House Proceedings — 14 March 2018 (41st Legislature, 1st Session)
2018-03-14
Quebec — Debates (Hansard)
Ce gain
leur a permis d'être nos fières représentantes lors du prestigieux Tournoi des coeurs en Colombie-Britannique, qui fait figure de championnat annuel canadien.
L'équipe junior d'Alma a très bien fait devant les meilleures équipes du Canada
en terminant la compétition avec une fiche de trois victoires et cinq revers.
Cette performance laisse présager de belles choses pour les compétitions
à venir.
Félicitations à Émilia Gagné et ses
coéquipières, à leur entraîneur, Joël Gagné, ainsi qu'au Club de curling
Riverbend pour le parcours inspirant de cette équipe junior bien de chez nous! Merci,
Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci beaucoup, M. le
député de Lac-Saint-Jean. Maintenant, je
cède la parole à M. le député de Champlain.
M. Auger : Merci,
Mme la Présidente. Le 16 février
dernier se tenait le Gala Radisson organisé par La Chambre de
commerce et d'industries de Trois-Rivières. Ce gala récompense les entreprises
de chez nous qui se sont démarquées dans
la dernière année mais est aussi l'occasion de reconnaître les organisations
qui nourrissent la vitalité économique trifluvienne.
Dans la
catégorie Entreprise commerciale et restauration — moins de 30 employés, Mme Annie
Hardy, propriétaire de la Boutique
Belles de nuit Belles de jour dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, était l'une
des finalistes. Une femme déterminée et dévouée, elle a réussi à mettre sur pied une boutique
destinée à toutes les femmes qui aspirent à se sentir belles et bien
dans leur peau.
Mme Hardy
est d'ailleurs une spécialiste dans le domaine des prothèses pour femmes ayant
eu une mastectomie suite à un cancer
du sein. Étant une femme convaincue et convaincante, ses démarches l'ont même
menée ici, à l'Assemblée nationale,
il y a un an, lorsqu'elle a déposé une pétition pour tenter de faire réviser le
programme de prothèses mammaires auprès de la RAMQ, et ses efforts
semblent avoir porté fruit.
Mme Hardy,
je vous félicite encore une fois pour votre prix mais surtout pour l'aide et
soutien que vous apportez aux autres femmes qui ont dû se relever suite à
un cancer. Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député
de Champlain. Maintenant, je reconnais M. le député de Blainville.
M. Laframboise :
Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, je veux rendre un hommage tout particulier
au Club d'âge d'or de Sainte-Anne-des-Plaines à l'occasion de son
45e anniversaire de fondation.
Ayant
vu le jour le 17 septembre 1973 avec 44 personnes, le Club d'âge d'or
de Sainte-Anne-des-Plaines compte aujourd'hui 450 membres. Il occupe une place importante
dans la communauté anneplainoise. Lieu privilégié d'échange, le club permet à tous ses membres de socialiser
tout en promouvant la pratique d'activités toutes plus diversifiées les unes
que les autres. Rendre un hommage tout
spécial à ces aînés qui depuis 45 ans ont su perpétuer de belles valeurs
de solidarité, de respect et de joie
de vivre est donc tout naturel afin de souligner leur apport inestimable au
sein de notre collectivité.
titre de député de Blainville, permettez-moi de féliciter tous les membres du Club d'âge d'or de Sainte-Anne-des-Plaines, passés et présents, ainsi
que sa sixième présidente, Mme Jeannine Bourassa Thibeault. Vous
pouvez être fiers de votre engagement et de votre dévouement au sein de la
communauté anneplainoise.
45e anniversaire! Et longue vie au Club d'âge d'or de
Sainte-Anne-des-Plaines!
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Merci, M. le député de Blainville. Maintenant, pour
sa déclaration d'aujourd'hui, je cède la parole à M. le député de Papineau.
M. Iracà :
Merci, Mme la Présidente. Permettez-moi de souligner l'engagement exceptionnel de Mme Brenda Dupuis auprès des petits élèves
de l'école du Boisé, dans le secteur de Buckingham.
Mme Dupuis
sert des petits-déjeuners aux élèves qui fréquentent l'école du Boisé. Elle a
commencé son implication lorsque ses filles allaient à cette école. Elles ont maintenant
30 et 23 ans, mais Mme Dupuis continue de distribuer les
assiettes le matin avec le même enthousiasme.
Pour
se faire aider, Mme Dupuis mobilise ses élèves de cinquième et sixième
année afin de servir tout le monde,
une belle activité d'entraide qui permettra aux plus vieux de comprendre l'importance
d'aider son prochain.
tiens à remercier Mme Dupuis pour son service et son dévouement
exceptionnel. Merci, Mme la
Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le
député de Papineau.
Maintenant, au tour de M. le député de Gouin de
prendre la parole.
M. Nadeau-Dubois :
Merci, Mme la Présidente. On souligne cette semaine la 30e Semaine québécoise
de la déficience intellectuelle, mais malheureusement il y a bien peu de raisons de se réjouir. En fait, on ne
peut que déplorer l'état des services venant en aide aux personnes
vivant avec une déficience intellectuelle.
organismes communautaires de ma circonscription m'ont alerté quant aux effets dévastateurs des
récentes coupes et du manque de financement chronique des organismes.
Les organismes communautaires sont appelés à faire beaucoup mais avec très peu de
ressources. Des intervenants et des intervenantes épuisés
font des miracles pour assurer des soins de qualité, mais ces miracles
ont un coût. Les organismes sont maintenant au bout du rouleau.
cette 30e Semaine de la déficience intellectuelle, il ne suffit plus de
féliciter les intervenantes et les intervenants, il faut maintenant
leur donner les outils pour accomplir leur mission. Pour ce faire, il est
impératif de délier les cordons de la bourse. Il faut plus que des
paroles, il faut des actions.
La Vice-Présidente (Mme
Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de Gouin. Et maintenant, pour la déclaration
d'aujourd'hui de Mme la... pardon, de Bourassa-Sauvé, je vous cède la parole.
de Santis : Mme la Présidente, la Journée internationale de la femme dure 24 heures, mais le
travail effectué par les femmes et les organismes auprès d'elles dure
toute l'année.
Dans
mon comté, on retrouve Halte-Femmes Montréal-Nord, Centre des femmes
interculturel Claire, Cercle des fermières
de Montréal-Nord, Entre Parents, Un Itinéraire pour tous.
Certains organismes apportent du soutien aux femmes victimes de violence conjugale, aux femmes
immigrantes, aux femmes seules ou monoparentales. D'autres regroupent les femmes ou visent à améliorer leur qualité de vie. Je les remercie de leurs efforts soutenus, mais je constate à regret
qu'il reste encore du travail et de la sensibilisation à faire, que ce
soit contre la violence conjugale ou en ce qui concerne le salaire des femmes, qui reste en deçà de celui des
hommes. Heureusement, de plus en plus de femmes prennent contrôle de leur vie et font des choix qui leur permettent
de s'épanouir. Nous, femmes, nous ne voulons pas être des superwomen ou
superfemmes, mais nous voulons être vraies et heureuses. Merci, Mme la
Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée de
Bourassa-Sauvé. Maintenant, je cède la parole à M. le député de Borduas.
Jolin-Barrette : Bonjour, Mme la Présidente. Aujourd'hui, j'aimerais
souligner les 35 ans des Matinées Mères-Enfants de La Vallée-du-Richelieu.
C'est en 1982, Mme la
Présidente, que cet organisme a été mis sur pied dans le but de se dédier au
bien-être des mères de famille de la région
et à celui de leurs enfants. Par le biais d'activités, de conférences et de
divers ateliers, les Matinées Mères-Enfants ont permis à de nombreuses
femmes de tisser des liens entre elles, de nourrir leur sentiment d'appartenance à une communauté, de valoriser leurs
compétences et de bénéficier de moments de répit.
Vous
conviendrez avec moi, Mme la Présidente, que, depuis 1982, la réalité des mères
a bien changé, mais, grâce à l'énergie et à la vision des bénévoles qui
dirigent l'organisme, les Matinées Mères-Enfants ont malgré tout su rester
pertinentes en adaptant leur offre aux besoins d'aujourd'hui. C'est pourquoi,
35 ans après leur création, les Matinées Mères-Enfants
de La Vallée-du-Richelieu demeurent non seulement une organisation fort
populaire, mais surtout un organisme actuel et bien vivant.
À toutes les membres
d'hier et d'aujourd'hui, un bon 35e anniversaire. Et merci pour votre
implication.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de Borduas.
Maintenant, je reconnais M. le député de Nelligan.
Coiteux : Merci, Mme la Présidente. Je suis heureux de souligner le
50e anniversaire de la Corporation des officiers municipaux agréés
du Québec.
Depuis
50 ans, la Corporation des officiers municipaux agréés du Québec est un
partenaire de premier plan dans le développement du Québec de demain. Ce
rôle s'est d'ailleurs intensifié avec la reconnaissance des municipalités comme de véritables gouvernements de proximité.
Celles-ci jouissent désormais d'une plus grande autonomie, de nouveaux
pouvoirs et d'une plus grande latitude pour agir sur l'occupation et la
vitalité de leurs territoires.
50e anniversaire met en lumière l'apport de la Corporation des officiers
municipaux agréés du Québec tout en
nous rappelant qu'elle contribue avec constance et dynamisme à l'évolution du
monde municipal. Dans le contexte où
les élus municipaux et régionaux sont désormais aux commandes, le rôle des
gestionnaires municipaux est des plus importants.
Joyeux anniversaire à
la COMAQ!
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de
Nelligan. Et maintenant, pour clore cette rubrique des déclarations de
députés, je cède la parole à M. le député de Rosemont.
Lisée : Merci, Mme la Présidente. C'est avec grand plaisir que
je souligne le 10e anniversaire d'un incontournable du
développement culturel de mon comté, le Regroupement Arts et culture Rosemont—La Petite-Patrie.
regroupement anime la table de concertation en culture et organise le
Rendez-vous culturel, une biennale qui mobilise
citoyens, artistes, élus et intervenants de tous horizons afin de réfléchir
ensemble à la place des arts et de la culture dans notre quartier. Depuis
10 ans, il offre spectacles, expositions, activités littéraires et
musicales et il organise le Parcours M, un
parcours artistique et patrimonial à ciel ouvert tout au long de la rue Masson, pour M, où on retrouve des oeuvres d'art exposées dans les vitrines des
commerces ainsi que des bancs publics transformés par des artistes locaux.
félicite les artistes qui embellissent notre quartier. Merci au Regroupement
Arts et culture Rosemont—Petite-Patrie
de nous faire la démonstration qu'en culture l'union fait la force et l'union
sert aussi la beauté. Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie, M. le
député de Rosemont. Et ceci met fin à la rubrique des déclarations de
députés.
Et je suspends nos travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 9 h 52)
Le Président : Mesdames
messieurs, nous allons nous recueillir quelques instants.
Merci. Veuillez vous asseoir.
Nous poursuivons les affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a pas de déclarations
ministérielles.
À la rubrique Présentation de projets de loi, M.
le leader du gouvernement.
M. Fournier : Oui, M. le
Président. Je vous demanderais d'appeler l'article a, s'il vous plaît.
Président : Alors, à l'article a... Ça va? Alors, à l'article a du feuilleton, M. le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale présente le projet de loi
n° 173, Loi visant principalement à instaurer un revenu de base pour des
personnes qui présentent des contraintes sévères à l'emploi. M. le
ministre.
M. Blais :
Alors, M. le Président, tout d'abord, vous allez me permettre peut-être de
souligner la présence des quatre
grandes organisations, au Québec, qui défendent et qui font la promotion des
droits des personnes handicapées, qui sont dans nos gradins aujourd'hui.
Alors, il me
fait plaisir de présenter le projet de loi n° 173, Loi visant
principalement à instaurer un revenu de base pour des personnes qui
présentent des contraintes sévères à l'emploi.
Et, avec le
consentement de la Chambre, vous me permettrez de déposer également un document
présentant les intentions réglementaires concernant ledit projet.
Ce projet de loi modifie, en premier lieu, la
Loi sur l'aide aux personnes et aux familles afin, principalement, d'instaurer
le Programme de revenu de base, lequel vise à accorder une aide financière
bonifiée à des personnes qui présentent des contraintes sévères à l'emploi et
qui sont prestataires du Programme de solidarité sociale.
En ce qui concerne le Programme de revenu de
base, le projet de loi prévoit notamment que les conditions d'admissibilité au programme seront prévues par
règlement; la possibilité pour une personne admissible de choisir de ne pas se prévaloir du programme ou de le faire par
la suite, aux conditions prévues par règlement; diverses règles particulières, notamment quant à la possibilité pour une personne
admissible de posséder certains biens ou avoirs liquides, selon ce qui sera prévu par règlement; que le revenu de
base est établi et versé mensuellement et est calculé selon la méthode prévue
par règlement; que le revenu de base peut être augmenté du montant de
prestations spéciales.
Le projet de loi apporte, en second lieu, d'autres modifications à la
Loi sur
l'aide aux personnes et aux familles qui
concernent notamment l'instauration d'un supplément pour revenus de
travail pour les prestataires d'un programme d'aide financière de dernier recours; les
ajustements possibles à l'allocation de solidarité sociale pour les
prestataires de ce programme; la possibilité que puisse être augmenté le
montant de l'allocation de dépenses personnelles versé à une personne hébergée qui reçoit une aide financière accordée
dans le cadre du Programme de solidarité sociale ou du Programme de
revenu de base.
Enfin, le projet de loi habilite le gouvernement à prendre les mesures réglementaires nécessaires à l'application du Programme de revenu de base et contient des dispositions modificatives, transitoires et finales. Merci, M. le Président.
Le Président : Est-ce que
l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? M. le leader de
l'opposition.
Bérubé : M. le
Président, nous souhaitons la tenue
de consultations particulières sur ce projet
de loi. Et vous me permettrez de saluer mon homologue du gouvernement et lui dire, en toute amitié, que nous allons apprécier davantage chacun des moments que nous
allons passer avec lui d'ici la fin de la session parlementaire.
Le Président : Quels beaux
mots d'amour ce matin! M. le leader du gouvernement.
Fournier : C'est très
aimable, M. le Président, et c'est apprécié. Et je suis même heureux qu'on
ait encore, même, beaucoup de temps ensemble. Alors, on va en profiter à
tous les jours.
