Institutions — 2 September 2020 (42nd Legislature, 1st Session)
CI 2020-09-02
Quebec — Committees
Président (M. Bachand) : Donc, si vous pouvez l'envoyer au secrétariat,
et on va faire la distribution sur Greffier.
Et on fera... Et, à ce moment-là, on pourra autoriser le dépôt officiel des deux
lettres. Ça va? Mme la
ministre.
Mme McCann : Oui, M.
le Président. Alors, effectivement, nous aimerions déposer un sous-amendement, et je vous demanderais une suspension
pour bien préparer le sous-amendement.
Le Président (M. Bachand) : Parfait. Donc, nous allons suspendre quelques
instants, et, pendant ce temps-là, on va vous faire parvenir sur
Greffier les deux lettres que la députée de Notre-Dame-de-Grâce parlait.
Donc, on suspend
quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à
9 h 34)
Président (M. Bachand) : ...la commission reprend ses travaux.
Merci.
Avant d'aller
plus loin, j'autorise le dépôt de deux lettres, soit la lettre de l'Ordre des
hygiénistes dentaires et l'Ordre des denturologistes du Québec.
Cela dit, Mme la ministre, vous avez la parole.
Mme McCann :
Oui. Merci, M. le Président. Alors, nous avons déposé un amendement qui... en
lien avec l'amendement déposé par la députée de Notre-Dame-de-Grâce. Je
vais vous en faire lecture.
Le Président (M.
Bachand) : Avant...
Président (M. Bachand) : On
ne peut pas traiter deux amendements en même temps. Donc, il s'agirait de
voir... comme on avait discuté, comme on a
fait hier, d'ailleurs, avec le député de Gouin. Pour discuter de votre
amendement, il faudrait qu'il y ait
consentement pour suspendre l'amendement de notre députée de
Notre-Dame-de-Grâce pour pouvoir vous donner la chance de le déposer.
Mme Weil :
...commentaire. J'ai remarqué qu'avec la ministre... Je ne sais pas si...
Normalement — ça fait 12 ans, là, que je fais de la législation — quand l'opposition amène des amendements, le
ou la ministre va souvent dire : Bon, on se parle, on s'échange, et change l'amendement, parce que la ministre ou
le ministre a revu l'enjeu, mais permet à l'opposition de garder son amendement. Je comprends qu'on... les
légistes de l'autre côté veulent bien faire, mais moi, quand je faisais
beaucoup de législation, les légistes du ministère de la Justice,
accompagnés... Quand on était tous d'accord, même l'opposition, pour le faire, on le faisait aussi
avec la ministre de la Justice... l'ex-ministre de la Justice. Donc, c'est une
bonne pratique.
Je le dis
parce que je vois qu'on est vraiment sur la même page, sauf sur certains
éléments, et on aurait pu travailler avec
l'amendement que j'avais déposé. Je comprends que, des fois, on veut reprendre
à zéro et le faire à sa main, mais je le souligne... Je l'ai vu aussi avec
Québec solidaire, avec leur amendement. Donc, je le souligne parce que c'est
intéressant de travailler de cette façon, alors que... Donc, dans ce cas-là,
l'opposition se sent vraiment interpelée puis
partie prenante du
processus de législation. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : O.K. Donc, est-ce qu'il y a consentement ou pas de
suspendre?
Mme Weil : Oui, il y a
consentement pour suspendre.
Le Président (M.
Bachand) : Parfait. Merci beaucoup, Mme la députée. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme McCann :
Bien, merci, M. le Président. Donc, je vais faire lecture de l'amendement que
nous déposons. Remplacer l'article 35 du projet de loi par le
suivant :
35. Les articles 26 et 27 de cette loi sont
remplacés par les suivants :
«26. L'exercice de la médecine dentaire consiste
à évaluer et à diagnostiquer toute déficience des dents, de la bouche, des maxillaires et des tissus avoisinants
ainsi qu'à en prévenir et à en traiter les maladies dans le but de maintenir
et de rétablir la santé buccodentaire chez l'être humain.
«27. Dans le
cadre de l'exercice de la médecine dentaire, les activités réservées au
dentiste sont les suivantes :
«1° diagnostiquer les déficiences et les
maladies;
«2° prescrire les examens diagnostiques;
«3° utiliser les techniques diagnostiques
invasives ou présentant des risques de préjudice;
«4° déterminer le plan de traitement;
«5° prescrire des médicaments ou autres
substances;
«6° prescrire des interventions ou les traitements;
«7° utiliser
les techniques ou appliquer les traitements, invasifs ou présentant des risques
de préjudice, incluant les interventions esthétiques;
«8° prescrire la fabrication et la réparation
d'une prothèse dentaire ou d'un appareil dentaire;
«9° vendre des prothèses dentaires ou des
appareils dentaires; et
«10° exercer
une surveillance clinique de la condition des personnes dont l'état de santé
présente des risques.»
Le Président (M.
Bachand) : Est-ce que vous avez des commentaires
à ajouter? Juste...
McCann : En fait, oui, simplement... Puis je veux mentionner aussi à la
députée de Notre-Dame-de-Grâce que j'ai bien pris note des commentaires
qu'elle faisait juste avant.
Par rapport à
l'amendement, nous avons conservé, dans le premier paragraphe de
l'article 26, «rétablir la santé buccodentaire»,
parce que, je pense, c'est important de bien identifier le champ d'activité des
dentistes. Nous avons proposé d'enlever «d'offrir le soulagement
approprié des symptômes».
Peut-être
expliquer la genèse, là, de cet énoncé qui vient, dans le fond, de travaux qui
ont été faits pour élaborer la
loi sur les soins en fin de vie. Et on avait
ajouté cet énoncé, «offrir un soulagement approprié des symptômes», à la
loi pour les médecins et pour les
pharmaciens, et c'était dans ce cadre précis. Alors, évidemment, ici, nous ne
sommes pas, évidemment, dans des
soins en fin de vie. Et ce libellé serait... est approprié dans des soins de
fin de vie, mais effectivement, dans le cadre de cet
article qui est à
l'étude, nous n'en voyons pas l'utilité.
l'article 27, nous avons conservé la médecine dentaire et, comme vous avez
pu le constater, nous avons retiré les
mentions du buccodentaire parce que c'est quand même d'une évidence que ça se
rapporte à la santé buccodentaire. Et
nous avons intégré à l'article 27 la surveillance clinique dont nous
avions parlé hier et adopté... l'article que nous avions adopté hier,
l'article 26.
Le Président (M. Bachand) :
Merci beaucoup. Mme la députée, s'il vous plaît.
Mme Weil : Oui. Écoutez, moi,
je suis très convaincue par l'argument de l'Ordre de dentistes. Et donc il y a,
premièrement, bon, leur commentaire, là, sur
le buccodentaire : «Ça se rapporte à la bouche et aux dents. Le texte de
la
Loi sur les dentistes de 1973, l'article 26 actuel, ne pourrait se
voir restreindre. La législation de toutes les provinces canadiennes abonde dans le même sens. Certaines
législations parlent du complexe orofacial, de la tête et du cou. Aucune
de ces lois ne restreint le champ aux dents et à la bouche.» Et moi, je suis
convaincue par leur argument. On ira sur la santé aussi, bien, ils rétablissent
la santé.
Pensez même à
vos expériences personnelles, les questions que pose le dentiste. Quand il y a
une douleur qu'ils ne sont pas... ils ne savent pas exactement, ils font tous
les examens, ils se posent des questions puis ils vont parler ouvertement avec vous dans la chaise, ils
disent : Oui, il faudrait qu'on regarde plus profondément, ça pourrait
être ceci, ça pourrait être cela. Et
c'est toute mon expérience avec les dentistes. Je n'ai pas eu beaucoup de
problèmes, là, mais ce que je veux dire, c'est : Je le retiens.
Donc, c'est...
Et, encore une fois, donc, on parle souvent
d'orofacial dans les autres provinces, je les ai. Donc, l'Ontario, on parle du
complexe orofacial. Saskatchewan, oui, «disorder or dysfunction of the
oral-facial complex as the cause of a person's symptoms». L'Alberta aussi y
fait référence, le Manitoba aussi. Donc, c'est une vision globale.
Puis ça
touche aussi la question de douleurs et symptômes, là, le soulagement. Parce
que, là aussi, je ne sais pas si vous avez eu, parmi vos enfants... qui ont eu
une urgence qui touche les dents. On appelle, et c'est 11 heures du soir,
une souffrance épouvantable, et donc votre
dentiste... Et ça pourrait être autre chose, mais... une infection, etc. Donc,
on voit qu'ils ont... L'analyse...
les questions que posent les dentistes sont vraiment des questions globales, parce
que les dents et la bouche... Et le
nombre de fois qu'ils vont dire : Faites attention parce que de là peut
découler d'autres problèmes, si on ne corrige pas ceci ou cela, qui
affectent, donc, d'autres parties de votre corps.
Alors, si le
Canada, les autres provinces vont dans ce sens, avec un langage plus large, je
pense qu'il faudrait écouter l'argument
de ne pas limiter au buccodentaire. Est-ce que, peut-être, dans la
traduction... Je n'ai pas lu la version anglaise. On a peut-être
compris, en français, que c'était assez global. «Facial», «oral»...
«orofacial», donc, qui est plus large. «...consiste
dans l'évaluation de l'état physique du complexe orofacial», qui peut toucher
le cerveau aussi, parmi les infections. Donc, tout ce qui est la bouche, le
nez, le cerveau, tout est relié.
Je demande à
la ministre d'y réfléchir, de peut-être regarder les autres
avant qu'on vide la question. Mais nous, c'est-à-dire, on croit
vraiment, là... Moi, je pense que l'amendement qui est proposé par l'Ordre des dentistes reflète
l'exercice, le champ d'exercice, le champ de compétence aussi des dentistes.
Et le soulagement approprié des symptômes, je ne
vois pas pourquoi on enlèverait... Donc, j'ai compris, dans votre amendement, que vous... bien, que vous ne gardez pas cet amendement.
Est-ce qu'il y a une raison pour laquelle vous ne le
gardez pas?
Le Président (M.
Bachand) : Mme la ministre.
Mme McCann : La question est :
Pourquoi on ne garde pas, évidemment, là, si j'ai bien compris, «offrir un
soulagement approprié des symptômes», hein, c'est bien ça?
McCann : En fait, comme je
l'ai expliqué, c'est que ce libellé origine de la
loi sur les soins de fin de
vie, et, vraiment, on a vérifié avec l'Office des professions, et ça ne s'applique pas
nulle part ailleurs, là, dans d'autres professions.
Et on sait, tout le monde, que toutes les professions en santé ont à soulager
les symptômes, bien entendu, mais le
libellé en soi, le législateur, l'intention était dans la loi des soins de fin
de vie pour, justement, des gens qui sont en fin de vie, où est-ce que, là, le
soulagement des symptômes est essentiel. Donc, c'est le contexte et, dans ce
sens-là, c'est pour ça que l'Office des professions m'a bien expliqué que c'est
dans ce contexte particulier que ce libellé avait été ajouté, et, si on le met dans ce contexte-ci,
il y a des implications pour l'ensemble des professionnels. Or, ce n'est pas
l'esprit du législateur de ce libellé.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Mme la députée.
Mme Weil :
Oui, donc, si je comprends bien, donc, chaque intervention, essentiellement,
chaque problème a ses douleurs, hein? On peut dire ça. Si on va voir le
médecin, c'est parce qu'il y a une douleur quelconque, quel que soit le type de médecin. Donc, vous, vous dites : Si, à
chaque fois, il faut dire que le médecin va soulager la douleur, c'est évident, ça fait
partie de l'acte qui... et de sa
responsabilité, et de s'assurer de trouver une cure, puis la douleur, c'est le premier signal, et que ça viendrait, comment dire, affaiblir un peu cette même clause
qui se trouve dans la
loi sur la fin de vie.
Bon,
je comprends ce que la ministre dit. Je ne sais pas si les dentistes auraient
un autre argument auquel je ne peux... J'essaie de voir. Bon, je pense qu'on...
La ministre explique son point de vue. Je comprends
d'un point de vue légistique,
mais, pour l'autre, par exemple, la santé, ça, je... là, je pense que j'aime
bien leur proposition. C'est qu'on garde un
langage qui reflète plus le langage, selon... c'est vraiment
l'argument de l'Ordre des dentistes, plus vaste, plus large et inclusif.
Mme Weil :
Oui. Donc : «La législation de toutes les provinces canadiennes abonde
dans le même sens.» Donc, certaines... Donc,
je l'ai déjà expliqué. Et donc c'est leur point de vue quand ils sont venus en commission
parlementaire, et ils
maintiennent ce point de vue aussi. Mais ça va, M. le Président, je me suis
exprimée.
Président (M. Bachand) : Est-ce qu'il y a
d'autres commentaires, interventions sur l'amendement de la ministre?
Je comprends de la députée de Notre-Dame-de-Grâce qu'elle est satisfaite avec l'amendement, donc... parce qu'il y
a des conséquences sur son propre amendement tantôt.
Mme Weil :
Oui. Dans le paragraphe 8°, «prescrire la fabrication ou la réparation
d'une prothèse dentaire ou d'un appareil dentaire», donc, vous, vous le gardez.
Et leurs arguments, ici... Donc : «Concernant les paragraphes 8° et 9° — ça, c'est l'Ordre des dentistes — il existe dans le domaine de la médecine
dentaire des prothèses et des appareils qui ont des fonctions autres que de
suppléer à la perte des dents. Ainsi, dans le domaine de la chirurgie buccale
et maxillofaciale, les dentistes ont recours à des prothèses
maxillofaciales pour suppléer à la perte de tissus mous et de tissus durs.»
Alors, ça, on est
vraiment dans le très technique. Moi, je pense qu'il faudrait valider cet
élément-là avec vos recherchistes.
Président (M. Bachand) : Mme la ministre.
Mme McCann :
M. le Président, je demanderais une suspension là-dessus pour valider.
Président (M. Bachand) : On va suspendre quelques instants.
Merci.
(Suspension de la séance à
10 h 15)
Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il
vous plaît! Merci.
Avant
d'aller plus loin, je dépose un document de l'Ordre professionnel des diététistes
du Québec. C'est une mise à jour de leur mémoire, que vous pourrez retrouver sur
Greffier. Mme la ministre, s'il vous plaît.
McCann : Oui, M. le Président. Alors, en réponse à la question de la
députée de Notre-Dame-de-Grâce, en fait,
et après discussion avec l'office, ce qui est apporté, on parle de chirurgie ou
de greffe maxillofaciale. Pour nous, c'est inclus dans la rubrique
7° : «utiliser les techniques ou appliquer les traitements, invasifs ou
présentant des risques de préjudice — bon — incluant
les interventions esthétiques», bien entendu.
Alors,
il n'est pas question, à ce moment-là, autant de prothèse ou d'appareil mais
plutôt de greffe dans le cas, de ce que nous comprenons, de
l'intervention de la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Président (M. Bachand) : Mme la députée.
