Culture and Education — 26 April 2018 (41st Legislature, 1st Session)

CCE 2018-04-26

Quebec — Committees

Culture and Education — 26 April 2018 (41st Legislature, 1st Session)

CCE 2018-04-26

Quebec — Committees

Je veux aussi

parler des maternelles quatre ans, parce que nous avons, Mme la Présidente, annoncé la mise en place de 101 nouvelles classes, l'an

passé, 101 nouvelles classes qui sont ouvertes, alors, qui sont

fonctionnelles, où il y a des élèves. Je veux parler un peu également

de la Stratégie 0-8 ans, parce que, pour moi, c'est très important.

D'abord, je l'ai initiée alors que j'étais ministre de la Famille et de

l'Éducation et j'ai eu la chance de la poursuivre avec mon collègue

député de Sherbrooke et ministre de la Famille depuis. C'est

800 000 enfants, Mme la

Présidente, qui sont âgés de 0 à 8 ans et à qui il faut offrir les

mêmes chances de réussir. Et, dans cette stratégie et toutes ces

actions, Mme la Présidente, d'ici 2022, c'est près de 1,4 milliard de dollars qui sera investi pour diminuer les vulnérabilités, les inégalités, et surtout pour consolider l'ensemble des

services éducatifs qui sont offerts à des jeunes enfants et à leurs parents.

Je veux aussi parler des ressources, Mme la

Présidente, parce que c'est important, ça fait

partie du plan de la politique

sur la réussite. On avait besoin de nouvelles ressources, dans le milieu de

l'Éducation, on continue de les déployer. D'ici 2022, c'est plus de 8 000 nouvelles ressources

qui seront embauchées et qui l'ont été déjà, en partie, 1 665 ressources

sont actuellement en poste depuis le début de l'année, et ce sont des ressources

en services directs, que ce soit des enseignants,

personnel de soutien, orthopédagogues, éducateurs spécialisés, tous et toutes

des gens qui sont en services directs

aux élèves. Alors, je rappelle, Mme

la Présidente, cet engagement

de doter les écoles de nouvelles ressources en services directs, ce que nous avons

fait.

Je veux vous

parler, Mme la Présidente, du modèle de financement lié aux élèves handicapés

ou ayant des troubles graves du

comportement, qui sont actuellement soumis à une politique en lien avec leur

plan d'intervention et la validation de ce plan. Nous avons changé les règles, nous sommes dans cette année

de transition qui va nous amener, dès l'an prochain, à avoir un nouveau modèle, qui va nous permettre

de changer la façon de les financer, mais surtout d'améliorer et surtout d'accélérer le moment où les commissions scolaires, les différentes écoles recevront ces ressources.

Elles les recevront dès le début de

l'année, plutôt que d'attendre la validation après plusieurs

semaines, parfois plusieurs mois, et ça va faire en sorte, Mme

la Présidente, qu'on aura moins de professionnels,

on n'aura plus, presque, de professionnels attelés à la tâche de documenter et de

préparer des dossiers l'automne, plutôt que d'offrir des services. Alors, c'est un modèle

qui est renouvelé, allégé, qui comporte des modalités financières qui

vont protéger la stabilité du financement pour les commissions scolaires, mais

l'objectif, c'est lequel? Bien, c'est de répondre plus rapidement aux besoins

des élèves.

Je parle, également,

Mme la Présidente, dans ces quelques minutes, des infrastructures. Beaucoup de choses ont été faites, depuis deux ans,

sous ma responsabilité. J'aurai l'occasion d'en parler longuement, j'imagine,

durant cette période des crédits. Mais je

l'ai toujours dit puis je l'ai reconnu, comme bien d'autres,

que nos écoles sont dans un état difficile,

pour certaines, et qu'elles prennent de l'âge, et qu'il faut reconnaître que

certaines ont plus de 50 ans, certaines ont plus de 100 ans, et qu'il faut faire plus que ce que nous

avions fait jusqu'à maintenant pour rehausser le niveau de l'état de nos écoles mais surtout, Mme la Présidente, pour cesser d'avoir des écoles vétustes dans notre environnement.

Alors, notre objectif, il est clairement établi

dans le cadre de la politique. Nous avons un plan, nous avons maintenant des

outils pour faire l'identification de ces écoles. Le ministère travaille avec

les différentes commissions scolaires. Certaines commissions scolaires, Mme la

Présidente, ne faisaient pas l'analyse comme ce devait être fait; aujourd'hui, c'est mieux. Ces outils sont disponibles, on partage les connaissances

et les expertises avec le milieu, alors nous sommes actuellement en train de dresser le réel portrait de tout

cela. Je pense qu'à terme, Mme la

Présidente, en plus de nous

montrer l'ampleur de la tâche, ça va nous permettre de travailler plus efficacement.

Mais vous rappeler, Mme la Présidente, qu'on fait des pas de géant, qu'on investit des

sommes considérables en infrastructures. Seulement

pour les deux dernières années, c'est plus

de 3 milliards de dollars qui ont été investis, sans parler des

embellissements des cours d'école, des constructions de gymnase. Alors,

nous donnons et accordons, Mme la Présidente, une grande importance aux

infrastructures parce que ce sont des réels milieux de vie.

Je vous parle quelques instants du Lab-École,

parce que ça a été longuement discuté, analysé, les gens en ont beaucoup parlé, ont une opinion sur le projet. Je

réitère, Mme la Présidente, que c'est un projet extraordinaire, que c'est

l'implication de la société civile, que c'est pour concevoir l'école de demain

et pour favoriser la réussite éducative. Nous

sommes en mesure, et c'est notre souhait, Mme la Présidente, je l'exprime

ainsi, de concevoir et de construire les meilleures écoles et les plus belles écoles au monde. C'est un projet de

développement durable pour les générations à venir, et vous aurez, Mme la Présidente, dès cette année,

des nouvelles en lien avec le Lab-École, et j'en suis très fier. Mais je suis

surtout très fier, Mme la Présidente,

d'avoir permis à des gens qui ont le goût et le coeur de s'impliquer en éducation

de le faire, de redonner à la société, et de leur permettre de s'entourer de

gens de tous les milieux, notamment du milieu de l'éducation, parce

qu'ils sont très nombreux avec eux.

Vous parler

également de la plateforme Schola, que nous avons soutenue, qui vient de

l'Université Laval par les chercheurs

en architecture, qui vont développer des outils d'accompagnement pour rénover

les écoles, dans le fond, le but étant

d'optimiser le potentiel des ressources existantes. Alors, c'est avec le

Lab-École, Schola et le cadre de référence que nous changeons pour nous permettre d'accepter

de nouveaux projets, des mesures très concrètes pour améliorer nos

écoles.

Bien

sûr, parler des parents, parler de leur soutien, parler du rôle important

qu'ils ont, et on l'a fait avec le projet de loi n° 105, nous le

faisons régulièrement, de garder contact avec eux et surtout de les impliquer

dans nos décisions et de reconnaître leur rôle. Il faut aussi parler des

parents qui ont des besoins particuliers eux-mêmes, qui veulent être soutenus pour, à leur tour, soutenir leurs enfants

en matière, par exemple, de littératie et numératie. Je le dis régulièrement,

puis je vais le répéter dans le cadre de ces

crédits, Mme la Présidente, la littératie, c'est la base. Lire, écrire, c'est

la base de l'apprentissage, et, pour moi, c'est extrêmement important,

et ça doit être fait très tôt dans la vie des gens.

Parler

d'investissement important auprès d'Alloprof Parents, 1,5 million de

dollars que nous avons consentis. Un projet

de collaboration très important avec Télé-Québec en littératie et pour soutenir

les parents qui est le projet CLEF, Compter,

lire, écrire en famille, pour offrir aux parents d'enfants âgés de cinq à

huit ans des outils pour les accompagner. Et je passe toutes les mesures que nous avons mises en place pour la

culture à l'école et soutenir nos bibliothèques publiques et scolaires

au fil du temps.

Également

vous souligner, en terminant, peut-être, Mme la Présidente, deux, trois choses.

D'abord, la formation professionnelle, on en a parlé hier dans le cadre

des crédits, pour moi, c'est extrêmement important, il y a un modèle à revoir,

il y a de nouvelles perspectives à ouvrir, il faut trouver une façon de

positionner différemment la formation professionnelle.

Les besoins sont là et ils seront peut-être encore plus importants dans

l'avenir, alors il faut la positionner, cette formation, comme étant une formation très intéressante, comme une

formation qui permet d'avoir une vie fort agréable et remplie de défis à la hauteur des attentes et

des besoins des gens. C'est un premier choix, la formation professionnelle,

Mme la Présidente, je le répète, et c'est

extrêmement important de la valoriser. C'est la raison pour laquelle j'ai

réuni, en début d'année, plus de 300 personnes pour en discuter. Et

de là viendront des propositions.

Vous

parler également, Mme la Présidente, de ces budgets très importants qu'on a mis

de l'avant depuis deux ans déjà

encore, parce que nous avons, vous le savez, dès le budget 2016, amené un

rehaussement important des dépenses en éducation.

Les budgets étant maintenus, la croissance soutenue et appuyée, nous avons

également investi des sommes nouvelles très importantes, que ce soit pour

appuyer les communautés, je pense aux IRC, pour appuyer les écoles directement,

je pense à la décentralisation que nous avons faite de sommes réelles et

directes vers les écoles pour leur permettre

de faire des choix, pour également soutenir notre personnel enseignant et les

ressources professionnelles, parce qu'elles sont maintenant plus

nombreuses dans les écoles. Et je peux parler des initiatives que nous avons

mises en place dans le dernier budget, avec

ma collègue de l'Enseignement supérieur, pour le stage IV, par exemple, en

éducation, comme une mesure

importante pour soutenir cette profession enseignante et surtout ces étudiants

en stage et valoriser davantage ce qu'ils font.

Peut-être

terminer avec le projet de loi n° 144, parce qu'il y aurait bien d'autres

choses à dire, et je pense que le temps va me manquer, Mme la Présidente. Le

projet de loi n° 144 est un projet très important, un projet dont je suis

très fier. Je pense que nous avons

posé un geste historique et important pour la société et pour la suite des

choses, d'abord parce que nous

rencontrons notre obligation à l'égard des sans-papiers. Nous avons des

obligations à l'égard de ces gens et nous n'avions pas la capacité législative

ou, en tout cas, juridique, la loi ne nous permettait pas d'aller là où nous

devons aller, c'est-à-dire de leur permettre

d'avoir accès à des services tout en protégeant leur situation. Et je pense

notamment aux enfants qui sont issus

de ces familles et qui n'ont pas à porter cette responsabilité et/ou ce

contexte particulier que vivent leurs parents, d'être dans une situation

irrégulière d'immigration.

Je veux également parler des établissements illégaux, Mme la Présidente, parce que, c'est important de le rappeler, on n'avait pas ces outils

pour agir auprès de ces établissements lorsque nous les découvrons. On n'avait même

pas la capacité de se rendre sur les lieux

pour être capables d'aller constater les choses. Alors, ça a permis un

dialogue, parce qu'on a établi un

dialogue avec certaines communautés, mais ça nous permet surtout d'agir. Et je

rappelle ce qu'on a fait également avec la collègue de Santé, et surtout de Services sociaux, avec le projet de loi

n° 99, qui venait, lui aussi,

amender la

Loi sur la protection de

la jeunesse. On a maintenant

des outils complets pour être capables de travailler comme il se doit.

veux parler également de l'école à la maison, parce qu'on en a

longuement parlé ici. Vous savez que le règlement a été soumis à la commission, Mme la Présidente, on a

passé trois heures à en discuter. Alors, il est actuellement en consultations. J'ai moi-même des propositions qui sont sur la table, vous aurez la chance d'en

entendre parler prochainement. Mais

ça a été utile, Mme la Présidente, contre... et peut-être que les collègues

pensent que non, mais ça a été très utile d'avoir ces discussions ensemble. Et je pense que ça fait

partie de

ce qu'il fallait faire, puisqu'on était dans du droit nouveau.

veux également parler de cette avancée, aussi, historique

avec la Santé qui nous permettra maintenant de coupler et/ou de permettre la mise en disponibilité

des informations à l'égard des enfants de plus de six ans qui se retrouvent

dans les fichiers de la RAMQ et qui ne se retrouvaient pas à la vue et

connus du ministère de l'Éducation.

Alors,

voilà, Mme la Présidente, des informations, je pense, nécessaires à rappeler

l'importance que nous accordons à

l'éducation, l'importance que nous accordons à la littératie, l'importance que

nous accordons au milieu de vie qu'est l'école,

pour transformer ce milieu, pour le rendre encore plus attrayant et plus

stimulant. Et je vous dirais également que, dans ce qui s'en vient d'ici la fin de l'année, Mme la Présidente, il y

a tout le volet du numérique qui sera également mis de l'avant.

Peut-être que, si les collègues ont des questions, sans en dévoiler toute la

teneur, je pourrai parler de nos orientations,

et surtout de notre souhait de voir nos enfants non pas seulement exposés aux

réalités du numérique et à la programmation,

mais, je dirais, impliqués dans cette révolution pour qu'ils puissent, eux

aussi, dans l'avenir, créer de la valeur avec ces nouveaux outils.

Merci.

Présidente (Mme de Santis) :

Merci beaucoup, M. le

ministre. Maintenant,

la parole est à la porte-parole du parti d'opposition, Mme la députée

d'Hochelaga-Maisonneuve.

Mme Poirier :

Merci, Mme la Présidente. Je ne ferai pas de remarques préliminaires. Je vais

garder le temps pour après.

La Présidente (Mme de Santis) :

Merci. M. le député de Chambly, la parole est à vous.

Roberge : Même chose que ma collègue. Je veux saluer tous les gens qui

sont présents, mais je vais garder mon temps pour les échanges avec le

ministre.

Présidente (Mme de Santis) : Merci beaucoup. Alors, maintenant, on est

au moment des interventions. La parole est à Mme la députée

d'Hochelaga-Maisonneuve.

Mme Poirier : Merci, Mme la

Présidente. Alors, à mon tour de saluer les collègues d'en face, vous, Mme la Présidente, ainsi que l'équipe du secrétariat, M.

le ministre, toute l'équipe du ministère, mon collègue de la deuxième

opposition et mon collègue le député de Saint-Jérôme, ex-prof qui est préoccupé

par l'éducation.

Alors,

d'entrée de jeu, Mme la Présidente, j'aimerais aborder un sujet assez pointu

avec le ministre, concernant les psychologues.

En 2013‑2014, on parle de 692 psychologues qui sont au service des

enfants, 2014‑2015, 680. Donc, dès l'arrivée

des libéraux au pouvoir, une coupure de 12 postes. 2015‑2016, on ajoute

deux postes, mais on est toujours en dessous

de 10 postes. 2016‑2017, là, sursaut d'énergie, 16 postes ajoutés. On

se rappellera, Mme la Présidente, que le coût moyen d'un psychologue est environ 80 000 $... que coûte

un psychologue. Donc, au total, c'est 16 psychologues de plus qui ont été

ajoutés entre 2013 et 2016. Alors, si je fais un calcul, les

16 psychologues nous coûtent 1,2 million de dollars.

Et je nous rappellerais, Mme la Présidente, une

publicité que le ministre a effectuée en novembre 2017, publicité — bien, à

la rentrée 2017, je dirais plutôt — qui a coûté 1,2 million de dollars pour

nous dire que le gouvernement investissait

dans le soutien aux enfants justement par le biais de services de psychologue.