J'accepte
volontiers qu'il y ait une consultation. D'ailleurs, il y aura des propositions de groupes, dès aujourd'hui, qui seront transmises.
Le Président : Alors, est-ce
que la motion est adoptée?
Le Président : La motion est adoptée.
À la rubrique Dépôt de documents, Mme la
ministre de l'Économie.
Anglade : Alors, M. le Président, c'est avec beaucoup d'enthousiasme que je dépose aujourd'hui le plan stratégique 2017-2021 de la Commission de l'éthique
en science et technologie.
Le Président : Ce document
est déposé. M. le leader du gouvernement.
Fournier : Oui, M. le Président. Je dépose la réponse du gouvernement à la question inscrite au feuilleton le 13 février 2018 par le député de Mercier.
Le Président : Alors, ce document
est déposé.
Le lundi
12 mars était le jour du Commonwealth. Pour souligner cet événement,
Sa Majesté la reine Elizabeth II, chef du Commonwealth, a fait
parvenir un message de circonstances, que j'ai l'honneur de déposer.
À la rubrique Dépôt de rapports de commissions, Mme
la présidente de la Commission de l'économie et du travail et députée de
Duplessis.
Richard : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de la Commission de l'économie et du travail qui, les 22 février et 13 mars 2018,
a tenu des auditions publiques dans le cadre de consultations particulières sur
le projet de loi n° 162, Loi modifiant
la
Loi sur le bâtiment et d'autres dispositions législatives afin
principalement de donner suite à certaines recommandations de la
Commission Charbonneau.
Le Président : Ce
rapport est déposé. M. le président de la Commission des institutions et député
de Champlain.
Auger : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de la Commission
des institutions qui, le 13 mars 2018, a procédé à l'étude détaillée du projet de loi
n° 164, Loi concernant l'accessibilité de certains documents du Conseil
exécutif ou qui lui sont destinés. La commission a adopté le texte du
projet de loi sans amendement.
Le Président :
Ce rapport est déposé.
Alors,
à la rubrique Dépôt de pétitions, j'ai plusieurs pétitions, j'ai
13 pétitions aujourd'hui. Alors, le dépôt de ces pétitions, bien, comme vous le savez, notre
règlement prévoit 15 minutes pour... le maximum est prévu de
15 minutes consacrées à cette
étape. Alors, le cas échéant, les autres pétitions pourront être déposées
demain, à la prochaine séance, s'il y a lieu. M. le leader de
l'opposition.
Bérubé : M. le Président, comme je crois que ça va dépasser le 15 minutes prévu, on demande
le consentement pour pouvoir les faire parce que,
dans certains cas, il y a des groupes qui attendent de les entendre à l'Assemblée nationale. Alors, si les
leaders y consentent, on aimerait les faire.
Le Président :
Est-ce qu'il y a consentement pour extensionner le 15 minutes pour les
pétitions que j'ai devant moi? M. le leader.
Fournier : Le leader de l'opposition a fait une belle opération pour
m'amadouer tantôt. Ce serait délicat pour moi de ne pas avoir une certaine ouverture. Mais je prends sa parole à
l'effet que ce sera quelques minutes, là, de plus. Alors, à cet
égard-là, il n'y a pas de difficulté.
Président : Alors, il y a consentement? Consentement. Alors,
nous allons commencer avec M. le député de Jonquière.
Gaudreault : Oui, merci, M. le Président. Alors, je dépose l'extrait
d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
10 448 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du
Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
que le Québec a adopté une cible de réduction de 37,5 % de GES et que le
secteur qui en émet le plus est celui [des transports] avec 41 %
des émissions produites;
«Considérant que le Québec dispose d'un budget de
3,3 milliards pour soutenir son plan d'action sur les changements climatiques;
«Considérant que le plan d'action [d']électrification des
transports a pour objectif l'atteinte de 100 000 véhicules électriques en 2020 et que la Politique
énergétique 2030 cible 1 million de véhicules électriques au Québec
en 2030;
«Considérant qu'il y
a 21 812 véhicules électriques au Québec — dont le mien, M. le
Président;
«Considérant
que le nombre de bornes rapides déployées par le Circuit électrique n'est que
d'une centaine, que des délais d'attente sont déjà présents et que le
rythme des déploiements est à la baisse;
«Considérant
que la présence et la disponibilité des infrastructures de recharge sont des
éléments cruciaux pour accélérer la croissance des ventes de véhicules
électriques;
«Considérant
que l'entrée en vigueur de la norme véhicules zéro émission en 2018 provoquera
une augmentation des ventes de véhicules électriques, créant ainsi une forte
pression sur l'infrastructure de recharge rapide actuelle;
«Considérant
que le Conseil consultatif sur l'économie et l'innovation a recommandé au
gouvernement d'ajouter rapidement plus de 2 000 bornes de
recharge rapide au Québec;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec de déployer 2 000 bornes de recharge
rapide d'ici 2020 et que ces bornes soient considérées à
titre d'infrastructures routières pour être financées par les paliers de gouvernements.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Président : Alors,
l'extrait de cette pétition est déposé. M. le député de Jonquière,
vous avez une autre pétition?
Gaudreault : M. le Président, je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 508 pétitionnaires, qui s'additionnent.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
que le Québec a adopté une cible de réduction de 37,5 % de GES et que le
secteur qui en émet le plus est celui du transport, avec 41 % des
émissions produites;
«Considérant
que le Québec dispose d'un budget de 3,3 milliards pour soutenir son plan
d'action sur les changements climatiques;
«Considérant que le plan d'action en
électrification des transports a pour objectif l'atteinte de 100 000
véhicules électriques en 2020 et que la Politique énergétique 2030
cible 1 million de véhicules électriques au Québec en 2030;
«Considérant qu'il y
a 21 813 véhicules électriques au Québec — dont le mien;
«Considérant
que le nombre de bornes rapides déployées par le Circuit électrique n'est que
d'une centaine, que des délais d'attente sont déjà présents et que le
rythme des déploiements est à la baisse;
«Considérant
que la présence et la disponibilité des infrastructures de recharge sont des
éléments cruciaux pour accélérer la croissance des ventes de véhicules
électriques;
«Considérant
que l'entrée en vigueur de la norme véhicules zéro émission en 2018 provoquera
une augmentation des ventes de véhicules électriques, créant ainsi une
forte pression sur l'infrastructure de recharge rapide actuelle;
«Considérant que le Conseil consultatif sur l'économie
et l'innovation a recommandé au gouvernement d'ajouter rapidement plus de
2 000 bornes de recharge rapide au Québec;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec de déployer 2 000 bornes de recharge
rapide d'ici 2020 et que ces bornes
soient considérées à
titre d'infrastructures routières pour être financées par les paliers de
gouvernements.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Président : Alors,
l'extrait de cette pétition est déposé. M. le député de Jonquière,
vous avez une troisième pétition?
Gaudreault : Déjà? Grosse journée, M. le Président. Je dépose
l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
huit pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant qu'il
existe au Québec de nombreuses ligues d'activités collectives de loisir dans
lesquelles la population peut participer telles que dards, sacs de sable,
billard, quilles, etc.;
«Considérant
que chacune de ces ligues compte généralement plusieurs dizaines de joueurs qui
se réunissent une fois ou plus par semaine pour des compétitions
amicales;
«Considérant que tous
les membres organisateurs sont des bénévoles [et] que ces organisations ne
visent pas l'accumulation de profit, mais bien la promotion de rencontres
sociales et sportives;
«Considérant que les
ligues sont transparentes quant à la gestion de leurs recettes et de leurs
dépenses;
«Considérant
que les tirages moitié-moitié [permettent] de baisser le coût d'inscription à
leurs ligues et de redonner certains
avantages aux membres, notamment [les] retours en argent à la fin de la saison
pour les joueurs et joueuses moins fortunés;
«Considérant
que ces tirages permettraient à certains jeunes joueurs des ligues de
participer à des championnats régionaux et nationaux;
«L'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au ministère de la Sécurité publique du Québec et à la
Régie des alcools, des courses et des
jeux de trouver un mécanisme permettant que [ces] ligues d'activités
collectives de loisir soient reconnues admissibles à l'obtention d'une
licence leur permettant l'utilisation de moyens de financement tels que les
moitié-moitié.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Président : Alors,
l'extrait de cette pétition est déposé. Mme la députée de Joliette, hier j'étais un peu en avance, mais aujourd'hui je vous souhaite
un bon anniversaire.
Hivon :
Merci beaucoup, M. le Président.
dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
3 176 pétitionnaires. Désignation : citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
qu'au Québec les enfants devraient toujours être au coeur de nos
préoccupations, peu importe leur milieu de vie;
«Considérant
que nous avons la responsabilité d'assurer la sécurité et le bien-être des
enfants en toutes circonstances;
«Considérant qu'aucun
enfant, qu'importe l'endroit où il vit, ne devrait être séparé de ses parents
dans un moment d'extrême vulnérabilité;
«Considérant
que les parents sont en droit d'accompagner leur enfant malade qui doit être
évacué en avion afin de veiller sur lui;
«Considérant
que les enfants inuits vivent [...] ces moments davantage de vulnérabilité vu
leur profil socioéconomique, ethnolinguistique et environnemental;
«Considérant que les
enfants inuits et des régions éloignées font
partie du Québec;
«Considérant qu'il
est inadmissible que le Québec soit la seule juridiction canadienne incapable
d'affréter un avion-hôpital en mesure d'accueillir à la fois parents et enfants
lors d'évacuations médicales;
«Considérant
que des cliniciens et chefs de service à L'Hôpital de Montréal pour enfants ont
témoigné de l'importance de l'accompagnement des enfants par un parent
en situation de transferts aéromédicaux;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec de remédier à la situation dans
les meilleurs délais en élaborant une
politique permettant à un parent ou à un substitut sécurisant d'accompagner un
enfant lors des transferts par avions-hôpitaux en y affectant les
ressources nécessaires.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président : Alors,
l'extrait de cette pétition est déposé. M. le député de Rousseau.
M. Marceau : M. le Président,
je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
1 961 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant que le Camp Bruchési, situé au bord
du lac de l'Achigan à Saint-Hippolyte, existe depuis les années 1920;
«Considérant que l'Institut Bruchési a cédé le camp, le
28 février 1936, à un organisme
à but non lucratif distinct,
Les camps de santé Bruchési inc.;
«Considérant qu'il y a environ 400 enfants présents en
camp de jour estival ainsi que 8 000 fréquentant les activités parascolaires,
camps de vacances, classes vertes et autres activités pour les jeunes durant
l'année;
«Considérant que le bâtiment clé pour la survie du camp, soit
la cafétéria, a été rasé par les flammes le 25 avril 2017;
«Considérant que le site du camp, couvrant 93 arpents,
avec un kilomètre de plage, représente un joyau vert pour
les jeunes;
«Considérant que le site est un patrimoine qui
doit être protégé pour les futures générations;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au ministre des
Finances du Québec, responsable de l'application de la
Loi sur les
compagnies :
«De tenir une enquête sur les affaires [du] Camp
Bruchési afin de protéger notre patrimoine québécois; et
«De prendre
les mesures nécessaires afin que les administrateurs tiennent une assemblée
publique à Saint-Hippolyte afin
d'ouvrir une discussion constructive sur les moyens à prendre pour maintenir la
vocation actuelle de cet emplacement et
assurer le réinvestissement nécessaire à la reconstruction de la cafétéria et à
l'entretien requis pour les autres bâtiments, le terrain et les
équipements.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président : Alors,
l'extrait de cette pétition est déposé. M. le député de Rousseau.
M. Marceau : M. le Président, je dépose cette
fois l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée
par 258 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du
Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Attendu que,
selon l'état de situation 2016 du Centre d'étude sur la pauvreté et
l'exclusion, il y avait, au Québec, 760 000 personnes — référence 2014 — ayant des revenus équivalents ou inférieurs
à la mesure du panier de consommation, qui, en 2016, se situait à
17 716 $ pour couvrir les besoins de base;
«Attendu que
toutes les Québécoises et tous les Québécois dans cette situation n'ont pas
tous droit à la gratuité des médicaments et à la couverture de certains
frais médicaux;
«Attendu que
plusieurs personnes qui, faute de revenus suffisants, doivent se priver de
médicaments et de soins et couper dans leurs besoins de base pour en
assumer les coûts;
«Attendu
qu'il faudrait, sur la base du principe d'équité sociale, permettre à ces
personnes d'avoir droit à la gratuité des médicaments, des prothèses,
[des] soins dentaires, des lunettes, des appareils auditifs et autres
traitements;
«Attendu que
cette mesure améliorerait la santé de ces personnes et leur qualité de vie et
serait un incitatif à l'emploi et au maintien en emploi;
«Attendu que
le Groupe d'information et de défense des droits sociaux de Sainte-Julienne a
élaboré ce projet de revendication dans le cadre du dépôt du prochain
plan de lutte à la pauvreté;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous, soussignés, demandons au gouvernement du Québec d'accorder le carnet de réclamation du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale à toutes les personnes en
situation de pauvreté ayant des revenus équivalents ou inférieurs à la
mesure du panier de consommation.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition, M. le Président.
Le Président : L'extrait de
cette pétition est déposé. M. le député de Bonaventure.
M. Roy : M. le
Président, je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale,
signée par 306 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes
du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant
que le remboursement des frais encourus pour accéder [aux] soins de santé non dispensés dans la
région de résidence d'un patient ne devrait pas être tributaire de l'impôt payé
par celui-ci;
«Considérant que les citoyens de chaque région
du Québec sont soumis au même régime fiscal;
«Considérant que les citoyens de chaque région du Québec
ont droit à un accès gratuit et équitable aux soins de santé;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous, soussignés, demandons au gouvernement du
Québec :
«Une augmentation significative de l'allocation
forfaitaire visant à compenser les frais encourus pour les usagers qui
doivent se déplacer pour obtenir des soins de santé non disponibles dans leur
région;
«L'élargissement
des modalités prévues à l'article 3.1.5 de la Politique de déplacement des
usagers Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, prévoyant le remboursement de la totalité
du billet d'avion pour les usagers en provenance de certaines aires géographiques, pour y inclure les usagers résidant à
plus de 400 kilomètres du lieu de traitement dans des cas d'exception où les soins nécessitent des
déplacements plus de six fois par année et dans les cas où l'état de santé de l'usager rend le transport
terrestre préjudiciable à son confort;
«Que le
crédit d'impôt non remboursable
pour frais liés aux soins médicaux non dispensés en région, ligne 378,
devienne un crédit d'impôt remboursable.»