Mme Weil :
Je transmets, évidemment, les préoccupations de l'Ordre des dentistes, n'étant
pas spécialiste moi-même. Bon, merci, Mme la ministre.
Le Président (M. Bachand) : Est-ce que ça fait le tour pour l'amendement de
la ministre, à la satisfaction de tous et de toutes? Est-ce que
l'amendement est adopté?
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Alors, comme on a fait hier, Mme la
députée de Notre-Dame-de-Grâce, votre amendement,
selon les règles, tomberait caduc. Mais, pour qu'on soit... comme on a fait
hier, ce serait de prendre... d'avoir un consentement pour le retirer
officiellement.
Weil : Oui, on peut le retirer, M. le Président.
Le Président (M. Bachand) : Merci infiniment. Donc,
article 35, est-ce
que c'est complet? Ou sinon on serait à l'article 41.
Président (M. Bachand) : Oui, allez-y. Allez-y, madame.
Mme Weil :
Oui, parce qu'après ça c'est fini.
Le Président (M. Bachand) : Oui. Mais je vous avais dit d'ailleurs qu'on
était pour discuter des deux lettres aussi, alors donc...
Weil : Alors, c'est la question de l'ordre des techniciens
dentaires du Québec, donc, qui demande d'être éclairé sur la portée de
la disposition concernant l'activité de vente de prothèses et d'appareils
dentaires, qui serait dorénavant au dentiste et au denturologiste.
je cite leur mémoire : «...le projet de loi octroie à l'activité de vente
d'une prothèse ou d'un appareil le statut d'une activité réservée au dentiste
et au denturologiste. Cette disposition soulève une interrogation sérieuse
quant à la situation du technologue en prothèses et appareils dentaires.
effet, puisque la fabrication d'une prothèse ou d'un appareil par un
technologue s'effectue sur ordonnance du
dentiste ou du denturologiste, la relation du technologue avec le prescripteur
est aussi celle d'un fournisseur-vendeur à l'égard d'un donneur d'ouvrage, sauf dans le cas prévu à la
Loi sur
les dentistes où le technologue est employé d'un dentiste. Dès lors, comment le technologue peut-il donner suite à une
entente de service avec le prescripteur si l'activité de vente n'est
réservée qu'au dentiste et au denturologiste? Cet aspect du projet de loi
devrait être clarifié.»
Alors, moi, je pose
la question pour l'ordre, qui a besoin d'être clarifié sur cet enjeu.
Président (M. Bachand) : Mme la ministre.
McCann : Bien, M. le Président, je dois vous dire que je ne suis pas
certaine d'avoir cette lettre. Est-ce que c'est possible de...
Mme McCann :
Ah! c'est dans leur mémoire. J'avais compris «lettre». Alors, on va demander
une petite suspension, M. le Président.
Président (M. Bachand) : Parfait. On va suspendre quelques
instants. Merci.
(Suspension de la séance à
10 h 23)
Le Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il
vous plaît! On reprend nos travaux. Mme la ministre, s'il vous plaît.
McCann : Merci, M. le Président. Après consultation avec l'Office
des professions, il n'y a pas d'impact parce que les techniciens, technologues
dentaires ne sont pas autorisés à vendre des appareils dentaires, des
prothèses. C'est ce que l'Office des professions m'informe.
Président (M. Bachand) : Merci. Mme la députée.
Weil : Mais ils semblent dire qu'ils en vendent, mais ils ne
sont pas autorisés de façon formelle. Bon, je n'en dirai pas plus, là,
parce que... Bon, très bien. Merci pour la réponse.
Le Président (M. Bachand) : Merci. Si ça fait le tour de l'article 35,
on est prêts à l'adopter. Alors, est-ce que l'article 35, tel
qu'amendé, est adopté?
Mme Weil :
...services. Excusez-moi, M. le Président. Juste pour...
Président (M. Bachand) : Mais j'ai... on va... Oui, allez-y.
Weil : Oui. Non, mais c'est juste pour... Ils nuancent quand
même, ils disent : C'est selon... Dans le mémoire, là, ils disent, donc : C'est selon des
ententes de service avec, généralement, le dentiste. Donc, je pense qu'ils
viennent nuancer, mais j'ai soulevé la question.
Donc, c'est
ça. «Dès lors, comment...» Bon, c'est ça. Il y a des... Je comprends que... des
ententes de service, mais la ministre a déjà... a validé, a vérifié.
Mais je pense que, peut-être, on verra... ils vont vous revenir par la suite.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Mme la ministre, pour la suite des
choses.
Mme McCann : Oui.
L'article...
Président (M. Bachand) :
...excusez-moi, c'est moi qui est mêlé. On avait dit, avant d'aller plus loin,
qu'on parlerait des deux lettres que... Alors, s'il vous plaît, Mme la
députée. Pardon.
Mme Weil : Excusez-moi. Je l'ai. C'est ça,
bon, alors, c'est une lettre de l'Ordre des denturologistes et l'Ordre
des hygiénistes dentaires et c'est concernant l'article 7, 1.4°, j. Et là tout
le monde a la lettre en main? Ça concerne la prise
d'empreintes de précision — moi,
j'ai reçu ça hier soir — et
ils disent qu'on l'a rendue un acte réservé maintenant, avec l'Ordre des hygiénistes, et l'Ordre des
hygiénistes... et que la légiste qui aurait répondu à la question
n'aurait pas donné la bonne information, on va le dire comme ça. Et ce
n'est pas une formation des hygiénistes, et les hygiénistes le confirment, ils n'ont pas cette formation pour
le faire, et c'est un des actes réservés pour les denturologistes. Donc, je
vais lire la lettre, c'est important.
«Lors de
l'étude en commission parlementaire du projet
de loi n° 29 aujourd'hui, le 1er septembre 2020, à notre stupéfaction,
vous avez proposé à l'article
7, 1.4°, j de réserver aux hygiénistes dentaires la prise
d'empreintes de précision.
«Il faut bien se rendre compte que
Mme Nadine Marcotte de l'Office des professions du Québec a induit les
parlementaires et les membres de la commission en erreur en affirmant que les
hygiénistes dentaires ont la formation requise pour la prise d'empreintes de
précision pour les prothèses dentaires et qu'il s'agit d'un acte courant.
«Je vous
invite à consulter le témoignage de Mme Diane Duval, présidente de l'Ordre
des hygiénistes dentaires du Québec,
lors de l'audition des consultations particulières de la Commission des institutions le 27 août 2019.
C'est un extrait qui a eu lieu à 10 h 30 en réponse à
Mme Véronique Hivon. Vous pourrez constater que Mme Duval affirme que la prise d'empreintes de précision n'est pas
cohérente avec les objectifs de leur pratique. De plus, lors d'une rencontre
de conciliation à laquelle Mme Marcotte
a participé, les deux ordres, d'un commun accord, se sont entendus que la prise
d'empreintes de précision devrait
exclure l'objectif de la fabrication de prothèses dentaires. D'ailleurs, cette
prise d'empreintes de précision n'a jamais fait l'objet d'une demande de
l'Ordre des hygiénistes dentaires du Québec dans le cadre des travaux de
l'Office des professions du Québec.
«Il a
également été mentionné lors de cette rencontre que les hygiénistes dentaires
n'ont pas de formation dans ce type d'empreintes pour prothèses dentaires.
M. Jean-François Lortie, président actuel de l'Ordre des hygiénistes
dentaires du Québec, abonde dans le même sens et maintient la position exprimée
à l'époque à l'égard de cet article.»
Et là on
a aussi, justement, une lettre de l'Ordre des hygiénistes dentaires qui le
confirme, qu'on a reçue aussi ce matin.
Mme Weil :
Oui, et tout ça a été envoyé au cabinet
de la ministre, Donc : «Tel que M. Cabana le
soulève — c'est
le deuxième paragraphe — et contrairement à certains commentaires qui ont été faits en commission
parlementaire, la prise d'empreinte de précision n'est pas une
compétence qui est enseignée dans la formation de base des hygiénistes
dentaires, soit dans le programme collégial de techniques d'hygiène
dentaire.
«Par ailleurs, l'ajout d'une activité réservée relative à la prise d'empreintes de
précision n'était pas une revendication
de l'Ordre des hygiénistes dentaires du Québec, en soi.»
Alors, M. le Président, c'est un enjeu sérieux,
le langage est sérieux, et c'est plus qu'une mise en garde, ils demandent carrément une correction. Donc, la ministre
doit réfléchir à cette question, comment corriger cette situation, avec le président aussi, parce qu'on parle de procédure. Mais donc c'est
un amendement qui n'était pas donné, puis, en plus, la
formation n'est pas là, à la base, de toute façon, donc il faudrait corriger
cette situation.
Le Président (M.
Bachand) : Mme la ministre.
McCann : Oui. On a pris
connaissance des deux lettres, là, je les ai reçues, là. J'ai pris connaissance
de celle, aussi, des hygiénistes dentaires, là, que j'ai vue ce matin, et effectivement nous allons faire une correction. Donc, M. le Président, on est à
préparer, selon les règles, un amendement à l'article 7 pour tenir compte, effectivement, de ce qui nous a été transmis, qui est très important.
Le Président (M.
Bachand) : Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : Oui. Écoutez, je veux juste qu'on comprenne. Des erreurs
arrivent, donc, on se comprend, ça peut arriver à tout le monde. Je ne
veux pas que... Oui.
Le Président (M.
Bachand) : Alors donc, écoutez, à l'article...
Mme Weil :
Mais je remercie surtout... je remercie la ministre.
Le Président (M.
Bachand) :
L'article 7 est suspendu. Donc, on est encore dans
la définition... dans le sujet Redéfinition
des champs d'exercice. Alors, ce qu'on peut faire, vu que c'est
l'article 7, on pourrait continuer. Lorsque l'amendement sera prêt, on pourra revenir, mais on doit
revenir, cependant, avant de terminer ce bloc de sujets, cependant. Ça va?
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Alors, Mme la
ministre, pour la suite des choses,
article 41.
McCann : Oui. Parfait.
Alors, l'article 41... Merci, M.
le Président. Donc, remplacer
l'article 41 du projet de
loi par le suivant :
L'article 6 de la
Loi sur la
denturologie est remplacé par le suivant :
«6. L'exercice
de la denturologie consiste à évaluer les besoins prothétiques ainsi qu'à
concevoir, à fabriquer, à installer, à ajuster et à réparer des
prothèses dentaires dans le but de suppléer à la perte des dents d'une
personne.
Dans le cadre de l'exercice de la denturologie,
les activités réservées au denturologiste sont les suivantes :
«1° déterminer
le type de prothèses dentaires appropriées, sauf à l'égard des prothèses
dentaires sur implant et des ponts et couronnes sur dents naturelles;
«2° effectuer les interventions non
invasives nécessaires à la conception, à l'installation et à l'ajustement des
prothèses dentaires, à l'exception des prothèses dentaires sur implant et des
ponts et couronnes sur dents naturelles;
«3° contribuer à la détermination d'un plan
de traitement en implantologie;
«4° effectuer les interventions non
invasives nécessaires à la conception, à l'installation et à l'ajustement des prothèses dentaires sur implant, à l'exception des
prothèses dentaires scellées, selon une ordonnance et lorsqu'une attestation
de formation lui est délivrée par l'ordre
dans le cadre d'un règlement pris en application du paragraphe o du
premier alinéa de l'article 94 du Code des professions;
«5° retirer
et replacer un bouchon de guérison et placer un pilier sur la tête d'un
implant, selon une ordonnance et lorsqu'une attestation de formation lui
est délivrée par l'ordre dans le cadre d'un règlement pris en application du
paragraphe o du premier alinéa de l'article 94 du Code des
professions;
«6° prescrire
la fabrication et la réparation des prothèses dentaires, à l'exception des
prothèses dentaires scellées;
«7° vendre des prothèses dentaires, à
l'exception des prothèses dentaires scellées;
«8° concevoir, fabriquer et vendre des
protecteurs buccaux.».
Alors, M. le Président, cet amendement vise un double objectif : d'abord,
retirer le mot «amovible» utilisé pour qualifier
certaines prothèses, parce que son interprétation, c'est une source de discorde, et préciser clairement
les prothèses qui entrent dans le champ d'exercice et les activités des
denturologistes; deuxièmement, retirer du champ d'exercice de la
denturologie et des activités réservées aux denturologistes toute référence aux
appareils dentaires.
Outre ces retraits, certaines modifications de
forme ont été également apportées au libellé. Merci.
Président (M. Bachand) :
Merci. Et je me rappelle très bien la discussion sur «amovible» et «non amovible», effectivement.
Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce, s'il vous plaît.
Mme Weil : Oui. Alors là, on est dans un autre domaine, et
là il faut avoir des échanges pour comprendre, bon, les demandes des denturologistes et la réaction...
bien, la réponse du gouvernement, je
pense, dans chaque cas. Ils vont
vouloir entendre les échanges.
Donc,
l'amovible, là, on voit que la ministre répond à leurs demandes sur cette question-là.
Il y a aussi... Bien, je voulais peut-être qu'on puisse un peu faire le... je ne sais
pas si on pourrait faire le tour, là, des différentes modifications qu'ils
avaient demandées. Donc, ils avaient parlé d'ajouter le plan de traitement
prothétique et sa mise en oeuvre.
Mme Weil : Ah! Oui, hein?
Le Président
(M. Bachand) : Bien, c'est vrai qu'on est au salon bleu,
puis il faut...
Mme McCann : Je veux bien
comprendre.
Président (M. Bachand) :
...donc il faut vraiment qu'au niveau de votre voix, ça porte davantage, s'il
vous plaît. Merci.
Mme McCann : Oui, moi aussi, d'ailleurs,
hein?
Le Président (M. Bachand) : Mme la députée.
Mme Weil : Est-ce que
vous m'entendez?
Mme McCann :
...effort moi-même de mon côté, là, parce que le système ici est...
Mme Weil :
Peut-être aussi, ça, ça va aider. C'est mieux, là?
Mme McCann :
Oui, merci.
Mme Weil :
O.K. Je vais me mettre devant le micro. Je pense que c'est plus ça.
Mme McCann :
Merci. Merci à la députée. Merci.
Mme Weil :
Bon, je vais y aller un peu en rafale parce que, je pense, c'est de comprendre
où se situent les denturologistes. Et ils
sont venus nous rencontrer, je pense qu'ils ont rencontré tout le monde, votre cabinet aussi. Donc, c'est
de s'assurer qu'ils soient
partie prenante, évidemment, des modifications qu'on pourrait amener ou des amendements qui ont été apportés à la loi.
