Health and Social Services — 7 December 2023 (43rd Legislature, 1st Session)
CSSS 2023-12-07
Quebec — Committees
(Onze heures cinquante-deux
minutes)
Le Président (M. Provençal)
: Bonjour à tous. Ayant constaté le
quorum, je déclare la séance de la Commission de la santé et des services
sociaux ouverte. Je vous souhaite la bienvenue. Je demande à toutes les
personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils
électroniques.
La commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 15, Loi visant à rendre le système
de santé et de services sociaux plus efficace.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Alors, Mme Caron (La Pinière) est remplacée par Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont)
et M. Marissal (Rosemont) est remplacé par M. Cliche-Rivard (Saint-Henri—Sainte-Anne).
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup. Lors de l'ajournement
nos travaux hier soir, nous étions à l'étude de l'amendement introduisant
l'article 1066.9, et le député de Pontiac m'avait signifié qu'il avait
d'autres interventions sur cet article.
M. Fortin : On était à l'annexe, hein, M. le Président, on avait
regardé, si je ne me trompe pas, l'annexe... On l'avait regardé ensemble en...
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Je vous dirais que, de façon
globale, on a... on traitait l'amendement qui introduisait
l'article 1066.9, mais, obligatoirement, on se référait de façon constante
à l'annexe parce que les catégories qui sont énoncées dans le 1066.9 nous
ramènent toujours à l'annexe avec les types d'emploi.
M. Fortin : En fait, je vous dirais, M. le Président, que, de mon côté,
je pense qu'on avait fait l'intervention souhaitée, là. Je crois que nous, on a
terminé pour l'instant, à moins qu'il y ait d'autres éléments qui soient
soulevés par mes collègues, mais, pour l'instant, ça me va, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Merci.
Bonjour, tout le monde. Merci, M. le ministre. Une petite question. On avait
parlé...
M. Dubé : Est-ce que je peux
juste...
M. Cliche-Rivard : Oui, bien
sûr.
M. Dubé : Parce que je n'ai pas
compris. Vous êtes OK avec l'annexe ou on est revenu à...
Le Président (M. Provençal)
: Non, on ne peut pas parce que
l'annexe...
M. Dubé : Parce
que c'est ça que je veux comprendre,
là. Excusez-moi, M. le député, je veux juste comprendre.
Le Président (M. Provençal)
: Il faut comprendre que...
M. Cliche-Rivard : Aucun
problème.
Le Président (M. Provençal)
: M. le ministre, j'aurais dû
probablement faire un petit retour. Dans l'ordre, nous devons adopter, dans un
premier temps, votre amendement qui introduit l'article 1066.9, par la
suite, on aura à adopter l'amendement qui introduit l'article 1866.9,
parce que celui-ci est en lien avec les... on passe de quatre à six classes, et, par la suite, nous aurons
une résolution pour adopter l'annexe III. C'est trois étapes
différentes, mais dans...
Le Président (M. Provençal)
: Le 1066.9, oui.
M. Dubé : En ce moment, c'est
là-dessus que vous dites que vous n'avez pas...
M. Fortin : Dans
le fond, on les a regardés ensemble.
Le Président
(M. Provençal)
: Oui.
M. Fortin : C'est ça. OK, mais il faut quand même les voter un à la
fois, c'est ça que vous voulez dire.
Le Président
(M. Provençal)
: Oui,
il faut les voter une à la fois.
M. Fortin : Oui, oui, OK. Puis je m'excuse, M. le Président, on a
commencé un peu... un peu raide, là. Donc, je me permets quand même de saluer
tout le monde et je m'en voudrais de ne pas lever mon chapeau au ministre de la
Santé pour sa touchante intervention il y a quelques instants en Chambre. Je me
permets de lui dire, là, c'est... Ça fait du bien des fois de prendre un moment
de faire des interventions comme celles-là, puis ça fait du bien de les
entendre. Donc, je lui lève mon chapeau.
M. Dubé :
C'est très gentil de votre... mais ne repartez pas ma machine à émotions,
elle est un peu fragile. Merci beaucoup, M. le député.
Le Président
(M. Provençal)
: M.
le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard :
Merci, M. le Président. Je voudrais poser une question au ministre, parce
qu'on avait aussi... dans cette petite liste de modifications, on avait parlé
des avocats et des avocates. Je me demande si vous aviez eu des réflexions...
il y a des consultations sur... à leur égard.
Le Président
(M. Provençal)
: M.
le sous-ministre Deschamps, alors, je vais vous demander de vous nommer, puis,
compte tenu que vous avez probablement eu plus de discussions avec ces gens...
avec les différents types d'emploi, alors, je vous demanderais de répondre à M.
le député, s'il vous plaît.
M. Deschamps
(Richard) : Merci, M. le Président. Il faut-tu que je décline mon
identité, oui?
Le Président
(M. Provençal)
: Oui,
s'il vous plaît.
M. Deschamps
(Richard) : Richard Deschamps, sous-ministre associé, Ressources
humaines, Réseau et Rémunération, ministère Santé et Services sociaux.
réponse, on n'a pas fait de nouvelle consultation depuis notre dernière
discussion là-dessus, M. le Président.
M. Cliche-Rivard :
Mais est-ce que vous avez... dit la dernière fois, puis je pense que, M. le
ministre, vous disiez : C'est possible. Je veux dire, vous étiez ouvert.
Je veux dire, on s'est... on s'est parlé en ondes, je pense, vous étiez prêts à
aller... à leur parler, à les rencontrer. J'essaie juste de voir pour eux et
pour elles, là, la porte, elle est-tu fermée à double tour avec la clé qui est
partie ou...
M. Dubé :
Bien, ne jamais dire que la porte est fermée à double tour. C'est sûr
que... je vais vous dire, on a fait quand
même une réflexion, là, bien qu'imparfaite, là, je suis toujours d'accord que
c'est... On peut toujours l'améliorer, mais je pense qu'il est toujours
possible pour nous de revenir, mais, pour le moment, c'est... Ce qu'on a mis sur
la table, là, puis surtout après tout le travail qui a été mis par les équipes,
non, je vous dirais qu'on en est là pour le moment, là.
M. Cliche-Rivard :
OK. Puis ça, c'est votre prérogative dans le projet de loi puis dans la
démarche du projet de loi, mais est-ce qu'on peut, ou vous pouvez retirer, là,
tu sais, votre... quand même votre engagement à leur parler et à les
rencontrer?
M. Dubé :
Oui. Oui, parce qu'en fait... En fait, je vais vous dire, dans... Puis là
je peux en parler parce que le... Tout ce qu'on appelle la nomenclature,
c'est-à-dire de trouver des nouveaux postes, ce n'est pas quelque chose qui se
fait en négociation, c'est quelque chose qu'on peut faire en ce moment. C'est
le gouvernement qui peut le faire, on peut
le discuter. Moi, je suis convaincu que, lorsqu'on aura fait ces étapes-là,
entre autres, du projet de loi n° 15, il va falloir se
requestionner sur certaines... ce qu'on appelle certains éléments de
nomenclature. Mais, à un moment donné, il fallait arrêter la ligne à quelque
part, mais il n'y a rien qui nous empêche, sans avoir à passer avec... par des négociations, de faire cet exercice-là et de
trouver des nouveaux postes, etc. Alors donc, la porte n'est pas fermée, mais,
pour le moment, il fallait en déposer une.
On profitait de la mise à jour qu'on fait avec PL n° 15, mais il y aura
d'autres possibilités.
M. Cliche-Rivard :
Pour être sûr qu'on comprend bien la réponse, là, quand vous parlez de
nomenclature, pouvez-vous juste préciser?
M. Dubé : Bien, ce qu'il
arrive, c'est qu'en ce moment... Je dois vous dire que, si vous voulez créer un
nouveau poste et que vous voulez... ou, par
exemple, faire des modifications à ce poste-là, ça l'a énormément d'impact
sur le salaire. Hein,
des fois, par exemple, il y a des techniciens ou des techniques qui n'existent
pas aujourd'hui. Vous voulez avoir un technicien, peu importe, en...
vous devez le faire accepter. Et ça se fait par discussion. Le processus est
complexe, hein... Ah! Daniel est là ce matin, puis il peut vous l'expliquer.
Mais c'est un processus qui est très... On s'est assis avec le Trésor, puis on
dit : Est-ce que ça doit faire
partie des négociations de la convention?
On a clarifié ça récemment. Ça... Ce n'est
pas... Il y avait beaucoup de perceptions que ça devait être mêlé aux
négociations, etc. Ça fait que c'est pour ça, je le dis un peu avec humour,
parce que je vous dis toujours : Je ne peux pas en parler parce qu'on a
des négociations. Là, je peux vous en parler, mais peut-être, Daniel... juste
peut-être dire un mot là-dessus. Parce que vous avez raison de le soulever, il
va falloir faire plusieurs, peut-être, changements par la suite, mais on a
tracé la ligne. Mais vas-y donc, Daniel, si tu...
Le Président (M. Provençal)
: M. le sous-ministre, s'il vous plaît.
M. Paré
(Daniel) : Oui, M. le Président. Daniel Paré, sous-ministre,
Santé et Services sociaux. Bonjour à tous.
En effet, pour la création d'un nouveau type
d'emploi, il y a une procédure. Et, dans la procédure, bien, au niveau de... d'un nouveau besoin qui s'est
déclaré, il y a un processus quand même de consultation avec les syndicats,
ensuite de ça pour voir au niveau des catégories,
qu'on fait toujours le lien, et, après ça, bien, il y a un autre processus
au niveau de... bien, d'y accoler, entre guillemets, le bon salaire, tout le
régime d'équité salariale, dans quel régime dans lequel que ces gens-là sont
classés. Après ça, bien, dépendamment du... dépendamment du type d'emploi qu'on
peut avoir en tête, il peut y avoir des consultations au niveau de l'Office des
professions aussi, parce que, des fois, on tombe dans un champ de pratique qui
est peut-être déjà, là, légiféré, etc. Ça fait que c'est... C'est pour ça que
ça a l'air simple, de créer un type d'emploi comme ça, mais il y a quand même
une procédure. Mais ça l'existe, et on est capable, là, on est capable de le
faire. Et, un peu comme M. le ministre vient de dire, bien, c'est pris en
considération dans le projet de loi qui vous a été déposé.
M. Cliche-Rivard : Je
comprends. Là, le type d'emploi, par contre, il existe déjà, là. Il est prévu à
1114 dans catégorie 5. La revendication de leur côté, c'était qu'ils sont
plutôt des travailleurs de la justice que du travail de la santé puis que s'ils
pouvaient avoir leur discussion ou leur unité séparément.
Ça fait que j'apprécie la réponse, mais je ne
parle pas de la création d'un nouveau type d'emploi. De toute façon, vous
l'avez dit, depuis la dernière fois, il n'y a pas eu de discussion. Moi, ce que
je vous demande seulement, c'est... Vous
l'avez dit la dernière fois aussi, que vous alliez leur parler, puis je pense
qu'ils attendent le retour d'appel. Ils m'ont reparlé cette semaine...
M. Cliche-Rivard : Parfait.
M. Dubé : J'ai pris
l'engagement que j'allais le faire, et je vais le faire.
M. Cliche-Rivard : Donc, moi,
ça me satisfait pour l'instant, dans les circonstances, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Y a-t-il d'autres interventions sur
cet amendement?
M. Fortin : Simplement, mais simplement, M. le Président, pour faire
part de notre appui à la demande du député
de Saint-Henri—Sainte-Anne par rapport à la question des avocats, là. Effectivement, on l'a
entendu, nous aussi, là. Je ne prétends pas être en lien direct de la
même façon que lui, peut-être, avec les avocats du ministère, mais,
effectivement, là, il y a une notion qui mérite d'être étudiée de la part du
gouvernement. Il y a une question qui se pose, à savoir : Est-ce qu'ils
sont vraiment, dans l'ensemble de l'appareil gouvernemental, là, à la bonne
place? Et j'encourage le gouvernement à faire cette enquête, cette enquête-là
ou à rencontrer les avocats de leur ministère le plus rapidement possible pour en venir à une résolution, je pense, qui
pourrait être au bénéfice d'une
partie comme de l'autre. Avoir des
avocats de bonne humeur, ce n'est pas une mauvaise chose.
Le Président (M. Provençal)
: J'aurais voulu...
Président (M. Provençal)
Non, non. Y a-t-il d'autres
interventions? Je vous avais reconnu, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau : Bien oui, on se
voit si souvent, c'est normal que vous me reconnaissiez, M. le Président.
Écoutez, je veux revenir sur la discussion d'hier. On a parlé des
perfusionnistes cliniques, il y en a 80, 77 dans un groupe syndical, trois dans
un autre. On leur a parlé ce matin, ils nous ont transmis une lettre qu'ils ont
transmise au ministère. Dans la lettre, ils
disent essentiellement qu'ils vont disparaître, dans la nouvelle catégorie
qu'on vient de créer. J'essaie de réconcilier leur position avec celle du ministère,
est-ce que vous pouvez m'éclairer là-dessus? Pourquoi vous rejetez leur prétention à vouloir travailler avec
leurs collaborateurs de toujours, du quotidien, les infirmières notamment? Et comment on peut réconcilier leur point de vue avec ce que
vous évoquiez hier, là, de valoriser cette profession-là, leur donner encore
plus de reconnaissance, un traitement différencié? Ils prétendent exactement le
contraire.
M. Dubé :
...parce que je dois vous avouer qu'on a reçu pas mal de lettres, dans les
derniers jours, je vais dire ça comme ça. Est-ce que... À qui était adressée la
lettre, là? Parce que...
M. Arseneau :
C'est une lettre de l'Association des perfusionnistes cliniques du Québec
qui est adressée au ministre Christian Dubé...
M. Dubé :
Ça, c'est moi, ça.
M. Arseneau :
...datée du 4 décembre 2023.
M. Dubé :
Le... quand? Le 4 décembre?
M. Arseneau :
Le 4 décembre. Mais essentiellement... Je peux peut-être en lire
quelques extraits, là, pour ramener ça un petit peu à votre mémoire.
M. Dubé :
Faites-vous plaisir.
Le Président
(M. Provençal)
: ...
M. Arseneau :
Avec un très grand plaisir. «Votre compréhension de l'idée derrière le
projet était d'isoler les titres d'emploi en soins infirmiers, entre autres,
pour faciliter les offres différenciées. Peut-être que nous avons tort — disent-ils — quoi
qu'il en soit, le point de vue de l'Association des perfusionnistes cliniques
du Québec, de l'Association des chirurgiens
cardio-vasculaires et thoraciques du Québec et de l'ordre des inhalothérapeutes
du Québec est que ce changement de
catégorie est à très haut risque de défaveur pour nos titres d'emploi et
apporteront assurément une représentation professionnelle et syndicale
encore plus réduite de nos titres d'emploi.»
Ça ne semble pas
aller dans le sens de l'argumentaire qu'on nous présentait hier soir, c'est ce
que je voulais soumettre à la commission pour explications, éclairage.
M. Dubé :
Bien, moi, je demanderais à M. Paré de répondre, s'il vous plaît, M.
le Président.
Le Président
(M. Provençal)
: ...
M. Paré
(Daniel) : Oui, M. le Président. Encore là, je vais répéter quelque
chose que j'ai mentionné hier soir. Par les
groupes qui sont là, que les questions soient... se posent, ça, je ne peux pas
être en désaccord là-dessus, mais, je pense, encore, c'est une mauvaise
compréhension du rôle qui est joué dans une notion de catégorie syndicale et
même avec les partenaires, les cosignataires de la lettre qui a... eux ont un
rôle de la promotion de la profession et ils ont
un rôle de... justement, au niveau, comme je mentionnais, de faire valoir
l'élargissement de leurs pratiques ou etc.