Je certifie que l'extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président : L'extrait de
cette pétition est déposé. M. le député de Bonaventure.
M. Roy :
C'est une grande journée, hein? C'est ça? M. le Président, je dépose l'extrait
d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
121 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant
que le Département d'éducation physique de l'Université Laval voulait interdire
à une citoyenne de la Gaspésie de
faire un stage dans sa région natale, malgré que la possibilité de le faire fut inscrite dans la description
du programme sur le site Web de l'université lors de son admission;
«Considérant
que d'interdire à des étudiants d'effectuer des stages dans leur région d'origine est une mesure de centralisation
qui ne considère pas l'ensemble des réalités régionales qui composent le Québec;
«Considérant que plusieurs étudiants qui proviennent des
régions dites éloignées des grands centres métropolitains désirent y
retourner après leurs études pour travailler et élever leur famille;
«Considérant qu'un stage dans sa région
d'origine est souvent une occasion unique pour l'étudiant désirant s'y établir de se faire connaître et d'acquérir
une expérience inestimable qui [pourrait] lui servir pour un emploi futur;
«Considérant
que des étudiants qui désirent s'établir dans une région autre que la leur
doivent pouvoir le faire et qu'un stage en milieu de travail est une
bonne occasion de commencer leur intégration;
«Considérant
que des étudiants qui quittent leur région d'origine pour étudier à
l'université doivent déjà débourser un loyer et [...] des coûts supplémentaires
[qui] sont souvent associés à un stage dans une région autre que la leur;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous, soussignés, demandons au gouvernement du
Québec de s'assurer que dans chacun des programmes universitaires se retrouve
la possibilité pour un étudiant d'effectuer des stages dans les 17 régions
du Québec.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président : L'extrait de
cette pétition est déposé. M. le député de Borduas.
Jolin-Barrette : M. le
Président, je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale,
signée par 201 pétitionnaires. Désignation : citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant
que la sécurité des piétons qui traversent la rue Saint-Jean-Baptiste — route 227 — constitue un enjeu majeur pour la
municipalité du village de Sainte-Madeleine;
«Considérant
que la rue Saint-Jean-Baptiste à Sainte-Madeleine est utilisée par des
centaines de voitures et de camions lourds chaque jour;
«Considérant que l'école primaire Saint-Joseph—Spénard se
trouve à proximité de l'intersection des rues Saint-Jean-Baptiste et Spénard;
«Considérant
que l'école Saint-Joseph—Spénard est
fréquentée par plus de 400 élèves provenant des municipalités de
Sainte-Madeleine et de Sainte-Marie-Madeleine;
«Considérant que la sécurité des enfants
constitue une priorité;
«Considérant
qu'une traverse piétonnière est déjà présente sur la rue Saint-Jean-Baptiste,
mais qu'elle n'est pas toujours respectée;
«Considérant
que la municipalité a mis en place des panneaux Kali-Flash afin de faire
respecter la traverse piétonnière pour augmenter la sécurité des
piétons;
«Considérant
que les panneaux Kali-Flash permettent à la brigadière et aux enfants d'être
plus visibles lorsque ceux-ci traversent la route;
«Considérant
que le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification
des transports connaît la situation problématique de cette intersection
depuis plusieurs années;
«Considérant
que les panneaux Kali-Flash demeurent l'option à privilégier pour assurer la
sécurité de tous dans l'attente de l'installation de panneaux d'arrêt
permanents;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec d'autoriser la municipalité du
village de Sainte-Madeleine à
conserver ses installations de panneaux de type Kali-Flash à l'intersection des
rues Saint-Jean-Baptiste et Spénard, et ce, afin d'assurer la sécurité
des nombreux élèves, parents et citoyens qui y traversent quotidiennement.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition. Merci, M. le Président.
Président : Alors, l'extrait de cette pétition est déposé. J'ai
reçu de la part de M. le député de Jonquière une demande de dépôt d'une pétition qui est non conforme. Est-ce que j'ai un
consentement? Consentement. Consentement. M. le député Jonquière.
Gaudreault : Oui. M. le Président, je dépose l'extrait d'une pétition
adressée à l'Assemblée nationale, signée par 490 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant qu'il existe au Québec de nombreuses
ligues d'activités collectives de loisir dans lesquelles la population peut
participer telles que dards, sacs de sable, billard, quilles, etc.;
«Considérant que chacune de ces ligues compte
généralement plusieurs dizaines de joueurs et joueuses qui se réunissent une
fois ou plus par semaine pour des compétitions amicales;
«Considérant que tous les membres organisateurs
sont des bénévoles et que ces organisations ne visent pas l'accumulation de
profit, mais bien la promotion de rencontres sociales et sportives;
«Considérant que les ligues sont transparentes
quant à la gestion de leurs recettes et de leurs dépenses;
«Considérant
que ces tirages permettraient de baisser le coût d'inscription à leurs ligues
et de redonner certains avantages aux
membres, notamment des retours en argent à la fin de la saison pour les joueurs
et joueuses moins fortunés;
«Considérant
que ces tirages permettraient à certains jeunes joueurs des ligues de
participer à des championnats régionaux, nationaux et même de calibre mondial;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous, soussignés, demandons au ministère de la
Sécurité publique du Québec et à la Régie des alcools, des courses et des jeux de trouver un mécanisme
permettant que les ligues d'activités collectives de loisir soient reconnues
admissibles à l'obtention d'une licence leur
permettant l'utilisation de moyens de financement tels que le moitié-moitié.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Président : L'extrait
de cette pétition est déposé. J'ai reçu de la part de M. le député de Rousseau une demande de dépôt de pétition non
conforme. J'ai un consentement? M. le député de Rousseau.
M. Marceau :
Merci, M. le Président. Je reviens sur le Camp Bruchési. Cette fois-ci, il y a
809 pétitionnaires, donc un total de 2 770 quand on additionne
les deux.
Alors donc, je dépose l'extrait d'une pétition
adressée à l'Assemblée nationale, signée par 809 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant que le Camp Bruchési, situé au bord
du lac de l'Achigan à Saint-Hippolyte, existe depuis les années 1920;
«Considérant que l'Institut Bruchési a cédé le
camp, le 28 février 1936, à un organisme à but non lucratif distinct,
Les camps de santé Bruchési inc.;
«Considérant
qu'il y a environ 400 enfants présents en camp de jour estival ainsi que
8 000 fréquentant les activités parascolaires, camps de vacances,
classes vertes et autres activités pour les jeunes durant l'année;
«Considérant
que le bâtiment clé pour la survie du camp, soit la cafétéria, a été rasé par
les flammes le 25 avril 2017;
«Considérant
que le site du camp, couvrant 93 arpents, avec un kilomètre de plage,
représente un joyau vert pour les jeunes;
«Considérant que le site est un patrimoine qui
doit être protégé pour les futures générations;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au ministre des Finances du Québec, responsable de
l'application de la
Loi sur les compagnies :
«De tenir une enquête sur les affaires du Camp
Bruchési afin de protéger notre patrimoine québécois;
«De prendre
les mesures nécessaires pour que les administrateurs tiennent une assemblée
publique à Saint-Hippolyte afin
d'ouvrir une discussion constructive sur les moyens à prendre pour maintenir la
vocation actuelle de cet emplacement et
assurer le réinvestissement nécessaire à la reconstruction de la cafétéria et à
l'entretien requis pour les autres bâtiments, le terrain et les
équipements.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Président : Alors,
l'extrait de cette pétition est déposé. J'ai reçu de la part de M. le député de Bonaventure une
demande de dépôt d'une pétition qui est non conforme. J'ai un consentement?
Consentement. M. le député de Bonaventure.
M. Roy : M. le Président, je
dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
584 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant que le remboursement des frais encourus pour accéder à des soins de
santé non dispensés dans la région de résidence d'un patient ne devrait
pas être tributaire de l'impôt payé par celui-ci;
«Considérant que les citoyens de chaque région
du Québec sont soumis au même régime fiscal;
«Considérant que les citoyens de chaque région du Québec
ont droit à un accès gratuit et équitable aux soins de santé;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous, soussignés, demandons au gouvernement du
Québec :
«Une augmentation significative de l'allocation forfaitaire visant à compenser les frais
encourus pour les usagers qui doivent se déplacer pour obtenir des soins
de santé non disponibles dans leur région;
«L'élargissement
des modalités prévues à l'article 3.1.5 de la Politique
de déplacement des usagers Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, prévoyant le remboursement de la totalité
du billet d'avion pour les usagers en provenance de certaines aires géographiques, pour y inclure les usagers résidant à
plus de 400 kilomètres du lieu de traitement dans des cas d'exception où les soins [nécessitant] des
déplacements plus de six fois par année et dans les cas où l'état de santé
de l'usager rend le transport terrestre préjudiciable à son confort;
«Que le
crédit d'impôt non remboursable pour [pallier] aux soins médicaux non dispensés
en région, ligne 378, devienne
un crédit d'impôt remboursable.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Président : L'extrait de cette pétition est déposé. Et j'ai
reçu, finalement, comme dernière pétition, ce matin, de la part de M. le député de Bonaventure, une
demande de dépôt d'une pétition qui est non conforme. Est-ce que j'ai un
consentement? Consentement. M. le député de Bonaventure.
M. Roy :
Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 543 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant
que le Département d'éducation physique de l'Université Laval voulait interdire
à une citoyenne de la Gaspésie de
faire un stage dans sa région natale, malgré que la possibilité de le faire fut
inscrite dans la description de programme sur le site Web de
l'université lors de son admission;
«Considérant
que d'interdire à des étudiants d'effectuer des stages dans leur région
d'origine est une mesure de centralisation qui ne considère pas
l'ensemble des réalités régionales qui composent le Québec;
«Considérant
que plusieurs étudiants qui proviennent des régions dites éloignées des grands
centres métropolitains désirent y retourner, après leurs études, pour
travailler et élever leur famille;
«Considérant qu'un stage dans sa région
d'origine est souvent une occasion unique pour l'étudiant désirant s'y établir
de se faire connaître et d'acquérir une expérience inestimable qui pourra lui
servir pour un emploi futur;
«Considérant
que des étudiants qui désirent s'établir dans une région autre que la leur
doivent pouvoir le faire et qu'un stage en milieu de travail est une
bonne occasion de commencer leur intégration;
«Considérant
que des étudiants qui quittent leur région d'origine pour étudier à
l'université doivent déjà débourser un loyer et [...] des coûts
supplémentaires sont souvent associés à un stage dans une région autre que la
leur;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec de s'assurer que dans chacun
des programmes universitaires se retrouve la possibilité pour un étudiant
d'effectuer des stages dans les 17 régions du Québec.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président :
Alors, l'extrait de cette pétition est déposé.
Il n'y a
pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une question
de droit ou de privilège.
Nous
en sommes donc rendus à la période de questions
et de réponses orales, et je cède la
parole à M. le chef de l'opposition officielle.
Lisée : M. le Président, on commence à avoir une petite idée de ce qui se passerait après le 1er
octobre, l'élection, selon les
scénarios. Si le premier ministre est réélu avec son parti, 3 milliards de dollars d'argent public vont être versés à 22 000 médecins. Si la CAQ est élue, bien, on ne le sait pas. Ça va
être 1 milliard, 1,5 milliard, 2 milliards, ce n'est pas clair. Si le Parti québécois est élu, ça
sera zéro parce que les 3 milliards vont servir à ce qu'ils doivent
servir, c'est-à-dire...
Le Président :
Chut! S'il vous plaît!
Lisée : ...les soins à domicile, les soins, la première ligne.
Et je tiens à dire au premier ministre aujourd'hui que, depuis quelques jours, des médecins
admirables signent une pétition du mouvement québécois pour les médecins
du réseau public, et ils sont maintenant 500
médecins, spécialistes, des médecins omnipraticiens, qui disent : Les
3 milliards, on ne les veut pas,
ils doivent aller dans les soins. Et moi, j'invite tous les médecins,
spécialistes et omnipraticiens, à se rendre
sur ce site Web et à signer cette pétition qui démontre qu'ils ont à coeur le
service public, et non leur rémunération.
je demande au premier ministre : Est-ce qu'il se joint à moi pour appeler
les médecins du Québec à signer cette pétition et à dire : Les
3 milliards doivent aller dans les soins?
Le Président :
M. le premier ministre.
M. Couillard : Ce que je comprends — et là l'opposition officielle fait front
commun avec la CAQ — c'est
qu'on nous annonce qu'on déchirerait l'entente. Il faut bien qu'ils
analysent les conséquences de ça. Je l'ai dit au chef de la deuxième opposition hier, quand on fait un cadre
financier puis qu'on laisse un gros risque financier planer au-dessus de
son cadre, le cadre ne vaut rien, et ça va
être la première conséquence de ce genre de question et de ce genre d'attitude
Maintenant,
je vais rappeler quand même certains éléments importants. Pourquoi cette
entente est-elle bonne pour les
citoyens et bonne pour les patients? D'abord, M. le Président, les médecins...
la fédération a laissé 3,5 milliards de dollars sur la table. Deuxièmement, si on regarde les augmentations de
tarifs 2018‑2022 : 2018, 0 %; 2019, 0 %; 2020, 0 %;
2021, 0 %; 2022, 0 % également.
faut également ajouter — et on aura des détails très bientôt — que de nouveaux services seront donnés, dont
la couverture garantie par les médecins, payée par les médecins et pénalités
payées par les médecins, le cas échéant, de certaines régions qui ont de la
difficulté à avoir des services de médecins spécialistes comme La Pocatière. Il
était à La Pocatière, je crois, récemment,
bien, il y a des gros problèmes d'anesthésistes l'été à La Pocatière. Je pense
qu'il n'y en aura pas l'été prochain grâce à cette entente.
enfin — et ce
n'est pas la moindre des choses — il verra au budget que, pour la première
fois, on a un changement radical de
la direction du poids de la rémunération médicale dans le budget de la santé et
des services sociaux. Et ça, pour les services aux patients, c'est
considérable.
