Health and Social Services — 28 September 2017 (41st Legislature, 1st Session)
CSSS 2017-09-28
Quebec — Committees
Président (M. Merlini) : Merci, Mme la députée de Lévis. M. le
ministre.
Barrette : Bien, je me suis
pas mal exprimé, là, M. le Président, là. Peut-être juste un commentaire, là. Encore
une fois, on me prête l'intention d'être coercitif puis d'avoir le pouvoir de...
Non, c'est une règle qui dit que, lorsqu'un conseil d'administration, là, c'est
implicite, donne des privilèges — parce que le ministre ne donne pas de
privilège aux institutions — lorsque le ministre... pas lorsque le
ministre... c'est-à-dire, lorsqu'un conseil d'administration choisit de...
pas choisit... Je vais le formuler correctement.
conseil d'administration qui a la responsabilité d'octroyer les privilèges,
O.K.? Une administration, là, par cette loi, peut choisir de donner... d'exiger des obligations supplémentaires.
C'est ça qui est écrit, là, «exiger l'ajout de certaines obligations aux privilèges que le conseil
d'administration compte octroyer au médecin». Le conseil d'administration, à toutes fins utiles, doit, compte tenu du
sous-amendement que j'ai fait adopter, qui a été adopté, consulter les
organismes représentatifs.
là c'est large, c'est volontairement large parce que ça ne peut pas... Là, il
faudrait avoir des règles qui prévoient tous les cas de figure. Alors, c'est pour ça que c'est large, parce que
tous les cas de figure ne vont pas être écrits dans un amendement. Je me
suis exprimé, là, là-dessus, je n'ai rien de plus à ajouter.
Président (M. Merlini) : Merci, M. le ministre. Est-ce que j'ai
d'autres interventions sur le sous-amendement du député de Lévis? Mme la
députée de Taillon.
Mme Lamarre :
Bien, on va reprendre un exemple concret, là, mais : «...le ministre peut,
lorsqu'il donne l'approbation requise en
vertu de l'article 240 de cette loi, exiger l'ajout de certaines obligations
aux privilèges que le conseil d'administration compte octroyer au
médecin.»
Alors,
on comprend que le conseil d'administration peut dire à un médecin : Tu
vas devoir faire telle ou telle chose. Il
le fait individuellement, mais il le fait pour chacun des médecins, donc il y a
aussi une vision qui doit être collective. Or, le conseil d'administration a l'obligation d'en tenir compte de
façon individuelle, parce que c'est «au médecin» au singulier.
CMDP est probablement l'organisme, à l'intérieur de l'établissement, qui est le
plus à même de faire valoir au ministre
qu'il y a trois congés de maternité qui vont s'appliquer au cours de la
prochaine année, et donc qu'il y a des fonctions, pour ce médecin dont individuellement on tenterait
d'évaluer, ou de rehausser, ou d'augmenter les obligations reliées à ses
privilèges, qui risquent d'être mises à
contribution pour remplacer les congés de maternité. Le ministre a clairement
dit, à plusieurs reprises, là, qu'il y avait eu un décès d'un
anesthésiste...
Alors,
ce contexte propre à la vie d'une communauté médicale, dans un grand CISSS ou
CIUSSS, le ministre doit se donner
l'instrument de l'entendre et d'être sensible à ça avant d'imposer des
obligations à un médecin qui ne tiennent pas compte, peut-être, des besoins collectifs. Et je pense que c'est
tout simplement ça qu'on peut avoir. Le ministre pourra quand même juger, après consultation du CMDP, que
l'environnement ou les contraintes particulières de l'environnement ne justifient pas qu'il n'applique pas les
obligations supplémentaires, mais, au moins, il y aura une opportunité pour le
CMDP de dire : Attention! ce que vous
êtes en train d'imposer à un médecin, ça va déstabiliser l'ensemble de l'équipe
et ultimement l'offre de soins, la disponibilité de services et de soins de
santé à l'intérieur du CISSS ou du CIUSSS.
Le Président (M.
Merlini) : Merci, Mme la députée de Taillon. M. le ministre.
M. Barrette :
Je n'ai rien à ajouter.
Président (M. Merlini) : Rien à ajouter? Est-ce que j'ai d'autres
interventions? M. le député de Lévis, à vous la parole.
