Public Finance — 25 May 2022 (42nd Legislature, 2nd Session)
CFP 2022-05-25
Quebec — Committees
(Onze heures trente-neuf minutes)
Le Président (M. Simard) : Alors,
chers collègues, à l'ordre, s'il vous plaît! Bienvenue à tous. Je constate que nous
avons quorum. Conséquemment, nous pouvons entreprendre nos travaux.
Comme vous le savez, la Commission des finances
publiques est aujourd'hui réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 4,
Loi renforçant la gouvernance des sociétés d'État et modifiant d'autres
dispositions législatives.
Mme la secrétaire, bonjour.
La Secrétaire : Bonjour.
Le Président (M. Simard) : Heureux
de vous retrouver. Y aurait-il des remplacements ce matin?
Secrétaire : Oui, M. le Président... Excusez-moi. Alors :
M. Chassin (Saint-Jérôme) est remplacé par M. Provençal (Beauce-Sud); M. Émond (Richelieu) est
remplacé par M. Tremblay (Dubuc); et Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré) est remplacée par Mme Proulx (Côte-du-Sud).
Le Président (M. Simard) : Alors,
récapitulons là où nous en sommes. Nous nous sommes réunis la dernière fois le
12 mai et nous avions complété l'étude du bloc 1, c'est-à-dire les
articles allant de 1 à 22. Et nous en sommes maintenant rendus à l'étude du
bloc 2, intitulé Dispositions modifiant les lois constitutives de sociétés
d'État actuellement assujetties à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État
sans dispositions particulières. Pour ce bloc, M. le ministre propose que, lorsque plusieurs articles portent sur une
même société d'État, l'ensemble de ces articles soient adoptés
simultanément, donc ensemble. Y a-t-il consentement pour procéder de cette
manière? Il y a consentement. À noter
que, lorsqu'il y aura un ou des amendements proposant de modifier ou d'ajouter
un article, chacun des amendements seront étudiés et adoptés
individuellement lorsque nous serons rendus à leur étude.
Alors, M. le ministre, je crois que nous
débutons avec un amendement introduisant l'article 130.1, qui concerne l'Autorité
des marchés financiers.
M. Girard (Groulx) : Si vous
permettez, M. le Président, je vais faire un petit énoncé de deux minutes pour
ramener tout le monde sur ce qu'on a accompli et ce qu'il reste à accomplir.
Le Président (M. Simard) : Avec
grand plaisir.
M. Girard (Groulx) : Et ensuite
j'aimerais passer la parole à Me Hudon, qui va nous donner un
sommaire de la
procédure qui est devant nous et puis je pense que ça va permettre à tout le
monde d'être à l'aise avec la façon dont on travaille.
Alors, je rappelle que la
Loi sur la gouvernance
des sociétés d'État existe déjà, qu'on la modernise et qu'on augmente le nombre de sociétés d'État qui y seront
assujetties. Il y a plusieurs améliorations : la rémunération des
membres de C.A., une nouvelle définition de la parité hommes-femmes, la
diversité, la transparence dans les rémunérations des dirigeants,
l'indépendance du deux tiers des membres des conseils d'administration, la
séparation du rôle de P.D.G. et président du conseil d'administration, les
clarifications sur les comités des C.A.
Il nous reste... On a... nous avons bien
travaillé et adopté toutes ces nouvelles dispositions, ce qui fait que les particularités de la loi sont maintenant entendues.
Nous devons maintenant travailler à s'assurer que les lois constitutives
de chacune des sociétés d'État soient cohérentes avec le fruit de notre
travail. Et, pour ce faire, nous avons une procédure que vous avez résumée,
mais j'aimerais maintenant passer la parole à M. Hudon, qui va nous
expliquer les différences entre les blocs, puisque nous nous attaquons
maintenant au bloc 2, qu'il y a huit blocs et que chaque bloc a une
particularité en lien avec ce que nous avons accompli jusqu'à maintenant.
Le Président (M. Simard) : Bien.
Y aurait-il consentement afin que Me Hudon s'adresse à nous? Me Hudon, vous
êtes un habitué, mais, néanmoins, pour les fins de nos travaux, auriez vous
l'amabilité de vous présenter, s'il vous plaît?
M. Hudon
(Alain) : Certainement, M. le Président. Merci. Alors, Alain
Hudon, légiste aux ministères des Finances, Économie et Tourisme.
Le Président (M. Simard) : Bienvenue.
M. Hudon (Alain) : Merci. Alors, juste pour compléter, là,
effectivement, on a scindé les dispositions du projet de loi en
plusieurs blocs. Il y en a neuf au total, des blocs. On a complété le
bloc 1, qui était des modifications... qui consistait dans les
modifications à la
Loi sur la gouvernance. Et on a sept... huit autres blocs
qui ne sont pas divisés de façon aléatoire, là, il y a vraiment des
particularités que je vais vous expliquer comme suit.
Donc, il y a trois
catégories, si je peux m'exprimer ainsi, de sociétés : il y a les sociétés
qui sont déjà assujetties à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, les
sociétés qui ne le sont pas, mais qui vont le devenir à la suite de la sanction
du projet de loi, et il y a des sociétés qui ne sont pas assujetties à la loi
sur la gouvernance mais dont on a intégré, dans leurs lois constitutives, tous
les principes ou la plupart des principes de la
loi sur la gouvernance.
Donc,
pour la première catégorie de sociétés, donc les sociétés qui sont déjà
assujetties à la
loi sur la gouvernance, on a créé deux blocs. Le
bloc 2, qui est composé des modifications à ces sociétés-là, où il n'y a
aucun impact notable, c'est essentiellement de l'harmonisation pour tenir
compte des modifications qui ont été apportées la semaine... il y a deux
semaines à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État. Il y a le bloc 3,
qui vise le même type de sociétés, mais, pour ces sociétés-là, il y a certaines
particularités, notamment des modifications, on va dire, plus importantes au
niveau de la composition du conseil d'administration, sur laquelle on va
prendre plus de temps. Donc, on va les examiner
article par article, ces
particularités-là.
Les deux autres... la
deuxième catégorie de sociétés, donc, les sociétés pour lesquelles on va les
assujettir, dorénavant, à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, là
encore, on a scindé ces sociétés-là en deux blocs : un bloc, le bloc 4, qui vise des sociétés où les
aménagements, dans le fond, sont principalement, pour ne pas dire
essentiellement de concordance, et le
bloc 5, qui comprend ces sociétés-là mais pour lesquelles il y a des
modifications plus substantielles qu'on va examiner, dans certains cas,
article par article.
Le bloc 6 est
composé de la troisième catégorie de sociétés, soit les sociétés qui ne sont
pas assujetties à la
loi sur la gouvernance,
mais dont le corpus juridique intègre les principes de la
loi sur la
gouvernance, et les blocs 7, 8 et 9, c'est des dispositions
particulières dont on va faire l'analyse
article par article.
Le Président
(M. Simard) : Bien. Merci. M. le ministre, à vous la parole.
M. Girard
(Groulx) : Merci. Et je rappelle, donc, que nous sommes à l'amorce du
bloc 2, qui comprend les sociétés d'État qui sont déjà assujetties à la
loi et qui n'ont pas de disposition particulière. Alors, je m'attaque.
Il y a néanmoins un
amendement 130.1 pour l'Autorité des marchés financiers. Nouvel
article 130.1 :
Insérer, après
l'article 130 du projet de loi, ce qui suit :
«Loi sur
l'encadrement du secteur financier
«130.1. Les articles
19.19 à 19.23 et 19.25 de la
Loi sur l'encadrement du secteur financier
(chapitre E-6.1), édictés par l'article 83 du
chapitre 34 des
lois de 2021, sont abrogés.»
Commentaires. Puisque
l'Autorité des marchés financiers est assujettie à la
Loi sur la gouvernance
des sociétés d'État depuis le 8 décembre 2021, il convient de supprimer les
dispositions de sa loi constitutive qui font double emploi avec les nouvelles
dispositions introduites dans la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État par
le présent projet de loi. Il s'agit, donc, d'efficience, M. le Président.
Le Président
(M. Simard) : Merci à vous, M. le ministre. Alors, M. le
porte-parole de l'opposition officielle et député de Robert-Baldwin.
M. Leitão : Merci, M. le Président. Alors, ça, c'est ce qu'on avait fait dans un
projet de loi précédent, on avait parlé tout de suite de l'AMF et, bon... Mais là, maintenant... Je me
comprends. Ça va. Vous, vous ne suivez pas, parce que je dis des choses un peu étranges. Non, mais on avait...
j'oublie vraiment, là, le numéro de la loi, je crois, c'est 5 ou 6, mais
on...
M. Girard
(Groulx) : ...omnibus financier.
M. Leitão :
C'est ça, et on avait ajouté les précisions sur l'Autorité des marchés
financiers...
M. Girard
(Groulx) : Qui devient une société d'État...
M. Girard
(Groulx) : ...avec un conseil d'administration indépendant...
M. Leitão :
Et qui, à l'époque, n'était pas encore...
M. Girard
(Groulx) : ...alors qu'elle n'avait pas de conseil d'administration.
M. Leitão : O.K. Donc, maintenant... D'accord. Je me comprends. C'est important de
commencer par ça. Ça va, M. le Président, je n'ai pas d'autre...
M. Girard
(Groulx) : Projet de loi n° 5, M. le député.
M. Leitão : C'est ça, projet de
loi n° 5.
Président (M. Simard) :
Y aurait-il d'autres commentaires concernant l'amendement proposé par le
ministre à l'article 130.1? Sans quoi nous allons procéder à la mise aux
voix. Cet amendement est-il adopté?
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Nous pouvons donc poursuivre notre étude du bloc 2... en fait, non
seulement la poursuivre, mais carrément l'entamer. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Ah! Là, je
vais vous lire le résumé du bloc. Alors, bloc 2... en fait, résumer. Ce
bloc englobe les modifications aux lois
constitutives de 12 sociétés d'État actuellement assujetties à la
Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État. Il s'agit
plus précisément de : Autorité des
marchés financiers, Société québécoise des infrastructures, Société
d'habitation du Québec, Société de développement et de mise en valeur du Parc
olympique, Société de la Place des Arts de Montréal, Société de télédiffusion
du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société des
traversiers du Québec, Société du Grand Théâtre de Québec, Société du Palais des
congrès de Montréal, Société du Plan Nord, Société québécoise de récupération
et de recyclage.
Les dispositions des lois constitutives de ces
sociétés d'État sont, selon le cas, soit supprimées, soit modifiées afin d'éviter le double emploi avec les modifications
apportées à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État concernant
principalement la nomination et la rémunération des membres du conseil
d'administration, le maintien en fonction des administrateurs à la fin de leur
mandat, la voix prépondérante de la personne qui préside les rencontres du
conseil, la constitution des comités d'administrateurs ainsi que la préparation
d'un plan stratégique.
Le tableau ci-joint précise, pour chacune de ces
sociétés, les dispositions du projet de loi qui concernent les principaux
éléments d'harmonisation ou d'intégration de la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État qui s'appliquent aux sujets identifiés précédemment.
Des modifications sont également apportées en
concordance avec l'adaptation, dans la
Loi sur la gouvernance des sociétés
d'État, des termes et expressions de nature financière utilisés actuellement en
comptabilité.
M. Girard (Groulx) : Excusez-moi!
J'essayais de tourner ma page, avec un manque d'élégance. Je continue.
Société des traversiers du Québec. Le nombre de
membres du conseil d'administration est modifié de façon à ce qu'un nombre
minimal de neuf et maximal de 11 de membres soit exigé, alors que la loi
constitutive exige actuellement neuf membres.
Le Président (M. Simard) : Alors,
on touche beaucoup d'aspects. Je vous rappelle que nous sommes dans une étude
globale, et le temps d'intervention et le partage de ce temps d'intervention
sera réparti selon la globalité des articles touchés. Donc, on a quand même
beaucoup de temps devant nous. Je cède maintenant la parole au porte-parole de
l'opposition officielle.
M. Leitão : Merci, M. le
Président. Juste, peut-être, une question un peu rapide. On a le Palais des
congrès de Montréal. Très bien. Le Palais des congrès de Québec, c'est une
société d'État séparée? Est-ce qu'elle devrait être ici, dans ce bloc de
sociétés d'État?
M. Girard
(Groulx) :
M. Hudon.
M. Hudon
(Alain) : Merci, M. le Président. Elle va être dans le bloc suivant,
pour la simple et bonne raison qu'il y a une
disposition particulière qui concerne cette société-là sur laquelle, là...
qu'on va réexaminer plus attentivement.
M. Leitão : D'accord. Pour l'instant,
ça va, M. le Président, je n'ai pas d'autre... Je ne sais pas si le collègue a
des questions.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Et on pourra revenir au besoin, parce qu'évidemment l'étude que nous
abordons actuellement est relativement complexe dans sa démarche, simple dans
son explication, mais complexe dans le cheminement. Alors, M. le député de
René-Lévesque.
M. Ouellet : Oui, merci.
Peut-être pour que je comprenne un peu l'enveloppe de temps, est-ce que j'ai
20 minutes pour le bloc, M. le Président, ou j'ai 20 minutes par
nombre d'articles total qui...
Le Président (M. Simard) : 20 minutes
par nombre d'articles total.
M. Ouellet : O.K., O.K. Mais
toutes attritrées pour le bloc 2...
Le Président (M. Simard) : Mais
ne me demandez-moi pas de vous dire exactement, à la minute...
M. Ouellet : Non, non, ça va.
Président (M. Simard) : ...précise, mais, si vous me le demandez,
mon secrétariat pourrait le faire. Mais c'est assez volumineux.
M. Ouellet :
Non, non, non. O.K. Peut-être une précision de mon côté. Société des
traversiers du Québec... J'en aurais deux,
plutôt. La première : De neuf à 11; pourquoi pas 12? Pourquoi pas 13?
Pourquoi pas 14? Pourquoi 11?
Le Président
(M. Simard) : Merci. M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : Bien, en fait, on les a consultés, là, tout le long du
processus, et je ne vous cache pas que le
chiffre de 10 est un chiffre qui a été établi comme étant un bon ordre de
grandeur pour les conseils d'administration. Mais, dans ce cas-ci, c'est
à leur demande.
M. Ouellet :
Donc, c'est entre neuf et 11, à la volonté du conseil d'administration, M.
le ministre? C'est eux qui vont décider : On siège à neuf, puis, quatre
ans plus tard, ils pourraient siéger à 11 ou à 10 s'ils le décident?
M. Girard
(Groulx) : Oui. Puis il y a des départs, des opportunités de nommer
des nouveaux membres. C'est bon, d'avoir une flexibilité. Généralement, les
conseils d'administration fonctionnent avec un peu moins de monde que leur
maximum, ce qui leur permet d'ajuster des gens en fonction d'expertises
particulières qui ne sont pas comblées, par exemple.
M. Ouellet :
Est-ce que c'est juste à la STQ qu'on a ce minimum, maximum ou il y a
d'autres sociétés d'État qui ont le même genre de barèmes min, max?
