Labour and the Economy — 19 March 2026 (43rd Legislature, 2nd Session)
CET 2026-03-19
Quebec — Committees
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31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
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43 e législature, 2 e session
(30 septembre 2025 au 8 avril 2026)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
jeudi 19 mars 2026
Vol. 48 N° 24
Étude détaillée du projet de loi n° 11, Loi modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau réglementaire et administratif
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
11 h
11 h 30
12 h
12 h 30
13 h 30
14 h
14 h 30
Journal des débats
11 h (version non révisée)
(Onze heures quatorze minutes)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
à l'ordre s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare à la séance de
la Commission de l'économie et du travail ouverte. La Commission est réunie
afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 11,
Loi modifiant diverses dispositions principalement aux fins d'allègement du
fardeau réglementaire et administratif. Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements aujourd'hui?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Thouin (Rousseau), pardon, est remplacé par M. Provençal
(Beauce-Nord); Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce) par M. Kelley
(Jacques-Cartier); M. Fontecilla (Laurier-Dorion) par Mme Zaga Mendez
(Verdun).
Le Président (M. Allaire) : Faites
attention à votre voix, je veux vous garder jusqu'à la fin, s'il vous plaît.
Alors, si vous vous souvenez, hier, lors de l'ajournement, nous avions adopté l'article...
le nouvel
article introduit à 70.8, alors, on est rendus, M. le ministre, à
70.9, c'est un amendement pour introduire l'article. Donc, la parole est à vous.
M. Poulin : Oui, absolument.
Alors :
Insérer, après l'article 70.8 du
projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
«70.9.
L'article 13.2 de la
Loi sur
la conservation du patrimoine naturel
(chapitre C-61.01) est modifié par le
remplacement, dans le premier alinéa, de
«15.10» par «15.11».»
Commentaire : Cet amendement vise à
modifier, à l'article 13.2 de la
Loi sur la conservation du patrimoine
naturel, une référence faite à un
article de la Loi affirmant le caractère
collectif des ressources en eau et favorisant une meilleure gouvernance de l'eau
et des milieux associés, en concordance avec les modifications apportées à cet
article... à cette loi par l'article 70.6 du projet de loi tel qu'amendé.
Dans les notes additionnelles : La
modification a pour but de remplacer la référence au bon
article pour des
raisons de concordance. Le fond demeure inchangé.
L'article 13.2 de la Loi
sur la conservation du patrimoine naturel prévoit qu'un projet de restauration et
de création en milieux humides et hydriques visé par une entente de réalisation
des travaux en vertu de l'article 15.11 de la Loi affirmant le caractère
collectif des ressources en eau et favorisant une meilleure gouvernance de l'eau
et des milieux associés n'est pas visé par l'obligation d'obtenir une
autorisation en vertu de cette loi, tout comme c'est le cas aussi pour l'obligation
d'obtenir une autorisation ministérielle en vertu de la
Loi sur la qualité de
l'environnement. L'objectif est de ne pas dédoubler inutilement les
autorisations lorsqu'il y a une entente qui encadre la réalisation de tels
travaux.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. Des interventions? Il n'y a pas d'intervention, on va procéder
à la mise aux voix de cet amendement. Mme la députée de Verdun, ça va? Allez-y.
Mme Zaga Mendez : ...question
de concordance, ici? C'est pour référer au 15.11 de la Loi de la prévention...
OK. Non, je n'ai pas des questions, mais c'est bon.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Alors, est-ce que cet amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Donc,
l'amendement est adopté. Le nouvel
article introduit 70.9 est ajouté au
projet de loi, il est adopté. Donc, M. le ministre, on poursuit, 70.10, un
amendement également.
M. Poulin : Oui.
Insérer, après l'article 70.9 du
projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
«70.10
L'article 37 de la
Loi sur le
développement durable (chapitre D-8.1.1 ) est modifié par le remplacement
du deuxième alinéa...
M. Poulin : ...alinéa par le
suivant : «Il publie ce rapport sur le site Internet de son ministère.»
Commentaire : Cet amendement retire
l'exigence de déposer le rapport sur l'application de la
Loi sur le
développement durable (chapitre D-8.1.1) à l'Assemblée nationale. Il
prévoit plutôt qu'un tel rapport soit publié sur le site Internet du ministère
de l'Environnement, de la Lutte contre les changements... climatiques, de la
Faune et des Parcs.
Dans les notes additionnelles : Le
rapport a pour objectif principal de brosser un portrait sur l'application de
la
Loi sur le développement durable pour une période de 10 ans afin
d'informer le gouvernement, les parlementaires et la société civile quant à
l'évolution de l'application de cette loi. La modification proposée permettra
d'éviter le processus administratif relié au dépôt du document à l'Assemblée
nationale. Le rapport sera désormais uniquement publié sur le site Internet du
ministère.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. Des interventions? Oui. Mme la députée de Jeanne-Mance-Viger.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Alors, bon matin à tous.
M. le ministre, on avait eu cette
conversation, je vous avais posé la question hier, je pense, hors micro, puis
vous avez expliqué que... Parce que j'ai soulevé le point. Plusieurs groupes
étaient inquiets du fait qu'on enlève le dépôt à l'Assemblée nationale. Pour
eux, ça demeurait quand même un aspect important pour qu'ils puissent faire des
suivis dans certains dossiers. Alors, juste peut-être, parce que l'explication
a été donnée hors micro, M. le ministre, si vous pouvez peut-être le faire pour
que ce soit bien noté.
M. Poulin : Absolument.
Effectivement, la députée de Jeanne-Mance-Viger m'a sensibilisé hier, en dehors
du micro, sur les processus et les mécanismes de dépôt, entre un dépôt par site
Internet ou un dépôt par l'Assemblée nationale. Un peu plus tard dans le projet
de loi, c'est pour une des premières fois qu'on l'a fait, on l'avait mis dans
ce bloc-ci, puisque ça concernait le sujet de l'environnement et de la
Loi sur
le développement durable, où nous venons alléger l'administration
gouvernementale à faire en porte... en sorte que plusieurs rapports, notamment
celui-ci, qui est seulement aux 10 ans, puissent être déposés non pas à
l'Assemblée nationale, mais sur le site Internet, avec les mêmes informations.
Entre-temps, parallèlement, et là, on
n'est pas dans un projet de loi, on souhaiterait aussi rendre ces rapports-là
beaucoup plus agiles. Est-ce que ces rapports-là ont besoin d'avoir
110 pages avec des rédacteurs qui y travaillent pendant huit mois avec une
révision linguistique? Et même que, par moment, l'information est un peu,
j'allais dire, disparate. Elle est là, elle est accessible, mais un peu
complexe. Alors, est-ce qu'on pourrait simplifier ces rapports-là? Est-ce qu'on
pourrait les rendre plus facilement accessibles également?
Et, lorsqu'on arrive pour un dépôt à
l'Assemblée nationale, tout dépendant de l'ordonnancement de la journée, il y a
des délais qui peuvent s'appliquer également. Alors, ce que l'on propose
effectivement, on est en concordance avec ce que nous avions discuté, mais à
juste titre, vous faites bien de me poser la question au micro, nous jugeons
que ce rapport-là, qui est aux 10 ans, peut être déposé sur le site
Internet seulement.
• (11 h 20) •
Le Président (M. Allaire) : ...M.
le député de Jacques-Cartier.
Mme Rotiroti : Oui. Bien, je
voulais juste...
Le Président (M. Allaire) : Ah!
Vous voulez poursuivre. Excusez-moi. Allez-y, oui, oui.
M. Kelley : Vas-y. Vas-y.
Mme Rotiroti : OK. Je vais...
Non, je... je comprends qu'est-ce que le ministre dit. Et, quand il parle de
simplifier des
sommaires de certains rapports, et tout ça, ça, pour moi, c'est
l'allègement. De placer, de soumettre un rapport à l'Assemblée nationale, pour
moi, le rapport est déjà écrit, alors ce n'est pas un allègement. C'est une
question... Oui, je comprends la... On a une procédure ici, à l'Assemblée
nationale, il y a une question de délai, mais il ne demeure pas moins que ça a
été manifesté par plusieurs groupes, en disant : Pour nous, c'est une
façon d'aller récupérer facilement tout sur le même site parce qu'il y a
plusieurs rapports. Là, on parle de celui-là, mais il y a plusieurs rapports
qui sont déposés ici, à l'Assemblée nationale. Alors, je veux juste que le
ministre réalise, moi, je suis tout à fait d'accord avec lui quand il me
dit : Bien, dans le futur, on voudrait que ces rapports-là, au lieu que ce
soient des rapports de centaines de pages, qu'on fait des
sommaires qui sont
aussi détaillés que si on avait lu le rapport, ça, pour moi, c'est de
l'allègement réglementaire, M. le ministre. Ici, ce n'est pas de l'allègement
réglementaire. Pour moi, c'est une question de... Vous dites : Bien,
c'est... c'est tout le délai qui vient de... mais le rapport est écrit pareil.
Alors, ce n'est pas qu'on... On ne vous demande pas d'écrire un autre rapport.
On ne demande pas au ministère de... C'est simplement le même rapport qui est
déposé sur leur site, de faire la procédure ici, à l'Assemblée, pour le déposer
sur le site.
Le Président (M. Allaire) : ...
M. Poulin : Je vous donne un
exemple, Mme la députée. Disons que le rapport est prêt le 24 juin. L'Assemblée
ne siège pas ou est prorogée jusqu'en novembre. Je ne peux pas rendre public le
rapport avant novembre, puis il est prêt dès juin. Il est prêt dès juin. Et,
compte tenu qu'il y a le privilège parlementaire de l'obtenir, ce rapport-là,
je suis comme dans un six mois, si on veut, ou je ne rends pas l'information
accessible au public. Donc, dans...
Mme Rotiroti : Mais tu le
rends public le site du ministère quand même.
M. Poulin : Pas
nécessairement. Certains, et on en a quelques-uns, c'est le privilège
parlementaire qui fait qu'ils doivent l'avoir en premier. Alors, le fait que,
par exemple, le Parlement ne siège pas, là, j'ai été dans la prorogation, mais,
des fois, c'est juste...
M. Poulin : ...septembre,
alors le rapport est prêt. Pendant l'été, je peux le mettre sur le site
Internet, mais je dois attendre que le Parlement siège. Alors, il y a toute une
mécanique avec l'Assemblée nationale qui rend les éléments plus difficiles.
Alors, pour nous, on se dit dès que le rapport, il est prêt, mettons-le sur le
site Internet.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Je crois, M.
le Président, que... et je veux juste bien comprendre, ici, l'intervention, le
ministre... Mais, pour moi, je pense qu'un dépôt à l'Assemblée nationale
demeure crucial. Et, quand même, je comprends, après 10 ans, il y a des
retards, que c'est prêt le rapport en juin, puis on peut seulement déposer ça
dans une... une théorie d'une situation où il y a... le Parlement est prorogé
puis on ne siège pas jusqu'à novembre. Mais, quand même, après 10 ans, là,
si on ajoute un mois ou deux, je ne vois pas vraiment comment ça, c'est un
allègement à le fardeau réglementaire. Et, M. le ministre, quand même, ces
rapports-là, on sait qu'on discute quelque chose qui arrive chaque 10 ans,
ce n'est pas bien connu dans le milieu public non plus, quand même,
probablement pas beaucoup des groupes qui suivent aussi, c'est des travaux,
mais, quand même, c'est un rapport important qui fait une révision sur les
activités d'un ministère.
Et de rappeler à ce fait, parce que tout
le monde ici connaît les sites Web des ministères, des différents ministères,
on ne regarde pas nécessairement chaque jour. Je trouve que le moment que le
ministre se lève en Chambre, ou un président, ou qui que ce soit, pour
dire : On dépose un rapport, ça lève un drapeau. Tout le monde dit :
Ah! oui, bien, il y a quelque chose dedans qui, peut-être, touche un de mes
dossiers, ou, quand même, quelque chose qui est important dans... important
pour mon comté, pour mes citoyens. Alors, ici, je ne sais pas s'il y a une
porte de sortie qu'on peut mettre le rapport sur le site Web d'un ministère,
puis, après ça, il y a un dépôt. Tout est possible. Nous sommes ici, on est
souverain de faire qu'est-ce qu'on veut, mais je trouve que l'élément de quand
même... il y a un moment où il y a un dépôt à l'Assemblée nationale demeure
important. Quand même, si c'est le même rapport qui était déjà mis sur le site
Web d'un ministère. Et, honnêtement, au milieu de les vacances de... de
travail, en juillet, il n'y a pas grand monde qui regarde des sites Web de
ministères. Alors, ça, c'est où j'ai un peu de craintes, que ces rapports
qui... les fonctionnaires vont travailler très fort là-dessus, M. le Président,
ils ont un devoir... mais, à la suite de tout leur travail, sur un rapport
comme ça, je pense qu'on doit mettre la lumière là-dessus. Il faut informer
tout le monde, l'Assemblée nationale, que c'est public, que c'est rendu public,
puis c'est disponible. Alors, je ne sais pas si le ministre a des... a des
commentaires, ou, quand même, une réflexion sur une porte de sortie pour
s'assurer qu'on peut avoir un dépôt à l'Assemblée nationale quand même.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
M. Poulin : ...
Le Président (M. Allaire) :
Ah! il n'y a pas de problème, mais, M. le ministre, vous voulez répondre en
premier ou... Mme la députée de Labelle, allez-y.
Mme Jeannotte : Je me
demande si, dans le contexte... je suis assez d'accord avec le fait qu'en
démocratie, c'est un symbole important de déposer un rapport annuel devant le
Parlement, parce qu'il faut que ce soit su et connu de la part de la presse.
C'est ça, le symbole pour... et aussi des élus, qu'un rapport annuel soit
déposé. Maintenant, j'entends aussi très bien la volonté du gouvernement de
réduire les délais, la paperasse. Peut-être qu'on pourrait, tout simplement,
sortir une... une... je dis une note d'information, je ne sais pas quel format,
mais dire... d'inviter la population à aller voir le site Internet, peut-être
que ça allégerait. On pourrait déposer quelque chose à l'Assemblée nationale,
disant : Bien, allez voir sur le site Internet. Est-ce que c'est quelque
chose qui pourrait être envisagé, à défaut de déposer le rapport annuel?