Alors, si on fait un petit calcul rapide... Alors, quand je vous dis que

16 psychologues coûtent 1,2, mais que la campagne publicitaire a coûté

1,2, alors on aurait peut-être

économisé 1,2 million de dollars si on avait ajouté 16 autres

psychologues finalement. Alors, ce

n'est pas assez indécent, Mme la Présidente, de comprendre que le gouvernement

libéral a choisi d'investir dans une

campagne de pub 1,2 million de dollars et de priver nos élèves d'au

minimum 16 psychologues dans nos écoles.

Alors, est-ce que le ministre peut nous

expliquer comment on peut faire des choix comme cela, faire le choix d'investir dans une campagne publicitaire pour

1,2 million de dollars et de ne pas embaucher des psychologues? Et je

ferais référence... Mme la Présidente, là, je reviens aux chiffres, là. Les chiffres sont

têtus, hein, on le sait. Alors, dès l'arrivée des libéraux, on a coupé 12 postes de psychologues. Ils ont

embauché par la suite, mais on est encore, encore, Mme la Présidente, en dessous des chiffres. Si on avait investi le

1,2, on n'en aurait pas 16, on en aurait 32, nouveaux psychologues. Et, de

plus, Mme la Présidente, je suis toujours

surprise de voir un montant de 1,2 million

de dollars d'investi pour dire

aux gens : On investit en soutien

psychologique, quand l'année précédente on en a coupé 12. Alors, moi,

j'aimerais comprendre du ministre

quelle est la logique dans laquelle il est pour faire une campagne au montant

de 1,2 et se réjouir d'ajouter des psychologues quand, dans les années

précédentes, il les a coupés.

M. Proulx : Merci,

Mme la Présidente. D'abord,

peut-être corriger deux, trois faits, parce que

je sais que... Mais j'imagine que ce sera comme ça pour aujourd'hui,

mais la collègue sait très bien comment les choses se passent.

D'abord, Mme la

Présidente, le gouvernement du Québec n'embauche pas, et ne licencie pas, et ne

congédie pas des professionnels. Nous ne sommes pas l'employeur de ces gens-là, Mme la

Présidente, et nous ne faisons pas

les choix en lieu et place des commissions scolaires non plus. Alors, pour l'information pour la collègue, qui le sait déjà, mais alors je vais m'adresser à ceux et celles qui ne le

savent pas, nous ne sommes pas l'employeur de ces gens. Et chaque commission scolaire fait des choix en

fonction de ses besoins, en fonction des priorités qu'elle établit, et surtout en

fonction de sa capacité d'embaucher. Alors,

son collègue précédent, critique à l'éducation dans les deux dernières périodes de crédits,

m'a souvent parlé des postes de psychologues au Saguenay—Lac-Saint-Jean et de la difficulté,

pour une commission scolaire, d'en embaucher, et, pour celle d'à côté, la

facilité d'en avoir par rapport à celle qui se trouve à l'est plutôt qu'à l'ouest. Alors, Mme la Présidente, ce sont d'abord

des décisions locales qui sont prises par les différentes commissions scolaires et leurs écoles et

qui sont basées sur les besoins des élèves. Ça, c'est une chose.

Deuxièmement, Mme la Présidente, écoutez, ce

n'est pas vrai que le nombre de ressources dans les écoles du Québec

ont baissé. Elles ont augmenté. Alors, aujourd'hui, Mme la

Présidente, on est dans les

crédits 2017‑2018. Nous sommes

dans l'année financière... nous sommes à faire les crédits de l'année financière qui vient de se terminer, et elle me réfère aux années d'avant. Mais je peux lui dire que, même dans

l'année d'avant, Mme la Présidente, il y avait des ressources

supplémentaires. Il y

en a plus de 1 000 en services directs qui se sont

retrouvées dans les écoles, pas toutes et tous des psychologues, Mme la

Présidente. Et, si vous avez déjà parlé vous-même aux psychologues du Québec, à

l'ordre, association, aux gens qui font de

la formation, à ma collègue ministre de l'Enseignement supérieur, qui connaît

très bien ce domaine, vous verrez qu'on a

énormément de difficultés à recruter ce type de professionnel dans nos écoles,

comme on a de la difficulté dans d'autres milieux à recruter des professionnels

sur l'ensemble du territoire.

Alors, à l'égard des psychologues eux-mêmes, les

difficultés sont réelles, mais elles n'appartiennent pas au gouvernement du Québec. Et, sur l'identification

des besoins, je me suis toujours gardé, Mme la Présidente, de penser que

c'était à moi d'identifier ce qui était utile et nécessaire dans les Laurentides, en

Gaspésie, à Sherbrooke ou à Trois-Rivières.

La Présidente (Mme de

Santis) : Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.

Poirier : Merci, Mme la Présidente. Je suis un peu surprise de la réponse du ministre,

qui me dit que ce n'est comme pas son

problème, que ce n'est pas de son ressort. Il a mis 1,2 million de dollars dans une campagne publicitaire pour dire que c'était important, les psychologues

à l'école. Alors, si ce n'est pas de son ressort, expliquez-moi pourquoi il

a mis 1,2 million de dollars dans cette campagne-là. Et, quand il dit qu'on

est... les données que je donne ne sont pas justes, bien, ce n'est pas mes données, c'est vos données, M. le ministre, c'est la réponse 22, 2016‑2017, c'est la réponse 22, 2013‑2014,

la réponse 24, 2015‑2016,

réponse 22, 2016‑2017. Ce n'est pas

mes chiffres, c'est vos chiffres, là. Je ne les invente pas, là. Alors, dans vos chiffres, là, ce que ça dit, c'est

qu'en 2013‑2014 il y en

avait 692, en 2014‑2015,

coupure de 12 postes. Je veux dire, on ne l'invente pas, là. C'est

vos données, là, c'est les vôtres.

Alors, je veux

juste, Mme la Présidente, plus spécifiquement... Alors, à Rouyn, la commission scolaire Rouyn-Noranda, un psychologue pour toute la commission scolaire. À la commission scolaire Lac-Témiscamingue, alors c'est un individu, mais il a 0,2 ETC. Ce n'est pas

trop riche, ça, là, là, hein? À la commission scolaire des Phares, il y a

trois individus, mais pour 1,7 ETC de

temps. À la commission de Charlevoix, c'est deux individus, mais pour 0,9, donc

même pas une personne.

Alors, quand

le ministre nous dit... essaie de nous expliquer qu'il a

dépensé 1,2 million de dollars

pour dire à la population du

Québec : Écoutez, c'est extraordinaire, ce qu'on fait, on investit, il

nous a privés automatiquement, avec ce

1,2 million de dollars là, de 16 psychologues. Au lieu d'investir

dans la publicité, pourquoi il n'a pas investi puis il n'a pas donné les budgets aux commissions scolaires

pour qu'elles investissent justement dans les psychologues? C'est simple, pourtant.

La Présidente (Mme de Santis) : M.

le ministre.

Proulx : Oui, Mme la

Présidente. D'abord, ça va être comme ça aujourd'hui. Alors, je vais le faire

encore, je vais rectifier un peu ce qu'a dit la collègue.

D'aucune façon je n'ai parlé des chiffres en

disant que son interprétation n'était pas bonne. J'ai dit que son interprétation, de la façon dont elle traite les

chiffres, n'est pas bonne. Ce que j'ai dit, Mme la Présidente, c'est que nous

ne sommes pas l'employeur de ces gens.

Alors, elle peut bien regarder la fluctuation comme moi puis regarder ces faits

en se disant : Moi aussi, je

souhaiterais qu'il y ait plus de psychologues parmi tous les nouveaux

professionnels, il n'en demeure pas

moins, Mme la Présidente, que ce n'est pas moi, le mieux placé pour le faire,

ce n'est pas vous non plus et, respectueusement dit, ce n'est pas la

collègue non plus.

Ce que je sais, par exemple, c'est que notre

responsabilité à nous, c'est d'offrir de l'espace pour embaucher davantage parce que c'est une priorité. Et cet

espace, il existe parce que, financièrement, nous avons des ressources qui sont

maintenant dévolues aux commissions

scolaires pour embaucher. Il y a un plan pour embaucher jusqu'à

8 000 personnes dans les cinq années suivant ce budget de

2016. Et on a ajouté 500 professionnels dans le plan pour les enfants de

la stratégie 0-8 ans. Alors, tous ces

gens qui seront embauchés, les commissions scolaires, aujourd'hui, savent

combien ils peuvent embaucher, connaissent les catégories de services

qui sont couverts et par les contrats de travail, en passant, parce que la collègue oublie parfois que ça vient

en ligne de compte, et aussi quels sont les services qui sont reconnus

comme étant ceux parmi lesquels ils peuvent faire des choix.

Moi, j'ai discuté avec bien des écoles et des

commissions scolaires, Mme la Présidente, qui ont fait des choix professionnels. J'ai eu devant moi des gens, dans

une même assemblée où il y avait plusieurs commissions scolaires, qui ont dit : Nous, on préfère des orthophonistes

ou des orthopédagogues, et moi, j'ai préféré un psychologue ou une travailleure sociale. Certains vont mettre sous la

responsabilité d'un travailleur social l'éducation à la sexualité, d'autres

ont décidé d'embaucher une ou un sexologue.

C'est une réalité, Mme la Présidente, qui est sans possibilité d'appel dans

la mesure où, localement, ils font des

choix, mais ils font des choix plus importants maintenant parce qu'ils ont des

ressources supplémentaires pour le faire.

Et on ne peut

pas nier qu'il y a des nouvelles ressources dans le milieu scolaire. On ne peut

pas nier que, dans les écoles, et surtout dans nos écoles avec des

besoins plus grands parce qu'ils sont en difficulté et les niveaux de défavorisation sont plus élevés, encore plus

importants... on ne peut pas nier qu'en psychoéducation il y a davantage de

ressources. Et, en passant, le plan pour la

réussite, qui est cette campagne du secrétariat des communications du gouvernement du Québec où il traite d'éducation, à

mon avis, et à moins que je me trompe, ne prononce jamais le mot

«psychologue».

La Présidente (Mme de Santis) :

Merci. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.

Poirier : Écoutez, Mme la Présidente, j'ai de la misère à

suivre le ministre, là. Il me semble, quand je décide d'investir 1,2 million de dollars dans une

campagne publicitaire dans laquelle mon message principal, c'est que nous

allons offrir plus de soutien psychologique aux enfants, c'est ça, le

message, ce n'est pas compliqué, 1,2 million pour dire : Nous allons

donner du soutien psychologique aux jeunes, il me semble, j'aurais passé un

coup de téléphone aux commissions scolaires

puis j'aurais dit : Êtes-vous d'accord? Allez-vous le faire? Avant de

dépenser 1,2 million de dollars, il me semble, j'aurais appelé mes commissions scolaires ou au moins, en

tout cas, les fédérations, là, puis j'aurais dit : Est-ce

vous embarquez, parce que moi, je mets 1,2 million en pub, je ne

vous le donne pas, le 1,2 million, par

exemple, je ne vous le donne pas, là, mais allez-vous faire le

choix du soutien psychologique aux enfants? Bien, Mme la Présidente, ce n'est pas ça qui arrive.

Alors,

il me semble que, tu sais, les babines doivent suivre les

bottines. C'est ça qu'on dit? Alors, quand le ministre va dans les médias

pour dire : Nous offrons du soutien psychologique aux enfants, mais ce

n'est pas ça qui arrive sur le terrain,

quel message qu'on envoie aux citoyens du Québec, Mme la

Présidente? Quel message? On n'est

pas sérieux. On n'est pas sérieux parce qu'on n'a pas ajouté les ressources

nécessaires. Tout ce qu'on a fait, c'est un beau message publicitaire disant : L'État, avec le

gouvernement libéral, ensemble, on s'occupe de vous. Mme la Présidente,

franchement, là, franchement... Puis le message qu'il a envoyé en plus, c'est

de dire aux psychologues : Vous êtes importants, mais on ne vous embauchera pas, finalement, puis que le

soutien psychologique aux enfants, là, c'est juste un message publicitaire.

Alors, est-ce que le ministre peut nous

confirmer, là, qu'il n'a pas lancé un message aussi aux commissions scolaires pour leur dire : Je dépense 1,2,

mais, en échange, là, il faudrait que vous embauchiez? Est-ce que le ministre

est en train de nous confirmer, là, qu'il

peut lancer une campagne publicitaire, mais en s'assurant que ça n'atterrisse

jamais en services aux élèves?

La Présidente (Mme de Santis) : M.

le ministre.

M. Proulx : Oui, Mme la Présidente. D'abord, ce n'est pas

vrai qu'il y a moins de soutien psychologique des enfants dans nos écoles. Ce

n'est pas vrai, Mme la Présidente. Il y a une augmentation importante des corps

d'emploi liés à la psychoéducation, là, de 89 %, des

orthophonistes, 78 %, des techniciennes d'éducation spécialisée,

57 %, des préposés avec des élèves

handicapés dans nos écoles particulières de 40 %. Ça, c'est dans les

10 dernières années. Alors, on y

a contribué collectivement, Mme la Présidente, à cette augmentation des

ressources en services directs. Est-ce que la collègue, Mme la

Présidente, est capable de vous regarder sans rire et de vous dire : Moi,

j'aurais embauché des psychologues? Bien, ce n'est pas ici, c'est avec son ami

à Hochelaga-Maisonneuve qu'on peut faire ça. C'est avec la commission scolaire

de Montréal qu'on peut faire ça, pas ici.

Alors, je

veux bien, là, vouloir jouer sur tous les chapeaux... Soyons francs et honnêtes

avec les gens. D'accord? 8 000

nouvelles ressources en services directs sur cinq ans. Du jamais-vu, Mme la

Présidente. Aucun service public au gouvernement du Québec, à ma

connaissance, va embaucher autant en si peu de temps. Ça, c'est la première

chose.

La deuxième, c'est qu'on respecte l'autonomie

des écoles. Il y a des... Et ces ressources, Mme la Présidente, il faut le dire, sont dédiées vers les écoles.

Alors, c'est les écoles qui font ce choix-là, Mme la Présidente. Les gens

doivent savoir que, quand tu es dans une école primaire, dans une

région, et que tu as des besoins particuliers, et que tu as la capacité d'embaucher, en passant, parce que les

problèmes... les difficultés de main-d'oeuvre, elles sont connues partout...

Moi, je veux dire, j'ai habité une région où

on avait de la difficulté à trouver des professionnels en santé assez

longtemps. J'ai une conjointe qui est

professionnelle en santé, alors je sais de quoi je parle, qui en forme tous les

jours à l'université aujourd'hui.

Alors, je pense que je sais de quoi je parle. Et je peux vous dire, Mme la Présidente,

que les défis, ils sont là. Ce n'est pas parce que le poste est ouvert

qu'il y a quelqu'un qui applique dessus. Mais maintenant il faut respecter

l'autonomie locale parce que ces choix-là sont faits en fonction des besoins.