Alors, plutôt que de
dire ce qu'il vient de dire, je lui suggère de dire comme moi que c'est une
bonne entente pour la population du Québec,
une bonne entente pour les patients, et maintenant il faut aller de l'avant
pour continuer à donner des soins à la population.
Le Président :
Première complémentaire, M. le chef de l'opposition.
M. Lisée :
Il y a déjà 500 médecins, en quelques jours, des médecins admirables, des
médecins qui savent qu'ils sont
suffisamment payés et qui voient autour d'eux des infirmières, des préposés aux
bénéficiaires et des cadres qui sont épuisés
à cause des choix de ce gouvernement, qui disent : Ces 3 milliards
là, ce n'est pas nous qui devrions les avoir.
Alors,
je demande au premier ministre, qui est médecin spécialiste, si lui était en
activité en ce moment, est-ce qu'il la signerait, cette pétition, ou
est-ce qu'il voudrait le 3 milliards dans ses poches.
Le Président : M. le premier
ministre.
M. Couillard : C'est un peu
mesquin, M. le Président, parce que je vais quand même rappeler...
Le Président : ...faire
attention, là.
M. Couillard : Un peu, un peu.
J'ai dit juste un petit peu, un petit peu.
Président : M. le premier ministre, je vous demanderais de
faire attention. On ne qualifie pas ses collègues de ces mots-là.
M. Couillard : Non, j'ai dit un peu, mais si... Je peux bien
retirer tout ce que vous voulez, là. Je peux bien retirer tout ce que vous voulez, mais je vais quand même
clarifier certains éléments parce qu'il laisse entendre certaines choses, là.
Moi, j'ai cessé de pratiquer la médecine en
mars 2003. Alors, je ne ferai pas l'exercice de calculer, en termes de
rémunération — je ne suis pas le seul dans cette
Chambre — ce que
j'ai consenti pour faire du service public. J'en suis très fier, je ne
le regrette pas. Je le savais, c'est parfait comme ça, et je vais le répéter.
Maintenant,
je vais également dire au collègue qu'il y a 20 000 médecins au
Québec, omnipraticiens et spécialistes. Est-ce qu'il veut dire que 19 500 médecins ne sont pas
admirables? Je pense qu'il devrait penser un peu à ses questions.
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le chef de l'opposition.
M. Lisée :
Bien, je lui ai souligné la chose avant la relâche, qu'il y a juste
130 médecins sur les 10 000 spécialistes qui ont approuvé l'entente. Lui, il trouve ça très
bien. Là, on en a déjà 500 qui disent : On ne veut pas ces sous-là.
Demain, on en aura peut-être 600, 1 000.
Et je demande
à lui est-ce qu'il condamne ces 500 médecins là, il a dit l'autre jour,
lorsqu'on l'a informé de ça : On
attend les chèques avec mépris. Moi, c'est de l'admiration que j'ai pour ces
médecins-là, et j'aimerais qu'il se joigne à moi pour avoir de
l'admiration pour ces médecins qui disent : L'argent doit aller dans les
soins.
Président : Je vous rappelle, d'un côté comme de l'autre, de
faire attention aux adjectifs auxquels vous
faites... dans vos propos. Et j'inviterais maintenant M. le premier
ministre à répondre à la question.
M. Couillard : Alors, M. le Président, dans quelques jours, le
collègue et les autres collègues de l'Assemblée pourront constater — on
vient d'en parler, il y a quelques minutes à peine — que,
grâce à la bonne gestion des finances publiques
et de l'économie du Québec, on vient d'épargner 1 milliard de dollars en
paiement d'intérêts de
plus que l'autre milliard
qu'on avait déjà économisé parce qu'on sait comment gérer l'économie,
les finances publiques dans un temps d'incertitude, et les gens vont le
voir de façon très claire.
Les Québécois
et Québécoises vont également juger de l'effort important qu'il est possible
de faire maintenant grâce à la
croissance économique pour soutenir le service public, notamment l'éducation et
la santé. Ils constateront également, je le répète, que le poids de la rémunération médicale dans le budget de la santé est en diminution grâce à cette
entente. Et j'ajouterais que la question, pour nous, la question de l'équité...
Le Président : En terminant.
Couillard : ...elle est
réglée, on n'y reviendra pas. Lui veut réouvrir la question, je vous rappelle
ce qui va se passer en Ontario bientôt.
Le Président : Troisième
complémentaire, M. le chef de l'opposition.
M. Lisée :
Écoutez, la question est assez simple. On a un mouvement de médecins de plus en
plus nombreux qui nous disent :
On ne la veut pas, cette augmentation-là. Nous, au Parti québécois, on trouve
ça admirable et on invite tous les médecins à faire de même pour qu'on
puisse se sortir de cette mauvaise entente et mettre les 3 milliards aux
bons endroits. Mais le
premier ministre est en train de nous dire qu'il est contre, il est contre le
fait que les médecins se mobilisent pour redonner le 3 milliards
aux services publics.
Est-ce
que c'est ça qu'il dit, il est contre que les médecins se mobilisent pour
redonner 3 milliards aux services publics?
Le Président :
M. le premier ministre.
M. Couillard : Alors, je vais lui expliquer les choses encore plus clairement,
puis il va falloir qu'il y pense quand il
va faire son cadre financier, de même que le collègue de la deuxième
opposition. Nous, on déclare cette question d'équité, rattrapage réglée jusqu'en 2023.
L'Ontario a décidé — c'est
leur décision, c'est leur décision — d'avoir un arbitrage exécutoire, exécutoire entre eux et leurs
médecins, rétroactif à 2014, rétroactif à 2014. Alors, il va falloir, dans son
cadre financier, qu'il identifie, de
même que le collègue, là, le risque associé à cet arbitrage, compte tenu qu'ayant déchiré l'entente il
n'y a plus de mécanisme de rattrapage
en cours. Combien ça va coûter aux patients, ça? Beaucoup,
beaucoup, beaucoup
d'argent. Nous, on aime mieux, encore une fois, mettre l'argent pour les services. C'est pour ça qu'il y
a 0 % d'augmentation...
Le Président :
En terminant.
Couillard : ...de tarifs au cours des prochaines années.
Le Président :
Principale, Mme la députée de Taillon.
Lamarre : Hier, le ministre a refusé de commenter les délais d'attente
sur le Guichet d'accès à un médecin de
famille. Je rappelle, son nouveau guichet est en opération depuis avril 2016.
Aujourd'hui, un homme de 67 ans de Québec, Benoît Fradet, qui souffre d'hypertension, problème de cholestérol,
dénonce qu'il soit sans médecin de famille depuis trois ans. Pourtant, il s'est inscrit à l'ancien
guichet d'accès, le GACO, en 2015, comme il le fallait. Comment expliquer
qu'une personne âgée avec une condition qui
demande un suivi, une prise en charge, comme lui, attende trois ans pour
avoir un médecin de famille?
cherche des explications, et donc je pose des questions au ministre. Est-ce que
les temps d'attente disponibles sur
le nouveau guichet ont conservé les temps d'attente de l'ancien guichet ou si
les compteurs ont été remis à zéro sur le
nouveau guichet? Le ministre doit dire la vérité, s'expliquer. Comment se
fait-il qu'une personne âgée de 67 ans soit forcée d'attendre trois
ans et de sortir dans les journaux pour avoir un médecin de famille? La
réponse.
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Barrette : J'ai eu, à plusieurs
reprises, M. le Président, à traiter de ce sujet-là, à savoir que le
transfert des données de l'ancien
guichet au nouveau guichet avait transféré aussi les anciens délais d'attente,
ce qui, statistiquement, vient
erronément augmenter la projection des délais d'attente. C'est ça
qui est la réalité, des gens qui étaient sur l'ancien guichet, qui ont maintenant
un médecin de famille, bien, leurs données sont encore dans la mécanique statistique du nouveau guichet, et ça vient faire une projection
qui est plus longue que prévu parce que c'est comme ça. Alors, M. le Président, il n'en reste pas moins que, depuis que
nous avons mis en place ce nouveau guichet, le nombre de citoyens au
Québec qui ont accès à un médecin de famille est passé de 69 % à
80 %, et c'est plus de 1 million de personnes.
c'est vrai, M. le Président, que la situation de cet homme est malheureuse, et
je vais m'y adresser spécifiquement. La
mécanique d'assignation à un médecin étant basée sur le choix du médecin, qui,
lui, doit construire sa clientèle sur une base de pondération, il y a un élément de hasard là-dedans qui n'est
pas lié à la mécanique du guichet en termes de calcul de temps d'attente, mais bien de la sélection du médecin de ses
patients, et nous nous adressons à cette problématique-là.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Taillon.
Lamarre : Un autre homme âgé aussi, de Trois-Rivières, attend depuis
quatre ans pour avoir un médecin de
famille. Dans son cas, c'est encore pire parce qu'il n'y a pas de sans
rendez-vous à Trois-Rivières, et on le renvoie où? On le renvoie dans
une clinique privée qui charge 180 $ la consultation et 480 $
d'abonnement annuel.
Est-ce que le
ministre reconnaît que plusieurs personnes âgées et vulnérables doivent
attendre deux, trois et quatre ans pour avoir un médecin de famille?
Le Président : M. le ministre
de la Santé.
Barrette : M. le Président, je vais le répéter, la raison pour
laquelle nous avons déposé et adopté les lois n° 10, n° 20 et
n° 130 a été pour faire en sorte que l'accès soit amélioré, et la preuve,
elle est claire, elle est tangible, elle est documentée,
il y a 1,1 million de personnes de plus qui ont accès à un médecin de
famille aujourd'hui depuis que nous sommes arrivés en place. Des études
ont montré qu'avant qu'on arrive en place cet accès-là diminuait. Nous sommes
passés de 69 % à 80 % et nous continuons d'avancer parce qu'on a posé
les gestes nécessaires.
Maintenant,
M. le Président, il est certainement inexact, et sans aucun doute, qu'on ait
envoyé une personne au privé. La
personne a choisi de le faire, mais, à Trois-Rivières comme ailleurs, il y a
des sans rendez-vous, M. le Président.
Le Président : En
complémentaire, Mme la députée de Taillon.
Mme Lamarre : Il n'y a pas d'autre
option pour ce patient que de se rendre à Montréal, sinon pour avoir le renouvellement de ses ordonnances. Alors, est-ce
que les bons patients sont ceux qui sont priorisés? La question se pose.
Cette fois-ci,
une femme de Gatineau — je suis sûre que tous les députés en ont, des cas comme ça — en attente depuis trois ans, aucun suivi sur sa tension artérielle qui est élevée.
Elle a écrit au premier ministre, au ministre de la Santé.
Comment le
ministre explique-t-il que des gens attendent
trois ans avant de voir un médecin de famille, même lorsqu'ils sont
porteurs de conditions, de maladies qui nécessitent une prise en charge?
Le Président : M. le ministre
de la Santé.
M. Barrette : M. le
Président, on a ici des choix, on
peut voir le verre à moitié vide, à moitié plein. Moi, je le vois à quatre cinquièmes plein, et, de l'autre côté,
ils décident de s'occuper du quart. Mais nous choisissons de remplir le verre
au complet.
Je vais
donner des exemples, M. le Président. Le taux d'inscription de la population
du Bas-Saint-Laurent est de 90 % — pas
85 %, 90 %; au Saguenay—Lac-Saint-Jean, M. le Président,
90 %; Mauricie—Centre-du-Québec,
notre collègue vient d'en parler, 87 %; en Estrie, 85 %; aux Îles-de-la-Madeleine,
89 %; et ainsi de suite.
Sommes-nous arrivés à la destination finale que
nous nous sommes fixée?
Le Président : En terminant.
M. Barrette : Évidemment que
non, c'est un élément évolutif. Avons-nous posé les bons gestes...
Le Président : Principale, M.
le député de Sanguinet.
M. Therrien :
M. le Président, l'orgie de hausses de salaire libérales se poursuit. Après les
médecins, les dirigeants de
Bombardier, la Caisse de dépôt, c'est maintenant le salaire du P.D.G.
d'Hydro-Québec qui explose sous le régime libéral, M. le Président. En 2017, Éric Martel a gagné
815 000 $, M. le Président. C'est une augmentation de 26 %,
186 000 $. Je le sais
qu'ils sont déconnectés de la réalité, les gens de l'autre côté, je vais leur
expliquer quelque chose de bien simple, là. Le salaire moyen au Québec, là, c'est 46 000 $. Juste
l'augmentation de salaire d'Éric Martel, c'est 186, c'est quatre fois, à peu près, le salaire moyen des Québécois en
augmentation de salaire. Le D.G. d'Hydro-Québec, un monopole d'État, 815 000 $, M. le Président. Après
Bombardier, les médecins, la Caisse de dépôt, c'est maintenant Hydro-Québec.
Définitivement, avec les libéraux, les gloutons sont gavés, M. le
Président. Avec les libéraux, le bar est ouvert.
Quand est-ce que vous allez arrêter de dilapider
l'argent des Québécois au profit du 1 %?
Le Président : S'il vous
plaît! S'il vous plaît! M. le ministre de l'Énergie.
M. Moreau : On va
essayer de calmer un peu le niveau sonore, M. le Président. Hydro-Québec, c'est
la plus importante société d'État de l'État québécois. Hydro-Québec, c'est le
quatrième producteur d'hydroélectricité dans le
monde. Hydro-Québec, c'est la seule société qui, au Canada, siège avec le
Japon, la Chine, les États-Unis et la France parmi les plus grands leaders mondiaux en matière d'énergie.
Hydro-Québec, c'est un fleuron québécois, c'est un modèle au plan international sur la profitabilité, la
recherche et l'expertise. Hydro-Québec, c'est 4 milliards de
dollars dans les coffres de l'État québécois.
C'est un service avec les plus bas tarifs en Amérique du Nord pour tous les
Québécois et les plus
bas tarifs de tous les pays de l'Union
européenne. Hydro-Québec, c'est une hausse du bénéfice net de tous les exercices antérieurs. Hydro-Québec, c'est le plus
important contrat qu'une société d'État ait négocié dans son histoire, 10 milliards, avec les États-Unis.
si on compare la rémunération du président-directeur
général d'Hydro-Québec avec les autres sociétés d'État
ou avec les autres sociétés d'énergie au Canada ou aux États-Unis, c'est la rémunération
la plus faible.
Le Président :
En terminant.
