CAT — 1 June 2017 (41st Legislature, 1st Session)
CAT 2017-06-01
Quebec — Committees
(Onze
heures vingt-cinq minutes)
Le Président (M.
Auger) : À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je
déclare la séance de la Commission de l'aménagement du territoire ouverte. Je
demande à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la
sonnerie de leurs appareils électroniques.
La commission est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 122, Loi
visant principalement à reconnaître
que les municipalités sont des gouvernements de proximité et à augmenter à ce
titre
leur autonomie et leurs pouvoirs.
M. le secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
Le Secrétaire :
Oui, M. le Président. M. H. Plante (Maskinongé) est remplacé par M. Billette
(Huntingdon); M. Rousselle (Vimont) est remplacé par M. Matte (Portneuf); M. Gaudreault (Jonquière) est remplacé par Mme Maltais (Taschereau); et Mme Richard (Duplessis) est
remplacée par Mme Poirier (Hochelaga-Maisonneuve).
Le Président (M.
Auger) : Merci. Lors de la suspension de nos travaux, nous avions adopté
un amendement à l'article
16, mais maintenant nous devons adopter cet article.
Donc, est-ce que l'article 16, tel
qu'amendé, est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. Donc,
article 17. M. le ministre. Oui, M. le
ministre.
Coiteux : Simplement
pour dire, M. le Président, que, là, les articles que nous abordons maintenant,
les 17 à 22, sont des articles de concordance par rapport aux articles
202 à 213, qui n'ont pas encore été étudiés.
Le Président (M.
Auger) : Donc, il serait préférable de les suspendre et de poursuivre
à 23, c'est ça?
Coiteux : Les articles
qu'on va aborder maintenant, 17 à 22, sont des articles de concordance par rapport aux articles 202 à 213, qui n'ont
pas encore été étudiés. Donc, est-ce
qu'on va à 202 à 213 puis on revient?
Est-ce qu'il y a une entente
pour faire ça?
Le Président (M.
Auger) : Oui. Consentement pour aller à 202? Mme la députée de Taschereau.
Maltais : On a
demandé à la députée... d'accord, je
pense que mon collègue aussi consent, mais juste pour dire qu'on a demandé à notre collègue
d'Hochelaga-Maisonneuve de revenir pour faire l'article 9.1, sur le logement
social, qui était suspendu, pour qu'on le...
M. Coiteux :
...d'aller avec le 9.1.
Maltais :
Elle descend maintenant? Elle descend, elle s'en vient.
M. Coiteux :
On peut faire le 9.1 d'abord puis ensuite on peut faire les 202 à 213 puis
revenir aux 17 à 22.
Le Président (M.
Auger) : Donc, on reprendrait avec le 9.1 suspendu, l'amendement.
Maltais :
Il faut vraiment qu'elle arrive tout de suite, par exemple.
M. Coiteux :
Là, on va faire le 9.1.
Le Président (M.
Auger) : Donc, nous étions à 9.1. On va s'y retrouver. Est-ce qu'il
avait été lu?
Le Président (M.
Auger) : Il avait été lu et expliqué. Nous étions rendus à des
interventions.
Je vais quand même
suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 28)
Président (M. Auger) : Nous
allons reprendre nos travaux. M. le
ministre, nous étions à l'amendement qui introduisait un nouvel article,
9.1. Je crois que vous avez quelque chose pour nous, de nouveau?
M. Coiteux : Bien, oui. Alors, on a décidé de remplacer l'article 9.1,
tel que nous l'avions présenté, par un nouvel
article 9.1 que nous
avons distribué et qui est rigoureusement identique au précédent.
Président (M. Auger) : Dans
un premier temps, je vais demander le consentement pour retirer l'amendement qui introduisait
l'article 9.1.
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Auger) : Il y a
consentement. Donc, vous avez un nouvel amendement qui introduit également 9.1.
M. Coiteux : Oui, et qui est rigoureusement identique au
précédent, à l'exception de l'inclusion systématique, à chaque fois qu'il y a «logement abordable»,
de «, social» partout. Donc, ça devient partout «logement abordable,
social ou familial» et ça permet donc d'être plus précis sur tous les types de
logement qui pourraient faire
partie de cette clause d'inclusion.
Donc, s'il y
a consentement, je propose de ne pas le relire, parce que je l'avais déjà lu
au complet. C'est la seule modification qu'il y a.
Le Président (M. Auger) : Effectivement.
J'ai M. le député de Blainville qui avait...
M. Laframboise : Bon. Bien, allez-y
avec madame, là.
Le Président (M. Auger) : Bien oui,
avec plaisir. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Poirier : Merci, M. le Président. Alors, bien, écoutez, je suis heureuse de voir que le gouvernement va, pour la troisième fois en
quelques mois, répéter le fait de prendre un projet de loi de l'opposition
et de l'inclure dans un projet de loi de gouvernement. J'ai déposé le projet de loi n° 194 il y a plusieurs mois, et l'essence
même du projet de loi n° 194 se retrouve dans cet amendement qui
est proposé par le ministre.