M. Girard (Groulx) : Alors, à l'Autorité des marchés financiers, on a 11 à 13, à la Société du Plan Nord, neuf à 15.
M. Ouellet : O.K. Et, dans le cas de
la STQ, neuf à 11. C'est un peu... Donc, vous me dites, c'est le chiffre de
10 qui est un peu la norme?, qui n'est pas l'idéal, parce qu'on veut un chiffre
impair, on s'entend, parce qu'on veut un vote,
ça prend un chiffre impair. Mais 10, c'est là où vous avez fixé la ligne. Donc,
plus ou moins neuf, plus ou moins 11, c'est la norme pour la STQ, c'est
M. Girard
(Groulx) : Mais il y a plusieurs sociétés d'État qui, effectivement,
visent 11. Par exemple... Mais là on a un intervalle et on dit, donc, neuf à
M. Ouellet :
O.K. Je ne remets pas ça en question. Il y en a qui ont des chiffres fixes
à 11, je me demande pourquoi ils ont besoin d'un plancher à neuf. La STQ a fait
l'objet de plusieurs articles, M. le ministre, vous le savez, sa gestion a été
déficiente par le passé. Plusieurs événements ont été portés à l'attention de
la population, notamment chez nous, par rapport à la gestion du contrat pour
l'octroi à la firme Fincantieri, le F.-A.-Gauthier. Donc, ma deuxième
intervention va être la suivante : Comment on va s'assurer qu'au sein de
la STQ nous aurons... au sein du conseil, la compétence nécessaire, justement,
pour s'assurer que, lorsqu'on aura des décisions à prendre quant à
l'acquisition de nouveaux bateaux, on aura,
autour du conseil, une connaissance assez fine du milieu naval pour éviter les
erreurs du passé?
Ça a été dit dans les
médias, ça a été même avoué que, malheureusement, lorsque la décision a été
prise de confier à Fincantieri le bateau... la construction du F.-A.-Gauthier,
on a manqué de connaissances pour prendre une bonne
décision judicieuse. Donc, comment on va s'assurer, M. le ministre, à la STQ,
que, dans le profil des compétences, nous aurons des gens qui s'y
connaissent en matière de construction navale ou qui ont une expertise en matière
de gestion? Et je ne remets pas en question le P.D.G. actuel, mais on se
souvient, par le passé... on ne veut pas que les erreurs se répètent, et là on
a la chance de travailler sur la gouvernance de la STQ. Et là vous me donnez un
intervalle de neuf à 11, que je ne remets pas en question, mais qui m'amène le
questionnement suivant.
M. Girard
(Groulx) : O.K. D'abord, je me corrige, là, j'ai dit 10, mais,
effectivement, vous avez référé aux chiffres
impairs, là, c'est plutôt 11. J'étais dans l'ordre de grandeur, mais... 11.
Bon, ils étaient neuf, on leur donne maintenant la flexibilité de neuf à
11, dans ce cas particulier là. Ensuite, au niveau des compétences, bien, c'est
au conseil d'administration existant de définir les profils de compétences
nécessaires pour siéger sur le conseil d'administration et donc c'est les
membres existants qui ont la capacité de définir les compétences nécessaires
pour siéger sur ce conseil, ces compétences-là étant pertinentes à la recherche
de futurs membres.
M. Ouellet :
Et est-ce que ce profil-là est soumis au gouvernement pour approbation?
Parce que je veux juste... On en a parlé, peut-être ou pas, parce qu'on a
siégé, puis il y a eu notre semaine en circonscription, mais est-ce
qu'effectivement il y a un mécanisme qui fait que, lorsqu'elles sont soumises,
ces compétences-là, le gouvernement a un oeil en disant : Oui, oui, ça
fait notre affaire ou non, pas pantoute, ça laisse à la discrétion du conseil d'administration? Et ça peut être le cas pour d'autres
sociétés d'État aussi, là, je fais le procès, un peu, de la STQ, mais
ça...
M. Girard
(Groulx) : C'est le gouvernement qui nomme, ultimement, mais les gens
qui sont proposés doivent avoir les compétences en fonction des profils de
compétences qui ont été identifiés.
M. Ouellet : O.K.
Je vous fais un cas d'espèce, M. le ministre. Je ne prête pas de fausses
intentions à personne, mais, dans le conseil d'administration, si on omettait
d'avoir autour de la table quelqu'un qui a ces connaissances-là, avec
l'historique que nous connaissons, est-ce que vous, comme ministre, vous
pourriez dire : Écoutez, les noms que vous me proposez, ce sont de bons
noms, mais je suis tenté de vous dire que je ne peux pas les accepter tous
parce que je pense qu'il manque, autour de la table, des connaissances en
matière de transport maritime ou de construction navale, considérant les défis
que vous avez dans l'avenir, donc je vous demande de refaire vos devoirs,
j'aimerais avoir ces compétences-là? Est-ce...
M. Girard (Groulx) : Bien, si
je prends l'exemple des sociétés d'État qui relèvent de moi, il arrive...
M. Ouellet : Oui, ça, c'est
Transports, c'est vrai, oui.
M. Girard
(Groulx) : ...à quelques occasions que je vais suggérer des
noms qui doivent néanmoins être évalués par le comité des ressources
humaines et qui doivent, eux aussi, respecter les profils de compétences. Et,
bref, le ministre peut certainement faire une suggestion, mais le processus
doit se faire au complet, c'est-à-dire que ces gens-là doivent être évalués en
fonction des profils de compétences nécessaires pour siéger sur un tel C.A.
M. Ouellet : On va voir plus
loin, dans le projet de loi, que, pour certaines sociétés d'État, il y a des
gens qui sont nommés par le gouvernement mais qui doivent avoir un certain
profil. Dans certaines sociétés d'État, on va demander qu'on ait des
comptables, des notaires, puis c'est correct, là, je ne remets pas ça en
question. Mais est-ce qu'on pourrait, dans le cas de la STQ, exiger, comme
c'est ailleurs dans les postes à pourvoir, quelqu'un issu du milieu naval?
Est-ce que ça pourrait être une exigence, ça, M. le ministre? Puis, vous avez
raison, la STQ n'est pas sous votre juridiction, c'est sous le ministère des
Transports, là. Mais j'essaie juste de voir, moi...
M. Girard (Groulx) : Mais
l'objectif de la loi, c'est favoriser la gestion efficace, l'intégrité, la
transparence, la responsabilité et l'imputabilité. Alors, de toute évidence, un
profil de compétences pertinent à siéger sur une dite société d'État, c'est
approprié.
M. Ouellet : Mais,
tu sais, si je prends l'exemple, là, de l'Agence du revenu du Québec, là, ça va être clairement indiqué
que ça nous prend au moins deux professionnels, respectivement, de l'ordre des
professionnels comptables et un de la chambre... ou Barreau et de la Chambre
des notaires.
Après ça, si je vais un peu plus loin, bon,
c'est sûr qu'on a les sociétés d'État qui ont des personnes désignées par des
associations. Ça, ça va, mais on a, dans les sociétés d'État, des obligations
de nommer des gens en fonction d'un profil de compétence très strict. Un autre
exemple, la
loi sur l'infrastructure publique, ça nous prend un membre de
l'Ordre des ingénieurs du Québec, un membre de l'Ordre des comptables
professionnels, un membre de l'Ordre des architectes. Là, vous allez me
dire : Ce sont tous des ordres, on peut les identifier. Mais j'essaie
juste d'être certain que ce qu'on a vécu avec la saga, qu'on a appelée, chez
nous, du F.-A.-Gauthier ne se répète pas et que les gens puissent avoir les
compétences pour prendre, au nom du Québec, et des Québécois, et du
portefeuille des Québécois, les meilleures décisions possibles.
Donc, tu sais, je n'ai pas l'intention d'amender...
On a la discussion. Est-ce qu'il serait pertinent, dans le cas de la STQ, qu'on
ait un profil de compétence vraiment issu du milieu naval pour s'en assurer...
On gère des bateaux. On a des enjeux pour assurer un service public qui doit être
fiable, sécuritaire et fluide. Il est de première nécessité. Moi, je l'ai vécu
avec la COVID. Il y a des bateaux qui n'ont pas traversé parce qu'on a manqué
de travailleurs. On a été en horaire restreint. Ça a eu des inconvénients chez
nous pour les usagers, pour les entreprises.
Donc, je me dis, si on a, au sein du conseil
d'administration, toute la compétence nécessaire pour qu'on prenne la bonne
décision... Parce qu'on va les changer, ces bateaux-là, un jour. Il y en aura
d'autres, bateaux qui vont venir. Est-ce qu'on s'assure d'avoir les bonnes
compétences? Je comprends que vous me dites : Faisons confiance au conseil
d'administration actuel, qui va faire la liste des compétences nécessaires. Ils
vont vous soumettre des noms au gouvernement,
et, après ça, vous allez pouvoir les entériner. Mais est-ce qu'on peut aller un
peu plus loin pour s'assurer, notamment, dans cette compétence-là... Je
veux dire, on gère des bateaux, la flotte. Je n'ai pas les chiffres, là,
comment ça représente... Je n'ai pas le rapport annuel de la STQ, mais c'est
plusieurs centaines de millions d'effectifs que nous avons, et c'est un service
essentiel. Donc, est-ce qu'on peut aller un peu plus loin, M. le ministre, dans
ce cas-là?
M. Girard (Groulx) : Je pense
que c'est au C.A... qui va déterminer le profil de compétence pour siéger sur
le C.A., que... le point que vous amenez, connaissance de l'architecture navale
ou qu'on ait, par exemple, un nombre minimal de personnes qui ont des
connaissances du domaine qui est extrêmement pertinent à cette société d'État
là, c'est donc le comité des ressources humaines qui doit faire ça, parce que,
là, on ne doit pas, selon moi, aller dire que, pour être au conservatoire du
Québec, ça prend nécessairement des compétences en ballet ou... Et, votre
point, il est excellent. Ça prend des compétences particulières pour être sur
le C.A. de la Société des traversiers du Québec. C'est pour ça qu'on aura un
comité des ressources humaines sur le C.A. de la Société des traversiers du
Québec.
M. Ouellet :
À moins que je me trompe, ils avaient cette responsabilité-là par le passé,
et ça a fait défaut. Ça fait que j'essaie juste de voir de quelle façon on peut
corriger ça. Tu sais, je veux dire, il y avait le profil des compétences. Ils
ne l'ont pas été utilisé parce qu'ils n'en avaient pas autour de la table et
que ça leur a causé préjudice, aux Québécois, aux
Québécoises. Là, ce que je comprends, M. le ministre, c'est que, si, aux yeux
du gouvernement ou des gouvernements, la nomination des membres du conseil peut
être... je ne veux pas dire déficient, mais ne présente pas toutes les
compétences recherchées au sein du conseil d'administration, il se pourrait que
le gouvernement décide de demander au conseil d'administration de soumettre d'autres
noms, parce que la liste déjà soumise, à notre analyse, ne remplit pas les
exigences qu'on devrait avoir, notamment pour gérer la STQ. Est-ce que, ça, on
peut mettre au moins cette barrière-là, là?
M. Girard (Groulx) : Le gouvernement peut certainement
suggérer des noms, mais ce n'est pas le gouvernement qui peut dire que
les profils de compétence que le C.A. a identifiés ne sont pas bons. C'est le
profil de compétence identifié par le C.A.
Le gouvernement peut suggérer des noms qui doivent néanmoins rencontrer les
profils de compétence et revenir à
titre de recommandation via le C.A.
M. Ouellet :
Mais est-ce que les noms qu'ils vous ont soumis... À l'évaluation du
gouvernement, si on regarde que, dans tous les noms qu'ils nous ont soumis, il
n'y a personne qui vient du milieu naval ou de la construction navale, est-ce
que ce n'est pas une lumière qui nous est indiquée, en disant : Écoutez, je
pense que...
M. Girard
(Groulx) : Effectivement.
M. Ouellet :
Oui? Bon, O.K.
M. Girard
(Groulx) : Je vous l'accorde. Par exemple, si la Caisse de dépôt
m'offre des gens, puis qu'il n'y a personne qui a un profil d'investissement,
alors ça peut soulever des questions, et, à ce moment-là, je pose des questions
au président du C.A. : Avez-vous déjà
ces compétences-là? Et donc c'est pour ça que vous m'en recommandez
d'autres. Alors, c'est toujours en
connaissance des compétences existantes, des vacances, des personnes...
Finalement, on veut que les nouvelles additions viennent compléter
l'équipe actuelle.
M. Ouellet :
Là-dessus, je suis 100 % d'accord. Je suis content d'avoir eu cette
discussion-là avec vous, M. le ministre. Ça va éclairer beaucoup mes
concitoyens sur le territoire. J'ai une faveur à vous demander. J'aimerais que
vous ayez cette discussion-là avec le ministre des Transports pour que ce qu'on
a discuté ensemble puisse lui être transmis.
Je pense que c'est un homme qui veut que ça fonctionne bien à la STQ. Donc, je
vous demande, bien humblement, d'avoir cette discussion-là.
M. Girard
(Groulx) : Alors, vous suggérez que l'architecture navale soit une
compétence qui est présente au conseil d'administration de la STQ, et c'est
certainement pertinent, et puis là soit qu'elle est déjà là, et donc on a déjà
pris acte de cette suggestion, où elle ne l'est pas, et elle devrait être
comblée peut-être en utilisant la nouvelle disposition qui permet de passer de
neuf à 11.
M. Ouellet :
Écoutez, vous m'enlevez les mots de la bouche.
M. Girard
(Groulx) : Merci.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Alors, nous étions... Nous focalisions notre attention plus
particulièrement sur la Société des traversiers, soit les articles 344 à
348, mais j'ouvre le débat à tous les autres articles. M. le député de
Robert-Baldwin.
M. Leitão :
Oui, merci, M. le Président. Effectivement, j'aimerais y aller plutôt d'une
façon plus générale. Donc, ici, dans le
bloc 2, si j'ai bien compris ce que M. Hudon nous avait... Me Hudon
nous avait expliqué, ça, ce sont les sociétés
d'État qui sont déjà assujetties. Et donc la plupart des changements qu'on a
faits, là, j'ai regardé un peu rapidement les différents articles, en
fin de compte, on élimine beaucoup de choses parce que c'est déjà compris dans
la définition générale de... l'application générale de gouvernance des sociétés
d'État.
Il y a un élément que
j'aimerais avoir peut-être un peu plus de précision, ça concerne la SQI, la Société
québécoise des infrastructures, parce que, là, on maintient, donc, la capacité
du... c'est le gouvernement qui nomme les cinq ou... quatre ou cinq
vice-présidents ainsi que, bon, le P.D.G., mais, les cinq vice-présidents, je
ne pense pas avoir vu ça pour les autres sociétés d'État. C'est particulier à
la SQI?
M. Girard
(Groulx) : Allez-y.
Le Président
(M. Simard) : ...éventuellement, Me Hudon.
M. Hudon
(Alain) : Merci, M. le Président. Dans la
Loi sur la gouvernance, ça
ne traite pas de la nomination des dirigeants de la société autres que le
P.D.G.
