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(23 février 2011 au 1 août 2012)

Le mercredi 20 avril 2011 - Vol. 42 N° 3

Étude des crédits budgétaires 2011-2012 du ministère des Transports, volet Voirie

Étude des crédits budgétaires 2011-2012 du ministère des Transports

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Table des matières

Transports

Discussion générale (suite)

Document déposé

Document déposé

Voirie

Discussion générale

Intervenants

Mme Danielle Doyer, présidente

M. Sam Hamad

M. Guy Ouellette

M. Nicolas Girard

M. Pierre Reid

M. Stéphane Billette

M. Janvier Grondin

M. Patrick Huot

M. Norman MacMillan

M. Gilles Robert

M. André Villeneuve

M. Émilien Pelletier

* M. Joël Gauthier, Agence métropolitaine de transport

* Mme Nathalie Tremblay, Société de l'assurance automobile du Québec

* Mme Johanne St-Cyr, idem

* M. Jacques Filion, ministère des transports

* M. André Caron, idem

* Mme Chantal Gingras, idem

* Mme Anne-Marie Leclerc, idem

* Mme Stéphanie Cashman-Pelletier, idem

* Témoins interrogés par les membres de la commission

Note de l'éditeur:

Les crédits du volet Promotion et développement de la Capitale-Nationale ont été étudiés à la Commission de l'aménagement du territoire le 14 avril 2011.

Journal des débats

(Onze heures vingt minutes)

La Présidente (Mme Doyer): Alors, mesdames messieurs, bonjour. Je vous rappelle que nous procéderons à une discussion... Oh, pardon! À l'ordre, s'il vous plaît! Ce qui n'est pas dénué d'importance. Je déclare la séance de la Commission des transports et de l'environnement ouverte. Je demanderais à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir fermer la sonnerie de leurs téléphones cellulaires.

Transports

La commission est réunie afin de procéder à l'étude des crédits budgétaires du portefeuille Transports, dont le volet Voirie, pour l'année financière 2011-2012.

M. le secrétaire, y a-t-il des remplacements?

Le Secrétaire: Oui, Mme la Présidente. Mme Ouellet (Vachon) est remplacée par M. Robert (Prévost).

La Présidente (Mme Doyer): Merci. Je vous rappelle que nous procéderons à une discussion d'ordre général par blocs d'environ 20 minutes maximum, incluant les réponses du ministre, et que nous mettrons aux voix les crédits quelques minutes avant la fin du temps imparti à leur étude. Étant donné notre suspension d'hier en fin de soirée et puisque nous avons débuté nos travaux à 11 h 20, nous... il y a une entente de consentement pour que nous poursuivions la séance au-delà de l'heure prévue, c'est-à-dire jusqu'à 13 h 23. Par ailleurs, afin de favoriser le plus grand nombre d'échanges, je vous invite, dans la mesure du possible, à formuler des questions et des réponses brèves.

Discussion générale (suite)

Nous poursuivons sans plus tarder, un nouveau bloc de 20 minutes du groupe ministériel. Qui me demande la parole? M. le député de Chomedey, la parole est à vous.

M. Ouellette: Merci, Mme la Présidente. Il semblerait, Mme la Présidente, à écouter parler mes collègues, que vous venez de prononcer le mot magique, le mot « Chomedey » , parce qu'il semblerait... Hier, dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, les oreilles m'ont silé pas mal toute la veillée, Mme la Présidente. J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt vos travaux, et, avec les médias électroniques, mes collègues m'ont permis de suivre aussi ce qui se passait en commission.

Mme la Présidente, ce matin, d'entrée de jeu je voudrais aborder avec vous et avec M. le ministre le dossier du métro de Montréal. On sait que, le métro de Montréal, ça fait plusieurs années qu'on en entend parler et on sait aussi que le métro de Montréal, c'est une infrastructure qui est très, très, très utilisée dans la région métropolitaine, on parle d'au-dessus de 235 millions de passagers, mais on sait aussi que le métro de Montréal doit renouveler sa flotte.

Et vous vous souvenez, Mme la Présidente, que, suite à ce renouvellement de flotte, parce qu'on se souviendra que l'ouverture du métro de Montréal, en avril 1966... Les plus jeunes ne s'en souviendront pas, je pense que le député de Gouin ne se souviendra pas de l'ouverture de Montréal. Bien, je vous dirai, Mme la Présidente, que j'ai eu la chance d'essayer le métro de Montréal dans les premières journées. Je n'avais pas d'habit-cravate, je me souviens qu'on était habillés... on allait avec nos parents dans le métro de Montréal pour faire un tour de métro. C'était une récompense qu'on avait si on était gentil.

Et, dans ces années-là, nous étions neuf enfants chez nous, et vous savez que faire un tour de métro, c'était une récompense assez particulière, et j'en ai gardé des très bons souvenirs. Sauf que les wagons du métro de Montréal ont besoin d'être renouvelés.

On se souviendra aussi de tout ce qui s'est dit et tout ce qui s'est fait et on se souviendra de la décision gouvernementale, le projet de loi du mois d'octobre, l'an dernier. J'assistais avec le ministre, Mme la Présidente, le 22 octobre dernier, à la signature du contrat du métro de Montréal, et on s'en souvient parce que ça s'est fait dans une des stations, et il y avait à cette occasion beaucoup de gens sur les lieux, et tous les gens étaient très heureux de la décision gouvernementale, du projet de loi et de la signature du contrat du métro.

On se souviendra aussi, Mme la Présidente, qu'à cette occasion... je me souviens avoir entendu le ministre, que, dans les 30 prochains mois à partir de la conférence de presse -- donc il nous reste un peu moins de 24 mois -- il y aurait une évolution dans le dossier et qu'on verrait le renouvellement... des nouvelles voitures de métro.

J'aurai une question qui touche le métro de Montréal et après, Mme la Présidente, avec votre permission, c'est sûr que je vais vouloir venir à Laval, parce que nous avons un « success story » à Laval avec les trois stations de métro, mais je pense qu'on est dus pour un prolongement, puis j'aimerais bien ça qu'on puisse venir connecter avec une des lignes oranges. Et j'aurai, avec votre permission, Mme la Présidente, à demander à M. le ministre où est-ce qu'on en est rendu.

Mais ma première question touche le métro de Montréal, les derniers développements dans le dossier du remplacement des wagons. Où est-ce qu'on en est? Est-ce que tout se déroule selon les échéanciers? Est-ce que les Montréalais seront en mesure, tel que le ministre l'a mentionné lors de la signature du contrat, en octobre dernier, de rouler dans des nouvelles voitures?

Vous savez, Mme la Présidente, quand il a été question du remplacement des wagons pour les trains, au niveau de l'AMT, ça a été tellement bien reçu dans la population. Et c'est tellement différent, la nouvelle technologie au niveau des trains, que je pense que tous les Montréalais ont très hâte de rouler dans les nouvelles voitures de métro. Et je vous demanderais, Mme la Présidente, que le ministre nous actualise sur les derniers développements dans ce dossier.

La Présidente (Mme Doyer): Merci, M. le député de Chomedey. M. le ministre des Transports.

M. Hamad: Merci, Mme la Présidente. Bon matin. Je voudrais saluer mes collègues présents ici et je voudrais saluer particulièrement la présence de M. Joël Gauthier, qui est le P.D.G. de l'AMT. On a demandé sa présence hier, et, comme j'ai mentionné, il y avait une audience publique qui était prévue depuis des mois, et c'est pour consulter son plan stratégique, une pièce importante pour l'AMT. Et, M. Gauthier, il est accompagné avec M. Pierre-Luc Paquette et Mme Martine Rouette. Ils sont les trois derrière moi.

Alors, si on est toujours ouverts, si le député de Gouin a n'importe quelle question pour l'AMT, ça nous fait plaisir de donner toutes les réponses, s'il n'y a pas déjà eu les réponses.

Maintenant, pour mon collègue député de Chomedey, je vais le remercier pour d'abord travailler avec nous comme adjoint parlementaire. Il fait un travail impressionnant, un travail intéressant.

Alors, le métro de Montréal, quand il a été construit, définitivement, le député de Chomedey en parlait, c'était une fierté pour Montréal. Et, le métro de Montréal, dans les années soixante, c'était une signature de Montréal. Et d'ailleurs ce qu'il est intéressant de voir, c'est que, le métro de Montréal, la conception technique du métro de Montréal a été faite dans le temps pour avoir une ville de 7, 8 millions d'habitants, alors donc il a été conçu beaucoup plus large que la majorité des métros dans le monde.

Aujourd'hui, c'est un avantage, parce que les tunnels sont plus grands, et donc ça permet d'avoir des meilleurs travaux d'entretien, de suivi. Et le métro de Montréal connaît un bon succès, et ça mérite toute l'attention du gouvernement du Québec.

En fait, imaginez, Mme la Présidente: à tous les jours, il y a 700 000 Québécois qui se déplacent dans le métro de Montréal et qui parcourent... et, à chaque année, il y a 65 millions de déplacements par année. C'est 10 fois la population... c'est à peu près neuf fois la population totale du Québec qui se déplace dans le métro annuellement.

Et d'ailleurs la flotte du métro de Montréal, c'est la deuxième plus vieille flotte au monde. Et la première, c'est en Argentine, elle est encore en bois. Alors, c'est la deuxième plus vieille flotte au monde, c'est à Montréal, et il fallait prendre une décision rapidement pour remplacer les wagons de métro, qui datent en fait des années soixante et une autre vague qui est des années soixante-dix. Et vous vous rappelez, Mme la Présidente, que nous avons pris la décision, comme gouvernement, d'amener un projet spécial. C'est une situation très rare qu'on dépose un projet spécial.

On voulait l'adopter dans une journée et, après les débats parlementaires, nous avons réussi à adopter le projet de loi dans une journée. Et, pour nous, ça a été un grand succès, bien sûr, parce que ça a permis de donner, créer de l'ouvrage, des emplois partout au Québec, dans votre région, Mme la Présidente, dans la région du député de Gouin, c'est-à-dire dans Montréal, et sur la Rive-Sud de Montréal, dans Sorel-Tracy et partout au Québec, évidemment des emplois très importants.

** (11 h 30) **

La valeur des wagons, et on revient là-dessus, c'étaient 468 wagons, l'achat, avec un prix unitaire de 2 640 000 $ par wagon, et ce qui donnait une évaluation de 1,2 milliard pour l'achat des wagons. Mais, comme on sait que le métro de Montréal, ce n'est pas juste des wagons, c'est aussi des installations, soit des installations électriques, soit des installations... bien sûr des garages d'entretien, des garages d'entreposage, des chemins de fer à entretenir, et bien sûr il y a tout le système de communication. Donc, le projet global est actuellement... tel que l'évaluation de la Société de transport de Montréal, la valeur totale, c'est 2 482 000 000 $.

Et, vous savez, tout ça s'inscrit dans une stratégie gouvernementale. En 2006, on a mis en place notre stratégie gouvernementale pour le transport collectif, où on visait deux objectifs, et en 2006 tout le monde nous disait que nos objectifs étaient très ambitieux. En fait, on visait augmenter l'achalandage de 8 % dans ces années-là, et nous sommes très fiers aujourd'hui de le dire... La stratégie, c'était 2006 à 2011.

Aujourd'hui, nous sommes très fiers de dire: Nous pensons qu'en 2011 nous allons atteindre pas 8 % ni 15 %, c'est 20 % d'achalandage, grâce au travail... bien sûr à l'AMT qui, lorsqu'on voit l'évolution de l'Agence métropolitaine de transport depuis quelques années à Montréal, avec l'ensemble des travaux, l'amélioration des services, c'est un facteur important pour l'AMT, la ponctualité.

Et aussi, vous savez, au Québec, on a une température assez dure, et évidemment elle est dure envers le transport en commun, elle est dure envers les trains, et malgré tout nous avons une agence qui travaille très bien, augmente son achalandage, augmente son positionnement, améliore la qualité des services et investit dans la bonne place.

Je prends l'exemple du train de l'Est, le train de l'Est qui passe dans le comté de mon collègue le député de Gouin, je pense. Il passe dans le comté, hein? Non? À la limite. À la limite, c'est ça, deux stations, mais il n'est pas loin. Il peut aller à pied prendre ça, ce train-là, et il peut constater que le train de l'Est, juste voir, il est dans l'est de Montréal, il y a des quartiers dans l'est de Montréal, malheureusement, qui sont un peu défavorisés.

Mais le fait de faire ce projet-là, le train de l'Est, en plus de pouvoir permettre aux gens d'avoir un transport, bien aussi devient un élément de développement urbain et de développement durable. Pourquoi? Parce qu'on constate, chaque fois qu'on bâtit une gare, autour de la gare, automatiquement il y a un développement urbain qui se fait. Donc, il n'y a pas juste retombées économiques pour le temps de déplacement des gens, mais il y a aussi des retombées économiques pour les investissements que nous faisons.

Et, vous savez, Mme la Présidente, le métro de Montréal, nous sommes très fiers parce que ça va redevenir une signature. Je suis convaincu que, quand le député de Chomedey parlait de lui-même, de son enfance avec ses frères et soeurs pour aller voir le métro de Montréal, je suis convaincu que maintenant peut-être les petits-enfants ou les enfants du député de Chomedey maintenant vont avoir la même impression d'aller voir les nouveaux wagons de métro et voir la technologie, aujourd'hui. Donc, on va comparer les années soixante aux années 2000, 2010.

Alors, ça, c'est relativement au métro de Montréal. C'est une décision importante qu'il fallait prendre, Mme la Présidente, et ça va permettre aussi de continuer à développer une meilleure technologie pour les deux entreprises qui ont investi beaucoup d'argent au Québec. Et la combinaison des deux, des deux entreprises, ça nous donne le meilleur produit au monde, parce qu'Alstom, ils sont très forts sur un type de technologie, et Bombardier aussi sont complémentaires, et cette complémentarité-là démontre... ça va donner un produit très, très intéressant.

Il reste combien de temps, Mme la Présidente?

La Présidente (Mme Doyer): Il vous reste huit minutes.

M. Hamad: Huit minutes? O.K. Alors, je vais laisser le député de Chomedey poser d'autres questions.

La Présidente (Mme Doyer): M. le député de Chomedey.

