CAT — 11 February 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CAT 2021-02-11
Quebec — Committees
Mme la députée de Vaudreuil,
la parole est à vous.
Mme Nichols :
Oui, merci, M. le Président, là, du rappel pour les consignes sanitaires, mais
je rappelle que nous sommes une commission hyperefficace...
Le Président (M.
Allaire) : Ça va bien.
Mme Nichols :
...et nous sommes des modèles, comme cette Assemblée nationale.
Alors, 46.0.2.3, on
avait commencé, je pense, des échanges, là, relativement à la
partie où on dit
«de manière régulière». Donc, moi, j'avais posé des questions relativement aux
manières régulières, où est-ce qu'on s'en allait avec les manières régulières.
Est-ce qu'on ne devrait pas mettre une obligation, mettre une portion ou le
prévoir dans le projet de loi? Moi, je réitère l'importance, là, de prévoir,
dans le projet de loi, un temps, un moment précis pour que ce soit révisé. Puis
je me suis permis, étant donné qu'on a suspendu hier, en fin de journée, j'ai
fait le tour puis je suis allée voir qu'est-ce qui se passait un peu partout
comme, par exemple, en Europe, la cartographie, puis je me disais, c'est
thématique, là, puisqu'il y a quand même eu, là, des échanges, là, qui ont été
faits en Europe pour aller voir ce qui se passait là-bas. Puis, entre autres,
là-bas, dans les directives européennes, c'est six ans, c'est prévu qu'il y a
une révision de la cartographie aux six ans. Ça fait que je me disais, ici, on
pourrait aussi le prévoir. Moi, je ne cherche pas à l'inclure dans la
réglementation, mais bien l'inclure ici, dans le projet de loi.
Le Président (M.
Allaire) : Mme la ministre.
Laforest : Oui, merci, M. le Président. Alors, on a un amendement que
je pourrais lire immédiatement, l'article 95, l'article 46.0.2.3 de
la
Loi sur la qualité de l'environnement.
L'article 46.0.2...
Le Président (M.
Allaire) : Je vais vous arrêter, Mme la ministre, parce que là, c'est
sûr que, nous, on ne l'a pas reçu encore sur Greffier. Ça fait que je salue
votre enthousiasme. On va juste suspendre les travaux quelques instants, on a
bien compris que vous voulez en déposer un, le temps d'acheminer le tout à M.
le secrétaire.
On va suspendre les
travaux. Merci.
(Suspension de la séance à
11 h 18)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. Mme la ministre, c'est votre moment. Je
vous cède la parole pour la lecture de l'amendement.
Mme Laforest :
Oui. Alors,
article 95,
article 46.0.2.3 de la
Loi sur la qualité de
l'environnement.
Dans le premier
alinéa de l'article 46.0.2.3 de la
Loi sur la qualité de l'environnement,
proposé par l'article 95 du
projet de loi, remplacer «revues de manière régulière» par «évaluées au moins
tous les 10 ans». Merci, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) : Merci à
vous. Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'amendement? Mme la
députée de Vaudreuil.
Le Président (M. Allaire) : Oui,
oui, allez-y.
Nichols : O.K. Parfait. Je
n'avais pas entendu mon nom, je m'excuse. Merci, merci. En effet l'amendement
qu'on voulait... qu'on prévoyait déposer, bien, on en avait jasé, là, un peu
hier, on s'en allait justement pour demander à la
partie gouvernementale de
prévoir qu'à... que ça soit évalué au moins à tous les 10 ans. Nous, on
avait dit : Minimalement à tous les 10 ans, mais au moins à tous
les 10, c'est parfait, ça veut dire la même chose.
J'ai juste une petite question au niveau de la
procédure pour savoir, là, comment ça va s'appliquer. Parce qu'on le sait, là,
qu'il y a... c'est ça, il y a des mandataires, là, qui sont en train de refaire
la cartographie, puis ce qu'on comprend,
c'est que la cartographie ne sera pas... ça ne sera pas déposé, là, tout le
monde en même temps. Il y a des cartographies qui sont prêtes puis qui
vont être déjà... qui vont être déposées, là, avant d'autres, là. Est-ce qu'on
ne pourrait pas rajouter... Est-ce qu'on prévoit qu'ils sont, tout le monde,
révisés aux 10 ans ou on prévoit 10 ans après le dépôt du rapport? Ou
est-ce qu'on prévoit... Est-ce qu'on ne pourrait pas prévoir, là, le
10 ans, à partir de quand?
Loi sur la qualité de... Proposer de remplacer
«évaluées au moins tous les 10 ans après le dépôt du rapport» ou, en fait,
tu sais, prévoir à partir de quand... ou est-ce que ça va être, aux sanctions
de la loi, ça va être 10 ans tout le monde? Mais c'est parce que ça ne
sera pas tout le monde... Il y en a peut-être qui vont déposer leur
cartographie dans deux ans.
Je ne sais pas si je soulève bien, là, l'enjeu,
là, mais c'était le petit... je pense qu'on a un petit défi. Moi, là,
j'apprécie énormément, puis je pense que c'est important que ça soit là puis
que ça soit mentionné de cette façon-là, dans la loi, qu'il y a une révision de
prévue. Je veux juste voir, là, comment ça va s'appliquer à tout le monde,
puisque ce n'est pas tout le monde, là, qui dépose en même temps.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
ministre.
Laforest : Oui, alors, en toute honnêteté et en toute sincérité, c'est
évidemment que ça va aller directement après le 10 ans après le dépôt des
cartes, parce que ça concerne les cartographies. Donc, à chaque fois... quand
ça fera 10 ans, il y aura une réévaluation, si je peux dire. Donc,
tout de suite, c'est après l'adoption des cartes que le 10 ans va commencer, parce qu'on ne peut pas commencer ni
avant ni après. En fait, tout commence avec l'adoption des cartes.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Est-ce qu'il n'y a pas
une façon qu'on peut, peut-être, juste le préciser, là, évaluées au moins tous
les 10 ans après le dépôt de... Je ne sais pas comment le dire autrement,
là, mais la carte de la CMM est prête. Si elle
est déposée la semaine prochaine, mettons, dans 10 ans, elle devra être...
au moins, là, à tous les 10 ans, elle devra être réévaluée. Si la
MRC d'Argenteuil la dépose en 2023, est-ce que... parce que 10 ans, lui,
ça va être en 2033. Donc, est-ce qu'il n'y a pas juste... Tu sais, juste
prévoir, là, à partir de quand le compteur commence. Est-ce qu'il commence au
moment où toutes les cartes seront déposées? Si c'est le cas, bien, il y en a
que ça va peut-être être une révision 15 ans plus tard.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
ministre.
Mme Laforest : Oui, alors, la
réponse à votre question est à l'article 46.0.2.1 qu'on a passé, quand
c'est écrit : «Le ministre établit les
limites des zones inondables des lacs ou des cours d'eau. Il peut aussi établir
les limites des zones de mobilité des cours d'eau.» Par exemple, si la
CMM dépose, quand la CMM dépose l'article, tout de suite, 46.0.2.3, c'est automatiquement relié, ça va de soi, les deux
ensemble. Donc, au premier article, c'est bien indiqué que, par exemple,
quand on aura le dépôt de la cartographie de la CMM, il y a un 10 ans de
prévu pour la révision.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée de Vaudreuil, vous souhaitez ajouter quelque chose?
Le Président (M. Allaire) : Allez-y.
Mme Nichols :
Je comprends ce que la ministre me dit, mais je ne comprends pas le lien avec
le plan ou je ne comprends... je ne
vois pas le lien. Je ne vois pas le lien puis je vois la problématique. Tu
sais, je vois la problématique, qu'elles ne seront pas toutes déposées
ou elles ne seront pas toutes... quand le plan... ou est-ce qu'on doit présumer
que, quand le plan va être adopté, c'est parce que toutes
les cartographies vont être déjà au dossier? Moi, je pense que non, c'est pour ça que je vois la problématique.
Puis, ça risque de se reproduire, mettons, après le 10 ans aussi, là.
Après le 10 ans, quand on va arriver à
la... à refaire l'évaluation, ça va être la même chose, là, il y a la CMM, la
CMQ, des MRC qui vont être plus rapides que d'autres, ça fait qu'on va
encore avoir ce même problème de délai là.
Le Président (M. Allaire) :
Mme la ministre.
Mme Laforest : Bien, en fait, peut-être
qu'on pourrait continuer l'autre paragraphe, c'est bien écrit, puis c'est sûr
que, là, les... tu sais, l'autre paragraphe dit : «À cette fin, il
prépare, tient à jour et rend publiques les règles applicables à l'établissement de ces limites». Donc, quand on dit :
«Le ministre établit les limites des zones inondables», tout de suite
après, on dit qu'il faut rendre à jour «les règles applicables à
l'établissement de ces limites», donc toutes les cartes vont être adoptées par
décret une fois que la loi sera prête. Donc, c'est sûr que ça... il n'y a pas de
raison d'ajouter qu'à chaque 10 ans, à partir du dépôt des cartes... parce
qu'étant donné, aussi, que les cartes sont adoptées par décret, ça donne... ça
ne serait pas justifié de préciser. Puis, c'est pour ça qu'à
l'article 46.0.2.1 on établit que le ministre établit les règles, «les
règles applicables à l'établissement de ces limites». Donc, la date du décret
serait comme le compteur, précisément, le début du compteur, précisément.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Bien, moi, je ne le
comprends pas comme ça. Puis, même, si on revient à 46.0.2.1, quand on dit
que «Le ministre établit les limites des zones inondables», je ne le fais pas,
moi, le lien, directement, là, avec la cartographie.
Mme Laforest : ...je vais peut-être
lire l'article 46.0.2.1 au complet parce que c'est vraiment là qu'on peut
le retrouver.
«Le ministre établit les limites des zones
inondables des lacs ou des cours d'eau. Il peut aussi établir les limites des
zones de mobilité des cours d'eau.
«À cette fin, il prépare, tient à jour et rend
publiques les règles applicables à l'établissement de ces limites.
«Le ministre peut, lorsqu'il établit les limites
des zones visées au premier alinéa, exiger qu'une municipalité lui
transmette toute information concernant la détermination des zones inondables
des lacs et des cours d'eau qu'elle a utilisée pour l'aménagement de son
territoire.
«Le ministre doit publier à la Gazette
officielle [...] , après avoir consulté le ministre des Ressources
naturelles et de la Faune, un avis précisant que la délimitation des zones
inondables des lacs et des cours d'eau et des zones de mobilité des cours d'eau
a été établie et est diffusée par un moyen technologique qui y est spécifié.» Et
la dernière phrase est bien écrite : «Cette délimitation prend effet à la
date de cette publication.»
Le Président (M. Allaire) : Merci,
Mme la ministre. Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault : Ce qui est
écrit là, M. le Président, c'est «prend effet à la date» de la publication du
décret du ministre. Ce que ma collègue dit,
c'est qu'il va y avoir plus qu'un plan, il va y avoir plus qu'une cartographie.
Il y en a qui sont prêtes, puis il y
en a qui seront prêtes dans une année, puis il y en a qui seront peut-être prêtes dans deux ans. Ça fait que
le 10 ans prend effet à partir... pas du décret ministériel, sinon tu vas
avoir des gens qui vont être obligés de le refaire dans 10 ans pile. Là, c'est
juste par souci d'efficacité, qu'on puisse clarifier le 10 ans. C'est à
compter du dépôt de la carte, de la cartographie, en fait, de la MRC ou de la
municipalité concernée. Ça fait que tout ce que ma collègue vous demande, c'est
une précision pour être sûrs qu'on ne se trompe pas dans les dates, puis que,
si quelqu'un est prêt, bien, lui, il va déposer son plan, parfait, tant mieux.
Dans 10 ans pile, à partir du dépôt de son plan, la municipalité sait
qu'elle devra refaire sa cartographie. C'est obligé, à au moins... Elle
pourrait même le faire avant, M. le Président, parce que de la manière dont
l'amendement a été rédigé, c'est écrit «au moins tous les 10 ans»,
donc ce qui ne veut pas dire à 10 ans pile. On pourrait le faire à huit
ans et demi ou à sept ans, si on trouve qu'il y a eu un changement quelconque,
ou qu'il y a une nécessité, ou qu'il y a eu un changement assez majeur pour
refaire la cartographie. Tant mieux si on le fait plus avant, mais ce que ma
collègue demande, c'est pour éviter, justement, qu'il y en ait qui... que ça ne
soit pas clair à partir de quand. Donc, moi, je pense que c'est correct à
partir du moment de la date du dépôt de la cartographie. Bien, si tu sais que
c'est un 10 ans franc, c'est ce qui est écrit dedans,
l'article... 46.0.2.1, pardon, c'est «prend effet à la date de cette
publication», bien, on fait référence, où, là, le ministre va publier à la Gazette
officielle , après avoir consulté le ministre des Ressources naturelles, un
avis précisant la délimitation. Ça fait que c'est différent, ce n'est pas la
même chose. Donc, je ne sais pas si mes explications sont peut-être de nature à
mieux éclairer les gens qui accompagnent la ministre et la ministre, mais je
suis convaincue qu'ils vont voir la lumière. Je suis à la même longueur d'onde
que ma collègue la députée de Vaudreuil.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme la ministre.
Mme Laforest : Le 10 ans
commence à la date du décret. Par exemple, la CMM qui est prête, si la CMM est
prête, il va y avoir un décret. Si, par exemple, deux ans plus tard, une MRC
est prête, bien, il y aura aussi un décret. Ça fait que c'est pour ça que c'est
à géométrie variable, puis c'est pour ça qu'on le retrouve comme ça, indiqué et
composé à l'article 46.0.2.1. Parce qu'il y a des
MRC, comme on le disait, il y a la CMM. Donc, le décret va faire foi de tout.
Le Président (M.
Allaire) : D'autres interventions? Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Bien, moi, l'important, c'est que les... tu sais, qu'ils se comprennent
là-dedans, là, qu'ils le savent. Ils doivent être au courant qu'ils ont à le
faire aux 10 ans si vous voulez que la référence soit là. Je n'en ferais
pas un débat, mais, moi, je trouve que ce n'est pas clair de renvoyer là, puis
je veux juste être certaine que c'est... le 10 ans, ça ne soit pas
12 ans ou 15 ans pour certains parce qu'on est dans l'attente des
retardataires. Juste me... Oui, c'est ça, juste m'assurer de ça. Tu sais, cette
problématique-là, puis je pense aux schémas révisés, là, on le vit, là, on le vit, là, dans certaines MRC, là, on est en train
de faire les schémas révisés, puis il y a des municipalités qui brettent.
Bien, à cause de ça, le schéma révisé n'est pas adopté, puis il n'y a pas de
moyens, puis ce n'est pas indiqué nulle part, puis il n'y a pas de date limite,
là. Ça fait que cette problématique-là, on la retrouve ailleurs. Ça fait que,
moi, je ne veux juste pas que ça soit répété ici.
Je me fie à vous,
c'est vous qui avez l'équipe de légistes. Si vous me dites que pour eux autres
c'est clair que le 10 ans, ça va être à partir du décret où qu'on réfère
au 46.0.2.1, bien, ça va, là. Moi, je n'avais même pas compris que c'était un
décret par cartographie. Moi, je pensais que ça rentrait ensemble de façon
commune, là, si on veut, là.