Alors,
l'inclusion, M. le Président, c'est un défi, c'est un défi important pour les
municipalités, c'est surtout une nécessité de faire en sorte... et là,
là-dessus, moi et mon collègue de la CAQ, on ne sera pas d'accord, mais c'est
une nécessité pour le développement et la mixité des logements dans une
municipalité. Et je vous donne en exemple le quartier
Hochelaga-Maisonneuve, que je représente, qui a une politique d'inclusion et
qui fait en sorte qu'on a pu avec cela
faire des projets où la propriété privée et le social ont pu se réunir, faire
effectuer des projets en collaboration par un GRT et un promoteur privé, un projet, entre autres, la
Station n° 1, qui gagne des prix d'architecture à l'international
par son innovation, la récupération d'un
bâtiment historique, que jamais un promoteur privé n'aurait pu réaliser, mais,
grâce à l'inclusion, qui force nos
promoteurs privés à faire du logement social, eh bien, on a pu réaliser de tels
projets. Et, dans Hochelaga-Maisonneuve,
dans certains projets, on a été jusqu'à 40 % de logement social en tant
que tel. Je comprends que les municipalités
devront, par règlement, définir... Vous dire aussi que je souhaite que les
municipalités puissent laisser aux
arrondissements, particulièrement à Montréal, le privilège de moduler le
règlement selon la typologie des arrondissements.
Alors, l'ajout
qu'a consenti le ministre, d'ajouter le mot «social», il est important, M. le
Président, parce que du logement
abordable, ce n'est pas nécessairement du logement social. Du logement
abordable, c'est du logement dans lequel on fixe le prix sur le coût moyen dans le secteur, et ça, ça ne veut pas
dire du logement social, très loin de là. Alors, l'ajout qu'a fait le ministre, du logement «social», il
n'est pas juste une symbolique, il est très important, et j'espère que le
message qui est lancé par cet amendement-là, apporté ici, c'est qu'on souhaite
le développement du logement social. Je suis persuadée
qu'on n'est pas en train de faire en sorte... Et mon collègue de Côte-du-Sud a
fait une tournée importante au niveau
du logement social, et son rapport le nomme comme étant quelque chose qui va
continuer. Vous savez, le coût des loyers est tellement élevé, particulièrement à
Montréal, qu'il y a des gens qui ont 620 $ par mois, parce que c'est ce
qu'on donne, à l'aide sociale... mais, des logements à 620 $, il n'y en a
pas dans mon quartier présentement, alors une personne
seule n'est pas capable de se loger dans un logement seule. Alors, s'il n'y a
pas de logement social, bien, il y a des gens qui ne seront pas capables
de se loger.
Alors, je
m'en réjouis. Je me réjouis que mon projet de loi ait fait du chemin, et on va
voter pour cet amendement, M. le Président, vous pouvez en être sûr.
Le Président (M. Auger) : Merci.
Commentaires là-dessus, M. le ministre?
M. Coiteux : Non, pas de
commentaire.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de Blainville.
Laframboise : Vous savez que c'est un changement très important, là,
que le gouvernement libéral vient d'approuver,
là, sans qu'entre autres les organisations qui chapeautent les entreprises en
construction, et tout ça, aient été consultées, je vous le dis, très
important, là.
vais prendre la peine de lire le deuxième paragraphe : «Cette entente
peut, conformément aux règles prévues dans
le règlement, prévoir la construction d'unités de logement abordable, social ou
familial, le versement d'une somme d'argent ou la cession d'un immeuble
en faveur de la municipalité.»
Théoriquement,
je n'ai pas de problème avec le versement d'une somme d'argent. Ça peut être
prévu. Il y a un permis de construction. On donne un montant d'argent.
Ça ira pour le logement social ou abordable, je n'ai pas de problème. Même chose pour l'immeuble : on
peut céder un immeuble, il n'y a pas de problème dans l'entente. Où j'ai
un problème, c'est si la ville exige qu'il y
ait des logements à l'intérieur de la bâtisse qui soient pour du logement
social. Ça, ça veut dire que les
autres locataires vont payer pour des locataires, ce ne sera plus le
gouvernement qui va supporter le logement
social, ce ne sera même pas l'entreprise privée, parce que l'entreprise privée
va le charger aux autres locataires. Donc,
on aura des locataires qui vont payer pour des logements sociaux à l'intérieur
du bâtiment. Et, dans cet article-là, là, ce qui a été déposé par le gouvernement, là, la ville pourrait l'exiger.
Donc là, on vient d'ouvrir une porte où l'entreprise privée va
subventionner... et les autres locataires d'une bâtisse vont subventionner le
logement social, alors que le logement
social, c'est une responsabilité de l'État. Comme je vous dis, je n'ai pas de
problème avec le versement d'une somme d'argent.
Ça, c'est correct, c'est déjà prévu. Il n'y a pas de problème, les entreprises
le savent. Il n'y a aucun problème avec
ça. Le logement abordable, c'était la moyenne médiane, moins 5 %, donc,
déjà, ils connaissaient le montant. Bon, ils se disaient : Bon, O.K., c'est correct, c'est le médian du
quartier, moins 5 %. C'était ça, le logement abordable. Mais le social, ça, ça veut dire : pendant toute la
vie de l'immeuble, il y aura des locataires dans l'immeuble qui vont payer
pour des locataires, puis ce ne sera pas
l'État qui va payer, là. Donc, à quelque part, là, je veux bien, là, que les
deux vieux partis aient des ententes
pour faire passer le projet de loi à l'intérieur d'un délai très rapide, là, je
veux bien, là, mais, au détriment de... puis, je vous le répète, là,
c'est très important, là, faire payer par des locataires à l'intérieur d'un immeuble
le coût du logement social de certains locataires, ce n'est pas la solution.
vous dis, on a inventé quelque chose, là, mais ça mérite que les entrepreneurs
et ceux et celles qui construisent soient
interpellés par ça. Là, on adopte ça aujourd'hui sans qu'il y ait personne qui
ait été consulté. Là, ça va, là, bon, on peut faire ça. Ça peut avoir un
impact très important sur le milieu de la construction, mais très important si
les villes décident qu'ils n'en veulent pas,
d'argent. Ils ne veulent pas de terrain. Ce qu'ils veulent, c'est qu'il y ait
des logements à l'intérieur de la
bâtisse qui soient du logement social. Donc, ça, ça veut dire qu'à quelque
part
il y aura des locataires qui vont
payer pour d'autres locataires. Et ça, évidemment, puis c'est éternel, là, ça,
ça veut dire que ça va être tout le temps. Donc, ce n'est pas évident.