Donc, ajouter le plan
de traitement prothétique et sa mise en oeuvre, donc, dans leur mémoire... Bon,
ils sont satisfaits. Donc, ils disent, dans un premier temps, ils sont satisfaits des modifications apportées à la
Loi sur la denturologie, c'est important
de le souligner. Donc, comme tout le
monde, il y a des progrès avec ce projet de loi. Et là on va sur le... je pense que, depuis le début, on va sur des éléments qui ne sont encore peut-être
pas à la satisfaction de tous, mais je pense qu'il faut souligner le progrès parce que c'est un projet
de loi qui est très attendu et qui est en branle depuis de nombreuses années. Il y a certaines clauses qui
sont là depuis différents gouvernements, d'où la non-partisanerie de ce projet de
loi.
saluent «la proposition d'un nouveau champ d'exercice de la denturologie, tel
que décrit au premier paragraphe de l'article 6 du projet de loi. [Donc,] cette
définition correspond en très bonne
partie à l'ensemble des actes
professionnels pour lesquels le
denturologiste est formé et dont il a la compétence, notamment par la
confirmation de son expertise en matière de prothèses et d'appareils
dentaires.
l'instar de plusieurs autres ordres professionnels de la santé, nous suggérons
ici de compléter cette définition en proposant l'ajout du plan de traitement
prothétique et sa mise en oeuvre. En effet, même s'il s'agit de sa pratique
courante, par cet ajout, le denturologiste
aurait l'obligation juridique de suggérer à son patient un plan de traitement
et de lui faire agréer. Il aurait de
plus l'obligation juridique d'en assurer le suivi. Alors, non seulement le
denturologiste évalue les besoins du patient et fabrique l'appareil
approprié, mais il le fait selon un plan de traitement prothétique approuvé par
le patient et il en assure le suivi.»
Alors
donc, leur recommandation, c'était que «l'Ordre des denturologistes recommande
que soient ajoutés, au premier
paragraphe de l'article 6, après les mots "appareils
dentaires", les mots suivants : ", à proposer un plan de
traitement prothétique et en assurer le suivi,".»
n'ai pas fait d'amendement parce que je voulais vraiment avoir une discussion
ouverte avec la ministre, qu'on puisse... bon, le pourquoi qu'on ne l'a pas mis.
Parce que c'est sûr que l'équipe de la ministre et ceux qui étaient là
avant mais aussi surtout les fonctionnaires, l'office, ils ont regardé ça, et
je voudrais savoir ce qu'en pense la ministre.
McCann : Bien, M. le
Président, je demanderais à Mme Marcotte, de l'Office des professions, ou Me Hunlédé...
McCann : ...Mme Marcotte,
qui a eu les discussions à ce niveau-là, de nous en faire faire part. C'est
avec votre consentement.
Président (M. Bachand) : Consentement. Allez-y, Mme Marcotte.
Merci.
Marcotte (Nadine) : Oui,
bonjour. Bien, je dirais que la détermination du plan de traitement
prothétique, là, des denturologistes est vraiment incluse, là, dans la
contribution au plan de traitement en implantologie... Vous ne m'entendez pas
bien?
Mme Weil :
...vous êtes devant le micro?
Marcotte (Nadine) : O.K.
Pardon. Dans la contribution au plan de traitement en implantologie, on
comprend clairement, là, que le
denturologiste fait le plan de traitement prothétique. Donc, c'est pour ça que
nous, on n'a pas senti le besoin de le préciser, mais c'est clair qu'il
a son rôle à jouer, là, dans cette activité-là.
Weil : Il y a un
acte, oui, c'est ça. C'est à quel
article qu'on le trouve ou qu'il est... qu'on
le retrouve dans la loi?
Mme Marcotte
(Nadine) : C'est le troisième paragraphe de l'article 6.
Marcotte (Nadine) : Troisième paragraphe de l'article 6.
Weil : Troisième
paragraphe de l'article
Le paragraphe 3°, d'un plan de... «Contribuer à la détermination...» Bien, la différence, c'est de proposer un plan de
traitement. Donc, il y a une différence dans le... bon, pour comprendre. Quand
on dit : Le législateur dit ceci... ou le gouvernement, «contribuer»...
Donc, le plan, à l'origine, est fait par qui?
Mme Marcotte (Nadine) : Bien, le denturologiste va proposer des plans de
traitement prothétique qui vont être, là, validés par le médecin qui
lui, là, va pouvoir dire si ça convient au niveau de la santé du patient, là.
Weil : Mais il le prépare? Donc, ce n'est pas juste une
question de contribuer. Il prépare le plan, si je comprends bien, à
l'heure actuelle?
Marcotte (Nadine) : Oui, en
fait, le denturologiste est autonome, dans le plan de traitement prothétique,
sauf qu'il faut que sa proposition soit validée, là, pour le médecin, quand on
est dans le cadre d'un traitement en implantologie... par le dentiste, pardon.
Weil : Bien, c'est
pour ça qu'ils le mettent dans 6... Leur recommandation, c'est : après les
mots «appareils dentaires». Bien, je
vois une différence entre «proposer» et «contribuer», c'est sûr. Donc, la
réponse, elle n'est pas tout à fait une réponse à la question. Donc, le
denturologiste est le maître d'oeuvre, dans un premier temps, de ce plan qui
est ensuite validé. C'est ce que je comprends?
Marcotte (Nadine) : Bien là,
je m'excuse, Mme Weil, je crois qu'il y a peut-être confusion entre le
champ puis l'activité, là. Donc, vous, vous parlez de la proposition d'ajouter,
dans le champ d'exercice des denturologistes...
Mme Weil :
Bien, moi, c'est... Non, moi, ce que je...
Mme Marcotte
(Nadine) : O.K, «proposer un plan de traitement prothétique et en
assurer le suivi.»
Mme Weil :
Moi, ce que je pose...
Président (M. Bachand) : ...vous suivre.
Weil : Oui. Non, je
ne propose pas, j'essaie de comprendre. Donc, tout ce que je fais, c'est que je
lis leurs propositions. Donc, si je n'ai pas compris leur proposition, c'est...
Là, vous êtes en train de clarifier leur proposition, c'est bien ça?
Marcotte (Nadine) : Oui,
c'est ça. En fait, donc, nous, on n'a pas donné suite à cette demande-là de
l'ordre d'ajouter ces éléments-là dans le champ d'exercice, parce qu'on se trouvait, là, que les éléments
importants étaient déclinés, là, dans les activités réservées. Donc,
soit de déterminer le type de prothèse dentaire amovible appropriée, d'une part, dans l'activité à l'article 6,
premier paragraphe, et de contribuer, là, à la détermination du plan de
traitement en implantologie. Donc, pour nous, ça répondait à cette
préoccupation-là, puis il n'était pas nécessaire d'ajouter, là, la proposition
de l'ordre des denturos dans le champ.
Mme Weil :
Bon, ça va. Pour l'amovible, ça va... Ça, c'est l'article 6, et je veux
vraiment voir la vision du gouvernement sur cette question.
L'article 6,
alinéa 2, paragraphes 4° et 5°, donc,
l'Ordre des denturologistes, ils suggèrent de modifier «selon l'ordonnance», dans cet article-là, par, et je cite,
«lorsque le denturologiste dispose d'une évaluation faite par un dentiste
comprenant les objectifs de traitement».
J'ai
trouvé la question intéressante, dans le sens de : le denturologiste veut
savoir c'est quoi... bon, étant donné l'âge de la personne, la situation,
c'est quoi, le plan, c'est quoi, la vision que le dentiste a et les objectifs
que le dentiste a pour cette personne
qui a certaines qualités différentes, là, bon, soit très vulnérable, soit très
malade, soit d'un certain âge, soit
un accident que la personne a eu. Et donc j'imagine, hein, parce que
je ne connais pas beaucoup à la denturologie, mais le denturologiste sera obligé de... O.K., d'estimer, O.K.,
bon, c'est un jeune joueur de hockey qui vient de perdre ses dents, là, bon,
qu'est-ce qu'on fait? Puis ce n'est pas pareil que la personne qui a 85 ans,
qui a d'autres besoins, est dans une situation
de... Bon, alors, c'est ça que j'avais en tête, je me disais : C'est
intéressant parce que c'est un objectif de traitement.
Vous avez vu cette recommandation,
l'équipe a vu cette recommandation. Je voulais ouvrir un peu une discussion sur ça. Donc, ça va au-delà de
l'ordonnance. L'ordonnance, on voit ça... et, en anglais, on dit
«prescription», on sait exactement ce que ça veut dire, c'est pointu. Il
y a un mal, il y a un remède, et donc, pour le remède, c'est soit une pilule soit c'est un traitement particulier.
Eux, c'est plus élargi. Donc, je voulais voir ce que vous en pensiez de cette
recommandation.
Président (M. Bachand) : Mme la ministre.
Mme McCann : Bien, je vais quand
même dire que l'ordonnance, c'est quand même la base, hein, de la collaboration
qui est nécessaire entre un dentiste et un denturologiste et certainement dans
les actes qu'ils posent tous les deux. Et déjà, l'ordonnance, ça garantit vraiment
le partage des responsabilités qui... La santé du patient, ça demeure
sous la responsabilité du dentiste qui doit en assurer la sécurité.
Alors, je pense que je pourrais... je pourrais
demander à Mme Marcotte de compléter, là, ma réponse sur les discussions, évidemment, qu'elle a eues
aussi avec les différents ordres, mais essentiellement on aimerait mieux maintenir le libellé de
l'ordonnance. Avec votre consentement, M. le Président.
Le Président (M.
Bachand) : Mme Marcotte.
Marcotte (Nadine) : Oui.
Bon, je dirais qu'on a eu beaucoup de discussions avec les ordres, là, par rapport au concept, là, d'ordonnance, là, qui suscitait des inquiétudes, là, du
côté de l'ordre des denturologistes. On n'est pas arrivés à trouver un autre, là, véhicule, là, qui
pourrait convenir à tout le monde. Puis c'est
sûr que nous, en termes de
protection du public, on souhaitait s'assurer, là, vraiment, qu'il y ait une
ordonnance parce que c'est... dans un plan de
traitement en implantologie, on veut s'assurer, là, que ça respecte, là, les
fondements de la médecine dentaire. Donc, pour nous, là, l'idéal, c'est
qu'il y ait une ordonnance.
Puis
l'avantage de l'ordonnance aussi, c'est que c'est un véhicule, là, qui est
reconnu dans le domaine de la santé, qui
est beaucoup utilisé, qui est appuyé
aussi, là, juridiquement, donc qui permet, là, de bien délimiter la
responsabilité professionnelle, là,
des responsabilités respectives, là, de part et d'autre, pour les
denturologistes et les dentistes. Donc, c'est un modèle qui présente
beaucoup d'avantages puis qu'on retrouve aussi dans d'autres provinces.
Le Président (M.
Bachand) : Oui, Mme la députée.
Mme Weil :
Oui, je comprends tout à fait. L'ordonnance, c'est le pilier puis c'est le
point de départ. Est-ce que, suite à l'ordonnance, dans la vie, là... Je sais
qu'il y a beaucoup de collaboration, évidemment, entre le dentiste et le
denturologiste, ils se parlent, puis le dentiste va dire : Oui, peut-être
que oui, peut-être que non. Bon, ils en discutent. C'est ce que j'ai perçu dans... Ils veulent remplacer «ordonnance», et
je comprends, évidemment, l'hésitation à enlever «ordonnance». Mais est-ce
qu'il y avait... est-ce que vous avez regardé ailleurs, si cette notion
d'évaluation et objectifs de
traitement pouvait se retrouver ailleurs? Est-ce qu'ils ont proposé ou si
c'était vraiment pour se substituer à l'ordonnance, leur proposition?
Le Président (M.
Bachand) : Mme Marcotte.
Mme Marcotte (Nadine) : Oui.
Bien, en fait, l'ordonnance, là, c'est vraiment l'assise de la collaboration,
là, professionnelle, là. Ça ne veut pas dire
que les denturologistes n'auront pas d'autonomie, là, dans ce qu'ils font de
leur côté. Pour ce qui est des autres
provinces, je vous dirais que je n'ai pas trouvé, là, de... à mon souvenir, là,
puis je veux quand même rester
prudente, là, je n'ai pas d'exemple, là, qui ressemble à ce que les
denturologistes proposent, là, dans leur
mémoire. Par contre, là, dans certaines provinces, il y a des ordonnances; dans
d'autres, on fait état de la collaboration. Il y a différents modèles,
il n'y a pas d'uniformité, là, je vous dirais.
Mme Weil :
Oui. Bien, je pense qu'on présume une collaboration, hein? C'est une
présomption de collaboration. Bon, ça
va. Je voulais juste poser la question parce que je trouvais ça quand même
intéressant comme discussion, mais je
comprends l'hésitation à enlever «ordonnance». On s'accroche à ça. Tout part de
là. Puis ensuite, la collaboration, c'est de s'assurer que... faciliter
cette collaboration, évidemment.
Moi, je n'ai
pas d'autre question sur l'article, sur tout ça, là, mais je voulais vraiment
juste voir. Et je comprends qu'il y a
eu beaucoup d'échanges et de discussions. Évidemment, quand on est... Je l'ai
répété plusieurs fois, la complexité de
ce projet de loi, et autant du côté des sciences appliquées que dans ces
domaines-là, on écoute les arguments de part et d'autre, mais... et on amène les questions, on veut l'éclairage. Des
fois, on peut avoir des opinions claires et nettes sur une grande orientation
et qu'est-ce que ça prendrait comme acte réservé ou champ d'exercice, etc.,
mais, quand on arrive sur le très technique, c'est pour ça que je voulais
entendre, sur ce chapitre-là, la vision du gouvernement. Puis, bon, je
suis satisfaite.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux
voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Président (M. Bachand) :
Nous sommes maintenant à adopter l'article 41 tel qu'amendé.
Interventions ou la mise aux voix? Est-ce que l'article 41, tel
qu'amendé, est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Nous sommes
maintenant à l'article 5. Mme la ministre, s'il vous plaît.
McCann : Oui, M. le Président, l'article 5. Alors, M. le Président,
l'article 36 du Code des professions est modifié par le remplacement du
paragraphe l du premier alinéa par le paragraphe suivant :
«
l) utiliser le
titre
de "technologue en prothèses et appareils dentaires" ni un
titre ou
une abréviation pouvant laisser croire qu'il
l'est, ou s'attribuer des initiales pouvant laisser croire qu'il l'est ou les
initiales "T.P.D.", s'il n'est titulaire d'un permis valide à
cette fin et s'il n'est inscrit au tableau de l'Ordre professionnel des
technologues en prothèses et appareils dentaires du Québec;».
Le Président (M.
Bachand) : Mme la députée, s'il vous
plaît.
Mme Weil : Écoutez, j'ai une question de
l'Ordre des techniciens dentaires du Québec. Ils souhaiteraient qu'on remplace
les initiales proposées, «T.P.D.», par «T.P.A.D.». Alors, je vais vous lire le
commentaire. Donc, ça concerne le
titre de technologue en prothèses et
appareils dentaires : «...présente des avantages évidents par rapport au
titre actuel, l'avantage de la clarté
et de l'exhaustivité, en référant à la notion de prothèse dentaire de même qu'à
celle d'appareil dentaire. Cet ordre
de mention est également juste, la production de prothèse dentaire constituant
effectivement le coeur de l'activité professionnelle.