Quand on le ramène au
niveau d'une catégorie syndicale, avec les responsabilités de relations de
travail, responsabilités de défense des droits et de négociation de conditions
de travail, de notre côté, c'est le bout qu'on a de la misère à réconcilier.
Et, encore là, au lieu de perdre le groupe, si je prends l'exemple que vous
mentionnez... mais, encore là, un groupe
plus ou moins 80 personnes dans un... dans le nouveau groupe, leur poids
relatif va être plus grand que dans le groupe qu'ils sont présentement.
M. Arseneau :
Bon, la façon dont ils voient plutôt la chose, je vais quand même le
mentionner, là, en complément d'information pour ceux qui nous écoutent, on
dit : «La lecture que nous faisons de l'impact de ce remaniement est que
notre représentation sera franchement diminuée, car la nature de notre travail
n'est aucunement comparable avec les autres
types d'emplois dans la liste de la catégorie 6.» Ils parlent des
biochimistes, des cytologistes, des ingénieurs, des technologues en
radio-oncologie, techniciens de laboratoire, photographe médical, techniciens
en génie biomédical, et ainsi de suite. Donc, ils sont un très petit nombre
dans un groupe, dans une catégorie qui est aussi
très petite. Et, pour eux, enfin, ma compréhension, mon interprétation, et pour
leur avoir parlé, ça les marginalise encore davantage.
comprends que ce n'est pas votre objectif, mais, curieusement, l'analyse et
l'interprétation est diamétralement opposée, la vôtre et la leur. Est-ce que
vous en avez discuté avec eux pour essayer qu'on se comprenne? Parce que je
pense que, si on veut la même chose, c'est-à-dire valoriser les titres,
solliciter un plus grand nombre de citoyens et de jeunes pour adhérer à ces professions-là dont nous
avons besoin, pourquoi est-ce qu'on ne s'entend pas sur le moyen?
Le Président
(M. Provençal)
: Est-ce
que quelqu'un a une réponse à la dernière question de...
M. Dubé :
...compléter, je pense que...
M. Paré
(Daniel) : M. le Président, encore là, c'est... Est-ce qu'on
a consulté? Dans un processus de négociation comme on est présentement, vous comprendrez que c'était difficile, voire
même... probablement, même, non approprié, et, encore là,
au niveau... au niveau, là, de la rationnelle que je vous explique, bien, je
pense que ça nous permet de l'expliquer, là, dans le cadre de votre
question pour la suite des choses. Et où est-ce que je comprends... je
comprends l'enjeu des plus petites professions qui sont touchées par le
changement, je pense que c'est la notion de changement et... mais, encore là, je pense que vous le soulignez bien, là,
l'intention... l'intention est, justement, de leur donner une plus
grande voix dans un groupe, et c'est l'intention, là, qu'on tend poursuivre
avec la proposition devant vous.
M. Arseneau : Juste à des fins,
M. le Président, de ne pas travestir le propos des perfusionnistes cliniques,
juste ajouter un dernier petit paragraphe et qui s'éloigne de la question de la
représentativité syndicale, puis de la défense des droits, et tout ça, mais qui
a trait précisément, là, au travail qu'ils réalisent au quotidien, on dit, et
c'est le dernier extrait que je vais vous partager : «Comme vous le savez,
très peu de titres d'emploi sont amenés à faire des soins directs aux patients.
Ils doivent avoir une disponibilité 24/7, que ce soit par les quarts de
travail de rotation ou via le système de garde, et ils ont des liens
complémentaires au quotidien avec les deux autres professions.»
J'avais l'impression, en lisant ça, que c'était
essentiellement ce qu'on avait fait valoir au départ, quand on voulait créer
des catégories d'emploi, les liens entre les travailleurs sur le plan des
fonctions cliniques et le travail de complémentarité, de collaboration,
d'interdisciplinarité. C'est cet élément-là qu'ils font valoir. Qu'est-ce qu'on
leur répond, en les classant avec des ingénieurs, des photographes médicaux ou
des techniciens en génie biomédical?
Le Président (M. Provençal)
: M. le ministre.
M. Dubé : Bien, écoutez, comme
on a expliqué un peu plus tôt cette semaine, là, moi, j'ai beaucoup de respect
pour les opinions différentes, mais, des fois, il faut s'entendre qu'on ne
s'entend pas et... Mais il y a une chose qui est un principe, puis je vais
conclure nos réponses là-dessus. Ce qui était important, pour toutes les
raisons que M. Paré vient d'apporter puis, en plus, avec tous les travaux
qui ont été faits par M. Deschamps et son équipe, je dirais une
chose : pour nous, il était très clair qu'il fallait associer les
perfusionnistes avec les inhalothérapeutes, et c'est ce qu'on a protégé.
Alors, pour ce qui est de l'interdisciplinarité,
puis vos arguments, je les comprends... mais on l'a respecté, ce principe-là,
parce qu'on a dit... pour les raisons qu'on a bien expliquées, il était
important pour nous de les mettre dans la catégorie 6. Mais, encore une
fois, je le dis, là, ce sera mon dernier commentaire sur cette question-là, ce
n'est pas par manque de respect, mais, je vous dirais, on a pris une décision
de gestion et on va vivre avec cette décision-là. D'accord?
Le Président (M. Provençal)
: S'il n'y a pas d'autre
intervention... Oui.
Mme Setlakwe : ...est-ce que...
Là, on est rendu à la fin, je pense, des interventions, mais mon collègue en
avait d'autres à faire. Moi, je n'étais pas là pour... Est-ce qu'on peut
suspendre l'échange sur cet article-là?
M. Dubé : ...j'ai trop de...
Le Président (M. Provençal)
: Non, non, il n'y a pas de problème
pour moi, là, de permettre au député de Pontiac de revenir.
Mme Setlakwe : De poursuivre.
M. Dubé : Qu'est-ce que vous
voulez qu'on fasse en attendant? Moi, c'est juste ça...
Le Président (M. Provençal)
: Est-ce qu'on pourrait suspendre
temporairement le...
M. Cliche-Rivard : ...une
minute, une minute.
Le Président (M. Provençal)
: Parce que moi, j'aurais...
M. Dubé : Non, mais, si jamais
c'était plus long... Ça arrive, ça arrive, des fois.
Le Président (M. Provençal)
: Question efficacité, M. le député,
moi, je suggérerais, parce qu'on a quand même eu une bonne discussion, à ce
moment-ci, sur l'article 1066.9, est-ce qu'on ne pourrait pas demander au
moins au ministre de nous lire son amendement à 1068.9? Ça va? Consentement?
Le Président (M. Provençal)
: On suspend.
M. Dubé :
Vous me donnez cette permission-là?
Le Président
(M. Provençal)
: Oui.
Allez-y.
M. Dubé :
OK. Très bien. Bien, allons-y.
Alors, l'article 1068.9. Insérer, après l'article 1068.8 du projet de
loi, tel qu'amendé, le suivant :
1068.9. Les
annexes 1 à 4 de cette loi sont remplacées par les annexes 1 à 6,
dont le texte figure à l'annexe II de la présente loi.
Le commentaire,
c'est : cet amendement vise le remplacement des annexes 1 à 4 de la
Loi concernant les unités de négociation dans le secteur des affaires sociales
par six nouvelles annexes en concordance avec l'article 1066.9, introduit
par amendement.
titres d'emploi énumérés dans ces six nouvelles annexes correspondent à ceux
énumérés par les quatre annexes de cette loi, compte tenu de leur mise à
jour.
Alors, ça, c'est
l'introduction des annexes, en fait, cet article-là, tout simplement.
Le Président
(M. Provençal)
: ...reprojeter
à l'écran. Essentiellement, c'est qu'on a fait... on est passé de quatre
catégories à six catégories.
M. Dubé :
Mais je vais essayer quelque chose, puis on va attendre que votre collègue
revienne, là, je n'ai pas de problème avec ça. En fait, on a... juste pour que
les gens qui nous écoutent... on a déjà voté le principe d'avoir deux
catégories de plus, il est déjà voté, ça, c'est l'article 1067.1. Là, on
est plus dans le contenu, je résumerais ça comme ça, là, soit en définition à
l'annexe, soit... Ça fait qu'on vous attendait, parce qu'on s'est dit :
Les articles sont importants pour tout le monde, alors...
Le Président
(M. Provençal)
: Non,
non, il n'y a pas de problème. Alors, j'ai simplement fait lire, pour une
question d'efficacité, l'amendement qui va suivre, c'est-à-dire le 1068.9, par
M. le ministre, et on va le suspendre pour
revenir à notre... à 1066.9, de façon à pouvoir finaliser les interventions sur
cet amendement-là. Alors, on revient à 1066.9, et je vous cède la parole,
M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Bien, merci. Merci, M. le Président, puis je n'en ai pas
pour particulièrement longtemps, mais je voulais, un, peut-être amener un point
d'information à la commission et, deux, en même temps, peut-être juste mettre
de l'avant, là, sur quoi on va se baser pour le vote sur les trois articles en
question, là.
Hier soir, quand on
s'est laissés, à... il était quoi, il était presque... bien, il était
10 heures, hier soir, quand on s'est laissés, on vous a dit, dans nos
derniers arguments, qu'il y avait 2 700 personnes qui avaient signé
la fameuse pétition, là, lancée au sujet des
inhalos et des perfusionnistes. Bien là, on est 12 heures plus tard, puis
je vous soumets, M. le Président, que la plupart des gens ont dormi, la
majorité des 12 dernières heures, puis on est rendu à 3 200. Donc,
soit il y a du monde qui nous écoutent puis
qui se disent : Oui, je suis d'accord avec ça, ou encore il y a des
inhalothérapeutes eux-mêmes, là, qui voient ça aller puis qui se disent :
Ouf! Ce n'est pas la position que je souhaite. Alors, après deux jours et demi,
qu'on soit rendu à 3 200, alors qu'il y a
4 500 inhalothérapeutes au Québec, ça m'apparaît quand même énorme.
Alors, un point à considérer pour la commission.
L'autre chose, M. le
Président, là, ici, là, puis c'est vrai, depuis le début... le ministre l'a
dit, là, mais c'est vrai, depuis le début de
cette... l'étude de ces articles-là, il y a des gens qui nous ont dit qu'ils
étaient en faveur d'avoir plus de
classes, il y a des gens qui nous ont dit qu'ils n'étaient pas en faveur
d'avoir plus de classes, il y a des syndicats qui se sont prononcés publiquement, il y en a qui ne se sont pas
prononcés publiquement, il y a des groupes pour lesquels ça fait du
sens, il y a des groupes pour lesquels ça ne fait pas de sens.
Alors, je vous le dis
tout de suite, nous, l'idée d'avoir des classes de plus, là, ce n'est pas un
enjeu, hein, l'idée d'avoir des classes de plus, ce n'est pas une raison, pour
nous, de voter contre ça. Mais ce qu'il y a dans les classes, ne serait-ce que
pour la question des inhalos, on va voter contre puis... juste pour la question
des inhalos. Ça ne veut pas dire qu'on n'est
pas d'accord avec le reste, que... puis que 90 % des professions ne sont
pas aux bonnes places. Mais le fait que les inhalos se retrouvent en
quelque part où ils ne veulent pas être et qui, surtout, ne nous apparaît pas raisonnable, dans le type de profession qu'ils
ont ou le suivi clinique qu'ils donnent à des patients, on va voter contre.
Et l'autre chose qui
fait en sorte qu'on va voter contre, M. le Président, c'est le timing de la
chose, là, c'est... Autant le ministre nous dit, tu sais : Vous savez, on
est en négociations, alors on fait attention... Bien, justement, si on fait attention,
peut-être que ce n'est pas le bon moment pour présenter quelque chose que, de
toute façon, le ministre va réviser plus
tard puis amender plus tard. Alors, on s'explique mal la raison d'être, à ce
moment-ci, où il y a déjà une négociation, appelons ça tendue, entre le
gouvernement et ces professionnels... on s'explique mal le moment de
présenter une mesure comme celle-là, qui n'était pas dans le projet de loi
initial soit dit en passant.
M. Dubé :
OK. Je ne veux pas, je ne veux pas... loin de vouloir allonger, là, je veux
juste peut-être expliquer ou peut-être
réexpliquer. Parce que, là, on est en train de voter 1068... 1066.9, 1068 et
l'annexe, si je comprends bien. Est-ce qu'on va les voter les trois?
Le Président (M. Provençal)
: Il faut les voter une à la fois.
M. Dubé : Mais
est-ce que ça veut dire qu'on va revenir à discuter à chacun des trois?
Le Président (M. Provençal)
: Bien, on n'aura pas le choix d'avoir
au moins une discussion sur le 1068.9 et on n'a pas le choix d'avoir une
discussion sur l'annexe, même si...
Le Président (M. Provençal)
: ...en traitant l'article 1066.9,
on a fait référence régulièrement à l'annexe III. Mais on se doit de voter
les trois séparément.
M. Dubé : Bien,
pour le moment, je ne ferai pas d'autre commentaire, mais... parce que je pense
qu'on a déjà beaucoup discuté. Alors, je vais attendre de voir comment se
déroulent les autres arguments sur ces trois articles-là, puis, au
besoin j'interviendrai.
Le Président (M. Provençal)
: À cette étape-ci, y a-t-il d'autres
interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement
introduisant l'article 1066.9 est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Mme la secrétaire, par vote nominal, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Oui. Alors, pour,
contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
La Secrétaire : Mme Blouin
(Bonaventure)?
La Secrétaire : Mme Dorismond
(Marie-Victorin)?
La Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
La Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
La Secrétaire : Mme Poulet
(Laporte)?
La Secrétaire : M. Chassin
(Saint-Jérôme)?
La Secrétaire : Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont)?
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
La Secrétaire : M. Cliche-Rivard
(Saint-Henri—Sainte-Anne)
M. Cliche-Rivard : Abstention.
La Secrétaire : M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine)?
M. Arseneau : Abstention.
La Secrétaire : Et
M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
: Abstention. Alors, l'amendement
introduisant l'article 1066.9 est adopté à la majorité, ce qui veut dire
que le nouvel
article 1066.9 est, donc, adopté.
Maintenant,
je vais demander qu'on projette l'autre amendement, l'amendement qui introduit
l'article 1068.9. M. le ministre avait lu l'amendement et le
commentaire. Maintenant, je suis prêt à recevoir des interventions sur cet
amendement.
M. Fortin : ...M. le Président, je veux juste qu'on se rappelle... C'est vrai que le
ministre l'a lu, ça fait un temps, quand même, donc je me permets de le
relire.
M. Dubé : Je pense que, tout à
l'heure, bon, j'en ai fait mention, j'ai fini en disant qu'il faut se rappeler
que le principe de passer de quatre à six catégories, le principe même, on l'a
déjà voté, ça, c'était 1067.1. Là, en fait, ce qu'on vient définir, tout
simplement, c'est faire la référence au fait, maintenant, qu'il y en a six.
Donc, on a déjà voté le principe, et les six sont définis à l'annexe. En gros,
c'est ça. Mais ce n'est pas ici qu'on passe de quatre à six. Le principe, on
l'a fait...
M. Dubé : ...plus tôt. Je
voulais juste peut-être faire cette précision-là.
M. Fortin : Ça va, M. le Président.
Président (M. Provençal)
Ça va? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement introduisant l'article 1068.9
est adopté?
Président (M. Provençal)
Donc, le nouvel
article 1068.9 est, donc, adopté. Maintenant, je suis à l'article...
à l'annexe, excusez-moi. Alors, au niveau de
l'annexe, est-ce qu'il y a consentement pour que le dépôt d'un amendement
introduisant... L'annexe a déjà été déposée.
Le Président (M. Provençal)
: Oui.