M. Ouellette: Merci, Mme la Présidente. Effectivement, je vais aller sur mon deuxième point, Mme la Présidente, parce que vous n'êtes pas sans savoir que le métro, c'est une histoire à succès à Montréal, et je pense que tout le monde le reconnaît. Et je pense que le gouvernement du Québec parle beaucoup de transport collectif, on en a encore parlé la semaine dernière quand on a parlé des véhicules électriques, et M. le ministre, Mme la Présidente, a fait part aux gens présents à la conférence de presse d'objectifs très ambitieux en transport collectif.

Et effectivement ceux qui ont la chance de se rendre dans la région métropolitaine à tous les jours doivent planifier leurs déplacements.

Je comprends qu'à l'intérieur du comté de Gouin, quand vous êtes rendus sur l'île de Montréal, c'est peut-être plus facile, mais, tout autour de l'île de Montréal, et je pense que mes collègues de Huntingdon et mes collègues de Vanier ainsi que mon collègue d'Orford ont dû en parler hier, au niveau des infrastructures, pour entrer dans l'île de Montréal, vous devez planifier vos déplacements, parce qu'il y a beaucoup d'amélioration qui se fait au niveau de toutes les artères de circulation, et ça va définitivement améliorer de beaucoup l'accessibilité à la métropole.

Au mois de septembre 2009, Mme la Présidente, le premier ministre, le ministre des Transports avaient annoncé la création d'un bureau de projet sur le prolongement du réseau du métro dans la région métropolitaine. C'est sûr qu'à l'époque tout le monde s'est réjoui, autant les maires de la Rive-Sud, le maire de Montréal, le maire de Laval et tous les citoyens des environs, parce que tout le monde en voulait leur part et tout le monde voyait les déplacements vers la région métropolitaine et souhaitaient pouvoir faire

partie de cette étude et du prolongement du métro.

Je m'empresse de vous rappeler, Mme la Présidente, que le succès du métro de Laval -- parce que, là, je prêche pour ma paroisse, bien entendu -- le succès du métro de Laval, il y a un achalandage de passagers trois fois comme les prévisions les plus optimistes le prévoyaient. Et je pense que tout le monde de la couronne nord et de la région au nord de Montréal voyait d'un très bon oeil que le métro de la station Montmorency revienne joindre la station Côte-Vertu pour compléter la ligne orange. C'est sûr que les gens de l'est de Montréal voyaient la ligne bleue s'en aller un peu plus vers l'est de Montréal.

Les gens de la ligne verte, eux autres, c'était l'autre côté. Ceux de la ligne jaune, ils en voulaient une petite

partie pour Longueuil. Et je pense que ce sont toutes des études qui... ou ce sont toutes des options qui vont être regardées.

L'an dernier, je lisais un

article de La Presse suite à une rencontre qui avait été faite avec le président de l'AMT, qui indiquait au journaliste Bruno Bisson qu'il y avait des avancements spécifiques qui étaient faits suite à l'annonce de la création de ce bureau de projet. C'était, je pense, une dizaine... une douzaine de millions que le gouvernement avait mis dans cette étude. Et je sais aussi que plusieurs citoyens qui utilisent le métro, qui vont utiliser le métro et qui prévoient une implantation ou un déménagement à l'intérieur ou à l'extérieur de la ville de Montréal suivent avec beaucoup d'intérêt les travaux de ce bureau de projet.

Avec votre permission, Mme la Présidente, je demanderais au ministre des Transports de nous parler des derniers développements dans le dossier du bureau de projet pour le prolongement du réseau du métro de Montréal.

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre, à vous la parole pour un peu moins de trois minutes.

** (11 h 40) **

M. Hamad: Merci, Mme la Présidente. Et on a un peu... hier, on a eu un peu quelques questions du député de Gouin sur le bureau de projet, et je pense que je vais encore davantage clarifier la situation actuelle, parce que, ma compréhension... hier, le député de Gouin pensait qu'on était rendus aux études initiales, on était rendus à la construction, ingénierie détaillée, et, quand on fait l'ingénierie détaillée, c'est parce qu'on est rendus presque à la construction. Alors, on n'est pas loin.

Et donc, en fait, la situation actuelle n'est pas là. C'est que pour le moment, d'abord on a créé un bureau de projet. C'est 12 millions. On a vu hier sur le PQI, c'est 11 millions 400 quelques mille dollars. Le projet visé dans cette étude-là, c'est le prolongement de trois lignes, parce qu'hier on parlait de la ligne bleue, je comprends que la ligne bleue est à Montréal, mais il y a aussi la ligne orange, parce que la mairesse St-Hilaire, ça l'intéresse, elle, puis la ligne jaune aussi. Il y a trois lignes, en fait, donc, du réseau de métro.

Et je répète encore l'objectif, c'est pour les trois années de mandat, parce que c'est un mandat de trois ans, et le bureau de projet devrait définir les études requises, déterminer les tracés, préciser le nombre et la localisation des stations de métro, définir les besoins en matière de matériel roulant, estimer les coûts d'immobilisations et d'exploitation et fournir des hypothèses de calendrier de réalisation.

Et nous avons ajouté à tous ces éléments-là, c'est l'étude de risques. Alors, l'étude de risques, en fait, c'est pour ressortir les enjeux des différents partenaires du projet, identifier les risques inhérents au projet ainsi que les séries de mesures de mitigation et des études qui permettraient principalement d'assurer une réalisation alignée de la plupart des ententes.

Pourquoi on fait une étude de risques puis on prépare les éléments? Parce qu'on ne veut pas que le métro tombe dans l'eau. On a déjà vécu ça, Mme la Présidente, et on l'a sorti de l'eau. Alors là, on ne veut pas répéter ça, même si on est sous le sol. Et donc ces études-là, en fait, elles sont presque complétées. En janvier 2011, il y aura une présentation au conseil d'administration de l'AMT pour ces études-là qui va permettre après à l'AMT de continuer les étapes qui suivent.

Et en fait il y a plusieurs études qui ont été entamées aussi. Il y a les études de transport pour l'établissement d'une méthodologie de modélisation convenue avec les partenaires. Un mandat d'étude d'urbanisme a été récemment octroyé à Plania afin de faire le point sur la particularité de chacun des territoires visés. Et aussi, tel qu'exigé, bien sûr, vous savez, on a mis en place une politique-cadre.

La Présidente (Mme Doyer): ...merci. M. le député de Gouin, porte-parole de l'opposition officielle pour les transports, à vous la parole.

M. Girard: Merci, Mme la Présidente. J'aimerais savoir de la part du ministre... On sait le MTQ se fixe des objectifs au niveau de la proportion des structures en bon état au Québec. J'aimerais savoir quel est votre objectif pour les stations de métro de Montréal.

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre.

M. Hamad: En fait, la... Question piège du député de Gouin. En fait, les objectifs du ministère des Transports, c'est pour les infrastructures sous l'autorité du ministère des Transports. Mais on peut aller tout de suite répondre à la prochaine question du député de Gouin: Quel est l'état de l'infrastructure du métro de Montréal, qui relève de la Société de transport de Montréal? On peut aller tout de suite à ça, parce que probablement il veut savoir combien qu'on investit dans la rénovation d'infrastructures du métro de Montréal.

M. Girard: Je continue, Mme la Présidente. Donc, le ministre me dit qu'il n'y a pas d'objectif au niveau des stations du métro de Montréal. Moi, j'aimerais savoir: Est-ce qu'il y a un pourcentage? Parce qu'on sait qu'au niveau des structures, par exemple, au niveau des routes, il nous disait, cette année, que l'objectif était de 66 % en bon état au niveau des infrastructures routières, donc c'était 66 % cette année. Vous savez qu'il y a 950 000 passages par jour dans le métro de Montréal, que c'est une infrastructure qui est capitale pour l'économie de Montréal puis pour la mobilité de milliers de Montréalais.

Moi, j'aimerais savoir si le ministère a procédé à des analyses pour vérifier quel est l'état du métro de Montréal, l'état des stations de métro.

Est-ce qu'il y a des gens du ministère qui ont fait une analyse sur l'état des stations du métro de Montréal? Est-ce que le ministre lui-même a fait des visites pour aller constater l'état de plusieurs stations de métro de Montréal?

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre.

M. Hamad: Encore là, je n'ai pas dit qu'il n'y a pas des éléments pour le métro de Montréal. Encore une fois, il faut toujours reprendre ce qu'on dit. D'abord, ce n'est pas les mêmes mesures. Là, on ne compare pas les mêmes choses. Là, on parle des routes. Les routes, on parle de l'état des chaussées. Il n'y a pas de chaussée dans le métro de Montréal, il y a des rails.

Deuxièmement, on parle des infrastructures, c'est-à-dire des ponts, des ponceaux, des viaducs. Alors, ça, c'est l'état des routes, sous la responsabilité du ministère des Transports. Et, nous, le gouvernement, nous avons fixé des objectifs et actuellement nous tendons pour l'atteinte de ces objectifs-là. D'ailleurs, cette année, ça a été la meilleure... la première fois où l'état des infrastructures commence à s'améliorer par rapport à 1999. Pourquoi 1999? Parce qu'en 1999 l'état des infrastructures commençait à se dégrader.

Pour le métro de Montréal, maintenant, le député de Gouin le sait, c'est la responsabilité de la Société de transport de Montréal. Leur responsabilité, c'est... premièrement, c'est évidemment la sécurité des citoyens. Ça, c'est l'élément fondamental pour la Société de transport de Montréal. Deuxièmement, bien sûr, c'est la qualité des services. Troisièmement, c'est l'état d'équipement roulant et l'équipement fixe. Et nous sommes conscients et nous le savons, qu'il y a des travaux de rénovation, parce qu'une fois...

Tantôt, on parlait, il fallait rénover les wagons, mais bien sûr il est clair aussi, si on a ouvert le métro de Montréal en 1963, bien c'est clair que l'état d'infrastructures demande des modifications, demande des travaux.

À ce sujet-là, il y a plusieurs projets qui ont été complétés pour justement rénover les infrastructures du métro. L'infrastructure du métro, c'est quoi? C'est les gares, qu'il y en a plusieurs actuellement en état, en situation où ça demandait de l'investissement. D'ailleurs, j'ai un document ici, Gestion des projets majeurs -- Commission sur les finances et l'administration, agglomération de Montréal . C'est présenté par la STM, et ce document-là public a été présenté au... je pense que le député de Gouin, il a en main ce document-là que justement...

Une voix: ...

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre, vous acceptez de le déposer officiellement?

M. Hamad: J'ai des notes personnelles là-dessus. Je vais déposer le... je vais voir qu'est-ce que je peux déposer là-dedans, mais, le député de Gouin, il a ça en main. On va le déposer, il n'y a pas de problème. On va trouver une copie de ça. Alors, vous avez une copie non annotée? Parfait. On va déposer ce document-là, Mme la Présidente, et...

Document déposé

La Présidente (Mme Doyer): C'est beau. Merci, M. le ministre. Alors, le dépôt va être reçu officiellement, le dépôt du document Gestion des projets majeurs -- Commission sur les finances et l'administration, agglomération de Montréal , de la STM. On va vous le rendre disponible.

M. Girard: Alors, madame...

M. Hamad: ...puis après ça je vais vous laisser. En passant, quand le gouvernement du député de Gouin était en place, il n'y avait même pas de mesures, il n'y avait pas de cibles puis il n'y avait pas d'argent. Tout ce qu'il y avait, c'est des études sur la souveraineté, tout ce qu'on faisait comme études.

La Présidente (Mme Doyer): ...

M. Hamad: Mme la Présidente...

La Présidente (Mme Doyer): Oui?

M. Hamad: ...impartiale, normalement. Alors, M. le député de Gouin...

La Présidente (Mme Doyer): Non, non. Non, j'ai juste respiré fort parce que l'atmosphère est bonne, M. le ministre. Alors, continuons comme ça.

M. Hamad: Oui, exactement, à la bonne santé. On va laisser le député de Gouin répondre... poser ses questions.

M. Girard: Alors, Mme la Présidente, revenons au métro de Montréal. Il y a des travaux urgents à faire dans plusieurs stations de métro de Montréal, il y a plusieurs infrastructures qui ont atteint ou qui sont en voie d'atteindre leur fin de vie utile. Ça prend plusieurs interventions rapides. Il y a des travaux qui s'imposent, parce que la STM doit assurer l'intégrité et la fiabilité des stations.

M. le ministre, j'ai eu l'occasion d'aller visiter plusieurs stations de métro à Montréal et je suis ressorti inquiet de cette visite. Je vais vous donner un exemple concret: à la station Guy-Concordia, on a dû installer, on a dû installer un support temporaire de la dalle du plancher depuis 2007, et dans le langage on appelle ça des chandelles. Ça devait tenir de façon temporaire le plancher pour ne pas qu'il s'affaisse, à la station de métro Guy-Concordia.

Moi, j'aimerais savoir: Est-ce que le ministre est au courant? Puis est-ce qu'il trouve ça normal?

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre.

M. Hamad: Je ne trouve pas ça normal. J'aurais aimé ça que le PQ, dans le temps... S'il avait mis de l'argent, on ne serait pas à cette photo-là aujourd'hui, si on avait mis l'argent nécessaire au lieu de mettre juste 50 millions par année pour l'ensemble du transport en commun. Je trouve ça scandaleux, parce qu'on mettait plus d'argent pour faire des référendums que mettre de l'argent pour soutenir la dalle dans cette station-là, parce que ça coûte de l'argent, et on aurait dû mettre l'argent ici.

Si on avait mis de l'argent sur ces stations-là puis on avait investi dans le transport en commun, on ne serait pas là aujourd'hui. On est en rattrapage parce qu'on a préféré mettre 50 millions pour faire un référendum que transporter du monde. On a décidé de transporter des doutes au lieu de transporter des personnes. On a décidé de faire de la perturbation pendant cinq ans au lieu d'avoir la sécurité pour les citoyens, ce que nous avons fait.