Suggestion.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Ça va, Mme la députée de... Bien, M. le député de Jacques-Cartier,
vu que c'était vous qui aviez lancé la discussion, voulez-vous poursuivre,
avant que je laisse la parole à la députée de Verdun?
M. Kelley : Je vais
laisser la... la députée de Verdun.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Mme la députée de Verdun, allez-y.
Mme Zaga Mendez : Merci,
M. le Président. Je rejoins plusieurs groupes sur la préoccupation de...
d'enlever le dépôt en Chambre. Puis je me pose certaines questions parce que,
bien que la députée de Labelle nous dit : On pourrait le dire en Chambre,
mais... qu'il y a une note sur un site Web, mais ça revient à la même chose.
Tant qu'à se lever en Chambre pour... pour déposer une notification, bien, on
va... on va se lever pour déposer un rapport. Parce que, oui, on comprend les
délais. Ceci dit, ce qui m'inquiète, c'est un peu le...
Mme Zaga Mendez : ...M. le
ministre a parlé de privilège parlementaire, c'est-à-dire que les
parlementaires, d'abord, devraient avoir ceci, et, dans ces cas, quand c'est un
rapport sur l'application de la
Loi sur le développement durable, pour moi, il
me semble que c'est important que ce soit déposé, parce qu'on essaie aussi de
saisir l'opportunité parlementaire. Donc, ma question, c'est que : Est-ce qu'il
y a juste une notification dans le site Web? Moi, je pense que vos travaux
parlementaires et... je pense que, depuis les dernières années, là... la
commission des affaires publiques, ou d'autres autres commissions qui
peuvent... la CAP, qui peuvent saisir ce type de document là.
Donc, quand on fait un geste
parlementaire, ça donne de l'importance, on est notifié officiellement et on
peut... donc, ça veut dire qu'on peut travailler dans le cadre de nos travaux
parlementaires, pour l'amener plus loin lorsqu'il y a des manquements,
lorsqu'il y a des enjeux avec l'application de cette loi. D'où... le geste est
important, c'est un geste démocratique, et c'est ça que plusieurs groupes nous
disent, ce retrait-là viendrait un peu, là, enlever... Le geste, même si c'est
symbolique... mais ce symbole est nécessaire pour ouvrir, selon moi, le travail
parlementaire qu'on devrait continuer à faire par la suite.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Des... d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention... Oui, Mme
la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Bien, juste
peut-être de répondre à ma question, c'est-à-dire, ma question, c'était... Vous
avez évoqué le privilège parlementaire d'être notifiés avant les autres.
Comment ce privilège-là va s'appliquer dans la publication de juste le rapport
sur le site Web du ministère?
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
M. Poulin : Deux, trois
éléments. En n'ayant plus l'obligation d'être devant l'Assemblée nationale,
donc de fonctionner avec le calendrier de l'Assemblée nationale, on s'assure
que ça puisse être déposé sur le site Internet lorsque le rapport est prêt.
Donc, il y a comme une séquence qui se faisait, où c'était déposé devant
l'Assemblée nationale, puis, ensuite, ça allait parfois sur le site du
ministère ou sur le site de l'Assemblée. Là, ce que l'on fait, c'est que le
rapport va être public sur le site Internet du ministère. Donc, en fait, la
séquence voulue était l'Assemblée nationale en premier. Le fait qu'il n'a plus
à être déposé devant l'Assemblée nationale, la séquence, du fait que les
parlementaires y ont accès en premier, ne tient plus, parce qu'elle va être
accessible au public au même moment, comme elle l'était.
En fait, tu sais, il y a comme une nuance.
J'ai dit «privilège parlementaire». Ce n'est peut-être pas le meilleur mot. Il
y avait comme une séquence où elle était déposée à l'Assemblée nationale, mais
était rendue publique pour tout le monde au même moment, là, tu sais. Donc...
Mme Zaga Mendez : ...
M. Poulin : Bien, en fait, une
obligation... Elle était déposée devant le Parlement, c'était le chemin pour
qu'il soit rendu public au même moment. Là, on dit : Le chemin va être
rendu public sur le site Internet du ministère, tout simplement.
• (11 h 30) •
Mme Zaga Mendez : Mais, à
ma...
M. Poulin : Alors, je n'ai plus
besoin d'attendre le calendrier parlementaire pour rendre l'information
publique aux citoyens.
Mme Zaga Mendez : Mais il me
semble qu'il y en a d'autres lois pour lesquelles on applique ceci.
M. Poulin : Oui.
Mme Zaga Mendez : Pourquoi
pour celle-là, et non pas pour les autres?
M. Poulin : J'en ai une
quarantaine qui s'en viennent.
Mme Zaga Mendez : Ça fait que
là... Bien, c'est ça que je veux comprendre. L'intention, au total, c'est de
l'enlever pour toutes les lois?
M. Poulin : On a ciblé des
rapports, et celui-là est aux 10 ans, on s'entend. On en a qui sont sur des
rapports d'étape. On est dans l'allègement de la bureaucratie, quand même, à
cause des délais qui sont faits, et, comme je le mentionnais à la députée de Jeanne-Mance—Viger,
nous avons l'intention de réduire la valeur de ces rapports-là en termes
bureaucratiques. On a des équivalents à temps complet qui passent des années
sur ces rapports-là, là, tu sais, qui sont là, qui ne font que de la rédaction.
Alors, on veut l'alléger, là, la... le format de ces rapports, la durée de ces
rapports-là, avec la même donnée, les mêmes informations. On profite de ce
projet de loi là pour dire : Quand les rapports sont prêts, on les rend
publics sur le... sur le site du ministère.
Je ne veux pas revenir sur la SAAQ et les
délais que nous avons connus, souvenez-vous, sur le fait que le rapport n'avait
pas été déposé devant l'Assemblée nationale, n'est pas respecté. Mais si le
rapport était prêt, il aurait pu être mis sur le site Internet rapidement, et
on aurait pu y avoir accès. Alors... Non, mais je veux juste compléter mon
idée. Une société d'État qui, dans son année, a complété son rapport en juin,
le Parlement ne siège pas, par respect, elle attend que l'Assemblée nationale
siège pour pouvoir le déposer.
Mme Zaga Mendez : J'entends...
M. Poulin : Moi, j'aurais
aimé que la SAAQ, quand elle a les infos, elle puisse les mettre en ligne le
plus rapidement possible, par transparence, M. le Président.
Mme Zaga Mendez : Mais...
Le Président (M. Allaire) :
...allez-y.
Mme Zaga Mendez : Bien, il y
a plusieurs choses dans qu'est-ce qu'il vient de dire... qu'est-ce que le
ministre vient de dire. La première, vous dites que vous voulez réduire la
valeur bureaucratique, mais moi, j'ai l'impression qu'on est en train de faire
là, puis peut-être pour les autres lois... c'est réduire la valeur démocratique
et parlementaire qu'on lui donne. C'est-à-dire...
M. Poulin : ...Mme la
députée, du ministère.
Mme Zaga Mendez : Je suis en
train de dire, c'est juste le... c'est le geste, c'est poser le geste, c'est...
Je comprends qu'on voulait le rendre...
Haut de la page
11 h 30 (version non révisé
e) Mme Zaga Mendez : ...mais, de
l'autre côté, les ministres sont aussi responsables de se lever puis faire le
geste de déposer ces rapports-là. Ça envoie un message de prise de
connaissance, ça envoie un message de dire : Ce rapport-là, je le connais,
j'ai «rubber stamp», j'ai donné mon appui, je le fais. Quand on le fait juste
sur un site Internet, moi, c'est ma crainte, là, c'est la crainte que de dire :
Ça a été fait par qui? Par une fonctionnaire. Puis c'est correct, c'est leur
travail, mais le fait qu'un ministre... Puis, pour la SAAQ, là, est-ce que vous
voulez qu'on revienne ici puis qu'on fasse un débat c'était à qui la
responsabilité de déposer ça à temps, là? Ça, c'est autre chose. C'est écrit
dans la loi : La personne... la personne responsable imputable devient la
ministre et, selon moi, demeure la personne qui doit se lever en Chambre, faire
le geste, officialiser...
M. Poulin : Même s'il est six
mois plus tard, même s'il est six mois plus tard?
Mme Zaga Mendez : Bien, même
si ça peut prendre du temps. Je comprends, mais moi, c'est ça ma crainte, en ce
moment, en voyant ce changement-là.
Le Président (M. Allaire) : Allez-y.
M. Poulin : Parce que, de la
façon dont le texte de loi... Parce que vous parlez aussi de la responsabilité
ministérielle à travers ça. Vous dites, le ministre pose un geste à l'Assemblée
nationale et vient dire : J'ai lu le rapport puis je suis prêt à le
partager aux parlementaires, peu importe ce qu'il y a dedans, je vais vivre
avec. Tu sais, je paraphrase, mais le rapport... Ce que les articles de loi
disent :
«Le ministre doit, au plus tard le 19 avril
2013 et par la suite tous les 10 ans, faire au gouvernement un rapport sur
l'application de la présente loi.
«Il publie ce rapport sur le site Internet
de son ministère.»
Alors, le ministre demeure responsable non
seulement de faire rapport du rapport, mais également de la publication qui se
retrouve sur le site Internet parce que le... il dit : «Il publie», je
fais référence au ministre. Alors, la responsabilité ministérielle, elle
demeure lorsqu'un ministre dépose un rapport sur l'application d'une loi dont
il est responsable. On tente de trouver une agilité aujourd'hui, de pouvoir le
faire plus vite et plus rapidement. Si on nous dit : Non, ce n'est pas ce
que l'on souhaite, je vous entends. Nous, c'est là-dessus qu'on pense qu'on a
une agilité à ce niveau-là.
Le Président (M. Allaire) : D'autres...
Oui, M. le député de Jacques-Cartier, euh. Nico Écoute, voilà.
M. Kelley : M. le Président,
je comprends, maintenant on ne parle pas d'un privilège parlementaire, alors
OK, parfait. Je ne suis pas nécessairement d'accord, M. le ministre, que ça, ça
va rendre les choses plus transparents, parce qu'il y a plein des façons aussi
sur un site Web... je ne dis pas nécessairement de cacher, mais de mettre un
rapport au bas de la page, pas beaucoup d'information là-dessus et rendre ça
pas très sexy, alors que les gens ne voient pas sur un site Web que le rapport
a été déposé. C'est possible, ça peut être le fait, mais on voit que, souvent,
nos sites Web des différents ministères, ils sont un peu datés. Alors, c'est
juste une réalité.
Je ne vois pas comment on peut dire... Et
je suis d'accord, rendre ça plus... Il utilise l'exemple de la SAAQ. Je ne suis
pas... s'il n'y a pas une question de privilège parlementaire, le moment que le
rapport est disponible, le ou... le ou la ministre... publier ça sur le site
Web, puis après ça le rapport va quand même être déposé, là, à l'Assemblée
nationale. Alors, on avance. Et, honnêtement, moi, je ne vois pas une grande...
ce n'est pas un ajout majeur, un ministre, de... ou une... ou une ministre, de
déposer.
Des voix : ...
M. Kelley : On va faire les
deux. On va rendre ça public le moment que c'est disponible, mais en même
temps, on va former des parlementaires, quand on revient, si c'est le cas,
quand on revient à nos travaux ici, à l'Assemblée nationale, que le ministre
dépose le rapport. Puis je pense qu'on a une solution qui marche pour tout le
monde et on peut marcher là-dessus. On ajoute une couple de mots, mais... Je
vais faire une proposition, M. le Président, que, peut-être, on peut régler ça
tous ensemble.
Le Président (M. Allaire) : Je
pense que le ministre souhaite intervenir. Allez-y.
M. Poulin : ...juste faire
une intervention parce que, plus tard... Et moi, je l'avais dit à mes équipes.
Là, j'ai été dans l'opposition, j'ai été d'ailleurs un excellent recherchiste,
attaché de presse, M., et je m'étais dit : La journée que je vais vouloir
abolir des rapports, là, on n'est même pas là-dedans, là, ça va devenir les
rapports les plus lus au monde, là. Tu sais, ça, je suis convaincu, parce que,
là, je regarde ce qui s'en vient, rapport d'étape du conservatoire, il va en
avoir, puis là on va dire, là : Tout d'un coup, ça va être les rapports
les plus lus, tu sais, alors qu'on veut alléger la bureaucratie. Puis on est un
des États dans le monde qui a le plus de rapports et de reddition de comptes.
Là, on n'est même pas là-dedans, mais juste dire : Ça s'en vient, là.
Ça fait que moi, je me prépare à ça, là.
Donc, je suis prêt à faire un pas de côté avec ce que le député de
Jacques-Cartier nous a dit, mais je vais aussi vous demander une réflexion sur
vos positions sur les rapports, la fréquence, la durée et le temps. Je ne dis
pas que je troque quelque chose pour troquer quelque chose d'autre, mais j'aurais
besoin de votre collaboration sur la notion des rapports gouvernementaux même
si vous êtes des députés d'opposition avec des équipes...
M. Poulin : ...je fais juste
la mentionner. Là, vous devriez me répondre : Nous allons juger le rapport par
rapport à la pièce et sa pertinence. Je suis d'accord avec vous, je ferais la
même chose, mais je vais juste vous dire, je vais... je vais faire ce pas de
côté là, mais je vais aussi vous demander une réflexion sur l'ensemble des
rapports gouvernementaux. Alors, je vais suspendre, monsieur le président.
Le Président (M. Allaire) : On
va suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 37)
(Reprise à 11 h 46)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. M. le ministre, je vous cède la parole.
