Transportation and the Environment — 29 May 2018 (41st Legislature, 1st Session)

CTE 2018-05-29

Quebec — Committees

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Transportation and the Environment — 29 May 2018 (41st Legislature, 1st Session)

CTE 2018-05-29

Quebec — Committees

D'abord,

M. le Président, ici, on est d'abord et avant tout députés, et aucun d'entre

nous ne va remettre en question l'importance

d'emplois de qualité en région, parce qu'on comprend à quel point, des emplois

de qualité, des emplois bien rémunérés,

c'est difficile à attirer et c'est difficile à conserver en région. Ces

emplois-là, ils sont essentiels pour l'économie locale, pour garder les entreprises de la région de La Pocatière

viables, pour le succès des commerces des environs et pour permettre aux

familles qui ont fait le choix de s'établir dans le Bas-Saint-Laurent de

pouvoir continuer d'y vivre.

Alors, qu'en

transport on voudra toujours améliorer le service, c'est une bonne chose, parce

que nos investissements dans ce

domaine sont aussi des leviers économiques pour tout le Québec. Une des façons

de stimuler l'économie, c'est d'encourager la recherche, d'encourager

l'innovation. La recherche et le développement sont extraordinaires, au Québec,

et ça fait vivre de grandes entreprises mais également plusieurs

sous-traitants, notamment dans cette région.

Enfin,

n'oublions pas l'objectif final. Ce projet de loi va être bénéfique pour les

citoyens de Montréal, qui verront leurs

services de métro amélioré et leur confort accru. C'est donc tout le Québec qui

en sortira gagnant. Merci, M. le Président.

Le Président

(M. Iracà) : Merci beaucoup, M. le ministre. J'invite maintenant

le porte-parole de l'opposition officielle et député de René-Lévesque à

faire ses remarques préliminaires, pour une durée d'environ

3 min 20 s.

M. Ouellet : Merci beaucoup, M.

le Président. Donc, à mon tour de vous saluer, M. le ministre, collègues, le

collègue de Richelieu qui est avec moi, deuxième opposition, mesdames

messieurs.

Assurément, ici, on est rassemblés pour donner

une suite logique à ce qui pourrait arriver du côté de l'usine de

La Pocatière, c'est-à-dire des mises à pied qui auraient effectivement un

impact néfaste dans la région.

On est ici

aussi, M. le Président, puisqu'on est en train de... on va adopter une pièce

législative qui va, à notre avis, corriger

assurément une erreur, une erreur fondamentale qui a été causée dès le départ

par le gouvernement lorsque... le choix d'avoir établi que le REM serait

l'outil idéal pour, je vous dirais, désengorger Montréal. Et le mécanisme utilisé par la Caisse de dépôt aurait pu

effectivement, M. le Président, nous amener à être ailleurs. Et, quand je dis

ça, c'est qu'on aurait pu convenir,

dans les appels d'offres, à avoir du contenu local. Est-ce que les gens de

Bombardier auraient eu le contrat? Je

ne le sais pas, M. le Président. Est-ce que les gens d'Alstom auraient eu le

contrat? M. le Président, on aurait eu une certitude, c'est que ce

contrat-là, pour les équipements mobiles, le 650 millions que ça

représente, assurément il y aurait eu des

retombées concrètes et notables dans les différentes régions du Québec,

notamment du côté de l'usine de

Bombardier à La Pocatière et probablement aussi du côté de l'usine

d'Alstom. Alors, malheureusement, M. le Président, on doit refaire l'exercice de trouver une façon

législative à une problématique qui, comme on l'a dit tout à l'heure, a un

véritable impact pour les travailleurs et travailleuses du comté de

La Pocatière.

On est là

aussi, M. le Président, pour poser des questions, parce qu'au nom des

contribuables du Québec les gens vont

se poser la question, en suivant nos travaux et en voyant la suite. Encore une

fois, on va faire une pièce législative qui, dans certains cas, va avantager une entreprise, c'est-à-dire

Bombardier. Nous avons mis tout près de 1 milliard dans Bombardier

avec la CSeries. On sait ce qui s'est passé par la suite. Airbus en a pris le

contrôle et pourra en devenir propriétaire

dans les sept prochaines années. Et ça, M. le Président, la question que les

gens se posent, c'est... Encore une fois

nous aidons Bombardier. Alors, de quelle façon, lorsqu'on va adopter cette

pièce législative, M. le Président, les gens de Bombardier mais surtout les contribuables du Québec vont en avoir

pour leur argent en matière de garanties d'emploi, en matière

d'investissement et de retombées économiques?