«L'avantage de s'appuyer sur un terme, celui de
"technologue", déjà utilisé dans le système professionnel québécois
pour désigner des professions requérant une formation de niveau collégial — technologue
professionnel, technologue en imagerie
médicale, technologue en radio-oncologie — par comparaison avec le terme de
"technicien", celui de
"technologue" réfère à la connaissance approfondie de l'expert légal
d'une technologie et suggère un niveau de responsabilité plus élevé.
«Ainsi, au
Canada, ce vocable est associé aux emplois reposant sur l'application de
connaissances spécialisées dans la réalisation d'une tâche, plutôt
qu'aux emplois limités à l'exécution d'un protocole technique.
Par ailleurs, le projet de loi prévoit
attribuer les initiales suivantes au
titre professionnel : T.P.D. La
prononciation de ces initiales crée
toutefois une ambiguïté phonétique qu'il serait sage d'éviter.» Alors, c'est vraiment
ça, la question.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Mme la ministre.
Mme McCann : Oui, M.
le Président. Écoutez,
on n'a pas d'objection. On pourrait le modifier pour T.P.A.D.
Le Président (M.
Bachand) : Merci, Mme la ministre. Est-ce
qu'il y aurait consentement pour le modifier?
Le Président (M.
Bachand) : Parfait. O.K. S'il n'y a pas... Est-ce qu'il y a
d'autres interventions?
Mme Weil : Je pense
qu'il faut faire un amendement, c'est ça...
Président (M. Bachand) :
Pardon? Oui. S'il n'y a pas d'autre... On va adopter l'amendement. Ou vous
voulez le modifier, là? Je peux... On l'a modifié d'ici, là...
Mme Weil : On va
suspendre.
Le Président (M.
Bachand) : O.K. On va suspendre quelques instants. Je vous
reviens.
(Suspension de la séance à 10 h 55)
Président (M. Bachand) : À
l'ordre, s'il vous plaît! La commission
reprend ses travaux. Mme la députée de... Notre-Dame-de-Grâce, pardon.
Mme Weil : Donc, voici l'amendement, l'article 7 :
L'article 5 du projet de loi modifiant l'article 36 du Code
des professions est modifié, dans le sous-paragraphe l du paragraphe 3°,
par le remplacement de «T.P.D» par «T.P.A.D».
Président (M. Bachand) :
Interventions? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci
beaucoup. Nous sommes maintenant
à la question : Est-ce que le paragraphe 3° de l'article 5,
tel qu'amendé, est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Nous allons
maintenant suspendre l'article 5 parce qu'on y revient plus tard.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme McCann : Oui, alors,
nous sommes à l'article 10. Le Code des professions est modifié par
l'insertion... ou ce code est modifié par l'insertion, après
l'article 39.10, du suivant :
«39.11.
La vente d'un protecteur buccal ne constitue pas une activité réservée à un
membre d'un ordre professionnel lorsque sa fabrication ne nécessite pas
de prise d'empreinte.»
Alors,
l'article 10 du projet de loi introduit l'article 39.9 au Code des
professions. On veut préciser qu'un protecteur
buccal est en vente libre lorsque sa fabrication ne nécessite pas de prise
d'empreinte pour éviter toute confusion avec l'activité réservée aux hygiénistes dentaires, qui est de
concevoir, fabriquer et vendre des protecteurs buccaux. Merci.
Président (M. Bachand) : Merci. Interventions? Mme la députée
de Notre-Dame-de-Grâce.
Weil : Oui, juste pour comprendre, M. le Président, est-ce
qu'il y avait un problème à résoudre? Il y a une clarification qui est
apportée ici. À quoi on vient répondre? C'est beaucoup ça. Ça peut être
quelqu'un...
Président (M. Bachand) : Mme la ministre.
McCann : C'est effectivement une clarification. Puis peut-être donner
la parole à l'office, s'il y a eu des discussions à cet effet-là, mais c'est
vraiment pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté entre les deux types de protecteurs
buccaux.
Président (M. Bachand) : Merci. Mme Marcotte, oui.
Marcotte (Nadine) : Oui, bien, en fait, vous avez tout à fait raison,
Mme la ministre, c'est pour s'assurer qu'il
n'y ait pas de confusion puis que les protecteurs buccaux, là, qui sont en
vente libre et qui ne nécessitent pas une prise d'empreinte primaire puissent
continuer de l'être, là, malgré la réserve nouvelle, là, de l'activité aux
hygiénistes et aux denturologistes.
Président (M. Bachand) : Mme la députée.
Weil : Mais est-ce qu'on avait remarqué qu'il y avait, en fait,
donc, des problèmes soit sur le marché, ou une confusion, ou... On vient
régler un problème ou on vient...
Mme Marcotte
(Nadine) : Je ne pense pas qu'on vient nécessairement régler un
problème, mais on voulait s'assurer qu'il
n'y en ait pas, étant donné qu'on réservait nommément une nouvelle activité. On
voulait juste préciser, là, que ça n'avait pas d'incidence, là, sur la vente libre des protecteurs buccaux, là.
Mme Weil :
Donc, par mesure de prévention, clarification.
Mme Marcotte
(Nadine) : C'est ça. Ça n'a pas été...
Mme Weil :
Très bien. Merci.
Président (M. Bachand) : Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'article 10? S'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'article 10 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci beaucoup. Comme convenu,
nous allons revenir à la discussion qu'on
avait eue avec... concernant les
hygiénistes dentaires et les
denturologues. Donc, je ne sais pas si, Mme la ministre, votre... un amendement est prêt. Mme la ministre.
Mme McCann :
Si vous me permettez, je vais tout de suite... Oups! Excusez-moi. Ce ne sera
pas long.
Mme McCann :
Alors, on va déposer l'amendement, M. le Président, on va le transmettre au
Greffier, et...
Président (M. Bachand) : Parfait. Alors, on va suspendre
quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à
11 h 10)
Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il
vous plaît! La commission reprend ses travaux. Donc, suite aux discussions, j'aurais besoin d'un consentement
pour pouvoir revenir à l'article 7. Consentement? Et là je cède la parole à la députée de Notre-Dame-de-Grâce, s'il
vous plaît.
Weil : Oui. Alors, écoutez, je vais lire, donc...
Président (M. Bachand) : ...excusez-moi. Mme la ministre, pour
lire l'amendement. Désolé.
Mme Weil :
Bien, c'est ça, je pensais, mais...
Président (M. Bachand) : J'ai sauté une étape. Désolé. Mme la
ministre.
McCann : Oui. Merci, M. le Président. Alors, l'article 7, qui modifie l'article 37.1
du Code des professions :
Retirer le sous-paragraphe j du paragraphe
1.4° de l'article 37.1 du Code des professions proposé par le paragraphe
1° de l'article 7 du projet de loi. Alors, merci, M. le Président.
Président (M. Bachand) : Interventions? Mme la députée.
Weil : ...ça vient
régler le problème. Merci
beaucoup à la ministre
et à vous, M. le Président, qu'on ait pu traiter de cette question aujourd'hui.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. S'il
n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Merci
beaucoup. Et, avec votre
consentement, on va suspendre l'article 7 et on va passer au prochain bloc, qui s'appelle Concordance aux
dispositions du Code des professions.
Mme la ministre, s'il vous plaît, sur l'article 9, je vois, vous
avez un amendement.
McCann : Merci, M. le Président. Alors,
article 9 : Remplacer
l'article 9 du projet de loi par le suivant :
«9.
L'article 39.3 du
code est remplacé par le suivant :
«39.3.
Dans le présent code et dans une loi constituant un ordre professionnel, à
moins que le contexte n'indique un
sens différent — excusez-moi,
oui — le terme
"ordonnance" signifie une prescription individuelle ou collective
faite par un professionnel habilité par la loi, ayant notamment pour objet les
médicaments, les traitements, les examens et les soins requis, les
circonstances dans lesquelles ils peuvent l'être de même que les
contre-indications possibles.
«Aux fins du premier
alinéa, est également un professionnel habilité par la loi une personne qui est
habilitée par une loi d'une autre province
ou d'un territoire du Canada, dans la mesure où, si elle exerçait ses activités
au Québec, elle serait autorisée à faire une telle prescription.»
Alors,
l'amendement propose une définition générale du terme «ordonnance» applicable à
l'ensemble des professionnels de la santé. Ainsi, il ne sera plus nécessaire de
modifier cet
article du code chaque fois que d'autres professionnels de
la santé seront autorisés à agir selon une ordonnance. Merci, M. le Président.
Président (M. Bachand) : Merci. Mme la députée de
Notre-Dame-de-Grâce.
Weil : Oui, bon, bien, c'est vraiment intéressant de voir qu'on
vient définir le terme «ordonnance». On a beaucoup parlé d'ordonnance dans ce
projet de loi. Alors, c'est de savoir et de connaître l'exercice qui a été mené
par l'office et par la ministre et ses collaborateurs pour arriver à cette
définition, parce qu'il n'y a pas eu de débat public, il n'y a pas eu d'échange. On a eu beaucoup de gens
qui voulaient avoir cette possibilité-là, ou autres, ou des débats là-dessus,
mais la définition d'ordonnance... Donc, ça, c'est la première question.
L'autre
question : Dans les discussions que l'office a pu avoir avec les ordres
professionnels, est-ce qu'on s'est inspirés de ce qui se fait ailleurs,
dans d'autres provinces? C'est toujours la question, je pense. Dans ce domaine en
particulier, on se compare souvent pour voir si on traîne de la patte ou si on est
précurseurs, hein? C'est un peu ça qu'on... On vise à être au moins dans
les normes des autres provinces.
Alors, c'est les deux
questions que j'aurai autour de cet exercice qui a été mené par l'office.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Mme
la ministre.
McCann : M. le Président, je donnerais la parole à Mme Marcotte... à Me Hunlédé, avec votre
consentement.
Président (M. Bachand) : ...
Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) :
Oui, bonjour. Jean-Luc Hunlédé, avocat à l'Office des professions. En
fait, quand il a fallu imposer l'ordonnance aux denturologistes...
Mme Weil :
...vous êtes capable de lever le micro? Comme ça.
Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) :
Oui. Donc, quand il a été question d'imposer une ordonnance dans la collaboration entre les denturologistes et
les dentistes, en fait, on a vu qu'à chaque fois il fallait modifier l'article 39.3
pour venir préciser
les ordres pour lesquels il y a un exercice sous ordonnance et on se disait...
Mais finalement on a constaté qu'il vaut mieux modifier l'article 39.3 pour faire
une définition globale de l'ordonnance qui s'appliquerait dans tous les cas,
pour tous les ordres, en fait, pour tous... dès qu'il est question
d'ordonnance, et c'est... plutôt que de venir modifier, à chaque fois, l'article 39.3.
Et, dans ce
cadre-là, justement, on est arrivés à... on a vu qu'il n'y a
que dans la
loi sur les pharmaciens qu'il
y a une définition du terme
«ordonnance». Et donc c'est pour ça que, d'ailleurs, on prévoit un amendement
à l'article 54.2 pour venir supprimer cette définition, et ce sera la définition du code
qui s'appliquera pour l'ensemble des ordres. Bon, on s'est inspirés un peu, dans le cas de la
définition, de ce qui se fait ailleurs. On s'est inspirés de ce qui se fait ailleurs, des définitions qu'on a pu
retrouver dans le reste du Canada.
Mme Weil : ...c'est
intéressant.
Le Président (M.
Bachand) : ...
Mme Weil : Merci,
M. le Président. C'est intéressant.
Donc, avez-vous des exemples? C'est un débat important, donc je voulais vraiment...
je voudrais quand même creuser, peut-être voir des... si vous avez devant vous...
M. Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) : ...je
n'ai pas sous la main les exemples.
Mme Weil : Mais on pourrait,
nous, regarder.
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Mais,
dans le cas de la définition, on s'est inspirés, en fait, de ce qu'on a vu ailleurs,
vu que la question n'était pas vraiment de définir... On sait que l'ordonnance, c'est
plus la prescription. L'objectif, c'est la prescription en général.
Mme Weil : Bon, bien, je... Peut-être, c'est quoi, le sens
de... Donc : «Dans le présent code et dans une loi constituant un ordre professionnel, à moins
que le contexte n'indique un sens différent, le terme "ordonnance"
signifie une prescription individuelle ou collective...» On va commencer avec
ça. Qu'est-ce qu'on envisage par «collective»?
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Bien,
dans le cadre de l'exercice de certaines professions, notamment
les médecins, les infirmières et d'autres professions de la santé, il arrive de
faire des ordonnances collectives, c'est-à-dire
que c'est une ordonnance qui s'applique pour
une action précise sans qu'on soit obligé à chaque fois de refaire l'ordonnance
pour autoriser le professionnel à exercer cette activité.
Mme Weil : Comme dans le cas
de COVID?
M. Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) :
Pardon?
Mme Weil : Comme dans le cas
de COVID, j'imagine?
M. Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) : Oui, c'est
ça. Oui, c'est ça.
Mme Weil : Donc, tous ceux
qui présentent ces symptômes, voici le traitement...
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : On peut,
par exemple, autoriser une infirmière qui peut exercer un
acte sous ordonnance. On peut écrire une ordonnance globale, en fait, qui
s'appliquerait à toutes les infirmières, par exemple, dans un
CLSC.
Mme Weil : De faire telle et
telle ordonnance.
M. Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) : Oui.
Mme Weil : Donc, le «prescription individuelle», ça
s'applique à l'autorité, la personne qui aura l'autorité de le faire.
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Oui. En
fait, pour tous les ordres qui ont le droit de prescrire, qui ont tous des
ordonnances, il y a des règlements
sur les ordonnances qui définissent, en fait, le contenu des ordonnances
individuelles et le contenu des ordonnances collectives ainsi que la
procédure d'adoption.
Mme Weil : O.K. Donc, le «collective», ça s'applique vraiment
à la personne qui a l'autorité, quand on parle de...
M. Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) : Oui,
au professionnel. Ça s'applique au professionnel, en fait.
Mme Weil : Le professionnel.
Donc, c'est sûr que, oui, dans le cas de COVID, ça s'applique, évidemment.
Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) : Ça autorise le professionnel à exercer
l'activité.
Mme Weil :
Donc, on inclut là-dedans... parce qu'il n'y avait pas de définition. Je parle...
il n'y avait pas de définition d'«ordonnance».
Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) :
Pas de définition. Il n'y avait pas de définition en tant que telle, sauf dans
la
Loi sur la pharmacie, où on parlait... où on définissait un peu
l'ordonnance.
Weil : Et donc c'est
quoi, la différence entre «ordonnance» et «prescription»? Parce qu'à cause de
l'anglais ça crée une certaine confusion. Je pense qu'il y a juste un
mot, hein, en anglais?