M. Poulin : Comme je vous
disais tout à l'heure, je sens, et à juste titre, les oppositions, avoir une
réflexion sur les rapports, la fréquence, la durée, la portée, le dépôt. Si je
commence à le faire à la pièce à gauche et à droite, je ne pense pas qu'on va
servir les travaux de la commission puis encore moins l'allègement réglementaire
des PME. Donc, en cohérence avec ce que j'ai dit un peu plus tôt, j'accepte de
faire un pas de côté, de revenir plus tard sur toute la notion des rapports et
qu'on le traite en bloc sur la notion de est-ce qu'ils seront déposés à
l'Assemblée nationale ou pas? Est-ce qu'ils seront déposés au ministère ou pas?
Que je vous revienne avec une stratégie plus globale, parce que je vous ai
entendu, puis on a des belles choses pour nos PME qui, je pense, il ne faut pas
passer à côté versus parler d'un rapport qui est déposé aux 10 ans, sans
rien enlever à ce rapport-là. Alors, je vous ai entendu, je vais peut-être
revenir avec une solution un peu plus globale là-dessus, sans perturber les
autres articles de loi. Voilà.
Le Président (M. Allaire) : Oui,
M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley
: Merci, M.
le ministre, pour l'ouverture et flexibilité et aussi pour nos discussions, on
est en train de parler pratiquement de juste un rapport, mais je sais que le
ministre a plus une vision globale, des plus... Moi, je suis vraiment, on est
juste dans ce
article ici. Alors, c'est... c'est parfait s'il a une approche
pour le reste aussi, pour la suite. Et, pour moi, juste le concept qu'on
n'enlève jamais ce dépôt à l'Assemblée nationale pour le... pour le total. Pour
moi, ça demeure...
M. Kelley : ...et pourtant, je
ne crois pas que ça ajoute beaucoup de fardeaux sur le dos de l'État, c'est
déjà fait. Je comprends les arguments du ministre aussi que rendre... rendre ça
public sur le site Web, c'est la transparence, c'est plus rapide, mais je pense
qu'on peut marcher aussi qu'après, il y a toujours un dépôt à l'Assemblée
nationale et il ne faut pas attendre, comme le ministre a cité, six mois que le
rapport, ça... c'est sur le bureau de le ministre puis il n'est pas capable de
déposer ça en Chambre. Mais le fait que c'est fait quand même après, je pense
qu'on a un terrain d'entente. On arrive avec le site Web en premier, pas de
délai, c'est rendu public, puis le ministre peut avoir une période de questions,
il prend une minute pour dire : Je vais lire le feuille que le rapport a
été déposé et c'était mis sur le site Web avec une date quand... quand c'était
mis sur le site Web. Bref, je suis un peu en mode «brainstorming», mais je
pense que si le ministre demeure flexible et on peut peut-être avoir... avoir
une façon de juste s'assurer que toute la population est informée à l'Assemblée
nationale, ça va être bien correct de notre côté. Puis, rappel aussi, M. le
Président, qu'il y a beaucoup des groupes, quand même des groupes qui sont en
faveur de ce projet de loi, qui ont flaggué cet enjeu, aussi, pour dire :
On ne veut jamais enlever cet élément qu'un rapport est déposé à l'Assemblée
nationale. Alors, il y a un couple de groupes qui ont fait une mise en garde.
Alors, je... je termine, je ne sais pas si un de mes autres collègues a des
interventions aussi, mais merci, M. le ministre, de toujours être à l'écoute et
en train de réfléchir comment on peut avancer nos travaux pour les PME du
Québec.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Mais,
j'ai... je... j'ai hâte de voir ce qui va nous être proposé pour arriver à
l'objectif, puis je rejoins sur la question, parce qu'il y a différentes lois,
puis dans ma compréhension, encore une fois, on pourrait nous détromper
là-dessus, c'est qu'il y a certaines lois, vraiment, qui... qui a qui un sens
des privilèges parlementaires, là. Ça fait que c'est là où, peut-être, de nous
guider, pour lesquelles, ces lois-là... quelles lois sont touchées par ça? Puis
les autres qui ne le sont pas, parce que c'est l'impression qu'il nous laisse,
quand il touche à la pièce, c'est que... est-ce que pour celle-là, puis une
autre question n'a pas été répondue là-dessus? Est ce que pour la
loi sur le
développement durable, est ce qu'il faut... est-ce qu'il y a un principe de
privilège parlementaire dans la notion que la loi doit absolument être...
comme, les rapports doivent absolument se faire à l'Assemblée nationale au-delà
de cette ligne-là?
Le Président (M. Allaire) : ...la
députée de Jeanne-Mance—Viger voulait bonifier...
Une voix : Oui.
Le Président (M. Allaire) :
...ce que Mme la députée de Verdun.
Mme Rotiroti : C'est... Dans
le fond, c'est un peu ça que je disais tantôt, c'est... il y a certains
rapports qui ont une priorité parlementaire qu'on ne peut pas s'en passer, doit
être déposé. Et ça rejoint un petit peu le commentaire, aussi, de mon collègue
de Jacques-Cartier, en disant : Dans les 40 rapports que vous allez
soumettre, parce que là... là, on parle de celui-là, mais dans le projet de
loi, on s'en vient avec une liste de... d'une quarantaine. Est-ce que vous
avez fait... dans les quarantaines que vous allez nous proposer dans votre projet
de loi, est ce que vous avez décortiqué de voir celles qui sont prioritaires
pour le Parlement, c'est-à-dire, vous n'avez pas le choix de le déposer, et
ceux qui ne le sont pas, qu'à ce moment-là, celles-là sont sur le site du
ministère? Alors, déjà là, je pense qu'il y a une voie de... peut-être une voie
de passage.
• (11 h 50) •
Des voix : ...
M. Poulin : Bien, oui, parce
que dans certains cas, il y a des rapports qui sont reliés à une loi, d'autres
qui ne sont pas reliés à une loi. Je vous donne un exemple : On a un
rapport d'étape sur la situation financière du Conservatoire, là, on est relié
à une loi. Après ça, on vient... on vient abolir, plus tard, les rapports
régionaux des Protecteurs régionals de l'élève. Alors, dans ce cas-ci, oui, on
était relié à une loi. Puis parfois le privilège parlementaire est un peu...
pas pris pour acquis, mais on se disait : Bien, dès qu'on l'a, vu qu'il
doit aller devant l'Assemblée nationale, on le donnait à l'Assemblée nationale
en priorité. Alors, oui, il y a cette analyse là qui est fait sur... vu
qu'il allait au Parlement, ça allait aux parlementaires en premier avant
d'aller sur le rapport annuel, etc. Puis, dans d'autres cas, bien, quand on est
dans des rapports régionaux qui sont dans le rapport national, il y a... C'est
très variable d'un ministère à l'autre. Alors, ce que moi, je vous propose
aujourd'hui, c'est de suspendre cette notion là, des rapports, de toute façon,
comme vous l'avez dit, ils arrivaient pas mal tous à la fin, donc, de reporter
à la fin de nos travaux la notion des rapports et cette notion, également, du
chemin pour le dépôt.
Le Président (M. Allaire) :
Ça va pour tout le monde?
Une voix : Oui.
Le Président (M. Allaire) :
Excellent, donc, j'ai besoin de votre consentement pour suspendre cet
amendement.
Une voix : Oui.
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Allaire) :
Consentement, excellent. M. le ministre, alors, on va poursuivre on s'en va à
l'autre bloc, le bloc 23, pour un nouvel amendement, pour introduire le 70.14.
La parole est à vous.
M. Poulin : Oui, ça ne sera
pas très long. Alors, l'article :
«70.14 cette loi est modifiée par
l'insertion, à l'article 124.8, du suivant : Afin de...
Là, on est... n'est pas dans les rapports,
là? Je veux juste être bien certain, parce que je voyais «Gazette
officielle»...
M. Poulin : ...Alors, je
voulais juste être certain.
Une voix : ...
M. Poulin : Parfait. Afin de
favoriser la protection adéquate de l'environnement et de faciliter... En fait,
je... Excusez-moi, je vais relire. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 124.8, du suivant :
125. Afin de favoriser la protection
adéquate de l'environnement et de faciliter l'application de la présente loi ou
des règlements pris en application de celle-ci, le ministre peut établir des
limites territoire... de territoire en fonction du degré de dégradation de leur
couvert forestier ou végétal. À cette fin, il prépare, tient à jour et rend
publiques les règles applicables à l'établissement de ses limites, lesquelles
prévoient notamment que le ministre peut considérer les espèces en présence,
les zones de végétation et les domaines bioclimatiques, ainsi que la protection
réelle offerte par le couvert forestier ou végétal à l'égard de la qualité de
l'environnement. Le ministre doit publier à la Gazette officielle du Québec,
après avoir consulté les ministres concernés, notamment le ministre de
l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, le ministre des Ressources
naturelles et de la Faune et le ministre des Affaires municipales, des Régions
et de l'Occupation du territoire, un avis précisant que la délimitation des
territoires en fonction de leur couvert forestier ou végétal a été établie et
diffusée par un moyen technologique qui est spécifié. Cette délimitation prend
effet le 15e jour suivant la publication de l'avis ou à toute date
ultérieure qui y est prévue.
Commentaires : Cet amendement pour
objet de conférer au ministre le pouvoir d'établir les limites de territoire en
fonction du degré de dégradation de leur couvert forestier ou végétal. Il
prévoit que les règles applicables à l'établissement de cette délimitation
soient rendues publiques ou... et diffusées par des moyens technologiques. Les
délimitations ainsi établies feraient l'objet d'un avis publié à la Gazette
officielle du Québec, après consultation des ministres concernés. Voilà.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
monsieur le ministre. Des interventions? Madame la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : C'est... c'est
un nouveau... un nouvel article, ça, monsieur le ministre, hein, dans la loi
du... de la qualité de l'environnement. Vous introduisez une nouvelle notion,
M. Poulin : En fait, on modifie
par une insertion. Ça fait suite à des annonces qui ont été faites par mes
collègues, notamment au congrès de l'Union des producteurs agricoles, qui
concernent le Règlement sur les exploitations agricoles, le fameux RES. Puis,
dans le milieu agricole, on l'appelle le moratoire de terres en friche, qui
faisait en sorte que certaines terres ne pouvaient pas se développer. Alors,
c'est dans la modification, effectivement, du cadre réglementaire agricole
québécois. J'en ai beaucoup en Beauce-Sud, alors ça fait longtemps que je suis
sensibilisé là-dessus. Et le règlement repose notamment sur certains mécanismes
qui existaient avant, comme des mesures spécifiques à la liste de municipalités
du REA. Donc, voulez-vous que j'aille un peu sur ce que répond la mesure? Parce
que je n'ai pas eu l'occasion de faire mes notes additionnelles, mais...
Rotiroti
: Juste,
pour mieux comprendre. Oui.
M. Poulin : Oui? Parfait.
Mme Rotiroti : Ça va aller
rapidement après ça, là. Oui.
M. Poulin : Ça va... ça va
aider. Donc, l'habilitation proposée vise à doter le ministre d'un levier
souple et évolutif qui est fondé sur de nouveaux objectifs et de nouvelles
données pouvant être actualisés plus facilement afin de soutenir la mise en
œuvre du futur encadrement agroenvironnemental et de remplacer des approches
rigides et peu adapté au contexte actuel.
Donc, il y avait d'abord le besoin
environnemental qui permet d'adapter les pratiques applicables à l'augmentation
des superficies cultivées en fonction de la sensibilité réelle du territoire,
notamment en lien avec le pourcentage du couvert forestier ou végétal, et ainsi
mieux protéger les sols, l'eau et la biodiversité, et un besoin de gouvernance
et d'adhésion qui offre un cadre plus prévisible, transparent et compréhensible
pour les exploitants agricoles basés sur des critères clairs, publics et
régulièrement mis à jour, plutôt que sur des listes figées, perçues comme
parfois arbitraires.
Alors, cette mesure s'inscrit dans la
continuité des consultations qui avaient été menées par mon collègue le
ministre de l'Environnement, ministre de l'Agriculture depuis 2023, sur la
modernisation de l'encadrement agricole, il y a plus de 120 ministères et
organismes, groupes de recherche, associations, représentants du secteur
agricole, beaucoup, beaucoup, l'UPA, qui demandaient une mise à jour,
d'ailleurs ça a été salué par les milieux agricoles.
Peut-être en mots très, très simples. Et
là on a des représentants du ministère qui sont avec nous, mais c'est le cas
chez nous, en Beauce, où la région a un couvert forestier très, très, très
élevé. Alors, certains producteurs agricoles étaient bloqués sur leurs propres
terres pour pouvoir l'exploiter. On vient mettre à jour, on se donne une
agilité également qui est beaucoup plus rapide, de faire en sorte que la terre
qui vous appartient déjà, vous pouvez l'exploiter. Alors, on vient se donner
ces pouvoirs-là à l'intérieur de l'amendement.
Le Président (M. Allaire) :
Merci.
Une voix : ...
M. Poulin : Oui, tout à fait,
et donner du pouvoir supplémentaire à des terres agricoles qu'ils ont déjà, effectivement.
Mme Rotiroti : C'est bon.
Merci pour l'explication. Ça va, M. Le Président.
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions? Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci.
Merci pour la mise au jeu puis les... J'avais suivi le... la mise à jour du
REA. Et j'ai quand même quelques questions pour comprendre l'application par
régions. Donc, ce que j'entends, puis je veux juste le dire dans... dans mes
mots, c'est que vous allez mettre en jour une banque de données qui va être
publique sur les degrés de limitation. Juste définir...
Mme Zaga Mendez : ...qu'est-ce
qu'on veut dire par... délimitation, et c'est quoi les seuils? Parce qu'une des
préoccupations, bien qu'on est d'accord d'encourager la production dans une
terre en friche, il y a quand même des zones sensibles, puis il y en a
certaines que c'est plus facile à délimiter, là, entre une région, une grande
couverture forestière, une région avec moins de couverture forestier... puis il
peut avoir des zones entre les deux. Donc, peut-être de nous dire comment on
calcule le degré de limitation, les définitions que vous utilisez et comment,
puis la fréquence que, peut-être, cette information va être rendue disponible.