Le Président (M. Provençal)
: Non, pas besoin, non, non, c'est ça. Et l'annexe qu'on...
Je pense qu'on va éviter de faire relire l'annexe à M. le ministre, si vous
êtes d'accord, on en a traité beaucoup, puis, d'ailleurs, M. le sous-ministre
Deschamps nous a refait les correctifs dans la liste. Alors, interventions sur
l'annexe III? Ça va? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement introduisant l'annexe III est...
Le Président (M. Provençal)
: Oui. M. le député. Mme la secrétaire,
s'il vous plaît.
La Secrétaire : Oui. Alors, pour,
contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
La Secrétaire :
Mme Blouin (Bonaventure)?
La Secrétaire :
Mme Dorismond (Marie-Victorin)?
La Secrétaire :
Mme Abou-Khalil (Fabre)?
La Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
La Secrétaire :
Mme Poulet (Laporte)?
La Secrétaire :
M. Chassin (Saint-Jérôme)?
La Secrétaire :
Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont)?
La Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
La Secrétaire :
M. Cliche-Rivard (Saint-Henri—Sainte-Anne)?
M. Cliche-Rivard :
Abstention.
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
M. Arseneau :
Abstention.
La Secrétaire :
Et M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président
(M. Provençal)
: Abstention.
Alors, l'amendement introduisant l'annexe III est, donc, adopté à la
majorité. La nouvelle
annexe III est, donc, adoptée.
Maintenant, M. le
ministre, je vais vous inviter à nous faire lecture de l'amendement qui...
Premièrement, est-ce qu'il y a consentement pour reprendre l'étude de
l'amendement qui introduisait l'article 1111.1, qui avait été suspendue?
Des voix : Consentement.
Le Président
(M. Provençal)
: Merci.
Alors, on va projeter à l'écran cet amendement.
M. Dubé :
...l'amendement qu'on a ici. On en a déposé un, cette semaine, puis je vous
avoue que j'ai perdu le compte des
amendements... Me Paquin, est-ce que vous pouvez juste me dire que c'est le
dernier amendement, là, qu'on veut discuter ce matin, celui que je vois
à l'écran, là?
Le Président
(M. Provençal)
: Moi,
c'est celle que j'ai ici, mais je ne sais pas si c'est la bonne.
Le Président (M. Provençal)
: M. le ministre, pour
éviter tout impair, je vais vous suggérer de retirer celle qui avait été
déposée.
M. Dubé :
Oui, tout à fait. C'est pour ça que...
Le Président (M. Provençal)
: Consentement pour retirer celle qui avait été déposée, pour s'assurer
qu'on va projeter la bonne? Allez.
Le Président
(M. Provençal)
: C'est
parce qu'il y en a eu deux versions.
Le Président
(M. Provençal)
: Alors,
consentement pour retirer votre amendement, M. le ministre?
M. Dubé :
Oui, consentement.
Le Président (M. Provençal)
: OK. Et là on va reprojeter la
nouvelle version.
M. Dubé : ...je
peux peut-être le lire puis je ferai une petite mise en contexte, là, parce que
vous nous aviez posé des questions, j'avais pris des engagements de revenir
là-dessus. Ça fait que peut-être que je suis mieux de le lire, puis, après ça, on en parlera, si vous
voulez. Je vais faire selon la procédure habituelle puis je ferai une petite
mise en situation après. C'est bon?
Le Président (M. Provençal)
: Alors, je vous invite à relire cet...
votre nouvel amendement.
M. Dubé : Nouvel amendement.
Alors, insérer, après l'article 1111 du projet de loi, le suivant :
1111.1. Le
conseil d'administration de Santé Québec peut demander le retrait de la
partie
de la reconnaissance qu'elle est réputée, en vertu de
l'article 1111, avoir obtenue à l'égard d'une installation lorsque, dans
l'hypothèse où cette installation serait la seule exploitée par un
établissement, cet établissement ne satisferait pas à la condition lui permettant
d'obtenir une reconnaissance en vertu du paragraphe 3° du deuxième alinéa de
l'article 29.1 de la Charte de la langue française.
Pour que la demande soit recevable, Santé Québec
doit y joindre les documents suivants :
1° une recommandation favorable du comité
national formé en application de l'article 349;
2° une recommandation favorable d'au moins
les deux tiers des membres du comité régional formé pour la région
sociosanitaire en application de l'article 350.
Les dispositions du troisième alinéa de
l'article 29.1 de la Charte de la langue française sont, pour le reste,
applicables à la demande formulée en application du premier alinéa.
Bon, je vais lire le commentaire. C'est bon? Cet
amendement vise à prévoir, pour les installations à l'égard desquelles Santé
Québec est réputée avoir obtenu une reconnaissance en vertu de la Charte de la
langue française, les circonstances pouvant
justifier une demande de retrait d'une telle reconnaissance. Il précise
également les comités devant formuler une recommandation favorable pour
que la demande soit recevable.
Bon, on pourra le discuter, mais je voulais
juste peut-être faire une petite mise en situation. En tout cas, moi, j'ai toujours été clair, puis je pense que notre
gouvernement a toujours été clair que les... tous les citoyens anglophones
doivent conserver leurs droits, les droits
actuels, que ce soit 96, que ça soit PL n° 15,
c'est un engagement qu'on a pris.
Bon, maintenant, il faut se souvenir que, quand
on a fait le projet de loi, puis je veux expliquer un peu la genèse de ce qu'il est arrivé, pour les
établissements dont on parle ici, malheureusement, c'est un oubli. Et je le
dis, là, je suis très transparent, on n'a pas mis cet amendement-là qui
aurait dû reprendre exactement ce qu'il y avait dans la LSSSS. On l'a fait pour
les établissements, mais pas pour les non... pour les regroupés. Donc, il y
avait un vide, selon nous, ce qui a... ce qui a justifié le besoin de faire
l'ancien amendement, celui qu'on vient de retirer. OK?
Moi, quand je regarde... Puis je le sais, que ça
a soulevé beaucoup de questions. J'ai dit : Je vais aller voir, je vais
aller voir exactement qu'est-ce qu'on veut dire par l'amendement, parce que...
Puis j'en prends... j'en prends la faute, là, c'est ma faute, je n'avais pas
été jusqu'à comprendre quelle était la mécanique de cet amendement-là. Je suis
très honnête avec vous, là, je ne l'avais pas vue. Quand j'ai pris
connaissance, puis c'est ça que j'ai dit dans un point de presse, l'autre
fois... quand j'ai pris connaissance de la... de ce que ça pouvait créer comme
incertitude... Ça ne voulait pas dire que les gens perdaient leurs droits, mais
là on rentrait dans une notion de majorité anglophone, puis etc., je n'étais
pas capable de répondre à ça. Ça fait que je suis retourné voir nos légistes
puis j'ai dit : Il y a-tu une raison pour laquelle on n'a pas la même...
les mêmes limitations qu'on a pour les autres établissements?
Alors, moi, c'est pour m'assurer... Puis je vais
juste être très clair avec tout le monde, là, puis je sais qu'il y a des gens
qui nous écoutent, ce qu'on revient, avec l'amendement que je vous propose,
c'est exactement le même amendement qu'il y avait dans la LSSSS... ou plutôt
dans la...
M. Dubé : ...LMRSS, donc...
Puis, rappelez-vous, quand on a fait l'équivalent pour les autres
établissements, on a dit : Si on veut
retirer, il fallait... Ah! c'est ça, dans le cas des établissements regroupés,
il y avait une troisième clause, mais qui ne s'applique pas ici. Ça fait
que j'aimerais simplifier. Puis vous pourrez poser toutes les questions. Mais
donc, pendant un certain temps, il y avait un vide à cause du projet de loi qui
n'avait pas repris l'article. On a déposé un amendement qui créait un doute,
une nouvelle façon. Pas confortable avec ça; on la retire et on revient avec
les adaptations nécessaires, là, mais à la même chose qu'il y avait dans la
LMRSSS. Je le résume comme ça. Posez vos questions. Mais c'est ça qu'on a
devant nous aujourd'hui.
Le Président (M. Provençal)
: M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Je vous avoue, puis le ministre le sait, là, que ça a créé
beaucoup, beaucoup de... d'incertitude et d'inquiétude, là.
M. Dubé : ...à raison, M. le
député, là. C'est pour ça que je suis très franc avec vous, j'aurais dû voir
que ça... que ça créait quelque chose de...
d'inquiétant, puis ce n'était pas du tout l'objectif, je pense, vous me
connaissez. Là, je dis : Il y a
eu un oubli, un, dans la première version, et, quand on a voulu corriger
l'oubli, on a créé... Parce que l'oubli n'aurait pas été correct, parce que,
là, il y aurait eu un vide pour ces établissements-là. On se comprend? Alors là,
on a dit : On veut combler le vide.
Mais on ne l'a pas comblé correctement. On l'a comblé en modifiant les règles.
Ce n'était pas l'objectif. Alors, j'arrête ça là.
M. Fortin : Là, je veux juste qu'on nous explique, là. Le 1111.1, la
première version ou celle-là, là, le ministre semble dire que ça ne s'applique
pas à tous les établissements, qu'il y a une différence entre les regroupés
puis les territoriaux ou autres. Ça, là, je vous avoue, que l'explication qu'on
nous a donnée... que le ministre nous a offerte, initialement, ça ne clarifie
pas tant les choses, pour moi, jusqu'à maintenant. Mais donc on va demander des
précisions. OK.
M. Dubé : ...demander à notre
légiste ou Daniel, peut-être. Veux-tu commencer?
Le Président (M. Provençal)
: M. Desharnais, vous n'oubliez
pas de vous nommer.
M. Desharnais (Daniel) : Oui,
c'est vrai. Daniel Desharnais, sous-ministre associé à la coordination réseau
et ministérielle et aux affaires institutionnelles.
En fait, quand on dit que ça ne s'adresse pas à
tous les établissements, c'est seulement les établissements qui ont une
désignation actuelle 29.1 en vertu de la Charte de la langue française.
M. Fortin :
...les regroupés puis les...
M. Desharnais (Daniel) : Non,
pas du tout.
M. Dubé : Non. C'est là que
j'ai fait mon erreur, tantôt. C'est pour ça que... Vous avez raison.
M. Fortin : OK. Donc, tous les établissements qui ont une
reconnaissance, donc les établissements qu'on appelle bilingues, là?
M. Desharnais (Daniel) : Exactement,
qui ont une désignation.
M. Fortin : Qui ont des installations.
M. Desharnais
(Daniel) : 29.1. C'est ça, oui. Bien, que ce soient les
installations, que ce soient les établissements.
M. Fortin : OK. Est-ce qu'on peut nous clarifier? Parce que, la semaine
dernière, ce n'était pas simple, là, la question du 50 %.
M. Dubé : Bien, c'est
exactement ça où je n'étais pas à l'aise, parce que... Je comprends, je
comprends qu'on a voulu mettre un processus d'analyse, OK, et j'ai dit :
On n'ira pas... puis j'ai été très clair, là, c'est moi qui aurais dû voir ça,
que ça changeait le principe. Je ne l'ai pas vu. Je vous le dis, je ne l'ai pas
vu. Alors, moi, j'ai dit : Comment on
peut se remettre exactement où on était avant le projet de loi, donc dans la
situation actuelle? Puis là, bien, ce qu'on m'a dit, c'est de reprendre
exactement ce qui est dans la LMRSSS, mais avec les adaptations. Puis c'est
pour ça que je n'étais pas capable de vous expliquer, la semaine passée,
c'était quoi, le processus, parce que c'était la première fois, là.
M. Fortin : Oui, sauf que... corrigez-moi si j'ai tort, mais vous ne
pouvez pas reprendre le processus qui était dans la LMRSSS parce que c'étaient
les établissements qui demandaient un retrait possible.
M. Dubé : Bien, c'est pour
ça...
M. Fortin : Là, il n'y en a plus, d'établissement, donc...
M. Dubé : Bien, c'est un petit
peu pour ça, tantôt, que j'ai mêlé le concept d'établissement. Mais ce que je
vous dis... Rappelez-vous la discussion qu'on a eue, puis vous aviez été très
clair, on veut s'assurer que la demande vienne d'eux, et... donc, pour
protéger. Et, rappelez-vous, on avait...
M. Dubé : ...puis, Daniel,
j'aimerais ça juste que tu écoutes une minute, s'il vous plaît, là, je veux
qu'on explique la différence entre pourquoi, ici, on a deux conditions, puis
que, dans d'autres cas, on a trois conditions. Puis, dans les établissements
regroupés, il y a la troisième condition, l'assemblée des membres, ce qui n'est
pas ici. C'est peut-être... Vous me suivez?
Ça fait que, quand on a discuté ça, sur les établissements regroupés...
Peut-être juste expliquer pourquoi qu'on n'a pas ça ici.
M. Fortin : Il y a comme deux parties, là, M.
le ministre, à la... Il y a la
partie : Cet établissement ne satisferait pas à la condition lui
permettant d'obtenir une reconnaissance. Ça, c'est le fameux 50 % dont on
a discuté la semaine dernière, puis qui est encore là. Et
là il y a la deuxième partie, qui est ce que vous amenez, M. le ministre, à
l'instant, la
partie des recommandations de deux ou trois instances, comme vous
le dites, là.
M. Desharnais
(Daniel) : En fait, juste pour bien comprendre la mécanique par
rapport à ce qu'il y avait dans la version
initiale, dans la version initiale, le conseil d'administration, sans
nécessairement... consultations ou avoir une recommandation favorable des deux comités qui sont mentionnés,
pouvait, en fonction de certaines analyses — puis là c'est là que le 50 % est venu
dans la discussion, changements démographiques ou x, tout ça, dans l'avenir,
plus tard — demander
un retrait de la reconnaissance 29.1.
mécanique, le comment ça fonctionne, c'est que, suite à ces analyses-là faites
par le conseil d'administration... Donc, mettons qu'il y a une démarche
qui est entreprise, l'amendement, tel qu'il était déposé la semaine dernière,
faisait en sorte que le dossier, sans avoir une recommandation favorable du
comité national et une recommandation favorable du comité régional concerné, ça
allait en analyse à l'OQLF, et là c'est là que les critères d'analyse de
l'OQLF, que vous nous avez demandé de vérifier, rentrent en ligne de compte. Ça
faisait en sorte que, sans avoir une recommandation favorable, Santé Québec
pouvait entreprendre la démarche. Là, ce que dit l'amendement, c'est que, s'il
n'y a pas de recommandation favorable du comité national ou du comité régional,
le dossier, il n'avance pas.
M. Fortin : Vous avez raison, OK, mais... OK, je...
Le Président
(M. Provençal)
: ...
M. Fortin : Oui. Le fameux 50 %, là, le critère, là, OK, vous ne
pouvez pas me dire qu'il n'est plus là, c'est exactement le même article, avec
une recommandation, deux recommandations, là, qui sont exigées ici. Mais le premier paragraphe que vous gardez puis le dernier
paragraphe que vous gardez sont exactement les mêmes qu'il y avait dans
le 1111.1 initial, ils ne changent pas puis il n'y a pas un mot qui
change, là : «Le conseil d'administration de Santé Québec peut demander le
retrait de la
partie de la reconnaissance qu'elle est réputée, en vertu de
l'article 1111, avoir obtenue à l'égard d'une installation — là,
je suis en train de lire les deux en même temps, c'est la même affaire, là — dans [l'analyse] où cette installation serait la
seule exploitée par un établissement, cet établissement ne satisferait
pas à la condition lui permettant d'obtenir
une reconnaissance en vertu du paragraphe 3° du deuxième alinéa de
l'article 29.1 de la Charte de la langue française.» Là où on
dit : «...cet établissement ne satisferait pas à la condition lui
permettant d'obtenir une reconnaissance», ça, c'est le 50 %.
