CAT — 5 February 2025 (43rd Legislature, 1st Session)
CAT 2025-02-05
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28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
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27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
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25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
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16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)
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15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)
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13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
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Journal des débats de la Commission de l'aménagement du territoire
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(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mercredi 5 février 2025
Vol. 47 N° 90
Étude détaillée du projet de loi n° 79, Loi édictant la
Loi sur les contrats des organismes municipaux et modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau administratif des organismes municipaux
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
11 h
11 h 30
12 h
12 h 30
15 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
18 h
Journal des débats
11 h (version non révisée)
(Onze heures vingt huit minutes)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
bon matin à tous. Il y a un quorum. Je déclare la Commission de l'aménagement
du territoire ouverte. Alors, je précise que nous... la commission est réunie
afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 79,
Loi édictant la
Loi sur les contrats des organismes municipaux et
modifiant diverses dispositions principalement aux fins d'allègement du fardeau
administratif des organismes municipaux...
Le Président (M. Schneeberger) : ...étude
détaillée du projet de loi n° 79, Loi édictant la
Loi sur les contrats des
organismes municipaux et modifiant diverses dispositions, principalement aux
fins d'allègement du fardeau administratif des organismes municipaux.
Je sais qu'il y a des remplaçants ce
matin, M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Émond (Richelieu) est remplacé par Mme Blais (Abitibi Ouest); et
M. Ciccone (Marquette), par Mme Prass (D'Arcy-McGee).
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, hier, en fin de journée, nous avions terminé le sujet 4.
Nous commencement.... commençons maintenant le sujet 5, Procédures
d'attribution des contrats, avec l'article 27. Mme la ministre.
Mme Laforest : Oui. Merci, M.
le Président. Alors, l'article 27. «Un contrat peut être attribué :
«1° suivant la soumission avec le prix
proposé le plus bas;
«2° suivant une demande de prix à
l'attention des entreprises qualifiées;
«3° suivant un système d'évaluation
globale des critères;
«4° suivant un système de connaissance
différée du prix;
«5° lorsqu'il s'agit d'un contrat de
partenariat suivant un système adapté au projet d'infrastructure;
«6° lorsqu'il s'agit d'un contrat de
service, d'ingénierie, d'architecture ou de design, à la suite d'un concours;
«7° sur invitation écrite;
«8° de gré à gré.
Aux fins de la présente loi, une procédure
ouverte est une procédure d'attribution d'un contrat visé à l'un des
paragraphes 1° à 6° du premier alinéa.
Article 27, l'article 27 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux énumérerait les procédures
suivant lesquelles un organisme municipal peut attribuer un contrat. Il
préciserait lesquels constituent une procédure ouverte, sur invitation écrite,
ou de gré à gré.
Donc, cet
article présente les six
différents modes d'attribution d'un contrat selon la procédure ouverte, en plus
d'indiquer qu'un contrat peut éventuellement se conclure non pas par procédure
ouverte, mais à la suite d'une invitation écrite ou de gré à gré.
• (11 h 30) •
Mme Laforest : M. le
Président, j'aimerais ajouter pour cet
article que les... oui, est-ce que je
peux?
Le Président (M. Schneeberger) : Vous
avez un amendement?
Mme Laforest : Non, non, non,
non.
Le Président (M. Schneeberger) : O.K.
Mme Laforest : C'est parce
qu'on avait envoyé aux collègues la procédure ouverte, puis je veux être
certaine que le document pour les procédures ouvertes vous avait été acheminé
parce qu'on va en discuter dans les prochains articles comment se font
précisément les...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Est-ce que vous l'avez reçu?
Mme Laforest : Vous l'aviez
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Mme Setlakwe : Merci, Mme la
ministre de le préciser. Oui, oui, je vais le sortir. Si je ne l'ai pas, je
vais vous le dire tout de suite.
Mme Laforest : O.K.
Mme Setlakwe : Ça faisait
partie d'un des documents qui a été fourni. Deuxième breffage ou premier?
Une voix : La présentation.
Mme Setlakwe : Parce que, là,
j'en ai...
Mme Laforest : Dans la
première présentation, premier breffage.
Mme Setlakwe : Je suis
désolée, là. Je pense que l'ai sous les yeux. Dites-moi quelle page?
Mme Laforest : C'est la page
où on dit qu'on a... Il n'y a pas de numéro. Parce que le... En fait, les
procédures touchaient les services d'ingénierie, d'architecture, de design, les
systèmes pour les projets, systèmes adaptés pour les projets d'infrastructure,
les soumissions avec le prix proposé le plus bas, mais ça, c'est parce que je
veux juste le mentionner. On va en parler plus tard dans d'autres... d'autres
articles. Puis je peux dire maintenant, l'amendement, si vous êtes d'accord.
Mme Setlakwe : Oui. Juste
nous donner un instant pour nous... nous situer, parce que je pense que ce
serait important qu'on ait le document que vous ayez... que vous avez montré.
Mme Laforest : Oui, c'est sûr.
C'est pour ça que je veux... je veux être certaine que vous...
Mme Setlakwe : Oui, oui,
c'est sûr qu'on l'a à quelque part. Moi, j'ai sous les... dans mes mains la
présentation du premier breffage, mais là, je pense que c'était dans le deuxième.
Est-ce que tu me l'avais donné?
Une voix : Non, je ne te l'ai
pas donné.
Mme Setlakwe : Moi, je
voudrais l'avoir imprimé. Oui, oui, ça... Oui, j'avais trouvé ça utile.
Le Président (M. Schneeberger) : Donc,
ça va?
Mme Laforest : Ça va. Je peux
lire le deuxième...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
allez-y avec...
Mme Laforest : ...pas le
deuxième, mais l'amendement.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
allez-y.
Mme Laforest :
Article 1
(article 27 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux)
Insérer, dans le paragraphe 5° du premier
alinéa de l'article 27 de la
Loi sur les contrats des organismes
municipaux proposé par l'article un du projet de loi et après «au projet»,
«d'équipement ou».
Cet amendement modifie l'article 27
de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux à des fins de concordance
avec l'article 11 de cette loi, tel qu'amendé, parce que nous avions
ajouté la notion d'équipement pour harmoniser la
Loi sur les contrats des
organismes municipaux avec le partenariat. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement proposé?
Mme Setlakwe : ...M. le
Président, en fait, on en a parlé déjà hier, de cette modification-là. Si moi,
je comprends bien, elle a été introduite à différents... dans différents
articles pour mieux refléter le terme qui est communément utilisé, là, dans le
domaine. Quand on parle d'infrastructures, ces équipements ou infrastructures,
c'est toujours la même chose.
Le Président (M. Schneeberger) : O.K.
Parfait.
Mme Setlakwe : Je pense et je
pose la question.
Le Président (M. Schneeberger) : Ah!
O.K.
Mme Setlakwe : Là, on est
toujours dans le même principe, là, de...
Mme Laforest : Oui, tout à
fait.
Mme Setlakwe : Oui.
Mme Laforest : Le mode
d'attribution de contrat, c'est ça, je le mentionnais, parce que, là, on va en
parler dans plusieurs articles plus tard.
Mme Setlakwe : Donc, on est
vraiment en concordance ici avec les modifications discutées hier.
Mme Laforest : Yes... Oui,
oui, oui, excusez, là, je suis entre les deux... les deux...
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
bon. Alors, est-ce que l'amendement proposé à l'article 27 est adopté...
Haut de la page
11 h 30 (version non révisé
e) Mme Laforest : ...je pense
trop aux États-Unis, je suis désolée.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'amendement proposé 27 est adopté?
Mme Setlakwe : L'amendement?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Adopté.
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce qu'il y a des questions sur l'article 27, tel qu'amendé?
Mme Setlakwe : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
allez-y, Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Oui, je pense que, sur cet article-là, évidemment, on... on fait
simplement énoncer tous les types de contrats, mais je pense que ça vaut la
peine, puis ça risque de peut-être faciliter les... les échanges pour les
articles subséquents qu'on... qu'on revienne sur, parce que, ça, ça nous donne
vraiment une vue d'ensemble de tous les nouveaux... bien, tous les outils, donc
les existants, puis ceux qui sont ajoutés, puis on a la liste de toutes les
façons qu'un organisme municipal va pouvoir contracter avec des... avec d'autres
parties.
Moi, la façon dont je le comprends, on a
les six premiers qui sont des déclinaisons différentes mais qui font
partie de
la procédure ouverte. Donc, on ouvre des soumissions, on ne restreint pas le
nombre de soumissionnaires du tout, là. C'est une procédure ouverte dans le
sens qu'on ouvre ça globalement à une liste non... non définie, là, d'entreprises.
C'est vraiment la procédure plutôt traditionnelle. Et ensuite on a les deux
autres qui sont des exceptions à cette procédure ouverte : invitation
écrite et gré à gré qui existaient déjà.
Mais, Mme la ministre, si vous pouviez
nous faire peut être une... une description de chacun des différents... à chaque
paragraphe, nous faire une brève description de ce qu'il en est. Ça va, je
pense, resituer... nous resituer, puis aussi nous dire qu'est-ce qui est
nouveau par rapport à l'existant ou... puis qu'est-ce qui existe déjà, s'il
vous plaît?
Mme Laforest : Alors, M. le
Président, pour répondre à ma collègue pour la procédure ouverte, en fait, qu'est-ce
qui est nouveau? C'est le système adapté aux projets d'infrastructure, parce qu'on
a discuté hier et on a adopté un
article parlant des contrats de partenariat.
Donc, les contrats de partenariat, dans les procédures, est ajouté. Puis, vous
vous rappelez, hier, on a parlé de la liste des entreprises qui pouvaient se
qualifier. Donc, on a ajouté, également, dans la procédure, les demandes de
prix00 à l'attention des entreprises qui pouvaient se qualifier. Mais le reste,
c'est la même chose. Donc, quand on parle du... de la même procédure, on parle
du système de connaissances différées des prix, l'évaluation des soumissions
qui doit comporter un minimum de quatre critères, les contrats qui attribués
aux soumissionnaires qui ont obtenu le pointage final le plus haut évidemment.
On parle des soumissions avec le prix proposé le plus bas et on parle du
système d'évaluation globale des critères, avec ou sans discussion et
négociation. Donc, ces aspects sont tous déjà prévus dans la loi, il n'y a pas
de changement. Qu'est-ce qu'on vient ajouter dans... ajouter dans les
procédures ouvertes? C'est ce qu'on a adopté hier, les entreprises qualifiées
et les systèmes adaptés aux projets d'infrastructure, les projets mixtes, si je
peux le dire ainsi, avec les contrats de partenariat. C'est le 2° et le 5°.
Mme Setlakwe : Bien c'est ça
que je mettais en jaune justement, merci. Le 2° et 5°.
Mme Laforest : Le 2° et le
5°, oui.
Mme Setlakwe : Oui, les
paragraphes 2° et 5° de l'alinéa 1 réfèrent à des nouvelles façons d'attribuer
des contrats.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Et O.K. Merci.
Par contre, évidemment, le premier, soumission avec le prix proposé le plus
bas, c'est clairement la façon traditionnelle que tout le monde comprend. Moi,
j'aimerais qu'on revienne brièvement, si possible, là, sur 2° et 3°. Je comprends
que 3° vous dites que ce n'est pas du... ce n'est pas du droit nouveau, mais
3°, moi, si je ne me trompe pas, ça réfère directement à l'article 26 qu'on
a terminé d'étudier hier en soirée.
Mme Laforest : Oui,
exactement.
Mme Setlakwe : Bon. Quelle
est la différence entre 2° et 3°, Mme la ministre?
Mme Laforest : En fait, c'est
la possibilité... 3°, bien, ça revient à l'article qu'on a adopté hier, comme
vous le mentionnez, c'était lorsque le processus de qualification des
entreprises est établi par l'attribution d'un seul contrat. Pour le système d'évaluation
globale, il peut avoir... on peut prévoir la qualification avec un maximum d'entreprises.
Donc, c'est ça qui... qui est ajouté, évidemment, dans cet article-là. Puis
le... lequel autre, 2°?
Mme Setlakwe : Le 2°, parce
que le 2 aussi parle d'entreprises qui se qualifient. On est quand même dans
deux... dans deux régimes où il y a une qualification des entreprises
soumissionnaires.
Mme Laforest : Oui. Alors,
le2°, c'est le... c'est sur invitation, et le 3°, c'est pour les... les... pour
celles qui...
Mme Setlakwe : Non, le 2°, c'est
sur invitation.
Mme Laforest : Oui, puis l'autre,
c'est pour celles qui se qualifient.
Une voix : ...
Mme Laforest : C'est ça, c'est
exactement ce que j'ai dit...
Une voix : ...
Mme Laforest : C'est ça.
C'est exactement ce que j'ai dit. Le deuxième, c'est sur invitation, puis
l'autre, c'est pour les entreprises qui se qualifient.
Mme Setlakwe : O.K. À 2°,
c'est sur invitation.
Mme Laforest : Oui.
Une voix : ...
Mme Laforest : ...genre,
c'est le 2° et le 5° pour les entreprises qui se qualifient, puis les contrats
de partenariat.
Mme Setlakwe : Puis, le 2°...
O.K., mais...
Une voix : Mais, c'est ça, on
va voir... on va les voir détaillés dans les prochains articles.
