Public Finance — 25 March 2013 (40th Legislature, 1st Session)
CFP 2013-03-25
Quebec — Committees
(Quatorze heures deux minutes)
Le Président (M. Gautrin) : Alors, je déclare la séance de la
Commission des finances publiques ouverte.
Alors, tout le monde, auriez-vous l'amabilité
de fermer vos téléphones cellulaires? Le mieux, c'est de ne pas les amener,
parce que ça évite de les fermer.
Alors, la commission est réunie pour procéder
à l'étude détaillée du projet de loi n° 21, Loi visant l'optimisation de l'action
gouvernementale en matière de prestation de services aux citoyens et aux
entreprises.
la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, M. le Président. M.
Chapadeau (Rouyn-Noranda—Témiscamingue) est remplacé par Mme Beaudoin (Mirabel); M. Claveau (Dubuc), par M.
Ferland (Ungava); M. Pelletier (Rimouski), par Mme Gadoury-Hamelin (Masson); M. Bachand (Outremont), par Mme
Weil (Notre-Dame-de-Grâce); et M. Dubé (Lévis), par M. Lévesque
(Vanier-Les Rivières).
Le Président (M. Gautrin) : C'est très bien. Alors, nous allons
sans plus tarder commencer par les remarques
préliminaires. Chaque parlementaire a une possibilité de faire des remarques
préliminaires d'une vingtaine de minutes. Alors, Mme la ministre, vous avez le
choix de commencer les premières remarques préliminaires.
Maltais : Oui. Non, M. le Président,
à mon souvenir, nous avons fait les remarques préliminaires...
Président (M. Gautrin) : Non, c'est...
Maltais : ...avant les auditions.
Weil : Oui, c'est ça, il n'y a pas de remarques.
Maltais : Alors, moi, je serais prête
à passer à l'étude
article par article.
Weil : Absolument, on fonce.
Président (M. Gautrin) : Bien,
écoutez, moi, ce qui a été proposé par notre secrétaire, c'est que… des
remarques préliminaires à faire. Alors, on peut encore refaire des remarques
préliminaires. Est-ce que… Ça ne vous empêche pas de pouvoir en faire.
Maltais : Alors, écoutez, M. le
Président, je vous souhaiterai...
Président (M. Gautrin) : Si vous
voulez. Vous n'êtes pas obligée d'en faire.
Mme Maltais : Alors, j'en ferai. Je veux vous
souhaiter la bienvenue ainsi qu'à tous les collègues parlementaires, à ceux
qui, de notre côté aussi, se sont joints à nous, parce qu'ils n'ont peut-être
pas assisté à toutes les auditions. Ça va être un plaisir et une joie de
travailler avec vous aujourd'hui.
Président (M. Gautrin) : Je vous
remercie, madame. Mme la ministre, est-ce que... Mme la députée de
Notre-Dame-de-Grâce, excusez-moi.
Weil : Oui, moi aussi, plaisir d'être
ici tous ensemble ce beau lundi à Québec, où il fait aussi beau qu'à Montréal,
et très contente de voir la ministre et les collègues députés du gouvernement,
et aussi de l'opposition, et surtout le président, qui a un intérêt particulier
pour ce projet de loi.
Président (M. Gautrin) : Qui va...
Attendez un instant, il va faire ses remarques préliminaires aussi, il a le
droit d'en faire.
Weil : Oui. Alors...
Le Président (M. Gautrin) : M. le député de Vanier, vous avez quelques remarques
préliminaires brèves?
M. Lévesque : Je vais joindre ma voix à celles des
collègues, M. le Président, pour saluer tout le monde. Bon lundi, bon début de semaine à tout le monde qui nous
écoute et également les membres du ministère et de Services Québec, que je suis
heureux de retrouver. Alors, on est fin prêts pour travailler avec vous dans le
plus grand esprit d'ouverture et de collaboration.
Le Président (M. Gautrin) : Très bien, je vous remercie. Alors,
moi, je vais faire une remarque préliminaire
pour dire formellement dans le micro ce que
j'ai dit avant. Je vais présider aujourd'hui sans difficulté. Néanmoins, je
compterais pouvoir intervenir sur l'article 2 du projet de loi et
éventuellement sur l'article 3, qui sont liés. À ce moment-là, je confierais la
tâche de présider cette commission au député d'Ungava, qui s'est porté
volontaire, à ce moment-là, pour les
articles 2 et 3, et je pourrai continuer après. Maintenant, je vous signale, il
n'y aura pas d'enveloppe brune qui circulera pour ce service.
Ferland (
Ungava) :
...volontaire, M. le Président.
Président (M. Gautrin) : C'est bien.
Alors, je vous en remercie. On passe maintenant à l'article 1.
Président (M. Gautrin) : Pardon? Il y a… Nous allons
débuter l'étude
article par article.
Le Président (M. Gautrin) : Ah oui! Bon, bien, je comprends
implicitement qu'il n'y a pas de motion
préliminaire pour entendre des gens. J'ai l'habitude que, si jamais quelqu'un
veut faire des motions préliminaires, il le signale avec véhémence. Personne ne l'ayant signalé, et tout le monde voulant
passer à l'article 1, je suggère, Mme la ministre, que nous
passions à l'article 1. Mais peut-être voulez-vous présenter les documents que
vous avez eu l'amabilité de nous avoir envoyés ou…
Mme Maltais : M. le Président, nous avions... les
parlementaires avaient demandé les cartes; les
parlementaires ont entre les mains les cartes des bureaux de Services Québec et
des centres locaux d'emploi du ministère de l'Emploi et Solidarité sociale dans
le détail, région par région.
Président (M. Gautrin) : Est-ce que
formellement, Mme la Présidente... Mme la Présidente!
Maltais : Je les dépose donc.
Président (M. Gautrin) : Mme la ministre — je commence à me mêler un peu — Mme la ministre, je voudrais… vous faites un dépôt formel,
formel à la commission?
Maltais : J'en fais un dépôt formel,
M. le Président.
Le Président (M. Gautrin) : Et vous en avez une copie pour faire
le dépôt? Merci. Et le dépôt est accepté, et,
à ce moment-là, il est formellement déposé à la commission.
Alors, maintenant, je pense qu'on peut
aborder l'étude de l'article 1 du projet de loi et, Mme la ministre, je vous laisse la parole pour pouvoir le présenter.
Maltais : Alors,
article 1 :
La
Loi sur Services Québec est abrogée.
Évidemment, étant donné que les
activités exercées par Services Québec en matière de services aux citoyens et aux entreprises le seront maintenant par le ministère
de l'Emploi et Solidarité sociale, la loi comme telle de Services Québec vient
de disparaître.
Président (M. Gautrin) : …si on
accepte la loi.
Maltais : Bien, il faudrait d'abord
accepter l'article, M. le Président.
Président (M. Gautrin) : Bien oui, c'est
bien ce que… On accepte l'article et après...
Mme la ministre… Mme la députée. Excusez-moi,
je suis toujours, encore, comme si on était encore ministériels. Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Weil : Oui. Non,
je n'ai pas de question. Je pense que c'est évident qu'on abroge la loi. Moi,
je n'ai pas de question, M. le Président.
Le Président (M.
Gautrin) : M. le député de Vanier-Les
Rivières.
M. Lévesque : Pas de commentaire, M. le Président.
Le Président (M.
Gautrin) : Est-ce que vous êtes prêts
à accepter l'article?
M. Lévesque : Tout à fait.
Le Président (M.
Gautrin) :
L'article est adopté. Je
demanderais maintenant au député d'Ungava de vouloir bien présider la commission, comme on a dit, de manière que je puisse
intervenir sur les articles 2 et 3. Ça va, c'est correct?
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Alors, maintenant,
je retourne la parole à Mme la ministre.
Mme Maltais : M. le Président, si vous appelez... si vous faites mention
de l'article 2, ça me fera plaisir de le lire.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Alors, oui, nous
sommes bien rendus à l'article 2. Alors, je vous demanderais d'en faire la
lecture, Mme la ministre.
Maltais : Merci,
M. le Président. Alors :
L'article 2 de la
Loi sur le ministère de l'Emploi
et de la Solidarité sociale et sur la
Commission des partenaires du marché du travail est modifié :
1° par l'ajout, à la fin du
premier alinéa, de «ainsi qu'en matière de services aux citoyens et aux
entreprises»;
2° par l'ajout, après le
deuxième alinéa, du suivant :
«En matière de
services aux citoyens et aux entreprises, le ministre a pour mission de leur
offrir, sur tout le territoire du Québec, un accès simplifié à des services
publics. Dans ce cadre, le ministre :
«1° favorise une prestation intégrée des services et assure
une présence gouvernementale dans toutes les
régions du Québec, en fonction des orientations déterminées par le
gouvernement;
«2° offre des services de
renseignements aux citoyens et aux entreprises et assure leur aiguillage quant
à la prestation de services qui peuvent leur être rendus;
«3° s'assure que le ministère fournisse, à
titre de porte d'entrée
principale, les services qu'il juge nécessaires
à la création et à l'exploitation d'entreprises
en facilitant [l'accès] aux formalités notamment d'enregistrement, de
modification et de déclaration;
«4° propose à toute personne, ministère ou organisme avec
qui il peut conclure des ententes, des moyens
visant à faciliter le développement de la prestation de services aux citoyens
et aux entreprises.»
Président (M. Ferland, Ungava) : Merci, Mme la ministre. Est-ce que vous avez des
informations complémentaires?
Mme Maltais : Oui. Tout simplement, c'est qu'on voit dans cet
article
que la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale se voit confier, en
plus de ses responsabilités actuelles, une mission en matière de prestation de
services aux citoyens. Pour l'essentiel, dans cet article, on décrit les
nouvelles fonctions qui vont être exercées par la ministre. Par ailleurs, elles
sont inspirées principalement de celles qui sont actuellement confiées à
Services Québec, avec les ajustements nécessaires.
On peut y aller
paragraphe par paragraphe, si vous le désirez, M. le Président, mais c'est
quasi, là, avec quelques nuances près, là, quelques nuances près, les activités
exercées par Services Québec. Mais on peut y aller paragraphe par paragraphe,
M. le Président, parce qu'en bloc comme ça c'est peut-être un peu lourd.
M. Gautrin : C'est ce que j'allais suggérer, M. le Président.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Mais juste…
Une voix : Est-ce qu'on va les
adopter, donc…
Maltais : Non, on adopte l'article à
la fin.
Le Président (M. Ferland, Ungava) :
L'article, c'est ça. Non, mais c'est bon de demander
toujours à la ministre si elle avait des informations complémentaires, pour
permettre des discussions immédiatement après.
Alors,
maintenant — merci, Mme la
ministre — je reconnais le
parti d'opposition, la députée de…
Weil : Notre-Dame-de-Grâce.
Président (M. Ferland, Ungava) :
…Notre-Dame-de-Grâce.
Gautrin : ...M. le Président, la
ministre vient de proposer, à l'heure actuelle — et il faudrait qu'on
décide — de travailler paragraphe par paragraphe, et je pense qu'on
va étudier paragraphe par paragraphe, quitte, à
la fin, à ce qu'on soit en mesure d'adopter globalement l'article, si elle
veut, dans ce sens-là.
Weil : Moi, j'ai une question, M. le
Président.
Président (M. Ferland, Ungava) : Oui,
allez-y.
Weil : Parce que, si on a des
amendements à proposer, il y a deux façons d'y aller : soit qu'on fait une
discussion générale sur l'article ou on y va
alinéa par alinéa,
article par article, puis là on va poser des questions puis
on va voir si l'amendement est pertinent.
Puis on pourrait avoir une discussion, et ensuite on peut adopter les
paragraphes et les alinéas.
Président (M. Ferland, Ungava) : Tout à fait, tout à fait.
Weil : C'est parfois plus simple.
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Les règles de la commission, je
pense, sont claires, vous les connaissez, si vous avez des amendements à proposer. Il y a aussi
les sous-amendements, si jamais vous... Et ça peut être sans fin, si
vous voulez, hein, tu sais, mais…
Weil : Mais c'est surtout d'avoir la
discussion avant.
Président (M. Ferland, Ungava) : Oui,
définitivement. Donc, vous avez très bien compris les règles.
À ce moment-là, j'avais une intervention du
député de Verdun à l'effet qu'on irait paragraphe par paragraphe. C'est ce que vous souhaitez?
M. Gautrin : Bien, M. le Président, je pense qu'on
est mieux d'aller... d'avoir peut-être une discussion générale sur la portée de l'article, avoir quelques
explications. Ensuite, on irait paragraphe par paragraphe, et après on verrait
si on peut amender certaines choses, au cas échéant. Si vous n'avez pas d'objection,
ça serait probablement une manière d'être plus efficaces.
Maintenant,
je m'adapterai. Je suis capable de m'adapter, en termes de procédure, à quelque
chose que vous décidez, ne vous inquiétez pas.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, merci, M. le député de Verdun. Alors, nous allons procéder de la façon proposée par le député, donc paragraphe par
paragraphe. Et vous comprenez que c'est un temps alloué de 20 minutes à chaque fois. À ce moment-là, vous
connaissez la suite des choses. C'est ça qu'il faut comprendre également, là, c'est que, si on y va paragraphe par
paragraphe, c'est... chaque député a 20 minutes pour chacun des paragraphes.
Mme Maltais : Oui. M. le Président, écoutez, on
peut faire une discussion générale, puis ensuite ce que je disais, c'était de les revoir un par un, simplement pour
bien se comprendre puis pour être sûrs qu'on ait bien... qu'on se soit bien compris sur chaque élément. Je ne sais pas si
les gens voulaient en faire une question de fait de 20 minutes par...
tout ça, mais l'idée, c'était de faciliter la conversation, si j'ose dire.
Président (M. Ferland, Ungava) : O.K. Merci, madame...
Gautrin : Si on avait à bloquer ce
projet de loi, c'est ce qu'on ferait.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, merci beaucoup. Alors, la députée de Verdun.
Mme Weil : Oui, parce que je pense qu'on s'est
déjà... De Verdun? De Notre-Dame-de-Grâce.
Soudainement, je suis à Verdun.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Notre-Dame-de-Grâce, excusez, j'ai rebaptisé votre comté.
Weil : Je
joue... Mes enfants jouent au hockey à Verdun, là, mais moi, je suis de
Notre-Dame-de-Grâce.
Président (M. Ferland, Ungava) : O.K. Je ne voudrais pas offusquer la députée, je ne
crois pas que ça a été fait. Alors, Mme la
députée de Notre-Dame-de-Grâce. Excusez-moi.
Mme Weil : Oui. On a déjà eu l'occasion, lorsqu'on a fait nos discours
en Chambre, etc., de voir quelques éléments, puis la ministre s'était déjà
montrée ouverte à regarder des possibilités d'amendement. Donc, je ne verrais
pas le besoin d'un 20 minutes de façon très rigide, là.
C'est vraiment, je pense, comme la ministre le propose,
discussion générale sur quelques éléments, parce
qu'on voit des différences évidentes dans
les textes. C'est de comprendre l'intention derrière ces modifications, et on
pourrait poser des questions qui concernent l'article dans son entièreté et par
la suite aller avec les amendements.
