Public Finance — 19 February 2026 (43rd Legislature, 2nd Session)

CFP 2026-02-19

Quebec — Committees

Public Finance — 19 February 2026 (43rd Legislature, 2nd Session)

CFP 2026-02-19

Quebec — Committees

Journal des débats de la Commission des finances publiques - Assemblée nationale du Québec

sur les médias sociaux, Facebook, X, Youtube

Députés

La présidente

Les députés depuis 1764

Coordonnées des députés

La fonction de député

Fonctions parlementaires des députés

Composition des commissions

Indemnités et allocations

Cercle des femmes parlementaires

Cercle des jeunes parlementaires

Cercle des ex-parlementaires de l’Assemblée nationale du Québec

Fondation Jean-Charles-Bonenfant

Fondation des parlementaires québécois Cultures à partager

Travaux parlementaires

Calendrier hebdomadaire des travaux

Journal des débats

Index du Journal des débats

Règlement et autres règles de procédure de l'Assemblée nationale

Propos non parlementaires

Assister aux travaux

Travaux de l'Assemblée

Toutes les séances

Documents déposés

Projets de loi

Cheminement des projets de loi

Registre des votes

Travaux des commissions

Liste des commissions

Mandats en cours

Documents déposés

Rapports et documents de réflexion

Exprimez votre opinion!

Pétitions

Signer une pétition électronique

Consulter une pétition présentée à l'Assemblée

Lancer une pétition

Suivre le cheminement d'une pétition

Consultations publiques

Comment participer à une consultation

Liste des consultations publiques

Commenter un sujet à l'étude

Présenter un projet de loi d'intérêt privé

Vidéo

En direct et webdiffusions à venir

Archives des travaux et activités parlementaires

Travaux de l'Assemblée

Travaux des commissions

Activités de presse

Activités spéciales et institutionnelles

Députés

Le Canal de l'Assemblée

Émissions et capsules promotionnelles

Espace jeunesse

Commander un extrait

Calendrier

Ouvrir

En direct

Calendrier détaillé

_date_du_jour

Aujourd'hui

_heure_en_cours

En cours

Activités du jour

Exposition(

s) Drapeau(

x) sur l'hôtel du Parlement

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.

Pour plus de renseignements

L'ABC de l'Assemblée

Visiteurs

Restaurants

Actualités et salle de presse

Bibliothèque

Publications

Éducation

Diplomatie

Histoire

Accueil > Travaux parlementaires > Travaux des commissions > Journal des débats de la Commission des finances publiques

Travaux parlementaires

Journal des débats

Index du Journal des débats

Travaux de l'Assemblée

Registre des votes

Travaux des commissions

Administration publique

Agriculture, pêcheries, énergie et ressources naturelles

Aménagement du territoire

Assemblée nationale

Culture et éducation

Économie et travail

Finances publiques

Institutions

Relations avec les citoyens

Santé et services sociaux

Transports et environnement

Mandats en cours

Rapports et documents de réflexion

Cheminement des projets de loi

Projets de loi

Documents déposés

Dépôts du jour

Calendrier hebdomadaire des travaux

Mots clés

Type de documents

Tous les documents

Documents déposés

Feuilletons et préavis

Journaux des débats

Mémoires

Procès-verbaux de l'Assemblée

Projets de loi

Rapports et documents de consultation des commissions

Type de travaux

Travaux de l'Assemblée et des commissions

Travaux de l'Assemblée

Travaux des commissions

Commission de la culture et de l’éducation

Commission de la santé et des services sociaux

Commission de l'administration publique

Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles

Commission de l'aménagement du territoire

Commission de l'Assemblée nationale

Commission de l'économie et du travail

Commission des finances publiques

Commission des institutions

Commission des relations avec les citoyens

Commission des transports et de l'environnement

Sous-commission de la réforme parlementaire

Période

De</b> et <b>À</b> sont remplis, le résultat se situe entre les dates indiquées.<br/>

Si seul le champ <b>De</b> est rempli, le résultat se situe entre la date indiquée jusqu’à aujourd’hui.<br/>

Si seul le champ <b>À</b> est rempli, le résultat se situe avant la date indiquée.

" class="champsDate choisirDate BulleInfo PeriodeFin" />

La date de début doit précéder la date de fin.

Session

Toutes les sessions

Session en cours - 43e législature, 3e session (5 mai 2026 - )

43e législature, 2e session (30 septembre 2025 - 8 avril 2026)

43e législature, 1re session (29 novembre 2022 - 10 septembre 2025)

42e législature, 2e session (19 octobre 2021 - 28 août 2022)

42e législature, 1re session (27 novembre 2018 - 13 octobre 2021)

41e législature, 1re session (20 mai 2014 - 23 août 2018)

40e législature, 1re session (30 octobre 2012 - 5 mars 2014)

39e législature, 2e session (23 février 2011 - 1 août 2012)

39e législature, 1re session (13 janvier 2009 - 22 février 2011)

38e législature, 1re session (8 mai 2007 - 5 novembre 2008)

37e législature, 2e session (14 mars 2006 - 21 février 2007)

37e législature, 1re session (4 juin 2003 - 10 mars 2006)

36e législature, 2e session (22 mars 2001 - 12 mars 2003)

36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)

35e législature, 2e session (25 mars 1996 - 21 octobre 1998)

35e législature, 1re session (29 novembre 1994 - 13 mars 1996)

34e législature, 3e session (17 mars 1994 - 17 juin 1994)

34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)

34e législature, 1re session (28 novembre 1989 - 18 mars 1992)

33e législature, 2e session (8 mars 1988 - 9 août 1989)

33e législature, 1re session (16 décembre 1985 - 8 mars 1988)

32e législature, 5e session (16 octobre 1984 - 10 octobre 1985)

32e législature, 4e session (23 mars 1983 - 20 juin 1984)

32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)

32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)

32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)

31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)

31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)

31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)

31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)

31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)

31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)

30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)

30e législature, 3e session (18 mars 1975 - 19 décembre 1975)

30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)

30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)

29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)

29e législature, 3e session (7 mars 1972 - 14 mars 1973)

29e législature, 2e session (23 février 1971 - 24 décembre 1971)

29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)

28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)

28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)

28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)

28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)

28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)

27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)

27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)

27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)

27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)

27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)

27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)

26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)

26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)

25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)

25e législature, 3e session (19 novembre 1958 - 5 mars 1959)

25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)

25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)

24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)

20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)

18e législature, 2e session (10 janvier 1933 - 13 avril 1933)

18e législature, 1re session (3 novembre 1931 - 19 février 1932)

17e législature, 2e session (8 janvier 1929 - 4 avril 1929)

16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)

16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)

16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)

15e législature, 4e session (24 octobre 1922 - 29 décembre 1922)

15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)

15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)

15e législature, 1re session (10 décembre 1919 - 14 février 1920)

14e législature, 3e session (21 janvier 1919 - 17 mars 1919)

14e législature, 2e session (4 décembre 1917 - 9 février 1918)

14e législature, 1re session (7 novembre 1916 - 22 décembre 1916)

13e législature, 4e session (11 janvier 1916 - 16 mars 1916)

13e législature, 3e session (7 janvier 1915 - 5 mars 1915)

13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)

13e législature, 1re session (5 novembre 1912 - 21 décembre 1912)

12e législature, 4e session (9 janvier 1912 - 3 avril 1912)

12e législature, 3e session (10 janvier 1911 - 24 mars 1911)

12e législature, 2e session (15 mars 1910 - 4 juin 1910)

12e législature, 1re session (2 mars 1909 - 29 mai 1909)

11e législature, 4e session (3 mars 1908 - 25 avril 1908)

Partager

Diagramme de l'Assemblée

En direct sur le Web

Journal des débats de la Commission des finances publiques

Version préliminaire

Retour à la liste des séances du Journal des débats

43 e législature, 2 e session

(30 septembre 2025 au 8 avril 2026)

Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.

Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions

jeudi 19 février 2026

Vol. 48 N° 27

Étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi visant à réduire la bureaucratie, à accroître l’efficacité de l’État et à renforcer l’imputabilité des hauts fonctionnaires

Aller directement au contenu du Journal des débats

Heures

11 h

11 h 30

12 h 30

13 h 30

14 h

14 h 30

Journal des débats

11 h (version non révisée)

(Onze heures vingt-quatre minutes)

Le Président (M. Laframboise) :

À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de

la Commission des finances publiques ouvertes. Je demande à toutes les

personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils

électroniques. La commission est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du

projet de loi n° 7, Loi visant à réduire la

bureaucratie, à accroître l'efficacité de l'État et à renforcer l'imputabilité

des hauts fonctionnaires.

M. le secrétaire, y a-t-il des

remplacements?

Le Secrétaire

: Oui, M.

le Président. Mme Mallette (Huntingdon) est remplacée par Mme Lachance

(Bellechasse) et Mme Zaga Mendez (Verdun); par M. Fontecilla

(Laurier-Dorion).

Le Président (M. Laframboise) :

Merci beaucoup, M. le secrétaire. Lors de l'ajournement de nos travaux, hier

soir, nous en étions à l'étude d'un amendement de la ministre aux articles 74

à 97. Y a-t-il d'autres interventions, Mme la ministre?

Mme Duranceau : Oui. Bien,

suite aux discussions qu'on a tenues hier, en fin de journée, on aimerait

retirer l'article 74 tel que déposé puis redéposer un

article 74 modifié,

qui tient compte de nos conversations d'hier, là, puis qu'on pourra... sur

lequel on pourra poursuivre la discussion.

Le Président (M. Laframboise) :

Donc, y a-t-il consentement pour que l'amendement soit retiré pour être

remplacé? Consentement. Ça va? Donc, Mme la ministre, vous pouvez déposer un

nouvel amendement.

Mme Duranceau : Oui. Alors là,

il est déposé. Il faut que je le lise présumément. Parfait. Alors, je vous lis

ça à l'écran. Donc, l'amendement. Alors,

chapitre IV du

titre I :

Remplacer le

chapitre IV du

titre I du projet de loi, comprenant les

articles 74 à 97, par le

chapitre suivant — donc c'est;

«Chapitre IV

«Héma-Québec

«Loi sur Héma-Québec et sur le Comité de

biovigilance.»

Donc, l'article 74 se lit comme suit :

L'article 3 de la

Loi sur Héma-Québec et sur le Comité de biovigilance est

modifié par le remplacement, dans le quatrième alinéa, de «connexe aux

attributions décrites aux alinéas précédents que lui confie le gouvernement»

par «que lui confie le ministre de la Santé et des Services... Ah! ce n'est pas

le bon, ça.

Le Président (M. Laframboise) :

Oui, on va remettre le bon document, là, c'est ça, juste un instant, là.

(Consultation)

Mme Duranceau : Ça peut être

mêlant. C'est le bon, là? Si on va plus bas, on a tout ce qu'il faut.

Une voix : ...

Mme Duranceau : Parfait. OK.

Alors, peut-être que je reprends seulement à la lecture de l'article plutôt que

les titres. Donc, l'article 3 de la

Loi sur Héma-Québec et sur le Comité

de biovigilance est modifié par le remplacement du quatrième alinéa par le

suivant :

«Héma-Québec exécute tout autre mandat

connexe aux attributions décrites aux alinéas précédents que lui confie le

ministre de la Santé et des Services sociaux, ainsi que tout mandat de

sensibilisation ou de promotion concernant tout sujet identifié par ce dernier.»

Alors, sur le commentaire. Donc, ce qu'on

voit, c'est qu'il y a... il y un commentaire plus bas, bien, on ajoute... Donc,

on élargit un peu, au lieu que ce soit le gouvernement, donc, Héma-Québec

exécute tout autre mandat connexe aux attributions décrites aux alinéas

précédents que lui confie le gouvernement. Maintenant, c'est Héma-Québec qui

exécute tout autre mandat connexe que lui confie le ministre de la Santé et des

Services sociaux, ainsi que tout mandat de sensibilisation ou de promotion

concernant tout sujet identifié par ce dernier. Donc, on ajoute la notion de

mandat qui pourrait être confiée relativement à la sensibilisation ou la

promotion. Alors, cette notion-là n'est pas précisée. Est-ce que c'est, par

exemple, sensibilisation ou promotion à l'égard du don d'organes? Ça peut être une

chose. Ça pourrait aussi être sensibilisation ou promotion en lien avec la

vaccination, évidemment, des sujets, là, qui sont... qui sont connexes.

Donc, alors, toute la logique de ça, c'est

de permettre à Héma-Québec qui rejoint... qui rejoint, on l'a dit, là, 145 000

personnes sur son territoire, de pouvoir parler, elle aussi, du don... du don d'organes

et...

Mme Duranceau : ...c'est

une suggestion qui nous avait d'ailleurs été faite, là, suite aux discussions

qu'ont eu Transplant Québec et Héma-Québec. Alors, ce n'est pas de mon cru, ça

a été proposé par les partis, là, en consultation, puis on pense que c'est au

bénéfice de la population d'entendre parler davantage de dons d'organes puis

d'être sensibilisée à cet égard-là.

Alors, voilà.

Le Président

(M. Laframboise) : M. le député de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : Merci, M.

le Président. Oui, juste peut-être rajouter, cependant, Mme la ministre, que

c'était, comme, un peu sujet à ce qu'on puisse avoir une conversation avec les

gens de Transplant Québec, là, pour être sûr qu'on s'en allait dans la bonne

direction comme ça. Ça, c'était sur quoi on s'était entendus hier pour qu'on

puisse avoir cette conversation-là, juste pour qu'on soit clair, là, pour les

gens qui nous écoutent, là. On ne s'était pas entendus là-dessus, on s'était

entendus si, potentiellement, les gens de Transplant Québec étaient d'accord

avec ce qui est là. Ce qui est là n'est pas du tout en accord avec ce que les

gens de Transplant Québec, eux, ont en tête, donc, vous comprendrez que ça ne

va pas bien.