Mme Setlakwe : Oui, non, non,
ça, je comprends. On va... on va voir chaque régime de façon détaillée un peu
plus loin. Mais quand même, moi, je trouve ça important de... de bien
comprendre les catégories avec des exemples simples aussi, là. À 2°, on demande
un prix à l'attention d'un groupe d'entreprises qualifiées, mais donc c'est
dans le cadre d'un appel d'offres sur invitation, alors que l'invitation écrite
est prévue au septième paragraphe. Donc, je suis... je suis confuse parce que
pour moi, ce n'était pas une invitation écrite à un groupe spécifique
d'entreprises. Pour moi, c'était le paragraphe 7°.
Mme Laforest : Mais le 2°,
c'est ce que c'est, ce que j'ai mentionné tantôt. Le 2°, là... Le deuxième
point, c'est sur invitation pour demander... à la demande du prix à la suite de
la qualification. Donc, ça, c'est pour l'article 2.
• (11 h 40) •
Mme Setlakwe : Est-ce que
c'est ce qu'on appelle le système à deux enveloppes?
Mme Laforest : Le système à
deux enveloppes, ce n'est pas ça. C'est... Allez-y Me Veilleux. Mais ce n'est
pas ça. Parce que le 4°, c'est c'est le système de connaissance différée du
prix. Donc ça, c'est... on parle des systèmes à deux enveloppes.
Mme Setlakwe : Parfait.
Mme Laforest : Le 2°, c'est
une procédure ouverte qui est peut-être même en haut des seuils, qui permet de
demander un prix uniquement à des entreprises préqualifiées, comme on parlait
hier en matière des entreprises de plomberie. Vous vous rappelez, quand on
discutait que ça pouvait... on pouvait avoir comme exemple les entreprises de
plomberie au niveau des qualifications. Donc, ça peut être comme ça. Un exemple
que vous demandez, là, ça peut revenir à l'exemple qu'on parlait hier.
Mme Setlakwe : Est-ce que
c'étaient les... Vous référez aux articles qui concernaient l'homologation?
Oui. O.K.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que ça répond à la question?
Mme Setlakwe : On va y
arriver...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Mme Setlakwe : ...M. le
Président. Mais je pense que c'est important. Si vous me laissez poser des
questions ici, je pense que ça va juste nous a aider pour la suite. Merci.
Bon, le troisième... le troisième, ce
n'est pas nouveau, mais moi, j'aimerais ça... Je vais me permettre de poser une
question par rapport au paragraphe 3°. Je comprends que ça a rapport avec le 26
qu'on a... on a... sur lequel on a... on a statué hier. Mais pouvez-vous quand
même répondre à la question suivante :
Dans les processus de qualification des
entreprises à 26, là, dont on... on y a quand même une référence à 27, pourquoi
on a choisi le chiffre 3? Pourquoi et est-ce que ce libellé-là est
identique dans la LCOP? Donc, on veut... on permet aux.... on permet aux
organismes municipaux de prévoir un nombre maximal d'entreprises, mais il y a
quand même un plancher minimal de trois. Comment ça a été? Quel est le
raisonnement derrière cet.... ce libellé-là et est-ce que... Là, moi, je
comprends que c'est du... je pensais que c'était du droit nouveau, mais ça ne
l'est pas, ça existe déjà puis est-ce qu'on trouve ça dans la LCOP?
Mme Laforest : Mais là, ça...
peut-être, Me Veilleux, si c'est dans la LCOP, là.
Une voix : ...
Mme Laforest : Allez-y.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Me Veilleux, est-ce qu'on a le consentement pour qu'il puisse prendre la
parole? Consentement?
Mme Setlakwe : Oui,
consentement.
Le Président (M. Schneeberger) : Allez-y,
Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Veilleux, pardon.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci.
Donc, Jean-Pierre Veilleux, notaire et légiste au ministère de la Justice. La
disposition, dans le fond, on revient à 26, l'article qui a été adopté hier
soir. On se rappellera que c'est dans un contexte très particulier où la
qualification, elle est faite uniquement pour l'attribution d'un seul contrat à
la suite duquel il y aura évaluation globale des critères et discussions et
négociation. Donc, l'idée d'avoir un minimum d'entreprises permet de s'assurer
que la municipalité ou l'organisme municipal en fait, parce que c'est plus
large que ça, pourra discuter avec plus d'une entreprise, d'où l'idée
finalement.
Mme Setlakwe : O.K. Donc, le
libellé en question n'existe pas ailleurs dans le corpus.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Vous
parlez du libellé de...
Mme Setlakwe : Oui, de 26.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Du
26... de 26, c'est propre au droit municipal. Les... les procédures d'attribution
ne sont pas identiques entre le droit municipal et le droit qui est applicable
aux organismes publics, là, il y a des distinctions.
Mme Setlakwe : Oui, merci.
O.K. Et ce n'est pas du droit nouveau...
M. Veilleux (Jean-Pierre) : ...qui
est applicable aux autres organismes publics, là. Il y a des distinctions.
Mme Setlakwe : Oui, merci.
O.K. Et ce n'est pas du droit nouveau. C'est un régime qui existe déjà.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Non,
absolument pas, c'est une disposition qui est déjà prévue dans les lois
municipales.
Mme Setlakwe : Merci. Mais...
que la question, c'est parce que j'ai repensé à la discussion d'hier, puis la
ministre a soulevé l'exemple, dans le contexte de 26, là, de contrats nichés
très...
Mme Laforest : Particuliers.
Mme Setlakwe : Oui,
particuliers, puis il y avait l'exemple du tramway. Mais là, pour moi,
l'exemple du tramway, puis je comprends que c'était juste pour fins de
discussion, mais ce n'est pas vraiment le régime. Le régime qu'on est en train
de regarder, le 26, moi, je réalise maintenant, ce matin, qu'il existe déjà et
puis que c'est plutôt le contrat de partenariat auquel, la...
Une voix : ...
Mme Setlakwe : ... O.K.
Auquel la ministre référait. O.K. Parfait O.K. Donc, c'est complètement quelque
chose qui existe déjà.
Mme Laforest : Mais là je
veux juste vraiment... il faut vraiment que ce soit clair parce qu'il faut...
le 5°, c'est ce qu'on ajoute, là, le 2° et le 5°, puis c'est justement quand
vous dites «ce n'est pas nouveau», bien, le... oui, le 5°, avec les contrats de
partenariat, parce que, là, vous...
Mme Setlakwe : Oui, oui, oui,
je comprends.
Mme Laforest : C'est ça parce
que vous parlez de l'exemple du tramway, donc c'est... c'est ça qui est
nouveau, là.
Mme Setlakwe : On s'entend,
c'est ce que j'ai...
Mme Laforest : O.K.
Mme Setlakwe : C'est ce que
j'ai compris.
Mme Laforest : O.K. j'ai
compris, ce n'est pas nouveau du tout, non, non.
Mme Setlakwe : Non, non, je
comprends, le 3 n'est pas nouveau. Le 3...
Mme Laforest : Le 3 n'est pas
nouveau.
Mme Setlakwe : Le 3 qui
réfère à 26, ce n'est pas... ce n'est pas du droit nouveau.
Mme Laforest : Non.
Mme Setlakwe : C'est juste
que, quand on parlait de 26, vous avez amené l'exemple du tramway. Moi, ça
me... On réalise qu'on est hors contrat de partenariat ici. C'est un... c'est
un régime qui est particulier à un dossier à un seul contrat. C'est quelque
chose qui existe déjà. Donc, j'ai... C'est parfait, tout est... tout est plus
clair.
Quelle page? Je m'excuse.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : On va y
arriver, M. le Président, donc. Puis c'est... on s'entend qu'on va rediscuter
de tout ça au plus tard. Le 6°, juste nous faire un rappel quand il y a un
concours. C'est un régime qui existe déjà. Dans quelles circonstances les
municipalités procèdent par... par un concours? Là, ça serait pour un bâtiment
pour lequel les... il y a des éléments d'architecture que la ville veut... veut
prendre en compte. Juste nous restituer, là, dans le contexte, là, au niveau
6°, s'il vous plaît.
Mme Laforest : Bien, en fait,
vous êtes sûrement au courant, de par votre expérience en milieu municipal, il
y a, par exemple, les concours d'architecture. Ça, ça peut faire
partie
justement des contrats de service, d'ingénierie, d'architecture ou de design, à
la suite d'un concours qui est offert dans une municipalité pour un concours
d'attribution, un concours d'architecture, par exemple, parce qu'on attribue, à
ce moment-là, un lauréat au concours, puis il faut que ça soit conforme aux
règlements du gouvernement. Donc, un concours pour une bibliothèque, exemple,
ça touche le ministère de la... le ministère de la Culture. C'est possible aux
Affaires municipales. On a quand même plusieurs concours comme ça. Ça peut être
un exemple de procédure ouverte à ce moment-là.
Mme Setlakwe : Tout à fait,
qui existe déjà. C'était juste pour... Bien, moi, j'aimerais ça savoir :
Est-ce qu'il y en a beaucoup de ce type d'appels d'offres au Québec, qui...
Mme Laforest : Il y en a.
Mme Setlakwe : Qui sont
dans... qui... qui s'inscrivent dans un concours. C'est plutôt les grandes
villes, diriez-vous, qui font appel à ce genre de contrats.
Mme Laforest : Oui, grandes
et moyennes villes, puis il y en a que quatre, je pense, par année.
Une voix : 3 à 5 par année.
Mme Laforest : 3 à 5 par année.
Mme Setlakwe : Bon, c'est ça,
c'est plutôt...
Mme Laforest : C'est plutôt
rare.
Mme Setlakwe : C'est des
projets quand même exceptionnels.
Mme Laforest : Oui, oui.
Mme Setlakwe : Une ville veut
donner une signature...
Mme Laforest : Exactement.
Mme Setlakwe : ...architecturale
à un bâtiment.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Une
bibliothèque, ça peut être un centre de loisirs.
Mme Laforest : O.K.
Mme Setlakwe : Là, vous dites
qu'il y en a 3 à 5 par année seulement donc dans tout le Québec. Ça va pour
moi, M. le Président, pour l'article 27.
Le Président (M. Schneeberger) : En
fait. Alors, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que l'article 27 de
la loi édictée, tel qu'amendé, est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 28.
Mme Laforest :
Article 28.
«Tout contrat doit être attribué selon un prix forfaitaire ou unitaire, sauf dans
le cas d'un contrat troublé suivant un système d'évaluation globale des
critères avec discussions et négociations, ou un système adapté aux projets
d'infrastructure.».
Alors, M. le Président, ici, je vais lire
tout de suite l'amendement. Vous avez l'air d'accord.
L'article 1 (article 28 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux)
Insérer, dans l'article 28 de la Loi
sur les contrats des organismes municipaux, proposé par l'article 1 du
projet de loi, et après «au projet», «d'équipements ou».
Donc, on suit ici la même... la même
logique, avec ajouter la signification d'équipement.
Donc, cet amendement modifie
l'article 28 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux à des
fins de concordance pour être en concordance avec l'article 11. Alors,
voilà, c'est pour harmoniser le cadre légal...
Mme Laforest : ...pour... pour
être en concordance avec l'article 11. Alors, voilà, c'est pour harmoniser
le cadre légal, question de concordance avec les... la notion d'équipements qu'on
a ajoutée.
Le Président (M. Schneeberger) : Commentaires,
questions sur 28?
Mme Setlakwe : Sur
l'amendement à 28, non, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Sur
l'amendement? Juste comprendre, vous avez des questions sur l'amendement?
Mme Setlakwe : Non, je
m'excuse si je n'ai pas été claire. Non, il y a... on n'a pas de question
relativement à l'amendement à 28.
Le Président (M. Schneeberger) : O.K.
Parfait. Bon, alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Une voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 28 tel qu'amendé?
Mme Setlakwe : Oui, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Allez-y.
Mme Setlakwe : Alors,
peut-être, juste, Mme la ministre, nous refaire un petit topo. Ici, on réfère
au principe selon lequel un contrat est attribué uniquement selon un prix
forfaitaire ou unitaire, mais il y a des exceptions. Si on parle de contrats
attribués suivant un système d'évaluation globale des critères, ça, c'est notre
paragraphe 3° du premier alinéa à 27, n'est-ce pas? Où... Donc, il y a deux
exceptions au principe où un système adapté aux projets d'équipement ou
d'infrastructure. Et ça, c'est le 5, le nouveau, le nouveau paragraphe,
partenariat. Est-ce que je me... Je le comprends de la bonne façon?
• (11 h 50) •
Mme Laforest : Oui. Puis, en
même temps, ce qui est... ce qui est important, la notion, ici, qui est
importante, c'est beaucoup plus de prémunir le milieu municipal pour les
surcoûts, les... si je peux dire, les surcoûts, évidemment, dans les projets,
parce que là on dit que les méthodes pour présenter un prix lors de
l'attribution de contrats se font sur une base forfaitaire, ce qui veut dire le
projet au complet, ou unitaire, ça pourrait être à l'heure. Donc, évidemment,
en ajoutant forfaitaire ou unitaire dans la notion, on évite des surcoûts à ce
moment-là, c'est pour ça que c'est important de l'ajouter dans l'article 20...
c'est 8, 28.
Mme Setlakwe : O.K. Non,
c'est un principe important. Puis là ce que je comprends en lisant, en relisant
le commentaire, c'est que c'est un principe qui n'est pas nouveau, là, c'est un
principe qui existe déjà, évidemment, dans la
Loi sur les cités et villes, mais
qu'on... qu'au lieu de déplacer ici, on réitère le principe, évidemment, puis
il y a deux exceptions, c'est ça?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Parce que dans
les autres cas, on est en négociation, on est en discussion, on est dans des
cas particuliers.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Vous avez un
ajout? Non? Juste pour les fins de compréhension. Mme Petit?