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Oui, c'est juste le mot qui...
Mme Weil :
C'est «prescription». Alors là, les gens disent : Bon, «prescription», une
prescription, c'est un anglicisme quand on
parle d'ordonnance. Mais ici, alors, qu'est-ce qu'on entend par
«prescription», en français, ici, par opposition à «ordonnance»?
Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) :
Bien, la prescription traduit le but de l'ordonnance, en fait, c'est surtout
Mme Weil :
Mais comment on le...
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Une ordonnance, ça signifie une prescription.
Mme Weil :
Comment on traduit? Est-ce que vous avez la version anglaise de...
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Pardon?
Weil : Avez-vous
la... Ah! bien oui. Ah non! c'est un amendement...
Non, c'était dans la... J'ai la
version. Donc, on dit «prescription», «prescription», deux fois, là, dans le...
C'est un amendement. Est-ce que vous avez la version anglaise de
l'amendement?
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Non, je n'ai pas la traduction anglaise sous la
main.
Weil : Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pourrait... C'est juste
pour voir comment on a géré cette question de répétition du même mot.
McCann : On va regarder si
on a la version anglaise. On la recherche actuellement. Est-ce qu'on va prendre quelques minutes de suspension?
Le Président (M. Bachand) : Bien, si la députée a d'autres questions,
sinon on va suspendre... sur le même sujet, là. Mais, en attendant que
la recherche se fait, on peut continuer les travaux.
Mme Weil :
Bien, on va continuer alors qu'ils attendent la version anglaise. Donc, quand
on dit : «le terme "ordonnance"
signifie une prescription individuelle», on pourrait dire : «le terme
"ordonnance" signifie une ordonnance individuelle». On aurait pu utiliser le même mot? Est-ce que
c'était vraiment un souci de ne pas utiliser le même mot? Parce que vous
dites : C'est la même chose, hein, «ordonnance» et «prescription».
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Oui, «ordonnance» et «prescription», c'est la même
chose.
Mme Weil :
C'est linguistique, alors?
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Pardon?
Weil : C'est
linguistique, le choix d'avoir utilisé un autre mot? C'est parce qu'ils ne voulaient pas répéter le
même mot? C'est pour ça que je veux voir la version anglaise, pour voir si...
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Oui, on peut peut-être aller voir si je peux avoir
la version.
Président (M. Bachand) : ...suspendre quelques instants, pour
revenir?
Président (M. Bachand) : O.K. Alors, nous
allons suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 37)
Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses travaux. Mme la ministre ou maître? Mme la ministre,
oui.
Mme McCann : Je donnerais la parole
à Me Hunlédé.
Le Président (M.
Bachand) : S'il vous plaît. Merci.
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Oui.
Donc, nous n'avons pas encore la traduction de l'amendement, mais je suis parti de la version anglaise de l'article 39.3
du Code des professions, dont nous avons une version. Vu qu'on est partis
de cet article-là, nous avons la traduction de cet article.
Donc, dans l'article 39.3 version anglaise, il est
mis : «the word "prescription" means a direction given to a
professional by a physician, a dentist», etc.
Mais je suis
allé faire une petite recherche rapide, et, en fait, la différence, c'est que
le terme anglais «prescription» désigne
à la fois ce que le médecin prescrit et le papier sur lequel la prescription
est rédigée, alors qu'en français c'est différent, en fait. En français, la forme écrite de la prescription doit
être désignée par le terme «ordonnance». Le médecin rédige une
ordonnance, et le pharmacien l'exécute. C'est tout.
Mme Weil : Alors, j'imagine qu'on va voir... Dans la version
anglaise, peut-être qu'ils auront trouvé une autre façon de contourner,
mais il se peut qu'on voie le mot «prescription» deux fois.
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) :
«Prescription», oui. C'est plus «prescription». En fait, en anglais, c'est plus
«prescription» qu'on utilise.
Mme Weil : D'accord. Et donc
cette définition... «ayant notamment pour objet les médicaments», c'est
une définition large qui vient répondre aux
besoins de tous et chacun dans tout le champ d'activité des ordres
professionnels, c'est bien ça?
M. Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) : Oui.
Mme Weil : Donc, il y a eu
des consultations, j'imagine?
M. Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) : Oui.
Mme Weil : C'est ça que je voulais savoir, qui est-ce qui a
participé à cette définition qui est, honnêtement, assez au coeur de ce
qu'on a discuté ces deux dernières semaines.
M. Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) : Il
n'y a pas eu, en soi, de consultation, dans la mesure où chaque ordre qui utilise des ordonnances a un règlement et définit,
dans ce règlement-là, ce qu'on entend par «ordonnance individuelle» ou jusqu'où le professionnel peut aller ou ne pas
aller, en réalité. Donc, ils ont toujours une marge de manoeuvre pour venir
déterminer, par la suite, ce qu'on entend par «ordonnance». Par exemple, il y a
le règlement sur les ordonnances individuelles
et collectives du Collège des
médecins, il y a le règlement sur les
ordonnances des dentistes, et donc... Voilà.
Mme Weil : Et donc, vous,
vous avez pris toutes ces définitions, qui doivent être nuancées... puis de
faire...
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : On a
essayé de prendre, en fait, le terme général pour essayer de dire quel est
le but de l'ordonnance, en fait.
Mme Weil : Et donc, cette définition, est-ce qu'ils l'ont
vue ou est-ce qu'ils ont participé à quelque part? Mais, vous dites,
vous n'aviez pas...
M. Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) : On
n'a pas soumis à consultation.
M. Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) : On ne
l'a pas soumise à consultation.
Mme Weil : Et donc, là, tout
le monde va découvrir avec l'amendement?
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Oui,
mais, en fait, on n'a pas tellement modifié, en fait, ce qui existe
actuellement dans l'article 39.3
du Code des professions. Ce n'est pas une très grosse modification, c'est
juste au niveau de la spécificité qu'il
y avait de citer à chaque fois les ordres concernés par l'ordonnance, qu'on est
venus supprimer... et qu'on a mis tout simplement que l'ordonnance
s'appliquait à l'ensemble des ordres professionnels.
Weil : M. le
Président, puisqu'il n'y a pas eu de... comment dire, même une occasion pour
les ordres professionnels de voir
cette définition, j'aimerais qu'on puisse au moins nous référer à une loi
provinciale d'une autre province. Je suis en train de regarder
l'Ontario, mais je n'ai pas encore vu, mais il semble qu'il... hein?
Mme Weil :
Bien oui, c'est l'autre question, et c'est vraiment la ministre et le
président. C'est qu'étant donné l'importance
de cet article... Moi, là, à première vue, là, ça semble englobant et très
intéressant, mais je pense que c'est important que les gens en prennent connaissance. Peut-être qu'on peut le suspendre, c'est ce que je
proposerais, puis qu'on procède aux autres articles qui sont plus
techniques que ça, parce qu'on n'a pas... Ce n'était pas soumis, donc, à
la consultation. C'est au coeur des activités
de tous. Que les gens puissent en prendre connaissance, ça inquiète la ministre?
Le Président (M.
Bachand) : Mme la ministre.
Mme McCann : C'est que je veux
saisir le sens de l'intervention de la députée. Plus préciser...
Mme Weil : Bien, c'est que je n'ai pas... Normalement, on a... Dans toutes les questions que j'ai, oui, l'Ordre des ingénieurs, on a eu des échanges... Oui, et
puis moi aussi, j'ai des commentaires de tous. Ils étaient tous en... Là, c'est vraiment
une action qui a été prise, évidemment, par l'équipe avec la ministre,
mais on n'a pas de... et c'est déposé en amendement, et un amendement
qui vient maintenant, à l'instant. Ça n'a pas été déposé il y a
quelques jours. Ils n'ont pas pu en prendre connaissance.
Je n'ai pas
d'inquiétude. C'est juste par souci, pour être sûre. Et honnêtement je trouve... Moi, la définition m'a l'air très bien,
mais est-ce qu'il y a quelque
chose je n'aurai pas vu? Si j'avais
au moins deux autres lois canadiennes pour faire une comparaison... Ça m'a
l'air bien, mais je me demande si...
Vous, vous
êtes... Je ne sais pas si vous avez réfléchi à ça, d'aller voir si ça fait...
donc, autant les dentistes que du côté de tout ce qui touche les soins
dentaires ou les ordres
professionnels des ingénieurs, des
architectes, tout ça. On est plus dans l'hygiène dentaire ici.
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : ...vu
qu'on ne modifiait pas fondamentalement le texte actuel, nous n'avons pas
fait cette recherche, véritablement.
Le Président (M. Bachand) : Mme la ministre.
Mme McCann : M. le
Président, peut-être,
la question à Me Hunlédé, c'est de voir où sont les modifications du texte actuel, qu'est-ce qu'on a modifié par cet amendement-là,
pour qu'on saisisse, oui.
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : C'est
qu'actuellement, quand on met, à l'article 39.3, aux fins
de l'article... aux
fins des articles qui imposent l'ordonnance à un professionnel,
voilà ce qu'il faut entendre par le terme «ordonnance». Plutôt que
d'aller dans ce sens, on est venus dire tout simplement que, pour tous les ordres
professionnels, le terme «ordonnance», ça signifie ceci. Donc, on n'est pas
obligés, à chaque fois qu'on rajoute une ordonnance pour un acte professionnel, de venir le préciser, comme c'est
fait. Il y a eu une énumération, en fait, de tous ceux qui
sont soumis à une ordonnance actuellement.
Mme Weil : ...éléments, si on
regardait les éléments, donc, de la définition.
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Oui. On
a supprimé les éléments et on a conservé juste la définition globale.
Mme Weil : Mais on va le faire, l'exercice, juste pour...
Donc, «une prescription individuelle ou collective», donc ça, c'est important comme faisant
partie de la définition.
«Un professionnel habileté par la loi et qui a pour objet médicaments, traitements», c'est vraiment ça qui
est important, hein, médicaments, traitements... «les examens et les soins
requis, les circonstances dans lesquelles ils peuvent l'être de même que les
contre-indications possibles.»
Si je pense à
la demande des denturologistes, par exemple, qui voulaient savoir : O.K.,
c'est quoi, le... Je résume ça un peu
comme le plan de match, là. Qu'est-ce qu'on vise à faire avec cette ordonnance,
le plan de traitement, et qu'est-ce qu'on souhaite comme... Est-ce que
ça couvrirait, donc, quelque chose d'aussi vaste que ça?
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Oui,
justement, c'est parce qu'on a
imposé... On allait le mettre dans l'article 6 de la
loi sur les denturologistes, qu'au départ le
projet de loi prévoyait de rajouter l'Ordre des denturologistes, en fait,
dans la liste qui est... dans l'énumération
qu'il y a actuellement au Code des professions à l'article 39.3. Et c'est
là que nous avons constaté que, s'il faut à chaque fois qu'on vienne... qu'on
impose l'ordonnance à une activité, de rajouter l'énumération, ça commence à être fastidieux. Donc, on s'est dit :
On va plutôt faire quelque chose de global, qui s'appliquerait, dans
tous les cas, dès qu'il y a une ordonnance en jeu.
Mme Weil :
Bon, alors, il y avait deux points qui avaient été faits concernant
l'ordonnance. Donc, l'Ordre des denturologistes, je l'ai soulevé tantôt,
donc, voulait remplacer «ordonnance» par «lorsque le denturologiste dispose d'une évaluation faite par un dentiste comprenant les
objectifs de traitement», ça, c'en était un, et l'Association des denturologistes, qui voulait remplacer «selon une
ordonnance» par «un avis de faisabilité chirurgicale émis par le dentiste».
Donc,
c'est de voir si, dans les termes, ici, qu'on utilise, c'est assez englobant
pour inclure ces éléments-là à quelque part, là.
Hunlédé (Jean-Luc Ayikoé) : Oui, justement, en fait, c'est pour ça.
C'est pour éviter d'avoir plusieurs termes, pour expliquer à chaque fois qu'on est venus dire, en gros, ce qu'est
une ordonnance. Et une ordonnance, c'est donc une prescription de
quelque nature que ce soit.
Mme Weil :
Donc, je dirais, c'est peut-être quand on dit «les traitements»...
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Un traitement...
Weil : ...qui, dans des «circonstances dans lesquelles ils
peuvent l'être»... Donc, c'est ça. Et finalement c'est peut-être le...
très important, «les contre-indications possibles».
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : C'est ça.
Mme Weil : Moi, ça, quand je lis ça, là, je pense
que ça répond... Écoutez, je ne suis pas en discussion avec les
denturologistes, mais je pense que l'«avis de faisabilité chirurgicale émis par
le dentiste», «les contre-indications», ce serait un peu ça.
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : Je pense
que ça englobe, en fait, tout ce qu'on peut mettre. Mais donc c'est pour ça
qu'on se disait : Ce n'est pas la peine de venir modifier le terme dans la
loi sur les denturologistes. Utilisons, comme on le fait dans le système professionnel, le terme «ordonnance», qui s'applique, en
fait, bien, à toutes les prescriptions, que ce soit le...
Mme Weil : Moi, pour l'instant, je ne vois pas d'autre...
C'était vraiment, je
pense, ces deux-là qui touchaient
l'ordonnance. D'autres ne voulaient tout simplement
pas d'ordonnance, mais c'était là où... le seul cas où il y avait
comme une variation ou, comment dire, une recommandation plus spécifique
par rapport à l'objectif que les denturologistes voulaient. Mais je pense
qu'avec le langage que je vois...
toute façon, dans la pratique, évidemment, j'imagine, dans les guides, après ce projet de loi, tous ces articles-là, il
faut que les ordres se les
approprient et s'assurent que, dans la pratique... Voici, tout le monde comprend qu'est-ce que ça veut dire pour nous, cette définition.
C'est englobant, on est là-dedans, et voici quels actes nous, on peut
prescrire, ou médicaments, selon cet article-là.
J'imagine qu'il y aura tout un
exercice suite à ça parce qu'on n'a jamais défini «ordonnance».
Mme McCann :
M. le Président...
Président (M. Bachand) : Mme la ministre.
Mme McCann :
Oui. Si on reprend l'article actuel, le 39.3, le libellé, comme l'expliquait
Me Hunlédé, est déjà là. On reprend le même libellé, hein, «les
médicaments, les traitements, les examens, les soins requis», mais on nommait l'ensemble, hein, des professions qui devaient
passer par une ordonnance. Alors, c'est la différence qu'on fait avec
l'amendement, mais les éléments qui font
partie d'une ordonnance sont
repris du texte actuel.
Mme Weil :
Très bien. Alors, ça va, M. le Président.
Le Président (M. Bachand) : Ça va? Merci beaucoup. S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Merci beaucoup. Nous sommes maintenant à
l'amendement créant le nouvel
article 15.1. Mme la... Oui?