Je dirais aussi que, quand on regarde

votre

article de loi, la modification que vous apportez ici, là, c'est encore

une fois, promotion de tout peut être fait. Donc, on en arrive à... encore une

fois, on déborde, là. Ça fait que juste, tu sais, sur la lettre en tant que

telle de l'article, là, je ne sais pas exactement comment on voudrait

transformer ça, basé sur... sur ce qui est là pour en arriver à refléter, là,

ce que les gens de Transplant Québec nous ont dit.

• (11 h 30) •

Puis j'aimerais ça quand même mettre un

petit peu de contexte, là, pour les gens qui nous écoutent. Ce matin, à la

radio de Radio-Canada, on entendait que le gouvernement de la Coalition avenir

Québec reculait complètement, là, sur 74 à 97, donc, avec l'idée, là, de

fusionner Héma et Transplant Québec. C'était clair. C'était ça le sujet. Il n'y

avait pas de détails, il n'y avait aucune ramification autre que la fusion

envisagée n'aura pas lieu. Donc, évidemment, un gain, là, pour les gens de Transplant

Québec. Ce qui est un peu bizarre, parce que, depuis hier, ce qu'on discute,

c'est que, bien, ce n'est pas tout à fait ça qui nous est présenté, là. Ce qui

nous est présenté, c'est qu'il y a une fusion de ces activités-là. Puis ça,

c'est basé sur une interprétation que la ministre a eue d'un paragraphe, là,

qui a été donné par les gens de Transplant Québec à la ministre, et donc, on a

éliminé tout le contexte alentour de ce paragraphe-là, et on a pris que les

mots qui satisfaisaient, là, l'idée de pouvoir dire : Bien là, maintenant,

Héma-Québec peut s'en charger. C'est un petit peu une exagération.

Ça fait que, là, je ne sais pas par où

qu'on peut commencer, M. le Président, là, pour pouvoir commencer à

décortiquer, là, ce chat-là, pour qu'on puisse en arriver à reprendre

maintenant la conversation pour en arriver à une solution, là, OK. Mais là,

aujourd'hui, je suis... je suis «good» et «bad cop» en même temps. Donc, ce que

je veux, c'est qu'on puisse en arriver à faire avancer le projet de loi. Mais

il y a une ligne qui est tracée ici, là, puis qu'on ne peut plus traverser. Ça

fait que je réitère encore une fois, là, que ce qui est important ici, c'est

d'enlever juste simplement cet article-là, puis on recommence à zéro et/ou on

laisse tomber puis on passe à la prochaine étape, là, du projet de loi.

Donc, ma question, peut-être, à la

ministre. Lorsque vous avez lu dans la communication que Transplant Québec vous

a donné qu'il y avait une certaine, là, ouverture de leur part au niveau de la

sensibilisation, y a-tu une raison pour laquelle il n'y a pas eu tout le reste

qui était attaché à cette ouverture-là de la part de Transplant Québec au

niveau de... si on veut, avoir une sensibilisation accrue de leur mission?

Mme Duranceau : Bien, la

raison pour laquelle on ne donne pas suite dans son entièreté au regroupement

de l'OBNL Transplant Québec, 100 % financé ou presque par le gouvernement

du Québec, et Héma-Québec, société d'État 100 % financé par le

gouvernement du Québec, la raison pour laquelle, là, on a dit : OK, on met

sur...

Haut de la page

11 h 30 (version non révisé

e) Mme Duranceau : ...sur pause

cette idée de regroupement, c'est qu'il y a eu une campagne de peur chez

Transplant Québec que des gens allaient mourir si on faisait ça, que tous les

employés allaient quitter. Alors là, on a voulu calmer le jeu. Ce n'est

absolument pas l'objectif et l'intention.

Donc, c'est très clair pour nous, qu'il

faut que les discussions continuent, parce que, le rapport de partenariat

stratégique entre les deux entités, là, puis je je vous nomme le

titre du

document qui nous a été transmis par Transplant Québec, il y avait des

opportunités de synergies pour améliorer puis... pour améliorer les façons de

faire. D'ailleurs, on va le déposer, le rapport, comme ça, il sera disponible

pour tout le monde, avec l'autorisation du président. Ça pourra être lu.

Pourquoi le reste n'est pas mis en

application tout de suite? Parce qu'il n'y avait pas consensus. Moi, je voulais

que la campagne de peur cesse. Je ne veux absolument pas que qui que ce soit

sur le plan clinique fasse les frais de cette discussion-là, donc il faut qu'au

niveau de la transplantation d'organes... que les choses... De toute façon, on

ne touchait pas à ça, mais là je ne veux pas que personne n'ait peur que ces

services-là, ces soins-là soient affectés. Alors, on met ça sur pause. Il y

aura des discussions avec le ministère de la Santé et Transplant Québec puis

Héma-Québec, parce qu'il y avait clairement des opportunités, mais on était un

peu braqués, là, à voir ces synergies-là se concrétiser.

Par contre, clairement quelque chose qui

ne touche pas les soins et qui peut juste permettre de faire en sorte que plus

de... plus de Québécois entendent parler du don d'organes et c'est la notion de

de promotion puis de sensibilisation. Puis ça, il n'y a aucune raison de

dire : Bien, on ne permet pas à Héma-Québec de parler de ça. C'est au

bénéfice de tout le monde. Alors, il n'y a pas de raison de ralentir cet

élément-là. Maintenant, évidemment, on souhaite que tout ça se fasse en

collaboration. Donc, ils pourront se parler. Tu sais, je ne vais pas, moi,

rentrer dans les détails opérationnels de synergie dans la sensibilisation, là,

ça sera à eux de voir ça, mais je pense que c'est positif. Puis ça ne touche en

aucun cas les soins. Alors, si on reste braqués dans une position où on ne veut

pas aller là, bien franchement, c'est faire en sorte de se priver de parler

davantage de ce sujet-là. Et je réitère que ça avait été identifié par

Transplant Québec comme une avenue de synergie. C'est écrit noir sur blanc dans

leur document. Et je peux relire ce que j'ai lu hier, mais on a déposé de toute

façon, là, le document pour le bénéfice de quiconque voudra y accéder. Alors,

voilà.

Le Président (M. Laframboise) : Pour

l'instant, le document, il est disponible sur Greffier, donc...

M. Beauchemin : ...ça en

prendre connaissance de ce document-là. Ça fait qu'on peut-tu nous donner le

temps, là, de le lire puis de...

Le Président (M. Laframboise) : ...une

demande de suspension?

M. Beauchemin : Une demande

de suspension.

Le Président (M. Laframboise) : Suspension

accordée. Merci.

(Suspension de la séance à 11 h 37)

Haut de la page

12 h 30 (version non révisée)

(Reprise à 12 h 59)

Le Président (M. Laframboise) :

Merci. Nous allons donc reprendre nos travaux. Juste pour vous dire qu'il y a

deux documents qui ont été déposés sur le Greffier, pour lequel Mme la ministre

a demandé que ça soit rendu public, ça le sera.

Le premier document, c'est la proposition

de modification au projet de loi n° 7 de Transplant

Québec, partenariat stratégique entre Transplant Québec et Héma-Québec. Vous l'avez

reçu à

titre de Greffier, donc, les parties en ont pris connaissance, mais lui,

ce document-là va être déposé publiquement. Et le deuxième document,

Recommandations d'Héma Québec, au sujet du projet de loi n° 7,

il sera déposé dans... Mme la ministre veut qu'il le soit, mais on a des

petites contraintes légales. Donc, le document, parce qu'il y avait le mot «confidentiel»

dedans, donc, dès que ce sera ça... on recevra le document corrigé, on le

déposera sur le site. Mme la ministre, la poursuite de nos travaux.

Mme Duranceau : Oui. Alors, on

reprend brièvement, là, pour demander le consentement pour retirer l'amendement

qui avait été... ou, en tout cas, le nouvel

article qui avait été déposé. Nos

discussions font qu'on va proposer une nouvelle version encore, et donc, le

temps que ça soit déposé sur le greffe, on pourrait suspendre...

Le Président (M. Laframboise) :

Donc, est-ce qu'on a consentement pour retirer l'amendement qui a été déposé?

Des voix : ...

Le Président (M. Laframboise) :

Consentement. Ça va? Est-ce que vous êtes prêts à le déposer tout de suite, ou

ça va revenir...

Donc, compte tenu de l'heure, la

commission suspend ses travaux jusqu'à 13 h 30. Merci beaucoup.

(Suspension de la séance à 13 heures)

Haut de la page

13 h 30 (version non révisée)

(Reprise à 13 h 35)

Le Président (M. Laframboise) :

La Commission des finances publiques reprend ses travaux. Nous poursuivons l'étude

détaillée du projet de loi n° 7, Loi visant à réduire

la bureaucratie, à accroître l'efficacité de l'État et à renforcer

l'imputabilité des hauts fonctionnaires. Lors de la suspension de nos travaux cet

avant-midi, nous en étions à l'étude de l'article 74 à 97. Et Mme la

ministre avait... on avait autorisé le retrait de l'amendement. Donc, vous êtes

prête à déposer un nouvel amendement. Mme la ministre.

Mme Duranceau : Alors, alors,

on poursuit. Effectivement, on a déposé, dans notre très courte heure de lunch,

notre 30 minutes de lunch, hein, une demi-heure de lunch, notre

amendement. Alors, je reprends la lecture.

L'article 3 de la Loi d'Héma-Québec

et sur le Comité de biovigilance et modifié par le remplacement, dans le

quatrième alinéa, de «gouvernement» par «ministre de la Santé et des Services

sociaux. Le ministre peut également lui confier tout mandat de sensibilisation

ou de promotion lié au don d'organes ou à tout autre sujet qu'il détermine.»

Donc, élargissement ou plus de souplesse

pour la ministre, on souhaite ça, hein, on est dans l'agilité ici et l'efficacité

de l'État. Et, bon, comme je le mentionnais, le ministre peut confier à

Héma-Québec des mandats de sensibilisation ou de promotion liés au don d'organes

ou à tout autre sujet. Ça pourrait être notamment pour... pour la vaccination.

Et puis, bien là, ça ne se fait pas en vase clos, là, ça. Je m'attends à ce

que, si, dans les conversations, dans les discussions, si la ministre de la

Santé, confier un mandat de sensibilisation ou de promotion, je veux dire, Héma-Québec

ne réinventera pas toute la roue, mais va pouvoir contribuer à bonifier peut-être

les communications là-dessus. Et, très certainement, on va pouvoir profiter du

fait que Santé Québec est présente dans, je pense, environ 350... pas Santé

Québec, pardonnez-moi, Héma-Québec est présente dans plus de 350 municipalités,

puis rejoint déjà 145 000 personnes par année. Alors, ce qu'on veut, c'est

parler davantage de don d'organes. Évidemment, il faut que ça soit fait de

manière organisée dans les règles de l'art.

Alors, ils vont s'assurer de ça en

discutant avec leurs collègues de Transplant Québec. Mais, en faisant cette

modification législative là, on vient permettre à Héma-Québec de le faire si c'est

demandé puis si c'est bénéfique, chose qui n'était pas permis... c'était une

chose qui n'était pas permise en vertu de la législation, du libellé de la loi

actuellement. Alors, on se donne plus d'agilité puis on a... on a circonscrit,

là, le mandat, au début, c'était très large, mandat, tout autre mandat qu'on

pouvait conférer à Héma-Québec. Là, on est venu restreindre le mandat. Mon

objectif, encore là, ce n'est absolument pas de changer...

Mme Duranceau : ...quoi que

ce soit au niveau clinique pour Transplant Québec. On protège tout ça, parce

que... pas d'enjeu pour les patients, et on va laisser les équipes travailler

ensemble pour s'assurer que, si un jour il y a regroupement de ces deux

entités-là, bien, ça se fait dans l'harmonie, pour qu'il n'y ait pas de crainte

de qui que ce soit que les choses ne se passent pas bien. Alors, je pense qu'on

a bien circonscrit, là, les mandats et la latitude qu'on donne maintenant à

Héma-Québec. Voilà.

Le Président (M. Laframboise) : M.

le député de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : Oui. Merci,

M. le Président. On a quand même fait un bel exercice, Mme la ministre, puis

j'apprécie beaucoup, là, l'effort qui a été fait du côté de la banquette

gouvernementale pour essayer de satisfaire, là, aux demandes, là, qui nous

avaient été émises. Là, ici, on parle évidemment, là, spécifiquement de la

campagne ou... une campagne ou un mandat de sensibilisation ou de promotion

liée au don d'organes, on parle de ça, ou tout autre sujet qui détermine. Là,

on s'est entendu que ça peut sous-entendre, évidemment, la campagne de

vaccination, etc. Ça fait que, ça, il y a... on est... on est correct avec...

avec cet aspect-là de la chose.

• (13 h 40) •

Juste pour qu'on soit clairs pour... pour

vraiment, là, que les gens qui nous écoutent comprennent, OK, on a ici, devant

nous, une situation où on est en train de transférer à Héma-Québec la capacité

de pouvoir en faire, faire la sensibilisation et la promotion de ce que

Transplant Québec fait et... c'est-à-dire, donc, le don d'organes, la promotion

liée, là, au don d'organes. Puis, juste pour qu'on soit très clair ici aussi,

évidemment, il y a une spécificité, il y a une connaissance de l'action

sous-jacente, c'est-à-dire ce que fait, donc, Transplant Québec, qui est propre

à Transplant Québec. Et donc, par définition, eux autres savent quels groupes

de personnes on a besoin d'aller toucher dans la société civile pour améliorer

le don d'organes. Ils savent quelle situation, quel environnement est plus

approprié, justement, pour que leur message de don d'organes résonne puis

percole dans la société.