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
Mme Zaga Mendez : ...les gens
du ministère, parce que j'imagine, M. le ministre, que vous allez vous
référer...
M. Poulin : Bien, je vais
commencer, puis je vais continuer. Puis, juste pour les gens qui nous écoutent,
on comprend qu'effectivement c'est de donner des pouvoirs au ministre comme
tel, donc... mais on prend le chemin législatif pour pouvoir le faire. Vous
dire quand même qu'avant les modifications proposées, l'interdiction ou la
limitation d'augmentation de superficie reposait sur des listes fermées de
municipalités. Donc, il y avait un enjeu réellement régional où certaines ne
pouvaient pas établir puis qui étaient sur des anciennes données qui
évoluaient. Et une exploitation agricole peut ainsi être soumise à des
restrictions importantes, même si, localement, les conditions environnementales
se sont améliorées. Et donc on vient donner cette agilité-là de le faire le
plus souvent. Et ce que ça permet, c'est que le ministre pourra établir et
mettre à jour les délimitations territoriales fondées par le couvert forestier
ou végétal réel à partir de critères objectifs et reconnus.
Donc, je vais céder la parole, évidemment,
à nos équipes pour pouvoir vous répondre là-dessus. Par exemple, dans un
territoire couvert forestier inférieur à un seuil déterminé, alors, le seuil,
les conditions additionnelles peuvent s'appliquer à l'ouverture de nouvelles superficies
cultivées, tandis que, dans un territoire mieux couvert, mais il y a une plus
grande flexibilité qui est possible et les règles vont être rendues publiques
également. Alors, ça, c'est important de le mentionner. Je ne sais pas si,
monsieur — j'avais votre nom, désolé — Létourneau.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. C'est vous qui allez intervenir? Donc, est-ce j'ai votre consentement?
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Consentement. Parfait. Prenez le temps de vous présenter avec votre titre. La
parole est à vous.
M. Létourneau (Martin) : Oui.
Bonjour. Martin Létourneau, directeur général des politiques en milieu
terrestre au ministère de l'Environnement. Le ministre a très bien répondu.
Pour aller un petit peu plus en détail avec votre question, un, l'habilitation
ne vient pas changer la norme applicable, ça, c'est important, à savoir. La
norme applicable est dans le projet de règlement qui fait actuellement l'objet
de consultation. C'est quand même agréable, on veut quand même dire ce qu'on a
en tête plus précisément. Le seuil qui est actuellement publié aux fins de
consultation, c'est 50 % de couvert forestier. Pourquoi 50 %? C'est à
partir de ce seuil-là qu'on commence à voir un niveau de dégradation de
l'environnement. Il y a une corrélation entre le niveau de couvert forestier,
la dégradation de l'environnement. Et il y a aussi un... un élément de
cohérence avec les OGAT, les objectifs gouvernementaux en aménagement du
territoire, qui, lorsqu'une municipalité est inférieure à 50 %, doit
mettre en place certaines mesures. Donc, on a utilisé les mêmes seuils.
Comme le ministre l'a dit, quand une
municipalité est en haut de 50 %, elle va pouvoir développer sa zone
agricole avec les normes applicables. Lorsque la municipalité est en bas de
50 %, il va y avoir des normes additionnelles qui vont s'inscrire pour
s'assurer de la protection de l'environnement. Donc, il n'y a plus de cloche de
verre par-dessus le territoire agricole, il y a eu simplement des normes différentes
en fonction du niveau de dégradation de l'environnement, au niveau du couvert
forestier. Au niveau du comment on va le faire, on veut utiliser exactement les
mêmes données que le MRNF publie maintenant chaque année, en lien avec les
OGAT, en lien avec les objectifs au niveau du couvert forestier. Le MRNF
publie, une fois par année, au mois de décembre environ, le niveau de couvert
forestier pour toutes les municipalités, 1 098 municipalités.
• (12 heures) •
Donc, c'est ces données-là que nous, on
veut utiliser. Et, au mois de décembre, lorsqu'on va regarder les données, s'il
y a des changements significatifs de données qui fait en sorte qu'une
municipalité est en haut ou en bas du seuil et change de côté du seuil, mais
nous allons pouvoir intervenir rapidement. Par exemple, s'il y a une
municipalité qui, par différentes initiatives, augmente son seuil, bien, on va
pouvoir donner de la flexibilité additionnelle au niveau des entreprises
agricoles, avec une publication administrative... bien, administrative, mais
quand même dans la Gazette officielle , qui va pouvoir, tout de suite,
l'été subséquent, leur donner la chance de préparer leurs terres pour pouvoir y
conduire l'agriculture.
Le Président (M. Allaire) :
Merci, M. Létourneau. M. le ministre, vous souhaitez bonifier? Ça va?
M. Poulin : Je n'ai rien à
ajouter.
Le Président (M. Allaire) :
Oui, juste, M. le ministre, vous aviez une contrainte de temps. C'est correct
pour le moment?
M. Poulin : Oui, bien, je
voulais me rendre à l'article...
Le Président (M. Allaire) : Mme
la députée, allez-y.
M. Poulin : ...alors je vous
laisser poursuivre. C'est que je vais devoir suspendre deux minutes, mais je
vais vous... je vais le faire après vos interventions.
Mme Zaga Mendez : ...juste quelques
questions...
M. Poulin : Excellent.
Mme Zaga Mendez : ...si vous
me permettez. Donc, je comprends le seuil est calculé par municipalité et pas
par région, MRC.
M. Létourneau (Martin) : Exactement...
Mme Zaga Mendez : Ah! OK.
M. Létourneau (Martin) :
...une plus grande flexibilité, donc, c'est beaucoup agréable. Avant ça, on
était par bassin versant, donc là...
Mme Zaga Mendez : Bien oui,
bien oui, c'est ça que vous dites, c'est que là on vient vraiment de limiter
par municipalité. Donc, c'est pour ça, la nouvelle banque des données, là, qui
va être disponible, là, je le comprends. Il y a une question sur les normes
additionnelles, c'est-à-dire mettons qu'une municipalité a 47, 45... il y en a
certains qui sont à 30, là, quand on...
Haut de la page
12 h (version non révisé
e) Mme Zaga Mendez : ...de la
Rive-Sud de Montréal, j'imagine que là on a vraiment un regard plus critique,
là, parce que c'est là qu'il nous manque des zones boisées. Quelles sont les normes
additionnelles qu'on va attendre là où, quand même, il y a une compétition pour
les terres agricoles, des projets de conservation puis de pérennisation. J'ai...
j'ai vraiment en tête les régions autour de la grande métropole, Montréal, puis
comment ces normes-là vont venir répondre à vos objectifs, là.
M. Létourneau (Martin) : Différents
éléments. Pour répondre à vos questions au niveau du nombre de municipalités, les
données sont actuellement publiques, publiées sur le site Web du MRNF, on parle
de 373 municipalités qui a moins de 50 % de couvert forestier. Si on
regarde la bracket, 45 %-55 %, si on se rapproche du seuil, il y en a
un peu moins de 100 municipalités qui se trouvent dans ce seuil-là. 48 %-52 %,
il y en a qui ont un peu moins de 50. Et près du seuil, 49,5 %-50,5 %,
il y en a seulement six municipalités, là. Donc, on parle d'un demi de 1 %
des municipalités du Québec qui sont vraiment à proximité du seuil. On a posé
la question, on n'a pas encore l'information, c'est quand même nouveau, sur le
niveau de variation de ce seuil-là annuellement, c'est quand même nouveau, mais
on ne s'attend pas à des grosses variations, là. Pour vous donner une idée, on
est au 100 ᵉ de pour cent près dans la publication du MRNF, là, donc on ne
s'attend pas à des grosses fluctuations, donc à franchir le seuil d'un côté
comme de l'autre.
Maintenant, pour le volet des normes
applicables, c'est actuellement en consultation, donc il faut quand même se
garder une certaine réserve. Je vous invite d'ailleurs à participer ou à
inviter les membres que vous pourriez... qui pourrait vous rencontrer à
participer à cette consultation-là. Sur l'aspect central, au niveau des
municipalités, pour le développement des superficies en culture, si une
municipalité est à moins de 50 % pour pouvoir développer sa zone agricole,
il y a un élément... l'élément le plus principal, c'est les terres qui sont
déjà en culture. Donc, autrement dit, j'ai un producteur agricole dans laquelle
mon fond de terre n'est pas développé, ou j'ai une pointe de forêt qui vient faire
en sorte que je dois contourner et il y a quand même des inconforts. On va
pouvoir, de manière individuelle, pour les entreprises qui sont déjà en
production, venir faire des aménagements au cas par cas pour augmenter ces
superficies-là en culture. Donc, il faut que la terre ait été culture dans les 10 dernières
années, du moins c'est ce qui est proposé, ce qui fait l'objet d'une
consultation présentement.
Maintenant, il ne faut pas voir uniquement
cet élément-là par rapport au moratoire. C'est un nouveau règlement complet qui
a plein de nouvelles obligations, donc ce n'est pas un contre l'autre, là, c'est
vraiment un nouvel encadrement au complet.
Mme Zaga Mendez : Donc, c'est
ça qui ouvre la porte au nouveau règlement, parce que le..., on ne va plus dire
..., j'ai l'impression, c'est ça?
M. Létourneau (Martin) : On
va dire le RPAE.
Mme Zaga Mendez : RPAE, un nouveau
signe. Rapidement, là...
Une voix : ...
Mme Zaga Mendez : Ah OK. Parce
que je trouve ça important pour les gens qui nous écoutent qui sont entre l'intersection
de ces deux-là. Moi, ma question de faire le lien avec l'article qu'on inclut
et les... est-ce qu'il y a une incidence sur la production du fameux PDZA, de
la zone agricole, là, la mise en... En tout cas, les MRC ont obligation de
faire le PDZA de... puis ils incluent des fois les tardives marginales ou peu
utilisées, vous l'avez nommée, là, celles qui sont dans les intersections.
Comment cette... cette introduction, cet article-là vient ou pas influencer la
production du PDZA.
M. Létourneau (Martin) : Je
vous rassure, il n'y a pas d'influence au niveau de la PSZA, il n'y a pas
nécessairement de question de préséance de cette disposition-là, c'est
uniquement un filet de sécurité supplémentaire en fonction du couvert forestier
dans lequel on donne plus d'agilité au monde municipal et au monde agricole en
fonction du couvert forestier.
Mme Zaga Mendez : Donc, ça,
ça va être une demande de la municipalité. Donc, un producteur... de ce que je
comprends, c'est en consultation pour les normes, une grande préoccupation
autant du milieu agricole, mais aussi de la conservation, c'est de dire lorsqu'on
va sortir des terres en chiffres pour produire, certains prêteurs veulent
continuer quand même faire de la conservation, parce que je sais qu'ils
tiennent quand même à leurs boisés à l'intérieur de leurs fermes, mais ils ne
peuvent pas avoir de revenus... il y a comme vraiment un conflit d'usage, bien,
en termes des coûts d'opportunité. Dans les normes, dans les consultations, j'imagine
que les gens vous en parlent également de la compensation ou l'argent qui
devrait venir pour être capable d'arriver, justement, à des objectifs de
conservation, mais en même temps de production sur cette terre.
M. Létourneau (Martin) : C'est
certain que l'aspect financier, quand on parle de monde agricole, est souvent
un aspect qui est amené sur la table. Dans ce cas précis là, un petit peu moins
en toute transparence, parce que ce n'est pas une obligation, mais une
possibilité qu'on amène. Donc, le producteur ne sera jamais obligé à défricher,
à déboiser sa terre, mais s'il veut le faire, il pourra le faire dans
différentes conditions. Donc, on vient enlever la cloche de verre, mais quand
même prévoir certains mécanismes de contrôle pour s'assurer qu'il n'y ait pas
de dérives.
Mme Zaga Mendez : OK, donc un
producteur qui est dans une municipalité en bas... en haut de 50 %, c'est
automatique, puis... C'est ça que...
M. Létourneau (Martin) :
C'est... Il peut...
Mme Zaga Mendez : Il peut?
M. Létourneau (Martin) : Il n'y
a pas de limitation sur, si, par exemple, il est propriétaire d'un lot de boisé
qui n'a jamais été cultivé, si ce lot-là est dans une municipalité...
M. Létourneau (Martin) :
...dont le couvert forestier de plus de 50 %. Il pourrait faire la demande
pour développer ce lot-là. dans la... dans le respect des règles applicables,
donc, il y a quand même des normes municipales qui s'appliquent. L'élément que
vous ameniez tantôt était très bon au niveau du PDZA. Les questions de permis
municipaux pour le déboisement, le respect des bandes riveraines aussi, etc.,
etc. Donc, tous ces éléments-là continuent de s'appliquer, mais c'est juste un
niveau de sécurité différent en fonction du couvert forestier qu'on vient...
Mme Zaga Mendez : Donc, avec
ça, avec les données, j'ai... Je veux juste... dans les deux cas d'espèce, plus
de 50 %, le producteur, il peut. Puis, pour ça, il faut qu'il demande à la
municipalité de le faire en présentant justement tous les plans, là, qu'il est
conforme à toutes les dispositions que vous avez nommées. Et dans le cas qu'un
producteur se trouve dans une zone en bas de 50 %, c'est à la municipalité
de demander l'exception?
M. Létourneau (Martin) :
C'est toujours au producteur de le demander. Et, s'il faut qu'il fasse une
demande à la municipalité à cause d'un règlement municipal local, là, on n'a
pas toute l'information au niveau local, bien, c'est au producteur, s'il veut,
mais de faire la demande dans le respect des réglementations municipales et
provinciales qui s'appliquent sur son lot.
Mme Zaga Mendez : OK, donc
c'est ça, c'est là où... Donc, le 50 %, on s'entend que ça va être un peu
plus facile, parce que le couvert forestier, donc, respecte les normes qu'on
s'est données. C'est dans le cas d'en bas, vous avez dit : Il y a le
seuil, 50 %. Ils vont dans leur municipalité, ils vont demander d'avoir...
l'exception, bon, la transformation selon les nouvelles données. Et, à ce
moment-là, si le seuil est en bas de 50 %, il peut y avoir des conditions
supplémentaires.
