CRC — 6 February 2020 (42nd Legislature, 1st Session)
CRC 2020-02-06
Quebec — Committees
La Présidente (Mme
Chassé) : Ah! Il a fait... Alors, c'était l'amendement de M. le
ministre.
La Présidente (Mme
Chassé) : C'est ce que tu disais que je précise.
La Présidente (Mme
Chassé) : Alors, tout à fait, c'était l'amendement soumis par M. le
ministre. Y a-t-il consentement, maintenant, pour retirer l'amendement alors
présenté par M. le ministre?
Des voix :
Consentement.
Présidente (Mme Chassé) : Excellent. Et là il y aurait un amendement à
déposer à l'article 12 par la députée de Westmount—Saint-Louis.
Maccarone : Merci, Mme la...
La Présidente (Mme
Chassé) : On y est arrivés.
Maccarone : Merci, Mme la Présidente. Et merci au légiste de l'aide à
la formulation de l'amendement.
Alors, je lis :
Remplacer l'article 12 du projet de loi par le suivant :
«12.
L'article 226 de ce code est modifié :
«1° par le remplacement, dans le texte anglais du
deuxième alinéa, de "[personnes connectées]"... — oh! excusez-moi, ce n'est pas le bon! Oui, c'est bon? Ah oui! C'est bon, excusez-moi,
c'est ça — ", persons
connected by marriage or a civil union and friends of the minor" par "of
the minor and persons connected to him by marriage or a civil union, and his
friends";
par le remplacement du troisième alinéa par le suivant :
«"Au moins cinq
personnes, représentant autant que possible les lignes maternelle et
paternelle, doivent être convoquées à cette
assemblée. Celle-ci est tenue quel que soit le nombre de personnes qui y
participent. Elle peut être tenue par un moyen technologique."»
Alors, voilà, on rajoute «elle peut être tenue par
un moyen technologique» pour rejoindre... aux discussions que nous avons
eues précédemment sur le 13.
La Présidente (Mme
Chassé) : Excellent. Y a-t-il des interventions concernant cet
amendement?
Maccarone : Des questionnements, Mme la Présidente...
La Présidente (Mme
Chassé) : Mme la députée de Westmount—Saint-Louis, oui.
Maccarone : ...car j'ai des collègues qui se joignent à nous pour la
bonification, et la rigueur à l'intérieur de ce projet de loi, que je tiens toujours... est très, très, très
intéressant. Et vraiment ce serait au bénéfice de la population. Alors, peut-être, on pourrait demander au ministre de
s'expliquer. La question qu'on voit, c'est : Comment ça se fait que ce n'est
pas traduit en 1° et 2° dans l'amendement
qui a été déposé? Mais, dans le fond, c'est parce que ça rejoint au texte proposé
dans l'article 12 dans le projet de loi.
La Présidente (Mme
Chassé) : M. le ministre. Oui.
La Présidente (Mme
Chassé) : Le ministre consulte son équipe.
M. Lacombe :
Je ne suis pas certain de comprendre...
La Présidente (Mme
Chassé) : Voulez-vous clarifier votre question, Mme la députée de
Westmount—Saint-Louis?
Maccarone : Quand on dit, juste en dessous de 12, le 1° : Par le
remplacement, dans le texte anglais du deuxième alinéa, de «persons
connected by marriage or a civil union», ça fait qu'on fait une traduction en
anglais. Ça fait que la question de ma
collègue, c'est : Comment ça se fait qu'on ne fait pas la traduction
également dans le deuxième...
Mme Weil :
Bien, non, ce n'est pas exactement la question, non.
Mme Maccarone : Excusez-moi. Je vais
céder la parole, avec votre permission, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Chassé) : Alors,
Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil :
Notre-Dame-de-Grâce. La voisine, en fait, de ma collègue à droite.
La Présidente (Mme Chassé) :
Allez-y.
Mme Weil :
On est voisines, NDG et Westmount—Saint-Louis. C'est qu'on a eu l'occasion, avec le ministre
de la Justice, souvent... Ce n'est pas
toujours qu'on voit la version anglaise et c'est généralement parce qu'il y a
eu un enjeu de compréhension. Et
c'est toujours quelque chose qui m'intéresse, parce que le Québec a quand même
fait beaucoup d'avancées les
dernières années, et ça se poursuit, sous l'actuel ministre de la Justice.
