va avec la

philosophie qu'on veut devenir une des sociétés les plus en forme au

monde. Vous savez, le contexte est difficile. Tout le monde le sait, actuellement, on a des efforts à faire pendant deux ans. Que le premier ministre décide de dire : On va consacrer 50 millions de plus à

nos infrastructures, en maintenant toutes les autres infrastructures, c'est déjà

quelque chose de très bien.

Maintenant, qu'est-ce qu'on peut faire avec ce

50 millions de dollars là? Je tiens à le dire : On a les mêmes enveloppes qu'on avait auparavant, sauf que ce

50 millions là va pouvoir nous permettre de bonifier plusieurs

projets, compléter des projets, en

entreprendre d'autres. Aujourd'hui, on ne fera pas la liste des projets parce

que c'est à venir, mais, pour nous,

ça va nous permettre justement de faire une couche de plus pour développer les

infrastructures nécessaires.

Également, ce

50 millions là vient dans un contexte économique où il y a quand même un

peu de ralentissement. Ça va nous

permettre d'accélérer l'économie au Québec, tant au niveau des infrastructures

que dans le PQI, qui avait plus d'argent,

mais le 50 millions dans le sport va nous permettre de faire ça. Vous

savez qu'avec 50 millions, là, c'est des terrains de soccer qu'on va construire? C'est des rénovations de piscine,

c'est des nouvelles installations dans des villages, qui vont nous permettre justement... à ce que nos

jeunes fassent de l'activité physique. Donc, ce 50 millions est bienvenu.

Et ce n'est

pas parce qu'on a 50 millions aujourd'hui qu'on n'en aura pas plus, plus

tard, mais, dans le contexte, je pense

que c'est un effort remarquable de notre gouvernement de pouvoir mettre plus

d'argent, alors qu'habituellement les gens auraient dû dire : Bien,

on n'en mettra pas plus parce qu'on n'a pas les moyens. Mais on trouve que

l'activité physique est tellement importante qu'on fait cet effort

supplémentaire.

Le Président (M. Auger) : M. le

député d'Orford.

Reid : Oui. Alors

donc, je ne peux pas dire que je ne suis pas satisfait de la réponse, mais...

un petit complément, mais je voudrais

revenir sur cet élément-là. Est-ce que, disons, par rapport à la politique...

et de peut-être plus parler un petit

peu de la politique dans ce contexte-là. Est-ce que ça va nous permettre

vraiment de donner un départ suffisant à la politique? Vous avez parlé

tantôt... On a parlé un petit peu, avec le député de Labelle, qu'il y a

d'autres fonds dans le système qui vont

aider également. Pouvez-vous juste nous en glisser un mot pour qu'on ait un

petit peu plus... qu'on ait, pas un

peu plus, mais qu'on ait un peu, là, une certaine idée et qu'on ait confiance

que cette politique-là, elle est sur une lancée, elle a effectivement

une erre de départ?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Vous savez, la force de quelqu'un, c'est de

s'entourer de personnes qui sont encore meilleures qu'elle-même, là. Je

demanderais à M. Fournier peut-être de compléter. Lui, il connaît ça.

Le Président (M. Auger) : M.

Fournier.

Fournier (Luc) : Bien, au

niveau des infrastructures, il y a peut-être un élément qu'il faut mentionner,

c'est qu'on ne finance jamais à 100 %.

Donc, nécessairement, il y a un effet de levier, là : le 50 millions

va nécessairement créer plus de

100 millions de leviers économiques. Parce qu'on ne finance jamais au-delà

de 50 % du projet d'infrastructure.

Deuxièmement, ça va exactement dans les

objectifs de la politique. L'un des premiers objectifs — M.

Pagé va s'en rappeler — c'est l'accessibilité, alors il faut rendre

les équipements les plus accessibles possible. Et c'est pour ça qu'on essaie d'avoir une bonne répartition des

projets un peu partout sur le territoire et pour la population. Mais,

surtout, c'est que ça crée un effet de levier important pour les communautés.

Le Président (M. Auger) : M. le

député d'Orford.

Reid : Oui. Bien,

écoutez, ça m'amène sur une autre question, effectivement, un peu plus

détaillée, et je vais vous parler d'un cas

de comté. Rassurez-vous, M. le ministre, ce n'est pas pour vous demander de

vous engager à l'avance à mettre des sous, mais plutôt à nous rassurer,

en tout cas, à rassurer certaines... un nombre important de personnes de mon comté, de l'Estrie, que les

critères dont vous nous avez fait part tantôt, que ces critères-là,

relativement à la qualité, etc., seront vraisemblablement... en fait, sont

vraiment appliqués.

Parce que,

dans un cas concret... Et c'est la seule fois où j'ai fait une sortie publique

par rapport à des décisions qui ont été prises, dans les deux dernières

années, par le gouvernement. Dans un cas concret, des gens de mon comté et des gens de l'Estrie ont l'impression qu'on n'a

pas vraiment appliqué ces critères-là. C'est sûr qu'on pense toujours

que, quand on a un projet, c'est un projet

de grande qualité qu'ils méritent, mais... En fait, il s'agit ici d'un projet

du club de ski de fond, qui était

autrefois le club de ski de fond de Sherbrooke et club, maintenant, de ski de

fond Orford, est un club très, très important en termes de nombre de

personnes. Par exemple, l'année dernière, il y a plus d'une centaine de jeunes

qui ont été attirés par le club... pour les former, effectivement, les amener à

participer et à faire du ski de fond. Nous avons évidemment un parc

extraordinaire pour le faire.

