House Proceedings — 6 June 2017 (41st Legislature, 1st Session)

2017-06-06

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 6 June 2017 (41st Legislature, 1st Session)

2017-06-06

Quebec — Debates (Hansard)

Je félicite donc cette famille passionnée de

chez nous et persévérante qui contribue à perpétuer la tradition laitière du

Québec. Merci, M. le Président.

Vice-Président (M. Gendron) : Je vous remercie. Alors, je vous

remercie, Mme la députée, de votre déclaration. Je cède maintenant la

parole à M. le député de Saint-Jean pour sa déclaration. À vous, M. le député.

M. Turcotte :

C'était lundi 1er mai dernier que s'est tenue la deuxième édition de la Soirée

reconnaissance du bénévolat

communautaire, organisée par mon bureau de circonscription en collaboration avec la Corporation de développement communautaire Haut-Richelieu—Rouville, lors de laquelle 21 bénévoles ont été

honorés par leurs organismes

communautaires respectifs.

Cette soirée

est l'occasion rêvée pour les organismes de la circonscription de faire connaître leur mission ainsi que l'impact du travail des bénévoles au sein de la communauté. Les

bénévoles font un travail extraordinaire et si nécessaire au bien-être de notre société,

mais ce travail est trop peu souvent souligné et récompensé. C'est pourquoi, en

tant que député de Saint-Jean à l'Assemblée

nationale, je tiens à remercier tous les organismes qui se sont joints à notre

célébration et féliciter à nouveau

l'implication de Rachel, Félix, Louise, Claude, Sofiane, Guy, Jacques,

Fernande, Raymond, Nicole, Léopold,

Marie-Jo, Fernand, Yves, Alida, Nicole, Joanne, Martin, André, Claudette et

Denise. Merci, M. le Président, et bravo à vous tous!

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, merci de votre déclaration,

M. le député. Je cède maintenant la parole à M. le député de Papineau

pour sa déclaration de ce matin. À vous, M. le député.

M. Iracà : Merci, M. le Président. Mais permettez-moi de

souligner l'implication bénévole exceptionnelle d'un citoyen du

magnifique comté de Papineau, M. Raymond Whissell.

M. Whissell

est reconnu dans sa communauté comme étant un bénévole impliqué dans plusieurs

domaines, que ce soient les

Chevaliers de Colomb, le conseil du patrimoine, la Corporation des affaires

culturelles, la société historique et

plusieurs autres. M. Whissell est aussi un écrivain qui a documenté

plusieurs époques de l'histoire de la municipalité de Saint-André-Avellin. Il a été cofondateur du Musée des Pionniers. Gardien de nos

archives, encyclopédie vivante de notre patrimoine, il trouvera très certainement

les réponses à vos questions.

Je tiens à remercier M. Whissell pour son

dévouement et son travail de bénévole. Merci, M. le Président.

Le Vice-Président (M. Gendron) :

On vous remercie de votre déclaration. Je cède maintenant la parole à M. le

député d'Arthabaska pour sa déclaration de cet après-midi. À vous.

M. Lefebvre :

Merci, M. le Président. La Légion royale canadienne filiale 86, Arthabaska,

fête son 75e anniversaire. Pour

souligner cet anniversaire en grand, la filiale d'Arthabaska a tenu à

Victoriaville le congrès provincial de la Légion royale canadienne du 19

au 21 mai. J'y ai participé, et ce fut un grand succès.

Je rends

hommage aujourd'hui au dynamisme de la filiale 86 et ses quelque

200 membres, dont plusieurs sont ici présents. Je veux saluer le

président, M. Bruno Leclerc, le sergent d'armes, M. Daniel

Montplaisir, les membres M. Serge

Pépin, M. Réal Parenteau et M. Pierre Deschambault, qui sont en

uniforme ici. Chaque année, notre filiale locale donne une ampleur

exceptionnelle au jour du Souvenir. La Légion royale nous rappelle qu'il est

important de rendre hommage aux hommes et

aux femmes qui ont défendu notre pays et notre démocratie ainsi qu'à ceux et

celles qui sont présentement en service.

Merci de

contribuer au mieux-être de notre communauté en plus de faire une différence dans la qualité de vie des vétérans et de leurs familles. Merci, M. le Président.

Vice-Président (M. Gendron) : On vous remercie de votre déclaration et on salue les gens qui vous accompagnent.

Vous êtes bienvenus à l'Assemblée nationale.

Je cède maintenant la parole à M. le député de Mégantic

pour sa déclaration d'aujourd'hui. À vous.

M. Bolduc : Merci,

M. le Président. Aujourd'hui, je souhaite remercier le travail de longue haleine réalisé par l'organisation L'Ensoleillée depuis maintenant 20 ans à Lac-Mégantic. Cela fait déjà

20 ans que L'Ensoleillée fait une différence pour les familles de

chez nous en offrant une ressource communautaire et alternative en santé

mentale.

L'Ensoleillée

offre des moyens de rétablir, de développer et de maintenir un sentiment de

bien-être émotionnel, d'harmonie intérieure et d'intégration sociale,

mais surtout il vise à offrir un milieu de vie accueillant, solidaire et

réparateur, mais aussi aide à démystifier le concept de santé mentale.

Merci encore à tous ceux et celles qui

s'impliquent et qui donnent de leur temps au sein de L'Ensoleillée. Bons

20 ans à tous! Merci.

Vice-Président (M. Gendron) : On vous remercie pour votre

déclaration, M. le député de Mégantic. Je cède maintenant la parole à M.

le député de René-Lévesque pour sa déclaration. À vous, M. le député.

M. Ouellet : Merci beaucoup, M. le Président. C'est avec une

énorme fierté que je veux souligner aujourd'hui la carrière, la

créativité et la détermination d'un homme d'exception pour la circonscription

de René-Lévesque, M. Denis Cardinal.

Depuis plus de 35 ans, Denis Cardinal

s'implique dans la protection, la mise en valeur et le développement touristique du Parc nature de Pointe-aux-Outardes.

Lors du dernier gala de la Chambre de commerce de Manicouagan, le parc qu'il dirige a même remporté deux prix,

soit l'entreprise de l'année et l'entreprise touristique de l'année. De plus,

Denis inspire par sa dévotion dans ses multiples engagements pour

l'entrepreneuriat, le tourisme, l'environnement et l'éducation. Son père serait

fier de lui.

En mon nom et

en celui des citoyens de la circonscription de René-Lévesque, je tiens à

féliciter Denis pour son implication, sa persévérance et pour l'ensemble

de ses succès professionnels. Et, pour témoigner de l'importance de son

dévouement pour notre communauté, M. le Président, M. Denis Cardinal va

recevoir la Médaille de l'Assemblée nationale. Merci, M. le Président.

Le Vice-Président (M. Gendron) :

Alors, on salue le nouveau médaillé.

cède maintenant la parole à M. le député de Chapleau pour sa déclaration

d'aujourd'hui. M. le député de Chapleau, à vous.

M. Carrière :

M. le Président, je souhaite aujourd'hui souligner la contribution

exceptionnelle d'un grand athlète et

entraîneur tant au niveau national qu'international. Il s'agit de M. Glenn

Hoag, qui vient de prendre sa retraite de son poste d'entraîneur-chef de

l'équipe canadienne de volleyball masculin.

Glenn

Hoag a parcouru la planète comme joueur et entraîneur, propulsant ainsi plusieurs

de ses équipes vers les plus hauts

sommets. Aux Jeux olympiques de Rio, il a même mené l'équipe canadienne de

volleyball à la cinquième place, vainquant même au passage les puissants

Américains. Il s'agissait de la première participation du Canada aux Jeux

olympiques depuis 1992.

Glenn

Hoag détient une feuille de route des plus impressionnantes. En 2003, il a reçu

la médaille d'or de l'Académie des

sports de France, 2011, intronisé au Temple de la renommée du volleyball

québécois et, pas plus tard que le mois dernier, il a reçu le

titre

d'entraîneur de l'année lors du 44e Gala Sports Québec.

Cher Glenn, la plus

belle des retraites! Bravo et merci pour tout ce que tu as accompli!

Le Vice-Président

(M. Gendron) : On vous remercie pour votre déclaration. Je cède

maintenant la parole à Mme la députée des Mille-Îles pour sa déclaration

d'aujourd'hui. À vous, Mme la députée.

Mme Charbonneau :

Merci, M. le Président. C'est avec énormément de fierté pour moi... de

souligner la remise de la mention

honorable du Prix de leadership de l'institut administratif public du Canada,

décernée au ministère de la Famille pour son plan d'action concerté pour

prévenir et contrer l'intimidation 2015‑2018, intitulé Ensemble contre

l'intimidation , qui a été remis le 30 mai dernier.

Décerné

annuellement par l'IAPC et Deloitte, le prix du leadership vise à reconnaître

les organismes qui ont fait preuve

d'un leadership exceptionnel en prenant des mesures audacieuses pour améliorer

le Canada par l'avancement de l'administration et de la gestion

publique.

Je tiens à féliciter

toute l'équipe du ministère de la Famille, qui a travaillé sur ce sujet ou ce

projet pendant et maintenant... qui a été cité en exemple. Cette reconnaissance

démontre que vos idées, votre travail pour lutter contre l'intimidation portent

fruit, et je vous en remercie.

Vice-Président (M. Gendron) : Merci, Mme la députée, de votre

déclaration. Je cède maintenant la parole à M. le député de

Rivière-du-Loup—Témiscouata

pour sa déclaration d'aujourd'hui. M. le député, à vous la parole.

D'Amour : Alors, M. le Président, c'est avec beaucoup de plaisir que

je désire aujourd'hui féliciter une étudiante du cégep de Rivière-du-Loup pour ses nombreuses réussites à la fois sur

le plan de sa formation que de son implication à l'extérieur des cours.

Il s'agit de Rosemarie Boulet, M. le Président.

Originaire

de Rimouski et étudiante en techniques d'intervention en loisir au cégep de

Rivière-du-Loup, Rosemarie s'est vu remettre, le 7 mai dernier, la

médaille de bronze du lieutenant-gouverneur pour son engagement scolaire et communautaire tout à fait remarquable. Outre le

fait que Rosemarie ait réussi à terminer sa formation en deux ans dans la formule D.E.C. accéléré, elle a contribué à la

renaissance de l'équipe de basketball féminin les Portageuses et a conduit

son équipe vers la finale du Réseau du sport

étudiant au Québec. Rosemarie n'hésite pas à donner généreusement de son

temps et, bien sûr, à s'engager dans

plusieurs sphères de son milieu de vie de manière tout à fait exceptionnelle,

de manière soutenue.

Alors, félicitations

à toi, Rosemarie, pour cette impressionnante reconnaissance, bien sûr, qui est

fort bien méritée! Merci, M. le Président.

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, je vous remercie, M. le

député, de votre déclaration.

Je cède maintenant la parole à Mme

la députée de Chicoutimi pour sa déclaration d'aujourd'hui. Mme la députée,

vous avez la parole.

Mme Jean : Merci,

M. le Président. C'est à Chicoutimi

que le Salon de La Vallée de l'aluminium a eu lieu les 23 et 24 mai

dernier. Ce salon est l'événement le plus important au Canada concernant

l'aluminium.

L'édition

de cette année surpasse toutes les attentes avec ses 475 participants et ses 75 exposants provenant de

partout dans le monde. Parmi ceux-ci, des

joueurs majeurs internationaux s'y trouvaient, tels que Hydro Aluminium, du

Canada, Hindalco, de l'Inde, Rusal, de la

Russie, et Constellium, de France. Cet événement international est à sa sixième

édition, dont les trois plus récentes se

sont tenues à Chicoutimi, la métropole du Saguenay—Lac-Saint-Jean. C'est plus de

250 rencontres d'affaires qui ont été organisées grâce à l'implication de

la Société de la Vallée de l'aluminium.

veux féliciter les organisatrices et

les organisateurs de cet événement et tout particulièrement Mme Malika

Cherry, directrice de la Société de la Vallée de l'aluminium. Merci à vous tous de

choisir Chicoutimi pour réunir les gens d'affaires d'un peu partout dans le monde. Je tiens à souligner la

présence, d'ailleurs, de la directrice, Mme Cherry,

et de la présidente de la Société de la Vallée de l'aluminium,

Mme Marlène Deveaux, qui est dans nos estrades. Merci d'être ici!

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, on vous remercie, Mme la

députée. Et cette dernière déclaration met fin à la rubrique Déclarations de députés.

Les travaux sont suspendus

pour quelques instants. Les travaux sont suspendus.

(Suspension de la séance à

13 h 53)

Le Président :

Mesdames messieurs, nous allons nous recueillir quelques instants en ayant certainement

une pensée pour les événements tragiques et épouvantables qui se sont encore

passés au Royaume-Uni.

Merci.

Alors, justement, on a des athlètes québécois ayant participé aux

jeux mondiaux d'hiver olympiques spéciaux avec nous, en Autriche, en

2017. Bienvenue à l'Assemblée nationale.

Le Président :

Je pense qu'on peut dire que l'accueil a été chaleureux.

Alors,

je vous avise que le Directeur général des élections a fait parvenir au

secrétaire général de l'Assemblée nationale

une lettre datée du 5 juin 2017 dont je vous lis l'extrait

suivant : «Conformément à l'article 380 de la Loi électorale, nous vous transmettons le nom du candidat proclamé

élu dans la circonscription électorale de Gouin à la suite de l'élection

partielle du 29 mai 2017. Cette

élection a été tenue en vertu du décret du gouvernement pris en date du

26 avril 2017.» Et c'est signé Pierre Reid, Directeur général des

élections.

dépose donc cette lettre, accompagnée d'un avis proclamant M. Gabriel

Nadeau-Dubois candidat élu dans la circonscription électorale de Gouin.