Alors, moi, je n'irais
pas très rigide sur le... Personnellement, je n'aurais pas besoin de
20 minutes par...
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Ça va. De toute
façon, le temps vous est... vous avez le temps à votre disposition, et on
comprend que vous n'êtes pas obligée de tout le prendre, bien sûr, hein? Mais,
si jamais vous le dépassez, là, je vais vous arrêter à ce moment-là.
Mme Weil : Non, il n'y aura pas de problème là.
Président (M. Ferland, Ungava) : Alors, on s'entend pour une discussion de façon... d'ordre
général, proposée par la ministre. Alors,
maintenant, je laisse la parole à Mme la ministre.
Maltais : Oui.
M. le Président, simplement pour que vous ayez des références, là, comme je
disais, dans l'ancienne loi, la
Loi sur
Services Québec, qui pourrait être... qui devrait être abrogée si on accepte le
projet de loi, l'article 5 décrivait la
mission de Services Québec, et on en donnait les fonctions, de Services Québec.
Alors, si on regarde ce qu'on a
transféré de l'article 5 dans l'article 2 de la nouvelle loi,
celle-ci... Ça, c'est un paragraphe ou un alinéa, là, ça? C'est un
paragraphe. Paragraphe 1°,
article 5 de la
Loi sur Services Québec, le
paragraphe 1° disait :
«1° développer une approche intégrée dans la prestation des
services publics de façon à en assurer l'efficacité.»
Aujourd'hui,
on le retrouve dans la loi, à 2, paragraphe 2°, alinéa 1° :
favorise une prestation
intégrée des services et assure une présence
gouvernementale dans toutes les régions du Québec…»
O.K.? Donc, la
relation, c'est : 5.1° devient 2.2°.1°.
Deuxième
à 5, qui était : «offrir des services de renseignements et de
référence pour faciliter», la, la, se retrouve
à 2.2°.2°.
Maltais : Oui.
Le 3°, qui était dans un décret qui suivait
la loi, provenait du MDEIE, la
Loi sur le
ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation,
était... À ce moment-là, ce qu'on fait, c'est que, comme il était à côté, on le réintègre dans la loi; ça va être plus
facile pour le suivi des choses. Et le 4°
se retrouve aussi, là; en 4°, et 5°, et 6°, là, vous allez voir,
là, les éléments sont là.
Donc, il y a vraiment,
là, une transposition actualisée légèrement des anciennes fonctions de Services
Québec pour les amener dans la Loi du ministère de l'Emploi et Solidarité
sociale.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, Mme la
ministre. Alors, M. le député de Verdun.
Gautrin : Je
comprends ce que vous dites, mais... Et je vais vous dire ma grande crainte que
vous avez... que j'ai par rapport à votre loi
et sur laquelle je ne suis pas d'accord avec vous. Il y a toute une dimension,
vous avez parfaitement raison, dans ce que vous avez énoncé, qui est mutatis
mutandis, à peu près les grandes idées, sauf qu'il y a aussi tous les autres
éléments qui disparaissent et qui disparaissent partout. Je me permets de vous
les rappeler.
Si vous regardez — ça, je voudrais savoir pourquoi ils disparaissent — si vous regardez dans la loi actuelle de Services Québec, si vous y retourniez, vous aviez
les... un certain nombre de choses qui sont spécifiquement liées au concept de
gouvernement ouvert, actuellement, qui est : favoriser l'accessibilité
des documents des organismes publics aux citoyens, encourager la concertation — ça, c'était le deuxième — voir à l'utilisation
optimale des technologies — et ça, ça disparaît, à l'heure actuelle, du projet de loi
dans... Alors, ça m'inquiète énormément… ou
bien vous avez une ouverture pour cette question-là. Mais, vous voyez, M. le
Président, je suis d'accord avec la ministre en disant : On retrouve ces
grandes idées.
me permets, Mme la ministre, tout de suite, et si vous le permettez, M. le
Président, de dire qu'il y avait des fonctions qui étaient propres au président du
Conseil du trésor qu'on trouve et qui sont supprimées par l'article 9 de
votre projet de loi.
L'article 9 du
projet de loi actuellement devant vous, l'article 9 du projet de loi, si
vous allez… actuellement, va modifier l'article 77.1 de la Loi de l'administration
publique. Alors, il supprime dans la Loi de l'administration publique les
paragraphes 1°, 2°, 3° et 6°, c'est-à-dire : il supprime dans la Loi de l'administration
publique tout ce qui touchait à la responsabilité,
actuellement, qu'a le président du Conseil du trésor pour le déploiement, en
quelque sorte, du gouvernement en ligne.
Donc, à ce moment-là, on le supprime par l'article 9
et par les articles que vous supprimez, actuellement, dans la loi, vous comprenez, M. le Président, dans la loi,
mais on ne les réintroduit pas. Et c'est ça, ma grande problématique par rapport à votre loi. Si vous êtes prêts à les
réintroduire, bon, je pense qu'on va aller très, très, très lentement...
très vite, je veux dire. Si vous n'êtes pas prêts à les réintroduire, bien, on
va les réintroduire par amendement, lentement, etc. Est-ce que vous comprenez
ma problématique, madame...
Maltais : M. le Président, je n'attends
que le temps de lui répondre.
Gautrin : Alors, j'attends votre
réponse, chère madame.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, merci, M. le député de Verdun. Alors, Mme la ministre…
Maltais : Il n'y a pas de problème. Oui, tout à fait.
Président (M. Ferland, Ungava) : …la
réponse.
Mme Maltais : Oui. Premièrement, ce dont... La fin,
M. le député de Verdun, on va en parler à l'article 9, mais...
Gautrin : ...l'un par rapport à l'autre.
Mme Maltais : Oui, mais je veux vous dire que, la
réponse, je peux vous la faire maintenant, là, mais on ira plus élaboré. C'est que
c'est dans la
Loi sur la gouvernance et la gestion des ressources
informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement
maintenant. Alors, c'était... c'est encore là dans la loi, sous la
responsabilité du Trésor, mais dans une autre loi. Alors, c'est simplement ça,
je vous le dis.
L'autre, vous dites qu'«encourager la
concertation et le partenariat dans la prestation des services publics» est disparu. Mais non, mais non, c'est là. Où est-ce qu'il
est, on en parlait tout à l'heure, là?
Maltais : C'est implicite? Ah! ce n'est
pas écrit nommément, là, mais c'est dans le... tout est là.
Maltais : «En matière de services aux
citoyens et aux entreprises...
Gautrin : Attendez un instant. M. le
Président, vous...
Mme Maltais : ...le ministre a pour mission de leur
offrir, sur tout le territoire du Québec, un accès simplifié à des services publics. Dans ce cadre, le [ministère] :
«1° favorise une prestation
intégrée des services et assure une présence gouvernementale dans toutes les
régions du Québec, en fonction des orientations déterminées par le
gouvernement.»
Gautrin : Bien, est-ce que vous me
permettez...
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, M. le député de Verdun, oui.
M. Gautrin : Mme la ministre, je veux poursuivre
légèrement cette discussion avec vous. Vous avez... Ce qui est implicite, je
trouve que... À l'heure actuelle, dans la loi, on avait les deux concepts. Là,
vous dites : L'un compte donc pour
l'autre. On va discuter, si vous voulez, lorsqu'on arrivera sur les
amendements, mais, moi, l'impression que j'ai, c'est qu'on a avantage à
être plus explicite qu'implicite, et cette fonction, surtout à l'heure
actuelle… Et je croyais que, de la part de votre gouvernement, vous aviez
adhéré, du moins quand j'ai eu les discussions ici, dans cette commission — vous
n'étiez pas là, mais enfin… — dans cette commission, avec le
président du Conseil du trésor, sur tout le
concept de gouvernement ouvert.
Le concept de gouvernement ouvert est basé
sur un trépied, un trépied qui, d'un côté, voit à la transparence et, de l'autre côté, à
la collaboration, et aussi à la participation citoyenne. On a eu des échanges
particulièrement dans le cadre de la
loi n° 1, qui était la loi autour de
ça, et l'impression qui venait de la part du président du Conseil du trésor,
parce que c'était lui qui était porteur, c'était
que le gouvernement adhérait à ce principe-là. La première ministre a adhéré
aussi.
Si vous refusez ces trois... ces bases, qui
sont à la base même du gouvernement ouvert, vous semblez renier en quelque sorte ce que
moi, je pense qui est important, de le dire explicitement, parce que... Faites
attention, Mme la ministre, ne pensez
pas qu'il y a une adhésion naturelle de la part de votre fonction publique
envers le gouvernement ouvert, et la transparence, et la collaboration à
cet effet-là. Je me permets de vous le dire.
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Merci. Mme la ministre, et après je vous reviens, Mme la
députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Maltais : M. le Président,
simplement, c'est parce que la
Loi sur l'administration publique...
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Ah, Mme la ministre, juste une...
pour M. le député de Verdun, c'est parce que
vous avez mentionné — puis je suis certain
qu'avec l'expérience que vous avez… — l'absence d'un
député; lorsqu'on est en commission, on ne peut pas mentionner qu'un député, ou
peu importe, était absent.
Gautrin : …j'ai mentionné l'absence
de quelqu'un?
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Vous avez mentionné que le... «M. le
Président, vous n'y étiez pas.» Alors, c'est
juste dans ce sens-là.
Gautrin : Ah! C'était parce que je
pensais... Je m'adressais à la présidence, là.
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Vous savez que, comme président, on
est toujours là, même si on n'y est pas.
Gautrin : Vous êtes toujours
omniprésent et vous êtes...
Président (M. Ferland, Ungava) : C'est
juste un rappel, M. le député de Verdun, avec...
Gautrin : Alors, il n'y a aucun
problème, il n'y a aucun problème. C'est parce que je voulais m'assurer que
vous...
Président (M. Ferland, Ungava) : Et
voilà. Et voilà. Madame...
Gautrin : ...que vous compreniez bien
de quoi il s'agissait.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Définitivement, oui, j'avais bien compris. Alors, Mme la ministre.
Mme Maltais : M. le Président, on a essayé de
départager entre les fonctions du président, présidence du Conseil du trésor, et des
ministres responsables de Services Québec. Si vous retournez à la
Loi sur l'administration
publique, vous allez voir à l'article 77.1 exactement ces
responsabilités qui sont déjà présentes dans la
Loi sur l'administration
publique.
Je vais vous le lire : «7° de coordonner les efforts des ministères et organismes
de l'Administration gouvernementaleen vue de parvenir à une approche intégrée dans la
prestation des services aux citoyens et aux entreprises et — même on ajoute — à une vision commune des
standards de qualité de ces services» — l'autre — «de s'assurer
que soient mis en place des services partagés
destinés aux ministères et organismes de l'Administration gouvernementale
lorsqu'un tel regroupement répond à des besoins», blabla. Donc, il y a déjà
dans la Loi de l'administration publique tout ce principe de gouvernement
ouvert.
Ce qui s'est passé — et je le dis sans jeter de blâme, là — il
y a eu une vision, à un moment donné, comme
quoi Services Québec pourrait regrouper tout ce qu'était le gouvernement
ouvert, tout ce qu'étaient les services par informatique
aux citoyens, les prestations de services informatisées aux citoyens sous
Services Québec, mais ça n'a pas fonctionné,
ce n'est pas ce qui s'est fait. Alors, dans bien... dans l'esprit de bien, bien
donner des responsabilités à chacun, c'est
la présidence du Conseil du trésor qui gère cette espèce de gouvernement
ouvert, qui voit à coordonner les efforts des ministères et organismes de l'Administration gouvernementale à l'approche
intégrée de service, mais Services Québec devient, à l'intérieur du MESS... voit à donner des services, un accès
simplifié à des services publics. Services Québec, on le sait, est spécialisé, entre autres, téléphonie,
Web, même s'il y a des services au comptoir, et il se joint à une équipe
qui est plus spécialisée en services au
comptoir. Mais la responsabilité du Conseil du trésor par rapport à l'objectif
gouvernemental demeure, mais la vision comme quoi c'est Services Québec qui
devient le responsable gouvernemental change.
Toutefois,
je peux vous dire ceci : Le simple fait que Services Québec ne soit pas vu
actuellement comme l'organisation qui avalerait tous les services informatiques
des autres, toutes les prestations de services a créé un mouvement intéressant, et il y a d'autres
ministères qui disent : Ah, je me joindrais à vous, toujours dans cet
esprit d'union et non plus d'intégration ou de fusion. Je pense au
ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles qui dit : Tiens, sur le territoire, on aurait
intérêt à revenir échanger avec vous et à venir sur place, là où vous allez
être, parce que là il y a un
continuum de services et il y a... On crée des pôles de service, mais ça va se
faire de façon... en échange, en collaboration, en partenariat et non
pas de façon imposée. Ça risque de fonctionner. Ce que j'entends, c'est que ça donne
un bon signal.
Mais on a départagé la responsabilité
du gouvernement ouvert, qui est au Conseil du trésor, des prestations de services. C'est un choix, mais je pense que, comme l'autre
choix n'a pas abouti, peut-être que ça, c'est le bon choix.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Merci, Mme la ministre. J'avais la députée de Verdun qui m'avait demandé la
parole et je...
Weil : Moi, ce que je propose...
Le Président (M. Ferland, Ungava) : De Notre-Dame-de-Grâce, excusez.
Mme Weil : Moi, ce que je comprends, c'est qu'il
faut faire la distinction entre une vision gouvernementale de gouvernement ouvert avec un responsable et la
prestation de services, qui se fait évidemment avec une ouverture, une transparence, des relations de proximité, etc.
Moi, ce que je propose, ce serait... Donc, j'ai trouvé ça utile de faire
ces clarifications, parce qu'au fur et à
mesure qu'on va regarder les articles on pourra regarder dans le lexique. Moi,
ce que je remarque, c'est assez évident, des fois il y a des mots qui ne sont
plus là. C'est juste de poser la question pourquoi ce conceptn'est plus là et de voir s'il y avait vraiment une
raison fondamentale, et on irait paragraphe par paragraphe, alinéa par alinéa;
mais je pense que cet éclairage est utile parce qu'il y a cette grande vision.
Par ailleurs, il y a quand même une vision de transparence et de proximité qui doit se refléter dans le langage même
de prestation de services, et moi, j'irais beaucouplà-dessus pour voir où il y aurait peut-être des
choses qui auraient été mises de côté pour une raison, peut-être pas
sans raison, et voir si on peut les
réintégrer au fur et à mesure. Ce serait, quant à moi, plus simple de procéder
de cette façon.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, merci, Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce. Maintenant, le député de
Verdun.
M. Gautrin : Je vous remercie. Je voudrais quand
même vous répondre là-dedans. Vous avez une
interprétation des textes, mais qui sont un
peu différents. Entre eux, si on regarde 77.1 tel que vous l'avez lu, à l'heure
actuelle il parle bien de coordonner, tandis que l'article que vous
aviez actuellement dans la loi, dans la Loi de Services Québec, était d'encourager la concertation. Il y a quand même,
au niveau des mots, des choses qui sont différentes, et vous ne parlez
pas, en aucune manière, dans la Loi de l'administration publique, sur
«favoriser l'accessibilité des documents des organismes publics», ce qui est
réellement la dimension de transparence.