M. Moreau :
4,4 millions de dollars pour Hydro One. Hydro One aimerait ça, avoir les
revenus...
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Sanguinet.
Therrien : M. le
Président, il gagnait 650 000 $ par année en 2016. C'est
suffisant pour ce que vous dites. 26 %
d'augmentation, qu'est-ce qui s'est passé? Ça, c'est sans compter que cinq
médecins, cette année, grâce au premier ministre puis au ministre de la Santé, vont gagner plus de
2 millions. Les patrons de Bombardier, là, ceux qui ont donné la
série C, là, ils ont une augmentation de 40 %. Le salaire a presque doublé
à la Caisse de dépôt et de placement.
Quand est-ce que vous
allez arrêter de défendre les gloutons?
Le Président :
M. le ministre de l'Énergie.
M. Moreau :
M. le Président, le député de Sanguinet connaît assez les chiffres pour savoir
qu'on calcule le pourcentage sur des années
entières. Or, M. Martel est arrivé en 2015. Sa rémunération entière pour la
première année, c'est 2017. Votre pourcentage est inexact.
Maintenant,
vous voulez parler de chiffres, M. le... Alors, le président d'Hydro One, c'est
4,4 millions de dollars avec une
rentabilité beaucoup moins grande; Énergir, Gaz Métro, 1,3 million de
dollars; la moyenne des sociétés commerciales canadiennes d'électricité et de gaz, 1,2 million de dollars; la
moyenne des sociétés américaines, qui ont un chiffre d'affaires
comparable à Hydro-Québec, 3,4 millions de dollars, M. le Président.
Le Président :
En terminant.
M. Moreau :
Lorsqu'on veut avoir les meilleurs, on les paie.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Sanguinet.
Therrien :
Il parle d'un monopole d'État, M. le Président. C'est du grand n'importe quoi.
Écoutez, les Québécois voient ça, ils sont
découragés. 815 000 $, P.D.G. d'Hydro-Québec, monopole d'État, aucune
compétition. Le ministre, encore une fois, ose défendre ça.
Coudon, vous graissez
votre gang avant de vous en aller? C'est ça?
Le Président :
Est-ce que je peux...
Le Président :
S'il vous plaît!
Le Président :
S'il vous plaît! M. le député de Sanguinet.
Le Président :
M. le député de Sanguinet.
Le Président : Oui,
mais, avant d'entendre la réponse, je vais quand même dire que la formulation
de la question laissait à désirer sur le plan, au moins, éthique.
Président : Oui, ça venait du coeur, mais... Vous avez un grand
coeur, je le sais, mais ne le laissez pas déborder comme vous l'avez
fait. M. le ministre de l'Énergie.
M. Moreau :
M. le Président, l'attitude du député, c'est d'avoir bien peu de respect pour
un des fleurons québécois. Hier, c'était la
Caisse de dépôt et placement. Aujourd'hui, c'est Hydro-Québec. On verra demain
sur quoi le fiel va porter.
Mais,
quand on regarde, par exemple, dans le secteur privé, Québecor,
3,4 millions de dollars avant les bonis; CGI, 1,5 million de dollars; SCN-Lavalin, 5,2 millions de
dollars. M. Martel aurait la capacité, dans le secteur privé, d'avoir
une rémunération bien supérieure à celle-là.
À l'intérieur des sociétés d'utilité publique en Amérique du Nord et ailleurs
au Canada, il aurait aussi une rémunération supérieure à ça.
Le Président :
En terminant.
M. Moreau :
Et Hydro-Québec contribue à la hauteur de 4 milliards...
Le Président :
Principale, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.
Président : S'il vous plaît! Ça va? Ça va bien? Bon. Alors, si
ça va bien, on va écouter M. le chef du deuxième groupe d'opposition.
Legault : M. le Président, hier, j'ai posé une question assez
simple au premier ministre. Je lui ai demandé de confirmer que, si on compare — on vient de parler de comparaison — le salaire des médecins spécialistes du
Québec avec ceux de l'Ontario, est-ce
que c'est vrai qu'il y a un écart de 1 milliard par année, hein? On parle de
payer 1 milliard de trop par
année, donc de payer 89 000 $ de trop par année. Réponse du premier
ministre, je le cite : «Personne ne connaît, actuellement, précisément la situation. C'est même
un des problèmes auquel on fait tous face. C'est pour ça qu'une étude a été lancée...» Fin de la citation. Si ça, ce
n'est pas la démonstration de l'improvisation du premier ministre, je ne sais
pas ce que c'est. Pourtant, en 2015, le
Vérificateur général avait averti le premier ministre. Il lui avait dit que le
gouvernement doit connaître l'écart
de salaire avant de négocier des augmentations de salaire avec les médecins.
Or, le premier ministre a fait
exactement le contraire, il a négocié, jusqu'en 2023, des augmentations de
salaire, hein, sans tenir compte... sans avoir le portrait des écarts.
Quelle approche brouillonne, brouillonne!
Donc, pourquoi le
premier ministre est si pressé de signer cinq ans?
Le Président :
M. le premier ministre.
M. Couillard : Alors, malheureusement pour mon collègue, je vais lui répéter la même
chose, hein, zéro, zéro, zéro, C'est
ça qu'il appelle des grosses augmentations? Il pourra en reparler. C'est ça, la
réalité, 0 % pendant cinq ans de
suite. Cinq ans consécutifs d'augmentations tarifaires, et il passe complètement sous silence le risque ontarien, qui est son risque maintenant. Je vais regarder
son cadre financier dans quelques mois. Il faut qu'il identifie le risque qu'il
inscrit à son cadre financier pour le
résultat de l'arbitrage exécutoire de l'Ontario, qui est rétroactif à
2014. On va bien s'amuser, M. le Président.
Maintenant,
il parle de brouillon, puis je suis très surpris qu'il ne me parle pas de la
dette. Ce n'est pas lui qui se battait
contre Jos Dette, il y a quelques mois à peine, qui disait, je le cite, là :
On vit au-dessus de nos moyens, on a une dette de 260 milliards — en fait, ce n'est pas ça, le chiffre, du
tout — j'ai
honte de léguer ça à mes enfants — avec de l'émotion dans la voix — c'est presque rendu un dogme au Québec, la
réduction de la dette? Le gouvernement vient de réaliser la plus importante et historique opération de réduction de la
dette du Québec grâce à sa bonne gestion des finances publiques et de
l'économie. Il pourrait au moins, dans sa question, y faire allusion de façon
positive.
Le Président :
Première complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.
Legault : Hier, l'ex-présidente du syndicat des infirmières,
Régine Laurent, a rappelé au premier ministre que l'argument du rattrapage salarial des
médecins — pas
dépasser le salaire des médecins de l'Ontario, le rattrapage — c'est un argument important.
Qu'est-ce qu'il dit aujourd'hui aux infirmières? Quelle est la logique?
Pourquoi les médecins gagnent plus qu'en Ontario, puis pas les infirmières?
Le Président :
M. le premier ministre.
M. Couillard : Bon, d'abord, je vais répéter encore une fois, puis, au bout de 10
fois, on va arrêter de la répéter, là : Les chiffres datent de
2015. L'arbitrage va s'exercer en Ontario, personne ne sait aujourd'hui même,
avec un arbitrage rétroactif en 2014, quelle va être la situation. Il est mieux
d'en tenir compte dans son cadre financier.
Maintenant,
ce que je vais dire à Mme Laurent et toutes les infirmières — puis on travaille avec elles actuellement
pour leurs conditions de travail — c'est que, justement, grâce à cette entente
qu'il déchirerait, le poids de la rémunération médicale — il va le
voir au budget — diminue,
ce qui nous donne plus de ressources à consacrer aux infirmières, aux préposés aux
bénéficiaires, aux soins à domicile, qui sont les grandes priorités. C'est la
première fois que la flèche s'en va vers le bas quant au poids de la rémunération des médecins dans le système de
santé. Là aussi, franchement, il pourrait nous féliciter.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.
M. Legault :
Je demande au premier ministre : Est-ce que c'est vrai qu'actuellement on
paie les spécialistes 1 milliard de
trop? Il me dit : Je ne le sais pas, c'est peut-être 1,1 milliard,
c'est peut-être 1,2 milliard, peut-être 1,3 milliard. Il ne le
sait pas, mais il est prêt à signer jusqu'en 2023.
Est-ce
qu'il ne pense pas, là, principe de base de bonne gestion, qu'il devrait avoir
une étude des écarts avant de signer avec les spécialistes?
Le Président :
M. le premier ministre.
M. Couillard : Alors, c'est celui qui nous a plongés dans cette histoire depuis 2003
qui fait cette remarque-là, là. C'est
celui qui dit ça, ce que le chef de l'opposition officielle a qualifié de la
plus grande erreur de finances publiques du Québec moderne, son oeuvre. Le grand gestionnaire de la CAQ, c'est ça
qu'il a réalisé, des milliards de dollars aux médecins suite à l'erreur qu'il a faite en 2003. Et on va
s'en défaire. Moi, je déclare aujourd'hui cette question réglée. Lui, il ne la
déclare pas réglée, puisqu'il veut déclarer
l'entente... il veut remettre la question sur le tapis. Il ne tiendra pas
compte de l'entente de l'Ontario, bonne chance. Bonne chance avec le
cadre financier. On s'en occupera.
Mais je voudrais
également qu'il arrête de changer d'avis sur tous les sujets auxquels il a
touché au cours des derniers mois, que ce
soit le transport collectif à Québec, que ce soit l'immigration, que ce soient
les finances publiques. C'est un revirement après l'autre, aucun
principe.
Le Président :
Principale, M. le député de Lévis.
M. Paradis (Lévis) : Merci, M. le Président. Le 14 février, en
réponse à mon collègue de Granby sur les tarifs de stationnement des hôpitaux, le ministre a dit qu'il est déjà
intervenu pour que les tarifs ne soient pas exagérés. C'est sûr, quand on verse
des milliards aux médecins... Le ministre a peut-être oublié de vérifier ce que
les patients paient pour se stationner depuis son intervention. Selon une
nouvelle compilation effectuée par la CAQ, les tarifs quotidiens maximums sont de 10 $ ou plus par jour dans
30 hôpitaux du Québec. Exemple, Sainte-Justine, hôpital pour enfants,
18 $ par jour; Charles-LeMoyne à
Longueuil, 15 $; Hôpital de Gatineau, 15 $; Maisonneuve-Rosemont,
20,50 $; au CHUM, au CUSM, 24 $ par jour. Le ministre a déjà
dit que c'était raisonnable de payer 24 $ par jour pour aller à l'hôpital.
Pourquoi
le ministre n'a pas imposé un tarif maximum de stationnement dans les hôpitaux
pour soulager les patients?
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
M. Barrette :
Alors, M. le Président, notre collègue a raison de souligner le fait qu'à la
suite de l'intervention de son
collègue je suis intervenu favorablement pour les patients, puisque j'ai
demandé — et les
directives étaient très claires — de faire
en sorte que les tarifs soient ajustés à la situation clinique des citoyens. Et
ça a été le cas, M. le Président, en
ce sens que les périodes de gratuité ont été ajustées, ainsi qu'une
stratification des tarifs, en fonction de la situation du patient. Et en plus, évidemment, globalement,
la directive qui était donnée était de faire en sorte que la tarification des
stationnements soit, évidemment, cohérente
avec les stationnements avoisinants. Alors, la conséquence de ça est qu'un
bon nombre de tarifs de stationnement ont baissé, ce qui a été fait.
Maintenant,
M. le Président, encore une fois, je vais y revenir aujourd'hui, la CAQ
critique beaucoup, mais, dans les
faits, qu'est-ce qu'elle a à proposer? Est-ce que la CAQ va finir par nous dire
d'une façon claire ce qu'elle propose en santé? Est-ce qu'elle va attendre le 30 septembre au soir pour nous
dire : Voici ce qu'on propose en santé? Et, lorsque la CAQ va nous
dire quelque chose — parce
que, là, la CAQ ne dit rien — est-ce qu'il y aura...
Le Président : En terminant.
M. Barrette : ...un chiffre à
côté? C'est ce qui nous intéresse le plus au Québec.
Le Président : Première
complémentaire, M. le député de Lévis.
M. Paradis
(Lévis) : M. le Président,
le ministre donne des milliards aux médecins, mais il devrait s'intéresser
aux patients malades, aux personnes âgées,
aux familles qui n'ont pas les moyens de payer autant pour aller à l'hôpital
se faire soigner. C'est 24 $ par jour
dans six hôpitaux de Montréal, c'est la nouvelle compilation, 10 $ ou plus
par jour dans 30 hôpitaux. La CAQ propose que les deux premières heures
soient gratuites et d'imposer un plafond maximum de 7 $ à 10 $ par la
suite.
Le ministre de la Santé va-t-il repenser cette
taxe de stationnement qu'il défend?
Le Président : M. le ministre
de la Santé.
Barrette : Juste pour démontrer, M. le Président, disons, le certain
manque de profondeur de la réflexion, je vais dire au collègue qu'est-ce qui va arriver. Dans un stationnement
qui est deux fois moins cher que dans les stationnements avoisinants, au CHUM, par exemple, le
stationnement va être occupé par des gens qui ne vont pas à l'hôpital. C'est ça
qui est le principe, là. À un moment donné, là, mettons que je mets le
stationnement du CHUM gratuit, M. le Président, à 8 heures, le matin, il n'y a plus personne qui est un patient, là, qui
va pouvoir y aller parce qu'il va être occupé par quelqu'un d'autre. Ce sont
des principes commerciaux simples. J'imagine que le chef de la deuxième
opposition, ce genre de chose là, il
connaît. Il ne devait certainement pas vendre ses billets d'avion avant
gratuitement, là, hein, il ne devait pas faire ça.
Alors, que va faire la CAQ exactement en santé?
Qu'ils nous le disent...
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le député de Lévis.
M. Paradis
(Lévis) : M. le Président,
le ministre est en train de nous dire qu'il n'y a rien de vérifiable. On va les
mettre cher. Comme ça, personne ne les
prendra. Mais le patient qui n'a pas les moyens de le payer n'ira pas se faire
soigner. C'est une belle logique pour
les patients du Québec. La vraie réalité, c'est que, depuis ses interventions,
dans sept hôpitaux sur 30, les tarifs, ils ne sont pas restés pareils
puis ils n'ont pas baissé, ils ont rien qu'augmenté.