Par contre,

évidemment, c'est un parc, donc, quand on veut changer quoi que ce soit, ça

demande un ensemble de permissions,

ça demande beaucoup de travail. Alors, le club de ski a travaillé pendant cinq

ans avec la SEPAQ et, ensuite, avec

le ministère de l'Environnement pour nous assurer que le projet qu'ils avaient

soit un projet qui soit accepté, acceptable à tout point de vue sur le plan environnemental, sur le plan du parc, et

ils ont eu les autorisations de la SEPAQ, qui était enthousiaste par rapport à ce projet-là. C'est un

projet de modification, d'optimisation de certaines pistes. Ça nécessite

de couper environ 1/1000... 1/10, pardon, de

1 %... en fait, d'augmenter de

1/10 de 1 %, ce qui a déjà été coupé là-dessus. Ça, c'est un autre

problème que celui-là, mais l'attribution du fonds, pour lequel il y a une

application... Et, comme on le disait tantôt, il y a l'effet levier, c'est

50-50. Donc, le club de ski de fond a ramassé à travers les bénévoles, avec des

événements... C'est un club de ski de fond

qui est extrêmement actif, parce qu'il organise... Et même, il y a eu le

mandat d'organiser cette année les championnats canadiens de ski de fond. Donc,

c'est un club qui est d'un très, très, très haut niveau.

Et, après

avoir travaillé tout ce temps-là, ils ont soumis pour une première fois, donc,

une demande au fonds de 45 000 $ — ils avaient eux-mêmes un 45 000 $

qu'ils avaient ramassé — pour optimiser les pistes, donc faire un travail dans les pistes — ce n'est pas la SEPAQ qui paie, c'est eux

qui paient — avec un

petit bâtiment pour s'assurer que, lorsqu'il y a des compétitions, que ça fonctionne bien. Et toute l'information

qu'on a eue et toute l'analyse des critères étaient à l'effet qu'on

était vraiment, pour 45 000 $, un projet absolument exceptionnel.

Et, à la

grande surprise... la mienne, bien sûr, aussi, et la surprise des membres du

club et de tous les amateurs, ce projet-là, lorsqu'on a annoncé, l'année

passée, les 50 millions de la dernière mouture, il y a eu zéro. C'était

d'autant plus surprenant pour moi que, dans

le comté d'Orford, il n'y a jamais eu aucune demande. J'ai toujours réussi à le

faire avec d'autres fonds. Comme, par

exemple, le centre sportif régional, c'est 23 millions, dont

12 millions venaient d'un fonds plutôt municipal que des sports.

Même chose pour l'aréna Pat-Burns : c'est du sport, mais c'est venu

d'ailleurs.

Donc, pour la

première fois, on demande 45 000 $ sur 50 millions. Toutes les

indications qu'on a des ministères, de tous les intervenants, c'est que

c'est un projet de très haute qualité, et, quand il y a eu des annonces... Il y

a eu des annonces partout. Je ne vous dirai

pas ce qui a été dans les journaux, parce qu'il y a eu des choses qui ont été

dites — je

ne veux pas faire de la politique trop,

là — mais on

était très surpris. Donc, on s'est dit : À quelque part, dans le

processus, que ce soit au niveau du

ministère, au niveau du cabinet ou à quelque niveau que ce soit, il y a eu

quelque chose où on ne semble pas, aux yeux de la population de mon

comté, avoir respecté les critères de base.

Donc, ma

question, M. le Président, ce n'est pas de vous demander, M. le ministre, de

nous donner le 45 000 $ ou de

nous garantir le 45 000 $ pour un projet exceptionnel. C'est

essentiellement de nous assurer que tous les moyens seront pris pour que

ce soient les critères de qualité qui sont vraiment ceux qui vont servir à

attribuer les fonds, de telle sorte qu'à ce

moment-là nous ayons confiance — étant donné la qualité incroyable de ce

projet-là, même s'il n'a que 45 000 $ de demande, qui est une

petite

partie du fonds — qu'on

ait les chances qui correspondent à la qualité de ce projet-là. Alors, c'est essentiellement le sens de ma

question. Et c'est aussi, si vous voulez, un petit sentiment de déception, là,

que j'ai eu et qui n'était pas uniquement lié... qui n'était pas lié,

certainement pas, à la valeur de notre projet, en tout cas.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Oui, merci, M. le Président. Je vais faire la

réponse au député d'Orford, comme je ferais la réponse à n'importe quel

député. Depuis que j'ai commencé le poste... depuis que j'occupe le poste de

ministre de l'Éducation, il y a des députés

de tous les partis qui viennent me rencontrer pour leurs projets, et je les

rencontre de façon apolitique. Donc, cette enveloppe-là, il n'y a pas de

politique qui se fait à ce niveau-là. Ce qu'on veut, c'est que ce soient des critères objectifs. Et parfois, même si

un projet est très bon, c'est possible que le projet peut être refusé

pour différents types de raisons, ne

serait-ce qu'à un moment donné, s'il y a plus de projets qu'il y a d'argent,

bien il va falloir faire des choix,

puis les choix doivent se faire à partir des critères qui sont mentionnés dans

la politique, j'insiste là-dessus.