Président (M. Bachand) : Oui, excusez-moi. Merci beaucoup, Mme
la secrétaire. Il s'agirait maintenant d'adopter l'article 9 tel
qu'amendé. Est-ce que c'est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci beaucoup. Donc, Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme McCann : Alors,
l'article 15.1, c'est un amendement, oui?
Président (M. Bachand) : Un nouvel article.
Mme McCann : Oui, voilà.
Alors : Insérer, après l'article 15 du projet de loi, le
suivant :
15.1.
L'article 185 de ce code est modifié
par le remplacement de «ou d'un dentiste» par «, d'un dentiste ou d'un
hygiéniste dentaire».
Cet amendement vise à exclure les hygiénistes
dentaires de l'obligation prévue à l'article 185 du Code des professions de détenir un permis de radiologie, et
ce, en concordance avec le fait que les hygiénistes dentaires sont autorisés
à prendre des radiographies dans le cadre
des activités qui leur sont réservées au paragraphe 1.4° de
l'article 37.1 du code. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : Vous me donnez une
minute?
Le Président (M.
Bachand) : Oui. Voulez-vous suspendre, Mme la députée?
Mme Weil : S'il vous plaît.
Le Président (M.
Bachand) : Alors, nous allons suspendre quelques instants.
Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 55)
Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses travaux. Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : Oui, oui, je suis
à l'aise avec l'amendement. Excusez-moi.
Président (M. Bachand) : O.K. Merci. S'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement introduisant
le nouvel
article 15.1 est adopté?
Président (M. Bachand) :
Donc, le nouvel
article est adopté. Le nouvel
article 15.1 est adopté. Mme la ministre, s'il vous plaît.
McCann : Oui. Merci, M. le Président. Donc, l'article 17 : L'intitulé du
chapitre VI.2 de ce
code est modifié par l'ajout, à la fin, de «et d'appareils dentaires».
Donc,
l'article 17 du projet de loi modifie l'intitulé du
chapitre VI.2 du Code des professions afin de tenir compte du fait que désormais les appareils
dentaires sont également fabriqués dans les laboratoires fabriquant des prothèses
dentaires. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Interventions? Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce,
ça va? Est-ce que l'article 17 est adopté?
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci beaucoup.
Article 18. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme McCann : Oui. Alors :
L'article 187.6 de ce code est modifié :
1° par l'insertion, après «des prothèses
dentaires», de «et des appareils dentaires»;
2° par l'insertion, après «de prothèses
dentaires», de «et d'appareils dentaires»;
3° par le remplacement, dans le texte anglais,
de «manufacture» par «fabricate».
L'article 18 du projet de loi modifie
l'article 187.6 du Code des professions parce qu'on veut tenir compte du fait que les
appareils dentaires sont également fabriqués dans les laboratoires fabriquant des
prothèses dentaires. Et aussi cet
article
modifie la version anglaise afin d'ajuster la traduction du verbe «fabriquer»
pour le rendre conforme au terme que l'on retrouve habituellement pour
traduire en anglais le fait de fabriquer des prothèses et des appareils
dentaires. Merci.
Président (M. Bachand) : Merci. Mme la
députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : Fabriquer, oui.
Donc, ça va. Très bien. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 18 est adopté?
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci.
Article 19. Mme la députée...
Mme la ministre, pardon.
Mme McCann : Oui. Alors :
L'article 187.7 de ce code est modifié :
1° par l'insertion, dans le paragraphe 1°
et après «dentaires», de «et d'appareils dentaires»;
2° par l'insertion, dans le paragraphe 2°
et après «dentaires», de «et des appareils dentaires»;
3° par le remplacement, dans le texte anglais du
paragraphe 2°, de «manufacture» par «fabricate».
Le Président (M.
Bachand) : ...
Le Président (M.
Bachand) : Ça va? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 19 est adopté?
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Maintenant, l'article 20. Mme la
ministre.
Mme McCann : Oui. Alors :
L'article 187.8 de ce code est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «l'ordre professionnel des techniciens
et techniciennes dentaires» par «l'ordre professionnel des technologues
en prothèses et appareils dentaires»; et
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Donc, la suppression, c'est... on supprime une
disposition transitoire qui ne trouve plus application.
Président (M. Bachand) :
Merci. Interventions? Ça va? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 20 est adopté?
Président (M. Bachand) :
Adopté. Merci beaucoup. Nous sommes maintenant à l'amendement à l'article 21.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme McCann :
L'article 187.10 de ce
code est remplacé par le suivant :
«187.10. Le présent
chapitre ne s'applique
pas :
«1° à un membre de l'ordre professionnel des
dentistes du Québec lorsque ce membre fabrique ou répare une prothèse dentaire ou un appareil dentaire pour le
compte d'une personne physique recourant directement à ses services dans
le cadre de l'exercice de sa profession;
«2° à un
membre de l'ordre professionnel des denturologistes du Québec lorsque ce membre
fabrique ou répare une prothèse dentaire ou un appareil dentaire ou lorsqu'il
fabrique un protecteur buccal pour le compte d'une personne physique
recourant directement à ses services dans le cadre de l'exercice de sa
profession;
«3° à un
membre de l'ordre professionnel des hygiénistes dentaires du Québec lorsque ce
membre fabrique un protecteur buccal pour le compte d'une personne physique
recourant directement à ses services dans le cadre de l'exercice de sa
profession.»
Alors, on
veut tenir compte ici de la nouvelle activité réservée aux hygiénistes
dentaires, qui consiste à concevoir, fabriquer et vendre des protecteurs
buccaux, et on précise que les dispositions du
chapitre VI.2 du code encadrent
le fonctionnement des laboratoires de
prothèses et appareils dentaires et ne s'appliquent pas à un membre de l'ordre professionnel des hygiénistes dentaires du Québec
lorsque ce membre fabrique un protecteur buccal pour le compte d'une personne
physique recourant directement à ses services dans le cadre de l'exercice de sa profession, et ce, à
l'instar de ce qui est prévu pour les membres de l'Ordre des dentistes
du Québec et ceux de l'Ordre des denturologistes du Québec lorsqu'ils agissent
de la sorte dans l'exercice de leur profession.
J'ai un amendement,
oui. Excusez-moi. Alors, voici l'amendement, M. le
Président : Supprimer, dans le
paragraphe 2° de l'article 187.10 du Code des professions
proposé par l'article 21 du projet de loi, «ou un appareil dentaire».
Alors, on
vise à retirer, par cet amendement, du champ d'exercice de la denturologie et des
activités réservées au denturologiste toute activité relative aux
appareils dentaires.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Interventions? Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Weil : Oui, ça va, M. le Président.
Président (M. Bachand) : Pardon?
Le Président (M. Bachand) : Ça va. Merci
beaucoup. S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'amendement à l'article 21 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Est-ce
que l'article 21, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Merci
beaucoup. Et maintenant
nous changeons de bloc de sujet, nous allons
maintenant aux concordances aux dispositions de la
Loi sur
les dentistes, à l'article 32. Mme
la ministre, s'il vous plaît.
Mme McCann :
Alors, l'article 32 :
L'article 2 de la
Loi sur les dentistes
est modifié par le remplacement de «l'art dentaire» par «la médecine dentaire».
Merci.
Président (M. Bachand) : Merci. Interventions?
Mme Weil :
Sauf pour souligner l'ancien
titre assez lyrique, assez intéressant, «l'art
dentaire», mais on voit à quel point on a changé d'époque, hein, que cette loi
est datée. Non, ça va, sinon pas d'autre...
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Est-ce
que l'article 32 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté.
Article 33
avec un amendement. Mme la ministre.
Mme McCann :
Oui. Alors, M. le Président, est-ce que je débute par l'amendement ou par l'article?
Président (M. Bachand) :
L'article.
Mme McCann :
L'article, parfait, merci. Alors :
L'article 19
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le paragraphe a du
premier alinéa, de «actes visés aux
articles 26 et 27 ceux qui, suivant certaines conditions prescrites,
peuvent être posés» par «activités visées à l'article 26 celles
qui, suivant certaines conditions prescrites, peuvent être exercées».
Président (M. Bachand) : Merci. Interventions? Mme la députée
de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil :
Oui, bon, une suspension, juste pour le...
Président (M. Bachand) : Parfait. Alors, nous allons suspendre
quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à
12 h 03)
Le Président (M. Bachand) : Alors, à
l'ordre! On reprend les travaux. Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce, ça va? Est-ce
que l'amendement à l'article
à l'article 32 est adopté? Est-ce que
l'article 32, tel
que... excusez-moi, 33, pardon, excusez-moi, 33. L'amendement à
l'article 33, est-ce qu'il est adopté?
Président (M. Bachand) : Est-ce que l'article 33, tel
qu'amendé, est adopté?
Président (M. Bachand) : Oui?
Mme McCann : Je m'excuse,
M. le Président, je n'ai pas lu l'amendement de l'article 33, à ma
connaissance. J'ai lu l'article, mais je n'ai pas lu l'amendement.
Le Président (M. Bachand) : O.K. Donc, O.K., avec votre consentement, on va
attendre l'amendement. J'étais sûr que vous l'aviez lu, c'est pour ça.
Mme McCann :
Excusez-moi.
Président (M. Bachand) : O.K., ça va.
Mme Weil :
...on avait regardé l'amendement.
Président (M. Bachand) : C'est pour ça, O.K. Alors donc, Mme la
ministre, pour l'amendement.
Mme Weil :
...mais on a vu l'amendement, puis...
Le Président (M. Bachand) : J'étais dans la même pensée que vous, Mme la
députée. Alors, Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme McCann :
Pas de problème. Alors : Remplacer, dans l'article 33 du projet de
loi, «à l'article 26» par «aux articles 26 et 27». Voilà.
Président (M. Bachand) : Donc, interventions sur l'amendement?
Ça va? Est-ce que l'amendement à l'article 33 est adopté?
Président (M. Bachand) : Est-ce que l'article 33,
tel qu'amendé, est adopté?
Président (M. Bachand) : Merci. Alors, nous sommes maintenant à
l'article 34. Mme la ministre.
McCann : Oui,
article 34 :
L'intitulé de la
section V de cette loi est modifié par le remplacement de
«L'art dentaire» par «La médecine dentaire».
Président (M. Bachand) : Interventions? Ça
va? Est-ce que l'article 34 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté.
Article 36.
Mme la ministre, s'il vous plaît, avec l'amendement aussi.
Mme McCann :
Oui, il y a un amendement aussi. Alors : Les articles 27 et 28 de
cette loi sont abrogés.
Parce
que leur contenu est désormais prévu par le nouvel
article 26 de la loi, qui redéfinit le champ d'exercice
de la médecine dentaire et énumère les activités réservées aux dentistes.
Est-ce que vous
voulez, M. le Président, que je fasse lecture de l'amendement aussi?
Président (M. Bachand) : S'il vous plaît,
oui.
Mme McCann :
Parfait. Alors : Remplacer l'article 26 du projet de loi par le suivant :
L'article 28 de
cette loi est abrogé.
Le Président (M. Bachand) : Merci. Interventions sur l'amendement? Ça va? Est-ce
que l'amendement est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Est-ce que l'article 36,
tel qu'amendé, est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci beaucoup.
Article 37. Mme la ministre, s'il vous plaît.
McCann :
L'article 37,
donc :
L'article 31 de cette loi est modifié par le remplacement,
dans le deuxième alinéa, de «poser
d'autres actes professionnels que ceux spécifiquement autorisés» par «exercer
d'autres activités professionnelles que celles spécifiquement
autorisées».
Le Président (M. Bachand) : Interventions? Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Président (M. Bachand) : S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'article 37 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Article 38. Mme la
ministre.
Mme McCann :
Oui, alors :
L'article 35 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion,
dans le premier alinéa et après «dentaires», de «ou d'appareils dentaires»;
2° par le
remplacement, dans le texte anglais du premier alinéa, de «manufacture» par
«fabricate»;
3° par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «technicien dentaire» par
«technologue en prothèses et appareils dentaires».
Donc,
on le fait par concordance avec le nouvel
article 26 de la loi, qui
redéfinit le champ d'exercice de la médecine dentaire et énumère les activités réservées aux dentistes. Et c'est
aussi un ajustement du texte anglais de l'article 35 sur la
Loi sur
les dentistes.
Le Président (M. Bachand) : Merci. Interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 38 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Article 39. Mme la
ministre.
McCann : Merci. L'intitulé
de la
section VI de cette loi est modifié par le remplacement de «L'art
dentaire» par «La médecine dentaire». Merci.
Le Président (M. Bachand) : Il y a sûrement beaucoup d'interventions. Mme la... Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 39 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Article...
Président (M. Bachand) : Pardon?
Le Président (M. Bachand) : Oui, oui, effectivement, effectivement, dans la joie et le bonheur. Donc,
article 40. Mme la
ministre, je pense que vous avez un amendement.
Mme McCann :
Oui, il y aura un amendement, M. le Président. Donc, l'article 40 :
L'article 38
de cette loi est modifié :
par le remplacement, dans le premier alinéa, de «poser l'un des actes décrits
aux articles 26 et 27» par «exercer l'une des activités visées à
l'article 26»;
2° par le
remplacement, dans la
partie qui précède le paragraphe a du deuxième
alinéa, de «actes posés» par «activités exercées»;
3° par le
remplacement, dans le paragraphe b du deuxième alinéa, de «pose» par
«exerce»; et
4° par le
remplacement, dans le paragraphe c du deuxième alinéa, de «posent» par
«exercent».
Toujours en concordance
avec le nouveau libellé de l'article 26 de cette loi.
Et je pourrais faire
lecture, oui, de l'amendement :
Remplacer le
paragraphe 1° de l'article 40 du projet de loi par le suivant :
par le remplacement, dans le premier alinéa, de «poser l'un des actes décrits
aux articles 26 et 27» par «exercer l'une des activités visées aux
articles 26 et 27». Merci.
Le Président (M. Bachand) : Merci
beaucoup. Interventions? S'il n'y a
pas d'intervention, est-ce que l'amendement
à l'article 40 est adopté?
Le Président (M.
Bachand) : Est-ce que l'article 40, tel
qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Nous allons changer maintenant
de bloc de sujet, nous allons aller aux concordances de dispositions de
la
Loi sur la denturologie.
Article 42. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme McCann :
Alors : Les articles 7 et 8 de cette loi sont abrogés.
Donc,
on les abroge parce que leur contenu est désormais prévu par le nouvel
article 6
de cette loi, qui redéfinit le champ d'exercice de la denturologie et
énumère les activités réservées aux denturologistes. Merci.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Interventions? Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil :
Juste un commentaire, et pas sur la concordance, là, mais parce que j'avais des
notes concernant «ordonnance», et c'était
avant qu'on analyse la nouvelle définition d'ordonnance, mais l'Association des denturologistes avait soulevé la question d'ordonnance, et
qui souhaitait le remplacer par «avis de faisabilité chirurgicale émis par le dentiste», mais, à quelque part, la nouvelle
définition d'ordonnance semblerait inclure ces éléments-là. Donc, ça, c'est un
exemple concret de l'ajustement, mais on l'a fait par la suite. Alors, ça va
pour la concordance.