Ça peut avoir un impact important sur le coût du logement, c'est-à-dire que ça
peut faire augmenter le coût du logement de
tous les... En faisant augmenter le coût du logement de la bâtisse, ça va avoir
un impact.
Donc,
c'est intéressant, là, je comprends, là, que c'est une solution qui pourrait
rapidement pour... comme je vous dis,
là, qu'il y ait une entente entre les vieux partis, là, mais ça peut avoir une
incidence très importante sur le marché. Et ça, là, je suis... en tout cas, ça a pris 30 secondes pour l'approuver,
ce n'est pas vrai que vous avez eu le temps de faire l'analyse si ça a un impact sur le marché. Moi, je
pense que ça peut avoir un impact sur le marché du logement locatif et
un impact qui pourrait être très important
dans certains quartiers, là, parce que, si on décide d'avoir un développement
où on obligera les entrepreneurs à avoir du
logement social, ça veut dire qu'on va augmenter le coût des autres locataires,
ça va avoir un impact.
vous dis, c'est le fun, là, de se dire, à un moment donné, là : L'État,
bon, n'a pas l'argent pour construire les logements sociaux, on en veut beaucoup, on en veut beaucoup. Mais là on
demande à l'entreprise privée de payer, là, puis, l'entreprise privée,
là, dites-vous, là, que ce n'est pas elle qui paie, là. Quand elle donne un
chèque, elle l'amortit sur 35, 40 ans. Quand
elle donne un terrain, elle l'amortit sur 35, 40 ans. Mais, quand elle offre
des logements, pendant toute la vie
de l'immeuble, à des locataires qui vont payer moins cher que les autres pour
faire du logement social, ça, ça a un impact sur les loyers, puis ça va être éternel, là, tant que la bâtisse va
demeurer. Donc, ça, je veux juste qu'on soit conscients de ça. Puis moi, honnêtement, là, je ne propose pas
d'amendement, parce que, les amendements, on me les refuse toujours, là,
mais le gouvernement, là, quand il veut un amendement, il le dépose, là, puis
il parle à l'UMQ puis il parle aux autres, là, mais peut-être que, dans ce cas-là, il aurait pu parler à l'APCHQ pour
être bien sûr qu'à quelque
part il n'y a pas un impact important sur le
marché. Moi, je vois un impact important sur le marché locatif, là, je vous le
dis, pas pour le chèque ou s'il y a une
cession d'immeuble. Moi, je n'ai pas de problème, là, que, si on fait un
chèque, une somme d'argent versée ou
on cède un immeuble pour faire du social, je n'ai aucun problème avec ça, mais,
si on oblige, à l'intérieur des édifices, d'avoir des logements sociaux,
là, à ce moment-là, c'est les autres locataires qui vont payer, là.
Il n'y a pas de
miracle. En économie, il n'y a pas de miracle, là — puis je pense que, M.
le ministre, vous le savez, là — il n'y a pas de miracle, là, l'argent, il faut aller le chercher à quelque part pour payer, puis, si ce n'est pas... il va y avoir une augmentation
sur les autres locataires. Je veux juste vous mettre en garde par rapport à ça.
Le Président (M.
Auger) : M. le ministre, commentaires, réactions?
Coiteux : Écoutez,
non, pas de commentaire sur la
partie des ententes. Ce n'est pas des
ententes secrètes, ça, il y a eu des consultations. Et puis, lors des consultations sur un autre projet de
loi — mais ils sont tellement imbriqués les uns avec
les autres — il y a eu, de notre part, la prise en considération d'une suggestion
qui a été faite, de faire en sorte
que l'ensemble des municipalités soient dotées de la même possibilité, qui n'est pas une obligation, de la même possibilité que celle qui
serait offerte à Montréal.
Je comprends les propos du
collègue de Blainville, que c'est le principe même d'un mode particulier de compensation plutôt que l'ajout du mot
«social» dans cet article-là, mais nous, on est à l'aise avec cette proposition d'article ici, donc, évidemment,
on va aller de l'avant.
Le Président (M. Auger) : Mme la
députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Mme Poirier : Bien, suite aux
propos de mon collègue. Ce qu'il vient de dire, finalement, c'est que les arrondissements de Montréal qui se sont dotés d'une politique
d'inclusion avaient tout faux. Moi, je vais lui dire que, bien au contraire, à Montréal, on a justement
des politiques d'inclusion dans beaucoup d'arrondissements, et ce que ça a permis, c'est un véritable vivre-ensemble, une
véritable intégration au niveau de l'architecture, au niveau de l'intégration
de citoyens, de mixité. Alors, je ne peux
pas admettre le propos de mon collègue présentement. Et cette dynamique
qu'on vient faire avec l'inclusion, c'est
vraiment... Les seuls qui ont des frais qui sont imputés à partir de la
contribution... c'est que, lorsque tu
construis du condo, bien, c'est des propriétaires, ce n'est pas des locataires,
et c'est les propriétaires qui, dans
le prix de leurs condos, effectivement... il y a une contribution qui est
donnée au logement social. Alors, c'est ça, faire de la mixité dans une
société, M. le Président.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de Blainville.