Et ce que je

dis au député, également, c'est que, si vous n'avez pas passé cette fois-ci, et

que votre projet doit être fait à un

moment donné, vous pouvez le redéposer l'année prochaine, et on le réévaluera à

la juste valeur. Ce que je dis au député :

Ce n'est pas moi qui vais décider du projet. On s'est sorti de cette façon de

faire où est-ce qu'il y avait des choix par le ministre. Il y a des critères qui sont objectifs. Moi, j'autorise à

la fin, lorsque ça a été sélectionné, mais, quel que soit le parti, le projet va y aller selon la valeur, selon

des critères objectifs, de façon à ce que, si la personne n'a pas le

projet... Puis il y a plusieurs projets qui

ont beaucoup de valeur, mais parfois l'enveloppe n'est pas suffisante pour y

répondre; on le dit aux gens, à ce moment-là.

Donc,

c'est un message que je fais à tous ceux qui ont des projets comme ça dans leur

comté. Je les invite, par contre, à

venir me présenter les projets, parce que, parfois, la difficulté, ce n'est pas

de savoir si le projet est bon ou pas, c'est que

les gens veulent savoir où il se situe, et nos équipes sont là pour les aider à

savoir où ils en sont rendus dans leur projet, c'est quoi, les étapes. Puis il

est arrivé des projets, des fois, que tout ce qui manquait, c'était la signature

du ministre, et, je tiens à le dire — mes équipes le savent — quand il manque juste la signature du

ministre, ce n'est jamais un dossier qui est sur mon bureau. Parce que

je n'ai rien sur mon bureau, je signe toujours 24 heures à la fois. Si vous y allez à matin, là, à matin, j'ai tout signé

ce qu'il y avait à être signé. Donc, ça se peut qu'il y ait une autre procédure à quelque part qui fait que ça peut

retarder, et à ce moment-là on peut faciliter si le projet est autorisé selon

les critères.

Le Président (M.

Auger) : Merci. M. le député de Saint-François, vous avez quatre

minutes.

M. Hardy :

Bonjour, M. le ministre, M. le Président, chers collègues. Je vais vous parler

de traumatismes crâniens ou cérébraux. Je

vais vous faire une petite mise en contexte. Le risque de subir une commotion

cérébrale au cours d'une seule saison de pratique récréative et sportive

est environ de 30 % à 40 %. Les enfants, les adolescents, ils sont exposés au même

titre que les athlètes

professionnels. Les effets à long terme des commotions cérébrales sont

maintenant connus, provoquant des

changements qui affecteront le fonctionnement du cerveau pour la vie. Une

majorité de jeunes sportifs

retournent au jeu et sur les bancs d'école sans bénéficier d'une prise en

charge. Ça, je trouve ça très déplorable.

On recense

annuellement au Québec 5 000 cas de personnes ayant subi des commotions

cérébrales qui nécessitent une hospitalisation. De ce nombre, 500 personnes ont

subi une commotion cérébrale modérée ou grave. Chaque année, 200 personnes

hospitalisées meurent. Plus de 100 victimes restent dans un état végétatif,

tandis que 400 demeurent avec des séquelles permanentes, trop souvent invalides...

ou invalidantes. Depuis quelques années, on remarque

une augmentation du nombre des cas déclarés. La population est de plus en plus

préoccupée par les connaissances et

les conséquences, qui, elles, sont de mieux en mieux connues en raison de

l'avancement de la recherche et de l'attention médiatique portée sur les commotions cérébrales dans les sports

professionnels, comme le football et le hockey sur glace.

Il a été porté à mon

attention que la députée de Notre-Dame-de-Grâce, actuelle ministre de

l'Immigration, avait, en 2013, travaillé sur

un projet de loi, en collaboration avec d'éminents médecins, et avait déposé à

l'Assemblée nationale le projet de loi

n° 496. Ma question, M. le ministre, est : Est-ce que le projet de

loi va être reconduit? Et j'aimerais demander

au ministre, et en tant que médecin, s'il se sent interpellé par cette

problématique et s'il pense agir à ce niveau.

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre, en 1 min 30 s.

Bolduc

(Jean-Talon) : Oui, M. le Président. Je me

sens très interpellé. Moi, en plus de ça, j'ai été un médecin d'urgence,

donc je voyais les cas. Et puis, récemment, j'ai rencontré l'équipe du Québec

de judo, que j'avais des bons amis sur

l'équipe du Québec de judo, dont quelques-uns avec qui j'avais fait de la

compétition, puis je me suis rappelé que

j'ai été probablement le premier coroner au Québec qui a enquêté sur un décès

d'un jeune en judo suite justement à un traumatisme crânien. Et ça m'a

fait penser que, oui, il fallait qu'on fasse quelque chose à ce niveau-là.