Alors, ce n'est pas parce qu'on le fait automatiquement, mais, s'il y a quelque chose à... C'était juste pour
compréhension. Qu'est-ce qu'il y avait dans la version qui n'allait pas,
qui a été corrigé?
La Présidente (Mme Chassé) : Oui, M.
le ministre, la parole est à vous.
M. Lacombe : Merci, Mme la
Présidente. Je comprends bien, et vous allez être beaucoup plus compétente que moi pour comprendre le sens exact, parce que
c'était une erreur de syntaxe dans le texte anglais. Donc, vous connaissez
beaucoup mieux que moi la langue anglaise.
C'est l'expression, et là pardonnez-moi mon anglais, «persons connected
by marriage or a civil union [...] of the
minor» qui est, nous dit-on, inadéquate sur le plan de la syntaxe. C'est la
raison pour laquelle on a modifié
par... on a modifié le «to». En fait, on a opté pour le «to» plutôt que pour le
«of». Donc, on parle de préposition appropriée. Là, on est dans la
syntaxe, là.
La Présidente (Mme Chassé) : Ça vous
convient?
Mme Weil : Oui, oui, merci.
Présidente (Mme Chassé) : Excellent. Y a-t-il d'autres interventions
sur l'amendement qui est proposé? Oui,
Mme la députée de Viau.
Mme Nichols : Vaudreuil.
La Présidente (Mme Chassé) : De
Vaudreuil. Ah! M. le député... Excellent.
Mme Nichols : Viau est mon collègue.
Il y a quand même une petite différence entre les deux, là.
La Présidente (Mme Chassé) : Ça
commençait par V, ça commençait par V.
Mme Nichols : Il y a quand même une
bonne différence entre les deux.
La Présidente (Mme Chassé) :
...comtés?
Mme Nichols : Notamment, mais il y a
d'autres indices aussi, Mme la Présidente, qui vont vous aider à vous empêcher
de vous mêler entre Viau et Vaudreuil.
Présidente (Mme Chassé) : Je suis certaine que ça ne m'arrivera pas de
nouveau. Je suis marquée, là. Allez-y.
Nichols : Merci. Alors, d'emblée, je veux souligner que je suis bien
contente de siéger à cette commission, particulièrement
sur un projet de loi superintéressant. J'ai un background de... background, je
ne devrais pas utiliser ça, je
m'excuse, mais je suis avocate en droit familial et je pense sincèrement que ce
projet de loi est à point. Ça fait peut-être 25 ans qu'on en entend
parler, là, de certaines lacunes qui sont dans le projet de loi.
Et je pense même que ça devrait être un projet
de loi prioritaire. Je trouve ça plutôt... même quand j'en ai pris connaissance, je me disais : Je trouve ça
plate que ce projet de loi là siège de façon sporadique, là, un peu ici et là, pour
boucher des trous, un deux, trois heures
ici, un deux, trois heures là. C'est un projet de loi qui mérite une attention particulière et qui mérite, là, vraiment qu'on s'y
concentre un peu plus, ce n'est pas quelque chose qu'on va adopter en
trois heures, puis je ne dis pas ça négativement.
Mais, bien sûr, on le voit dans nos bureaux de
comtés, là, qu'il y a vraiment beaucoup de demandes ou il y a beaucoup de cas
de comté qu'on peut vous rapporter, puis je pense que ça nécessite peut-être
justement un certain ajustement dans nos présentes lois. Mais, en fait, je
trouve ça superintéressant puis je trouve ça dommage que ça fait 71 jours qu'il n'a
pas siégé, le présent projet de loi. On l'appelle... bien sûr, je comprends
qu'il y avait d'autres projets de loi en commission, mais, M. le
ministre...
Nichols : Oui, oui, il y a eu la période de Noël aussi, mais, en fait,
M. le ministre, je vous dis que vous avez un beau projet de loi entre les mains, quelque chose de très important.
Puis on compte sur vous pour le porter, le mettre de l'avant afin que
vos collègues s'y intéressent et le mettent au début.
La Présidente (Mme Chassé) : Merci
de la précision, je vous invite à revenir à l'amendement. Merci.
Mme Nichols : Relativement à
l'article 12... Pardon, je n'écoutais pas.
La Présidente (Mme Chassé) : Je vous
invite à revenir à l'amendement.
Mme Nichols : Ah oui! C'est ce que
je faisais.
La Présidente (Mme Chassé) : Merci.
Fantastique!
