Agriculture, Fisheries, Energy and Natural Resources — 10 March 2020 (42nd Legislature, 1st Session)
CAPERN 2020-03-10
Quebec — Committees
«36.0.14. Dans le cas
d'un terrain dont la valeur par hectare excède 1 975 $, le ministre
verse un montant supplémentaire à celui
calculé en application du premier alinéa de l'article 36.0.13 correspondant
à 15 % du montant de la taxe
foncière municipale basée sur la valeur et qui est applicable au terrain,
multiplié par la fraction de la valeur par hectare du terrain qui excède 1 975 $, par le
taux d'admissibilité du terrain et par le taux d'inclusion de la valeur
imposable de l'unité d'évaluation visés à l'article 36.0.13.
«À compter du
1er janvier 2022, le montant par hectare prévu au premier alinéa est
indexé de plein droit au 1er janvier de
chaque année selon le taux correspondant à la variation annuelle de l'indice
général des prix à la consommation pour le Canada publié par Statistique
Canada en vertu de la
Loi sur la statistique.
«Pour l'application
des dispositions du deuxième alinéa, la variation annuelle de l'indice général
des prix à la consommation pour une année
est déterminée selon les modalités prescrites par règlement du gouvernement. Le
règlement peut prévoir les règles d'arrondissement du montant indexé.
«Le ministre publie à
la Gazette officielle du Québec le résultat de l'indexation.»
Commentaire.
Cet amendement vise à fixer de façon permanente à 1 975 $ la valeur
par hectare au-delà de laquelle un montant supplémentaire pourra être
versé et introduire une formule d'indexation de ce montant dont le taux correspondra
à la variation annuelle de l'indice général des prix à la consommation pour le Canada.
Le montant de 1 975 $ avait déjà
été établi de manière transitoire à l'article 34 du projet de loi. Cet
article sera retiré du projet
de loi.
Alors,
ce que l'article dit ici, c'est que la valeur, maintenant, est enchâssée dans
la loi, 1 975 $, que ça va être indexé en fonction de l'indice
général des prix à la consommation pour le Canada, publié par
Statistique Canada, en vertu de modalités qui vont être prescrites par
règlement. Puis étant donné que le... il est à prévoir qu'on va fournir aux municipalités l'éligibilité des exploitants
agricoles en novembre, O.K., bien, probablement que l'indexation va aller,
genre, tu sais, du 1er novembre au
31 octobre de l'année précédente. Ça va être sur ce 12 mois-là,
probablement, là, que le calcul va se
faire. Et, en fonction des nouvelles façons de calcul puis l'information qu'on
transmet aux municipalités, ce n'était pas possible de prévoir une indexation, là, qui serait calculée du
1er janvier au 31 décembre, parce
qu'on remet l'information avant le 31 décembre. Alors, c'est pour
ça ici qu'on dit que ça va être indexé en fonction de l'indice des prix puis
selon les modalités, là, définies par règlement.
Le Président (M. Lemay) :
Merci beaucoup, M. le ministre, pour vos explications. Est-ce qu'il y a des
questions sur l'article... l'amendement apporté à l'article 36.0.14? Mme
la députée de Maurice-Richard.
Montpetit : Oui, juste une petite question pour clarification. Bonjour
à vous, M. le ministre. Bonjour, collègues. On est contents d'être de retour
pour continuer l'étude de ce projet.
Simple clarification.
Il y avait eu des échanges avec mon collègue de Robert-Baldwin sur une
proposition d'amendement lors de nos
derniers travaux. Vous comprendrez qu'il n'est pas ici aujourd'hui comme
porte-parole en cette journée du
budget. Je voudrais juste bien comprendre, parce qu'on vient de recevoir
l'amendement. Je comprends que ce n'est
pas exactement la même version que celle qui avait été convenue avec mon
collègue. Est-ce que la seule... Pouvez-vous nous expliquer exactement, là... Je comprends qu'il y a une
différence au niveau des dates puis de l'IPC, mais, juste pour bien comprendre, c'est fidèle aux échanges,
je présume, qui avaient été faits. Mais, pour bien comprendre la différence...