Je me permets de vous faire référence à la
loi actuelle, qui est l'article 5, paragraphe... quatrième paragraphe, qui est un élément de
favoriser l'accès. Or, vous ne le retrouvez pas du tout dans la fonction même
du président du Conseil du trésor,
cette dimension-là, et qui est une dimension qui était propre, à l'heure
actuelle, et que je pense qu'il serait important que vous puissiez
avoir, à l'heure actuelle, dans votre champ. Il faut bien être conscients.
Vous me dites que, les articles, on verra à l'article 9
ce qui a été supprimé ou pas, quand on aura à
débattre de l'article 9 comme tel, mais, vous voyez, c'est qu'il y a des
concepts et des mots qui sont importants de voir dans des lois, et, si vous regardez la manière dont vous avez
structuré votre loi, vous avez dans votre... Dans les pouvoirs que vous avez donnés, vous avez... au dernier alinéa de l'article 2,
vous conditionnez... dans l'article 3, excusez-moi, cette loi est modifiéepar... Regardez l'article 3 — je
me permets parce qu'il y a un lien entre les deux. Dans l'article 3, vous
laissez au Conseil du trésor, très justement — et ça, je n'ai aucune… — l'importance de donner les grandes lignes, les balises,
etc. Mais, au niveaude la réalisation des mandats que vous avez en réalisation, puisque vous
êtes sur le terrain et vous avez aussi un lien en premier lieu, il me semble important que vous
devez conserver les fonctions quatre et cinq, qui engagent la
concertation.
On aura à débattre tout à l'heure un peu plus
en détail, si vous voulez, mais vous voyez, actuellement... Je ne remets pas en question
l'importance du Conseil du trésor, et votre loi ne la remet pas en question. Si
vous regardez, la loi ne la remet pas
en question, puisque, quand on arrivera, M. le Président, à l'article 3 de
la loi, à ce moment-là, vous voyez bien que vous conditionnez ça avec... par rapport au paragraphe 4° de l'article 77.1, qui, lui, donne un pouvoir
général de donner les grandes politiques en matière de développement et de gestion au Conseil
du trésor. Puis je pense que ça, c'est tout à fait correct, je n'aurai
pas d'intervention à faire à ce niveau-là, mais il y a une dimension que je ne
voudrais pas perdre pour vous dans l'article 2.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Merci, monsieur...
M. Gautrin : Quand on arrivera dans des moments de
pouvoir amender ou pas, je me ferai un plaisir de pouvoir amender ça dans ce sens-là. J'ai d'ailleurs rédigé déjà, il faut bien savoir.
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Merci, M. le député. Je vais laisser
la parole à Mme la ministre. Est-ce qu'il y a
une...
Mme Maltais : Je n'ai pas de commentaire. Moi, je
pensais qu'on passait à... pour vraiment pouvoir intégrer des notions. Parce que là on est rendus à l'article 3,
l'article 9, là. Moi, j'en étais à l'article 2. Puis je comprends le
débat. Maintenant, je suis prête à passer à l'étude article...
Gautrin : Mais, si vous me permettez,
M. le Président...
Président (M. Ferland, Ungava) :
Allez-y, M. le député.
M. Gautrin : Quand j'ai fait référence à l'article 3
et à l'article 9, c'est parce qu'il y avait un lien, quand même, entre les
pouvoirs qui étaient des pouvoirs nouveaux ou qui étaient transférés à la
ministre, ceux qui n'y étaient pas et ceux qui étaient abrogés dans...
au président du Conseil du trésor, parce qu'il y a évidemment un lien entre
eux. Et c'est pour ça qu'à un moment, dans une discussion générale, je me suis
permis d'aborder tous les articles.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, M. le
député. Il y avait la députée de Notre-Dame-de-Grâce, je crois. Un petit
commentaire?
Mme Weil : Non. C'est juste pour réitérer que, c'est
vrai, c'est intéressant de voir… parce que là c'est un
article qui... Là, je comprends, avec les explications de
la ministre, qu'on a donné ce mandat de... un peu une
partie du gouvernement ouvert au ministre responsable de
Services Québec, à ce moment-là, donc, Services Québec. Mais là ça disparaît, c'est vrai, donc, cette notion de
rendre les documents accessibles… pas mon certificat de naissance,
accessibles à l'autre, mais vraiment des documents gouvernementaux, et c'est de
voir où est-ce que cette obligation se retrouve maintenant. Parce que là il disparaît, il n'est nulle part, j'ai l'impression.
Mais on pourra venir... ce n'est pas l'objet de cette loi, mais c'est quand même, comment dire, un retrait important d'une
obligation gouvernementale qui existait. C'est quoi, la réponse à ça? On
pourrait l'aborder en temps et lieu.
Maltais : M. le Président.
Président (M. Ferland, Ungava) : Oui,
Mme la ministre.
Maltais : J'ai une proposition
particulièrement là-dessus, là, sur le 4°, «favoriser l'accessibilité des documents des organismes publics aux citoyens et aux entreprises et
assurer leur diffusion». Comme c'est le point qui est disparu, pourquoi
est-ce qu'on ne laisse pas le P.D.G. de Services Québec, M. Rodrigue, nous
expliquer ce qu'il... où est-ce que...
comment... jusqu'à quel point ça a été utilisé, cet article, puis voir… pour
nous éclairer sur l'avenir, puis on fera nos choix ensuite?
Gautrin : Oui, oui. Non, mais tout de
suite? Ah! Moi, je pensais qu'on allait...
Maltais : Bien, c'est parce que vous
revenez constamment dessus, alors aussi bien vider la question.
Weil : M. le Président, avec votre
permission...
Président (M. Ferland, Ungava) : Mme
la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : Je pense que c'est utile de le faire
maintenant, parce qu'honnêtement je n'avais pas vraiment saisi un peu cette
notion de fusion, un peu, de deux mandats, prestation de services — j'ai
besoin de mon certificat de naissance, quelque
chose qui est très particulier pour le citoyen — et documents, diffusion de documents, gouvernement
ouvert. Et là je le vois, suite à l'intervention du député, donc. Parce que c'est
d'ordre général, ça pourrait être intéressant d'avoir les explications, à ce
moment-ci.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, j'ai besoin du consentement pour permettre...
Weil : Consentement.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Monsieur... Il y a consentement, alors...
Maltais : M. Rodrigue.
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Oui. Je vous demanderais de vous
identifier pour les fins d'enregistrement,
votre nom et votre titre, s'il vous plaît.
Rodrigue (Pierre E.) : Pierre
Rodrigue, président-directeur général par intérim de Services Québec.
Cet article-là, je dois dire, jusqu'à
maintenant, n'a pas vraiment été beaucoup utilisé par Services Québec depuis le début. Effectivement, il pourrait être lié à
toute la question des travaux portant sur le gouvernement ouvert. La raison pour laquelle on a apporté des modifications, c'était
pour apporter, justement... Et puis on l'a travaillé avec le Secrétariat
du Conseil du trésor et le dirigeant
principal de l'information, parce qu'à l'égard du gouvernement ouvert Services
Québec ne peut pas être le seul, je dirais, porteur gouvernemental, parce qu'évidemment
les orientations sont dictées par le dirigeant principal de l'information.
Alors, Services Québec, effectivement, a travaillé avec le dirigeant principal
de l'information là-dessus mais n'est pas ultimement le seul porteur
gouvernemental à cet égard.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, M. le député de Verdun.
M. Gautrin : Je ne peux que réagir fortement. C'est
complètement inexact ce que vous dites, monsieur. Ce n'est pas porté par le
dirigeant principal de l'information. Le concept, réellement, du gouvernement
ouvert doit être justement un concept
qui est porté à la... est un projet à la fois technologique mais aussi un
projet de communication. Donc, il implique à la fois le secrétariat qui est au ministère du Conseil exécutif, le
Secrétariat à la communication gouvernementale, qui est encore
actuellement... et le dirigeant principal de l'information. C'est un travail
qui est un travail conjoint entre les deux et ça ne dépend pas uniquement du
dirigeant principal de l'information.
vous me permettez, M. le Président, on reviendra, puis on arrivera probablement
aux amendements, si vous me permettez, mais de dire, à l'heure actuelle, que,
vous qui êtes en situation de première ligne, à l'heure actuelle, il me semble
important, à l'heure actuelle, que, sans que vous soyez le seul responsable,
vous ayez dans votre mission — Mme la ministre, vous aussi — cette mission, actuellement, de transparence. Je me
permets, je pourrais plaider plus dans un
instant.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Alors, merci
beaucoup. Mme la ministre.
Maltais : Alors,
écoutez, je sais que M. Rodrigue pourrait ajouter quelques éléments d'information pour éclairer, puis ensuite je reviendrai.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Alors, M.
Rodrigue, les présentations étant faites, je ne vous ne le demanderai pas à
chaque fois, de vous présenter. Je reviens avec vous.
M. Rodrigue (Pierre
E.) : Parfait.
Lévesque : M. le Président, étant à
la recherche, peut-être, d'un compromis, là...
Président (M. Ferland, Ungava) : Attendez. Non, excusez, non, je vais laisser monsieur
répondre et après je vous passe la parole.
Rodrigue (Pierre E.) : Je m'excuse auprès de M. le député de Verdun, effectivement, je me suis
peut-être mal
exprimé. Évidemment, le dossier du gouvernement ouvert n'est pas... on va dire,
j'ai une coordination qui est faite au niveau du dirigeant principal de
l'information, mais effectivement on a une responsabilité, on a une
responsabilité à Services Québec, c'est
clair. Alors, je m'excuse d'avoir peut-être mal... Je me suis mal exprimé, mais
je suis d'accord avec vous, M. le député, là.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci. Alors, Mme
la ministre, oui.
Maltais : …je
voulais ajouter quelque chose. C'est que, si on regarde… Mais moi, je n'ai pas
de problème, là, à ajouter des éléments à la
loi, là. On l'a dit qu'elle était perfectible. Mais je veux juste vous dire une
chose : Ça a raté, O.K.? L'idée, là, de
faire de Services Québec le grand donateur de services, ça n'a pas marché. Vous
voulez que je vous le dise? Je vais
vous le dire : Votre idée, ça n'a pas marché. Je ne voulais pas vous le
dire. Je vais vous le dire comme ça, comme ça. Mais il y a une idée qui
a marché, c'est d'ouvrir au maximum les services aux citoyens par le biais de l'informatique. Ça, ça a marché, mais Services
Québec, là-dedans, n'est pas le seul légataire de cette disposition et
de cette intention.
Maintenant, est-ce que
Services Québec a comme mandat de favoriser l'accessibilité des documents des
organismes publics aux citoyens? Ce n'est pas ça qu'elle a fait jusqu'ici ici.
C'est ça qu'il faut... Puis c'est dans cet esprit-là
qu'on vous parle. On vous dit : Ce n'est pas ça qui a été son mandat, ça a
été de donner des services aux citoyens, ce qui est très bien, ou aux entreprises. Il y a des dossiers
entreprises, il y a des dossiers citoyens, il y a le Directeur de l'état civil, mais, ce mandat-là, qui est beaucoup
plus large, beaucoup plus large, qui est tout l'esprit du gouvernement
ouvert, nous, on considère que ça doit être sous la présidence du Conseil du
trésor. Mais, ceci dit, rien n'empêche, M. le Président, si on se rend à cet
article, d'y ajouter un petit bout. Ça va nous faire plaisir.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Alors, merci.
Merci, Mme la ministre. Avant, j'avais le député de Vanier-Les Rivières qui
avait demandé la parole. Alors, M. le député de Verdun, je laisse la parole au
député de Vanier-Les Rivières.
M. Lévesque : Oui, merci, M. le Président. Peut-être dans un esprit de
collaboration, justement, la
Loi sur Services Québec prévoyait des obligations
qui étaient assez explicites, pourquoi ne pas reproduire ces articles-là, ces
obligations-là dans le présent article? Je pense que ce serait une façon
intéressante de ramener les choses. Parce que je
pense qu'on a lieu, là, ici, de craindre peut-être sur une diminution de
services d'un transfert à l'autre. Donc, moi, je pense que dans... un peu comme le collègue de Verdun nous mentionne, je
pense que ça pourrait être facile de reproduire, puis là je pense qu'on
pourrait avoir un appui unanime autour de l'article, Mme la ministre.
Mme Maltais : Oui. C'est ce que je vous propose depuis tout à l'heure,
M. le député.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Alors, merci, M.
le député de Vanier-Les Rivières. J'avais la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : Vous allez être surpris, mais moi, je pense que… pour bien
se comprendre, il y a des documents qui sont de nature... en tout cas qu'on voudrait
qui soit de nature publique et il y a des documents qui sont de nature privée.
Moi, je ne veux pas qu'on diffuse mon certificat de naissance, nécessairement,
à tout le monde. J'utilise ça comme exemple.
Ce que je comprends de ce que dit la ministre,
c'est qu'il y a... c'est que ce qu'on est en train de regarder aujourd'hui… Puis là il y a des dispositions qui
vont disparaître, on va vouloir savoir où est-ce que vous allez les
mettre, hein, les ranger. Puis on pourrait voir c'est quelle loi qui devrait...
Maltais : ...qu'on va réintroduire.
Weil : C'est ça. Mais, si je
comprends bien... Alors, peut-être, si on utilisait l'expression «de nature
publique», même sachant que, le gouvernement ouvert, éventuellement, beaucoup
de documents, sinon presque tous les
documents auront un peu cette qualité de document public, mais là on est
vraiment en train, plus, de faire affaire avec des documents qui seraient utiles pour l'entreprise... en tant qu'entreprise
qui monte son entreprise ou le citoyen avec son chapeau de citoyen
individuel.
Donc, c'est là où je vois qu'il y a comme
fusion de deux concepts. Et la ministre dit que ça n'a pas marché. Et là on est en train d'extirper
cette portion qui était de nature un peu publique de cette loi pour en faire
vraiment une loi de prestation de services aux individus et aux
entreprises en tant qu'entreprises individuelles, là, si je comprends bien.
Mais, moi, ce que je voudrais plus savoir,
éventuellement, c'est, par exemple, cette disposition dont on a discuté, dans quelle loi est-ce qu'on pourrait la
retrouver éventuellement. Est-ce qu'il y a une loi actuellement qui l'a? Parce
qu'évidemment cette obligation de diffusion, ça fait
partie de cette vision de
gouvernement ouvert. Alors, c'est ce...
Maltais : …M. le Président...
Président (M. Ferland, Ungava) : Mme
la ministre.
Maltais : …parce que j'ai le droit à
des cinq minutes de réplique.
Président (M. Ferland, Ungava) : Oui,
oui, vous avez toujours le droit, après chaque intervention.