Mme Laforest : Non, c'est...
Non.
Mme Setlakwe : Non? Parfait. C'est beau, M. le Président. Je n'ai pas d'autre chose à 28.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, à ce moment-ci, est-ce que l'article 28 de la loi
édictée, tel qu'amendé, est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 29.
Mme Laforest : 29 : Tout
contrat qui comporte une dépense égale ou supérieure au seuil déterminé par un
règlement du ministre doit être attribué suivant une procédure ouverte.
Là, c'est sûr que c'est pour la notion du
133 800, j'imagine, parce que c'est la même chose, ça se fait déjà, mais
on a ajouté... on a fait une modification pour le 133 800 pour les seuils
applicables qu'on a adoptés précédemment. Donc, l'article 29 de la
Loi sur
les contrats des organismes municipaux accorderait au ministre des Affaires
municipales le pouvoir de déterminer par règlement le seuil à compter duquel un
contrat doit être attribué suivant une procédure ouverte. Cet
article
reprendrait, en substance, certaines dispositions de l'article 573.3.3.1.1
de la
Loi sur les cités et villes et des autres articles similaires en droit
des contrats des organismes municipaux. Sous le régime actuel, le seuil
applicable est de 133 800. Conformément à l'article deux de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux, le pouvoir réglementaire qui serait prévu à
l'article 29 devrait être exercé dans le respect de tout accord
intergouvernemental applicable aux contrats des organismes municipaux.
Donc, ici, ça implique... le seuil déterminé
auparavant ne pourrait être supérieur au seuil prévu par ces accords. Alors,
voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. C'est
évidemment un
article qui existe déjà, qui est déplacé ici, si je comprends
bien. Et donc tout contrat au-delà d'un certain seuil doit être attribuant...
attribué suivant une procédure ouverte...
Mme Setlakwe : ...c'est-à-dire
selon les six modes qui sont prévus au premier alinéa de 27.
Mme Laforest : Exactement.
Mme Setlakwe : Et donc 7 et 8,
invitation écrite et gré à gré, c'est forcément pour des montants inférieurs.
Mme Laforest : Euh, oui.
Mme Setlakwe : Donc, une
municipalité ne peut jamais procéder sur invitation écrite?
Mme Laforest : Il y a des
exceptions, puis on va les voir... Je pense que vous avez entendu mes
collègues.
Mme Setlakwe : Oui, oui, mais
c'est ça, je... j'essaie de voir, parce qu'il me semble que, pour un contrat ou
un appel d'offres sur invitation peut viser des projets d'une valeur plus
grande que 133 000.
Mme Laforest : Oui. Oui, on va
le voir à l'article 33. 33, on va le voir.
Mme Setlakwe : Bon, mais je
vais patienter. Mais donc... Mais le principe, ici, c'est simplement de venir
dire que... L'idée derrière, je pense, l'article, c'est de prévoir que le seuil
est déterminé par règlement de la ministre, c'est ça, le... l'intention?
Mme Laforest : Exactement.
Oui.
Mme Setlakwe : Puis ça existe
déjà.
Mme Laforest : Oui, tout à
fait.
Mme Setlakwe : Ça va, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre question, est-ce que l'article 29 de la loi édictée
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Article 30.
Mme Laforest : 30. Tout
contrat qui comporte une dépense égale ou supérieure à 25 000 $ et
qui est inférieur au seuil déterminé pour l'application de l'article 29
est attribué suivant une procédure sur invitation écrite.
L'article 30 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait les seuils inférieurs et
supérieurs permettant de déterminer si un contrat doit être attribué suivant
une procédure sur invitation écrite. Cet
article reprend en substance certaines
dispositions de l'article 573.1 de la
Loi sur les cités et villes et des
autres articles similaires en droit des contrats des organismes municipaux.
Ici, on... En fait, c'est encore... Au
niveau des effets attendus, c'est évidemment pour le respect du
25 000 $ à 133 800 $ pour favoriser une saine concurrence
pour la valeur de ces contrats.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 30?
Mme Laforest : Donc, ici, on
reprend le cadre qu'on a mis en place depuis le début, là.
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui, ma
question, c'est donc pour des contrats inférieurs à... si on le lit a
contrario, pour les petits contrats, ceux d'une valeur de moins de
25 000 $, c'est... mais, c'est de gré à gré.
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : Oui. Et si on
se situe puis si on vise la fourchette entre 25 000 $ et le seuil, le
seuil qui est de 133 800 $ aujourd'hui, mais qui peut... qui peut
être augmenté. La raison pour laquelle on n'écrit pas le montant, c'est que...
c'est que le montant peut changer par le biais d'un règlement.
Mme Laforest : Mais le
montant sera indexé au deux ou trois ans. Deux ans.
Mme Setlakwe : C'est ça que
je me demandais. C'est aux deux ans?
Mme Laforest : Aux deux ans.
Mme Setlakwe : Indexer aux deux
ans, ça, c'est une... c'est une obligation? C'est statutaire?
Mme Laforest : C'est en
fonction des accords de commerce. C'est une obligation.
Mme Setlakwe : Une obligation
en fonction des accords de commerce. O.K.
Mme Laforest : La prochaine
est en janvier 2026.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Sherbrooke, vous avez une question?
Mme Labrie : Oui. Merci.
Quand la ministre parle d'indexation aux deux ans, elle parle du 133 000 $.
Le 25 000 $, lui, est-ce qu'il y a une indexation prévue pour ce
seuil-là ou non?
Mme Laforest : D'après moi,
non. Non, c'est le seuil. Non.
Mme Labrie : Ça, il va rester
à 25 000 $.
Mme Laforest : Le seuil va
rester à 25 000 $.
Mme Labrie : Moi, je dois
dire, je trouve toujours ça un peu curieux quand on met des montants comme ceux
pour lesquels il n'est prévu aucune indexation dans des lois, là, parce que ça
devient désuet assez rapidement. Je comprends que vous avez l'habitude de
mettre à jour vos lois qui vous concernent régulièrement, mais quand même,
ça... c'est des chiffres qui deviennent désuets, donc, en général, je pense
qu'on devrait mettre des... prévoir une indexation de ces montants-là. Je fais
juste le nommer.
Mme Laforest : Votre point est
bon, mais, en même temps, il faut voir... Puis on a... on a des omnibus à
chaque année, on y va vraiment... on n'a pas de demande pour ça. Tu sais, il
n'y a personne qui l'a mentionné, ça fait que c'est ça.
Mme Labrie : Puis c'est quand
la dernière fois qu'il a été...
Mme Laforest : Dès qu'on a une
demande ou encore on a une réflexion sur le sujet, là, c'est sûr qu'on regarde
sur le marché ou on regarde, exemple, les prix indexés, mais là on n'a pas eu
de demande du milieu municipal non plus, donc...
Mme Labrie : Puis, par
curiosité, c'est à 25 000 $ depuis combien de temps?
Mme Laforest : Me Veilleux, ça
fait combien de temps? Est-ce que tu sais, Katia? Me Veilleux?
Une voix : Je cherche une
information. Depuis 2001.
Mme Labrie : Depuis 2001. O.K.
C'est ça. Parce que là, 25 000 $ de l'intention des législateurs
de...
Mme Labrie : ...a quand même
évolué beaucoup, là. Donc, moi, je porte à votre attention qu'on n'est pas...
on n'est pas dans le même ordre de grandeur par rapport à il y a 24 ans.
Mme Laforest : Mais c'est
intéressant quand même. On va... on va pouvoir le... on va pouvoir.... On
regardera ça, O.K. Mme Petit? C'est un bon point. Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Mme Laforest : 2001.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
fait un bout.
Mme Labrie : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
d'autres questions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Le 25 000 $...
C'est 25 000 $ qui... pour toutes les municipalités. Donc, j'avais
l'impression que ça avait... C'est... c'est très... Il y a quelque chose.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Oui, c'est très
peu, là.
Mme Laforest : La question
est intéressante, parce que là, ça se fait automatiquement. Si une municipalité
veut le changer par elle-même.
Mme Setlakwe : Bien, en fait,
c'est ça.
Mme Laforest : Dans son
règlement de base, dans son règlement de gestion contractuelle, la municipalité
peut le mettre.
Mme Setlakwe : C'est ça.
Mme Laforest : Oui, bonne
question.
Mme Labrie : O.K.
Mme Laforest : Parce que
c'est un seuil minimum. Sauf que, si une municipalité veut le placer plus haut,
elle peut dans son règlement de gestion contractuelle. Oui.
Mme Labrie : On peut penser
que, depuis 2001, il y a beaucoup de municipalités qui ont monté ce seuil-là.
Mme Laforest : Oui, mais il y
a quand même environ 800 plus petites... des petites municipalités, puis
ça, apparemment que c'était... c'était vraiment respecté, là. C'est...
Évidemment, pour les municipalités, c'est rare que les contrats sont énormes,
là, mais au moins la municipalité peut le changer dans sa gestion
contractuelle.
• (12 heures) •
Mme Setlakwe : Ce qui
expliquerait que vous n'avez pas nécessairement de demandes.
Mme Laforest : C'est pour ça
qu'on n'a pas eu de demande. C'est la raison. Un bon point.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Mont-Royal... Oui.
Mme Setlakwe : Merci. Mais,
monsieur... mais ça me... Si ma collègue a terminé? Oui. Mais ça me ça me fait
réfléchir à... Et je me souviens que dans la municipalité où je siégeais, on
avait... on avait statué de l'augmenter pour donner une plus grande discrétion
à la... à l'administration. Mais quel est le montant maximal? Jusqu'où une
municipalité peut aller, là, pour le gré à gré?
Mme Laforest : 133 800 $.
Mme Setlakwe : Bon, c'est ça.
Donc, le montant de... Bien, il y a... puis j'imagine qu'à part... Vous dites,
à
part les très petites, la très grande majorité des municipalités se sont
prévalues de cette possibilité.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Oui, c'est ça.
Ça va.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va. Parfait. Alors, pas d'autre question? Alors, est-ce que l'article 30
de la loi édictée est adopté? Adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Article 31.
Mme Laforest :
Article 31,
il y a un amendement, M. le Président.
«Un contrat de services professionnels
devant être attribué suivant une procédure ouverte ou sur une invitation
écrite, conformément aux articles 29 ou 30, doit l'être suivant une
demande de prix à l'attention des entreprises qualifiées, un système
d'évaluation globale des critères ou un système de connaissance différée du
prix.»
L'article 31 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait les procédures d'attribution
suivant lesquelles pourrait être attribué un contrat de service professionnel.
Cet
article reprendrait en substance les dispositions de
l'article 563.1.0.1.2 de la
Loi sur les cités et villes et des autres
articles similaires en droit des contrats des organismes municipaux. Il
ajouterait aux procédures admises la procédure d'attribution suivant une
demande de prêt à l'attention des entreprises qualifiées.
Donc, ici, c'est pour favoriser un
rapport, si je puis dire, de... de qualité... qualité/prix pour les services
professionnels qui sont obtenus dans les municipalités.
Ah! il y a un amendement, M. le Président,
c'est vrai.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
allez-y avec l'amendement.
Mme Laforest : Je lis
l'amendement. Merci.
Article 31 de la
Loi sur les contrats des organismes
municipaux.
Article 1. Remplacer, dans
l'article 31 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux proposé
par l'article 1 du projet de lo, «ou un système de connaissance différée
du prix» par «, un système de connaissance différée du prix, ou s'il s'agit de
services d'ingénierie, d'architecture ou de design, à la suite d'un concours
d'ingénierie, d'architecture ou de design.».
Donc, l'amendement précise qu'un contrat
de services professionnels peut être attribué à la suite d'un concours
d'ingénierie, d'architecture ou de design. Donc, pour assurer la cohérence
légale par rapport aux concours d'architecture qu'on a adoptée dans le dernier
article. Question de concordance.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions sur l'amendement?
Mme Setlakwe : Je voudrais
juste voir à l'écran, s'il vous plaît, M. le Président, le texte révisé qui incorpore
l'amendement.
Le Président (M. Schneeberger) : O.K.
Je vais laisser quelques instants pour que vous puissiez en prendre
connaissance, là.
Mme Setlakwe : Merci. Système
de connaissance différée du prix... Non, j'essaie juste de comprendre parce
qu'ici, ce qu'on dit, c'est que, quand on parle d'un contrat de services
professionnels...
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12 h (version non révisé
e) Des voix : ...
Mme Setlakwe : Non, j'essaie
juste de comprendre, parce qu'ici, ce qu'on dit, c'est que, quand on parle d'un
contrat de services professionnels, on fait simplement, dans le fond, énumérer
les différents... les différents modes d'attribution de contrat. Là, je me
référais à 29... à 27, c'est-à-dire. Donc, quand on parle d'un contrat de
services professionnels, on... la municipalité doit l'octroyer soit par... «...demande
de prix à l'attention des entreprises qualifiées», ça, c'est le nouveau
paragraphe 2. Ça, ça va.
Mme Laforest : Oui. Mais peut-être...
Mme Setlakwe : C'est peut-être
moi, là, qui prends trop de temps, mais je... qu'est-ce qu'on vient changer?