vous savez que la première étape, c'est d'abord la prévention. Entre autres,

quand on fait de la bicyclette pas de casque, si vous faites une chute,

même très légère, sur le trottoir puis vous vous cognez la tête, ça peut vous

laisser avec des séquelles. Et, sans faire

de cas, là, on pense juste à notre collègue qui a eu un accident, qui a eu

plusieurs fractures. S'il n'avait pas

eu son casque, hein, je ne sais pas qu'est-ce qu'il se serait passé. Même chose

au niveau du ski, hein? Quand les

gens skient, puis on fait souvent... des très bons skieurs, ils font une chute

banale, frappent une roche et puis, après ça, ils restent avec des

séquelles importantes. Donc, le premier élément, c'est la prévention.

deuxième élément, c'est que les gens soient conscients que, quand on fait du

sport — puis on

va continuer à faire du sport — il peut arriver des accidents qu'on puisse

avoir un traumatisme crânien, et, à ce moment-là, il faut avoir les bons

réflexes, dont, entre autres, quand vous avez... Il y a un protocole qui

existe : retirer la personne du jeu jusqu'à ce qu'on soit certain que son retour au jeu ne représente aucun risque.

Et c'est ça, notre difficulté actuellement parce que même les sportifs

veulent continuer, alors qu'ils devraient arrêter. Et ça, ça prend des

entraîneurs qui sont à l'affût et qui ont des connaissances. Ça prend des

parents qui sont également informés. Et ça prend aussi des sportifs ou des

athlètes qui savent que le fait de retourner rapidement au jeu peut leur

apporter des séquelles.

contre, on n'arrêtera pas de faire du sport, hein? Quand vous faites du sport,

vous avez un risque. Ma sous-ministre

courait puis elle s'est fait un problème. Sans dévoiler les conflits...

médical, elle boite aujourd'hui parce qu'elle s'est fait une entorse du genou. Le sport peut causer des problèmes,

mais il faut vivre avec ça. Mais il y a plus de bénéfices à en faire que

d'effets néfastes.

Donc,

oui, la réponse : J'ai l'intention de revenir avec un projet de loi. Nous

verrons... voir c'est quoi, la meilleure façon de faire. Ma collègue a

fait un excellent travail, avait consulté plusieurs experts. Les sportifs de

haut niveau étaient impliqués dans ce projet de loi. Et je pense que ce serait quelque chose qu'on pourrait

encore faire, là, de façon apolitique. Et moi, j'inviterais mes collègues

de l'opposition ou je serais prêt à partager tout l'espace pour qu'on puisse déposer un projet de loi pour le bien-être

de nos jeunes. Et ça, c'est faire de la belle politique, parce qu'on met... au-dessus de nos

intérêts partisans. De toute façon, dans le sport, il n'y en a pas beaucoup.

Mais on se met au-dessus des intérêts partisans pour faire quelque chose qui va

servir à toute notre société puis sauver nos jeunes.

Président (M. Auger) : Merci, M. le ministre. Je cède maintenant la

parole au porte-parole de l'opposition officielle, M. le député de

Labelle. Vous avez à votre disposition 15 minutes.

M. Pagé :

C'est trop court, M. le Président.

Le Président (M. Auger) : Je sais,

je sais.

M. Pagé :

Alors, effectivement... Juste pour faire du pouce, M. le ministre, là, votre

prédécesseure, Marie Malavoy, avait

justement nommé un comité à la fin janvier, je pense, et le rapport doit être

connu six mois après. Je ne sais pas

si vous avez déjà le rapport. Et de quelle façon vous allez y donner suite?

Est-ce qu'il va être rendu public prochainement?

Bolduc

(Jean-Talon) : Il

va être déposé en octobre, et, à partir de ce rapport, plus le projet de loi qui avait déjà été déposé, on va avoir l'occasion de se réunir

ensemble. Comme c'est parti là, on va se voir à chaque semaine.

M. Pagé : M. le ministre, peut-être

pour reprendre les propos du député d'Orford, où il a totalement raison qu'il faut

que, quand des sommes d'argent sont attribuées, qu'elles soient attribuées selon

des critères sérieux, solides... Et, pour ne pas qu'il y ait d'ambiguïté — parce

que, bon, il disait que, dans son comté, un projet n'a pas trouvé preneur, malheureusement — je

tiens quand même à lui rappeler qu'effectivement il y a eu un moment où les

choses n'ont peut-être pas été faites selon les règles de l'art, hein? Le Vérificateur

général a déposé un rapport, au printemps 2012 — ce

n'était pas sous notre gouvernement, c'était sous le vôtre, printemps 2012 — où,

effectivement, on présentait que, sur 918 demandes, il y

en avait 418 qui avaient été rejetées du revers de la main, sans même avoir été

analysées.

Et moi, je me

souviens d'avoir plaidé avec ma collègue de l'année dernière, Marie Malavoy, pour pousser

sur certains projets. Et effectivement elle me disait : Depuis le rapport du Vérificateur général, il n'est pas question

d'accorder des projets seulement

sur une base politique, mais sur la base de critères clairement établis.

Alors, moi, je suis heureux quand

j'entends le ministre qui veut continuer de la même façon et accorder

des projets après une analyse sérieuse et tout à fait correcte. Alors, à

cet égard-là, moi, je suis satisfait de votre réponse. Donc, les

recommandations du Vérificateur général, j'imagine qu'elles seront... On sera

dans la continuité de Marie Malavoy, c'est ce que je comprends.