Là où il y

avait, je pense, un enjeu réel, Mme la Présidente, c'est qu'on ne pouvait pas

couvrir tous les besoins. Et là, avec

8 000 nouvelles ressources sur cinq ans, je pense qu'on couvre

davantage de besoins. Est-ce qu'il y aura toujours des besoins, Mme la Présidente, qui devront être

comblés? La réponse, c'est oui. Et aussi longtemps que je serai assis dans cette chaise-là, je me battrai pour ces

enfants qui ont de ces besoins, que ce soit du soutien psychologique, Mme la

Présidente, ou du soutien en apprentissage,

que ce soit de l'orthophonie pour une dyslexie ou que ce soit un trouble du

comportement avec un travailleur social.

La Présidente (Mme de Santis) :

Merci, M. le ministre. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.

Poirier : Mme la Présidente, quand on parle de soutien

psychologique, là, on parle de psychologues aussi, là. Je comprends que le ministre, là, il essaie de

nous amener ailleurs, là, mais, quand on fait une pub dans laquelle on dit qu'on va offrir plus de soutien psychologique

à nos enfants puis qu'on ne prévoit pas qu'en bout de ligne ça va prendre

des psychologues, il me semble qu'il y a comme... Je vais dire un gros mot, là,

Mme la Présidente, vous allez me reprendre,

là, je vous le dis tout de suite, là : Est-ce qu'on a voulu berner la

population? Il faut être franc, là. Est-ce qu'on a pris 1,2 million de dollars pour berner la

population? Est-ce qu'on a pris 1,2 milliard pour faire semblant qu'on

agissait? Parce que, finalement,

monsieur... Mme la Présidente, excusez-moi, Mme la Présidente, ce que le

ministre nous dit : Ah! on a

ajouté des ressources. Mais ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il les avait

coupées, ces ressources-là, avant, puis que l'année où il les coupe, là, il n'y en a pas, de ressources,

pour certains enfants. Il peut bien faire une campagne de pub pour dire

après ça à la population : Eh! tous ensemble, le Parti libéral, on donne

des ressources à nos jeunes, mais il les avait coupées, ces ressources-là, avant. Et, s'il n'avait pas mis 1,2 million, on aurait embauché 16 psychologues au Québec, dans

des endroits où il n'y en a même pas un, où il y a 0,2 psychologue.

En quelque part, Mme la

Présidente, j'ai de la misère à le suivre. Le ministre

pourrait au moins avoir la décence d'admettre que, oui, il les a coupés, les

psychologues, que, oui, il a coupé,

en tant que tel, puis, oui, on s'est ramassés avec une baisse de psychologues

dans nos écoles, et qu'il a fait une publicité de 1,2 en disant : Nous

allons donner du soutien psychologique à nos enfants, mais que ça, ça

n'incluait pas des psychologues.

Alors, Mme la Présidente, est-ce qu'on peut au moins s'entendre sur une chose, qu'on a besoin de

ressources? Et le

ministre va me dire : Ah! oui, oui, oui, j'en ai

ajouté 1 500. Il en avait ajouté, dans un premier coup, 900, mais, quand

je regarde les chiffres, entre 2013 et 2016,

au niveau des professionnels, on est encore en dessous. En 2013, on avait

6 494 puis, en 2016, 6 469.

Moi, ça ne me fait rien, mais il me semble que ça fait un déficit, ça. Alors,

quand on me dit : J'ai ajouté des ressources...

pour avoir rencontré les gens du milieu professionnel, ce qu'ils nous

disent, c'est : Non, non, Mme la

Présidente, ce n'est pas des nouvelles... des ressources

n'égalent pas des professionnels, ça veut dire toute une pléiade... Alors, il

faut faire attention. Le ministre

avait, en premier, dit 1 500 professionnels, rappelons-nous, dans une déclaration. Il s'est repris pour dire 1 500 ressources

parce qu'il sait très bien que ce n'est pas l'équivalent. Alors, quand le ministre

va en publicité pour dire : Nous

allons offrir du soutien psychologique, bien, ce qu'il a dit directement, c'est que je ne vous donnerai pas l'argent de la publicité pour embaucher au lieu de donner ce 1,2 million et de dire aux commissions

scolaires : Vous allez embaucher des psychologues, puis on va offrir

plus de services à nos enfants, puis on va avoir plus de plans d'intervention, parce qu'il est là, le

problème, Mme la Présidente.

Présidente (Mme de Santis) : Merci. M. le ministre, il ne reste pas de

temps, sauf que vous pouvez répondre sur le temps du gouvernement.

Proulx : ...un instant, Mme

la Présidente. D'abord, j'ai eu l'occasion de le dire, puis je vais le redire,

là, puis on va le faire tout au long

des crédits avec grand plaisir, là, nous sommes dans la situation suivante, là,

nous n'avons pas coupé de ressources.

Personne, Mme la Présidente, n'a reçu une cessation d'emploi du gouvernement du

Québec. Ce n'est pas arrivé. Et ce

n'est pas non plus nous qui avons signé l'embauche de ces gens. Alors, le

milieu scolaire, Mme la Présidente, dans

son autonomie, a fait des choix et relève des défis pour embaucher aujourd'hui

des professionnels parce qu'il y a rareté. Il y a parfois beaucoup de

complexité dans certaines régions, c'est vrai, mais ils ont la capacité

d'embaucher.

Et là, à

moins que je me trompe, et je voulais prendre pour acquise la parole de la

collègue, je vais continuer à le faire,

mais, je veux dire, il y a des gens autour de moi qui ont réécouté les

messages, il n'est pas question de psychologues et de soutien psychologique. Il est question d'élèves avec des besoins

particuliers et d'aide pour les soutenir. Et ça, Mme la Présidente, moi, je peux vous regarder sans rire

puis vous dire que c'est ce que je fais à tous les jours, et je vais faire ça

tant et aussi longtemps que j'aurai le privilège d'occuper cette

fonction. Pour moi, c'est extrêmement important.

Alors, le

message pour les gens, c'est le suivant. Ces 8 000 nouvelles

ressources, Mme la Présidente, elles vont se déployer sur cinq ans. Il n'y a pas un gouvernement qui a fait autant

dans les dernières années, même dans une époque contemporaine, pour pouvoir aller de l'avant avec autant de nouvelles

ressources, indépendamment de ce que peut dire la collègue, pour chercher qui a fait en sorte que les

11 psychologues dont elle a parlé — ou 12 — se sont retrouvés avec ou sans

emploi, à contrat ou à temps complet. Je n'en ai aucune idée. Mais il y a une

réalité, Mme la Présidente, c'est qu'il y a

aujourd'hui une capacité d'embaucher depuis deux ans déjà qui fait en sorte

qu'on a plus de ressources que les 1 500

que nous avions annoncées. Pourquoi? Parce qu'il y a de la prévisibilité, parce

qu'il y a de la capacité financière de

le faire puis parce qu'il y a une prise en charge dans le milieu pour relever

le défi d'aider tous les enfants à réussir.

Présidente (Mme de Santis) :

Merci, M. le ministre. Maintenant, la parole est au député de D'Arcy-McGee.

M. Birnbaum : Merci, Mme la

Présidente. M. le ministre, l'équipe du cabinet qui vous entoure ainsi que du ministère, collègues de l'opposition, deuxième

opposition, mes chers collègues du côté

ministériel, j'aimerais poursuivre nos discussions sur le budget et son

impact sur la réussite scolaire.

Je ne sais pas si ma collègue

d'Hochelaga-Maisonneuve a le mandat de la corporation des psychologues du

Québec, qui fait un travail très digne, mais qui seraient les premiers à noter

que ce qui compte... Comme le ministre a constaté,

c'est le travail d'ensemble qui compte en ce qui a trait au sort de nos jeunes

en difficulté et en voie de s'épanouir. C'est-à-dire que, si le travail soit complété par un psychologue, un

orthophoniste, un psychoéducateur, éducatrice, un autre pédagogue, voilà

la chose qui compte.

Et, comme il

a été constaté clairement, on parle d'une bonification des ressources assez

importante. Je me permets de le dire

comme ancien directeur général de l'Association des commissions scolaires

anglophones du Québec pour 10 ans. Les commissions scolaires ont besoin d'avoir la marge de manoeuvre, qui

risque d'être ignorée par les deux formations de l'opposition, justement pour s'outiller de façon taillée à leurs

besoins. Il y a des programmes qui sont mis en place par le gouvernement, par le ministère, qui doivent être

adaptés. Je peux vous dire que, quand... À

titre d'exemple, la commission

scolaire Central Québec, qui couvre le

territoire de quelque 250 et plus municipalités, on ne peut pas ordonner que...

Bon, voilà, il y aurait un

psychologue à Chibougamau. Est-ce que ce psychologue va se rendre à la ville de

Québec le lendemain pour donner le

service aux élèves ou est-ce qu'avec les ressources dûment mises en place et

bonifiées les dernières années cette

commission scolaire va avoir la liberté de répartitionner ses ressources pour

que ces élèves soient bien desservis, c'est-à-dire peut-être par un

psychoéducateur, éducatrice, par d'autres ressources professionnelles?

En tout cas,

je me permets de faire le point sur les piliers sur lesquels nous sommes en

train de bâtir la réussite scolaire

et d'épauler ces efforts par des ressources augmentées. Une autre fois, dans

mon ancienne vie, j'ai eu le, bon, plaisir — c'est le mot pour ça — d'assister à quelque 10 huis clos de

budget, où il y avait question de voir quelles étaient pour être les ressources confiées aux coûts de

système. C'est là où ça commence. Et là, si j'étais au huis clos cette année,

et je ne l'étais pas, j'aurais constaté

qu'on parle d'une bonification des coûts de système de quelque 5 %, ce qui

fait en sorte qu'entre 2016 et 2019

on parle d'une augmentation de croissance des dépenses de quelque 4,3 %.

Si on travaille dans le réseau, on va

comprendre que c'est une bonification très significative, ce qui fait en sorte

que les écoles du Québec aient les outils pour faire avancer les

programmes et les choses.

crois que c'est important de noter que, dans ce budget-là, nous sommes au

rendez-vous avec les changements qui

touchent à la vie scolaire actuelle avec des ressources très importantes pour

notre plan d'action numérique. Dans notre plan économique du mois de mars, on parlait d'une hausse de budget de

dépenses de quelque 55 millions de dollars en 2018‑2019 et de 75 000 $ pour les années

subséquentes pour le déploiement des différentes mesures découlant du plan

d'action numérique en éducation et en enseignement

supérieur. Pourquoi ça compte? Ce n'est pas rien. On parle de développer les compétences de nos jeunes et des

adultes dans ce domaine. Si on veut qu'ils soient prêts pour un monde de travail qui change, qu'ils soient prêts pour

s'impliquer de façon responsable et réelle dans la vie adulte de toutes ces

façons, il faut qu'ils soient à jour

là-dessus. Pour le faire, il faut exploiter les technologies. Il faut aussi

former les profs pour le faire comme

il faut, c'est-à-dire de développer un environnement propice pour le

développement du numérique.

Si le budget est pour suivre les priorités que

nous avons mises de l'avant, au lieu, une autre fois, que des débats qui

sont faits sur les structures mais sur la réussite scolaire, il y a plein de

mesures dans le budget qui touchent à la persévérance scolaire, dont quelque 4 millions

pour soutenir des organismes qui oeuvrent en matière de persévérance scolaire et la réussite. Ce n'est pas juste au ministre,

la journée est longue, mais ce n'est pas à lui d'implanter et de veiller

à chaque mesure. Il faut des partenaires sur

le terrain, et là on parle de ce 4 millions pour des organismes de bienfaisance enregistrés pour épauler les efforts en ce qui a trait à la persévérance scolaire. J'ai eu le plaisir de voir l'importance de ces instances quand il s'agit de bonifier nos efforts en ce

qui a trait à la persévérance scolaire. J'ai été membre, pour quelque

cinq, six ans, du groupe d'action sur la persévérance scolaire, sous la

direction de Jacques Ménard, du BMO, qui a fait un travail énorme pour conscientiser le Québec

en entier de l'importance de combattre le décrochage. C'était dirigé après

par Diane De Courcy, l'ancienne présidente de la CSDM. Alors, ces mesures

sont d'une importance capitale. Alors, tout cela pour dire qu'un budget, ce n'est pas une série de chiffres,

c'est un outil pour mettre en place les priorités qui font le consensus du Québec

sur la réussite scolaire et en voilà juste quelques exemples.

J'aimerais donc

inviter, Mme la Présidente, le ministre à faire le pont entre ces mesures budgétaires

et le comment, le pourquoi nous allons

épauler nos partenaires partout au Québec à investir dans le parc immobilier,

ce qui a son impact sur la réussite scolaire, en ce qui a trait à

l'implication des organismes de bienfaisance, comment on va l'utiliser, cette bonification des coûts de système,

pour faire en sorte qu'on va activer chaque jour et de chaque façon

notre plan sur la réussite scolaire. Merci, Mme la Présidente.

La Présidente

(Mme de Santis) : Merci. M. le ministre, la parole est à vous,

11 min 30 s.

M. Proulx : Merci, Mme la Présidente. Je remercie le collègue de cette introduction

et cette question à l'égard des

budgets, parce que les budgets, ils sont plus importants que jamais, Mme la

Présidente. Moi, depuis que je suis même député à l'Assemblée nationale, dans cette législature en 2015 à

aujourd'hui, il y a eu une augmentation importante du budget global de

l'éducation primaire, secondaire, formation professionnelle, enseignement aux

adultes, tout ce que ça comporte et contient.

mesures les plus importantes, Mme la Présidente, bien, vous les connaissez,

elles sont en lien avec les ressources supplémentaires. Pourquoi? Parce que,

d'abord et avant tout, notre réseau, il est composé de gens qui oeuvrent au

quotidien pour la réussite. Et ce sont des ressources professionnelles, et on le

voulait, c'est ainsi que je l'ai présenté dans l'échange précédent, puis je

vais continuer de le dire et de le défendre, Mme la Présidente, là, à chaque

fois qu'on a fait... et on a posé un

geste pour augmenter les ressources, ce sont des ressources qui sont en service

direct pour accompagner les élèves.

collègue faisait référence aux différents investissements qu'on a faits, soit

pour favoriser la persévérance scolaire, mais aussi pour transformer, je

dirais, nos milieux éducatifs, parce que les deux vont de pair. Il a, oui,

travaillé sur les déterminants de la

réussite qui sont autour de l'élève, mais, dans ces déterminants, il y a aussi

le milieu de vie dans lequel il évolue. Et les investissements

importants qu'on a faits en infrastructure, je le disais dans mes remarques préliminaires, plus de 3 milliards, Mme la

Présidente, sur deux ans, font la démonstration que nous avons prise avec coeur

et surtout avec énormément de ressources

cette responsabilité de soutenir ces milieux pour les rendre adéquats sur

l'ensemble du territoire.

Maintenant,

on part de loin. Je l'ai déjà exprimé puis je vais continuer de le répéter, Mme

la Présidente. Moi, je n'ai pas

l'habitude de vouloir me défiler devant ce type de constat. Je l'ai toujours

dit, les collègues l'ont spécifié, depuis que j'y suis, j'accorde une importance très grande à ces milieux et à

leur entretien. C'est d'ailleurs... Et, je dois le dire, Mme la Présidente, le ministère travaille depuis

un certain nombre d'années et bien avant mon arrivée, même, avec le

Conseil du trésor, mon prédécesseur ministre de l'Éducation, pour qu'on puisse

mettre en place un outil qui va nous permettre de suivre chacun et chacune de

ces installations et immobilisations.