M. Hudon
(Alain) : Donc, il n'y a aucune disposition, dans la
Loi sur la
gouvernance, M. le Président, qui parle de la nomination des vice-présidents ou
de directeur général, peu importe, là, le statut. Donc, c'est laissé libre à
chacune des lois constitutives des sociétés de prévoir ou non la nomination de
vice-présidents, et la SQI n'est pas un cas exceptionnel. Il a plusieurs autres
sociétés d'État dans lesquelles la loi constitutive prévoit la nomination de
vice-présidents, mais ça ne concerne pas les dispositions du projet de loi en
tant que tel.
M. Leitão : O.K. Donc, ça, c'est une
disposition qui existait déjà, et qui est maintenue, puis c'est le
gouvernement qui nomme les...
M. Hudon (Alain) : Le projet de loi, M. le
Président, ne supprime aucune disposition en lien avec la nomination
d'un vice-président.
M. Leitão : O.K., et donc cette disposition-là peut exister aussi
dans d'autres sociétés d'État. C'est le gouvernement qui nomme ou pas...
Ça dépend de...
M. Hudon
(Alain) : Effectivement, je vous confirme que ça existe dans d'autres
lois constitutives de d'autres sociétés d'État.
M. Leitão : O.K. Je présume que, dans
le cas de la SQI, c'est parce que, bon, c'est une société d'État... ce
n'est pas une société d'État commerciale, mais une société d'État assez... avec
un mandat assez précis, assez technique. Et donc je présume qu'on a besoin d'avoir des personnes techniquement
compétentes pour évaluer les projets d'infrastructure, etc.
M. Hudon (Alain) : Bien, je n'ai pas fait
une analyse de la loi complète sur la société québécoise
d'infrastructures, mais j'imagine que, quand
la loi constitutive a été rédigée, a été adoptée, effectivement, on s'est posé
ces questions-là puis on a jugé que
probablement que c'était pertinent, dans le contexte des activités de la SQI,
de la doter de certains vice-présidents.
M. Leitão : Parce que ces questions
que je pose... En fin de compte, moi, ce que j'essaie d'avoir... c'est quoi,
la ligne de démarcation entre la SQI, la
Société québécoise des infrastructures, et le Conseil du trésor, parce
qu'ultimement c'est le président du
Conseil du trésor qui est le ministre responsable de cette société d'État là,
et, c'est inévitable, il y a une
grande... et c'est souhaitable, même, il y a une très grande, disons,
complicité, collaboration entre les deux, peut-être plus qu'avec
d'autres sociétés d'État. Donc, tout ça pour dire que c'est une société d'État
qui est assez particulière, et on doit continuer de s'assurer qu'elle continue
d'être bien bien gérée, parce qu'il y a eu des événements dans le passé. Il y a
eu une grande restructuration. C'est le
produit, en fin de compte, d'une fusion de deux types de sociétés d'État
différentes. C'est une société d'État qui
administre des actifs, administre des... gère des immeubles et, aussi,
participe à la construction de d'autres
immeubles ou des routes, des écoles, etc. Alors, ce que j'essaie de trouver
ici, c'est quoi, cette ligne de démarcation entre la SQI et le Conseil du trésor, ça veut dire qui mène le bal, qui
dit à qui... quoi faire, un terme très simpliste, là, mais...
M. Hudon
(Alain) : Bien, il faudrait que je dise la loi constitutive pour voir
c'est quoi, le rôle de chacun, mais, en matière de gouvernance, la SQI est
traitée comme n'importe quelle autre société d'État.
M. Leitão :
Bien, c'est ça, voilà, est-ce que c'est souhaitable que ce soit le cas ou
est-ce que cette société d'État devrait être encore plus intégrée au
gouvernement ou au Conseil du trésor étant donné son rôle très spécifique dans
la gestion et l'exécution d'une bonne
partie du PQI, de 140 et quelques
milliards sur 10 ans? La SQI a un énorme rôle
à jouer dans le bon fonctionnement de ce programme-là. Ça va être indépendant,
bien sûr, mais il faut aussi... Il y
a un lien très direct avec la politique gouvernementale, avec les orientations
gouvernementales. Je comprends, par exemple, le
ministre des Finances, juste parce que vous êtes là... en ce qui concerne la
gestion régulière de la SAQ ou de Loto-Québec, ce n'est pas au ministre
des Finances de dire à la SAQ comment gérer ses magasins. Par contre, ça
pourrait être au président du Conseil du trésor de dire à la SQI comment
prioriser, comment... Il y a toute une série, là, d'appels d'offres publics, etc.
Donc, c'est un rôle un peu plus délicat, il me semble. Cette société d'État là,
peut-être qu'elle aurait mérité être dans le bloc 3, donc, avoir des
conditions particulières à la gouvernance de la SQI, mais, bon...
M. Girard
(Groulx) : ...particulier. Et l'importance que vous mentionnez, je
pense, milite pour un conseil d'administration avec une majorité de membres
indépendants pour assurer... Il y a une nécessité de cohérence entre les
orientations du gouvernement, du Conseil du trésor, et ce que fait la SQI, mais
ça n'empêche pas qu'un C.A. indépendant permet justement de surveiller la
société dans ses opérations de façon continue, un rôle que ne peut pas jouer le
ministre, par exemple.
M. Leitão :
Oui, bien oui, c'est ça, et ça, c'est très important, et, oui, il faut le
faire, et je pense que ça se fait, et il faut continuer à ce que cela se fasse.
M. Girard
(Groulx) : Exactement.
M. Leitão :
Mais, en même temps, et c'est ça qui est un peu contradictoire... mais, en
même temps, il faut aussi s'assurer que la
gestion, et donc les activités de la SQI, suive de très près et de façon très,
très proche les orientations gouvernementales. Si le gouvernement
choisit de... regardez, on va mettre l'emphase sur le transport collectif
plutôt que les routes, je dis ça juste comme ça, bon,
bien, peut-être, les routes, ce n'est pas un bon exemple, mais donc la SQI doit
être capable de suivre de très proche les orientations gouvernementales. Elle
ne devrait pas être aussi indépendante que la SAQ, ou Loto-Québec, ou même la
SEPAQ, parce qu'il y a une question de cohérence de politiques publiques, puis
c'est peut-être un rôle impossible, être indépendant et pas indépendant.
M. Girard (Groulx) : Bien,
moi, je suggère qu'on a la même cohérence avec la SAQ. C'est-à-dire qu'on
impose à la SAQ tout un respect des
orientations en santé publique, et il y a une cohérence. Si on regarde ce qu'on
fait avec la consigne...
M. Leitão : Oui, ou la SQDC.
M. Girard (Groulx) : ...la SAQ
n'a pas toujours été volontaire pour la consigne.
M. Leitão : Il me semble qu'en
effet il y a eu de longues discussions, de longues discussions, disons-le, qui
ont abouti à un autre résultat plus récemment. Mais, non, regardez, je... tout
ça pour dire que je trouve que la SQI, c'est une société d'État extrêmement
stratégique dans tout notre... Il y en a 40 et quelques, sociétés d'État, mais
celle-là, elle est bien, bien, bien particulière.
M. Girard (Groulx) : Mais, par
exemple, je dirais que la possibilité... Et je dirais la même chose au député
de René-Lévesque, c'est que la possibilité de rémunérer les dirigeants va nous
permettre d'avoir des gens encore plus compétents sur ces C.A. là, et donc va
nous aider collectivement à ce que ces sociétés d'État là remplissent leur
mission.
M. Leitão : O.K., ça va, M. le
Président.
Le Président (M. Simard) : Y
aurait-il d'autres commentaires sur l'ensemble des articles à l'étude dans le
bloc 2? M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Oui, merci, M. le
Président. Donc, j'ai pu compléter ma recherche sur la STQ, puis effectivement,
là, je constate, aujourd'hui, qu'on n'a pas de compétence en construction
navale à la STQ. On a des gens issus du milieu de l'administration, des gens
compétents dans la gestion, dans l'investissement. On a des avocats. On a
quelqu'un qui travaille à l'Institut maritime, mais on n'a pas cette
compétence-là. Donc, j'en fais une demande formelle et j'appuie votre désir
d'en discuter avec le ministre des Transports. Ça va nous prendre ça à la STQ
pour compléter l'expertise qui est déjà présente autour de la table. Merci, M.
le Président.
Le Président (M. Simard) : ...cher
collègue. Y aurait-il d'autres remarques sur l'ensemble des articles à l'étude?
Alors, bien des chemins nous conduisent à Rome, il n'y a pas qu'une seule bonne
voie pour s'y rendre, mais nous avons donc deux blocs à voter, le bloc des
articles à l'étude, mais aussi un amendement qui concerne la Société du Plan
Nord. Donc, nous pourrions soit tout de suite traiter de l'amendement qui
introduit un nouvel article, soit d'abord, préalablement, voter les articles
que nous avons, ensemble, étudiés et ensuite voter l'amendement. On a deux
voies devant nous, la vôtre sera la mienne.
M. Leitão : Vous êtes le
président...
Le Président (M. Simard) : Alors,
procédons peut-être par vote sur les études... sur l'étude que nous venons de
terminer. Donc, j'appelle au vote les articles 160 à 168, 276 à 280, 281 à
291, 292 à 297, 309 à 313, 314 à 318 — ça va bien, Mme la
secrétaire, si je fais un oubli, vous me le dites — 333 à 337, 344 à 348,
355 à 359, 360 à 364, 371 à 377, 378 et 379, et enfin les articles 387 à
392. Sont-ils adoptés? Adopté.
Et nous procédons maintenant à l'étude d'un
amendement apporté par le ministre, oui, et nous allons...
Mais, avant de faire cela, nous allons suspendre
momentanément.
(Suspension de la séance à 12 h 20)
Le Président (M. Simard) : Alors,
chers collègues, merci à tous. Merci pour votre vigilance. Et, durant la
suspension, j'ai cru comprendre qu'un fort consensus émergeait à l'effet de
réouvrir l'étude des articles 281 à 291 pour des débats ultérieurs au sein
de la commission. Je comprends qu'il y a consentement pour qu'on réouvre
l'étude de ces articles. Et donc tous les autres articles que nous avions votés
sont, bien sûr, adoptés. On se comprend bien?
M. Provençal :
...non, ce n'est pas nécessaire. Ça va? Merci.
Le Président (M. Simard) : Non,
je pense que nous l'aborderons en temps opportun, mais, chers collègues, M. le
président, merci. Et donc nous allons poursuivre, bien entendu, avec l'étude
d'un amendement introduisant un nouvel
article qui concerne la Société du Plan
Nord. Alors, M. le ministre, à vous la parole.
M. Girard
(Groulx) :
Article 377.1,
article 45 de la
loi sur la
Société du Plan Nord. Insérer, après l'article 377 du projet de loi,
l'article suivant :
377.1.
L'article 45 de cette loi est
modifié par l'insertion, à la fin, de «ou que les exigences établies aux
articles 3.5, 3.6 ou 3.7 de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État
(chapitre G-1.02) ne sont pas satisfaites».
Commentaire. La modification proposée par
l'article 377.1 du projet de loi à l'article 45 de la Société du Plan
Nord vise à s'assurer que les décisions du conseil d'administration de la
Société du Plan Nord demeurent valides lorsque certaines situations empêchent
le conseil d'administration de rencontrer certaines exigences relatives à sa
composition prévues à sa loi constitutive ou à la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État.
Président (M. Simard) : Merci. Alors, des commentaires sur cet amendement?
M. le député de Robert-Baldwin.
M. Leitão : Merci, M. le
Président. Pouvez-vous nous donner peut-être un exemple concret, parce que
c'est un peu... certaines situations... rencontrer certaines exigences, c'est
un peu vague.
M. Girard (Groulx) : M. Hudon.
M. Hudon (Alain) : Merci, M. le
Président. Alors, les articles 3.5, 3.6, 3.7, ce sont les nouvelles
dispositions qu'on a introduites dans la
loi sur la gouvernance, qui concernent
la composition du conseil d'administration en matière de représentativité des
femmes, de membres de 35 ans ou moins ou de membres de la diversité. Donc,
ici, on introduit la même disposition qu'on retrouve à l'article 8 de la
loi sur la gouvernance, qui dit que, si, pour une raison particulière, cette exigence-là n'a pas été rencontrée, bien,
les décisions du conseil d'administration prises alors que cette exigence-là
n'était pas rencontrée demeurent valides. Donc, c'est en concordance avec
l'article de la
loi sur la gouvernance.
M. Leitão : Et puis, comme on
avait vu auparavant, à un moment donné, le conseil d'administration doit
expliquer pourquoi ils n'ont pas réussi à...
M. Hudon (Alain) : Effectivement,
oui.
M. Leitão : ...à remplir ses...
Très bien. O.K. Merci.
Président (M. Simard) : Merci beaucoup. D'autres commentaires sur cet
amendement? Alors, l'amendement 377.1 est-il adopté?
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Conséquemment, avant d'entreprendre l'étude de
l'article 3, nous allons suspendre momentanément.
(Suspension de la séance à 12 h 31)
Le Président (M. Simard) : Alors,
nos travaux sont repris, et, à la demande générale, nous allons aborder l'étude
de l'article 104.
M. Girard (Groulx) : En fait,
non. Je vais lire un résumé du bloc 3.
Le Président (M. Simard) : Oui,
bien, c'est ça.
M. Girard (Groulx) : À la
demande générale.
M. Girard (Groulx) : À la
demande générale, je vais résumer le bloc 3. Ce bloc englobe les
modifications aux lois constitutives de 10 sociétés d'État actuellement
assujetties à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
Il s'agit plus précisément de : Conseil des
arts et des lettres, Investissement Québec, La Financière agricole du Québec, Régie de l'assurance maladie du Québec, Retraite
Québec, Société de développement des entreprises
culturelles, Société de l'assurance automobile du Québec, Société des alcools
du Québec, Société des loteries du Québec, Société du Centre des congrès de
Québec.
Les dispositions des
lois constitutives de ces sociétés d'État sont, selon le cas, soit supprimées,
soit modifiées afin d'éviter le double
emploi avec les modifications apportées à la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État concernant principalement la nomination et la
rémunération des membres du conseil d'administration, le maintien en fonction
des administrateurs à la fin de leur mandat, la voix
prépondérante de la personne qui préside les rencontres du conseil
d'administration, les fonctions du président-directeur général, la constitution
des comités d'administrateurs ainsi que la préparation d'un plan stratégique et
du rapport annuel de gestion.
Le tableau ci-joint
précise, pour chacune des sociétés, les dispositions du projet de loi qui
concernent les principaux éléments d'harmonisation à la
Loi sur la gouvernance
des sociétés d'État qui s'appliquent aux sujets identifiés précédemment.
Des modifications
sont également apportées en concordance avec l'adaptation, dans la
Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État, des termes et expressions de nature financière
et utilisés actuellement en comptabilité.
Particularités. Les
dispositions ci-après décrites
sommairement pourront être étudiées de façon
particulière.
Investissement
Québec, Société de l'assurance automobile du Québec, Société des alcools du
Québec et Société des loteries du Québec. Les articles 193, 306, 308, 329,
332 et 343 du projet de loi proposent que la nomination de l'auditeur externe
des livres et comptes de ces sociétés, du Fonds d'assurance automobile et de la
Société québécoise du cannabis, selon le cas, soit précédée d'un appel d'offres
sur invitation.