Maintenant, Mme la Présidente, c'est clair, ce que nous avons fait depuis quelques années. Premier projet, Réno-Systèmes phase 1: 311 millions de dollars. C'est six fois 50, ça, à peu près, et le ministère des Transports investit 130 millions. Les projets en cours maintenant partout, je ne sais pas s'il a vu des chantiers quand il a visité, mais il y en a plein, de chantiers, actuellement dans la STM. Par exemple, phase 2, c'est 2006 à 2012. Coût total: 643 millions de dollars; le ministère des Transports du Québec met 482 millions de dollars.

Réno-Stations phase 2, ça, c'est les stations qu'on parle, 75 millions de dollars; le MTQ a mis 56 millions de dollars. Réfection majeure de la station Berri-UQAM, 90 millions de dollars; le MTQ met 67 millions de dollars.

** (11 h 50) **

Et j'ajoute les remplacements. Il y a des futurs projets, et c'est le document qu'on parle ici, Exercice de priorisation et résultat . Le 500 millions de dollars, ici, que le député de Gouin a une copie en main de ce projet-là, ça, c'est phase 3, c'est 500 millions. C'est prévu: 150 millions de Fonds Chantiers Canada et 263 millions du ministère des Transports du Québec. Réno-Infrastructures phase 1, anciennement Réno-Stations, encore 2011-2015, coût total, c'est 250 millions, et on va contribuer pour 187 millions.

Dans l'ensemble, Mme la Présidente, c'est plus que 1 milliard de dollars qui sera investi entre 2006... entre 2002 et 2015 dans le métro de Montréal. On a-tu assez d'argent? Est-ce que... Je dois savoir aujourd'hui: Il en veut-u plus, il en veut moins? Puis, qu'est-ce qu'il en pensait quand ils mettaient 50, pas pour la STM, là, pour l'ensemble du transport collectif à Montréal, l'ensemble, c'est-à-dire STM, AMT, STL -- Société de transport de Laval -- les CIT, plein d'autres sociétés, puis le référendum coûtait plus cher?

La Présidente (Mme Doyer): Merci, M. le ministre. M. le député de Gouin.

M. Girard: Mme la Présidente, c'est... j'ai ce support temporaire qui soutient la dalle du plancher à la station Guy-Concordia. Ça existe depuis 2007. À ce que je sache, le gouvernement libéral est élu depuis 2003, et on est rendus en 2011, et ce qui devait être temporaire, c'est en train de devenir une mesure permanente. Et donc je n'ai pas terminé. Et, M. le ministre, savez-vous il y a combien de stations de métro à Montréal à l'heure actuelle qui sont... donc qui sont soutenues par ce genre de chandelles? Il y a 11 stations de métro à l'heure actuelle à Montréal qui sont soutenues par ces chandelles-là pour ne pas que le plancher s'affaisse. C'est ça, la réalité.

Alors, moi, je veux savoir de la part du ministre: Qu'est-ce qu'il va faire maintenant, pas dans deux ans, pas dans trois ans, pas dans quatre ans, pas dans cinq ans, maintenant? Il y a 950 000 passages au métro de Montréal à chaque jour. Que va-t-il faire maintenant? C'est des travaux urgents, et les montants qu'il a mis sur la table ne sont pas suffisants pour l'ampleur des travaux qu'il y a à faire pour le métro de Montréal. S'il nous dit qu'il est préoccupé par la sécurité sur l'échangeur Turcot et que c'est une priorité pour lui, pourquoi il ne met pas sur le même pied de... le même niveau de priorité ce qui se passe au niveau du métro de Montréal? C'est ça, la question.

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre.

M. Hamad: La réponse, Mme la Présidente: S'il dit que ce n'est pas suffisant, qu'il me dise sur quoi qu'il se base puis qu'il me dise quel est le montant d'argent nécessaire, et il se base sur quoi en disant que ce n'est pas nécessaire. C'est 1 milliard de dollars d'investissement, c'est... En passant, la STM elle-même, c'est la société responsable des travaux. C'est eux autres qui décident de la priorisation, c'est eux autres qui décident quoi faire, c'est eux autres qui décident comment on peut entreprendre les travaux. Attention...

Une voix: ...

M. Hamad: Pardon?

M. Girard: ...

M. Hamad: Bien là, juste attendre d'écouter la fin, vous allez voir, là, c'est la faute de qui. La faute, vous savez c'est qui, la faute de qui, là. C'est la faute de qui, vous pensez? C'est ceux qui mettaient 50 millions pour faire des référendums puis laissaient tomber le monde pour le transport. C'est la faute de ce monde-là. Vous le connaissez bien un petit peu, ce monde-là, 50 millions. C'est les gens qui ont fait le métro qui est rentré dans l'eau à Laval. Il n'est jamais rendu l'autre côté, jamais. Une chance qu'on a changé de gouvernement pour monter. C'est ça, la faute de qui?

Si on a cette infrastructure-là, ça n'arrive pas comme ça, par hasard. Ça, en structure puis en béton, ça n'arrive pas du jour au lendemain, parce qu'il y a des années de négligence péquiste pour les infrastructures. Puis là, aujourd'hui, on est dans l'opposition. Là, on veut faire le bon discours. On aurait dû faire ça avant, surtout avec l'expérience du député de Gouin, qui était au Trésor. Qu'est-ce qu'il faisait au Trésor pour demander à son ministre de mettre l'argent à la bonne place?

Maintenant, on revient à la STM, Mme la Présidente. À la STM, actuellement c'est eux, là, qui décident, c'est leur responsabilité. La STM, elle présente dans son dossier ici leur priorisation. Eux autres, ils disent: On veut investir 500 millions pour les travaux. Donc, on comprend qu'ils ont décidé exactement ce qu'ils veulent faire en fonction de leurs besoins. Suite à leur présentation, 500 millions, le gouvernement du Québec est prêt pour investir, et on a autorisé 263 millions. Il y a 150 millions qui vont provenir de Fonds Chantiers Canada.

La question que je pose au député de Gouin: Est-ce qu'il a en main actuellement d'autres demandes que le 500 millions qui est là, que nous avons tous en main et lui aussi? Est-ce qu'il pense qu'il y a d'autres travaux à faire? Et qu'il me dise c'est où, ces travaux-là, et, Mme la Présidente, moi, je m'engage à m'en aller avec le député de Gouin, on va rencontrer M. Devin puis on va voir si lui a d'autres priorités que la priorité de la STM, que, nous autres, ce qu'on avait en main ici, on a répondu présent à la priorité de la STM.

Si lui a des priorités personnelles, qu'il nous le dise puis qu'il dise, en passant, où il va prendre l'argent, parce que son chef, ce qu'elle disait, son chef, ce qu'elle disait il n'y a pas longtemps: On a trop investi d'argent, on a trop d'argent. Là, on va garder un peu pour les études de souveraineté qui s'en viennent. L'indépendance, il faut garder 100 millions là-dessus, on ne le mettra pas pour transporter le monde, on ne l'a pas fait dans le passé. Puis on ne le mettra pas faire du béton, on va avoir des études en béton. Ils vont faire des études en béton au lieu de faire le vrai béton.

La Présidente (Mme Doyer): Merci, M. le ministre. M. le député de Gouin.

M. Girard: ...convaincu que les passagers, les citoyens qui prennent le métro de Montréal chaque jour sont rassurés que le ministre leur donne comme garantie... Il parle études de la souveraineté, c'est le choix du ministre de faire un débat constitutionnel de la situation du métro de Montréal. Je lui laisse le soin de faire des propos sur cette question-là, je laisserai les citoyens qui nous écoutent à l'occasion de l'étude des crédits et de la reddition de comptes sur l'état du métro de Montréal... des choix et des priorités du ministre.

On a une autre belle photo ici de la situation d'une autre station de métro à Montréal. Ça, c'est la réalité maintenant. Et, M. le ministre, la Société de transport de Montréal vous a remis des documents, des orientations, mais eux fonctionnent en fonction des budgets, des budgets qui sont donnés par le ministère des Transports, en fonction des budgets qui sont disponibles, que vous indiquez à la Société de transport de Montréal.

Moi, j'aimerais savoir de la part du ministre: Est-ce qu'il est prêt à aller faire une visite rapidement et aller constater, dans les stations de métro dont je lui ai parlé, l'état de la situation, et à procéder aux travaux urgents, et à débloquer des sommes, des sommes d'argent? On voit présentement l'impact d'une négligence gouvernementale, ce qui se passe avec l'échangeur Turcot. On est en train présentement, là, de fermer des voies, ça provoque toute une situation à Montréal.

Moi, j'aimerais savoir: Est-ce que le ministre veut attendre, veut étirer l'élastique, faire des opérations bricolage, du patchage au métro de Montréal et qu'on se retrouve dans une situation où à terme on va devoir... où à terme on pourrait se retrouver dans une situation, si on étire l'élastique, si on attend trop, de voir fermer des stations, de voir fermer des stations de métro? Est-ce que c'est ça?

Est-ce que le ministre veut attendre qu'on se rende jusque-là ou est-ce qu'il va mettre de l'avant un plan d'urgence, il va donner des sommes rapidement pour que la Société de transport de Montréal puisse procéder dès maintenant à des travaux urgents au niveau des stations de Montréal?

Et la Société de transport de Montréal, c'est des gens de bonne foi, des gens de qualité, des gens qui ont une grande expertise. Le problème, c'est qu'en bout de piste c'est Québec qui paie une bonne

partie de la facture. Si Québec... Ils fonctionnent avec les moyens que Québec leur donne. Si Québec ne leur donne pas des moyens suffisants, ils ne peuvent pas aller plus loin. C'est ça, la réalité.

Alors, je veux savoir de la part du ministre s'il est prêt à se rendre visiter, aller faire une visite des stations de métro pour aller constater de lui-même qu'il y a des chandelles qui tiennent les planchers dans 11 stations de métro présentement à Montréal. Il me semble que, comme ministre, ça devrait le préoccuper autant que pour l'échangeur Turcot.

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre.

M. Hamad: C'est drôle, il fait le discours... il aurait dû faire à lui-même. Il aurait dû mettre un miroir, puis le regarder, le miroir, puis dire: C'est ça qu'on aurait dû faire. Je pense que c'est ça qu'il est en train de faire dans son subconscient, avec le manque qu'ils l'ont fait. Avec 50 millions qu'ils mettaient dans le transport, ils n'achetaient même pas les gallons de peinture. Pas faire des travaux, là, ce n'est pas des gallons de peinture pour l'ensemble des travaux qu'il fallait faire.

Turcot, ça existait en 2001, ça existait en 1999. On faisait quoi dans Turcot? Qu'est-ce qu'on faisait dans le métro, dans la même station qu'il a visitée aujourd'hui? Quand il l'a visitée, avant, qu'est-ce qu'il faisait avant? Quand il était au Trésor, il faisait quoi quand il visitait ces stations-là, il faisait quoi? Il mettait 50 millions? Il doit être gêné, 50 millions pour l'ensemble du transport à Montréal, puis aujourd'hui il a le culot de venir nous demander... Tantôt, son ministre, il a passé. Il doit lui parler, son ancien ministre, combien il en mettait.

Juste la STM, nous avons autorisé 1 milliard de dollars pour faire l'ensemble de leurs projets. En plus, il y a un autre programme, qui s'appelle SOFIL, c'est 400 quelques millions de projets pour le...

Puis en plus, Mme la Présidente, moi, je comprends... j'ai de la misère à le suivre. Là, il a oublié qu'il mettait 50 millions, il ne faisait pas sa job, pas payer même des gallons de peinture, là. Puis là il parle de patchage, c'est... Avec 50 millions, on ne patchait rien. On n'est même pas capable se rendre à faire une coulée de béton avec 50 millions. Là, actuellement la STM, la société elle-même, la société elle-même, elle dit: Moi, ma priorité... Puis c'est un document, Mme la Présidente, daté du 30 septembre 2010, pas en 2001, là. C'est 30 septembre 2010.

La STM, elle nous dit: Moi, ma priorité pour les travaux, j'ai 500 millions d'investissement sur cinq ans. Alors, la STM a déterminé ça eux-mêmes. Moi, je pense...

Et, en passant, pour la STM, ce qu'il n'a pas dit, le député de Gouin, et c'est malheureux, c'est que la société STM qu'il est en train de la démolir puis montrer que c'est des gens qui ne s'occupent pas de leurs affaires, la STM a gagné le prix de la meilleure société de transport en Amérique, pas au Québec, en Amérique. Et ça, c'est la STM. La STM, elle a gagné plusieurs prix récemment. Elle collectionne les prix, la STM. Si la STM collectionne les prix partout au monde, en Italie, aux États-Unis, à New York, partout, pourquoi? Parce qu'un gouvernement responsable a mis de l'argent à la bonne place puis a permis à la STM de se rendre où est-ce qu'elle est aujourd'hui.

Moi, je l'inviterais à parler à M. Labrecque, le président du conseil d'administration de la STM, que lui-même va lui dire, grâce aux investissements du gouvernement du Québec, que la STM a gagné des prix. Tout ce qu'il a trouvé à faire, Mme la Présidente, faire un tour dans quelques stations, sortir des chandelles... S'il en reste, des chandelles, aujourd'hui, là, une chance qu'il en reste, des chandelles, parce que, si on n'avait pas agi, il serait en ruine actuellement, le métro de Montréal. Il serait en ruine. 50 millions, l'ensemble des sociétés de transport, pour 375 millions de déplacements, c'est une honte, Mme la Présidente. C'est une honte.

** (12 heures) **

La Présidente (Mme Doyer): Je vous remercie, M. le ministre.

M. Hamad: Et, juste pour terminer, Mme la Présidente...

La Présidente (Mme Doyer): Il reste une minute.

M. Hamad: Une seconde. En 2002...

La Présidente (Mme Doyer): Vous aurez votre bloc, vous aurez toute la latitude. M. le député de...

M. Girard: Ça, c'est la réalité maintenant, là, dans la station de métro de Montréal, à la station Guy-Concordia, c'est une situation qui perdure depuis 2007, c'est la même situation dans 11 stations de métro. Ça, ce sont les faits. Et, cette situation-là, elle perdure. Il y a d'autres stations de métro, il y a toutes sortes de situations qui sont problématiques. Station de l'Église: poutre maîtresse sévèrement délaminée dans la chambre mécanique, en attente de sécurisation; station Square-Victoria: délamination sévère autour des grilles de planchers; station Crémazie: béton délaminé de la dalle de plancher, typique à Guy-Concordia. Ça, c'est la réalité.