Je le disais hier, je

pense, à la période de questions, moi, ça m'avait surpris un peu, certaines

commissions scolaires, Mme la Présidente,

fonctionnaient encore sur un fichier Excel pour suivre l'état de leurs

bâtiments. Bien, écoutez, ça peut

fonctionner quand je m'occupe de la maison chez moi pour m'assurer que les

menus travaux printaniers soient faits, mais je ne pense pas que c'est

adéquat pour suivre la vétusté de nos bâtiments et surtout de planifier les

travaux nécessaires, les travaux utiles, et

ceux qu'on doit faire maintenant, et ceux qu'on pourra faire maintenant à

meilleur coût que si on attendait que les choses se dégradent.

Alors,

voilà des exemples concrets de ce que nous mettons de l'avant. J'ai parlé tout

à l'heure de cette vision et des

moyens qu'on s'est donné pour transformer aussi la façon dont on rénove nos

écoles pour nous assurer qu'au ministère de l'Éducation on puisse faire les choses autrement et différemment.

Nous proposer, à chaque fois, des plans où la cafétéria n'est pas adéquate et

assez grande pour représenter la réalité que l'ensemble des élèves sont à

l'école le midi n'est pas une bonne

idée. Alors, il faut changer notre cadre de référence, il faut prévoir que les

plans qui nous seront proposés seront

différents d'avant pour être le reflet de cette nouvelle réalité, mais il faut

aussi permettre que certaines initiatives soient mises de l'avant.

C'est une des

raisons pour lesquelles, en plus de l'enveloppe importante qu'on a mise de

l'avant l'an passé, nous avions

bonifié une enveloppe de 15 millions, celle-ci en disant aux différentes

commissions scolaires : Bien, voilà, dans chacun des projets, vous avez un espace d'initiative qui n'est pas

obligé de passer par tout le cadre de référence. Faites appliquer... Faites-nous

la proposition, puis on va être en mesure de vous suivre pour vous soutenir.

Alors, voilà des exemples importants, puis j'aurai la chance d'en reparler plus

rapidement et plus longuement peut-être sur les infrastructures,

peut-être aussi pour soutenir la conversation que j'ai avec le collègue, parler

du plan numérique en éducation.

qui est intéressant dans ce plan, Mme la Présidente, qui, je pense, sera à la

hauteur des attentes, c'est qu'il y aura, oui, des ressources financières pour soutenir ce qui se fait à l'école,

mais aussi des ressources pour soutenir les infrastructures et les immobilisations, les équipements à l'école,

et surtout un esprit, sur le long terme, de formation et d'entretien de ce

parc qui pourrait être déployé dans les différentes écoles.

Alors,

on ne fait pas que de dire aujourd'hui : Ça prend ça pour tout le monde,

ce qu'on ne fera pas. Alors, on va donner des propositions, on va mettre de

l'avant des propositions, on va donner des orientations, on va leur proposer

des choses pour leur permettre de se déployer sur un certain nombre d'années,

mais on va surtout soutenir la formation et surtout

également soutenir l'entretien de ces équipements qui, en passant, lorsque je

rencontre les écoles, fait

partie des... je dirais, pas des remontrances, mais des choses dont on aborde assez

rapidement. On nous dit : Vous nous déployez des ressources, c'est vrai, mais qui paie pour les

entretenir? Avons-nous la capacité et la formation de le faire? Et là je pense

à nos enseignants qui devront, dans certains cas, aussi changer un peu leurs

façons de faire.

Alors,

voilà. Voilà des aspects très importants. La formation est au coeur de notre

réflexion, autant pour les plans qu'on

met de l'avant que toute cette réflexion autour de la formation initiale,

par exemple, des enseignants dont on pourrait également parler

aujourd'hui.

La Présidente

(Mme de Santis) : Merci, M. le ministre. M. le député de

D'Arcy-McGee, pour 5 min 50 s.

M. Birnbaum :

Merci, Mme la Présidente. Oui, je crois que, des fois, on oublie de situer la

réfection de notre parc immobilier,

les investissements dans l'infrastructure où il faut l'insérer, c'est-à-dire

comme pilier de la réussite scolaire. Ça touche à la qualité de notre

offre aux jeunes, l'environnement qui les entoure. Je note, dans ma

circonscription de D'Arcy-McGee, des

investissements assez importants ces dernières années, y compris quelque...

presque 6 millions de dollars

pour une école formidable, les Amis-du-monde, de la commission scolaire

Marguerite-Bourgeoys, pour l'ajout de

quelque huit classes. Ces investissements dans l'infrastructure sont d'une

importance capitale, et, si on regarde l'horizon de quelque 15 ans,

les investissements qu'on est en train de faire sont d'un ordre historique.

Comme

il nous reste juste quelques minutes, j'aimerais inviter le ministre, Mme la

Présidente, d'élaborer en termes... sur

la question des bonifications que nous aurions faites dans les budgets, qui

touchent à deux choses : l'appui aux professionnels et aux profs en ce qui a trait aux enfants en adaptation

scolaire et tous les gestes... parce que c'est un autre pilier de notre plan de réussite, qui mise sur

l'intervention précoce, parce que les investissements qu'on fait au début sont

des investissements dans l'avenir de nos

enfants et aussi des sommes épargnées, parce que ces enfants sont plus avancés,

un petit peu plus tard. Alors, j'inviterai la ministre de nous parler davantage

de ces deux phénomènes-là, si je peux.

La Présidente

(Mme de Santis) : M. le ministre.

M. Proulx : Merci, Mme la Présidente. D'abord, c'est important, ce que dit le collègue sur les deux points et la

question qu'il me pose, d'abord pour réitérer à tous et à toutes l'importance

d'agir tôt et, dans le plan de déploiement de ces ressources,

le fait que nous avons débuté par les premières années dans la vie. Alors, d'abord, nous avons fait quelques...

nous avons posé quelques actions à l'égard des programmes en maternelle. Nous

avons l'intention de créer un cycle scolaire

à l'égard des programmes de maternelle quatre ans et cinq ans. On déploie des

ressources et on veut s'assurer d'avoir une bonne formation de ceux et

celles qui oeuvrent dans les premières années de la vie.

Quand

je parle de littératie, quand on a parlé du plan pour les enfants, de la

Stratégie 0-8 ans, on parle justement de ces enfants qui termineront la deuxième année mieux outillés et mieux

préparés à poursuivre leur expérience et parcours scolaire. On voudra qu'ils aient atteint des

niveaux de littératie qui sont adéquats pour tout le monde, alors ça veut dire

des ressources qui sont mobilisées autour d'eux. C'est la raison pour

laquelle notre plan, sur cinq ans, a prévu d'abord l'embauche de ressources très importantes auprès de ces jeunes enfants,

qui sont les élèves de la maternelle, à la première et deuxième année, et que maintenant ça se déploie

dans les années subséquentes, qu'on voit des nouvelles ressources arriver au secondaire, comme je le disais hier,

maintenant des ressources pour aider des élèves en formation professionnelle,

parce que, je l'ai dit dans mes remarques

préliminaires, Mme la Présidente, la politique sur la réussite éducative a un

pilier ou un trait commun qui est

très présent et très important : l'éducation, c'est de la petite enfance

et tout au long de la vie. Ça doit débuter très tôt, parce qu'il y a une

préparation à la vie scolaire qui est le moment où on n'est pas encore à l'école, et ça, bien, il faut voir intervenir les

parents mais aussi nos services publics ou services sociaux. Alors, voilà un

paquet de gens disponibles, motivés pour

travailler auprès d'eux. Mais, dans les ressources, là, quand vous regardez le

plan d'embauche et de déploiement de ces

ressources professionnelles, vous voyez, Mme la Présidente, une emphase très

importante sur les premières années de la vie scolaire.

La Présidente

(Mme de Santis) : Merci. M. le député de D'Arcy-McGee.

1 min 40 s.

M. Birnbaum :

Bon, peu de temps qu'il nous reste, un autre pilier de ces interventions

précoces, c'est nos efforts pour

continuer une initiative très intéressante, de mon avis, c'est-à-dire les

maternelles quatre ans. J'invite le ministre, Mme la Présidente, d'en

parler dans les quelques secondes qui nous restent.

M. Proulx : Oui. Bien, on aura peut-être la chance de le

faire aussi plus tard, Mme la Présidente, mais on est toujours dans cet esprit de complémentarité entre nos

services de garde éducatifs, et j'insiste, et les maternelles quatre ans. Le

plan que nous

avons choisi de mettre en place, c'est la poursuite du plan de déploiement des maternelles

quatre ans en milieu défavorisé

d'abord. C'est le choix que l'on a fait. Il y aura, à très court terme, une

annonce de places supplémentaires pour l'an

prochain, et vous verrez, à ce moment-là, quelles sont les possibilités que

nous avons. Elles sont importantes, encore une fois, mais vous pourrez

les voir lorsque j'aurai complété la finalisation de ce dossier.

La Présidente (Mme de Santis) :

Vous avez 34 secondes.

Présidente (Mme de Santis) : O.K., parfait. Alors, merci

beaucoup, M. le ministre. Maintenant, j'invite le porte-parole du

deuxième groupe d'opposition. Vous avez 20 minutes.

M. Roberge :

Merci bien, Mme la Présidente. Alors, ce matin, à la période de questions, j'ai

interrogé le ministre sur les

conférences de presse sons et lumières qu'on a eues. J'en ai nommé trois. Mais

il faut voir que le coût moyen d'une

conférence de presse, au ministère de l'Éducation, c'est 262,84 $. Voilà

pourquoi l'écart fait tant sursauter quand on voit la conférence de presse Au Québec, on bouge!,

27 682 $, surtout considérant que c'était pour annoncer que les

jeunes allaient bouger une heure par jour. Il y a une école sur deux qui n'a

pas implanté le programme.

Il y a aussi Tout pour nos tout-petits,

13 175 $ pour une conférence de presse. Quand on sait qu'on a ralenti

l'implantation des prématernelles quatre

ans, on peut se demander si c'est vraiment tout pour nos tout-petits. Puis la

politique sur la réussite éducative,

62 000 $, bon, il faut voir ça dans un plan plus large avec les

campagnes de publicité. Et il peut avoir

de la publicité, là, que c'est de l'information. Une semaine thématique contre

l'intimidation et la violence en 2015, pas

de problème avec ça, là. Des métiers à couper le souffle, faire la promotion de

la formation professionnelle, pas de problème

avec ça, là. Mais, quand on tombe à 1,7 million pour promouvoir le plan

économique, là, on vient de changer de registre, parce que ce n'est pas

1,2 million, hein, non, c'est 1,7, ils ont continué.

Puis là on

voit ici, là, que, dans le temps, il y a tout un changement, hein? En 2014‑2015, le plan de campagne publicitaire, c'était à peu près,

ouf, 200 000 $... non,

74 000 $; en 2015‑2016, 53 000 $; en 2016‑2017,

302 000 $. Et là abracadabra!

Pouf! En 2017‑2018, 1,8 million de dollars. Comment le ministre peut

justifier un tel écart dans les campagnes de... pas de financement, pardon, dans les campagnes publicitaires de

son ministère? Puis c'est drôle, hein, c'est quand on approche de la campagne électorale que les budgets

explosent. Comment le ministre peut justifier un tel écart, si ce n'est

pas, justement, pour des raisons partisanes électorales?

La Présidente (Mme de Santis) :

M. le ministre.

M. Proulx : Oui. Bien, d'abord,

Mme la Présidente, la politique Au Québec, on bouge!, là, ce n'est pas une politique pour faire bouger les élèves

60 minutes par jour seulement, là. C'est la politique gouvernementale en

loisirs et sports pour faire bouger

les Québécois. Alors, je veux bien, moi, réduire ça à sa plus simple

expression, là, mais je suis ministre responsable des Loisirs et des

Sports. Il a un collègue qui est venu faire les crédits, puis depuis trois ans,

les trois expériences de crédits que je fais

avec lui, jamais on ne m'a posé une question là-dessus. Pourquoi? Parce que

c'est une excellente politique, qui a

été débutée par le Parti québécois, alors que le député de Labelle a fait les

consultations, et tous et toutes

l'ont reconnu. Alors, c'est une expérience gouvernementale réussie, dans la

mesure où ça a été fait par plus d'un

gouvernement, et aujourd'hui, c'est accueilli dans l'ensemble du Québec comme

des mesures positives pour faire bouger les gens.

Alors, on a

dit, dans cette politique, parce qu'il m'a interpelé là-dessus, qu'il était

important de commencer à la base. Les

saines habitudes de vie, les comportements actifs, ça se trouve où? Ça commence

quand? Ça commence quand tu es plus petit, et c'est souvent dans les

écoles que ces comportements-là peuvent être initiés, si ne n'est pas déjà fait

à la maison. Alors, repensez à toutes les

expériences Pierre Lavoie, avec les cubes qui auront lieu au mois de mai.

Moi-même, comme parent, je serai sollicité. Vous verrez que c'est normal

qu'on investisse du temps et des ressources pour sensibiliser nos enfants et c'est ce qu'on a fait avec le Québec, on

bouge!, et c'est ce qu'on a fait avec les 60 minutes par jour, qui est une

mesure extraordinaire. Le plan, Mme la Présidente, pour la première année,

c'était plus de 400 écoles. Nous

avons, et dès le premier mois de novembre qui a suivi l'implantation en

septembre, 400 écoles qui y participaient. J'aimerais que toutes les

écoles y participent, je vais obtenir des crédits, éventuellement, pour être

capable de le faire, puis ça va me faire plaisir de le mettre de

l'avant.

La politique

sur la réussite éducative, Mme la Présidente, et ça explique, en partie,

l'augmentation des budgets... Peut-être

que le collègue, il ne le sait pas, mais quand il y a une campagne

publicitaire, qui, en passant, n'est pas sous mon ressort, mais sous le secrétariat gouvernemental,

c'est le placement télé qui coûte cher. Alors, moi, je ne ferai pas de débat

ici sur comment ça coûte, un spot de

30 secondes. Ce n'est pas ma responsabilité, ce n'est pas mon expertise,

mais, si tu fais de la télé, ça coûte plus cher que si tu n'en fais pas. Mais

je sais une chose, Mme la Présidente, c'est quand je vais dans un gymnase, là, parfois monté sur un petit

banc, parfois pas monté sur un petit banc, avec un micro à m'adresser à

une foule, ça ne coûte pas cher. Ça, vous avez tout à fait raison.

Mais quand il y a une campagne d'information et

de diffusion des actions gouvernementales qui est grand public, qui est grand média et qui est à la télévision, ça coûte plus

cher. Bien, c'est soit vous me laisser terminer ou soit que je ne

termine pas de répondre.

La Présidente (Mme de Santis) :

Merci, M. le ministre. M. le député de Chambly.

M. Roberge :

L'importance d'informer les citoyens ne devrait pas changer à l'intérieur d'un

mandat. Pourquoi il y a un si grand

écart dans le budget des campagnes de publicité? Puis le ministre peut bien

dire : Ce n'est pas de ma faute, c'est pris dans son budget.

faut dire qu'il y a eu des annonces, là, dans ces campagnes publicitaires là,

mais c'est drôle, je n'ai pas vu de campagne

de publicité pour expliquer qu'il y a une école sur deux en mauvais ou très

mauvais état. Ça fait

partie du bilan, ça

aussi. On pourrait informer les gens de ça. Il y a eu des coupes de centaines

de millions en éducation, ça fait

partie du bilan. Ça a été une décision gouvernementale, ça a été passé au Conseil

des ministres, on va couper des centaines de millions en éducation, il y aura moins de services. On

dirait que c'était moins important, là, 2015‑2016, d'investir en publicité pour

informer les bons Québécois de ces

décisions gouvernementales, hein? On dirait que l'information, ça varie selon

peut-être la pertinence des décisions.