À quand deux
heures de stationnement gratuites, 7 $ à 10 $ comme plafond maximum?
Pourquoi le ministre n'agit pas en pensant aux patients?
Le Président : M. le ministre
de la Santé.
Barrette : Les directives que l'on a données étaient très claires et
ont été mises en application dans l'intérêt des patients. Ceci dit, sur ce sujet-là comme dans tous les autres
sujets, la CAQ va-t-elle finir par nous dire quelles sont ses
propositions et les chiffrer...
Le Président : S'il vous
plaît!
Barrette : ...les propositions, M. le Président, en santé? Pas des
propositions, par petits bouts, de santé, des propositions chiffrées qui
nous permettront d'évaluer la faisabilité de ce que la CAQ propose, ce qu'elle
ne fait pas aujourd'hui, M. le Président.
Le Président :
Principale, M. le député de Gaspé.
Lelièvre : Oui, M. le Président. Le quai de Percé est menacé de
fermeture et d'abandon par Pêches et Océans depuis bientôt trois ans. C'est un quai qui a un caractère touristique
extrêmement important. C'est un quai qui est protégé aussi par la
Loi sur les biens culturels, mais
c'est aussi un quai qui est un ouvrage complémentaire pour assurer la
protection de l'érosion du littoral dont les travaux sont en cours
présentement, là, au coeur du village de Percé.
Le 4 mai
2017, le premier ministre annonçait l'intérêt du gouvernement du Québec de se
porter acquéreur du quai conditionnellement à ce que le fédéral, Pêches
et Océans, remette en état le fameux quai. Après bientôt un an, là, de l'annonce du premier ministre, le milieu, que j'ai
rencontré dans les dernières semaines, n'a pas d'information quant à l'avancement des travaux. On est à
l'aube d'une saison touristique, et c'est le lieu touristique le plus fréquenté
de la Gaspésie, donc le quai est extrêmement important. Il y a de la pêche qui
se fait également.
Donc,
j'aimerais savoir, après bientôt un an de l'annonce de l'ouverture du premier ministre, où en sont rendues les négociations entre le fédéral et Québec.
Le Président : M. le ministre
responsable des questions maritimes.
D'Amour : Bien, tout d'abord, M. le Président, je veux saluer
l'intérêt du député quant à la question du quai de Percé. Il faut être conscients que Percé, c'est le
vaisseau amiral de l'industrie touristique gaspésienne. Ça, c'est très clair.
Maintenant,
l'intérêt manifesté par le premier ministre en 2017 s'est concrétisé par des
négociations, et je veux dire au
député de Gaspé que, dès le jour un, j'ai clairement indiqué, en tant que
ministre du Québec, notre intérêt aux collègues que sont Dominic LeBlanc, de Pêches et Océans Canada, et
Diane Lebouthillier, qui est ministre fédérale responsable de la Gaspésie, notre intention de doter Percé
d'un vrai projet, pas d'un demi-projet. Notre sérieux s'est également traduit
dans des annonces que nous avons faites
concernant la promenade de Percé. C'est le collègue de la Gaspésie qui est allé
faire cette annonce. Maintenant, l'oeuvre
serait inachevée si on ne complétait pas les aménagements envisagés pour Percé.
Or, dans le
cadre de cette négociation, le Québec est très clair. C'est un projet de
10 millions qui a été envisagé. Nous, ce qu'on souhaite, c'est une
mise à niveau complète de l'infrastructure de Percé pour du long terme, pour
les 20 et 25 prochaines années. Pour nous,
on est non négociables à ce niveau-là, et, en autant que je suis concerné
présentement, les discussions vont
bon train. On veut redonner à Percé ses lettres de noblesse à travers des
installations portuaires de qualité. Ça comprend la promenade et ça
comprend le quai de Percé...
Le Président : En terminant.
M. D'Amour : ...M. le Président.
Le Président : Première
complémentaire, M. le député de Gaspé.
M. Lelièvre :
Oui, M. le Président. Bon. Heureux de voir que la réflexion du ministre est
amorcée sur le quai de Percé,
effectivement, une infrastructure extrêmement importante, mais,
malheureusement, sur le terrain, les gens attendent de voir les
développements réels, et on est à l'aube, là, du début de la saison
touristique.
Est-ce que le
gouvernement du Québec peut nous assurer ce matin que les principaux
utilisateurs vont être consultés et
impliqués dans les différents scénarios de reconstruction? On parle de la ville
de Percé, bien sûr, l'office du tourisme, les entreprises de croisière et également les pêcheurs. Est-ce qu'ils
vont être impliqués dans le scénario de reconstruction du quai?
Le Président : M. le ministre
de l'Énergie.
M. Moreau :
Merci, M. le Président. C'est à
titre de ministre responsable de la Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine que je réponds à la question. Je veux saluer
encore une fois l'implication du député de Gaspé dans les dossiers qui touchent
la péninsule. Effectivement, j'ai rencontré
Mme Minassian, la préfète de la MRC du Rocher-Percé, et
Mme Poirier, la mairesse de
Percé, sur cette question en décembre dernier. J'ai indiqué à l'une et à
l'autre qu'elles seraient effectivement impliquées dans ce dossier-là. Je travaille en collaboration avec mon
collègue qui est responsable des négociations avec Pêches et Océans
Canada.
Essentiellement,
les négociations vont bien, je pense que le collègue l'a dit, et, en ce qui
nous concerne, c'est un dossier qui est incontournable pour Percé.
Président : En terminant.
M. Moreau :
Le gouvernement du Québec est en droite ligne avec les engagements du premier
ministre et s'assurera que les négociations vont bien aller.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Gaspé.
Lelièvre : Oui. M. le Président, le 29 août 1973, Percé était le
premier arrondissement naturel décrété par le ministère de la Culture du
Québec, et, par le fait même, plusieurs bâtiments et ouvrages importants
étaient reconnus comme des biens patrimoniaux, dont le quai de Percé. Selon les
scénarios connus de la part de Pêches et Océans, on envisage la reconstruction non pas d'un quai de bois traditionnel, mais
d'un quai par enrochement comme on retrouve dans différentes communautés
avec une vocation industrielle. Ce serait complètement inadéquat.
Est-ce
que le gouvernement peut nous rassurer à l'effet que sa propre
Loi sur les
biens culturels va être respectée dans le scénario retenu pour la
reconstruction du quai?
Le Président :
M. le ministre de l'Énergie.
M. Moreau :
M. le Président, lorsque j'ai rencontré les élus locaux et régionaux à cette
question-là, j'ai aussi rencontré les
bateliers qui sont extrêmement intéressés par tout le réaménagement du quai de
Percé. On sait que le quai de Percé
est une destination très importante notamment pour accéder au parc national de
l'Île-Bonaventure, que c'est un endroit
qui est utilisé pour la navigation, et les bateliers s'y connaissent bien mieux
que nous tous là-dessus, ils souhaitent être consultés. J'ai indiqué à la mairesse que, si son intention était
d'inclure les bateliers... Et les discussions que j'ai eues avec eux, c'est que leurs préoccupations seront
prises en compte. Ce que l'on souhaite, c'est un quai fonctionnel, non pas un
enrochement, mais un quai qui soit à la hauteur de l'arrondissement historique
qu'est Percé.
Le Président :
Principale, M. le député de Gouin.
Nadeau-Dubois : Merci, M. le Président. Depuis des mois, les étudiants
et les étudiantes en éducation au Québec
sont mobilisés afin de mettre fin à une grave injustice. Chaque année, c'est
des milliers de futurs profs qui s'occupent d'une classe à temps plein pendant près de 15 semaines. On parle de
vraies classes dans des vraies écoles avec des vrais enfants, et les gens qui leur enseignent le font
sans aucune forme de rémunération. Pas une cent de compensation financière.
Aujourd'hui, ils sont ici par dizaines, M. le Président, pour demander au
gouvernement de rémunérer les stages en enseignement.
Ces jours-ci, le ministre de l'Éducation est sur toutes les tribunes pour
promouvoir son livre, dans lequel il
dit vouloir revaloriser la profession enseignante. Il dit que les profs doivent
devenir la nouvelle élite du Québec. Ce n'est certainement pas moi qui
vais le contredire là-dessus, sauf...
Est-ce
qu'il ne voit pas l'incohérence entre ses bonnes intentions et l'inaction de
son gouvernement? Est-ce qu'il croit que c'est en exploitant les futurs
profs qu'il va les revaloriser?
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
M. Proulx :
Merci, M. le Président. D'abord, il n'est pas question d'exploiter qui que ce
soit. Il faut effectivement valoriser
les enseignants et les futurs enseignants, et effectivement toute la question
des stages et de la formation fait aussi
partie de la valorisation des
enseignants.
collègue de l'Enseignement supérieur a reçu, M. le Président, un rapport qui a
été déposé par une... ou des associations
étudiantes. J'ai une discussion à avoir avec elle sur les conclusions de ce
rapport, que, très honnêtement, je n'ai
pas encore vu, mais je peux rassurer le collègue que je suis, moi aussi, très
préoccupé par cette question, la collègue de l'Enseignement supérieur aussi. Et je pense que nous aurons
l'occasion d'en reparler très prochainement. Ça fait
partie
effectivement des moyens pour valoriser la profession.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Gouin.
Nadeau-Dubois : De toute évidence, M. le Président, le ministre a des bonnes intentions, sauf que
les bonnes intentions, ça ne paie pas
le loyer. Et il a écrit dans son livre qu'il souhaitait revaloriser la
profession étudiante, sauf... ce que les futurs profs qui sont ici, aujourd'hui, à l'Assemblée nationale demandent, ce n'est pas que ce soit écrit dans
un livre, c'est que ce soit écrit dans le budget.
Alors,
j'aimerais savoir si le ministre de l'Éducation
a fait des représentations auprès de son collègue des Finances afin que
ce soit inscrit dans le prochain budget.
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
M. Proulx :
Oui, M. le Président. Je ne peux pas parler du budget aujourd'hui. Mon collègue
des Finances a annoncé qu'il sera lu ici le 27 mars prochain. Alors, on aura
l'occasion d'en entendre parler à ce moment.
peux lui dire, par exemple, qu'il y a effectivement une réflexion très avancée
à l'intérieur du ministère. Je lui ai dit précédemment, M. le Président,
que ma collègue avait entre les mains le rapport des étudiants qui est reçu.
Nous avons déjà discuté de ça avec
l'administration. Le collègue doit savoir également que la grande majorité, si
ce n'est pas la totalité des
enseignants qui terminent dans nos facultés d'éducation sont embauchés dans nos
écoles primaires et secondaires. Alors,
je suis bien au fait des représentations qu'ils font et de la capacité de payer
également du gouvernement dans un tel contexte.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Gouin.
Nadeau-Dubois : Oui. Parlons
de la capacité de payer, M. le gouvernement. La mesure qui est demandée par les... M. le Président, la mesure qui est demandée par les stagiaires en enseignement, c'est
20 millions de dollars par année. C'est
à peu près 0,1 % des dépenses en éducation
annuellement. Québec
solidaire est pour, le Parti québécois est pour, la CAQ est pour, et le congrès du Parti libéral est
pour la rémunération des stagiaires.
Il me semble que la solution est simple. Il
faut annoncer dès le prochain budget
que, les futurs profs au Québec,
on va les respecter puis qu'on va les compenser financièrement quand ils
travaillent dans nos écoles.
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
M. Proulx :
Oui. M. le Président, j'ai terminé en parlant de la valorisation.
Effectivement, parler de la rémunération, c'est une chose, mais aussi parler de l'organisation, de la finalité, de
l'encadrement des stages aussi en est une autre. Parler de la formation initiale et continue des
enseignants aussi en est, M. le Président. Pour valoriser la profession, il
faut aborder beaucoup de questions, et celle-là en est une. Ce sera
fait, M. le Président.
Le Président :
Principale, M. le député de La Peltrie.
Caire : Merci, M. le Président. Hier, j'ai parlé des publicités partisanes
payées à même les fonds publics par le gouvernement. Le président du
Conseil du trésor m'a répondu sur le budget global du gouvernement en matière
de publicité. De toute évidence, il ne fait
aucune distinction entre des publicités légitimes et des publicités partisanes.
Pire que ça, M. le Président, il nous a dit que tout ça était fait dans
l'intérêt des Québécois.
M. le Président, je lui ai donné un exemple que je vais lui
redonner, un exemple de publicité récurrente qui est la publicité pour la promotion du plan économique,
publicité partisane, depuis 2014. Au lendemain des élections, 200 000 $ servaient bien les intérêts des Québécois. Donc, c'est le coût de la
publicité. À six mois des élections, pour les neuf derniers mois de
2017, les intérêts des Québécois nécessitaient 5 millions de dollars, 25
fois plus.
Alors,
peut-il m'expliquer pourquoi une même opération, à six mois des élections,
nécessite un investissement 25 fois supérieur?
Le Président :
M. le président du Conseil du trésor.
Arcand :
Écoutez, M. le Président, d'abord, je voudrais juste rappeler les chiffres
quand même, parce que les chiffres sont quand même importants dans ce
domaine-là.
Lorsque le Parti
québécois a été au pouvoir, on dépensait 35,6 millions de dollars en
publicité en 2012‑2013; 2013‑2014,
35,4 millions. Et nous sommes arrivés au pouvoir en 2014‑2015, 22,3 millions;
2015‑2016, 23,6; 2016‑2017, 27,3; et,
en 2017‑2018, en date du 16 novembre 2017 — c'est les derniers chiffres que j'ai
eus — on est à
19,6 millions. Alors, quand on regarde ce qui est fait, je ne pense
pas qu'il y ait de l'abus de ce côté-là.
Hier, j'ai bien expliqué, M. le
Président, les orientations que nous avons. Et, puisqu'il veut parler du plan
économique du Québec, ce n'est pas
juste un plan pour essayer de faire la promotion du parti, c'est un plan
économique du Québec dans lequel on
parle de création d'emplois, d'accès, de réussite des jeunes, de l'effort
économique du Québec qu'il faut faire, et c'est pour ça qu'on dit qu'il
faut faire avancer le Québec. C'est donc extrêmement positif, ça fait appel...
Le Président :
En terminant.
Arcand :
...à la fierté des Québécois, et c'est non partisan, à mon avis.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de La Peltrie.