Alors, le ministre, là, peut bien nous citer des études sur la souveraineté, là, Mme la Présidente, mais la réalité, là, c'est que les Montréalais qui prennent le métro chaque jour, qui prennent le métro chaque jour, veulent avoir des réponses du ministre. Et je l'invite... Est-ce que le ministre peut prendre l'engagement aujourd'hui à aller visiter lui-même, à aller sur... Et, moi, je suis résident de Montréal, je prends le métro de Montréal.

Le ministre des Transports devrait y aller plus souvent, ça lui permettrait peut-être d'être plus conscient de la réalité et de la situation du métro de Montréal et de répondre positivement à toutes les demandes de la Société de transport de Montréal pour rassurer les citoyens du Québec et les utilisateurs.

La Présidente (Mme Doyer): Merci, M. le député de Gouin. M. le ministre, vous avez un bloc de 20 minutes.

M. Hamad: Tout ce que le député de Gouin fait, c'est prendre des photos. Quand est venu le moment d'agir puis de prendre des décisions, il n'était pas là. Il prenait des photos. Ce qu'il fait aujourd'hui, là, il est allé faire un tour pour prendre des photos. Ça, c'est la grande réalisation du Parti québécois, c'est prendre des photos, puis mettre l'argent dans la souveraineté, puis transporter des doutes au lieu de transporter des citoyens.

En 2002, là, il était là, lui. C'est 29 millions seulement qui étaient investis dans STM en 2002. O.K., on va aller voir une année avant, peut-être si elle en avait plus. Avant, c'est 23 millions. En 2000, allons-y voir, 2000, qu'est-ce qu'ils ont fait, c'est 10 millions, Mme la Présidente, 10 millions. Il peut bien prendre des photos aujourd'hui, là, ils en mettaient 10, millions, on en met plusieurs centaines, de millions, juste en immobilisations. Ce n'est pas deux fois plus, ce n'est pas cinq fois plus, c'est 10 fois plus que ce qu'ils en mettaient, et des fois c'est 20 fois plus. Ça, j'espère qu'il le note.

Puis, quand il dit: On doit répondre à la demande de la Société de transport de Montréal, encore une fois, il a en main le document. J'espère qu'il va prendre le temps puis prendre une photo de ce document-là en même temps. J'aimerais ça qu'il prenne une photo de ça. Puis, vous avez une bonne caméra, vous avez l'air... Elle grandit, cette caméra-là, alors il peut prendre une photo de ce document-là puis, dans la photo du document, il va voir que -- on peut l'envoyer à la page pour aller rapidement pour lui -- alors il y a un tableau, et ce tableau-là s'appelle: Exercice de priorisation et résultat .

S'il a sa caméra, il peut prendre une photo. Prenez donc une photo. Et, dans cette photo-là qu'il va voir, la STM demande 500 millions de dollars. Alors, total livrable, phase 3: 500 millions de dollars. Donc, ça, c'est la première photo. La deuxième photo qu'il peut prendre, c'est que le gouvernement du Québec a dit: Présentez ça. Et on a dit qu'on va fournir pour ce projet-là 263 millions. Là, c'est une autre photo. Puis la troisième photo qu'il peut prendre, c'est qu'il y a 150 millions prévus.

La STM, en passant, c'est ça qu'elle demande. Alors là, la question que je pose au député de Gouin, s'il y a d'autres demandes que lui est au courant... En prenant des photos, peut-être qu'il y a quelqu'un qui lui a donné une autre photo. Alors, il peut-u prendre une photo sur les demandes additionnelles?

Une voix: ...

M. Hamad: Alors, on va...

Une voix: ...

M. Hamad: Non, non, si vous l'avez, la réponse, mettez-la.

La Présidente (Mme Doyer): Bon, on ne commencera pas ça dans ma commission. On ne commencera pas à s'interpeller. On va rester polis. Vous avez un bloc de 20 minutes, c'est à vous la parole. On ne s'interpelle pas.

M. Hamad: Merci, Mme la Présidente. Alors, si le député de Gouin... Aujourd'hui, une fois qu'il a pris les photos, puis il a constaté, puis il a fait un tour de toutes les stations, et maintenant il peut-u me dire, après une autre photo du document... il peut nous donner une photo de l'ensemble des besoins de la STM? Est-ce qu'il peut nous le dire aujourd'hui, affirmer aujourd'hui... Est-ce que, la STM, elle lui a fait d'autres demandes que ce que nous avons en main? C'est la vraie question, Mme la Présidente, s'il est capable de répondre. J'en doute, là, mais je lui donne une chance.

Qu'il nous dise quels sont les besoins réels additionnels qui ne sont pas dans cette étude-là, qu'il nous les montre. Parce que ceux ou celles qui décident ou déterminent les priorités et le plan d'intervention...

En passant, la STM relève de la ville de Montréal. Je ne sais pas s'il le sait, là. Ça relève de la ville de Montréal. Il y a un conseil d'administration, il y a une gestion autonome de la société de transport. Et, cette société autonome, elle prend ses propres décisions. Nous, ce que nous faisons, déjà c'est beaucoup, contrairement à ce que le parti avant faisait, le Parti québécois. Nous, on subventionne, on les aide, on a trouvé de l'argent pour les aider. C'est ça qui est la situation actuellement.

Alors, je pose la question encore une fois. Puis je connais le député de Gouin, c'est un gars honnête, puis je pense que c'est un gars qui veut améliorer les choses. Alors, s'il veut bien améliorer les choses, qu'il réponde à ma question: Est-ce qu'il a en main une demande additionnelle qui n'est pas dans cette liste-là, dans les projets qui sont prioritaires? Je peux lui donner une heure pour prendre une bonne photo couleur de ce document-là, malgré que c'est en blanc et noir, mais qu'il prenne le temps puis qu'il me le dise à part.

Ces projets-là, on va les nommer, Mme la Présidente, les projets, là: sonorisation, 4 millions; remplacement, éclairage tunnels, prises de 1 600 V, c'est 13 millions; réfection, réseau prolongé, 12 millions; construction de quatre PVM, incluant acquisition de deux sites, 117 millions; remplacement de câbles, 14 millions; centre de contrôle, 15 millions; autres stations accessibles, 28 millions... 29 millions; accessibilité Vendôme, 15 millions; réfection ascenseurs, 2 millions; travaux complémentaires, 5 millions.

Alors là, on voit, là, qu'il y a une liste détaillée, Mme la Présidente, et en plus livrable, non retenue, à la phase 3. Donc, la société, en même temps elle a décidé de prioriser des travaux complémentaires qu'elle-même... la société, elle-même, elle a décidé de faire ça plus tard. Donc, on voit que la société, elle a fait des choix, ces choix-là. Elle nous a présenté ses choix. Nous l'avons accompagnée.

Encore une fois, est-ce qu'il peut nous donner la photo de c'est quoi, les besoins qu'il pense qui ne sont pas inclus dans le 500 millions, avec une preuve? Parce que souvent le député de Gouin, il dit quelque chose, mais, quand on arrive à voir la preuve, là, ce n'est plus la même chose, là. Là, avec une preuve qui dit que la société lui a demandé d'autre chose que 500 millions.

La Présidente (Mme Doyer): Alors, sur ces belles paroles, je vous donne la parole, M. le député de Chomedey. Merci.

M. Ouellette: Merci, Mme la Présidente. Effectivement, je veux revenir sur le dernier échange, Mme la Présidente. Et, à écouter les échanges que les gens qui suivent nos travaux viennent de voir, je pense qu'il y a une question que tout le monde se pose et qui demande une réponse qui est très simple: le métro de Montréal, Mme la Présidente, il est sécuritaire. Nous avons eu...

Et j'étais présent avec M. le ministre quand les autorités du métro de Montréal... lors de la signature du contrat du métro, nous avons visité les installations, et où les gens du métro, où les gens de la société de transport nous faisaient part justement des informations que le ministre vient de nous parler, dans la gestion des projets majeurs du métro de Montréal.

Mais je pense que la question que tout le monde se pose suite aux derniers échanges: Le métro de Montréal est-il sécuritaire? Est-ce que M. le ministre peut nous rassurer et rassurer tout le monde qui nous écoute, rassurer les citoyens pour ne pas que, demain matin ou dans 10 minutes aux nouvelles, les gens... Ça va créer une certaine insécurité.

C'était ma question, Mme la Présidente, à M. le ministre. Avant que j'aille sur le train de l'Est, là, je pense qu'on a besoin que les gens soient rassurés sur la sécurité du métro. Je n'en ai aucun doute, mais je pense que les gens vont devoir être rassurés, avec ce que nous avons vu et ce qui a été montré à la caméra.

M. Hamad: Mme la Présidente...

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre.

** (12 h 10) **

M. Hamad: ...lorsqu'on a eu le débat sur le projet de

loi sur le métro, le président de la société, M. Labrecque, c'était le premier, parce qu'on parlait de l'état... l'état des wagons et l'état du matériel roulant. Et le président de la société, M. Labrecque, est sorti à plusieurs reprises pour rassurer les citoyens, parce qu'en fait, là, le responsable du métro de Montréal, c'est la Société de transport de Montréal. Le responsable de la Société de transport de Montréal, c'est la ville de Montréal. Le gouvernement du Québec, son rôle là-dedans, c'est vraiment financer, supporter ces sociétés-là dans leurs projets et fournir l'argent, ce qu'on ne faisait pas avant.

Avant, on n'était responsables de rien puis on s'en allait dans l'eau, dans le fleuve.

Et là, actuellement, moi, je sais, avec les contacts et les rencontres régulières que nous avons avec les sociétés de transport et particulièrement la STM, ce sont des gens responsables. Et aucune société responsable ne permet de mettre en cause la sécurité des citoyens, et particulièrement dans un métro où on a plusieurs centaines de milles de Québécois qui utilisent le métro à tous les jours.

Alors, ce que m'a toujours assuré... Et leur première préoccupation, évidemment, la Société de transport de Montréal, c'est la sécurité. Et, quand il voit... Le député de Gouin, il appelle ça des chandelles, mais ces chandelles-là sont là pour assurer la sécurité, pas pour faire un décor pour des photos, là. C'est assurer la sécurité en attendant que, dans la planification stratégique de la STM, dans leur planification d'exécution des travaux... d'aller en faire.

Ils peuvent prendre les mêmes photos pour Turcot. J'aurais aimé ça qu'ils prennent des photos pour Turcot puis qu'ils viennent nous dire qu'il faut qu'on fasse Turcot rapidement. C'est dans la même situation. On investit 35 millions par année actuellement pour maintenir des ouvrages sécuritaires dans Turcot. Pourquoi qu'on fait ça? Parce qu'en attendant qu'on réalise les travaux on fait des travaux préparatoires, des travaux temporaires pour assurer la sécurité, pour assurer la circulation, dans la mesure où nous sommes capables de le faire, et aussi évidemment on fait des inspections. C'est le même cas dans ça.

Ça ne signifie pas qu'il n'y a pas d'investissement qui s'en vient dans Turcot. Alors, c'est la même chose dans le métro. Il y a des travaux de sécurité qu'on met, des travaux préparatoires, des travaux d'entretien, des travaux temporaires en attendant les investissements, la décision d'investissement qui va avoir lieu, en passant, Mme la Présidente, par la STM, approuvée par la ville de Montréal. Lorsqu'on regarde le document préparé par la STM, c'est la Commission sur les finances et l'administration de la ville de Montréal qui présente ce document-là. Ce n'est pas le gouvernement du Québec.

Donc, c'est la société qui relève de la...

J'aurais aimé ça qu'il me pose des questions, le député de Gouin, sur nos affaires, ce qu'on fait, les 4 milliards qu'on investit à chaque année, sur tous les travaux, les financements des autobus que nous mettons à chaque année, sur l'achat des 400 autobus, sur la création d'emplois dans le domaine du transport collectif ou dans le transport routier. J'aurais aimé ça avoir des questions sur notre... parce qu'on est dans la reddition de comptes des crédits ici, les crédits qu'on a donnés pour les travaux routiers où on a créé 56 000 emplois partout, incluant le comté du député de Gouin.

J'aurais aimé ça avoir des questions là-dessus. On est là pour faire la reddition de comptes de ce que nous avons réalisé. Pas de question sur aucuns travaux routiers.

J'ai hâte qu'il me pose des questions sur les budgets, l'argent. Je comprends, 4 milliards de dollars, mettez l'ensemble du Québec, 250, 300, les meilleures années, 700. Mais je comprends s'il ne peut pas en parler, de ce qu'on met, aujourd'hui, c'est gênant et... Mais, au moins, on est là pour reddition de comptes. Il faut qu'il en parle. Transport collectif, 24 milliards... 24 millions, ça n'a pas de bon sens. Il n'y avait même pas d'autobus dans ce temps-là. On voyait le monde pousser les autobus à Montréal.

Ça poussait, puis, dans leurs bras, il y avait des études sur la souveraineté, puis, avec ça qui poussait, il y avait un paquet de tonnes de papier pour pousser des autobus. 23 millions.

J'ai ici un

article de La Presse , première page, Mme la Présidente, 2001: Le transport en commun crie à l'aide -- Les cinq organismes de la région réclament plus de revenus pour freiner la décroissance . Il était où, le député de Gouin, il était où quand ce monde-là criait? Pas une société, pas juste la STM, ces cinq sociétés de transport crient à l'aide. Ils disent: On peut-u avoir un peu d'argent pour freiner la décroissance? Pas faire la croissance, l'augmentation de l'achalandage, l'amélioration... les services, gagner des meilleurs prix de meilleure société en Amérique du Nord. On n'était pas là en 2001, là. On peut-u, s'il vous plaît, survivre?, ce qu'ils disaient.