Le Président (M.
Allaire) : Merci. D'autres interventions concernant l'amendement?
Laforest : Non. Bien, il ne faut pas oublier non plus que c'est le ministère
de l'Environnement qui a la responsabilité des cartes. Vous parlez des légistes. Me Paradis,
ça résume bien avec l'article qu'on a mentionné, 46.0.2.1? Si vous
voulez bien l'accepter pour la journée, là, Me Paradis...
Le Président (M.
Allaire) : Voulez-vous... Vous voulez qu'il intervienne? Parfait, je
n'ai pas de problème.
Laforest : Si vous êtes d'accord.
Le Président (M.
Allaire) : Est-ce que j'ai le consentement pour permettre à Me Paradis
d'intervenir auprès de cette commission?
Laforest : Consentement.
Mme Nichols :
Consentement jusqu'à 4 heures.
Laforest : 4 heures.
Le Président (M.
Allaire) : Jusqu'à 4 heures.
Le Président (M.
Allaire) : Oui, je vois la petite demi-heure.
Le Président (M.
Allaire) : Merci. Me Paradis, prenez le temps de vous présenter, votre
titre, et la parole est à vous.
Paradis (Nicolas) : Merci, M. le Président. Nicolas Paradis,
sous-ministre adjoint aux politiques au ministère des Affaires
municipales et de l'Habitation.
Effectivement, comme
la ministre le mentionnait, il n'y a pas d'ambiguïté à l'égard de l'application
du délai du 10 ans qui est prévu par l'amendement. Donc, c'est... à partir
du moment qu'il y aura une détermination effectuée par le ministre de l'Environnement, le délai va donc commencer à
s'écouler, et le lien est clairement fait entre les deux. Vous savez qu'au premier alinéa de 46.0.2.1, on
parle de l'établissement des limites des zones inondables, et à 46.0.2.3
on parle également des limites des zones visées par la présente section. C'est
ça qui va être réévalué au moins tous les
10 ans, comme le prévoit l'amendement. Alors, l'inquiétude qui était...
que Mme la députée évoquait ne se rencontrera pas ou ne se matérialisera
pas, en ce que la disposition permet bien de s'assurer que le délai va
s'appliquer à l'égard de chacune des déterminations pour qu'il puisse y avoir
réévaluation en conséquence dans le délai prescrit par la loi.
Le Président (M.
Allaire) : Merci. D'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de l'amendement, M. le
secrétaire, par vote nominal, s'il vous plaît.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. Mme Laforest (Chicoutimi)?
Secrétaire : Pour le groupe parlementaire formant le gouvernement,
M. Jacques (Mégantic)?
Le Secrétaire :
Pour le groupe parlementaire formant l'opposition officielle, Mme Nichols
(Vaudreuil)?
Le Secrétaire :
M. Allaire (Maskinongé)?
Le Président (M.
Allaire) : Abstention. L'amendement est donc adopté. Nous revenons
donc à l'article introduit au 46.0.2.3. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à sa mise
aux voix. M. le secrétaire... en fait, non, je m'excuse, c'est mon erreur,
j'étais sur une lancée. En fait, puisqu'il n'y a pas d'autre intervention,
concernant l'ensemble de l'article 95, ce n'est naturellement pas l'article
introduit qu'on doit voter, mais l'article 95 en soi. Donc, M. le
secrétaire, par vote nominal, s'il vous plaît.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. Mme Laforest (Chicoutimi)?
Le Secrétaire :
Pour le groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Jacques
(Mégantic)?
Le Secrétaire :
Pour le groupe parlementaire formant l'opposition officielle, Mme Nichols
(Vaudreuil)?
Le Secrétaire :
M. Allaire (Maskinongé)?
Le Président (M.
Allaire) : Abstention. Donc, l'article 95 amendé est adopté.
Nous allons continuer
dans le même bloc, maintenant, à l'article 97. Mme la ministre, je vais
vous céder la parole pour la lecture, commentaire, et, si je ne me trompe pas, il
y aura un amendement.
Laforest : Oui, il y aura un amendement, M. le Président. Alors, l'article 46.0.12
de cette loi est renuméroté 46.0.21 et est modifié par l'ajout, à la fin, des
paragraphes suivants :
classifier les zones inondables d'un lac et d'un cours d'eau ainsi que les
zones de mobilité d'un cours d'eau;
«9° établir une zone
tampon au pourtour de tout ouvrage de protection contre les inondations et y
régir les droits existants et les indemnités applicables, le cas échéant;
«10° prohiber ou
limiter la réalisation de travaux, de constructions ou d'autres interventions
dans des milieux humides et hydriques, sur un ouvrage de protection contre les
inondations, ainsi que dans les zones tampons établies conformément au
paragraphe 9°;
«11° subordonner à la
délivrance d'un permis par la municipalité concernée, dans les cas et
conditions indiqués, la réalisation de travaux, de construction, ou d'autres
interventions dans des milieux humides et hydriques ainsi que dans une zone
tampon établie conformément au paragraphe 9°;
«12° établir les
normes applicables aux travaux, [...] constructions et aux autres interventions
réalisés dans des milieux humides et
hydriques ainsi que dans la zone tampon établie conformément au paragraphe 9°
afin d'assurer une protection adéquate de la sécurité, du bien-être ou
du confort de l'être humain ou pour éviter de porter atteinte aux biens;
«13° prévoir que les
municipalités régionales de comté peuvent élaborer un plan de gestion des
risques liés aux inondations ainsi que les critères et modalités applicables à
un tel plan;
«14° prévoir les
critères qu'un règlement pris en vertu de l'article 79.1 de la
Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme
(chapitre A-19.1) doit respecter pour être approuvé par le ministre des
Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire en
vertu de l'article 79.17 de cette même loi;
«15° établir les
normes applicables à un ouvrage de protection contre les inondations, notamment
en ce qui concerne sa conception, son entretien et sa surveillance;
«16° prescrire les
rapports, les études et autre document, dans les cas et conditions indiqués,
qui doivent être réalisés par une municipalité responsable, en vertu d'un
décret pris en application de l'article 46.0.13, d'un ouvrage de
protection contre les inondations;
«17° déterminer les
renseignements et les documents que toute personne doit transmettre au ministre
pour permettre l'élaboration, la vérification ou la modification des limites
d'une zone inondable d'un lac ou d'un cours d'eau et d'une zone de mobilité
d'un cours d'eau;
«18°
déterminer les renseignements et les documents à transmettre au ministre ou à
une municipalité pour assurer le suivi des autorisations délivrées dans une
zone inondable d'un lac ou d'un cours d'eau ou dans une zone de mobilité d'un
cours d'eau ainsi que dans une zone tampon établie conformément au
paragraphe 9°;
«19° déterminer,
parmi les renseignements et les documents transmis au ministre, lesquels ont un
caractère public et doivent être rendus accessibles au public.»
Alors,
l'article 97, je vais l'expliquer puis je vais lire ensuite l'article
amendé.
L'article 97.
Conformément à la mesure 6 du Plan de protection des territoires face
aux inondations : des solutions durables pour mieux gérer nos milieux de
vie, cet
article accorde des nouveaux pouvoirs réglementaires au
gouvernement, lesquels s'ajoutent à la liste déjà prévue à
l'article 46.0.12 qui se trouve dans la
section portant sur les milieux
humides et hydriques.
nouveaux pouvoirs réglementaires visent notamment à permettre au gouvernement
d'encadrer les ouvrages de protection contre les inondations et à
remplacer le cadre normatif applicable aux rives, au littoral et aux plaines
inondables en vertu de la politique de protection des rives, du littoral et des
plaines inondables, laquelle ne sera plus applicable par l'effet de
l'article 86 du projet de loi. Cette modification répond directement à la
mesure 5 du plan de protection mentionné précédemment qui prévoit que le
gouvernement doit adopter un nouveau cadre normatif avec une approche de
gestion de risques et des impacts sur l'environnement.
De plus, cet
article
permet au gouvernement d'octroyer le pouvoir à une municipalité régionale de
comté d'élaborer un plan de gestion des risques liés aux inondations. Une
municipalité régionale de comté qui désire se doter d'un tel plan devra le
mettre en oeuvre en adoptant un règlement régional pris en vertu des nouveaux
pouvoirs prévus dans la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme et qui lui sont
octroyés en vertu de l'article 6 du projet de loi. Le gouvernement pourra
également, en vertu de la
loi sur la
Loi sur la qualité de l'environnement,
prévoir les critères et les modalités applicables à un plan de gestion ainsi
que les conditions qu'un tel règlement doit respecter avant d'être approuvé par
le ministre responsable des affaires municipales conformément à
l'article 79.17 de la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme tel qu'introduit
par l'article 6 du projet de loi.
Finalement,
le contenu de l'article 46.0.12, tel que modifié par le présent article,
sera déplacé à l'article 46.0.21. Cette nouvelle disposition se
trouvera dans la cinquième sous-section intitulée Pouvoirs réglementaires qui
est ajoutée par l'article 98 du projet de loi.
Alors,
l'article 97, tel qu'il serait modifié :
1° remplacer les
articles 9° à 13° proposés par les suivants :
«9° déterminer les
renseignements et les documents que toute personne doit transmettre au ministre
pour permettre l'élaboration, la vérification ou la modification des limites
d'une zone inondable d'un lac ou d'un cours d'eau et d'une zone de mobilité
d'un cours d'eau;
«10° prohiber ou
limiter la réalisation de travaux, de constructions ou d'autres interventions
dans des milieux humides et hydriques ou sur un ouvrage de protection contre
les inondations;
«11° subordonner à la
délivrance d'un permis par la municipalité concernée, dans les cas de
conditions indiqués, la réalisation des
travaux, de construction, ou d'autres interventions dans des milieux humides et
hydriques;
«12° établir les
normes applicables aux travaux, aux constructions et aux autres interventions
réalisés dans des milieux humides et hydriques afin d'assurer une protection adéquate
de la sécurité, du bien-être ou du confort de l'être humain ou pour éviter de
porter atteinte aux biens;
«13° prévoir que les
municipalités régionales de comté peuvent élaborer un plan de gestion des
risques liés aux inondations soutenu par une expertise ainsi que les critères
et modalités applicables à un tel plan et à une telle expertise;
2° remplacer les
paragraphes 16° à 19° proposés par les suivants :
«16° prescrire les
rapports, les études et autre document, dans les cas et conditions indiqués,
qui doivent être réalisés par une
municipalité à l'égard d'un ouvrage de protection contre les inondations qui se
trouve, en tout ou en partie, sur son territoire;
«17° déterminer les
renseignements et les documents à transmettre au ministre ou à une municipalité
pour assurer le suivi des autorisations
délivrées dans une zone inondable d'un lac ou d'un cours d'eau ou dans une zone
de mobilité d'un cours d'eau; alors
«18°
déterminer, parmi les renseignements et les documents produits en vertu d'un règlement
du gouvernement pris en vertu de la
présente section, lesquels ont un caractère public et doivent être rendus
accessibles au public.» Merci,
M. le Président.
Le Président (M.
Allaire) : Merci à vous. Des interventions concernant l'amendement?
Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Merci, M. le Président. Alors, bien, je voulais évidemment, là, valider,
avec la ministre et son équipe, là, si les
différents amendements tenaient compte, entre autres, là, des commentaires qui
ont été déposés par les groupes, là, qui sont venus en commission
parlementaire.
Laforest : Oui. Il y a des
points qui ont été... qui avaient été ici amenés en commission
parlementaire, en consultation. Oui.
Mme Nichols : Et est-ce qu'il y
avait, entre autres, là... Je vais revenir sur le point... attends une minute,
là, je cherche mon amendement... entre
autres sur le point 8. Parce qu'on sait que, là, dans le fond, là, cet...
l'article 97, là, je veux juste être certaine, c'est un nouvel article, hein? C'est des
nouveaux pouvoirs réglementaires. Ce que je comprends, c'est des
nouveaux pouvoirs réglementaires, là, qui vont être maintenant basés sur le
risque. Puis on vient ici... c'est un pouvoir qu'on vient pour... qu'on octroie
pour pouvoir classer les zones inondables et les zones de mobilité. On va,
entre autres... Et c'est ce qui avait été proposé, là, puis c'est les
commentaires qu'on avait eus, là, des différents groupes. Ça fait que je veux
juste être certaine. Dans les groupes qui sont venus, j'avais pris en note, là,
certaines propositions qui étaient quand même pertinentes, puis je pense
qu'elles s'appliquent. Donc au huitième paragraphe, quand on parlait de «classifier les zones inondables d'un lac et d'un
cours d'eau ainsi que les zones de mobilité d'un cours d'eau», est-ce que c'était en lien, entre autres,
avec la... Parce qu'on proposait de fusionner les 0-20 ans, les
20-100 ans dans une seule classe puis d'ajouter les 350 ans
comme des zones à faible risque. Est-ce qu'on tenait compte... Est-ce que c'est
cette partie-là qu'on tient compte?
Le Président (M. Allaire) : Mme la
ministre.
Mme Laforest : Non, je ne pense pas
que c'est ça, je ne pense pas que c'est ça. Honnêtement, je pense que c'est pour
ajouter les nouvelles zones, si je ne me trompe pas, c'est ça, vous me
corrigerez, M. Croteau. C'est pour ajouter des nouvelles zones, mais il y
a aussi le fait que l'article global, c'est pour ajouter aussi les risques
moyens, faibles, négligeables, élevés, ça
aussi, l'article le permet. Puis il y a aussi... l'article
enlève, si je peux dire, la politique des rives et du littoral des zones inondables
pour ajouter la politique, comme vous l'avez dit, par gestion de risque.
Le Président (M. Allaire) : Merci, Mme
la députée.
Mme Nichols :
Le paragraphe... si on
y va, là, avec les paragraphes, là. Donc, le huitième, pour classifier les
zones inondables, là, c'est vraiment pour créer les trois catégories, faible...
les quatre catégories, là...
Mme Laforest : Quatre
catégories : négligeable, faible, modéré, élevé.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée...
Mme Laforest : En fait, c'est une
nouvelle catégorisation. C'est vraiment une nouvelle catégorisation qui
n'existait pas dans la loi.
Le Président (M. Allaire) : Merci. Mme
la députée de Vaudreuil...
Mme Laforest : Plus les zones
protégées, ajouter les nouvelles zones dont... les nouvelles zones, c'est les
zones... Parce qu'en fait, derrière un ouvrage de protection, on va dénommer la
zone à risque protégée, ça fait qu'il faut l'ajouter dans la loi.
Le Président (M. Allaire) : Si
vous...
Mme Nichols : Pour le 8, là, moi, ça
me convient. Est-ce qu'on y va par... Voulez-vous que...
Le Président (M. Allaire) : Oui,
allez-y. Allez-y comme vous voulez, juste vous assurer qu'on est quand même sur
l'amendement.
Le Président (M. Allaire) : Mais,
sur l'amendement, de mémoire, le 8 n'était pas là, mais c'est correct, là. Mme
la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault : Je comprends
qu'en temps normal on va sur l'amendement, mais, puisque c'est un nouvel
article au complet qui est introduit, ça serait possiblement beaucoup plus
facile pour les gens qui sont alentour de la ministre si, exceptionnellement,
on allait dans l'ordre chronologique des articles. Parce que c'est sûr que, si
on passe à l'article 12, bien, peut-être, c'est une suite à
l'article 9 qu'on aura déjà vu, ce qui va éviter à l'opposition de
poser plus de questions qu'en temps normal.