Laframboise : Et je dirais à
ma collègue — puis je
veux qu'elle soit bien consciente de ça, là : Les sommes d'argent qui sont versées présentement par les
entrepreneurs, c'est de l'argent ou du terrain. Je n'ai aucun problème avec ça.
Mon problème,
c'est que, là, la pression va se faire sur les villes pour que le logement
social soit inclus dans les nouvelles
constructions. C'est là qu'elle va se faire, la pression. Et là M. le ministre
peut bien me dire : Ah! oui, les villes, les villes. Là,
évidemment, la pression va se faire sur les villes. Les villes, elles, c'est
facile de dire : Ah! bien oui, parfait,
il y a tant d'unités puis il va y avoir tant d'appartements qui vont être du
logement social maintenant. Ce n'est pas du versement de sommes d'argent, là, c'est la pression directement pour
que ça se fasse puis que ça se construise. Parce que, là, après ça, quand on verse une somme d'argent — vous savez comment ça fonctionne — il n'y en a pas suffisamment ou, quand même qu'on verserait un terrain, ce
n'est pas suffisamment pour que le logement soit livré. Mais là, quand
la ville va dire : Dans ton immeuble,
tu vas avoir huit logements que tu devras être du logement social, à ce
moment-là, la bâtisse, elle va se
construire. C'est ça que je veux vous dire, là. Puis, l'obligation, l'effet va
être direct sur le prix des logements des autres locataires. C'est la nouveauté de ce que vous faites comme
amendement, M. le ministre, là. Puis, si vous me dites que vous avez négocié ça puis discuté de ça longtemps,
là, en tout cas, vous ne l'avez sûrement pas discuté avec l'APCHQ, là. Peut-être que ça se peut que vous l'ayez discuté.
Mais vous créez du droit nouveau, je vous le dis, là, vous créez du
droit nouveau avec ça, c'est ça que vous faites. Puis vous créez du droit
nouveau en obligeant, parce que vous permettez maintenant que les villes
obligent les entreprises à construire puis à avoir des unités de logement
social.
Le logement social, c'est une responsabilité de
l'État, ce n'est pas une responsabilité de l'entreprise privée. Maintenant, le
logement social va devenir la responsabilité de l'entreprise privée. Puis je ne
vous parle pas de la compensation financière
qui va servir à acquérir des immeubles, logements ou un terrain. Ça, il n'y a
pas de problème. Mais ça, c'est le
droit nouveau que vous ouvrez aujourd'hui. C'est pour ça que je vais être
contre ce qui est déposé. Mais, pour que
les gens me comprennent bien, je veux prendre le temps d'expliquer, parce que,
là, là-dedans, là, mon problème, c'est qu'à
quelque part, pour la première fois, on va obliger l'entreprise privée à faire
du logement social, alors que, quand on leur demande de l'argent, ils sont capables de le compenser. Je vous
l'ai expliqué, ils vont le compenser sur le financement ou quoi que ce
soit. Quand on leur demande un terrain, c'est déjà tout prévu dans leurs
projets.
Mais là ce
qu'on va leur demander, c'est d'avoir des logements qui vont être supportés par
les autres locataires de l'immeuble pendant toute la durée de vie de
l'immeuble — ça,
je vous le dis, là, j'ai de la difficulté avec ça — sans qu'il y ait eu une analyse approfondie sur
l'impact du coût des logements, là, dans le reste du territoire, là, tout
simplement, là, puis, je vous le dis, là, ça va être un impact significatif.
Le Président (M. Auger) : Questions,
M. le ministre? Mme la députée de Taschereau.
Maltais : Très brève. D'abord, à propos du droit nouveau, ça existe
déjà à Montréal, ce n'est pas un droit nouveau.
Deuxièmement, moi, je vis à Québec. La pression existe déjà. Il n'y a pas une
augmentation de pression. Il y a, tout à coup, une possibilité, puis,
cette possibilité-là, je l'accueille avec plaisir.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions sur cet amendement? M. le député de Blainville.
Laframboise : Juste pour
vous dire que, là, le ministre l'a dit tantôt, là, ça va être à la grandeur du
Québec maintenant, O.K.?
Président (M. Auger) : D'autres interventions sur cet amendement? S'il
n'y a pas d'autre intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'amendement
introduisant le nouvel
article 9.1 est adopté?
Une voix : Sur division.
Président (M. Auger) : Adopté sur division. Donc, le nouvel
article
9.1 est adopté. Nous en étions à 17, M. le ministre, mais vous aviez une
suggestion.
M. Coiteux :
Oui. Compte tenu que les articles 17 à 22 étaient liés directement à des
notions de concordance vis-à-vis des 212 à 213, je proposais que nous fassions d'abord
les 212 à 213.
Le Président (M.
Auger) : Est-ce qu'il y a consentement pour suspendre 17 à...
Le Président (M.
Auger) : ...17 à 22 et aller à 202? M. le député de Blainville.
Le Président (M. Auger) :
Consentement. Donc, 17, 18, 19, 20, 21 et 22 suspendus, et nous allons à 202.
Le Président (M.
Auger) : Oui. Donc,
article 202. M. le ministre.