La réponse, c'était quoi, vous pensez, Mme la Présidente? 2001, là. Là, ils ont donné, ils ont augmenté. Ah! Ils ont augmenté, augmenté un peu d'argent. Il était à 23 millions, ils ont donné 29. Ça, on prend des photos dans ce temps-là, mais ils ont augmenté un petit peu. Ils ont fait un effort pour répondre à un cri de la population de Montréal, cinq sociétés de transport. Ils ont fait un effort majeur, majeur, 6 millions de dollars, sur des besoins aujourd'hui... Aujourd'hui, en passant, avez-vous remarqué qu'on n'a pas parlé en bas de 100 millions? Les questions qu'il pose, c'est 500 millions.

Pas 6 millions qu'on a donnés, ça, après un article, là, la première page de La Presse . C'est une photo, ça, en plus. Il y a une photo, photo de l'état du transport, comment ça va mal à Montréal.

Qu'est-ce qu'on a fait dans le temps? Rien. Rien. Ce qu'on a, les photos qu'il a prises, c'est parce que c'est le résultat de ce qu'on a fait ici, là. Et qu'est-ce qu'on a fait en 1980... en 2000? 2000, 10 millions. Combien d'autobus qu'on a achetés? Pas grand-chose. On n'était même pas dans l'usager, là. Ça allait mal, là.

Là, aujourd'hui, dans les sociétés de transport, c'est au moins 300 autobus. Aujourd'hui, les sociétés de transport, quand on les rencontre, ils font le développement ensemble, il y a... Actuellement, les neuf sociétés de transport, ils ont regroupé un consortium, une veille technologique sur les meilleures technologies. Quand vous êtes rendus en train de travailler sur la meilleure technologie, ça veut dire que votre problème de décroissance n'est plus là, la décroissance, là.

Vous n'êtes pas en train de crier, vous êtes en train de fêter puis de chercher pour trouver les meilleures technologies dans le monde pour, par exemple, électrifier le système. Dans le temps, on ne parlait pas d'électrification, là, parce que ça a été un choc, mais ce n'était pas un choc électrique, là, c'était un choc où on avait une décroissance du nombre de la population. C'est ça, la situation.

Les autobus, on voyait une marque de rouille là-dessus. Pourquoi? Parce qu'on ne mettait pas d'argent pour les autobus, on ne mettait pas d'argent pour les wagons. Les wagons de métro, je ne pense pas que vous allez accepter qu'on a les plus vieux wagons de métro dans le monde. On ne peut pas attendre 40 ans pour rénover des wagons de métro, 40 ans à attendre pour les wagons de métro, ça n'a pas de bon sens. Vous n'accepterez même pas d'avoir un wagon qui est rouillé, vous n'acceptez pas d'avoir tous les frais d'entretien pour les wagons de métro parce qu'on essaie d'allonger ça.

Et même, la STM, ils ont développé une expertise pour faire des pièces parce que les pièces qui ont été bâties en 1960, dans les années soixante, n'existaient plus sur le marché. Ils commençaient à faire des morceaux puis à faire... en prenant le génie de la STM et d'autres sociétés.

L'autre élément, s'il veut parler de l'état aussi, on peut parler de l'AMT, Mme la Présidente. L'AMT, avec tout ce que nous avons, si quelqu'un est parti en voyage, parti, il a quitté le Québec en 2001-2002, il est parti, parti de Montréal... il devient député de Gouin, du comté de Gouin, il est parti, puis il est revenu aujourd'hui, il ne reconnaît pas Montréal aujourd'hui.

Il va voir le train de l'Est qui est en construction, il va voir l'efficacité de Deux-Montagnes, il va voir les projets qu'on a faits, tous les stationnements incitatifs qu'on a mis en place, tout le transport collectif, la coordination partout, il va dire: Dans quel pays je vis aujourd'hui? Ce n'est pas le même pays que j'avais avant. Il va être surpris de voir la 25, parce qu'il n'y avait pas de 25. Dans le temps, on en parlait, il y avait... Là, il arrive, l'autre côté, sur la rive sud, il voit la 30. L'autoroute de la 30, il ne l'avait pas avant.

Puis là il voit des travaux de construction partout, il dit: Coudon! Avant, il y avait juste des trous. C'était une façon de savoir si on arrive au Québec des États-Unis, quand on traverse la frontière, pas besoin de voir le poste douanier, juste tomber dans les trous dans les routes, on savait qu'on était rendus au Québec. Pourquoi? Parce qu'ils ne mettaient pas d'argent. C'était priorité et tout, la souveraineté, ça, c'était important. On fait une étude, une autre étude, puis on s'assure comment on va faire, puis après ça on fait un autre plan, le plan 0 ou le plan B, je ne me rappelle pas.

Il y en avait, des plans, là, tellement de plans que toutes... il manquait des lettres d'alphabet pour ces plans-là, mais il y avait tout le temps des plans. Pendant que le pauvre citoyen de Montréal, la pauvre mère monoparentale, elle, elle avait besoin de transport collectif pour aller travailler et faire vivre sa famille, elle avait de la misère, ce n'est pas grave. C'est ça, la situation. Et c'est notre... notre période de questions, je pense? Allez-y.

La Présidente (Mme Doyer): ...un gros trois minutes, M. le député de Chomedey.

M. Hamad: Vous voyez comment c'est inspirant, les photos du député de Gouin, Mme la Présidente.

La Présidente (Mme Doyer): Y inclus les réponses.

** (12 h 20) **

M. Ouellette: ...sur le fil de Twitter , vos réponses, M. le ministre, présentement. Dans le prochain bloc, c'est sûr que je vous parlerai du train de l'Ouest puis du train de l'Est, mais je vais juste faire un commentaire, Mme la Présidente, pour terminer ce bloc. M. le ministre a parlé abondamment des reconnaissances de la Société de transport de Montréal, et juste porter à votre attention, Mme la Présidente, parce que j'ai eu le privilège de souligner à l'attention de cette Assemblée les reconnaissances reçues par la Société de transport de Montréal.

Là, je suis en retard d'une, parce que, le mois passé, à Milan, la société de transport a été reconnue par ses pairs pour une deuxième année consécutive, à l'intérieur d'un groupe d'une vingtaine de sociétés mondiales, pour son efficacité et son efficience.

La société de transport avait reçu la même reconnaissance le 23 mars 2010 à Londres et, entre les deux, la Société de transport de Montréal, son président, tout son conseil d'administration, avait reçu à San Antonio, au Texas, le 5 octobre 2010, le prix de la meilleure société de transport en Amérique du Nord.

Donc -- je l'avais souligné, Mme la Présidente, dans les déclarations que j'avais faites à l'Assemblée nationale -- ces reconnaissances rejaillissaient sur tout le personnel de la STM et tous ses employés, qui s'efforcent jour après jour de faire rayonner la STM, et cela permet justement à la STM de se démarquer au niveau mondial, Mme la Présidente. Je pense que c'est important de le souligner.

C'est sûr que, quand on fait des coups qui sont peut-être moins reluisants, c'est la première chose qu'on voit dans les journaux le lendemain matin, mais... alors que les coups... On est toujours... Nul n'est prophète en son pays, Mme la Présidente. On est toujours reconnus plus facilement à l'extérieur de chez nous qu'à l'intérieur de chez nous. Et je voulais profiter du temps qui m'était offert, Mme la Présidente, pour faire ce dernier commentaire sur la STM et les féliciter encore pour le prix qu'ils se sont mérités à Milan cette année. Et, lors du prochain bloc, je parlerai au ministre du train de l'Est et du train de l'Ouest.

La Présidente (Mme Doyer): Merci de votre discipline, M. le député de Chomedey. M. le député de Gouin, pour un bloc de 20 minutes.

M. Girard: Parfait. Merci, Mme la Présidente. Alors, je veux aborder le dossier du train de l'Ouest et de la navette ferroviaire ADM. J'aurai donc des questions pour M. Gauthier. Je ne sais pas si M. Gauthier veut s'avancer ou il va rester... en tout cas, libre à vous. Est-ce que je peux poser tout de suite ma question, Mme la... Oui, allez-y. Parfait.

La Présidente (Mme Doyer): ...le temps que M. Gauthier s'installe.

M. Girard: Alors, en 2006, le gouvernement du Québec a créé un groupe de travail dont le mandat était d'entreprendre une étude détaillée pour définir une solution optimale pour répondre aux besoins de transport de la banlieue ouest et également à ceux de l'aéroport de Montréal, avec des meilleurs liens pour le centre-ville. L'étude coûte 1,2 million puis elle a été confiée à Price Waterhouse. J'aimerais savoir de la part de M. Gauthier: Est-ce que l'étude est terminée?

La Présidente (Mme Doyer): Alors, M. Gauthier, en vous nommant et en déclinant votre fonction.

M. Gauthier (Joël): Alors, je suis Joël Gauthier et je suis président-directeur général de l'Agence métropolitaine de transport. Alors, en réponse à votre question, là, l'étude avantages-coût-bénéfice, je pense qu'elle s'appelait, là, de... qui a été commandée par le comité directeur, qui regroupait six organismes, Aéroports de Montréal, AMT, ministère des Transports du Québec, Transports Canada, ville de Montréal et Communauté métropolitaine de Montréal, cette étude-là est terminée. De mémoire, je pense qu'elle a été terminée, là, officiellement en décembre. Il y a eu des rapports préliminaires, là, et... mais, oui, elle est terminée.

M. Girard: Alors, est-ce qu'il serait possible qu'on puisse déposer copie de l'étude pour les membres de la commission parlementaire?

M. Hamad: ...M. Gauthier répondre, Mme la Présidente.

La Présidente (Mme Doyer): M. Gauthier, est-ce que vous avez un inconvénient à ce que cette étude soit déposée officiellement à la Commission des transports?

M. Gauthier (Joël): Moi, je vous dirais, l'étude appartient aux six partenaires. Elle est terminée. S'il y a consentement de la part des six intervenants à la déposer, nous, on n'aurait pas d'objection à la déposer. Cependant, M. le député de Gouin, je ne l'ai pas avec moi aujourd'hui, là.

M. Girard: Mais est-ce que le ministre est d'accord pour qu'on fasse parvenir aux membres de la commission l'étude?

M. Hamad: C'est une étude qui appartient aux six partenaires, que...

M. Girard: ...si ma mémoire est bonne. Est-ce que Québec a donné de l'argent pour ça? Est-ce que Québec a donné de l'argent, en partie, pour financer cette étude-là?

M. Gauthier (Joël): Bien, le...

La Présidente (Mme Doyer): ...

M. Gauthier (Joël): Merci, Mme la Présidente. Il faudrait que je vérifie. Je sais qu'il y avait un protocole d'entente entre l'AMT et Aéroports de Montréal. Ça, je peux vous confirmer que, nous, on en a financé une bonne partie, ADM aussi. Je ne sais pas si... Dans le protocole d'entente intervenu entre ADM et Transports Québec, là, je ne sais pas si ça faisait partie... l'étude en faisait partie.

M. Girard: Alors, ensuite, sur le site de la coalition du train de l'Ouest -- je suis allé consulter le site de la coalition -- il était écrit, et je cite: « Bien qu'au printemps 2010 l'étude de Price Waterhouse n'ait pas encore été finalisée, des rapports officieux de ses conclusions semblaient confirmer que la solution la plus efficace en termes de coûts et de bénéfices était la construction de nouvelles voies le long de l'emprise du CP. Ce tracé était moins cher, plus rapide et avait des rapports coût-bénéfice plus élevés. » Fin de la citation.

J'aimerais savoir si cette citation sur le site de la coalition du train de l'Ouest est exacte. Et j'aimerais savoir quel est le... quel était le coût de chacun des scénarios qui étaient évalués pour chacun des projets, c'est-à-dire, M. Gauthier, quels étaient les coûts-bénéfices, le ratio, et quel était le nombre de passagers estimé pour chacun des scénarios qui avaient été évalués.

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre.

M. Hamad: ...collaboration, parce que, si on attend la décision des six comités, le comité directeur, peut-être, ça va prendre du temps. Je vois que le député de Gouin est intéressé dans le projet de l'Ouest-de-l'Île. Je suggère... Il y a eu une présentation publique qui a été faite pour les citoyens dans l'ouest de Montréal, et on peut vous donner les acétates de cette présentation-là.

M. Girard: De l'étude?

M. Hamad: De l'étude, une présentation de l'étude, mais l'étude n'était pas présentée comme... n'est pas déposée. Cependant, il y a une présentation qui résume l'ensemble de l'étude.

M. Girard: ...précisions, c'est que j'imagine que le ministre en a une copie ou va en avoir une, copie de l'étude, puisqu'il a pris des décisions liées au train de l'Ouest et à l'ADM. Donc, si le ministre a copie de l'étude ou son ministère l'a, je ne vois pas en quoi ça serait un problème de la déposer, puisque vous avez fait des annonces basées, j'imagine, sur des études. Alors, c'est pour ça que je lui demande si c'est possible de la déposer. Je suis d'accord avec l'acétate, puis je vous remercie, mais j'aimerais ça avoir copie de l'étude.

M. Hamad: Pour l'étude, Mme la Présidente, je viens de le dire, le P.D.G. de l'AMT, il l'a dit, il y a six partenaires qu'ils ont payé, puis c'est une entente. Alors, si les six partenaires sont d'accord, je n'ai aucune objection, aucun problème. Mais, pour montrer notre bonne volonté, on va donner l'essentiel de l'étude, on va le déposer.

La Présidente (Mme Doyer): Parfait. Alors, nous prenons ça en note, qu'ultérieurement, avec l'accord des six partenaires, cette étude pourrait être déposée officiellement à la Commission des transports, et les acétates...

M. Girard: À mes questions, là, donc, que j'avais posées...

La Présidente (Mme Doyer): Oui.

M. Girard: ...un peu plus tôt à M. Gauthier, maintenant que le ministre... C'est ça.

La Présidente (Mme Doyer): ...et que, en attendant, les acétates vont être déposés officiellement. Alors, M. Gauthier.

M. Gauthier (Joël): Alors, merci, Mme la Présidente. Alors, en 2006, là, à l'initiative de l'AMT, il y a un bureau conjoint qui a été créé, ADM-AMT, parce qu'on était dans une situation où, nous, on faisait des représentations pour améliorer le service dans l'Ouest-de-l'Île et, de façon parallèle, ADM faisait des représentations pour une navette aéroportuaire directe, là, express entre le centre-ville. On a décidé d'unir nos forces pour essayer de faire d'une pierre deux coups, pour voir s'il n'y aurait pas un tracé qui pourrait satisfaire les deux besoins.