Caire : Le député
de Nelligan avait une autre opinion à l'époque. Lui-même,
dans un document... puis là je ne lui mettrai pas des mots dans
la bouche qu'il n'a pas prononcés, je vais le citer, dans un document qu'il a
présenté, Stratégie de gestion des
dépenses , où il disait, dans les
mesures de resserrement, mesures de contrôle des dépenses... il a clairement
identifié le resserrement des dépenses gouvernementales en matière de communication. Lui aussi voulait s'attaquer
à la publicité partisane. Résultat des courses : en 2014, une même
opération coûte 200 000 $;
en 2017, 5 millions.
A-t-il atteint son
objectif?
Le Président :
M. le président du Conseil du trésor.
Arcand :
Écoutez, M. le Président, je pense qu'il y a un peu de jalousie de la part de
la Coalition avenir Québec actuellement
parce qu'on les contrôle, nos dépenses au niveau des dépenses de publicité, on réussit, comme a expliqué le
premier ministre aujourd'hui, à rembourser la dette, on réussit à faire des
efforts considérables en santé et en éducation, on a
réussi à baisser les impôts, baisser les taxes scolaires. C'est un bilan absolument
formidable. Et, je regrette, M. le
Président, mais les campagnes mises
de l'avant par le gouvernement, entre
autres, sur le plan économique, ce n'est pas des campagnes partisanes,
c'est des vraies campagnes d'information, M. le Président.
Le Président :
S'il vous plaît! Deuxième complémentaire, M. le député de La Peltrie.
Caire : Oui. Allez expliquer ça aux Québécois, avec la
petite cloche pour nous dire quand est-ce qu'il y a le punch,
là, pour valoriser le Parti libéral, que c'est dans leur intérêt. Mais je ne
serai jamais jaloux d'un gouvernement qui renie sa parole. Je ne serai jamais
jaloux d'un gouvernement qui détourne des fonds publics pour son profit
personnel.
Le Président :
Hé! Hé! Hé! Monsieur...
Le Président :
S'il vous plaît! M. le député de La Peltrie...
Le Président :
D'abord, je voudrais être capable de m'entendre. Merci. M. le député de
La Peltrie, je vous demanderais de retirer les propos qui sont
strictement, strictement des accusations d'ordre criminel. Alors, je vous
demanderais de retirer vos propos et de terminer votre question.
Caire : Je retire, M. le Président... Mais je vais
poursuivre en disant : S'il reste un tant soit peu d'honneur à ce gouvernement-là, peut-il prendre l'engagement
maintenant d'arrêter de se servir des fonds publics pour faire sa promotion?
Le Président :
M. le président du Conseil du trésor.
Arcand :
Je viens encore de répéter, M. le Président, que, quand je regarde les dépenses
que nous avons faites, les dépenses d'information, on est en baisse, on
est en baisse. C'était 35 millions sous le Parti québécois; 22, 23, 27, 19
jusqu'ici, en date du 16 novembre. C'est ça, les chiffres, M. le
Président.
Maintenant, ce que j'aimerais rappeler
à la Coalition avenir Québec, parce que la Coalition avenir Québec aspire
à autre chose que d'être dans l'opposition,
semble-t-il, elle aspire à ça... mais moi, je dirais à la Coalition avenir
Québec que le gouvernement du Québec, il a la responsabilité d'expliquer
le sens de ses actions ainsi que ses retombées...
Le Président :
En terminant.
Arcand :
...pour les citoyennes et les citoyens du Québec, M. le Président.
Le Président :
M. le...
Le Président :
Pardon?
Le Président :
M. le ministre, on me demande si vous avez l'intention de déposer... Il y a un consentement?
Consentement.
Le Président :
Il y a consentement pour le dépôt? Consentement. M. le député de Verchères, en
principale.
M. Bergeron :
M. le Président, en avril dernier, le premier ministre du Québec décernait, à
l'occasion d'une cérémonie solennelle, la
plus prestigieuse distinction de l'État québécois, l'Ordre national du
Québec, à un certain Peter Klaus. Qui
est Peter Klaus? C'est, aux dires mêmes du premier ministre, ni plus ni
moins qu'un ambassadeur de la littérature québécoise en Allemagne. Il a
développé le modèle allemand des études québécoises, qu'il a partagé
partout sur la planète durant toute sa vie.
le gouvernement de ce même premier ministre a choisi
d'amputer de 40 % le budget de
l'Association internationale des
études québécoises, qui joue un rôle crucial d'appui à cette véritable
diplomatie culturelle que constituent les
études québécoises à l'étranger. Son budget ne s'élève plus qu'à un maigre
83 000 $, alors qu'il a déjà été de 235 000 $ avant les premières coupures, en 2015. On prétend
qu'à l'époque la ministre des Relations internationales s'était battue,
mais en vain, pour faire annuler ces coupures.
Compte-t-elle faire
de même aujourd'hui?
Le Président :
Mme la ministre des Relations...
Mme St-Pierre :
Merci, M. le Président. Il me fait grand plaisir de répondre à cette question,
parce qu'il y a eu beaucoup de choses
qui ont été écrites dans les journaux. Je dois rappeler que l'association a été
créée lorsque le gouvernement du
Parti québécois avait coupé la moitié des représentations du Québec à
l'international. Alors, pour combler, on
avait créé cette association, et c'est une association, effectivement, qui
travaille très bien et qui fait le rayonnement du Québec à
l'international.
Nous sommes en discussion
avec la présidente de l'association, qui est située à l'Université de
Georgetown à Washington, et nous allons
trouver le moyen de faire progresser l'association, le moyen de faire en sorte
qu'elle puisse rayonner davantage et qu'on puisse avoir une bonne
gouvernance des fonds publics de l'association. Nous sommes vraiment en lien
avec l'association, et, croyez-moi, M. le Président, nous y tenons énormément.
Merci.
Le Président :
Ça met fin à la période de questions et de réponses orales.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, nous allons maintenant
passer à la rubrique des motions sans préavis. Et, en fonction de nos
règles et de l'ordre de présentation, je cède la parole à M. le député de
Rimouski.
M. LeBel :
Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement des membres de cette
Assemblée afin de présenter, conjointement avec la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques
et le député de Gaspé, la motion suivante, une motion importante pour les gens
de chez nous :
«Que
l'Assemblée nationale considère le projet du prolongement de
l'autoroute 20 comme essentiel pour le développement
économique de tout l'Est-du-Québec. Qu'elle demande qu'il soit intégré au
programme québécois des infrastructures en 2018 avec un calendrier de
réalisation.» Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de
Rimouski. Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Tanguay :
Pas de consentement, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Il n'y a pas de consentement. Pour
la prochaine motion sans préavis, je cède la parole à Mme la députée de
Repentigny.
Lavallée : Merci, Mme la Présidente. Je demande le consentement pour
déposer la motion suivante conjointement avec le député de Groulx :
«Que l'Assemblée
nationale accueille favorablement la loi fédérale C-452, Loi modifiant le
Code criminel [...] et considère qu'il s'agit d'un atout pour la lutte contre
la prostitution juvénile et l'exploitation sexuelle;
«Qu'elle
prenne acte que la loi modifie le Code criminel afin qu'il y soit prévu des peines
consécutives pour les infractions
liées à la traite [des] personnes, qu'une présomption relative à l'exploitation
d'une personne par une autre y est créée
et qu'elle ajoute l'infraction de traite de personnes à la liste des
infractions visées par la confiscation des produits de la criminalité;
«Qu'elle
prenne acte que la loi a été adoptée à l'unanimité aux Communes le
26 novembre 2013, adoptée au Sénat le 12 mai 2015 et qu'elle a
reçu la sanction royale le 18 juin 2015;
«Qu'elle constate que
l'actuel premier ministre du Canada a lui-même voté en faveur du projet de loi
C-452;
«Qu'elle
demande au gouvernement fédéral de signer le décret le plus rapidement possible
pour rendre exécutoire les dispositions de la loi C-452.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie, Mme la
députée. Maintenant, y a-t-il consentement pour débattre de cette
motion?
M. Tanguay :
Mme la Présidente, nous la proposons de l'adopter sans débat.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, est-ce que cette motion est adoptée? Alors,
M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
Bonnardel :
Mme la Présidente, je demande un vote par appel nominal, s'il vous plaît.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, c'est très bien. Nous avons une demande de vote par appel
nominal.
Et je suspends nos
travaux quelques instants.
(Suspension
de la séance à 11 h 20)
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, nous allons reprendre nos travaux. Est-ce que vous souhaitez
que je relise la motion ou non?
Alors, nous allons
procéder au vote.
Alors, que les
députés en faveur de cette motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Legault (L'Assomption), M. Bonnardel
(Granby), M. Caire (La Peltrie), M. Jolin-Barrette (Borduas), M. Picard
(Chutes-de-la-Chaudière), M. Charette (Deux-Montagnes), M. Martel
(Nicolet-Bécancour), Mme Roy (Montarville), M. Laframboise
(Blainville), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Lemay (Masson),
Mme Lavallée (Repentigny), M. Lamontagne (Johnson), Mme D'Amours
(Mirabel), Mme Soucy (Saint-Hyacinthe), Mme Guilbault
(Louis-Hébert), M. Paradis (Lévis), M. Spénard (Beauce-Nord).
M. Couillard (Roberval), M. Fournier
(Saint-Laurent), Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Billette (Huntingdon), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), Mme St-Pierre (Acadie),
M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Arcand (Mont-Royal), M. Coiteux (Nelligan), M. Proulx (Jean-Talon),
M. D'Amour (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Kelley
(Jacques-Cartier), Mme Vallée (Gatineau), Mme Charlebois (Soulanges),
M. Barrette (La Pinière), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), M. Blanchette (Rouyn-Noranda—Témiscamingue), M. Lessard
(Lotbinière-Frontenac), M. Moreau (Châteauguay), M. Poëti (Marguerite-Bourgeoys),
M. Heurtel (Viau), Mme Vien (Bellechasse), Mme Ménard
(Laporte), M. Fortin (Pontiac), Mme Tremblay (Chauveau),
M. Fortin (Sherbrooke), M. Reid (Orford), M. Morin
(Côte-du-Sud), M. Bernier (Montmorency), M. Ouellette (Chomedey),
Mme Montpetit (Crémazie), Mme Boulet (Laviolette), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger),
M. Tanguay (LaFontaine), Mme Melançon (Verdun), M. Blais
(Charlesbourg), Mme Charbonneau (Mille-Îles), M. Carrière (Chapleau),
M. Drolet (Jean-Lesage), Mme de Santis (Bourassa-Sauvé), M. Iracà (Papineau), M. Bolduc (Mégantic),
M. Simard (Dubuc), M. Matte (Portneuf), M. Chevarie (Îles-de-la-Madeleine), M. Girard
(Trois-Rivières), M. Huot (Vanier-Les Rivières), M. Rousselle (Vimont),
Mme Vallières (Richmond),
M. Auger (Champlain), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), M. Boucher
(Ungava), M. Bourgeois (Abitibi-Est), M. Giguère
(Saint-Maurice), M. Habel (Sainte-Rose), M. Hardy (Saint-François),
M. Merlini (La Prairie), M. Polo (Laval-des-Rapides),
M. St-Denis (Argenteuil), Mme Simard (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Busque (Beauce-Sud),
Mme Sauvé (Fabre).
M. Lisée (Rosemont),
M. Bérubé (Matane-Matapédia), Mme Hivon (Joliette), M. Marceau
(Rousseau), Mme Léger (Pointe-aux-Trembles), M. LeBel
(Rimouski), Mme Maltais (Taschereau), Mme Lamarre (Taillon),
M. Bergeron (Verchères),
M. Leclair (Beauharnois), Mme Richard (Duplessis), M. Gaudreault
(Jonquière), M. Cloutier (Lac-Saint-Jean), M. Therrien (Sanguinet), M. Rochon (Richelieu), M. Pagé
(Labelle), M. Cousineau (Bertrand), M. Bourcier (Saint-Jérôme),
M. Ouellet (René-Lévesque), M. Villeneuve (Berthier),
Mme Fournier (Marie-Victorin), M. Traversy (Terrebonne),
M. Kotto (Bourget), M. Turcotte (Saint-Jean), M. Roy
(Bonaventure).
La Vice-Présidente (Mme
Gaudreault) : Maintenant, y a-t-il des députés contre cette motion?
Des abstentions?
Secrétaire adjoint : Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques),
M. Nadeau-Dubois (Gouin), M. Khadir (Mercier).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, pour le résultat du vote, M.
le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 107
Contre :
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, la motion est adoptée. M. le leader du
deuxième groupe d'opposition.
Bonnardel : Oui, Mme la Présidente. J'aimerais que cette
motion soit envoyée au bureau du premier ministre, M. Justin Trudeau.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, c'est très bien. Suite à
votre demande, cette motion sera transmise au bureau du premier ministre
du Canada. Vous voulez prendre la parole, M. le député de Gouin?
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Ah! c'est pour la prochaine motion.
Il y a quelqu'un avant vous. Alors, je vais céder la parole à Mme la
ministre des Relations internationales et de la Francophonie.
St-Pierre : Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le
consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec le député de
Verchères, le député de Deux-Montagnes, le député de Gouin, le député de
Laurier-Dorion, le député de Gaspé et le député de Groulx :
«Que
l'Assemblée nationale souligne le 50e anniversaire de la création de l'Office
franco-québécois pour la jeunesse;
«Qu'elle
réitère l'importance de la relation directe et privilégiée entre le Québec et
la France, ainsi que de la mobilité de la jeunesse.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie. Y a-t-il
consentement pour débattre de cette motion?
M. Tanguay :
Nous proposons de l'adopter sans débat, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, est-ce que cette motion est adoptée?
La Vice-Présidente (Mme
Gaudreault) : Adopté. Maintenant, M. le député de Gouin, à votre tour
de présenter votre motion sans préavis.
M. Nadeau-Dubois :
Merci, Mme la Présidente. Je demande le consentement de l'Assemblée pour
débattre de la motion suivante :
«Que
l'Assemblée nationale rappelle au gouvernement que le Mouvement Desjardins est
entièrement de juridiction québécoise, contrairement aux banques;
«Qu'elle
rappelle l'importance de la présence de services financiers, comme ceux de
Desjardins, pour le développement économique des petites municipalités
et pour la vitalité des régions;
«Que l'Assemblée nationale demande au Mouvement
Desjardins de suspendre les fermetures de guichets automatiques prévues et qu'elle demande au gouvernement d'agir pour
s'assurer que la coopérative maintienne ses services dans les
différentes municipalités où elle est présente, comme le souhaitent les municipalités.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie, M. le
député. Alors, M. le leader de l'opposition officielle, vous voulez
réagir?