Maltais : Simplement qu'en plus,
quand ça avait été lancé, cette idée d'accessibilité des organismes publics, c'est l'ex-ministre présidente du Conseil
du trésor, Mme Courchesne, qui l'avait lancée en compagnie du député de
Verdun, parce que c'était, encore une fois, sous la responsabilité de la
présidence du Conseil du trésor.
Alors,
il faut le retrouver. On le placera peut-être dans cette loi-là, on aura ce
débat-là. Mais c'est sous la responsabilité de la présidence du Conseil du
trésor.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, merci, Mme la ministre. M. le député de Verdun.
M. Gautrin : Très honnêtement, je n'ai aucun
problème de le mettre au Trésor ou le mettre chez vous. Ça va, là? Mais je ne veux pas que ça disparaisse entre deux
chaises et que ça soit devenu une responsabilité tellement diffuse que ce n'est la responsabilité de personne. C'est à
peu près ça, c'est ma crainte que j'ai. Il y avait une responsabilité
partielle qui était, disons, de favoriser ou de collaborer. Il n'a jamais été
question que Services Québec soit le leader
dans ça. Je comprends... Qu'on se comprenne bien là-dessus, je pense que vous
ne l'avez pas... Mais il est important
que ces idées-là ne disparaissent pas et ne tombent pas, alors qu'on est tous,
autour de la table, d'accord, dans nos discours, de pouvoir l'intégrer
quelque part. Il ne faut pas que ça disparaisse.
Or, ça risque de disparaître du Trésor, et on
sait à quel point… Et moi, j'étais d'accord, à l'heure actuelle, pour qu'on retire
Services Québec de la responsabilité du président du Trésor, parce que le
Trésor est un organisme, d'abord et avant
tout, réglementaire, et là vous êtes un organisme de services, donc il y a un
sens de vous rattacher dans ce sens-là. C'est pour ça qu'on a voté en
faveur de la loi en deuxième lecture. Mais il y a une dimension que je ne
voudrais pas qui disparaisse complètement dans le...
Alors, c'est sûr que le Trésor, et vous le
reconnaissez, le Trésor a, dans son
article 77.1, quatrième élément, la responsabilité des
grandes politiques, des grandes... Mais, dans la mise en oeuvre de ces
politiques et de ces dimensions-là, je crois que vous avez un rôle à
jouer, Services Québec, ou Mme la ministre, en donnant maintenant la... Vous
avez un rôle à jouer, et, ce rôle, je voudrais qu'il puisse être explicité dans
votre loi.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Merci, M. le député. Mme la ministre, est-ce que vous avez...
Maltais : Non, j'attends de... j'attends
toujours.
Président (M. Ferland, Ungava) : O.K.
Non, mais vous avez toujours, à la fin de chaque commentaire...
Gautrin : ...moi, je suis prêt à
partir.
Le Président (M. Ferland, Ungava) : ...le droit de parole. Alors, est-ce
que les discussions générales étant...
Gautrin : Moi, je pense qu'on s'est
dit à peu près ce qu'on avait à se dire.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : On pourrait y
aller à...
M. Gautrin : Mais on va essayer de voir… Comprenez bien notre
intervention, M. le Président...
Président (M. Ferland, Ungava) : Oui,
j'ai très bien compris.
M. Gautrin : On va essayer, étape par étape, de
voir où les choses vont, où elles pourraient aller, quitte à ce qu'on les réintroduise, le cas échéant…
Président (M. Ferland, Ungava) :
Merci, M. le député. Alors, je constate que les...
Gautrin : ...comme le suggérait mon
collègue de Vanier-Les Rivières.
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Merci, M. le député. Alors, les
discussions générales n'auront pas été vaines,
j'en suis convaincu. Ça permet d'éclaircir, de façon générale au moins, à tout
le moins, l'article 2.
Alors, maintenant, nous irions paragraphe par
paragraphe. C'est ça? Donc, j'irais au premier paragraphe. Alors, juste pour les fins d'enregistrement, Mme la
ministre, je vous demanderais de relire le paragraphe, même si c'est une
phrase, juste pour les fins d'enregistrement, avant d'entreprendre les
discussions.
Maltais : M. le Président, je ne sais
pas si vous voulez qu'on relise à chaque fois, là, mais c'était : par l'ajout, à la fin du deuxième alinéa, de «ainsi qu'en
matière de services aux citoyens aux entreprises». Je préférerais, à la
place, lire ce que donnera cette loi, la nouvelle loi amendée, pour la
compréhension de tout le monde.
Si on ajoute ce bout-là, ça vous donne... c'est
que la
Loi sur le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale et de la Commission des partenaires du travail va
avoir, à l'article 2, cette phrase : «Le ministre anime et coordonne
les actions de l'État dans les domaines de
la main-d'oeuvre, de l'emploi, de la sécurité du revenu et des allocations
sociales ainsi qu'en matière de services aux citoyens et aux entreprises.» Alors,
on ajoute ce volet, tout simplement, pour l'inclure maintenant dans la loi du
MESS.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, merci, Mme la ministre. Je comprends que vous aviez lu tout à l'heure l'article au complet. Donc, vous avez
raison, on s'en tiendra... si vous avez des informations
complémentaires, vous vous en tiendrez à ça.
Alors,
il y avait le député de Verdun, je crois, qui avait levé la main.
Gautrin : Vous utilisez le verbe
«coordonne», hein? C'est bien ce que vous avez dit, hein, si j'ai...
Maltais : Oui. M. le Président, ce
verbe… «anime et coordonne», c'est déjà dans la loi du MESS.
M. Gautrin : Oui, je sais, mais, attendez un
instant, pourquoi je vous soulève avec vous, c'est... Est-ce que vous voulez avoir la fonction de coordonner en matière de
services aux citoyens et aux entreprises? C'est vous qui allez coordonner les
services aux entreprises?
Maltais : Dans le sens de la mission
et d'Emploi-Québec, qui a déjà du service aux entreprises, et de Services
Québec, où il y a un dossier entreprises. Ce n'est pas les services de
financement des entreprises, ce sont les services
directs aux entreprises, services et non pas... On a... Je sais qu'il y a eu
beaucoup de questions, entre autres sur la banque de développement, les
CLD, et tout ça, là. Il ne s'agit pas d'aller coordonner les services de
guichet unique aux entreprises en matière de
financement, il s'agit véritablement de services dont sont déjà dotés le MESS
et Services Québec.
Gautrin : M. le Président...
Maltais : Je ne sais pas si M.
Rodrigue pourrait vous expliquer un peu plus.
Gautrin : Je comprends ce que vous
dites, mais...
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Juste avant, M. le député, j'aimerais
qu'on... parce que, sans ça, on va perdre la
suite des choses. Alors, Mme la ministre a fait une intervention. Alors, vous
aviez passé la parole à...
Maltais : Je proposais que M.
Rodrigue complète.
Président (M. Ferland, Ungava) : O.K.
Complément, ensuite on revient à vous, M. le député de Verdun. Alors, M.
Rodrigue.
Rodrigue (Pierre E.) : ...au niveau
légistique, dans le fond, c'est... On a rajouté la mission au premier alinéa de l'article 2. Mais, en fait, qu'est-ce
que ça signifie exactement, c'est plus le troisième alinéa qui va le
définir. Alors, vous avez raison de dire : Bon, comment on définit «anime»
et «coordonne» lorsqu'on parle de «ainsi qu'en matière de services aux citoyens
et aux entreprises»? Alors, c'est le troisième alinéa que le projet de loi
ajoute qui va définir plus précisément ce que ça signifie, là.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Merci, M. Rodrigue. Mme la ministre, il y avait d'autres... oui.
Maltais : Oui,
oui. Simplement, c'est que, si vous continuez le texte de l'article modifié
puis qu'on prend les autres alinéas qu'on va
ajouter, là on va continuer... On dit «anime et coordonne» ainsi… puis là,
après, on dit : «En matière de services aux citoyens et aux entreprises,
le ministre a pour mission de leur offrir...» Et là on décrit ce qu'on va leur offrir, qui est spécifiquement le
MESS et Services Québec. Donc, on part du principe général et ensuite on
le décrit… on le balise, si vous voulez.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, Mme la
ministre. M. le député de Verdun.
M. Gautrin : M. le Président, je suis d'accord, si on le balise dans ce
sens-là. Vous comprenez bien que, néanmoins,
une lecture de... ce premier alinéa aurait pu avoir une lecture extensive et
allant beaucoup plus large; mais, si vous le balisez après... Parce que
ça va être dans le même alinéa, si je comprends bien, hein?
Mme Maltais : Ça va être dans le nouvel... dans le même
article de la
loi du MESS, tout à fait.
M. Gautrin : Donc, ça vient préciser ce concept de coordonner, ça, d'accord.
Mme Maltais : Tout à fait.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, M. le
député. Je reconnais le député de Vanier-Les Rivières.
Lévesque : Oui,
merci, M. le Président. Juste pour bien comprendre la concordance, surtout dans
le contexte où il va y avoir le développement de la banque du Québec qui s'en vient, il
va y avoir un projet de loi qui va être déposé et... Là, j'ai, bien sûr, l'alinéa 2°, l'alinéa 3°
qui parlent un peu de la prestation de services au niveau des entreprises. J'ai bien compris la réponse de la ministre qui parle que le
financement, ce ne sera pas le mandat de la nouvelle entité. Mais par contre
est-ce que ça veut dire que tout le reste deviendrait la porte d'entrée... le
ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale deviendrait la porte d'entrée?
Puis là je veux essayer de bien comprendre parce qu'il y
a le projet sur la banque de développement du
Québec qui s'en vient, il y a évidemment les
organismes que la ministre a soulignés, là, notamment les CLD, qui existent. Je
veux bien comprendre où se joue le rôle du ministère et cette nouvelle fusion
qu'on va faire, pour bien comprendre le rôle, là. Je ne suis pas contre l'article,
c'est juste que je veux bien le comprendre puis bien le maîtriser.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, M. le...
Mme la ministre.
Maltais : M. le
Président, ce n'est pas à l'extérieur du rôle du MESS et de Services Québec qu'on définit la prestation
de services, c'est à l'intérieur de leur mission et de leur rôle. Tant les CLD
que la banque de développement ont des missions précises, qui sont
beaucoup, beaucoup, beaucoup de favoriser les entreprises en leur donnant accès
à du financement.
Si vous regardez un peu plus loin, vous allez voir qu'en
matière de services aux citoyens et aux entreprises le ministre a pour mission
de leur offrir «un accès simplifié à des services publics» et, dans ce cadre,
le ministre… et là on dit : «Favorise une prestation intégrée des services
et assure une présence gouvernementale [...] — bon, ça, c'est le principe général — offre des services de renseignements aux citoyens et aux
entreprises — Services Québec offre des renseignements aux citoyens — et
assure leur aiguillage quant à la prestation de services qui peuvent leur être rendus.» Donc, elle dit : Une entreprise téléphone,
et Services Québec dit : Vous devez aller à tel endroit, vous pouvez aller
à tel endroit. C'est le portail gouvernemental pour les services.
L'autre :
«S'assure que le ministère fournisse, à
titre de porte d'entrée principale, les
services qu'il juge nécessaires à la création
et à l'exploitation d'entreprises en facilitant l'accessibilité aux formalités…»
Alors, la façon de faire, c'est de faciliter
l'accès aux formalités notamment d'enregistrement, de modification et de
déclaration. Donc, on précise, de phrase en phrase, le travail accompli
par Services Québec. Et tout ça, ça se retrouve dans quelque chose qui s'appelle
Mon dossier d'entreprise. Alors, je ne sais
pas si M. Rodrigue voudrait expliciter qu'est-ce que Mon dossier d'entreprise
pour que les gens comprennent bien à quel point, là, on est en train de baliser
le travail qui peut être fait par Services Québec. M. le Président, si vous
permettez, on donnerait la parole à M. Rodrigue.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, Mme la
ministre. M. Rodrigue.
Rodrigue (Pierre E.) : Effectivement. Merci, Mme la ministre. M. le Président, c'est qu'on...
le ministre va s'assurer de fournir... Quand
on parle de porte d'entrée principale, c'est dans le volet «faciliter l'accessibilité
aux formalités d'enregistrement». Et, notamment, si vous allez dans la
stratégie Simplifier pour mieux réglementer , Services Québec est porteur
de différentes mesures là-dedans, avec Revenu Québec, le registre des
entreprises, pour développer un dossier d'entreprises gouvernementales qui va
faciliter l'accès aux nouveaux entrepreneurs aux services publics. Et ça,
effectivement, on va le travailler en étroite collaboration, également, avec la
future banque de développement, comme on
travaillait antérieurement avec le ministère du Développement économique, des
Exportations et de l'Innovation.
Alors, dans ce sens-là, ce n'est pas
de... C'est vraiment dans la mission de créer des outils qui font faciliter l'accès et non pas d'empiéter
sur la mission des autres organismes, comme la banque qui va avoir davantage
une mission touchant le financement et donner de l'expertise-conseil
pour le développement des nouvelles entreprises, ce que nous, on ne fera pas. On va développer les outils pour
faciliter l'accès aux services et non pas des outils pour donner du
financement ou du service-conseil aux entreprises.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, M.
Rodrigue. Mme la ministre.
Maltais :
Simplement, donc, j'ajoute que c'est... Effectivement, il y a plusieurs
formulaires qui se retrouvent dans ce dossier
aux entreprises. Quand on parle de faciliter l'accès aux formalités, là, quand
tu vas dans ton dossier citoyen ou dans ton
dossier entreprise, tu vas retrouver les documents auxquels tu veux avoir accès
ou pour lesquels tu peux avoir... que tu peux avoir intérêt à consulter
ou à remplir. Mais c'est vraiment... C'est dans ce sens-là.
Président (M. Ferland, Ungava) : Merci, Mme la ministre. Alors, M. le député de
Vanier-Les Rivières, oui.
Lévesque : Oui,
en continuité, M. le Président, juste pour vérifier auprès, peut-être, de M. Rodrigue. Est-ce que ça veut dire que les gens allaient directement à
Services Québec quand ils voulaient avoir accès à Investissement Québec? C'est-u une procédure, par exemple, qui se
faisait? Parce qu'il me semble un peu loin de... l'idée, là, du guichet
unique, là, le fameux guichet unique qu'on entend plus parler.
Moi, dans ma perception, Services Québec, son volet, c'était
davantage de dire : Écoutez, vous nous appelez, vous rentrez, on vous
redirige. Mais là ça va beaucoup plus loin que de rediriger les gens vers les
bonnes portes, en fait, telles qu'Investissement Québec, les CLD et,
futurement, la BDEQ, là. On va prendre le temps de voir qu'est-ce qu'il en est
au niveau de la BDEQ. Je ne veux pas lui prêter des rôles qu'on ne sait pas
encore, mais est-ce que c'est ce que je dois comprendre?
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Mme la ministre.