Ça fait que, pour le bon déroulement des travaux, c'est vous qui décidez, M. le
Président, mais je pense que ça serait
peut-être plus logique qu'on puisse procéder à une suite numérotée logiquement
comme on l'a devant nous et qu'au fur et à mesure on traite l'amendement qui a
été déposé par la ministre quand on arrivera au numéro, si... Parce que je
pense que c'est ce que ma collègue souhaite. C'est plus facile pour nous aussi.
Le Président (M. Allaire) : ...la
partie gouvernementale, ça me va très bien. Alors, on peut poursuivre comme ça.
Ça va? Mme la députée de Vaudreuil, peut-être, voulez-vous poursuivre?
Mme Nichols :
...comme ça. Je m'excuse. J'avais, comme d'emblée, là...
Le Président (M. Allaire) : C'est
correct. Les échanges allaient très bien, c'était très positif, ça fait qu'on
continue comme ça.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée de Vaudreuil.
Nichols : Merci, M. le Président. Donc, pour le 8°, là, ça me va.
Merci pour les explications. Pour le 9°, où on vient déterminer les
renseignements et les documents que toute personne doit transmettre au ministre
pour permettre l'élaboration, la vérification, la modification des limites
d'une zone inondable d'un lac ou d'un cours d'eau et d'une zone de mobilité
d'un cours d'eau, dans le fond, ce qu'on vient faire, c'est qu'on vient établir
la zone tampon au pourtour de tout ouvrage de protection contre les
inondations. Est-ce qu'on pouvait peut-être avoir, là, plus de détails en lien
avec le... C'est parce qu'il y a certainement, là, une vision autour de tout
ça, puis je me demande ça serait quoi réellement, là, la zone tampon, là, qui
est mentionnée au paragraphe 9°.
Mme Laforest : Oui, allez-y,
M. Croteau, là, oui.
Le Président (M. Allaire) : Donc,
j'ai besoin de votre consentement pour permettre à M. Croteau d'intervenir
auprès de cette commission jusqu'à 16 h 30. Est-ce que j'ai votre
consentement?
Mme Nichols : Consentement.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
M. Croteau, prenez le temps de vous présenter, votre titre, et la parole
est à vous.
M. Croteau
(Marc) : Merci, M. le Président. Marc Croteau, je suis sous-ministre
au ministère de l'Environnement et de la Lutte aux changements
climatiques.
Question de ne pas avoir de confusion, le 9°,
que Mme la députée mentionne par rapport à la zone tampon, a été remplacé par
l'amendement d'un nouveau 9°, où la zone tampon n'y est pas, là. Donc, juste
pour préciser que c'est... le nouveau 9° vient, en fait, soustraire l'élément
de zone tampon. Une question de précision, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) : Oui,
très bonne précision, effectivement. Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : ...merci, c'est
vraiment... c'est mon erreur, là. J'étais dans la colonne de gauche puis... en effet, puis, quand je l'ai lu, il n'était pas là
non plus, quand je disais que c'était «déterminer les renseignements [puis] les documents [qu'on doit] transmettre au ministre» pour
l'élaboration de la vérification, les modifications. Est-ce que, quand on dit, là, «déterminer les renseignements [puis] les documents [qu'on doit] transmettre au ministre»,
je présume qu'ils vont faire partie, parce que c'est un nouveau pouvoir,
là, réglementaire, là, mais je présume que ça va faire
partie du règlement ou... Est-ce qu'on peut savoir, là, à quel document,
entre autres, on va faire référence précisément ou on
va les élaborer évidemment, là, dans le règlement?
Le Président (M. Allaire) : M.
Croteau.
M. Croteau (Marc) : M. le Président,
d'abord, le 97, tel qu'il est déposé, ce qu'il vient faire ainsi, avec les amendements, évidemment, c'est une poursuite du 46.0.12 de la
Loi sur la
qualité de l'environnement puis, grosso modo, quelques mots qui
viennent dire que «le ministre peut, par règlement» et là il y a plusieurs
paragraphes, et là c'est des ajouts. Donc,
si on lit la continuité, 86.0.12 va venir dire que le ministre peut, par
règlement, 8°, classifier les zones, 9°, établir, 10°, prohiber, etc.
Donc, avec les amendements, les paragraphes 9° à 13° sont remplacés par les
nouveaux paragraphes 9° à 13°. Donc, il y a quand même une continuité.
Donc, ce que ça vient faire, c'est de donner des
pouvoirs au ministre qui, par règlement, pourra déterminer dans son règlement quels sont les renseignements
qui sont nécessaires, quelle est la documentation qui est nécessaire,
pour être capable de prendre une décision et d'élaborer les zones et les
différents classements de ces zones-là.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Merci, M. Croteau.
Mais ces zones-là, puis peut-être que je me trompe, là, elles vont être
préalablement déterminées, là, déjà dans la cartographie, puisque c'est déjà là
qu'on s'en va avec la cartographie, avec ces quatre zones-là. Donc, ce que je
comprends, c'est que ça existe déjà, là, les grandes lignes, elles ont déjà été
données aux huit mandataires pour qu'ils puissent la faire, cette
cartographie-là, en fonction du type de zonage, là, qu'on a choisi, je vais dire un type de zonage, parce qu'on n'est plus
dans le 0-20, mais du type de zonage faible, modéré.
Le Président (M.
Allaire) : M. Croteau.
M. Croteau (Marc) : Oui,
effectivement, c'est le cas, mais le ministère peut avoir, peut avoir besoin
d'autres informations, par exemple, pour connaître sur quelles bases ils ont
pris telle décision, dans telle
partie du cours
d'eau, etc. Donc, c'est ce qui serait prévu dans la réglementation. Vous avez
raison que l'essentiel de la documentation nécessaire à la prise de
décision va être livré, lorsque les cartes seront livrées.
Mme Nichols : Dans le fond, c'est
que le ministère de l'Environnement, là, pourra... pas contester, là, mais il pourra, avant de les approuver, là, la
cartographie, dans le fond, pourra valider si ça correspond ou pas aux
paramètres déjà établis, puis il pourra, en fonction de ces articles-là,
demander des documents supplémentaires justificatifs relativement à la zone. Et
est-ce ce que je comprends aussi que le ministère de l'Environnement pourra
dire : Bien, non, s'il y a cette zone-là, ce n'est pas une zone faible,
nous, on va la mettre dans une zone modérée ou qu'il y aura une possibilité de
changer les zones?
Le Président (M. Allaire) : M.
Croteau.
M. Croteau (Marc) : Effectivement, M. le Président, c'est l'objectif, pour que ceux
et celles qui auront à faire les analyses, d'abord, de s'assurer que ça
respecte la réglementation, et, deuxièmement, des renseignements nécessaires,
comme, par exemple, soit un rapport d'ingénieurs qui aurait été nécessaire pour
délimiter... Donc c'est cet objectif-là qui est visé avec ce paragraphe.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : C'est super important,
parce qu'évidemment, là, ça va avoir un impact après sur... puis on en parle au
10, là, pour prohiber ou limiter la réalisation de travaux de construction ou
d'autres interventions dans des milieux humides, hydriques ou sur un ouvrage de
protection contre les inondations. Donc, ça aussi, là, cette partie-là, ce que
je comprends, c'est que ce nouveau pouvoir réglementaire là va appartenir à
l'Environnement, donc c'est le ministère de l'Environnement qui va décider ou
qui va donner les autorisations relativement aux travaux de construction qui
pourront avoir lieu derrière un ouvrage de protection.
Le Président (M. Allaire) : M.
Croteau? Mme la ministre.
Mme Laforest : Bien, oui,
exactement, c'est un des volets, ça, qu'on a comme... avec la nouvelle approche
par le risque. Il faut voir aussi que la méthodologie qui présentement est en
cours d'élaboration... puis on travaille avec tous les mandataires, déjà, sur
l'application exacte, là. Ça fait que, présentement, les travaux se font avec
les mandataires. Vos questions sont tout à fait légitimes, si je peux dire,
mais les travaux se font déjà pour mieux définir, par rapport, par exemple, aux zones tampons, aux zones protégées, ça
fait que les gens sont déjà en train de travailler. La méthodologie en
cours, là, se détermine. Mais oui, c'est le ministère de l'Environnement.
C'était votre question? Excusez. C'est le ministère de l'Environnement, oui.
Mme Nichols : Parce que, tu sais,
c'est quand même... c'est la... Je comprends que c'est le ministère de
l'Environnement qui va venir déterminer si la construction résidentielle est
interdite ou pas dans des milieux qui sont jugés, là, mettons, modérés, élevés
ou qui va pouvoir mettre, là, les limites, mettons. En fait, on en a parlé un
peu hier, là, mettons dans une zone faible,
on va demander l'immunisation des fondations ou... je donne cet exemple-là, là,
mais ce que je comprends, c'est que c'est... ça va tout être défini en fonction
des pouvoirs réglementaires qui vont leur être octroyés ici.
Laforest : Oui, exactement. Il n'y a pas juste les constructions.
Comme on l'a mentionné hier soir, il y a aussi tous les usages. Hier, on
parlait des constructions mais aussi des usages, donc, puis le respect aussi en
fonction de la vulnérabilité. Ça fait que... Parce que, dans l'ancienne, si je
puis dire, réglementation, on parlait des personnes, des biens, alors là, c'est une question de vulnérabilité, aussi. Donc,
les usages sont même présentement étudiés. Ça fait que ça se fait aussi
avec les partenaires municipaux, pour l'élaboration des mesures à prendre,
exactement, ça se fait aussi avec les partenaires municipaux.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Mme la députée de Vaudreuil.
Nichols : Parfait. Pour... c'est ça, il faut que ça... pas le choix
que ça se fasse avec les partenaires municipaux parce que c'est quand
même eux autres qui vont délivrer les permis.
On dit que... Je suis rendue au 11°, là, je...
j'ai un peu... quand on dit que... «Subordonner à la délivrance d'un permis par
la municipalité concernée», «subordonner», ça veut dire quoi? Est-ce que ça
veut dire qu'il va falloir préalablement obtenir une autorisation ou est-ce que
la municipalité devra, une fois... Est-ce qu'une fois que la zone, les usages,
puis, tout ça, la méthodologie soit bien définie, est-ce que la municipalité va
pouvoir octroyer le permis ou est-ce que la
municipalité devra préalablement demander? Est-ce qu'il y aura comme une double
autorisation ou pas pour de la réalisation de travaux, de constructions
ou d'autres interventions?
Mme Laforest :
Oui, bien, ça... Bien, en fait, il peut y avoir aussi d'autres demandes
d'explication ou de vérification, alors ça va se faire aussi au fur et à
mesure. Ça fait que, oui, effectivement.
Nichols : Quand on dit : «Subordonner à la délivrance d'un permis
par la municipalité concernée», je voulais juste savoir qu'est-ce
qu'on... à quoi on fait référence quand on dit : «Subordonner à la
délivrance d'un permis»?
Mme Laforest : Bien, «subordonner»,
ça veut dire conditionnel. Conditionnel, par exemple... Tu sais, tantôt, je
parlais des usages qui vont être analysés, donc ça peut être conditionnel aussi
par rapport à l'activité qui se fait à cet
endroit, tu sais. Hier, on parlait des maisons des aînés, on parlait des CPE,
c'est des risques vulnérables, donc, aussi, ça peut être des études qui
vont être plus poussées par rapport à des usages qui sont faits, là, dans
certaines zones particulières. Donc, oui, il pourrait y avoir des études qui
sont demandées, des réalisations d'études plus poussées demandées.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : À la municipalité ou
aux citoyens?
Le Président (M. Allaire) : Mme la
ministre.
Mme Laforest : Les deux, toujours.
C'est inévitable.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée.
Mme Nichols : C'est parce que j'ai
l'impression que des fois ce n'est pas super précis, parce que, un, on est dans
des nouveaux pouvoirs réglementaires, mais parce qu'on est dans de la nouvelle
formule au complet aussi avec la méthodologie qu'on utilise. Alors, je trouve
que c'est parfois, là, difficile, là, de... J'essaie de mettre des cas concrets
puis je sais que vous m'aidez aussi en donnant, entre autres, là, des exemples
de cas comme des CPE, des résidences de personnes âgées, puis, évidemment, là, ça nous aide à imaginer, là, les cas qui
pourraient être appliqués.
Peut-être avant d'aller au 12...
Mme Nichols : Ah! Sur le 10? Oui.
Le Président (M. Allaire) : C'est
correct. Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel,
la parole est à vous.
Thériault : Oui. Excusez-moi, M. le Président. Puisqu'on
a dit qu'on passait les numéros un par-dessus l'autre, ma collègue
n'avait pas de question sur le 10°, mais, moi, j'en avais une, parce que c'est
écrit : «Prohiber ou limiter la réalisation», donc, cet alinéa-là ne sert
qu'à empêcher, non pas permettre. C'est bien ça? On ne pourrait pas avoir d'autre chose que de prohiber ou de limiter
la réalisation de travaux, exemple, et permettre la réalisation de travaux?
Le Président (M. Allaire) : M.
Croteau.
M. Croteau (Marc) :
En fait, c'est implicite, «limiter», quand on limite, c'est parce qu'on permet
quelque chose aussi, donc, implicitement.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée.
Mme Thériault : Oui. Mais, de
l'autre côté, prohiber, c'est interdire. Donc, c'est pour ça que je me posais
la question si, ça, c'est un caractère limitatif dans cet article-là... dans le
paragraphe 10°, si c'est limitatif et si on ne devrait pas lire aussi
«permettre», parce que, là, tu as «prohiber», «limiter», ça veut dire que tu
vas limiter quelque chose. Tu vas permettre, mais tu vas limiter, mais ça ne
veut pas dire que tu vas permettre de faire quelque chose non plus. Ça veut
dire que tu imposes comme un droit de veto, parce que tu vas limiter quelque
chose. Donc, c'est pour ça que je me demandais si ce n'est pas plus prudent
d'ajouter aussi «permettre» ou si on l'a ailleurs, le «permettre».
Le Président (M. Allaire) : M.
Croteau.
M. Croteau (Marc) :
Oui. Bien, en fait, je ne veux pas me répéter, mais c'est implicite, parce que
tout est permis. Tout est permis, et là on
vient, dans un règlement, dire : Parfait, étant donné que tout est permis,
on va prohiber ou limiter. Donc, ça
devient implicite que ça fait en sorte que ce qui va rester, ça va être permis.
Je vois mal comment on pourrait ajouter aussi «permettre», parce que
c'est implicite, là. Si on limite ou on interdit en prohibant, ça veut dire que
c'est permis.
Le Président (M.
Allaire) : Merci. Mme la députée.
Mme Thériault : Oui. Ça va, M.
le Président. Je lis dans les notes explicatives au deuxième paragraphe. Ça dit
que les «nouveaux pouvoirs réglementaires visent notamment à permettre au
gouvernement d'encadrer». Donc, ça... c'est parce qu'on le retrouve dans les
notes, mais, implicitement, quand tu lis la loi, tu n'as pas... J'avais comme
l'impression, c'était vraiment pour limiter ou interdire et non pas permettre.