C'est là que, les six organismes, on s'est regroupés dans un comité directeur, on a donné des mandats, nous avons donné des mandats à des firmes d'ingénierie, là, pour faire des études de préfaisabilité et un mandat d'analyse financière à la firme Price Waterhouse, auquel vous faisiez référence tantôt.

Il y a quatre... Originellement, il y a neuf tracés qui ont été étudiés, et, plus on a cheminé, là, à l'intérieur du dossier, là, il y a quatre tracés... il y a finalement quatre scénarios qui ont été retenus. En réponse à votre question, là... Vous me demandiez le nombre de passagers, si je ne m'abuse?

M. Girard: J'aimerais savoir quels étaient... Vous me dites, là, quatre scénarios. J'aimerais savoir quel était le coût pour chacun des scénarios, quel était le bénéfice-coût et quel était le nombre de passagers par an pour ces quatre scénarios-là.

La Présidente (Mme Doyer): M. Gauthier.

** (12 h 30) **

M. Gauthier (Joël): Oui. Alors, pour le premier scénario, qui était le train de l'Ouest uniquement, donc une desserte entre Sainte-Anne-de-Bellevue et le centre-ville à partir du réseau CP, le coût -- les coûts que je vous donne, c'est en dollars de 2008, là -- c'est 676 millions, avec un ratio avantages-coût-bénéfice de 2,28 et un nombre de passagers estimé de 9,2 millions par année.

Deuxième scénario, la desserte aéroportuaire, donc la navette aéroportuaire uniquement, là, en express, sans arrêt entre l'aéroport et le centre-ville de Montréal, c'est 600 millions de dollars. Un ratio bénéfice -- je n'ai pas le chiffre exact, là, mais j'ai la donnée, là -- inférieur, légèrement inférieur à un pour un, nombre de passagers annuel de 3,4 millions de passagers.

Ensuite est venue l'étude d'une desserte, qui a été appelée le scénario hybride où chacun avait son tracé, sauf une

partie de 3,7 kilomètres, là, entre Dorval et Lachine, et ce scénario-là a été estimé à un coût de 1,3 milliard de dollars, avec un ratio coût-bénéfice à 1,5 et un nombre annuel de passagers, pour les deux services, à 13 millions de passagers.

Et finalement il y a eu un scénario, qu'on appelle, nous, le scénario CP3, où il y avait une intégration, là. Tous les... Que ce soit ADM ou l'AMT, on n'utilisait qu'un seul réseau, donc le réseau du CP, qui était plus court, là, qui prenait trois minutes de moins. Ce scénario-là avec une intégration, là, était à 874 millions, avec un ratio coût-bénéfice de 1,8 million et un nombre de passagers annuel légèrement supérieur à 12 millions annuellement.

M. Girard: On sait, Mme la Présidente, que le gouvernement a retenu l'idée d'y aller avec deux projets distincts, un pour le train de l'Ouest, un pour la navette aéroportuaire entre ADM et... J'aimerais savoir très précisément quel est le coût pour ces deux projets séparés. Et la facture globale, elle revient à combien au total? C'est une question assez précise.

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre.

M. Hamad: Alors, permettez, Mme la Présidente, parce qu'il parle du gouvernement. D'abord, dans l'étude, le gouvernement du Québec, on a participé avec l'AMT, 120 000 $ pour l'étude. Et ça, c'est la première chose. C'est 20 % de l'étude. Maintenant, cette question-là est très importante. On avait deux sociétés, où l'AMT avait un tracé qui était le CP, parce que le CP arrivait dans Lucien-L'Allier et répondait à la...

Une voix: ...

M. Hamad: Oui, oui, mais...

M. Girard: ...on a retenu deux scénarios, ça coûte combien? Je veux savoir quel est... ça coûte combien. C'est tout simple, c'est juste ça. C'est très simple.

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre.

M. Hamad: Oui. Alors, je continue. Donc, on avait deux dossiers. Alors, on avait un projet qui était sur... il allait sur Lucien-L'Allier, et ça, c'était le meilleur dossier, meilleur coût pour l'AMT, et celui-là était estimé à 676. C'est une approximation. Ce n'est pas un budget final, c'était une estimation.

De l'autre côté, il y avait un projet de l'ADM qui voulait aller à la gare centrale. La gare centrale, ce n'était pas nécessairement le choix de l'AMT. Et, ce dossier-là, l'engagement du gouvernement du Québec dans le dossier de la navette entre Montréal... gare centrale et l'aéroport Dorval, c'est 200 millions qui était établi dans le budget, l'avant-dernier budget du ministre Bachand.

Les autres argents, ils proviendront de l'ADM et les demandes au fédéral que l'ADM fasse, parce que le maître d'oeuvre de ce dossier-là, c'est l'ADM. Il peut arriver... Il y a un tronçon qui va être conjoint pour les deux parties, qui est juste avant d'arriver à Dorval, il y a un tronçon conjoint où les deux projets vont se rejoindre pour faire ça. Pour l'étude, juste pour être clair, c'est 120 000 $ de l'AMT et 120 000 $ du MTQ.

M. Girard: Si je résume, je comprends bien que globalement les deux projets ensemble, ça revient à environ... pas loin de 1,3 milliard. Dans le cas, M. Gauthier, où on aurait retenu un seul tracé qui incluait la desserte pour l'Ouest-de-l'Île et également la navette aéroportuaire, on serait arrivé à une facture de combien?

La Présidente (Mme Doyer): M. Gauthier.

M. Gauthier (Joël): C'est le scénario que j'ai appelé le scénario 4 tantôt, là. On parle d'une somme de 874 millions, mais, ceci étant, ceci étant, là, il faut quand même rajouter, là, des installations à la gare terminale et il faut aussi prévoir que, dans les orientations corporatives de l'aéroport de Montréal, il y a une volonté, il y a une volonté à ce que la station terminale soit au centre-ville, au coeur du centre-ville, à la gare centrale, et il y avait peut-être un questionnement de la part d'ADM sur la localisation de la gare Lucien-L'Allier, là, donc...

M. Hamad: Et il faut... L'erreur qu'on a faite longtemps dans ce dossier-là, c'est prendre les deux projets comme un projet, ce que vous venez de le faire involontairement, parce que vous avez pris le total des deux, vous avez dit: Ça fait un projet de tant si on fait les deux ensemble. Et, en fait, c'est l'erreur qu'on fait. Pourquoi qu'on fait cette erreur-là? Parce que l'objectif de l'ADM, c'est le transport de la gare centrale à l'aéroport pour un type de clientèle aéroport. Donc, ce n'est pas des arrêts, par exemple, partout.

C'est vraiment d'aller le plus vite possible entre la gare centrale puis l'aéroport pour permettre d'envoyer la clientèle directement à l'aéroport. La clientèle de train de l'Ouest, ce n'est pas une clientèle qui veut ne pas avoir des arrêts. Au contraire, il va y avoir des gares, des arrêts pour donner un service aux citoyens. Premièrement.

Deuxième élément: le service qu'on donne dans le train de l'Ouest pour les citoyens n'est pas le même service qu'on va donner pour les citoyens pour l'ADM. Troisièmement, l'agenda ou l'échéancier des deux travaux ne sont pas en même temps, c'est-à-dire: il peut arriver que l'ADM change son opinion. Ça peut arriver que le financement de l'ADM arrive plus tard. Ça arrive, d'autres problèmes qui font en sorte que ça peut causer des retards au projet de l'AMT. Quatrièmement, et ça, c'est très important, il y avait la discordance sur le choix de la gare. Et, si on veut relier...

Mettons, on prend le CP, parce que, le tracé, il n'y avait pas une entente sur le tracé. Si on prend le tracé, le CP qui arrive à Lucien-L'Allier, en plus des études qui étaient là, il fallait ajouter un lien entre Lucien-L'Allier et la gare centrale, et ça, c'est plusieurs centaines de millions, faire un lien direct avec l'autre.

Alors, tout ça fait en sorte qu'il faut pas mélanger les deux, faire un total simplement.

La Présidente (Mme Doyer): Merci, M. le ministre. M. le député de Gouin.

M. Girard: Le choix du gouvernement, donc, il y a une facture globale supplémentaire d'au moins 450 millions de dollars d'y aller avec deux projets distincts. Moi, j'aimerais savoir de la part de M. Gauthier il y a combien d'aéroports en Amérique du Nord qui ont une navette aéroportuaire qui n'est pas intégrée au réseau de transport en commun local... ou peut-être que le ministre peut me répondre. Il y en a combien?

M. Hamad: ...répondre encore une fois. Je suis toujours obligé, Mme la Présidente, de corriger le député de Gouin parce qu'il me donne toujours des prétentions. Je n'ai pas pris une décision pour 1,4 milliard, le gouvernement n'a pas pris une décision de 1,4 milliard. Je viens de l'expliquer. Il trouvait ça long, mais je suis obligé de le répéter.

Alors, ce n'est pas 1,4 milliard, c'est deux dossiers différents. Ce n'est pas un plus l'autre, ce que je viens de l'expliquer. Je ne veux pas qu'il me donne la prétention que j'ai dit: C'est 1,3 milliard pour les deux projets.

M. Girard: Je repose la question, Mme la Présidente: Combien d'aéroports en Amérique du Nord ont une navette aéroportuaire qui n'est pas intégrée au réseau de transport en commun local?

La Présidente (Mme Doyer): M. Gauthier ou M. le ministre.

M. Hamad: Moi, je ne le sais pas. Je ne voyage pas beaucoup, malheureusement, Mme la Présidente. Mais est-ce que... Le député de Gouin, peut-être, en voyageant, a pris des photos des aéroports. Non?

M. Girard: Est-ce que je dois comprendre qu'il n'y en a pas? Il n'y en a pas? Alors, le ministre ne le sait pas. O.K. Le ministre ne le sait pas.

M. Hamad: Vous le savez, qu'il n'y en a pas?

M. Girard: Est-ce que M. Gauthier... est-ce que vous auriez...

La Présidente (Mme Doyer): Je crois que M. Gauthier veut répondre, M. le ministre.

M. Girard: Peut-être que le ministre... Vous pouvez répondre à la place de M. Hamad, je n'ai pas de problème... de M. le ministre, excusez-moi.

M. Gauthier (Joël): Il existe en Amérique du Nord plusieurs modèles de desserte, là, vers les aéroports. Je vous dirai que, la très grande majorité, il y a une intégration entre le transport public et la desserte aéroportuaire.

La seule réserve que j'émettrais, là, c'est qu'il y a un projet qui est en train de se redéfinir dans le secteur de Toronto, avec un horizon pour 2015, là, pour les Jeux panaméricains, où il n'y aurait qu'un arrêt entre l'aéroport Pearson et la gare Union, là, du centre-ville de Toronto. Il y aurait un arrêt de prévu.

M. Girard: ...question...

M. Hamad: ...pour répondre, il y en a plusieurs, aéroports, que, moi, j'ai vus, là, en Allemagne, il y en a plusieurs où on prend le train de l'aéroport au centre-ville. On prend... Orlando, il y a un train qui arrive au centre-ville. On prend l'aéroport de Chicago où, à l'intérieur de l'aéroport, il y a des trains qui circulent à l'intérieur de l'aéroport de Chicago.

En fait, là, il y en a plusieurs. Mais est-ce que c'est exactement la même situation que Montréal? Bien là, c'est difficile à comparer.

M. Girard: ...Mme la Présidente, c'est que ce que je comprends, c'est qu'il n'y a pas d'exemple de trains en Amérique du Nord qui ont un lien direct avec le centre-ville qui n'inclut pas un volet pour le transport en commun local.

Moi, j'aimerais savoir, M. Gauthier, vous qui connaissez bien... Vous avez sans doute beaucoup voyagé à

titre de président de l'AMT, vous avez vu ce qui se fait un petit peu partout dans le monde, vous avez vu ce qui se fait en Amérique du Nord. À Vancouver, comment ils ont décidé de procéder? Quel est un peu le modèle mis en place à Vancouver et combien de passagers par an ils ont? Par exemple, l'aéroport de la ville de Portland, combien ils ont de passagers par an? Minneapolis, combien ils ont de passagers par an? J'aimerais savoir si, dans ces cas-là, les dessertes aéroportuaires incluent un volet au niveau du transport en commun local.

** (12 h 40) **

La Présidente (Mme Doyer): M. Gauthier.

M. Gauthier (Joël): Merci, Mme la Présidente. Je vous remercie pour votre question, là, mais sincèrement, M. le député de Gouin, là, je n'ai pas les données d'achalandage, là, à Seattle, ou Minneapolis, ou Portland, là.

Le projet avec lequel on est le plus familiers, par contre, c'est le projet de... le projet qu'on appelle le Canada Line, là, qui a été mis en service entre l'aéroport de Vancouver puis le centre-ville, projet qui est un grand succès, hein, un projet qui a été fait en PPP, en partenariat public-privé, financé une

partie par la province, une

partie par le gouvernement fédéral et une

partie par l'entreprise privée. Et c'est un projet qui fonctionne très bien, qui devrait être une fierté pour le Québec, parce que c'est une entreprise québécoise qui l'a réalisé, qui est le concessionnaire, qui est SNC-Lavalin.

Alors, c'est un projet, comme je disais, qui a été réalisé en partenariat public-privé, qui a, si je ne m'abuse, une part de marché d'environ 5 %, 5 % sur la desserte aéroportuaire, mais c'est un projet qui intègre... qui a des arrêts, là, entre l'aéroport et le centre-ville de Toronto pour desservir les quartiers dans lesquels il circule, là. Mais...

M. Hamad: Mme la Présidente, ils m'informent qu'en Chine, à Shanghai, ça s'appelle Maglev, il y a... aéroport au centre-ville, il y a un train.

Une voix: ...

M. Hamad: En Chine. Shanghai.

La Présidente (Mme Doyer): Merci, M. le ministre.