M. Coiteux :
O.K. Alors là, je suis dans l'explication. Juste un petit instant.
M. Coiteux :
Voilà. Donc, c'est un autre cas de figure où l'amendement remplace la proposition.
Donc, c'est peut-être mieux d'aller directement à l'amendement.
Le Président (M.
Auger) : Puis l'amendement suspend le...
Coiteux : Oui. Bien, c'est ça.
C'est parce que l'amendement consiste à remplacer l'article
202 par une autre version de l'article 202.
Le Président (M.
Auger) : Oui, allez-y. Allez-y avec l'amendement.
Coiteux : Alors, j'y vais directement, à l'amendement proposé. Alors,
article 202 :
L'article 2 de
la
Loi sur le traitement des élus municipaux (chapitre T-11.001)
est remplacé par le suivant :
«2. Le conseil d'une municipalité
fixe, par règlement, la rémunération de son maire ou de son préfet et de ses
autres membres.
«Le règlement ne peut
être adopté que si la voix du maire ou du préfet est comprise dans la majorité
de voix favorables exprimées aux deux tiers des membres du conseil de la
municipalité.
«Le règlement peut
rétroagir au 1er janvier de l'année au cours de laquelle il entre en
vigueur.
«Pour l'application
de la présente loi, on entend par :
«1° "organisme
mandataire de la municipalité" : tout organisme que la loi déclare
mandataire ou agent de la municipalité et
tout organisme dont le conseil d'administration est composé majoritairement de
membres du conseil de la municipalité et dont le budget est adopté par
celui-ci;
"organisme supramunicipal" : un tel organisme au sens des
articles 18 et 19 de la
Loi sur le régime de retraite des élus
municipaux (chapitre R-9.3).»
Alors, par cet amendement,
il est proposé d'ajouter une règle balisant l'adoption d'un règlement relatif à
la rémunération des élus
municipaux. Ainsi, un règlement
ne pourrait être adopté que si la voix du maire ou celle du préfet
est comprise dans la majorité
de voix favorables exprimées aux deux tiers des membres du conseil de la municipalité. Mais, en fait, ce qu'on vient faire... C'est que la
Loi sur le
traitement des élus municipaux prévoit les différents paramètres et modalités de la rémunération des élus municipaux. Ainsi, la loi prévoit la possibilité d'une rémunération de base et d'une rémunération additionnelle,
les fonctions pouvant donner droit à une rémunération additionnelle, la rémunération
minimale et maximale, les strates de population
pour déterminer cette rémunération minimale et maximale, un mécanisme d'indexation, diverses allocations — de
dépenses, de départ ou de transition. Le présent projet de loi propose de
modifier la
Loi sur le traitement des élus municipaux — c'est pour ça qu'on est dans les 202 à 213,
ici — afin de
laisser aux conseils municipaux la responsabilité de déterminer la
rémunération de leurs membres tout en conservant un encadrement minimal. La loi ne fixerait plus de rémunération
minimale et maximale et ne prévoirait plus la possibilité de
rémunération additionnelle.
L'article
2 de la
Loi sur le traitement des élus municipaux est donc modifié afin de
supprimer toute référence à une rémunération de base ou additionnelle
ainsi qu'aux postes pour lesquels une rémunération additionnelle est possible. C'est donc un exercice de dévolution de pouvoirs
ici tout en conservant certaines balises, notamment d'éviter qu'un maire
ou un préfet, dans une situation particulièrement tendue, soit puni par des
conseillers qui votent une rémunération punitive,
là. C'est ce genre de considération là qui nous a amenés à inclure la nécessité
d'inclure dans la majorité la présence du maire ou du préfet.
Le Président (M.
Auger) : Là, nous n'avons pas copie de l'amendement.
Je vais
suspendre quelques instants pour en permettre la distribution et la prise de
connaissance. Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à 12 h 5)
Président (M. Auger) : Donc,
nous allons reprendre nos travaux, M.
le ministre, avec la présentation de votre amendement qui remplace l'article 2.2. Je crois que
vous aviez des explications supplémentaires.
Coiteux : Oui. En fait, j'ai
mentionné qu'on ajoutait la présence du maire ou du préfet dans la majorité.
Or, ce n'est pas ça qui est le changement
fondamental. C'était déjà le cas. C'est le changement de majorité
aux deux tiers, d'une part, et,
d'autre part, de toucher l'ensemble de la rémunération, pas seulement
celle du maire. C'est le conseil au complet. C'est ça. Les changements
importants, ce sont ceux-là.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de René-Lévesque.
Ouellet : ...l'amendement, M. le ministre, qui est ajouté. Cependant, la véritable question que j'ai pour vous lorsqu'on relit... c'est qu'effectivement on fait
sauter toute rémunération additionnelle. On revient à une rémunération
de base pour le préfet et les élus, mais on avait aussi dans l'article 202 les
rémunérations additionnelles pour d'autres fonctions : maire suppléant,
préfet suppléant, président de conseil.
Vers où on s'en va pour la suite, M. le
ministre? Est-ce qu'il y aura d'autres dispositions qui vont amener des
modifications à leurs revenus?
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre.
Coiteux : Ils vont pouvoir les mettre dans les règlements. Dans les
différents règlements de rémunération, on va pouvoir prévoir la
rémunération de ces gens-là. Plutôt que de faire référence à une rémunération
de base et additionnelle, il y aura la rémunération de toute personne qui va
être dans le règlement.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de René-Lévesque.