Mme Laforest : Non, je vais
vous donner l'exemple, parce qu'en consultations particulières vous étiez
présente. Je ne sais pas si vous vous rappelez, on avait rencontré l'Ordre des
ingénieurs. Quand il était venu ici, il avait dit que... dans les appels d'offres,
est-ce que ce serait possible aussi d'évaluer la qualité par rapport au prix?,
quand les gens étaient venus ici, puis c'était vraiment pour des services
professionnels. C'est eux qui avaient demandé ça. Puis, en toute logique, nous,
évidemment, on trouvait que c'était comme logique que, quand ce sont des
services professionnels, architecture, ingénierie ou quoi, d'aussi aller avec
la qualité et le prix. C'est pour ça qu'on ajoute la notion de services. À
votre question, là, maintenant, c'est plus clair.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Alors, ça va être soit «un système de connaissance différée du prix ou, s'il s'agit
de services...» O.K., c'est spécifiquement pour... Mais, eux, leur
préoccupation, c'était dans le cas de services professionnels d'ingénierie, d'architecture,
de design. Eux, ce qu'ils disaient, dans le fond, sur le fond, c'était : Il
ne faudrait pas toujours être tenu d'aller avec le... Il ne faudrait pas que la
municipalité soit tenue d'aller avec le plus bas soumissionnaire.
Mme Laforest : Tout à fait. C'était
exactement ça, leur demande, puis un... tu sais, c'est un peu... c'est quand
même, si je peux dire, tout à fait logique et normal, là.
Mme Setlakwe : Oui, oui. C'est
quoi, votre vision par rapport à ça? Est-ce que... Parce qu'eux, ils allaient,
je pense, aussi loin que de dire : Il devrait y avoir possibilité pour une
municipalité d'utiliser un genre de formule qui tiendrait compte de la valeur
médiane des différentes soumissions. Est-ce que je me trompe ou c'est ça, c'est
ce qu'ils demandent puis c'est ce vers quoi vous voulez aller?
Mme Laforest : Non. Bien, en
fait, il y a certaines demandes qu'ils ont faites, là, qu'on a acceptées, puis
vous en avez sûrement parlé dans le... dans la présentation avant le projet de
loi, mais ça, c'était comme la demande qui était tout à fait normale, parce que
souvent il y a des projets, au niveau soit des plans d'ingénierie ou d'architecture...
ce n'est pas toujours les meilleurs plans par rapport aux services qui peuvent
être fournis, ce n'est pas les meilleurs services. Donc, si on veut avoir des
projets de qualité, des plans de qualité, c'était comme... leur demande était
très légitime, là.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Donc, c'est vraiment pour clarifier que ça peut se faire si c'est dans le cadre
d'un concours... Bien oui, il peut y avoir un concours puis...
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : O.K.
Mme Laforest : Dans les
concours, c'est sûr que l'important, c'est toujours regarder la qualité, c'est
toujours un critère premier...
Mme Setlakwe : Je comprends.
Mme Laforest : ...mais là c'est
qualité-prix, là, c'est plus le... les deux reliés ensemble.
Mme Setlakwe : Merci. Ça va.
Merci...
Le Président (M. Schneeberger) : ...pas
d'autres questions? Est-ce que l'amendement de l'article 31 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce que maintenant il y a des questions sur l'article 31 tel qu'amendé?
Non? Oui? Alors, est-ce que l'article 31, tel...
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui?
Mme Setlakwe : ...qu'on
puisse... Moi, je vais me prendre une note, s'il vous plaît, à côté de 31.
Donc, quand on parle d'un contrat de services professionnels, juste me... nous
rappeler quels paragraphes de 27 sont... sont visés, à
part le nouveau. Le
deuxième, clairement... Le deuxième, le sixième... ou le quatrième, non?
Des voix : ...
Mme Setlakwe : 2 et 6?
Mme Laforest : Il y en a
plusieurs, là.
Mme Setlakwe : Oui, c'est ça.
Des voix : ...
Mme Laforest : 2, 3, 4, 6. Ça,
c'est une belle évolution, en passant, pour les projets dans les villes, là, la
qualité-prix, la qualité par rapport au prix.
Mme Setlakwe : Oui.
Mme Laforest : C'est une très
belle évolution. Je ne sais pas si on va avoir des remerciements.
Mme Setlakwe : O.K. Quatre
circonstances, c'est très clair. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Mme Setlakwe : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que l'article 31 de la loi édictée, tel qu'amendé, est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 32...
Mme Laforest : ...«32. Un
contrat de partenariat devant être attribué suivant une procédure ouverte ou
sur invitation écrite, conformément aux articles 29 ou 30, doit l'être
suivant un système d'évaluation globale des critères avec discussions et
négociations ou un système adapté au projet d'infrastructure.».
L'article 32 a un amendement, M. le
Président, qui se lit ainsi :
Article 32 de la
Loi sur les contrats
des organismes municipaux.
Insérer, dans l'article 32 de la Loi
sur les contrats des organismes municipaux, proposé par l'article 1 du
projet de loi, et après «au projet», «d'équipement ou».
Donc, cet amendement modifie
l'article 32 sur la Loi des contrats des organismes municipaux pour des
fins de concordance de l'article 11. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions, commentaires sur l'amendement proposé?
Mme Setlakwe : Sur
l'amendement, il y a... Non, je n'ai pas de...
Le Président (M. Schneeberger) : Non?
Mme Setlakwe : ...il n'y a
pas de question.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : ...
Mme Laforest : Je suis en
train de dire que le mot «équipement», qu'on rajoute à tous les articles, qu'il
faut relire et relire... je me demandais si on ne pouvait pas le faire en
adoption de tous les... en adoptant tous les articles. Mais non, on...
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Mme Setlakwe : ...posera pas
la même question chaque fois.
• (12 h 10) •
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
fait que... est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce que maintenant l'article, tel... de l'article 32 est... tel
qu'amendé est...
Des voix : ...
Mme Laforest : Pardon?
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Mme Laforest :
L'article...
Le Président (M. Schneeberger) :
Non...
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : ...est-ce
qu'il y a des questions sur le... Non, il n'est pas adopté... demandé ça. J'ai
demandé s'il y avait des questions sur l'article tel qu'amendé.
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Mais non, ici,
on ne peut pas échanger longtemps, là, évidemment, ce ne sont que des articles
qui viennent juste ouvrir le chemin, là, pour que ce soit très clair. Si on
veut aller dans un contrat de partenariat, voici les options qui s'offrent à un
organisme municipal. Si c'est un contrat de services professionnels, voici
les... Moi, je le vois comme ça, là, c'est que c'est des articles qui sont...
je ne sais pas si on peut dire «déclaratoires» ou qui sont simplement de...
Mme Laforest : ...parce que
là on l'ajoute à l'article 32 avec le contrat de partenariat. Donc,
évidemment que, là, on a permis les contrats de partenariat, les projets
mixtes. Donc, l'article 32, on dit : Dans les contrats de
partenariat, maintenant on doit l'adapter aux projets d'équipement. Donc, la
notion d'équipement est ajoutée parce que...
Mme Setlakwe : Ah oui! Non,
non, je n'étais pas dans la concordance pour l'amendement. Non, moi, je suis
plutôt dans le fond, le pourquoi on a cet article-là. Est-ce que je me trompe,
c'est un genre de... un genre de déclaration... Tu sais : Voici... Si vous
voulez octroyer un contrat de partenariat, vous devez l'attribuer, voici les
choix qui s'offrent à vous. C'est la...
Mme Laforest : C'est ça, exactement.
Parce qu'on aurait pu ajouter, comme on l'a fait précédemment, juste les... la
possibilité des contrats de partenariat. Mais là, dans les contrats de
partenariat, il faut ajouter aussi les «critères avec discussions et
négociations ou un système adapté au projet d'équipement ou
d'infrastructure ». Donc, on a changé la possibilité des contrats de
partenariat, qui sont possibles maintenant, projets mixtes. Et là on ajoute...
on fait de la concordance avec «l'équipement».
Mme Setlakwe : O.K. Donc, ça
se fait selon «un système d'évaluation globale des critères avec discussions et
négociations ou...» Il y a deux façons, donc, puis la première façon, c'est...
c'est en lien avec le paragraphe 3 de l'article 27...
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : ...puis le
deuxième, «un système adapté au projet d'infrastructure»...
Mme Laforest : 5.
Mme Setlakwe : ...c'est 5,
c'est le nouveau.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Évidemment.
O.K. Parfait. Et donc ma question, c'est la suivante : On dit qu'on doit
l'attribuer «suivant une procédure ouverte ou sur invitation écrite», mais
«invitation écrite», on ne se limite pas dans le montant. J'imagine, des
contrats de partenariat, ça va être des contrats d'un montant assez important.
On risque de toujours être en mode de procédure ouverte.
Mme Laforest : Oui, mais on
ne peut pas le prévoir pour des montants spécifiques. On l'a prévu pour tous
les contrats possibles. C'est normal aussi, là, il aurait fallu recommencer
puis donner certains montants pour chacun des contrats possibles. Donc là,
c'est sûr qu'on l'applique pour les contrats. Donc, c'est bien parce qu'on
touche autant les plus petites municipalités que les plus grandes. Et puis il
n'y a pas d'enjeu, il n'y a pas de... pas de risque.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Pas d'autres questions? Alors, est-ce que l'article 32 de la
loi édictée, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 33.
Mme Laforest :
Article 33 :
«Malgré les articles 29 et 30, un contrat peut être attribué sur
invitation écrite ou de gré à gré dans l'un ou l'autre des cas...
Mme Laforest : ...lorsqu'en
raison d'une situation d'urgence, la sécurité des personnes ou des biens est en
cause;
«2° lorsque le contrat ne peut être
attribué qu'à une seule entreprise en raison d'une garantie d'un droit de
propriété ou d'un droit exclusif, tels un droit d'auteur ou un droit fondé sur
une licence exclusive ou sur un brevet, ou de la valeur artistique,
patrimoniale ou muséologique du bien ou du service requis;
«3° lorsqu'il s'agit d'une question de
nature confidentielle ou protégée et qu'il est raisonnable de croire que sa
divulgation dans le cadre d'une procédure ouverte pourrait en compromettre la
nature ou nuire de quelque autre façon à l'intérêt public;
«4° lorsqu'un organisme municipal estime
qu'il lui sera possible de démontrer, compte tenu de l'objet du contrat et dans
le respect des principes énoncés au deuxième alinéa de l'article 1 et de
l'article 2, qu'une procédure ouverte ne servirait pas à l'intérêt public;
«5° dans tout autre cas, à toute
entreprise ou à toute catégorie d'entreprise et aux conditions déterminées par
règlement du gouvernement.
«Dans les cas visés au paragraphe 1°
du premier alinéa, le contrat peut être attribué par le maire, par le préfet ou
par le président de l'organisme municipal. Dans le cas d'une communauté
métropolitaine ou d'une société de transport en commun, le directeur général de
l'organisme peut également attribuer un tel contrat lorsque le président de
l'organisme est absent ou empêché d'agir. Celui-ci qui attribue le contrat doit
déposer un rapport motivé lors de la première séance du conseil de l'organisme
qui suit l'attribution du contrat.
«Dans les cas visés aux
paragraphes 2° à 4° du premier alinéa, le contrat doit, s'il n'est pas
attribué par le conseil de l'organisme municipal, être autorisé par celui-ci.»
Donc, l'amendement, M. le Président, se
lit ainsi :
«À l'article 33 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux, proposé par l'article 1 du projet de
loi :
1° insérer, à la fin du paragraphe 1° du
premier alinéa, «ou, dans la mesure où ce contrat est attribué par un organisme
municipal qui offre un service de transport en commun, ce service est
susceptible d'être sérieusement perturbé»;
2° remplacer la troisième phrase du
deuxième alinéa par la suivante :
«Celui qui attribue le contrat peut
également autoriser toute dépense qu'il juge nécessaire en lien avec ce
contrat.»;
3° insérer, après le deuxième alinéa, le
suivant :
«Celui qui attribue un contrat en vertu du
deuxième alinéa doit déposer un rapport motivé lors de la première séance du
conseil de l'organisme qui suit l'attribution du contrat ou l'autorisation de
la dépense.».
Cet amendement modifie l'article 33
de la
Loi sur les contrats et organismes afin de prévoir qu'un contrat de gré à
gré peut être attribué par un organisme qui offre un service de transport en
commun, tel qu'une société de transport. Lorsque ce service de transport en
commun est susceptible d'être sérieusement perturbé en raison d'une situation
d'urgence.
Il précise également que toute personne
bénéficiant de l'autorisation d'attribuer un contrat en raison d'une situation
d'urgence est également habilitée à autoriser la dépense pour le compte de
l'organisme municipal.
Alors, c'est un... c'est un
article qui
offre beaucoup plus de souplesse aux organismes municipaux ayant une
responsabilité de transport en commun, puis on vient clarifier la portée des
gestes que peut poser un dirigeant d'organisme municipal en situation
d'urgence. Alors, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Puis merci de
l'avoir... de l'avoir montré à l'écran. Donc ici, Mme la ministre, juste,
nous... nous expliquer l'intention, là, derrière l'amendement. C'est que je
pense que c'était un commentaire qui venait... Est-ce que c'est un commentaire
qui venait du milieu?
Mme Laforest : C'est la
demande quand on a rencontré Exo.
Mme Setlakwe : Oui.
Mme Laforest : Avec la
demande, par exemple, s'il y avait un bris dans un garage, puis ça empêchait...