Alors, nous

allons faire notre travail avec diligence, M. le Président, et nous allons nous

faire un plaisir de collaborer pour

l'ensemble de nos travaux pour trouver la meilleure solution pour l'entreprise,

meilleure solution pour les travailleurs et les travailleuses de La Pocatière, mais surtout la meilleure

solution pour les contribuables du Québec. Merci, M. le Président.

Président (M. Iracà) : Merci beaucoup, M. le député. Nous allons

maintenant... Je vais maintenant passer la parole au deuxième groupe d'opposition. M. le député de

Deux-Montagnes, la parole est à vous pour vos remarques préliminaires,

pour une durée de 2 min 30 s.

M. Charette :

Merci, M. le Président. Je serai également très bref, à ce moment-ci, pour que

l'on puisse commencer le plus rapidement possible les échanges.

Vous allez me permettre, dans un premier temps,

de saluer le ministre, les personnes qui l'accompagnent du ministère, mais également les députés

gouvernementaux, députés de l'opposition officielle, les personnes... et

Thomas, qui m'accompagne au niveau de

l'équipe de recherche. Et, enfin, déjà remercier les trois groupes qui se sont

déplacés pour nous exposer leur point de vue cet après-midi.

C'est vrai

qu'on peut voir ce projet de loi de différentes façons. La façon dont on

aimerait le concevoir, de notre côté, c'est comme une prolongation de contrat,

voir comment on peut concilier cette perspective-là avec la réalité du Bas-Saint-Laurent, qui nous est cher également. On

parle d'une expertise qui est à protéger, très certainement. On parle d'une

usine aussi, sur le côté de Bombardier, donc, à La Pocatière, qui a intérêt

à préserver, justement, cette qualité d'emploi mais également

cette expertise.

Donc, ce sera

un plaisir d'entendre dans un premier temps les trois groupes en question et,

très rapidement par la

suite, de débattre du projet de loi, voir si, comme société, on peut concilier les

intérêts de chacun. C'est certain qu'on a entendu parler des préoccupations en

matière de budget. Est-ce que l'on remplace trop rapidement un

matériel qui aurait pu autrement être tout

simplement modernisé? Est-ce qu'ultimement cet achat arrive trop tôt? En fait,

ce sont des questions qui sont légitimes.

Encore une

fois, on aime bien, de notre côté, le voir comme étant une prolongation de

contrat. Et, en bout de ligne, notre

seul intérêt, ce sera de s'assurer que toutes les parties y trouvent leur

compte et que les usagers, justement, du transport en commun, du métro

de Montréal puissent aussi y trouver leur compte. Donc, merci, M. le Président.

Le Président

(M. Iracà) : Très bien. Merci beaucoup, M. le député. Je souhaite

donc, dans un premier temps, la bienvenue

aux représentants du premier groupe, Bombardier. Je vous demande de bien

vouloir vous présenter ainsi que les personnes

qui vous accompagnent. Je vous rappelle que vous disposez de 10 minutes

pour votre exposé. Par la suite, nous procéderons

à la période d'échange avec les membres de la commission. Alors, bienvenue dans

la maison du peuple. Et la

maison est à vous, la parole est à vous.

M. Brossoit

(Benoit) : M. le Président, M. le ministre, membres de la commission, et plus particulièrement les députés de Côte-Sud, où se trouve notre usine, et la députée

de Montarville, où est implanté notre siège social nord-américain. Mon nom est Benoit Brossoit, je suis le président de

Bombardier Transport pour la région des Amériques. Et je suis accompagné aujourd'hui de Julie Turgeon,

vice-présidente, Contrats et affaires juridiques, Marc Foisy, vice-président,

Gestion de projet, et Eric Prud'Homme,

directeur des relations publiques et communications. De chez Bombardier Transport nous accompagnent également Yvan Pelletier,

directeur des ressources humaines à l'usine de La Pocatière, Mario Guignard,

président du syndicat des employés de

l'usine, Steeve Deschênes, vice-président du syndicat, ainsi que Christian Beaulieu, de la

Fédération de l'industrie manufacturière-CSN. De la belle région du Bas-Saint-Laurent

se joignent aussi à nous aujourd'hui Yvon

Soucy, préfet de la MRC de Kamouraska, et Sylvain Hudon, maire de La Pocatière.