Lamontagne : Bien, en réalité, avant, ce qu'on disait dans l'article,
c'est qu'on se référait au règlement. Puis vous, ce que vous avez demandé, c'est d'inclure la valeur dans l'article
puis aussi le fait que ça va être indexé selon le prix à la consommation. Puis, dans ce que vous nous aviez
soumis, vous disiez : On veut que ça soit selon l'indice des prix à
la consommation, mais, en plus, on veut que ça soit calculé l'année précédente,
du 1er janvier au 31 décembre.
fait que nous, ce qu'on a fait, c'est qu'on inclut la valeur. On inclut le
principe de l'indexation. La seule chose qu'on vous dit, c'est que ça ne peut pas être du 1er janvier au
31 décembre. Ça fait que ce qu'on dit, c'est des modalités prescrites par règlement, mais on s'entend que ça
va être sur une période de 12 mois qui précède la nouvelle entrée
en vigueur, là, à chaque année. Ça fait que
c'est la seule nuance, là, c'est que le montant est là, le principe de
l'indexation est là, la référence de l'indexation est là, c'est juste de nous
donner la flexibilité pour établir lequel 12 mois précédent on va prendre,
là, c'est ça.
Montpetit : Parfait. Bien, non, c'est ça, c'est fidèle au... c'est
fidèle à l'esprit de ce qui avait été discuté. Puis on est très contents
d'avoir un amendement avec le montant inscrit, comme il avait été demandé par
les différents groupes qu'on a rencontrés durant les consultations, dont
notamment les agriculteurs.
Lamontagne : Parfait. Excellent.
Président (M. Lemay) : Très bien. S'il n'y a pas d'autre commentaire
sur l'amendement, est-ce que l'amendement proposé à
l'article 36.0.14 est adopté?
Président (M. Lemay) : Adopté. Donc, à moins qu'il y ait de nouveaux amendements à l'article 8,
nous avons déjà... ceci complète l'étude de l'article 8. Donc, est-ce
que... Mme la députée de Maurice-Richard.
Mme Montpetit : Oui, ce n'est pas pour faire un amendement,
c'est juste pour souligner le fait qu'on a passé quelques heures sur cet article, mais je
pense que c'est important. Il y a
des gens qui se sont peut-être un peu
impatientés sur le temps qui a été passé sur
l'article 8, mais il faut quand même
convenir qu'il y a près d'une vingtaine d'articles qui sont
compris dans cet article-là seulement et que c'est quand même une pièce
maîtresse, on en conviendra, du reste du projet de loi. Moi, je pense qu'on
vient faire un grand bout de chemin déjà ensemble avec cet article-là.
Président (M. Lemay) : Très bien.
Donc, s'il n'y a pas d'autre commentaire, est-ce que
l'article 8, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M.
Lemay) : Adopté. Alors, M. le ministre, à la lecture pour l'article 9.
M. Lamontagne : Écoutez, l'article 9 est une pièce maîtresse aussi, au sens où l'article 8
est venu remplacer toute une
section
qui était au préalable dans la loi. Alors, l'article 9 vient abroger
toutes les sections, 36.1 à 36.16, qui sont venus... être couverts par l'article 8, plus
quelques articles qu'on avait rajoutés. Alors, l'article abroge les
sections VII.1 et VII.2 de la loi
qui portent sur le paiement des taxes et sur l'enregistrement des
exploitations agricoles. Ces sections sont remplacées par une nouvelle section, VII.0.1, qui intègre de
nouvelles règles concernant l'enregistrement des exploitations agricoles et le paiement
de taxes foncières, tel qu'édicté par l'article 8 de la présente loi.
Le Président
(M. Lemay) : Est-ce qu'il y a d'autres commentaires? Mme la
députée de Maurice-Richard.
Mme Montpetit : Bien, peut-être simplement s'assurer... Avez-vous, M. le ministre, ou avec vos légistes, dans le fond...
que l'ensemble des éléments qui... de l'article 9 ont bel et bien été
repris, là, dans leur intégralité, mais, en tout cas, qu'ils ont tous été réintégrés dans leur esprit
aussi, dans l'article 8 qu'on vient de faire, ou nous souligner les... ce
qui n'a pas été... ce qui a été laissé de côté.
Le Président (M. Lemay) : M. le
ministre.