M. Ouellet : O.K. Oui. Excusez. Je
viens de saisir. C'est parce qu'à l'article 2 on disait : «Le conseil
d'une municipalité fixe, par règlement, la
rémunération de son maire ou de son préfet et de ses autres membres.» Donc,
c'est à ce moment-là que, par règlement, ça
va être fait. Et ça va être fait pour tout le monde à un seul moment où est-ce
qu'on va pouvoir, par règlement, venir jouer sur une fonction ou l'autre.
Le règlement,
il doit-u tenir compte de l'ensemble de la rémunération ou le règlement peut
faire mention d'un seul groupe, puis après ça on peut, par règlement,
venir le corriger?
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre.
M. Coiteux : L'ensemble des
rémunérations, incluant les membres des commissions du conseil.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de Blainville.
Laframboise : ...pour faire
un éclaircissement, parce que vous savez que, quand on vote, à la table de la
MRC, pour la rémunération, les préfets qui
sont élus au suffrage universel, ça va, il n'y a pas de problème, ils peuvent voter, mais, quand
le préfet n'est pas élu au suffrage universel, le préfet a son vote, puis son représentant municipal a son vote, c'est-à-dire que ça fait deux
votes pour une municipalité par rapport aux autres. Donc, je pensais qu'on
aurait profité de ça pour faire la
clarification, pour dire que le représentant du préfet n'aura pas à voter lorsque viendra le
temps de la rémunération du préfet, parce qu'évidemment ça donne un
avantage à une municipalité par rapport aux autres.
C'est une coquille qui a toujours existé dans la
loi, là, mais ça, je vois qu'il n'y a pas eu de... C'est juste un commentaire.
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre.
M. Coiteux : Peut-être que M.
Croteau pourrait...
Président (M. Auger) : Donc, consentement à l'intervention. Toujours
votre identification, votre nom, votre titre, et vous pourrez répondre.
M. Croteau
(Marc) : Marc Croteau. Je suis sous-ministre au ministère des Affaires
municipales et de l'Occupation du territoire.
Effectivement,
avec la modification qu'il y a là, incluant pour les MRC, c'est que la fixation
de la rémunération de tous les
membres est assujettie à deux tiers des votes, incluant le vote du préfet.
Donc, quand vous dites qu'effectivement, dans certaines MRC, lorsque le préfet provient d'un maire de
municipalité, souvent il est remplacé par son siège de maire... c'est-à-dire, il est remplacé par un membre du
conseil de sa municipalité. Mais ça, c'est la votation actuelle de la
MRC. On ne voit pas l'utilité de changer ça, là, au moment où on se parle.
Laframboise : ...dans ton
deux tiers, tu as une municipalité qui, à cause du préfet, a plus de poids que
les autres. C'est ça que je veux te
dire, là. Ça a toujours été quelque chose qui était un irritant pour certains,
parce que le préfet nomme toujours un
représentant qui le représente à la table du conseil. C'est normal, tu sais, ça
lui donne une chance d'avoir sa voix
dans la salle alors que lui préside l'assemblée. Mais, quand vient le temps de
faire la rémunération, inévitablement, quand
on garde la même proportion, ça veut dire qu'il y a une municipalité, celle que
représente le préfet, qui a deux voix par rapport aux autres.
Donc, sur les deux tiers des votes demandés, ça
peut avoir une influence, tout simplement. C'est ça que je veux vous dire.
Le Président (M. Auger) : M.
Croteau.
M. Croteau (Marc) : Effectivement,
on n'a pas touché à ça, parce qu'effectivement, dans plusieurs MRC, il y a
aussi des votes pondérés.
Laframboise : Oui, aussi,
mais, ça, on n'y touche pas. Sauf que, moi, ce que je vous disais, là, c'est
par rapport aux deuxièmes voix que
donne le vote que représente le représentant du préfet à la table. Mais je vous
fais le commentaire. Je pensais que vous en auriez profité pour le clarifier.
Je vois que vous ne l'avez pas fait.
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre.
Coiteux : Commentaire entendu. Et ça va faire
partie des choses que je
vais regarder de plus près pour d'autres occasions.
Président (M. Auger) : D'autres interventions sur cet amendement? S'il
n'y a pas d'autre intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que
l'amendement qui remplace l'article 2.2 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 202 est adopté.
Président (M. Auger) : Oui. Pardon. Il faut l'adopter, vu que c'est un
amendement. Est-ce que l'article 202 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté. 203.
M. Coiteux : 203. Les articles 2.1 à
2.3 de cette loi sont abrogés.
Alors,
l'abrogation des articles 2.1 à 2.3 découle des modifications apportées à
l'article 2 qu'on vient de voir. Il s'agit donc d'une disposition de
concordance.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions sur 203? M. le député de Blainville.
Laframboise : Question de
clarification, là : On abolit les primes additionnelles, là? Comment ça va
se passer, là? Vous dites : On
abolit toutes les primes additionnelles, les primes de jetons de présence, les
ci, les ça, là. Tout est aboli par rapport à ça? C'est ça que je veux
savoir.
Le Président (M. Auger) : M.
Croteau.
M. Croteau
(Marc) : La rémunération de tous les postes pourrait être prévue à
l'intérieur du règlement, incluant les maires suppléants, incluant les
commissions, etc.
Laframboise : Donc, ils
pourraient, dans le règlement, réadopter un per diem pour la présence. C'est ça
que vous dites.
M. Croteau (Marc) : Oui,
effectivement.
M. Laframboise :
O.K. Ça va.