Donc, Transplant Québec est aux faits et

gestes de l'approche marketing, et ça, c'est évidemment parce qu'ils ont, de

par le passé, peut-être passé par une agence externe pour en arriver à avoir

une campagne marketing. Puis ça, c'est quand même un peu normal, on...

n'importe quel business qui n'est pas dans la business de faire du marketing

doit passer par quelqu'un qui est expert dans le marketing pour être capable de

rejoindre le marché cible. Ça, c'est... ça, c'est correct, mais le maintient...

en fait, le contenu qui avait été, donc, donné à l'agence de marketing pour

faire la promotion, c'est le même concept ici dans le sens que, puis c'est de

ça que j'ai discuté, là, avec la ministre, toute cette connaissance douce, si

on peut dire, de l'aspect à savoir comment bien sensibiliser et comment bien

rejoindre va évidemment être incluse dans l'approche qui va être utilisée par

Héma-Québec. En d'autres mots, Héma-Québec va clairement se servir des

connaissances fines de Transplant Québec dans un contexte ici, là, de pouvoir

faire la promotion liée au don d'organes et/ou un mandat de sensibilisation. Ça

fait que c'est un petit peu ça, ma question. Là, on est d'accord que c'est...

C'est ce qu'on envisage ici, n'est-ce pas?

Mme Duranceau : Bien, ce

qu'on... Oui. Merci, M. le Président. Ce qu'on envisage, là, c'est... Tu sais,

là, on ne parle plus de transfert, là, on a dit qu'on calmait... qu'on calmait

le jeu sur ça. Ça fait qu'on est vraiment dans un esprit davantage de collaboration.

Puis, tu sais, je rappelle que le ministère de la Santé finance les deux

organisations à peu près à 100 %. Donc, on ne dédoublera pas non plus puis

on ne paiera pas deux fois. Si Héma-Québec peut être utile puis rejoindre un

autre... un autre groupe, une autre... et d'une autre façon, ça pourrait être

exploré. C'est ça qu'on veut faire, là. Puis je pense que je ne vais pas

m'immiscer, là, dans comment chacun va s'y prendre, puis comment ils vont se

parler, puis quels outils ils vont utiliser, là, on laissera ça aux bons soins

de ceux qui s'occupent de ça sur le terrain, si la ministre décide de confier

un mandat, mais au moins c'est maintenant permis en vertu de la loi, alors

qu'avant ce ne l'était...

Mme Duranceau : ...pas.

Alors, c'est ça qu'on veut se donner, c'est ça qu'on veut se donner comme marge

de manœuvre pour être plus performants.

M. Beauchemin : D'accord.

Le Président

(M. Laframboise) : M. le député. Allez-y.

M. Beauchemin : Merci, M.

le Président. Donc, si, supposons qu'Héma-Québec a effectivement une nouvelle

idée marketing pour joindre des gens nouveaux, évidemment, ils vont être valeur

ajoutée dans le processus, parce que, ce que je comprends, par ce que vous

dites, c'est qu'évidemment les connaissances de Transplant Québec ici vont être

mises à l'oeuvre pour rejoindre ce qui était déjà rejoint par les gens de

Transplant, c'est-à-dire la grappe qui rejoignait dans la société civile de

gens pour les faire, pour leur faire connaître c'était quoi le don d'organes.

Et donc, Transplant Québec avait une connaissance fine là-dessus. Ça, c'est...

on additionne en politique, n'est-ce pas? Donc, ça, ça se faisait. Et si je

comprends ce que vous dites, c'est que, quand ça va être, par exemple, on a,

nous, à Héma-Québec, une idée de rejoindre du monde additionnel, on va

additionner ça à la campagne marketing. Donc, il va y avoir, vous le disiez,

une campagne de collaboration, mais juste pour, comme, on se le dit entre nous,

là, les gens de Transplant Québec, qui, eux, le font déjà, là, savent comment

rejoindre des gens, savent comment passer le message, savent comment stimuler

le réflexe de faire le don d'organes. Ils vont continuer donc à le faire.

Mme Duranceau : ...je ne

suis pas en train de garantir à qui que ce soit qu'ils continuent de faire ce

qu'ils faisaient de la même façon. Ce que je suis en train de faire ici, c'est

donner de la flexibilité pour qu'Héma-Québec puisse justement additionner,

prêter main-forte, compléter les efforts qui sont faits par Transplant Québec.

Puis il ne parle pas aux mêmes clientèles, mais ça demeure des Québécois qui

peuvent potentiellement réfléchir au don d'organes. Alors, je pense ça peut

juste être bénéfique. Comme je le mentionnais, Héma-Québec, ils sont dans 380 municipalités,

ils rejoignent annuellement 145 000 personnes. Ce n'est pas vrai que tous ces

mêmes gens-là sont rejoints par Transplant Québec.

Alors, laissons-les travailler ensemble.

L'option... la porte est ouverte et j'espère que le ton changera et qu'il y

aura une collaboration plus... plus positive entre les deux organisations. De

toute façon, pour ce qui est de tout ce qui est clinique et tout ça, en fait,

ce sera même une occasion de commencer à travailler ensemble sur un des volets,

puis ça pourra porter fruit après ça sur les autres volets au rythme où ils le

détermineront, avec le ministère de la Santé.

Mais là, pour ma part, là, j'ai pas mal

fait le tour du sujet.

M. Beauchemin : Je

comprends donc. Mais ce que je veux juste réitérer à la commission puis aux

gens qui nous écoutent, là, j'ai bien entendu ce que vous dites, c'est qu'Héma-Québec

pourra donc additionner à ce qui est déjà fait de par Transplant Québec en ce

qui a trait à la sensibilisation ou à la promotion liée au don d'organes. Ça

fait qu'en d'autres mots, en ce moment, Transplant Québec est comme un peu, là,

le chef d'oeuvre, pas le chef-d'œuvre, le maître... le maître d'oeuvre de la...

Tout le contenu en tant que tel au niveau du marketing, la promotion puis tout

ça, c'est Transplant Québec qui le fait en ce moment. Là, on parle ici,

vraiment, là, de la distribution, de la sensibilisation et les méthodes faites

par Héma-Québec, vont s'additionner aux méthodes faites par Transplant Québec

pour distribuer, sensibiliser, faire la promotion du don d'organes.

On est sur la même longueur d'onde, là?

Le Président

(M. Laframboise) : Mme la ministre.

Mme Duranceau : Bien, je

ne sais pas s'ils vont s'additionner, ils vont se parler puis ils décideront

comment ils travaillent ensemble. Si la ministre de la Santé donne un mandat.

M. Beauchemin : Si la

ministre de la Santé donne un mandat, le mandat qui peut être donné par la

ministre va être dans cet esprit-là.

Mme Duranceau : Bien oui.

Ce qu'on veut, c'est de rejoindre plus de monde. Ça fait qu'on ne fera pas

moins 10 plus 15, là.

M. Beauchemin : Je veux

juste, parce que c'est important, juste pour qu'on conclue sur ce qui semble

avoir été un moment intense, là, dans la commission, je ne veux pas l'étirer

non plus, mais je veux conclure de façon pour que ce soit clair puis qu'on

puisse être capables d'avancer. Donc, lorsque la ministre donnera un mandat, le

mandat, comme on l'a dit ici, là, pourrait être donné à Héma-Québec, de faire

la sensibilisation et de la promotion de don d'organes, OK, et d'autres sujets

qu'elle, il déterminera, «fine», dans un contexte ici, qu'on dit que grosso

modo, c'est Héma-Québec, vous avez une certaine spécificité au niveau de la...

M. Beauchemin : ...distribution

de la promotion, là, OK, on additionne ça à ce qui est déjà fait en termes de

distribution par les gens de Transplant Québec, puis pour ce qui est de

l'appareil, la version sous-jacente, c'est-à-dire la préparation du contenu,

tout ça, on additionne, donc, cette capacité-là de distribution à ce qui existe

déjà, ce qui est déjà, donc, fait par les gens de Transplant Québec. C'est

juste pour clarifier le tout, là, puis, tu sais, on parle ici, là, de la

sensibilisation, de la promotion liée au don d'organes. Ça, c'est comme les

véhicules pour transmettre les messages.

Mme Duranceau : Bien, là,

c'est écrit, là, le ministre peut également lui confier tout mandat de

sensibilisation et de promotion lié au don d'organes. Alors, on verra si c'est

ça qu'elle choisit de faire, puis j'imagine, si un mandat te confier, bien, ils

vont considérer ce qui est fait chez Transplant Québec puis comment on ne

dédouble pas les choses en lien avec... avec les actions qui vont être

entreprises.

M. Beauchemin : Parfait.

Mme Duranceau : Alors...

M. Beauchemin : Parfait, parce

que justement, c'est ça le point, là, de dédoubler tout ce qui est, comme, la

création de contenu que Transplant Québec fait déjà, évidemment, ça serait un

peu inutile.

Mme Duranceau : On ne mettra

pas plus d'argent pour payer deux fois pour la même chose.

M. Beauchemin : C'est ça,

donc, Transplant Québec va continuer à agir là-dessus et là où Héma-Québec

vient additionner, si on peut dire, dans le processus, ça va être dans la

distribution et la sensibilisation de ce contenu-là, fait par...

• (13 h 50) •

Mme Duranceau : Oui, puis je

réitère que Transplant Québec avait identifié qu'une mutualisation des efforts

en lien avec la sensibilisation puis la promotion du don d'organes était une

avenue pertinente pour les deux organisations si elles souhaitaient travailler

ensemble. Alors, moi, je pense que tout ça, il faut que... au bénéfice des Québécois,

là, il faut que ça soit fait, pas comme une prise de contrôle par Héma-Québec,

mais bien comme une collaboration accrue sur ce sujet-là pour qu'il y ait plus

de Québécois qui entendent parler de don d'organes. Ça fait que là, ce n'est

pas moi qui donne le mandat, mais l'esprit de ça, l'esprit de toute cette

conversation, c'est d'améliorer l'étendue ou la portée des... des

communications qu'on fait auprès des Québécois pour augmenter le don d'organes.

Alors, on additionne, on modifie, on travaille différemment, on mutualise, mais

chose certaine, on s'attend à ce que ces deux organisations-là se parlent, puis

le gouvernement ne paiera pas deux fois pour la même chose. Donc, s'il y a des

outils pertinents chez l'un, on les prend, on les additionne aux outils qui

existent chez l'autre et vice versa. Moi, c'est ça, ma vision.

M. Beauchemin : On s'attend,

donc, je vais répéter ce que vous dites : On s'attend à ce que ces deux

organisations-là se parlent en ce qui concerne la sensibilisation et la promotion

liées au don d'organes.

Mme Duranceau : Oui, je pense

qu'on a...

M. Beauchemin : Pour ce qui

est l'opérationnel, en tant que tel, du don d'organes, Transplant Québec reste

indépendant, on a reculé là-dessus, c'est parfait. N'est-ce pas?

Mme Duranceau : On n'a pas...

on n'a pas reculé, on a écouté. Puis là on demande aux deux organisations...

M. Beauchemin : OK, on a

enlevé les articles 74 à 97.

Mme Duranceau : On demande

aux deux organisations de commencer à se parler de manière constructive,

notamment, s'il y a un mandat en termes de... de sensibilisation puis de

promotion, puis ça pourra peut-être leur donner des idées pour de... bâtir

là-dessus, puis il y aura d'autres choses, éventuellement, qui pourra découler

de ça, mais là, pour le moment,

article 74, ça s'arrête là.

Le Président (M. Laframboise) : M.

le député de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : Moi, je n'ai

pas grand-chose de plus à additionner là-dessus, à

part le fait que pour ce qui

est des gens d'Héma-Québec qui sont bienveillants, là, pour... pour ce qui est

de leur service envers la société québécoise, j'assume qu'ils vont continuer

dans ce sens-là, puis les gens de Transplant Québec qui, eux aussi, sont...

sont bienveillants pour les gens de la société québécoise, mais évidemment,

ici, on parle d'un nombre de gens beaucoup plus restreint, il y a 800 quelques

personnes qui sont sur une liste d'attente, là, pour le don d'organes, ça fait

qu'on espère, avec les modifications, qu'on a fait avancer, ici, au niveau du

projet de loi du gouvernement, qu'on satisfait les gens de Transplant Québec

puis les gens d'Héma-Québec, et puis qu'on va être capables de pouvoir passer

au prochain chapitre. Merci, M. le Président.

Le Président (M. Laframboise) : Merci,

donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement qui a pour

objectif de remplacer l'article 74 à 97 par un nouvel

article 74 est

ce que l'amendement est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Laframboise) :

Adopté. Donc, pour la suite...

Des voix : ...

Le Président (M. Laframboise) :

Pardon, ah oui, c'est vrai, il faut adopter... Est-ce que l'article 74 tel

qu'amendé est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Laframboise) :

Adopté. Pour la suite des choses, vous avez une proposition?

Mme Duranceau : M. le

Président, c'est ça, ma proposition, c'est... on a suspendu plusieurs articles,

là, qui concernaient la santé dans les articles depuis le début, je proposerais

qu'on finisse ce bloc-là...

Mme Duranceau : ...qu'on

mette ça derrière nous, puis après ça, on pourra continuer, là, dans l'ordre

des articles tel que...