Bolduc

(Jean-Talon) :

Même philosophie, puis on va continuer de la même façon. Et puis je pense qu'on a intérêt, tout le monde, à ne pas faire de politique avec ça, mais plutôt

vraiment à l'accorder au mérite et en respectant les critères qui sont

établis par des groupes d'experts.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Labelle.

M. Pagé : Oui. Je veux

revenir sur une question qui a été soulevée tantôt par mon collègue de Drummond—Bois-Francs.

Les URLS, moi aussi, j'ai discuté un peu avec elles, et ce qu'elles souhaitent

avant tout, dans un court délai, c'est qu'on

puisse confirmer la balance du 100 % du financement des années antérieures,

parce qu'au mois de mars dernier, avant l'élection, on avait confirmé

75 % de ce qu'ils avaient obtenu. Il reste un 25 % à venir. Est-ce

que le ministre peut confirmer aujourd'hui que le 25 % à venir va être

confirmé prochainement?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Si vous votez en faveur des crédits, bien,

oui. Dès qu'on va avoir accepté les crédits, l'argent va être

disponible.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Labelle.

M. Pagé : Je pense qu'ils

vont être heureux d'entendre votre réponse aujourd'hui.

Toujours en termes de financement, un projet que

vous aviez mis en place... C'était votre prédécesseure, je pense, Line

Beauchamp, qui avait, à l'instar de ce qu'elle avait mis en place avec le

programme Mécénat Placements Culture, mis en place Placements Sports, qui

m'apparaît comme un succès. Ce que j'entends, les gens semblent très satisfaits

de ce... bien, qui demande quand même certains crédits de la part du

gouvernement, parce qu'il participe également... parce que c'est un programme

d'appariement.

De un, je

souhaiterais entendre, de la part du ministre, qu'il y aura une certaine

prévisibilité. Donc, est-ce qu'on peut compter,

pour les prochaines années, que Placements Sports sera toujours au rendez-vous,

d'une part? Et j'aimerais aller un peu

plus loin. Moi, j'aimerais, dans ma vision des choses... parce qu'on va revenir

un peu sur la politique : je pense qu'il faut développer encore

beaucoup plus au niveau du plein air. Et est-ce qu'on pourrait imaginer avoir

un placements plein air, qui pourrait également avoir un effet de levier fort

intéressant?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Oui, M. le Président. Bien, au niveau du

Placements Sports, c'est quelque chose qu'on veut continuer, mais je

mets quand même toujours un bémol : ça dépend toujours aussi des finances

publiques. Mais notre volonté, c'est vraiment de continuer à ce niveau.

Pour ce qui

s'agit du plein air, moi, je suis un fervent défenseur du développement du

plein air. Je pense qu'ici au Québec,

on a des beaux grands espaces. La SEPAQ a des parcs strictement

extraordinaires, mais, même à l'extérieur de la SEPAQ, on a des possibilités

de faire du plein air de très, très,

très haute qualité. Moi, je viens du

lac puis moi, je viens...

M. Pagé : Cette formule

d'appariement...

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Labelle.

M. Pagé :

Cette formule d'appariement, est-ce qu'on pourrait imaginer l'amener...

Bolduc

(Jean-Talon) :

Oui. Bien, je pense qu'on peut le regarder, O.K., mais aujourd'hui je ne donnerai pas une réponse, oui ou non. Mais étant quelqu'un

du Lac-Saint-Jean, où est-ce que j'ai l'occasion de pratiquer la voile, faire du voilier, je peux vous dire que, pour moi,

c'est quelque chose d'important, le plein air, le canot puis également

juste profiter de nos beaux parcs, là. Si on est capables d'avoir une façon

d'encourager le mécénat et d'autres personnes de s'impliquer, on va pouvoir le

faire.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Labelle.

M. Pagé : Merci. Si on revient aux infrastructures, vous avez annoncé, dans le budget, 50 millions. On

l'avait annoncé en février dernier, vous

l'avez repris. Nous sommes très heureux, on vous en félicite, parce que

moi, je le dis toujours, plus on construit d'infrastructures sportives,

moins on aura besoin d'agrandir d'urgences, de lits dans les hôpitaux. Alors,

ça m'apparaît comme un excellent investissement santé.

50 millions qui sont annoncés, à partir de quel moment cette somme d'argent

sera disponible, d'une

part, parce qu'il faut passer par la

loi sur le financement du stade, là,

sur... donc, il faut rouvrir une loi. Ce n'est pas en votant les crédits simplement que c'est disponible, d'une part. Donc, d'autre part, à quel moment cette somme d'argent...

À quel moment on va procéder pour

être capable de rendre cet argent disponible en cours de cette année — je

le souhaite — d'une

part, et est-ce qu'il y aura un nouvel appel de projets? Parce que, dans la

dernière année, ce que nous avons fait, nous avons reconduit ce que vous aviez

annoncé en 2012, on l'a bonifié, passant de 50 à 130 millions, mais

on est allés sur la base des 314 projets de l'appel d'offres du printemps

2012. Est-ce que le ministre compte continuer dans les

314 projets, parce qu'il y en a encore à faire, ou bien ça sera

un nouvel appel de projets? Et à partir de quand?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) :

Bien, avant que vous posiez votre question, ma sous-ministre avait prévu le

coup, elle avait écrit la réponse, et c'est

marqué : «Appel de projets sera fait à l'automne.» Donc, ça va être fait à

l'automne.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Labelle.