Président (M. Auger) : D'autres interventions sur 203? S'il n'y en a
pas, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 203 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
M. Coiteux :
L'article 4 de
cette loi est abrogé.
Il est
proposé d'abroger cette disposition en raison du fait qu'elle fait référence à
une rémunération minimale et à une rémunération maximale prévues par la
loi.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions sur 204? M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : J'essaie de savoir, M.
le ministre, l'intention derrière tout ça, de ne plus tenir compte d'un seuil minimal ou d'un seuil maximal. Je ne vais pas
paraphraser, là, mais, dans la situation, dans le fond, maintenant, les
élus vont voter leur rémunération totale, et
donc il n'y aura pas une rémunération minimale... pas minimale, pardon, mais
il n'y avait pas une rémunération au début
avec une rémunération additionnelle. Ça fait que, s'ils se votent des
rémunérations, ils seront devant la
population pour justifier ces augmentations-là. Donc, dans la loi,
actuellement, ce que nous avions, il y
avait un «min, max». Là, on fait sauter ça en disant : Si vous décidez que
c'est ça, le traitement que vous vous offrez, que vous vous donnez, et
qu'il passe selon les deux tiers comme on vient de le voir, ce sera à vous,
effectivement, d'aller justifier publiquement le fait que ce salaire-là que
vous vous êtes voté est le salaire convenable et reconnu juste pour votre
travail.
Donc, on fait
sauter le «min, max» en disant : Vous êtes autonomes pour décider de votre
propre rémunération et de la légitimer devant vos commettants.
M. Coiteux : D'autant plus que ça va
devoir être fait par règlement et donc en toute transparence.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de Blainville.
Laframboise : Donc, chaque
ville pourrait être différente à travers le Québec, peu importe sa grosseur,
peu importe sa grandeur, tout dépendant du conseil qui va être là?
M. Coiteux : C'est vraiment une
dévolution de responsabilité aux villes.
Laframboise : Il n'y aura
aucune contestation possible de la part des citoyens, absolument pas, là. C'est
adopté, c'est voté. Son équipe a été élue,
le maire fait ça. Il n'y a aucune matière d'appel, à part de les mettre dehors
quatre ans plus tard. C'est ça?
Coiteux : Bien, je pense qu'avant l'adoption du règlement les citoyens
peuvent intervenir auprès du conseil aussi.
Ils le peuvent, il y a des interventions possibles. Il y a des audiences, il y
a des séances. Les citoyens ont l'occasion de s'exprimer lorsqu'ils ne
sont pas d'accord avec un projet de règlement.
M. Laframboise : Oui, mais vous
savez très bien que le règlement va être adopté comme les résolutions de conseil sont adoptées, c'est-à-dire qu'il n'y a
pas, à
part le fait qu'à la question du public, là, le citoyen peut poser
des questions... il n'y aura plus aucune façon de contrôler la rémunération,
sauf la frugalité des élus. C'est ça.
Le Président (M. Auger) :
Commentaires?
Coiteux : Et ça fait
partie de l'exercice de responsabilisation des
élus municipaux, la dévolution des pouvoirs, la reconnaissance des gouvernements de proximité, de donner davantage
d'importance à l'expression démocratique locale plutôt que... Non, c'est
une nouvelle approche.
Le Président (M. Auger) : Mme la
députée de Taschereau.
Maltais :
Question : Vu que c'est quand même un sujet qui va interpeller les
citoyens de proche, est-ce qu'on devrait
demander que ça ne puisse pas se passer en réunion spéciale, que ce soit dans
un conseil régulier? Parce qu'on a eu
certains commentaires sur les conseils spéciaux qui se répétaient dans
certaines municipalités. «Séance ordinaire de conseil», je ne sais pas si ça pourrait s'ajouter facilement. Moi, je
pense que ça serait important. Au moins qu'ils n'en passent pas une
petite vite à leurs citoyens.
Le Président (M. Auger) : M.
Croteau.
Croteau (Marc) : Effectivement, c'est déjà prévu que c'est à
l'intérieur de...
Mme Maltais :
Ah! c'est déjà prévu. O.K. Merci. Plus besoin. On en apprend tous les jours.
Président (M. Auger) :
D'autres interventions sur l'article 204? S'il n'y en a pas, je vais le mettre aux
voix. Est-ce que l'article 204 est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. 205.
Coiteux : À l'article
205... Oh! non, je suis dans les notes explicatives. Ça ne va pas être la
meilleure façon de commencer.
Article 205 :
L'article 8
de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le paragraphe 4° du deuxième alinéa, de «sixième» par
«troisième»; et
2° par la suppression
du troisième alinéa.
Alors
donc, la modification prévue au paragraphe 1° est apportée en concordance avec la modification
proposée à l'article 2 de la
Loi sur le traitement des élus municipaux par
l'article 202 du présent projet de loi qui fait en sorte que le sixième alinéa devient le troisième, et,
2°, paragraphe 2°, toujours en concordance avec la modification proposée
à l'article 2, la suppression du troisième alinéa de l'article 8 est
proposée puisque cet alinéa n'est plus nécessaire.
Le Président
(M. Auger) : Des interventions? M. le député de Blainville.
M. Laframboise :
Bien, ça, c'est l'alinéa qui parlait de l'indexation? C'est ça? Vous supprimez
l'indexation.
M. Coiteux :
Parce que la politique de rémunération est remise entre les mains de la ville.
M. Laframboise :
Elle pourra faire plus que l'indexation si elle veut.