M. Girard: ...si j'ai bien compris, puis on va comparer les populations.

Alors, le ministre essaie de me faire croire que, nous, à Montréal, avec un volume, là, de 3,4 millions de passagers par année, que, nous, on va rentabiliser, là, la navette ferroviaire entre l'aéroport de Montréal et le centre-ville, mais que, par exemple, des villes comme Vancouver, où il y a 16 millions de passagers par an -- eux incluent le transport en commun local -- que des villes comme Portland, où il y a 14,7 millions de passagers par an, que des villes comme Minneapolis, où il y a 34,1 millions par an, à ce moment-là on se retrouve... alors le ministre essaie de nous faire croire que, nous, à Montréal, on va être les seuls à rentabiliser le projet, mais que partout ailleurs on va avoir inséré ça au transport en commun local, qu'avec nous ça va être l'exception à la règle, à Montréal, que, nous, on va le rentabiliser, et qu'à Shanghai...

Là, il compare Montréal à Shanghai en termes de volume de population. Je dois vous dire, Mme la Présidente, je suis impressionné, impressionné!

La Présidente (Mme Doyer): Alors, M. le ministre, on commence un nouveau bloc de 20 minutes. À vous la parole.

M. Hamad: Oui, je vais prendre dans notre bloc à nous. Mme la Présidente, sincèrement je ne voulais pas faire croire rien au député de Gouin. En fait, le député de Gouin doit le savoir: ce projet-là, c'est le projet de Montréal, c'est-à-dire, c'est le maire de Montréal, le maire de sa propre ville, c'est la Chambre de commerce de Montréal, c'est la chambre de commerce de sa propre ville, c'est... Ça faisait l'unanimité. C'est le Conseil du patronat, c'est la Fédération des chambres de commerce, c'est l'aéroport de Montréal, que les autres voulaient faire ce projet-là.

Deuxièmement, l'opération et la rentabilité des opérations étaient supposées être faites par l'aéroport de Montréal. Ce n'est pas le gouvernement du Québec qui va payer l'opération. On n'a jamais dit ça. Nous, ce que nous faisions, on amenait une contribution de 200 millions de dollars pour réaliser ce projet-là. Le risque financier, le risque d'opération, le choix des tracés, c'est fait par l'aéroport de Montréal.

Alors, il n'y a aucun... on n'a rien essayé de faire croire à personne ici. Nous, par contre, s'il veut nous poser une question sur le train de l'Ouest, ça, c'est notre responsabilité. Ça, c'est notre décision de prendre... de faire le train de l'Ouest puis arriver à Lucien-L'Allier.

Je lui rappelle encore une fois: Eux autres, le train de l'Ouest, là, c'était le far west pas à peu près pour eux, là. C'est loin en maudit, le train de l'Ouest, pour eux autres, quand ils étaient au gouvernement. Alors, il fallait vraiment prendre une boussole puis un GPS pour s'orienter vers l'ouest à Montréal. Mais, pour nous autres, c'est une priorité, c'est important.

Donc, je ne veux rien faire croire. Puis, quand il dit: 3,4 millions de... c'est l'étude qu'il disait, dans l'étude, mais c'est le projet de l'aéroport de Montréal. Et ce qu'ils disent, le milieu, là, le milieu, là -- le milieu, c'est dans le comté du député de Gouin, là: C'est un bon projet pour Montréal. Eux autres, ils disent ça.

Alors, si je comprends, que le député de Gouin, il est tout seul à Montréal à être contre ce projet-là. J'ai-tu bien compris? Il trouve que ce n'est pas bon, ce n'est pas raisonnable. J'aimerais ça qu'il me le dise aujourd'hui. Il est-u pour ou contre ce projet-là? Puis est-ce qu'il est pour le train de l'Ouest ou contre ces deux-là? Juste une question simple, Mme la Présidente. Il est-u pour une navette?

Une voix: ...

M. Hamad: Oui, mais je vais vous le donner, le temps.

Une voix: ...

M. Hamad: Non, non, sur notre temps. Mais répondez.

M. Girard: ...notre position, elle est claire.

M. Hamad: Oui? C'est quoi?

M. Girard: Nous, on veut un seul projet qui intègre la desserte aéroportuaire et qui dessert les gens de l'ouest. C'est ça, notre position. Elle est très claire. Un seul projet, ça va sauver 450 millions de dollars. Voilà la vraie vie.

M. Hamad: Alors, pour avoir un projet, c'est son choix. Pour sauver 400 millions de dollars, malheureusement il se trompe encore une fois. Et il n'y a rien qui démontre qu'il va sauver 400 millions de dollars, parce qu'il ne tient pas compte des choix des gares, il ne tient pas compte de liens entre les deux gares, il ne tient pas compte du type de projet qu'on a choisi, c'est-à-dire une navette rapide pour des personnes qui vont prendre l'aéroport, par rapport à des choix de gares et d'arrêts.

Parce que, lorsqu'on fait le train de l'Ouest, il y a des arrêts pour les citoyens qui veulent arrêter pour aller chez eux, mais, en prenant la navette de Montréal, ce n'est pas nécessairement qu'on va arrêter pour qu'ils aillent chez eux. On ne veut pas qu'ils se promènent à l'aéroport à tous les jours. Ça, c'est le choix du député de Gouin, là. Il veut prendre le monde de Montréal puis l'envoyer à l'aéroport. Une fois qu'ils sont rendus à l'aéroport, ils retournent chez eux après. Alors, ce n'est pas ça, le choix.

Donc, ce n'est pas un calcul mathématique simple comme il vient de faire. Ce n'est pas ça, le projet.

La Présidente (Mme Doyer): Merci, M. le ministre.

M. Hamad: Maintenant, madame... C'est notre temps, maintenant?

La Présidente (Mme Doyer): C'est votre temps, puis j'ai eu une demande de parole.

M. Hamad: Oui, je veux juste parler avant...

La Présidente (Mme Doyer): Mais, si vous voulez...

M. Ouellette: ...savoir la réponse du ministre, Mme la Présidente, c'est sûr.

La Présidente (Mme Doyer): Bien sûr. Bien sûr, bien sûr. M. le ministre.

M. Hamad: Mme la Présidente, si vous permettez, le député de Gouin, aujourd'hui, il a posé une question sur la SAAQ pendant la période de questions, et bien sûr c'est son droit. Maintenant, moi, je profite de l'occasion que la présidente de la SAAQ est présente ici, peut-être, compte tenu qu'on est dans la reddition de comptes ici. Et, je pense, si vraiment la question était... il était vraiment intéressé de poser cette question-là, il voulait avoir des réponses, on a le temps de donner plus que 30 secondes de réponse. J'aimerais ça que la présidente de la SAAQ, si on a un consentement, qu'elle donne...

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre, vous êtes responsable de l'utilisation de votre temps. Alors, si vous voulez que Mme St-Cyr s'approche...

M. Hamad: Parfait, merci. Alors, si vous permettez, si on a un consentement pour permettre à Mme Tremblay...

La Présidente (Mme Doyer): De consentement?

M. Hamad: ...de faire un petit point sur les trois affaires: le boni sur la gestion de la SAAQ, les coupures que nous avons faites dans les dépenses, et évidemment il y avait la question de la bâtisse pour faire... Il a dit: On fait un siège social de 40 millions, c'est des dépenses. Et, je le rappelle, l'économie est faite par une étude indépendante, démontré qu'il y a une économie de 15 millions.

En fait, que le député de Gouin me pose la question, ça me fait plaisir. Ma déception n'était pas envers le député de Gouin; ma déception était envers la députée de Taschereau. Pourquoi? Parce qu'elle, elle s'oppose. Lui, qu'il s'oppose à la construction, l'investissement de 40 millions dans la région de Québec, je comprends, il aime Montréal puis il ne veut pas qu'il y ait d'investissement ailleurs. Mais la députée de Taschereau, députée de Québec, s'oppose à la création d'emplois, avoir des travaux de construction dans la capitale nationale. Ça, par exemple, Mme la Présidente, ça me déçoit.

Ça, c'est pour la bâtisse. On va parler maintenant des bonis, puis on aimerait parler aussi des...

La Présidente (Mme Doyer): Oui, avec Mme Tremblay. Je me suis trompée, on est habitués de côtoyer Mme St-Cyr, alors... tellement une habituée de la commission.

M. Hamad: C'est le boss à Mme St-Cyr. Je vais te dire, ce sont tous des boss là-bas.

La Présidente (Mme Doyer): C'est la patronne, en plus. Alors, pardon.

M. Hamad: On a juste des boss dans la salle, puis elles sont bonnes, en plus.

La Présidente (Mme Doyer): Bien oui. On pense quasiment que c'est Mme St-Cyr, la patronne. Alors, Mme Tremblay.

M. Hamad: Imaginez comme on est malmenés, nous autres les hommes, dans ça. Mais elles sont bonnes.

La Présidente (Mme Doyer): Allez-y, Mme Tremblay, en vous nommant au complet et votre fonction.

Mme Tremblay (Nathalie): Nathalie Tremblay, présidente et chef de la direction de la Société de l'assurance automobile.

Alors, le premier point, Mme la Présidente, que je trouve important de mentionner ce matin, c'est que la rémunération variable versée aux dirigeants de la Société de l'assurance automobile pour l'année 2009, dont le montant a été versé en 2010, s'élève plutôt à 220 629 $ plutôt que du 600 000 $ dont il a été question ce matin. Et ce 220 629 $ inclut zéro en rémunération variable pour le président et chef de la direction pour l'année 2009, dans les montants de la rémunération variable versés en 2010.

Cette rémunération variable là est appuyée sur une performance organisationnelle, performance organisationnelle dont M. le ministre a élaboré grandement en dévoilant le bilan routier. Alors, notre premier axe de performance organisationnelle sont nos résultats au niveau du bilan routier. Je ne reviendrai pas sur le bilan routier, compte tenu que M. le ministre a couvert cet angle-là de façon significative.

Le point que je voulais faire ce matin était au niveau de la performance sur notre gestion des coûts. Alors, sur l'horizon de cinq ans du dernier plan stratégique de l'organisation, les coûts de l'entreprise sont passés de 1,9 milliard de dollars à 1 350 000 000 $, soit une réduction de 4,9 %. Cette réduction des coûts là est une réduction importante et significative qui résulte de notre gestion serrée des dépenses à la Société de l'assurance automobile au cours des cinq dernières années. Cette gestion serrée des dépenses là a aussi appelé l'entreprise à devoir financer une augmentation de son volume d'affaires.

Alors, au cours des cinq dernières années, c'est 1,9 % par année d'augmentation de volume d'affaires en permis et immatriculation, donc dans notre service à la clientèle, qu'on a absorbé à même la réduction de dépenses. Donc, on a financé notre augmentation de volume d'affaires tout en réduisant nos dépenses. Et ainsi, au cours de ces cinq dernières années, notre service à la clientèle, on a vu des services ajoutés, des services additionnels ajoutés à notre panier de services.

Alors, quand on pense, par exemple, au permis Plus, quand on pense à permettre à nos clients de pouvoir étaler leurs paiements sur leurs permis de conduire et leurs immatriculations, question de mieux équilibrer leur budget personnel, alors il y a plusieurs services additionnels qui ont été ajoutés au panier de services.

De plus, la performance de la SAAQ au cours des dernières années, Mme la Présidente, en matière de services à la clientèle, nous avons amélioré de façon significative notre service à la clientèle pour une tranche de nos clients que sont nos personnes accidentées. Alors, nous avons réduit nos coûts et nous avons amélioré nos services pour notre personnel accidenté principalement en réduisant des délais de service. Alors, on avait des clients qui, chez nous, avaient des délais de service beaucoup trop élevés et on a, tout en réduisant les coûts, amélioré les délais de service.

Et je peux me permettre, Mme la Présidente, à

titre d'exemple, de donner des exemples significatifs, par exemple le traitement des avis médicaux. Vous savez, notre clientèle accidentée de la route, c'est des dommages corporels. C'est important pour nous, lorsqu'on traite ces dossiers de client, là, de faire appel à nos médecins ou aux médecins au Québec pour être capables d'évaluer et de statuer sur la situation de notre clientèle. Alors, nos avis médicaux, dans ces cinq dernières années là, on avait un délai de service 105 jours, en moyenne, d'attente pour notre clientèle accidentée.

Lorsque tu es accidenté de la route, c'est un délai qui est important, d'avoir recours à un médecin, et 105 jours était un délai qui était inacceptable pour nous. Aujourd'hui, ce délai de service a été ramené à un délai de 42 jours, en matière de service à la clientèle.

Autre élément important...

n (12 h 50) **

Des voix: ...

La Présidente (Mme Doyer): Continuez, Mme Tremblay.

Mme Tremblay (Nathalie): Autre élément important dans nos délais de service, parce qu'on a plusieurs axes de délais de service, alors ça a été la même chose pour nos clients qui attendaient une demande de révision, dont le délai est passé de 255 jours à, aujourd'hui, un délai de traitement de 63 jours. Et j'en aurais plusieurs autres exemples, Mme la Présidente, pour démontrer comment, tout en réduisant nos coûts, tout en augmentant notre panier de services, tout en faisant face à une demande de volume d'affaires élevée et tout en réduisant les délais de service pour nos clients, comment, au cours de ces cinq dernières années là, la performance de l'entreprise a été significative.

La Présidente (Mme Doyer): Alors, merci. J'avais une question du député de Chomedey, une intervention.

M. Ouellette: Il y avait une réponse du ministre avant la question du député de Chomedey, Mme la Présidente.

La Présidente (Mme Doyer): Ah oui, c'est vrai. Alors, allez-y, M. le ministre.

M. Hamad: Oui. Le député de Gouin, il est très intéressé à la réponse. Je vais ajouter...

La Présidente (Mme Doyer): On ne peut pas, monsieur le...

M. Hamad: Non, non, j'ai dit: Il est très intéressé.

La Présidente (Mme Doyer): Oui, très intéressé.

M. Hamad: Je n'ai pas dit qu'il n'est pas là, j'ai dit qu'il est très intéressé à la réponse.

La Présidente (Mme Doyer): Non, mais...

M. Hamad: Alors, je veux juste compléter que... Alors, il est intéressé à la réponse, mais il y a un volet additionnel à ajouter à la réponse de Mme Tremblay. Le député de Gouin, encore une fois aujourd'hui, a induit la Chambre en erreur quand il a dit, quand il a dit...