Par exemple il y avait un bris dans un garage puis ça empêchait de faire
fonctionner les véhicules électriques, par exemple, on doit acheter une pièce
d'urgence. Ça, c'était un exemple qui était donné. Donc ça, ça peut être... ça
nécessite l'achat d'une pièce qui peut coûter un peu plus cher, mais on est en
situation d'urgence. Puis il y a aussi avec Exo, avec le réseau de transport
métropolitain, eux, quand ils expliquaient la situation qu'ils opéraient les
trains de banlieue, puis eux disaient qu'ils pouvaient octroyer un contrat à un
opérateur d'autobus pour une offre alternative. Si je me rappelle bien,
c'était, par exemple, un contrat qu'ils pouvaient donner à un transporteur de
personnes en situation de handicap. C'est quand même très, très rare d'avoir
des personnes qui font le transport de personnes en situation de handicap, des
personnes handicapées. Donc, eux avaient demandé cette possibilité-là également
parce que c'est... c'est rare et il n'y en a pas beaucoup. Ça fait que c'est
pour ça qu'ils demandaient aussi cette possibilité-là. Puis évidemment, ça
aidait aussi pour toute la gestion des trains de banlieue. Ça, c'étaient les
demandes d'Exo. C'est plus une... pour mieux clarifier les dépenses s'il y a
une situation d'urgence, un bris d'équipement ou... C'était demandé en
commission parlementaire... particulière.
Mme Setlakwe : Oui, oui, je
comprends. C'est que... ce n'est pas que les... les... Les organismes qui
offrent un service de transport en commun ont déjà la... la possibilité de
procéder de façon de gré à gré...
Mme Setlakwe : ...qui offrent
un service de transport en commun ont déjà la possibilité de procéder de gré à
gré s'il y a une situation d'urgence. Mais si je le comprends bien
l'amendement, c'est qu'il se pourrait qu'il y ait des circonstances où la... ce
n'est pas la sécurité des personnes qui est en cause, c'est le service qui peut
être sérieusement perturbé. Donc, ça vient élargir les possibilités, je pense,
de... d'aller en gré à gré puis comme vous dites, de couvrir certaines...
Mme Laforest : Oui. Bien,
c'est les situations d'urgence, puis en toute honnêteté, là, on le voit
parfois, une situation d'urgence, peu importe, avec le transport qui n'est pas
possible si une situation... une route qui est bloquée ou par... à cause des
inondations ou des raisons comme ça. Puis les municipalités, il faut absolument
qu'ils suivent la procédure. Donc là, on vient dire : C'est vrai, vous
êtes en situation d'urgence. Par contre, on oblige, dans l'article, là, de
déposer le rapport, de venir... c'est bien expliqué, c'est dans l'amendement.
O.K. «Celui qui attribue le contrat doit déposer un rapport motivé lors de la
prochaine séance du conseil municipal». Donc, une obligation quand même de
transparence.
Mme Setlakwe : Qui est
importante, tout à fait.
Mme Laforest : Qui est
obligatoire, là.
Mme Setlakwe : Oui. Non mais
j'essaie juste de... Moi, je suis... On est sur le libellé, là, de l'amendement
ici. Donc, on cherche des exemples — je pense que c'est ça que vous
mettez de l'avant — des exemples où on a une situation d'urgence...
parce que, pour résoudre une situation d'urgence, si on n'a pas l'amendement,
on peut être dans... on est dans une situation d'urgence, mais la sécurité des
personnes ou des biens est en cause si... c'est plus limitatif, je vois des
hochements de tête, mais c'est ce vers quoi j'aimerais l'explication.
Mme Laforest : Oui, c'est
bon.
Mme Setlakwe : Juste pour
démontrer qu'avec l'amendement, oui, il peut y avoir, oui, une situation. C'est
parce que vous dites c'est urgent, c'est urgent. Oui, mais il y a des
situations où c'est... on est en situation d'urgence, mais la sécurité des
personnes n'est pas forcément en cause ou les...
Mme Laforest : Les causes, en
fait votre question est intéressante, c'est, par exemple, la... oui, comme vous
le dites, situation d'urgence où la sécurité des personnes ou des biens est en
cause, lorsque, par exemple, il faut protéger une propriété ou encore une
valeur artistique, ou une valeur patrimoniale, ou encore quand c'est une
question de nature très confidentielle, à ce moment-ci, qui pourrait nuire dans
l'intérêt public. Et voilà, c'est dans les... les causes les plus... la
sécurité des personnes, le transport ou encore même quand il y a un problème,
comme je dis, il y a un bris d'équipement, il n'y a pas... avec un autobus
électrique. Comme je vous mentionnais tantôt, il n'y a pas de sécurité de
personnes en cause. Ce n'est pas toujours la sécurité des personnes, mais en
même temps c'est le service qui doit fonctionner quand même.
Mme Setlakwe : Oui, oui.
Mme Laforest : Donc...
Mme Setlakwe : Mais c'est ça,
c'est... Là, c'est là, dans le dernier...
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Oui, oui, dans
le dernier exemple, parce qu'il faut quand même qu'on... qu'on comprenne que
c'est exceptionnel de procéder de gré à gré, il faut...
• (12 h 20) •
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Alors, si on
élargit les possibilités, il faut qu'on comprenne bien l'intention...
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : ...du
législateur.
Mme Laforest : Voyager des...
Mme Setlakwe : Donc,
l'exemple... Oui, mais ça veut dire qu'on... on... puis le commentaire, je
pense qu'il est valide, c'est de valoriser le transport en commun. On valorise
les transports en commun, donc comme société, et de... c'est de dire mais, s'il
y a des circonstances qui surviennent, qui viennent sérieusement perturber,
puis là c'est un peu le ce vers quoi je m'en vais avec ma question, pourquoi on
a choisi ce libellé? Puis c'est ce qu'on vise à faire, on vise à permettre de
pallier, de corriger des situations, d'aller rapidement pour réparer et
corriger l'enjeu, faire en sorte que l'enjeu soit réglé de façon rapide. Mais
la sécurité des personnes n'est pas en jeu. Ce n'est pas ça le point, c'est
juste qu'il arrive quelque chose, puis...
Mme Laforest : C'est une
situation d'urgence. Mais l'exemple, un autre exemple...
Mme Setlakwe : Mais c'est
que, si je comprends bien l'intention, c'est de valoriser le transport en
commun. C'est... c'est oui ou...
Mme Laforest : C'est
d'offrir le service. Par exemple, si le... si on parle... l'autobus qui ne peut
transporter des infirmières qui travaillent à l'hôpital, donc c'est important
de voyager des infirmières qui travaillent à l'hôpital. C'est un autre exemple.
On est en situation...
Mme Setlakwe : Oui. Mais là,
la sécurité des personnes serait en cause. Non? Pas forcément... forcément...
Mme Laforest : Bien, le
service... le service...
Mme Setlakwe : Oui, oui,
indirectement.
Mme Laforest : Disons, si les
infirmières ne se rendent pas à l'hôpital, ça...
Mme Setlakwe : Non, non, je
comprends, je n'ai rien contre. Non, non, j'essaie juste, moi, de rattacher
l'amendement...
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : ...à des exemples
concrets. Je pense que l'exemple concret, c'est le garage qui...
1lafo Ne peut opérer.
Mme Setlakwe : ...où les
autobus sont...
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Setlakwe : ...électriques
sont rechargés. Est-ce que vous avez d'autres exemples?
Mme Laforest : Bien, c'est
ça. L'exemple est concret parce que la municipalité qui va aller en appel
d'offres pour aller acheter une pièce manquante, ça peut prendre beaucoup de
temps. Là, maintenant, on dit à la municipalité...
Mme Laforest : ...une pièce
manquante, ça peut prendre beaucoup de temps. Là, maintenant, on dit à la
municipalité : Il y a des gens qui voyagent dans vos autobus. Il y a des
gens, possiblement, qui doivent recevoir des services, des gens qui voyagent en
autobus, par exemple, à l'hôpital. Donc, c'est pour ça que, dans cette
situation-là aussi, on vient l'expliquer dans l'article.
Mme Setlakwe : Oui, je
reviens au libellé. Je comprends, le service est susceptible d'être
sérieusement perturbé. Donc, c'est encore plus large, le service... On peut,
donc, même agir en amont, le service est sérieusement perturbé. Ce n'est pas
ça, on ne se limite pas, là, on dit qu'il est susceptible d'être sérieusement
perturbé. Peut-être, peut-être, c'est juste qu'ils peuvent expliquer le choix
du libellé et juste qu'on comprenne ce que ça implique dans l'exemple. C'est,
on n'est pas forcément devant un service de transport en commun qui est
perturbé, il est susceptible de l'être.
Mme Laforest : Parce qu'on
cherche des exemples, mais l'exemple de l'autobus, avec la problématique que
j'ai mentionnée tout à l'heure, c'est un des meilleurs exemples. Je ne sais pas
s'il y a d'autres exemples.
Mme Setlakwe : Oui.
J'aimerais peut-être ça entendre le légiste, si possible, sur le choix du
libellé. Parce que là ce libellé-là, il est... On est pas dans un libellé...
Mme Laforest : Bien, Mme
Petit veut expliquer le mot «susceptible». Je vais vous laisser aller.
Une voix : ...
Mme Laforest : Ah! Me
Veilleux. O.K. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. Donc, juste reprendre le paragraphe dans son ensemble.
Initialement, ce qui était prévu, c'est une situation d'urgence qui met en
cause la sécurité des personnes ou des biens. Là, ici, on parle vraiment d'une
situation qui ne serait pas nécessairement qualifiable d'enjeux de sécurité
pour les personnes et les biens, mais, par contre, qui perturberait de manière
importante, par exemple, un bris de métro, par exemple, qui pourrait,
finalement, sur l'heure de pointe -d'ailleurs, je pourrais rajouter, à la
limite- et on ne sait pas si on est capable de le remettre en marche très
rapidement. On s'entend, il y a énormément de transits de personnes, à
Montréal, par métro. Et si la STM n'avait pas la pièce à sa disposition ou
l'équipement requis pour remettre les... en marche, eh bien, donc, clairement,
on serait dans un cas de perturbation sérieuse du transport en commun qui
pourrait être utilisé. Ce n'est pas nécessairement un enjeu de sécurité, parce
que les gens ne sont pas nécessairement dans les tunnels de métro. Donc,
l'ajout vient donner les coudées franches dans ces cas-là, c'est comme ça que
je pourrais le préciser.
Mme Laforest : Mais, Me
Veilleux, la question était sur le mot «susceptible»...
M. Veilleux (Jean-Pierre) : C'était
sur «sérieusement perturbé».
Mme Laforest : ...c'était ça,
votre question?
Mme Setlakwe : L'intervention
de Me Veilleux est tout à fait pertinente. Moi, je comprends, mais je pense que
ma compréhension du nouveau libellé, elle était bonne. J'avais, dans le fond,
une sous-question sur le choix des mots, parce que, dans ce que vous
mentionnez, le service est sérieusement perturbé. Je pense qu'on a voulu, selon
ma compréhension du libellé, aller un peu plus loin et de même prévoir qu'on
évite qu'elle soit... que le service soit sérieusement perturbé, qu'il soit...
Mme Laforest : Ne soyez pas
susceptible, Me Veileux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Non,
non, non. Vous faites bien me rappeler à l'ordre, j'avais... malheureusement...
Mme Laforest : Je vous
rappelle à l'ordre, là, suivez.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : ...j'avais
omis de répondre directement, je m'en excuse. Mais, effectivement, le cas où
est-ce qu'on vient de le réaliser, ça pourrait arriver de manière imminente,
finalement. Je pense que c'est tout à fait justifié, effectivement...
s'appliquerait.
Mme Setlakwe : Merci. Moi,
je pense... Ça va, mais c'est une discussion qui est importante parce qu'on est
quand même dans des dépenses qui peuvent être importantes. Et puis, oui, je
comprends l'idée de donner les coudées franches pour des situations où la
sécurité des personnes n'est pas... ou des biens n'est pas forcément en cause.
Mais un bris important du métro, comme vous l'avez mentionné, c'est un
excellent exemple. Si on n'est pas capable de recharger des autobus
électriques, parce qu'on a des pièces défectueuses ou à remplacer, puis le
garage n'est pas fonctionnel, mais ça va... susceptible de sérieusement
perturber le service de transport en commun. Je pense que c'est très opportun.
J'ai une dernière question, M. le
Président, si vous me permettez. Le blocus ferroviaire, est-ce que ça
rentrerait dans le premier... premier paragraphe?
Mme Laforest : Ça pourrait,
ça pourrait. Si, admettons, il y a une situation puis la voie ferrée ne peut
pas être utilisée, ça pourrait aussi, c'est un exemple. Mais, c'est vrai, les
trains...
Mme Laforest : ...municipal.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : ...
Mme Laforest : Oui, bon
point. Hein, vous suivez, M. Veilleux.
Une voix : ...
Mme Laforest : Pardon?
Une voix : ...
M. Veilleux (Jean-Pierre) : ...
Mme Laforest : Oui, c'est
vrai, les trains de banlieue aussi.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : ...
Mme Laforest : Oui, oui,
c'est vrai. C'est comme indirectement touché.
Une voix : ...
Mme Laforest : Oui, c'est ça.
Une voix : ...
Mme Laforest : C'est ça, oui.
Mais c'est comme je disais, c'est des questions de contrats, de ne pas
prendre... perte de temps pour aller en appel d'offres.
Le Président (M. Schneeberger) : Là,
là, j'aimerais ça... parce que là où tout le monde discute un peu...