Mais ça va.
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions? Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : ...juste un détail,
peut-être pour ma compréhension, mais, quand on dit, toujours au 10, là, quand
on dit : «Sur un ouvrage de protection contre les inondations», c'est sur
l'ouvrage en tant que tel. On pense à quoi quand on dit : «Sur l'ouvrage»,
en tant que tel? Est-ce qu'on a des exemples?
Le Président (M. Allaire) :
M. Croteau.
Mme Laforest : Sur l'ouvrage de
protection, c'est ça? Je n'ai pas de réponse.
Mme Nichols : Mais qu'est-ce qu'on
pourrait faire sur l'ouvrage de protection, la réalisation de travaux, là? Quel
genre de demandes qu'on pourrait faire pour le faire sur l'ouvrage de
protection?
Le Président (M. Allaire) :
M Croteau.
M. Croteau (Marc) : Bien,
l'objectif, c'est de prohiber puis limiter. Donc, quelqu'un qui voudra, par
exemple, pénétrer un ouvrage de protection qui est une digue végétale, bien ça
va être prohibé, donc pour ça, un type de travail ou de réalisation de travaux
qui ne serait pas permis. Ça peut être aussi, bon, par la suite, bien, ça peut
être l'ensemencement, ça peut être...
Mme Laforest : ...la plantation de
végétaux.
M. Croteau (Marc) :
...l'embellissement, ça peut être toute sorte de choses. Donc... Mais c'est
vraiment sur l'ouvrage de protection et
c'est toujours pour ne pas mettre en péril la fonction primaire
de l'ouvrage qui est d'assurer la protection contre les inondations.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Ce que je comprends,
c'est pour éviter, là, les problématiques qu'on a présentement, là. C'est ce
que je lis un peu entre les lignes, là, c'est... Puis je... On va en donner des
exemples, là. Pour éviter, là, des problématiques qu'on a présentement qu'on
disait, comme, par exemple, quelqu'un qui a décidé, là, d'empiéter dans
l'ouvrage de protection pour faire une piscine, un patio ou... Donc, cet article-là,
c'est carrément pour ça quand on dit : Sur l'ouvrage de protection... Ce
n'est pas nécessairement sur en tant que tel, là, mais ça peut être dans ou dès
que ça touche l'ouvrage, on dit que c'est sur l'ouvrage de protection. Est-ce
que c'est ce que je comprends?
Le Président (M. Allaire) : Mme la
ministre.
Mme Laforest : Oui, mais il y a
aussi ce qui est arrivé les années passées. Moi, j'ai juste l'exemple de la
plantation des végétaux, là, sur les digues. Ça fait que, ça aussi, là, c'était
un exemple frappant qui... ça s'est passé quand même à certains endroits. La
plantation, tu sais, il y en a qui...
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Mme la députée.
Mme Nichols : Oui, O.K., merci.
Donc, je comprends... Bien, dans le fond, c'est pour prévenir, là, des cas
qu'on... C'est des situations qui existent présentement, là, puis, dans le
fond, on vient le mettre ici, là, pour ne pas que ça se reproduise. Il va y
avoir... il y a un registre...
Le Président (M. Allaire) : Oui, Mme
la députée d'Anjou—Louis-Riel,
la parole est à vous.
Mme Thériault : Oui, merci,
M. le Président, ma collègue a suscité une question chez moi. Il arrive quoi
avec ceux... les digues où il y a des choses qui ont été faites qui ne sont pas
permises? Est-ce que les gens vont devoir les démolir ou enlever ce qu'ils ont
mis? Parce que là je comprends qu'il y a probablement quelqu'un qui a rajouté
quelque chose sur une digue végétale, exemple, c'est un exemple que vous avez
donné. À partir de moment où la loi, elle est adoptée, est-ce qu'on va les
forcer à enlever ce qui est prohibé ou si on vit avec... puis il y a comme une
clause orphelin ou on attend?
Laforest : En fait, s'il y a un risque pour l'ouvrage de protection,
ça se peut qu'on soit obligés de demander de l'enlever, oui, s'il y a un
risque.
Le Président (M.
Allaire) : Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault :
Ça fait qu'il n'y a pas d'immunité, autrement dit. Donc, la loi va s'appliquer.
Laforest : Il n'y a pas d'acquis.
Mme Thériault :
Il n'y a pas d'acquis.
Mme Thériault :
O.K., c'est clair.
Le Président (M.
Allaire) : Ça va? Mme la députée Vaudreuil.
Mme Nichols :
Oui. C'est clair. Moi, je comprends qu'il n'y a pas de droit acquis pour des
constructions, là, qui sont déjà là, puis que la municipalité va pouvoir...
pourra intervenir, là. Évidemment, c'est pour la sécurité, là, des citoyens que
c'est prévu de la sorte. Juste une question, là, pour le zonage, parce que, là,
pour ceux qui seront en arrière de l'ouvrage, mais pour qui ça risque de
changer... parce que, là, on parlait de droit acquis, là, ça fait que j'ai
pensé à ceux qui étaient pour être derrière, puis que, là, les
zones 0-20... ou que, si l'ouvrage devient transparent, puis on va mettre
des zones inondables... est-ce que, eux, il y aura une possibilité d'avoir des
droits acquis ou... Comment ça va s'appliquer? Est-ce qu'ils vont avoir un
temps pour... C'est parce que je me dis, là, l'ouvrage de protection, si, après
ça, celui qui est derrière l'ouvrage de protection, si l'ouvrage de protection
est transparent, puis on lui donne un zonage modéré puis on arrive avec... puis
on vient lui imposer plus que juste d'immuniser ses fondations qui seraient,
mettons, des coûts quand même assez importants, comment ça va fonctionner? Il
va avoir... Est-ce que le...
Mme Nichols :
Oui, c'est ça. Est-ce que le citoyen a un droit acquis vu qu'il était là avant
que la nouvelle cartographie arrive ou...
Le Président (M.
Allaire) : Mme la ministre.
Laforest : Oui. Dans le plan de protection, on le mentionne qu'il y a
certaines résidences, par exemple, certaines habitations qui seront acceptées
comme telles, qui seront vues comme un droit acquis. Vous avez raison, mais ça
sera évalué cas par cas. Parce que si... On a tout de suite dit : S'il
fallait tout de suite enlever les résidences qui...
les gens qui demeurent là depuis 20 ans, 25 ans, c'est comme impossible. Ça fait que c'est dans cette
mesure-là, dans cette optique-là. Dans le plan, d'ailleurs, inondations,
c'est prévu d'évaluer les situations avec des résidences, bref, évaluer les
droits acquis. Puis les bureaux de projet sont vraiment sur place pour aller
vérifier, aller voir est-ce que c'est un... ça fait 40 ans que la maison
est là? Est-ce qu'on l'enlève? Tu sais, ça ne serait pas logique, ça fait que
c'est sûr qu'il va y avoir des décisions de prises, comme un exemple comme ça.
Le Président (M.
Allaire) : Merci. Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Puis ça, ça va être... Tu sais, ce qu'on parle, là, ici, pas nécessairement le
droit acquis, mais, tu sais, les nouvelles habitations, bien, ce n'est pas des
nouvelles habitations, là, des vieilles habitations, mais, maintenant, qui vont
recevoir une nouvelle... qui vont avoir un nouveau statut en fonction de la
zone dans laquelle elles vont être situées, là. Je ne sais pas si on va dire
zone dans laquelle elles vont être situées, mais, elles, comment ça va
fonctionner? Elles vont recevoir un préavis, elles vont recevoir une date
d'évaluation, on va aller... Ça, est-ce que c'est aussi prévu, là, de la façon
qu'on va les... soit leur demander de se mettre aux normes, là... Je n'aime pas
ça dire «mettre aux normes», là, mais est-ce que... de se mettre aux normes en
fonction de la nouvelle cartographie qui sera déposée?
Le Président (M.
Allaire) : Mme la ministre.
Laforest : Bien, en fait, c'est sûr que oui, mais, en même temps il y
a certains citoyens qui vont voir ça très, très positivement, parce qu'avant
ils étaient... excusez, dans une zone inondable, puis là ils vont être dans une
zone à risque protégée. Donc, c'est quand
même très, très positif. Il y a des situations qui seront évaluées dans le
futur aussi, les situations de
glissement de terrain, par exemple. Ça aussi, ce sera des endroits qu'il va
falloir bien déterminer les risques.
Encore là, on parle de vulnérabilité, mais ça sera étudié aussi dans ces
cas-là. Je crois que la meilleure des réponses,
c'est encore de dire que les bureaux de projet seront là pour donner une
réponse précise et les mesures à prendre précises avec des situations
particulières.
Président (M. Allaire) : Mme la députée de Vaudreuil.
Nichols : Dans ces cas
particuliers là, là, je comprends qu'on va les assister, qu'on va les
accompagner, mais, si un citoyen n'est pas nécessairement d'accord avec
ce que... tu sais, la décision qui sera prise par le ministère de... ça va être
le ministère de l'Environnement, là, qui va émettre la recommandation, mais, si
le citoyen n'est pas nécessairement d'accord avec cette recommandation-là, il y
a sûrement un moyen qu'il peut contester ou est-ce que ça va être prévu par...
puis si oui, par quelle voie, par voie réglementaire?
Laforest : Avec le ministère de l'Environnement ou les Affaires
municipales?
Mme Nichols :
Bien, probablement c'est le ministère de l'Environnement qui va émettre, là,
les exigences, puis qui va émettre les...
Laforest : Bien, en fait, ça va être quand même... Oui, puis il y a toujours
des citoyens, là, qui peuvent contester. En
même temps, le citoyen va vraiment connaître l'état de la situation, va
connaître son milieu, va connaître sa zone à lui, ça fait que... puis il
va connaître ses risques. Donc, je pense que c'est un plus pour les citoyens.
Maintenant, étant donné que c'est vraiment établi, si on peut dire, le travail
est fait vraiment minutieusement par des scientifiques, ça va être quand même
assez difficile de dire que... Ce n'est pas : Je ne demeure pas dans une
zone à risque, là, parce qu'il y a tellement de travail qui est fait présentement
et dans le passé également. Ça fait que c'est sûr que les zones à risque, ça va
être difficile de dire : Non, je ne suis pas dans une zone à risque.
Maintenant, il y a
des moyens, on va travailler encore avec les citoyens, on va collaborer avec
eux autres, c'est certain, parce que le but de ça, c'est d'être en partenariat
avec les citoyens, évidemment, les municipalités, les citoyens, le gouvernement,
les municipalités. Ça fait qu'évidemment je pense qu'il va y avoir une meilleure
connaissance du milieu, meilleure connaissance du risque. Les gens, c'est peut-être
bon de savoir, comme on se le faisait dire, des fois, je ne savais pas que
j'étais en zone inondable. Donc, la vulnérabilité des gens... on a vu des
résidences pour aînés dans des zones inondées. Ça fait que c'est important
parfois de le savoir. Les gens, parfois, ils ne
le savaient même pas, donc, là, c'est quand même
un plus. Mais je suis totalement confiante, avec les municipalités,
les citoyens, de voir qu'il va y avoir une bonne collaboration.
Il n'y aurait peut-être
pas eu de collaboration si on avait dit que les gens qui habitent dans leur
maison, depuis des années, risquent de quitter leur maison. Mais non, ce n'est
pas du tout le fait, ça fait que je pense que ça devrait bien se passer.
Le Président (M.
Allaire) : Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault :
Moi, j'ai compris que la question de ma collègue, ce n'est pas tellement si la
zone est inondable ou pas, là, je pense que la question de ma collègue, c'était
plus au niveau de la construction comme telle. Moi, je vois dans les notes explicatives qu'on a eues lors du briefing,
c'est écrit, bon, il y a un exemple, «constructions résidentielles
interdites en zone inondable dont le niveau d'exposition est jugé très élevé».
Parfait, ça va. Mais il y a reconnaissance des droits acquis, des ouvrages et
des constructions existants, puis si c'est reconnu conforme à la réglementation, en vigueur au moment de leur implantation, puis, exemple, travaux
permis sur une résidence à condition qu'ils n'augmentent pas la
superficie exposée.
Il y a certaines
choses qui sont relatives à la construction et non pas à la zone, qu'elle soit
inondable ou pas. Mais, si les gens ne sont
pas d'accord, est-ce qu'ils ont un
endroit où ils vont pouvoir aller contester cette décision-là, par
rapport à l'habitation, par rapport à la construction, par rapport à un
aménagement quelconque? Est-ce que c'est la municipalité qui a le droit de veto
ou on va prévoir un recours pour la personne qui n'est pas d'accord avec... qu'on lui dise oui ou non? Donc, c'est la question
de ma collègue, ce n'est pas pour la zone. La zone, ça va, ça, un coup
que c'est classé, c'est classé, c'est le reste. Ta maison, il n'en demeure pas
moins que ta construction, là, on vient dire : «Subordonner à la
délivrance d'un permis par la municipalité concernée, dans les cas et
conditions indiqués, la réalisation de travaux, de constructions, ou d'autres
interventions dans des milieux humides et hydriques.» Bien, des fois, on va
exiger des choses qui n'ont absolument pas d'allure. Ça arrive, là, tu sais. Ça
fait que c'est pour ça que je me dis : Bien là, il y a-tu un moyen de
pouvoir contester...
Le Président (M.
Allaire) : Mme la ministre.
Mme Thériault :
...ou s'il n'y a pas de moyen de contester? Dites-moi si on va devant le
Tribunal administratif du Québec ou
si on va devant la Commission municipale du Québec pour pouvoir contester.
C'est l'objet de la question, ce n'est pas la zone, c'est par rapport à
la bâtisse, dans... peu importe la zone où elle sera, que ce soit faible,
moyen, élevé, où on va avoir certaines exigences qu'on va demander. Puis, bon,
je vais présumer qu'habituellement tout le monde doit être de bonne foi, mais
ça se peut que les technologies changent puis ça se peut qu'il y ait des choses
qui vont faire en sorte qu'à l'an 1 ce n'est pas correct mais qu'à
l'an 2 on va vouloir dire : Bien, oui, O.K., c'est correct. On va
utiliser des nouveaux matériaux, exemple, qui pourraient faire la job, mais pas
nécessairement qui avaient été prévus, planifiés par la personne à la municipalité
qui va dire : Ah! bien non, vous ne pouvez pas faire ça. Tu sais, il y a
une grosse différence entre... là.
Le Président (M. Allaire) : Merci. Mme
la ministre.
Mme Laforest :
Je vais laisser la parole à M. Croteau, mais il faut voir que, quand même,
avec la politique des plaines, des rives, c'est déjà le cas, puis agrandir en
zone 0-20 ans, ce n'est pas permis présentement. Au niveau du recours,
pour le ministère de l'Environnement. M. Croteau.
M. Croteau (Marc) : En fait, juste, M.
le Président, bien clarifier qu'il n'y aura pas d'obligation à l'existant. Quelqu'un qui a sa résidence, on ne viendra pas
lui dire : Il y a une nouvelle cartographie, tu vas maintenant immuniser
ton sous-sol.
Mme Thériault : Parfait.
C'est ça que je voulais entendre.
M. Croteau (Marc) : Les bureaux de
projets, si, dans un secteur, ils veulent s'impliquer, mettre en place un
programme particulier pour le secteur, pour accompagner les citoyens qui
veulent immuniser, ça, c'est une chose.