Conseil des arts et
des lettres, La Financière agricole du Québec, Régie de l'assurance
maladie du Québec, Retraite Québec et Société
de développement des entreprises culturelles. Afin d'aider au respect du seuil des deux tiers... de deux
tiers de membres indépendants au sein du conseil d'administration, des
modifications sont proposées par les articles 104, 194, 236, 253 et 281 du
projet de loi pour supprimer ou modifier le nombre d'administrateurs de ces
sociétés qui doivent être rattachées à divers groupements.
Société de
développement des entreprises culturelles. Les noms des différents domaines
d'activités de la Société de développement des entreprises culturelles sont
modifiés afin qu'ils reflètent davantage sa mission. Ainsi, les domaines du
cinéma et de la production télévisuelle sont remplacés par celui de
l'audiovisuel, les domaines du disque et du spectacle sont remplacés par ceux
de la musique ou du spectacle, les domaines du livre ou de l'édition
spécialisée sont remplacés par ceux du livre ou de l'édition et les domaines
des métiers d'art sont remplacés par ceux des métiers d'art ou du marché de
l'art.
Société des alcools
du Québec. Les articles 323 à 328 du projet de loi modifient les
dispositions relatives à la gouvernance de la Société québécoise du cannabis en
conformité avec les changements apportés à la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État.
L'article 330 du projet de loi propose que la société
fasse approuver son budget d'investissement et son budget de fonctionnement au
ministre des Finances plutôt qu'au Conseil du trésor.
Société des loteries
du Québec.
L'article 342 du projet de loi supprime l'obligation pour Loto-Québec
de recourir à un règlement de régie interne pour la nomination et la
rémunération de ses employés.
L'article 342.1 du projet de loi modifie les
exigences applicables pour conclure un contrat d'une durée de plus de cinq ans
ou pour acquérir ou disposer d'équipement en considération d'un montant qui
excède celui déterminé par le gouvernement.
Société du Centre des
congrès de Québec.
L'article 354.1 du projet de loi propose de supprimer
l'exigence pour le Vérificateur général d'obtenir une autorisation du
gouvernement avant de confier à un vérificateur externe la vérification des
livres et comptes du Centre des congrès.
Ceci complète la
description
sommaire de notre travail dans le bloc 3, M. le Président.
Le Président
(M. Simard) : Merci à vous, M. le ministre. Mon petit doigt me
dit que vous souhaiteriez aborder l'article 104.
M. Girard
(Groulx) : Oui, et je vogue vers l'article 104.
Le Président
(M. Simard) : Oui, 167 de notre gros cahier.
M. Girard (Groulx) :
Et j'ai, donc, le plaisir de le lire, cet article, pour amorcer une
discussion.
Le Président
(M. Simard) : Merci, M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) :
Article 104 :
L'article 5 de la
Loi sur le
Conseil des arts et des lettres du Québec (chapitre C-57.02) est remplacé
par le suivant :
Le Conseil est administré par un conseil d'administration composé de
15 membres nommés par le gouvernement, dont le président du conseil
d'administration et le président-directeur général.
nomination des membres du conseil d'administration, autres que le président de
celui-ci et le président-directeur général, s'effectue après
consultation d'organismes que le ministre considère représentatifs des milieux
des arts et des lettres. La majorité de ces
membres doivent être issus des domaines culturels dans lesquels le conseil
exerce ses attributions. Au moins trois de ces membres doivent provenir
de diverses régions du Québec, autres que celles de Montréal et de la
Capitale-Nationale.»
Le Président
(M. Simard) : Bien.
M. Girard
(Groulx) : J'ai un commentaire.
Le Président
(M. Simard) : Je vous en prie, M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : Les articles 104 à 108 du projet de loi modifient la
Loi sur le Conseil des arts et des lettres du Québec. Le conseil est
actuellement assujetti à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
Article
L'article 5 de la
Loi sur
le Conseil des arts et des lettres du Québec précise la composition de son
conseil d'administration. Le premier alinéa de cet
article demande qu'au moins
huit des 15 membres du conseil se qualifient en tant qu'administrateurs
indépendants. Ce seuil s'avère inférieur à celui fixé à l'article 4 de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
L'article 104 du projet de loi remplace cet
article... en supprimant les éléments qui font double emploi avec ce que
prévoit la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État et en demandant qu'au
moins huit des membres du conseil plutôt que
11 soient issus des domaines culturels dans lesquels le conseil exerce ses
attributions. Ce faisant, le gouvernement disposera davantage de
latitude pour respecter le seuil de membres indépendants prévu dans cette loi.
Le Président (M. Simard) : Merci,
M. le ministre. Y aurait-il des commentaires sur l'article 104? M. le
député de Robert-Baldwin.
M. Leitão : Merci, M. le
Président. Alors, à l'article 104, donc, 15 membres, très bien, pour
le conseil d'administration, mais on nous dit que huit de ces 15 se qualifient
en tant qu'administrateurs indépendants, mais que ce seuil... inférieur à celui
fixé à l'article 4. Et pourquoi est-ce qu'on fait ça? Pourquoi est-ce
qu'on...
M. Girard (Groulx) : Parce
qu'il est difficile, pour le Secrétariat aux emplois supérieurs, de nommer, à
titre indépendant, des membres issus du
domaine culturel. Alors, on passe de 11 à huit pour les membres issus des
domaines culturels.
M. Leitão : O.K. Oui, parce
qu'il y a... en effet. O.K. Ça va. Ça va, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de Robert-Baldwin... pardon, de René-Lévesque.
Le Président (M. Simard) : Oui.
Non, mais, comme les deux comtés commencent par un r, parfois, ça...
M. Ouellet : Huit sur 15, ça
fait 53 %. On est loin du deux tiers. Donc, c'est toléré de pas respecter
la loi?
Le Président (M. Simard) : M.
le ministre.
M. Girard (Groulx) : C'est-à-dire
qu'on l'enlève. M. Hudon, allez-y.
M. Hudon (Alain) : Oui,
actuellement, dans la loi constitutive du Conseil des arts et des lettres, le
nombre de membres indépendants qui est exigé, c'est de huit sur 15, ce qui en
deçà du seuil de deux tiers de la
Loi sur la gouvernance. On enlève ce
plancher-là de huit sur 15. Il va être soumis dorénavant aux deux tiers de
membres indépendants. Et, pour pouvoir faciliter, là, le choix du gouvernement
pour atteindre ce seuil de deux tiers là, bien, c'est pour ça qu'on réduit le
nombre de membres qui va être issu des domaines culturels dans lesquels le
conseil exerce ses attributions. Actuellement, il est de 11. Maintenant, ça
sera la majorité des 15 membres.
Le Président (M. Simard) : D'autres
remarques? M. le député de Robert-Baldwin.
M. Leitão : Si
vous pouvez peut-être répéter ça. Je veux juste... Là, je... Présentement,
c'est huit sur 15? C'est ça?
M. Girard (Groulx) : Présentement,
on demande huit sur 15 indépendants et, en enlevant cette disposition, on tombe
sur la disposition générale, qui est à dire deux tiers de membres indépendants.
Ensuite, pour faciliter l'atteinte du deux tiers, on réduit le nombre de
personnes issues des domaines culturels de 11 à huit sur 15.
M. Girard (Groulx) : Et je
pourrais vous dire où les trois vont, là. Ils vont dans... issus d'autres
domaines d'activités, culturels ou non. On passe de deux à cinq. Alors, si vous
cherchez les trois...
Le Président (M. Simard) : M.
le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Donc, huit membres
sur 15. Ils ne seront pas indépendants, eux autres?
M. Girard (Groulx) : Pardon?
M. Ouellet : Ces huit
membres-là.
M. Girard (Groulx) : Ils
peuvent être indépendants.
M. Ouellet :
Ils peuvent.
M. Girard
(Groulx) : Mais c'est juste que c'est plus difficile de trouver des
membres du domaine culturel qui sont indépendants.
M. Girard
(Groulx) : Alors, c'est plus facile d'en trouver huit que 11.
M. Ouellet :
Mais le défi demeure. C'est ça?
M. Girard
(Groulx) : Le défi demeure.
M. Ouellet :
Et donc il se pourrait qu'on n'ait pas les deux tiers d'indépendants. Parce
que j'en trouve huit qui ne sont pas indépendants.
M. Girard
(Groulx) : Mais on avait le même problème quand il fallait en trouver
M. Ouellet :
Je sais. C'est ça. Oui, je suis d'accord avec vous. Là, vous le ramenez à
huit sur 15, donc il se pourrait qu'on n'ait pas deux tiers indépendants.
M. Girard
(Groulx) : Mais...
M. Ouellet :
Je veux juste comprendre.
M. Girard (Groulx) :
Dans ce temps-là, le conseil d'administration fonctionne toujours, mais
on...
Une voix : Les
prochaines nominations.
M. Girard
(Groulx) : C'est ça, là, si vous tombez en bas de 10, bien, la
prochaine nomination, c'est un membre indépendant.
M. Ouellet :
Attends un petit peu.
Le Président
(M. Simard) : M. le député de Robert-Baldwin, d'autres
commentaires?
M. Leitão :
Est-ce qu'il se pourrait que ce soit dû au fait que, bon, dans le domaine
culturel, inévitablement, il y a beaucoup de personnes qui, dans leurs
activités, bon, ne sont pas vraiment indépendantes parce qu'ils reçoivent des
dons, des subventions, des contrats, etc.? Donc, pour trouver vraiment des
personnes indépendantes du domaine culturel, c'est... Donc, il n'y en a pas un
grand nombre. C'est plus difficile, peut-être.
M. Girard
(Groulx) : L'enjeu, c'était avec les spécificités, là, parce que, dans
les membres issus des domaines culturels, on a des restrictions quant aux
industries. On a quatre industries distinctes. Bref, on se donne de la
flexibilité en passant de 11 à huit.
C'est que... C'est...
Là, il faut être conscient que, bien que c'est pertinent d'exiger, par exemple,
un membre de moins de 35 ans, ça met une contrainte aux Emplois supérieurs,
parce que, des fois, on n'aura pas le membre de 35 ans, mais on n'aura
pas, par exemple, le membre issu de l'industrie de la musique, et là on aura
juste un membre à nommer, mais deux contraintes non respectées, tout ça. Bref,
plus on met de contraintes, plus le travail du Secrétariat aux emplois
supérieurs est difficile. Et là, pour l'aider, on réduit les membres issus des
domaines culturels de 11 à huit et on augmente le nombre des personnes issues
d'autres domaines de deux à cinq.
M. Leitão : O.K. Donc, la «matrix»
est assez complexe pour ces nominations. Mais ça va, ça va, M. le
Président.
Le Président
(M. Simard) : Très bien. D'autres commentaires sur 104? M. le
député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Oui. Je ne trouve pas à
quel endroit on indique qu'il y aura huit personnes issues du milieu des
arts. Tu sais, là, je vois l'article 5.
On fait apparaître que c'est composé de 15 membres nommés. «La nomination
des membres du conseil[...], autres que le président[...], s'effectue
après consultation[...]. La majorité de ces membres doivent être issus[...]. Au
moins...»
M. Girard
(Groulx) : C'est la majorité qui donne huit.
Une voix : La
majorité de 15, c'est huit.
M. Girard
(Groulx) : C'est une subtilité. Il est quand même 12 h 53.
M. Ouellet :
Oui, oui. J'avoue que c'était une subtilité qui amenait des
questionnements. Et : «Au moins trois de ces membres doivent provenir de
diverses régions du Québec...» On ne les a pas eus en consultation. Avez-vous
eu des représentations issues du monde du Conseil des arts qui vous ont dit...
M. Girard
(Groulx) : On ne les a pas eus en consultations particulières, mais
nous, on les a consultés.
M. Ouellet :
O.K. Puis qu'est-ce qu'ils ont dit?
M. Girard
(Groulx) : C'est l'enthousiasme.
M. Ouellet :
Non, sérieusement, juste pour que je...
M. Girard
(Groulx) : Je n'étais pas présent. On a d'excellentes équipes, tant au
niveau du cabinet du ministère... Je ne peux pas dire, là, que j'ai... Je n'ai
pas participé à ces consultations.
M. Ouellet :
Mais est-ce que les membres de ton équipe peuvent juste me témoigner? Tu
sais, ils sont-tu d'accord? Ils étaient... Oui?
M. Girard
(Groulx) : Le Conseil des arts et des lettres approuve les
modifications qui sont suggérées.
M. Ouellet :
O.K. Excuse-moi, je...
M. Girard (Groulx) : Il y a eu un processus
itératif, des discussions. Ça n'a pas été une approbation sans travail.
M. Ouellet :
Vous les avez convaincus. Votre équipe les a convaincus.
M. Girard
(Groulx) : Il y a eu un processus itératif. On leur a fait des
propositions, et ils nous sont revenus avec leurs particularités. Nous en avons
pris compte. Nous avons trouvé un terrain d'entente.
M. Ouellet :
C'est une excellente façon de fonctionner. Je suis convaincu qu'on trouvera
cette même façon avec La Financière agricole du Québec.
Le Président
(M. Simard) : D'autres remarques sur l'article 104? Sans
quoi nous allons procéder à la mise aux voix.
L'article 104 est-il adopté?
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous en sommes maintenant rendus à l'étude des articles 105 à 108. M.
le ministre.
M. Girard
(Groulx) : Je serais prêt à passer au vote, moi, M. le Président.
Le Président
(M. Simard) : M. le député de Robert-Baldwin.
M. Leitão :
Juste un petit instant, mais je pense que... je pense que oui, M. le
Président. Oui, on peut passer. Je n'ai pas d'autre question.
Le Président
(M. Simard) : Merci. M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Ça me va, M. le Président.
Le Président
(M. Simard) : Ça vous va. Les articles 105 à 108 sont-ils
adoptés?
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Alors, nous en sommes maintenant rendus à
l'étude de l'article 193, pour lequel il y aura un amendement. M. le
ministre.
M. Girard
(Groulx) : Est-ce que je lis... Oui. J'y vais avec 193 ou 192.1, là?
Le Président
(M. Simard) : 193.
M. Girard (Groulx) : D'accord.
Président (M. Simard) : Et nous aurons l'amendement sous peu à
l'écran.
M. Girard
(Groulx) : 288? Non.
Le Président
(M. Simard) : 193 est à la page 288, en effet.
M. Girard
(Groulx) : Mais là je lis l'article avant l'amendement? O.K.
L'article 77 de
cette loi est modifié :
par le remplacement, dans le premier alinéa, de «vérificateur externe» et de
«rapport d'activités» par, respectivement, «auditeur externe» et
«rapport annuel de gestion»;
2° par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «la vérification» et de «le
vérificateur externe» par, respectivement, «l'audit» et «l'auditeur externe»;
3° par l'ajout, à la
fin, de l'alinéa suivant :
«Les pouvoirs de
nomination de l'auditeur externe prévus au présent
article peuvent, malgré la
Loi sur les contrats des organismes publics (chapitre C-65.1), être
exercés à des conditions particulières sans être précédés d'un appel d'offres
public.»