M. Pagé : Et les sommes

devraient être disponibles à partir de cet automne? C'est ce que je comprends?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Bien, il faut faire l'appel de projets.

L'appel de projets va demander un certain temps avec l'évaluation, ça

fait qu'on peut s'imaginer que ça peut prendre entre six et 12 mois avant

qu'on puisse faire l'annonce des projets, parce qu'on va le faire de façon

rigoureuse.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Labelle.

M. Pagé :

Dans le PQI, j'ai été agréablement surpris de voir qu'on met, sur 2014‑2024,

850 millions, mais on reste assez

évasif, là, pour des infrastructures sportives, récréatives. Mais ce n'est pas

tout à fait clair à savoir, est-ce que c'est une répartition sur un... Sur combien d'années? Quelle pourrait être la

partie, annuellement, sur des infrastructures sportives récréatives

comme on fait présentement, comme on vient de faire dans le dernier mandat?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Je pense que la bonne nouvelle, c'est qu'il y

a 850 millions. C'est une enveloppe qui est protégée. Mais c'est un petit peu trop tôt pour donner les détails de

comment on va la répartir au niveau des années. Mais ce qui est

important pour nous, c'est que l'argent va être disponible.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Labelle.

M. Pagé : Est-ce que

j'entends bien que c'est 850 millions qui vont être disponibles pour

développer des infrastructures sportives récréatives sur les 10 prochains

exercices financiers?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Là, là, je ne connais pas le détail, mais,

vous savez, dans nos grandes infrastructures, il y a également des

aménagements qu'on doit faire au stade, donc ça peut être compris à

l'intérieur, mais, pour le détail, je ne

l'ai pas encore. Mais, au fur et à mesure, on l'annoncera. Là, ce qui est

important pour nous, c'est surtout d'avoir protégé ce montant de

850 millions de dollars.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Labelle.

Pagé : M. le Président, est-ce que ça pourrait vouloir dire que

le toit du stade pourrait être compris là-dedans, par exemple?

Bolduc

(Jean-Talon) :

Oui, à la limite, ça pourrait, pour régler le problème du député de Drummond,

là, mais je pense qu'avant de faire quelque

annonce que ce soit on ne veut pas exclure, pour ne pas que, par la suite, là,

je me fasse dire : Bien, est-ce que ça peut être là ou ça peut être là? On

a le montant, on étudiera les projets puis après ça on donnera les détails.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Labelle.

M. Pagé :

Merci. Toujours dans le cadre de la politique et des sommes d'argent qui vont

être disponibles, ce qu'on nous a dit beaucoup, M. le ministre, à

travers les régions du Québec... Et vous savez que le Québec, il est grand,

puis moi, je dis toujours qu'on a des gymnases à aires ouvertes tout à fait

extraordinaires. Mais souvent dans les petites municipalités, parce que

les critères d'admissibilité pour les infrastructures sportives récréatives sont malheureusement

beaucoup plus orientés vers, oui, des terrains de soccer, des terrains de

tennis, des arénas, des piscines... mais souvent le petit projet dans la petite municipalité de 400 ou 800 personnes, où on ne peut pas se payer une

piscine, un aréna, souvent, c'est... et

je l'ai vécu personnellement, comme le député d'Orford, où le projet cotait

très bas parce qu'on dit que ça ne touche pas beaucoup de monde. Donc,

je trouvais — et

souvent on nous l'a reproché à travers la tournée du Québec — qu'il

n'y avait pas suffisamment de modulation

dans les critères d'admissibilité, qu'on n'était pas suffisamment sensible à

la réalité rurale des régions. Alors, est-ce

que le ministre, il est ouvert, dans le prochain 50 millions, à ce qu'on

module un peu plus et mieux le

programme, d'une part, et même moduler l'aide financière qui, dans certains

cas, pour des municipalités très riches, un 33 % pourrait être

suffisant, mais, dans d'autres cas, une petite municipalité très, très pauvre,

même avec 60 %, 70 %, on ne

réussit pas à bâtir le petit aménagement? Alors, est-ce qu'il y a cette

ouverture, qui m'apparaît comme fondamentale, que l'on a déjà introduite

aux Affaires municipales dans d'autres programmes?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : M. le Président, le député de Labelle et moi,

nous sommes en parfaite communion de pensées.

C'est aussi simple que ça, il lit dans ma pensée. J'ai rencontré les URLS, puis

ils m'ont parlé de cette problématique, que les petits villages ne pourront jamais avoir de projets, soit qu'ils

ne répondaient pas aux critères ou encore ils n'ont pas les moyens

financiers de pouvoir supporter une

partie du projet. Et ça, au cours de l'été,

on va revoir les critères et on va tenir compte de ces éléments-là.