Mme Thériault : Parfait.
M. Croteau (Marc) : Mais il n'y aura
pas d'obligation de dire : Bien, maintenant, vous êtes dans une telle zone, modérée par exemple, donc vous êtes obligés
de fermer vos fenêtres de sous-sol, oui, donc on ne fera pas ça. Donc,
l'acquis est acquis.
Par contre, ce qui est clair, c'est qu'avec...
On va voir, tantôt, paragraphe 14°, il va y avoir l'inclusion de la cartographie et des classements qu'on parlait
tantôt — négligeable,
faible, modéré, élevé — dans les schémas qui vont être approuvés par le ministère
des Affaires municipales. Donc, ça, c'est clair.
Et ce qu'on fait avec 11°, c'est qu'on ne veut
pas avoir de double autorisation, donc on ne veut pas que les citoyens soient obligés de, d'abord, demander un
permis à la ville, puis, après ça, venir demander un permis au ministère.
Donc, on va subordonner à la municipalité de
donner le permis à l'intérieur de la réglementation. Sauver du temps, aller
plus vite, réduire les délais. Ça, c'est cet élément-là.
Par contre, le citoyen existant, dans une zone,
par exemple, où il n'est pas permis d'avoir une résidence, par exemple, mais qui veut agrandir, bien, il y aura
des conditions qu'il devra respecter. Même principe pour, actuellement, quelqu'un qui veut se construire dans une zone
20-100 ans doit s'assurer qu'il est immunisé. Son béton, c'est du béton
armé pour son sous-sol, pour pas qu'effectivement... Vous voyez?
Donc, l'existant est existant, les
agrandissements, les rénovations qui peuvent toucher la coquille vont être
assujettis à la nouvelle réglementation, mais l'existant reste existant,
donc... Et tout ça va être encadré par, on va voir tantôt, M. le Président, au 14° paragraphe, les
modifications qui vont être faites à l'intérieur des schémas, parce que ça
va permettre aussi aux MRC et aux
municipalités de prévoir des plans de gestion selon le risque. Donc, c'est
vraiment un partenariat, je vais le dire comme ça, un partenariat,
réglementation provinciale, application régionale et locale.
Le Président (M. Allaire) :
Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel,
ça va?
Mme Thériault : C'est clair,
c'est clair.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Mme Thériault : Merci.
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions? Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Bien, merci. Tu sais, c'est
clair parce que c'était un peu le... c'était un peu ce qu'on se demandait, là.
L'existant, dans le fond, il a un droit acquis. Mais là je comprends que, si on
veut faire un rajout ou des travaux supplémentaires, c'est d'autre chose. Puis
là, à partir de là, on pourra imposer en fonction des nouvelles règles ou en
fonction de la caractérisation qu'on aura données de la zone. Ça, je trouve ça
hyperlogique. Puis, de toute façon, quand on va chercher un permis à la ville,
la ville va le dire aux citoyens, là : Bien là, oui, ça risque de coûter
plus cher, là. On s'entend que ça coûte plus cher, immuniser une fondation, que
faire une fondation bien ordinaire. Mais bon, ça va, ça, je pense que c'était
important de le comprendre puis important de le dire.
Les autres paragraphes, ça va. J'arrive au
paragraphe 13° en lien, entre autres, avec les MRC. Ici, on vient donner un
pouvoir à la MRC régionale, aux MRC, municipalités régionales de comté :
«Prévoir que les municipalités régionales de comté peuvent élaborer un plan de
gestion [de] risques». Donc, «peuvent élaborer», je comprends qu'elles ne seront pas nécessairement obligées. Si
on leur donne cette possibilité-là, là, c'est parce qu'il y a un objectif,
là, derrière tout ça, ça fait que je veux juste comprendre où on s'en va avec
ce plan de gestion de risques qui est lié aux inondations.
Le Président (M. Allaire) :
Mme la ministre.
Laforest : En fait, c'était vraiment une demande, ça, des MRC quand on
les a entendues, là. C'était vraiment à leur
demande. Puis évidemment, considérant qu'on se déplace dans toutes les régions,
il n'y a rien de mieux qui fonctionnait avec les MRC, ça fait que... pour
connaître leur terrain, exactement, là, c'est le bon mot, connaître leur terrain, puis pour
pouvoir s'adapter à leur situation particulière. Parce que c'est sûr que les
inondations, par exemple, comme je le disais hier, en Beauce puis à
Sainte-Marthe-sur-le-Lac, c'est deux choses différentes. Ça fait que les MRC
demandaient si c'était possible d'avoir certaines possibilités, puis c'est là
qu'on l'a ajoutée dans le règlement. Mais ça... Il n'y a aucune diminution, si
je peux dire, des exigences. Ce n'est pas parce que les MRC auront certains
pouvoirs, auront certaines possibilités que ça va diminuer les exigences. Parce
qu'en fait les analyses, au contraire, seront plus poussées. Si on y va, si on
fonctionne avec une MRC, on sait très bien que la MRC du Domaine-du-Roy, bien, connaît très, très, très bien son
territoire. Ça fait que, quand il y a des inondations, à Péribonka, c'est mieux
de travailler avec la MRC qui est en place. Je pense que... Mais, en
même temps, ça va être approuvé également par le ministère de l'Environnement, M. Croteau, hein? Vous
allez... Ça devra être approuvé également par le ministère de l'Environnement.
Ça fait qu'en fait on travaille sur le terrain directement, puis les mesures
seront approuvées par Environnement.
Le Président (M.
Allaire) : Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Bien, je veux juste savoir comment ça fonctionne? Dans le fond, puis c'est
vrai, là, que ça a été mentionné, ça a été soulevé, là, que les gens, là, sur
le territoire, ils connaissent leur territoire, ils connaissent leur terrain
puis ils veulent pouvoir, là, soumettre leurs recommandations, leurs
caractérisations, tout ça. Mais je veux juste savoir, le 13, là, dans le fond,
c'est quoi? C'est un outil que peut soumettre la MRC au ministère de
l'Environnement, puis le ministère de l'Environnement va faire quoi avec ce
plan de gestion des risques là? Ils vont venir l'intégrer? Comment ça va... Parce
que ça se peut que... Parce qu'on dit «peuvent élaborer un plan de gestion», ça
fait qu'il y a des MRC, peut-être, qui sont moins... qui ne sont pas touchées
par les inondations, qui vont se dire : Bien, nous autres... ou qui vont
dire : Bien, nous, on n'a pas les outils nécessaires pour faire ce genre
de plan de gestion des risques là. Il y a sûrement, là, un mécanisme en arrière
de tout ça pour pouvoir, là, intégrer les réalités, là, régionales, mais je
veux savoir, les réalités régionales vont être intégrées où? Puis «peuvent», ça
veut dire qu'elles ne sont pas obligées de le faire, là, mais, une fois
qu'elles le font, puis qui sont élaborés dans ce que vous appelez un plan de
gestion des risques, comment ça va fonctionner?
Le Président (M.
Allaire) : Mme la ministre.
Laforest : Oui, vous avez vraiment... Oui, c'est une bonne question
parce que, oui, ce sera un outil pour les MRC, pour s'adapter au contexte
régional. Ça fait que, oui, c'est un outil, les MRC auront un outil. Par exemple, si on parle... Je donne un exemple, les
chalets sur pilotis au lac Saint-Pierre, ça, ça pourrait être un exemple.
On pourrait aider, dans cette région-là, pour la problématique des chalets
autour du lac Saint-Pierre. Donc, ça, c'en est un exemple. On pourrait aussi avoir, vous le savez, il y a des quartiers, je donne des
exemples comme ça, mais ça va nous faire comprendre la situation, en Beauce,
les maisons patrimoniales, ça, c'est le meilleur exemple aussi. Ça fait que
c'est des contextes particuliers, des régions qui ont des situations
différentes, mais, en même temps, hein, si on regarde des exemples comme
ça, je pense que ça nous fait comprendre pourquoi les MRC veulent avoir des
outils, veulent travailler de cette manière-là.
Le Président (M.
Allaire) : Mme la députée...
Laforest : Tu sais, je ne sais pas si c'est des bons exemples, mais je
pense que oui.
Nichols : Oui. Bien, oui, je
comprends les exemples, mais je ne comprends pas comment ça va s'appliquer
dans le plan de gestion. (Interruption) Oups! Je m'excuse. Ce que... Tu sais,
c'est des réalités, là, territoriales que vous
soulevez. Maintenant, je veux savoir, ces réalités territoriales là, elles vont être intégrées
comment? Je comprends que c'est la MRC, là, qui connaît son territoire,
qui va faire son plan de gestion. Par exemple, là, je ne sais pas comment ça
fonctionne, là, ça fait que je pose la question. Est-ce que, dans le plan de
gestion, la MRC pourrait dire, en Beauce : Bien, tu sais, moi, j'ai des
maisons patrimoniales, ça fait que, moi, dans mon plan de gestion, je veux que ces
maisons patrimoniales, là... on veut les garder, tu sais, on veut les garder,
ça fait qu'on propose que... Je ne sais pas. Les maisons patrimoniales, je ne
sais pas, est-ce qu'il y a des mesures contre les inondations, là, qui
pourraient être prises ou qui pourraient... pour les protéger, là? Donc, ça
serait dans le plan de gestion puis ça serait approuvé par le ministère de
l'Environnement puis ça deviendrait un outil qui ferait
partie du plan global?
Le Président (M.
Allaire) : Mme la ministre.
Laforest : Oui, bien, en fait, on parle toujours des MRC. Moi, je
suis... On est toujours à l'article 13, c'est ça? O.K. Bien, par exemple,
on pourrait avoir une réglementation, si je vous donne l'exemple, en Beauce,
par exemple, pour donner une réglementation pour les valeurs patrimoniales, ça
fait qu'on pourrait l'intégrer dans la réglementation régionale. Ça fait que,
si la valeur patrimoniale est... D'après moi, c'est sûr que ça ferait. Bien, à
ce moment-là, on pourrait l'inclure dans la réglementation régionale de la MRC.
Le Président (M.
Allaire) : Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : O.K. Maintenant, plan
de gestion des risques, c'est la MRC qui le fait, ils vont le faire avec leurs
municipalités, là. Ça fait que, j'imagine, là, qu'il y aura de la concertation
avec les municipalités. Mais, comme je disais, il y a des
municipalités qui vont le faire puis il y a des municipalités qui ne le feront
pas, le plan de gestion. C'est quoi l'impact de le faire ou de ne pas le faire?
C'est parce que je veux savoir, il va être travaillé comment, ce plan de gestion là? Ça fait que je me dis :
peut-être que, si on fait la différence entre la MRC qui aura le plan de
gestion puis que la MRC qui n'aura pas de plan de gestion, ça va donner une
idée comment... la différence dont ça sera traité.
Le Président (M. Allaire) :
M. Croteau.
M. Croteau (Marc) : Je vais imager
un peu la chronologie. D'abord, le règlement va venir dire, selon le risque...
Je vais prendre l'exemple d'une résidence. Puis on n'est pas là, là, donc,
hypothétiquement, là, on n'est pas rendus là. Disons que dans telle
classification, que ça soit négligeable, faible, modérée ou peu importe, là, je
ne rentre pas, parce que je ne veux pas que les gens pensent qu'on a déjà
statué. Dans une de ces classifications-là, on dit : La résidence n'est
pas permise. Mais ça, ça va s'appliquer partout au Québec, partout au Québec.
Lorsqu'on va avoir tel type de risque, la résidence ne sera pas permise.
Advenant le cas où une MRC dit : Écoutez, nous autres, on va faire faire
une étude sur la gestion de risque, et on détermine que, pour nous, on
pourrait, là, donc l'exemple de Mme la ministre est vraiment à point, on va
prendre le secteur où nous autres, on peut, avec étude à l'appui, démontrer
que, si on construit des maisons avec... sur pilotis, par exemple, qu'on vient
de réduire le risque, la vulnérabilité est nulle ou à peu près, donc on va
soumettre ce plan de gestion pour approbation. Et, s'il est approuvé,
évidemment, là la MRC adopte un règlement qui, lui, par la suite, est adopté
par les affaires municipales. Donc, on voit toutes les ceintures, là, pour ne
pas qu'il y ait de... je ne veux pas dire d'abus, mais d'ouverture trop facile.
Là, ça serait... À ce moment-là, la MRC va adopter son règlement, et ça va être
permis, dans ce secteur-là, d'avoir de la résidence, même si, dans la
réglementation provinciale, dans ce type de risque là, il n'y a pas de
résidence. Donc, c'est pour être capables d'adapter selon la topographie, la
spécificité des régions.
La plupart vont... n'adopteront pas le plan de
gestion. On l'a vu avec la politique de protection des rives et littoraux, il y
avait la possibilité de plan de gestion, il y en a eu très peu, il y en a eu
très peu. Parce qu'effectivement, habituellement, une fois que tu as ta classe
de restriction ou de prohibition — un beau mot, ça — ou
que tu as prohibé tel type de construction,
pardon, c'est respecté partout au Québec. Mais on veut quand même ouvrir la
possibilité, parce que certaines demandes, pendant les consultations...
Si on a des cas spécifiques chez nous, est-ce qu'on peut, effectivement, mettre
ça en place?
J'ai même vu, moi, un exemple où... à New York,
par exemple, où il y a eu des inondations, on se rappellera de... au New
Jersey, là, où il y avait eu l'inondation, donc ils ont permis de la
construction, même si ce n'était pas permis.
Comment ils l'ont permis? Ils l'ont permis parce qu'ils ont dit : On va
construire du multilogement en hauteur. Les deux premiers étages, ça va être
des garages. Il n'y a pas personne qui va habiter aux deux premiers étages.
Tout l'équipement pour les sources électriques, etc., ça va être sur le toit,
et on fait un tunnel d'évacuation, ça fait qu'il va être, lui, protégé, si jamais ils ont besoin... Bon, est-ce qu'on va
voir ça au Québec? Peu probable dans les municipalités où il n'y a pas
une forte urbanisation, mais qui sait? Donc, là, ça sera un plan de gestion,
qui viendrait démontrer qu'il n'y a plus de risque, on protège tout, on met
tout en place, et là, il pourrait y avoir un règlement. Donc, c'est un peu pour
être capables de l'adapter à chacune des réalités.
Le Président (M. Allaire) : Mme
la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault : Oui, et c'est pour ça que vous avez déposé l'amendement sur l'article 13° qui dit : «soutenu par une
expertise», parce que n'était pas dans l'original, on ne peut pas arriver puis
dire : C'est n'importe qui, ils auront déposé n'importe quel plan de
gestion, là...
Mme Laforest : C'est sûr.
Mme Thériault : ...on
passe outre des règles. Donc, vous avez cru bon de venir rajouter un amendement
qui dit : «Soutenu par une expertise».
Donc, à ce moment-là, quel type d'expertise pourrait être reconnu pour
mieux soutenir le plan de gestion? Quel type d'expertise pourrait être
reconnu pour mieux soutenir le plan de gestion? Parce que là c'est bien, parce
que ça dit : Tu ne peux pas faire un plan de gestion pour passer outre les
règles, c'est : Oui, tu peux le faire,
mais avec... quand ce sera soutenu par une expertise. Mais est-ce qu'on peut
avoir une définition de «soutenu par une expertise»?