M. Desharnais
(Daniel) : Ce n'est pas le 50 %.
M. Fortin : C'est quoi? OK. C'est quoi, la condition lui permettant
d'obtenir une reconnaissance?
M. Desharnais (Daniel) : Une
constatation d'un changement démographique quelconque. Puis là je comprends
que vous parlez de 50 %, mais ça pourrait être... c'est plusieurs critères
qui pourraient être considérés par le conseil d'administration. Mais ce que je vous dis, c'est qu'indépendamment de ça,
là... Admettons que le conseil d'administration prend la démarche en
fonction d'un changement démographique x sur un territoire x, s'ils se rendent
compte que les données du recensement ont
beaucoup changé dans les 30 dernières années puis ça ne justifie pas
d'avoir une reconnaissance 29.1 qui engage des dépenses pour de la
traduction de documentation d'un établissement — là, c'est un cas fictif — ils entreprennent
la démarche, il y a une obligation de consultation du comité régional... bien,
en fait, pas juste de consultation, d'avoir une recommandation favorable
du comité régional et une recommandation favorable du comité national en langue
anglaise, s'il y a des... admettons qu'on a obtenu une recommandation
favorable, le dossier serait transmis à
l'OQLF, qui en ferait l'analyse selon ses critères et ferait une
recommandation, et c'est le gouvernement qui prend la décision, oui ou
non, de retirer 29.1 de la charte.
Le Président
(M. Provençal)
: M.
le député de Pontiac.
M. Fortin : Bien, c'est parce que le paragraphe 3° du deuxième
alinéa de l'article 29.1, là, ce n'est pas... ce n'est pas des critères tels que jugés par le conseil d'administration de
Santé Québec.
Le paragraphe 3° du deuxième alinéa, c'est : «un établissement de services de
santé et de services sociaux visé à l'annexe I, lorsqu'il fournit des services
à des personnes en majorité d'une
langue autre que le français». Ce n'est pas parce qu'il y a des changements
démographiques, là. Le Jeffery Hale à Québec, là, dans le 29.3, il ne
cadre pas, là. Il n'a pas de... Il ne fournit pas des services à des personnes en majorité d'une langue autre que le
français. Vous êtes d'accord avec moi? On est allés, ensemble, le visiter, là.
La majorité des services qu'il donne, c'est en français puis à des
francophones.
M. Dubé :
Oui, mais je veux juste qu'on se comprenne bien, là. Là, vous nous demandez
de discuter un critère de l'OQLF.
M. Fortin : Non. Bien, non.
M. Dubé : Non, non, laissez-moi
juste terminer, là, je veux juste qu'on se comprenne.
M. Fortin : Oui,
allez-y, allez-y.
M. Dubé :
Non, non, c'est correct. Je veux juste dire qu'en ce moment, là, en
ramenant 1111.1 comme il est écrit là, c'est
exactement ce qui est dans la MRSS en ce moment. On ne change rien, là. Allez
voir le 208, là, puis, le 208, on
reprend exactement. Puis c'est ça, l'engagement qu'on a pris lorsqu'on a
dit : Écoutez, il n'y aura pas de changement, ni avec 96 ni avec PL
n° 15. Alors, je veux juste... Au moins,
entendons-nous là-dessus. Si vous décidez de discuter de l'OQLF, pour moi,
c'est une autre... Mais c'est correct parce que... En tout cas, je veux juste
garder ça simple. Ils ne se rendent même pas
à l'OQLF s'il n'y a pas ces deux demandes-là, là, s'il n'y a pas ces deux
conditions-là. Ça fait que... Puis c'est ça qu'on dit dans le LMRSS,
qu'on reprend. Il faut juste être très clair là-dessus.
Le Président
(M. Provençal)
: M.
le député de Pontiac, me permettez-vous de céder la parole pour une
intervention au député de Saint-Henri—Sainte-Anne?
M. Fortin : Quand vous voulez, M. le Président.
M. Cliche-Rivard :
Peut-être une petite question. Là, vous parlez bien du processus qui est
entamé. Donc, il y a une vérification
préalable quand même du troisième alinéa de 29.1 par Santé Québec avant de
lancer le processus? C'est ce que dit le premier alinéa dans... Ils vont
quand même se faire une tête, à savoir si les services...
M. Cliche-Rivard :
C'est une analyse préliminaire quand même, là.
M. Desharnais (Daniel) : Pour
aider la discussion, là, reprenons 29.1. «29.1 : Les centres de services
scolaires anglophones et le centre de services scolaire du Littoral sont
des organismes scolaires reconnus.
«L'Office doit
reconnaître, à sa demande :
une municipalité, lorsque plus de la moitié des résidents de son territoire
sont de langue maternelle anglaise;
un organisme relevant de l'autorité d'une ou de plusieurs municipalités et
participant à l'administration de leur territoire, lorsque chacune de
ces municipalités est déjà reconnue;
un établissement de services de santé et de services sociaux visé à l'annexe I,
lorsqu'il fournit ses services à des personnes en majorité d'une langue
autre que le français — là,
le bout important.
«Le gouvernement
peut, sur demande de l'organisme ou de l'établissement qui ne satisfait plus à
la condition qui lui a permis d'obtenir la reconnaissance de l'Office, retirer
celle-ci s'il le juge approprié compte tenu des circonstances et après avoir
consulté l'Office. Cette demande est faite auprès de l'Office qui la transmet
au gouvernement avec copie du dossier. Ce dernier informe l'Office et
l'organisme ou l'établissement de sa décision.»
Pour
qu'on se rende là, il faut que le conseil d'administration fasse une demande.
Pour faire la demande, il doit recevoir une recommandation favorable du comité
national et une recommandation favorable du comité régional.
M. Cliche-Rivard :
Mais, préalablement, le CA doit lui-même se convaincre que les critères de
29.1 ne sont plus rencontrés. Ça fait qu'il y a une préanalyse, quand même, du
CA pour initier.
M. Desharnais
(Daniel) : Puisque 29.1 confère cette responsabilité-là à l'organisme — et,
en ce moment, c'est Santé Québec — c'est Santé Québec qui doit entreprendre
une démarche, doit faire l'analyse.
M. Cliche-Rivard :
OK, et Santé Québec, dans cette analyse-là, puis ça sera ça, ma question de
substance, qu'est-ce qu'elle évalue à 29.1? C'est quoi, le critère :
«lorsqu'il fournit ses services à des personnes en majorité d'une langue autre
que le français»? Puis c'était ça, le débat de la semaine dernière, là. Elle
doit se convaincre de quoi, Santé Québec? Parce que vous dites : Les
critères de 29.1 ne sont plus là, mais ils sont là pareil. Il faut que Santé
Québec...
M. Desharnais
(Daniel) : ...les critères de 29.1 n'étaient pas là.
M. Cliche-Rivard :
Bien, OK, mais ils sont là quand même.
M. Desharnais
(Daniel) : Oui, oui, ils sont là. Je vous ai lu ce que dit, en
substance, 29.1.
M. Cliche-Rivard : Mais donc Santé Québec, qu'est-ce
qu'elle évalue préliminairement, avant d'entreprendre la démarche sur le respect ou non du troisième
alinéa? C'est la population desservie, c'est le bassin populationnel, c'est...
M. Desharnais
(Daniel) : Bien, elle pourrait évaluer le bassin populationnel, elle
pourrait évaluer... puis là c'est très hypothétique, c'est : si Santé
Québec décide d'entreprendre une démarche de cette nature-là, elle pourrait
évaluer, effectivement, le bassin populationnel sur le territoire desservi par
l'établissement. Elle pourrait trouver une manière,
faire des sondages sur la langue parlée des usagers qui utilisent les
installations, elle pourrait prendre les outils qu'elle souhaite pour
pouvoir présenter un dossier qui se tient, si son désir est de retirer une désignation 29.1
en vertu de la charte.
M. Cliche-Rivard :
OK, mais là vous dites, donc, qu'elle l'interprétera puis elle fournira son
dossier, mais j'imagine que le critère de 29.1.3, là, il est déjà défini par
l'OQLF, là, de ce que c'est que des services desservis «en majorité d'une
langue autre que le français».
M. Desharnais (Daniel) : En
majorité.
M. Cliche-Rivard : Ça, ça
existe déjà?
M. Desharnais (Daniel) : Oui.
M. Cliche-Rivard : Puis c'est
comme... c'est quoi, l'interprétation de l'OQLF? Est-ce qu'on le sait? C'est-tu
le bassin...
M. Desharnais (Daniel) : Bien,
ça, l'analyse appartient à l'OQLF. Bien, en fait, l'OQLF prend ses critères
d'analyse. Ce que je vous dis, c'est qu'indépendamment de ça, là, le conseil
d'administration qui déciderait d'y aller va
faire ses propres analyses, va soumettre un dossier à l'OQLF, qui va faire ses
analyses. Mais, avant même de soumettre un dossier à l'OQLF, elle doit
obtenir...
M. Cliche-Rivard : Tout à fait.
Ça, je vous entends.
M. Desharnais
(Daniel) : ...indépendamment
de la dureté du dossier, elle doit retenir une recommandation favorable
du comité national en langue anglaise et du comité régional.
M. Cliche-Rivard : Puis ça,
c'est vrai que c'est pareil comme 208.
M. Desharnais (Daniel) : C'est
exactement la même chose.
M. Cliche-Rivard : Ça, je l'ai
lu, je l'ai analysé, c'est la même chose. Mais ma question demeurait sur l'analyse préliminaire qu'elle doit fournir.
Finalement, on ne le sait pas trop, exactement, qu'est-ce qu'elle doit fournir
en analyse préliminaire, au sens de 29.1, 3°.
M. Desharnais (Daniel) : Bien,
je vous dirais qu'en substance c'est une analyse qui va lui permettre, si Santé
Québec décidait d'aller dans cette direction-là, je dis bien si le conseil
d'administration de Santé Québec décidait
d'aller dans cette direction-là, ça serait une analyse qui lui permettrait de
prouver que l'installation ou l'établissement ne donne plus des services
à des personnes à majorité d'une langue autre que le français.
M. Cliche-Rivard : Sans
nécessairement se coller à l'interprétation qu'en fait l'OQLF.
M. Desharnais (Daniel) : L'OQLF
a son rôle.
M. Cliche-Rivard : C'est ça.
M. Desharnais (Daniel) : L'établissement
ou le conseil d'administration a son rôle.
M. Cliche-Rivard : Mais ils
analysent quand même, là, la même disposition légale en l'instance, là.
M. Desharnais (Daniel) : Effectivement.
M. Cliche-Rivard : Il
faudrait quand même que les analyses de la même disposition légale soient pas
mal similaires.
M. Desharnais
(Daniel) : L'OQLF est un organisme d'État qui peut être
consulté par le conseil d'administration de Santé Québec pour savoir
si... comment qu'elle pourrait produire une analyse de cette nature-là.
M. Cliche-Rivard : OK. Dernière
question, là, Me Paquin, possiblement. Est-ce que les deux organismes, là,
Santé Québec et l'OQLF, pourraient avoir une interprétation différente de la
même interprétation de 29.1, du même
article de 29.1? Et, le cas échéant, qui
aurait préséance dans l'interprétation?
Le Président (M. Provençal)
: Je vais laisser réfléchir
Me Paquin, mais...
M. Cliche-Rivard : Puis je
termine là-dessus.
Président (M. Provençal)
: ...l'explication
qui venait d'être donnée, moi, j'ai retenu juste un mot : consulter.
Santé Québec va consulter, là. Est-ce que vous avez bien dit...
M. Cliche-Rivard :
Peut consulter.
Le Président (M. Provençal)
: C'est bien ça que vous avez dit, M. Desharnais?
M. Desharnais (Daniel) : J'ai
mal... Excusez-moi, je regardais...
Le Président (M. Provençal)
: Dans le cas où il y aurait une
reconsidération, vous avez bien dit que Santé Québec va consulter?
M. Desharnais (Daniel) : En
fait, transmet un dossier à l'OQLF, qui, elle, analyse le dossier et fait une
recommandation au gouvernement pour prise de décision. L'OQLF pourrait
dire : Oui, je suis d'accord, on devrait retirer 29.1, puis, dans
l'éventualité où est-ce qu'il y aurait une recommandation favorable du comité
national et du comité régional, que le dossier se rende jusque là... l'OQLF
pourrait dire : Je suis d'accord avec l'analyse qui a été faite par Santé Québec et je recommande au
gouvernement. Le gouvernement pourrait prendre la décision de ne pas suivre
la recommandation de l'OQLF.
M. Cliche-Rivard : Tout à fait.
Le Président (M. Provençal)
: Bon, c'est ça que je voulais me faire
dire.
M. Cliche-Rivard : Tout à fait.
Ça, j'en conviens.
Le Président (M. Provençal)
: Je m'excuse...
M. Cliche-Rivard : Oui. Non,
non, moi, ma seule question demeure sur l'analyse préliminaire.
Le Président (M. Provençal)
: J'ai quand même un bon intérêt dans
l'échange puis je veux être sûr aussi de bien
comprendre la nature des échanges. Vous aviez adressé un questionnement à
Me Paquin. Est-ce que vous êtes en mesure de donner une réponse,
maître?
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M.
le Président. Santé Québec étant une personne morale distincte, elle est
susceptible d'avoir une interprétation de l'article 29.1 qui n'est pas
forcément celle de l'Office québécois de la langue française.
M. Cliche-Rivard : Et,
devant deux interprétations différentes, ça dépendrait du contexte et du
litige, j'imagine, pour savoir laquelle serait raisonnable.
M. Paquin (Mathieu) : Vraisemblablement,
M. le Président.
M. Cliche-Rivard : Merci, M. le
Président. C'est tout pour moi.
Président (M. Provençal)
: Mme la députée de Mont-Royal—Outremont, vous avez assurément un questionnement.
Mme Setlakwe : Oui, mais on a
beaucoup discuté et je ne veux pas reposer les mêmes questions, là...
Le Président (M. Provençal)
: Je vous taquine.
Mme Setlakwe : J'ai compris. Je
comprends, donc, qu'ultimement, c'est l'OQLF qui décide si... de quelle façon
elle doit interpréter la Charte de la langue française. Le conseil
d'administration de Santé Québec ne fait pas une...
Bien, ce n'est pas vraiment une consultation, il fait une demande et il a la
discrétion de le faire, il n'y aucune... c'est le conseil
d'administration qui entame le processus, c'est ça?
Le Président (M. Provençal)
: Me Paquin.
M. Paquin (Mathieu) : Tout à
fait, M. le Président.
Mme Setlakwe : Tu sais, puis là où
je veux en venir avec ma question aussi, c'est par rapport à l'état actuel de
la législation, là, c'était l'article... j'oublie lequel, mais de la LMRSSS.
Le Président (M. Provençal)
: Oui.
Mme Setlakwe : Oui, c'était 208,
mais c'est parce que, là, on comprend que Santé Québec n'existe pas dans l'état
actuel des choses, mais la possibilité de le faire... puis je comprends
l'intention de reconduire le régime actuel, mais ça
émanait... ça émanait du terrain. Puis là, ici, bien, on doit... tu sais, ça
émanait d'un CISSS ou d'un CIUSSS. Donc, là
où... honnêtement, je pense que ce qu'il faut faire, c'est peut-être donner un
exemple précis, là, pour être sûr qu'on n'a pas... on ne met pas à
risque, là, un établissement. Je ne sais pas si c'est St. Mary, c'est un
bon exemple, ou c'est évident que St. Mary va... on va toujours rencontrer
le critère du 50 %.
Mais donc Santé Québec pourrait décider, par
exemple, par rapport à St. Mary... je vais aller vérifier que... Parce que c'est
un établissement, une installation, St. Mary?