Mme Setlakwe : Je pense qu'il
faut se faire une tête puis avoir une réponse claire.
Le Président (M. Schneeberger) : Mais
j'aimerais ça avoir des questions claires avec des réponses claires, parce que,
là, c'est comme... c'est dur à suivre un petit peu, là.
Mme Laforest : Bien, en fait,
c'est qu'on a juste ajouté, M. le Président, les trains de banlieue, parce
qu'on parlait aussi... on disait que les trains, les voies ferrées, la plupart,
c'est fédéral. Mais en même temps, le point de notre collègue de Sherbrooke de
dire : Oui, il y a des trains de banlieue, donc ça, ça peut s'appliquer
aussi s'il y a un bris de service, s'il y a un arrêt de transport, s'il y a une
décision urgente à prendre. Donc, ça peut être un exemple aussi. C'était juste
ça, M. le Présient.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait,
c'est bon, c'est plus clair, c'est bon. D'autres questions sur l'amendement?
Mme Laforest : Non, pas moi.
Mme Setlakwe : Sinon, je
pense que c'est clair, là, la réponse a été donnée que oui, ça peut... ça peut
viser aussi un service ferroviaire dans le cas d'un train de banlieue si ça
relève du municipal.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce que l'amendement est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté?
Est-ce que l'article 33, de la loi édictée, tel qu'amendé, est-ce qu'il y
a des questions?
Mme Setlakwe : En attendant,
est-ce qu'on peut suspendre? Parce ce que nous, on va avoir un amendement à
l'article 33, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, nous allons suspendre quelques instants.
Mme Setlakwe : Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 30
Haut de la page
12 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 12 h 50)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. Je laisse la parole à Mme la députée de
Mont-Royal-Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Donc, durant la suspension, on a eu des échanges dans la
collaboration, comme toujours, des échanges transparents et ouverts avec la
ministre et la
partie gouvernementale. Et donc on pourra... Donc, l'amendement,
finalement, on n'ira pas de l'avant avec un dépôt formel. On aura l'occasion,
lorsqu'on analysera chaque paragraphe de l'article 33, parce que je pense que c'est
important qu'on le fasse, on aura - au paragraphe 4°, c'était le paragraphe 4°
qui était visé par l'amendement auquel on songeait - on aura l'occasion d'échanger
sur le choix du libellé et de remettre cet... ce paragraphe-là dans un contexte
plus général, là, de... On donnera des exemples, on pourra, c'est ça, l'inscrire
dans un contexte plus général de reddition de comptes, puis d'établissement de
motif, puis de... etc. Donc, essentiellement, M. le Président, on n'ira pas de
l'avant avec l'amendement.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Ça fait que là, si j'ai bien compris, on décide de poursuivre les questions sur
l'article 33 tel qu'amendé. C'est ça?
Mme Setlakwe : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
vous avez encore la parole.
Mme Setlakwe : Oui, merci.
Donc, ici, c'est un
article vraiment important. On veut donner plus de
souplesse, de l'agilité aux municipalités, de réagir rapidement et de répondre
rapidement à des situations urgentes. Évidemment, c'est plus nuancé que ce que
je suis en train d'énoncer de façon
sommaire. Mais on veut, donc, avoir un
cadre clair et complet dans lequel les municipalités vont pouvoir évoluer et
vont pouvoir aller fournir des services aux citoyens, répondre à des
problématiques, corriger des situations. On veut donner de la souplesse - moi,
c'est ce que je comprends - aux municipalités pour des contrats de gré à gré,
donc, éviter les délais et toute la procédure qui peut être longue d'un appel d'offres
traditionnel. Est-ce que c'est bien ça, Mme la ministre, l'intention derrière l'article
Mme Laforest : Exactement,
oui, c'est vraiment ça.
Mme Setlakwe : Donc, c'est
important, on l'a entendu, on l'a entendu en consultation. Mais juste question
générale, par rapport au régime actuel, quels sont les changements? Avant d'embarquer
dans le détail, là, du libellé, juste nous expliquer qu'est-ce qu'on vient
changer. Et deuxième sous-question, on avait, dans les commentaires de certains
groupes... Et d'ailleurs c'était l'UMQ, on va le dire ouvertement, là, c'était
à la page 9 de leur mémoire, eux semblaient dire que le régime actuel, à 573.3
de la
Loi sur les cités et villes, avait une portée plus large. Comment on peut
les rassurer à cet égard-là?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
Me Veilleux. Me Veilleux, oui. Merci.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. En fait, c'est plutôt le contraire, en fait, selon nous, c'est
que les situations d'urgence sont beaucoup plus larges que les forces majeures
qui sont nécessairement un événement irrésistible, imprévisible, tandis qu'une
situation d'urgence, on pourrait, éventuellement, avoir une situation où est-ce
qu'on l'a prévu, mais trop tard...
M. Veilleux (Jean-Pierre) : ...par
exemple, là. À mon sens, le paragraphe 1° est plus large que la force majeure.
Mme Setlakwe : O.K. Donc,
spécifiquement par rapport aux changements entre 33... Comment expliquer les
différences entre 33 et le régime qui est actuel de la
Loi sur les cités et
villes?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : À
l'heure actuelle, le pouvoir qui est donné par la
Loi sur les cités et villes
consiste à permettre finalement l'octroi de contrats de gré à gré dans un cas
de force majeure uniquement, donc quelque chose qui est en fait plus difficile
à qualifier. Une situation d'urgence, la prévisibilité n'est pas nécessairement
une donnée dans... dans l'application de la situation d'urgence, elle arrive
tout simplement. On la constate, c'est un fait, il faut agir.
Mme Setlakwe : Merci. Donc,
est-ce qu'on... on... Vous voulez y aller, Mme la ministre, avec une
explication de... de chacun des... des cas qui sont énumérés à 33 ou vous
voulez que je pose des questions plus précises?
Mme Laforest : Bien en fait,
j'ai expliqué les... en général, les points qu'on ajoutait, là, dans les
situations de... les situations d'urgence. Maintenant, Me Veilleux l'a bien
expliqué, c'est que le changement, quand vous dites : C'est quoi vraiment
le changement? C'est qu'avant c'était possible et seulement en cas de grande
force majeure. Maintenant, là, c'est possible pour des situations différentes
qui sont quand même urgentes, mais la notion de force majeure ici n'est pas
seulement l'obligation ou le respect d'être en force majeure, donc avant...
C'est la différence avec le régime d'avant puis aujourd'hui. Maintenant,
comme... comme on... pour revenir à ce qu'on disait tantôt, le bris d'une pièce
pour un garage qui empêche le réseau de fonctionner, est-ce que c'est une force
majeure? C'est ça qu'on se questionnait avant. Maintenant, oui, ça peut être
une situation d'urgence. C'est pour ça que c'est plus souple pour les
municipalités.
Puis, quand vous dites : Est-ce que
ce sera transparent pour les citoyens, transparent pour les entreprises? Bien
oui, parce que ça doit être quand même adopté au prochain conseil municipal. Il
y a l'avis d'intention. Donc ça, il n'y a aucune inquiétude à avoir par rapport
à cette inquiétude-là. Puis en même temps, moi, je suis convaincue, après tout
ce qu'on a entendu, ce qu'on vit dans nos municipalités parfois avec des
situations malheureuses, bien, ça va juste sécuriser et les citoyens, ça va
même dire aux entreprises : Bien, enfin, la ville agit rapidement. Ça va
dire, même aux citoyens : Bien, la ville n'a pas attendu parce qu'en
situation de force majeure, parfois, le temps de passer en appel d'offres,
comme on le mentionnait, c'était du temps perdu. Et voilà, c'est... puis ça...
comme c'est bien mentionné, ça prend vraiment un rapport qui sera motivé pour
expliquer la situation, puis pour les entreprises également, tu sais, ce sera
plus rapide.
Mme Setlakwe : Merci. Est-ce
que les cinq... les cinq motifs qui sont prévus donc à 33, est-ce que ce sont
les mêmes qui ont été introduits dans la LCOP?
Mme Laforest : La même, même
chose.
Mme Setlakwe : Oui.
Mme Laforest : On a copié
exactement la LCOP.
Mme Setlakwe : O.K. Donc, ce
qui est... ce qui est permis aux organismes publics va être permis pour les
organismes municipaux, ce sera les mêmes... les mêmes droits, les mêmes... les
mêmes critères qui vont s'appliquer.
Mme Laforest : Les mêmes
critères, mêmes obligations, mêmes, mêmes critères, oui.
Mme Setlakwe : O.K. Donc, le
1, il a été modifié. Ça, on en a discuté amplement un peu plus tôt. Dans le
deuxième paragraphe, on mentionne que «le contrat ne peut être attribué qu'à
une seule entreprise en raison d'une garantie d'un droit de propriété ou d'un
droit exclusif, par exemple, un droit d'auteur, un droit fondé sur une licence
exclusive ou un brevet, ou de la valeur artistique, patrimoniale ou
muséologique, du bien ou du service requis». Est-ce que vous voulez élaborer un
peu plus sur ce... ce paragraphe-là, s'il vous plaît?
Mme Laforest : Euh oui, ça,
c'est quand une municipalité veut procéder pour un contrat de gré à gré pour,
exemple, l'achat de matériel de bureau en raison d'un brevet qui est détenu par
l'entreprise qui a déjà attribué un contrat pour l'achat des chaises de bureau
ergonomiques. Donc, quand ça prend des chaises de bureau spécifiques,
ergonomiques, ça peut être aussi ce qui correspond à l'explication pour
l'article 2, pour le paragraphe 2°.
Mme Setlakwe : Ici, est-ce
que... Donc, ça, ça n'existait pas avant, là, c'est... c'est nouveau.
Mme Laforest : Ça, c'est dans
la LCOP, mais est-ce que ça existait?
Une voix : ...
Mme Laforest : Allez-y.
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : L'adaptation
à ce qui est prévu dans la
Loi sur les contrats des organismes publics est
nouveau dans sa forme actuelle, disons...
M. Veilleux (Jean-Pierre) : ...l'adaptation
à ce qui est prévu dans la
Loi sur les contrats des organismes publics, qui est
nouveau dans sa forme actuelle, effectivement.
Mme Setlakwe : Donc, ici, on
vise des cas où, contractuellement, une municipalité ne peut pas aller vers une
autre option qu'une entreprise spécifique.
Mme Laforest : Juste si
l'entreprise a un brevet, parce que là, l'exemple des chaises ergonomiques, par
exemple, c'est sûr que ça prend les mêmes chaises avec la même certification,
homologation. Donc, ça peut être un exemple aussi.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Puis
je pense que...
Mme Setlakwe : Oui, je pense
qu'il y avait un élément...
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Veilleux.
Mme Setlakwe : ...merci. Il y
avait un élément de réponse qui allait venir de Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. Juste mentionner un élément ici. Oui, ce sont, pour certains,
des applications nouvelles directement par la loi, mais ça ne veut pas dire que
la ministre n'avait pas le pouvoir... du moins, n'a pas le pouvoir
actuellement, en vertu de la
Loi sur les cités et villes ou d'autres lois en
droit municipal, d'octroyer une dispense, de passer par appel d'offres public.
C'est seulement un processus plus lourd. Dans ce cas là, par exemple, elle aurait
pu octroyer une dispense, ce ne sera plus requis maintenant, donc...
• (13 heures) •
Mme Laforest : C'est toujours
du cas par cas. Donc, c'est sûr, quand on parle de réduire... d'alléger,
réduire les délais, bien, ça, ça peut aider, parce qu'avant il fallait y aller
toujours avec la ministre, avec du cas par cas.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Donc, ici, honnêtement, le paragraphe 2°, ce n'est pas quelque chose de
nouveau, mais il fallait... Donc, c'était exceptionnel et ça prenait toujours
une approbation, une autorisation de la ministre.
Mme Laforest : C'est ça. On
comprend qu'il y a une logique là-dedans aussi, ça ne prend pas la ministre
pour, disons, acheter des chaises ergonomiques qui sont brevetées, là.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Non, non, je pense que c'est un...
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, merci beaucoup. Alors, compte tenu de l'heure, nous allons suspendre les
travaux jusqu'à 15 heures.
(Suspension de la séance à 13 h 01)
Haut de la page
15 h (version non révisée)
(Reprise à 15 h 31
Le Président (M. Schneeberger) : Bon
après-midi. La Commission de l'aménagement du territoire reprend ses travaux.
Alors, je rappelle que nous poursuivons les études détaillées du projet de loi
n° 79, Loi édictant la
Loi sur les contrats des organismes municipaux et
modifiant diverses dispositions, principalement aux fins d'allègement du
fardeau administratif des organismes municipaux.
Alors, ce matin, à 1 heure, on était
à l'article 33 tel qu'amendé, et c'était la députée de Mont-Royal qui
avait la parole. Alors, députée de Mont-Royal, vous avez la parole.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Donc, nous étions à discuter de l'article 33, qui est un
article important, là, qui prévoit dans quelles circonstances un organisme
municipal peut octroyer des contrats de gré à gré, donc ce qui est accueilli
favorablement par le milieu, mais c'est important qu'on... on en discute quand
même en détail. Nous étions, je pense, au troisième paragraphe de l'alinéa 1°.