M. Croteau (Marc) : M. le
Président, l'objectif ultime, c'est d'avoir... à l'intérieur de la
réglementation, venir baliser, venir définir
quel type d'expertise qui est nécessaire, quel type d'étude qui est nécessaire
aussi, évidemment, parce qu'on
parle toujours de sécurité des citoyens. Donc, ça peut être des spécialistes
ingénieurs, ça peut être des spécialistes de sinistre, et tout ça va être
balisé dans la réglementation.
Le Président (M. Allaire) : Mme
la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault : Dans la
réglementation, la réponse est dans la réglementation. On va avoir beaucoup de règlements
à écrire au ministère de
l'Environnement, hein? Combien de règlements
pensez-vous que vous allez écrire avec tous ces amendements-là, coudon?
M. Croteau
(Marc) : Je m'excuse...
Mme Thériault :
Non, c'est correct, M. Croteau, il n'y a pas de problème, le secret est
dans la sauce, vous avez raison, là, mais, des fois, il y a une petite épice,
hein? Moi, je veux juste savoir vous avez prévu écrire combien de règlements
pour aller avec tous les articles qu'on touche au niveau de la LQE.
M. Croteau (Marc) :
Combien de règlements?
Mme Thériault :
À peu près, oui. Combien de règlements vous allez écrire pour aller avec les
articles qui touchent la LQE? On a 19 articles ici qui touchent la LQE
dans le bloc 6, je les ai comptés, plus les amendements que vous avez
déposés. Donc, je me demandais juste... parce que là, depuis le début, par règlement,
par règlement, je me demande il y en a combien. Avez-vous évalué?
M. Croteau
(Marc) : Oui, madame... M. le Président, pardon. On prévoit
trois règlements. D'abord, il va y avoir un règlement transitoire qui va être rapide, qui va permettre,
évidemment, à régler mais à solutionner la problématique ZIS, là, qu'on
vit depuis quelque temps, un règlement final, tous les encadrements, puis il va
y avoir un règlement sur les OPI, les ouvrages de protection contre les
inondations. Donc, c'est trois règlements.
Mme Thériault :
Rapidement ou moyennement rapidement, ou très, très rapidement, ou pas du tout?
M. Croteau
(Marc) : Assez rapidement. D'ailleurs, une bonne
partie des orientations,
évidemment, on les voit, on les connaît, donc les rédactions ont déjà commencé.
Et puis je vante souvent l'expertise et la qualité du travail de notre
direction des affaires juridiques, et ils sont déjà au travail.
Mme Thériault :
Parfait. C'est beau, merci. Ça me va.
Le Président
(M. Allaire) : Merci. Mme la députée de Vaudreuil,
2 minutes sur l'amendement.
Mme Nichols :
...les garder occupés. Avec l'adoption du plan de gestion, j'ai compris que ça
va se faire au moyen d'un règlement régional, mais ça va être... ce n'est pas
la... ça ne sera pas la LQE, ça va être la LAU, la
loi sur l'urbanisme.
M. Croteau
(Marc) : Effectivement. M. le Président, c'est le
14° paragraphe, on va voir après, où on voit que c'est à l'intérieur de la
LAU.
Mme Nichols :
Moi, ça me va pour le 13° paragraphe. On peut... on parlait justement du
14°, peut-être qu'on peut aller au 14° paragraphe.
Le Président
(M. Allaire) : Poursuivez. 1 min 30 s pour vous.
Le Président
(M. Allaire) : Pardon? Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault :
Pourquoi 1 min 30 s?
Le Président
(M. Allaire) : Bien, parce qu'on est sur l'amendement. Comme on a
un amendement qui a été déposé, vous avez
choisi, je comprends, de discuter de tous les autres... ce n'est pas des
articles, là, mais des paragraphes, mais vous êtes quand même sur l'amendement,
ça fait que le temps alloué est toujours 20 minutes pour chacun des
parlementaires.
Mme Thériault :
O.K. Bien je poserai les questions de ma collègue, il n'y a pas de problème.
Le Président
(M. Allaire) : Parfait.
Mme Nichols :
O.K. Bien, ce qu'on va faire, on va... non mais...
Le Président
(M. Allaire) : Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Oui. Bien, ce que je propose, on va faire les 17, 18, vu qu'ils font
partie de l'amendement, puis on reviendra à l'article original, là, pour
partir...
Mme Nichols :
Oui. Bien, c'est parce qu'il y a d'autres questions, mais c'était plus logique
d'y aller comme ça. Mais si on veut voter sur l'amendement, on va
faire 17°, 18°, sans parler des autres.
Le 17°, on
disait : «Déterminer les renseignements et les documents à transmettre [à
la] ministre ou à une municipalité pour assurer le suivi des autorisations
délivrées dans une zone inondable d'un lac ou d'un cours d'eau...» Bien là,
c'est parce qu'il doit y avoir une suite logique avec les précédents, là,
évidemment, là. Ça fait que... Est-ce que
vous pouvez, là, peut-être juste nous expliquer, là, le but de l'amendement,
là, relativement à l'article original?
Le Président
(M. Allaire) : Mme la ministre.
Mme Laforest :
Bien, en fait, «déterminer les renseignements et les documents que toute
personne doit transmettre au ministre pour permettre l'élaboration». En fait,
tout est bien expliqué. Moi, j'ai... Ça va aller, ça... ça va être dans la réglementation, j'imagine, ça va
être... c'est pour aller rédiger le règlement. «Déterminer les [règlements]
et les documents que toute personne doit transmettre au ministre pour permettre
l'élaboration, la vérification [et] la modification des limites d'une zone
inondable d'un lac ou d'un cours d'eau», on vient juste préciser
l'habilitation, avec ce paragraphe-là, selon moi. C'est juste pour préciser
comment va se faire l'habilitation réglementaire. M. Croteau, c'est ça?
Le Président
(M. Allaire) : M. Croteau, en complément.
M. Croteau
(Marc) : C'est une question
de numérotation, si je ne me trompe pas. Ça vient remplacer l'ancien 18°.
Le Président
(M. Allaire) : Ça va, Mme la députée de Vaudreuil?
M. Croteau
(Marc) : Ça vient remplacer, M. le Président, l'ancien 18°, en
éliminant ce qu'on a éliminé du tout début,
là, les fameuses zones tampons. Donc, c'est juste la numérotation qui est...
bien, en fait, qu'on enlève aussi la zone tampon, là, je tiens à préciser.
Le Président
(M. Allaire) : Mme la députée de Vaudreuil. Une minute.
Mme Nichols :
Parfait. Donc, je comprends que 17°, là, c'est pour... parce qu'on change, là,
on élimine, là, le concept, là, de la
fameuse zone tampon. Le 18°, quand on dit : «Déterminer, parmi les renseignements et les documents produits en vertu d'un règlement du
gouvernement [...] la présente section, lesquels ont un caractère public et
doivent être rendus accessibles au public», ici aussi, là, on vient enlever,
là... Évidemment, là, il doit y avoir une question de numérotation aussi, mais
on vient enlever aussi, là, la
partie de la zone tampon. Est-ce qu'il y avait
une autre explication à
part la zone tampon?
Le Président
(M. Allaire) : M. Croteau...
Le Président
(M. Allaire) : Mme la ministre.
M. Croteau
(Marc) : Non. Non, la numérotation.
Le Président
(M. Allaire) : Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault :
Oui, M. le Président, parce que, moi, j'en vois une, différence avec l'ancien
équivalent, qui est le 19°. Quand on regarde
le 19° puis qu'on regarde le 18°, dans le 19°, c'était écrit :
«Déterminer, parmi les [règlements] et les documents transmis au
ministre, lesquels ont un caractère public et doivent être rendus accessibles
au public», tandis que le 18°, c'est :
«Déterminer, parmi les renseignements et les documents produits en vertu d'un
règlement du gouvernement pris en vertu de la présente section, lesquels
ont un caractère public et doivent être rendus accessibles au public». Vous avez enlevé le «transmis au
ministre». Pourquoi? Parce qu'il y en a une différence, là, ce n'est plus... ce
n'est pas juste : on change le numéro.
Le Président
(M. Allaire) : M. Croteau.
M. Croteau
(Marc) : Non. Effectivement, il y a un ajout. C'est pour
permettre aussi la possibilité d'avoir accès non seulement aux documents qui
sont transmis, mais tous les documents qui sont produits. Donc, ils ne sont pas
obligés d'être «transmis», mais c'est «produits».
Mme Thériault :
O.K. Donc, autrement dit, ce n'est pas juste les documents qui sont transmis au
ministre, c'est tous les documents qui pourront être produits pour les zones,
pour... tout document qui est relatif à l'article 97 qu'on a devant nous?
M. Croteau
(Marc) : Effectivement. Donc, de la documentation qui pourrait
être à la municipalité, qui n'a pas été transmise, mais qu'on juge nécessaire
pour prendre une décision. Donc, c'est la différence.
Mme Thériault : O.K., O.K. Puis c'est qui qui
décide pour savoir qu'est-ce qui est un caractère public qui va... sera
rendu accessible au public? C'est le ministère, ou la municipalité, ou la CAI?
M. Croteau (Marc) :
C'est la loi de l'accès à l'information, premièrement, et, si c'est un document
qui a été produit par un tiers, pour le rendre public en vertu de la loi de
l'accès à l'information, ça prend la permission du tiers pour le rendre public.
Une fois transmis au ministère... Si c'est transmis au ministère... Donc, je ne
parle pas de ceux qui sont produits qui sont à l'extérieur, là, mais s'il est
transmis au ministère, là, c'est vraiment la loi à l'accès à l'information qui
vient déterminer ce qui est public.
Mme Thériault : O.K. Et
est-ce que la municipalité ou la MRC a l'obligation de transmettre quand même
ces documents au ministère? Parce que je me pose la question. En fait, c'est
que, là, je me dis : O.K., là, il va falloir faire une demande d'accès à l'information pour avoir les documents,
alors qu'on sait que la loi d'accès à l'information est un peu désuète,
là, elle aurait besoin d'être époussetée, elle aussi. Là, ici, on sait que
cette loi-là, c'est en vertu des ministères, mais la plupart des documents vont
passer dans les mains des MRC puis des municipalités et pas nécessairement
transmis au ministre. Ça fait que c'est pour ça que je me dis, bien, oui, vous
rendez... vous semblez rendre accessible plus de documents et non pas seulement
ceux qui sont transmis au ministre. Ça fait que je me demande juste comment ça
va marcher? Puis est-ce que ces demandes d'accès à l'information qui seront
faites à tout vent... et qu'on se fera
répondre à chaque fois : Bien non, c'est confidentiel, on est protégé ou
je ne sais pas trop quoi.
Le Président (M. Allaire) :
M. Croteau.
M. Croteau (Marc) :
M. le Président, d'abord, le ministère de... bien, moi, je fais erreur, le
ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
est le champion des demandes d'accès à l'information. On en gère, dépendamment
des années, entre 12 000 et 13 000 demandes par année. Quand
j'étais aux affaires municipales, puis on avait 1 100, je trouvais que
c'était beaucoup, donc on a... évidemment, le respect des échéanciers est...
bon, il est très, très bon, il est très, très bon. Par rapport au document
produit, il ne faut pas oublier qu'une municipalité aussi est un organisme qui
est assujetti à la loi d'accès à l'information. Donc, je n'ai pas d'autres
commentaires à dire que c'est selon la loi à l'accès à l'information.
Mme Thériault : Les MRC
aussi sont soumises à la loi d'accès à l'information.
M. Croteau (Marc) :
Oui, les MRC sont considérées comme étant une municipalité.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Mme la députée.
Mme Thériault : Ça va,
M. le Président.
Le Président (M. Allaire) : Ça
Mme Thériault :
...ministère de l'Environnement pour répondre à 13 000 demandes
d'accès à l'information par année, en espérant que ça ne l'occasionne pas une
hausse à 15 000 demandes d'accès à l'information. Je suis convaincue
qu'il y a beaucoup de gens qui vont vouloir peut-être mieux documenter le
phénomène des inondations, et ce que le Québec est en train de faire aussi.
Donc, ça se pourrait qu'il y ait une légère hausse de demandes d'accès à
l'information. O.K., ça me va pour le 18°.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. D'autres interventions concernant l'amendement? S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à sa mise aux voix. M. le secrétaire, par
vote nominal, s'il vous plaît.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Laforest (Chicoutimi)?
Le Secrétaire : Pour le
groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Jacques (Mégantic)?
Le Secrétaire : Pour le
groupe parlementaire formant l'opposition officielle, Mme Nichols
(Vaudreuil)?
Secrétaire : M. Allaire (Maskinongé)?
Le Président (M.
Allaire) : Abstention. L'amendement déposé à l'article 97 est
adopté. On revient donc à l'article 97 maintenant amendé. Est-ce qu'il y a
des interventions? Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Bien, oui, M. le Président. Certainement, on va revenir sur l'article, parce
qu'on était en train de le faire par points, mais on a sauté à 17°, 18° parce
qu'on s'est fait rappeler qu'on était à l'amendement. Donc, on va continuer au
point 14°, ça coulait bien. Le 14°, on dit que c'est prévoir les critères
d'un règlement pris en vertu de la
loi sur... de 79.1, qui doit, évidemment,
respecter... et être approuvé par la ministre des Affaires municipales.
«Prévoir les critères qu'un règlement pris en vertu de l'article 79.1...»
Alors, est-ce qu'on peut nous rappeler le 79.1 de la LAU fait référence à quoi
précisément?
Le Président (M.
Allaire) : ...la parole est à vous.
M. Croteau
(Marc) : Merci, M. Président. «79.1. Le conseil d'une municipalité
régionale de comté peut, par règlement, régir ou restreindre sur tout ou
partie
[de son] territoire de la municipalité régionale de comté la plantation ou
l'abattage d'arbre afin d'assurer la protection du couvert forestier et de
favoriser l'aménagement...» Ça, c'est l'ancien,
hein? C'est ça, vous l'avez modifié tantôt. Donc, je vais peut-être laisser la
parole à... le spécialiste municipal. Voilà. Ça a été modifié.
Excusez-moi, M. le Président, j'avais l'ancienne version.
Le Président (M.
Allaire) : Me Paradis, la parole est à vous.
M. Paradis
(Nicolas) : Merci, M. le Président. M. Croteau avait raison sur
l'article, il est en vigueur, c'est l'article
en vigueur auquel il référait.
L'article auquel on réfère dans
l'article 97 est celui qui est introduit par l'article 6 du
projet de loi, donc 79.1, qui est : «Le conseil d'une municipalité
régionale de comté peut adopter un règlement afin
de mettre en oeuvre tout plan de gestion des risques liés aux inondations
élaboré conformément au règlement pris en
vertu du paragraphe 13° de l'article [46.0.21] de la
Loi sur la
qualité de l'environnement.» Donc, c'est le règlement qui va suivre le plan de gestion auquel on a...
auquel cette commission a discuté tout à l'heure dans le cadre des autres
paragraphes de l'article 97.
Le Président (M.