M. Paradis (Lévis) : Bien oui, bien, on complétera, M. le Président, sur ce dossier-là.
Écoutez, c'est drôle, parce qu'à travers ce qu'on se dit depuis déjà plusieurs
heures, dans ce contexte-là, j'ai comme l'impression qu'il y a des formules qui reviennent puis il y a des souhaits
qui sont exprimés. Et, encore une fois, il faut que les gens comprennent :
ce qui est proposé là n'empêche en rien puis
ne change en rien le but de l'amendement du ministre. C'est de s'assurer,
au profit des particularités locales ou
d'une organisation, une consultation — c'est une consultation — qui ne handicape pas non plus le
pouvoir du ministre de pouvoir décider, par la suite, tel qu'il est inscrit là.
Alors, c'est seulement... Je comprends très
mal, puis ça sera la décision du ministre, là, je comprends mal en quoi... Puis
j'en suis, hein, de modifier pour dire :
Mettons-le dans le deuxième paragraphe tel que proposé par le ministre
lui-même. «Dans l'élaboration de ce règlement, les organismes
représentatifs de médecins», dont le conseil, le CMDP... C'est ça. On s'assure
qu'il ait une vision de particularités qui
vont aussi l'aider à prendre sa décision. C'est seulement ça. Alors, c'est ça
qu'on demande.
Alors,
il n'y a rien qui change quoi que ce soit. C'est simplement de faire en sorte
qu'on puisse aussi convenir que ces
gens-là puissent informer le ministre de situations particulières, lui
facilitant son travail. Alors, c'est bien loin de changer, puis radicalement prendre une autre
position puis une autre direction. Ce n'est qu'un ajout qui rassure puis qui,
dans notre esprit, en tout cas dans le mien, probablement dans celui de ma
collègue de Taillon, facilite le travail du ministre puis reflète aussi des
particularités qui peuvent survenir. Alors, je ne vois pas en quoi c'est
dommageable, inquiétant puis dérangeant. Je
m'étonne un peu de la position du ministre dans ce dossier-là. Je soutiens et
je continue à penser que c'est un
ajout important. On le placera à l'endroit qui fait le bonheur du ministre en
fonction du fait que ça puisse s'y
retrouver. Alors, je maintiens notre proposition en espérant que le ministre,
soudainement, dise : Bien, O.K., d'abord, ça a bien de l'allure.
Le Président (M. Merlini) :
Merci, M. le député de Lévis. Est-ce que j'ai d'autres interventions sur le sous-amendement du député de Lévis? Je vais donc
le mettre aux voix. Est-ce que le sous-amendement à l'amendement à
l'article 7 est adopté?
Président (M. Merlini) : Il est rejeté. Nous revenons donc à
l'amendement du ministre. Est-ce que j'ai des interventions, en vous rappelant qu'à l'amendement, Mme la députée de
Taillon, il vous reste 1 min 50 s, et, M. le député de Lévis, il vous reste 9 min 30 s?
Est-ce que j'ai des interventions à l'amendement du ministre? Mme la députée de
Taillon.
Mme Lamarre :
Oui, je demanderais au ministre de nous déposer une liste des organismes
représentatifs des médecins qui doivent être consultés, une liste écrite, s'il
vous plaît.
Le Président (M.
Merlini) : M. le ministre.
M. Barrette :
Je déposerai une liste lorsqu'elle sera confectionnée.
Président (M. Merlini) : Alors, très bien. Donc, je comprends bien que
vous allez la déposer au secrétariat de la commission, qui en fera la
distribution...
M. Barrette :
Éventuellement.
Président (M. Merlini) : ...aux membres de la commission. Merci, M. le
ministre. Mme la députée de Taillon.
Lamarre : J'aimerais que le ministre s'y engage avant la fin de nos
travaux. On comprend la commission, mais
est-ce qu'on pourrait avoir de sa part un engagement verbal, officiel, sur
micro à l'effet que ce sera avant la fin des travaux, avant la fin des
travaux du projet de loi n° 130?
Le Président (M.
Merlini) : M. le ministre.
M. Barrette :
Oui, je m'engage.
Le Président (M.
Merlini) : Merci, M. le ministre. Est-ce que j'ai d'autres
interventions sur l'amendement à l'article 7? Est-ce que l'amendement à
l'article 7 proposé par le ministre est adopté?