M. Bérubé : Mme
la Présidente, nous demandons le report de cette motion afin que nous puissions
connaître l'issue de la séance de travail de
la Commission de l'aménagement du territoire de demain sur notre mandat
d'initiative portant sur ce sujet.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, y a-t-il consentement
pour reporter à demain les discussions entourant...
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, un instant. M. le député de Mercier.
M. Khadir : Lorsqu'une motion est présentée, en
principe, on est pour ou on est contre. Ces discussions-là ont eu lieu
avant, et nous avons formulé...
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, oui? Alors, on est pour ou on est
contre le report? Alors, est-ce qu'il y a consentement pour reporter... Vous
êtes contre?
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Vous êtes contre le report.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Un instant. M. le leader de l'opposition officielle souhaitait
intervenir. Je lui ai cédé la parole. Maintenant, il n'y a pas de consentement
pour reporter le vote sur cette motion sans préavis. Alors, M. le leader
adjoint du gouvernement, y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Tanguay :
Considérant le non-consentement au report et le mandat d'initiative éventuel
qui sera discuté demain, il n'y a pas de consentement sur la motion
aujourd'hui.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, il n'y a pas de consentement.
S'il n'y a pas d'autre motion sans préavis, nous
allons passer à la rubrique des avis touchant les travaux des commissions, et
je vais céder la parole à M. le leader adjoint du gouvernement.
M. Tanguay :
Merci, Mme la Présidente. Alors, j'avise cette Assemblée que la Commission des
finances publiques poursuivra l'étude
détaillée à l'égard du projet de loi n° 141, Loi visant principalement à
améliorer l'encadrement du...
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Un instant! Un instant, M. le
leader. Nous allons suspendre quelques instants afin d'entendre ce que
vous avez à dire.
(Suspension de la séance à 11 h 29)
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Nous
reprenons nos travaux, et je cède la parole à M. le leader adjoint du gouvernement.
M. Tanguay : Oui. Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Alors, j'avise cette Assemblée que la Commission des finances publiques poursuivra l'étude détaillée à l'égard du projet de loi n° 141, Loi
visant principalement à améliorer l'encadrement du secteur financier, la
protection des dépôts d'argent et le régime de fonctionnement des institutions
financières, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à 13 heures et de
15 heures à 18 heures, à la salle Louis-Joseph-Papineau;
La Commission
des transports et de l'environnement poursuivra l'étude détaillée à l'égard
du projet de loi n° 165, Loi modifiant le Code de la sécurité
routière et d'autres dispositions, aujourd'hui, après les affaires courantes
jusqu'à 13 heures et de 15 heures à 18 heures, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine;
La Commission
de la santé et des services sociaux poursuivra l'étude détaillée à l'égard
du projet de loi n° 157,
Loi constituant la Société québécoise du
cannabis, édictant la Loi encadrant le cannabis et modifiant diverses
dispositions en matière de sécurité
routière, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à 13 heures et de 15
heures à 18 heures, à la salle du Conseil législatif;
La Commission
de l'aménagement du territoire poursuivra l'étude détaillée à l'égard du projet
de loi n° 155, Loi modifiant diverses dispositions législatives
concernant le domaine municipal et la Société d'habitation du Québec, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à
13 heures, à la salle des Premiers-Ministres de l'édifice Pamphile-Le May;
Et finalement, Mme la Présidente, la Commission
de la culture et de l'éducation poursuivra l'étude détaillée à l'égard du projet de loi n° 166, Loi
portant réforme du système de taxation scolaire, aujourd'hui, de 15 heures à 18
heures, à la salle des Premiers-Ministres de l'édifice
Pamphile-Le May. Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie. Et, pour
ma part, je vous avise que le Commission de l'aménagement du territoire se réunira en séance de travail demain,
de 7 h 30 à 8 h 30, à la salle RC.161, afin de statuer
sur la possibilité que la commission se saisisse d'un mandat d'initiative
portant sur l'accès aux services financiers de proximité en région.
Alors, maintenant, nous en sommes à la rubrique
des renseignements sur les travaux de l'Assemblée.
Et, s'il n'y
a pas de demandes de renseignements, la période des affaires courantes étant
terminée, nous allons maintenant passer aux affaires du jour. Et je vais
céder la parole à M. le leader adjoint du gouvernement.
M. Tanguay :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. Alors, afin de permettre la tenue de débats
sur les affaires inscrites par les
députés de l'opposition, je vous demanderais, s'il vous plaît, de suspendre nos
travaux jusqu'à 15 heures.
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Alors, y a-t-il consentement pour suspendre nos travaux?
Des voix : Consentement.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, il y a consentement. Je
suspends donc nos travaux jusqu'à 15 heures.
(Suspension de la séance à 11 h 33)
Le Vice-Président (M. Gendron) :
Alors, bon après-midi, veuillez prendre place.
Aux affaires inscrites
par les députés de l'opposition, à l'article 107 du feuilleton, c'est M. le député de Lévis qui présente la motion suivante :
«Que l'Assemblée
nationale reconnaisse que, selon les données publiées par l'Institut canadien
d'information [de] la santé, la rémunération moyenne des médecins
spécialistes du Québec dépasse celle des médecins spécialistes canadiens depuis
2014-2015;
«Qu'elle prenne aussi acte des propos du ministre de la
Santé qui a reconnu le 15 février 2018 que les médecins
spécialistes québécois gagnent maintenant plus que ceux de l'Ontario;
«Qu'elle reconnaisse que les Québécois
vont payer les médecins spécialistes plus que nécessaire et qu'elle demande
donc au gouvernement du Québec de ne pas
signer la nouvelle entente avec les médecins spécialistes avant les prochaines
élections générales de 2018.»
Alors,
je vous informe — toujours
la même affaire, là — que
la répartition du temps de parole pour le débat restreint sur la motion inscrite par M. le député
s'effectuera comme suit : il y a toujours un 10 minutes qui est
réservé, à l'intérieur de la motion,
pour la réplique, vous le savez; 50 minutes au groupe parlementaire formant le
gouvernement; 28 min 30 s sont allouées au groupe parlementaire formant l'opposition officielle;
et 21 min 30 s sont allouées au deuxième groupe. Puis il
y a un 10 minutes si les indépendants nous font signe qu'ils veulent
utiliser leur temps de parole.
Mis à
part ces
consignes, les interventions seront poursuivies. Il n'y a aucune limite de
temps. Je rappelle aux députés indépendants qui souhaitent intervenir qu'il
faut aviser la table dès que le débat commence.
cède maintenant la parole à M. le député de Lévis pour la présentation de son
intervention. M. le député de Lévis, à vous la parole.
M. Paradis (Lévis) : Merci, M. le Président. Aujourd'hui, hein, c'est une espèce d'appel à
la raison. Cette motion-là est un
appel à la raison. Pourquoi? Parce que les Québécois et les Québécoises, dans
ce dossier-ci, ne comprennent pas et n'acceptent pas la décision du
gouvernement d'entériner une entente avec les médecins spécialistes qui,
collectivement, va nous coûter plus
cher. Parce que la réalité, c'est ça. Aujourd'hui, M. le Président, au nom des
Québécoises et des Québécois, c'est
un appel à la raison par respect pour eux, pour elles. Parce que
majoritairement, et très majoritairement, l'analyse de cette entente, ce 2 milliards de plus, il
n'y a rien qui le justifie. Rien ne le justifie. Je demande aujourd'hui, à
travers cette motion-là, au ministre de la Santé, au gouvernement de ne
pas signer cette mauvaise entente avec les médecins spécialistes avant les prochaines élections générales — faisons
confiance, rien avant les prochaines élections générales — pour
laisser à la population, à ceux et
celles qui fournissent, parce que ce sont des deniers publics, la possibilité
de trancher, de décider de la façon dont on se servira de leur argent.
Les faits sont très
simples, on en parle depuis déjà longtemps. Il y a eu beaucoup d'écrits sur ce
dossier-là, beaucoup d'opinions, et tous se
retrouvent à peu près au même endroit : ça ne fait pas sens. Les Québécois
vont payer les médecins spécialistes
du Québec plus que nécessaire. Et là, peu importe, là, peu importe la façon
dont le Parti libéral, et le gouvernement, tentera de faire passer la
pilule, essayer de faire en sorte qu'on puisse comprendre des chiffres en évoquant d'autres données, de compliquer
l'histoire, fondamentalement, malgré les tentatives d'explication, au
fond, de la décision, les Québécois
disent non. La très, très grande majorité des experts, des analystes, de ceux et celles qui
se sont prononcés, des gens rencontrés dans la rue, expriment la même
opinion.
Puis
la question est bien, bien facile, puis les gens nous la
posent : Pourquoi le gouvernement va-t-il verser des milliards de plus aux spécialistes, alors que, sur la base d'un
rattrapage, parce que l'historique, c'est ça... Sur la base d'un rattrapage avec le reste du Canada,
on devrait faire ça? Il y a des admissions qui ont été faites, M. le Président, au cours des dernières
semaines. Le rattrapage avec le reste du Canada est complété depuis 2014-2015,
selon les données de l'Institut
canadien d'information sur la santé. Le
premier ministre a admis hier qu'il ne savait pas si les médecins spécialistes
du Québec gagnaient plus que ceux de l'Ontario. Le ministre de la Santé,
le 15 février dernier, a dit que les médecins spécialistes gagnaient plus
qu'en Ontario. D'un côté comme de l'autre, ça ne tient pas la route. On verse
peut-être, collectivement, 1 milliard
de trop aux spécialistes, le premier ministre avoue qu'il ne le sait pas, mais
on veut quand même signer l'entente jusqu'en 2023.
Essayons seulement de
replacer dans un contexte plus familial une décision comme celle-là. On accorde
une hausse basée sur un rattrapage, duquel
on aurait dû savoir si on est en retard ou pas, en fonction d'un comité mandaté
pour analyser ça qui n'a jamais vu le jour. Alors, le premier ministre
nous dit, là, il admet, ce n'est quand même pas rien, qu'il ne le sait pas. Mais ce n'est pas grave, on va le donner, on a le
moyen. Et, en 2015, le Vérificateur général disait au gouvernement libéral qu'il devait — qu'il devait — connaître l'écart de salaire avant de
négocier des augmentations avec les
médecins. On ne l'a pas fait. Le premier ministre disait : «Personne ne
connaît actuellement précisément la situation. [Et] c'est même un des problèmes auquel on fait tous face.» Mais on
maintient le cap puis on signera malgré tout une entente très coûteuse
avec les médecins spécialistes.
Alors
là, le gouvernement dit : Bien oui, mais c'est pour ça justement qu'on
lance une étude, pour comparer la rémunération
des médecins avec ceux du reste du Canada. Mais, dans le fond, ce qu'on nous
dit, c'est que, peu importent les
résultats, ça ne changera pas grand-chose parce qu'on ne reverra pas la
rémunération des médecins avant 2023. On signe.
médecins spécialistes du Québec gagnent maintenant 36 000 $ de plus
qu'en Ontario. Puis ça, ça ne tient même pas compte du coût de la vie, qui est inférieur au Québec. Le ministre
de la Santé l'a reconnu le 15 février dernier. Il a aussi reconnu que la décision de leur accorder une
hausse de rémunération en 2007 a été effectuée à partir de données erronées. Qui était là en 2007 pour négocier?
Bien, il y a le tandem ministre de la Santé-premier ministre, dans des
fonctions différentes. Pour arriver
au résultat qui fait qu'aujourd'hui on demande au gouvernement, à la lumière de
ce que l'on se dit : Ne signez rien avant les prochaines élections.
L'objectif
derrière le rattrapage... parce que c'était toujours ça, la base, la
considération, puis l'aboutissement, puis
le pourquoi du versement supplémentaire, l'objectif derrière le rattrapage, il
n'est pas seulement atteint, il est dépassé. Puis là on essaie de nous faire croire encore une fois, à travers des
chiffres qu'on présentera d'une façon ou d'une autre, que ça va nous coûter moins cher. Bien, c'est
parce que, là, c'est... Pas besoin d'être mathématicien, puis probablement
qu'il y a des gens qui connaissent et qui manipulent les chiffres de meilleure
façon, et qui comprennent les chiffres de meilleure
façon, mais pas besoin fondamentalement de pousser bien loin la
réflexion : 2 milliards et plus de plus aux spécialistes déjà
grassement payés.
gouvernement, il n'aurait jamais dû donner plus d'argent aux spécialistes avant
d'avoir cette fameuse étude indépendante sur l'écart de rémunération
avec les autres provinces. Alors, c'est ça qu'on dit, ça prend minimalement ces données-là avant d'accorder à des médecins une
hausse salariale, dont plusieurs d'entre eux ne veulent pas. C'est assez parlant, c'est assez parlant, M.
le Président, là. Les Québécois
questionnés dans la rue, et vous comme moi... puis tous ceux qui sont ici, là, ont aussi entendu, ont
vécu, ont appris la réaction des Québécoises et des Québécois sur cette entente faramineuse. Les médecins aussi, il y a des médecins qui nous
disent... Puis ils nous le disaient, ce n'est pas d'hier, là, les médecins nous disaient... Moi, combien de fois des
médecins spécialistes m'ont dit : M. Paradis, j'aimerais mieux... le
député de Lévis, j'aimerais mieux avoir des
ressources, j'aimerais mieux travailler dans des blocs opératoires qui sont
ouverts, j'aimerais mieux faire fonctionner l'instrumentation puis les
équipements de nos établissements de santé que d'avoir plus d'argent dans mes poches. À avoir trop d'argent, tu ne sais
plus quoi en faire, à avoir trop d'argent, tu finis par ne plus savoir quoi en faire. Ah! mais, quelque part, bien, il faut croire que le gouvernement a trop d'argent puis il ne sait plus quoi en faire parce qu'il a décidé de le donner à des gens qui,
pour plusieurs d'entre eux, n'en veulent même pas.
Alors,
c'est une mauvaise décision à la base, c'est une mauvaise décision. Le
gouvernement continue à proclamer, à