M. Rodrigue.
Rodrigue (Pierre E.) : Actuellement, si vous allez dans l'espace Entreprises puis dans Mon
dossier entreprise, dans sa version actuelle, c'est que, dans le fond, ce qu'on fait, c'est :
quelqu'un qui veut se démarrer une entreprise, on identifie les formalités auxquelles il est
assujetti et, effectivement, les formes d'aide économique auxquelles il peut
avoir accès. Alors, quand on parle de travailler sur une nouvelle version de
Mon dossier entreprise, c'est d'aller plus loin, c'est-à-dire de donner un outil qui va permettre… et c'est pour ça qu'on
fait le lien avec le registraire des entreprises, pour permettre, dans
le fond, dans une seule étape, d'avoir accès… d'inscrire l'entreprise au
registraire des entreprises, de l'inscrire à Revenu Québec, de l'inscrire à la
CSST et lui donner également la liste des aides auxquelles elle peut avoir
accès. Alors, on veut aller un petit peu plus loin.
Mais,
dans la forme actuelle, si vous allez sur le portail Entreprises et dans Mon
dossier entreprise, c'est qu'on liste les
formalités et les aides financières. Et là ce qu'on veut, c'est aller plus
loin, c'est faire une étape qui va être davantage transactionnelle, et,
nécessairement, pour les entreprises admissibles, on va faire des liens avec
les services de la banque, là, c'est clair.
Président (M. Ferland, Ungava) : Merci, M. Rodrigue. Alors, j'avais reconnu avant le
député de Jean-Lesage.
M. Drolet : Merci, M. le Président. Écoutez, j'essaie
de saisir, parce que mon collègue de Vanier-Les Rivières a posé une question aussi concernant les CLD, mais moi, j'ai
été... en fait, j'ai fait les 17 régions du Québec pour la stratégie entrepreneuriale, avec le ministère du
Développement économique, pour aller, justement, chercher l'information pour simplifier et faciliter l'écoute et les
besoins des entrepreneurs, parce que souvent ils étaient, justement,
confrontés à une incertitude épouvantable. Puis ça, je vous parle de voilà pas
très longtemps, là, je vous parle de l'année passée.
Et, quand on a sorti
la stratégie, le but, c'était d'en venir à faire en sorte qu'on puisse faciliter
la vie des entrepreneurs, pour qu'il puisse y avoir, un peu comme il l'a dit,
un guichet unique. Mais là je vous écoute puis vraiment je trouve ça un petit
peu lourd pour, encore une fois, la personne... Nous, ici, on a même de la
misère à se comprendre. Imaginez-vous l'entrepreneur qui est en quelque part,
je ne sais pas où, puis qui veut partir un business. Qu'est-ce qu'il fait? J'aimerais ça que vous me répondiez. Ça va donner
quoi à l'entrepreneur, en quelque part dans une région, qui veut avoir une
facilité de financement ou une écoute? Il va-tu au CLD? Il va-tu aller à la
nouvelle Banque de développement économique? Il va faire quoi avec Services
Québec? J'aimerais juste que vous m'expliquez ça, parce que moi, j'en suis un
puis je trouve ça mêlant.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, M. le
député. Mme la ministre.
Maltais : M. le
Président, on a créé, à l'époque, les centres locaux de développement pour
avoir un guichet unique au niveau local. La
banque de développement va être un guichet au niveau régional. Maintenant, que
Services Québec passe du MESS... passe du Conseil du trésor au ministère Emploi
et Solidarité sociale ne changera pas ni l'accessibilité
ni l'inaccessibilité pour les entreprises de services. Si on veut créer de
nouveaux guichets uniques — c'est ce qu'on
fait au niveau régional, là, avec la banque de développement — c'est bien, mais maintenant l'objet du projet de loi, c'est véritablement, pour nous, le
transfert et de voir à ne pas échapper, en passant, des fonctions ou des
missions qui sont
importantes. C'est un peu le débat. Mais on ne change pas, là, les clés d'accès
pour les entreprises ni pour les citoyens.
On voit à ce que, dans ce transfert, on n'ait pas de perte et même qu'on ait
des gains. Maintenant, on ne refera pas ni les CLD ni les banques de
développement avec ce projet de loi là...
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, Mme la
ministre.
Maltais :
...très sérieusement, puis tout en comprenant l'intention. Je le sais, toutes
les entreprises, tous les citoyens veulent qu'on
soit beaucoup plus accessibles puis qu'on simplifie l'administration, puis on
est tous d'accord avec ça, mais ce n'est pas dans ce projet de loi là qu'on va
régler tous les problèmes du Québec.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, Mme la
ministre. Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce, je crois.
Weil : Bon, là,
c'est vraiment une question de structure logique législative. O.K. On a pris
cet article-là de la
Loi sur le MDEIE, qui a
comme mission développement économique, qui est l'innovation et de l'exportation,
hein? Donc, c'est une mission économique
avec un lien avec Investissement Québec. Tout est un peu dans ce giron-là.
Là, on enlève cet article-là, l'article en
question étant 3, là… le 2.3°, et on met cette
fonction maintenant à l'emploi... au ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale
et sans connaître actuellement la
Loi sur la Banque de développement.
Alors, je commence à me poser des questions sur la cohérence de ça, parce
que...
Weil : Oui, c'est
ça. Parce que, surtout, d'après le… Ce qu'on dit… Évidemment, la complexité
pour les entreprises,
on voulait faciliter, mais, au moins, au MDEIE… Parce que, le financement, bon,
la première étape... Parce qu'on dit
ici qu'il y aura aussi les services jugés nécessaires pas juste à la création
de l'entreprise, mais l'exploitation, puis associé à l'exploitation,
évidemment, c'est le financement.
Donc,
je comprends les formalités d'enregistrement, de modification, de déclaration.
Ça, c'est une chose, c'est assez simple, c'est du papier, c'est
administratif. Mais, dès qu'on va un peu plus loin… Et surtout que c'était dans
la loi qui créait le ministère de
Développement économique, là, Développement économique, de l'Innovation et de
l'Exportation, qu'il y avait quand même les liens avec tous les acteurs
gouvernementaux qui sont là pour le développement des entreprises, et l'exploitation,
alors que ce n'est pas le rôle de Services Québec; ce serait plus
enregistrement.
Alors, c'est ça que j'essaie
de comprendre, la vision, la logique de ça.
Président (M. Ferland, Ungava) : Je sens que Mme la ministre a hâte de répondre à cette
question. Mme la ministre.
Mme Maltais : Oui, je vais répondre pour être sûre qu'on s'engage dans
le bon débat. Il faut savoir que, depuis la création du ministère des Services
gouvernementaux — là, j'ai une oreille
attentive du côté du député de Verdun — depuis la création de ce ministère, par décret, la responsabilité
de cet
article passe du MDEIE à Services Québec.
C'est par décret que ça se faisait. Autrement dit, c'est un
article qui
existait avant la création du ministère des Services gouvernementaux.
Quand le ministère, le MSG, a été créé, on a transféré la responsabilité du
MDEIE à Services Québec.
Donc,
c'est pour ça qu'aujourd'hui on corrige finalement une situation qui était
corrigée par décret antérieurement. Puisqu'on
regarde... on abroge la Loi de Services Québec et qu'on transfère des
fonctions, on va chercher l'article du MDEIE puis on vient l'intégrer. On n'aura
plus besoin de refaire un décret pour refaire ça à chaque fois, simplement.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, Mme la
ministre. Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Weil : Oui,
Notre-Dame-de-Grâce, c'est bien ça. Donc, juste pour bien comprendre, donc, cet
article-là qui parle de création, «porte d'entrée principale, [des] services qu'il juge
nécessaires à la création et à l'exploitation d'entreprises», bien que c'était
dans la loi du MDEIE, par décret c'était Services Québec qui livrait ce
service-là. C'est bien ça?
Mme Maltais : Il avait la responsabilité de l'application de cet article.
Mme Weil : De cet article-là.
Maltais : Tout à
fait. On peut entendre M. Rodrigue, il peut nous dire un peu... si vous
voulez entendre le fonctionnaire... plutôt le
P.D.G. qui était responsable de Services Québec.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Alors,
M. Rodrigue.
M. Rodrigue (Pierre E.) : Oui. C'est qu'en fait,
essentiellement, ça vise la gestion de l'espace Entreprises du portail gouvernemental de services et de Mon dossier
entreprise, alors... Mais je comprends que les... ça peut avoir l'air, en apparence, un
peu difficile à comprendre. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que la banque
de développement, ça ne visera pas
toutes les entreprises du Québec. C'est que, tu sais, une entreprise, dans un
sens large, c'est à la fois, je dirais, quelqu'un qui est traductrice et
qui exploite son entreprise chez elle, dans sa maison, ou la multinationale qui
a des établissements partout. Alors, il y a
un échantillonnage, je dirais, d'entités qui sont couvertes par la notion
d'entreprise.
Alors, nous, ce qu'on fait, c'est qu'on veut développer des
outils comme Mon dossier entreprise, qui sont des outils en ligne qui vont faciliter, je dirais, la gestion de la relation
avec l'État non seulement au niveau du démarrage et du financement, mais également à toutes les étapes de
la vie de l'entreprise, que ne feront pas nécessairement... ne fera
peut-être pas nécessairement la banque. Mais l'outil va permettre de gérer la
relation avec l'État, et toutes les entreprises vont être visées par ça, alors que la banque ne visera peut-être pas tous les
types d'entreprises, là, au Québec. Puis il y a de la cohérence parce qu'on
travaille vraiment en collaboration avec le ministère des Finances et de l'Économie
là-dessus, pour s'assurer, justement, que tout est cohérent, là.
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Merci, M. Rodrigue. Alors, Mme
la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : O.K. Alors donc, peut-être... Parce
que, la notion de guichet unique, on ne la retrouve pas dans le langage actuel,
hein? C'était dans l'autre et... Parce qu'on avait un amendement, possiblement,
dépendant de la réponse, mais il
fallait régler cette question-là pour savoir si... «Guichet unique», ça peut
bien s'appliquer aux individus, j'imagine, mais est-ce que le mot «guichet unique» ou le concept de guichet unique
s'appliquerait aussi dans le service que vous faites ici pour les entreprises? Vous dites «porte principale». «Porte
principale», ça semble être cette notion de guichet unique, mais vous l'avez
enlevée. Donc, il y a une raison pour laquelle le mot ne se retrouve pas. Mais
est-ce que le mot pourrait se retrouver? C'est-à-dire l'ancienne version, là, c'était...
Maltais : C'était «porte principale».
Weil : Mais, dans le...
Maltais : M. le Président, dans l'ancienne
version, on disait...
Weil : «Sur tout le territoire du
Québec».
Mme Maltais : ...«fournir de manière électronique
ou autrement, à
titre de porte d'entrée principale». Ce n'était pas «guichet unique», là, que j'ai devant moi, au
MDEIE.
Weil : Oui. Non, c'est ça, mais...
Président (M. Ferland, Ungava) :
Allez-y, Mme la députée.
Mme Weil : D'accord. Alors, l'idée, c'est que,
dans l'article 2, nous, on proposerait de rajouter, lorsqu'on parle de «sur tout le territoire du Québec», là, dans l'article 2,
alinéa 2°,
d'amener une modification qui dirait «guichet unique multiservice afin de leur
permettre», qui reprendrait le langage que vous aviez, qu'on avait dans l'autre
loi qui est remplacée, mais ça ne pourrait s'appliquer
que si on peut aussi... on peut parler de guichet unique multiservice autant
pour les individus, les citoyens que pour les entreprises.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Juste, Mme la ministre, pour bien comprendre...
Mme Weil : En tout cas, je... Bien, la question
que je pose, c'est que... Est-ce que le service... Vous parlez de porte d'entrée principale. Est-ce que le concept de
guichet unique peut s'appliquer? Est-ce que vous faites une distinction entre
«porte principale» et «guichet unique» dans le concept?
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Alors, merci, madame... Non, je voulais
juste comprendre comme il faut, parce que vous
avez fait référence au paragraphe 2°. On est sur le premier paragraphe.
Mme Weil : Oui, on est sur ça, mais c'est parce
que l'amendement ne fonctionnerait pas pour le tout, si le concept de porte d'entrée principale... Donc, si j'ai une
réponse à cette question...
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Ça va. O.K. Merci beaucoup. Parce que
je veux... Parce qu'il y a des gens qui nous
écoutent, hein? On ne le sait peut-être pas, mais il y a des gens qui nous
écoutent... pour être certains que les gens vont nous suivre.
Mme Maltais : Donc, je comprends qu'on a fini l'étude
de «ainsi qu'en matière de services aux citoyens et aux entreprises».
Weil : Oui, oui, tout à fait.
Maltais : Parfait. O.K. Puis là on
est rendus à «En matière de services aux citoyens[...], le ministre a pour mission de [sortir], sur tout le territoire
du Québec, un accès simplifié à des services publics.» C'est là qu'on est
rendus.
Mme Weil : Oui, c'est ça.
Mme Maltais : O.K. Non, «porte principale» et «guichet unique», ce n'est
pas la même chose, à mon avis. Et «guichet unique», j'en parlais tout à l'heure,
n'a pas fonctionné, n'a pas réussi, là. On ne va pas mettre tous les services ou de... Services Québec ne deviendra pas
et n'est jamais devenu le guichet unique de tout, pour tous les services
gouvernementaux. Mais moi, je pense que «porte principale» donne une bonne
image. Maintenant, je ne sais pas si M. Rodrigue veut ajouter. Parce que j'ai
dit tout à l'heure que ça n'a pas fonctionné.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : M. Rodrigue.
Rodrigue (Pierre E.) : Pour être honnête, c'est volontairement qu'on n'a pas utilisé le terme
«guichet unique», parce qu'effectivement
«guichet unique» peut donner à penser que tout va se retrouver… ou tout se
retrouvait à Services Québec, ce qui n'était
pas le cas là-dedans. Alors, «porte d'entrée principale», ça suppose qu'effectivement
il peut y avoir d'autres portes d'entrée. Mais l'idée, c'est que ça soit la
bonne porte, tout dépendant de la situation de l'entreprise ou du citoyen, tout dépendant de la mission. Alors, dans ce
sens-là, c'est… «Guichet unique» donnait... puis il est utilisé,
également, à d'autres... par d'autres organismes. Alors, on a pensé que ce n'était
peut-être pas le terme approprié, là, compte tenu des circonstances.
Président (M. Ferland, Ungava) : Merci, M. Rodrigue. Mme la ministre, ça va? Alors,
je reconnais le député... la députée de
Notre-Dame-de-Grâce.
Weil : Oui,
juste pour continuer sur cette notion de guichet unique, parce que, si je pense
à Service Canada, c'est vraiment un guichet unique, il me semble, on ne pense pas se
référer à ailleurs que Service Canada quand on veut le genre d'information dans ce sens-là; puis je pense
que je parlerais de guichet unique quand je pense à Service Canada.
Moi, je ferais un parallèle, il me semble... Même si on
sait… Le citoyen sait bien qu'il y a peut-être d'autres portes pour d'autres
types de services, mais le concept de guichet unique, c'est : au moins, on
a une certaine certitude que c'est la bonne porte; peut-être qu'eux vont
nous amener ailleurs. D'ailleurs, un guichet unique, c'est un peu ça, là, on
peut nous renvoyer ailleurs. Mais, si on en reste juste au niveau de... au plan
du citoyen, juste le citoyen, on est... les entreprises,
on pourra en parler après, le concept de guichet unique multiservice, ça décrit
bien ce qu'on... l'attente que pourrait avoir un citoyen. Surtout qu'on
voit, c'est partout, dans toutes les régions, hein? On a vu la carte, d'ailleurs.