M. Létourneau (Martin) : Dans
tous les... dans tous les cas, il y a certaines conditions. La condition
supplémentaire, c'est pour les terres qui peuvent se développer. Donc, quand on
est à moins de 50 %, les terres qui vont avoir la possibilité de se
développer dans cette municipalité-là, essentiellement, c'est les terres qui
vont avoir été cultivées dans les 10 dernières années. Donc, c'est pour
les producteurs qui sont en place. Ça vient en quelque sorte limiter la
possibilité de développement. Et, dans le règlement qui est actuellement en
publication, il y a quelques normes additionnelles, au niveau de la possibilité
de développement, là, on ne peut pas raser tout le lot, là, je vous rassure, il
y a des normes maximales de développement de ce territoire-là, mais qui fait
l'objet présentement de consultation par règlement du gouvernement.
Mme Zaga Mendez : parce que
je... je... M. le ministre va peut-être... ma question, juste pour bien
comprendre, là, la production acéricole rentre... Il n'est pas touché par ça,
parce que c'est là où...
M. Létourneau (Martin) : Non.
Mme Zaga Mendez : ...on parle
de terrains de production. On parle ici vraiment de faire... de cultiver la
terre en tant que tel. Là, on n'est pas en train de voir s'il y a une
production ou pas supplémentaire, mettons, c'est... Parce que, là, vous dites
«10 ans», mais moi, en tout cas, je parlais, il y a des gens qui vont en
avoir une terre depuis longtemps, ça ne vient pas s'appliquer, là. C'est
juste...
M. Létourneau (Martin) :
Exactement. Je vous rassure.
Mme Zaga Mendez : C'est...
complètement à côté. Parfait. Bien, ça semble assez clair. Et vous dites que...
Au bout de combien de temps que la consultation va être finie ou qu'on va
avoir...
M. Létourneau (Martin) :
10... 10 avril.
Mme Zaga Mendez : Le
10 avril. OK, c'est là, OK, je comprends.
M. Létourneau (Martin) :
C'est... On est vraiment présentement dedans. Puis, ensuite de ça, on va
considérer les commentaires qui vont être fournis pour une possible édiction si
le gouvernement le désire.
Mme Zaga Mendez : Et C'est là
qu'on va avoir le nouveau règlement en suivant ceci.
• (12 h 10) •
M. Létourneau (Martin) : En
suivant ceci, ça nous donne l'habilitation de... que le règlement qui est
actuellement proposé en consultation, qui liste en
annexe toutes les
municipalités de 50 %, ça pourrait nous donner l'habilitation de ne plus
avoir une
annexe rigide réglementaire et de référer sur notre site Web aux
listes de municipalités qui ont moins de 50 %. Donc, c'est... ce qu'on
veut s'éviter, c'est d'avoir à republier le règlement à toutes les fois qu'il y
a une municipalité qui franchit le seuil de 50 %.
Mme Zaga Mendez : Ah! Je
comprends. Donc, OK, là, je vois le lien parce qu'il y a toujours l'annexe
du... qu'il fallait mettre à jour, à chaque fois, selon les possibilités en...
etc., le calcul que vous faites à chaque année.
M. Létourneau (Martin) :
Exactement.
Mme Zaga Mendez : OK, là, donc
là ça, c'est... ceci ne va plus exister avec ce qu'on vote. Il va juste y avoir
une publication et une mise à jour de votre côté sur les... selon la couverture
forestière pour ça.
M. Létourneau (Martin) : Sous
réserve de l'adoption du projet de loi et sous réserve de l'édiction du
règlement.
Mme Zaga Mendez : Je...
j'entends. Bien, je pense, ça répond à mes questions.
Le Président (M. Allaire) : Ça
Mme Zaga Mendez : ...mais je
trouve ça intéressant, parce qu'il est attendu, ce règlement-là depuis
longtemps, mais c'est aussi une façon de... Il y a certaines municipalités,
comme vous l'avez dit, là, qui sont dans la limite et qui ont aussi des
objectifs en termes de... d'arriver de dépasser ce 50 % là. Donc, de
comprendre que... ce sont quoi, les... les conditions. Puis, bien, ça va être
un nouveau règlement, puis on a hâte de voir comment... comment il va
s'appliquer.
Le Président (M. Allaire) :
Merci, Mme la députée. D'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre
intervention, on va procéder à la mise aux voix de cet amendement. Est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Excellent. Donc, le nouvel
article 70.14 est adopté et introduit
au projet de loi. On change de bloc, M. le ministre. Bloc 24.
M. Poulin : ...une suspension
de deux minutes, s'il vous plaît.
Le Président (M. Allaire) :
Pas de problème, on va suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 12)
(Reprise à 12 h 20)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. M. le ministre, on s'en va au bloc 24
pour un nouvel amendement qui introduit 70.12. La parole est à vous.
M. Poulin : 70.12. Insérer,
après l'article 70.11 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
«70.12.
L'article 31.10 de la
Loi sur
la qualité de l'environnement (chapitre Q-2) est modifié après
l'insertion... par l'insertion, après le deuxième alinéa, du suivant :
«Malgré le deuxième alinéa, les
articles 31.11 à 31.15 s'appliquent à l'égard de l'autorisation relative à
l'exploitation d'un établissement industriel pour lequel l'établissement,
l'implantation, l'aménagement ou la construction a fait l'objet d'une
autorisation ou d'un certificat d'autorisation délivré par le gouvernement en
vertu de l'article 31.5, 154 ou 189 qu'à compter de la date qui suit de
10 ans celle de la délivrance de l'autorisation ou du certificat
d'autorisation du gouvernement.»
Commentaires : Cet amendement a pour
objet de reporter de 10 ans l'application de certaines dispositions pour
les établissements industriels nouvellement autorisés par le gouvernement
suivant, selon le cas, la procédure d'évaluation ou d'examen des impacts sur
l'environnement ou l'une des procédures nordiques. En effet, compte tenu de ces
autorisations gouvernementales nouvellement délivrées pour des établissements
débutant leur exploitation, il convient de reporter le pouvoir du ministre et
de prévoir dans l'autorisation des exigences supplémentaires aux normes
réglementaires de surveillance et de contrôle, l'article 31.11, ou une
obligation de faire différentes études,
article 31.12, ainsi que la
procédure par laquelle le ministre soumet au demandeur d'autorisation pour ses
commentaires un projet de l'autorisation qu'il propose, articles 31.13 et
31.14. Il en est de même pour le contenu additionnel pouvant être compris dans
l'autorisation,
article 31.15.
Alors, voilà. Il y aura beaucoup de choses
à dire là-dessus, donc je vais peut-être rester conservateur sur les notes
additionnelles. Vous dire effectivement que cet amendement qui est déposé ici
aujourd'hui concerne évidemment les méthodes de prélèvement, d'analyse et de
calcul de tout rejet de contaminants, les méthodes de prélèvement, de
conservation et d'analyse des échantillons, ainsi que celles relatives à
l'installation et à l'opération de tout appareil ou équipement destiné à...
M. Poulin : ...la
concentration, la qualité ou la quantité de tout contaminant rejeté. Donc,
voilà, mais je vais tout de suite peut-être aller à vos questions, parce que je
pense que nous serons en mesure de pouvoir éclaircir les gens qui nous
écoutent, en vous rappelant que je suis accompagné du sous-ministre adjoint au
ministère de l'Environnement, M. Stéphane Armada, qui nous accompagne
aujourd'hui, vous comprendrez les raisons.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions? M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : M. le ministre,
j'ai compris les notes, mais j'ai juste une question, parce qu'on parle un
petit peu, j'imagine, ici, de tester, analyser certaines... j'imagine, c'est en
lien avec la qualité de l'eau, c'est bien de... comprendre ça, des... ou est-ce
que c'est dans l'air?
M. Poulin : Nous sommes dans
la qualité de l'air et également dans les modifications qui peuvent être
apportées à ce niveau-là. Et là vous comprenez, parce que tout est un peu en
lien, là, dans le bloc que nous allons étudier présentement, mais,
effectivement, nous sommes dans la prolongation d'autorisations, mais également
dans les sites de l'industrie... les plus polluantes. Il y a près d'une
centaine d'établissements au Québec qui ont des performances environnementales
à l'aide de moyens coercitifs. Et le PRRI ne permet aucune souplesse pour les
établissements industriels qui présentent aussi une bonne performance
environnementale, donc c'est ce qu'on vient tenter de moduler, également.
M. Kelley : Alors, juste être
certaine, parce qu'on parle... un petit peu, ici, de certains règlements qui
sont importants pour la santé publique de la population, alors on vise vraiment
ici, M. le ministre, j'imagine, ceux qui performent bien, ils sont bien
installés, qui ont déjà des bons tests. Ça va alléger leur fardeau. Et une
analyse a été faite pour s'assurer qu'il n'y a pas un impact pour la santé
publique de la population si on modifie, enlève certaines de ces autorisations
ou, quand même, échéanciers de faire le test.
M. Poulin : Bien, on cible
quand même plusieurs industries. Puis je vais céder la parole au sous-ministre
ensuite, qui pourra certainement aller dans les précisions, mais, évidemment
les pâtes et produits papiers, l'exploitation minière, traitement des minerais,
matériaux de construction, verre, ciment, sidérurgie, l'alumine, l'aluminium,
la chaux, la fonte, l'affichage de métaux non ferreux. Peut-être que M. peut
compléter également sur le degré et l'implication de la Santé publique dans ces
circonstances.
Le Président (M. Allaire) :
J'ai d'abord besoin du consentement. Est-ce que j'ai votre consentement? Excellent!
Vous vous présentez, et votre titre, s'il vous plaît...
M. Armanda (Stéphane) : Donc,
bonjour, Stéphane Armanda, sous-ministre adjoint à l'expertise et aux
politiques en milieu terrestre ainsi qu'au développement durable au ministère
de l'Environnement.
L'article, ici touche le PRRI, qui est le Programme de
réduction des rejets industriels pour la grande industrie. On parle ici, comme
le mentionnait M. le ministre, de l'industrie des pâtes et papiers, des mines,
de la métallurgie puis de la transformation minérale.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que ça
touche présentement 85 entreprises qui sont assujetties. Ce sont tous des
entreprises qui sont assujetties à la différente réglementation du ministère,
puis ça, ça ne change pas. Le PRRI a été mis en place en 1988 pour essayer de
venir amener une amélioration continue au niveau de ces entreprises-là. Donc,
malgré le fait qu'ils respectent la réglementation, on leur demande d'en faire
un petit peu plus parce qu'on considère que c'est des grands pollueurs, mais
également ce programme-là nous permet de venir combler des éléments qui
pourraient être dommageables soit pour la santé publique ou pour
l'environnement, mais qui ne sont pas réglementés. Donc, c'est vraiment
l'objectif du programme.
Ici, avec la modification qui est demandée
à l'article 1, ça concerne uniquement les nouvelles entreprises qui seraient
nouvellement assujetties au programme. Donc, on considère que ces nouvelles
entreprises là, lorsqu'elles débutent leur activité, c'est des entreprises qui
utilisent les nouvelles technologies, donc qui sont vraiment à jour au niveau
technologique et qui respectent également l'ensemble de la réglementation. Ça
fait que, ce qu'on se dit, c'est : Ces entreprises-là ont fait une demande
d'autorisation au ministère, ils ont démontré qu'ils avaient respecté la
réglementation, pourquoi, à ce moment-là, étant donné qu'ils ont déjà une
autorisation du ministère, venir ajouter une autorisation additionnelle au même
moment? Ce qu'on se dit, c'est que, pour les 10 premières années, ils vont
pouvoir exploiter sur l'autorisation qu'ils ont obtenue puis, après la 10e
année, là, le PRRI va devenir impliqué, puis on va pouvoir émettre de nouvelles
autorisations pour, à ce moment-là, leur demander d'aller un petit peu plus
loin que ce qu'ils font présentement. Mais ça touche uniquement les nouvelles
entreprises, et non pas les entreprises qui sont déjà assujetties et qui sont
déjà en exploitation...
Le Président (M. Allaire) : ...ça
va? Oui, Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci pour
les explications, mais je veux juste prendre un pas de recul parce que
j'entends les motivations... La première chose, là... parce qu'on rentre quand
même dans un bloc assez important qui vient de changer, pour moi puis, je
pense, pour nous, beaucoup trop les normes en matière de suivis, en matière des
suivis industriels. On parle de plusieurs entreprises qui sont assujetties à
différentes règles. La première chose à se dire, juste pour commencer, là,
c'est que... pourquoi maintenant puis pourquoi ne pas avoir déposé ça lors des
consultations? Moi, c'est mon commentaire général pour tout ce qui va suivre,
parce que moi, je pense que, là, on a les implications, puis j'ai plein de
questions concernant... à qui ça s'applique, pourquoi ça s'applique? Parce que
la façon que c'est écrit ne dit pas d'exception à partir de cette date ou aux
nouvelles entreprises. C'est juste bien comprendre. Pourquoi avoir déposé ça
maintenant par amendement et ne pas l'avoir faite au tout début, quand on avait
quand même des groupes, des expertises, autant des entreprises que des
personnes qui pourraient être affectées, de nous dire les implications et la
demande? Juste d'entrée de jeu, là, pour mettre la table pour tout ce qui s'en
vient, là.