J'invite

maintenant M. le député de Mercier et Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques à accueillir le député de

Gouin, M. Gabriel Nadeau-Dubois.

Président : Maintenant,

M. le député de Gouin, que vous avez trouvé votre fauteuil, nous allons

procéder aux allocutions pour

l'accueil, votre accueil, l'accueil du nouveau député de Gouin.

Je vais commencer par Mme la députée

de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Mme Massé : Oui. Alors, merci,

M. le Président. Bonjour, chers collègues. C'est vraiment avec beaucoup de bonheur qu'aujourd'hui on accueille au sein de l'Assemblée nationale le nouveau député de Gouin,

avec beaucoup de bonheur, parce

que ça fait beaucoup

de travail, à deux, alors, à trois, bien, on va pouvoir en faire un peu plus.

Et je pense que le

nouveau député de Gouin

est un être qui nous a largement démontré, dans son passé, sa capacité de faire

plusieurs choses en

même temps, sa capacité de garder le

cap sur l'étoile du Nord, ce qu'il porte, ce qu'il rêve, et, dans ce sens-là, on est très heureux qu'il

ait choisi de venir rejoindre notre formation

politique pour nous aider à atteindre

ces grands idéaux qui sont les nôtres.

Bien sûr,

je tiens à souligner la participation des candidats et candidates des autres partis politiques qui... aux dires de notre

nouveau député, ça a été une campagne digne de ce que la population

québécoise s'attend, parce que la population québécoise aime débattre

d'idées, des fois n'aime pas la façon dont on le fait, mais, le débat sur les

idées et sur le fond, les gens aiment

ça, et, tant pour les gens qui ont présenté

des candidats, candidates, je pense que ce débat d'idées là s'est fait et

bien fait.

Alors, je

n'en dirai pas plus longtemps puisque l'objectif, c'est maintenant de réaliser

ce qu'on a à réaliser ensemble, c'est-à-dire gouverner le Québec. Et,

dans ce sens-là, je pense que l'apport de M. Nadeau-Dubois sera un apport

extraordinaire à notre travail. Merci, M. le Président.

Président : Je vous rappelle en souriant qu'il est maintenant

le député de Gouin. Alors, merci, Mme la députée. J'inviterais

maintenant M. le whip en chef du gouvernement.

Billette : Merci beaucoup,

M. le Président. M. le député de Gouin, aujourd'hui est le début d'une nouvelle

aventure. Vous vivrez ici une expérience

unique, dans ce Parlement rempli d'histoire. À votre façon, vous contribuerez

au développement et à l'avancement de notre société.

Vous avez

maintenant le devoir de représenter tous vos concitoyens à l'Assemblée nationale

et de faire entendre leurs voix à

travers vos interventions et votre présence également. Ensemble, nous

travaillons à faire avancer notre société. Chacun d'entre nous avons la ferme conviction qu'il faut continuellement

faire progresser le Québec afin d'offrir aux futures générations les outils qui leur permettront de faire face aux

enjeux de leur époque. Nous devons donner à tous les Québécois et à toutes les Québécoises une

éducation qui leur permettra de traverser tous les défis qui se présenteront à

eux. Nous devons également montrer

l'exemple par notre ouverture sur le monde, qui ouvrira toutes les portes vers

la réussite. Il faut donner à nos jeunes les moyens de développer au

maximum leur savoir pour continuer de faire du Québec un véritable leader mondial avec l'objectif de faire

progresser notre société et de lui offrir des opportunités à la hauteur de nos

ambitions. Nous sommes tous d'accord qu'il

faut également offrir un système de santé efficient qui saura répondre efficacement et rapidement aux gens nécessitant des soins. Nous

voulons tous d'une économie forte qui nous permettra de créer, de

développer et d'innover sur tous les plans dans un marché en constante

évolution.

Je tiens

également à prendre un moment pour saluer les 13 autres candidats et candidates

qui ont fait campagne lors des élections partielles du 29 mai dernier.

Permettez-moi, M. le Président, de saluer plus particulièrement notre candidat, M. Jonathan Marleau, qui a fait un

travail incroyable sur le terrain. M. Marleau est un véritable passionné qui

a à coeur les citoyennes et les citoyens du

Québec. Je n'ai aucun doute qu'il continuera de partager autour de lui des

valeurs et des idées qui ont pour

objectif de faire avancer le Québec. Je tiens également à remercier et souligner

l'incroyable travail de tous les

bénévoles, tous partis politiques confondus, qui ont aidé, sur différents

plans, dans l'organisation de cette élection partielle.

M. le député de Gouin, votre présence en cette

Chambre apportera sans aucun doute des idées et des valeurs diversifiées qui

contribueront à la richesse de notre démocratie. Vous êtes à la fois un jeune

homme entreprenant et déterminé, et je suis

convaincu que vous aurez à coeur d'être le représentant de toute la population

de Gouin et que vous prendrez toutes

vos responsabilités avec diligence. M. le député de Gouin, ce sera maintenant à

vous de prononcer votre première allocution en cette Chambre. Vivez ce

moment pour vous et surtout pour vos citoyens de Gouin. En vous souhaitant beaucoup de satisfaction dans

l'exercice de vos nouvelles fonctions, merci et bienvenue à l'Assemblée

nationale.

Le Président : Je vous

remercie, M. le député de Huntingdon et whip en chef du gouvernement.

J'inviterais maintenant M. le député de Matane-Matapédia et leader de

l'opposition officielle.

Bérubé :

Merci, M. le Président. En tout premier lieu, permettez-moi de souhaiter la

bienvenue au député de Gouin et de

saluer son élection à

titre de porte-parole de sa formation politique et sa

victoire lors de l'élection complémentaire du 29 mai dernier.

Après notre ancien collègue Léo Bureau-Blouin

qui a choisi le Parti québécois, voici un second visage de la génération 2012 à faire son entrée à l'Assemblée

nationale du Québec. C'est exigeant de représenter les électeurs de Gouin.

Vos prédécesseurs, M. le député, ont réalisé

de grandes choses. Plusieurs furent ministres, comme Guy Joron, Rodrigue

Tremblay et André Boisclair. D'autres ont été des voix fortes pour le

changement social, comme Yves Michaud, Jacques

Rochefort, Nicolas Girard et Françoise David. Celle-ci laisse sa marque comme

une sociale-démocrate ouverte aux

compromis, pragmatique et fière de représenter les femmes et les hommes de

Gouin, leurs aspirations et leurs combats.

Un journal

titrait, la semaine dernière, que vous passiez «de la rue au salon bleu». Les

codes y sont différents, le ton également.

Surtout, la responsabilité change. Il faut ici prendre des décisions,

trancher et assumer, ouvrir son jeu sur

l'ensemble des enjeux qui touchent les Québécois et les Québécoises. Je salue votre courage, comme celui de

l'ensemble des

collègues de cette Chambre qui, depuis plus de 30 ans, honorent avec conviction

la promesse qu'ils ont faite aux citoyens de leurs circonscriptions, quelle que

soit leur formation politique.

Pour

paraphraser Theodore Roosevelt, ce n'est pas le critique qui compte ni celui

qui souligne comment un tel ou une

telle s'empêtre ou comment ceux qui s'attellent à la tâche auraient pu faire

mieux. Le crédit revient à celui qui est dans l'arène, qui vaillamment persiste, qui échoue et qui recommence encore

et encore, celui qui persiste à la tâche, qui connaît l'exaltation des grands labeurs, qui se consacre à

une cause juste, qui connaîtra tantôt l'ivresse des grands accomplissements, tantôt

les défaites. Tels sont les codes de l'Assemblée nationale. Bienvenue, M. le

député de Gouin.

Président : Je vous

remercie, M. le leader de l'opposition

officielle. J'inviterais maintenant

M. le député de Granby et leader du deuxième groupe

d'opposition officielle.

Bonnardel :

M. le Président, Françoise David a annoncé, il y a quelques mois, qu'elle se

retirait de la vie politique. Tout

le monde dans cette Chambre la

respectait beaucoup. Le nouveau député de Gouin, qui fait, aujourd'hui, son entrée à l'Assemblée

nationale, lui succède à deux titres :

comme député et comme co-porte-parole de Québec solidaire.

27 ans, c'est impressionnant. Chose certaine, les résultats de l'élection sont

clairs : en obtenant ce mandat fort, sans aucune ambiguïté, on pourrait dire que le député

de Gouin a retrouvé le chemin des victoires. Il n'y a plus personne pour en douter, Québec solidaire est un parti

avec qui il faut compter. Le nouveau député représente un courant de pensée

bien présent dans le Québec

d'aujourd'hui, et il est juste et normal que ce courant soit

incarné ici, à l'Assemblée nationale.

voudrais, M. le Président, féliciter tous les candidats, candidates qui se

sont présentés dans la circonscription

de Gouin, particulièrement notre

candidat, Benjamin Bélair, un professeur de philosophie qui a fait connaître

nos idées dans une circonscription où nous avons beaucoup de terrain à défricher, il faut l'avouer. Le

porte-à-porte est toujours très grisant

dans les châteaux forts, M. le

Président, mais, dans les comtés où

on est moins présents, c'est plus difficile, sinon différent, mais ça permet de prendre contact avec

des gens qui ne nous connaissent pas nécessairement, de mieux comprendre leur réalité. C'est

ça, la démocratie, l'ouverture et le dialogue. Je suis très heureux du dialogue

qu'on a ouvert avec les familles de Gouin, très heureux des conversations qu'on

a eues.

je reviens maintenant au nouveau député de Québec solidaire. Il apporte la

fougue de la jeunesse, et avec lui s'ajoute à notre enceinte un

débatteur talentueux et peut-être même redoutable. C'est clair pour tout le

monde, nos formations politiques sont en

désaccord sur beaucoup d'enjeux, mais nous avons au moins un intérêt en commun,

lui et moi : nous partageons la

conviction profonde que l'avenir de notre nation passe par l'éducation. Et, on

peut le constater sur le terrain, nos

familles sont inquiètes, très inquiètes. Le décrochage scolaire fait des

ravages, et les parents ont besoin d'être

soutenus au jour le jour, ils ont besoin qu'on leur facilite la vie, pas qu'on

la leur complique. La réussite des jeunes Québécois en dépend, et

j'espère que là-dessus le dialogue sera constructif et fructueux.

Aujourd'hui, le

nouveau député de Gouin a troqué le carré rouge pour l'épinglette de député, et

je tiens à lui souhaiter, en mon nom et en celui de notre équipe, la plus

cordiale des bienvenues à l'Assemblée nationale.

Président : Merci, M. le député leader du deuxième groupe

d'opposition. Et maintenant, comme le veut notre tradition, sans plus tarder, je vais demander au député de Gouin de nous

livrer son premier discours à l'Assemblée nationale. M. le député de

Gouin, c'est à vous la parole.

M. Nadeau-Dubois :

Merci, M. le Président. Avant toute chose, je veux... je tiens, en fait, à

remercier les citoyens et les citoyennes de Gouin, qui m'ont accordé

leur confiance il y a quelques jours et qui ont renouvelé leur confiance en mon

parti, Québec solidaire. C'est tout un honneur pour moi de les représenter ici,

dans l'enceinte principale de notre démocratie

représentative. C'est tout un honneur également, bien sûr, que de succéder à

Françoise David, qui a tant fait pour les femmes, pour les gens de

Gouin, pour les aînés et pour le Québec en général.

suis heureux, très heureux même de pouvoir rejoindre mes collègues Amir Khadir

et Manon Massé... le député de

Mercier et la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques, parce qu'en dépit des travers de

notre système électoral, qui n'assure

pas une juste représentation des diverses voix du Québec, nous avons réussi, à

force de travail de terrain, à nous frayer

une place ici, à l'Assemblée nationale. Et, qu'on se le tienne pour dit, nous

sommes ici pour rester, pour garder cette place, démocratiquement, sur

les banquettes du salon bleu.

L'Assemblée

à laquelle je me joins aujourd'hui doit en

partie à l'histoire d'une ville très

éloignée d'ici, mais, à bien des

égards, une ville très proche de nous. Je veux parler d'Athènes. Alors

qu'aujourd'hui, de nos jours, la démocratie est devenue un lieu commun, peut-être même le lieu commun le plus

grandement partagé, ce mot-là nommait, à l'époque de sa naissance, le pouvoir du peuple, le pouvoir

constitué par une majorité de pauvres et de gens dépourvus de propriétés,

le pouvoir de ceux qui s'opposaient

généralement à une minorité d'aristocrates déçus d'être obligés de partager le

pouvoir avec d'autres, avec des sans-nom, avec des n'importe qui.

que les Grecs savaient, et je me demande parfois si on ne l'aurait pas oublié,

c'est que la démocratie, ce n'est pas

seulement le pouvoir du peuple, c'est aussi le pouvoir au service du peuple et

de son bien. Récemment, la démocratie grecque

a subi un dur coup. En raison des diktats de l'Union européenne, le peuple grec

a dû subir et subit encore une austérité

brutale. Ici, chez nous, nous n'avons pas de troïka en mesure de nous imposer

des politiques, mais certains ont décidé,

de leur propre initiative, d'infliger aux gens d'ici une cure d'austérité tout

aussi illégitime. L'austérité n'est pas encore inscrite dans notre

Constitution, rassurons-nous, mais la

loi sur le déficit zéro a reproduit tous

les effets.

Pour

retrouver le sens de la démocratie, il nous faudra mettre fin à ce divorce entre

économie et politique. Plus l'économie

sera entre les mains de ceux et celles qui la produisent au jour le jour, plus

nous vivrons dans une démocratie aboutie.