D'ailleurs,
dans un premier temps, M. le Président, je voulais remercier la ministre et les
fonctionnaires qui nous ont préparé ces
documents, une carte magnifique qu'il faudrait montrer à tout le monde. Je ne
sais pas si vous l'avez vue, Mme la ministre, mais c'est vraiment
extraordinaire. Ce qui est intéressant, c'est qu'on voit, on voit les services gouvernementaux un peu partout dans toutes les
régions. Et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui nous écoutent qui viennent des régions. On sait que, les grands
centres urbains, il n'y a pas de problème d'avoir des services gouvernementaux,
mais la masse critique n'est pas toujours
là, dans toutes les régions. Alors, la carte est vraiment très intéressante
pour voir le rayonnement, si on veut,
du gouvernement un peu partout en région, la présence du gouvernement dans les
régions.
Donc, moi, cette
notion de guichet unique, ça me semble être un concept qui est positif, qui
lance un signal. Je ne pense pas qu'il y ait une attente. Comme moi, j'entends
«guichet unique», je n'ai pas une attente que tout soit nécessairement
100 % là, mais je sais que, si je vais là, ils vont m'orienter si j'ai
besoin d'aller ailleurs. Mais c'est vraiment
la première porte, la porte principale, c'est un peu pareil comme concept,
alors... Et, «multiservice» aussi, j'ai trouvé cette expression
intéressante.
Président (M. Ferland, Ungava) : Merci. Juste une question, parce que, comme… de
privilège, au niveau du... Vous avez fait
allusion à «presque toutes les régions au Québec», est-ce qu'il y a des régions
qui ne sont pas touchées par le service?
Mme Maltais : Non, non, non, c'est tout le monde.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : C'est : tout
le monde est touché, toutes les régions?
Mme Maltais : Écoutez...
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Non, c'est juste
une...
Maltais : Oui.
M. le Président, en 2005 — en 2005 — le gouvernement précédent a adopté la notion de «guichet unique multiservice» et s'est frappé à un mur,
ça ne s'est pas fait. Ça fait huit ans, là, ça fait huit, ça. Ça ne s'est pas
fait. Ça ne s'est pas fait pourquoi? Parce que peut-être qu'au Québec il y a
beaucoup, beaucoup, beaucoup de services
directs donnés aux citoyens, comparé au Canada. Pourquoi est-ce que les
services d'assurance auto, pourquoi est-ce
que les services d'immatriculation automobile ne sont pas rendus… Est-ce qu'ils
sont rendus à Services Québec? Une partie? Non, ils sont…
Mme Maltais : Non, c'est moi qui parle, j'ai mon...
Non, j'ai mon…Tantôt, mais là c'est moi qui parle, M. le député. Alors, ce n'est
pas rendu à Services Québec. Pourquoi est-ce que les services d'accès de santé
ne sont pas rendus à Services Québec? Ça n'a pas fonctionné.
Alors,
au lieu d'imposer et de conserver une notion qui, en huit ans... — même si nous voulions tous, je n'étais pas contre ça, là, mais c'est une notion
qui, en huit ans, n'a pas donné de résultats — nous proposerons l'approche «accès simplifié à des services
publics». Donc, on ne le voit plus du côté du gouvernement qui dit : Je
veux te donner un seul guichet, on le voit
du côté du citoyen à qui on dit : On veut te donner un accès simplifié. Et
je vous jure que les sons de cloche
qu'on a… De la journée où j'ai commencé à parler de : Ce n'est peut-être
pas d'un guichet unique qu'on a
besoin, c'est de donner accès aux gens puis d'inviter les ministères à
collaborer, au lieu de se sentir potentiellement avalés par Services
Québec, le monstre que pourrait devenir Services Québec dans leur tête, c'est
devenu tout à coup : Ah! Pourquoi on ne collaborerait pas? Alors, c'était
dans cette intention.
Ça fait huit ans qu'on l'a essayé, je ne
pense pas que le conserver nous avancerait. Mais je comprends qu'on a cette intention d'offrir
les services simplifiés et accessibles le plus simplement possible, là, le plus
directement possible. Mais ces mots-là nous desservent, à mon avis, c'est
pour ça qu'on met «accès simplifié». Mais ça peut être un choix parlementaire,
mais, je vous dis, les mots n'ont pas donné les résultats, et, quand que les
mots, là, hein, les mots te desservent, il vaut peut-être mieux garder l'esprit
mais donner des mots qui correspondent à la réalité québécoise.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Merci, Mme la ministre. Alors, je reconnais le député de Jean-Lesage.
M. Drolet : Oui. Merci, M. le Président. Je
reviens de nouveau à ce que la ministre vient de dire. Mais moi, je veux m'assurer d'une
chose, parce que, s'il y a un petit bout de ce projet de loi là qui m'interpelle
beaucoup, c'est bien celui-là dont on est en train de parler. Et puis,
vous savez, on a, au Québec, le taux en entrepreneuriat le plus faible de
partout en Amérique du Nord, puis il y avait une cause.
Mme la ministre faisait état de 2005 par
rapport à un guichet unique qui a voulu être mis d'avant. Je n'étais pas là à ce moment-là,
mais, il y a une chose qui est sûre, j'étais là, en 2012, quand on a,
naturellement, fait le tour — en 2011, pardon — puis
lancé la stratégie, fin 2011, début 2012 — excusez-moi, 2012 — pour que l'industrie puis que
les gens de chacune des régions du Québec s'y
retrouvent. Parce que c'était la difficulté dans tous les endroits que j'ai
faits, la première chose qui était vraiment,
vraiment compliquée, c'était la concertation des joueurs, de se parler, de se
dire ce qui en était vraiment pour ce
qui est de l'ensemble des joueurs de l'entrepreneuriat, et l'accessibilité au
financement. Et c'est très stressant quand tu veux partir en affaires, c'est
la place qui est la plus déstimulante. Et, si on veut créer de l'entrepreneuriat, il faut simplifier, il faut
donner accessibilité à du financement, faire en sorte que ça soit
compréhensif pour chacun et puis d'avoir des gens à l'écoute.
j'ai compris qu'il allait y avoir... Puis là la nouvelle banque non plus… On
était ensemble en commission parlementaire
vendredi, en interpellation, et la ministre, elle a la bonne volonté de la
créer, mais ce n'est pas encore sur la table, puis on ne connaît pas
toutes les allées et venues de tout cela. Ça fait qu'il faut se faire une tête,
là, vraiment, surtout si on parle de ce
projet de loi là aujourd'hui, versus qu'est-ce qui n'est pas encore établi, que
la banque... de la nouvelle banque,
il y avait déjà quelque chose qui avait été établi. Puis on a fait une
stratégie, qui a été accueillie par tout le monde, c'était déjà rendu
sur papier puis c'était reconnu comme de quoi que c'était vraiment un
enlignement de… facilitateur. Bon, ça fait que là, aujourd'hui, je m'interroge
beaucoup. C'était mon commentaire, M. le Président.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Merci, M. le député de Jean-Lesage. Mme la ministre.
Mme Maltais : M. le Président, écoutez, pour
répondre au député, il a raison, il y a un groupe... il y a des groupes de travail qui ont été mis sur pied pour l'allégement
réglementaire, l'allégement administratif, et Services Québec fait
partie de ces groupes de travail et est
probablement un des joueurs les plus motivés en ce sens-là, parce qu'à
chaque fois qu'ils ont... que Services
Québec a abordé un dossier, ça a été une réussite, ça a été un succès. Alors,
moi, je vous dis : Vous avez raison, il faut continuer dans ce
sens-là. Et ça continue dans ce sens-là, et Services Québec n'est pas le seul
joueur, mais il est un joueur important pour moi.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Merci, Mme la ministre. Alors, la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : J'essaie de trouver, sans proposer
encore l'amendement formellement, quelque chose entre «guichet unique» et «accès simplifié». Parce qu'il me
semble que ce n'est pas assez fort. Vous l'avez pour les entreprises, la «porte principale». Est-ce qu'un «guichet
multiservice», ou quelque chose du genre, qui donne l'idée que, ah! on s'en
va là, et c'est la porte principale...
voix : Bien, c'est ça qu'il faut qu'il y ait, exact.
Maltais : Bien, M. le Président...
Président (M. Ferland, Ungava) : Oui,
Mme la ministre, oui.
Mme Maltais : ...je pense qu'on peut vérifier, mais «guichet
multiservice», mais pas, là... en enlevant le mot «unique», pourrait être intéressant, effectivement. Je vais... On peut
faire vérifier, mais moi... Je sais qu'on a toujours des juristes qui
travaillent avec nous, mais, moi, «guichet»… c'est le «unique» qui est le
problème.
Président (M. Ferland, Ungava) : O.K.
Merci, Mme la ministre. Oui, Mme la...
Weil : Oui, j'allais dire, justement,
d'après ce que la ministre nous a expliqué, je comprends, c'est qu'on voudrait
peut-être attirer d'autres services gouvernementaux ou d'autres ministères,
notamment le ministère de l'Immigration et
des Communautés culturelles, mais, l'idée d'un guichet unique, ils ne veulent
pas être pris là-dedans. Je comprends. C'est le «unique» plus que la
notion de «guichet».
Président (M. Ferland, Ungava) : Vous
en faites un amendement ou... Est-ce que vous en faites un amendement?
Weil : Oui. Alors, on proposerait un
amendement, oui.
Président (M. Ferland, Ungava) : À ce
moment-là, je vais suspendre quelques minutes seulement, le temps de vous
laisser...
Weil : …faire une copie.
Président (M. Ferland, Ungava) :
...préparer l'amendement. Alors, je suspends quelques minutes.
(Suspension
de la séance à 15 h 15)
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, on reprend les travaux. Alors, il y avait eu... D'ailleurs, je… de
confirmer que l'amendement est bel et bien recevable. Alors, je demanderais à
la députée de Notre-Dame-de-Grâce de bien vouloir relire l'amendement proposé,
et ensuite les discussions.
Weil : Bon, alors : Inclure, après le mot «Québec,», les mots suivants :
«un guichet multiservice afin de leur permettre».
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, est-ce que vous avez des commentaires, Mme la députée, ou...
Weil : Non, c'est très bien.
Président (M. Ferland, Ungava) : Oui?
Ça va? O.K. Alors, Mme la ministre, la parole est à vous.
Maltais : Bien, moi, je serais prête
à adopter l'amendement. Je le trouve bien.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Est-ce que vous êtes prêts à voter l'amendement? Alors, est-ce que l'amendement,
tel que proposé, est adopté?
voix : Adopté, M. le Président.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, adopté.
Alors,
nous revenons au paragraphe n° 2, l'article tel qu'amendé… au paragraphe n° 2, c'est ça?
Maltais : Oui, mais on adopte l'article
à la fin, tel qu'amendé, donc...
Président (M. Ferland, Ungava) : Oui,
juste à la fin, oui. Là, c'est un...
Maltais : O.K. Donc, je serais
rendue... 2°,
on vient de le faire. On serait rendus à 1° : «favorise une prestation intégrée des services et
assure une présence gouvernementale dans toutes les régions du Québec, en
fonction des orientations déterminées par le gouvernement.»
Alors, où est-ce qu'on retrouvait ça dans la
Loi sur Services Québec, monsieur... où l'esprit était dans... Peut-être que M. Rodrigue, qui connaît bien sa
Loi sur
Services Québec...
Président (M. Ferland, Ungava) :
M. Rodrigue, la parole est à vous.
M. Rodrigue (Pierre
E.) : Oui, en fait, c'était, M. le
Président, pour reprendre le premier paragraphe de l'article... le premier
alinéa de l'article 5 de la
Loi sur Services Québec, qui était «développer
une approche intégrée dans la prestation des services
publics de façon à en assurer [une] efficacité.» Alors, on a rajouté le
concept, évidemment, de «toutes les régions
du Québec», là, pour vraiment asseoir la présence territoriale, là, qui était
là auparavant, là, «sur tout le territoire du Québec», mais qui était
auparavant peut-être plus dans l'article 4, la notion de «sur tout le
territoire du Québec». Et «en fonction des orientations déterminées par le
gouvernement», parce qu'évidemment, comme on est assez horizontale comme
fonction, c'est d'y aller avec les orientations du gouvernement. Mais c'est
essentiellement ce qu'on avait antérieurement.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Bien. Merci,
M. Rodrigue. Mme la ministre, ça va?
Président (M. Ferland, Ungava) : O.K. Alors, je reconnais, premièrement, le député de
Vanier-Les Rivières.
M. Gautrin : ...et je suis sûr que la ministre va être d'accord avec
moi.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : M. le député, c'est
parce que j'avais...
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Non, le député
avait demandé la parole avant vous. Je vous reviens immédiatement après, oui.
M. Lévesque : Merci, M. le Président. Écoutez, premièrement, moi aussi,
ça me permet de dire merci aux employés du
ministère pour le bon travail, là. J'ai la chance de montrer les cartes, on a
les différentes cartes où est-ce qu'on voit où sont situés les
différents bureaux, de trois acabits, là : bureaux de Services Québec, les
bureaux de publicité des droits et les
centres locaux d'emploi, les différents qu'on a au Québec. On voit que le
territoire est relativement bien desservi
lorsqu'on... On parle de 50 kilomètres de distance, là, ce qui est quand
même assez raisonnable, aussi, je crois, là, malgré qu'il y a des gens qui peuvent être des fois éloignés du marché
du travail. Puis, quand on est éloignés du marché du travail, l'importance
d'avoir accès à un bureau proche, on n'a pas toujours une voiture, on peut
avoir de la difficulté.
J'ai
perçu quelques petits trous de services très, très, très faibles quand même,
une
partie du nord de la Gaspésie et la Basse-Côte-Nord, évidemment, là, qui est plus
difficile à desservir, le Nord-du-Québec, là, évidemment, on comprend
que les distances... M. le Président, c'est votre circonscription. Vous avez à
couvrir, je crois, c'est quoi, 54 % du territoire québécois?
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : 55 %. Il vous
en manquait 1 %.
Lévesque : Vous
avez gagné 1 % dans ma connaissance, donc. Mais, pour le reste, on ne peut
pas être contre le projet sur cet article-là. Mais ma crainte demeure la même, c'est
que… comment on va réussir, dans les chantiers que la ministre va mettre
en place avec le ministère… sur la façon qu'on va pouvoir peut-être réaliser
des économies. Ça fait que, moi, c'est...
Peut-être, la ministre pourrait nous parler si elle a de
l'information ou des orientations qui ont été données sur ça, l'accès des
services partout au Québec. Y a-t-il des plans, là, en route pour ne serait-ce
que parfois sauver des locaux, les rationaliser? Il y a des... Pas en
deux, trois semaines, là, mais, sur une période de quelques années, je pense qu'il
est possible de sauver de l'argent, qui est
si précieux aux Québécois. Alors, peut-être, Mme la ministre, si elle a
l'opportunité de m'éclairer un peu sur ses visions à ce niveau-là, s'il vous
plaît.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, M. le
député. Mme la ministre.