Président (M. Bachand) : Est-ce que l'article 2... 42,
pardon, est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci beaucoup.
Article 43. Mme la ministre.
Mme McCann :
Alors :
L'article 13 de cette loi est modifié :
par le remplacement, dans le premier alinéa, de «poser l'un des actes décrits»
par «exercer l'une des activités décrites»; et
par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «actes posés» par «activités
exercées».
Alors, toujours en
concordance avec le nouveau libellé de l'article 6 de cette loi. Merci.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Interventions? Mme la députée
de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil :
Non, ça va, merci.
Président (M. Bachand) : Merci. S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 43 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Article 44.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
McCann : Merci. Alors :
L'article 15 de cette loi est modifié par l'insertion, après «prothèses
dentaires», de «ou de protecteurs buccaux».
L'article 44,
donc, par concordance avec le nouvel
article 6 de la
Loi sur la denturologie, modifie l'article 15
de cette loi pour y prévoir que la vente ou la fourniture de protecteurs
buccaux, à l'instar de la vente ou la fourniture de prothèses dentaires,
ne constituent pas de l'exercice illégal de la denturologie et ne sont donc pas
prohibées. Merci.
Président (M. Bachand) : Merci. Interventions? Mme la députée.
Weil : Écoutez,
je sais qu'on est juste dans la concordance actuellement, mais ça m'aiderait de revenir sur ce
sujet-là parce qu'on n'a pas passé beaucoup de temps. Est-ce que vous
permettrez, M. le Président, qu'on puisse entendre
quelqu'un qui maîtrise bien ce dossier-là, de nous
expliquer au-delà de la concordance mais le fond de la question, donc, concernant les
règlements qui ne sauraient prohiber la vente ou la
fourniture de prothèses dentaires ou de protecteurs buccaux à un
dentiste ou à un denturologiste?
Président (M. Bachand) : Merci. Mme Marcotte.
Mme Marcotte
(Nadine) : Oui. Bien, pour ce qui est de la question des protecteurs
buccaux, l'activité a été réservée aux hygiénistes et aux denturologistes, puis
ça n'a pas pour but d'empêcher la vente libre lorsqu'il n'y a pas nécessité
d'avoir de prise d'empreintes primaires.
Le Président (M. Bachand) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 44 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Article 45. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme McCann : Oui, alors :
L'article 16 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le premier alinéa et
après «dentaires», de «ou des protecteurs buccaux»;
2° par l'insertion, dans le deuxième alinéa et
après «dentaires», de «ou de protecteurs buccaux»;
3° par le remplacement, dans le texte anglais du
deuxième alinéa, de «manufacture» par «fabrication».
Alors, encore une fois, le nouvel article... par concordance avec le nouvel
article 6 de la
Loi sur la
denturologie, on modifie l'article 16
de cette loi afin d'y prévoir que la réglementation
encadrant les prix et les normes relatives à la fabrication des
prothèses dentaires par une denturologiste s'applique également aux protecteurs
buccaux.
Alors, cet
article procède par ailleurs à un ajustement
du texte anglais afin d'ajuster la traduction du verbe «fabriquer» pour la rendre conforme au terme que l'on retrouve
habituellement pour traduire en anglais le fait de fabriquer des
prothèses dentaires ou des protecteurs buccaux.
Le Président (M.
Bachand) : Interventions? Mme la députée.
Mme Weil : Non, ça va. Merci,
M. le Président.
Le Président (M.
Bachand) : Ça va? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'article 45 est adopté?
Président (M. Bachand) :
Adopté. Merci. Nous changeons maintenant de bloc de sujet. Nous allons
maintenant avec Concordances à des
dispositions diverses et nous allons débuter avec un amendement proposant un
nouvel
article 54.2. Mme la ministre, s'il vous plaît.
McCann : Oui, merci, M. le Président. Donc : Insérer, après
l'article 54.2 du projet de loi, ce qui suit,
Loi sur la
pharmacie : 54.2... après l'article 54.1, excusez-moi.
Loi sur la
pharmacie :
54.2.
L'article 1 de la
Loi sur la pharmacie
est modifié par la suppression du paragraphe j.
La
Loi sur la
pharmacie est la seule loi, parmi les lois
concernant les professionnels de la santé, à contenir une définition du terme «ordonnance» distincte de
celle du Code des professions. Par concordance avec la nouvelle définition
proposée par l'article 9 du projet de
loi remplaçant l'article 39.3 du Code
des professions, cette définition
d'ordonnance de la
Loi sur la pharmacie n'a plus sa raison d'être
puisque la définition du code s'applique à tous les professionnels. Merci, M.
le Président.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Interventions? Ça va? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement introduisant le nouvel
article 54.2 est adopté?
Président (M. Bachand) :
Donc, le nouvel
article 54.2 est adopté. Articles 60 à 63. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
McCann : Alors, est-ce que vous souhaitez que je lise l'ensemble des
articles, M. le Président, ou un
article à la fois?
Le Président (M.
Bachand) : Peut-être juste un
article à la fois.
McCann : Parfait. Alors,
article 60, Code de déontologie des membres de l'Ordre des techniciens et techniciennes
dentaires du Québec :
L'article 1.01 du Code de déontologie des
membres de l'Ordre des techniciens et techniciennes dentaires du Québec
est modifié :
1° par le remplacement du paragraphe a
par le suivant :
«a) "Ordre" : l'Ordre
professionnel des technologues en prothèses et appareils dentaires du Québec;»;
2° par la suppression du paragraphe b;
3° par le remplacement, dans le texte
anglais du paragraphe c, de «making» par «fabrication».
L'article 60
du projet de loi modifie le code de déontologie des membres de l'Ordre des techniciens et
techniciennes dentaires du Québec par
concordance avec les modifications apportées au nom de l'ordre, aux titres
réservés aux membres ainsi qu'aux champs d'exercice et aux activités que
les membres peuvent exercer.
Il modifie
aussi la version anglaise afin d'ajuster la traduction du verbe «fabriquer»
pour la rendre conforme au terme que
l'on retrouve habituellement pour traduire en anglais le fait de fabriquer des
prothèses et des appareils dentaires. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Donc, interventions sur l'article 60?
Mme la députée.
Mme Weil : Ça va, M. le
Président.
Président (M. Bachand) : Ça va? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 60 est adopté?
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre, l'article 61.
McCann :
L'article 2.01 de ce code est modifié par le remplacement, dans le texte
anglais, de «making» par «fabrication»... les mêmes raisons.
Président (M. Bachand) :
Interventions sur l'article 61? S'il
n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 61 est adopté?
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci.
Article 62. Mme la ministre.
Mme McCann :
L'article 4.02.01
de ce code est modifié :
1° par le
remplacement, dans le texte anglais du paragraphe c, de «manufacturing» et
«manufactured» par, respectivement, «fabricating» et «fabricated»;
2° par le remplacement, dans le
paragraphe d, de «manufacture» par «fabrication». Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Interventions sur 62? S'il n'y a pas d'autre
intervention sur 62, est-ce que l'article 62 est adopté?
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre, l'article 63.
Mme McCann :
L'article 5.01.07
de ce code est remplacé par le suivant :
«5.01.07. Le technologue doit indiquer dans
toute publicité son nom et son titre.»
Alors,
l'article 63, par concordance... modifie, excusez-moi, le code de déontologie
des membres de l'Ordre des techniciens et techniciennes dentaires du Québec par
concordance avec les modifications apportées au nom de l'ordre, des titres réservés aux membres ainsi qu'aux champs
d'exercice et aux activités que les membres peuvent exercer. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Interventions sur l'article 63? Mme la
députée.
Mme Weil : ...ce n'est pas la
question de la concordance. Cette question de publicité, donc, est-ce que ça,
ça s'applique à tous les ordres qui font de la publicité, tous les membres
d'ordres qui font de la publicité?
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Mme la ministre.
Mme McCann : Affirmatif, oui.
Mme Weil :
...dans le domaine des... bien, des technologues qu'on ne l'avait pas précisé.
C'est déjà dans la loi pour les autres?
Mme Weil : Ah! c'est parce
que le
titre a été changé.
M. Hunlédé
(Jean-Luc Ayikoé) : ...code
de déontologie doit prévoir des règles, et ce, concernant la publicité.
Ici, la modification, c'est tout simplement parce qu'on a changé le nom...
Mme Weil : Très bien, merci.
Le Président (M.
Bachand) : ...intervention, est-ce que l'article 63 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Nous passons maintenant
aux articles 64 et 65. Mme la
ministre,
article 64.
Mme McCann : Oui. Alors :
L'article 1.01 du
Règlement sur les stages de perfectionnement des techniciens dentaires
est modifié :
par la suppression des paragraphes a et b;
2° par le
remplacement du paragraphe d par le suivant :
"stagiaire" : un technologue en prothèses et appareils dentaires
tenu de compléter un stage;»;
par le remplacement, dans le paragraphe e, de «technicien dentaire» par
«technologue en prothèses et appareils dentaires».
Alors,
ce sont des modifications par concordance avec les modifications apportées au
nom de l'ordre, aux titres réservés aux membres ainsi qu'aux champs
d'exercice et aux activités que les membres peuvent exercer.
Le Président (M. Bachand) : Merci. Interventions sur l'article 64?
Ça va? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 64
est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Article 65. Mme la ministre.
McCann : Ce règlement est
modifié par le remplacement de «technicien dentaire stagiaire» par «stagiaire»,
partout où cela se trouve.
Donc, toujours en
concordance avec les modifications apportées au nom de l'ordre. Merci.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Interventions sur 65? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 65
est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci
beaucoup. Maintenant, nous allons passer à l'article 66.
McCann : Oui, alors :
Le Règlement concernant certains actes qui peuvent être posés par des
hygiénistes dentaires est abrogé.
Toujours en
concordance avec les modifications que nous avons apportées, M. le Président.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Interventions sur
l'article 66?
Mme Weil :
...parce que c'est une structure qui est différente. Merci, M. le Président.
Président (M. Bachand) : S'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'article 66 est adopté?
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Merci beaucoup. Nous sommes maintenant aux articles... à l'étude des
articles 69 à... 68 à 69, pardon.
McCann : Oui. Alors, l'article 68 : À moins que le contexte
ne s'y oppose, dans toute loi autre que le Code des professions et la
Loi des dentistes, de même que dans tout règlement et tout autre
document :
les expressions «Ordre professionnel des techniciens et techniciennes dentaires
du Québec», «Ordre professionnel des
techniciennes et techniciens dentaires du Québec», «Ordre des techniciens et
techniciennes dentaires du Québec» et «Ordre
des techniciennes et techniciens dentaires du Québec» sont remplacées par
l'expression «Ordre professionnel des technologues en prothèses et
appareils dentaires du Québec»;
2° les expressions
«technicien dentaire», «technicien ou technicienne dentaire», «techniciens et
techniciennes dentaires» ainsi que toute autre expression semblable sont
remplacées par l'expression «technologue en prothèses et appareils dentaires»,
compte tenu des adaptations nécessaires.
Toutefois,
lorsque l'expression «technicien dentaire» apparaît plus d'une fois dans un
règlement, seule la première occurrence
est remplacée par «technologue en prothèses et appareils dentaires»; les autres
sont remplacées par «technologue». Merci, M. le Président.
Président (M. Bachand) : Merci. Interventions?
Weil : ...paragraphe, lorsque l'expression «technicien
dentaire» apparaît plus d'une fois dans un... Ah! bien, après ça, oui, on dira tout simplement... On dit
«technologue», oui, technologue en... bon, pour raccourcir, oui. Ça va.
Merci, M. le Président.
Président (M. Bachand) : Ça va? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 68 est adopté?
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci.
L'article 69. Mme la ministre.
McCann :
Article 69 : À moins que le contexte ne s'y oppose,
dans toute loi autre que la
Loi sur les dentistes,
de même que dans tout règlement et tout autre document, l'expression «art
dentaire» est remplacée par l'expression «médecine dentaire», compte
tenu des adaptations nécessaires. Merci.
Le Président (M. Bachand) : Merci. Interventions? Ça va? S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 69 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Nous sommes maintenant
à l'article 71. Et je vous rappelle qu'il y aura besoin d'un amendement
pour corriger les titres. Alors, Mme la ministre, s'il vous plaît.
McCann : Alors : Tout membre de l'Ordre professionnel des
techniciens dentaires du Québec titulaire d'un permis de technicien
dentaire devient titulaire d'un permis de technologue en prothèses et appareils
dentaires.
telle personne peut, jusqu'à la date qui suit de cinq ans celle de la sanction
de la présente loi, utiliser le
titre de «technologue en prothèses et appareils
dentaires, technicien dentaire» ou les initiales s'y rapportant, notamment les
initiales...
Et là, M. le
Président, on écrit «T.P.D.» et «T.D.», mais nous avons passé un amendement.
Le Président (M. Bachand) : À l'article 71, on a besoin d'un amendement
parce que, pour changer les règles...
Le Président (M. Bachand) : Oui, mais l'article 7, c'était seulement pour l'article 7,
mais on a la même problématique à 71, donc... O.K., l'amendement...
On va suspendre
quelques instants, le temps de recevoir l'amendement, s'il vous plaît. Merci.
(Suspension de la séance à
12 h 24)
Président (M. Bachand) : Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce,
s'il vous plaît.
Mme Weil :
L'article 71 du projet de loi est modifié par le remplacement de «T.P.D.»
par «T.P.A.D.».
raison pour laquelle je spécifie les points, c'est parce que les points sont
bien indiqués ici, mais apparemment, quand
vous le recevez, il manque un point. Alors, c'est dans la... encore
l'informatique, là, qui nous cause des problèmes.
Le Président (M. Bachand) : ...le point sur les points. Donc, est-ce que
l'amendement à l'article 71 est adopté? Oui?
Mme McCann :
Moi, je... Oui, excusez-moi, vous étiez sur l'amendement.
Président (M. Bachand) : On va juste terminer 71, O.K. Est-ce
que l'amendement est adopté?
Président (M. Bachand) : Est-ce que l'article 71, tel
qu'amendé, est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté.
Mme McCann :
M. le Président, je n'avais pas lu le dernier paragraphe, est-ce que c'est...
de l'article 71. Voulez-vous que j'en fasse lecture?
Président (M. Bachand) : Ah! s'il vous plaît, oui.
Président (M. Bachand) : Est-ce que ça va?
Mme Weil :
C'est-à-dire...
Mme McCann :
Jusqu'à cette date, quiconque utilise le
titre de... (panne de son) ...à
l'article 188 du Code des professions, sauf s'il s'agit d'une
utilisation conforme au deuxième alinéa. Voilà.
Le Président (M. Bachand) : ...
Mme Weil :
Oui, ça va.