Quand

il y a eu 300 professionnels de mis à pied, c'était une décision

gouvernementale, c'était une politique, puis on n'a pas eu de publicité. Ça fait que de nous dire que c'est par

nécessité d'informer les gens, j'ai un petit peu de misère. Puis il y a quand

même une citation du ministre en 2007, qui a dit, je vais lire ce qu'il a

dit : «Si vous avez utilisé de l'argent — parce que, là, il interpellait les

libéraux — si vous

avez utilisé de l'argent pour de la publicité propagande, si vous l'avez utilisé à des fins partisanes,

pourquoi ce n'est pas le Parti libéral du Québec qui paie pour ces publicités

qui sont honteuses?» C'est l'actuel

ministre qui parlait en 2007. «Le Parti libéral doit rembourser ses publicités

gouvernementales honteuses et partisanes.»

Mais

il doit y en avoir un petit peu, de ces publicités-là, sinon on ne les verrait

pas seulement à l'approche de la campagne. Est-ce que le ministre n'est

pas d'accord avec lui-même?

La Présidente

(Mme de Santis) : M. le ministre.

M. Proulx : Alors, Mme la Présidente, si sa question est est-ce que le Parti

libéral devrait le rembourser, s'il veut me poser la question, je vais tout de suite donner la réponse. La

réponse, c'est non. Bon, alors, c'est réglé, on peut passer à autre

chose.

deuxième, Mme la Présidente, c'est la suivante, c'est que nous avons la politique

sur la réussite éducative, la Stratégie 0-8 ans, la politique le Québec,

on bouge!, qui ont été lancées dans ces années où il y a ces campagnes de sensibilisation et d'information. Les nouvelles mesures, Mme la Présidente, qui sont très importantes à communiquer, elles sont communiquées dans ces années. Le gouvernement du Québec avait un rehaussement historique de son budget.

Depuis les états généraux, depuis la

création du ministère de l'Éducation, depuis le renouveau pédagogique, il n'y a

pas une fois où on avait mobilisé autant de personnes autour d'une

réflexion sur le long terme en éducation. Alors, ça, là, il n'y a personne qui

va nous enlever ça. C'est notre gouvernement, Mme la Présidente, qui l'a fait.

Alors,

le plan économique, si important, salué, qui était le troisième, de mémoire,

exercice financier équilibré, qui a

précédé celui de cette année, mérite qu'on en parle, et c'est dans ce contexte

que des investissements importants ont été faits. Le collègue me dit : Vous auriez pu parler des infrastructures pour les mauvais côtés. À chaque fois que je vais dans une école, à chaque fois que je me lève à l'Assemblée nationale, à chaque fois que j'ai l'occasion

de parler de ça devant des gens et

devant vous, Mme la Présidente, et le collègue, je répète les deux choses

suivantes. D'abord, notre état, il... notre réseau d'immeubles, il est mal en point. On a l'obligation d'investir davantage, puis il faut mettre en avant un plan.

Nous

avons fait les changements pour avoir un outil qui va nous permettre de

connaître l'état réel des lieux, nous ne le connaissions pas. «Check.»

C'est fait. Deuxièmement, on a un plan d'investissement, un rehaussement du Plan

québécois des infrastructures pour pouvoir investir davantage. On est à la

limite de ce qu'ils sont capables de dépenser maintenant. «Check.» C'est

fait. Et maintenant, Mme la

Présidente, on ne construit plus

comme avant, parce qu'on a le droit

aux écoles du futur, parce qu'on a le droit aux écoles pour le futur, parce qu'on a le droit de faire face aux nouvelles réalités, parce qu'on

veut des milieux stimulants. «Check», Mme la Présidente, c'est fait également.

Alors, le collègue

peut me dire : Vous n'avez pas dit que les écoles sont mal en point. Je

passe mes journées à rappeler que collectivement on a négligé nos infrastructures,

je vais le répéter devant vous pour une ixième fois.

La Présidente

(Mme de Santis) : Merci, M. le ministre. M. le député de Chambly.

M. Roberge :

Oui. Mme la Présidente, 14 ans de négligence puis une année d'investissement,

là, je ne pense pas que ça soit un bon

rythme puis qu'on veut se réengager pour un 14 ans de négligence, une

année de réinvestissement. Ce

n'est pas tentant.

vais y aller maintenant sur les élections scolaires, les élections aux

postes de commissaire scolaire. Le 2 novembre 2014, il y a eu des élections scolaires qui ont coûté 20 millions. Le premier ministre avait dit : Ça va être un test important.

Si les gens ne participent pas, ça enverra

un signal important. Les gens ont écouté le premier ministre, sont restés

chez eux. 95 % des Québécois ne sont pas allés voter,

pensant que le gouvernement entendrait ceci, 5 % sont allés. Ensuite,

le ministre de l'Éducation, le prédécesseur, M. Blais, mais je vais dire

plutôt le député de Charlesbourg, qui était le prédécesseur, lui aussi avait compris, et il a même déposé, en novembre

2015, un projet de loi qui s'appelait Loi concernant la suspension des élections scolaires partielles.

Ce n'est pas l'opposition qui l'a déposé puis que le gouvernement ne l'a

pas appelé, là. C'est le ministre de

l'Éducation de l'époque, de cette législature, qui a déposé un projet de loi et

que le gouvernement n'a pas appelé.

Et ça, là, on a payé cher pour ça, parce que des élections partielles, comme ce

projet de loi n'a pas été appelé, il y en a eu une quinzaine. Des

élections partielles scolaires, il y en a eu une quinzaine, ça a coûté

809 548,82 $, pour un taux de participation en bas de 4 %.

Pourquoi

le ministre a-t-il gardé les élections scolaires? Pourquoi a-t-il gardé les

élections scolaires partielles? Pourquoi

n'a-t-il pas appelé le projet de loi déposé par son parti, par son

gouvernement, par son prédécesseur, celui qui est encore ministre dans ce gouvernement-là? Pourquoi il n'a pas appelé

ce projet de loi là? Pourquoi on est encore pris avec des élections

scolaires partielles qui coûtent de l'argent et qui enlèvent de l'argent pour

les services aux élèves?

La Présidente (Mme de Santis) :

M. le ministre.

M. Proulx : Bien, d'abord, Mme la Présidente, le débat que

nous avons fait sur la pertinence ou pas d'aller de l'avant avec le projet de loi n° 86 est fait,

est terminé en ce qui nous concerne. Alors, on a décidé de ne pas jouer dans

les structures. J'ai retiré le projet de loi

n° 86, au nom du gouvernement, pour déposer le projet de loi n° 105,

qui a été adopté et qui aujourd'hui

donne des résultats et va continuer de donner des résultats. On a mobilisé les

gens, et je salue tous les acteurs en éducation qui ont fait ouf!

autour de la réussite, plutôt qu'un débat de structures. Première chose.

La deuxième,

le projet de loi dont il parle est un accessoire du projet de loi n° 86. Le projet

de loi n° 86 n'est plus

au feuilleton, n'a pas été discuté et voté. Alors, dans le contexte où les élections

scolaires existent, il faut accepter que, lorsqu'il

y a vacance, qu'on puisse pourvoir un

remplacement par une élection complémentaire ou une élection partielle. Quand il n'y a personne qui se présente pour avoir une élection

puis il y a juste une personne, là, mon collègue, il n'est pas content. Quand il y a des gens qui se présentent, puis il y a plus

qu'une personne qui souhaite devenir le commissaire, puis il y a une

élection, le collègue, il n'est pas content.

La réalité,

Mme la Présidente, c'est qu'il n'y a pas un gouvernement qui peut décider

combien il y aura de vacances. Et en

passant, à l'Assemblée nationale du Québec, là, je pense qu'il y a eu beaucoup

d'élections partielles également. Puis on se retrouve dans une situation

qui est peut-être bien différente d'autres législatures. Nous n'avons pas de

contrôle là-dessus. Ce que je sais, par

exemple, c'est que nous, on respecte les lois. Et actuellement les élections,

elles existent. C'est la raison pour laquelle il se tient des élections

partielles.

Alors, mon avis là-dessus, je l'ai exprimé plus

d'une fois, je pense qu'il y a une réflexion à faire à l'égard des élections scolaires sur le rôle du commissaire. Je

l'ai exprimé haut et fort, mais on ne va pas le régler dans les crédits. Et ça,

Mme la Présidente, ça prendra du temps, ça

mobilisera des gens. On tentera de trouver des façons de devenir des acteurs

encore plus importants de la réussite,

plutôt que de faire un débat sur les structures comme propose le collègue.

Alors, il aurait dû commencer son

intervention en disant : Je veux abolir les commissions scolaires et les

élections. Ça aurait permis à tous les gens ici de savoir que ce n'était

pas la réussite, sa priorité, puis ensuite on pourrait parler des coûts.

Et je termine

en disant qu'il avance 20 millions; vérification faite, ça coûte

13 millions. Vous me direz : C'est beaucoup d'argent. Vous

avez raison, mais il y en a sept de différence, puis il faut être capable de le

dire également.

La Présidente (Mme de Santis) :

Merci, M. le ministre. M. le député de Chambly.

M. Roberge :

Mme la Présidente, le ministre dit : J'ai répété, c'est ma position, je

l'ai répétée souvent. Oui, mais ce n'était pas la même. Vous répétez

souvent une position, mais, dans le temps, là, 2007, 2009, 2013, même... Ça a changé très, très, très souvent, sa position. Ça

fait qu'on va requestionner, parce qu'on se demande ça va être quoi, là, la

semaine prochaine, puis la sienne, mais

la position du titulaire du ministère de l'Éducation, dans ce parti, le Parti

libéral, mais même dans ce gouvernement, dans cette législature.

On a eu trois ministres. On a eu M. Moreau

quelques semaines, on va dire qu'on a eu trois ministres, on a eu trois positions différentes. Ça fait que vous nous

comprendrez de poser des questions de temps en temps pour voir si on n'a pas varié depuis la semaine passée, puis si le

ministre est d'accord avec lui-même, parce qu'on a vu tantôt que ce n'est

pas toujours le cas, puis s'il est d'accord avec son prédécesseur.

Reste qu'il dit : C'est ma décision. Bon,

bien là, au moins, il assume sa position actuelle et la position de son gouvernement. Contrairement à nous... On va

transformer les commissions scolaires en centres de services, on va garder, donc, des centres de services aux écoles. Ils vont

avoir le même nombre que le nombre de commissions scolaires, puis il n'y

aura plus d'élection scolaire, il n'y aura plus de poste de commissaire.

Mais est-ce

que ça ne l'amène pas au moins à se poser des petites questions, quand il y a

3,68 % des gens qui se présentent

à des élections partielles? Est-ce que ça ne l'amène pas au moins à se

questionner sur le processus ou si, de toute

manière, qu'il y ait 1 %, 2 %, ça ne change rien pour lui, c'est

excellent, les élections scolaires, c'est excellent, les commissaires

scolaires, peu importe le taux de participation? C'est ça, sa position?

La Présidente (Mme de Santis) :

M. le ministre.

M. Proulx : Mme la Présidente, je ne referai pas le débat

autour des élections scolaires. On l'a fait avec le projet de loi

n° 105 et on l'a fait au moment où on a retiré le projet de loi

n° 86. Le collègue a une position, ce sera une position électorale différente, et c'est tout. Et ça, là-dessus, je veux

dire, on peut faire ce débat-là tant que vous voulez, Mme la Présidente, moi, je suis très à l'aise avec

là où on en est. J'ai choisi personnellement, notre gouvernement a choisi

collectivement de travailler sur la réussite

et de mettre le débat de structures de côté, point à la ligne, en ce qui

concerne cela.

Maintenant,

sur les résultats, bien sûr que je suis aussi d'avis, Mme la Présidente, qu'on

voudrait que ce soit plus important. Bien sûr que je suis d'avis qu'il faut

valoriser l'éducation davantage. Et peut-être que, dans une plus grande

valorisation, viendra aussi la valorisation d'éléments comme les élections.

Mais il y a une chose qui est claire, Mme la

Présidente, c'est qu'il y a des gens, là, actuellement, qui veulent travailler

à la réussite, des gens prêts à travailler à la réussite, qu'on tente de mobiliser

avec nous, puis je pense qu'on réussit dans plusieurs milieux. Si vous voyez les résultats que nous

avons et cette mobilisation, cette question-là n'est pas d'actualité actuellement. Pourquoi? Bien, parce

qu'on travaille sur autre chose. Pas parce qu'on est distraits, parce qu'on

est concentrés sur les bonnes affaires.

Alors, la réalité que nous discutons actuellement, d'un possible report, c'est justement pour être capables de se retrouver dans un contexte où ces élections

peuvent se tenir correctement, d'abord, organisées correctement par le Directeur général

des élections. Et nous discutons

ensemble et très ouvertement. Et je l'apprécie, et je salue les collègues,

c'est une réflexion sur peut-être

amener un mode de votation différent par le vote électronique. Pourquoi? Pour

favoriser encore davantage la participation électorale. Et peut-être que

ça fera école pour d'autres niveaux, que ce soit aux affaires municipales

ou même dans nos élections provinciales. Ailleurs dans le monde, Mme la Présidente, ils sont pas mal moins frileux

que nous autres puis ils réussissent à favoriser puis à augmenter le niveau de participation parce qu'ils utilisent des moyens autres que ce que nous

utilisons.

Alors,

à cette question : Est-ce que je trouve que c'est parfait?, la réponse,

c'est non. Est-ce que je veux mobiliser tous les acteurs disponibles

autour de la réussite? La réponse, c'est oui.

La Présidente (Mme

de Santis) : Merci, M. le ministre. M. le député... Ah! Mme la députée

de...

Une voix :

Saint-Hyacinthe.

La Présidente (Mme

de Santis) : Elle n'apparaît pas? O.K.

La Présidente (Mme

de Santis) : O.K., parfait. Alors, la parole est à vous pour

2 min 20 s.

Soucy : Alors, bonjour. M. le ministre, je veux vous informer d'une situation ou plutôt vous réinformer d'une situation. Donc, nous savons tous que plusieurs

de nos infrastructures scolaires sont dans un état lamentable, alors il

me semble qu'on aurait tout intérêt à valoriser le partenariat commissions

scolaires et municipalités.

Ce que je comprends,

en fait, de mon dossier, c'est que la commission scolaire n'a plus l'obligation

de tenir compte du critère de l'implication

de la communauté. Avant, le ministère avait une enveloppe qui était dédiée au projet partenariat

avec la communauté, et elle a été fusionnée avec l'enveloppe globale d'ajout

d'espace. Alors, ce retrait de ce critère-là,

à mon sens... à mon

avis, en fait, est un non-sens, parce qu'évidemment... étant donné la conjoncture actuelle.

municipalité de Saint-Dominique, qui compte 2 700 habitants, a déjà investi

3 millions de dollars dans le but que

leur projet d'agrandissement de l'école de la Rocade voie le jour.