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
M. Poulin : Bien... bien,
j'apprécie la question de la députée. J'ai présenté un projet de loi
extrêmement costaud sur l'allègement réglementaire des PME, sur lequel mon
ministère a travaillé avec sérieux et diligence depuis septembre dernier. Au
fil de la route, les ministères nous proposent... et on travaille de concert
avec eux sur l'allègement réglementaire de nos entreprises. Parce que, vous
l'avez vu, ça concerne également des PME et qu'on est dans le vert, dans le
ciment, dans l'aluminium, dans la chaux, dans la fonte. Alors, il y a eu... Et
d'ailleurs, lors de mes tournées sur le terrain, ça fait
partie des échanges
que j'ai avec des entreprises sur le programme en question. Comme le sous-ministre
le disait, c'est pour les nouvelles... les nouvelles qui se joindront au
programme. Alors, on a jugé pertinent, au moment où le tout était prêt, de
pouvoir l'ajuster à l'intérieur du projet de loi. Des fois, il y a simplement
un enjeu de calendrier, de délais qui sont prêts et qui fait que... puis c'est
à ce moment-là qu'on le fait. Il n'y a pas d'autres, d'autres éléments, là.
Mme Zaga Mendez : Mais vous
comprenez que, là, on ouvre toute une
section de la LQS sur laquelle on n'a
pas... on n'a pas du tout travaillé, là, dans les consultations. C'est ça,
l'enjeu. Là, on vient vraiment y toucher. Puis je vous entends, M. le ministre,
puis j'ai des questions de clarification sur l'amendement. Vous nous parlez des
petites et moyennes entreprises. Là, j'entends qu'en ce moment,
95 entreprises qui sont assujetties, là, à des normes supplémentaires...
parce qu'on a entendu, c'est des grands pollueurs, c'est des grandes
entreprises, ce n'est pas des PME.
M. Poulin : Bien, PME, en
passant, c'est... au Québec, c'est en bas de 250 employés. Puis on a
besoin de nos grandes entreprises, Mme la députée, au Québec, notamment pour
nos régions.
• (12 h 30) •
Mme Zaga Mendez : Je ne suis
pas en train de dire le contraire.
M. Poulin : Mais vous posez
une question sur la formule, la séquence. Je pense avoir été... d'avoir déposé
les amendements il y a quand même déjà trois semaines, un mois, de vous avoir
rencontré et d'avoir laissé un temps suffisant de préparation, et je rends
disponible l'ensemble des professionnels du gouvernement pour pouvoir répondre
à vos questions.
Mme Zaga Mendez : Mais ce
n'est pas de nous, comme parlementaires, de prendre connaissance, c'est de
comprendre les effets autant dans les industries, mais aussi en matière de...
Parce qu'il s'agit ici... c'est de la sécurité publique dans le sens de la
santé publique. Il y a des changements là qui vont avoir des impacts sur la
santé de nos populations. Ce n'est pas à moi de le savoir, si c'est dans le site
Web ou pas, là, c'est que les communautés, des groupes, notre société civile,
nos entreprises et l'ensemble ont pu prendre connaissance de tout cela en
avance et les entendre ici. Parce que, pour... moi, c'est ça qui... quand j'ai
vu les amendements, de le lire et de comprendre les effets, il y a vraiment,
vraiment ici un cas viable de ne pas avoir eu l'avis de ces groupes-là.
Ceci étant dit, je veux... j'aimerais
avoir quand même des précisions. Je veux aller plus étape par étape parce que
les articles 31.1 à 31.15, c'est là qu'on voit, vous l'avez dit, là, le
programme qui vient assujettir après l'autorisation... je vais le dire dans le
terme, là, que je comprends, c'est le permis d'assainissement, là? C'est ça?
C'est de ça qu'on parle. Donc, le permis d'assainissement qui arrive une fois
suite à l'autorisation de construire une dite industrie, de nous dire combien
de rejets, sur combien d'années, avec quelles normes supplémentaires si ce
rejet-là dépasse les normes de la santé publique, et on en connaît plusieurs.
La façon que je lis l'article, puis, pour
ça, je veux bien comprendre...
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12 h 30 (version non révisé
e) Mme Zaga Mendez : ...l'intention,
mais on nous dit que malgré les choses qui sont écrites, donc malgré le fait qu'il
y a dans l'article 22 la disposition qu'on peut justement ajouter des normes
supplémentaires dans le programme d'attestation, les dispositions de la
présente
section s'appliquent à l'autorisation relative à l'exploitation d'un
établissement.
Malgré cela, malgré le fait qu'on le fait, on le faisait
auparavant, les articles s'appliquent à l'égard... puis, bon, on nomme la
nature de l'article, qui font objet d'une autorisation... «qui a fait objet»,
là, c'est là que je veux comprendre bien l'essence... «ou qui a fait objet d'une
autorisation ou d'un certificat d'autorisation délivré par le gouvernement en
vertu de l'article»... et là on nous donne l'article.
Donc, ici, moi, la façon de le lire, c'est
que, malgré... malgré les exigences, les industries qui ont reçu un certificat...
un permis... d'assainissement à l'égard de l'article 31.11 et 31.15, «à compter
de la date qui suit de 10 ans celle de la délivrance de l'autorisation»... C'est
là qu'il n'est pas clair pour moi comment on vous appliquez le 10 ans puis c'est
où. Parce que ce n'est pas écrit, ici, «à partir de la date que le projet de
loi rentre en vigueur, à partir de maintenant tout»... Je vous le dis en termes
extrêmement simples, là, juste pour comprendre l'intention. Si c'était écrit «à
partir de la date d'aujourd'hui, toutes les nouvelles industries qui doivent
avoir un certificat d'assainissement, malgré ça, elles vont pouvoir, à compter
de 10 ans de plus. Est-ce que c'est ça, l'intention? Parce que la façon que c'est
écrit, j'entends que, même pour tout le monde qui a eu un certificat, bien... 10
ans pour tous ces projets-là. Est-ce que je me trompe?
M. Armanda (Stéphane) : ...
pas tout le monde qui a eu un certificat d'assainissement. Ce qu'on vient
mentionner... Il y a deux façons d'avoir une autorisation, au niveau du
ministère de l'Environnement, il y a soit une autorisation gouvernementale, qui
passe par un décret, ou une autorisation du ministre, qui passe par l'article
22. L'autorisation gouvernementale est soumise... puis il y a certains
indicateurs qui vient déterminer si l'entreprise a besoin d'une autorisation
gouvernementale ou non. C'est souvent des grands projets, qui vont venir
toucher soit les milieux humides, les milieux sensibles ou quand doit faire une
analyse approfondie pour déterminer : est-ce que le projet est admissible
ou non.
Donc, lorsqu'on a besoin d'une
autorisation gouvernementale, le décret vient autoriser le projet, mais il n'autorise
pas l'exploitation de l'entreprise, il autorise uniquement le projet. Par la
suite, l'entreprise doit venir chercher un certificat d'autorisation, selon l'article
22, qui, lui, va venir autoriser l'exploitation de l'entreprise.
Nous, ce qu'on vient mentionner ici, c'est
que, pour les nouvelles entreprises qui ont obtenu soit une autorisation du
gouvernement ou une autorisation du ministre, ils vont avoir 10 ans où ils n'auront
pas besoin d'avoir d'autorisation en vertu du PRRI pour pouvoir exploiter. Le 10
ans commence, si on a une autorisation du gouvernement, à partir du moment où
on a eu l'autorisation du gouvernement, mais, s'il n'y a pas d'autorisation du
gouvernement, le 10 ans commence à partir du moment où on a eu l'autorisation d'exploitation
à partir de l'article 22.
Mme Zaga Mendez : Donc, je
comprends, mais, maintenant, la façon qui est écrit... parce que, là, on vote
puis on se positionne sur ce qui est écrit puis comment ça va être interprété,
donc, ce que vous dites, c'est qu'il y e en ce moment, deux étapes, le décret
ou l'autorisation des grands projets. Prochaine étape, application de l'article
22, ledit certificat qui vient après. Sans le certificat, ils ne peuvent pas
opérer, ça, on le sait, en ce moment, ça, c'est ce qui se passe et ce qu'est-ce
qui est appliqué partout au Québec, même pour les nouvelles.
Là, votre intention, c'est les nouvelles
entreprises. La façon que c'est écrit, je ne vois nulle part écrit le mot «nouvelle
entreprise», ou «désormais» ou «à partir de la date d'entrée en vigueur». C'est
là que je ne comprends pas pourquoi. Parce que, là, si, en ce moment, aujourd'hui,
le projet de loi n'est pas... n'est pas en vigueur encore, mais on a déjà donné
une autorisation par décret, mais on n'a pas encore donné le certificat d'assainissement,
est-ce que ça veut dire qu'en date d'aujourd'hui, avec une autorisation par
décret, ils ont... l'entreprise peut avoir 10 ans sans son autorisation...
bien, sans certificat d'assainissement et elle peut opérer? Est-ce que c'est ça
que ça veut dire?
M. Armanda (Stéphane) : Non,
elle ne peut pas opérer. Pour pouvoir opérer, ça prend l'autorisation du
ministre selon l'article 22...
M. Armanda (Stéphane) : ...ça,
ça demeure, c'est inévitable. Le 10 ans concerne uniquement l'autorisation en
vertu du Programme de réduction des rejets industriels, où on vient lui
dire : Pendant le premier 10 ans, on ne te demandera pas d'en faire plus
que ce que la réglementation actuelle te demande.
Mme Zaga Mendez : Mais,
deux questions, là. Je ne vois pas comment l'article vient répondre... La
première question, c'est... c'est pour les nouvelles entreprises. La façon que
c'est écrit, on a... il y a eu de... des juristes en environnement qui me
disaient : On ne comprend pas, là. Qui s'applique? À partir de quelle
date? De ce que j'entends, c'est que, si ceci passe, une fois que ce sera
adopté, la conséquence serait que décret... ou bon, l'autorisation du projet,
il y a quand même l'application de l'article 22 pour avoir un certificat
d'assainissement, mais il n'y aura pas de demande supplémentaire en vertu de
l'article 31.11. Ou pas? Parce que là, c'est... pour de vrai, là, comme,
il faut les lire deux, trois fois pour comprendre l'impact avant de se
positionner. Et je ne vois pas où on peut tirer la conclusion que c'est pour
les nouvelles entreprises.
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Vous
voulez intervenir?
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) :
Bonjour...
Le Président (M. Allaire) :
Oui, excusez-moi. Mon Dieu, j'étais distrait. Donc, peut-être simplement
prendre le temps de vous présenter et votre titre, s'il vous plaît. Est-ce que
j'ai votre consentement, tout le monde? Je ne l'ai pas entendu.
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Allaire) :
Oui. Parfait, allez-y.
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) : Bonjour.
Aurélie-Zia Gakwaya, je suis avocate pour le ministère de la Justice. Donc,
effectivement, le PRRI, c'est quand même un peu technique à comprendre. Donc,
je vais prendre un pas de recul juste pour expliquer dans quel contexte
s'inscrit cette modification-là, là. Parce qu'ici, la modification en tant que
telle, ce qu'on vient de faire, c'est qu'on vient vraiment juste mettre de côté
certains pouvoirs additionnels que le ministre a au niveau de l'autorisation
ministérielle, lorsqu'il s'agit d'un établissement qui est visé par le
programme. Donc, en gros, ce qu'on vise ici, c'est les établissements qui
seraient assujettis à la procédure d'évaluation des impacts sur
l'environnement. Donc, pour les plus gros projets, il passe d'abord par, dans
les acronymes... À l'issue de ce processus-là, si tout va bien, ils obtiennent
un décret ou, pour les procédures nordiques, c'est quand même une autorisation
gouvernementale, mais qui est assujettie à l'autre
partie de la LQE. C'est ça,
les articles qu'on vise. Quand vous voyez 31.5, c'est les décrets pour les
projets normaux. 154, 189, ce sont les références à la procédure nordique. Mais,
tout ça, ça reste une autorisation du gouvernement. Donc, ça, c'est le premier
point de départ. C'est seulement ces projets-là qu'on vise. Pour les projets
qui auront fait ou qui auraient fait l'objet de ce processus d'autorisation
gouvernementale là, ce qu'on vient faire ici, c'est qu'on prévoit que, lorsque
le ministre doit délivrer subséquemment son autorisation ministérielle qui est
requise, comme Stéphane Armanda le disait, pour l'exploitation. Donc, avant
d'entrer en exploitation, le ministre délivre une autorisation ministérielle en
vertu de l'article 22. Dans les cas de la PRRI, on confère, par les
articles 31.11 à 31.15 des pouvoirs additionnels au ministre, quand il est
rendu, à cette étape-là, de venir ajouter des normes ou moduler certains trucs,
rehausser certaines normes, ajouter du contenu pour s'assurer d'une bonne
protection de l'environnement dans ce contexte-là.
• (12 h 40) •
Ce qu'on vient faire ici, c'est pour les
entreprises, donc, comme je disais, qui ont fait l'objet d'un décret, d'une
décision gouvernementale, on suspend l'application de ces pouvoirs-là pendant
les 10 premières années, donc à partir du décret. Donc, le point de départ du
10 ans, c'est à partir de la date de délivrance de l'autorisation
gouvernementale. On a 10 ans pendant lesquels le ministre, dans son
autorisation ministérielle, donc l'article 22, n'a pas accès à ces
pouvoirs supplémentaires là pour rehausser les normes. L'objectif étant de se
dire que, bien, on a confiance en nos propres processus d'autorisation. Dans le
décret et ce qui suit, on va avoir établi des normes qui vont être suffisamment
élevées, qui vont être au goût du jour, qui vont être les dernières normes
applicables. Donc, pendant une période de 10 ans, bien, le ministre n'a pas
accès à ces pouvoirs supplémentaires, là. À l'issue du pouvoir de... à l'issue
de la période de 10 ans, bien, les pouvoirs qui sont prévus par 31.11 et 31.15
vont être applicables, par exemple, pour des modifications subséquentes de
l'autorisation ou... Bien, c'est ça, principalement pour les modifications, les
pouvoirs vont être... vont être de nouveau accessibles.
Mme Zaga Mendez : OK. Je
ne sais pas si... M. le ministre, voulez-vous réagir ou je continue?
Le Président (M. Allaire) : M.
le...
M. Poulin : ...réponse à
vos questions. Alors, c'est ça qui est important.
Le Président (M. Allaire) :
Merci, maître. Mme la députée de Verdun...