Allaire) : Merci. Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Merci. Donc, je comprends que, dans le fond, c'est que les municipalités
vont... peuvent ou pas, là... ont la possibilité, en fait, de faire un plan de
gestion au moyen d'un règlement régional puis que les critères de ce règlement,
c'est par ce paragraphe-là qu'ils vont être déterminés. Donc, dans le fond, là,
la municipalité va soumettre son plan de gestion, puis, ici, bien, les critères
seront élaborés pour encadrer tout ça ou pour pouvoir venir dire à la
municipalité, dans son plan de gestion, qu'est-ce qui fitte ou qu'est-ce qui ne
fitte pas?
Le Président (M.
Allaire) : Me Paradis.
M. Paradis
(Nicolas) : Bien, exactement. Dans le fond, c'est les critères que le
règlement devra respecter, règlement qui sera là pour mettre en oeuvre,
réaliser le plan de gestion, critères que le règlement devra respecter pour
pouvoir être approuvé ultimement par la ministre des Affaires municipales.
Le Président (M.
Allaire) : Merci. Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Quand on parlait un peu plus tôt, là, entre autres, là, par exemple, là, les
acquis puis le classement, entre autres, là, dans les schémas, est-ce qu'on
comprend que les municipalités où... enfin, où il y aura des résidences avec
certains droits acquis, est-ce qu'on comprend que ça va être dans ce
règlement-là puis ça va être prévu ici ou ça va être prévu ailleurs?
Le Président (M.
Allaire) : Me Paradis.
M. Paradis
(Nicolas) : Le droit acquis existe. Le droit acquis, c'est un droit
qui existe justement en fonction d'un état de situation. Ce règlement-là va se
vouloir davantage dans une dynamique de permettre la réalisation de nouvelles
constructions, en somme. Comme le sous-ministre de l'Environnement l'indiquait
un peu plus tôt, donc, des bâtiments qui
sont existants ne seront pas en soi visés, proprement dit, bénéficient de
droits acquis. Le règlement, lui, pourra venir prévoir, en conformité
avec le plan de gestion, des assouplissements pour tenir compte des situations
propres au secteur concerné pour dire : Oui, malgré le fait qu'il y a une
interdiction d'un règlement gouvernemental, il
y a une possibilité de construction d'un nouvel immeuble, une nouvelle maison à
tel endroit. Donc, pour la question des droits acquis, ça, c'est la
gestion qui va se faire, en somme, pour dire : Le droit est là, et puis il
y a possibilité de rénover, mais il peut y avoir, bien entendu, des
restrictions liées aux agrandissements, parce que là on aurait une question
d'accroissement des droits acquis, et là ça peut entraîner des difficultés.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Mme la députée de Vaudreuil.
Nichols : Bien, ça ne sera pas dans le plan de gestion... ce n'est pas
nécessairement le plan de gestion de la municipalité qui va venir déterminer
les acquis ou pas? Ça, ça porte.
M. Paradis
(Nicolas) : Le plan de gestion ne peut pas déterminer les acquis,
c'est une question de faits.
M. Paradis
(Nicolas) : Ça fait qu'on va regarder la situation. C'est une question
de faits.
Le Président (M.
Allaire) : Mme la députée de Vaudreuil.
Nichols : Oui, ça répond à mon questionnement. Au 15°, quand on
dit : «Établir les normes applicables à un ouvrage de protection contre
les inondations, notamment en ce qui concerne sa conception, son entretien
et sa surveillance», les normes applicables, là, pour l'ouvrage de protection,
on en a déjà parlé, la conception, l'entretien, la surveillance, donc, on
comprend ici que le ministère de l'Environnement va venir dire à la ville
comment appliquer puis à quelle fréquence le faire, puis c'est... Puis, on en
avait parlé, là, dans un
article précédent, c'est que ce n'est pas
nécessairement, là, au moment de l'urgence, là, mais ça va... ça peut
peut-être... c'est prévu que ça se fasse
plutôt en continu que juste au moment où est soulevée l'urgence, ou... Cet
article-là, en fait, là, ce paragraphe-là vient, là, définitivement, là,
établir, là, les normes, par règlement.
Mme Nichols :
Oui, avec l'Environnement, mais que ça va pouvoir se faire... il va pouvoir...
Le ministère de l'Environnement va pouvoir, là, exiger, là, d'avoir, des...
Laforest : ...des obligations.
Mme Nichols :
Oui, des obligations, des redditions, demander que... plutôt que de demander
d'intervenir, là, sur un moment urgent, là, mais d'avoir de l'entretien, une
fréquence, va pouvoir, là, tout prévoir ça entre autres avec ce paragraphe-là,
les noms.
Le Président (M.
Allaire) : Merci. Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Moi, ça, ça me va. Je ne sais pas si ma collègue, elle avait des questions.
Mme Nichols :
Au paragraphe 16° : «Prescrire les rapports, les études et autres
documents, dans le cas des conditions indiqués, qui doivent être réalisés par
une municipalité responsable, en vertu d'un décret», là, on retourne à 46.0.13,
où on déterminait, là, la responsabilité.
Le Président (M.
Allaire) : M. Croteau.
Croteau (Marc) : ...à 19°, à moins que je me trompe, là.
Le Président (M.
Allaire) : Non, non. Ils ont été amendés.
Croteau (Marc) : Ils ont été amendés, hein.
Le Président (M.
Allaire) : Oui. Mais il peut quand même y avoir des questions, là.
Est-ce que vous voulez des précisions? Continuez, poursuivez, Mme la députée.
Mme Nichols :
Oui, c'est ça. Oui, oui, là, parce qu'on revient sur la totalité de l'article,
ça fait qu'on peut avoir des questions sur la totalité de...
Le Président (M.
Allaire) : Oui, oui, exactement. Oui.
Nichols : Parfait. Je reviens, là, sur la prescription, là :
«Prescrire les rapports, les études et autre document, dans [le] cas
[des] conditions indiquées, qui doivent être réalisés par une municipalité
[...], en vertu d'un décret pris en application [...]
46.0.13», là, si je ne me trompe pas, c'était, là, la
partie où la municipalité
accepte ou pas, là, la responsabilité de l'ouvrage.
Mme Nichols : Donc, c'est dans ce
cas-là, évidemment, si la municipalité n'a pas la responsabilité de l'ouvrage,
là, je présume qu'on ne peut pas exiger qu'elle vienne faire des études ou des
rapports.
Le Président (M. Allaire) : Oui, M.
Croteau... Ah! je pensais que vous vouliez ajouter quelque chose, excusez-moi.
M. Croteau (Marc) :
Oui.
Le Président (M. Allaire) : Oui. Ah!
oui, vous avez dit oui. C'est bon?
M. Croteau (Marc) :
Oui, on peut... L'amendement, c'est ce que c'est venu faire. Lorsqu'une
municipalité...
Mme Nichols : ...a la
responsabilité?
M. Croteau (Marc) :
Le seizième paragraphe, avant l'amendement, venait restreindre l'application
aux municipalités qui avaient demandé la responsabilité, et l'amendement qu'on
a passé tantôt vient faire en sorte que ça s'applique
à tous les ouvrages. Quand on disait qu'on va pouvoir demander des études de vulnérabilité, c'est l'amendement, puis corrigez-moi
Me Lafleur si je me trompe, là, mais c'est l'amendement qui est venu faire
en sorte que les municipalités qui n'assument pas la responsabilité de
l'ouvrage, on va quand même avoir le pouvoir de demander des études sur la vulnérabilité, s'assurer de la
surveillance, s'assurer de la mise à jour de leur plan de mesures d'urgence.
Mme Laforest : Mais on avait dit...
Dans l'amendement, M. Croteau, si je ne me trompe pas, c'était pour toute
municipalité qui en est responsable ou non. Ça fait que c'est pour ça qu'on
touche tous les ouvrages de protection avec cet amendement-là.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Mme Nichols : Oui, mais, là, je
comprends, là, la partie, là, que la municipalité, là, ne prend pas la
responsabilité, là, l'étude de vulnérabilité derrière le... Moi, ça, ça me
convient. Mais là, je ne comprends juste pas qu'on vienne quand même leur
donner une obligation, on vient quand même... Même s'il refuse, là, la
responsabilité de l'ouvrage, ils la font, là, l'étude, ils l'ont l'obligation
de la faire, cette étude de vulnérabilité là. Mais est-ce que je comprends que
cet article-là vient en plus de donner la même responsabilité que si elle... la
même obligation que si elle avait la responsabilité de l'ouvrage de faire des
études en lien avec l'ouvrage de protection?
M. Croteau (Marc) : M. le Président,
c'est qu'avant l'amendement, on n'avait pas le pouvoir d'exiger l'étude de
vulnérabilité. Avec...
Mme Nichols : Ah! c'est juste pour
l'étude de vulnérabilité?
M. Croteau (Marc) : C'est ça. Et,
avec l'amendement, ça va nous permettre de demander l'étude qui est nécessaire
même si une municipalité n'est pas responsable. Je ne sais pas si...
Mme Nichols : Bien, moi, j'avais déjà
compris, là. Moi, je pensais que ça allait ensemble, là. Tu n'as pas la
responsabilité... Tu ne veux pas la responsabilité, tu as une étude de
vulnérabilité à faire, là. Je pensais qu'on l'avait déjà inclus ailleurs. Mais
là, ce que je comprends, c'est que, dans le fond, on... Ah oui! dans le fond,
il faut que vous ayez le pouvoir réglementaire de l'exiger.
M. Croteau (Marc) : De l'exiger,
c'est ça.
Mme Nichols : Puis c'est ici qu'on
vient le mettre.
M. Croteau (Marc) : C'est ça.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée de Vaudreuil, vous pouvez poursuivre. Ça va?
Mme Nichols : Oui, ça va, ça me
convient. Il me semble que c'était... Je pensais que c'était déjà fait, mais, vu que c'est un nouveau pouvoir réglementaire, M.
le Président, là, je comprends que... je comprends pourquoi il est là.
Moi,
j'avais posé mes questions relativement au 17°, 18°, et je n'avais pas
nécessairement, là, d'autre question, là, relativement à
l'article 97.
Le Président (M. Allaire) : Mme la
députée d'Anjou—Louis-Riel.
Thériault : Oui.
Merci, M. le Président. Juste... Dans les notes explicatives, c'est
écrit : «Une municipalité...» Dans
le 3° paragraphe : «Une municipalité régionale de comté qui désire se
doter d'un tel plan devra mettre en oeuvre en adoptant un règlement
régional...»
Le Président (M. Allaire) :
Mme la ministre.
Mme Laforest : ...tantôt, on a tout
expliqué ça.
Mme Thériault : Régional.
O.K. Je n'ai comme pas saisi que c'était ça que vous parliez.
Mme Laforest : Avec les MRC, c'est
là qu'on l'a expliqué.
Mme Thériault : O.K. Je
n'avais pas saisi pareil. Pouvez-vous me l'expliquer?
Le Président (M. Allaire) :
Mme la ministre.
Laforest : Bien en fait,
quand on donnait la responsabilité... Vous le savez, voyons, on l'a expliqué
tantôt. Hé! vous êtes assez...
Mme Thériault : Non, mais
j'ai... Non, mais, pour de vrai, je n'ai vraiment pas saisi que c'était ça. Je
suis sérieuse, en plus de ça.
Mme Laforest : O.K., oui, sérieux...
Mme Thériault : Oui, oui.
Le Président (M. Allaire) :
Mme la ministre.
Mme Laforest : Bien, on l'a
expliqué, tantôt, là. Donner plus de responsabilités à la MRC pour avoir une
meilleure image du milieu sur le terrain dans chaque région. Alors, c'est là
qu'on avait discuté, tantôt, d'accepter, par exemple, comme des pouvoirs qu'on
donnait à la CMM. On disait : Les MRC l'avaient demandé. Tantôt, je ne
sais pas si vous vous rappelez, on disait : En consultations
particulières...
Thériault : Le règlement régional va être pris comment? C'est
chacune des municipalités qui va adopter le règlement, parce que ça s'en va à
la MRC. C'est ça que je veux savoir, c'est, le règlement, de quelle manière
il était fait.
Mme Laforest : C'est ça, ça va être
des... Régionale. Les MRC vont pouvoir avoir leur réglementation régionale,
oui.
Mme Thériault : Régionale,
mais ça devrait être approuvé par chacune des municipalités avant de passer par
la MRC, ou si c'est la MRC qui l'adopte? C'est ça que je veux savoir.
Une voix : C'est la MRC qui
l'adopte.
Mme Thériault : C'est la MRC
qui l'adopte.
Mme Thériault : O.K. Parfait.
Puis, après ça, c'est transmis au ministère.
Mme Thériault : Pour qu'on
puisse savoir qu'est-ce que la MRC a adopté.
Mme Thériault : Au MAMH.
Thériault : O.K. Parfait. C'est beau. C'était le cheminement
que je cherchais.
Laforest : O.K., O.K., O.K.
Le Président (M.
Allaire) : Ça va? Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Pour, entre autres, là... Je... Est-ce que c'est... La question, entre autres,
là, sur les plans de gestion puis le règlement régional, là, que ma collègue
vient de poser, qui me faisait penser que, dans certains cas, il y a des cours
d'eau qui sont partagés, là, entre plusieurs MRC : Est-ce que les MRC
devraient pouvoir se regrouper dans la réalisation, entre autres, d'un plan de
gestion ou est-ce que... Est-ce que cette possibilité-là, elle est prévue dans
les plans de gestion? Parce que les municipalités peuvent ou non là, mais
est-ce qu'il y a une possibilité que les municipalités
peuvent se regrouper pour faire ce plan de gestion là, qui, évidemment, sera
dans un règlement régional? Puis, je pense, entre autres, là, il y a
des... je ne sais pas, on peut en nommer plein, là, de cours d'eau, là, mais
les cours d'eau métropolitains, évidemment, ils ont un rôle important, là, dans
la réalisation du plan.
Le Président (M.
Allaire) : M. Croteau.
M. Croteau
(Marc) : M. le Président, effectivement, rien n'empêche une MRC
de se joindre avec une MRC adjacente pour faire un plan de gestion, excusez
l'expression, mais un plan de gestion miroir, ou un... et de le faire ensemble.
Par contre, ce qui est clair, c'est que seulement une MRC peut adopter un
règlement individuellement, donc ça ne pourra pas être collectivement. Donc, on
peut se mettre en partenariat avec la municipalité en amont et en aval pour
faire l'étude de plans de gestion, mais l'adoption du plan de gestion doit être
individuelle. Chaque MRC devra adopter leur plan de gestion et le faire
approuver par le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, le tout
à l'intérieur de l'encadrement nécessaire pour un plan de gestion. Donc, ils
peuvent avoir des partenariats, mais chaque MRC doivent adopter.
Le Président (M.
Allaire) : Merci. Mme la députée de Vaudreuil, vous souhaitez
poursuivre?
Mme Nichols :
Oui, mais il n'y a rien qui les empêchera, là, ce que je comprends, là, il n'y
a rien qui empêchera de faire des plans de gestion, là, complémentaires un et
l'autre, mais que la réglementation devra, évidemment, là... et tu as la
compétence de chacun.
J'avais des questions
relativement à l'importance des zones protégées, là, par un ouvrage de
protection, puis la gestion qui doit, entre autres, là, prendre en compte les
composantes, là, des risques particuliers, mais je pense qu'on l'a quand même
abordé un peu. Dans le fond, c'était en lien avec... qui établit les zones
protégées derrière les ouvrages, là, qui ont une fonction de protection, mais
je pense qu'on l'a déjà abordé, puis j'ai une bonne... j'ai tout de même, là,
une partie, là, une
partie des réponses, que ça va se faire, là, par règlement
futur.