Commentaires.
L'article 77 de la
Loi sur Investissement Québec concerne la vérification
annuelle des livres et comptes d'Investissement Québec par le Vérificateur général
et par un auditeur externe nommé par le gouvernement.
L'article 193 du
projet de loi modifie d'abord cet
article en concordance avec l'adaptation,
dans la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, des termes et expressions
de nature financière utilisés actuellement en comptabilité.
Il propose également
l'ajout d'une disposition prévoyant que la nomination de l'auditeur externe
pourra, malgré la
Loi sur les contrats des organismes publics, être effectuée
sans être précédée d'un appel d'offres.
Le Président
(M. Simard) : Merci. Alors, pour votre amendement, M. le
ministre.
M. Girard
(Groulx) :
L'article 193?
Le Président
(M. Simard) : Oui.
M. Girard
(Groulx) : Remplacer, dans le troisième alinéa de l'article 77 de
la loi...
M. Girard
(Groulx) : Oui, merci. Alors, si... par exemple, si je recommençais?
Remplacer, dans le troisième alinéa de
l'article 77 de la
Loi sur Investissement Québec que le paragraphe 3° de l'article 193 du projet de loi propose, «sans
être précédé d'un appel d'offres public» par «à la suite d'un appel d'offres
sur invitation».
Commentaires. La
modification proposée vise à préciser que les nominations d'un auditeur externe
chargé d'auditer les sommes engagées dans
l'administration des programmes d'aide financière qui a été confiée à Investissement
Québec, celles engagées dans l'analyse des projets d'investissement des sommes
portées au crédit du fonds Capital Ressources naturelles et Énergie ainsi que
les livres et comptes d'Investissement Québec seront effectués à la suite d'un
processus de mise en concurrence prenant la forme d'un appel d'offres sur
invitation.
Cette modification
répond à une recommandation de la Vérificatrice générale du Québec formulée
dans le cadre des consultations particulières.
Le Président
(M. Simard) : Très bien. Alors, traitons, bien entendu, d'abord,
de l'amendement comme tel apporté à 193. Y aurait-il des considérations que vous
souhaitez aborder sur cet aspect?
M. Leitão :
Juste mentionner rapidement, M. le Président, que, oui, en effet,
c'était... je me rappelle de cette proposition
de la VG. Et je pense que c'est tout à fait utile et salutaire qu'on le change
et qu'on le fasse de cette façon-là.
Le Président
(M. Simard) : D'autres remarques sur l'amendement? M. le député
de René-Lévesque, ça vous va? S'il n'y a pas d'autre remarque, nous procédons à
la mise aux voix. L'amendement à l'article 193 est-il adopté?
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Et nous revenons à l'étude de 193 tel
qu'amendé... d'autres remarques? Cet article, tel qu'amendé, est-il adopté?
Le Président
(M. Simard) : Adopté.
Conséquemment, compte
tenu de l'heure, nous allons suspendre nos travaux, et on se retrouve à
15 heures. Et merci beaucoup pour votre collaboration.
(Suspension de la séance à 13 heures)
Le Président
(M. Simard) : Alors, chers collègues, à l'ordre! Je constate que
nous avons quorum, nous sommes en mesure de
poursuivre nos travaux. Je vous rappelle que notre commission est réunie afin
de poursuivre l'étude détaillée du
projet de loi n° 4, Loi renforçant la gouvernance des sociétés d'État et
modifiant d'autres dispositions législatives.
Donc, je vous
rappelle que nous avions voté sur l'article 193 tel qu'amendé, et nous en
sommes rendus à l'étude simultanée des articles 187 à 192. M. le ministre,
à vous la parole.
M. Girard
(Groulx) : Alors, vous voulez... Mais on ne parle pas de
l'amendement à 192.1?
Le Président
(M. Simard) : Ça ira après.
M. Girard
(Groulx) : O.K. Alors, moi, je n'ai rien à déclarer sur 187 à 193.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Est-ce qu'il y aurait des questionnements? M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Non, ça va pour moi, M. le Président.
Le Président
(M. Simard) :
L'article 187 se trouvant à la page 281
de notre cahier d'étude. M. le Député de Robert-Baldwin.
M. Leitão :
C'est ça. Donc, laissez-moi juste jeter un coup d'oeil rapide, M. le
Président.
Le Président
(M. Simard) : Je vous en prie, je vous en prie, prenez tout le
temps voulu.
M. Leitão :
Parce que, donc, on parle d'Investissement Québec, c'est ça?
M. Girard
(Groulx) : Selon la structure que nous avons adoptée, là, il n'y a pas
de changement...
M. Leitão :
Il n'y a pas de changement.
M. Girard
(Groulx) : ...à la loi constitutive, dans ces cas-ci, dans ces
articles-là.
M. Leitão :
Ça va, M. le Président.
Le Président
(M. Simard) : Des commentaires généraux? Sans quoi nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que les articles 187 à 192 sont
adoptés?
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Conséquemment, nous en sommes rendus à
l'étude d'un amendement introduisant un nouvel
article à 192.1. M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : Insérer, après l'article 192 du projet de loi,
l'article suivant :
192.1.
L'article 74 de cette loi est modifié :
par l'insertion, dans le quatrième alinéa et après «Ce rapport contient
de plus les renseignements», de
«prévus au
chapitre VI de la
Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État
(chapitre G-1.02) ainsi que ceux»;
2° par le
remplacement de «rapport de ses activités» et de «rapport
d'activités» par «rapport annuel
de gestion», partout où cela se trouve.
Commentaires. La
première modification proposée à l'article 74 de la
Loi sur Investissement
Québec par l'article 192.1 du projet de loi vise à s'assurer que le
rapport annuel de gestion de cette société contienne les renseignements
demandés par les articles 36 à 39.2 de la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État.
La deuxième
modification vise, pour sa part, à s'assurer que certaines expressions de
nature financière qu'on retrouve dans cet
article sont conformes à la
terminologie utilisée actuellement en comptabilité. Cette modification est
actuellement prévue à l'article 396 du projet de loi. Elle doit être
introduite dans le présent amendement afin d'éviter que deux dispositions du
projet de loi modifient le même
article de la
Loi sur Investissement Québec.
Le Président
(M. Simard) : Des remarques? M. le député de Robert-Baldwin.
M. Leitão :
...M. le Président.
Le Président
(M. Simard) :
L'article 192.1 est-il adopté?
Président (M. Simard) : Adopté. Et nous pouvons maintenant passer à
l'étude de l'article 194. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Quelle
page?
M. Girard (Groulx) : Comment?
Le Président (M. Simard) : 290,
en effet.
M. Girard
(Groulx) :
L'article 6 de la
Loi sur La Financière agricole
du Québec (chapitre L-0.1) est modifié :
1° par la suppression de la dernière phrase
du premier alinéa;
2° par le remplacement du deuxième alinéa
par le suivant :
«Le gouvernement nomme les membres du conseil
d'administration, autre que le sous-ministre du ministère de l'Agriculture, des
Pêcheries et de l'Alimentation. Trois de ces membres sont nommés parmi les
personnes identifiées par l'association accréditée en vertu de la
Loi sur les
producteurs agricoles (chapitre P-28).»
Commentaires. Les articles 194 à 197 du
projet de loi modifient la
Loi sur La Financière agricole du Québec. La
Financière agricole est actuellement assujettie à la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État.
Article
L'article 6 de la
Loi sur
La Financière agricole du Québec détermine la composition du conseil
d'administration de La Financière agricole. Afin de respecter la proportion de
deux tiers de membres indépendants requise par l'article 4 de la
Loi sur
la gouvernance des sociétés d'État, l'article 194 du projet de loi propose
de supprimer le nombre minimal de membres devant actuellement se qualifier en
tant que membres indépendants et de réduire de cinq à trois le nombre de
membres nommés parmi les personnes désignées par l'Union des producteurs
agricoles à
titre d'association accréditée en vertu de la
Loi sur les
producteurs agricoles.
Alors, je résume, M. le Président. Il y a
15 membres sur ce comité, ce C.A., et on voudrait qu'il y en ait 10
d'indépendants, donc les deux tiers, et, pour ce faire, les membres qui
représentent l'association accréditée en vertu de la
Loi sur les producteurs
agricoles passeraient de cinq à trois.
Le Président (M. Simard) :
Merci. Des remarques? M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Merci beaucoup, M.
le Président. On a eu des représentations, en consultations, émanant de l'UPA,
justement, pour savoir pourquoi on devait restreindre le nombre de membres
issus de la... pas de La Financière, mais de l'UPA, pardon, à l'intérieur même
de la gestion de La Financière agricole.
Première
question que j'ai, M. le ministre. Là, ils sont 15 membres nommés... 15
membres, total, pardon. Il y en a cinq issus de personnes désignées par
l'association accréditée en vertu de la
Loi sur les producteurs agricoles. Ça, cinq
sur 15, si je me trompe, ça fait 33. Donc, est-ce qu'on a présentement les deux
tiers de membres indépendants?
M. Girard (Groulx) : Non, parce
que le président-directeur général et le sous-ministre du MAPAQ ne sont pas indépendants. Alors, on est à huit sur 15
présentement, soit sept qui n'ont aucune association et le président du
conseil.
M. Ouellet : Donc, on est plus
à huit sur...
M. Girard (Groulx) : 15.
M. Ouellet : ...13. Il y en a
deux qui ne comptent pas.
M. Girard (Groulx) : Huit sur
15. Il y a cinq membres de l'UPA, le P.D.G, le sous-ministre.
M. Ouellet : Le P.D.G., le
sous-ministre. O.K. Ça fait que, là, vous, vous me dites : Le
sous-ministre n'est pas indépendant et le P.D.G. non plus. Donc...
M. Girard (Groulx) : On est à
huit sur 15, présentement, pouvant se qualifier comme indépendants.
M. Ouellet : Puis là, avec le
changement proposé...
M. Girard (Groulx) : On serait
à 10.
M. Ouellet : Vous avez entendu
les représentations des gens de l'UPA. Est-ce que vous avez une solution à
proposer? Parce que ce qu'ils nous ont présenté, eux, c'est que c'est important
pour eux, dans la nomination de leurs représentants, d'avoir une
représentativité de tous les secteurs et de certaines régions, et donc que le
fait de tomber de cinq à trois allait affaiblir, selon leur prétention, la
qualité de la représentation qu'ils ont au sein de La Financière agricole, et
ils se sentaient un peu lésés par rapport au travail qui a été fait par le
passé et du travail qu'il reste à faire à La Financière
agricole. Donc, est-ce que vous avez eu des discussions avec l'UPA, avec les
gens de La Financière? Parce que vous m'avez fait référence, tout à l'heure, au
Conseil des arts, vous les avez convaincus, parce qu'il y a eu des échanges.
Est-ce que vous avez eu ce genre d'échange là pour essayer de trouver...
M. Girard (Groulx) : Oui.
M. Ouellet : ...une voie de
passage? Oui? Et quel a été le résultat, M. le ministre?
M. Girard
(Groulx) : Bien, en toute
franchise, ce que nous proposons ne correspond pas à ce qu'ils
demandaient, et c'est fondamental, c'est la
question de l'indépendance du C.A., qui est définie comme deux tiers de membres
indépendants, et leur demande est incompatible. Parce que l'UPA, c'est une...
on pourrait dire, une
partie prenante, et donc ce ne sont pas des membres indépendants. Et, pour eux, cette
représentation-là, c'est important, mais, pour nous, l'indépendance du conseil d'administration, c'est une valeur
fondamentale du projet de loi. Alors, un C.A., ce n'est pas aligné avec les
intérêts des parties prenantes, mais bien
l'intérêt global de l'institution. Dans ce cas-ci, on parle d'une institution
financière importante.
M. Ouellet : Donc, vous restez
sur vos positions?
M. Girard (Groulx) : Bien, je
veux dire, ils sont venus... on leur a parlé dans le cadre du processus, ils
sont venus en commission parlementaire, je leur ai reparlé, je dirais, là, dans
les semaines où on a étudié le bloc 1, là... la semaine, en fait — c'est
une semaine — où
nous avons utilisé le bloc 1. La semaine avant... il y a deux semaines,
finalement, j'ai parlé au président de l'UPA, et il était accompagné du P.D.G.,
puis j'ai eu cette discussion-là. En fait, ils
voulaient m'exprimer, une autre fois, leurs demandes. Alors, j'ai écouté, mais
je constate qu'on n'est pas au même endroit.
M. Ouellet : O.K. Vous m'avez
indiqué, tout à l'heure, que le P.D.G. n'est pas indépendant et le
sous-ministre non plus, ce qui est un fait. Si le sous-ministre du ministère de
l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation est là comme observateur et
il n'a pas de droit de vote, est-ce que c'est différent?
M. Girard (Groulx) : Est-ce
que... oui, c'est différent, oui.
M. Ouellet : Est-ce que ça
serait pensable que le sous-ministre, qui est un représentant de l'État, n'ait
pas droit de vote?
M. Girard (Groulx) : Bien, pour
nous, juste pour... La présence du sous-ministre est extrêmement importante,
là. Le gouvernement a souvent des représentants, qui, soit dit en passant, ne
seront pas rémunérés, là, parce qu'on introduit la rémunération des membres du
C.A., et le sous-ministre du MAPAQ ne serait pas rémunéré pour siéger. Mais il
y a énormément de négociations avec le gouvernement fédéral pour des programmes
de gestion de risques agricoles. Puis le MAPAQ, c'est quand même 40 %...
la contribution annuelle du MAPAQ à la fédération agricole du Québec, c'est
40 % du portefeuille ministériel, des dépenses de portefeuille. Alors, il
est essentiel que le sous-ministre soit un membre du C.A.
M. Ouellet : Est-ce qu'il est
essentiel qu'il ait le droit de vote? Puisque c'est une extension du
gouvernement, est-ce qu'il est coutume que chacun des sous-ministres qui
sont... qui siègent sur les sociétés d'État... Parce qu'ils ne sont pas tous là
partout, je le vois...
M. Girard
(Groulx) : Bien, les membres de C.A. ont droit de vote.
Alors, dans la mesure où il y a des sous-ministres sur les conseils
d'administration, ils ont le droit de vote.
M. Ouellet : Mais on pourrait
inclure dans la loi que, dans le cas présent, le sous-ministre n'ait pas droit
de vote. Ce serait possible?
M. Girard (Groulx) : Mais ça
reviendrait à dire que le sous-ministre n'est pas membre du C.A.
M. Ouellet : Non, ce n'est pas
vrai, il peut être membre observateur, M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Mais on
est membre ou on ne l'est pas, là.
M. Ouellet : Moi, j'ai siégé
sur des conseils. Je siège comme député sur des conseils, je suis membre du
conseil et je suis observateur. Je prends part aux discussions, mais, lorsque
vient le temps d'exercer un vote, M. le ministre, je ne l'exerce pas. Mais je
joue mon rôle, pleinement, d'administrateur, je pose des questions, je demande
une reddition de comptes, mais je ne peux pas voter. Mais je pense que j'assume
mon rôle d'administrateur avec diligence. J'essaie de trouver une situation où
est-ce qu'on pourrait faire un bout de chemin ensemble.