Le Président (M. Laframboise) : Moi,

ce que j'ai, c'est les articles 38, 40, 41, 43, 46, 48, 49, 50 et 64.

Une voix : ...

Mme Duranceau : Bien, c'est

des...

Le Président (M. Laframboise) : Et

70 et 71, excusez-moi.

Mme Duranceau : ...beaucoup

d'articles qui dépendaient de l'adoption d'un... tu sais, d'un

article

subséquent, puis, bon, il y avait différents... C'est qu'on voulait voir les

articles plus loin avant de se permettre d'adopter ceux qui traitaient... je ne

sais pas, là...

M. Beauchemin : ...peut-être

juste se remettre dans... dans... dans la sauce, là.

Mme Duranceau : Non, mais

c'est ça. Il faudra les passer un par un, là, de toute façon, puis...

Le Président (M. Laframboise) : ...on

revient à l'article 38, on va afficher l'article 38.

Des voix : ....

Le Président (M. Laframboise) : Il

n'y a rien d'affiché, OK. Donc, les articles 38, donc, Mme la ministre

pourra en faire la lecture.

Mme Duranceau : ...on

revient... on revient à toutes nos discussions sur l'INESSS, l'INSPQ. Donc, on

se rappelle, ces deux entités-là fusionnent.

L'article 38 avait été

suspendu et se lit comme suit :

L'Institut national de santé publique du

Québec et l'Institut national d'excellence en santé et services sociaux sont

fusionnés.

Ces personnes morales continuent leur existence

au sein de l'Institut québécois de santé et services sociaux institué par

l'article 1 de la

Loi sur l'Institut québécois de santé et de services

sociaux, modifié par l'article 3 de la présente loi, et leurs patrimoines

n'en forment alors qu'un seul qui est celui de ce dernier.

Donc, le présent

article prévoit la fusion

de l'INSPQ avec l'INESSS afin qu'ils poursuivent leur existence.

Alors là, je pense que ça, ça avait été

suspendu parce qu'on voulait connaître davantage les conditions ou discuter des

conditions qui allaient prévaloir suite à la fusion, mais c'est l'article qui

provoque la fusion, là, juridique des deux entités.

Le Président (M. Laframboise) : Questions,

commentaires, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?

M. Beauchemin : Non, on n'a

pas de commentaire avec cet article-là.

Le Président (M. Laframboise) :

Est-ce que l'article 38 est adopté?

Des voix

: Adopté.

Le Président (M. Laframboise) :

Adopté.

Article 40.

M. Beauchemin : Bien...

Le Président (M. Laframboise) :

Oui?

M. Beauchemin : ...

Le Président (M. Laframboise) : Mais

il était au courant... c'est-à-dire...

M. Beauchemin : ...qu'on

allait revenir là, tu sais, il était au courant qu'on suivait peut-être à 98,

Le Président (M. Laframboise) :

Oui. Bien, on va suspendre. On peut les contacter...

(Suspension de la séance à 13 h 56)

(Reprise à 13 h 57)

Des voix : ...

Le Président (M. Laframboise) : Donc,

on y va avec l'article 40. Mme la ministre.

Mme Duranceau : Que j'avais

déjà lu, je crois, pour la postérité.

Le Président (M. Laframboise) : C'est

parce que, là, vu qu'on l'a suspendu, on revient.

Mme Duranceau : Vous aimeriez

que je relise?

Le Président (M. Laframboise) : Oui.

On revient puis on recommence.

Mme Duranceau : Bon. Alors,

article 40 :

Le mandat des membres des conseils

d'administration respectifs de l'Institut national de santé publique du Québec

et de l'Institut national d'excellence en santé et services sociaux prend fin

le 1er avril 2026, sans indemnité.

Le mandat des PDG, des présidents‑directeurs généraux de ces

instituts prend fin le 1er avril 2026, sans autre préavis et sans autre

indemnité que l'allocation de départ prévue à leur acte de nomination.

Donc, M. le Président, j'ai un amendement,

qui est à l'écran. Et est-ce que vous m'obligez à relire, M. le Président, ou

je peux juste mentionner...

Le Président (M. Laframboise) : Vous

lisez l'amendement, parce que vous êtes... vous êtes obligée de le lire.

Mme Duranceau : Ah! il n'est

pas à l'écran?

Le Président (M. Laframboise) : Oui,

il est à l'écran. C'est : Remplacer dans la...

Mme Duranceau : Bon.

Remplacer dans... Ah! bien, c'est ça.

Article 40, donc : Remplacer

dans les premier et deuxième... deuxième alinéas de l'article 40 du projet

de loi «2026» par «2027», OK?

Donc, l'amendement vise à...

Mme Duranceau : ...la date à

laquelle prend fin le mandat des membres des conseils d'administration de

l'INSPQ et de l'INESSS, ainsi que le mandat des présidents-directeurs généraux

de ces instituts. Il s'agit d'un amendement de concordance avec la volonté de

repousser la date de la fusion de ces instituts au 1ᵉʳ avril 2027, laquelle

nécessitera une modification à l'article 384 du projet de loi. Bon, alors,

tu sais, on avait convenu de donner le temps nécessaire pour que tout ça se

réalise harmonieusement. Donc, 1ᵉʳ avril 2026, j'ose espérer que notre

projet de loi va être adopté d'ici là, mais... Tout ça pour dire que ça aurait

été rapide, là, peut-être de provoquer tout ça pour l'INESSS, l'INSPQ. Alors,

moi, je suis très à l'aise avec le délai qui a été proposé, puis je pense que

c'était souhaité par l'INSPQ d'ailleurs, oui.

Le Président (M. Laframboise) : Questions,

commentaires, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?

M. Beauchemin : Non.

Le Président (M. Laframboise) :

Est-ce que l'amendement à l'article 40 est adopté? Adopté.

Maintenant, discussion sur

l'article 40 tel qu'amendé. Des questions, commentaires sur

l'article 40 tel qu'amendé? Est-ce que l'article 40 tel qu'amendé est

adopté? Adopté.

Donc,

article 41. Mme la ministre.

Mme Duranceau : OK.

L'article 41, j'aurai aussi un amendement. Donc, je le relis d'abord.

Alors, «sous réserve des conditions de travail qui leur sont applicables, les

employés de l'Institut national de santé publique du Québec qui, le

31 mars 2026... sont affectés à toute autre fonction que celle prévue au

premier alinéa de l'article 4 de la

Loi sur l'Institut national de santé

publique du Québec, tel qu'il se lit à cette date, deviennent, sans autre

formalité, les employés de l'Institut québécois de santé et de services

sociaux.» OK. Alors, l'amendement...

• (14 heures) •

Le Président (M. Laframboise) : Vous

avez un amendement. OK, allez-y.

Mme Duranceau : Alors, encore

une fois, remplacer dans l'article 41 du projet de loi «2026» par «2027».

Le Président (M. Laframboise) : Questions,

commentaires? Pas de question, commentaire. Est-ce que l'amendement à

l'article 41 est adopté? Adopté.

Est-ce que l'article 41 tel qu'amendé

est adopté? Adopté.

Maintenant, nous passons à

l'article 43.

Mme Duranceau : Donc,

l'article 43 : Les dispositions de l'article 3.3 de la

Loi sur

la gouvernance des sociétés d'État relatives à la recommandation du conseil

d'administration et au profil de compétence et d'expérience du

président-directeur général de la société ne s'appliquent pas lors de la

nomination du président-directeur général de l'Institut québécois de santé et

de services sociaux, qui entrera en fonction le 1ᵉʳ avril 2026. Ce dernier

exerce les pouvoirs du conseil d'administration jusqu'à ce que ce conseil soit

constitué.» Alors, j'ai un amendement.

Le Président (M. Laframboise) : Alle-y

avec votre amendement.

Mme Duranceau : Remplacer,

dans le premier alinéa de l'article 43 du projet de loi «2026» par «2027».

Le Président (M. Laframboise) : Questions,

commentaires sur l'amendement? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : OK, juste

pour que je comprenne ici spécifiquement, Mme la présidente du Conseil du

Trésor, c'est parce que c'est dans la fenêtre entre maintenant puis avril... 1ᵉʳ avril

2027 que c'est le gouvernement qui va comme gérer ça, c'est ça?

Mme Duranceau : Bien là...

c'était pour écarter certaines obligations du gouvernement lors de la

nomination du président-directeur général du nouvel institut, puisque le conseil

d'administration de cet institut ne sera pas encore constitué. Donc, on vient

renommer tout le monde, on repart de zéro, ça fait que je pense que c'est pour

refléter ça l'amendement... bien, l'amendement et l'article.

Le Président (M. Laframboise) : Ça

va? Est-ce que l'amendement à l'article 43 est adopté? Adopté.

Est-ce que l'article 43, tel

qu'amendé, est adopté? Adopté.

Donc, l'article 46. Mme la ministre.

Mme Duranceau : C'est un

long. Alors, l'article 46 : l'Institut québécois de santé et de

services sociaux doit, au plus tard le 31 décembre 2026, produire au

ministre de la Santé et des Services sociaux les États financiers, le rapport

annuel de gestion de l'Institut national de santé publique du Québec pour

l'exercice financier ayant débuté le 1ᵉʳ avril 2025. Les états financiers,

le rapport annuel de gestion doivent contenir tous les renseignements exigés

par le ministre. Le ministre dépose les états financiers, le rapport annuel de

gestion devant l'Assemblée nationale au plus tard le 30 juin 2027, ou si

elle ne siège pas dans les 30 jours de la reprise de ses travaux. Les

livres et... les livres et les comptes de l'Institut national de santé publique

du Québec sont vérifiés par le Vérificateur général pour l'exercice financier

visé au premier alinéa. Le rapport du Vérificateur général doit accompagner les

états financiers produits en vertu du premier alinéa.» Donc...

Le Président (M. Laframboise) : ...amendement?

Mme Duranceau : J'ai des

amendements, encore une fois, pour les dates, donc : à l'article 46

du projet de loi, remplacer d'abord, dans le premier alinéa «2026» et «2025»

par respectivement «2027» et «2026» et remplacer, dans le deuxième alinéa

«2027» par «2028».

Le Président (M. Laframboise) : Questions,

commentaires sur l'amendement, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?...

Haut de la page

14 h (version non révisé

e) Le Président (M. Laframboise) : ...Est-ce

que l'amendement à l'article 46 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Laframboise) : Adopté.

Est-ce que l'article 46, tel qu'amendé, est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Laframboise) : Adopté.

Maintenant, nous sommes à l'article 48.

Mme Duranceau :

Article 48.

Donc, ce sont les fonctions qui sont... Non? OK. 48, donc, fonctions

transférées à Santé Québec :

«À l'égard des fonctions qui étaient celles

de l'Institut national de santé publique du Québec et qui deviennent celles de

Santé Québec en vertu de la présente loi, celle-ci est substituée à celui-là,

en acquiert les droits et en assume les obligations.

«Santé Québec devient, sans reprise d'instance,

partie à toute procédure à laquelle était...

partie l'Institut national de

santé publique du Québec, selon les droits qu'elle acquiert et les obligations

qu'elle assume en vertu du premier alinéa.

«Les actifs et les passifs de l'Institut

national de santé publique du Québec à l'égard de ces fonctions sont identifiés

par le ministre de la Santé et des Services sociaux et sont transférés à Santé

Québec selon la valeur et aux conditions que détermine le gouvernement.

«Le transfert des fonctions visées au

premier alinéa n'est pas considéré être une aliénation ou une concession d'entreprise

au sens de l'article 45 du Code du travail ou une cession d'activités au

sens de l'article 34.1 de la Loi concernant les unités de négociation dans

le secteur des affaires sociales.»

Le Président (M. Laframboise) : Est-ce

qu'il y a des questions ou commentaires sur l'article 48? Est-ce que l'article 48

est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Laframboise) : Adopté.

Article 49. Mme la ministre.

Mme Duranceau :

L'article 49

est un très long

article :

«Sous réserve des conditions de travail

qui leur sont applicables, les employés de l'Institut national de santé

publique du Québec qui, le 31 mars 2026, sont affectés plus

particulièrement aux fonctions prévues au premier alinéa de l'article 4 de

la

Loi sur l'Institut national en santé publique du Québec, tel qu'il se lit à

cette date, deviennent, sans autre formalité, des employés de Santé Québec.

«Les employés transférés à Santé Québec en

vertu du premier alinéa continuent d'être représentés par les associations

accréditées qui les représentaient avant leur transfert jusqu'à ce que le

processus prévu aux articles 72 et suivants de la Loi concernant les

unités de négociation dans le secteur des affaires sociales, applicable en

vertu de l'article 1610 de la

Loi sur la gouvernance du système de santé

et des services sociaux, soit terminé.

«Sous réserve de l'article 50 de la

présente loi, les conditions de travail que ces employés avaient avant ce

transfert continuent de s'appliquer, telles quelles peuvent être modifiées

après ce transfert, avec les adaptations nécessaires, jusqu'à ce qu'elles

soient remplacées, selon le cas :

«1° par des conditions de travail

négociées et agréées suivant les dispositions du

chapitre II de la

Loi sur

la négociation et la détermination des conditions de travail requérant une

coordination nationale notamment dans les secteurs public et parapublic

lorsque, une fois le processus visé au deuxième alinéa terminé, ces employés

font

partie d'une unité de négociation pour laquelle une association de

salariés a été accréditée conformément aux dispositions de la Loi concernant

les unités de négociation dans le secteur des affaires sociales et du Code du

travail;

«2° par des conditions de travail établies

par Santé Québec conformément à un règlement du ministère de la Santé et des

Services sociaux pris en vertu de l'article 59 de la

Loi sur la

gouvernance du système de santé et de services sociaux lorsque, une fois le

processus visé au deuxième alinéa terminé, ces employés ne font pas

partie d'une

telle unité de négociation.