Maltais : M. le
Président, d'abord, je répète que cette union des forces n'a pas pour objectif
de faire face aux objectifs budgétaires de
réduction de dépenses. Parce qu'on est dans la prestation de services aux
citoyens, aux citoyennes, donc on ne peut pas se mettre à enlever des services
sur le territoire québécois, ce n'est jamais bon.
Mais
il se produit des exemples comme il s'est produit récemment à Thetford Mines,
et on en a parlé pendant les auditions, il y
avait un local de Services Québec qui était considéré comme étant devenu
inadéquat pour la prestation de services et
pour rencontrer les citoyens. À leur demande, ils se sont joints au centre
local d'emploi. Est-ce qu'il y a possibilité de faire ça sur le
territoire québécois à quelques endroits? Oui, là où il y a... les deux
services sont présents dans la même municipalité.
trois ans — sur trois ans — je pense qu'il va y avoir des moments où il y a des
déménagements qui peuvent se faire, et puis on peut en profiter. Mais on n'a
pas de plan à court terme. On voit au moins ça sur trois ans. Il peut y
avoir et il va y avoir sûrement des
économies, mais il faut que ce soit... comme je le disais, il faut que ce soit
un territoire qui est garni, là, un
territoire où il y a des services et il y a des dédoublements de locaux ou d'infrastructures,
non pas des territoires où il n'y a personne, O.K.? C'est dans cet
esprit-là. Ça permet aussi de conserver des emplois en région, ce qui est assez
important.
L'autre chose, s'il y a, à un moment donné,
trop de cadres sur le même territoire, dans le même édifice, on pourra peut-être se poser des questions, mais on procédera
par attrition à ce moment-là. Donc, c'est sur trois ans qu'on voit ça, vraiment. On sait que ça va se passer. Il y a soit des
fins de baux qui arrivent... soit des fins de baux, soit des édifices qui vont être en vente ou des choses
comme ça, qui font qu'il y aura des mouvements, mais on peut s'attendre
à ce que ça prenne trois ans.
L'autre chose — c'est ça que je voulais dire — c'est
qu'il y a un comité qui est sur place. Il y a un comité auquel sont associés
les syndicats, sont associées toutes les parties pour permettre de
véritablement voir quels sont les mouvements qui peuvent être faits, s'ils
doivent être faits. Donc, c'est avec les ressources humaines qu'on va faire ça.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Merci, Mme la ministre. Alors, je reconnais le député de Verdun.
Gautrin : Je vous remercie, M. le
Président. Mme la ministre, j'ai une interrogation, actuellement, sur l'identification extérieure. Vous comprenez, à l'heure
actuelle, je sais que ce n'est pas quelque chose qu'on va mettre dans la
loi, donc je ne modifie en aucune manière l'amendement, je ne présenterai pas d'amendement,
mais il est clair que le mot «Services
Québec» est une bannière qui fait appel à un concept de services et de guichet
multiservice, tandis que, si on identifie le local sur ministère de la
Solidarité et de... c'est moins évident, ou sur centre local d'emploi, c'est
moins évident.
Donc, je plaide auprès de vous pour que,
malgré tout, dans le réseau que vous nous avez donné ici, qui est présent sur la grande
partie du Québec, on puisse maintenir une bannière d'identification pour que
les citoyens sachent que c'est un
centre multiservice, de... Alors, c'est plus une question que je pose suite à
la... puisqu'on parle ici de présence en région, mais je sais bien que
je ne peux pas écrire dans la loi, actuellement, qu'il faudrait qu'on ait une
bannière qui...
Maltais : Bien, je pense que, M. le
Président...
Président (M. Ferland, Ungava) :
Allez-y, Mme la ministre, oui.
Mme Maltais : ...l'intention est claire. Ce n'est
pas d'avoir une bannière unique, c'est d'avoir un accès aux services le plus
simplifié possible. Si les deux cohabitent dans le même building, je pense qu'on
a intérêt, en tout cas… à moins qu'à un moment donné, dans l'espace,
dans le temps, les gens en viennent à identifier simplement en disant… on aille
au CLE, tant qu'ils ont besoin d'identifier
d'aller à Services Québec, on a intérêt à garder la bannière. Présentement, on
a intérêt à garder les deux bannières. Tu ne fais pas...
Gautrin : ...deux bannières...
Maltais : Bien, en ce moment, on n'a
pas intérêt à faire disparaître les bannières. Est-ce qu'il y a un endroit où,
parce qu'il y a vraiment peu d'utilisation de Services Québec ou peu d'utilisation
du CLE, on enlèvera la bannière? Je ne sais
pas. Je ne suis pas capable de vous dire ça. Mais je peux vous dire une chose :
Moi, je pense qu'on a intérêt, partout sur le territoire, actuellement,
à conserver les deux bannières. On a vraiment intérêt à conserver les deux
bannières.
M. Gautrin : C'est ce que je pense, moi aussi.
Donc, M. le Président, il y a des endroits où des CLE vont vouloir avoir, en sous-titre d'une bannière, Services
Québec en même temps, et, les endroits où c'est un service de Services Québec, il pourra devenir CLE aussi. Et les deux
bannières vont être présentes, actuellement, pour les citoyens. C'est ce
que je comprends dans votre intervention.
Maltais : Bien, je pense...
Écoutez...
Gautrin : Sans que ça soit un
engagement formel, on se comprend bien.
Mme Maltais : Non, ça ne peut pas être un
engagement formel, parce qu'on laisse les gens travailler là-dessus.
Gautrin : Non, non. Je comprends.
Mme Maltais : Ils sont en train de réfléchir
là-dessus, à ça. Mais on a exactement le... on tient exactement les mêmes propos en ce moment.
M. Gautrin : O.K. Mais je peux... Je comprends
bien que… Je ne veux pas l'amender et mettre ça dans la loi. Ça serait une lourdeur un peu excessive.
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Alors, merci. Je reconnais maintenant
la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : O.K. Alors, si on prend, donc, ce
paragraphe qu'on est en train de lire, juste la premièrepartie — parce que j'aurais un amendement à proposer dans la
deuxième
partie — vous avez changé le langage, avant c'était «développer une approche intégrée dans l'appréciation
des services», pour «favoriser une prestation intégrée». Est-ce que «développer
une prestation intégrée des services» serait envisageable ou est-ce que vous y
voyez une obligation
peut-être trop élevée de résultat? Donc, «développer», c'est plus fort que
«favoriser». «Prestation intégrée», c'est bien, c'est vraiment... l'image
est là, c'est tous les services, tous intégrés. Mais est-ce qu'on pourrait
substituer?
Mais, avant que je
propose l'amendement, je veux voir si «développer une prestation intégrée», c'est
dans votre vision, c'est de développer une
prestation. Vous parlez de «favoriser». Est-ce que le mot «développer» est trop
fort?
Maltais : M. le
Président, je vous dirais que, dans le départage des pouvoirs qu'on essaie de
faire entre le Conseil du trésor et le service à la clientèle, l'accès aux services du
MESS, le développement, pour nous, était : développer une approche,
une prestation intégrée des services. L'esprit du développement du visionnaire
qui peut donner les ordres à d'autres
ministères, c'est le Conseil du trésor. Moi, je ne peux pas aller donner un
ordre à un autre ministère. Donc, le
développement de cette prestation intégrée des services, pour nous, était au
Conseil du trésor. D'ailleurs, on verra un peu plus loin que j'ai fait bien attention, on a conservé, au Conseil du
trésor, cette capacité de dire : Vous allez intégrer les services
pour que ce ne soit pas... qu'on ne soit pas juge et partie, au MESS.
fait que c'est pour ça qu'on enlevait «développer». On peut mettre... et qu'on
a vu qu'en mettant «favoriser» il y avait l'esprit
de ce qu'on a là. On peut mettre «développer», je ne suis pas contre. Je vous
dis juste que c'était dans l'esprit d'un départage des compétences, des
pouvoirs et des compétences. D'ailleurs, vous allez voir plus loin qu'on demande que ce soit le Conseil du trésor qui dise :
Vous allez développer une prestation, pour ne pas que le MESS soit juge et partie, comme je le disais tout à l'heure,
toujours dans l'esprit de : essayons un langage, dans la loi et dans la
pratique, qui nous amène sur le chemin de la réussite.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, Mme la
ministre. Mme la députée.
Weil : Mais, d'une
manière ou d'une autre, dans le sens que c'est une vision de développer une prestation intégrée.
Évidemment, ce sera toujours le Conseil du trésor qui vous donnera les moyens
ou non, mais la ministre... Si je comprends bien, la ministre dit que ce
serait envisageable de parler de développer... Ce que j'aime avec «développer
une prestation intégrée», c'est qu'on voit vraiment une vision d'assurer que...
C'est un peu cette notion de guichet d'intégration
des services et c'est comme «user-friendly», un peu, pour l'usager, pour le
citoyen. C'est un peu sémantique, mais
c'est plus que sémantique, on voit une vision derrière ça. Mais, si je
comprends bien, c'est peut-être une question d'argent ou de vision du
Conseil du trésor. Mais, si vous dites que... si la ministre dit qu'elle est
ouverte à ça, moi, je proposerais un amendement, mais...
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Mme la ministre.
Maltais : M. le
Président, je vais proposer de se rendre à mi-chemin entre «favoriser», que je proposais, et «développer»,
qui est le passé. C'est : «on s'assure que soit développée — s'assure que soit
développée — une prestation intégrée». Alors, j'avais entendu les
commentaires, ça fait qu'on est en mouvement. On ne fait pas juste favoriser, «on s'assure que soit développée». Mais évidemment
j'ai toujours cette idée de la compétence et des responsabilités qui demeurent au Conseil du trésor. Alors, on est en
mouvement. On s'assure... On a préparé… parce que, comme il y avait eu les auditions, on avait entendu vos
commentaires et on cherchait comment intégrer cette volonté qu'avait l'opposition
de mettre un peu plus de force à ce verbe-là.
Alors,
on propose... je pourrais déposer un amendement qui dirait qu'au lieu du mot
«favorise» on remplacerait par les mots «s'assure
que soit développée», et je trouve qu'à ce moment-là on ferait un bon bout de
chemin.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci, Mme la
ministre. Alors, Mme la députée de Notre-Dame...
Mme Weil : On en a un, là, qui pourrait être dans ce sens-là, de...
Ah! vous l'avez déjà.
Maltais : Oui.
Suite à vos commentaires pendant les auditions et pendant l'adoption de
principe… Moi, on le sait... Moi, je sais qu'il
faut écouter ce qui se dit pendant une commission parlementaire et pendant une
adoption de principe, et de prévoir quelles sont déjà les volontés des
parlementaires. Ça fait que, oui, on a...
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Alors donc, je
comprends, Mme la ministre, que vous déposez un amendement.
Maltais : Bien,
ce que… De façon générale, avant de le déposer, je voudrais vérifier s'il y a
un accueil, parce que je ne veux pas perdre
une heure là-dessus.
Mme Weil : Excusez-moi, M. le Président. Non, je trouve que c'est
plus fort. Comme dit la ministre, ça indique un mouvement vers le
développement. C'est légèrement nuancé par rapport à «développe une prestation
intégrée». Je comprends bien la distinction. Alors, moi, je serais favorable à
cet amendement.
Président (M. Ferland, Ungava) : Alors, je serais prêt pour déposer l'amendement, Mme la
ministre. Alors, on va suspendre quelques
minutes et on vous revient.
(Suspension de la séance à
15 h 37)
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : On est prêts à
revenir? Alors, on reprend les travaux. Alors, Mme la ministre avait déposé un amendement. Alors, je vous informe qu'il est
recevable. Alors, Mme la ministre, à vous la parole.
Maltais : Alors,
amendement : À l'article 2 du projet de loi, remplacer, dans le
paragraphe 1° du
deuxième alinéa proposé, le mot «favorise» par les mots «s'assure que soit
développée».
Alors, dans l'esprit
de ce qu'on a discuté tout à l'heure, on essaie de donner une impulsion à cette
idée du développement d'une prestation intégrée de services.
Je jasais tout à l'heure,
pendant la pause, avec le P.D.G. par intérim de Services Québec,
M. Rodrigue. Il pourrait nous dire un peu... Il vient de me dire : Je
suis d'accord, je trouve que ça reflète mieux ce qui se passe. Alors, peut-être
qu'il peut nous dire quelques mots là-dessus.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Alors,
M. Rodrigue.
Rodrigue (Pierre E.) : Oui. Merci, M. le Président. Comme par exemple, c'est que parfois ce n'est
pas nous qui
développons, mais on s'assure de porter… Un exemple : on nous demande, à
la Stratégie québécoise d'entrepreneuriat, l'allégement réglementaire, de développer un système de changement d'adresse
destiné aux entreprises. Alors, on le fait à... avec Revenu Québec, qui
a déjà le registre des entreprises. Et la plupart des adresses des entreprises
sont déjà dans le registre, alors on ne
développera pas en parallèle un système. Donc, on travaille en étroite
collaboration avec eux. Alors, c'est un peu ça, c'est qu'on ne le
développe pas nous-mêmes, tout seuls, mais on le développe et on s'assure que c'est
fait en collaboration avec ceux qui ont l'expertise, là.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Merci,
M. Rodrigue. Alors, est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'amendement?
Mme la ministre?
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Ça va. Est-ce que
du côté... Ça va?
Président (M. Ferland, Ungava) : Alors, maintenant, donc, nous serions prêts à passer à l'adoption.
Est-ce que l'amendement, tel que proposé, est
adopté?
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Adopté.
Alors, maintenant,
nous sommes au deuxième paragraphe, c'est ça?
Mme Weil : Non, toujours le même.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Toujours le même?
O.K. Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Weil : Oui,
Notre-Dame-de-Grâce. Moi, je proposerais de rajouter la phrase que vous aviez
avant, et c'est de dire, donc, suite... juste
après «prestation intégrée des services» : «de façon à en assurer l'efficacité».
Je veux dire, c'est peut-être évident, mais
c'est toujours bien, et ça... Moi, je ne verrais aucun problème à rajouter la
phrase que vous aviez déjà. C'est ça,
l'idée de services intégrés, c'est d'assurer l'efficacité, c'est un rappel que
le gouvernement a toujours le souci de l'efficacité pour les citoyens.
Alors, j'aurais l'amendement déjà rédigé.
Président (M. Ferland, Ungava) : O.K. Donc, je vais vous demander de déposer l'amendement.
Donc, je vais suspendre
quelques minutes, et on vous revient.
(Suspension de la séance à
15 h 41)
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Nous allons
reprendre les travaux. Nous avions reçu un amendement proposé par la députée de
Notre-Dame-de-Grâce. Alors, je vous cède la parole, Mme la députée.