M. Girard
(Groulx) : Bien, je pense que ça va être difficile de faire un bout de
chemin, puis je suis bien ouvert à en parler, puis, si vous n'êtes pas à l'aise
avec cette disposition, bien, on peut passer à la prochaine puis y revenir, mais, dans la mesure où l'indépendance des conseils
d'administration, c'est fondamental, puisque, là, on modernise la loi, on a un
principe qui est deux tiers de membres indépendants, et l'UPA ne sont pas des
membres indépendants. Ils ont trois... on
propose qu'ils aient trois représentants au lieu de cinq. Je ne... c'est
difficile pour moi de voir un compromis qui est cohérent avec
l'indépendance.
M. Ouellet :
O.K. Si, au lieu de descendre à cinq, on descendait à quatre, et, au lieu
de rester à 15, on monterait à 16, et l'UPA pourrait avoir quatre membres, et
le principe d'indépendance du deux tiers, tel que prévu par la loi, serait
respecté? On a des conseils d'administration à 11, à 15, on en a plus que 15,
on en a 17, même. Je fais une proposition, M. le ministre. Est-ce que ce serait
un bout de chemin qu'on pourrait franchir pour permettre à l'UPA de quand même
garder l'importance de sa représentativité auprès de ses membres dans la
gestion de La Financière agricole, d'être capable aussi d'avoir de la relève au
sein du conseil issu de l'UPA et de respecter le principe de l'article 4
qui... le deux tiers?
Parce qu'il y a
plusieurs alternatives, tu sais? Je vous dis : Le sous-ministre pourrait
être là comme observateur, sans droit de vote; vous ne semblez pas être ouvert
à cela. Je me dis : Là, on est en train de faire des exceptions, un peu, dans certaines sociétés d'État. Ce n'est pas
mur à mur, là, comme je disais tout à l'heure, il y en a qui ont de neuf
à 15 membres, on a vu la STQ, de neuf à 11, Hydro-Québec, c'est 17, SQI,
c'est 11, max. Tu sais, je veux dire, il y a une
variation, et je pense qu'on pourrait avoir cette même volonté-là d'avoir une
certaine variation au sein de La Financière agricole, en permettant
d'avoir peut-être un membre de plus que ce qui est proposé dans l'article et en
rajoutant un membre de plus au sein du conseil d'administration pour arriver à
l'équilibre du deux tiers. Est-ce que ça, ça serait une voie de passage qui
pourrait être satisfaisante pour vous?
M. Girard
(Groulx) : Bien, on ne serait pas à 66, là.
M. Ouellet :
On serait à combien?
M. Girard
(Groulx) : 62.
M. Ouellet :
On serait proches, on serait proches, là.
M. Ouellet :
Oui, oui, vas-y, vas-y, vas-y, oui.
Le Président
(M. Simard) : Allez-y, cher collègue.
M. Leitão : Parce que l'enjeu qui a été
soulevé par l'UPA, ce n'est pas seulement le trois sur 15 ou... c'est
qu'eux ils ont vraiment besoin de cinq membres dans le C.A. de La Financière
pour pouvoir représenter adéquatement...
M. Girard
(Groulx) : Leurs membres.
M. Leitão :
...tous leurs membres. Si on réduit de 5 à 3, ça cause énormément de
difficultés à l'UPA parce qu'avec seulement trois membres ils ne pourront pas
représenter tous les intérêts. Donc, une porte de sortie, peut-être, ça serait
de, donc, créer une exception qui permettrait à l'UPA de garder les cinq
membres, en augmentant la taille du conseil d'administration. On passerait à
M. Leitão :
...sociétés d'État, mais d'autres organismes publics où, pour toutes sortes
de raisons particulières, ils ont des conseils d'administration avec plus que
15 membres. Donc, ce serait peut-être un compromis qui pourrait être... Je
ne sais pas qu'est-ce que mon collègue pense, mais peut-être ça leur
permettrait de garder leurs cinq membres. Mais, alors, là, il faudrait monter
le nombre total de membres du C.A. Une proposition que je fais comme ça.
M. Ouellet :
Qu'est-ce que tu en penses?
M. Girard
(Groulx) : Bien, moi, ce que je vous propose, c'est 10 sur
15 indépendants, avec trois de l'UPA. Je pense que vous aviez exprimé
peut-être le désir de déposer un amendement ou c'est déjà fait? Il est déjà...
Le Président
(M. Simard) : Bien, il est déjà sur Greffier, mais il n'est pas
encore déposé, donc...
M. Ouellet :
Non, c'est ça, puis, tu sais, je...
Le Président
(M. Simard) : ...tout dépend de la discussion que nous aurons,
c'est ce que j'en comprends.
M. Ouellet : Effectivement,
on peut le déposer.
Président (M. Simard) : Alors, à ce stade-ci, je vous soumets que nous
pourrions suspendre momentanément.
(Suspension de la séance à 15 h 24)
Président (M. Simard) : Alors, chers collègues, ces pauses sont, comme
d'habitude, toujours très productives. Et, pour nous en faire une
synthèse complète et efficace, je cède la parole à mon collègue de
René-Lévesque.
M. Ouellet : Merci beaucoup, M.
le Président. Donc, nous avons des positions opposées, l'opposition et le
gouvernement, mais il semble y avoir de l'espace pour plus de réflexion, pour
essayer de trouver un compromis qui pourrait satisfaire les attentes du
ministre, à savoir qu'il faut atteindre la règle du deux tiers, tel qu'il est
prescrit par la loi. Il nous a indiqué que la présence du sous-ministre avec
vote est fondamentale. Et, de notre côté, on a plaidé aussi l'importance
d'avoir des représentants de l'UPA qui puissent parler pour l'ensemble des
secteurs. Donc, on a convenu, M. le Président, de réfléchir pour la suite afin
de trouver un compromis.
Alors, je nous propose de suspendre l'étude de
l'article 194 à 197, qui touchent La Financière agricole, de
continuer les autres articles et de peut-être même continuer au bloc, et,
lorsque je serai prêt, je ferai mention au ministre de mon désir de revenir à
ces articles, pour revenir avec une proposition qui, j'espère, sera acceptée
autour de la table.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Y aurait-il consentement à cet effet? M. le député de Robert-Baldwin.
M. Leitão : Oui, bien sûr, M.
le Président, entièrement, consentement. Et je pense que ça serait important
d'essayer de trouver un tel compromis, c'était important pour l'UPA. Donc, le
collègue va continuer à réfléchir, et nous allons tous réfléchir à cet enjeu-là.
Voilà.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Oui, M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Et moi, M.
le Président, j'ai quand même étudié beaucoup de mathématiques et j'ai essayé
diverses combinaisons, je ne vois pas la solution qui permettrait de trouver ce
compromis, alors je suis ouvert à ce qu'on continue la réflexion.
Président (M. Simard) : Très bien. Alors, nous allons suspendre l'étude
des articles 194 à 197. Conséquemment, nous en sommes rendus, de
manière chronologique, à l'étude de l'article 236, qui se retrouve en
page 348 de notre cahier d'étude. M. le ministre, à vous la parole.
Le Président (M. Simard) : 348.
M. Girard (Groulx) : Bien, je
voulais vous remercier de m'indiquer les pages comme ça, mais je dois quand
même rester concentré pour la trouver, néanmoins. Alors, j'y vais, et la
page 348 suit la 347 et précède la 349. Donc,
article 236.
Le Président (M. Simard) : Vous
devriez être ministre des Finances, vous.
M. Girard (Groulx) : Oui.
L'article 7 de la
Loi sur la Régie de l'assurance maladie du Québec
(chapitre R-5) est remplacé par le suivant :
«7. La régie est administrée par un conseil
d'administration composé de 15 membres nommés par le gouvernement, dont le
président du conseil et le président-directeur général.
«Les membres du conseil, autres que le président
de celui-ci et le président-directeur général, se répartissent comme
suit :
«1° trois sont nommés parmi les professionnels
de la santé au sens de la
Loi sur l'assurance maladie (chapitre A-29),
dont un médecin omnipraticien et un médecin spécialiste, après consultation de
l'ordre professionnel de chaque catégorie de professionnels de la santé ayant
conclu une entente en application de cette loi;
«2° un est nommé parmi les présidents-directeurs
généraux d'un établissement visé à la
Loi sur les services de santé et les
services sociaux (chapitre S-4.2);
«3° neuf membres indépendants, dont trois
usagers du milieu de la santé et des personnes des différents domaines
d'activités répondant aux profils de compétence et d'expérience approuvés par
le conseil.»
Commentaires.
Les articles 236 à 241 du projet de loi modifient la
Loi sur la Régie de l'assurance
maladie du Québec. La régie est actuellement assujettie à la
Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État. Alors, vous aurez compris, M. le Président,
que les professionnels de la santé, les trois, et ainsi que le P.D.G. sont
considérés comme non indépendants.
Le Président
(M. Simard) : Merci. Y aurait-il des commentaires? M. le député
de Robert-Baldwin.
M. Leitão : Oui, M. le
Président.
Le Président (M. Simard) : Excusez-moi,
cher collègue.
M. Girard (Groulx) : ...j'étais
mêlé dans mes chiffres. Le P.D.G. de la RAMQ n'est pas indépendant. La personne qui représente... qui est président d'un
établissement visé par la loi n'est pas indépendant et les trois
professionnels de la santé ne sont pas indépendants. Alors, je viens de nommer
cinq membres non indépendants, les 10 autres sont indépendants, on arrive
aux deux tiers.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Cher collègue.
M. Leitão : Bien, j'allais
juste mentionner, je n'ai pas nécessairement de grande question, pas de
question sur cela, juste remarquer que, dans ce cas-ci, le sous-ministre ne
fait pas
partie du conseil d'administration. Donc, ça pourrait être une piste
de solution pour ce dont on discutait avant.
M. Girard (Groulx) : Brainstorming
en commission parlementaire, là.
M. Leitão : Mais voilà, pour ce
qui est de cet article, 236, M. le Président, je n'ai pas d'autre commentaire.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Conséquemment, s'il n'y a pas d'autre commentaire, nous allons procéder à
la mise aux voix.
L'article 306... 236, pardon, est-il adopté?
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Alors, nous poursuivons par l'étude simultanée des articles 237 à
241. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Je n'ai
rien à ajouter. Il n'y a pas de modification à ces articles.
Le Président (M. Simard) : Parce
ce que j'allais vous dire que c'est à la page 351.
M. Girard (Groulx) : O.K., mais
gardez vos informations pour le prochain article.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de Robert-Baldwin.
M. Leitão : Juste quelques
secondes pour confirmer qu'en effet... très bien, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Y
aurait-il d'autres commentaires sur les articles 237 à 241? M. le député
de René-Lévesque.
Le Président (M. Simard) : Conséquemment,
ces articles sont-ils adoptés?
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous poursuivons avec l'étude de l'article 253 en page 376.
M. Girard (Groulx) : 376, hein?
Le Président (M. Simard) : Oui.
M. Girard (Groulx) : C'est les
amendements qui me jouent des tours, M. le Président. 376,
article 253.
O.K., ça fait que, là, il n'y a plus d'amendement pour un petit bout de temps,
là, O.K.
Le Président (M. Simard) : Oui,
oui, vous allez voir, ça nous rattrape assez rapidement.
M. Girard (Groulx) : O.K.
253 :
L'article 11 de la
Loi sur Retraite Québec
(chapitre R-26.3) est modifié :
1° par la suppression de la dernière phrase du
premier alinéa;
2° par le remplacement du deuxième alinéa par le
suivant :
«Les membres du conseil d'administration, autres
que le président du conseil et le président-directeur général, comprennent
notamment :
«1° deux membres nommés
après consultation, pour l'un, des syndicats et des associations visés au
paragraphe 1° du premier alinéa de l'article 164 de la
Loi sur le régime
de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics
(chapitre R-10) et, pour l'autre, des associations visées au
paragraphe 1° du premier alinéa de l'article 196.3 de la
Loi sur le
régime de retraite du personnel d'encadrement (chapitre R-12.1);
«2° un membre nommé après consultation des
associations les plus représentatives de pensionnés de régimes de retraite
administrés par Retraite Québec en vertu de l'article 4, à moins que le
gouvernement ne détermine un mode de consultation différent;
«3° huit membres nommés après consultation
d'organismes que le ministre considère représentatifs des milieux, domaine et
personnes suivants et répartis comme suit :
«
a) quatre pour le milieu des affaires;
«
b) deux pour le milieu des travailleurs;
«
c) un pour le domaine socio-économique;
«
d) un pour les personnes retraitées.»
Commentaires. Les articles 253 à 262 du
projet de loi modifient la
Loi sur Retraite Québec. Retraite Québec est
actuellement assujettie à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
M. Girard (Groulx) :
Article
L'article 11 de la
Loi sur Retraite Québec détermine la composition du
conseil d'administration de Retraite Québec. Le premier alinéa de cet
article
demande qu'au moins sept des 17 membres du conseil se qualifient en tant
qu'administrateurs indépendants. Ce seuil s'avère inférieur à celui exigé à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
L'article 253 du projet de loi
propose de modifier l'article 11 afin que la composition de ce conseil
d'administration respecte le seuil de deux tiers de membres indépendants établi
à l'article 4 de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
Alors, je résume. Présentement, on était à 10
sur 17, 59 % de membres indépendants, on passerait à 13 sur 17, M. le
Président. Ici, c'est les membres du gouvernement qui ont été diminués pour
faciliter l'atteinte de cet objectif.
Le Président (M. Simard) : Des
commentaires?
M. Leitão : Je constate aussi
que le sous-ministre n'est pas membre du conseil d'administration pour Retraite
Québec, mais, pour le reste, M. le Président, je n'ai pas d'autre commentaire
sur... à faire sur l'article 253.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Oui. Nous avons eu
des représentations aussi de Retraite Québec pour être traité différemment dans
le projet de loi en question. Je présume que vous avez eu des échanges. Comment
vous avez dit ça, ce matin, là? Vous avez été...
M. Girard (Groulx) : Constructif.
M. Ouellet : Non, pas
constructif, «litératif»?
M. Girard (Groulx) : Itératif.
Bien, dans le cas de Retraite Québec, c'est une société d'État qui relève du
ministre des Finances, alors continuelles, des interactions continuelles.
M. Ouellet : Continuelles.
M. Girard (Groulx) : Continuelles.
M. Ouellet : Et, avec leur
demande, vous n'avez pas cru bon de leur donner suite non plus?
M. Girard (Groulx) : Mais, à ce
que je sache, Retraite Québec est satisfaite avec ce qui est proposé.
M. Ouellet : Il l'est
maintenant. Il ne l'était pas lors des consultations, à moins que je ne me
trompe.
M. Girard
(Groulx) : Mais je pense qu'il y avait peut-être une
partie
prenante membre du... de Retraite Québec qui n'était pas... Il ne faut pas confondre l'intérêt de Retraite Québec et
l'intérêt de certaines composantes qui y sont représentées.
M. Ouellet : Juste pour que je
comprenne bien, M. le ministre, donc les huit membres qui sont indépendants...
M. Girard (Groulx) : Les... On
s'en va à 13.