Mme la ministre, ici, on parle donc d'un
contrat ou d'une question qui est de nature confidentielle, où il y a des
circonstances, des raisons qui font en sorte que le... le contrat ne devrait
pas faire l'objet d'une procédure ouverte pour... c'est ça, pour des raisons de
confidentialité. Expliquez-nous donc qu'est-ce qu'on a en tête ici et qu'est-ce
que ça peut... qu'est ce que ça peut... ça peut donner lieu à quel genre de...
quel genre d'exemple? On parle même de... que si c'était rendu public, ça
pourrait nuire... nuire à l'intérêt public. Qu'est ce qu'on a en tête
exactement?
Mme Laforest : Vous
comprendrez que c'est... ce sont des projets, par exemple, pour des postes de
police ou des prisons.
Mme Setlakwe : Et en... Et
actuellement... Je comprends. Est-ce qu'actuellement il y a un libellé qui le
permet dans le... le droit actuel?
Mme Laforest : Oui, sauf que,
là, on... on ajoute aussi la possibilité, par exemple, un système de... un
appel d'offres pour un système, mais je vais le dire comme ça s'appelle, un
système de GPS, par exemple, pour du repérage. Donc, ça, maintenant, on n'avait
pas ça. Là, c'est des possibilités. Donc, tout ce qui est confidentiel, tout ce
qui pourrait être confidentiel.
Mme Setlakwe : Oui, puis c'est...
L'intérêt public le commande, ça peut... ça peut se comprendre. Et... et
ensuite, est-ce qu'il y a quand même une reddition de comptes qui... on tient
quand même un registre de ce qui est fait sans donner le détail, ou comment
est-ce qu'ensuite il y aurait une reddition de comptes?
Mme Laforest : Je ne sais
pas. Il doit y avoir une reddition de comptes pour des projets à
titre
confidentiel, sûrement à la.... sûrement, mais...
Une voix : ...
Mme Laforest : Non, ce n'est
pas ça.
Une voix : ...
Mme Laforest : Il n'y a rien.
Non, il n'y a pas de divulgation.
Mme Setlakwe : Ça, ça demeure
exceptionnel.
Mme Laforest : Ça demeure
exceptionnel.
Mme Setlakwe : Je ne sais pas
s'il y a un ajout, un complément d'information qui pourrait nous être donné...
Haut de la page
15 h 30 (version non révisé
e) Mme Setlakwe : ...je ne sais
pas s'il y a... un complément d'information qui pourrait nous être donné.
Mme Laforest : Je ne sais pas
si c'est divulgué après...
Mme Setlakwe : Sans donner
les détails, il pourrait quand même y avoir une...
Mme Laforest : C'est autorisé
par le conseil municipal, ça, c'est certain. Mais est-ce que les détails sont
inclus, Me Veilleux?
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. Juste pour mentionner, lorsque c'est des questions de nature
confidentielle, c'est quand même très sensible. Donc, oui, l'organisme
municipal va prendre une résolution pour attribuer le contrat, mais,
ultimement, la publication des renseignements qui est prévue, pour l'ensemble
des contrats de 25 000 et plus, ne s'appliquera pas dans ces cas-ci, justement,
pour ne pas diffuser l'information de nature confidentielle et quand même assez
exceptionnelle aussi.
Mme Setlakwe : Non, mais il
pourrait... on pourrait tenir compte du fait... Je ne sais pas, si on donne, je
ne sais pas, moi, durant l'année ou durant le mois, on a octroyé tant de
contrats sous telle procédure, sans mentionner de détail, est-ce qu'il y a
quand même un décompte qui est fait?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Pas
spécifiquement là-dessus, non.
Mme Setlakwe : Paragraphe 4°,
ici, là, on parle d'une circonstance... On en a parlé un peu ce matin, là,
de... Je pense qu'on a échangé à micro ouvert, en tout cas, je sais qu'on en a
parlé dans une discussion hors micro, mais juste nous réexpliquer, au
paragraphe 4°, pourquoi c'est important qu'on garde le libellé, que «l'organisme
municipal estime qu'il sera impossible de démontrer qu'une procédure ouverte ne
servirait pas l'intérêt public».
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Oui, c'est ça.
Oui, parce que c'est quand même un libellé qui donne beaucoup de souplesse à la
municipalité. On n'est pas contre, mais on n'aa intentionnellement pas choisi
un libellé du genre qu'un organisme municipal doit le démontrer. On lui laisse
vraiment la discrétion ici avec le choix des mots, à l'organisme municipal,
plus de latitude, plus de discrétion dans sa prise de décision, comme quoi il
va être possible, plus tard dans la séquence, de démontrer que la procédure
ouverte ne servait pas l'intérêt public. Peut-être juste nous réexpliquer
pourquoi on a choisi ces mots.
Mme Laforest : Bien, je vais
y aller, encore une fois, par exemple, parce qu'avec des exemples c'est très
clair. Par exemple, une municipalité qui va acheter des équipements
informatiques d'une entreprise qui était en faillite. Donc, c'est sûr qu'à ce
moment-là, oui, ce sera dans l'intention, mais les renseignements seront donnés
par la suite, là. Parce qu'on s'entend, si, admettons, c'est des équipements
informatiques qui sont vendus par faillite, par le syndic, c'est un exemple
concret pourquoi on doit le libeller comme ça dans le paragraphe 4°.
Mme Setlakwe : Et puis, bien,
parce qu'il y a une urgence d'agir. Et au moment où la prise de décision est
faite, on n'a pas l'obligation de le démontrer. On exige simplement de l'organisme
municipal qu'il est... À ce moment-là, quand il commence à dépenser sans faire
un appel d'offres ouvert, ouvert à tous, qu'il est... C'est selon sa
discrétion, il pourra, plus tard, démontrer que c'était vraiment nécessaire de
le faire de gré à gré, sinon ça ne servait pas l'intérêt public, c'était... Je
ne suis pas sûre que l'exemple de l'équipement informatique, si c'est vraiment
visé à l'article 4...
Mme Laforest : Un autre
exemple, ça pourrait être des radios émetteurs qui sont sur... C'est le même
système que la municipalité a déjà. Donc, c'est sûr qu'on peut racheter le
matériel, les radios émetteurs. Exemple, avec la vente avec le syndic, c'en est
un exemple, ça aussi. C'est vraiment des exemples particuliers comme ça, mais
ça veut tout dire.
Mme Setlakwe : Je comprends. O.K.
Je comprends. Donc là, il y a comme une opportunité ou il y a une circonstance
particulière qui existe et la municipalité s'en saisit, en profite.
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : O.K. Je
comprends, je comprends. C'est des exemples qu'on n'avait pas, c'est, donc, des
bons exemples, et que donc on a la possibilité ici avec le libellé... On donne
la possibilité à l'organisme municipal de... de procéder rapidement, puis d'aller
de l'avant avec les achats. Je comprends. Et, plus tard, il y aura une
reddition de comptes.
Mme Laforest : Oui, toujours.
Mme Setlakwe :
Le paragraphe
5°, Mme la ministre, c'est assez large, là, on vient donc... De 1° à 4°, on
avait vraiment des circonstances précises...
Mme Setlakwe : ...qui nous
permet de comprendre, là, dans quel... dans quel cas d'espèce une municipalité
peut procéder de gré à gré. Et là, à 5°, on dit «dans tout autre cas, à toute
entreprise ou à toute catégorie d'entreprise et aux conditions déterminées par
règlement du gouvernement». Donc, le gouvernement peut, par règlement, au cas
par cas, donner la... donner une autorisation. Comment ça se passe puis est-ce
que c'est... aussi, est-ce que c'est le même libellé que dans la LCOP?
Mme Laforest : Oui. Bien, en
fait, c'est quand on a rencontré le milieu municipal. C'est possible puis ça
concerne aussi l'article 33 qu'on a... qu'on a étudié. Donc, c'est
important de rassurer le milieu municipal pour dire qu'on allait partager aux
membres de la Commission de l'aménagement du territoire les règlements. Puis
là, est-ce que vous les avez? Oui. Avez-vous nos... les intentions
réglementaires?
Mme Setlakwe : Oui, Mme la
ministre.
Mme Laforest : Oui, c'est ça.
Donc, c'est le milieu municipal qui a été rencontré puis, c'est ça, vous avez
la liste des intentions réglementaires.
• (15 h 40) •
Une voix : ...
Mme Laforest : Là, c'est sûr,
la liste est longue, mais ça reprend toutes celles qui sont déjà existantes.
Mme Setlakwe : O.K. Donc,
pour ceux et celles qui auraient pu se préoccuper que l'article 33 était
plus limitatif par rapport au régime existant, mais là, on le dit clairement,
en commission, que tous les cas qui étaient prévus avant continuent de
s'appliquer.
Mme Laforest : Excellent!
Mme Setlakwe : Oui, c'est ça.
Oui, je le comprends bien.
Mme Laforest : Oui,
excellent.
Mme Setlakwe : Et puis donc
il ne devrait plus y avoir d'inquiétude, là, c'est vraiment.
Mme Laforest : Non, c'est...
Mme Setlakwe : Et c'est
exhaustif dans le sens que ce qui était couvert avant l'est toujours.
Mme Laforest : C'est ça.
C'est pour rassurer le milieu municipal de nos intentions réglementaires. C'est
pour ça que c'était demandé de le présenter ainsi.
Une voix : ...
Mme Setlakwe : O.K., donc
c'est ça. Donc j'ai vraiment sous les yeux, là, un tableau très détaillé de...
d'exceptions et l'obligation de procéder par appel d'offres qui sont prévues au
cadre légal actuel et qui seraient maintenus, tarif fixé par un gouvernement,
fournisseur unique, organisme à but non lucratif pour des services non couverts
par l'AECG, l'Accord économique et commercial global entre l'Union européenne
et le Canada, coopératives de solidarité désignées par la ministre, etc.,
camionnage en vrac, domaine artistique, domaine publicitaire, et j'en... et
j'en passe, mais donc tout ça va être maintenu.
Mme Laforest : Oui,
exactement.
Mme Setlakwe : Merci. Merci
de l'avoir fourni. Donc, je pense qu'il n'est pas nécessaire de venir alourdir
la loi de façon...
Mme Laforest : Non. Mais je
ne pense pas, non, sûrement pas, parce qu'on l'a présenté, puis le milieu
municipal était très satisfait. C'est juste pour les rassurer en fait.
Mme Setlakwe : Oui, oui, je
comprends. Et puis ça, évidemment, c'est une liste qui peut... qui va... qui va
évoluer dans le temps, au besoin, peut-être.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Peut-être.
Mme Laforest : Oui, puis ce
sera publié, ce sera public également, là, ça sera publié aussi dans le ...
express, là, oui, j'imagine.
Une voix : Ça, c'est un
règlement.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Merci. Non,
non, c'est clair. Ensuite, je continue dans le...
L'article 33, alinéa 2°,
on fait un lien avec le paragraphe1°, et étant donné qu'au paragraphe 1° on est
dans des situations d'urgence où la sécurité des personnes, des biens est en
cause ou autres situations qu'on a discutées plus tôt, là, on vient préciser
qui est autorisé à signer le contrat. N'est-ce pas?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Le maire, le
préfet, le président de l'organisme municipal. Et puis il y a une particularité
si c'est une communauté métropolitaine ou une société de transport en commun, à
ce moment-là, c'est «le directeur général de l'organisme qui peut aussi
attribuer un tel contrat lorsque le président de l'organisme est absent ou
empêché d'agir». Ça, c'est un libellé qui est très clair pour le milieu. Je
pense qu'il n'y a aucune, aucune ambiguïté ici. Et puis ensuite, on a la phrase
importante qui dit que «celui qui attribue le contrat doit déposer un rapport
motivé lors de la première séance du conseil de l'organisme qui suit
l'attribution du contrat» et donc, en séance publique, les membres... les
membres du conseil vont être informés, ils vont... ce document-là va être
déposé, et puis donc l'information est disponible à toute la population.
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Il y a juste pourquoi
on a fait... on fait une distinction dans les deux derniers deux derniers
alinéas. Donc, il y a un régime particulier qui s'applique pour la... pour la
signature du contrat au paragraphe 1°, et aux paragraphes 2° à 4°, le contrat
doit... s'il n'est pas attribué par le conseil, il doit être autorisé par
celui-ci...
Mme Setlakwe : ...le contrat
doit, s'il n'est pas attribué par le conseil, il doit être autorisé par
celui-ci. Ah! bien là, c'est que, dans 2 à 4, là il faut que ça passe par le
conseil... Je comprends.
Mme Laforest : Bien, c'est
surtout que le 1, c'est des situations d'urgence.
Mme Setlakwe : Oui,
exactement. C'est pour ça qu'il y a un régime, on ne peut pas... On peut aller
même plus vite, on n'a pas besoin de... Il y a vraiment urgence, puis on
n'attend pas de réunir le conseil. Je comprends. Et qu'est-ce qui arrive...
C'est un contrat signé en vertu du paragraphe 5° de l'alinéa 1°, pourquoi il ne
serait pas inclus dans... Toute cette liste, là, qu'on a discuté dans
l'intention réglementaire...
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
monsieur... Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. Dans le cas du paragraphe 5°, c'est-à-dire les cas qui
seraient prévus par règlement, il n'y aurait pas nécessité, si c'était, par
exemple, le comité exécutif qui attribuait le contrat, pour un montant en bas
de 100 000 $, de demander, en plus, l'approbation du conseil, sinon, ça
alourdirait le processus. C'est seulement dans les cas de 2 à 4 qui sont plus
exceptionnels que l'exigence est prévue.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Mme Setlakwe : Oui, donc, ça
ne s'applique pas aux situations qu'on a discuté, qui sont prévues au
règlement. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Est-ce qu'il y a d'autres questions sur l'article 33? Oui.