La logique que j'ai en disant cela, c'est que,

si vous demeurez dans un petit village, vous ne devriez pas être désavantagés

par rapport à la grande ville, et, si on veut avoir notre occupation du

territoire puis si on veut que les gens

continuent à peupler nos villages, il faut garder nos écoles ouvertes, il faut

avoir des services de santé à proximité, parfois, ce n'est pas dans un village, mais dans un ensemble de

villages, il faut également qu'on soit capables de leur fournir des égouts, d'avoir l'apport en eau, mais

aussi des installations sportives ou des installations d'activité

physique.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Labelle.

M. Pagé : ...j'entends bien

qu'il est ouvert à la modulation.

Bolduc

(Jean-Talon) :

Vous entendez qu'on est en communion de pensées, O.K.?

M. Pagé : Alors, je compte

sur vous pour assumer ce leadership.

Toujours, dans le cadre des infrastructures,

mais là on va passer à un autre programme, il y a fonds chantiers Québec — Canada où, là, on a sorti les

infrastructures sportives récréatives dans la possibilité de financement.

C'était là dans la dernière entente. Tout le

monde a décrié ce que le gouvernement fédéral était en train de faire parce que

ça nous donnerait un effet de levier

supplémentaire pour faire d'autres projets, puis, dans ce cas-là, pour

plusieurs municipalités, c'est très avantageux parce qu'on parle du

tiers-tiers-tiers. J'aimerais savoir qu'est-ce que le ministre a fait depuis qu'il est en poste. Est-ce qu'il est intervenu

auprès du gouvernement fédéral pour les sensibiliser à cette réalité

québécoise? Parce que c'est unanime à

travers toutes les municipalités du Québec, tout le monde souhaiterait avoir

une part de cette enveloppe importante pour développer les

infrastructures sportives dans les municipalités du Québec.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) :

Non, je n'ai fait aucune intervention, mais, dans ma vie passée, j'ai eu

l'occasion de parler régulièrement avec

Denis Lebel, avec lequel on a des très, très bonnes relations. Les relations

avec le fédéral, actuellement, sont

quand même correctes, et je pense qu'on a des dossiers à travailler ensemble.

Mais, quand on arrive au niveau des partages comme les dossiers de

Chantiers Canada, c'est plus le côté municipal qui a des relations avec le fédéral.

Mais, si, à un moment donné, il y a des projets qui arriveraient où est-ce

qu'on voudrait investir dans les infrastructures sportives, le Québec va être

au rendez-vous. Mais il n'y a pas eu de démarche récente, quoique moi, j'ai parlé régulièrement avec Denis Lebel de

différents dossiers, et je pense qu'il y aura une collaboration à établir à

ce moment-là. Mais ça prendra un projet ou un programme canadien dans lequel le

Québec pourrait s'impliquer.

Et là-dessus, je tiens à le dire, en

tout cas, mon expérience passée, c'est que, lorsqu'on s'assoit avec le

fédéral et puis qu'on est en bons termes, généralement, là, on est capables de

faire des bonnes ententes.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Labelle, deux minutes.

Pagé : On s'entend que ce n'est pas parce qu'on est en mauvais

termes avec le fédéral, c'est que c'est le fédéral qui a choisi d'eux-mêmes de sortir de ce programme

fonds chantiers Québec - Canada, de sortir les infrastructures

sportives, parce que c'était un volet de la

dernière entente, et tout le monde au Québec le souhaite. Alors, moi, je vous

demande bien amicalement de faire pression pour qu'on puisse ouvrir,

parce que ça nous donnerait des possibilités énormes parce que, dans certaines

municipalités, les égouts, les aqueducs, les chemins sont en assez bon état

pour être capables de passer à autre chose.

Donc, il faudrait... Moi, je vous demande, M. le ministre, de faire ces revendications,

parce que ça serait drôlement intéressant.

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Bien, j'acquiesce pour en faire

une discussion, puis le représentant du gouvernement fédéral

actuellement au Québec, c'est Denis Lebel, puis je vais certainement avoir

l'occasion de lui en parler. Mais je n'ai

pas l'intention de commencer à faire des grandes demandes puis de m'offusquer.

Mais je pense que, si on y va sur une

base volontaire et puis qu'on puisse discuter de façon correcte avec notre

intervenant fédéral, on va voir, là, quelles sont les possibilités. Et, comme

vous, moi, je souhaite qu'au Québec on soit capables d'aller chercher de

l'argent fédéral pour investir dans nos infrastructures sportives, comme

on veut qu'ils investissent aussi dans nos infrastructures de recherche. Je pense que c'est notre société

qu'on est en train de développer et

c'est plusieurs volets au développement économique du Québec.

Le Président (M.

Auger) : Très, très rapidement.

Pagé : Très rapidement, bien, écoutez, il y avait le programme

pour financer le remplacement du fréon dans les arénas, et ça, c'est très coûteux également. J'aimerais, si c'était

possible, en quelques secondes, avoir un état de situation. Est-ce que les enveloppes disponibles couvrent le

reste des demandes à venir? Parce qu'au niveau de l'environnement c'est

important, et plusieurs municipalités ont besoin de cette aide financière.

Est-ce qu'on va être capables de couvrir les 200 quelques arénas qu'il y

avait à faire au Québec?

Le Président (M.