Le Président (M. Allaire) : ...vous
souhaitez poursuivre? Allez-y.
Mme Zaga Mendez : Merci,
merci, l'explication et la séquence. Donc, de ce que je comprends, pour tout
projet, je vais le dire... parce que... J'entends nouveaux projets, mais
j'ai... Dans votre explication, tout projet qu'il y a eu un décret, une
autorisation, première étape, ça va, 31.5 ou 18, là, par la suite il y a un
certificat d'autorisation. Donc, ce qu'on fait, c'est qu'on suspend
l'obligation de mettre des conditions supplémentaires à ce qui est déjà dans
l'article 22 pour tout projet qui a déjà, en ce moment, un décret
d'autorisation.
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) : À
peu de choses près, oui, c'est-à-dire que, pour les autorisations
gouvernementales, donc, les projets qu'ils ont fait l'objet d'une autorisation
gouvernementale et qui sont rendus à l'étape subséquente d'avoir leur 22, donc
l'autorisation ministérielle pour entrer en exploitation, ce qu'on vient faire,
c'est qu'on... le ministre voit ses pouvoirs suspendus pendant une période de
dix ans, d'ajouter des conditions supplémentaires dans son autorisation
ministérielle. Donc, ce n'est pas un devoir que le ministre a, c'est un pouvoir
qu'il a à partir des pouvoirs qui sont déjà prévus à la LQE. Donc, tu sais,
toute la
section qui est propre aux autorisations ministérielles, qui est
prévue par les articles 22 et suivants de LQE... vont demeurer
applicables. Donc, ça va être comme si on traitait cette autorisation-là comme
une autorisation ministérielle usuelle pour les projets qui sont assujettis à
la... autrement.
Mme Zaga Mendez : Mais on
s'entend que... Ça fait qu'il n'y a pas... bon, il y a des nouveaux projets qui
vont être annoncés, mais, en ce moment, si un projet a déjà eu, comme je vous
dis, le décret ou qu'il y a des... Moi, ma prochaine question, c'est :
Est-ce qu'il y a un projet en date d'aujourd'hui qui a reçu un premier
certificat, donc étape deux, qui a déjà passé l'étape deux?
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) : ...ministérielle.
Mme Zaga Mendez : Oui.
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) : Ça
ne s'applique pas. Donc... mais, par contre, ça s'applique... ça
s'appliquerait, donc, à partir de la sanction de la loi pour les établissements
qui seraient entre l'étape un et l'étape deux. Donc, pour les établissements
qui auraient déjà reçu leur autorisation gouvernementale...
Mme Zaga Mendez : Mais ils
n'ont pas fait l'attestation... la certificat.
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) :
...mais qui n'auraient pas encore obtenu l'autorisation ministérielle, ça
s'applique à eux. Et le dix ans... à partir de leur date de délivrance de
l'autorisation gouvernementale. Donc, par exemple, si ça fait huit ans qu'ils
ont leur autorisation gouvernementale, bien, il resterait juste deux ans.
Mme Zaga Mendez : Combien de
projets en ce moment nous avons qui ont reçu l'étape un, mais n'ont pas passé
l'étape deux?
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) : Il
n'y en a pas.
Mme Zaga Mendez : Aucun
projet au Québec qui a passé l'étape un, mais qui n'a pas passé l'étape deux,
qui sont assujettis à l'article...
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) : Bien,
on me souffle à l'oreille que peut-être qu'il y a un projet, c'est... Est-ce
que vous vous savez c'est lequel ou on peut prendre le temps de vérifier? On
peut vous revenir avec cette vérification-là.
Le Président (M. Allaire) : Ça
Mme Zaga Mendez : Oui, je
pense que c'est important de comprendre parce que là vous dites nouveau projet,
mais la façon que c'est écrit qui peut être, c'était justement parce qu'il y en
avait, des projets. Donc désormais, si on passe à l'étape un, de facto, oui, il
y a un certificat d'assainissement, mais on suspende les articles additionnels.
Là, ma question est la suivante :
Vous visez, vous avez parlé des différentes... différentes entreprises et vous
avez dit plusieurs fois «gros projet», là, ça fait qu'on ne parle... On peut
aimer ou pas, c'est quand même des gros projets à impact, sinon ils n'auraient
pas... ils n'auraient pas de toute cette législature qui fait passer des étapes
aussi rigoureuses. On parle quand même des gros projets à impact. Pourquoi dix
ans? Parce que dans l'attestation, dans les 31.11 puis 31.15, là, les
obligations, là, c'est des obligations de chercher de l'information pour... de
ma compréhension, puis c'est ça que je veux voir avec vous, des analyses, des
échantillons, des... la quantité des émissions, il y a quand même, dans...
31.11 à 31.15, là, puis on peut le passer, là, chacun... Il y a là une...
comment je peux le dire, un pouvoir qu'on a au Québec, de quand même mettre...
Ce n'est pas seulement des seuils, mais des suivis plus serrés pour certaines
industries qui sont... parce qu'il y a des polluants, puis c'est là où, pour
le... Je me reflète, vous me parlait de nouvelles technologies, mais il y a des
polluants pour lesquels des fois, on ne connaît pas encore leurs impacts, on ne
connaît pas leurs seuils d'émissions et qui peuvent changer pas mal en dix ans.
Est-ce... Pourquoi on évalue à dix ans et pourquoi ne pas avoir suspendu ça si
on veut un suivi...
Mme Zaga Mendez : ...quand même
plus serré pour que les comités sachent c'est... Parce que ça s'applique à
tout, à toutes les émissions, cadium... bon, on va parler de l'arsenic, bien
sûr, autour de la table, mais ça s'applique à plusieurs.
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) : Bien,
peut-être, je peux prendre une
partie de la question sur le contenu, vraiment,
des articles en tant que tel. Je propose de vous les passer pour expliquer le
contenu des articles qui sont suspendus pendant cette période-là.
Donc, tu sais, d'abord, le premier
article
qu'on... le premier
article qui est prévu, c'est l'article 31.11.
L'article
31.11, il prévoit que le ministre peut ajouter des normes de contrôle quand il
est d'avis que les normes réglementaires étaient insuffisantes, donc, pour
assurer une surveillance ou un contrôle adéquat du... des rejets de
contaminants dans l'environnement, par exemple. Donc, dans ces cas-là, il peut
fixer dans l'autorisation des exigences supplémentaires s'il l'estime
nécessaire, donc qui vont au-delà des règles qui sont prévues par les
règlements qui sont... qui s'appliquent. Ça, c'est le premier article, 31.11.
31.12, on prévoit, encore une fois, que le
ministre peut... donc, c'est un pouvoir du ministre de demander des études
spécifiques, notamment relatives à la provenance des contaminants, à la
réduction de leurs rejets et à leurs impacts sur la qualité de l'environnement,
les écosystèmes, les espèces vivantes et les biens de même que sur la vie, la
santé, la sécurité, le bien-être et le confort de l'être humain, ainsi que des
études relatives à l'analyse de risques et à l'élaboration de mesures de
prévention d'urgence environnementale. Donc, c'est vraiment le pouvoir d'exiger
des études supplémentaires qui est suspendu ici.
Ensuite, à 31.13 puis à 31.14, c'est
vraiment la procédure qui est prescrite sur comment doit exercer... comment le
ministre doit exercer les pouvoirs qu'on a prévus à 31.11 et 31.12. Donc, c'est
vraiment plus des articles qui sont procéduraux.
Puis, enfin, 31.15, bien, c'est dans
l'éventualité où est-ce qu'on a suivi ce processus-là, donc qui est prévu par
les deux articles qui précèdent, c'est ce que devrait prévoir l'autorisation si
le ministre a exercé ces pouvoirs. Donc, encore une fois, c'est un
article qui
est plus sur la forme que sur le contenu.
Les deux articles de contenu, c'est
vraiment 31.11 puis 31.12. Puis, tu sais, ça, ça s'ajoute... juste avec le pas
de recul, encore une fois, donc on suspend l'application de ces pouvoirs-là,
mais tout l'arsenal de ce que prévoit la
Loi sur la qualité de l'environnement
demeure applicable. Donc, par exemple, si on avait un doute pendant ces 10
années-là quant à un impact sur l'environnement, on a quand même d'autres
pouvoirs dans la LQE qui vont demeurer applicables et que le ministre va
pouvoir utiliser pour aller chercher de l'information, par exemple.
Mme Zaga Mendez : Merci.
Merci des précisions. Puis vous avez bien expliqué, là, c'est des pouvoirs, ce
n'est pas d'obligation. De 31.11 à 31.15, ce n'est pas une obligation,
c'est-à-dire, ce n'est pas de facto. Je veux juste ramener, là, à l'objectif du
ministre, ce n'est pas de facto...
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) : C'est
un supplément.
• (12 h 50) •
Mme Zaga Mendez : ...que les
industries vont avoir ces chapitres-là à suivre. C'est parce qu'il existe des
risques ou c'est parce qu'il y a eu des études, c'est parce qu'on connaît soit
la nature de l'exploitation, on a eu des cas par ailleurs ou... ou pour des
questions de santé publique. On se garde le pouvoir. Encore une fois, le
ministre peut, à la lumière de certaines informations, dire... qu'il n'exerce
pas le pouvoir, en effet?
Donc, ce que je vois ici, c'est vous dites
que... puis, je pense, c'est plus une question pour le ministre, au-delà de
vous, c'est de comprendre l'intention ici. Si c'est un pouvoir, là, que le
ministre a, il peut l'exercer s'il a un doute. Pourquoi s'enlever ce
pouvoir-là? Parce que c'est... qu'il s'agit, là... j'ai bien compris, puis
c'est pour ça je voulais bien comprendre la mécanique. Ce n'est pas une obligation,
ce n'est pas une obligation, passer par 31.11 à 31.15, là, c'est seulement et
seulement s'il a des doutes en termes de qualité de l'environnement. C'est pour
ça qu'il a été fait. Alors, le ministre qui passe à travers... l'autorisation,
qui vient arriver à ce qu'on appelle l'autorisation ministérielle par le
certificat, pourrait très bien dire : Je ne mets pas de nouvelle
condition. Donc, c'est un pouvoir, ce n'est pas... Si on le voit juste de votre
angle... de l'angle de M. le ministre d'allègement réglementaire... Ce n'est
pas une obligation, là. Pourquoi s'enlever ce pouvoir-là puis ne pas l'exercer
pendant 10 ans?
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
M. Poulin : Bien, c'est sûr
qu'on... projet par projet, ils ont des parcours différents aussi. Alors, en
donnant cette prévisibilité-là, cette possibilité de prévisibilité là, je pense
que, oui, il y a également aussi un adjoint... pas un adjoint parlementaire,
mais un allègement réglementaire qui peut être intéressant et qui donne la
prévisibilité à l'entreprise et... sur ses emplois, le marché, son financement
dans certains secteurs d'activité. On est quand même dans des entreprises qui
vivent des situations économiques...
M. Poulin : ...ils peuvent
être extrêmement difficiles avec le coût des acquisitions, le coût des
intrants, les tarifs, dans le cas de certains. Alors, de donner cette
prévisibilité-là, ce pouvoir de prévisibilité là, cette agilité-là, moi, je
pense que ça peut effectivement être bien.
Mme Zaga Mendez : Oui, mais,
de l'autre côté, vous dites qu'il faut donner la prévisibilité, mais on donne
la prévisibilité quand c'est écrit qu'elle pouvait... comme, ce cadre-là
existe. Les entreprises le savent, là, depuis 1998, là, qu'il y a... que le ministre
de l'Environnement a un pouvoir, là, ça fait une trentaine d'années qu'ils
savent que le ministre de l'Environnement a un pouvoir. Ces industries
continuent à se développer au Québec. Oui, il y a des difficultés, puis les
difficultés, ce n'est pas parce que... je vais me permettre, là, ce n'est pas
les difficultés. Vous avez parlé de plusieurs d'entre elles qu'on reconnaît,
qui sont de l'ordre mondial, mais ce n'est pas parce qu'un ministre a un
pouvoir ou pas, là, qu'on crée une difficulté supplémentaire, il passe quand
même par une autorisation. S'il y a un flag à lever, vous le levez déjà, il y
a... quand il arrive un certificat d'assainissement...
Là, ce que moi, je vois, c'est qu'on
renonce, le Québec renonce à un pouvoir de, nous, avoir la flexibilité puis de
dire : Là, pour certains polluants, pour des études spécifiques, qu'on a
besoin pour un contrôle, ce n'est pas pour réduire la production
nécessairement. Une étude, là, si vous... vous appliquez. 31.12, là, si on...
le ministre de l'Environnement garde le pouvoir d'appliquer 31.12, là, c'est
d'avoir des informations nécessaires pour analyser des risques supplémentaires
qui ne sont pas prévus. Puis, si le Québec avait fait ça pour certaines
industries que je ne nommerai pas, il y a en une centaine... 80 ans, on ne
serait peut-être pas dans la même situation, parce qu'on aurait pu corriger des
erreurs. Le principe de précaution qui prime dans la
Loi sur la qualité de
l'environnement permet de garder ce pouvoir-là pour que, si le ministre est alerté...
observé par un comportement des polluants excédentaires, des demandes d'études
spécifiques, il peut l'exercer.
M. Poulin : ...je ne comprends
pas juste la position de la députée. Êtes-vous pour ou contre l'amendement?
Mme Zaga Mendez : Ah! Je
n'avais pas encore... Je suis contre l'amendement, mais je vais continuer à...
je veux comprendre pourquoi on le fait, ça.
M. Poulin : Mais vous êtes
contre l'amendement, tout en nous disant qu'on a déjà la ceinture et les
bretelles avec le certificat d'autorisation puis tout notre processus.
Mme Zaga Mendez : Non, ce
n'est pas ça que j'ai dit. Ce que j'ai dit, c'est qu'il passe à travers un
processus normal...
M. Poulin : Que vous jugez...
que vous jugez très bien.