M. Desharnais (Daniel) : C'est
un établissement.
Mme Setlakwe : C'est un établissement. J'essaie même de voir pourquoi on écrit :
«à l'égard d'une installation», tu sais, juste «dans l'hypothèse où cette
installation serait la seule exploitée par [l']établissement». Ces mots-là ajoutent
quoi, en fait, dans le libellé? Ça semble restreindre même le champ
d'intervention du CA de Santé Québec.
Le Président (M. Provençal)
: Me Paquin, s'il vous plaît.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M.
le Président, étant donné qu'on... en fait, 1111.1 suit une disposition où on
grandpérise les reconnaissances qui ont été octroyées en vertu de
l'article 29.1 de la Charte de la langue française. Et donc... parce que le critère qu'il faut se poser,
c'est celui qui était le critère initial de la reconnaissance et je me retrouve
avec des établissements qui sont quand même assez vastes. Alors,
essentiellement, puisque la reconnaissance qui est regroupée... la
reconnaissance qui est grandpérisée par 1111, elle est regroupée à l'égard...
elle est grandpérisée, je vais arrêter de dire «regroupée», c'est faux, elle
est grandpérisée à l'égard d'installations. Donc, par la suite, pour appliquer
le critère qui est prévu à la Charte de la langue française, on y va sur une
base d'installations. C'est ça que 1111.1
vient préciser, en disant : On regarde. Un test hypothétique, si cette
installation-là était la seule qui était exploitée par un établissement,
est-ce que l'établissement rencontrerait le critère qui permet d'obtenir la
reconnaissance?
Mme Setlakwe : Oui, OK, mais ça
demeure...ça demeure un peu circulaire, dans le sens que... puis ça, je pense
que mon collègue l'a abordé puis le collègue de Saint-Henri—Sainte-Anne
aussi, ça demeure quand même une analyse qui
est un peu en vacuum, c'est-à-dire que, là, étant donné qu'on a créé Santé
Québec, puis c'est ultimement Santé Québec qui choisit les gens qui
sont... qui nomme les personnes sur les deux comités, qui doivent soumettre les
rapports, il y a deux conditions, là, pour
que la demande soit recevable, Santé Québec doit joindre deux... les documents
suivants, donc deux recommandations favorables de deux comités différents, mais
qui a nommé ces personnes-là sur les comités?
M. Desharnais
(Daniel) : Le comité national, c'est le ministre. Les comités
régionaux, c'est après consultation des organismes du milieu,
représentatifs du milieu.
M. Fortin :
Mais c'est le ministre encore.
M. Desharnais
(Daniel) : Je pense que
c'est le CA de Santé Québec. Je vais juste vérifier, donnez-moi
30 secondes.
Mme Setlakwe : Ultimement,
c'est beaucoup de pouvoirs entre les mains du CA de Santé Québec, et donc, tu
sais, forcément, ça va inquiéter les installations grandpérisées, qui se
disent : Ah, bien là, dans cette nouvelle structure, comment est-ce que je
peux être rassuré que mon statut grandpérisé ne sera pas menacé par... ou ne
sera pas fragilisé?
Le Président (M. Provençal)
: Bien, me permettez-vous de vous poser
une question par rapport à ce qui est soulevé par Mme la députée, M. le
ministre?
M. Fortin : Même si vous disez non, M. le ministre, je pense
qu'il va vous la poser pareil. Il tous les pouvoirs.
Le Président (M. Provençal)
: Non, mais, de par la reconduction de
cet article-là où il y a des... on corrige avec la notion de Santé Québec,
mais, je veux dire, tous ceux qui avaient une reconnaissance à ce jour vont
maintenir leur reconnaissance.
M. Dubé : Ça, c'est la première
chose, ça, c'est ce que 1111 dit. C'est ce que Me Paquin vient de dire.
Le Président (M. Provençal)
: C'est ça. Et, à ce moment-là, avant
qu'il y ait... quelque changement qui soit à un établissement, qu'on dit qu'il
ne satisferait pas, il y a quand même une série de démarches et de preuves à
réaliser, mais, en bout de ligne, le conseil d'administration de Santé Québec
aura toujours le loisir de suivre une recommandation de l'OQLF ou non.
M. Dubé :
Oui. Mais moi, j'irais un petit peu plus loin que... parce que, tantôt,
pourquoi j'ai expliqué la Genèse, là... Puis, d'ailleurs, je l'ai dit, là,
c'est... Quand on a déposé, la première fois... Je m'explique. Quand on a
déposé le projet de loi, on n'en parlait pas, on confirmait le statut, mais on
ne disait pas qu'est-ce qu'il pouvait arriver s'il y
avait un changement. On a voulu enlever le vide et on a rajouté 1111.1, qui a
inquiété, avec raison, parce que, là, au lieu d'avoir une recommandation
favorable du comité, on disait : Santé Québec va consulter. Et là les gens
se sont dit : Oh, attends une minute! Si jamais notre comité national ou
notre comité régional n'est pas d'accord, ils sont consultés, puis il pourrait
y avoir le changement quand même. Je pense que c'est ça qu'on est venu clarifier
ici, là, et peut-être que je résume ça.
Bon, maintenant, je
vous redis encore la même chose, vous pouvez décider qu'on rentre dans les
critères de l'OQLF, mais ici ne s'applique pas si, justement, ces deux
conditions ne sont pas là.
Mon dernier point.
Là, c'est là que c'est un peu plus subtil, ce que vous demandez, puis je
peux... Vous dites : Mais, par contre, ceux qui sont déclencheurs de cette
opinion-là, est-ce qu'ils sont vraiment représentatifs de la communauté? Bien
là, on a un petit problème de fond, parce que moi, je vous dis : Oui, on a
nommé le comité national récemment, puis je pense qu'on a essayé d'être le plus
représentatif de la communauté, ces gens ont... Puis ça, ça a été... Puis là on
a mis... C'est là que je dis : Bien là, on est dans un autre débat. Si
vous dites : Le gouvernement n'a pas bien nommé ces personnes-là puis
elles ne sont pas représentatives, là, ça, je pense que c'est un autre... Je ne
suis pas sûr que... J'essayais de voir où vous vouliez aller avec ça, mais moi,
l'engagement que j'ai pris et que je reprends aujourd'hui en déposant cet
amendement-là, il n'y a aucun changement avec la loi actuelle. C'est juste ça
que je dis, là.
Le Président
(M. Provençal)
: Allez-y,
Mme la députée.
Mme Setlakwe :
Le critère du deux tiers, là, je relis 208, là : deux tiers des
membres qui doivent se prononcer au niveau
du conseil régional doivent se prononcer en faveur, donc, de la recommandation,
mais pas pour le comité national. Je ne suis pas sûre qu'il y ait cette
distinction actuellement. On dirait que, dans les... Actuellement, on
parle de deux tiers dans les deux cas.
M. Desharnais
(Daniel) : Bien, je vais revenir sur votre question précédente sur le
mode de nomination des personnes.
Comité régional,
c'est un
article qu'on a déjà débattu à 350.1 : «Un comité régional se
compose d'au moins 7 et d'au plus 11 membres représentatifs des personnes
d'expression anglaise de la région sociosanitaire.
«Le conseil
d'administration de Santé Québec choisit les membres du comité parmi les
candidats énumérés dans les listes établies par les organismes de promotion des
intérêts des personnes d'expression anglaise identifiés par le comité national
formé conformément à l'article 349.»
Et le comité
national, sa composition est différente. C'est dans le... un règlement pris par
le gouvernement, et là on a une représentativité territoriale, donc deux
membres résidant sur le territoire de la région sociosanitaire de Montréal, un
membre résident du territoire de la région sociosanitaire de Laval, Montérégie,
l'Estrie, l'Outaouais, Québec. Je crois qu'il y a un représentant de la
communauté autochtone également.
Donc, le critère des
deux tiers, de la manière que je le vois, puis Me Paquin peut-être me
dira... pourra me contredire, je le vois, parce que la décision concerne le
comité local comme tel. Puis, de la manière qu'il fonctionne, le comité national, il fait des recommandations.
C'est son rôle, c'est de faire des recommandations. Donc, ce n'est pas nécessairement
un vote comme tel, mais il doit faire une recommandation positive quand même.
Le Président
(M. Provençal)
: M.
le député de Pontiac.
M. Fortin : Puis, je le sais, il nous reste deux minutes, là, M. le
Président. Il y a juste quelque chose que je veux... que je veux signifier au
ministre et à son équipe, là, avant de prendre une pause pour le...
Le Président
(M. Provençal)
: Pour
le dîner.
M. Fortin : ...pour le dîner. C'est vrai, ce qu'il dit, là,
les recommandations favorables du comité, la recommandation nationale et la
recommandation aux deux tiers, c'est à l'article 208, du comité régional,
c'est à l'article 208. Mais la grande différence, là, c'est que
l'idée initiale, là, puis l'interprétation des mouvements démographiques, ou,
peu importe, là, tout le reste, là, là, elle va venir du CA de Santé Québec et
non de l'établissement.
Moi,
je vois très, très mal un scénario où l'établissement lui-même — le
CA, là, les bénévoles de l'établissement, aujourd'hui, là, le CA de, par exemple, le CIUSSS Centre-Ouest — dirait :
Aïe! Je lève la main, je pense qu'un de mes établissements n'a pas
besoin de la désignation bilingue. Je ne pense pas que ça va arriver parce
qu'ils savent qu'ils desservent... même si on est en bas du 50 % ou peu
importe, ils savent qu'ils desservent une population importante qui ont besoin
de soins dans leur langue. Le CA de Santé Québec, je ne suis pas sûr, moi,
qu'il ne va pas arriver avec cette idée-là
puis dire : Aïe! Eux autres sont en bas des critères, ça nous coûte cher,
c'est difficile, recruter du monde, etc., on va demander des recommandations
aux deux autres comités de gens qu'on a nous-mêmes nommés.
Alors, la différence,
c'est d'où ça vient, puis je pense qu'on facilite un peu. Puis on a...
peut-être vous allez me dire : Vous n'avez pas le choix, il n'y a plus
d'établissement, mais c'est pour ça qu'on vous a demandé le retrait de cette
disposition-là, parce qu'en mettant le processus initial dans les mains du CA
de Santé Québec, qui n'est pas des gens qui viennent du milieu, là, c'est des
gens... c'est vos experts en TI puis en ressources humaines, puis tout le
reste, là, ça n'a pas la même... ces gens-là n'ont pas la même compréhension
des besoins locaux que le CA d'un établissement local.
Alors,
moi, elle est là, la crainte qui demeure. Est-ce que c'est mieux que c'était?
Absolument. Est-ce qu'il y a encore une crainte qu'on introduit un
processus qui pourrait faire en sorte qu'il y ait des gens qui perdent? Oui, je
pense que oui. Et est-ce que ces... cette crainte-là, elle existe plus que dans
la LMRSSS? De ma part, oui.
Le Président (M. Provençal)
: M. le ministre.
Le Président (M. Provençal)
: Oui, j'ai vu. Il est une heure.
Alors, moi, ce que je vais... je vous propose, on va suspendre les travaux
jusqu'à 14 heures et, à 14 heures, on reviendra avec ce qui a été
soulevé par le député de Pontiac.
(Suspension de la séance à 13 h 01)
Le Président (M. Provençal)
: Nous reprenons nos travaux. La Commission
de la santé et des services sociaux reprend ses travaux. Nous poursuivons
l'étude détaillée du projet de loi n° 15, Loi visant à rendre le système
de santé et de services sociaux plus efficace.
Lors de la suspension de nos travaux à
13 heures, les discussions portaient sur un amendement du ministre
proposant d'introduire l'article 1111.1, et le député de Pontiac avait
posé une question au ministre. Mais, avant, je vais vous céder immédiatement la
parole. De toute façon, on pourra répondre, après ça, au député de Pontiac.
M. Dubé : Très bien. Alors, M.
le Président... Puis on pourra le faire un petit peu plus tard, mais j'aime ça
quand les oppositions ont le temps de réfléchir aux prochaines étapes, là. Là,
on va finir les articles suspendus. Je pense que le dernier, là, c'est la question
de 1111.1. Ça fait qu'on va en parler.
L'autre point que j'aimerais que vous
réfléchissiez, c'est que, dans la... Puis là, là, peu importe, qu'on ait
plusieurs jours ou plusieurs heures, je ne rentrerai pas dans ce débat-là, là.
Je comprends qu'il y a encore des discussions. Je ne veux pas entrer dans ce
débat-là. Mais ce que, Me Paquin, j'aimerais qu'il nous explique, c'est ce
qu'on appelle, en termes de jargon, l'omnibus de ce qui pourrait être discuté
cet après-midi, qui ferait une grande différence, sur deux ou trois thèmes sur
lesquels on s'est entendu, OK, par exemple qu'est-ce qu'on... le nom du conseil
d'administration de l'établissement ou des choses comme ça. Parce que là,
c'est... ce n'est pas vraiment de la concordance, mais, tous les articles qu'on
a changés, qu'ils tiennent compte de ça. Ça fait que j'aimerais ça qu'on
vous... Parce que ce serait vraiment une grosse différence si on était capable
de régler ça. Puis je laisserais, tout à l'heure... Mais je ne voulais pas vous
prendre par surprise, mais vous...
M. Fortin : M. le Président, après que Me Paquin, là, aura peut-être
réexpliqué ce qu'il propose, on aura peut-être une demande, nous aussi, là,
pour la suite des choses, là, pour le ministre.
M. Dubé : Parfait. Ça fait
qu'on pourrait finir 1111.1 à votre convenance. Puis, si vous avez des
suggestions à nous faire, on fera ça ensemble. C'est correct? C'est beau. Très
bien.
Président (M. Provençal)
Donc, on va continuer sur
l'amendement. M. le député de Pontiac, vous aviez posé une question.
Est-ce que M. Desharnais ou Me Paquin... M. Desharnais.
M. Desharnais (Daniel) : Oui.
Bien, en fait...
M. Desharnais (Daniel) : Oui,
oui, oui. En fait, j'allais me rappeler le pourquoi de cet article-là à
l'époque, quand il y a eu la fusion de 2015 où est-ce qu'on regrouperait
plusieurs installations — dont
certaines avaient des désignations 29.1 — au sein de conseils
d'administration d'établissement, pour la plupart territoriaux... certains non
territoriaux, mais donc, pour la plupart, territoriaux. La raison pour laquelle
l'article, tel qu'il est écrit en ce moment, avait été inclus dans la LMRSSS, à
l'époque, c'est qu'il n'y avait pas de nécessité d'avoir cet article-là. Parce
que la charte est claire : c'est que la
prérogative de partir un processus selon l'analyse qu'un établissement ne
satisferait plus aux critères de la Charte de la langue française pour avoir une désignation 29.1 appartient à
l'organisme. Donc, en l'absence d'un
article comme celui-là, c'est la charte,
c'est 29.1 qui s'applique. Donc, c'est pour ça qu'à l'époque on a mis cet
article-là. Parce que, dans les discussions
qu'on avait, justement, étant donné qu'il y avait une fusion d'établissements
et que la personne morale venait... devenait
le CA de l'établissement, pour préserver le caractère... pour préserver le
29.1, c'est la disposition qui avait été mise à l'époque qui venait
faire en sorte qu'on devait avoir une recommandation favorable du comité
national et une recommandation favorable d'au moins les deux tiers des membres
du comité régional. En l'absence de cet
article-là, ça aurait été uniquement les dispositions de la charte, donc les CA
d'établissement de l'époque qui auraient pris la décision sans
nécessairement avoir l'obligation de consulter lesdits comités.
M. Fortin : Et je
comprends, là, ce qui est... ce que M. Desharnais nous dit, c'est qu'à
l'époque on voulait juste rajouter une mesure de... appelons ça protection, là,
supplémentaire.