«Les conditions de travail d'un employé de

Santé Québec transféré en vertu du premier alinéa qui n'était pas régi par une

convention collective et qui ne faisait pas

partie du personnel d'encadrement

avant son transfert continuent de s'appliquer, sous réserve de l'article 50

de la présente loi, jusqu'à ce qu'elles soient remplacées par des conditions de

travail établies par Santé Québec conformément à un règlement du ministre pris

en vertu de l'article 59 de la

Loi sur la gouvernance du système de santé

et des services sociaux.

«Les conditions de travail d'un employé de

Santé Québec transféré en vertu du premier alinéa et qui faisait

partie du

personnel d'encadrement avant son transfert continuent de s'appliquer jusqu'à

ce qu'elles soient remplacées par des conditions de travail établies par Santé

Québec conformément à un règlement du ministre pris en vertu de l'article 59

de la

Loi sur la gouvernance du service... du système de santé et de services

sociaux.

Le Président (M. Laframboise) : ...Mme

la ministre. Est-ce qu'il y a des questions, commentaires sur l'article 40?

Ah oui, votre explication. Allez-y, oui.

Mme Duranceau : Avant d'être

rendue à mon amendement de concordance. Donc : Le présent

article prévoit

que Santé Québec devient l'employeur des employés de l'INSPQ affectés aux

laboratoires qui sont transférés à Santé Québec.

Par ailleurs, cet

article prévoit les

règles applicables à la détermination de la représentation syndicale, le cas

échéant, et des conditions de travail des employés transférés à Santé Québec.

Ces règles sont inspirées de celles prévues à l'article 1475 de la

Loi sur

la gouvernance, du système de santé et de services sociaux qui s'appliquaient

au transfert d'employés du ministère de la Santé et des Services sociaux à

Santé Québec en vertu de cette loi. Alors...

Le Président (M. Laframboise) : Et

vous avez un amendement?

Mme Duranceau : Oui.

Remplacer, dans le premier alinéa de l'article 49 du projet de loi, l'année

«2026» par l'année «2027», pour refléter.

Mme Duranceau : ...les

intentions, c'est ça, de reporter.

Le Président (M. Laframboise) :

Questions, commentaires sur l'amendement à l'article 49 qui remplace

«2026» par «2027»?

Une voix : ...non, pas pour

moi.

Le Président (M. Laframboise) :

Pas de question. Donc, est-ce que l'amendement à l'article 49 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Laframboise) :

Adopté. L'amendement est adopté. Maintenant, nous allons discuter, ouvrir les

discussions sur l'article 49 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des questions,

commentaires? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : Bien, Mme la

ministre, juste pour qu'on l'explique, là, de façon plus exécutoire pour les

gens qui vous ont écouté lire ce très long article. Donc, c'est ici où est ce

qu'on dit qu'il y a des gens qui travaillaient dans les laboratoires pour

l'Institut national de santé publique sont maintenant des employés de la... de

Santé Québec. Et donc on parle aussi des conditions de salaire qui vont être

modifiées en fonction de ce transfert-là. Est-ce qu'on parle aussi des autres

employés? On parle juste ici que des employés de laboratoire.

Mme Duranceau : On parle

des... du transfert des employés de l'INSPQ affectés au laboratoire...

M. Beauchemin : Affectés au

laboratoire, OK.

Mme Duranceau : ...donc, juste

ceux des laboratoires.

M. Beauchemin : Ça fait que

donc, ici, c'est les gens qui sont affectés au laboratoire, qui travaillaient

avant pour l'INSPQ, qui maintenant vont entrer pour Santé Québec. On parle de

leurs conditions de travail, donc, majoritairement le salaire évidemment, ici.

C'est ici, le qu'on sait qu'ils vont être majorés, comme on avait déjà discuté

au préalable, c'est ça, tous les employés de...

• (14 h 10) •

Mme Duranceau : Bien, je ne

pense pas... je ne pense pas que ce soit ici, mais ce que ça dit, c'est que,

dans le fond, tout ça, tout ce que j'ai lu, c'est qu'on dit que le transfert à

Santé Québec n'a pas pour effet de révoquer l'accréditation de l'association

syndicale qui les représente ni de mettre fin à la convention collective qui

leur est applicable. Puis les règles au niveau de... quand tu changes de classe

d'emploi, je pense que c'est dans un autre

article où on prévoit comment

l'écart se résorbe. Alors là, ici, c'est vraiment pour dire qu'il y a... il y a

une continuité, une continuité à l'intérieur de Santé Québec, là, de toutes les

accréditations syndicales, tout ça est maintenu.

M. Beauchemin : OK, cet

aspect-là de la chose. Et donc c'est dans un autre

article qu'on va discuter du

salaire en tant que tel.

Mme Duranceau : Bien, je ne

sais pas si on va le revoir, parce que je ne suis pas sûre si ça avait été

suspendu ou pas, mais il me semble que c'était...

M. Beauchemin : Je pense que

c'est dans 53, c'est-u ça?

Mme Duranceau : Bon, prochain

article, ça a l'air, donc, peut-être que...

M. Beauchemin : ...50,

parfait, juste pour qu'on soit clair.

Mme Duranceau : Oui à

l'article 50, effectivement.

M. Beauchemin : Donc, des gens

qui vont maintenant aller, là, de de l'INSPQ, qui s'en vont à Santé Québec, qui

avaient leur organisme syndical qui représentait... on transfère tout ça, cette

structure-là, à l'intérieur de Santé Québec.

Mme Duranceau : Oui, c'est ça,

c'est transparent, là, dans le contexte de la fusion.

M. Beauchemin : Parfait. Puis

donc, à l'intérieur de Santé Québec, il y a plusieurs corps syndicaux qui sont

à l'intérieur de ça, est-ce qu'ici, parce que je ne suis pas l'expert

là-dedans, mais dans les gens de l'INSPQ, est-ce qu'eux, ils ont comme un

syndicat qui était déjà présent dans Santé Québec?

Mme Duranceau : Bien, écoutez,

là, moi non plus, je ne suis pas l'experte là-dedans, leur convention syndicale

qui existait demeure. Ça fait que, présent ou pas dans Santé Québec, ça

demeure.

M. Beauchemin : Non, mais ma

question, c'est... moi, je ne suis pas un expert, comme on semble l'être tous

les deux, ne pas être des experts dans le sujet. Mais il y a une accréditation

syndicale. Tu étais dans l'INSPQ avant, tu étais affilié à la CSN, disons, je

ne sais pas, la FTQ, là, tu t'en vas encore avec la CSN ou la FTQ, mais, à

l'intérieur de Santé Québec, pas juste les conditions qui étaient sous l'entente

avec les syndicats de l'Institut de santé publique jadis. Mais ces

conditions-là, plus la représentation syndicale suit dans Santé Québec, c'est

bel et bien ça?

Mme Duranceau : Oui.

M. Beauchemin : OK. Ça fait

que, donc, ma question, c'est : On a ici quelque chose où, dans Santé

Québec, il y a déjà plusieurs syndicats, mais juste me confirmer si c'était

possible...

Mme Duranceau : Là, je ne sais

pas si...

M. Beauchemin : ...est-ce

qu'on est en train d'acheter un nouveau syndicat à l'intérieur de Santé Québec

ou c'est un syndicat qui existe déjà à l'intérieur de Santé Québec?

Mme Duranceau : Bien, si vous

me permettez, M. le Président, je vais demander à Me Bérubé de commenter parce

que ça dépasse mon champ de compétence ou de connaissance.

Le Président (M. Laframboise) :

Est-ce qu'on a le consentement pour que Me Bérubé... Allez-y. Vous pouvez vous

présenter, Me Bérubé.

M. Bérubé (Mathieu) : Oui,

merci, M. le Président. Mathieu Bérubé, avocat pour le ministère de la Justice,

secteur santé et services sociaux. Donc, à court terme, oui, techniquement, ça

ajouterait, si on peut dire, un syndicat, donc, une nouvelle accréditation, une

nouvelle unité de négociation serait présente au sein de Santé Québec. Mais, à

terme, c'est-à-dire après juin...

M. Bérubé (Mathieu) : ...2027,

si ma mémoire est bonne, il y aura un exercice de réorganisation de la

représentation syndicale au sein du... ce qu'on appelle le siège social de

Santé Québec, pour qu'il y ait un maximum de quatre unités de négociation, donc

quatre syndicats, comme le prévoit la Loi concernant les unités de négociation

dans le secteur des affaires sociales.

M. Beauchemin : OK, là,

actuellement, on est déjà à quatre, je peux... je peux dialoguer...

Le Président (M. Laframboise) :

Oui, allez-y.

M. Beauchemin : Là,

actuellement, on est déjà à quatre à l'intérieur de Santé Québec, ça fait que,

là, on arrive à cinq, si je comprends bien?

M. Bérubé (Mathieu) : Actuellement,

difficile à dire, parce que l'exercice n'a pas encore été fait à l'extérieur

des établissements de Santé Québec, autrement dit, dans la portion de Santé

Québec qui n'est pas un établissement de santé, l'exercice, si je peux dire, de

maraudage, tu sais, si on veut, la refonte des unités n'a pas encore été faite,

elle serait faite, justement, dans le coin de juin 2027, à partir de ce

moment-là, donc, il y a peut-être plus, actuellement, que quatre syndicats,

mais ça va... ça va se corriger au courant de l'année prochaine.

Le Président (M. Laframboise) :

M. le député de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : J'ai juste

hâte de comprendre comment ça, ça va se faire, qu'on va dire à un

syndicat : Vous n'avez plus de... de raison d'être ici puis on donne vos

membres à un autre syndicat, là.

M. Bérubé (Mathieu) : Oui,

merci, M. le Président, en fait, là, toute la procédure est prévue dans la loi

concernant les... les unités de négociation. On retrouve, aux articles 72

et les suivants une sorte de procédure qui permet aux syndicats qui sont déjà

accrédités pour représenter des salariés au sein de l'employeur, de présenter,

si ça leur souhaite, une demande pour être le syndicat qui sera accrédité pour

représenter, par exemple, la catégorie 1 d'employé, la catégorie 2, 3

ou 4. Puis, en bout de ligne, le tribunal va trancher pour dire lequel les

syndicats a la majorité pour représenter l'un ou l'autre de ces groupes-là.

M. Beauchemin : Oui, non, je

suis juste, en fait, agréablement surpris qu'en bout de piste, on va être

capables de, tu sais, dire à un syndicat XYZ : Bien, «by the way», tu

perds tes membres, là, ils s'en vont ailleurs, puis qu'il n'y aura pas de

conséquences à ça, si je comprends bien?

M. Bérubé (Mathieu) : Bien,

c'est l'exercice légal qui est prévu par la Loi concernant les unités de

négociation, là, donc, c'est vraiment le cadre légal applicable en vertu de

cette loi-là.

M. Beauchemin : Oui, je vois

une opportunité, M. le Président. C'est beau.

Le Président (M. Laframboise) : D'autres

questions, commentaires? Ça va? Donc, est-ce que l'article 49 tel

qu'amendé est adopté? Adopté? Il faut que quelqu'un me le dise.

Des voix : Adopté.

Le Président (M. Laframboise) :

Adopté, donc... donc l'article 49 tel qu'amendé est adopté. Donc,

article 50, il avait déjà été lu, Mme la ministre, donc, vous n'avez pas

besoin de le... de le lire, mais nous en sommes aux discussions, mais

j'avais... Il y a un amendement qui nous a été déposé, donc, M. le député de

Laurier-Dorion, allez-y.

M. Fontecilla : Nous

avions... nous avions déposé un amendement.

Le Président (M. Laframboise) :

Oui.

M. Fontecilla : Après

discussions et beaucoup d'étude, nous décidons de le retirer, mais nous allons

présenter une... une version améliorée.

Des voix : ...

Le Président (M. Laframboise) :

Donc...

M. Fontecilla : Pas tout de

suite?

Le Président (M. Laframboise) :

Il n'a pas été déposé? Donc, on suspend quelques instants. Suspension.

(Suspension de la séance à 14 h 16)

(Reprise à 14 h 25)

Le Président

(M. Laframboise) : Donc, avant la suspension, il y avait un

amendement du député de Laurier-Dorion. Vous aviez un ancien amendement qui

n'avait pas été lu. Donc, on n'a pas besoin de le retirer ou quoi que ce soit.

Vous déposez votre nouvel amendement, tout simplement.

M. le député de Laurier-Dorion.

M. Fontecilla : Merci,

M. le Président. Donc, ça concerne l'article 50. Toujours, on est au

bénéfice de nos... des gens qui nous entendent. On est dans le PL n° 7 sur la fusion du... de l'INESSS avec l'institut de

santé publique du Québec.

Article 50 :

«L'article 50 du projet de loi est

modifié par le remplacement, au premier alinéa, des mots «d'autres titres

d'emploi peuvent être créés par le ministère de la Santé et des Services

sociaux selon le mécanisme de modifications à cette nomenclature prévue par les

conventions collectives applicables aux salariés du réseau de la santé et des

services sociaux» par «le

titre d'emploi existant et son échelle salariale

continuent de s'appliquer jusqu'à ce qu'ils soient remplacés, selon le

cas :

«1° par un

titre d'emploi et une échelle

salariale négociés et agréés suivant les dispositions du

chapitre II de la

Loi sur la négociation et la détermination des conditions de travail requérant

une coordination nationale notamment dans les secteurs public et parapublic

(2025,

chapitre 23) lorsque, une fois le processus visé au deuxième alinéa

terminé, ces employés font

partie d'une unité de négociation pour laquelle une

association de salariés a été accréditée conformément aux dispositions de la

Loi concernant les unités de négociation dans le secteur des affaires sociales

et du Code du travail (chapitre C-27);

«2° par un

titre d'emploi et une échelle

salariale établis par Santé Québec conformément à un règlement du ministre de

la Santé et des Services sociaux pris en vertu de l'article 59 de la Loi

sur la gouvernance du système de santé et de services sociaux lorsque, une fois

le processus visé au deuxième alinéa terminé, ces employés ne font pas

partie

d'une telle unité de négociation.»