Auger) : Malheureusement, le temps est écoulé... ou très, très

rapidement, M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : C'est une priorité. Pour avoir

fréquenté beaucoup les arénas, c'est une règle qui doit se mettre en

place, mais on attend le rapport de l'Environnement, puis on va avoir

l'occasion, dans nos nombreuses rencontres, de pouvoir en discuter de façon

soit formelle ou informelle.

Le Président (M. Auger) : Merci, M. le ministre. Je cède maintenant la

parole à un député du groupe parlementaire formant le gouvernement. M.

le député d'Orford.

Reid : Oui. Rapidement, M. le Président. J'ai été

interpellé, tantôt, par le député de Labelle, et il a parlé d'une

problématique qui date de quelques années, qui avait été soulevée par le

Vérificateur général. Je voudrais juste lui souligner

que la Commission de l'administration publique, avec le Vérificateur général,

commission dont je fais partie, a reçu effectivement le sous-ministre

avec son personnel et a été très satisfaite des réponses qu'ils ont obtenues.

Je ne parlais pas de

ce cas-là, je parlais d'un cas qui date de l'an passé et je ne voulais pas

rentrer dans des considérations d'ordre

politique. J'ai fait des critiques publiques, je ne les répéterai pas ici, mais

ce que je voulais dire, c'est qu'il y

a une ministre qui a admis qu'il y a un critère, qui n'était pas dans cette

liste-là, qui avait été utilisé dans ce contexte-là. Il y a un critère qui a été utilisé. Donc, moi, ce que je

voulais faire, c'est de m'assurer que le ministre nous donne, comme

assurance, publiquement, qu'il n'y aura pas d'autres critères que ceux qui sont

sur la liste, et j'ai reçu cette assurance. Merci, M. le Président.

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Bolduc

(Jean-Talon) : Bien, écoutez, pour moi, ce qui est

important, c'est que ce soient des critères qui soient objectifs, mais surtout, là, qu'on ne fasse pas de... qu'on ne

s'implique pas au niveau politique et qu'on ne cherche pas soit à enlever des projets ou à mettre des

projets. Et, si on le gère de façon adéquate, à la fin, chacun va avoir son

dû. Et l'objectif, c'est que... Vous savez,

à partir du moment qu'on a réalisé un projet dans une région, bien, ça laisse,

par la suite, de l'argent pour d'autres projets qu'on va réaliser dans

d'autres régions.

qu'on veut, c'est l'équité, et c'est comme ça qu'on va continuer à le gérer,

mais surtout on ne nuira pas à des projets puis on n'en favorisera pas

non plus.

Le Président (M. Auger) : Merci. M.

le député de Laval-des-Rapides.

M. Polo : Oui, M. le

Président. Merci beaucoup. J'aimerais saluer, donc, le ministre ainsi que toute

son équipe, saluer également les collègues de l'opposition officielle,

les collègues de la deuxième opposition également.

M. le Président,

j'aimerais poser une question au ministre sur l'Institut national du sport du

Québec, et vous m'excuserez d'entrée de jeu

si mon préambule va couvrir certains points, mais vous comprendrez que ça va

servir de mise en contexte, là, pour le ministre et la question que je

vais lui poser.

Tout d'abord,

j'aimerais débuter par une mise en contexte sur la santé et le sport au Québec.

Le ministre et anciennement, également,

ministre de la Santé, également médecin, connaît très bien l'importance du

sport sur la prévention et les bien-être pour la santé publique, mais

j'aimerais réitérer quand même quelques points pour les gens qui nous entendent

et qui nous écoutent aujourd'hui.

L'activité

physique est essentielle, vous le savez, à la santé. En effet, la littérature

indique clairement que, chez l'adulte,

la pratique fréquente et ininterrompue d'activités physiques améliore, entre

autres, la condition physique, que ce soient

les aptitudes cardiorespiratoires, l'endurance, la puissance musculaire et la

flexibilité ainsi que la capacité fonctionnelle.

Elle diminue le risque d'être atteint de divers problèmes de santé, comme le

ministre l'a mentionné, que ce soient les maladies cardiovasculaires,

dont l'hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux, le diabète

de type 2, la dysplidémie, l'ostéoporose, le cancer du sein, du côlon et, à un

degré moindre, le cancer du poumon et de l'endomètre

également. Ça facilite, si elle est combinée à l'alimentation appropriée, le

maintien d'un poids normal, la perte

de poids, lorsque nécessaire, et le maintien du poids après l'amaigrissement, et

surtout ça aide également à réduire le stress

et également les symptômes de dépression, préserve les fonctions cognitives.

Et, bien que la pratique fréquente et ininterrompue

d'activités physiques s'avère également bénéfique pour les jeunes, encore aujourd'hui,

une trop grande proportion d'entre eux et d'entre elles ne font pas

suffisamment d'exercice.

C'est

pour ça, comme M. le ministre le mentionnait, il est important d'encourager et

de s'associer à des phénomènes de

société, comme le défi Pierre-Lavoie, parce qu'au-delà des bienfaits physiques

ça démontre que notre société,

surtout nos concitoyens, sont capables de se mobiliser par des initiatives

citoyennes pour

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCAT 2014-06-20
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cat-41-1 journal-debats CAT-140620
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
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