Culture and Education — 20 March 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
CCE 2019-03-20
Quebec — Committees
Je vous
souhaite la bienvenue. Je vous invite à vous présenter. Pour fins
d'enregistrement... Je vous demanderais de procéder à la période
d'échange avec les membres de la commission pour le temps qu'on a. Puis ça va
être prévu.
Le Président
(M. Asselin) : La parole est à vous pour 10 minutes.
Mme Boucher
(Rhonda) : M. le Président, nous vous remercions pour votre invitation
afin de recevoir nos commentaires sur le projet n° 12.
The English Parents' Committee
Association is a coalition of parent committees from English language school boards across Québec representing nearly 100 000 students. In the English language
youth sector, ACPA is a non-profit association funded by the ministère de l'Éducation
et de l'Enseignement supérieur. ACPA advocates for the English public education in Québec and lobbies on issues of
concern of our parents' committee members. Whenever there is an educational
issue, we are the voice of the parents.
ACPA is pleased overall with
the proposed bill 12. We appreciate that the minister of Education and
Higher education applied our recommendations
that the parents communicated to us in our school fees survey we conducted
in December of 2017. We were pleased to
follow up with the ministry in December 2018 regarding the survey as well
as new recommendations from the parents regarding daycares, transportation and
clarity on free education, to name a few.
M. Masson (Pierre) : M. le Président, mon nom est Pierre Masson. Je
vous remercie de nous recevoir pour les commentaires. Mmes les députées
et M. le ministre, je vous remercie également.
Notre présentation va être divisée en sujets.
Elle va être assez brève.
Bon. Le projet de loi n° 12. L'ACPA est
ravie en général du projet de loi n° 12 proposé. Nous sommes
reconnaissants... Excusez, je me suis trompé.
Le droit à la
gratuité scolaire. La consultation publique sur les frais scolaires s'est tenue
du 7 au 25 janvier 2019 et a donné
lieu à plusieurs recommandations principales que les parents appuient. Une
grande proportion des recommandations est
favorable en général à ce que des frais soient exigés pour l'éducation. On
observe que ces recommandations étaient nuancées et proposaient souvent des mesures compensatoires pour les
familles à revenus plus modestes. Plusieurs de ces recommandations
indiquaient que ces frais ne devaient pas être un obstacle à l'accessibilité à
l'éducation. Les écoles anglophones ont mis en place différents calendriers de
paiement afin d'aider les parents qui se trouvent dans de telles situations. Malheureusement, plusieurs écoles ne
récupèrent pas chaque année tous les frais scolaires. Nous aimerions que
le ministère reconnaisse la situation et
aide les familles qui ne sont pas en mesure de payer leurs frais scolaires en
offrant un soutien à ces familles et aux écoles en vue d'éviter tout obstacle à
l'éducation.
Mme Boucher (Rhonda) : A significant proportion was generally
in favor of free and accessible education. Most of
these recommendations stated that education is an investment of society. We
applaud that statement. Without our amazing
teachers in Québec, our society wouldn't be thriving in success. Our anglophone
teachers, schools, school boards and
community are the reason we have the highest success rate in Québec. The
definition of special projects needs to be further defined to clarify which programs would
qualify for charging fees, «sport-études», course options, etc. Parents who decide to register their children in the
special or enriched programs should be able to receive a non-refundable
tax credit of up to 60% of cost of the
programs. This will help to provide a level playing field for non-private
school parents. We would encourage
the ministry to set up a bursary program for those parents that do not have the
financial means to register their children in those special school
projects.
M. Masson (Pierre) : Manuels et matériel didactique gratuits et conseils d'établissement.
Nous souscrivons à la recommandation
émanant du sondage selon laquelle nous devons mettre l'accent sur la réduction
du gaspillage, comme, par exemple,
retourner le matériel non utilisé à la fin de l'année scolaire ou utiliser les
ressources électroniques au lieu du papier.
Les parents aimeraient que le ministère consacre les fonds nécessaires pour
fournir aux écoles ainsi qu'aux centres des tablettes et des ordinateurs portables avec lesquels les étudiants
peuvent faire leurs travaux. Cela non
seulement réduirait le gaspillage,
mais préparerait également les étudiants à la réalité du marché du travail, où on utilise des appareils électroniques.
Pour
que les conseils d'établissement se conforment à l'article 6
de la
Loi sur l'instruction publique, la commission scolaire
veille à ce que ses écoles et ses centres de formation professionnelle respectent les conditions applicables
aux contributions financières exigées et
s'abstiennent, en toute circonstance, d'exiger le paiement des frais contraires
à la loi, dont des frais de nature
administrative, notamment. Les parents ont besoin d'une définition plus précise
du terme «matériel artistique» tel que les pinceaux, l'argile, etc.
Notre
principale recommandation est qu'il y ait une
annexe à l'article 457.2.1
qui comporterait une liste des services et des activités scolaires et qui préciserait les objets et les
catégories de matériel didactique ainsi que les contributions
financières qui relèveront du droit au libre accès.
Centre
de formation professionnelle. Nos centres de formation professionnelle auront
besoin d'une définition et d'une
interprétation de l'expression «matériel didactique». Tout le matériel
hygiénique dont ont besoin les élèves pour suivre leurs cours à option
devrait être compris dans leurs frais scolaires. Le MEES devrait aussi
s'occuper de tout le matériel de sécurité.