Nichols : Merci, Mme la Présidente. Alors, relativement à
l'article 12, moi, j'avais des questions. Évidemment, comme je vous disais, je n'étais pas là
précédemment, donc il y aura peut-être, là, des petites informations à nous rafraîchir
ou, enfin, à nous rappeler, même pas nous rafraîchir, on n'était pas là. Mais,
quand vous parlez du remplacement du troisième
alinéa par le suivant, je vois qu'on rajoute, entre autres, «moyen
technologique». Moi, je me demandais qu'est-ce qu'on parle de moyen
technologique. Puis, j'aurais une autre question aussi relativement...
La Présidente (Mme Chassé) : Oui.
M. Lacombe : C'est votre amendement.
Nichols : Oui, c'est ça, mais, je veux dire, quels sont les moyens
technologiques qui pourraient être... qui sont à votre disposition. Oui, je comprends que c'est notre amendement, c'est
ma collègue qui l'a déposé, mais moi, je voulais savoir de... Moi, je ne
travaille pas... Peut-être que vos fonctionnaires pourront nous préciser quels
sont les moyens technologiques à leur disposition.
Présidente (Mme Chassé) : Très bien. Puis il faut aussi, c'est ça,
comprendre que la députée vient de se joindre à nous. Alors, on se donne le temps un peu d'atterrir, tout le monde
ensemble. Alors, M. le ministre, avez-vous des informations à lui
fournir?
Lacombe : Bien, en fait, le sens de l'intervention des collègues,
c'était de vouloir vraiment préciser qu'on peut faire par tout moyen technologique qui pourrait être disponible. Donc,
on peut donner des exemples, là, mais il ne faudrait pas s'y limiter. On peut penser, par exemple, à
Skype. On peut penser au téléphone. Là, il y a peut-être d'autres exemples
qui m'échappent, donc il ne faudrait pas se
limiter à ça, mais c'est assez ouvert. Je pense que c'était le sens que souhaitait
donner la députée de Westmount—Saint-Louis
à ça.
La Présidente (Mme Chassé) :
Excellent. Oui, Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Oui, merci. Moi, je
veux simplement m'assurer que, ces moyens technologiques qu'on parle, auxquels on fait référence... on le sait, on en a
parlé, ils sont disponibles ou, enfin, il y a une possibilité de les mettre à
jour s'ils ne sont pas disponibles, que vous avez la possibilité de prendre
tous les moyens technologiques nécessaires pour pouvoir offrir ce service-là. C'est surtout ça, ma préoccupation. En
fait, s'il en manque, des moyens technologiques, est-ce que c'est
possible de nous les mentionner pour qu'on puisse faire les représentations
dans ce sens-là?
La Présidente (Mme Chassé) : M. le
ministre, oui.
Lacombe : Merci, Mme la Présidente. Il faut aussi comprendre que ça
existe déjà. Donc, c'est déjà prévu dans d'autres dispositions que les moyens technologiques puissent être
utilisés. Dans ce cas-ci, il y avait une volonté, puis, par souci de collaboration puis en toute bonne foi, on
a collaboré pour inscrire cet amendement-là même si, dans les faits, ailleurs, c'était déjà prévu. Donc, ça existe
déjà. Ça existe déjà, donc il ne faut pas se doter nécessairement de quelque chose de nouveau.
On ne s'engage pas à dire : On va tout changer ça, parce que
ça existe. Ça existe déjà, mais, bon, ça a le mérite, là, d'être
très clair une fois de plus de le souligner encore une fois.
La Présidente (Mme Chassé) :
Excellent. Ça vous va, Mme la députée de Vaudreuil?
Mme Nichols : Oui, ça me va.
Merci.
Présidente (Mme Chassé) : Excellent. M. le député de Viau.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme Chassé) : Ça fait plaisir.
M. Benjamin : Bonjour. Bonjour à toutes, bonjour à tous. Donc,
très content d'être sur ce projet de
loi, moi aussi. Donc, en
termes de... Je n'ai pas l'expérience de ma collègue voisine sur cet enjeu-là,
mais je me rappelle avoir déjà reçu, Mme
la Présidente, le mandat en cas d'inaptitude. Donc, on m'avait confié un mandat
en cas d'inaptitude, mais que je n'ai jamais eu l'opportunité en fait
d'agir en ce sens, donc, puisqu'en fait ça ne s'y prêtait pas.
C'est un projet de loi nouveau pour moi, et je
veux remercier aussi ma collègue la députée de Westmou