Moi, je n'avais pas
d'autre...
Le Président (M.
Allaire) : Pas d'autre intervention? Ça va?
Mme Nichols :
Juste peut-être au niveau de la... Non, c'est beau, ça va.
Le Président (M.
Allaire) : Ça va?
Président (M. Allaire) :
Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention concernant l'article 97 amendé,
nous allons procéder à sa mise aux voix. M. le secrétaire, par vote
nominal, s'il vous plaît.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. Mme Laforest (Chicoutimi)?
Le Secrétaire :
Pour le groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Jacques (Mégantic)?
Le Secrétaire :
Pour le groupe parlementaire formant l'opposition officielle, Mme Nichols (Vaudreuil)?
Le Secrétaire :
M. Allaire (Maskinongé)?
Président (M. Allaire) :
Abstention.
L'article 97 amendé est adopté. Alors, là je regarde l'heure
et je pense que je vais suspendre les travaux.
Je suspends les travaux jusqu'à
14 heures, donc une petite heure, là, uniquement pour dîner. Bon dîner à
tous!
(Suspension de la séance à
12 h 59)
Le Président (M.
Allaire) : Alors, à l'ordre, s'il vous plaît! La Commission de
l'aménagement du territoire reprend ses travaux.
Nous poursuivons l'étude
détaillée du projet de loi n° 67, Loi instaurant un nouveau régime
d'aménagement dans les zones inondables des
lacs et des cours d'eau, octroyant temporairement aux municipalités des
pouvoirs visant à répondre à certains besoins et modifiant diverses
dispositions.
Alors,
si vous vous souvenez, lors de la suspension, nous avons adopté l'article
n° 97. Donc on va poursuivre,
Mme la ministre, avec la lecture de l'article 87 ainsi que vos
commentaires. Je vous cède la parole.
Laforest : Oui, merci, M. le Président. Alors, l'article 87 :
L'article 24
de cette loi est modifié :
1° dans le premier
alinéa
a) par la
suppression, dans ce qui précède le paragraphe 1°, de «sur la qualité de
l'environnement»;
b) par
l'ajout, à la fin, du paragraphe suivant :
«6° lorsque la
demande concerne une activité dans une zone inondable d'un lac ou d'un cours
d'eau ou dans une zone de mobilité d'un cours d'eau, les conséquences de la
réalisation de l'activité sur les personnes et les biens situés dans cette
zone.»;
2° par l'insertion,
dans le troisième alinéa et après «l'environnement», de «, sur la vie, la
santé, la sécurité, le bien-être et le confort de l'être humain ainsi que sur
les écosystèmes, les autres espèces vivantes ou les biens.»
Alors,
l'article 87. Ces modifications prévoient que, dans
l'analyse d'une demande d'autorisation ministérielle faite en vertu de l'article 22 de la
Loi sur
la qualité de l'environnement pour une activité réalisée dans une zone
inondable d'un lac ou d'un cours d'eau ou dans une zone de mobilité d'un
cours d'eau, le ministre doit, en plus des autres éléments énumérés à cet
article, prendre en considération les conséquences d'une telle activité sur les
personnes et les biens.
Cette disposition ne
modifie pas l'obligation du ministre de prendre en considération les impacts
d'un projet sur la qualité de l'environnement. Elle vise à élargir la prise en
compte des impacts d'un projet en ne se limitant pas uniquement à la qualité de
l'environnement, mais en incluant les impacts sur la vie, la santé, la
sécurité, le bien-être et le confort de
l'être humain ainsi que sur les écosystèmes, les autres espèces vivantes ou les
biens. Cette énumération est d'ailleurs celle que l'on trouve à
l'article 20 de la
Loi sur la qualité de l'environnement.
Alors l'article 24
actuel, tel qu'il serait modifié :
«24. Dans le cadre de
l'analyse des impacts d'un projet, le ministre prend notamment en considération
les éléments suivants :
«6° lorsque la
demande concerne une activité dans une zone inondable d'un lac ou d'un cours
d'eau ou dans une zone de mobilité d'un cours d'eau, les conséquences de la
réalisation de l'activité sur les personnes et les biens situés dans cette
zone.
«Le ministre peut
également prendre en considération les risques et les impacts anticipés des
changements climatiques sur le projet et sur le milieu où il sera réalisé, les
mesures d'adaptation que le projet peut nécessiter ainsi que les engagements du
Québec en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
«Le ministre peut
exiger, dans le délai et selon les modalités qu'il fixe, un plan de gestion de
matières résiduelles précisant la nature et la quantité estimée de matières
résiduelles qui seront générées par l'activité sur une période donnée et leur
mode de gestion ainsi que tout autre renseignement, document ou étude
supplémentaires qu'il estime nécessaire pour connaître les impacts du projet
sur la qualité de l'environnement, sur la vie, la santé, la sécurité, le bien-être
et le confort de l'être humain ainsi que sur les écosystèmes, les autres
espèces vivantes ou les biens avant de prendre sa décision.»
Alors, l'objectif de
cet article, M. le Président, c'est d'intégrer des considérations liées à la
protection des personnes et des biens face aux inondations
dans l'analyse des projets assujettis au régime d'autorisation ministérielle.
Et on prévoit que le ministère de l'Environnement analyse l'impact d'un projet
en zone inondable ou en zone de mobilité sur la sécurité des personnes et des
biens avant de l'autoriser. Alors, merci beaucoup, M. le Président.
Président (M. Allaire) :
Merci à vous. Des interventions concernant l'article 87? Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Oui, merci, M. le Président. Là, je comprends, là, qu'on dit : «Dans le
cadre de l'analyse des impacts d'un projet, le ministre prend notamment en
considération les éléments suivants...» Nous, on tombe tout de suite, là, ici,
à l'article 6. Est-ce qu'on peut avoir juste l'énumération, peut-être, là,
des éléments précédents?
Le Président (M.
Allaire) : M. Croteau, la parole est à vous.
Croteau (Marc) : M. le Président, peut-être... Je veux absolument
répondre à la question, mais, juste avant, peut-être faire un petit préambule
sur le fonctionnement des autorisations. Dans la loi de qualité sur
l'environnement, et toujours selon — c'est le même principe — le
principe du risque, deux types d'autorisations... Lorsqu'on a un risque modéré, on est dans l'article 22.
Donc, c'est une autorisation ministérielle. Lorsqu'on est dans un risque élevé,
là, on tombe dans les articles 31 et plus, qui sont, grosso modo...
on retrouve le BAPE, par exemple. Donc, ce sont des projets qui sont assujettis à une étude d'impact environnemental, donc
ça s'appelle la Procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur
l'environnement.
Donc, ce qu'on vient faire avec 87 jusqu'à 91,
c'est qu'étant donné qu'on aura la responsabilité aussi d'assurer que tous les
travaux, toutes les demandes d'autorisation doivent prendre en considération
aussi la sécurité des gens et des biens... Donc, tout ce qui touche les
analyses qu'ils auront à faire, au ministère, en vertu soit de 22 ou soit de
31, devront prendre en considération les éléments qui peuvent porter atteinte à
la sécurité des biens et des personnes. Donc, on va avoir des modifications qui
viennent ajuster ce que les analystes au ministère doivent analyser avant
d'émettre l'autorisation en vertu de 22 et, pour la procédure d'évaluation
assujettie au BAPE, prendre en considération aussi les mêmes éléments.
Donc, à la réponse de la question précise :
Quels sont les éléments qui sont vus et analysés dans le cadre d'une demande
d'autorisation? D'abord, l'article 22 vient dire qu'une autorisation sera
requise, et je vulgarise, là, s'il y a une demande avec risque modéré, on doit
passer à une demande d'autorisation ministérielle. 23 vient dire : Voici
les éléments que vous devez fournir, bon, tel document, tel document, tel
document. 24 vient définir qu'est-ce que
l'analyste doit regarder lorsqu'il fait l'analyse de la demande d'autorisation.
Donc, à 24, on peut retrouver, dans le premier paragraphe, la nature et
les modalités du projet, donc, c'est quoi, votre projet.
Deuxièmement, les caractéristiques du milieu
touché. Par exemple, on voudrait savoir est-ce que c'est un milieu humide, par
exemple.
Troisièmement, la nature, la quantité, la
concentration et la localisation de tous les contaminants. On veut savoir s'il
va y avoir un sol contaminé.
Quatrièmement,
lorsque le projet découle d'un programme ayant fait l'objet d'une évaluation
environnementale stratégique, en application du
chapitre V, les
conclusions d'une étude.
Cinquièmement, dans les cas prévus par règlement
du gouvernement, les émissions de gaz à effet de serre. Donc, si on parle ici
de quelque chose qui peut avoir en sorte d'avoir un impact sur les gaz à effet
de serre, on veut avoir les données.
Et là, on va ajouter, dans les... un sixième
paragraphe. Lorsque la demande concerne une activité dans une zone inondable ou dans un cours d'eau ou dans une
zone de mobilité d'un cours d'eau, les conséquences de réalisation de
l'activité sur les personnes et les biens situés dans cette zone, en amont, en
aval et où le projet va avoir lieu. Et, deuxièmement,
de s'assurer qu'on doit aussi analyser l'impact, non seulement sur
l'environnement, mais aussi sur la vie, la santé, la sécurité, le
bien-être, le confort de l'être humain.
Donc, c'est
un peu tout l'encadrement qu'on va voir entre les articles 87 à 91. Ça
vient faire, ni plus ni moins, de la concordance à ce qu'on a fait
précédemment avec les articles 97, 98, 95.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
D'autres interventions? Mme la députée de Vaudreuil.
Nichols : Oui. Merci pour les précisions, là, en début de... Parce
qu'il va y avoir une suite d'articles, là : 87, 88, 89, 90 jusqu'à
99, 31, 32, 33.
Je comprends, là, que c'est des dispositions
supplémentaires pour les... en lien avec les autorisations. Mais, ce que je
comprends, c'est que c'est lié directement à la protection des personnes et des
biens. Il n'y avait pas... C'est précisément, là, c'est précisément, ça, là,
entre autres, là, l'article, ici là, l'article 87.
Laforest : C'est un tout, en fait, c'est pour ne pas faire plusieurs
analyses. C'est une analyse qui comporte toutes les mesures indiquées
ici, dont les personnes et les biens.
Le Président (M. Allaire) : Oui, Mme
la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Puis, ce que je
comprends aussi, puis c'est ce que vous nous aviez dit aussi quand on a eu le
briefing technique, là — je
sais que c'est le terme anglophone, là —, mais on avait dit : Faire en
sorte que les projets réalisés en zone inondable n'augmentent pas la
vulnérabilité sur les personnes et les biens lors des inondations. Parce qu'il y avait eu... Il y a l'analyse par le
risque, qui est importante, mais il y avait aussi, là, le principe de la
vulnérabilité. Donc, je comprends qu'ici, là, on en tient compte dans
ces articles-là.
M. Croteau (Marc) : ...ces
amendements-là, une demande d'autorisation pour des travaux, le ministère, même
si on l'a adopté auparavant, n'aurait pas le pouvoir ni l'obligation, encore
moins, de faire l'analyse, à savoir est-ce qu'il y a un impact sur la sécurité
des citoyens et des biens.
Le Président (M. Allaire) :
Mme la députée.
Mme Nichols : Ça permettrait aussi,
là, ce que je comprends, là... Parce que là, on nomme, là, les critères. On dit que, dans le cadre de cette analyse-là, des
impacts du projet, il y a des, notamment, hein, il y a des éléments, là, qui sont pris en considération. Est-ce que ça veut dire que
la réponse pourrait être non, là? Qu'on pourrait se permettre de refuser
si ces éléments-là ne sont pas dans le cadre de l'analyse des impacts? Est-ce
que ça serait un non ou est-ce que ça veut dire qu'il y aurait des
recommandations avec des suggestions pour que l'analyse d'impact du projet,
dans le fond, là, rentre dans les paramètres demandés du ministère? Puis, là,
je ne sais pas si c'est clair, de la façon que je l'ai exprimé, là, mais...
Le Président (M.
Allaire) : M. Croteau.
M. Croteau
(Marc) : Oui, absolument. M. le Président, lorsqu'un projet a été
déposé... Là, on est dans la catégorie de risque modéré, à 22, là,
l'article 22. Ici, c'est 24, c'est qu'est-ce quoi doit analyser. Nous
sommes dans un mode de risque modéré. L'analyste va recevoir le projet, va
faire l'analyse du projet. Souvent, il va manquer d'informations, par exemple
on n'aura pas donné, si c'est nécessaire, là, un forage pour dire est-ce que le
sol est contaminé, etc. On va poser la série de questions. Une fois qu'on est
sur le point de se prononcer, si c'est un oui ou un non, il va y avoir
habituellement une intervention avec l'initiateur du projet pour dire :
Écoutez, on s'enligne pour un refus parce que tel élément, tel élément, mais,
si vous modifiez votre projet pour faire en sorte que... si on avait mis à
risque, par exemple, la sécurité des citoyens, M. le Président... et vous
modifiez votre projet pour assurer qu'on ne met pas à risque la sécurité des
citoyens, là il y aurait un oui. Mais si on peut voir qu'on met à risque, bien
là, ça va être un non.
Le Président (M.
Allaire) : Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault :
Merci, M. le Président. Merci, M. Croteau, pour la précision par
rapport à la
section sur les responsabilités par rapport aux articles 22,
23, 24.
Dans l'article en
question, dans le 24, pourquoi avoir enlevé «sur la qualité de
l'environnement»? Dans votre premier alinéa,
c'est écrit : «Dans le cadre de l'analyse des impacts d'un projet, le
ministre prend notamment en considération les éléments suivants...»
Avant, c'était écrit : «Dans le cadre de l'analyse d'impact d'un projet
sur la qualité de l'environnement». Là, vous l'enlevez, vous l'avez biffé,
pourquoi?
Croteau (Marc) : Oui, parce
que, maintenant, ça ne porte pas seulement que sur la qualité de
l'environnement. Parce que sans ça, on aurait été limités, Mme la
députée, que sur les besoins de l'environnement.
Mme Thériault :
Parfait. Donc, c'est sûr que le ministre... Parce qu'on comprend qu'on est
toujours dans la
loi sur le ministère du
Développement durable, donc c'est le ministre de l'Environnement dont on parle
ici, là. Quand même, c'est toujours en lien avec un projet ou un... la
cartographie, le plan de gestion, toute la
section qu'on est en train
d'étudier.
Croteau (Marc) : Absolument. On est dans la
Loi sur la qualité
de l'environnement, non pas la
Loi sur le développement durable, ça, c'est une
différente loi.
Mme Thériault :
De l'environnement. Parfait, oui. O.K. Parfait. Sur la qualité de
l'environnement. Parfait. Je comprends qu'il y a d'autres considérants, parce
que là vous nous ajoutez un sixième paragraphe pour qu'on puisse prendre en
considération les zones inondables, là, qui n'étaient pas dans la loi
auparavant.
Croteau (Marc) : C'est ça.
Mme Thériault :
Donc, c'est pour ça que vous l'ajoutez. Et que vous avez... c'est comme
conséquent à ce qu'on a, des biens situés
dans cette zone. La zo