M. Desharnais
(Daniel) : Exactement.
M. Fortin : OK. Notre préoccupation, du moins la mienne, là, en ce
moment, là, c'est qu'aujourd'hui on passe d'un régime où l'établissement, avec
les recommandations favorables mentionnées ici, là, peuvent soumettre leur cas
à l'office de la langue française, c'est ça, à une façon de faire où c'est le
CA de Santé Québec, encore avec les recommandations favorables, peuvent
soumettre leur idée à l'office de la langue française. La préoccupation qu'on
a, c'est qu'on... puis je ne le sais pas si c'est... bien, si c'est voulu,
c'est un des effets du projet de loi n° 15, là, c'est qu'on éloigne le
pouvoir décisionnel. Dans ce cas-ci, il passe du CA régional, par exemple, au
CA de Santé Québec. On l'éloigne un peu du terrain dans ce cas-ci.
Alors, elle est là,
notre préoccupation. C'est que c'est le CA de Santé Québec qui peut décider de
faire... de lancer le processus et de dire : Nous, on pense que l'hôpital
de Wakefield, pour x, y, z raisons, n'a plus besoin de cette désignation-là,
ils vont se chercher des recommandations puis, après ça, ça va de l'avant. Je
ne suis pas sûr que l'établissement local aurait fait la même... aurait entamé
la même démarche de... parce qu'il y a des gens sur le CA local qui connaissent la réalité terrain de ce qui
se passe à cet hôpital-là. Elle est là, notre préoccupation, avec la nouvelle
mouture du... bien, pas la «nouvelle mouture», la réalité du 1111.1. Puis c'est
peut-être que vous allez me dire : Bien, c'est inévitable, parce qu'il y a de... il y a plus d'établissements
puis d'administrateurs d'établissement, là, d'établissement au sens juridique de la chose, donc il faut le
mettre en quelque part, mais c'est une des conséquences malheureuses, disons.
M. Dubé :
OK. Si on se remet, il y a deux
semaines, quand on a passé... Puis vous ferez... vous ferez ce que...
M. Fortin : Oui, oui, oui!
M. Dubé :
Mais moi, je veux vous rassurer, parce que je me suis rassuré, est-ce que
c'est correct, là, ou c'est suffisant. Mais,
il y a deux semaines, si, au lieu de présenter l'amendement qu'on... qu'il y
avait... Parce que, rappelez-vous, il y avait un trou, le même trou que
tu disais qu'il y avait en 2015 puis qu'il a été jugé bon de faire cette
protection-là. Quand on a vu qu'il y avait un trou, on a proposé un amendement
qui avait besoin d'être corrigé. Si, il y a deux semaines, on avait présenté
cet amendement-là, il y aurait peut-être moins eu de discussion. On est-tu
d'accord? Je pense que...
M. Fortin : ...il y en aurait moins eu effectivement.
M. Dubé :
Il y en aurait moins eu. Puis, l'erreur qu'on a faite, c'est qu'on a créé
un doute.
M. Dubé : Puis, ça, je vous le dis, là, j'en prends le
blâme parce que ce n'était vraiment pas... Puis, vous connaissez, j'en
ai, des collègues qui n'en veulent pas, de doute, sur les anglophones, hein?
J'en ai, des collègues, ça fait que...
M. Fortin : Vous
avez des collègues qui en veulent beaucoup puis des collègues qui n'en veulent
pas du tout.
M. Dubé :
Non. Mais je vais... là, je vais me concentrer sur ceux qui... Alors, je
veux juste rassurer les gens. Puis c'est pour ça que je pense qu'on revient
exactement à ce que c'était. Et, ça, c'est pour ça que je vous... je veux vous
rassurer en disant : Écoutez, je pense qu'on fait le meilleur compromis
dans la situation qu'on a. Puis je suis certain que je vais être capable de
parler à de mes amis aussi, qui m'ont téléphoné, puis ils ont dit : Es-tu
capable de remettre ça comment c'était? Puis j'ai dit : Oui, c'est ce
qu'on va faire. Ça fait que, dans les circonstances, c'est ça que je vous
dirais pour...
M. Fortin : Je vous soumets qu'on ne remet pas les choses exactement
comme elles étaient.
M. Fortin : Est-ce que c'est mieux, ce que vous avez présenté il y a
deux semaines? Absolument. Est-ce que c'est comme c'était? Je ne peux pas
partager votre expression là-dessus, là.
M. Dubé :
Mais, ça, je respecte ça. Ça, je respecte ça.
M. Fortin : Mais c'est vrai que... Et il est peut-être là, là... Une
partie du doute qui subsiste peut-être dans notre esprit, peut-être dans
certains des gens de la communauté anglophone, qui va rester, c'est que disons
qu'il y a beaucoup de gens dans cette
communauté-là qui ne vous font pas pleinement confiance. Peut-être pas vous, M.
le ministre, mais votre formation
politique, là. Alors, la semaine dernière, ils ont été échaudés, peut-être,
avec... Puis, comme vous l'avez dit,
là, avec raison, ils étaient inquiets, ils étaient préoccupés. Alors là, le...
il y a peut-être un doute qui subsiste ou qui résiste à cause de ça.
M. Dubé : En
tout cas, moi, je pense qu'on a cette solution-là sur la table. C'est à vous de
décider, là, qu'est-ce que vous
voulez faire. Mais je pense que c'était bon que Daniel vous explique la genèse
de ce qu'il est arrivé depuis 2015, puis qu'on remet ça en place dans
les limites de la circonstance actuelle.
M. Fortin : Dans les limites de la circonstance.
M. Dubé :
Je comprends ça très bien, là.
Le Président
(M. Provençal)
: M.
le député... député de Saint-Henri—Sainte-Anne s'il vous plaît.
M. Cliche-Rivard :
Merci, M. le Président. J'apprécie l'échange et j'apprécie aussi la
réactivité du ministre. Il y a évidemment
une énorme distinction entre les deux versions, là. Puis, la deuxième version,
elle est collée presque, là... j'entends la nuance que fait le député de
Pontiac, mais collée presque à 208. Donc, on vient quand même reconduire les
protections. Et moi, j'entends que, bon, l'instigateur d'un tel processus va
être modifié, mais, pour ce qui est des bloqueurs ou des...
M. Dubé :
Des bloqueurs, en termes de football, là.
M. Cliche-Rivard :
Oui. Des garde-fous.
M. Dubé :
Oui. Ils sont là.
M. Cliche-Rivard :
Appelons-les comme on veut les appeler, pour moi, les remparts sont les mêmes.
Et...
M. Dubé :
...me faisait remarquer, puis... Là, je vous coupe.
M. Cliche-Rivard :
Allez-y.
M. Dubé :
Je m'en excuse. Mais c'est
positif. Daniel me faisait remarquer que c'est les deux tiers du comité, là, tu
sais.
M. Cliche-Rivard :
Tout à fait. Comme c'était à 208.
M. Dubé :
Comme c'était. Alors, tu sais, les deux tiers du comité qui viendraient
dire qu'ils sont d'accord, ouf! Voilà. Excusez-moi. Je vous écoute.
M. Cliche-Rivard :
Donc... Non, non, mais c'est une bonne précision. Et donc, à cause de ça,
moi, je suis satisfait que vous avez fait le
bout de chemin qui nous permet de l'appuyer. Mais je vais quand même saisir
l'opportunité pour dire que c'est ça qui démontre l'importance du travail qu'on
fait
article par article. Et je vais me permettre de dire que c'est ça
qui doit encourager la décision à l'effet qu'on doit le continuer la semaine
prochaine.
M. Dubé :
Mais vous avez toujours fait le choix de vos priorités au cours des
derniers mois. Je vais juste rajouter ça. C'est tout.
M. Cliche-Rivard :
Je ne suis pas certain de vous comprendre, M. le ministre.
M. Dubé :
Je vous l'expliquerai plusieurs fois dans les prochaines heures.
M. Cliche-Rivard :
OK. C'est...
Le Président
(M. Provençal)
: ...
M. Cliche-Rivard :
Non. Ça a le mérite de dire beaucoup de choses sans en dire. Mais...
M. Dubé :
C'est ça. On est ensemble
peut-être encore pour plusieurs jours. J'ai dit que les leaders continuaient de
se parler.
M. Cliche-Rivard :
Et je le souhaite fortement. Je pense qu'on gagnerait, tous et toutes, à
travailler ce projet de loi là à la régulière jusqu'à son adoption.
M. Cliche-Rivard :
À la régulière. C'est ce que j'ai dit.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, on est toujours
sur l'amendement. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a
pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement 1111.1 est adopté?
Le Président
(M. Provençal)
: Alors, le nouvel
article 1111.1 est, donc, adopté. Maintenant, je vous rappelle que... Et
on... vous me direz si vous avez besoin d'une pause. Quand on nous avait
présenté la séquence qu'on voulait suivre,
on avait fini le thème... les articles sur tout ce qui était transitoire. On
vient de faire le dernier
article suspendu. Maintenant, si on suit l'ordre, on
irait sur les articles de correspondance par blocs. Maintenant, il y avait eu
une question qui avait été posée...
M. Dubé :
De concordance?
Le Président
(M. Provençal)
: De
concordance. Oui. Alors...
M. Dubé :
J'ai compris aussi que le député de Pontiac voulait peut-être... que le
député de Pontiac voulait peut-être parler de certaines choses. Mais vous avez
compris ma question pour l'omnibus, vous n'avez pas eu le temps d'y penser, là, l'omnibus des thèmes.
J'aimerais ça aussi que, dans les trois changements de nom, je crois, il y en a
trois, que Me Paquin puisse vous l'expliquer, là. Ça, je pense que...
Moi, avant de parler de la concordance, qui est un autre débat, là, j'aimerais
ça qu'on parle rapidement de l'omnibus. Mais on peut le faire après la
suggestion que vous voulez faire.
M. Fortin : En fait, ma suggestion, elle est bien simple, là. Il y a...
Puis, ça s'apparente à un
article suspendu, même si ce ne l'est pas. Il y a
quelques semaines, on vous avait relayé, là, les préoccupations — suite
aux adoptions des articles 435 à 450, si je ne m'abuse — des
organismes communautaires autonomes. Et ils avaient redéposé une lettre à la
commission. On l'a représentée au ministre à ce moment-là. Ça m'apparente
une... Ça s'apparente à une suite logique des articles suspendus. Pour moi, là,
c'est un peu le même genre de truc qu'il faut absolument régler, avant de faire
ce qui pourra se faire au cours des prochaines heures ou des prochains jours,
Le Président
(M. Provençal)
: ...les
articles ont été votés.
M. Fortin : Oui, c'est ça, ils sont adoptés.
Le Président (M. Provençal)
: Mais on avait eu des interventions
qui ont été faites par la suite.
M. Fortin : Oui. Et je me demande juste si le ministre, qui nous avait
dit, à ce moment-là : Je vais vous revenir, là, a eu la chance de se
pencher là-dessus ou pas.
M. Paquin
(Mathieu) : ...
Le Président
(M. Provençal)
: Je
peux vous donner même une minute.
Le Président
(M. Provençal)
: Oui.
M. le ministre.
M. Dubé :
M. le Président, on va le traiter tout de suite, parce qu'on peut régler
ça. Ce que je vais donner, c'est l'opportunité... Me Paquin est tout à fait au
courant de la correspondance, puis je pense qu'il veut faire une précision
avant qu'on aille là, puis je vais lui laisser la parole.
Le Président
(M. Provençal)
: Me
Paquin.
M. Paquin
(Mathieu) : Oui, M. le Président. En fait, ce sont des... c'est une...
de la correspondance qui concerne, notamment
et principalement, l'agrément qui est octroyé aux maisons de soins palliatifs.
On en a parlé il y a quelques jours et on en a parlé hier dans les
dispositions transitoires. Je sais que, dans la correspondance en question, on soulève la question de savoir si les
explications qui ont été fournies par moi auraient induit en erreur la
commission. Alors, pour dissiper tout doute, je vais laisser une de mes
collègues présenter l'explication.
Le Président
(M. Provençal)
: Alors,
Me Côté, vous allez... votre nomination, s'il vous plaît. Consentement pour que
Me Côté nous... Oui. Allez-y.
Mme G. Côté (Geneviève) : Oui.
Bonjour. Geneviève G. Côté, avocate à la Direction des affaires juridiques,
Santé et Services sociaux.
En fait, la correspondance qu'on... de
l'association des organismes communautaires semble faire confusion entre différents concepts, là. On a, dans la loi,
un agrément aux fins de financement par le ministre puis on a un agrément
de qualité qui peut
être celui, par exemple, d'Agrément Canada. Ce sont deux agréments différents
qui ont des objectifs complètement différents.
L'agrément aux fins
de financement sert à obtenir un financement précis qui se rattache à un
article précis de la loi. Et les organismes communautaires, de façon générale,
peuvent recevoir, s'ils sont agréés, ce financement-là ou peuvent recevoir d'autres types de financement,
par exemple avec le PSOC. Un organisme communautaire agréé aux fins de
financement, c'est une maison de soins palliatifs. C'est... Il y a juste les
maisons de soins palliatifs qui obtiennent cet agrément-là et ce type de
financement là. C'est un agrément qui leur permet d'obtenir du financement qui
ensuite leur permet d'obtenir des services des établissements, parce qu'il y a
des services en maison de soins palliatifs qui sont faits par entente avec un
établissement auquel elles se sentent associées. Donc, cet agrément précis là
dont il est question, c'est vraiment juste l'agrément des maisons de soins...
des maisons de soins palliatifs qui est l'agrément aux fins de financement du ministre. Et il n'y a aucune exigence
supplémentaire d'agrément par rapport à l'état actuel du droit qui est ajoutée. C'est un agrément qui
est prévu à la LSSSS, qui présentement ne s'applique qu'aux maisons de soins
palliatifs et qui continuera de ne s'appliquer qu'aux maisons de soins
palliatifs.
Par ailleurs, comme l'expliquait
mon collègue, la définition de «maison de soins palliatifs», au sens de la Loi
concernant les soins de fin de vie, c'est un organisme communautaire qui
détient cet agrément-là. Donc, on en revient exactement... peu importe dans
quel sens on le prend, là, une maison de soins palliatifs, c'est ça. Ça, c'est
une maison de soins palliatifs. Donc, tout
autre type d'organisme communautaire qui reçoit un financement, que ce soit
d'un établissement ou du ministre, au niveau national, en provenance du
PSOC, et qui n'est pas une maison de soins palliatifs n'a pas besoin de détenir
un agrément du ministre. Et ça n'a absolument rien à voir avec l'agrément
d'Agrément Canada.
M. Fortin : ...ce que vous dites, c'est que... puis, si je vous ai bien
compris, vous avez dit, à quelques reprises, là : Les articles
concernés... en fait, les articles ne concernent que les maisons de soins
palliatifs, qui ont toutes nécessairement un agrément déjà, ne peuvent pas
opérer sans agrément.
Mme G. Côté
(Geneviève) : L'agrément de financement. Exactement.
M. Fortin : Alors, vous l'avez vue, là, la lettre de Mme Roberge.
Vous avez vu le texte qu'elle a écrit dans les médias, il y a quelques jours,
aussi j'imagine. Alors, elle vient d'où, leur crainte, selon vous? Parce que ce
n'est pas... Je ne peux pas croire que ce
n'est juste pas fondé, là, ou, à tout le moins... Je vais le dire comme
ça : Avez-vous tenté... Il y a-tu quelqu'un qui a tenté de les
rassurer du côté du gouvernement? Il y a-tu quelqu'un qui les a appelés, depuis les nombreux appels qu'eux font, pour leur
dire : Non, non, ça ne vous concerne pas, tu sais? Puis je comprends que
c'est peut-être... ce n'est pas votre travail, Mme Côté, là, ce n'est
pas... Me Côté.