M. Ouellet : 13, c'est ça,
excuse, 13. De ces 13 là, il y en a quatre qui viennent du milieu des affaires?
M. Girard
(Groulx) : Oui.
M. Ouellet : Deux du milieu des
travailleurs.
M. Girard (Groulx) : Oui.
M. Ouellet : Un,
socioéconomique.
M. Girard (Groulx) : Oui.
M. Ouellet : Un, personnes
retraitées. Quatre, cinq, six, sept, huit.
M. Girard (Groulx) : Quatre
autres qui n'ont pas d'affiliation.
M. Ouellet : Quatre non
alignés.
M. Girard (Groulx) : Et je vous
signale aussi qu'à 17, là, ce serait notre plus gros conseil d'administration,
parce que je sais que vous aviez des visées sur 19, là.
M. Ouellet : Oui, oui, oui, on
avait effectivement des...
M. Girard (Groulx) : O.K.
Alors, je vous signale que 17, là, c'est la borne supérieure de ce qu'on a
accompli ensemble, là.
M. Ouellet : Donc, même si les
gens sont issus du milieu des affaires ou du milieu des travailleurs, pour
vous, ce sont des membres indépendants?
M. Girard (Groulx) : Oui.
M. Ouellet : Même s'ils sont
nommés après consultation d'organismes dans le domaine et des personnes
considérées comme représentatives du milieu.
M. Girard (Groulx) : Oui.
M. Ouellet : C'est quoi, la
différence avec l'UPA? Ils sont représentatifs de leur milieu. J'essaie de
voir. Les membres nommés par l'UPA, ils sont
représentatifs de leur milieu. Là, ici, on a du monde qu'on nomme représentatif
de leur milieu. Là, vous avez dit, tout à l'heure, dans le cas de l'UPA, ils
sont
partie prenante parce qu'ils ont les deux mains dedans. Ce n'est pas vrai
que... c'est moi qui dis ça...
M. Girard (Groulx) : Mais là on
consulte, là. C'est quand même le gouvernement qui nomme, c'est après
consultation d'organismes.
M. Ouellet : J'ai peut-être une
piste de solution pour l'UPA dans ce cas-là. O.K. Ça va, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : D'autres
remarques sur 253? Conséquemment, cet
article est-il adopté?
M. Girard (Groulx) : Adopté.
Président (M. Simard) : Adopté. Nous passons donc à l'étude des
articles 254 à 262 de manière simultanée. M. le ministre.
M. Girard (Groulx) : Moi, je
n'ai pas de commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de René-Lévesque.
Le Président (M. Simard) : Les
articles 254 à 262 sont-ils adoptés?
M. Girard (Groulx) : Adopté.
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Alors, nous reprenons là où nous l'avions laissé. Vous vous souvenez de la
suspension de nos études... de notre... de nos articles, ce matin, et nous en
serions rendus à l'étude de l'article 281. M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) :
L'article 5 de la
Loi sur la Société de développement
des entreprises culturelles (chapitre S-10.002) est remplacé par le
suivant :
La société est administrée par un conseil d'administration composé de
15 membres nommés par le gouvernement, dont le président du conseil
et le président-directeur général.
«La nomination des
membres du conseil, autres que le président de celui-ci et le
président-directeur général, s'effectue après consultation d'organismes que le
[ministère] considère comme représentatifs des milieux concernés par les
activités de la société. Quatre de ces membres se répartissent comme
suit :
«1° une personne
oeuvrant dans le domaine de l'audiovisuel;
«2° une personne
oeuvrant dans les domaines de la musique ou du spectacle;
«3° une personne oeuvrant
dans le domaine du livre ou de l'édition;
«4° une personne
oeuvrant dans [le domaine] des métiers d'art ou du marché de l'art.»
Commentaires. Les
articles 281 à 291 du projet de loi modifient la
Loi sur la Société de
développement des entreprises culturelles.
La société est actuellement
assujettie à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
Article 281,
l'article 5 de la
Loi sur la Société de développement des entreprises
culturelles précise la composition du conseil d'administration de la
société. Le premier alinéa de cet
article demande qu'au moins huit des
15 membres du conseil se qualifient en tant qu'administrateurs... en tant
qu'administrateurs indépendants. Ce seuil s'avère inférieur à celui fixé à
l'article 4 de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
L'article 281 du
projet de loi remplace cet
article 5 en supprimant les éléments qui font
double emploi avec ce que prévoit la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État
et en ajustant les facteurs de rattachement liés aux domaines d'activité liés à
la mission de la société de façon à actualiser les noms de ces domaines et à
faciliter le respect du seuil de deux tiers de membres indépendants au conseil
d'administration. Alors, voilà.
Le Président
(M. Simard) : M. le député de Robert-Baldwin.
M. Leitão :
Alors, on avait parlé de ça au bloc 2, mais on était trop en avance,
c'est ça, d'une certaine façon. Et donc ici on le met à sa place, mais je pense
qu'on avait déjà eu un peu cette discussion. Alors, je n'ai pas vraiment
d'autre chose à ajouter.
Le Président (M. Simard) : Le
débat avait été fait, mais, néanmoins, comme on dit en droit : Trop fort
ne casse pas. Y aurait-il d'autres
remarques sur l'article 281? Sans quoi nous allons procéder à sa mise aux voix.
Cet
article est-il adopté?
M. Girard
(Groulx) : Adopté.
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Deux fois adopté dans la même journée, il
faut le faire, quand même. Alors, nous passons maintenant aux articles 282
à 291.
M. Girard (Groulx) :
J'en ai déjà discuté ce matin, M. le Président. Alors, je serais prêt à
passer aux voix.
Le Président
(M. Simard) : Des remarques, chers collègues?
M. Leitão :
Et donc, là aussi, je pense qu'on... C'est-à-dire, il n'y a rien de
particulièrement extraordinaire dans ces articles-là. Donc, je n'ai pas non
plus de commentaire à faire, M. le Président.
Le Président
(M. Simard) : Très bien. Les articles 282 à 291 sont-ils
adoptés?
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Conséquemment, nous passons à l'étude des
articles concernant la Société de l'assurance automobile du Québec. Et nous
allons débuter, si je suis bien la logique des choses, par l'étude de
l'article 306, qui lui-même suppose la présentation d'un amendement. M. le
ministre.
M. Girard
(Groulx) : Alors, est-ce que je lis l'amendement ou l'article d'abord?
Le Président
(M. Simard) :
L'article d'abord, s'il vous plaît.
M. Girard
(Groulx) :
L'article d'abord, et l'amendement par la suite.
Le Président
(M. Simard) : C'est ça, qui se trouve à la page 450.
M. Girard
(Groulx) : O.K. Il n'y a pas moyen de lire l'amendement, hein? Il faut
lire...
Le Président
(M. Simard) : Bien, écoutez, la lecture de l'article n'est pas
obligatoire, c'est une tradition, ça nous campe un peu dans la logique de
l'étude, mais, si...
Le Président
(M. Simard) : Tout dépend, là, de...
M. Girard (Groulx) : L'amendement
ne remplace pas, alors je vais lire l'article.
Le Président (M. Simard) : C'est
ça, exactement.
M. Girard (Groulx) : Voilà.
Alors, je voulais aller trop vite, M. le Président, je m'en excuse.
Le Président (M. Simard) : Mais
ce n'est pas une obligation, c'est une tradition. Allez-y.
M. Girard (Groulx) : Alors, si
je lisais l'article 306, ça irait plus vite, n'est-ce pas?
Le Président (M. Simard) : À la
page 450.
M. Girard (Groulx) : Et j'y
vais :
L'article 20 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement de «vérificateur externe»
par «auditeur externe»;
2° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Le pouvoir de nomination de l'auditeur externe
prévu au premier alinéa peut, malgré la
Loi sur les contrats des organismes
publics (chapitre C-65.1), être exercé à des conditions particulières sans
être précédé d'un appel d'offres public.»
Commentaires.
L'article 306 du projet de
loi propose d'abord de modifier l'article 20 de la
Loi sur la Société de
l'assurance automobile du Québec, en concordance avec l'adaptation, dans la Loi
sur la gouvernance des sociétés d'État, des termes et expressions de nature
financière utilisés actuellement en comptabilité.
L'article 306 du projet de loi propose
ensuite l'ajout d'une disposition prévoyant que la nomination du vérificateur
externe chargé de vérifier les livres et comptes de la société pourra, malgré
la
Loi sur les contrats des organismes publics, être effectuée sans être
précédée d'un appel d'offres public.
Et, M. le Président, j'ai un amendement, est-ce
que vous aimeriez que je vous le lise?
Le Président (M. Simard) : Ah!
ce serait fort apprécié.
M. Girard (Groulx) : D'accord.
Le Président (M. Simard) : Et
cet
article et cet amendement se retrouvent actuellement sur nos écrans.
M. Girard (Groulx) :
Article 306,
article 20 de la
Loi sur la Société de l'assurance automobile du Québec,
remplacer, dans le deuxième alinéa de l'article 20 de la
Loi sur la
Société de l'assurance automobile du Québec que le paragraphe 2° de
l'article 306 du projet de loi propose, «sans être précédé d'un appel
d'offres public» par «à la suite d'un appel d'offres sur invitation».
Commentaires. La modification proposée vise à
préciser que la nomination de l'auditeur externe chargé d'auditer les livres et
comptes de la Société de l'assurance automobile du Québec sera effectuée à la
suite d'un processus de mise en concurrence prenant la forme d'un appel d'offres
sur invitation. Cette modification répond à une recommandation de la
Vérificatrice générale du Québec formulée dans le cadre des consultations
particulières.
Le Président (M. Simard) : Merci.
Alors, des remarques sur l'amendement?
M. Leitão : Encore une fois,
oui, ça fait suite aux recommandations de la Vérificatrice générale. Je pense
qu'on avait fait la même chose pour Investissement Québec. Donc, on fait...
Donc, très bien, M. le Président, nous sommes tous contents.
Le Président (M. Simard) : L'amendement
est-il adopté?
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous revenons à l'étude de l'article tel qu'amendé. Y aurait-il des
commentaires? Est-ce que l'article 306 tel qu'amendé est adopté?
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous poursuivons par l'étude de l'article 308, pour lequel il y aura aussi
un amendement, en page 453.
M. Girard (Groulx) : Pas 307?
M. Girard
(Groulx) : 307, M. le Président.
Le Président
(M. Simard) : 307, si vous le souhaitez, mais vous ne vous en
sortirez pas, parce qu'il y aura aussi un amendement.
M. Girard
(Groulx) : O.K. Alors, j'y vais avec la lecture de 307?
Le Président
(M. Simard) : Finalement, il va faire 307 d'abord.
M. Girard
(Groulx) : D'abord. Luc, ça te convient si je lis 307?
M. Girard
(Groulx) : On fonctionne à double imprimatur.
Le Président
(M. Simard) : C'est ça, la ceinture et les bretelles. On ne dira
pas qui est la ceinture et qui est la bretelle, mais...
M. Girard (Groulx) :
L'article 23.0.13.1 de cette loi est modifié par la suppression de «Le
paragraphe 5° de l'article 34 et».
Commentaires.
L'article 16 du projet de loi propose le remplacement de l'article 34
de la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État, lequel concerne l'obligation d'établir un plan stratégique et
énumère les éléments que le plan doit contenir.
En concordance avec
ces modifications, l'article 307 du projet de loi propose de modifier
l'article 23.0.13.1 de la
Loi sur la Société de l'assurance automobile du
Québec afin de supprimer le renvoi au paragraphe 5° de l'article 34,
puisque ce paragraphe n'existera plus à la suite de la sanction de la loi.
J'ai un amendement,
M. le Président.
Le Président
(M. Simard) : ...
M. Girard
(Groulx) : Remplacer l'article 307 du projet de loi par le
suivant :
L'article 23.0.13.1
de cette loi est modifié par le remplacement de «Le paragraphe 5° de
l'article 34» par «Le paragraphe 6° du premier alinéa de l'article 9
de la
Loi sur l'administration publique (chapitre A-6.01)».
Commentaires.
L'article 23.0.13.1 de la
Loi sur la Société de l'assurance automobile du
Québec restreint les informations contenues au plan stratégique de la société
lorsque celle-ci agit à
titre de fiduciaire du Fonds d'assurance automobile du Québec. Actuellement, le ministre ne
peut pas exiger, tel que le prévoit le paragraphe 5° de l'article 34
de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, qu'une information non prévue
à la loi soit dévoilée dans le plan stratégique.
L'article 307 du
projet de loi propose de retirer l'exclusion du paragraphe 5° de l'article 34
de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, puisque ce paragraphe
n'existera plus à la sanction de la loi. Ainsi, la société appliquerait
intégralement le nouvel
article 34 sur lequel renvoie maintenant, au
premier alinéa, l'article 9 de la
Loi sur l'administration publique. Or,
le paragraphe 6° du premier alinéa de l'article 9 de la
Loi sur
l'administration publique prévoit que le plan stratégique doit comporter tout
autre élément déterminé par le Conseil du trésor. Une information non prévue à la loi pourrait donc être exigée par le Conseil
du trésor. Il est donc proposé d'exclure l'application de ce paragraphe
lorsque la société agit à
titre de fiduciaire.
C'est quand même...
On a référé à deux ou trois lois puis sept, huit articles. Peut-être que,
M. Hudon, vous voulez clarifier tout ça.
Le Président
(M. Simard) : Alors, Me Hudon.
M. Leitão :
...on a parlé... M. le ministre a parlé des informations non prévues à la
loi. Vous pourriez peut-être nous donner un exemple de quel type d'information
non prévue à la loi pourrait être divulguée et qu'on ne veut pas qu'elle soit
divulguée.
M. Hudon
(Alain) : Merci, M. le Président. Là, oui, je vais essayer d'éclaircir
le tout. Là, on est dans la Société de l'assurance automobile lorsqu'elle est
fiduciaire du Fonds d'assurance automobile. Dans son rôle de fiduciaire, il
faut qu'elle conserve une indépendance la plus grande possible. Et actuellement
ce qui est prévu, c'est que, dans le plan stratégique que la société a à faire
à l'égard de ce fonds-là, il n'y a aucune... seules les informations
spécifiques prévues dans la
Loi sur la gouvernance peuvent être divulguées dans
le plan stratégique. Il n'y a pas d'autre élément d'information. On me demande
d'autres éléments d'information. Je n'ai pas d'idée parce qu'il n'y en a pas
actuellement. Le ministre n'a pas ce pouvoir-là. Donc, je ne sais pas quelle
autre information qu'il pourrait demander, mais aujourd'hui il ne peut pas
demander d'information supplémentaire que celle qu'on retrouve dans la loi.
On remplace
maintenant... Il y a deux semaines, quand on a adopté les dispositions
modifiant la
Loi sur la gouvernance, on a modifié la disposition sur le plan
stratégique pour maintenant faire un renvoi à l'article 9 de la
Loi sur
l'administration publique. À l'article 9 de la
Loi sur l'administration
publique, on vient identifier les éléments qui doivent apparaître dans le plan
stratégique. Et il y a un autre paragraphe, qui est le paragraphe 6°, qui
prévoit que ça peut également contenir tout autre enseignement que le Conseil
du trésor déterminerait.