Pour redonner confiance en nos institutions politiques, il va nous falloir bien

plus que des réformettes, bien plus qu'un

mode de scrutin qui permette une juste représentation de la pluralité des voix,

il va falloir faire en sorte que le peuple se sente libre bien plus

souvent qu'une fois tous les quatre ans. Il va falloir redonner aux gens du pouvoir

concret, du pouvoir sur leurs vies quotidiennes. Pour lutter contre la

corruption, il nous faudra placer les élus sous la surveillance constante des citoyens et des citoyennes. Personne

ne devrait bénéficier d'un chèque en blanc sans la possibilité pour le

peuple de contraindre leurs élus à leurs engagements.

Plutôt que de

centraliser les pouvoirs à Québec et dans les mains de quelques ministres, il

nous faudra faire davantage confiance

aux personnes sur le terrain et dans les régions pour gérer de manière

démocratique et intelligente les

institutions et les services publics. Ce grand projet, ce projet de démocratie

économique et politique, à Québec solidaire, nous croyons qu'il ne pourra prendre forme que si le peuple affirme sa

volonté de s'autodéterminer en se dotant d'une constitution. En

convoquant une assemblée constituante pour doter le Québec d'une constitution,

nous ne laisserons personne orphelin, nous ne laisserons personne derrière.

Un jour,

lorsque nous aurons une république

inclusive, généreuse et libre, nous aurons vaincu la peur de l'autre et

le chant des sirènes économiques, et, ce jour-là, ce jour-là, nous pourrons

enfin dire que nous sommes assurément quelque chose comme un grand peuple. Merci,

M. le Président.

Président : D'abord,

je voudrais vous remercier, M. le

député de Gouin,

ensuite, évidemment, vous souhaiter la bienvenue au nom de la

présidence. Et je puis vous annoncer à l'avance que vous pouvez être assuré de

l'entière collaboration de la présidence. Et la présidence, ici, ça veut dire les trois vice-présidents, le

président mais aussi tous les membres

de la table qui travaillent avec nous tous les jours. Alors, soyez assuré de

notre collaboration la plus entière.

Alors, nous allons procéder maintenant aux

affaires courantes.

Aujourd'hui, il n'y a pas de déclarations

ministérielles ni de présentation de projets de loi.

À la rubrique Dépôt de documents, M. le ministre

de l'Énergie.

Arcand : M. le Président, je

dépose aujourd'hui trois rapports : d'abord, le rapport annuel 2016 de la

Société de développement de la

Baie-James, le rapport d'activité de la Régie de l'énergie et, enfin, le

rapport sur l'application de la loi constitutive d'Hydro-Québec.

Le Président : Alors, ces

rapports sont déposés. M. le leader du gouvernement.

Fournier : Oui. Merci, M. le Président. En toute légitimité, je vous

dépose les réponses du gouvernement aux pétitions déposées par le député

de Bonaventure le 25 avril 2017 et le député de Saint-Jean le

27 avril 2017.

Le Président : Alors, ces

documents sont déposés. Dépôt de documents.

Alors, pour ma part, je dépose une lettre que

m'a adressée la Commissaire à l'éthique et à la déontologie, Me Ariane Mignolet, m'informant qu'elle a

confié la poursuite de l'étude de

certaines enquêtes en cours au Commissaire à l'éthique et à la

déontologie sortant, Me Jacques Saint-Laurent, afin d'éviter toute

apparence de conflit d'intérêts.

Je dépose également le diagramme de l'Assemblée

en date d'aujourd'hui et... Et ça s'en viendra, plutôt.

Il n'y a pas de dépôt de rapports de commissions.

Et, à la rubrique Dépôt de pétitions, nous avons

une pétition de M. le député de Bertrand.

Cousineau :

Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée

nationale, signée par 214 pétitionnaires. Désignation : citoyens et

citoyennes du Québec.

«Les faits invoqués

sont les suivants :

«Considérant qu'avec l'application

de la loi n° 10, Loi modifiant l'organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux notamment par

l'abolition des agences régionales,

le ministre de la Santé et des

Services sociaux a fusionné tous les établissements de santé et [de] services sociaux des Laurentides en un seul établissement, ce qui apporte de nombreux changements dans la gérance des établissements;

«Considérant

que, dans un avenir rapproché, il est prévu que l'affichage des postes se fera

à la grandeur du CISSS des Laurentides;

«Considérant qu'avec

cette pétition nous signifions notre profond désaccord avec cette nouvelle

disposition;

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Nous,

soussignés, demandons que les postes restent affichés comme par le passé, soit

à l'interne en premier lieu.»

Je certifie que cet

extrait est conforme à l'original de la pétition.

Président : Alors, l'extrait de cette pétition est déposé.

J'inviterais maintenant M. le député de Beauharnois.

M. Leclair : Merci, M. le Président. Alors, je dépose l'extrait d'une pétition

adressée à l'Assemblée nationale, signée par 1 275 pétitionnaires.

La désignation : citoyens et citoyennes du Québec.

«Les faits invoqués

sont les suivants :

«Attendu que la prise

en charge personnelle des diabétiques passe par le contrôle de leur glycémie et

que ce contrôle nécessite l'achat de bandelettes pour le fonctionnement de leur

lecteur de glycémie;

«Attendu que le

gouvernement du Québec impose désormais un nombre maximum de bandelettes pour

[les] lecteurs de glycémie pouvant être

remboursés par la Régie de l'assurance maladie du Québec, soit :

3 000 par année pour les

diabétiques traités à l'insuline, 400 par année pour ceux traités par

hypoglycémiant oral sans insuline et 200 par année pour ceux sans

ordonnance d'hypoglycémiant oral ni insuline;

«Attendu

que ces nouvelles limites représentent un nombre insuffisant pour permettre aux

personnes diabétiques d'exercer un contrôle optimal de leur glycémie;

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Nous, soussignés,

demandons au gouvernement du Québec de revoir ses seuils afin que :

«Les

diabétiques de type 1 ainsi que ceux traités avec pompe à insuline aient la

possibilité de se faire rembourser l'achat de 3 650 bandelettes par

année;

«Les

diabétiques traités à l'hypoglycémiant oral sans insuline puissent se voir

rembourser 750 bandelettes au moins au cours de l'année suivant leur

diagnostic et par la suite selon la recommandation de leur médecin.»

Je certifie que cet

extrait est conforme à l'original de la pétition.

Le Président :

Alors, l'extrait de cette pétition est déposé.

n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une

violation de droit ou de privilège.

Je vous avise

qu'après la période de questions et de réponses orales sera tenu le vote

reporté sur la motion de Mme la ministre de

la Justice proposant que le projet de loi n° 98, Loi modifiant diverses

lois concernant principalement l'admission aux professions et la

gouvernance du système professionnel, soit adopté.

raison des changements survenus à la composition de l'Assemblée, je dépose les

tableaux qui font état de la nouvelle répartition des mesures pour la

période des questions et des déclarations de députés.

Nous

en sommes maintenant à la période de questions et de réponses orales, et je

cède la parole à M. le député de Rousseau.

M. Marceau : Merci,

M. le Président. Alors, jeudi

dernier, on a appris, en même temps que les Québécois, les journalistes

et le caucus libéral, la position constitutionnelle du gouvernement. Ça ne leur a pas pris beaucoup de temps avant de recevoir les premières réponses à la

tentative du premier ministre de parler Constitution. Justin Trudeau a dit non,

l'Alberta a dit non, la Saskatchewan a dit non, le Nouveau-Brunswick a dit non, Terre-Neuve a dit non. En

fait, strictement personne n'a dit

oui. Mais le premier ministre a quand

même accompli quelque chose : il nous a fait la plus belle démonstration que le reste du Canada

est complètement fermé à quelque demande que ce soit du Québec.

Maintenant

qu'on sait que la porte est fermée, que le loquet est installé, que la porte

est verrouillée et que la clé est engloutie

au fond de l'océan, est-ce que le ministre des Relations canadiennes peut nous

dire que la seule solution, c'est vraiment, là, qu'il s'engage dans un porte-à-porte

constitutionnel dans les colloques universitaires de la Saskatchewan

et de la Nouvelle-Écosse?

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

Fournier : Oui. J'ai presque une espérance que vous l'avez lue. Mais,

ceci étant, M. le Président, la politique que nous avons mise de l'avant

est une politique de rapprochement qui permet essentiellement de faire rayonner

le Québec partout et de façon beaucoup plus

intensive au Canada. On a vu l'exemple que nous avons initié avec l'Ontario

depuis quelques années, bien reçu par tout le monde au Québec et en Ontario et

salué un peu partout au Canada. Effectivement,

il s'agit de mesures comme celles-là qui nous permettent, un, de développer

l'économie : on pense à l'entente sur

l'hydroélectricité avec l'Ontario; des mesures qui nous permettent de

progresser au plan social. Je note même que le nouveau député de Gouin nous convie, aujourd'hui, à saluer une

initiative de l'Ontario. Je trouve que c'est une belle façon de regarder ce qui se passe chez nos collègues des

autres provinces. Alors, c'est bien le processus dans lequel nous sommes

engagés. Jamais, dans le document, nous

disons que nous demandons une table constitutionnelle. Ceci étant, je comprends

que les gens veulent répondre à cette

question-là, mais ce n'est pas celle que nous mettons de l'avant parce que nous

devons, d'abord et avant tout, faire

de plus en plus de liens, développer des solidarités. Il y en a évidemment, il

reste des solitudes, mais il y a

beaucoup de solidarité, et il faut aller plus loin là-dedans au bénéfice de

l'ensemble des populations. Mais je profite de l'occasion, puisqu'il me

citait de la façon dont cela avait été reçu, M. le Président...

Le Président :

En terminant.

M. Fournier :

Peut-être en additionnelle, je pourrai compléter, s'il me fait le bonheur d'une

question.

Le Président :

Je pense que vous allez avoir une additionnelle. En additionnelle, M. le député

de Rousseau.

Marceau : M. le Président, le ministre des Relations

canadiennes s'est toujours époumoné à voir des complots partout et à dénoncer ce qu'il considérait comme

des dépenses pour faire la promotion de l'indépendance. Maintenant, lui,

il va partir en tournée d'un océan à l'autre, aux frais des contribuables, pour

essayer de sauver son Canada.

Question :

Combien ça va coûter? Alors, combien de l'argent des contribuables, qui aurait

pu servir à embaucher des

infirmières, des orthopédagogues, combien de cet argent va servir à financer sa

tournée pancanadienne — vouée à l'échec, on le sait aujourd'hui — combien

ça va coûter, M. le Président?

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

M. Fournier :

75 % des Québécois expriment une allégeance québécoise et, à divers

degrés, l'appartenance canadienne. Quand il

dit : Son Canada, je me sens avec, quand même, pas mal de monde. Il y a

quand même pas mal de Québécois qui

souhaitent qu'on connaisse du progrès et qu'on souhaite pouvoir tirer profit

économiquement, socialement et culturellement de ces liens. Et j'espère

qu'à terme on se connaîtra mieux et qu'on pourra donc se reconnaître.

Tantôt,

il me citait ce qui se disait ailleurs. J'ai quand même noté que son chef, le

1er juin, disait qu'il félicitait le premier ministre pour sa

lucidité. Et, le lendemain, il n'en reste pas là, le chef de l'opposition officielle

qualifiait d'ambitieux le plan du premier

ministre. Nous avons l'intention de continuer et de cultiver cette ambition,

cette lucidité...

Le Président :

En terminant.

M. Fournier :

...au profit de tous les Québécois et tous les Canadiens.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le député de Rousseau.

M. Marceau :

Bon. Alors, pas de réponse sur le coût. Et, M. le Président, parlant

d'éventuelles discussions constitutionnelles,

le ministre des Relations canadiennes a déjà écrit ce qui suit : «Dans

l'hypothèse où aucun consensus ne se dégagerait et où il faudrait alors

conclure à l'impossibilité pour cette union de durer, il faudrait la rompre.»

le Président, j'aimerais savoir si le ministre des Relations canadiennes est

prêt à rompre avec le reste du Canada.

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

M. Fournier :

On ne peut pas cacher, quand même, un certain plaisir de voir la lecture

d'écrits plus anciens. Je souhaite

qu'il fasse aussi la lecture de textes tout récents, qui n'ont même pas une

semaine. J'espère qu'il pourra les lire. Et, quand il lira ce document, il verra qu'il a été écrit à l'interne,

donc sans fonds publics dépensés ailleurs. Il verra que le portrait que nous dressons, surtout en cette année

du 150e, permet de savoir d'où nous venons, où nous sommes rendus. Et on fait bien la démonstration de la différence

entre 1990, qui est à peu près l'époque du texte qu'il cite, et 2017, sur les

progrès qu'on a accomplis.

Parce

que ce n'est pas vrai de dire que le Québec est prisonnier du Canada, qu'il ne

peut pas connaître de progrès.

Le Président :

En terminant.

M. Fournier :

Ni vous, ni moi, ni personne ne pense cela. Continuons de progresser, c'est

bien la proposition qu'on fait.

Le Président :

Principale, Mme la députée de Taillon.

Mme Lamarre :

M. le Président, une urgence ouverte ou fermée, ça peut faire la différence

entre la vie et la mort.

Depuis deux ans, le

ministre répétait qu'il y avait trop de médecins dans les urgences, qu'il

fallait les sortir de là pour les envoyer dans les cliniques. Tous les gens du

terrain lui disaient qu'il était dans l'erreur, que cela allait provoquer des

bris de service dans les urgences.

Avec

tous les pouvoirs que le premier ministre lui a consentis, le ministre a pris

unilatéralement des mesures qui ont

vidé les urgences de ses médecins. Résultat aujourd'hui? Deux ans plus tard,

dans une lettre envoyée récemment dans tout

le réseau de la santé, le ministre avoue son échec. Devant le risque accru de bris

de service dans les urgences cet été, il

appuie sur le bouton panique. Effet boomerang, il ordonne maintenant aux

administrations de ramener les médecins à l'urgence, à trois semaines

des vacances.

le Président, le ministre doit nous dire quelles sont, pour chaque région, les

urgences qui pourraient fermer par manque de médecins cet été.