L'optimisation de l'infrastructure, vous comprendrez, M. le ministre, elle profiterait à la commission

scolaire, mais également à toute la communauté. Ils auraient enfin une bibliothèque et un gymnase qui pourraient servir

aux citoyens, le soir et le week-end, et aux étudiants, évidemment, aux élèves le jour. Mes citoyens veulent que leurs

enfants aient accès à un environnement qui est propice à l'apprentissage

évidemment.

Alors,

je vais vous décrire brièvement la situation, puis vous pourrez en juger, là.

La bibliothèque, actuellement, a été

convertie en salle de classe depuis plusieurs années déjà. Les orthopédagogues

et les orthophonistes doivent rencontrer les élèves dans la cafétéria. Vous savez, une cafétéria, évidemment,

c'est un endroit où est-ce qu'on prépare les repas, où est-ce qu'on

brasse la vaisselle, donc imaginez le bruit, les professionnels essaient

d'aider des enfants qui sont en difficulté d'apprentissage. Le manque de

casiers fait en sorte qu'ils ont mis des crochets sur les murs. Les crochets se

superposent, ce qui fait en sorte que les

habits de neige, l'hiver, dégouttent les uns sur les autres avec une tonne de

bottes au sol. Alors, on me dit également que l'enseignante d'anglais

transporte son chariot de classe en classe, mais il y a quatre paliers à

l'école, alors...

Présidente (Mme de Santis) : Mme la députée de Saint-Hyacinthe, si le

ministre veut répondre, on peut le prendre sur le temps du gouvernement.

M. Proulx :

Très rapidement, Mme la Présidente. D'abord, je veux juste... Je pense que ça

fait référence au dossier dont on a

déjà parlé ensemble. Alors, c'est un dossier d'agrandissement d'une école,

dossiers qui sont actuellement en analyse, puisque l'ensemble des sommes

qui seront consenties et les projets acceptés seront annoncés, comme je le

souhaite, au mois de juin prochain. Alors, je ne peux pas présumer de ce

projet.

comprends ce que dit la collègue à l'égard de la problématique de surpopulation

ou de surutilisation des locaux. Je

comprends l'importance des projets d'agrandissement dans chacune des localités.

Je vais vérifier ce qu'il en est à l'égard de la règle. Peut-être fait-elle référence à la règle du

20 kilomètres et des espaces disponibles autour, règle que j'ai déjà

amendée avec un critère pour nous permettre de travailler à l'intérieur d'un

esprit de communauté naturelle. Alors, je pourrai

voir ce qu'il en est, si ça s'inscrit dans cette démarche, où il est déjà fait

preuve d'une ouverture dans le passé, Mme la Présidente.

Présidente (Mme de Santis) :

Merci, M. le ministre. La parole est maintenant au député de Chapleau

pour 20 min 30 s.

Carrière :

20 min 30 s. Merci

beaucoup, Mme la Présidente. Permettez-moi tout d'abord de vous saluer, saluer les collègues des deux côtés de

la table, saluer le ministre avec l'ensemble de l'équipe du cabinet et du ministère, qui sont ici aujourd'hui pour

nous aider, là, dans la démarche de nos travaux.

intervention se fera sur deux points différents : premièrement, sur les

investissements sur la question des infrastructures,

et on en a un petit peu parlé, là, depuis le début, mais je veux aller un peu

plus loin à cet effet-là sur la question

des infrastructures, et, dans un deuxième temps, ce sera sur la question des

ajouts de personnel, sur les embauches supplémentaires qui ont été

faites, là, depuis déjà un certain temps.

Mais, avant

de commencer par ces deux points-là, je veux juste faire des mises au point. Je

ne peux pas laisser passer ce que j'ai entendu depuis tantôt.

Je vais

commencer par ma collègue du Parti québécois, tantôt, qui parlait des

publicités, des publicités qui sont faites

par le gouvernement. J'ai fait quelques vérifications, en 2013‑2014, lorsqu'ils

étaient au pouvoir, ils ont fait pour 35,4 millions

de dollars de publicité, et nous, depuis 2014, on n'a jamais dépassé

27,5 millions. Ça a toujours été en bas de ça. Donc, on n'a pas de leçons à recevoir, là, du Parti québécois à

cet effet-là, d'autant plus... Puis elle parlait de berner la population. En 2013‑2014, où on a tenté de

berner le plus les citoyens, c'est de déposer un budget sans crédits. Alors, là-dessus,

il n'y a personne qui sera dupe là-dessus.

Deuxième

point, au niveau de la CAQ, tantôt, qui questionnait les changements de

position, encore là, s'il y a un parti

qui n'a pas... ou un chef, même, qui n'a pas de leçons à donner à personne

là-dessus, c'est les positions de la CAQ, qui changent selon la première page du Journal de Montréal ou du Journal

de Québec . Là-dessus, les gens, les citoyens sont en mesure d'évaluer, là, les changements de position. Et je pense

qu'il y a un mot qui est banni ici ou qu'on n'a pas le droit d'utiliser, mais c'est quelque chose qui est

sur le toit, là, des granges, souvent, là, qui change selon le vent, là. Alors,

là-dessus, on n'a aucune leçon à recevoir, du gouvernement du Québec...

La Présidente (Mme de Santis) : Oui?

M. Carrière : Pour revenir, toute la

question des infrastructures, je sais qu'en 2016‑2017...

La Présidente (Mme de Santis) : Un

instant, s'il vous plaît! Est-ce que c'est une question de règlement?

Roberge : Oui.

L'article 211. Tout discours doit porter sur le

sujet en discussion, ce qui n'est vraiment pas le cas.

Présidente (Mme de Santis) : Lors d'étude des crédits, c'est très

large. Alors, s'il vous plaît, on retourne au député de Chapleau et à

l'étude des crédits.

Carrière : Moi, je fais référence aux commentaires que le député a

fait il y a quelques instants. Alors, si les propos que je porte ne sont pas sur le sujet, ceux qu'il a apportés ne

sont pas sur le sujet non plus. Encore là, pas de leçons à recevoir.

Alors, si on

en revient aux infrastructures, le 28 août dernier... le 28 août

2016, pardon, M. le ministre, vous étiez en Outaouais pour faire

l'annonce nationale sur toute la question des nouvelles écoles, des

agrandissements d'écoles. C'était un montant de 553 millions de dollars

qui a été annoncé, lorsque vous êtes venu en Outaouais, et c'étaient des sommes sans précédent qui étaient inscrites au

Plan québécois des infrastructures, au PQI, comme on l'appelle. Et, comme

je disais, ça sert à des réalisations de

projets de nouvelles écoles, d'agrandissements d'écoles, de réaménagements, des

fois, c'est de l'acquisition de bâtiments, d'équipement. Donc,

553 millions. De ces 553 millions de dollars là, il y avait un 80 millions de dollars pour de nouvelles

infrastructures scolaires en Outaouais. Et vous avez annoncé, cette même

journée là, une école primaire dans

le secteur Hull pour 15,5 millions de dollars et deux écoles secondaires

dans le secteur Pontiac... dans le comté de Pontiac, pardon, pour,

chacune, environ 32,3 millions de dollars.

La région de

l'Outaouais comme certaines autres régions du Québec connaissent de grandes,

grandes croissances démographiques, et ça fait en sorte que la population augmente.

Donc, quand la population augmente, naturellement, c'est plus d'enfants. Et là-dessus c'était

80 millions de dollars pour trois écoles — deux écoles secondaires, une école

primaire — dans

le secteur Hull.

Il y a

quelques années, les développements en Outaouais, à l'intérieur de la ville de

Gatineau, c'était plus à l'est, c'était

plus dans la commission scolaire des Draveurs de l'Outaouais, maintenant on

voit que le... et dans la MRC des Collines qui est juste au nord de la

ville de Gatineau, c'est le secteur Val-des-Monts, secteur de Cantley. C'est

des secteurs où... J'étais maire de

Val-des-Monts et préfet de la MRC des Collines. Donc, plus à l'est, il y avait

beaucoup plus de développement dans

les années 1990, 2000. Depuis quelques années, ça s'est un peu transporté

vers l'ouest, donc, les secteurs

Aylmer, de la ville de Gatineau, dans le comté de Pontiac, et le secteur dans

le comté de Hull, l'ouest de Hull.

Donc, ça demande, en sorte, de nouvelles infrastructures, 80 millions de dollars pour répondre à des besoins criants au niveau de nouveaux espaces.

En janvier dernier,

j'ai également eu le plaisir d'annoncer un agrandissement d'une école pour la

commission scolaire Western Québec, 3,3 millions de dollars pour agrandir

cette classe-là, cinq classes additionnelles, un local de service de garde. Et les gens, là, qui... j'ai

visité cette école-là à plusieurs reprises, et ils font un travail formidable

auprès de ces jeunes-là. Donc, on

voit encore que la croissance démographique fait en sorte que les nouvelles

constructions sont importantes.

Tout

récemment, avec mes collègues de l'Outaouais, on a annoncé pour tout près de

38 millions de dollars pour du

maintien d'actif, réparer les écoles, changer la toiture, changer les fenêtres,

être plus efficace au niveau énergétique. Donc, c'est encore là des

investissements majeurs pour avoir une meilleure qualité de vie pour les élèves

à l'école.

Donc,

j'aimerais, à ce moment-ci, un peu entendre le ministre, qu'il nous fasse un

peu un bilan de ce qui a été fait au

niveau des infrastructures à travers le Québec. J'ai nommé un peu ce qui a été

fait chez nous, en Outaouais, mais un petit

peu un portrait général de toutes les nouvelles infrastructures pour, comme je

disais, améliorer la qualité de vie des

étudiants. Vous l'avez dit, M. le ministre, il y a des défis incroyables, la

rénovation d'écoles, il y a des régions où il y a des croissances

d'école. Donc, un peu parler du plan, tout ce qui a été fait et ce qui sera

fait.

La Présidente (Mme

de Santis) : Merci. M. le ministre. 13 min 45 s.

M. Proulx :

Bien, merci, Mme la Présidente. Bien, d'abord, revenir sur les infrastructures,

parce que je pense que c'est un sujet qui est extrêmement important,

puisqu'il y a des perspectives intéressantes dans l'avenir, d'abord. Au-delà de

budgets historiques pour pouvoir rénover, il y a aussi des perspectives

nouvelles pour construire mieux, construire différemment mais aussi rénover

d'une façon différente.

le disais tout à l'heure, moi, quand j'ai appuyé, et soutenu, et participé à la

mise en place du projet Lab-École, je

ne me suis pas contenté de laisser une initiative citoyenne aller de l'avant.

J'ai travaillé avec le ministère, qui supporte également ce projet puis qui y est impliqué. J'ai, haut et fort, dit au

milieu scolaire puis au réseau qu'il fallait s'impliquer parce qu'il y avait là une opportunité

extraordinaire. Mais j'ai aussi répondu à une proposition de l'Université Laval

de soutenir une chaire de recherche

ou de soutenir des travaux de recherche pour avoir dans l'avenir des outils,

des opportunités pour le milieu

scolaire d'aller valider des impressions et/ou se chercher... et/ou trouver,

pardon, des informations pertinentes pour faire mieux dans l'avenir.

En même temps, je le

répète parce que c'est le préambule à la réponse en ce qui a trait au budget,

on travaille même, à l'intérieur du

ministère, pour changer le cadre de référence. Les gens doivent le savoir, on

n'en construira plus beaucoup, à ma connaissance, des écoles comme

avant. Pourquoi? Bien, parce que les besoins changent, parce qu'on a des locaux spécifiques, maintenant, qu'il faut

utiliser différemment, parce qu'il y a des opportunités, maintenant, de collaboration avec le milieu municipal, avec

d'autres entités institutionnelles ou privées pour créer des espaces puis des

milieux de vie très stimulants où les enfants, leurs parents et la communauté

vont pouvoir se retrouver.

L'autre aspect

important, c'est celui de la technologie, et du numérique, et tous ces grands

changements qui devront faire

partie aussi de notre réflexion autour de

l'école. Moi, je le dis souvent : L'école ne doit pas être le reflet

d'aujourd'hui, Mme la Présidente, ça doit être en avant de ce qui se fait

aujourd'hui, parce qu'il faut les former différemment,

ces enfants, élèves, qui seront par la suite étudiants. Alors, c'est dans cette

optique d'ouverture et d'opportunités nouvelles

qu'on investit des sommes considérables pour faire mieux que ce qu'on faisait

avant et pour faire mieux que de rénover seulement les écoles actuelles.

Maintenant,

au niveau des budgets, je veux en parler un peu parce qu'ils sont extrêmement

importants, la liste de projets est très ambitieuse à réaliser dans une courte

période de temps. Il y a des régions où ça va mieux parce qu'il y a plus d'entrepreneurs, plus d'opportunités de

faire des travaux rapidement. Dans certains lieux et régions, c'est plus

difficile parce qu'il y a rareté des

entrepreneurs, parce qu'il y a le plein-emploi, parce qu'il y a une économie

qui va très bien localement. On est

dans des situations différentes, d'une région à l'autre, puis il faut accepter

qu'on ne peut pas tout faire la même semaine, la même journée.

Mais

cette année, Mme la Présidente, je dois dire encore une fois qu'on va encore

plus vite qu'on faisait avant. Puis

je dois dire que les commissions scolaires nous le répètent

régulièrement : Vous nous mettez de la pression — puis on ne va pas arrêter de le faire — parce que vous nous obligez à faire des

travaux encore plus importants, parce que vous autorisez nos travaux.

Juste pour

l'embellissement des cours d'école, Mme la Présidente, je suis allé annoncer

l'annonce nationale il y a deux semaines,

tous les projets ont été retenus. On n'en a pas laissé de côté. Dans les

projets d'infrastructures qu'on a mis de l'avant en janvier dernier,

dans certaines régions, tous les projets ont été acceptés.

Alors,

Mme la Présidente, ce n'est pas un manque de volonté, ce n'est pas un manque de

ressources. Il y a une limitation, il y a une capacité à respecter dans

les différents milieux, et il faut respecter certains échéanciers. Mais le travail, il est en marche, les outils, ils sont

disponibles. On a maintenant de nouvelles perspectives pour travailler

différemment. Il faut respecter la

logique et la réalité que des grands travaux majeurs, ça se fait l'été parce

qu'il n'y a pas d'enfants dans les écoles. Alors, dans ce contexte-là,

Mme la Présidente, on est sur la bonne voie.

Vous

savez quoi? Le défi, maintenant, c'est de demeurer assez longtemps ou

suffisamment longtemps pour être capables

de réaliser tout ça sans que personne ne vienne court-circuiter ces ambitions

que nous avons de mettre fin aux écoles vétustes au Québec.

Présidente (Mme de Santis) : Merci, M. le ministre. Maintenant, la

parole est à M. le député de Chapleau, pour 9 min 25 s.

Carrière : 9 min 25 s? Merci beaucoup, Mme la

Présidente. Effectivement... Et j'ai entendu tantôt le ministre, il disait : Faire différemment. Et, si je

reviens à l'école, dans mon comté, qui a été annoncée, au niveau de Western

Québec, il y a une augmentation du

budget d'environ 15 % qui est pour faire autrement, pour trouver des

solutions architecturales, trouver de nouvelles

façons, au niveau ingénierie, qui vont permettre la réussite éducative. On a

tous visité des écoles modèles. J'ai eu

l'occasion d'aller en Écosse, l'année dernière, et où j'ai eu le plaisir de

visiter des écoles où c'est fait autrement.