Mme Weil : Oui. Alors donc, ça serait dans la deuxième
partie de ce
paragraphe 1°,
c'est de rajouter, après «services»... Bien,
l'amendement : À l'article 2 du projet de loi, ajouter, dans le
paragraphe 1° proposé par le deuxième alinéa, lui-même proposé par le paragraphe 2°, et après «services»,
des mots : «de façon à en assurer l'efficacité».
Donc, l'article ou ce paragraphe se lirait : «…s'assure
que soit développée une prestation intégrée des
services de façon à en assurer l'efficacité et assure une présence
gouvernementale dans toutes les régions du Québec, en fonction des orientations
déterminées par le gouvernement.»
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Mme la ministre.
Mme Maltais : Écoutez... Bien, normalement, c'est à la collègue de
plaider d'abord son amendement.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : O.K. Allez-y, Mme
la députée, bien oui.
Mme Weil : Tout à fait. Alors, l'idée, c'est que... et l'idée qui
était dans l'article de la loi — oui, merci, Mme la
ministre — …
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Allez-y, oui.
Mme Weil : ...de la loi antérieure, évidemment, c'est cette notion d'efficacité
qui est incluse, qui est sous-entendue dans une approche intégrée. C'est tout
simplement de rappeler la fonction de services intégrés, efficacité,
évidemment, pour le gouvernement mais en tout premier lieu pour l'usager ou le
citoyen qui va chercher ces services intégrés.
phrase est longue mais se lit bien, avec des bonnes virgules ici et là. Ou bien
on le coupe en deux, mais j'aime bien cette
notion d'efficacité. C'est peut-être sous-entendu dans tout ce que le
gouvernement fait, mais moi, je trouve que c'est
un bon rappel que, la mission, et dans toutes les fonctions du gouvernement, on
recherche toujours cette efficacité. Et c'est pour ça qu'on a travaillé
si fort sur la première
partie de la phrase «à développer une prestation», c'est-à-dire
«s'assure de développer une prestation intégrée», c'est notamment pour des
raisons d'efficacité.
Président (M. Ferland, Ungava) : Merci, Mme la députée. Mme la ministre, maintenant, la
parole est à vous.
Mme Maltais : M. le Président, il faut... je comprends qu'on veuille
ajouter l'efficacité, mais, à un moment donné,
à force d'avoir une phrase… Mon danger, quand on veut trop triturer les phrases
et y ajouter des concepts, c'est qu'on finit par faire dire n'importe
quoi à une phrase. C'est le danger.
Alors, je veux juste dire que, si on dit qu'il faut qu'on
s'assure que soit développée une prestation intégrée des services, on sait de quoi on parle. «De façon à en
assurer l'efficacité», alors, de quoi allons-nous assurer l'efficacité? De la prestation intégrée des services? Du
développement de la prestation intégrée des services? Des services? Je ne
sais pas, je ne suis pas capable de répondre. Je ne suis pas capable de
répondre parce qu'on rentre dans un autre concept collé à trois autres
éléments.
Alors,
je vous dis, moi, que nous avons un peu nettoyé les concepts pour départager
les choses entre le Conseil du trésor et le
ministère et Services Québec, et je pense qu'à trop vouloir bien faire — et je comprends l'esprit qui est de bien faire, de ramener l'efficacité — on est en train de faire d'une phrase quelque chose de
difficilement compréhensible légalement. On est dans un texte de loi, là, on n'est
pas seulement dans les principes. On est des législateurs, on est en
train de légiférer. Et je considère que tout
autant la première
partie qui a été ajoutée... Le premier amendement de
l'opposition était très pertinent. Vous avez vu, tout de suite ça a fait oui;
écoutez, vous nous aviez passé le commentaire. Là, je considère qu'en voulant conserver l'esprit de ça on brise la nouvelle
phrase. Alors, j'ai de la difficulté avec... mais je vous le dis comme
ça, j'ai de la difficulté avec ce bout-là, là.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : …Mme la ministre.
Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Weil : Alors,
évidemment, le législateur ne parle pas pour ne rien dire. Donc, lorsque le
législateur a rajouté ce concept, «de façon à
en assurer l'efficacité», à l'époque il y avait une intention là, c'est-à-dire
que, lorsqu'on va faire l'exercice de trouver une approche intégrée, des
services intégrés, cette deuxième
partie de la phrase est aussi importante. Ce
n'est pas fait de façon aléatoire, mais c'est pour en assurer l'efficacité.
Donc,
soit, si la phrase est trop longue… Parce qu'on veut aussi intégrer le concept
de «dans toutes les régions», «en fonction des orientations», mais je comprends
mal pourquoi, l'intention d'efficacité, on la laisse tomber, alors
que... Évidemment, le législateur, à l'époque,
il y avait sûrement eu une discussion là-dessus. Et il vient qualifier la
première
partie de la phrase, une approche
intégrée «de façon à en assurer l'efficacité». C'est sûr, à quelque part, que
le gouvernement… c'est ce que le
gouvernement fait, mais en même temps un rappel de ça… Donc, s'il y a
option A, option B, option C, lorsqu'on regarde comment
on va intégrer ces services, c'est toujours dans l'optique d'en assurer l'efficacité.
C'est un concept qui... Comme je vous dis, la deuxième
partie vient colorer la
première et vient déterminer l'intention de la première. Alors, le législateur, dans un premier temps, avait exprimé
une intention. On pourrait peut-être regarder… Si on trouve que la
phrase est trop longue et qu'on y met trop, il y a d'autres solutions que d'enlever
la notion d'efficacité. On peut toujours en créer un autre, paragraphe.
Alors, j'aimerais vous
entendre sur pourquoi ce concept-là ne serait pas utile maintenant, alors qu'il
était utile lorsqu'on l'a inséré là.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Mme la ministre.
Mme Maltais : Deux réponses, deux réponses.
Premièrement, ce n'est pas d'enlever le concept d'efficacité qui me dérange, c'est d'avoir
une phrase qui ne tient plus debout légalement, O.K.? C'est très difficile,
hein, après ça, appliquer les textes de loi.
Deuxièmement,
dans la
Loi sur l'administration publique, la notion, si vous voulez, ce n'est
pas... le terme n'est pas écrit comme ça, mais
la notion d'efficacité est décrite dans l'article 2 : «Le cadre de
gestion gouvernementale concourt plus particulièrement :
«1° à la prise en compte,
dans les choix de gestion, des attentes exprimées par les citoyens en fonction
des ressources disponibles;
«2° à l'atteinte de
résultats en fonction d'objectifs préalablement établis;
«3° à une plus grande
flexibilité [...] par l'adaptation des règles de gestion à leur situation;
«4° à la
reconnaissance[...];
«5° à une reddition de
comptes qui porte sur la performance dans l'atteinte des résultats;
«6° [...] utilisation
optimale des ressources…»
tout cas, il y a là-dedans, là... Je vous le dis, on essaie de départager ce
qui est dans la
Loi sur l'administration publique, que nous laissons au Conseil du trésor,
de ce qui est dans Services Québec et dans la prestation de services aux
citoyens et aux entreprises. Donc, dans l'esprit
qu'on avait, c'était un peu d'enlever ce qui était… finalement qui n'était
plus utile à la lecture de la loi mais
surtout, surtout, surtout ce qui était d'une autre compétence. Services Québec
est toujours sous la responsabilité
de la
Loi sur l'administration publique, et toute cette idée de l'efficacité,
et la façon dont elle est écrite, est dans la
Loi sur l'administration
publique.
Alors, moi, à la
limite, je dirais : Mettons-le ailleurs mais au bon endroit. Je sais que
M. Rodrigue avait quelque chose… Est-ce qu'il y a un autre commentaire, M.
Rodrigue, là-dessus? Non? O.K.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : M. Rodrigue.
Mme Maltais : Non, il n'y a pas d'autre commentaire.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Non, il n'y a pas
d'autre commentaire? O.K.
Mme Maltais : Non. J'avais cru qu'il voulait éclairer un peu mieux l'Assemblée.
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Alors, je constate
que le député de Vanier-Les Rivières est sur le bout de sa chaise, alors je lui
cède la parole.
M. Lévesque : Oui. Non, parce que, sur le fond, je suis d'accord avec le
concept que la députée de Notre-Dame-de-Grâce
apporte, de souligner l'efficacité. C'est que la phrase, telle que proposée en
amendement, est difficile à lire, on
aurait trois fois dans l'espace d'une phrase le mot «assure», «s'assurer», «s'assure».
À moment donné, je crois bien qu'on avance avec assurance aujourd'hui,
Mais moi, je vous propose le sous-amendement suivant, c'est
qu'on lirait ceci : «s'assure que soit développée une prestation intégrée
et efficace», ce qui reprendrait, je crois, le fond que souhaite la députée de
Notre-Dame-de-Grâce. Moi, je soumets ça, là, bien humblement à notre
évaluation.
Président (M. Ferland, Ungava) : Alors, merci, M. le député. Mais, avant d'accepter un
sous-amendement, j'avais reconnu le député de
Verdun.
Gautrin : Bien,
je pense qu'évidemment on n'est pas contre le fait de l'efficacité, c'est
comme... Mais, à ce moment-là, son... Parce que moi, j'aurais repris... J'ai compris les
objections de notre collègue de Taschereau. J'aurais tendance, moi, à reprendre… Le «de façon à en
assurer l'efficacité», si on l'envoie ou on le met après «prestation
intégrée», je comprends que ça peut être… prêter à confusion. Si je le mettais
avant, j'aurais une phrase qui pourrait se lire, Mme la députée de
Notre-Dame-de-Grâce : «…s'assure que soit développée, de façon à en assurer
l'efficacité, une prestation intégrée...» Vous voyez? Vous voyez, Mme la
ministre? Voyez-vous, l'amendement, je le bougerais. À ce moment-là, oui, je crois que... Vous permettez? Si
vous me permettez… et on pourra plaider après sur la valeur, etc., mais
ça tient debout dans la mesure... «S'assure
que soit développée — alors, ce n'est pas… — de façon à en assurer l'efficacité,
une prestation intégrée», donc vous développez de manière à en assurer l'efficacité.
Autrement dit, le fait que la prestation soit intégrée est un gage de l'efficacité
de la prestation. C'est à peu près ça qu'on essaie de traduire, mais...
Parce qu'avec le respect pour mon collègue,
une prestation efficace, on ne va pas voter contre une prestation efficace, le
cas échéant. Mais je ne voudrais pas m'enfarger dans les fleurs du tapis. Je
crois que ça répondrait un peu aux objections de ma collègue.
Président (M. Ferland, Ungava) : Alors, merci, M. le député. Mme la ministre. Je reviens à
vous, Mme la ministre.
Maltais : M. le Président, bien,
entre nous, je ne sais pas si je vais parler sur le sous-amendement, l'amendement ou le deuxième amendement, mais je
vous dirais que, même si, à mon sens… Et je le dis très honnêtement, j'en
ai fait, de la législation : Je sens qu'on n'ajoute rien. Mais, si on veut véritablement
ajouter quelque chose, j'aime bien la proposition du député de Verdun. C'est plus clair
pour moi, un peu plus clair. Mais, je vous le dis, tout autant tout à l'heure j'ajoutais quelque chose, je renforçais la
loi, je... On peut écrire n'importe quoi dans une loi, ce n'est pas... et,
si ça permet de débloquer la situation, allons-y, là, parce que, sur le
principe... Moi, j'ai toujours dit que le législateur ne doit jamais parler
pour ne rien dire. Dans ce cas-là, on peut parler pour ne rien dire, c'est
beau.
Maltais : ...très, très respectueux,
là, c'est juste que je trouve que ça n'ajoute rien.
Maltais : Oui, je sais. Je comprends
l'idée, mais…
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Merci, Mme la ministre. Avant de
recevoir le sous-amendement, je vais laisser
la parole à la députée de...
Weil : Oui, c'est juste pour...
Président (M. Ferland, Ungava) :
...de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : C'est ça. Merci, M. le Président. Moi
aussi, je pense que... Moi, je trouve que ce n'est pas rien. Si c'était là la première fois, il y avait une raison pour
ça. Je ne suis pas allée regarder les débats de l'époque, mais l'efficacité,
donc, ça venait qualifier pourquoi on favorise la prestation intégrée.
Donc, l'autre idée, c'est qu'il y a deux
idées, il y a deux idées dans ce paragraphe. Il y avait… La première idée de l'autre loi, la
loi qui a précédé, c'est de développer une approche intégrée de façon à en
assurer l'efficacité, puis ensuite il y a la présence en région. On retrouve
deux idées, possiblement. Donc, l'autre option, ça aurait été… Si on voulait vraiment mettre de l'avant d'assurer la présence dans
toutes les régions, on aurait pu en faire aussi... Parce que c'est
une idée distincte aussi, hein, c'est :
assurer dans toutes les régions. Ça
dépend si on voulait le rehausser un peu pour que ça ne soit pas noyé maintenant dans ce nouvel article. Donc, c'est une
autre option.
ailleurs, je trouve que, le député de Verdun, sa proposition est très bonne
aussi.
Président (M. Ferland, Ungava) : Je
vous remercie, Mme la députée. Mme la ministre, est-ce que vous avez un
commentaire avant de...
Mme Maltais : Bien, c'est-à-dire que, moi, si on s'entend
à peu près tous autour de l'idée du député de Verdun, qui prend les propos...
les mots proposés par la députée de Notre-Dame-de-Grâce et les déplace à cet endroit-là, moi, ça me va tout à fait.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, avant de recevoir l'amendement...
Mme Maltais : ...M. le Président, si vous me
permettez, parce qu'il va falloir réécrire tout le paragraphe, nous. Alors, on a les juristes qui sont en train de le
réécrire, si vous voulez.
Président (M. Ferland, Ungava) : Mais
avant... Ah! O.K.
Maltais : Vous le déposerez, mais on
va vous le réécrire. Ça vous va?
Président (M. Ferland, Ungava) : Non,
excusez, il y a quelque chose, parce qu'avant d'aller plus loin...
Weil : Il y a trop d'«assurer», par
exemple.
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Avant d'aller plus loin, il faut
retirer l'amendement que vous avez fait, sans
ça... Je pense que vous n'aimeriez pas battre votre propre amendement.
Weil : C'est ça. Je retire donc l'amendement
que j'ai proposé.
Président (M. Ferland, Ungava) :
Alors, ça prend le consentement pour...
Maltais : Retirer le dernier
amendement?
Président (M. Ferland, Ungava) : Oui,
c'est ça, exactement.
Weil : Est-ce que je peux faire un
autre commentaire, M. le Président?
Le Président (M.
Ferland, Ungava) : Oui, on va...
Weil : C'est vrai qu'on...
Le Président (M. Ferland, Ungava) : Une à la fois. On va retirer l'amendement.
Est-ce qu'il y a consentement? Consentement.
La parole est à vous, Mme la députée.
Weil : ...je
sais que c'est le propre des légistes, mais c'est vrai qu'il y a trois fois le
mot «assurer». Est-ce qu'il y a un synonyme qu'on
pourrait trouver? Parce que ça ne fait pas beau.
Mme Maltais : Alors, c'est parce qu'on a ajouté «s'assure» à votre