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

M. Barrette :

Évidemment, M. le Président, on se rappellera tous et toutes que je n'ai jamais

dit qu'il y avait trop de médecins

dans les urgences. Et j'ai toujours dit, et vous vous en rappellerez, tous et

toutes, qu'il y avait assez de médecins au Québec et qu'il y en avait

même plus per capita qu'ailleurs au Canada. Nous sommes la province qui a le

plus de médecins per capita.

contre, M. le Président, oui, j'ai mis en place, avec notre gouvernement, des

réformes qui visent à faire en sorte

que la population québécoise soit prise en charge à l'extérieur de l'hôpital

pour, justement, ne pas aller à l'urgence. Et il est vrai, M. le Président, que nous avons donné la consigne aux

dirigeants du réseau de s'assurer que cette prise en charge là se fasse. Or, il est vrai que certaines

administrations ont agi avec un certain enthousiasme qui a fait que certains

ont oublié le fait principal, très important, que la première priorité, si on

veut en mettre une par-dessus les autres, est celle, évidemment, de combler les urgences. Les urgences,

M. le Président, doivent avoir des médecins en permanence, c'est comme ça depuis 2003, et les administrations ont

ce pouvoir. La lettre que j'ai envoyée était un simple rappel que le premier

poste à combler dans l'affectation des

médecins est l'urgence, et, de cette façon-là, nous n'aurons pas de

découverture.

Le Président :

Première complémentaire, Mme la députée de Taillon.

Lamarre : M. le Président, le ministre blâme les administrations. La

vérité, c'est que c'est lui qui donne toujours

l'impression d'être au-dessus de ses affaires, et là il est en panique. Sa

lettre envoyée est un message de panique parce qu'il a compris, finalement, qu'il a provoqué un fiasco dangereux

dans les urgences. Le Dr Mathieu, président des médecins d'urgence,

parle d'un manque d'une centaine de médecins dans les urgences du Québec cet

été.

Est-ce que le ministre confirme ce chiffre?

Président : M. le ministre de la Santé.

Barrette : Si j'étais un patient et que je me voyais me lever en

Chambre, je serais rassuré de mon niveau de panique. Alors, M. le Président, non, il n'y a pas de panique ici, et je

n'ai pas blâmé les administrateurs, tout comme je ne l'ai pas fait dans ma réponse antérieure. J'ai

indiqué simplement un petit correctif à mettre en place, et ce correctif-là,

M. le Président, au moment où on se parle,

est en train d'être mis en place, comme ça a été le cas... C'est un levier qui

existe. Et je rappelle à notre collègue que

c'est un gouvernement du Parti québécois qui a mis cette mécanique-là en place,

qui est celle des activités médicales particulières.

Maintenant,

pour ce qui est de la position du Dr Mathieu, je n'ai pas la même lecture

de la situation actuelle, et, dans les prochains jours, vous verrez

pourquoi.

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la députée de Taillon.

Lamarre : En avril, le ministre, calmement, avait déjà envoyé un

premier signal, et là il est en mode panique. Les patients sont en exil de leur propre système de santé. Je m'excuse,

M. le Président, mais, si des urgences sont pour fermer cet été à cause des mauvaises décisions du ministre de la Santé,

à cause de l'échec de sa réforme, la moindre des choses, c'est qu'il ne

garde pas secrètes les urgences à risque.

Il doit rendre la

liste des urgences menacées de fermeture cet été. Le fera-t-il, M. le

Président?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

Barrette : M. le Président, il y a deux manières d'approcher le

système de santé. On peut l'approcher à la façon nostradamienne, en annonçant

évidemment la fin du monde qui va se

produire dans les prochaines semaines et dans les prochains mois, ou on peut, comme je le fais maintenant,

rester calme, et ne pas alarmer la population inutilement, et laisser les administrateurs du réseau prendre les bonnes décisions

qu'ils et elles ont à prendre. Et je dirais, M. le Président, que les

administrateurs du réseau, au moment où on se parle, remplissent leurs obligations

d'une façon tout à fait correcte, et je pense que l'été se passera

très bien, et on se reverra, tous ensemble, dans l'allégresse, à l'automne

prochain.

Le Président :

Principale, M. le député de Lévis.

M. Paradis (Lévis) : M. le Président, ce n'était pas l'allégresse jeudi et vendredi

derniers, alors que les citoyens de

Portneuf, qui ont dû se rendre à l'urgence de l'hôpital de

Saint-Marc-des-Carrières, ont encore vécu un bris de service. En fait, pendant 16 heures et 24 heures

consécutives, il n'y avait aucun médecin pour accueillir les patients. C'est vraiment sérieux.

Selon le Dr Mathieu, dont on parlait, président de l'association des médecins

urgentologues ou d'urgence, d'autres ruptures

de service sont à prévoir cet été dans d'autres urgences parce que

des médecins ont déjà pris des engagements de prise en charge et ils ne peuvent s'en

libérer.

Même

s'il a été prévenu depuis longtemps des risques des découvertures, le ministre

de la Santé tente maintenant de corriger le tir à la dernière minute avec une

autre lettre envoyée à tous les établissements pour mettre fin à la confusion.

M. le Président, ma question au ministre est très simple : S'il est sûr de lui comme

il le dit, peut-il garantir solennellement aujourd'hui qu'il n'y aura

aucun bris de service dans les urgences du Québec cet été?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

Barrette : On me demande

encore une fois de faire des garanties solennelles. Alors, je vais donner une

réponse très simple comme un fait

vécu récemment, récemment, dans un hôpital, un hôpital très connu,

là, dans les médias récemment, qui est celui de l'hôpital de La

Pocatière, M. le Président : il y a eu un décès.

ne peux pas prédire, M. le Président, que, dans une urgence dans laquelle oeuvrent des

médecins, il n'y en ait pas un qui

décède. Je n'aime pas ça prendre cet exemple-là parce que ça rappelle des

mauvais souvenirs à des gens qui nous écoutent

peut-être aujourd'hui, mais, lorsqu'on demande à un politicien, à un ministre

à plus forte raison, de faire une déclaration solennelle prévisant que rien ne va se passer,

bien, je pense que notre collègue et tous ceux qui sont ici et qui nous

écoutent savent que c'est le genre de chose qu'on ne peut pas prédire.

Par contre,

je peux garantir très solennellement que tous les efforts qui doivent être

faits et qui sont actuellement

faits le sont pour faire en sorte qu'il n'y

ait pas de situation malheureuse. C'est ça que l'on fait aujourd'hui, et la lettre que j'ai envoyée cette semaine, M. le Président, était justement dans cette finalité-là : faire en sorte que les

bonnes décisions se prennent aujourd'hui pour éviter ces situations-là.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de Lévis.

M. Paradis (Lévis) : M. le Président, dans certaines régions du Québec,

le soir et la fin de semaine, l'urgence est le seul endroit, le seul endroit où il est possible de voir un

médecin. On a un méchant problème si le ministre de la Santé n'est pas capable de garantir qu'il n'y aura

pas de bris de service dans les urgences cet été. Les citoyens

légitimement peuvent être inquiets.

C'est la priorité des priorités. Je

pense que le ministre

l'a déjà exprimé, à Saint-Marc-des-Carrières, les

bris de service à l'urgence sont récurrents, et il le sait.

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

M. Barrette : M. le

Président, la situation

des urgences, tout comme la prise en charge au Québec, va arrêter et elle est en

train d'arrêter pour une raison qui

est très simple, parce que nous avons mis en place les leviers pour faire en sorte que justement les deux se fassent.

j'irais même plus loin, M. le Président. Si la situation

avait continué dans la même direction dans laquelle notre réseau s'en allait lorsque nous sommes arrivés en

poste, bien, je pense qu'on aurait eu des problèmes. Je rappellerai qu'au Parti québécois,

lorsqu'ils étaient en poste, toutes les mesures que l'on a mises en place n'ont

pas été mises en place, n'ont même pas été

pensées. On a mis en place, M. le Président, ce qu'il fallait pour changer de direction

notre système de santé, et aujourd'hui...

Le Président :

En terminant.

M. Barrette :

...il va mieux, M. le Président, et je pense qu'il ira encore mieux à la fin de

notre mandat.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le député de Lévis.

M. Paradis (Lévis) : M. le Président, ça fait presque 13 ans que

le Parti libéral est au pouvoir. On parle encore de bris de service dans les urgences. Le ministre de

la Santé a été prévenu depuis des

mois, des mois, des risques de découverture, alors qu'on apprend que 28 médecins d'urgence qui viennent de

compléter leur formation n'ont pas réussi à obtenir un poste.

Comment

se fait-il que des urgentologues formés ne puissent pas soigner des patients

alors qu'on anticipe encore des fermetures d'urgence?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

M. Barrette : Et à cela la réponse est très simple, M. le Président. Les postes sont là, et on sait, M. le Président, qu'au Québec

nous offrons toujours au moins un nombre de postes, c'est-à-dire au moins équivalent à celui du nombre

de finissants, puis c'est le cas encore

aujourd'hui. Ça ne veut pas dire, par exemple, que les finissants veulent aller

là où sont les postes, et là-dessus,

M. le Président, on n'a pas tous les pouvoirs. Nous sommes encore dans une

société libre où les gens ont à faire

leurs choix. Nous nous assurons que

les choix qui sont offerts à nos finissants soient des choix qui soient uniformément répartis en

fonction des besoins de la population.

Cependant, M. le

Président, il arrive fréquemment, malheureusement...

Le Président :

En terminant.

M. Barrette :

...que ces choix-là ne soient pas pris pour des raisons qui sont personnelles à

ces gens-là.

Le Président :

Principale, M. le député d'Arthabaska.

M. Lefebvre :

Merci, M. le Président. Le 15 mai dernier, les travailleurs de Bombardier

de La Pocatière ont reçu une bien mauvaise nouvelle. Cette journée-là, l'Agence métropolitaine des transports a octroyé

un contrat à une entreprise chinoise soutenue par le gouvernement chinois, qui

va construire des voitures de train en Chine. Pourquoi? Parce que l'AMT a décidé de réduire le pourcentage de contenu

canadien de 25 % à 15 %. Bombardier avait gagné le premier appel

d'offres, mais a perdu le deuxième.

Depuis ce moment-là, les travailleurs de La Pocatière sont inquiets. Ils

ont peur pour leurs emplois, mais le gouvernement, lui, n'y voit aucun

problème.

Est-ce que le

gouvernement reconnaît que la politique de l'AMT en matière de contenu

canadien, qui le fait passer de 25 % à 15 % pour les appels

d'offres, nuit de façon importante à l'économie du Québec?

Le Président : M. le ministre

des Transports.

Lessard :

Oui, M. le Président. Donc, pour rappeler les étapes de remplacement des véhicules,

donc, de la flotte de l'AMT, je tiens

à rappeler que, donc, Bombardier a déjà gagné des appels d'offres alors, donc,

qu'il n'y avait pas de contenu

canadien, ce qui a été le premier appel d'offres, en 2007. Le deuxième appel

d'offres, M. le Président, et je tiens

à rappeler qu'il y avait un contenu de 25 %, Bombardier s'est qualifié.

Malheureusement, il n'était pas conforme. Dans le but de solliciter la compétition, donc, il y a eu une réduction

du contenu canadien, dans lequel Bombardier a pu répondre. Et je tiens à mentionner à mon collègue que, s'ils avaient

gagné, malheureusement ce n'est pas au Québec qu'ils faisaient les

emplois, ils les auraient faits en Ontario.

Le Président : Première

complémentaire, M. le député d'Arthabaska.

Lefebvre : M. le Président, oui, on nous parle que l'assemblage aurait

été fait à Thunder Bay, mais ça aurait toujours rencontré

5,4 millions pour le Québec au niveau de l'économie. Je sais qu'au Parti

libéral, là, consulter le caucus, ce n'est

pas une pratique courante, mais j'invite le ministre à discuter avec son

collègue de Côte-du-Sud pour savoir l'implication qui s'en dégage, d'une

telle décision du gouvernement, M. le Président.

Et j'aimerais

savoir : Encore une fois, est-ce que le ministre reconnaît que la décision

de réduire de 25 % à 15 % met en danger les emplois?

Le Président : M. le ministre

des Transports.

Lessard :

M. le Président, on veut toujours avoir tous les emplois chez nous. On a des

entreprises de calibre mondial

présentes dans Chaudière-Appalaches. Mon collègue de Côte-du-Sud en sait

quelque chose, 150 emplois ont été

rajoutés récemment pour compléter la division Azur. Et Bombardier répond aussi

à des appels internationaux, comme il a pu le démontrer.

Évidemment,

on aurait souhaité que, dans le dernier appel d'offres, dans lequel il était le

seul soumissionnaire... Il ne s'est

pas qualifié conforme, malheureusement, ce qui aurait amené aussi Bombardier à

dire qu'ils devaient revoir la façon

dont ils soumissionnent sur la durée de vie des contrats, donc dans l'ensemble

du projet. Et puis on est en pourparlers avec eux pour les prochains

appels d'offres.

Mais, pour

celui-là, il ne me demande toujours pas de mettre fin au contrat, étant donné

que les appels d'offres des autres soumissionnaires ont respecté l'appel

d'offres?

Le Président : En

complémentaire, M. le député d'Arthabaska.

Lefebvre : Merci, M. le Président. Le 1er juin 2017, dans La

Presse Affaires , le

titre de l'article de Sylvain Larocque est Bombardier Transport songe à réduire ses

activités au Québec . Le message, là, il ne peut pas être plus clair, le ministre ne pourra pas dire qu'il

n'était pas au courant si malheureusement, à cause de l'inaction, ça arrive.

La politique en matière de contenu canadien doit être modifiée.

Est-ce que le

gouvernement va s'assurer que le futur appel d'offres inclura une clause de

25 % dans le contenu canadien, pas 15 %, 25 %, M. le

Président?