M. Dubé :
Non. Je peux vous dire que moi, je ne le sais pas, là. Je pourrai vérifier.
Mais je pense qu'à la lumière... puis je vais être... à la lumière de cette
discussion-là, lorsqu'on a eu cette discussion-là, que, pour nous, il n'y avait pas besoin de faire des changements, à
la lumière de ce qu'on vient d'expliquer, la différence entre les deux types
d'agrément puis peut-être la... je dirais une confusion, puis ce n'est pas...
ce n'est pas négatif, ce que je dis là, là, mais
une interprétation différente. C'est pour ça qu'on trouvait bon de revenir sur
la bonne interprétation qui nous justifie de ne pas faire de changement
à ce qui a été voté la semaine dernière.
M. Fortin : Bien, dans notre échange qu'on avait eu il y a quelque
temps avec Mme Roberge, là, qui nous a appelés pour nous soulever cet
enjeu-là, il y avait une question des articles 108, c'est-à-dire est-ce
que les... est-ce que les... pardon, est-ce que les groupes concernés peuvent
appliquer sur les articles 108 sans avoir l'agrément? Mais je ne sais pas
si vous comprenez ce que je veux dire. Oui?
Le Président
(M. Provençal)
: ...
Mme G. Côté
(Geneviève) : Bien, la... À ma connaissance, là... je veux juste
vérifier le numéro d'article pour être
certaine, mais les organismes qui ont un agrément, ce n'est pas un... c'est une
entente, 108.3, qu'ils concluent avec...
c'est un type d'entente spécifique qui est rattachée à cet agrément-là, là.
Tout... C'est une série d'articles un peu éparse dans la loi, mais qui
s'interprètent les uns par rapport aux autres, là. Donc, c'est un type
d'entente spécifique. Ça n'empêche absolument pas un organisme
communautaire qui n'aurait pas d'agrément de faire une entente 108, tout
court, là... pas 108.3, mais 108 normal, je dirais, là, sans aucun
problème.
M. Fortin : C'était ça, une grosse
partie de leurs préoccupations, là. C'est que les
organismes communautaires sans agrément ne pourraient plus avoir ce type
d'entente là avec le gouvernement. Puis, ça, honnêtement, ça mettrait en
jeu une grosse
partie de leur... bien, un, de leur financement, mais, deux, des
services qu'ils donnent à l'État.
M. Dubé :
Si c'était ça, l'inquiétude, vous avez raison, là, je pense que c'est
clarifié. C'est pour ça qu'on... Puis ce
n'est pas toujours évident de comprendre ce qu'il s'est dit, des fois, en
commission, peu importe. C'est pour ça que je pense que c'était
important de... Mais il n'y avait pas aucune intention d'induire la commission
en erreur.
M. Fortin : OK. Mais j'encouragerais, M. le ministre, quelqu'un de
votre équipe à communiquer avec le regroupement quand même.
M. Dubé :
Bien là, c'est noté, là. Peut-être, maître... «Me Paré»! Là, il y a trop
d'avocats dans le... M. Paré. Si vous permettez, M. le Président,
d'intervenir.
Le Président (M. Provençal)
: ...
M. Paré (Daniel) : Oui. M. le ministre, là...
M. le Président, là, je m'engage, là, que quelqu'un de nos équipes, là, rejoigne les organismes
communautaires, là, leurs représentants, là, pour s'assurer de la bonne
compréhension de cet article, là, qui a été adopté.
M. Fortin : Commencez... Commencez par Mme Roberge, là, au regroupement des
organismes communautaires autonomes. Je pense, ce serait la place
appropriée.
M. Paré
(Daniel) : Bien reçu.
Le Président (M. Provençal)
: Maintenant, avant toute chose, vous
vouliez que Me Paquin nous explique probablement le principe des
amendements omnibus.
M. Dubé :
...bien, pas vous, parce que vous avez beaucoup d'expérience. Moi, je n'en
ai pas, alors je vais...
Le Président (M. Provençal)
: Les amendements omnibus
qui seront proposés et expliqués, ça vise à modifier tout le projet de loi, soit des articles qui ne
sont pas encore adoptés ainsi que des articles adoptés, amendés ou non. Et là, je
céderais la parole à Me Paquin, avant qu'on présente ce type d'amendement là.
M. Paquin (Mathieu) : Oui,
M. le Président. En fait, je pense que vous avez expliqué l'essentiel des
explications que j'aurais pu donner sur l'objectif de l'amendement
omnibus.
Le Président
(M. Provençal)
: ...votre
travail, là.
M. Paquin
(Mathieu) : Je ne vous en veux pas. Essentiellement, ce qu'on a comme
modification, ce serait de remplacer «conseil d'établissement», au pluriel et
au singulier, par «conseil d'administration d'établissement» partout dans la
loi, dans les textes non amendés ainsi que ceux amendés. Remplacer...
M. Dubé :
...excusez-moi. Ils sont déposés, ces amendements-là. Je ne sais pas si on
en mettait un à l'écran, là, ça aiderait
peut-être. Parce que vous allez voir que ce n'est vraiment pas complexe, là.
Si... Mme la secrétaire, est-ce que... Il était dans l'ordre qui suivait
le...
M. Fortin : ...des articles qui étaient dans le thème Concordance pure
ou pas?
M. Dubé :
Non, non, pas du tout.
M. Fortin : Ils étaient où ceux-là?
Le Président
(M. Provençal)
: ...c'est
autre chose. C'est pour ça que c'est important que...
M. Dubé :
...je vous en montre un, là, ça va...
Le Président
(M. Provençal)
: En
vous montrant, Me Paquin va être...
Le Président
(M. Provençal)
: Non.
Ça n'a pas... Ça n'a pas de lien avec ça.
M. Dubé :
Bien non. Ils ont été transmis. Ils n'ont pas été mis dans la liste. Et
c'est pour ça que je le soulève, parce que c'est quelque chose qui est quand
même simple à faire, qui... Bien, je vais laisser Me Paquin vous... En en
voyant un, vous allez comprendre. Pas besoin de regarder les trois, là. Mais
c'est trois spécifiques. Je laisse...
Le Président (M. Provençal)
: Bien, je vous invite à en
faire la lecture, puis Me Paquin va l'expliquer en même temps. Ça va
être beaucoup plus simple.
M. Dubé :
M. le Président, moi, je vous écoute. Alors, l'amendement, il se lit comme
suit : Remplacer, dans l'ensemble du projet de loi tel qu'amendé,
«directeur médical» par «directeur médical et des...»
Le Président (M. Provençal)
: ...
M. Dubé : Ah!
je n'ai pas le même. Excusez-moi. Je voulais... Je voulais juste voir si vous
suiviez ce que je disais, là. C'est lequel? C'est... Il y en a trois.
M. Dubé :
Le dernier. OK. Ils sont dans un
autre ordre. Excusez. Alors : Remplacer, dans l'ensemble du présent
projet de loi tel qu'amendé, «conseil
d'établissement» et «conseils»... et «conseils d'établissement» par,
respectivement, «conseil d'administration d'établissement» et «conseils
d'administration d'établissement» partout où cela se trouve.
Et le commentaire,
c'est que cet amendement vise à ce que le
titre actuel de conseil
d'établissement devienne celui de conseil d'administration d'établissement.
Puis vous vous souvenez, particulièrement quand on a discuté les fondations,
particulièrement, il y avait une préoccupation de perdre la notion de conseil
d'administration. On a dit : Est-ce qu'on peut séparer le fait qu'on
élimine l'entité légale, et de trouver une façon de garder la notion de conseil
d'administration d'établissement? On a vérifié puis ça ne remet pas en cause
tout le débat. Et je pense que ça facilite. Puis je pense qu'on en avait parlé,
qu'on le considérait. Là, aujourd'hui, imaginez que c'est quelque chose qu'on a
discuté, alors, je... Ce n'est rien de nouveau, mais excusez l'exemple, là,
vous... c'est de peser sur un piton puis de le mettre à 50 ou 75 endroits
dans le... Alors, ça, c'en est un. Les deux... Oui?
M. Fortin : C'est une proposition que vous nous faites aujourd'hui, là,
qui n'est pas dans les amendements que vous nous avez...
M. Dubé :
Qui n'est pas dans... mais qui a été déposé. Oui, il a été déposé il y a
longtemps dans une liasse, peut-être qu'on
n'en a jamais parlé, mais ça répondait à un besoin qu'on avait déjà discuté.
Vous vous souvenez de la discussion
sur conseil d'administration d'établissement, c'est une chose qu'on... Puis les
deux autres, bien, ils sont... Oui...
Le Président
(M. Provençal)
: C'est
similaire. C'est d'autres termes.
M. Dubé :
...les deux autres, on peut juste regarder c'est quoi, les titres qui changent,
là, si vous permettez.
Le Président
(M. Provençal)
: Oui.
M. Fortin : Mais ces liasses-là — pendant qu'on... — ne se
retrouvent nulle part dans ce plan-là.
M. Dubé :
Non, non, non, puis c'est pour ça que... Je vous le dis, là, ce n'est
pas... Il n'y a pas de mauvaise intention...
M. Fortin :
Non, non, c'est correct.
M. Dubé :
...c'est que, pour nos légistes, c'est comme évident de faire ça, parce qu'il y
en a beaucoup, de «bills» omnibus, puis on peut penser à toutes sortes de...
Mais on ne l'a pas mis dans cette liste-là, mais vous... avec moi que ce n'est
pas trop compliqué, là, on s'est déjà entendu sur ces titres-là. Le deuxième,
puis regardez comment on en a eu des discussions, j'ai bien le même :
Remplacer, dans l'ensemble du projet de loi tel qu'amendé, «directeur médical»
par «directeur médical et des services professionnels».
On a discuté ça
1 million de fois quand on regardait la fameuse... la fameuse
organisation, là, alors... Et le troisième — moi, je vous laisse y penser,
là, mais on dit qu'on veut être efficace, là — le troisième, c'est le
directeur médical et des services
professionnels qui est... qu'on remplace le directeur médical et des services
professionnels pour...
Le Président
(M. Provençal)
: Mais
ici on est dans multidisciplinaire.
M. Dubé :
Oui, c'est ça. Oui, c'est ça.
Exactement. Ça fait qu'on peut les prendre un par un, mais c'est quelque chose
qu'on pourrait faire cet après-midi, qui n'est pas long à faire, mais qui
simplifierait énormément... je dirais... je vais le dire comme ça, les
prochaines heures ou les prochains jours, je peux dire ça comme ça.
Le Président
(M. Provençal)
: Je
veux tout simplement mentionner que, premièrement, ça va prendre votre
consentement pour qu'on puisse avoir ces amendements-là. Deuxièmement, je veux
nous rappeler que, dans d'autres projets de loi, ça s'est fait. De mémoire,
quand il y a eu le projet de
loi sur les centres de services scolaires, il y
avait eu une correction globale au niveau
des termes. Alors, ce n'est pas quelque chose de nouveau, là, c'est quelque
chose de standard qui peut arriver.
M. Dubé :
Pendant que vous réfléchissez à
ça — je
vous parle à vous, M. le Président, je m'excuse, là — pendant
que vous, vous réfléchissez à ça, parce que, là, vous les avez devant
vous, là, puis... moi, j'aimerais vous demander, pour le temps qu'il nous reste, en tout cas, pour aujourd'hui, là, je
vais le dire comme ça, je ne joue pas sur les mots, là...
M. Fortin : ...une demi-journée à la fois.
M. Dubé : Mais,
à date, ça a bien fonctionné. Alors, moi, ce que je dis, c'est :
J'aimerais ça, dans la liste qu'on a soumise lundi...
M. Fortin : La vôtre est plus barbouillée que la mienne.
M. Dubé : Oui, bien, j'aime ça
les barrer au fur et à mesure, ça m'encourage. Moi, j'aimerais ça que ça
soit... C'est sûr que j'aurais une préférence pour les articles de concordance.
M. Fortin : Mais pourquoi?
M. Fortin : Pourquoi? Si on ne sait pas combien de temps il nous reste, là, pourquoi
on traiterait des articles...
M. Dubé : Mais là je vous
dirais que c'est entre vos mains, combien de temps qu'il reste, là.
M. Fortin : Mais pourquoi on traiterait des articles de concordance
plutôt que des articles de substance?
M. Dubé : Bien, c'est parce
que, la journée qu'on a réglé les articles de concordance, on peut se
concentrer sur les autres, parce que c'est tellement mécanique, la concordance,
M. le député, c'est... Non, mais, écoutez, vous êtes une personne... Les gens
qui sont ici, on parle d'efficacité depuis huit mois... Puis je sais que vous
connaissez ça, là, je n'essaierai pas de vous emplir sur n'importe quoi. Ce que
je dis, ce que je dis, vous savez ce qu'on peut faire avec la concordance, ce
n'est pas ça, ma question, j'ai dit : À
part la concordance, ce que je
veux vous laisser faire, c'est choisir, à l'intérieur des heures qu'il nous
reste, les sujets que vous voulez. Il y en a un paquet ici, là. Alors,
moi, je vous ai dit, j'ai une préférence, on pourrait régler la concordance
assez vite, c'est ça que je dis, mais j'aimerais ça que vous y pensiez en même
temps que l'omnibus. C'est ça que je dis.
Le Président
(M. Provençal)
: Dans un premier temps, si on veut vraiment être
efficace, est-ce qu'il y a consentement pour traiter ces trois
amendements-là?
M. Fortin : Mais moi, je veux juste une clarification, là, mais, sur le
fond, là, je comprends ce que le ministre veut faire, là. Puis c'est vrai, vous
avez raison, M. le Président, que ça s'est fait ailleurs, puis on ne
s'obstinera pas des heures et des heures sur le fond de ça, là, au contraire,
mais je veux juste comprendre. Les amendements qui avaient été présentés en
liasse, qui faisaient essentiellement ce que ces trois amendements-là,
amendements omnibus font, là, ça, c'est des amendements qui ne sont pas dans le
thème pure concordance non plus, là, ils sont juste nulle part dans les listes
qu'on a à date, là, ils n'existent pas.
Le Président (M. Provençal)
: ...
M. Fortin : OK. Puis il y en a...
M. Dubé : ...ça
m'aide beaucoup, là, ce que tu dis, je veux juste être sûr que j'ai cette...
Oui. Moi, je ne connais pas ça, ces termes-là, mais, quand on vous a présenté
le papier, ce que quelqu'un avait en tête dans mon équipe, qui connaît
ça plus que moi, là, la
section 14, qui dit, premièrement, différentes
motions de changement de nom, c'était ça
qu'on faisait référence. Ça fait que, là, je viens de vous dire qu'on l'a déjà
annoncé, mais ne pas dire qu'on en a parlé pendant des semaines, là.
M. Fortin : Non, non, c'est ça.
M. Dubé : Alors, c'est un petit
peu ça.
Le Président (M. Provençal)
: Oui, M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Je
me demande s'il n'y avait pas une raison pourquoi il est à 14, puis là je
regarde peut-être Me Paquin, ce sont,
d'habitude, des amendements ou des modifications à la fin du projet de loi,
comme la numérotation?
Président (M. Provençal)
: Normalement,
cet amendement-là se fait à la fin du projet de loi.
M. Cliche-Rivard :
Si jamais on devait adopter un autre
article ou un amendement, dans les
prochaines heures ou les prochains jours, qui contient ces mots-là, est-ce
qu'ils seraient automatiquement changés par une motion précédente?
Le Président
(M. Provençal)
: Non,
ça va être... ça va se faire automatique. Me Paquin.