Donc, toujours dans
l'optique de garder une indépendance dans son rôle de fiduciaire du Fonds
d'assurance automobile, on exclut ce paragraphe-là qui donne ouverture à
d'autres renseignements qui pourraient être déterminés, cette fois-ci, non pas par la ministre responsable de la société, mais
par le Conseil du trésor. Donc, on s'assure qu'il y ait une équivalence,
que l'indépendance de la société soit maintenue même avec les nouvelles règles
en matière de plan stratégique qu'on a adoptées la semaine... il y a deux
semaines.
M. Leitão : ...peut-être de
l'information de... information financière? Je ne pense pas.
M. Hudon (Alain) : Malheureusement,
M. le Président, je n'ai pas la réponse parce qu'actuellement c'est impossible
pour le ministre de pouvoir demander d'autres renseignements dans le plan
stratégique que ceux qui apparaissent déjà, qui sont spécifiquement identifiés
dans la
Loi sur la gouvernance.
M. Leitão : O.K. Et ici, donc,
on vient, en fin de compte... Donc, le ministre responsable, il ne peut faire
ça... il ne peut pas faire ça. Et là on va dire aussi que le Conseil du trésor
ne pourrait pas le faire non plus parce que le Conseil du trésor, probablement,
pourrait demander de l'information de nature peut-être plus administrative, là,
de ressources humaines, ou nombre d'employés, ou des choses de cette nature-là.
M. Hudon (Alain) : Non, non, il
est dans le domaine du plan stratégique, mais pas dans le rapport annuel de
gestion, là. Il ne faut quand même pas omettre ça. Mais les renseignements qui
sont actuellement spécifiques au plan stratégique, qui s'appliquent à
l'ensemble des sociétés d'État, c'est le contexte dans lequel évolue la
société, les objectifs, l'orientation stratégique de la société, les résultats
visés au terme de la période couverte par le plan, les indicateurs de
performance et, l'autre paragraphe, le paragraphe 5°, tout autre élément. Donc,
c'est cette exclusion qu'on maintient avec l'amendement qui est proposé ici.
M. Leitão : O.K., M. le
Président.
Le Président (M. Simard) : Alors,
d'autres remarques sur l'amendement à 307? Sans quoi cet amendement est-il
adopté? Adopté. Nous revenons à l'étude de 307 tel qu'amendé. D'autres
commentaires? 307, amendé, est-il adopté? Adopté. Nous poursuivons avec l'étude
de l'article 308, pour lequel il y aura un amendement. Nous serions à la
page 453.
M. Girard (Groulx) : Et je lis
d'abord l'article
L'article 23.0.18 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier alinéa,
de «vérificateur externe» par «auditeur externe»;
2° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Le pouvoir de nomination de l'auditeur externe
prévu au premier alinéa peut, malgré la
Loi sur les contrats des organismes publics (chapitre C-65.1), être
exercé à des conditions particulières sans être précédé d'un appel
d'offres public.»
Commentaire.
L'article 23.0.18 de la Loi
sur la Société de l'assurance automobile du Québec concerne la vérification des
livres et des comptes du Fonds d'assurance automobile du Québec administré par
la Société de l'assurance automobile du
Québec. Bien que le fonds d'assurance ne soit pas visé par la
Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État, il convient de modifier
l'article 23.0.18 en concordance avec les modifications proposées à
l'article 306.
Et j'ai un amendement, M. le Président.
Article 308, remplacer, dans le troisième alinéa de l'article 23.0.18
de la
loi sur la gouvernance de la Société de l'assurance automobile du Québec
que le paragraphe 2° de l'article 308 du projet de loi propose, «sans être
précédé d'un appel d'offres public» par «à la suite d'un appel d'offres sur
invitation».
Commentaire. La modification proposée vise à
préciser que la nomination de l'auditeur externe chargé d'auditer les livres et
comptes du Fonds d'assurance automobile du Québec sera effectuée à la suite
d'un processus de mise en concurrence
prenant la forme d'un appel d'offres sur invitation. Cette modification répond
à une recommandation de la Vérificatrice générale du Québec formulée
dans le cadre des consultations particulières.
Vous pouvez constater, M. le Président, que nous
faisons preuve d'une grande cohérence parce qu'on a déjà eu ce sujet à propos
d'autres sociétés d'État et on revient avec la même dynamique.
Le Président (M. Simard) : Alors,
d'autres... bien, en fait, des commentaires sur l'amendement?
M. Leitão : Je
ne vais pas répéter le commentaire que M. le ministre vient de faire parce
qu'en effet on l'a fait déjà.
Le Président (M. Simard) : L'amendement 308
est-il adopté?
Le Président (M. Simard) : Est-ce
que l'article 308, tel qu'amendé, est adopté?
Président (M. Simard) : Nous passons à l'étude des articles 301 à 305
de manière simultanée. M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : Aucun commentaire. M. le Président.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de Robert-Baldwin.
M. Leitão : ...trois secondes,
M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Je
vous en prie.
M. Leitão : Là, on est revenus
à la page 343.
Le Président (M. Simard) : 343
à 348.
M. Leitão : O.K., M. le
Président, ça va.
Le Président (M. Simard) : Bien.
Les articles 301 à 305 sont-ils adoptés? Adopté.
Alors, nous allons suspendre momentanément.
(Suspension de la séance à 16 h 07)
Le Président (M. Simard) : Alors,
chers collègues, nous sommes en mesure de reprendre nos travaux. Merci encore
de votre contribution dans le cadre de cette pause qui fut une pause de
travail, d'abord et avant tout, qui nous permet
donc de poursuivre l'étude de ce projet de loi. Nous en sommes rendus
maintenant à la Société des alcools du Québec. Alors, M. le ministre,
nous pourrions aborder l'étude de l'article 323, qui se retrouve à la
page 471 de notre document.
M. Girard (Groulx) :
L'article 23.6
de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le premier alinéa et
après «membres», de «nommés par la société»;
2° par la suppression de la première phrase
deuxième alinéa;
3° par la suppression du troisième alinéa.
Commentaire.
L'article 23.6 de la
Loi sur
la Société des alcools du Québec concerne une filiale de la société, soit la
Société québécoise du cannabis. Bien que la Société québécoise du cannabis ne
soit pas une société d'État au sens de la nouvelle définition établie à l'article 3
de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, l'article 23.16 de la
Loi sur la Société des alcools du Québec prévoit que certaines dispositions de
la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État s'appliquent à la filiale. Ainsi,
il convient de modifier certaines dispositions concernant la Société québécoise
du cannabis en concordance avec les modifications proposées à la
Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État.
Article 323 :
L'article 23.6 de
la
Loi sur la Société des alcools du Québec précise la composition du conseil
d'administration de la Société québécoise du cannabis. Cet
article prévoit
notamment que les membres du conseil autres que le président et le
président-directeur général sont nommés par la Société des alcools du Québec en
tenant compte des profils de compétence et
d'expérience établis par le conseil pour un mandat d'au plus quatre ans.
L'article 323 du projet de loi propose principalement la suppression des
dispositions qui feront, à la suite de la sanction de la loi, double emploi
avec les dispositions du nouvel
article 3.1 de la
Loi sur la gouvernance
des sociétés d'État.
Le Président (M. Simard) : Des
remarques sur 323?
M. Leitão : Oui, M. le
Président. Donc, nous avons ici un statut un peu particulier, et c'est tant
mieux puisque la Société québécoise du cannabis est une filiale de la SAQ et,
en même temps, a une gouvernance indépendante. Donc, c'est très bien. Je suis
d'accord, mais je trouve, M. le Président, qu'on a ici peut-être, peut-être, un
début d'une piste de solution à ce dont on s'était préoccupés avant avec La
Financière agricole parce qu'on dit ici que le ministre des Affaires
municipales, ministre des Finances, ministre de la Santé, ministre de la
Sécurité publique désignent chacun un observateur au sein du conseil
d'administration de la SQDC. Ces observateurs participent aux réunions du
conseil, mais n'ont pas droit de vote. Alors, si on utilisait un mécanisme
semblable pour le sous-ministre, comme dont on parlait de La Financière agricole,
ça pourrait nous aider à régler la situation. Écoutez, on continue de réfléchir
à cette question. On reviendra à ces articles-là, mais peut-être qu'ici on a un
début d'une piste de solution.
Le Président (M. Simard) : Merci.
D'autres commentaires sur 323?
M. Leitão : 323, ça me va, M.
le Président.
Le Président (M. Simard) : Alors,
cet
article est-il adopté? Adopté. Nous en sommes maintenant à l'étude de
l'article 324.
M. Girard (Groulx) : Les
articles 23.9 et 23.11 de cette loi sont abrogés.
Commentaire.
L'article 324 du projet de loi propose la suppression des
articles 23.9 et 23.11 de la
Loi sur la Société des alcools du Québec
puisque les dispositions qu'il renferme feront, à la suite de la sanction de la
loi, double emploi avec les nouveaux articles 3.2 et 11.1 de la
Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État. Rappelons à cet effet que l'article 3.2
de cette loi prévoit la nomination du président du conseil d'administration et
que l'article 11.1 prévoit le maintien en poste des membres du conseil à
l'expiration de leur mandat.
Le Président
(M. Simard) : Merci. Des remarques?
M. Leitão :
Ça va, M. le Président.
Le Président
(M. Simard) :
L'article 324 est-il adopté? Adopté.
Article 325.
M. Girard (Groulx) :
L'article 23.13 de
cette loi est modifié par la suppression des premier et deuxième
alinéas.
Commentaires.
L'article 23.13 de la
Loi sur la Société des alcools du Québec concerne la
nomination du président-directeur général de la filiale par la Société des
alcools du Québec et fixe la durée maximale de son mandat à cinq ans.
L'article 325 du projet de loi
propose la suppression des dispositions qui feront, à la suite de la sanction
de la loi, double emploi avec celle
du premier alinéa de l'article 3.3 de la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État. Le troisième alinéa de l'article 23.13, concernant
la détermination par le conseil d'administration des conditions de travail du président-directeur
général, est conservé malgré qu'il diffère de ce que prévoit le nouvel
article 3.4 de la
Loi sur la gouvernance de sociétés d'État puisque cette
détermination doit s'effectuer à l'intérieur des paramètres fixés par le
gouvernement.
Le Président
(M. Simard) : Merci. Des remarques?
M. Leitão : Je
soulignerais seulement, M. le Président, qu'on avait mentionné avant, quand on
étudiait les 20 premiers articles de cette loi... qu'on avait longuement
discuté de la rémunération incitative ou variable de certaines sociétés d'État,
surtout des sociétés à caractère commercial, et on avait dit que, pour la SQDC,
l'État avait décidé... le gouvernement avait décidé qu'il n'y aurait pas de
rémunération variable. Ce n'est pas spécifié dans la loi, mais on dit
clairement que c'est à l'intérieur des paramètres fixés par le gouvernement.
Donc, le gouvernement peut fixer des paramètres qui font en sorte qu'il n'y a
pas de rémunération variable. Je comprends pourquoi on le fait dans certaines sociétés d'État, d'avoir de la rémunération
variable, et je comprends aussi pourquoi on ne le fait pas dans d'autres
sociétés d'État comme la SQDC. Et, voilà, c'est le gouvernement qui détermine
ces paramètres-là, et c'est très bien comme ça.
Le Président (M. Simard) : Est-ce
que l'article 325 est adopté? Adopté. Nous en sommes à l'étude de
l'article 326.
M. Girard
(Groulx) : C'est bien celui-ci? O.K., oui, mais c'est parce que
j'avais... j'ai une note personnelle qui pouvait semer la confusion, mais on
l'a évitée.
Le Président
(M. Simard) : ...que je n'ai pas.
M. Girard
(Groulx) :
L'article 23.14 de cette loi est abrogé.
L'article 23.14
de la
Loi sur la Société des alcools du Québec prévoit la possibilité pour la
société de nommer le président-directeur général de la Société québécoise du
cannabis si le conseil d'administration de cette filiale ne transmet pas à la
société sa recommandation dans un délai raisonnable.
L'article 326 du
projet de loi propose la suppression de cet
article 23.14 puisque les
dispositions qu'il renferme feront, à la suite de la sanction de la loi, double
emploi avec celles du nouvel
article 3.3 de la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État.
M. Leitão :
En effet, M. le Président, on avait discuté de ces enjeux-là à
l'article 3.3. Voilà.
Le Président (M. Simard) :
L'article 326
est-il adopté? Adopté.
Article 327, pour lequel il y aura un
amendement.
M. Girard (Groulx) :
Article 327 :
L'article 23.16 de cette loi est modifié par l'insertion, dans le
paragraphe 2° et après «pour l'application», de «des articles 3.2
et 3.3,».
Commentaires.
L'article 23.16 de la
Loi sur la Société des alcools du Québec est un
article d'interprétation puisqu'il détermine les adaptations nécessaires à
l'application de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État à l'endroit de
la Société québécoise du cannabis. Ainsi, en concordance avec les modifications
apportées par les articles 324 et 325 du projet de loi, l'article 327
de ce projet propose d'ajouter une référence aux articles 3.2 et 3.3 de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État à l'article 23.16 afin de
maintenir une application adéquate de la
Loi sur la gouvernance des sociétés
d'État à la Société québécoise du cannabis.
Et j'ai un
amendement, M. le Président.
Le Président
(M. Simard) : Nous sommes à votre écoute. Il est déjà sur nos
écrans.
M. Girard
(Groulx) : Remplacer l'article 327 du projet de loi par le
suivant :
L'article 23.16 de cette loi est modifié
par l'insertion, dans le paragraphe 2° et après «pour l'application», de «des
articles 3.1, 3.2 et 3.3,».
Commentaires. La
modification proposée à l'article 327 du projet de loi est de concordance
avec celle apportée à l'article 323 du projet de loi. Il vise à ajouter un
renvoi à l'article 3.1 de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État à
l'article 23.16 de la
Loi sur la Société des alcools du Québec de façon à
ce que la référence au gouvernement que contient cet
article 3.1 devienne
une référence à la Société des alcools du Québec. Les renvois aux articles 3.1
à 3.3 de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État à l'article 23.16
permettent de maintenir une application adéquate de cette loi à la Société
québécoise du cannabis, à l'égard de laquelle la Société des alcools exerce
certains pouvoirs.
Le Président (M. Simard) : Alors,
des commentaires sur l'amendement?
M. Leitão : Ça va, M. le
Président.
Président (M. Simard) :
L'article... L'amendement sur l'article 327
est-il adopté? Adopté. Alors, nous revenons sur 327 tel qu'amendé.
D'autres remarques? 327, amendé, est-il adopté? Adopté. Nous revenons à... Nous
poursuivons avec l'étude de l'article 328.
M. Girard (Groulx) :
L'article 23.41
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de
«rapport annuel de ses activités» par «rapport annuel de gestion».
Commentaire.
L'article 328 du projet de loi
modifie l'article 23.41 de la
Loi sur la Société des alcools du Québec en
concordance avec l'adaptation, dans la
Loi sur la gouvernance des sociétés
d'État, des termes et expressions de nature financière utilisés actuellement en