Le premier alinéa de l'article 50 du

projet de loi, tel qu'amendé, se lirait ainsi :

«50. Les titres d'emploi et les libellés

correspondants prévus par les conventions collectives ou les conditions de

travail des employés visés aux deuxième et quatrième alinéas de

l'article 49 avant qu'ils ne soient transférés à Santé Québec en vertu du

premier alinéa de cet

article sont remplacés par les titres d'emploi et les

libellés équivalents parmi ceux prévus à la nomenclature des titres d'emploi,

des libellés, des taux et des échelles salariales du réseau de la santé et des

services sociaux. Si aucun

titre d'emploi n'est équivalent, les titres d'emploi

existants et son échelle salariale continuent de s'appliquer jusqu'à ce qu'ils

soient remplacés, selon le cas :

«1° par un

titre d'emploi et une échelle

salariale négociés et agréés suivant les dispositions du

chapitre II de la

Loi sur la négociation et la détermination des conditions de travail requérant

une coordination nationale notamment dans les secteurs public et parapublic

(2025,

chapitre 23) lorsque, une fois le processus visé au deuxième alinéa

terminé, ces employés font

partie d'une unité de négociation pour laquelle une

association de salariés a été accréditée conformément aux dispositions de la

Loi concernant les unités de négociation dans le secteur des affaires sociales

et du Code du travail (chapitre C-27);

«2° par un

titre d'emploi et une échelle

salariale établis par Santé Québec conformément à un règlement du ministre de

la Santé et des Services sociaux pris en vertu de l'article 59 de la Loi

sur la gouvernance du système de santé et de services sociaux lorsque, une fois

le processus visé au deuxième alinéa terminé, ces employés ne font pas

partie

d'une telle unité de négociation.»

Donc...

M. Fontecilla : ...M. le

Président, tout ça, c'est... c'est beaucoup, beaucoup de mots juridiques pour

signifier quelque chose de, somme toute, assez... assez simple. Donc, la

situation actuelle, M. le Président, là, les laboratoires de l'Institut

national de santé publique du Québec ont des types d'emplois pour les

spécialistes ayant une maîtrise, un conseiller scientifique, et un doctorat,

conseiller scientifique spécialisé. Donc, deux types d'emplois. À Santé...

Santé Québec, pour sa part, ne dispose pas de ce

titre d'emploi équivalent, le

plus proche étant spécialiste en sciences biologiques et physiques sanitaires qui

ne demandent qu'un baccalauréat ou encore spécialiste clinique en biologie

médicale qui demande un postdoctorat. Donc on a.. on est dans le postdoctorat,

ça, ça existe à Santé Québec, là, mais... et le niveau... et le niveau suivant

vers le bas, c'est le niveau du baccalauréat qui est les spécialistes en

sciences biologiques. Mais il n'y a pas de type d'emploi correspondant à... au

niveau maîtrise ou doctorat.

Donc, selon la loi, deux scénarios

pourraient se produire. Tout d'abord, les types d'emplois sont jugés comme

étant équivalents aux spécialistes en sciences biologiques et physiques et

sanitaires. C'est là... et c'est là qui est important, là, cela signifie une

perte de reconnaissance de l'expertise des employés avec une maîtrise ou un

doctorat et, par conséquent, une baisse de salaire. Deuxième conséquence, les

titres d'emploi sont jugés comme n'ayant pas d'équivalent... équivalent, auquel

cas le ministre de la Santé et des Services sociaux créent de nouveaux titres.

Mais cela... le problème que cela crée de l'incertitude par rapport à un

personnel très spécialisé, hein, quant au délai que ça pourrait prendre et aux

titres qui pourraient en résulter. Bref, le ministre va dire : On va

vous... On va créer des titres d'emploi équivalents à un moment donné, soyez

patient à un salaire qu'on va... qui va... qui va venir avec le

titre d'emploi.

Cela crée de l'incertitude.

• (14 h 30) •

La solution que nous proposons, c'est

préserver le type d'emploi des conventions collectives qui n'ont pas

d'équivalent jusqu'à la renégociation des conventions collectives. C'est très

simple, efficace, ça épargne du travail au ministère qui doit définir de

nouveaux types d'emplois, ça va se faire dans le cadre de la convention... de

la renégociation de la convention collective, là. Un moment donné ça va

rejoindre le... comment dire, le courant principal, et ces éléments vont être

réglés. Donc, je reviens là.

Le sens de cette équivalence-là, pour du

personnel, du personnel ultra spécialisé, crée un niveau d'incertitude qui peut

conduire au départ de ces employés-là et, évidemment, une perte d'expertise en

santé publique du Québec. Il y a des experts qui ont une maîtrise et un

doctorat et qui se demandent : Est-ce que l'expertise que je possède va

être reconnue dans mon nouveau type d'emploi après le transfert? Est-ce que ça

va affecter mon salaire? C'est des questions tout à fait légitimes. À un moment

donné, vous savez, les gens, là, se fatiguent de l'incertitude et surtout s'il

y a une offre à côté qui leur dit : Bien là, je t'offre un petit peu plus

et tout est défini, bien les gens facilement peuvent quitter la santé publique,

là, pour s'en aller ailleurs. Encore une fois, avec une perte nette d'expertise

pour nos institutions. Et l'INSPQ, en ce moment, à une expertise de renommée

mondiale et la dernière chose qu'on voudrait, c'est de créer l'incertitude qui

pourrait... qui pourrait encourager des employés expérimentés à quitter leur

emploi. Et si le but de toute cette opération, c'est l'efficacité, pourquoi ne

pas préserver le

titre sans équivalence, plutôt que demander au ministère

d'effectuer le travail supplémentaire de définir de nouveaux échelons alors que

de toute façon, la... notre proposition fait en sorte que cette

renégociation-là va se faire dans... au courant de la renégociation de la

convention collective et on enlève tout, tout élément d'incertitude puisque les

employés concernés continueront à avoir le

titre équivalent à leur fonction

actuelle et accompagnée d'une rémunération qui correspond à leur niveau de qualification.

Voilà.

Le Président (M. Laframboise) :

Mme la ministre.

Mme Duranceau : Bon. Alors,

j'apprécie que vous vous souciiez, là, évidemment du maintien des conditions ou

de l'expertise, oui, puis, je le rappelle, hein, tu sais, tout ça, c'est qu'on

maintient tout le monde, puis... En tout cas, ici, c'est une fusion, puis on

transfère les employés comme on a fait quand on a transféré les employés de

Santé Québec. Je vais offrir quelques commentaires, là, sur...

Haut de la page

14 h 30 (version non révisé

e) Mme Duranceau : ...sur les

questions de classification, parce que c'est un peu ce à quoi vous vous

référez, mais le processus de classification, il se fait distinctement de la

négociation. La mécanique de discussion qui entoure la création des titres d'emploi,

c'est déjà prévu dans les conventions collectives. Alors, il n'y a pas d'inquiétude

pour personne. Et, surtout, on a adopté l'article 72 du projet de loi, qui

est exactement comme ça. C'est la même dynamique. Alors là, je vous dirais que

je suis un peu surprise que, là, ces amendements-là... cet amendement-là fasse

surface maintenant, alors que, si on se réfère au texte de l'article 72,

là, c'est la même mécanique. Alors, c'est ça.

Donc, écoutez, je comprends, je comprends

la question, mais l'exercice de classification, comme je vous dis, il est

différent des négociations. Tout est déjà prévu dans les conventions

collectives pour ce transfert-là, là. Donc, il n'y a pas de nécessité d'amendement

pour nous.

Le Président (M. Laframboise) : Est-ce

qu'il y a d'autres questions, commentaires?

M. Fontecilla : Expliquez-nous,

Mme la ministre, l'article... Rappelez-nous l'article 72. Ce mécanisme-là

concerne quels types d'employés?

Mme Duranceau : ...ça, on

peut vérifier, là, qui il visait, mais moi, je serais plus intéressée de savoir

pourquoi le député veut valoriser certains types d'emplois plutôt que d'autres,

M. Fontecilla : Bien, nous

avons constaté qu'ici il y a une possibilité et il y a une ambiguïté qui peut

créer de l'incertitude concernant les experts de certains experts, on va les

appeler comme ça, des... qui travaillent en ce moment à l'Institut national de

santé publique du Québec. Et, c'est ça, je ne dis pas de privilégier les uns

par rapport aux autres, là, il s'agit seulement de faire en sorte de... faire

en sorte d'enlever l'incertitude concernant les titres d'emploi de ces employés

qui possèdent une expertise très poussée et qui pourrait occasionner leur

départ si cette incertitude-là les dérange dans leur... dans l'exercice de leur

emploi. C'est seulement ça. C'est de faciliter l'intégration de ces nouveaux

employés... bien, c'est des employés qui travaillent déjà, mais l'intégration à

la nouvelle structure, là. Vous savez, là, on a... je crois savoir que, dans le

milieu des affaires, ils disent qu'il n'y a rien de plus nerveux que 1 million

de dollars, là, mais, dans le milieu de l'expertise très, très pointue, elle l'est

aussi, elle peut... elle peut changer très facilement parce qu'il y a beaucoup

de gens qui cherchent ce type d'expertise à gauche et à droite, donc d'autant

plus de... Et ça vaut la peine de se pencher sur cette problématique-là, et

essayer d'enlever les incertitudes, et clarifier le plus possible le sort

des... clarifier le statut de ces... de ces employés-là.

Mme Duranceau : OK. Bien,

écoutez, M. le député de Laurier-Dorion, premièrement, l'article 72, là, c'était

la même mécanique pour les employés d'Urgences santé qui étaient transférés à

Santé Québec puis... Tu sais, pour nous, toute la mécanique est prévue. On

reconnaît déjà, par le mécanisme de classification, l'expertise puis, dans ce

cas-ci, les... tout est déjà prévu dans les conventions collectives, puis on va

continuer d'appliquer les conventions collectives. Alors... Puis là on ne va

pas ouvrir la porte à de la discrimination sur certains types d'emplois versus

d'autres qu'on va traiter différemment parce qu'ils ont une expertise x. Alors,

nous, on pense que c'est la bonne façon de présenter les choses, et puis on ne

fera pas de changements sur ça.

Le Président (M. Laframboise) : M.

le député de Laurier-Dorion, allez-y.

M. Fontecilla : Merci, M. le

Président. Donc, je crois qu'il appartient à la ministre, donc, vous, d'assurer

la... d'harmoniser l'ensemble des conditions de travail concernant ce projet de

loi.

Moi, je vous... je vous souligne quelque

chose qui nous a été rapporté par rapport à certaines catégories. Si vous

trouvez qu'il y a... si accéder à cette... à cette clarification-là, ça

implique d'entreprendre un effort d'harmonisation pour d'autres catégories d'employés,

mais je vous encourage, je vous encourage de le faire, là. C'est même votre

devoir. Ceci étant dit, moi, je signalais une période d'incertitude concernant

ces employés-là par rapport à leur

titre d'emploi. Et vous me dites : Il y

a déjà un mécanisme de prévu. Est-ce que ça va... Ça va prendre combien de

temps? C'était... Ça va prendre combien de temps? Il y a l'incertitude pour ces

employés-là qui, à la première occasion, pourraient partir.

Mme Duranceau : Écoutez, M.

le Président, je demanderais...

Mme Duranceau : ...peut-être

à Me Bérubé de commenter, là, parce que c'est évidemment très technique. Puis,

tu sais, si certains employés ont des revendications à faire, là... bien là, je

comprends qu'ils passent par vous, mais, tu sais, tout ça, il y a des

discussions pour les classifications en lien avec les différents titres

d'emploi. Alors, les représentants de ces employés-là pourront faire valoir

leurs commentaires en temps opportun, mais ce n'est pas dans la loi que ça va

se faire, là...

Le Président (M. Laframboise) : Maître

Bérubé. Maître Bérubé.

M. Bérubé (Mathieu) : Oui.

Merci, M. le Président. Donc, comme l'a dit la ministre... et c'est d'ailleurs

le... ce à quoi réfère la dernière phrase, là, du premier alinéa de l'article

50, là, c'est-à-dire que, s'il n'y a aucun

titre d'emploi qui est équivalent au

sein, là, des conventions collectives du réseau ou plutôt dans ce qu'ils

appellent la nomenclature, là, des libellés, des taux, des titres d'emploi, là,

s'il n'y en a aucun pour le

titre d'emploi transféré, à ce moment-là c'est le

ministre de la Santé et des Services sociaux qui peut le créer mais selon le

mécanisme de modification à cette nomenclature qui est prévu par les

conventions collectives applicables. Donc là, il y a une longue liste de

dispositions et d'obligations qui s'appliquent au ministère, au ministre dans

ce cas-ci, puis, bon, évidemment, il y a une consultation des représentants

syndicaux, il y a un comité national qui est formé, là, pour déterminer les

rangements, les différents sous-facteurs, etc. Ça fait que c'est quand même un

processus assez bien encadré dans les conventions, là, pour s'assurer que la

création d'un

titre d'emploi reflète bien les compétences puis les exigences

particulières, disons, des personnes qui occupent le poste.