Mme Setlakwe : Juste
restituer l'exemple. J'ai, en tête, les inondations printanières, ça,
c'était... Il n'y a pas de changement de régime, donc, par rapport à ça, la
municipalité avait toujours la possibilité d'agir rapidement.
Mme Laforest : Là, on
arrive... Bien, votre question est excellente, mais là ça touche plus le
ministère de la Sécurité publique dans la Loi de la Sécurité publique.
Mme Setlakwe : C'est un
régime particulier.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Merci, Mme la
ministre.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, est-ce que l'article 33, tel... de la loi édictée tel qu'amendé, est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 151.1.
Mme Laforest : 151.1,
l'article 151.1 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux modifiant
l'article 114.2 de la
Loi sur les cités et villes.
Insérer, après l'article 151 de la loi...
Mme Setlakwe : Je suis
désolée. On ne vous suivait pas, là. Ce n'est pas dans mes...
Des voix : ....
Mme Setlakwe : Ah! je pouvais
bien ne pas le trouver.
Mme Laforest : Est-ce que je
le lis?
Le Président (M. Schneeberger) : C'est-tu
moi qui a une erreur sur mes articles ou... c'est 151 ou 151.1?
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : 151.1.
O.K. Je vous laisse déposer l'amendement.
Mme Laforest : Vous l'avez
reçu? 151.1 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux,
article 114.2
de la
Loi sur les cités et villes.
Insérer, après l'article 151 de la
Loi sur
les contrats des organismes municipaux, proposé par l'article 1 du projet de
loi, le suivant :
151.1.
L'article 114.2 de cette loi est
modifié par le remplacement du deuxième alinéa par le suivant :
«Toutefois, le responsable de l'accès aux
documents peut :
«1° refuser pour un motif prévu aux
articles 21 à 27 de la
Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et
sur la protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1) de donner
accès à un document concernant une société par actions avec laquelle la municipalité
a conclu une convention relative à l'exercice d'une de ses compétences et dont
elle est actionnaire;
«2° refuser pour un motif prévu aux
articles 28 à 29 de cette loi de donner accès à un document concernant un
contrat attribué en vertu du paragraphe 3° du premier alinéa de l'article 33 de
la
Loi sur les contrats et organismes (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi, ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui
édicte la
Loi sur les contrats des organismes municipaux).».
Donc, cet amendement, à l'article 114.2 de
la
Loi sur les cités et villes, afin de permettre au responsable de l'accès aux
documents d'une municipalité régie par cette loi de refuser de donner accès à
certains documents faisant
partie des archives municipales qui concernent un
contrat attribué de gré à gré ou sur invitation écrite, pour le motif qu'il
s'agit d'une question confidentielle ou protégée dont la divulgation aurait des
incidences sur l'administration de la justice et de la sécurité publique.
Donc, ici, il faut comprendre que c'est
une question de confidentialité, on en a discuté tantôt, même pour les plans,
parfois, il faut être prudent pour certains projets et pour certaines
informations aussi contractuelles, par exemple, un projet pour octroi de
contrat pour des drones, ce serait un des meilleurs exemples. Alors, il faut...
parce qu'on sait que les archives...
Mme Laforest : ...municipales
ont le caractère public évidemment. Mais à ce moment-ci, il faut protéger
certaines... certains renseignements parfois, et c'est l'article qui l'édicte.
Mme Setlakwe : Donc là, ici,
merci, on est dans la... Non, c'est que je... ce que je comprends, c'est qu'on
doit, en raison de... de ce qu'on vient de discuter à l'article 33,
surtout l'octroi de contrats de gré à gré quand c'est un dossier qui doit
absolument demeurer confidentiel, mais là on fait une modification équivalente.
C'est dans la
loi sur l'accès à l'information?
Mme Laforest : Oui, dans la
loi sur... Bien, aux affaires municipales, on a... les archives ont le
caractère public obligatoirement.
Mme Setlakwe : Mais là il y a
une exception.
Mme Laforest : Sauf que
parfois c'est sûr qu'il faut être prudent, là, dans... dans l'accès à
l'information, puis c'est pour ça, c'est pour des contrats confidentiels comme
on le mentionnait, là, dans... de... pour des projets ou encore pour de l'achat
d'équipement pour certains corps de police municipaux, des projets comme ça
et/ou des... des contrats pour de l'équipement confidentiel, par exemple. Donc,
l'accès peut être confidentiel, interdit.
• (15 h 50) •
Mme Setlakwe : Non, je
comprends. On ne peut donc pas donner suite à une demande d'accès à
l'information pour obtenir des documents confidentiels et pour lesquels on
permet à une municipalité de procéder de gré à gré, justement parce que l'objet
est confidentiel. Oui, ça, je vois vraiment ça dans le deuxième... le deuxième
paragraphe, mais c'est comme... c'est comme le premier paragraphe, je pense que
je ne le... je ne le situe pas, là, dans le contexte de nos discussions.
Le responsable de l'accès aux documents
pour refuser, bon, pour des motifs qui sont prévus dans la
loi sur l'accès, de
donner accès à un document concernant une société par actions avec laquelle la
municipalité a conclu une convention relative à l'exercice d'une de ses
compétences et dont elle est actionnaire. Ce n'est pas limpide pour moi, là,
pour... à la première lecture.
Le Président (M. Schneeberger) : Mais
j'aurais besoin du consentement pour qu'elle puisse prendre... que Mme Petit
puisse prendre la parole.
Mme Setlakwe : Consentement,
certainement.
Le Président (M. Schneeberger) : Consentement.
Allez-y.
Mme Petit (Katia) : Merci
beaucoup. Donc, c'est une disposition qui existe déjà dans la
Loi sur les cités
et villes à 114... 114.2. Ça vise surtout les sociétés d'économie mixte donc
qui ont... qui ont un caractère d'entreprise, et c'est pour, entre autres,
protéger des secrets industriels. C'est-à-dire qu'il y a des articles de la loi
sur l'accès qui peuvent être invoqués pour... pour refuser l'accès à certains
documents dans un contexte, là, pour des motifs d'économie comme pour n'importe
quelle entreprise, là. C'est... c'est déjà existant dans le droit actuel, ça
avait juste... On vient juste le réintégrer ici.
Mme Setlakwe : O.K. Merci.
Donc, on ne donne pas accès à un document concernant une société, une tierce
société avec laquelle la municipalité a un contrat d'entreprise de...
Mme Petit (Katia) : Des...
C'est vraiment dans une situation de société d'économie mixte, là...
Mme Setlakwe : D'économie
mixte.
Mme Petit (Katia) : ...où,
par exemple, si une municipalité s'adjoint un partenaire privé, puis il y a un
partage, là, de parts dans l'entreprise pour offrir un service X, Y, Z. Il y en
a quelques-unes, là. Hier, on avait discuté de la liste avec Mme la ministre.
Donc, c'est vraiment sur ces cas-là que ça... que ça vise, et c'est déjà
existant.
Mme Setlakwe : Il y a des...
je comprends. Et dans ce contrat-là où il y a... il y a un partenariat, il y a
des... des éléments qui... de nature commerciale qui ne devraient pas être
rendus publics. Je comprends. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Pas d'autre question? Alors, à ce moment-là, est-ce que l'amendement qui
introduit l'article 151.1 est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
l'article 153 est adopté. Par juste mesure, nous allons à
l'article 165.1.
Mme Laforest : Alors, ici, on
commence la série, M. le Président, parce qu'on doit, comme on le sait, là,
l'adapter à toutes les lois. Ici, c'est pour le Code municipal, mais c'est la
même chose.
Article 1 (article 165.1 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux modifiant l'article 209 du
Code municipal du Québec)
Insérer, après l'article 165 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux proposé par l'article 1 du
projet de loi, le suivant :
165.1.
L'article 209 de ce code est modifié
par le remplacement du deuxième alinéa par le suivant :
«Toutefois, la responsable de l'accès aux
documents peut :
«1° refuser pour un motif prévu aux
articles 21 27 de la
Loi sur l'accès aux documents des organismes publics
et sur la protection des documents des renseignements personnels
(chapitre A-2.1) de donner accès à un document concernant une société par
actions avec laquelle la municipalité a conclu une convention relative à
l'exercice d'une de ses compétences et dont elle est actionnaire;
«2° refuser pour un motif prévu aux
articles 28 à 29 de cette loi de donner accès à un document concernant un
contrat attribué en vertu du paragraphe 3° du premier alinéa de
l'article 33 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux (indiquer
ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que...
Mme Laforest : ...le numéro
de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi
qui édicte la
Loi sur les contrats des organismes municipaux).».».
Donc ici, on touche la même loi qu'on a
adoptée précédemment, mais pour le Code municipal.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Mme Laforest : Pour que les
informations restent confidentielles...
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Mme Laforest : ...pour
certains équipements municipaux.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
ici, c'est le même mécanisme que l'article précédent, c'est-à-dire que c'est un
amendement qui introduit un nouvel article. Est-ce qu'il y avait des questions
sur l'amendement?
Mme Setlakwe : Non, non. Là,
on en a discuté. Là, je comprends qu'on fait exactement la même chose, mais
pour le... le Code municipal. Mais en fait, on... suite à l'échange avec Mme
Petit, on réalise qu'il y a un paragraphe entier qui n'est pas changé du tout.
On fait juste changer le... mais il fallait remplacer complètement un alinéa
qui comprenait deux paragraphes, c'est ça? Mais le changement est juste dans le
deuxième.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : O.K. Ça fait
que je comprends. O.K.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Ça va?
Mme Setlakwe : Pas de
commentaire.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
est-ce que l'amendement qui introduit l'article 165.1 est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
155.1.
Mme Laforest : Bon, ici, on
touche la même... le même article, en fait le même changement, le même
amendement, mais pour la
Loi sur les cités et villes.
Alors, l'article 1 (155.1 de la Loi
sur les contrats des organismes municipaux modifiant l'article 468.31 de
la
Loi sur les cités et villes)
Insérer, après l'article 155 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux proposé par l'article 1 du
projet de loi, le suivant :
«155.1.
L'article 468.31 de cette loi
est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant;
«Toutefois, le responsable de l'accès aux
documents peut refuser pour un motif prévu aux articles 28 à 29 de la loi
ou... de la
Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la
protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1) de donner accès
à un document concernant un contrat attribué en vertu du paragraphe 3° du
premier alinéa de l'article 33 de la
Loi sur les contrats des organismes
municipaux (indiquer l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi
que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur les contrats des
organismes municipaux).».»
Merci. C'est la même chose, M. le Président,
mais pour la
Loi sur les cités et villes.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
bon. Merci beaucoup. Est-ce qu'il y avait des questions? C'est la même chose.
Alors, est-ce que l'article... l'amendement qui introduit l'article 155.1
est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Nous en sommes maintenant au 167.1. Est-ce que c'est la même procédure?
Mme Laforest : La même chose
pour les régies. Alors :
Article 1 (article 167.1 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux modifiant l'article 600 du
Code municipal)
Insérer, après l'article 167 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux, proposé par l'article 1 du
projet de loi, le suivant :
«167.1.
L'article 600 de ce code est
modifié par l'ajout, à la fin de l'année, alinéa suivant :
«Toutefois, le responsable de l'accès aux
documents peut refuser pour un motif prévu aux articles 28 à 29 de la Loi
sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des
renseignements personnels (chapitre A-2.1) de donner accès à un document
concernant un contrat attribué en vertu du paragraphe 3° du premier alinéa de
l'article 33 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux (indiquer
ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de
l'article de cette loi qui édicte la
loi sur les contrats des organismes
municipaux).».».
Alors, voilà, M. le Président, c'est la
même chose maintenant pour les régies intermunicipales, pour l'accès
confidentiel aux documents.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Mme Laforest : Même chose, M.
le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'amendement proposé?
Mme Setlakwe : Non, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Non.
Parfait. Alors, est-ce que l'amendement qui introduit l'article 167.1 est
adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
L'article 181.1?
Le Président (M. Schneeberger) : Bon,
M. le Président, alors, ici, c'est pour la Communauté métropolitaine de
Montréal, la même chose.
Article 1 (article 181.1 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux modifiant l'article 95 de
la
Loi sur la Communauté métropolitaine de Montréal).
Insérer, après l'article 181 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux proposé par l'article un du
projet de loi, le suivant :
«181.1
L'article 95 de cette loi est
modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«Toutefois, le responsable de l'accès aux
documents peut ;
«1° refuser, pour un motif prévu aux
articles 21 27 de la
Loi sur l'accès aux documents des organismes publics
et sur la protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1) de
donner accès à un document concernant une société par actions avec lesquelles
la communauté a conclu une convention relative à l'exercice de l'exercice d'une
de ses compétences et dont elle est actionnaire;
«2° refuser pour un motif prévu aux articles 28
à 29 de cette loi, de donner accès à un document concernant un contrat attribué
en vertu du paragraphe 3° du premier alinéa de l'article 33 de la
Loi sur
les contrats des organismes municipaux (indiquer ici l'année, le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui
édicte la
loi sur les contrats des organismes municipaux).».»
Alors, merci beaucoup, M. le Président.
C'est la même chose pour la Communauté métropolitaine de Montréal, pour la
confidentialité des informations dans la gestion contractuelle pour les
archives. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions? Non. Alors, est-ce que l'amendement qui introduit
l'article 181.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Nous
en sommes au 183.1.
Mme Laforest : Bon, alors...
Le Président (M.