Le Président (M. Bachand) : Ça fait consensus. Donc, l'article 71, tel
qu'amendé, a été adopté. Mme la ministre.
Mme McCann :
Merci, M. le Président. Alors, simplement pour dire à la députée de
Notre-Dame-de-Grâce que, pour la suite des travaux, nous allons transmettre sur
Greffier l'ensemble des amendements pour tous les autres articles sur lesquels nous allons travailler par la
suite. Donc, tous les amendements seront transmis à la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil :
Très bien, merci.
Le Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Alors, sur ce, la commission
ajourne ses travaux jusqu'à 14 heures. Merci.
(Suspension de la séance à
12 h 30)
Le Président (M. Bachand) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Bon après-midi.
La Commission des institutions reprend ses travaux. Comme vous le savez,
je vous demande d'éteindre la sonnerie de vos appareils électroniques.
Nous
poursuivons donc l'étude détaillée du projet
de loi n° 29, Loi modifiant le Code des professions et d'autres
dispositions notamment dans le domaine buccodentaire et celui des sciences
appliquées.
Donc, comme vous
savez, on étudie le projet par sujet. On change de sujet, nous sommes maintenant
aux mesures d'actualisation concernant les
professions à
titre réservé. Donc, nous allons reprendre l'étude du projet de loi à l'article 5, qui était suspendu. Donc, avec votre consentement,
on va reprendre l'article 5. Oui?
Weil : Oui, alors, je
pense que la ministre vient d'être alertée, hein, je pense qu'on peut dire ça... Bien, c'est une lettre qui a été déposée
d'urgence, de l'Ordre des dentistes du Québec...
Président (M. Bachand) : ...la ministre va prendre le temps...
Elle va nous revenir.
Mme Weil :
O.K., d'accord.
Le Président (M. Bachand) : J'en ai parlé avec la ministre
pour être certain qu'on... On va continuer l'étude article... par sujet, puis, durant la séance de cet
après-midi, la ministre va nous revenir.
Le Président (M. Bachand) : Merci
beaucoup, c'est très apprécié. Donc,
article 5.
Mme la ministre, s'il
vous plaît.
McCann : Oui, alors, merci,
M. le Président.
Article 5 : Au paragraphe 4° de
l'article 5 du texte anglais du projet de loi, dans le
paragraphe n de l'article 36 du Code des professions proposé :
1° insérer,
après «"Physiotherapist"», «, "Physical Therapist"»;
2° insérer,
après «"Phys. T."», «, the initials "P.T."».
Cet amendent vise à conserver, dans le texte
anglais du Code des professions, le tite réservé «Physical Therapist» et les initiales réservées «P.T.», lesquels se
trouvent au paragraphe n du premier alinéa de l'article 36 du texte
français actuel du Code des
professions. Merci.
Le Président (M. Bachand) : Excusez-moi, Mme la ministre, j'étais...
Vous avez lu l'amendement ou l'article?
C'était l'amendement?
Président (M. Bachand) : Parfait. Interventions? Mme la députée
de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil :
C'est très bien. Merci, M. le Président.
Président (M. Bachand) : Est-ce que l'amendement est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Oui?
McCann : M. le Président, bon,
excusez-moi, est-ce qu'on pourrait prendre une petite suspension?
Parce que je pense qu'il y a
eu une petite erreur.
Le Président (M.
Bachand) : C'est pour ça que je vous posais la question.
Alors, on suspend quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 14 h 07)
Président (M. Bachand) :
Alors, merci, on reprend les travaux. Donc, essentiellement, on revient à l'article 5.
Donc, juste pour s'assurer du bon
fonctionnement, la ministre va lire l'article 5 et puis elle va lire, après ça, l'amendement. C'est un nouvel amendement à l'article 5.
Donc, Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme McCann : Merci, M. le
Président. Alors :
L'article 36 de ce code est modifié :
1° par l'insertion, avant le paragraphe c
du premier alinéa, des paragraphes suivants :
«
a) utiliser
le
titre de "conseiller d'orientation", de "orienteur
professionnel" ou de "orienteur" ni un
titre ou une
abréviation pouvant laisser croire qu'il
l'est, ou s'attribuer des initiales pouvant laisser croire qu'il l'est ou les
initiales "C.O.", "C.O.P." ou "O.P.", s'il
n'est titulaire d'un permis valide à cette fin et s'il n'est inscrit au tableau
de l'Ordre professionnel des conseillers et conseillères d'orientation du
Québec;
«
b) utiliser
le
titre de "criminologue" ni un
titre ou une abréviation pouvant
laisser croire qu'il l'est, ou s'attribuer des initiales pouvant laisser croire qu'il l'est ou l'abréviation
"crim.", s'il n'est titulaire d'un permis valide à cette fin et
s'il n'est inscrit au tableau de l'Ordre professionnel des criminologues du
Québec;»;
2° par le remplacement du paragraphe g du
premier alinéa par le paragraphe suivant :
«
g) utiliser
le
titre de "psychoéducateur" ni un
titre ou une abréviation pouvant
laisser croire qu'il l'est, ou s'attribuer des initiales pouvant laisser croire qu'il l'est ou l'abréviation
"ps. éd.", s'il n'est titulaire d'un permis valide à cette fin et
s'il n'est inscrit au tableau de l'Ordre professionnel des
psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec;»;
4° par le remplacement du paragraphe n du
premier alinéa par le paragraphe suivant :
«
n) utiliser
le
titre de "physiothérapeute" ou de "technologue en
physiothérapie" ni un
titre ou une abréviation pouvant laisser
croire qu'il l'est, ni les abréviations "pht" ou "T.
phys.", ou s'attribuer des initiales pouvant laisser croire qu'il l'est, s'il n'est titulaire d'un
permis valide à cette fin, s'il n'est inscrit au tableau de l'Ordre
professionnel de la physiothérapie du Québec;»;
5° par l'ajout, à la fin du premier alinéa, du
paragraphe suivant :
«
u) utiliser
le
titre de "sexologue" ni un
titre ou une abréviation pouvant
laisser croire qu'il l'est, ou s'attribuer des initiales pouvant laisser croire
qu'il l'est, s'il n'est titulaire d'un permis valide à cette fin et s'il n'est
inscrit au tableau de l'Ordre professionnel des sexologues.».
Alors, le paragraphe 1° de l'article 5 du projet de loi propose d'introduire le paragraphe a
au premier alinéa de l'article 36 du Code des professions afin de
donner suite au décret concernant le retrait des psychoéducateurs de l'ordre
professionnel des conseillers et
conseillères d'orientation et des psychoéducateurs et psychoéducatrices du
Québec du 8 décembre 2010.
Ainsi, le paragraphe proposé reprend... pardon.
Le paragraphe a
proposé reprend les dispositions de l'article 3
de ce décret concernant les titres et les initiales réservées aux membres de
l'ordre professionnel des conseillères et conseillers d'orientation du Québec.
Ce paragraphe propose également d'introduire le paragraphe b
au premier alinéa de l'article 36 du Code des professions afin de donner
suite aux lettres patentes constituant l'Ordre professionnel des criminologues
du Québec du 7 juillet
2015. Ainsi, le paragraphe b proposé vise à intégrer au Code des professions l'Ordre professionnel des criminologues du Québec, constitué
conformément à ce décret, et reprend les dispositions de l'article 3 de ce
décret concernant le
titre et l'abréviation réservés aux membres de l'Ordre
professionnel des criminologues du Québec.
Le paragraphe 2° de l'article 5 du projet
de loi propose de remplacer le paragraphe g du premier alinéa de l'article 36 du Code des professions afin, comme le paragraphe 1° de l'article 5 du projet de loi, de donner suite au décret de
retrait des psychoéducateurs de l'ordre professionnel des conseillers et
conseillères d'orientation et des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec. Il vise à intégrer
à ce code l'ordre professionnel des psychoéducateurs et psychoéducatrices
du Québec, constitué à la suite de ce
retrait, conformément aux lettres patentes de l'ordre professionnel des
psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec.
Le paragraphe
3°... Excusez-moi, je passe celui-là.
Le paragraphe 4° de l'article 5
du projet de loi, qui propose de remplacer le paragraphe n du premier alinéa de l'article 36 du Code des professions, vise à remplacer les titres réservés de
«thérapeute en réadaptation physique», de «thérapeute en physiothérapie», de
«technicien en réadaptation physique», de «technicienne en réadaptation
physique», des «techniciens en physiothérapie» et de «techniciennes en physiothérapie» et les initiales réservées
«T.R.P.» par l'unique
titre réservé de «technologue en physiothérapie» et par
l'abréviation «T. phys.». Le
titre réservé
de ces professionnels sera ainsi plus évocateur pour leur clientèle, pour le
public en général et pour les autres
intervenants du réseau de la santé. En outre, le
titre sera plus cohérent avec
le nom du diplôme d'études donnant droit au permis concerné, lequel est
devenu, en 2015, technique de physiothérapie.
Le paragraphe 5° de
l'article 5 du projet de loi propose d'introduire le paragraphe u
au premier alinéa de l'article 36 du Code des professions afin de
donner suite aux lettres patentes constituant l'Ordre professionnel des
sexologues du 25 septembre 2013. Ainsi, le paragraphe u proposé vise
à intégrer au Code des professions l'Ordre professionnel des sexologues du Québec, constitué conformément à ce décret, et reprend les dispositions de l'article 3 de ce décret concernant... pardon,
le
titre réservé aux membres de l'Ordre professionnel des sexologues du Québec.
Merci. Maintenant, l'amendement.
Président (M. Bachand) : L'amendement.
Mme McCann :
Alors : À l'article 5 du projet de loi :
1° insérer, après le paragraphe 1°,
le suivant :
1.1°
par le remplacement, dans le paragraphe c du premier alinéa, de
«diététiste» par «diététiste-nutritionniste»;
2° dans le texte anglais du paragraphe n de
l'article 36 du Code des professions proposé par le paragraphe 4° :
a) insérer, après
«"Physiotherapist"», «, "Physical Therapist"»;
b) insérer, après «
"Phys. T."», «, the initials "P.T."».
Alors,
cet amendement vise à modifier la dénomination de l'Ordre professionnel des
diététistes du Québec par l'ordre
professionnel diététistes-nutritionnistes du Québec. Cette nouvelle dénomination
est plus évocatrice de la portée de
la profession de diététiste et de la complexité des activités professionnelles
exercées par les membres de cet ordre. Elle vise en outre à marquer
l'évolution de la profession.
Cet amendement vise
également à conserver, dans le texte anglais du Code des professions, le
titre
réservé «physical therapist» et les
initiales réservées «P.T.», lesquels se trouvent au paragraphe n du
premier alinéa de l'article 36 du texte français actuel, Code des
professions. Merci.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Mme la députée de
Notre-Dame-de-Grâce, s'il vous plaît.
Weil : Ouf! Alors, il y a beaucoup de matériel ici. Moi, je
vais aller sur, donc, l'Ordre professionnel des diététistes du Québec,
qui avait plusieurs demandes. Donc, je suis très contente que... Leur toute
première demande, c'était de changer le nom,
diététistes-nutritionnistes. Ça, c'est excellent. J'ai eu l'occasion de les
rencontrer puis je pense que tout le
monde qui suit l'enjeu de la nutrition... Moi, j'avais bien saisi, mais
peut-être, pour ceux qui nous écoutent, c'est important, moi, je pense,
de mettre de l'avant leur vision. Et on a bien répondu, alors ça, c'est bien.
Mais
il y a d'autres demandes qu'ils font. Alors : «Le terme
"nutritionniste" est le terme le plus désigné au Québec pour désigner nos membres...» «...afin de
permettre de mieux identifier l'ordre et ses membres et de renseigner
adéquatement le public sur le fait
que les nutritionnistes sont soumis à l'encadrement du système professionnel.»
Alors : «Parce que le nom de l'ordre ne mentionne que les diététistes, le
public croit, à tort, que nutritionniste et diététiste sont deux professions
différentes. Une situation que les
charlatans — et c'est
pour ça que je voulais les citer, parce que c'est quand même un enjeu important — ont bien comprise : ils sont nombreux à
faire usage des termes "nutrithérapeute", "coach en
nutrition", "accompagnement
nutritionnel", etc., étant convaincus que seul le
titre de diététiste est réservé. [Cela] étant, bien sûr,
une entrave flagrante à la protection du public.
«Pour
cette raison et bien d'autres citées [au mémoire], l'OPDQ demande la modification...» Alors là, la ministre, donc, change le nom, qui vient
répondre...
Maintenant,
il y a d'autres... Et je pensais... C'est important, peut-être,
de le soulever tout de suite, parce
que la ministre pourra voir...
Bien, premièrement, c'est de connaître son point de vue et ensuite où
pourraient s'insérer ces changements. Et, quand on se rend compte que c'est
vraiment dernière minute, ça se comprend, mais... qu'on fait ce changement, on
se rend compte que le travail qu'on est en train de faire est assez évolutif.
On a réussi à faire place à plusieurs amendements pour répondre aux demandes.
Donc, demande 2,
c'est la notion d'ordonnance et de maladie, avec l'accord du Collège des
médecins et de l'Ordre des infirmières et
infirmiers : «La question de l'ordonnance comme condition de réserve
d'activité a toujours été un frein à la protection du public, puisqu'elle
limite énormément les moyens mis à la disposition de l'ordre pour contrer les
charlatans. Pour cette raison, expliquée en détail [dans le mémoire], l'OPDQ
demande que soit modifié l'article 37.1, paragraphe 1° a,
activité réservée.»
Alors,
ça, c'est... Je ne sais pas, on pourrait les prendre... Il y en a juste...
Finalement, il y en a deux autres. Si vous voulez, je peux faire les
autres, comme ça, vous allez... Je ne sais pas si vous voulez faire un par un.
L'autre,
c'est la demande 3, c'est : activité réservée dans un contexte autre
que la maladie ou une blessure, donc notion d'intervention nutritionnelle.
Alors : «Le mot "traitement" utilisé à l'article 37.1
désigne des moyens utilisés pour
soigner un malade ou un blessé, alors que les services de consultation en
nutrition visent de nombreuses situations où la maladie n'est pas en
cause, obésité, nutrition sportive, allaitement, grossesse, troisième âge, etc.
Pour cette raison, il est nécessaire de
créer une réserve d'activité visant les cas où la maladie n'est pas directement
en cause.» On parle alors d'une
intervention nutritionnelle, voir le reportage Detox qui décrit comment
les charlatans sans formation contournent le Code des professions dans notre
domaine. «Toujours afin de s'assurer que le public ait accès à un professionnel
qualifié et compétent.» Tout comme vous
l'avez fait pour les ingénieurs, les architectes notamment. On ne peut jouer
avec la santé du public.
Et finalement, leur dernière demande, c'est un
ajustement complémentaire : «Afin d'être cohérents avec la demande 3, il conviendra de modifier
l'article 37.1, paragraphe