M. Fontecilla : Donc, maître,

est-ce que vous... Pendant ce temps-là, si je comprends bien votre propos, il

va y avoir un certain nombre d'employés avec une spécialité bien pointue qui...

dont leur... qui n'auront... qui n'auront pas de

titre d'emploi ou ils auront

un

titre d'emploi mais... ou qui vont... Ça va être quoi, leur statut pendant

tout ce processus-là, qui peut prendre... D'après vos explications, je

comprends que ça peut prendre longtemps, là.

• (14 h 40) •

M. Bérubé (Mathieu) : Bien,

effectivement...

Le Président (M. Laframboise) :

M. Bérubé (Mathieu) : Merci,

M. le Président. Je n'ai pas de... Je n'ai pas de réponse pour le délai que ça

peut prendre. Ça peut certainement prendre un certain temps, je l'imagine.

Chose certaine, leurs conditions de travail ne sont pas diminuées, hein, dans

l'intervalle, parce qu'on les maintient en vertu de 49. On maintient également,

donc, l'application de toutes leurs conventions collectives. Donc, leur

titre

d'emploi, bien, c'est leur

titre d'emploi en vertu de leur convention

collective applicable. C'est simplement qu'il y a un nouvel employeur, qui

serait Santé Québec, qui devra respecter cette convention-là, le temps que les

nouvelles associations syndicales se regroupent en quatre unités de

négociation, le temps ensuite que... il y a... en 2028, dans ces eaux-là, il y

aura une nouvelle négociation des ententes qui s'appliquera à eux.

Ce que fait 50, c'est vraiment juste au

niveau de l'intégration dans un

titre d'emploi. Donc, tu sais, techniquement,

si on ne trouve pas de

titre d'emploi pour le salarié en question, bien, au

final, à court terme, ça n'a pas vraiment d'impact sur sa rémunération, même,

au contraire, elle pourrait même être bonifiée un certain temps, dans la mesure

où, s'il n'y a pas l'équivalent dans l'échelle, il pourrait être bonifié un

certain temps. Ça fait que ça n'aura pas d'impact sur ses conditions de travail

à court terme, pas du tout, là. Le mécanisme est là... est là pour faire en

sorte que, bien, ultimement, il y ait un bon

titre d'emploi qui s'applique à ce

salarié-là, là, ou à ces salariés-là.

M. Fontecilla : Est-ce que je

dois comprendre de votre intervention que, concernant le

titre d'emploi qui

implique la reconnaissance d'une... reconnaissance d'un certain type de

diplôme, etc... est-ce qu'il va le... l'employé en question va le conserver

pendant que cette reclassification-là s'opère?

M. Bérubé (Mathieu) : Bien,

en fait, pendant que le mécanisme s'opère, évidemment, le salarié, lui, ne perd

pas ses compétences, là, ni ses acquis académiques, là, ça, ça va de soi,

mais...

M. Fontecilla : Non, non,

mais le

titre d'emploi, là, est-ce qu'il va le conserver pendant tout ce

processus-là?

M. Bérubé (Mathieu) : Bien,

en fait, il va conserver le même

titre qu'il possédait avant d'être transféré,

là, au besoin, là. Tu sais, au final, que ce soit, je ne sais pas, moi,

biologiste clinique certifié ou... bref, peu importe, je n'y connais rien, là,

mais tout ça pour dire qu'il y ait un mot ou plus de moins dans son titre, il

va conserver les mêmes conditions jusqu'à tant que tout le processus soit...

soit terminé, là.

M. Fontecilla : OK. Me

concernant, et je pense que les personnes concernées aussi tiennent... bien,

les mots, ça vaut... ça vaut quelque chose, là. On parle de deux titres bien

particuliers, là, les spécialistes en sciences biologiques et physiques

sanitaires et... qui ne demandent qu'un baccalauréat, et spécialistes cliniques

en biologie médicale, qui demande un... qui demande un postdoctorat. Je

comprends... Ce que je comprends de votre propos, c'est que ces titres-là

vont... vont être attitrés à... aux employés en question, toujours, là, jusqu'à

ce que le processus dont... que vous nous avez expliqué arrive à terme.

M. Bérubé (Mathieu) : Oui,

tout à fait. En fait, je pense qu'ils vont pouvoir considérer qu'ils sont

toujours de ce... de ce titre-là tant et aussi longtemps que leur nouveau

titre

ne leur sera pas soit créé ou assigné, là, tout simplement, là.

M. Fontecilla : Très bien. Je

n'ai pas d'autre intervention...

Le Président (M. Laframboise) : Pas

d'autres commentaires? Questions, commentaires, M. le député de

Marguerite-Bourgeoys? Donc, est-ce que l'amendement...

Une voix : ...

Le Président (M. Laframboise) :

Vous demandez le vote nominal. Donc, allons-y. M. le secrétaire.

Le Secrétaire : Pour, contre,

abstention. M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?

M. Fontecilla : Pour.

Le Secrétaire : Mme Duranceau

(Bertrand)?

Mme Duranceau : Contre.

Le Secrétaire : Mme Lachance

(Bellechasse)?

Mme Lachance : Contre.

Le Secrétaire

: M. St-Louis

(Joliette)?

M. St-Louis : Contre.

Le Secrétaire

: M. Lemay

(Masson)?

M. Lemay : Contre.

Le Secrétaire

: Mme Abou-Khalil

(Fabre)?

Mme Abou-Khalil : Contre.

Le Secrétaire

: M. Beauchemin

(Marguerite-Bourgeoys)?...

Une voix : Abstention.

Le Secrétaire

: M. Laframboise

(Blainville)?

Le Président

(M. Laframboise) : Abstention. Donc l'amendement est rejeté. Donc

nous revenons à l'article 50, est ce qu'il y a des questions, commentaires

sur l'article 50? Est-ce que l'article 50 est adopté?

Des voix : Adopté.

Le Président

(M. Laframboise) : Adopté, donc... sur division? Donc, adopté sur

division. Donc, maintenant, nous passons à l'article 64.

Mme Duranceau :

L'article 91

de cette loi est remplacé par le suivant : Les membres du conseil

d'administration de Santé Québec forment le conseil d'administration d'Urgence

santé. Les dispositions de l'article 3.1 du deuxième alinéa de

l'article 3.4 de la

Loi sur la gouvernance des sociétés d'État qui leur

sont applicables à

titre de membre du conseil d'administration de Santé Québec

ne leur seront pas applicables à

titre de membre du conseil d'administration

d'Urgence Santé. Le seul fait, pour un membre, de siéger à ces deux conseils

d'administration, n'affecte pas sa qualité d'administrateur indépendant et

n'est pas considéré comme un conflit d'intérêts. De plus, le fait, pour un

membre, d'agir dans l'intérêt de Santé Québec et de... dans l'intérêt de santé

Québec, est réputé être dans l'intérêt d'Urgence Santé. J'ai un amendement.

Le Président

(M. Laframboise) : ...que vous avez un amendement.

Mme Duranceau : Oui.

Le Président

(M. Laframboise) : Allez-y.

Mme Duranceau : Donc, remplacer

le premier alinéa de l'article 91 de la

Loi sur les services

préhospitaliers d'urgence, proposé par l'article 64 du projet de loi, par

l'alinéa suivant : Le président-directeur général d'urgence Santé et les

membres du conseil d'administration de Santé Québec autres que le président et

chef de la direction de cette dernière forment le conseil d'administration

d'Urgence Santé. Alors, clarifions. Le... donc, le commentaire, là, le présent

article vise à modifier la composition du conseil d'administration d'Urgence

Santé pour qu'il soit formé des membres du conseil d'administration de Santé

Québec. Le deuxième alinéa de cet

article écarte les règles habituelles de

nomination et de rémunération des membres de conseil d'administration des

sociétés d'État en raison de la règle prévue au premier alinéa. Puis le

troisième alinéa de cet

article évite que l'on, reproche aux membres de

conseil... des conseils d'administration d'Urgence Santé et de Santé Québec,

certains manquements aux règles d'indépendance, de conflit, d'intérêt ou de

loyauté du seul fait qu'ils siègent sur les deux conseils. Puis l'amendement,

lui, ce qu'il fait, c'est qu'il vise à remplacer le président et chef de la

Direction de Santé Québec par le PDG d'Urgences Santé comme membre du nouveau

conseil d'administration d'Urgence Santé. Alors là, vous vous rappellerez, on a

deux conseils d'administration parce qu'on a deux entités juridiques

distinctes, et comment c'était écrit au début, c'est que la PDG de Santé Québec

était... siégeait au conseil, aussi, d'Urgence Santé. Là, ce qu'on dit,

c'est : Tous les membres du conseil seront les mêmes, mais le poste de

PDG, bien, pour Santé Québec, ce sera la PDG de Santé Québec, puis pour le

Conseil d'Urgence Santé, ce sera le PDG d'Urgence Santé. Ça ne change pas, les

présidents de conseil vont... tu sais, le président, la présidente de conseil

va être la même, là, c'est Mme Germain qui est présidente du Conseil de Santé

Québec, elle sera présidente du conseil d'Urgence Santé, mais le poste de PDG

qui est représenté au Conseil pour chacune des entités, ce sera celui de

l'entité pertinente, là, donc, Mme Biron ou le PDG d'Urgence Santé.

Le Président

(M. Laframboise) : Questions, commentaires? M. le député de

Marguerite-Bourgeoys. Ça va? M. le député de Laurier-Dorion.

M. Fontecilla : La

dernière phrase «...le fait pour un membre d'agir dans l'intérêt de Santé

Québec est réputé être dans l'intérêt d'Urgence Santé. Donc, ça, ça veut dire

que, dans les faits, Santé Québec étant l'entité plus grosse, là, plus

englobante, là, et qui absorbe Urgence Santé, ça, dans les faits, là, Mme

la... M. le Président, là, ça signifie que de facto, les d'Urgence Santé

deviennent les intérêts de Santé Québec, là. Il n'y a plus de distinction, là.

Le Président

(M. Laframboise) : Mme la ministre.

Mme Duranceau : Je vais

laisser Me Bérubé, s'il est prêt à répondre à ça, parce que c'est vraiment

juridique, comme libellé, ici, là. Il n'y a pas de conspiration, là.

Le Président (M. Laframboise) :

Me Bérubé.

M. Bérubé (Mathieu) :

Oui, merci, M. le Président. Bien, en fait, effectivement, je reprendrais

essentiellement les propos que la ministre a dits, là, en lien avec l'objectif

du troisième alinéa, c'est de s'assurer qu'il n'y ait pas de... comment je

pourrais dire, qu'un membre du CA soit accusé, justement, de manquer de loyauté

envers l'organisation du conseil parce qu'il prend une décision. Même chose, le

fait qu'il siège sur le conseil d'administration qui, bon, on comprend, c'est...

Techniquement, c'est deux conseils d'administration, là, mais bon, on s'entend

qu'il pourrait se réunir le même nombre de fois par année puis simplement

changer le chapeau, là, des membres pour... en fonction des décisions qu'ils

ont à prendre, si ça concerne Urgence Santé ou Santé Québec, ça fait que c'est

simplement, en fait, pour éviter...

M. Bérubé (Mathieu) : ...pour

éviter qu'il y ait un membre qui soit accusé justement de manquer de loyauté.

Donc, autrement dit, si on lui dit : Mais c'est parce que la décision que

vous avez prise est dans l'intérêt de Santé Québec, bien, il ne pourra pas se

faire dire que ce n'était pas correct, là, par rapport à ce qu'il avait à

apprendre comme résolution, autrement dit, là. C'est vraiment juste un aspect.

C'est pour écarter les... en fait, c'est pour s'assurer que les règles de

conflit d'intérêts sont respectées en vertu de la

Loi sur la gouvernance, là.

Le Président (M. Laframboise) : Questions,

commentaires? M. le député de Laurier-Dorion.

M. Fontecilla : La question

qui se pose, au fond, M. le Président, là, c'est : Pourquoi avoir conservé

un conseil d'administration distinct, là, s'il n'y a plus des différences

entre... Les intérêts des deux organisations sont les mêmes, mais, en fait, on comprend

bien que c'est les intérêts de Santé Québec qui vont prévaloir. Pourquoi avoir

gardé un conseil d'administration indépendant, là? Pourquoi ne pas avoir

procédé à une absorption complète et enlever le...

Mme Duranceau : On veut tout

fusionner.

M. Fontecilla : Non, mais la

question... la question se pose.

Mme Duranceau : M. le député

de Laurier-Dorion, là, je vous rappelle que nous avons eu cette discussion-là

déjà, et on conserve deux entités juridiques. Alors, juridiquement, il y a deux

conseils d'administration. Si on avait liquidé Urgences-Santé dans Santé

Québec, il n'y aurait pas eu deux conseils d'administration, mais, parce qu'on

maintient les deux entités juridiques existantes, ça requiert deux conseils. On

s'est déjà dit toutefois qu'il n'y aura pas de jetons de présence pour les

membres qui siègent au conseil d'Urgences-Santé parce qu'ils ont déjà leur

jeton de présence pour ce qui est de Santé Québec. Alors, ça s'ajuste... ça

s'ajoute à leur champ de supervision, si vous voulez, c'est tout.