M. Paquin
(Mathieu) : Suivant les informations dont on dispose, puisqu'on dit
que c'est dans le projet de loi tel qu'amendé, ça va être partout, même dans
les amendements futurs.
M. Cliche-Rivard :
OK. Donc, il n'y a pas d'enjeu sur le moment où on adopte cet
amendement-là.
M. Fortin : On aurait pu commencer par ça.
M. Dubé : Je
suis content qu'on est encore... de rire, ça me...
Le Président (M. Provençal)
: On aurait reviré une
veste. Maintenant, je reviens. Est-ce qu'il y a consentement, s'il vous
plaît, pour...
M. Fortin : ...les regarder un à la fois, là, juste les trois,
puis les faire... les adopter un à la fois?
M. Cliche-Rivard :
On les adopte. Allons-y.
M. Fortin : Oui, oui, c'est ça.
Le Président (M. Provençal)
: Ma secrétaire me demande
de suspendre. Je vais suspendre quelques minutes, là, juste pour
m'ajuster.
(Suspension de la séance à
14 h 40)
Le Président
(M. Provençal)
: Alors, on reprend
nos travaux. Merci... Je remercie beaucoup ma secrétaire d'être allée...
Alors...
Le Président
(M. Provençal)
: Vous
me direz quand vous êtes prêts. Alors, exceptionnellement, on va passer trois
amendements omnibus, qui, normalement, seraient passés à la fin du projet de
loi, et ce sont vraiment des amendements en commission. Donc, c'est... Il est
important pour moi de demander le consentement pour que chacun des amendements
omnibus, on en a trois, qui modifient, et là je veux bien le spécifier, les
articles adoptés, amendés ou non, les
articles non adoptés à ce jour ainsi que les possibles amendements adoptés dans
le futur. Ces amendements-là vont toucher l'intégralité de ce que je
viens de vous mentionner.
Alors,
est-ce que j'ai le consentement pour qu'on puisse travailler ces trois
amendements omnibus? M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Avec un bémol, M. le Président.
Le Président
(M. Provençal)
: Oui.
M. Fortin : Que la façon de faire qu'on utilise en ce moment ne
s'applique que pour le projet de loi n° 15 et qu'on ne soit pas en train
de créer un précédent pour des projets de loi futurs.
Le Président
(M. Provençal)
: Non.
Oui, et c'est pour ça que je vous ai spécifié, tout à l'heure, que ce sont
vraiment des amendements pour notre commission, ça ne touche pas aucune autre
commission...
M. Fortin : C'est ça. Bien, notre commission étant l'étude
particulière.
Le Président
(M. Provençal)
: ...aucun
autre projet de loi et titre, loi particulière.
M. Fortin : De ce projet de loi, pas n'importe quel de notre
commission, là, ce projet de loi ci.
Le Président (M. Provençal)
: De ce projet de loi.
M. Fortin : OK. Tant qu'on ne crée
pas un précédent qui peut être applicable ailleurs, ça me va, M. le Président.
Le Président (M. Provençal) : Oui, je dirais même ni en Chambre, mais je ne veux
pas...
M. Fortin : D'accord, ni en Chambre, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: ...je ne veux pas...
M. Fortin : Non, non, mais on est d'accord là-dessus?
Le Président (M. Provençal)
: Oui, oui, oui...
Président (M. Provençal)
...écoutez, je suis quand même enregistré, moi aussi, là. M. le député de
Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Je me
permettrais juste la question. C'est habituellement quelque chose qu'on fait à
la fin, qu'est-ce qui justifie ou motive les légistes à vouloir qu'on fasse ça
maintenant? Pourquoi c'est important maintenant plutôt que dans quelques jours
quand on adoptera le projet de loi, la régulière?
M. Dubé : Peu importe le nombre
d'heures qu'il nous reste, il va falloir le faire. Moi, je dis, en termes
d'efficacité, faisons-le tout de suite. On a le temps, là.
M. Cliche-Rivard : Mais est-ce
qu'il y a une autre raison légale?
M. Cliche-Rivard : Parfait.
M. Dubé : Non, non, mais,
écoutez, là, on ne se fera pas accroire des choses, là, je pense qu'on est...
M. Cliche-Rivard : Non,
non, mais vous donnez la réponse, je l'entends. Moi, je prends la réponse, il
n'y en a pas.
M. Dubé : Non, non, mais.je
pense qu'on a été assez transparent. Quand on ne s'entend pas, on ne s'entend
pas, mais, quand on peut s'entendre...
Président (M. Provençal)
Est-ce que, présentement, j'ai
votre consentement pour traiter ces trois amendements?
Le Président
(M. Provençal)
: Oui, que... Merci. Maintenant, M. le ministre,
pour vraiment bien fonctionner, on va relire chacun des amendements et
on va les voter un par un, s'il vous plaît.
M. Dubé : Je veux juste être
sûr que j'ai le même, moi. On est sur le multidisciplinaire, hein, c'est ça? Ne
bougez pas, je vais aller le chercher parce que, tantôt, je ne le trouvais pas.
M. Dubé :
Ah! OK. Merci. OK.
Le Président (M. Provençal)
: Il faut lire chacun des amendements,
hein?
M. Dubé : Oui, oui, oui. C'est
parce que moi, je le cherchais dans mes notes. Je vais... Vous me forcez à lire
à distance, mais c'est correct. Remplacer...
Oui. Excusez-moi, c'est parce que mes yeux, des fois, rendus là... Remplacer
dans...
M. Dubé :
Oh! c'est gentil, ça.
M. Dubé :
C'est gentil, Stéphanie. Pour l'âge? Non, tu ne peux pas m'aider pour
l'âge. Remplacer, dans l'ensemble du...
Le Président
(M. Provençal)
: ...ça
va toujours mieux.
M. Dubé :
Hé! Que c'est gentil, ça. OK. Bon.
Remplacer, dans
l'ensemble du projet de loi tel qu'amendé, «directeur du personnel
multidisciplinaire des services de santé» et «directeur du personnel
multidisciplinaire des services sociaux» par, respectivement, «directeur des services de santé multidisciplinaires» et
«directeur des services sociaux multidisciplinaires», partout où cela se trouve.
Cet amendement vise à
modifier le nom de certains directeurs.
Le Président
(M. Provençal)
: Est-ce
que ça va?
M. Fortin : ...M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: OK. S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que ce premier amendement omnibus est adopté?
Le Président
(M. Provençal)
: Et
je vais, en référence...La référence, c'est le directeur du personnel multidisciplinaire des services de santé qui
devient directeur des services de santé multidisciplinaires, et l'autre, qui a
été lu par M. le ministre. On mettrait à l'écran le deuxième amendement,
s'il vous plaît. Alors, je vous invite à...
M. Dubé :
Le conseil d'établissement. OK. Remplacer, dans l'ensemble du projet de loi
tel qu'amendé, «conseil d'établissement» et
«conseils d'établissement» par, respectivement, «conseil d'administration
d'établissement» et «conseils d'administration d'établissement», partout
où cela se trouve.
Est-ce
qu'on a besoin, peut-être, d'une... Le commentaire, là, c'est que ça vise à...
que le
titre actuel de conseil d'établissement
devienne celui de conseil d'administration d'établissement. Mais je veux
juste... ça peut paraître curieux, de la façon dont c'est écrit. Peut-être, Me
Paquin.
Le Président
(M. Provençal)
: Me
Paquin.
M. Paquin
(Mathieu) : Bien, l'amendement remplace «conseil d'établissement» dans
les établissements par «conseil d'administration d'établissement». On le fait
lorsque c'est au pluriel et au singulier.
Le Président
(M. Provençal)
: C'est
M. Dubé :
Je cherchais une explication supercomplexe. C'est...
Le Président
(M. Provençal)
: S'il
n'y a pas d'intervention...
Le Président
(M. Provençal)
: Oui,
allez-y.
M. Fortin : Ça me prend une seconde me remettre de l'explication
complète de Me Paquin. Je veux juste qu'on
s'entende sur une affaire, ça ne change rien, au fond. Cet amendement-là, on a
beau leur donner un nouveau titre, aux conseils d'établissement, là, ce n'est
pas des conseils d'administration. Ce n'est pas des conseils d'administration
au sens où ils ont des responsabilités
légales. Ce n'est pas des conseils d'administration au sens où ils ont des
pouvoirs décisionnels que les conseils d'administration ont en ce moment. Les
conseils d'administration des établissements de santé, du CISSS de Chaudière-Appalaches, du CISSS de l'Outaouais, du
CIUSSS du Centre-Ouest, et tous les autres, là, n'ont plus les mêmes
pouvoirs.
Alors,
quand on a dit, à plusieurs reprises, au cours du projet de loi, là, qu'on
était en désaccord avec les orientations du
gouvernement parce qu'on venait enlever, retirer un paquet de pouvoirs des
conseils d'administration, ce n'est pas parce qu'on les appelle les
conseils d'administration d'établissement qu'ils reprennent leurs pouvoirs, là.
On va s'entendre là-dessus, là. C'est une
modification cosmétique qui, peut-être, va faire plaisir à certaines personnes,
mais qui change zéro puis une barre à leurs responsabilités.
Le Président
(M. Provençal)
: M.
le ministre.
M. Dubé :
...à moitié d'accord avec vous, des fois, on s'entend qu'on ne s'entend
pas. Une des choses qui nous a motivés à faire ce changement-là... Puis je suis
d'accord avec vous, je n'essaierai pas de vous dire qu'ils ont exactement les
mêmes fonctions qu'avant. Mais, quand on est arrivés avec l'exclusion de
fondations, recherche, universités, on a dit : Il y a peut-être un
compromis à faire. Et, d'ailleurs, il y a des gens qui nous ont appelés pour dire qu'ils avaient apprécié ça. Alors, c'est pour
ça que je n'essaierai pas de vous convaincre du contraire. Mais c'est ce grand changement-là qu'on a fait à cause des
fondations puis de la recherche, l'innovation, qui nous a poussés à faire ça. Puis
je pense qu'on est très à l'aise... mais je respecte ce que vous venez de dire,
vous avez raison.
Le Président
(M. Provençal)
: M.
le député de Pontiac, on avait déjà eu un débat sur ce volet-là lorsqu'on a traité de ces articles-là, je pense que c'était à
propos, compte tenu qu'on fait un omnibus pour changer la
terminologie, que vous faisiez un rappel. M. le député de...
M. Dubé :
Absolument, je suis d'accord.
Le Président
(M. Provençal)
: ...
Saint-Henri—Saint-Louis...
Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Dubé :
C'est moi qui fais ça, ces erreurs-là, d'habitude.
M. Cliche-Rivard :
Non, Westmount—Saint-Louis
n'est toujours pas dans Saint-Henri—Sainte-Anne, mais non, ça va, M. le Président.
Écoutez, on en avait déjà quand même glissé quelques mots. Je pense que c'est
plus clair, là, pour tout le monde, qu'on parle d'un conseil d'administration
d'établissement, je pense que c'est... Ça va.
M. Cliche-Rivard :
Pas cette fois-ci.
Le Président
(M. Provençal)
: S'il
n'y a pas d'autre intervention...
Le Président
(M. Provençal)
: Oui,
allez-y, Mme la députée.
Mme Setlakwe :
Je ne répéterai pas ce que mon collègue de Pontiac a dit, mais je pense que
c'est cosmétique. J'aimerais mieux comprendre au niveau des fondations. Puis je
ne veux pas refaire le débat de fond, là, on s'entend, on a fait les
corrections. Mais je regarde, par exemple, 43.1, je ne vois même pas que le
changement s'appliquerait ici. On a bien dit que le conseil d'administration — là on
est dans Santé Québec — doit
déléguer à chaque, oui, conseil d'établissement, ses fonctions et ses pouvoirs
relatifs à l'enseignement, recherche, l'innovation. Mais on... OK. là, on va
dire : Ça va être délégué à chaque conseil d'administration
d'établissement.
Mme Setlakwe :
Mais ça change quoi sur le fond?
M. Dubé :
Bien, comme je vous dis, sur le fond...
Mme Setlakwe :
Ça faisait plaisir, c'est ce que je comprends, là.
M. Dubé :
Bien, il y a des gens qui ont dit : On apprécie ça, on comprend les
compromis que vous avez faits, puis on
apprécie, parce que, pour certaines personnes, de pouvoir l'appeler un conseil
d'administration d'établissement, ça répond à un besoin. Vous avez
raison. Je pense qu'on a trouvé un compromis, comme ça arrive souvent dans ce
projet de loi là. Voilà.
Le Président
(M. Provençal)
: S'il
n'y a pas d'autre intervention, est-ce que cet amendement omnibus qui vise à remplacer «conseil d'établissement» ou
«conseils d'établissement» — au
pluriel — par
«conseil d'administration d'établissement» — au singulier et au
pluriel — est
adopté?
Le Président
(M. Provençal)
: Le
troisième amendement, s'il vous plaît.
M. Dubé : L'avez-vous à
l'écran?
Le Président (M. Provençal)
: Il est rendu à l'écran.
M. Dubé : OK. Remplacer, dans
l'ensemble du projet... du présent projet de loi tel qu'amendé, «directeur
médical» par «directeur médical et des services professionnels», partout où
cela se trouve, sauf dans les expressions «directeur
médical de médecine familiale», «directeur médical de médecine spécialisée»,
«directeur médical national» et «directeur médical régional».
amendement vise à ce que le
titre des actuels directeurs des services
professionnels, les DSP, comme on les appelle, devienne celui de «directeur
médical et des services professionnels» et non seulement «directeur médical».
M. Fortin : Corrigez-moi si j'ai tort, est-ce que directeur médical
régional, ce n'est pas le DSP?
Le Président (M. Provençal)
: Mais eux ne seraient pas touchés, là,
ce que je comprends.
M. Fortin : Non, non, mais est-ce qu'ils ne devraient pas l'être,
justement?
Le Président (M. Provençal)
: Me Paquin.
M. Paquin (Mathieu) : Non, M.
le Président. En fait, le directeur médical régional, c'est un directeur
médical qui existe dans la
Loi sur les services préhospitaliers d'urgence,
puisqu'il y a des modifications que le projet de loi y apporte, le terme s'y
retrouve, puis on ne peut pas le modifier, parce que c'est, en fait,
actuellement, déjà, un directeur médical régional.
M. Fortin : Je ne savais pas que ça existait, un directeur médical
régional qui n'est pas un DSP. C'est juste dans le préhosp?
M. Paquin (Mathieu) : Oui, en
fait, sans rentrer dans le détail, c'est un médecin qui exerce certaines responsabilités à l'égard de l'organisation des
soins préhospitaliers d'urgence, et le
titre qu'il a dans la loi, c'est directeur
médical régional. Et, dans la même loi aussi, il y a un directeur médical
national.
M. Fortin : Du... de l'organisation du préhosp, entre autres?
M. Paquin (Mathieu) : Oui.
M. Fortin : OK. C'est bon, je ne l'avais juste pas vu dans nos
délibérations, donc, très bien.
Le Président (M. Provençal)
: S'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'amendement omnibus qui touche...
de remplacer «directeur médical» par «directeur médical et des services
professionnels», partout où cela se trouve, est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Merci. Donc, les trois amendements omnibus que
nous voulions traiter viennent d'être traités. Maintenant, on va
revenir à la notion... à la thématique, je ne sais pas comment l'appeler, là, thème 8, j'ai presque... de
parler de notion de concordance, là. M.
le ministre, je vais vous céder la
parole pour introduire le tout.
M. Dubé : Merci beaucoup. Puis,
encore une fois, merci pour avoir trouvé cet accommodement-là pour ce qu'on
vient de discuter. Non, sur la concordance, j'aimerais ça vous entendre, parce
que là vous m'avez dit : Est-ce qu'on a
eu l'information par loi? Il y avait des lois qui vous...