Une voix: ...

M. Hamad: Il n'a pas le droit de parole, Mme la Présidente.

La Présidente (Mme Doyer): Je sais.

M. Hamad: Il n'a pas le droit de parole.

La Présidente (Mme Doyer): Non, mais là je veux... Regardez, M. le ministre, vous êtes un ministre et un député expérimenté, comme, moi, je le suis, alors restons dans un niveau de langage correct.

M. Hamad: Ce que je voulais dire... Parfait.

La Présidente (Mme Doyer): ...sur les réponses, ça va bien.

M. Hamad: Ce que je voulais dire: La question du député de Gouin ce matin, il disait qu'un vice-président, il a eu 600 000 $ de boni. C'était la question aujourd'hui. À ma connaissance, ce que j'ai compris de la question, c'était 600 000 $ de boni pour le vice-président à la SAAQ. On vient...

Une voix: ...

M. Hamad: Oui. Et aujourd'hui on constate que ce n'était pas 600 000 $, on parle de 200 000 $, qui était donc ça. Donc, l'information, il fallait la corriger aujourd'hui.

Alors, peut-être maintenant avoir des questions des autres collègues.

M. Girard: ...c'est votre... la réponse que vous nous avez fournie.

M. Hamad: La question en Chambre, vous avez parlé de 600 000 $.

M. Girard: ...c'est le document que vous nous avez remis, j'ai cité votre document.

M. Hamad: Oui, mais elle va répondre. Allez-y.

La Présidente (Mme Doyer): O.K. Alors, M. le député de Chomedey.

M. Hamad: C'est 220 000 $, le vice-président, mais ce n'est pas 600 000 $ pour le...

M. Girard: ...voilà ma question. J'ai cité votre document, M. le ministre.

M. Hamad: Bien non, mais ça, c'est... je parle de la question à l'Assemblée.

M. Girard: C'est la question que j'ai posée.

La Présidente (Mme Doyer): ...dernier bloc de 20 minutes où l'opposition officielle pourra rétablir les faits si elle ne les trouve pas amenés correctement. Et nous allons aller à la question du député de Chomedey.

M. Ouellette: Merci, Mme la Présidente. Je pense que Mme Tremblay a un complément de réponse suite au commentaire du ministre. Mme Tremblay.

Mme Tremblay (Nathalie): Alors, pour permettre de démêler les chiffres, là, le 591 320 $ qui a été versé en rémunération variable en 2010 pour l'année 2009, il y avait 220 629 $ qui touchaient les hauts dirigeants de la société et 370 691 $ qui touchaient les cadres. Les cadres ne font pas

partie de la définition des hauts dirigeants de l'entreprise, donc les cadres sont régis par les règles du gouvernement, et les hauts dirigeants dont il est fait mention font l'objet de la rémunération variable de 220 629 $.

La Présidente (Mme Doyer): Merci, Mme Tremblay. M. le député de Chomedey.

M. Ouellette: Merci, Mme la Présidente. On va y arriver, on va y arriver.

La Présidente (Mme Doyer): ...hier, puis c'est aujourd'hui la même chose.

M. Ouellette: Pardon?

La Présidente (Mme Doyer): Allez-y.

M. Ouellette: Merci, Mme la Présidente. J'ai écouté avec beaucoup d'intérêt la réponse de Mme Tremblay, parce qu'on se souviendra, Mme la Présidente, qu'aux crédits de 2010 les crédits s'étaient déroulés la deuxième journée de l'arrivée de Mme Tremblay à la Société de l'assurance automobile du Québec. Et je pense que, durant cette année-là, à la lumière des réponses que Mme Tremblay nous a fournies, je suis obligé d'être d'accord avec M. le ministre, on est entre très bonnes mains à la Société de l'assurance automobile du Québec.

Je veux revenir, M. le ministre. Je vous ai parlé que je vous demanderais des questions sur le train de l'Est et le train de l'Ouest, mais, le train de l'Ouest, suite aux derniers échanges, je pense que c'est un peu ambigu pour les gens quand on parle de navette, quand on parle de train de l'Ouest. J'étais présent, moi, à l'annonce, M. le ministre, que vous avez faite avec les gens de la coalition du train de l'Ouest, qui a été faite à Lucien-L'Allier en début de février. Et je pense même y avoir reconnu mon collègue de Gouin, lors de cette annonce.

Et je pense que c'est une annonce qui a été très bien, très bien, plus que très bien accueillie. Je pense que les gens de la coalition, l'ancien député Clifford Lincoln en tête et plusieurs personnes de l'ouest de la ville de Montréal étaient très heureux de l'annonce et de la prise de position gouvernementale dans ce dossier-là.

Et, avant que j'aille dans l'est de la ville de Montréal, j'aimerais ça, Mme la Présidente, si M. le ministre pouvait tout simplement, pour le bénéfice des gens qui nous écoutent, juste démêler un peu l'échange que nous venons d'avoir, que nous venons d'entendre, et revenir un peu sur l'annonce qui a été faite au début de février, qui campait les étapes à suivre pour le train de l'Ouest. Et je viendrai au train de l'Est immédiatement après, Mme la Présidente.

La Présidente (Mme Doyer): Merci, M. le député de Chomedey. M. le ministre.

M. Hamad: Mme la Présidente, si vous permettez, je vais commencer puis je vais laisser M. Gauthier compléter la réponse.

En fait, nous étions très fiers de faire cette annonce-là qui répondait aux attentes des citoyens. Il y avait une coalition, il y avait un groupe de citoyens, il y avait l'ensemble des maires, et c'est un projet qui fait l'unanimité de tous ces citoyens-là. C'est eux qui demandaient d'avoir un train de l'Ouest sans toucher la navette, et les autres ont été d'accord avec ça. Les deux annonces que nous avons faites faisaient l'unanimité à Montréal, dans l'est et dans l'ouest.

Pour le train de l'Ouest, actuellement les études d'ingénierie et de design seront faites dans les prochains 18 mois, et il va y avoir 22 millions qui vont servir à préciser les scénarios, les coûts et définir la conception. Ce qui est important dans le train de l'Ouest: actuellement, il y a 26 départs, et on va, avec le futur projet, on va amener ça à 86 départs, et dans les deux directions. Et ça, c'est important, parce que souvent, quand je rencontre des citoyens de l'ouest, les gens me disaient: Bien là, ce n'est pas... il n'y en a pas assez, on en a besoin. Alors donc, ça va répondre à leurs demandes.

Deuxième élément qui est important: l'achalandage du train de l'Ouest passe de 3,6 millions jusqu'à 9 150 000 déplacements. Donc, on va tripler presque les déplacements. Et aussi, en même temps, on sait très bien que la région de Vaudreuil-Soulanges va connaître une croissance démographique de 17 % d'ici 2026, donc le train de l'Ouest tombe bien parce que ça va répondre aussi à la demande de croissance démographique. Peut-être ajouter un petit peu, M. Gauthier?

** (13 heures) **

La Présidente (Mme Doyer): Alors, M. Gauthier.

M. Gauthier (Joël): Merci. Le ministre a tout à fait raison, là, sur l'importance du train de l'Ouest. Les impacts au niveau démographique qu'on va connaître dans l'Ouest-de-l'Île et dans le secteur de Vaudreuil-Soulanges d'ici 2026, là, vont faire en sorte qu'il y aura plus d'un demi-million de population qui vont habiter dans ce secteur-là. L'objectif du train de l'Ouest, là, il nous a été souvent mentionné par les résidents de Vaudreuil-Soulanges et de l'Ouest-de-l'Île, là: les gens souhaitent avoir de plus en plus de services de train et...

Et il y a une problématique que nous vivions, c'est qu'on utilise des voies ferrées qui ne nous appartiennent pas, qui appartiennent au Canadien Pacifique. Le plus gros client dans l'Est du Canada du Canadien Pacifique, c'est le port de Montréal, où le port a une croissance au niveau de l'arrivée des conteneurs, et les conteneurs sont ensuite chargés sur des trains pour être envoyés en Ontario ou vers Chicago. Donc, il y a une demande additionnelle pour des trains pour l'Ouest-de-l'Île et Vaudreuil-Soulanges puis il y a une demande additionnelle du CP pour utiliser plus ses voies ferrées.

Alors, la solution qui a été envisagée et sur laquelle on a entrepris des travaux pour voir non seulement la faisabilité, mais l'ingénierie préliminaire, c'est de bâtir un nouveau corridor ferroviaire, deux voies dédiées uniquement pour le transport passager dans le même axe, qui vont être mitoyennes à l'emprise... aux voies ferrées actuelles du Canadien Pacifique.

Et ce projet-là, comme le disait le ministre, va faire en sorte qu'on va pouvoir tripler le nombre de départs, offrir un train de banlieue à toutes les 12 minutes en période de pointe le matin, 12 minutes en période de pointe en fin de journée, et un train à toutes les 30 minutes, là, de 5 h 30 le matin jusqu'à minuit le soir. Donc, on offrirait 86 départs par jour, et ce qui ferait en sorte de faire hausser l'achalandage à près de 9,2 millions de passagers annuellement.

La Présidente (Mme Doyer): Merci, M. Gauthier. Alors, il reste 30 secondes. 30 secondes.

M. Ouellette: Ça fait que le train de l'Est, ça sera pour le prochain bloc.

La Présidente (Mme Doyer): Voilà. Alors, nous allons passer au dernier bloc de 20 minutes. M. le député de Gouin, à vous la parole.

M. Girard: Bien, d'abord juste une précision, Mme la Présidente, sur les affirmations de la présidente de la SAAQ et du ministre, là. Je vous cite l'extrait de mon préambule lors de ma question en Chambre: « En effet, les cadres, vice-présidents et P.D.G. se sont versé des bonis de près de 600 000 $ au cours de l'année 2010. » C'est l'extrait de ce que j'ai présenté à l'Assemblée nationale. Et j'ai tiré ça directement du cahier... du livre des crédits, la question...

Une voix: ...

M. Girard: La question 32. J'ai pris cette information là-dessus, alors je n'ai rien inventé. Mais je suis heureux par ailleurs, Mme la Présidente, que la... Je constate que la présidente de la SAAQ confirme nos informations. Et ce qui est intéressant, c'est que, dans des articles qui ont été publiés l'an dernier, on indiquait que, pour les dirigeants, les bonis étaient de 208 761 $; cette année, on est rendus à 200... pour l'année 2010, ça a été un montant de 220 000 $, donc il y a eu une augmentation. Ça, ce sont les faits. Donc, voilà.

Mais je ne veux pas revenir plus longuement là-dessus, je voulais juste clarifier, selon les commentaires qui ont été faits par le ministre et la présidente de la SAAQ.

Mais je veux revenir sur le dossier du train de l'Ouest, puisque je n'avais pas terminé. J'aimerais savoir... Est-ce que le ministre pourrait nous... Le ministre ou le... surtout le ministre, oui. Est-ce que le ministre pourrait nous déposer des études qui démontrent la rentabilité de la navette ferroviaire sans intégration au réseau de transport en commun local, puisque le gouvernement du Québec a versé une somme de 200 millions de dollars pour ce projet?

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre.

M. Hamad: Tout d'abord, Mme la Présidente, il a pris soin de corriger ses chiffres ou de corriger... En fait, pas corriger, il a dit ce qu'il a dit. Cependant, dans son communiqué de presse, il y a une erreur. Alors, j'espère qu'il va émettre un autre communiqué de presse pour corriger son communiqué de presse, parce que ce qu'il a dit en Chambre...

Évidemment, il y a peut-être un million de spectateurs qui nous écoutent, mais, dans son communiqué de presse, il va y en avoir 15 millions qui vont regarder son communiqué de presse, et donc, si le député de Gouin, il est très sérieux et il veut corriger ce qu'il dit... Parce que, dans son communiqué de presse, il dit: La dernière année -- la dernière année -- les hauts dirigeants se sont octroyé pour 600 000 $. Ce n'est pas vrai. Alors, si... D'abord, ils ne se sont pas octroyé 600 000 $, c'est 220 000 $, et donc il y a une erreur dans son... Et, convaincu que c'est involontaire...

Et donc, si c'est involontaire, il me dit oui. Si c'est involontaire, donc il doit corriger son communiqué de presse puis en émettre un autre, de dire: On s'est trompé, et ce n'est pas 600 000 $ de bonis, c'est 220 000 $. Et il devrait dire où, aussi, il a été versé.

En passant, il y a une autre erreur aussi, c'est un jeu de mots peut-être, mais involontaire, je suis convaincu, involontaire, parce que... Là, je vois l'attaché politique du député, il rit, parce qu'il sait que c'est involontaire, lui aussi, et ce n'est pas la dernière année qu'ils sont octroyés. Ça a été versé la dernière année pour l'autre année. Alors, il y a une grosse différence. Je pense que la langue française, vous le savez, elle a ses subtilités, mais, quand ça va être clair avec notre langue, on est clair. Je pense... Alors, est-ce que le député de Gouin va émettre un communiqué?

M. Girard: Alors, je comprends que le ministre approuve les 220 000 $ que se sont octroyé les hauts dirigeants de la SAAQ, des bonis de 220 000 $, il est d'accord avec ça, il va le défendre auprès des Québécois. C'est ce que je retiens de l'intervention du ministre.

Maintenant, revenons au dossier du train... revenons au dossier du train de l'Ouest. Je veux savoir de la part du ministre: Est-ce qu'il peut nous déposer des études qui démontrent la rentabilité de la navette ferroviaire sans intégration au réseau de transport en commun local, oui ou non? Le ministre des Finances a annoncé un investissement de 200 millions. J'imagine que le gouvernement du Québec, avant d'annoncer un investissement de 200 millions, s'est assuré que le projet était rentable sans intégration au réseau de transport en commun local. Alors, je veux savoir... Le ministre, à ce moment-là, peut-il me déposer les études qui démontrent ça?

La Présidente (Mme Doyer): M. le ministre.

M. Hamad: Alors, tout d'abord, je

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCTE 2011-04-20
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cte-39-2 journal-debats CTE-110420
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier4b3f7aa195ec1672c211e0bf96e71dc77ae65c66

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