Donc, je pense que vous avez raison quand vous dites que les écoles vont

changer de visage, au niveau architectural

pour permettre... Et souvent on a en référence la Finlande ou les pays

scandinaves, là, qui font différemment. Donc, je pense qu'à cet

effet-là, effectivement, il y a... les écoles vont changer de modèle.

J'aimerais

maintenant parler ou discuter avec le ministre de toute la question, là, des

nouvelles ressources, des ressources

additionnelles. Et je suis, moi, en constante communication avec les

commissions scolaires chez nous, pour voir comment et à quelle vitesse

ils ont et ils vont embaucher, là, des nouvelles ressources.

Chez

nous, c'est cinq commissions scolaires. Il y a la commission scolaire des

Draveurs, celle qui concerne vraiment mon

comté, où c'est 21 ressources additionnelles. Il y a la commission

scolaire des Portages-de-l'Outaouais, qui est le secteur plus à l'ouest de la ville de Gatineau, c'est 27 ressources

additionnelles. Commission scolaire au Coeur-des-Vallées, qui est à l'est de la ville de Gatineau et toute

la Petite-Nation, je sais que mon collègue de Saint-Jérôme connaît bien cette

région pour être natif de la région, donc, c'est 12 ressources

additionnelles. Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais, c'est

la

section un peu plus au nord et

centre-nord... c'est, en tout cas, la région de Maniwaki, et de la

Haute-Gatineau, et de Pontiac

également, 15 ressources additionnelles. Et la commission scolaire Western

Québec, qui est la commission scolaire anglophone,

qui couvre à la fois l'Outaouais et l'Abitibi-Témiscamingue, c'est

21 ressources additionnelles. 97 ressources supplémentaires. Donc, ça, c'est des professeurs,

c'est des professionnels, que ce soient des orthopédagogues, des travailleurs

sociaux, des psychologues.

Tantôt,

là, notre collègue faisait état, là, qu'il n'y avait pas beaucoup de nouveaux

psychologues en Abitibi. Je ne sais

pas il y a combien de psychologues au Québec qui sont sur le chômage, quand on

est dans un état de plein-emploi. J'imagine que, quand les commissions

scolaires voient ça, ils vont aller chercher les professionnels qui est le plus

approprié pour... ceux qui vont répondre le

mieux possible aux besoins de leurs commissions scolaires, des étudiants dans

la commission scolaire.

Donc, à cet effet-là,

j'aimerais entendre le ministre un petit peu nous parler des nouvelles

ressources. Quelle est la... les objectifs

qu'on veut atteindre à cet effet-là? Et comment ça va venir en support aux

étudiants avec des besoins particuliers,

les étudiants en général également, qui à un moment précis, dans leur parcours

pédagogique, vont avoir besoin de ces ressources particulières là?

Donc, à cet effet-là,

j'aimerais entendre le ministre, qu'il nous fasse un portrait. J'ai dressé le

portrait, là, de l'Outaouais. Tantôt, ma

collègue d'en face parlait de l'Abitibi. C'est 65 ressources

additionnelles également pour l'Abitibi-Témiscamingue. Donc, à cet

effet-là, j'aimerais entendre le ministre, s'il vous plaît.

La Présidente (Mme

de Santis) : M. le ministre. 5 min 40 s.

M. Proulx :

Oui. Bien, assez rapidement, Mme la Présidente, j'ai eu l'occasion de le dire

puis je vais le répéter, nous avions

un objectif ambitieux pour la première année

du plan sur cinq ans de 1 500 ressources

supplémentaires, et cet objectif, il

a été dépassé, Mme la Présidente. Nous avions l'année précédente, par mon

prédécesseur, un plan d'embauche de 900 ressources supplémentaires.

Elles sont également déployées dans les écoles, et cet objectif, il a été

dépassé.

Alors,

nous avons cette année un objectif qui, de mémoire, dépasse les 1 000 ou 1 100 nouvelles ressources

pour l'année et nous comptons, Mme la

Présidente, sur la collaboration du milieu scolaire pour être capables

d'atteindre les objectifs qui leur sont proposés dans la mesure où ils nous

demandent de nouvelles ressources. Nous avons fait cette répartition, ils ont la possibilité d'embaucher

les corps de métiers. Ils ont des besoins locaux qu'ils ont exprimés. Alors,

cette règle financière leur permet de procéder à ces embauches, selon les choix

et les possibilités qu'ils ont.

Je rappelle, Mme la

Présidente, que les professionnels qui sont embauchés le sont parce que,

d'abord, ils sont disponibles, mais aussi parce que, localement, on a fait ces

choix.

donnais l'éducation à la sexualité, tout à l'heure, comme exemple. J'ai

rencontré des gens qui ont choisi de mettre

ça dans les mains de travailleurs sociaux, dans leurs écoles, d'autres ont

choisi d'embaucher, pour la commission scolaire, une ou un sexologue.

Et, dans ce contexte-là, c'est le choix qu'ils font.

Alors,

on a plusieurs nouvelles ressources en Outaouais et en Abitibi, des gens qui

travaillent maintenant en service direct. Je revois également, Mme la

Présidente, et à chaque fois que je vais dans les écoles, des gens qui viennent

me voir, en disant : Je suis votre

nouvelle mesure, merci, grâce à vous je peux passer plusieurs journées par

semaine dans la même école. Alors, allez, Mme la Présidente, très

honnêtement, allez voir ces écoles, où, notamment, les besoins particuliers sont exprimés, ou ces écoles qui sont

dans nos indices de dévitalisation, mais de défavorisation 10, neuf et

vous verrez beaucoup de nouvelles ressources, Mme la Présidente, parce que

c'est le plan qu'on a mis en place.

D'abord, les plus

petits. D'abord, ces milieux où les besoins sont plus grands. Et c'est assez

impressionnant, quand on va dans les écoles,

de voir que ces gens qui se sont ajoutés aujourd'hui, depuis au moins une année

scolaire, sont au coeur de la

réussite des enfants et donnent des services directs. Ce n'est pas des gens en

administration, ce sont des services

directs. Alors, pour l'Outaouais, Mme la Présidente, ça représente

153 nouvelles ressources, depuis 2016‑2017, depuis cette année

scolaire. Alors, ce n'est pas banal, là, comme on dit par chez nous.

Et pour l'an

prochain, Mme la Présidente, l'objectif, il est dans le plan sur la réussite de

cinq ans, dont 100 nouvelles ressources

plus, si ma mémoire est bonne, les 500 de la stratégie 0-8 ans, ce qui va

nous amener, Mme la Présidente, à

être capables d'embaucher et de permettre d'oeuvrer dans les écoles au moins

1 600 nouvelles ressources. Et je rappelle, Mme la Présidente, c'est du vrai monde, là, qui va aller

travailler en services directs. Ce n'est pas des gens qui vont être dans

l'administration, ce n'est pas des gens à qui on demande de faire des rapports.

a, pour nos élèves EHDAA, avec des plans d'intervention, Mme la Présidente,

levé l'obligation de la validation des codes. Ça veut dire qu'à l'automne, au

lieu d'être en train de faire du papier pour obtenir éventuellement un financement, peut-être après Noël, voire quand les

feuilles poussent, je veux dire, ils vont pouvoir dès maintenant, dès l'entrée scolaire, dans les premières semaines,

travailler en services directs auprès des enfants. Je vais le nommer comme

c'est, c'est une révolution dans la façon de

travailler, ça, Mme la Présidente. Ce sont des semaines, et des semaines, et

des semaines de services supplémentaires qui seront donnés.

Alors, est-ce

qu'il reste du travail à faire? La réponse, c'est oui. Est-ce qu'on est

capables de faire face à toute cette augmentation

d'élèves à besoins particuliers, dans le réel, là, à la journée près? Je ne

suis pas encore rendu là, Mme la Présidente, puis jamais je n'affirmerai cela.

Mais ce que je peux affirmer, Mme la Présidente, c'est qu'on a fait un bond

de géant depuis les deux dernières années.

On s'est donné des moyens financiers pour le faire, on a la capacité

d'embaucher, les commissions

scolaires le font, mais on leur a aussi donné la capacité de travailler en

temps réel, c'est-à-dire dès le début de l'année scolaire, ce qui ne

s'était jamais fait non plus.

La Présidente (Mme de Santis) :

Merci, M. le ministre. M. le député de Chapleau. 1 min 20 s.

Carrière : Bien,

1 min 20 s, je vais, premièrement, remercier le ministre et je vais reporter

sur un autre bloc, parce qu'en 1 min 20 s je n'ai pas beaucoup

de temps pour faire...

Présidente (Mme de Santis) :

Merci beaucoup. Alors maintenant, la parole est au représentant du deuxième

groupe... de l'opposition officielle. C'est Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve?

Mme Poirier : Oui, Mme la

Présidente. Je vous remercie. Juste un petit détail, puis je passe la parole à

mon collègue. Le député de Chapleau vient de nous faire la liste de données 2016‑2017

concernant les effectifs en tant que psychologues,

etc. Et pourtant, dans la réponse du ministère, on nous disait que les données

n'étaient pas disponibles. Alors,

est-ce que le député de Chapleau pourrait nous déposer les données qu'il a en

main, qu'il a été capable de citer, puisque

le ministère n'a pas été en mesure de nous les donner? Merci, Mme la

Présidente. Je vais passer la parole

à mon collègue de Saint-Jérôme.

La Présidente (Mme de Santis) : M.

le député de Saint-Jérôme.

M. Bourcier : ...je veux saluer le

député de Jean-Talon, le ministre. Et juste une précision pour le député de Chapleau : C'est mon père qui est né à Ripon,

mais moi, je suis né à Saint-Jérôme. C'est

important de le dire, surtout ces temps-ci.

Alors, en

tant qu'ex-enseignant pendant 35 ans au primaire — j'ai été titulaire de classe en sixième

année — je me

fais le porte-parole, ce matin, de tous mes

collègues de l'enseignement pour venir vous poser une question, M. le ministre.

D'ailleurs, plusieurs ex-collègues auraient

bien aimé ça être à ma place pour vous interpeler personnellement. Ça fait

qu'on va les imaginer derrière moi...

Bourcier : Oui, bien, ils pourraient être dans les estrades, mais

c'est pour la caméra, là, qui me regarde. Ils sont en arrière de moi, alors, avec les élèves, les TES, les

psychologues, les gens du service de garde, les professionnels. Alors,

ils sont tous derrière moi, là.

Alors, mon

introduction va comme suit : Votre gouvernement a prôné pendant trois ans

des mesures d'austérité et effectué

des compressions massives dans tout le système d'éducation. Là, votre supposée

saine gestion, pour ne pas laisser aux

générations futures le fardeau d'une dette financière, pour protéger la

jeunesse, ça a fait des dommages irréparables. Oui, les fameuses mesures d'austérité en éducation, prises comme moyen

pour prévenir un endettement futur, seront un fardeau pour les générations

futures.

Vous avez

sacrifié une génération, M. le ministre ainsi que votre gouvernement. Les

difficultés des enfants affectés par ces coupures risquent non seulement de

perdurer, mais de s'accentuer en produisant l'échec scolaire pour ce groupe

de jeunes là. Qu'est-ce qui va arriver à ces élèves-là? Combien ça va coûter au

gouvernement de ne pas avoir investi lors de

leur scolarisation, lorsqu'ils arriveront à l'âge de travailler, quand ils vont

être prêts pour le marché du travail?

Les surplus amassés durant l'austérité, c'est

1,3 milliard, et ils se doivent d'être retournés dans le système. Ce que vous avez fait, c'est une réelle bombe à

retardement qui va contribuer à effriter l'économie du Québec de demain.

Mes ex-collègues profs, professionnels, qui

sont épuisés, faute de ressources, écoeurés, au bout du rouleau, perdent la

passion de leur profession, ils abandonnent parfois. Parce que j'en ai connus

qui ont abandonné aussi. J'en vois, là, à Saint-Jérôme,

quand je me promène dans les centres d'achats, ils m'interpellent. Puis ils se

font même violenter par des élèves, à l'occasion, on l'a vu aussi dans

certaines publications journalistiques.

Alors, durant

trois ans, il y a eu une diminution des ressources, des moyens mis à la

disposition des élèves et dans leurs

classes : TES, orthophonistes... Puis là je n'irai pas dans toutes les

coupes qui ont été effectuées — j'en passe — sur le

dos, ces coupes-là, des élèves et de nos valeureux enseignants du Québec, ceux

que je côtoie tous les jours à Saint-Jérôme. Ce sont mes amis.

M. le

ministre, même le premier ministre ce matin a avoué que cet argent-là n'était

pas dédié, justement, l'argent économisé pour les taxes scolaires, il

n'était pas dédié à la réussite scolaire. Alors, ma question est toute

simple : Vous

engagez-vous à retourner sur-le-champ la somme de 1,3 milliard de dollars

dans le réseau de l'éducation, au Québec, en services aux élèves et aux enseignants et à la réussite scolaire?

Parce que ça, cette somme correspond à une

partie des surplus amassés

par votre gouvernement durant la période d'austérité.

La Présidente (Mme de Santis) : M.

le ministre.

Proulx : Oui, Mme la

Présidente. À mon premier budget comme ministre de l'Éducation, mon collègue

des Finances a annoncé un investissement

de 1,8 milliard de dollars sur cinq ans. Alors, je pense être allé au-delà

des attentes du collègue.

La Présidente (Mme de Santis) : M.

le député de Saint-Jean.

Turcotte :

Merci, Mme la Présidente. Je viens à cette commission pour poser une question

au ministre... sinon je ne serais pas ici, si je ne voulais pas poser

une question, bien entendu, mais c'est concernant l'école Saint-Eugène, l'école Saint-Eugène dans ma circonscription.

L'école Saint-Eugène, j'ai écrit à quelques occasions, j'ai croisé le ministre,

je lui en ai parlé à quelques occasions,

mais en enseignement on apprend aux enseignants que la répétition est bonne sur

le plan de la pédagogie, donc je viens

répéter pour être certain que le ministre se rappelle de l'école Saint-Eugène

dans la circonscription de Saint-Jean.

L'école a été

construite en 1967. On le sait : dans le secteur Saint-Eugène de la ville

de Saint-Jean-sur-Richelieu, un

accroissement important, beaucoup de projets domiciliaires encore en construction. Uniquement

depuis 2004, 933 nouvelles

habitations ont été ajoutées, et ça, c'est sans compter les nouveaux projets

domiciliaires qu'on peut y trouver. 150 nouvelles familles ont

inscrit leurs enfants au préscolaire dans les dernières... au cours des trois

dernières années.