Comité
du service de garde et frais connexes. Nous sommes heureux de constater qu'il y
ait un comité de parents du service de garde proposé à
l'article 256. Nous croyons que les parents devraient participer à la
formulation de recommandations concernant
les contributions financières nécessaires pour le service de garde. Il en coûte
chaque année de plus en plus cher d'envoyer un enfant au service de
garde pendant une journée pédagogique. Nombre de parents ont plusieurs enfants qui fréquentent le service de
garde et cela peut devenir très coûteux pour eux. Dans l'article 454.1,
le MEES peut réglementer ce coût pour les parents.
Mme Boucher (Rhonda) : School activities. We are pleased that
the MEES will be paying for two educational field trips per year and one «parascolaire» trip
for every school. Transportation is usually the most costly part of the
outings. It's extremely important all
children are able to attend these activities. The regulation must clarify the
different activities that can and cannot be charged.
Transportation.
The nine English school boards live a different reality to the French school boards
regarding transportation. Our schools'
boundaries cover large territories, such as Western Québec is the size of Nova Scotia. Our transporters may have to
drive 30 minutes just to pick up one student. Our students at risk are not
always given special transportation
when they start school at the secondary level. This is extremely dangerous for
kids at high risk level. Those students
at risk are responsible to take the city bus or metro to get to school and back
home. A very high percentage of students
follow a routine. When that routine is disrupted, students begin to panic and
make bad choices, which put them in a precarious situation.
EPCA hopes that the MEES takes into account these realities when setting the
regulations to ensure that well-being and
safety for all our students along with the amount of time they spend on the bus
is given the consideration it deserves.
In the MEES survey, more than half of
the recommendations, 57.9%, concerning transportation, tended to be in favor of this service being provided at no charge.
M. Masson (Pierre) :
Réglementation du MEES. Le MEES établira une réglementation qui doit déterminer
ce qui est gratuit et ce pour quoi des frais
peuvent être exigés ainsi que des normes pour les contributions financières.
Lorsque nos enfants descendent de l'autobus le matin à leur arrivée de l'école,
au primaire comme au secondaire, les écoles sont responsables de s'occuper d'eux jusqu'à ce qu'ils descendent de
l'autobus à leur retour à la maison. Les parents aimeraient que le coût de supervision à l'heure du dîner soit
financé par le ministère. Une majorité des recommandations,
57,9 %, portant sur le transport scolaire penche en faveur d'une gratuité
de ces services.
Mme Boucher (Rhonda) : Conclusion. In conclusion, we agree
with the three main findings stemming from the consultations. There is a consensus in favor of
maintaining free access to education but with the understanding that
certain fees could be charged for items or
services beyond those normally provided in a school. It is generally accepted
that there are limits to the
principle of free items and services and that some fees should be assumed by
parents under certain conditions.
The recommendations and opinions expressed demonstrate
a clear desire to keep the projects and activities that
have been developed in the schools and are
currently chosen locally. As long as there are guidelines for the fees that
could be associated with them, these
guidelines should not, however, limit the schools' flexibility and should
ensure that the fees are as low as
possible. Although field trips and school activities are recognized as being
important, there is an insistence on
the need for clarification with regard to the cost forward which parents must
be asked to make a financial contribution.
We thank you for giving us the opportunity to submit our
brief and participate in this consultation. Regulations
regarding school supply lists have always
needed clarity for many governing boards. The new legislation will
appease parents' minds that only the required material will be asked for. We
look forward to further...
Le Président (M.
Asselin) : Merci, Mme Boucher.
Mme Boucher (Rhonda) :
Président (M. Asselin) : Merci beaucoup. Le temps est écoulé. Je vous demanderais peut-être
d'écouter M. le ministre pour les neuf prochaines minutes.
Roberge : Bonjour. Je vous remercie pour votre présentation. Désolé d'avoir coupé votre élan, mais
sachez qu'on a tous vos documents et qu'on a
vos mémoires. Je vous remercie d'être venus. Je vous remercie de nous avoir
fait parvenir votre mémoire. Je vous
remercie aussi d'avoir participé aux consultations qu'on a faites en décembre
dernier. Je pense que ça paraît dans le projet de loi qu'on a tenu compte des commentaires
qu'on a eus. Évidemment, on a une pluralité
de commentaires, il y
a des gens qui ne disent pas les
mêmes choses. On ne peut pas tenir à la fois compte des points de vue qui sont divergents, mais, quand
même, je pense qu'on essaie d'être
le plus cohérent possible puis de tenir compte de ça.
Je note que
vous êtes d'accord avec deux mesures qui seront dans le mandat des
mesures budgétaires, mais qui sont au coeur de ce dont on
parle aujourd'hui. J'avais mentionné la gratuité pour le parascolaire au
secondaire, vous avez mentionné la gratuité
pour deux sorties pédagogiques, ce n'est pas dans la loi, mais ce sera dans des
budgets. Vous avez mentionné que vous
étiez d'accord avec la position pour des parents en service de garde. Vous avez dit que vous étiez d'accord pour qu'il
y ait des limites, et qu'on voudrait
bien que tout soit gratuit tout le
temps, partout, mais vous
acceptez qu'il y ait certains frais.
Et là je vous
demande votre collaboration, je vous
demande de nous faire quelques petites suggestions. Nous, on dit que les choses dans lesquelles les