Le Président : M. le ministre

des Transports.

M. Lessard : Je tiens à rappeler que Bombardier est une

entreprise très compétitive. Et, dans le premier appel d'offres, de 2007, il n'y avait aucun contenu

canadien, dans lequel Bombardier a gagné la soumission. Plus que ça, parce que le gouvernement du Québec développe des politiques de transport, ils

ont récemment gagné le contrat d'entretien pour l'ensemble de la flotte.

Alors donc, oui,

Bombardier est en compétition. On souhaite le maximum d'emplois au Québec. Il y

avait un contenu canadien, ils n'ont pas

gagné l'appel d'offres cette fois-là. Il y aura d'autres appels d'offres, ils auront la chance de revenir là-dessus

en modifiant aussi, parfois, leur approche.

Le Président : Principale, Mme

la députée de Repentigny.

Mme Lavallée : M. le

Président, à tous les ans, à

l'approche du Grand Prix de Montréal, l'épineux dossier de la prostitution

juvénile refait surface. Nos jeunes adolescentes sont particulièrement visées

par les proxénètes. La prostitution juvénile

est la deuxième grande source de revenus du milieu criminel, et ce, après la

drogue. Selon certains criminologues, chaque fille exploitée peut

rapporter à son proxénète en moyenne 200 000 $ par année.

Après tous

les plans stratégiques déployés au cours des dernières années par le

gouvernement, force est de constater qu'on n'arrive pas à éradiquer le

problème.

Ce sujet

étant important et préoccupant, est-ce que le gouvernement acceptera d'appeler

une commission parlementaire non partisane sur le sujet de la

prostitution juvénile?

Le Président : M. le ministre

de la Sécurité publique.

M. Coiteux :

Oui. M. le Président, évidemment, c'est une situation qu'on prend extrêmement

au sérieux, tellement au sérieux d'ailleurs qu'on a annoncé en octobre dernier

une stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences

sexuelles, qui d'ailleurs permet de bonifier l'ensemble des mesures qu'on avait

déjà en place.

On est plusieurs ministères qui sont concernés

directement. À la Sécurité publique, notamment, on a une approche qui est équilibrée entre des mesures de

prévention et la répression. Alors, notamment en matière de prévention, on a annoncé en 2016-2017 des montants de

5,8 millions de dollars pour soutenir directement six organismes et on a

ajouté 1 million de dollars pour

l'année suivante, où on va pouvoir effectivement soutenir un nombre encore plus

grand d'organismes.

Et par

ailleurs, bien, pas plus tard que le 21 avril dernier, on a annoncé la

création de l'Équipe intégrée de lutte contre le proxénétisme,

littéralement une escouade régionale mixte qui comprend plusieurs corps

policiers qui luttent contre le phénomène de

l'exploitation sexuelle, particulièrement des jeunes femmes, en intégrant les

forces policières partout sur le territoire, et même la GRC.

Alors, on n'a

pas besoin d'une commission parlementaire pour déterminer une stratégie, on est

déjà en action.

Le Président : Première

complémentaire, Mme la députée de Repentigny.

Mme Lavallée :

M. le Président, si la situation perdure, c'est que les nombreux plans d'action

déployés dans le passé n'ont pas fonctionné et que nos jeunes filles sont

toujours la cible des proxénètes. On

en parle année après année depuis plusieurs années. Le sujet est

important et mérite qu'on s'y attarde.

Est-ce que

le gouvernement va accepter qu'on appelle une commission parlementaire non partisane pour régler ce dossier une

fois pour toutes?

Le Président : M. le ministre

de la Sécurité publique.

Coiteux : Bien, je pense que

ça va nécessiter des efforts importants sur une longue période, M. le Président, pour pouvoir éradiquer un problème comme celui-là. Alors, ça

prend une approche à la fois du côté de la prévention comme du côté de la répression. L'escouade régionale mixte dont je viens

de parler, cette escouade intégrée, cette équipe intégrée de lutte contre le proxénétisme, bien, elle n'existait pas

avant, on l'a créée le 21 avril dernier. Elle est à l'oeuvre sur l'ensemble du territoire. On met là-dedans

6 millions de dollars, du côté gouvernemental, il y

aura aussi des apports des corps policiers. Alors, ça, ça va

donner des résultats sur le terrain

qu'aucune commission parlementaire ne serait en mesure de faire.

Le Président : Deuxième

complémentaire, Mme la députée de Repentigny.

Lavallée : Laurie, une ex-travailleuse du sexe, a écrit dans La Presse

que le programme que vous annoncez, M.

le ministre, ne fonctionnera pas parce que la dernière personne qu'on consulte,

c'est les policiers. On a besoin de se loger, on a besoin de s'habiller, on a besoin de se

nourrir et on a besoin de soutien psychologique. Je parle au nom des parents

qui sont inquiets, je parle au nom des

enfants, des jeunes filles qui sont prises avec des proxénètes actuellement. Je

pense qu'on doit se préoccuper de cette problématique-là.

Le Président :

M. le ministre de la Sécurité publique.

Coiteux : Bien, c'est parce que notre collègue, ici, fait fi de tous

les efforts qui sont consacrés notamment par le ministère de la Santé et des

Services sociaux, le soutien que le ministère de la Justice apporte aux réseaux

d'aide aux victimes et omet

complètement... On n'a pas que l'équipe de lutte contre le proxénétisme, qui

est une répression policière nécessaire,

évidemment, pour faire la lutte à ceux qui exploitent directement les

personnes, mais on soutient directement des organismes avec des mesures, là, qui totalisent 5,8 millions de

dollars pour l'année courante, qui soutiennent directement les victimes et qui fournissent le type de soutien

qui est mentionné par la collègue. Alors, on a une approche qui implique

plusieurs ministères...

Le Président :

En terminant.

Coiteux : ...elle est tous

azimuts, je le dirais, et on soutient le genre d'actions qu'elle mentionne. On

n'a pas besoin de...

Le Président :

Plus de questions? C'est ce que...

Le Président :

Vachon? O.K. Mme la députée de Vachon, en principale. Vous pourriez me le dire.

Mme Ouellet : Merci, M. le Président. Jeudi passé, le premier ministre du Québec, un

fédéraliste, en fait le plus fédéraliste

des premiers ministres que j'ai connus, a pris tout le monde par surprise en

relançant le débat constitutionnel. Avant même de prendre connaissance

du document, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a refusé net d'en discuter. Ça a été un non plus que rapide, suivi

d'un non de plusieurs provinces. Qu'à cela ne tienne, le premier ministre du Québec persiste dans sa volonté de faire la promotion de

sa vision du fédéralisme canadien ici, au Québec, et partout au Canada.

Est-ce

que le ministre des Affaires intergouvernementales peut nous

confirmer s'il a toujours l'intention d'utiliser les fonds de l'État, c'est-à-dire l'argent des contribuables, pour financer la tournée du premier ministre d'une vision qui semble très personnelle du fédéralisme

canadien?

Le Président :

M. le... oui, le leader, je dirais, du gouvernement.

M. Fournier :

Vous direz bien ce que vous voulez, M. le Président.

Le Président :

Non, non.

Fournier : Non, ça va. Peut-être

une façon d'aborder la réponse à la question, c'est de rappeler que, lors du dernier remaniement, le

titre du ministre

que je suis a été changé pour le ministre des Relations canadiennes. Il y avait

là une espèce d'amorce de ce que vous avez

vu dans la politique qui a été déposée jeudi dernier, qui, par ailleurs... provenant de tous les

milieux, pas simplement les milieux fédéralistes — j'ai eu l'occasion tantôt de citer un des chefs

de l'opposition ici, à l'Assemblée

nationale, celui dans l'équipe où

vous étiez il n'y a pas si longtemps, qui avait des propos intéressants à cet égard — puis pas juste dans la classe politique.

Ceci

étant, ce que nous voulons faire... parce que je comprends bien et je n'en veux

pas à mes collègues ici de mettre en

valeur l'aspect de table constitutionnelle, mais, pour quiconque a vu la

démarche, il s'agit d'abord et avant tout d'approfondir ces relations-là

pour que le niveau de connaissance se développe un peu plus. Par exemple,

lorsque le Québec a développé des liens particuliers avec l'Ontario,

je n'ai pas entendu personne se plaindre qu'on fasse ça, surtout quand

ça nous a permis de vendre de bons contrats d'électricité avec l'Ontario...

Le Président :

En terminant.

M. Fournier : ...permettant ainsi à

tous les Québécois d'en tirer profit.

Président : Première complémentaire, Mme la députée de Vachon.

Mme Ouellet : Oui, merci, M. le Président. Bien, je comprends que c'est oui, la réponse,

qu'ils vont utiliser des fonds

publics. J'aimerais rappeler que la Constitution canadienne de 1982 n'a jamais

été signée par aucun premier ministre,

même libéral, c'était un coup de force du Canada

contre le Québec. La proposition constitutionnelle de jeudi passé n'a jamais

été présentée lors de la dernière campagne électorale.

Est-ce

que le gouvernement libéral a l'intention de la soumettre à la consultation populaire par voie de référendum? Et vous connaissez la règle du 50 %

plus un.

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

Fournier : Oui. Je disais tantôt

qu'il y avait 75 %, si on se fie aux études d'opinion,

quelques-unes sur le sujet, 75 %

des Québécois qui ressentent une allégeance au Québec

et aussi une appartenance canadienne. Donc, il y en a au moins 25 % qui ne ressentent pas une

appartenance canadienne, mais il y en a 75 %... qui doit être une claire

majorité, si on veut faire référence à ces propos qui sont les vôtres.

Quelles

sont les démarches que nous voulons faire au nom de ces Québécois-là? C'est de

pouvoir approfondir nos liens au

profit non seulement, bien sûr, de l'ensemble des Canadiens, mais des Québécois

pour faire en sorte qu'on puisse aussi mieux se connaître, qu'on puisse

les approfondir.

Maintenant, pour ce

qui est des dépenses de l'État, M. le Président, ce n'est pas moi qui vais faire

la morale aujourd'hui, en ce moment, à ma

collègue qui utilise des fonds de l'Assemblée pour aller faire de la

représentation à Ottawa.

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la députée de Vachon.

Mme Ouellet :

Oui, merci, M. le Président. Toujours pas de réponse à la question du

référendum, question populaire. Mais Justin

Trudeau répondait hier que «le débat constitutionnel est une

distraction», en déclarant, et je cite : «Les Canadiens ont été très clairs [...] leurs priorités, c'est la

croissance, ce sont [des] bons emplois[...], c'est de démontrer que

l'environnement et l'économie vont main dans la main.»

Est-ce

que le gouvernement du Québec peut lui répondre que la Constitution canadienne

n'est pas une distraction mais un

obstacle, un obstacle pour la croissance, pour les emplois et pour

l'environnement au Québec? Pour nous, c'est clair, la seule solution à

la crise constitutionnelle, c'est l'indépendance du Québec.

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

Fournier : Ce n'est pas une

surprise que vous formuliez votre question comme celle-là. Et ma réponse n'est pas

une surprise pour vous non plus. Ce que je dis simplement, M. le Président,

c'est qu'il y a là un avantage pour les Québécois d'approfondir ces relations. Par exemple, il y a des inquiétudes au niveau de l'ALENA présentement. Nous avons un nouveau traité

de libre-échange canadien qui vient d'entrer en fonction. Il faut le

pousser plus loin. Il faut qu'on soit capables d'en tirer le maximum de

profits, c'est de cela dont on parle, en maximisant ces relations économiques,

sociales, culturelles.

nouveau député de Gouin nous invite à regarder ce qui se passe en Ontario.

Il a raison. Je vous invite à regarder ce qui se passe au Canada, à

découvrir que nous avons des partenaires, des partenariats à développer...

Le Président :

En terminant.

M. Fournier :

...pour l'intention, l'intérêt de tous les Québécois.

Le Président :

Principale, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Massé : Merci, M. le Président. La communauté attikamek de Manawan, composée de plus de 2 400 personnes, demande depuis très longtemps

qu'un poste d'ambulance de la zone 640 soit sur son territoire

afin de recevoir un service

préhospitalier d'urgence de qualité conforme à la loi. En effet, la loi prévoit

que tous les citoyens et citoyennes du Québec doivent avoir accès à une ambulance en moins de

30 minutes. L'arrêté ministériel de la loi le dit explicitement. Or, à Manawan, l'attente tourne

autour de 90 minutes, sans compter qu'elle doit refaire le chemin inverse

pour se rendre à l'hôpital

le plus proche. C'est un non-sens, M.

le Président, plus de trois heures

avant d'être à l'hôpital.

Est-ce que

le ministre de la Santé peut s'engager à ce que la loi soit respectée

pour cette communauté, comme pour tous les Québécois et Québécoises,

et qu'elle puisse avoir accès à une ambulance dans les plus brefs délais?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

M. Barrette : Alors, M.

le Président, vous ne serez certainement pas surpris si je vous indique que le Québec est un immense territoire

et que, de ce fait, il est évidemment impossible que chaque citoyen

soit à 30 minutes d'ambulance. Et ça, ce n'est pas un jugement de

quelque communauté que ce soit, c'est une réalité géographique.

Nous avons la responsabilité

collectivement de faire en sorte que les services préhospitaliers d'urgence

soient disponibles et soient disponibles sur

tout le territoire du Québec en prenant en considération les contingents

géographiques qui nous incombent, et

c'est ce que nous faisons pour tout le territoire du Québec. Je vais le répéter, M. le Président, il n'est pas possible que tout le monde sur le territoire du Québec

ait une ambulance à 30 minutes. On pourrait donner des centaines

d'exemples ici, et c'est une problématique qui est réelle.