Actuellement, l'école Saint-Eugène, le gymnase est utilisé comme cafétéria, la bibliothèque est utilisée comme local

d'arts et de musique, les quatre professionnels, psychologue, orthopédagogue, orthophoniste et animatrice à la vie

spirituelle et à l'engagement communautaire, se partagent un même local. Deux

enseignantes se partagent le local de rangement,

donc le placard. La bibliothèque est aménagée dans un local de classe qui est

trop petit, donc les livres ne sont pas

accessibles aux enfants. Le gymnase de l'école n'est pas assez grand pour...

réglementaire pour les cours d'éducation physique, et de toute façon,

sur l'heure du dîner, comme il n'est pas assez grand, le gymnase, bien, il y a

deux dîners qui sont offerts, donc pas de

possibilité d'activité physique dans cette école sur l'heure du dîner, ce qui

fait en sorte que les enfants dînent dans leurs classes, donc ils

passent du début de la journée jusqu'à la fin de la journée assis dans la même classe, surtout les jours de pluie. Et, comme

il y a tellement d'enfants et que c'est compliqué, bien, on ne sort pas les

enfants aux récréations quand la météo ne le

permet pas parce que c'est trop compliqué, et, comme sur l'heure du dîner,

ça devient aussi un enjeu. Le parc

informatique, il n'y a pas assez d'espace pour avoir un local informatique,

donc c'est 10 ordinateurs

portatifs pour 587 élèves, qui sont sur des chariots à roulettes et qu'on

déplace quand on a l'occasion de les utiliser.

Donc, suite à ce constat, est-ce que le ministre

de l'Éducation a l'intention d'octroyer l'agrandissement de l'école Saint-Eugène, qui est un besoin criant pour

la population du quartier Saint-Eugène et Carillon de la ville de

Saint-Jean-sur-Richelieu?

La Présidente (Mme de Santis) : M.

le ministre.

Proulx : Bien, merci, Mme la

Présidente. Je veux remercier le collègue de Saint-Jean pour sa question. C'est

un dossier dont il m'a déjà parlé

également. Je veux saluer d'ailleurs la façon dont il fait ses représentations,

autant ici qu'en privé. Vous dire

qu'à ma connaissance, à moins de me tromper, c'est un projet qui est priorisé

par la commission scolaire et par la

communauté. C'est important, cette mobilisation autour des différents projets.

Et à chaque fois que j'ai l'occasion, Mme la Présidente, de souligner le

travail des communautés mobilisées de la bonne façon, c'est-à-dire qui,

positivement, amènent cette question dans l'espace public, je le fais et je le

salue. Alors, je reconnais les efforts faits localement.

Vous dire,

Mme la Présidente, que je ne suis pas en mesure aujourd'hui d'annoncer les

projets retenus. C'est une annonce

qui sera faite en juin. Je vous rappelais déjà, Mme la Présidente, que ces

annonces-là, avant, elles étaient faites fin août. J'ai réussi... Et il faut souligner le travail du ministère

d'avoir été capable de changer nos propres pratiques pour aller plus

rapidement parce que ça permet de lancer les projets plus rapidement par la

suite. Mais j'entends, Mme la Présidente,

les réflexions et/ou l'état des lieux qu'a dressé le collègue et je suis

sensible à cette question, je suis sensible à la surutilisation et à la

surpopulation dans ces différents milieux.

Et, je

réitère, Mme la Présidente, les projets sont tout aussi valables en région,

dans les milieux ruraux que dans les milieux

densément peuplés, dans la mesure où, Mme la Présidente, qu'il faut l'occuper,

ce territoire, il faut les soutenir, nos écoles, même les plus petites d'entre elles. Et ce n'est pas le cas de...

Saint-Jean-sur-Richelieu n'est pas un plus petit milieu, mais je veux juste nous rappeler collectivement

que, même dans les milieux les plus petits, Mme la Présidente, même dans

les écoles avec des classes multiniveaux nombreuses, parce que j'en visite

régulièrement, il y a de l'importance à soutenir des projets, et des projets

d'agrandissement et de rénovation.

Maintenant,

Mme la Présidente, c'est toujours le même enjeu; on a une enveloppe globale et

on doit travailler dans les deux

tiers en rénovation puis un tiers en agrandissement ou en construction.

Pourquoi? En raison de l'état des lieux,

du parc immobilier au Québec. Mais je remercie le collègue pour sa question et

la présentation et je lui dis qu'au mois de juin tous et toutes aurez la

liste des écoles qui seront agrandies et/ou construites dans les prochaines

années.

Présidente (Mme de Santis) : Merci, M. le ministre. La parole est

maintenant à la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.

Mme Poirier :

Alors, merci, Mme la Présidente. M. le ministre, je nous amènerais sur le Plan

québécois des infrastructures 2017‑2027.

On y voyait indiqué au tableau 7.1, pour l'année 2018‑2019, une somme

de 1 547 000 000 $, qui était la prévision. Quand je vais dans le tableau de cette année,

alors, le tableau 1.1, des tableaux des investissements du

PQI 2018‑2028, surprise! 1 milliard.

Alors,

ma question est fort simple : Pourquoi avoir diminué les investissements

en infrastructures de 500 millions?

La Présidente

(Mme de Santis) : M. le ministre.

M. Proulx :

Vous me donnez juste un instant pour que je regarde le tableau également?

Merci.

M. Proulx :

Oui. Merci, Mme la Présidente. C'est parce que je voulais juste avoir en tête

le projet.

D'abord, il faut

distinguer la première année de l'ensemble du PQI, parce

que, la première année, Mme la Présidente, c'est les sommes disponibles qui seront annoncées, le PQI, qui font

partie des dépenses

probables que nous ferons à l'égard des infrastructures. Vous rappeler

que le PQI, il est rehaussé dans cette période, et qu'on va dépenser à terme plus d'argent que nous en avons

dépensé dans la période précédente parce

que nous avons la capacité financière

de le faire. Le Conseil du trésor a rehaussé notre PQI éducation pour faire face aux nouvelles réalités. Alors,

dans le contexte actuel, puis là je

l'ai devant moi, là, dans le PQI 2017‑2027,

c'était 8 879 000 000 $, et, dans le PQI, et là je ne veux

juste pas me mêler... 2018‑2028,

pardon, c'est 9 888 000 000 $. Alors, dans les faits, il y

a une augmentation des dépenses. La

collègue, à mon avis, mêle les deux entre les projets de réalisation et le PQI

qui, lui, est le plan d'investissement sur une période de 10 ans.

La Présidente

(Mme de Santis) : Merci. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.

Mme Poirier : Alors, j'inviterais le ministre

à lire colonne par colonne et ne pas juste prendre les totaux. Et je sais

lire, moi aussi. Quand je regarde exactement à la page 75 du

tableau 7.1 du PQI, on y dit, pour 2017‑2027 :

1 547 200 000 $. Et quand je regarde cette année, eh bien,

là, on l'a divisé en deux montants, un premier montant, Éducation, 941 millions; et un deuxième montant, 84,2 millions

en ressources informationnelles du réseau de l'éducation. Ce qui est

très, très large. Alors, on est autour de 1 million. Il manque

500 millions pour l'année 2018‑2019. Où est... je ne dirai pas

«Charlie», où est le 500 millions que vous aviez promis d'investir l'an passé

et qui n'est pas là cette année?

La Présidente

(Mme de Santis) : M. le ministre.

M. Proulx : Mme la Présidente, il suffit de regarder les annonces qu'on a faites,

qui sont réelles, là, dans la vraie vie, pour l'année 2016‑2017,

2017‑2018 et 2018‑2019 que je suis en train de réaliser. La portion rénovation

est faite. La portion ajout d'espace sera faite en juin. Le plan numérique et

sa portion immobilisation sera fait prochainement. Alors, vous verrez, Mme la

Présidente, qu'il y plus d'argent investi dans le milieu scolaire que jamais.

là, tu sais, la collègue, elle peut bien me le dire, puis dire : Bien, il

faut que vous lisiez vos chiffres comme il faut, tantôt, Mme la Présidente, on a passé un bloc de 20 minutes à

parler d'une publicité en santé. Alors, tu sais, je veux bien, là. Ça

fait que moi, je suis prudent à l'avenir.

La Présidente

(Mme de Santis) : Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.

Mme Poirier :

Mme la Présidente, je ne sais pas qui n'est pas réel, là. Moi, je prends les

tableaux que le gouvernement produit

dans ses livres, dans son Plan québécois des infrastructures 2017‑2027 et celui

de 2018‑2028. Ce n'est pas mes données, là. Alors, si le ministre a

d'autres données, bien, qu'il nous les fournisse, puis peut-être qu'il pourrait

les fournir au Conseil du trésor aussi, là.

Alors,

il manque 500 millions pour l'année actuelle en fonction des données de

l'an passé et des données de cette année.

Alors, le gouvernement a choisi. Je comprends, c'est un choix, là, ils ont le

droit, mais il faut le dire aux gens, là, ils ont choisi de ne pas investir 500 millions cette année au niveau

des crédits budgétaires en infrastructures en éducation. Alors, c'est

simple. On nous montre, une année, 1,5 milliard et, cette année, on nous

dit 1 milliard.

Alors,

il me semble, Mme la Présidente, là, que le ministre a peut-être d'autres

annonces qu'il veut nous faire. Est-ce

qu'il s'est gardé, en quelque part, des sommes? Je ne le sais pas, mais, moi,

j'ai les données ici. Si le ministre a d'autres

données à nous dire... On a vu : tout à l'heure, le député de Chapleau,

lui, il avait des données que nous, on n'a pas. Est-ce que le ministre a

d'autres données que nous, on n'a pas?

La Présidente (Mme

de Santis) : M. le ministre.

M. Proulx : Oui, Mme la Présidente, je n'ai pas le

PQI 2017‑2027 devant moi, mais je vais essayer de vous expliquer ça

simplement. On pourra le déposer avec plaisir, Mme la Présidente. Je vais

tenter de vous expliquer ça...

La Présidente (Mme

de Santis) : M. le ministre, est-ce que vous voulez...

M. Proulx :

Oui. Non, non, mais je vais l'obtenir. J'ai dit que je ne l'avais pas devant

moi, là. J'imagine que je vais avoir accès à un cahier, moi aussi, dans

peu de temps.

Ce que je veux tenter

de vous expliquer, Mme la Présidente, c'est la chose suivante : Il ne faut

pas opposer réalisation et annonce.

Réalisation, qu'est-ce que c'est? C'est les sommes réelles que nous annonçons,

dans une année, et qui se réalisent,

c'est-à-dire qu'on les paie parce qu'un PQI, là, c'est un plan, c'est un plan

d'infrastructures sur du long terme, c'est la capacité d'emprunter d'un

gouvernement pour faire des réalisations.

Alors,

quand vous faites un PQI, là, pour que les gens... — je vais essayer de l'expliquer

clairement — c'est

sur une période de 10 ans.

Alors, si vous regardez les PQI précédents, le total, sur 10 ans, est à

peu près de 8 milliards de dollars. Cette année, il passe à neuf, il y a un milliard de plus. Puis ce qu'on

fait, c'est que, dans les premières années, on devance des investissements, ce qui veut dire que je

dépense plus d'argent dans les premières années d'un plan sur 10 ans que

dans les dernières. Alors, quand vous

annoncez un nouveau plan, la première année, elle disparaît, et la dernière, à

ce moment-là, s'ajoute. Vous

comprenez? C'est le principe, là, on tasse toujours d'une année. Alors, dans

les faits, on a annoncé plus d'argent

et on va réaliser plus d'argent... plus de projets, pardon, Mme la Présidente,

parce qu'on est dans la situation où les annonces, on peut les devancer

maintenant.

Alors,

quand, l'année dernière, je me suis présenté dans cette annonce nationale, j'ai

dit qu'on avait devancé parce que le

Conseil du trésor nous avait permis, dans les trois premières années, si ma

mémoire est bonne, de dépenser plus rapidement

des sommes plutôt que de les avoir établies sur 10 ans. Alors, il ne nous

a pas dit : Soyez patients et/ou ne soyez pas gourmands, il nous a dit : Vous pouvez dépenser

maintenant parce que notre société, grâce à notre gouvernement, a la capacité de dépenser plus rapidement. Alors,

il ne faut pas opposer ces colonnes-là, il faut les mettre une par-dessus

l'autre, puis, à la fin, il y a plus d'argent pour les écoles.

La Présidente (Mme

de Santis) : Merci. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.

Poirier : Mme la Présidente, les crédits budgétaires qui ont été déposés par le gouvernement affichent que, cette année, le ministre va dépenser 1 milliard de dollars au niveau des

infrastructures scolaires, 1 milliard. L'an passé, il avait dit

1,5 milliard. Alors, c'est 500 millions de moins, au moment où,

justement, le déficit d'entretien des écoles a explosé. On est à 3,2 milliards de dollars au niveau du déficit

d'entretien, et le gouvernement a décidé de couper 500 millions en

infrastructures scolaires cette année.

Alors,

Mme la Présidente, ce n'est pas mes données, c'est les données du gouvernement.

Alors, le ministre a beau me dire

qu'il a devancé des sommes l'an passé, sauf que, l'an passé, il s'était engagé

à dépenser 1,5 milliard cette année. Et là, au moment où justement

on aurait besoin d'injection encore supplémentaire, il réduit le montant à

1 milliard. Alors, comment expliquer à la population qu'au moment où on a

des écoles vétustes, au moment où on a des écoles pleines de moisissures, le

gouvernement a choisi de réduire ses budgets de 500 millions? C'est

inacceptable, Mme la Présidente.

M. Proulx :

Mme la Présidente, tantôt, on a passé 20 minutes avec le même

niveau de découragement pour nous faire

dire qu'on avait dit, dans une publicité du ministère de l'Éducation,

qu'on faisait des services psychologiques, alors que, dans les faits, c'était une vraie «fake news» comme à la TV, faite par une publicité en santé. Alors, tu

sais, je fais juste nous mettre en

garde, Mme la Présidente. Ce n'est pas parce que la collègue se choque que

c'est vrai. Une fois qu'on l'a dit,

bien, je vais l'expliquer. Je vais déposer, moi aussi, une répartition des PQI,

un document, je pense, maison, qui va permettre, je pense, d'expliquer

la situation.

Deux

choses, Mme la Présidente. Les annonces, là, le collègue de Saint-Jean, qui est

venu me parler de son école il y a un

instant, la collègue de Saint-Hyacinthe, qui est venue, tout à l'heure, me

parler de son école, là, c'est dans des annonces qui vont être faites en

juin. Alors, vous verrez ce qu'il en est. Je n'ai pas dit l'inverse, il y a

15 minutes...

M. Proulx :

Pardon? Bien, vous ne m'avez pas parlé de votre école, vous avez dit des

affaires que je ne crois pas vraies de toute façon.

La Présidente (Mme

de Santis) : ...on pourra continuer la réponse cet après-midi, dans le

bloc du temps du gouvernement.

Alors,

maintenant, compte

tenu de l'heure, la commission

suspend ses travaux jusqu'à 15 heures. S'il vous plaît, je

vous demande d'être ici à 14 h 55. Merci.

(Suspension de la séance à

13 h 15)

La Présidente (Mme de Santis) : Bon après-midi.

Nous allons reprendre nos travaux.

Je vous rappelle que la commission est réunie

afin de poursuivre l'étude du volet Éducation préscolaire et Enseignement primaire et secondaire des crédits budgétaires du portefeuille Éducation et Enseignement

supérieur pour l'exercice financier 2018‑2019.

Puisque nous

débutons nos travaux à 15 h 2 et qu'une période de trois heures doit

être consacrée à l'étude de ces crédits

cet après-midi, y a-t-il consentement pour poursuivre nos travaux au-delà de

l'heure prévue, soit jusqu'à 18 h 2? Oui? Oui. Merci.

Lors de la

suspension de nos travaux,

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCCE 2018-04-26
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cce-41-1 journal-debats CCE-180426
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier44e110361887794ea4f8e72bd1c1c990861c8804

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