Mme Zaga Mendez : Bien, moi,
le processus, très bien, c'est... on y va jusqu'à 31.15. C'est ça, la... C'est
un processus au complet. Le processus est logique. Il suit une logique qui est
au cœur, au coeur de la LQE qui s'est donné un pouvoir, des... les
réglementations pour contrôler des polluants atmosphériques, dépasser par des
autorisations. Et quand vient le temps de faire un certificat d'assainissement,
que le ministre de l'Environnement se garde le pouvoir d'ajouter, oui, des
choses supplémentaires quand c'est l'objectif de protéger la population. Ce
n'est pas une obligation. C'est parce que, tout à l'heure, l'angle à lequel
vous l'avez... tout à fait, vous l'avez expliqué au tout début, il a dit :
En cours de route, je me suis rendu compte qu'il y avait des allègements
réglementaires à faire. Ce n'est pas une obligation. Pourquoi s'enlever le
pouvoir de faire ça?
M. Poulin : Mais dans...
Mme Zaga Mendez : Ce n'est pas
un formulaire de moins, là, parce que, pour tout le monde, là, ce n'est pas une
obligation.
M. Poulin : Bien, c'est que le
fait de pouvoir avoir le même cadre pendant 10 ans, oui, ça devient un
allègement, ça devient une prévisibilité que l'on donne à des entreprises de
différents secteurs. Alors, la prévisibilité est un allègement.
Mme Zaga Mendez : Ils vont
l'avoir, le même cadre pendant 10 ans, parce que, pour pouvoir opérer,
vous l'avez... dire : Le jour un, année un, ils vont... Quand vous
donnez... quand le ministre de l'Environnement...
M. Poulin : Oui. Oui, oui,
absolument, sur la durée, mais à l'intérieur du... du 10 ans, on donne
quand même les mêmes garanties et les mêmes conditions.
Mme Zaga Mendez : Bien, c'est
la même chose quand vous faites un certificat d'assainissement avec conditions,
c'est les mêmes garanties.
M. Poulin : Bien, en... Alors,
alors, vous êtes... vous êtes pour l'amendement.
Mme Zaga Mendez : Non, je suis
en train de dire qu'il n'y a pas d'allègement réglementaire basé sur la prévisibilité,
c'est-à-dire...
M. Poulin : Bien, peut-être,
peut-être, là, M. sous-ministre adjoint, madame... vous... vous pourriez
peut-être aller plus cette notion-là d'allègement. Moi, je comprends qu'il y en
a un, mais là on a... on fait plus un débat philosophique sur la portée de
l'amendement que sur le fond, mais allez-y, peut-être.
Le Président (M. Allaire) :
Merci, Maître, allez-y.
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) :
...juste préciser peut-être des éléments de... de nature à rassurer les craintes
sur les pouvoirs que détient tout de même le ministre dans ce processus-là.
Parce que, tu sais, dans le processus d'autorisation ministérielle qui est
prévu dans la
Loi sur la qualité de l'environnement, donc, pour tous les types
d'autorisation...
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) : ...ministérielle,
on a quand même le pouvoir d'imposer des conditions qui seraient différentes de
celles qui sont prévues par règlement dans certaines circonstances. C'est
évidemment encadré par la loi, c'est l'article 26 de la LQE, mais ces
pouvoirs-là, oui, 25, 26 et suivants... mais ces pouvoirs-là vont demeurer.
Donc, s'il y avait une situation particulière donnée, le ministre a quand même
des pouvoirs qui sont prévus par la loi, là. Puis...
Une voix : ...
Mme Gakwaya (Aurélie-Zia) : Oui.
Ça, c'est le premier élément de réponse. Le deuxième élément de réponse
additionnelle, c'est que, tu sais, il ne faut pas oublier non plus qu'on vient
de réformer une
partie de la procédure d'évaluation, d'examen des impacts de
l'environnement... sur l'environnement par le biais du projet de loi n° 81
l'année dernière. Donc, il y a quand même beaucoup de modifications qui ont été
apportées à ces articles-là. Ce qui a mené à une modification du règlement en
application de cette procédure-là. Et ce règlement-là devrait être édicté sous
peu. Il devrait entrer en vigueur normalement au mois de décembre, donc, 2026.
Donc, il y a un rehaussement aussi qui a été fait au niveau de la procédure
d'autorisation gouvernementale.
Mme Zaga Mendez : Merci. M.
le Président, je vois que... je pense qu'on va... J'ai d'autres questions
concernant l'application de l'article 25 et 26 de la LQE, qui est nommée
comme une option. Encore une fois, en termes de prévisibilité, la
prévisibilité, en disant : Si on peut... Je ne comprends pas encore
l'argument de prévisibilité pour entreprises. Moi, ce que je vois à date, c'est
qu'on est en train de s'enlever un pouvoir nécessaire, nécessaire pour la
protection de l'environnement puis la protection des populations. C'est ce que
je vois jusqu'à maintenant.
M. Poulin : ...vous savez, Mme
la députée, dans ce bloc-là, sur cette dernière phrase que vous venez de
mentionner, je sens que ça va guider vos interventions, à juste titre. Parce
qu'on a... on a Glencore, là, qui s'en vient également, là, où j'imagine que
vous allez avoir les mêmes observations ou des observations similaires, sans
vous prêter d'intentions sur ce que vous allez dire.
Mme Zaga Mendez : On va aller
amendement sur amendement. Il y a plusieurs choses. Il y a plusieurs choses.
M. Poulin : Amendement. Mais
c'est juste que, dans le bloc, il y a... il y a beaucoup de choses qui se
ressemblent. Dans ce cas-ci, vous avez clairement mentionné votre intention
d'être contre. Vous jugez... Est-ce que vous souhaiteriez donc voter sur cet
amendement-là et, plus tard, on peut continuer la conversation?
Mme Zaga Mendez : Non. Je
souhaite qu'on réponde encore à l'application de l'article 24 et 26.
M. Poulin : OK. Donc, vous
n'avez pas obtenu... vous n'avez pas obtenu l'ensemble des informations sur cet
amendement-là?
Mme Zaga Mendez : Non parce
qu'il reste encore 24, 26 pour comprendre.
M. Poulin : Même si, dans les
prochains, on va traiter des mêmes enjeux?
Mme Zaga Mendez : Exactement.
M. Poulin : D'accord.
Le Président (M. Allaire) : Excellent.
Là, je regarde l'heure. Je pense qu'on va suspendre les travaux. Mais, juste
avant, vous pouvez laisser vos choses ici sans problème. On va s'assurer qu'il
y a quelqu'un qui reste ici pour surveiller vos choses parce qu'on a seulement
30 minutes de pause.
Donc, compte tenu de l'heure, je suspends
les travaux jusqu'à 13 h 30. Bon dîner...
(Suspension de la séance à 13 heures)
Haut de la page
13 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 13 h 33)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. Alors, je vous rappelle que la Commission de
l'économie du travail est réunie aujourd'hui pour l'étude détaillée du projet
de loi n° 11, Loi modifiant diverses dispositions
principalement aux fins d'allègement du fardeau réglementaire et administratif.
Alors, j'espère que vous avez eu le temps
de dîner, peut-être pas de digérer, mais de dîner au moins. On était dans des
discussions entre la députée de Verdun et le ministre. Donc, Mme la députée de
Verdun, je vous recéderais la parole.
Mme Zaga Mendez : Oui. Pour
continuer, j'ai une question. Tout à l'heure, on nous a dit qu'il y a un projet
qui a déjà eu l'autorisation ministérielle et pour lequel ce changement
viendrait s'appliquer. Est-ce possible de savoir le nom et la ville du projet?
Le Président (M. Allaire) : Qui
souhaite répondre? C'est vous qui allez répondre? Je pense qu'on...
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Oui? Qui?
M. Armanda (Stéphane) : Juste
pour l'information, ce n'est pas un projet. On a fait les vérifications, c'est
quatre projets. Puis on va faire la vérification pour vous transmettre le nom
puis l'endroit, là. On est en train de la sortir.
Mme Zaga Mendez : OK. Cette
information, est-ce qu'elle est disponible maintenant?
M. Armanda (Stéphane) : Dans
quelques minutes, oui.
Mme Zaga Mendez : Parfait. Ma
question suivante : Est-ce qu'il s'agit... vous allez vérifier, est-ce qu'il
s'agit du projet Horne 5 à Rouyn-Noranda?
M. Armanda (Stéphane) : Je
peux déjà vous répondre que non.
Mme Zaga Mendez : OK, donc...
parce que le projet Horne 5, dans quel état il se trouve?
M. Armanda (Stéphane) : Le
projet Horne 5 a été refusé, donc...
Mme Zaga Mendez : Donc, il n'y
aurait pas...
M. Armanda (Stéphane) : ...il
n'y a pas de projet Horne 5.
Mme Zaga Mendez : Exception,
est-ce possible de nous revenir avec les... la liste des quatre projets dans ce
cas-là?
M. Armanda (Stéphane) : Oui.
Mme Zaga Mendez : Merci. Est-ce
qu'on peut suspendre avant de continuer ou... pour donner une chance?
Le Président (M. Allaire) : Parce
que... pour avoir l'information que vous attendez? Bien, M. le ministre.
M. Poulin : Vous n'avez pas
d'autre question à poser puis on pourrait...
Mme Zaga Mendez : C'était
juste pour, à partir des exemples, poser quelques questions de clarification,
si c'est possible.
Le Président (M. Allaire) :
...sur ce sujet-là.
Mme Zaga Mendez : Oui.
Le Président (M. Allaire) : On
va suspendre les travaux quelques instants, on va évaluer puis on va peut-être
revenir... on va revenir.
(Suspension de la séance à 13 h 35)
(Reprise à 13 h 36)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. M. Armanda, je vous cède la parole.
M. Armanda (Stéphane) : Oui,
dans le fond, il y aurait Galaxy Lithium, mine Dumont, Whabouchi puis Rose tantale.
Mme Zaga Mendez : Et ça, c'est
tous des projets qui ont reçu, donc, la première étape et ils sont rendus à la
deuxième étape.
M. Armanda (Stéphane) : Exactement.
Mme Zaga Mendez : Et c'est
des nouveaux projets? Est-ce que c'est des expansions d'un projet? On est tous
dans des nouveaux projets?
M. Armanda (Stéphane) : Ça, je
n'ai pas le détail de cette information-là.
Mme Zaga Mendez : Ma question,
parce qu'il ne me reste pas beaucoup de temps, mais, si jamais...
M. Armanda (Stéphane) : C'est
toutes des nouvelles mines.
Mme Zaga Mendez : Ces quatre
nouvelles mines.
M. Armanda (Stéphane) : Oui.
Mme Zaga Mendez : Donc, on
parle de quatre nouvelles mines. Donc, vous m'assurez en plus que ces quatre
nouvelles mines passent à travers un processus de BAPE également? Est-ce qu'ils
sont déjà à l'étape du BAPE ou pas?
M. Armanda (Stéphane) : Ils
ont reçu l'autorisation gouvernementale. Donc, normalement, cette étape-là est
passée s'il y avait besoin d'avoir l'étape du BAPE.
Mme Zaga Mendez : OK, donc, c'est
ce que ma... vous répondez à ma question. Donc, avec l'étape du BAPE qui vient
auparavant, dès l'autorisation, est-ce que, dans ces projets-là... je prends
les exemples pour comprendre l'implication, est-ce qu'il y a des
recommandations supplémentaires dans le BAPE de se doter de pouvoirs pour l'application
du 31.11, c'est-à-dire...
Mme Zaga Mendez : ...c'est-à-dire,
dans le BAPE, dans les recommandations, quand il y a des doutes, on dit au
ministère... au ministre : Vous pouvez aller chercher des exigences
supplémentaires quand on voit des risques.
M. Armanda (Stéphane) : Ça,
c'est une information précise que je n'ai pas, en ce moment, sur les projets.
Par contre, c'est des projets qui sont en attente d'obtenir leur autorisation
d'exploitation, puis les collègues qui travaillent sur l'autorisation
d'exploitation prennent en considération les recommandations du BAPE.
Mme Zaga Mendez : Mon point,
M. le Président puis M. le ministre, c'est que là, on a quatre projets. Moi,
j'ai... en deux minutes, une minute, on ne va pas faire les... Je me demande à
quel point ils peuvent être controversés ou pas, là, pour lesquels on passe une
étape du BAPE. Dans la... dans l'hypothèse que le BAPE donne quand même son feu
vert, avec des mises en garde supplémentaires, moi, je trouve ça quand même
difficile de voir qu'on enlève le pouvoir au ministre de l'Environnement de
légiférer, de prendre ces outils-là pour encadrer... Parce que le BAPE fait
souvent ça, il nous dit : Là, on a besoin d'aller plus loin. Et donc ces
pouvoirs-là, dans le 31, qu'on enlève, là... les articles sur lesquels on
discute, là, viennent donner le pouvoir de mieux concentrer, de réduire
l'impact de ces industries à l'intérieur de ces 10 ans là. Est-ce que le
ministre a évalué ça, le fait que, suite à une évaluation environnementale, on
est en train de s'enlever des pouvoirs?...
M. Poulin : Bien, moi,
j'ai... puisque vous m'interpelez, je n'ai pas cette impression-là, puisque la
loi de l'environnement et le bureau d'audiences publiques en environnement
demeurent, et tout le processus d'autorisation préalable à une exploration, à
une exploitation... vous faisiez référence aux mines dans les dernières
secondes... demeure. Alors, je ne partage pas votre inquiétude, même si je...
J'accepte, évidemment, votre préoccupation, mais je ne la partage pas, à la
lumière des informations que j'ai et des informations que nous avons obtenues
également, aujourd'hui, du sous-ministre adjoint.
Mme Zaga Mendez : Bien, ce
qui m'inquiète, avec le peu de temps, c'est que, dans les exemples... puis on
n'ira pas en détail, mais il y en a au moins un pour lequel il n'y a pas eu de
BAPE. C'est des nouveaux métaux, qui ne sont pas normés, qu'on pourrait en
fait, exiger plus, parce qu'il y a des risques puis on le