Mme Lamarre :
Sur division.
Président (M. Merlini) :
Adopté sur division. Nous revenons donc à l'article 7 tel qu'amendé.
Est-ce que j'ai des interventions? Je n'en vois pas. Est-ce...
Le Président (M.
Merlini) : Oui, M. le ministre? Je vous en prie.
M. Barrette :
Juste une seconde.
Le Président (M.
Merlini) : Vous avez une intervention.
Barrette : Juste une petite
seconde, M. le Président, pour ce qui est de la séquence des amendements,
là... Alors, j'ai un amendement supplémentaire à présenter à cet
article-là, M. le Président.
Le Président (M.
Merlini) : Alors, il y a une proposition d'amendement du ministre.
Nous allons en faire la distribution. Merci.
Alors, M. le ministre, pour votre proposition d'amendement à l'article 7, votre nouvelle proposition
d'amendement, à vous, pour la lecture.
Barrette : Alors,
article
7 : Insérer, après l'article 60.1 de la Loi modifiant l'organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux
notamment par l'abolition des agences régionales proposé par l'article 7 du
projet de loi, le suivant :
«60.2.
Malgré l'article 240 de cette loi, le ministre peut, dans des situations
exceptionnelles, notamment pour assurer un accès suffisant aux services,
autoriser, aux conditions qu'il détermine, un établissement à accepter la
demande de privilèges d'un médecin ou d'un
dentiste même si le nombre de médecins ou de dentistes autorisés au plan des
effectifs médicaux et dentaires de l'établissement est atteint.
«L'article 239 de cette loi ne s'applique pas
dans le cas d'une telle autorisation.»
Le Président
(M. Merlini) : Pour vos explications, M. le ministre.
M. Barrette : Alors, les
explications. Elle est, ici, très simple. Juste une seconde...
M. le Président, depuis que nous avons un régime de gestion des plans d'effectifs
médicaux... Et pour mettre les choses
en perspective, pour les collègues et ceux qui nous écoutent, la gestion des
effectifs médicaux se fait par un plan qui
autorise un nombre défini de médecins par établissement par spécialité. Ça va,
jusque-là, M. le Président? Alors, ce plan étant défini, il n'est donc, par définition, pas dépassable. Or, il
peut arriver... Non, non. Bien, depuis que l'on a une gestion des effectifs médicaux, on a toujours
permis, dans des circonstances exceptionnelles, de dépasser le plan d'effectifs
médicaux établi quand une situation clinique le justifiait.
Alors, je
vais donner un exemple simple. Vous êtes dans un hôpital pédiatrique. Un développement de clientèle devient tel
qu'on a besoin d'un chirurgien transplanteur supplémentaire. Alors, on a un
candidat qui revient de formation. Le plan d'effectifs comprend cinq
chirurgiens généraux. On se lance, sous autorisation, dans le développement de
la transplantation. Et là il nous faut un
candidat entraîné pour donner ces services-là. Le plan ne le prévoyait pas. On
donne une dérogation pour permettre à
ce candidat-là d'arriver. C'est une situation d'exception. L'important, ici, là, c'est
l'exception.
Nous avons
fait ça pendant des années. Et nous avons constaté récemment que les lois ne
l'avaient pas statué d'une façon
formelle.
L'article qui est ici a comme but unique de régulariser une
situation qui ne l'était pas sur le plan légal, législatif.
C'est tout.
Président (M. Merlini) :
Merci, M. le ministre. Est-ce
que j'ai des interventions à l'amendement à l'article 7? Mme la députée de Taillon.
Mme Lamarre : Bien, tantôt, j'ai entendu le ministre
parler de spécialité, mais ma compréhension de l'article 7 était
que ça concernait principalement les médecins de famille.
M. Barrette : C'est juste. D'ailleurs,
l'amendement...
Le Président (M. Merlini) : M.
le ministre.
M. Barrette : D'ailleurs, l'amendement dont on traite actuellement, on parle bien de
médecins de famille ou de médecine spécialisée.
Le Président (M. Merlini) : Mme
la députée.
M. Barrette : En fait, on parle
de médecins au sens général du terme.
Mme Lamarre : Je vais demander u