Maintenant, pour ce

qui est de la problématique de Manawan, je suis en contact avec le grand chef

de la communauté. Nous faisons une réflexion actuellement pour voir, s'il y a

lieu... faisabilité d'apporter des ajustements.

Le Président :

En terminant.

M. Barrette :

Nous n'avons pas encore tiré notre conclusion.

Le Président :

Première complémentaire, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Mme Massé :

Oui. Bien, si on ne peut pas l'offrir à tous les Québécois et Québécoises, il y

a un enjeu, c'est dans la loi, c'est

dans l'arrêté ministériel. Et on ne parle pas d'une personne, on ne parle pas

de 10, on parle d'une communauté de

1 400 habitants. C'est même rendu, M. le Président, que les gens de

Manawan n'osent même plus appeler l'ambulance parce qu'ils savent que ça va prendre trop de temps, alors ils essaient

de trouver des moyens pour s'y rendre. Je vois bien que le ministre

connaît le dossier.

Est-ce qu'il peut

s'engager à éliminer cette discrimination promptement?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

M. Barrette :

Pour illustrer plus précisément mon propos, M. le Président, je vais prendre comme référence les 14 communautés inuites dans le Grand Nord québécois.

Il n'y en a aucune qui est à 30 minutes d'ambulance, M. le Président. Pour avoir accès à des

services d'urgence, ceux qui sont de nature hospitalière, régulièrement, des gens doivent partir en avion,

sur un appel d'urgence de Kuujjuaq ou de Puvirnituq, pour aller dans une des communautés.

C'est ça, la réalité, M. le Président. Et, aux

dernières nouvelles, la communauté inuite faisait

partie intégrante du Québec.

Alors, nous avons des...

Le Président :

En terminant.

M. Barrette :

...contingences géographiques, M. le Président, à propos desquels je ne peux

pas aller, là.

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Mme Massé :

Écoutez, M. le Président, M. le ministre n'est pas sans savoir qu'à

Saint-Michel-des-Saints il y a deux

ambulances en poste, Saint-Zénon, il y en a une. Ce n'est pas compliqué, tu en

prends un, tu le montes à Manawan, qui inévitablement doit repasser par

Saint-Michel pour se rendre à l'hôpital le plus proche.

Alors,

est-ce que le ministre de la Santé s'engagerait, puisque le chef Ottawa va être parmi nous vendredi, à le

rencontrer pour régler ce problème-là, ainsi que le font les maires de

Saint-Michel et de Saint-Zénon demain?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

Barrette : Alors, évidemment, nous en arrivons rapidement, rapidement,

au fil des questions, à une autre réalité, un autre environnement qui est, en général, passablement étranger à la

formation politique de notre collègue, qui est la

partie économique. Alors, il arrive, à un moment

donné, M. le Président, où on doit prendre des décisions à savoir où on les met, quels sont les horaires, et ainsi de

suite. Alors, il y a des décisions qui se prennent sur la base, évidemment, de

l'accès, et on est d'accord là-dessus. Après

avoir conclu sur l'accès, bien, il y a la réalité économique. Alors,

l'important pour moi aujourd'hui est qu'évidemment les gens de la

communauté de Manawan aient accès...

Le Président : En terminant.

Barrette : ...à des services préhospitaliers d'urgence, et, oui, je

serai bien disposé à rencontrer le chef Ottawa.

Le Président : Principale, M.

le député de La Peltrie.

Caire :

Merci, M. le Président. Dans le cadre de la grève des ingénieurs, il faut

comprendre l'écart salarial entre ce

qu'offre le gouvernement, ce que donne le gouvernement à ses ingénieurs et ce

qui est offert par les autres grands employeurs

publics ou privés. Cet écart-là se situe entre 21 % et 35 %. En

chiffres, ça veut dire que la ville de Québec, pour les ingénieurs d'expérience, va offrir plus de 9 000 $ de

plus que nous, et Hydro-Québec, ça va jusqu'à 28 000 $ de plus que nous. Dans ce contexte-là, M. le

Président, ce n'est pas étonnant que le gouvernement ait échoué à atteindre

ses chiffres d'embauche d'ingénieurs

d'expérience. À preuve, 39 seulement depuis quatre ans. La Vérificatrice

générale, dans son dernier rapport, souligne le fait que ça nuit à l'efficience

et à l'efficacité du gouvernement dans ses travaux, on l'a vu dans le contexte de l'autoroute 25.

Nous avons suggéré que le gouvernement tienne des négociations sectorielles,

compte tenu du secteur particulier de l'ingénierie.

Est-ce que le président du Conseil du trésor est

ouvert à tenir de telles négociations?

Le Président : M. le

président du Conseil du trésor.

M. Moreau :

M. le Président, dans le dossier de la négociation avec les ingénieurs, j'ai

invité plusieurs fois les représentants

des ingénieurs à s'asseoir à la table de négociation. Ce matin, on attendait

toujours un retour de leur part sur

des propositions qui leur ont été faites. Peut-être qu'à l'heure où on se parle

ce retour-là a été fait, mais, à tout événement, les négociations se poursuivent, et c'est tout à fait l'objectif du

gouvernement d'en arriver à une entente négociée, ce qui serait la

meilleure situation dans... bien, ce qui serait le meilleur résultat dans

toutes les situations de négociation de convention collective.

Maintenant,

il y a une réalité qui est incontournable — et je l'ai dit directement, privément et

publiquement au président de

l'association des ingénieurs — qu'il était hors de question... que le

gouvernement ne considérait pas qu'il était pour y avoir une augmentation de

20 % de l'échelle salariale. Je le redis aujourd'hui et je vais le répéter

tant et aussi longtemps que ce sera nécessaire parce qu'à notre point de

vue l'échelle salariale peut être modifiée sur des situations qui sont ponctuelles, sur des primes dans certaines

occasions. Et, je le répète, M. le Président, comme je l'ai dit la

semaine dernière...

Le Président : En terminant.

M. Moreau : ...le

gouvernement n'éprouve aucun problème d'attraction ni de rétention.

Le Président : Première

complémentaire, M. le député de La Peltrie.

Caire :

M. le Président, il y a une énorme différence entre remplir ses listes de noms

et combler des postes. Le

gouvernement, évidemment, est capable de remplir les listes de noms mais est

incapable de combler les postes. La Vérificatrice

générale écrit — et je cite :

«...l'expertise dans certains domaines est insuffisante pour assurer

l'efficience et l'efficacité des

processus.» M. le Président, on manque d'ingénieurs d'expérience.

L'autoroute 25 a été donnée à un ingénieur junior, ça a été un

fiasco.

À quand une négociation sectorielle?

Le Président : M. le

président du Conseil du trésor.

M. Moreau :

Je regrette de dire au député de La Peltrie que ce qu'il dit est inexact.

On a augmenté de 61 % au ministère

des Transports, depuis 2012, le nombre d'ingénieurs. Et, à l'heure actuelle, au

ministère des Transports seulement, qui n'est pas le seul ministère qui embauche des

ingénieurs, on a des ingénieurs d'expérience de plus de 10 ans à

hauteur de 30 %.

Vous me parlez de l'autoroute 25. Dans le

même

article qui a probablement inspiré votre question, le même président nous dit : Voici, il s'agit de

remplacer un tuyau d'aluminium. Pour remplacer un tuyau d'aluminium, ça ne doit

pas prendre un ingénieur de 30 ans d'expérience. Il faut remettre les

choses en proportion, M. le Président.

Le Président : En terminant.

M. Moreau : On a des

ingénieurs au gouvernement du Québec et on augmente l'expertise interne.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le député de La Peltrie.

Caire : Oui. Le président

du Conseil du trésor ira dire ça aux

gens qui font un détour de six kilomètres à tous les

jours. M. le Président, si l'expérience est au rendez-vous, pourquoi, en 2000, alors qu'il

y avait une certaine expertise

au gouvernement, sur 1 million

de dollars dépensés dans des travaux,

96 000 $ étaient donnés en

sous-traitance à des firmes privées

et, en 2015, pour le même million de dollars qui est dépensé sur des travaux,

on est rendu à 161 177 $, presque le double? Vous avez recours

au double de l'expertise des ingénieurs privés, pourquoi?

Le Président : M. le

président du Conseil du trésor.

M. Moreau : ...raison très

simple, parce que nous augmentons les investissements du gouvernement dans les

infrastructures publiques, M. le Président, et que, malgré le fait...

Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît! La question a été

posée correctement, on va entendre la réponse.

M. Moreau :

...et que, malgré l'indignation que représente le brouhaha, la réalité, c'est

que nous avons augmenté de 61 %

le nombre d'ingénieurs. Tellement vrai qu'en surveillance des travaux on est

passé de 16 % à 38 %, surveillants à l'interne, et qu'en

inspection des structures on est passé de 43 % à 71 %. Les chiffres

ont la tête dure. On augmente l'expertise interne. Vous avez beau dire le contraire, la

réalité est tout à fait différente des préambules de vos questions,

je regrette.

Le Président : Principale, M.

le député de Bertrand.

M. Cousineau :

M. le Président, les temps sont

difficiles pour les centres de la

petite enfance au Québec.

Après des coupures se chiffrant dans

les centaines de millions, d'autres mauvaises nouvelles tombent sur leur tête.

18 CPE logés dans des bâtiments de la

commission scolaire de Montréal viennent de recevoir une augmentation explosive de leur loyer. La situation est urgente. Certains des

baux arrivent à échéance le 1er juillet, et les augmentations exigées

auront des conséquences graves, allant de la perte de nombreux services

spécialisés jusqu'à la fermeture.

Suite aux nombreuses coupures, on peut comprendre

les problèmes financiers de la commission scolaire de Montréal, mais fermer des

CPE et couper des services ne doit pas être une solution pour rééquilibrer un budget.

Le ministre

de l'Éducation et de la Famille est le mieux placé pour régler le problème.

Est-ce que le ministre peut demander à la commission scolaire de Montréal

d'annuler les augmentations de baux des 18 CPE concernés?

Le Président : M. le ministre

de l'Éducation.

M. Proulx : Merci, M.

le Président. Je veux remercier le

collègue pour sa question. Deux choses. D'abord, peut-être rassurer les parents, M. le

Président. Dans les 18 CPE qui sont en cause, il y a effectivement trois centres

de la petite enfance dont les baux arrivent à échéance très rapidement.

Les autres, c'est l'an prochain. Pas question de fermeture de centres de la petite

enfance pour l'instant, ce n'est pas ce qui est dans le paysage.

Il y a une discussion qui doit avoir lieu, effectivement,

entre la commission scolaire et les centres de la petite enfance.

Il faut se rappeler, M. le Président, que c'est une entente qui a été prise, il y a

un certain nombre d'années, à 3 $ le pied carré, qui ne représente pas la valeur du

marché, vous aurez compris. La commission

scolaire de Montréal

a fait une proposition. À ce que je sache, les conseils d'administration

des centres de la petite enfance n'ont pas signé de baux actuellement. Donc, il

y a de la place pour avoir de la discussion.

Et je terminerais, M.

le Président, en vous disant que, de notre côté, nous suivons ce dossier-là de

près. Au ministère de la Famille, nous sommes là, nous sommes en accompagnement, comme on l'a toujours été, au cas par cas. Et, s'il devait y avoir de l'aide pour avoir des

mesures de transition, peut-être qu'il pourra y en avoir pour le ministère de la Famille, on verra.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de Bertrand.

M. Cousineau : Oui. M.

le Président, si le problème

n'est pas réglé rapidement, ce sont 1 500 enfants et plusieurs centaines de familles qui seront

touchés dans les quartiers centraux, et les plus vulnérables de Montréal.

Comment

le gouvernement peut-il parler de l'importance d'agir tôt dans le développement

des enfants alors que 18 CPE

sont menacés et qu'ils ont besoin de l'aide du ministre? Est-ce que le ministre

peut s'engager à compenser, à tout le moins, l'augmentation des baux des

18 CPE?

Le Président :

M. le ministre de l'Éducation.

M. Proulx : Oui. M. le Président, d'abord rappeler que c'est le gouvernement du Québec qui finance la commission scolaire pour ses bâtiments, c'est le gouvernement du Québec qui finance les centres de la petite enfance pour

leur activité de location. Alors, je pense que, comme contribuables,

nous faisons déjà notre part. Un.

Deuxièmement, M. le Président, je viens de le dire, ils n'ont pas signé les

baux. Alors, il y a une possibilité pour eux...

Ils ont des conseils d'administration, les centres

de la petite enfance, ils ont la

capacité puis la possibilité de faire des contrepropositions.

Ce que je dis, M. le

Président, c'est que, comme ministre de la Famille — et c'est très clair,

et les gens au ministère sont au

courant — on va

suivre cette situation-là de près et on va faire de l'accompagnement au besoin,

si besoin il y a. Le député de

Bertrand dit, M. le Président, qu'il y a 1 500 enfants qui sont à

risque. Il y a trois CPE pour l'instant qui ont leurs baux...

Le Président :

En terminant.

M. Proulx :

...qui vont arriver à échéance bientôt. Les autres, c'est l'an prochain.

Le Président :

Principale, M. le député de Jonquière.

Gaudreault : Oui. Merci, M. le Président. On vient d'apprendre que le

CIUSSS du Saguenay—Lac-Saint-Jean

aurait mis en place un plan de compressions

budgétaires qui a pour but de couper 9 millions de dollars. C'est

l'équivalent de 33 postes à temps

plein qui seraient coupés, ce qui inclut des infirmières aux soins intensifs,

des inhalothérapeutes, des

infirmières auxiliaires, du personnel de soutien à l'hôpital de Jonquière, à

l'hôpital de Dolbeau, dans le comté du premier ministre, à l'Hôpital de

La Baie, dans le comté de Dubuc.