M. Lamontagne :
Bien, les dispositions qui ont été abrogées... Si on veut, les anciennes
modalités au niveau du... On a aboli
le revenu agricole de 5 000 $, le recours au Tribunal administratif
du Québec, on a le revenu agricole de 5 $ par tranche de 100 $ de valeur foncière et le
recours au Tribunal administratif du Québec, le taux de crédit de 100 % du
premier 300 $ de taxes foncières
agricoles, le plafond du 30 % du revenu agricole puis le plafond de
croissance du programme de 5 %. Puis tout le reste, c'est toute la
même chose, là, qui a été reconduite, là.
Le Président (M. Lemay) : Très
bien. Donc, est-ce que l'article 9 est adopté?
Le Président (M. Lemay) : Adopté.
Alors, M. le ministre, à la lecture pour l'article 10.
M. Lamontagne :
Oui, l'article 10 :
L'article 611.2 du Code de sécurité routière
(chapitre C-24.2) est modifié par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «de titulaire de la carte
d'enregistrement d'une exploitation agricole délivrée» par «du statut
d'exploitation agricole enregistrée».
Cette
disposition prévoit un ajustement de concordance à l'article 611.2 du Code
de la sécurité routière découlant de l'introduction,
par l'article 8, du projet de loi des nouvelles dispositions concernant
l'enregistrement des exploitations agricoles,
notamment afin de tenir compte de la suppression de la disposition permettant
de prévoir la délivrance d'une carte d'enregistrement.
On se
souvient, là, qu'on avait mentionné que, jusqu'à maintenant, ça fonctionnait
avec une carte d'enregistrement, mais,
avec les dispositions qu'on a adoptées à l'article 8, maintenant, il peut
y avoir d'autres façons de signifier l'enregistrement à un agriculteur,
à un exploitant agricole. Alors, cet article-là vient faire en sorte qu'on ne
fait plus référence, là, si on veut, à la carte d'enregistrement, et davantage
au statut d'exploitant agricole.
Le Président (M. Lemay) :
Est-ce qu'il y a des commentaires? Mme la députée de Maurice-Richard.
Mme Montpetit :
Bien, juste aux fins des échanges, encore là, est-ce que vous pouvez peut-être
rappeler de quelle façon
l'enregistrement... L'enregistrement peut être fait, là, donc, du... Si ce
n'est pas par la carte d'enregistrement, par le statut d'exploitation
agricole, de quelle façon ça va être... ça peut être fait? Vous parlez de
différentes modalités. Si vous pouvez nous...
M. Lamontagne : Tu veux dire la
signification à l'exploitant qu'il est enregistré?
Mme Montpetit : Oui, oui,
exactement, oui.
M. Lamontagne :
Bien, c'est une attestation d'enregistrement. Avec le dossier de client unique,
ça pourrait devenir une attestation électronique. Ça peut prendre, là,
toute autre forme, là, qu'une simple carte, là, qui était physique, là.
Mme Montpetit :
Je comprends que, comme c'est pour être en concordance avec le Code de la
sécurité routière, c'est une question d'identification aussi ou... Juste
pour bien comprendre, donc, si la personne n'a plus de carte pour s'identifier,
de quelle façon on continue de répondre, dans le fond, à cette norme-là?
M. Lamontagne : ...même avoir
une attestation, va recevoir soit une lettre ou ça va être...
Lamontagne : O.K.
C'est une attestation qu'ils peuvent afficher dans leur exploitation, dans
laquelle ils ont des copies aussi. Peut-être
qu'ils vont se présenter au bureau, mettons, si c'est le cas, pour avoir...
Pour l'enregistrement, là, au niveau de la taxation pour leur
véhicule agricole, ils vont justement démontrer... au lieu de montrer leur
carte, là, ils vont montrer leur attestation comme quoi ils sont des
exploitants agricoles.
Montpetit : Donc, c'est
simplement, c'est ça, l'attestation. Je comprends qu'ils... qu'elle est... Ils
l'ont déjà. Ils ont tous une attestation. Donc, c'est le document qui
devient... Est-ce qu'il y a d'autres modalités? Est-ce qu'il y a d'autres documents?
Donc, c'est simplement l'attestation plutôt que la carte. C'est ce que je
comprends?
Mme Montpetit : Parfait. Je vous
remercie.
Président (M. Lemay) : Très bien.
Alors, s'il n'y a pas d'autre commentaire... M. le député de Jacques-Cartier, la
parole est à vous.