• (14 h 50) •

M. Fontecilla : En quelque

sorte, M. le Président, il y a... il y a... il y a comme une façade légale, là,

pour maintenir ou pour faire en sorte qu'il y a deux conseils d'administration,

mais, dans les faits, il n'y a qu'une seule organisation parce que les membres

du conseil d'administration, ils doivent travailler dans les intérêts de

Santé... de Santé Québec et non pas d'une entité... une entité autonome ou

différente qui est Urgences-Santé. Donc, on garde la forme, mais, dans les

faits, tout est fait en fonction de Santé Québec, là, de... Il n'y a plus

d'intérêt d'Urgences-Santé ici, là, il y a des intérêts de Santé Québec qui

sont transmis aux gens de santé. C'est juste pour clarifier la chose.

Mme Duranceau : Non, non, ce

n'est pas pour clarifier, là, là. Vous inventez une histoire qui n'est pas

celle qui est là. Là, on vient préciser qu'au niveau de la responsabilité des

administrateurs, là, ce n'est pas parce que tu sièges sur deux conseils d'administration,

un de Santé Québec, l'autre d'Urgences Santé, que tu travailles dans l'intérêt

d'un plus que de l'autre. On dit qu'un membre... «De plus, le fait pour un

membre d'agir dans l'intérêt de Santé Québec est réputé être aussi dans

d'Urgences-Santé.» Donc, ce n'est pas : tu agis pour contre l'autre.

C'est... En termes de responsabilité, parce que tu sièges sur les deux... les

deux conseils, on vient te réputer agir dans l'intérêt des deux plutôt qu'un

par rapport ou au détriment de l'autre.

Le Président (M. Laframboise) : ...commentaires?

M. le député de Laurier-Dorion.

M. Fontecilla : Tout d'abord,

je n'invente rien. J'ai un texte devant moi, je fais l'exégèse, là. J'essaie de

savoir qu'est-ce que ça... ça veut dire, là, je ne suis pas en train d'inventer

quoi que ce soit. Et je veux juste bien comprendre ce qu'est, dans cette

formulation-là, «l'intérêt de Santé Québec est réputé être l'intérêt

d'Urgences-Santé». On pourrait très bien le lire comme ça, n'est-ce pas?

Donc, il n'y a plus d'intérêt

d'Urgences-Santé. L'important, c'est les intérêts de Santé Québec. Qu'est-ce

qui est dans l'intérêt de Santé Québec devient automatiquement l'intérêt

d'Urgences-Santé. Et, si l'intérêt d'Urgences-Santé n'est pas l'intérêt de

Santé Québec, bien, cela ne compte plus, c'est... parce que les membres du

conseil d'administration travaillent pour Santé Québec. Oui, on peut... on peut

assurer... c'est pour assurer la cohérence, là, mais là, dans ce sens-là,

pourquoi ne pas avoir agi à découvert et avoir décrété carrément l'abolition de

l'autonomie juridique d'Urgences-Santé et avoir absorbé complètement l'intérêt

de Santé Québec, là?

J'ai l'impression, M. le Président, qu'ici

on est en train de faire une fusion, une fusion qui n'en est pas une, qui n'en

est pas une légalement, mais qui, dans les faits, en est une. C'est juste ça.

Si ça, c'est le cas, bien, au moins que ce soit clair.

Le Président (M. Laframboise) : Mme

la ministre.

Mme Duranceau : Je n'ai pas

d'autre...

Le Président

(M. Laframboise) : ...commentaires?

Mme Duranceau : Non.

Le Président

(M. Laframboise) : D'autres commentaires, M. le député? Ça va?

Est-ce que l'amendement déposé est adopté?

Des voix : ...

Le Président (M. Laframboise) :

Par vote... par vote nominal. Allons-y. La demande est faite.

Le Secrétaire : Pour, contre,

abstention. Mme Duranceau (Bertrand)?

Mme Duranceau : Pour.

Le Secrétaire

: Mme Lachance

(Bellechasse)?

Mme Lachance : Pour.

Le Secrétaire

: M. St-Louis

(Joliette)?

M. St-Louis : Pour.

Le Secrétaire

: M. Lemay

(Masson)?

M. Lemay : Pour.

Le Secrétaire

: Mme Abou-Khalil

(Fabre)?

Mme Abou-Khalil : Pour.

Le Secrétaire

: M. Beauchemin

(Marguerite-Bourgeoys)?

M. Beauchemin : Pour.

Le Secrétaire

: M. Fontecilla

(Laurier-Dorion)?

M. Fontecilla : Contre.

Le Secrétaire

M. Laframboise (Blainville)?

Le Président

(M. Laframboise) : Abstention.

Donc, l'amendement est rejeté...

Maintenant... Excusez, l'amendement est adopté. Excusez-moi, l'amendement est

adopté. Donc, maintenant, nous allons discuter de l'article 64 tel

qu'amendé. Est-ce qu'il y a des questions, commentaires sur l'article 64

tel qu'amendé?

Est-ce que l'article 64, tel

qu'amendé, est adopté?

Des voix : Adopté.

Des voix : Sur division.

Le Président

(M. Laframboise) : Sur division. Adopté sur division. Donc,

maintenant, nous allons à l'article 70.

Mme la ministre.

Mme Duranceau : Oui, un

instant. Alors, l'article 70. Le mandat des membres du conseil

d'administration d'Urgences-santé, autre que celui du président-directeur

général, prend fin le 1er avril 2026, sans indemnité.

Donc...

Le Président (M. Laframboise) :

Vous avez un amendement.

Mme Duranceau : ...Oui,

l'amendement de... pour les dates.

Remplacer, dans l'article 70 du

projet de loi, «2026» par «2027».

Le Président

(M. Laframboise) : Des questions, commentaires sur l'amendement

qui remplace «2026» pour «2027»? Ça va?

Est-ce que l'amendement est adopté?

Des voix : Adopté.

Des voix : Sur division.

Le Président

(M. Laframboise) : Sur division. Adopté sur division. Est-ce que

l'article 70 tel qu'amendé est adopté?

Des voix : Adopté.

Des voix : Sur division.

Le Président

(M. Laframboise) : Sur division. Adopté sur division.

Article 71.

Mme la ministre.

Mme Duranceau : Attendez.

71. Je l'ai déjà lu, celui-là, non? Il avait été suspendu?

Le Président

(M. Laframboise) : Juste...

Une voix : ...

Le Président

(M. Laframboise) : Il n'a pas été lu.

Mme Duranceau : ...OK.

Le Président

(M. Laframboise) : Mais vous faites une très bonne lecture

habituellement.

Mme Duranceau : Pardonnez-moi

pour la longueur, mais c'est la même chose que ce qu'on a adopté, là,

précédemment, mais cette fois-ci pour les employés d'Urgences-santé. Donc, sous

réserve des conditions de travail qui leur sont applicables, les employés d'Urgences-santé

identifiés par le président-directeur général de celle-ci avant le

1er avril 2026 deviennent, à compter de la date ou aux dates convenues

entre ce président-directeur général et le président et chef de la direction de

Santé Québec, sans autre formalité, des employés de cette dernière.

Les employés transférés à Santé Québec en

vertu du premier alinéa continuent d'être représentés par les associations

accréditées qui les représentaient avant leur transfert jusqu'à ce que le

processus prévu aux articles 72 et suivants de la Loi concernant les

unités de négociation dans le secteur des affaires sociales, applicable en

vertu de l'article 1610 de la

Loi sur la gouvernance du système de santé

et de services sociaux, soit terminé.

Sous réserve de l'article 72 de la

présente loi, les conditions de travail que ces employés avaient avant ce

transfert continuent de s'appliquer, telles qu'elles peuvent être modifiées...

non, attendez... ces employés avaient avant ce transfert continuent de s'appliquer,

telles qu'elles peuvent être modifiées après ce transfert, avec les adaptations

nécessaires, jusqu'à ce qu'elles soient remplacées, selon le cas :

«1° par des conditions de travail

négociées et agréées suivant les dispositions du

chapitre II de la

Loi sur

la négociation et la détermination des conditions de travail requérant une

coordination nationale notamment dans les secteurs public et parapublic

lorsque, une fois le processus visé au deuxième alinéa terminé, ces employés

font

partie d'une unité de négociation pour laquelle une association de

salariés a été accréditée conformément aux dispositions de la Loi concernant

les unités de négociation dans le secteur des activités sociales et du Code du

travail;

«2° par des conditions de travail établies

par Santé Québec conformément à un règlement du ministre de la Santé et des

Services sociaux pris en vertu de l'article 59 de la

Loi sur la

gouvernance du système de santé et de services sociaux lorsque, une fois le

processus visé au deuxième alinéa terminé, ces employés ne font pas

partie

d'une telle unité de négociation.»

Les conditions de travail d'un employé de

Santé Québec transféré en vertu du premier alinéa qui n'était pas régi par une

convention collective et qui ne faisait pas

partie du personnel d'encadrement

dans son transfert continuent de s'appliquer, sous réserve de l'article 72

de la présente loi, jusqu'à ce qu'elles soient remplacées par des conditions de

travail établies par Santé Québec conformément à un règlement du ministre pris

en vertu de l'article 59 de la

Loi sur la gouvernance du système de santé

et de services sociaux.

Les conditions de travail d'un employé de

Santé Québec transféré en vertu du premier alinéa et qui faisait

partie du

personnel d'encadrement avant son transfert continuent de s'appliquer jusqu'à

ce qu'elles soient remplacées par des conditions de travail établies...

Mme Duranceau : ...par Santé

Québec, conformément à un règlement du ministre pris en vertu de

l'article 59 de la

Loi sur la gouvernance du système de santé et de

services sociaux. Le transfert des employés visés au premier alinéa n'est pas

considéré être une aliénation ou une concession d'entreprise au sens de

l'article 45 du Code du travail ou une cession d'activité au sens de

l'article 31... 34.1 de la Loi concernant les unités de négociation dans

le secteur des affaires sociales.

Le Président (M. Laframboise) : Merci,

Mme la ministre, pour la lecture. Donc, questions, commentaires qui portent sur

l'article 71? Vous aviez une explication à donner?

Mme Duranceau : Non, plutôt

un amendement à faire avant.

Le Président (M. Laframboise) : Oui.

Mme Duranceau : Donc,

remplacer, dans le premier alinéa de l'article 71 du projet de loi «2026»

par «2027» et affecter à des tâches qui feront l'objet de services de nature

technique ou administrative fournis par Santé Québec en vertu du troisième

alinéa de l'article 4.1 de la

Loi sur les services hospitaliers d'urgence

éditée... édictée par l'article 61 de la présente loi.

Le Président (M. Laframboise) : Des

explications sur l'amendement? Vous avez des explications?

Mme Duranceau : Oui. Donc,

l'amendement vise à repousser la date à prendre en compte pour le transfert de

certains employés d'Urgences-santé à Santé Québec. Il s'agit d'un amendement de

concordance avec la volonté de repousser la date de la mutualisation de la

gouvernance d'Urgences-santé avec celle de Santé Québec au 1ᵉʳ avril 2027,

laquelle nécessitera une modification à l'article 384 du projet de loi. De

plus, l'amendement vise à préciser que les employés d'Urgences-santé transférés

à Santé Québec doivent notamment être affectés à des tâches qui feront l'objet

de services de nature technique ou administrative fournis par Santé Québec a Urgences-santé.

• (15 heures) •

Le Président (M. Laframboise) : Questions,

commentaires sur l'amendement? M. le député Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : Ça fait que

qu'est-ce qu'on vient faire spécifiquement avec cet amendement-là, j'essaie de

comprendre, Mme la présidente.

Mme Duranceau : C'est la même

chose que l'article 49 qu'on a adopté tantôt. On dit que les conventions

collectives sont maintenues. Tu sais, c'est un transfert pour ces employés-là,

comme ça a été fait pour Santé Québec. Tantôt, c'était INSPQ dans Santé Québec,

là, c'est quelques employés qui vont rendre des services de nature

administrative qui passe d'Urgences-santé à Santé Québec selon les mêmes

conditions, là, qui... les conditions qui sont maintenues.

M. Beauchemin : Puis là, les

conditions sont maintenues, mais elles vont être ajustées par la suite, c'est

Mme Duranceau : Bien, selon

la mécanique qui est décrite, là. Puis s'il y a des écarts... parce que les

classes ne sont pas les mêmes, on prévoit comment l'écart se résorbe, ça, je

pense que c'était l'article 72 qui disait ça, mais, ça, c'est vraiment la

mécanique de transfert qui dit : OK, eux, ils changent de place, qu'est-ce

qui les suit? Bien, leur convention collective les suit.

Le Président (M. Laframboise) : Sur

l'amendement à l'article 71, est-ce que l'amendement à l'article 71

est adopté? Adopté.

Les... J'ouvre les discussions sur

l'article 71 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des questions, commentaires

sur l'article 71 tel qu'amendé? Est-ce que l'article 71, tel

qu'amendé, est adopté?

Des voix

: Adopté.

Le Président (M. Laframboise) :

Adopté.

Donc, nous allons maintenant à

l'article 98, parce que, là, on passe de...

Mme Duranceau : Là, on change

de sujet.

Le Président (M. Laframboise) : On

passe carrément... on change de sujet.

Mme Duranceau : On va

suspendre quelques secondes ou minutes pour changer d'équipe puisqu'on passe à

un sujet... à l'enseignement supérieur.

Le Président (M. Laframboise) :

Suspension.

(Suspension de la séance à 15 h 02)

Haut de la page

Document(

s) associé(

s) à la séance

Vidéo/Audio

Abonnez-vous à notre infolettre!

Fils RSS

Liens d'intérêt

Aide

Plan du site

Accessibilité

Accès à l'information

À propos du site

Conditions d'utilisation

Politique de confidentialité

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCFP 2026-02-19
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cfp-43-2 journal-debats CFP-260219
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier3dd0cb18ca582b9f8ce8e7966e2015baf0866e52

Source file is stored in the law ingest library (html).