Est-ce que le

ministre de la Santé peut nous confirmer, ou non, ces coupes? Et est-ce qu'il

les approuve?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

Barrette : Alors, évidemment, M. le Président, personne ne sera

surpris d'apprendre que les directions des CISSS et des CIUSSS ont l'obligation de l'équilibre budgétaire, tout

comme nous, évidemment, et même tout comme les mêmes administrations

sous le précédent gouvernement.

Maintenant, M. le

Président, les plans de retour à l'équilibre budgétaire ou les plans

d'optimisation qui sont élaborés par les

différentes administrations doivent nous être proposés. Ils le sont

actuellement et ils doivent être approuvés. Ce qui a été proposé par le CISSS du Saguenay—Lac-Saint-Jean est essentiellement une

optimisation qui se fait sur la base de postes qui ne sont pas pourvoyés

et qui sont donc abolis, de postes, oui, qui sont réaffectés. Et actuellement, M. le Président, sur le plan qui m'a été déposé,

il n'y a pas de pertes d'emploi, puisque les gens qui sont touchés ont la

sécurité d'emploi et de diverses autres mesures.

Alors, en date d'aujourd'hui, pour répondre

précisément à la question qui m'est posée, le plan a été déposé la semaine

dernière, et nous en sommes à l'analyser.

Président : Première complémentaire, Mme la députée de

Chicoutimi.

Jean : Merci, M. le Président. Au Saguenay—Lac-Saint-Jean, dans la santé, c'est l'hécatombe qui

se poursuit malgré des

investissements qui étaient promis. Je mentionnerai la fermeture des cliniques

d'anticoagulothérapie, qui sont fermées

à Jonquière, Dolbeau et La Baie. Ainsi, 1 200 personnes devront

débourser des frais mensuels pour un service qui était pourtant gratuit.

J'aimerais

savoir, M. le Président, si le ministre est d'accord avec le fait que ces

gens-là, ces 1 200 personnes là, auront maintenant à payer ces

frais.

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

Barrette : M. le Président, les tests, les fameux tests

d'anticoagulothérapie sont gratuits dans le système public lorsque les

prélèvements sanguins sont faits dans le système public. Et, lorsque les

prélèvements sont faits ailleurs, particulièrement à la pharmacie, à la pharmacie, évidemment, ils

sont payants. Et ça, c'est quelque

chose qui était la réalité

précédemment. Mais les prélèvements demeurent gratuits, de même que les

analyses, dans le système public.

Le Président :

Cela met fin à la période de questions et de réponses orales.

Vice-Président (M. Gendron) :

Tel qu'annoncé précédemment, nous allons procéder maintenant

au vote reporté pour la motion de Mme la ministre de la Justice proposant que le projet de loi n° 98, Loi modifiant diverses lois concernant principalement l'admission aux professions et la

gouvernance du système professionnel,

soit adopté. Alors, je demande quels sont ceux... les

députés qui sont en faveur de cette motion veuillent bien se lever.

La Secrétaire adjointe :

M. Fournier (Saint-Laurent), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Blais (Charlesbourg),

Mme Charbonneau (Mille-Îles), M. Coiteux (Nelligan), Mme David

(Outremont), M. Proulx (Jean-Talon), M. D'Amour

(Rivière-du-Loup—Témiscouata),

M. Huot (Vanier-Les Rivières), M. Kelley (Jacques-Cartier),

Mme Vallée (Gatineau),

M. Lessard (Lotbinière-Frontenac), M. Barrette (La Pinière),

M. Drolet (Jean-Lesage), M. Blanchette (Rouyn-Noranda—Témiscamingue),

Mme Charlebois (Soulanges), M. Moreau (Châteauguay), M. Heurtel

(Viau), M. Arcand (Mont-Royal),

Mme Vien (Bellechasse), M. Billette (Huntingdon), M. Fortin

(Sherbrooke), M. Reid (Orford), M. Morin (Côte-du-Sud),

Mme Nichols (Vaudreuil), M. Bernier (Montmorency), M. Ouellette

(Chomedey), Mme de Santis

(Bourassa-Sauvé), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), Mme Ménard

(Laporte), Mme Boulet (Laviolette), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), M. Carrière (Chapleau), M. Poëti

(Marguerite-Bourgeoys), M. Girard (Trois-Rivières), M. Auger

(Champlain), Mme Vallières (Richmond), M. Rousselle (Vimont),

M. Iracà (Papineau), M. Bolduc (Mégantic), M. Matte (Portneuf),

M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), M. Boucher (Ungava), M. Bourgeois

(Abitibi-Est), M. Fortin (Pontiac), M. Giguère (Saint-Maurice),

M. Habel (Sainte-Rose), M. Hardy (Saint-François), M. Merlini (La Prairie), Mme Montpetit

(Crémazie), M. Plante (Maskinongé), M. Polo (Laval-des-Rapides),

Mme Simard (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. St-Denis

(Argenteuil), Mme Tremblay (Chauveau), M. Busque (Beauce-Sud),

Mme Sauvé (Fabre), Mme Melançon (Verdun).

M. Bérubé

(Matane-Matapédia), M. Marceau (Rousseau), Mme Léger

(Pointe-aux-Trembles), M. LeBel (Rimouski), Mme Maltais (Taschereau),

Mme Lamarre (Taillon), M. Leclair (Beauharnois), M. Rochon

(Richelieu), Mme Poirier

(Hochelaga-Maisonneuve), M. Cloutier (Lac-Saint-Jean), M. Therrien

(Sanguinet), M. Gaudreault (Jonquière), M. Pagé (Labelle),

M. Cousineau (Bertrand), M. Bourcier (Saint-Jérôme), Mme Jean

(Chicoutimi), M. Ouellet (René-Lévesque),

M. Villeneuve (Berthier), Mme Fournier (Marie-Victorin),

M. Kotto (Bourget), M. Turcotte (Saint-Jean).

M. Bonnardel (Granby),

M. Caire (La Peltrie), M. Jolin-Barrette (Borduas),

M. Picard (Chutes-de-la-Chaudière), M. Charette (Deux-Montagnes),

M. Martel (Nicolet-Bécancour), Mme Roy (Montarville), Mme Samson

(Iberville), M. Roberge (Chambly), M. Laframboise (Blainville),

M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),

M. Lefebvre (Arthabaska), M. Lemay

(Masson), Mme Lavallée (Repentigny), Mme D'Amours (Mirabel),

Mme Soucy (Saint-Hyacinthe), M. Spénard (Beauce-Nord),

M. Paradis (Lévis).

Mme Massé

(Sainte-Marie—Saint-Jacques),

M. Nadeau-Dubois (Gouin), M. Khadir (Mercier), Mme Ouellet (Vachon),

M. Sklavounos (Laurier-Dorion).

Vice-Président (M. Gendron) : Y a-t-il des abstentions?

a-t-il des contre? Il n'y en a pas. Il n'y a pas d'abstention. M. le secrétaire

général, pour le résultat du vote.

Secrétaire : Pour : 102

Contre :

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, la motion est adoptée. En

conséquence, le projet de loi n° 98 est adopté.

Nous en sommes maintenant à la

rubrique des motions sans préavis, et, en fonction de nos règles et de l'ordre

de présentation des motions sans préavis, je

reconnais maintenant un membre du deuxième groupe d'opposition — et il s'agit de Mme la députée de

Mirabel — pour

la présentation de sa motion. À vous, Mme la députée.

Mme D'Amours : M. le

Président, je demande le consentement pour déposer la motion suivante

conjointement avec le ministre des

Affaires municipales et de l'Occupation du territoire et ministre de la

Sécurité publique et responsable de

la région de Montréal, le député de Matane-Matapédia, le député de Mercier, la

députée de Vachon, le député de Gaspé et le député de Groulx :

«Que

l'Assemblée nationale remercie tous les bénévoles et les équipes de sécurité

civile, les municipalités, la Croix-Rouge,

ainsi que tous les membres des Forces armées canadiennes pour le travail

remarquable effectué au cours des derniers épisodes d'inondations qui

ont touché plusieurs régions du Québec.»

Le Vice-Président (M.

Gendron) : Alors, Mme la leader adjointe du gouvernement, y a-t-il

consentement pour débattre de cette motion?

Vien : Nous faisons la proposition de l'adopter sans débat, M.

le Président.

Le Vice-Président (M.

Gendron) : Alors, la motion est adoptée, ça ne fait aucun doute. Oui,

M. le député de Granby.

Bonnardel : ...la motion soit envoyée au commandant de la

base de Valcartier.

Le Vice-Président (M.

Gendron) : Alors, tel que vous venez de l'exprimer, la présidence va

s'assurer que cette motion soit adressée à qui de droit.

Nous

poursuivons sur les motions sans préavis, et maintenant je reconnais un membre

du groupe formant le gouvernement. Il s'agit

de M. le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport pour la présentation de

sa motion sans préavis. À vous, M. le ministre.

M. Proulx : Oui. Merci, M. le Président. Vous me permettrez

de déposer une motion sans préavis conjointe avec le député de Labelle, le député de Drummond—Bois-Francs, le député de Mercier et la députée de

Vachon. Alors, je sollicite le consentement afin de présenter la motion

suivante :

«Que l'Assemblée nationale souligne

l'accomplissement des athlètes québécois qui ont participé aux Jeux olympiques

spéciaux mondiaux d'hiver qui se sont déroulés en Autriche, en mars [dernier];

«Qu'elle salue les performances

exceptionnelles qui ont permis à nos athlètes de remporter 22 médailles, dont

10 d'or. Par leurs exploits sportifs et leur

détermination, ils sont des modèles de réussite et une source d'inspiration

pour leurs pairs, la relève ainsi que l'ensemble de la population;

«[Enfin,

qu'elle] souhaite à ces athlètes le meilleur des succès pour les Jeux d'été

d'Olympiques spéciaux [à] Québec, qui se tiendront — bien sûr — dans

la ville de Québec, du 29 juin au 2 juillet 2017.»

Vous

me permettrez, M. le Président, de souligner leur présence dans nos tribunes.

Vice-Président (M. Gendron) :

Alors, Mme la leader adjointe du gouvernement,

pour déterminer les temps impartis.

Vien : Oui. Bien sûr, M. le Président. Alors, nous proposons

des interventions d'une durée maximale de deux minutes dans l'ordre suivant, s'il vous plaît : alors, de

notre ministre du Loisir et du Sport, ensuite suivi par le député de Labelle, le député de Drummond—Bois-Francs, ensuite le député de Mercier, et on

ferme la marche avec la députée de Vachon.

Vice-Président (M. Gendron) : Avec plaisir. Je vous rappelle que, si

on fixe du temps, autant que possible on

essaie d'avoir une certaine tolérance, mais il ne faudrait pas faire quatre

minutes quand on souhaite des interventions de deux minutes. Alors, autant que possible, si on

fixe du temps, essayons de le respecter, avec une certaine tolérance de

la présidence. Alors, M. le ministre, à vous la parole.

M. Proulx :

Merci, M. le Président. Donc, je veux profiter du moment qui m'est accordé pour

saluer les performances exceptionnelles des

11 athlètes québécois aux derniers Jeux olympiques spéciaux mondiaux en

Autriche. Je veux, d'ailleurs, saluer

les athlètes et les entraîneurs présents aujourd'hui dans nos tribunes, vous me

permettrez de les nommer :

Stéphanie Savard, Alexia Barré, Michaël Gilbert, Emile Baz,

Renée Pelletier, David Winter, Olivier Séguin, Sébastien Hamel-Bourdeau,

Julien Cardinal-Moffet, Philipp Ste-Marie, Nancy Leduc,

Sylvie Ducharme, Lucie Villeneuve.

Alors, toutes mes

félicitations, M. le Président, pour les efforts, votre persévérance et vos

accomplissements. Ce sont des athlètes, M.

le Président, qui ont excellé en hockey intérieur, en patinage artistique, en

patinage de vitesse, en raquette et

ainsi qu'en ski alpin. Je veux inviter tous nos collègues à rendre un hommage

bien mérité à ces athlètes ainsi qu'à

leurs entraîneurs présents aujourd'hui. Je veux également inviter nos collègues

à souhaiter le meilleur des succès à ceux

qui participeront aux prochains Jeux olympiques spéciaux qui se tiendront ici

même, cet été, dans la ville de Québec.

termine, M. le Président, en disant à toutes et à tous que vous êtes des gens

très inspirants. Nous sommes très fiers

de vous, et je pense que je peux affirmer, M. le Président, sans me tromper que

c'est tout le Québec qui est fier de vous aujourd'hui.

Le Vice-Président

(M. Gendron) : Je cède maintenant la parole à M. le député de

Labelle, toujours sur cette même motion. M. le député de Labelle, à vous.

M. Pagé :

Oui. Merci, M. le Président. Effectivement, on a l'habitude de souligner les

athlètes olympiques quand ils reviennent des jeux, mais,

malheureusement, nous n'avions pas l'habitude de souligner les Jeux olympiques

spéciaux. Et je veux souligner que c'est le député de Saint-Jean, en 2009-2010,

qui avait manifesté l'intérêt que nous soulignions,

effectivement, les performances de ces athlètes, et je pense qu'il est

important qu'ils soient mentionnés ici, à l'Assemblée nationale. Donc,

c'est important de leur rendre hommage aujourd'hui.

sont 11 aujourd'hui, et, tenez-vous bien, M. le Président, à 11, ils ont

remporté 22 médailles. Alors, à 11, ils ont donné l'exemple qu'il n'en restait pas beaucoup pour les autres. Et

ce n'était que 10 % de la délégation canadienne. Alors, à 10 %,

11 athlètes sur 110, ils ont remporté 22 médailles, c'est absolument

exceptionnel : ski alpin, cinq médailles; patinage artistique, deux médailles; en raquette,

12 médailles — et là je

vais leur faire un clin d'oeil parce que, quand j'étais jeune, je vais vous confier, je faisais de la raquette à

l'époque des clubs de raquetteurs, et c'est là que j'ai commencé à faire du sport et à m'initier au sport, donc je

vais aller discuter avec eux tantôt parce que c'est une discipline,

effectivement, que je connais

bien — deux

médailles en patinage de vitesse; une médaille en hockey intérieur. Donc,

22 médailles sur 11 athlètes,

c'est tout à fait exceptionnel. Il faut aussi rendre hommage aux parents qui

les soutiennent, les accompagnateurs, les 1 100 entraîneurs,

et dont ceux qui les ont accompagnés à travers le Canada, et les entraîneurs québécois

qui les soutiennent et qui leur permettent de performer comme ils le font.