Je les remercie tous de leur

présence. Merci de permettre à Bombardier Transport de prendre la parole

aujourd'hui dans le cadre de l'étude du projet de loi n° 186

concernant l'acquisition de voitures additionnelles pour le métro de Montréal.

Ce sont les

employés de Bombardier à notre siège social de Saint-Bruno, dans la région

métropolitaine de Montréal, et à

notre usine de La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent, qui ont

fièrement conçu et fabriqué, depuis 2014, les voitures Azur, en collaboration avec l'usine Alstom de

Sorel. Il y a une longue relation d'affaires entre Bombardier et le métro de

Montréal. L'histoire rappellera que

Bombardier Transport a vu le jour avec le premier contrat de voitures MR-73 en

Bombardier

construit, entretient et opère des trains partout sur la planète. La mission de

Bombardier Transport, c'est d'offrir

des solutions de mobilité innovantes et durables pour déplacer les gens. Grâce

à nos 40 000 employés à travers le monde et plus de 100 000 voitures

fabriquées, nous déplaçons chaque

jour plus d'un demi-milliard de personnes dans près de 60 pays sur cinq continents. Bombardier déplace des

voyageurs dans les terminaux de huit des 10 aéroports parmi les plus

achalandés des États-Unis. Chaque jour, à New York, environ 2 millions de

personnes sont déplacées par Bombardier.

Nous offrons des solutions de mobilité partout dans les Amériques avec plus de

10 000 employés sur 78 sites.

On compte des succès globaux, mais rien n'est

plus important pour nous que les succès locaux chez nous, au Québec, où est née l'ingéniosité de Joseph-Armand

Bombardier. Au Québec, Bombardier a été au coeur du développement d'un écosystème qui fait l'envie de bien des pays.

On retrouve, en effet, ici, pour le transport par rail, les installations et

les compétences en conception, en ingénierie, la production

manufacturière, l'opération et la maintenance.

Selon une

étude de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, publiée en 2010, le

transport en commun a un impact sur

l'économie québécoise près de trois fois supérieur à celui du transport privé

par automobile, tant en matière d'emploi

que d'argent. Cet écosystème, c'est un choix de société que nous avons fait

collectivement, lucidement, pour consolider

le secteur du transport du rail au Québec alors que l'industrie de l'automobile

battait de l'aile. Donnons-lui toutes les chances de survie. C'est bon

pour nous tous.

Aujourd'hui,

cet écosystème positionne avantageusement

le Québec dans l'industrie mondiale des solutions de mobilité. Il crée des emplois de qualité, procure

des retombées économiques importantes et stimule l'économie des régions.

La commande en cours met aussi à

contribution 400 fournisseurs dans le Bas-Saint-Laurent, en Montérégie, en

Estrie, dans Chaudière-Appalaches, dans le Centre-du-Québec ainsi qu'à

Montréal. Mais, en plus, il soutient pleinement les ambitions et le leadership

du Québec dans la lutte mondiale contre les changements climatiques. Le Québec

s'est résolument engagé dans une nouvelle

ère de transport durable avec, entre autres, le prolongement de la ligne

bleue — et rose éventuellement — le REM, le projet de tramway à Québec et

l'ambition d'un transport urbain sur rail à Longueuil et à Laval.

Il est

important ici de rappeler aux membres de cette commission qu'en 2010, lors des

négociations précédentes avec la STM,

il y avait eu une entente de principe pour le remplacement total de la flotte

avec une option pour des centaines d'autres voitures. C'était donc u

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CollectionQuebec — Committees
CitationCTE 2018-05-29
Typecommittee
Volume / chapteren travaux parlementaires commissions cte 41 1 journal debats CTE 180529.html
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier48d70ad8e5cd4165ea10683600ce612bdb4e04ca

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