Je veux aussi

souligner que, dans la motion, on parlait d'exploits sportifs, effectivement on

parle de grands exploits sportifs. Pourquoi?

Parce qu'ils sont déterminés, ils sont des modèles, ça fait

partie de la motion. Je tiens à le

redire, ils sont des modèles de réussite

pour leurs pairs, mais ils sont des modèles de réussite pour l'ensemble

de la population.

Alors,

je veux leur souhaiter bonne chance, les féliciter pour ce qu'ils ont accompli,

leur souhaiter bonne chance pour les

jeux de cet été, qui auront lieu dans notre capitale du 29 au 2 juillet,

et surtout leur dire : Vous êtes un exemple pour nous tous, l'ensemble

des Québécois. Merci pour ce que vous êtes et vos performances.

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, on vous remercie, M.

le député de Labelle,

de votre intervention sur cette

motion. Et, pour la poursuite, je

cède maintenant la parole à M. le député de Drummond—Bois-Francs pour son intervention sur cette même motion. À vous.

M. Schneeberger :

Merci, M. le Président. Alors, au nom de ma formation, je tiens également à

saluer la présence des athlètes qui sont dans nos tribunes, ici, et les

remercier d'être parmi nous aujourd'hui.

Cette

Assemblée souligne vos accomplissements exceptionnels aux derniers Jeux

olympiques spéciaux mondiaux d'hiver,

qui ont eu lieu en Autriche. Par votre force, votre détermination, votre

persévérance, vous avez remporté 22 médailles, dont 10 d'or. Ce sont des exploits sans pareil. Ce

que vous avez accompli est remarquable, et vos victoires méritent d'être

soulignées par nous, parlementaires, mais aussi également par les Québécoises

et les Québécois.

vous ayez remporté une médaille ou non, vous êtes parmi les

2 700 meilleurs athlètes au monde qui ont eu la chance de

défendre les couleurs de leur pays. C'est déjà en soi une belle victoire, et

peu de gens peuvent s'en vanter.

Ces jeux ont

accueilli des participants de 105 pays, et ce fut, j'en suis certain,

parmi vous, une occasion pour plusieurs de créer des liens avec des gens de partout dans

le monde. J'ai, d'ailleurs, eu la connaissance de beaux gestes de partage de l'équipe de patineurs de vitesse,

l'équipe Canada, qui a fait une preuve de générosité

exceptionnelle envers l'équipe de

l'Ouzbékistan. Vous étiez les représentants du Canada dans le cadre de cet événement et vous avez

dignement représenté tous les Canadiens. Ces jeux surpassent les limites

géographiques, politiques et culturelles de tout âge.

Dans quelques semaines, plusieurs

athlètes auront la chance de vivre des jeux d'été, des Olympiques spéciaux

qui se tiendront ici même, à Québec.

C'est un événement d'envergure, et nous sommes fiers d'accueillir des athlètes

de partout dans le monde. Ces jeux

célèbrent aussi l'égalité, la tolérance et le respect. Ils sont l'occasion pour

ces athlètes de faire la démonstration de tous leurs talents et de leur

force.

tiens à souhaiter les meilleurs succès à chacun d'entre eux. Je tiens également

à remercier tous les bénévoles, les organisateurs et surtout les familles qui les

accompagnent. Et je suis certain que ces jeux auront une belle réussite pour

tout le Québec. Merci, M. le Président.

Le Vice-Président

(M. Gendron) : On vous remercie, M. le député de Drummond—Bois-Francs,

de votre intervention. Et je cède maintenant

la parole à M. le député de Mercier pour son intervention sur cette même

motion. À vous, M. le député.

M. Khadir :

Je n'ai pas les mêmes qualités athlétiques que certains de mes collègues,

surtout de mon collègue de Labelle,

mais je me permets quand même, au nom de Québec solidaire, au nom de nous tous,

de féliciter les médaillés de ces

formidables jeux spéciaux, ces jeux olympiques spéciaux qui se sont tenus en

Autriche, dans ces magnifiques Alpes, qu'on

espère être préservées le plus longtemps possible des changements climatiques

pour que ça n'empêche pas qu'on puisse y voir les exploits de nos

athlètes.

l'a souligné, ce que vous avez accompli fait, effectivement, briller le Québec

pour les exploits que ça représente, pour

les médailles, pour l'aspect compétition, l'aspect, je dirais... la présence

sentie des athlètes québécois sur la scène internationale. Mais il y a

aussi le fait que, par sa nature même, ces jeux mondiaux spéciaux traduisent la

qualité des sociétés évoluées, qui sont

capables de faire de la place pour la différence, de reconnaître à leur juste

valeur... de faire en sorte que tous

les citoyens, quelles que soient leurs capacités, puissent avoir une place,

participer à diverses manifestations de notre vie collective, et les

sports, les sports collectifs, les sports internationaux, en sont une.

Alors,

je crois que ce que vous avez accompli permet à notre société d'encore

davantage évoluer sur ce chemin-là, prendre

conscience comment c'est au bénéfice de notre société que vous avez travaillé

en montrant comment, quand on fait de

la place à la différence, c'est l'ensemble de la société qui en bénéficie, ça

devient une force pour notre ensemble social.

Alors, vous avez été un modèle pour les athlètes, mais vous avez aussi été un

modèle pour nous, pour l'ensemble de la société. Merci et bravo!

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, on vous remercie, M. le

député de Mercier, de votre intervention. Et je cède la parole à Mme la

députée de Vachon pour son intervention sur cette même motion. À vous.

Mme Ouellet :

Merci, M. le Président. Le mouvement des Olympiques spéciaux, c'est plus de

4,2 millions d'athlètes de tous âges,

partout dans le monde, dont plus de 6 000 athlètes québécois dans

17 sports officiels. La devise de

ces jeux : Donnez-moi l'occasion de gagner. Mais, si je n'y arrive pas,

donnez-moi la chance de concourir avec courage .

14 au 25 mars dernier, près de 3 000 athlètes en provenance de

110 pays se sont réunis en Autriche pour une semaine de compétition dans

neuf disciplines sportives. Les 11 athlètes québécois sont revenus avec 22 médailles : 10 médailles d'or, sept médailles d'argent et cinq

médailles de bronze. Félicitations à tous ces athlètes, dont plusieurs

sont avec nous aujourd'hui! Vous êtes une

inspiration et vous démontrez qu'il est toujours possible de se dépasser et de

donner le meilleur de soi-même. Bravo!

Le prochain

rendez-vous aura lieu à Québec pour les Jeux d'été du Québec qui se dérouleront

du 29 juin au 2 juillet prochain. Plus de 800 athlètes rivaliseront dans

10 disciplines sportives sous la présidence d'honneur d'un athlète que nous avons aussi honoré ici dernièrement, de

notre champion Alex Harvey. Donc, bonne chance à tous les participants

et à toutes les participantes.

Le Vice-Président

(M. Gendron) : Alors, merci. Sans doute que cette motion est

adoptée. Cette motion sans préavis est adoptée.

Vice-Président (M. Gendron) : S'il vous plaît! Ce n'est pas terminé. Nous allons poursuivre

avec d'autres motions sans préavis, et je reconnais maintenant un membre du groupe

de l'opposition officielle, M. le

député de Rimouski, pour la présentation de sa

motion. M. le député de Rimouski, à vous.

LeBel : Merci, M. le Président. C'est avec beaucoup d'espoir que je

sollicite le consentement des membres de

cette Assemblée afin de présenter, conjointement avec le député

de Lévis, la députée de

Sainte-Marie—Saint-Jacques, le député de Gaspé, la députée de Vachon et le député de Groulx,

la motion suivante :

«Que l'Assemblée nationale prenne acte de la

volonté de l'Association québécoise de défense des droits des personnes

retraitées et préretraitées — l'AQDR — de l'Association québécoise

des retraité-e-s des secteurs public et parapublic — l'AQRP — de l'Association

des retraitées et retraités de l'éducation et des autres services publics du Québec — l'AREQ — du

Carrefour 50+ du Québec et du Réseau FADOQ de tenir des états généraux

sur les conditions de vie des

personnes aînées; Qu'elle demande au gouvernement

du Québec de déclencher rapidement

la tenue de tels états généraux.»

Le Vice-Président

(M. Gendron) : Mme la... Voyons! Mme la leader adjointe du

gouvernement, y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?

Mme Vien :

Il n'y a pas de consentement, M. le Président.

Le Vice-Président

(M. Gendron) : Il n'y a pas de consentement.

Le Vice-Président

(M. Gendron) : S'il vous plaît! Je reconnais maintenant M. le

député de Gouin pour la présentation de sa motion. Alors, M. le député de Gouin,

à vous la parole.

Nadeau-Dubois : M. le Président, je demande le consentement de la

Chambre pour débattre de la motion suivante conjointement avec la députée de Vachon :

«Que l'Assemblée

nationale félicite le gouvernement libéral ontarien qui augmentera le salaire

minimum à 15 $/l'heure;

«Que

l'Assemblée nationale demande au gouvernement du Québec de s'inspirer de cette

décision progressiste du gouvernement ontarien qui bénéficiera aux

travailleuses et aux travailleurs mais aussi à l'économie et aux entreprises

locales et régionales.»

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, merci, M. le député. Y

a-t-il consentement pour débattre de cette motion?

Mme Vien :

Il n'y a pas de...

Vice-Président (M. Gendron) : Il n'y a pas de consentement. Ça

met fin à la rubrique des motions sans préavis.

Et nous en sommes

maintenant aux avis touchant les travaux des commissions, et je voudrais

entendre, parce qu'on peut se retirer dans le silence, je voudrais entendre Mme

la leader adjointe. Allez!

Mme Vien :

...j'avise cette Assemblée que la Commission de l'aménagement du territoire poursuivra

l'étude détaillée à l'égard du projet de loi n° 122, Loi

visant principalement à reconnaître que les municipalités sont des gouvernements de proximité et à augmenter à ce

titre leur autonomie et leurs pouvoirs,

aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à 18 heures et de 19 h 30

à 21 h 30, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine;

Commission des institutions poursuivra l'étude détaillée à l'égard du projet de loi n° 138, Loi

modifiant le Code de procédure pénale

et la

Loi sur les tribunaux judiciaires afin de favoriser l'accès à la justice

et la réduction des délais en matière

criminelle et pénale, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à 18 heures et de 19 h 30 à 21 h 30,

à la salle Louis-Joseph-Papineau;

La Commission des

transports et de l'environnement complétera les consultations particulières à

l'égard du projet de loi n° 137, Loi

concernant le Réseau électrique métropolitain, dès maintenant, pour une durée d'une heure, à la salle du

Conseil législatif. Cette même commission poursuivra l'étude détaillée à

l'égard du projet de loi n° 132, Loi concernant la conservation des

milieux humides et hydriques, aujourd'hui, de 19 h 30 à

21 h 30, à la salle du Conseil législatif;

Commission de la culture et de l'éducation entendra les intéressés et procédera

à l'étude détaillée des projets de

loi d'intérêt privé suivants, et ce, dans l'ordre ci-après indiqué : le

projet de loi d'intérêt privé n° 228, Loi concernant la copropriété Le 221 St-Sacrement, ainsi que le

projet de loi d'intérêt privé n° 229, Loi concernant certaines aliénations

relatives à l'édifice de la Unity Building,

le mercredi 14 juin 2017, après les affaires courantes jusqu'à

13 heures, à la salle Louis-Joseph-Papineau; et finalement

La Commission des

finances publiques entendra les intéressés et procédera à l'étude détaillée du projet

de loi d'intérêt privé n° 226, Loi

concernant La Société des éleveurs de porcs du Québec, le mercredi 14 juin

2017, après les affaires courantes jusqu'à 13 heures, et ce sera à

la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine, M. le Président.

Le Vice-Président

(M. Gendron) : Alors, on vous remercie, Mme la leader adjointe du

gouvernement.

Pour ma part, je vous

avise que la Commission des relations avec les citoyens se réunira en séance de

travail aujourd'hui, de 18 heures à

19 heures, à la salle RC.171, afin de poursuivre l'organisation des

consultations particulières en lien avec le mandat d'initiative portant

sur la place des femmes en politique.

Est-ce qu'il y a des

renseignements sur les travaux? Je ne vois pas de demande de renseignements.

Alors, la

période des affaires courantes étant terminée, on va maintenant procéder aux

affaires du jour, et je cède à nouveau la parole à Mme la leader

adjointe du gouvernement. Mme la leader, à vous.

Mme Vien :

Merci, M. le Président. Alors, considérant notamment l'avancement de projets de

loi en commission parlementaire, les demandes de consultation de

l'opposition, je fais motion pour ajourner nos travaux à demain, mercredi

7 juin 2017, à 9 h 40, M. le Président.

Le Vice-Président (M. Gendron) :

Il faut vérifier si cette motion est adoptée.

Vice-Président (M. Gendron) : Alors, la motion étant adoptée, nos travaux sont ajournés tel

qu'indiqué. Les travaux sont ajournés.

(Fin de la séance à 15 h 36)

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2017-06-06
Typehansard
Volume / chapterfr travaux-parlementaires assemblee-nationale 41-1 journal-debats 20170606 199503
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier516f786c4710e435cd09b92c7deaf69c1bdc27d9

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