M. Coiteux :
Bien, c'est parce que l'indexation était décidée par le ministre, n'est-ce pas?
M. Coiteux :
C'était comme un automatisme, là.
M. Laframboise :
Vous leur permettez d'aller plus que l'indexation si...
M. Coiteux :
C'est surtout parce qu'avant le ministre déterminait les «max» et les «mins»
puis les indexait par la loi. Donc,
ces automatismes-là disparaissent par la dévolution des pouvoirs aux villes,
qui décident de leurs politiques de rémunération et donc, le cas
échéant, des indexations possibles.
M. Laframboise :
Sauf que l'indexation au coût de la vie, là, ça fait
partie du quotidien des
Québécois et des Québécoises, tu sais, là.
On souhaite tous avoir notre salaire au moins indexé au coût de la vie. Ça veut
dire que les villes pourront faire
plus, pourraient dire : Deux fois le taux d'indexation du coût de la vie
ou trois fois. Ils pourraient faire ce qu'ils veulent, là.
Mme Maltais :
Comme ils pourraient faire moins.
M. Laframboise :
Comme ils pourraient faire moins. Oui, oui. Ça serait surprenant.
Le Président
(M. Auger) : Mme la députée de Taschereau.
Mme Maltais :
Une ville en situation de déficit pourrait décider qu'il n'y a pas d'indexation
pour résorber le déficit.
M. Laframboise : Par contre, vous savez ce que ça peut faire aussi, là. Il y en a qui
peuvent y aller puis baisser la rémunération
de... tellement importante que ça va décourager les autres à faire de la
politique aussi, là. Mais ça, ça fait
partie de ce que vous avez
analysé, sûrement, là. Oui. Parfait.
Président (M. Auger) : Pardon? Pas de commentaire? D'autres interventions
sur 205? S'il n'y en a pas, je vais le mettre aux voix. Est-ce que
l'article 205 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
M. Coiteux :
L'article 9 de cette loi est modifié par la suppression, dans le premier
alinéa, de «de base ou additionnelle». Alors, il s'agit d'une
modification de concordance.
Le Président
(M. Auger) : Des interventions sur 206? Il n'y en a pas? Je vais
le mettre aux voix. Est-ce que l'article 206 est adopté?
Le Président
(M. Auger) : Adopté. 207.
M. Coiteux :
L'article 11 de cette loi est remplacé par le suivant :
«11.
Le trésorier ou secrétaire-trésorier d'une municipalité dont le règlement est
en vigueur doit inclure dans le rapport
financier de la municipalité une mention de la rémunération et de l'allocation
de dépenses que chaque membre du conseil
reçoit de la municipalité, d'un organisme mandataire de celle-ci ou d'un
organisme supramunicipal. Ces informations
doivent être également publiées sur le site Internet de la municipalité ou, si
la municipalité locale n'en possède pas, sur celui de la municipalité
régionale de comté dont le territoire comprend le sien.»
Le Président
(M. Auger) : Explications.
M. Coiteux :
Alors, l'article 11 de la
Loi sur le traitement des élus municipaux est
remplacé en concordance avec l'abrogation
proposée de l'article 474.1 de la
Loi sur les cités et villes et de
l'article 955 du Code municipal du Québec par les articles 55 et 101 du présent projet de
loi — suppression
de l'obligation pour le maire d'une municipalité de faire un rapport annuel sur la situation financière de la
municipalité. La mention de la rémunération et de l'allocation de
dépenses de chaque membre du conseil de la
municipalité se trouverait maintenant dans le rapport financier que doit
produire annuellement le trésorier de la municipalité. De plus, ces
informations doivent être publiées sur le site Internet de la municipalité.
Donc,
les obligations de transparence demeurent, mais, comme il y a
une simplification administrative qui
va être proposée aux articles 55
et 101, là c'est difficile... Bon, on n'a pas d'entente pour procéder par
thèmes, donc c'est ça qui va faire un
petit peu de va-et-vient, mais, à moins qu'on y voie un problème, je pense
qu'on pourra revenir ultérieurement au 55 ou 101. Mais maintenant, si
vous souhaitez aller au 55 et 101 avant, je n'ai pas d'enjeu avec ça non plus.
Le Président (M.
Auger) : Des interventions sur 207? M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
...M. le ministre, il faudrait aller voir 55 avant?
M. Ouellet :
O.K. Donc, l'article 55 du projet de loi qu'on...
Coiteux : Il y a différentes façons de procéder, là, pour boucler
cette boucle-là. Parce que, là, on est en train de faire la série jusqu'à 213. On peut, après 213, aller aux articles
auxquels on vient de faire référence puis ensuite aller aux 17 à 22. Ça
serait une façon.
Maltais :
C'est parce que, si on n'est pas d'accord avec 55, quel est l'impact sur 207?
Le Président (M.
Auger) : M. le ministre.
M. Coiteux :
On peut le suspendre ici, et aller au 55, et le faire dans cet ordre-là.
Le Président (M.
Auger) : M. le député de Blainville.
Laframboise : Bien, moi, je ne suis pas d'accord, là, mais, je veux
dire, je veux qu'on continue, là.
Le Président (M.
Auger) : Bien là, ça prend un consentement, là, pour suspendre 207.
Laframboise : Ah! pour le suspendre. Ah! bien, si vous voulez...
Le Président (M.
Auger) : La demande que j'ai reçue, c'est qu'on suspendrait 207 pour
aller à 55.
M. Coiteux :
Parce que le 207 fait référence au 55.
Maltais :
Parce que, si tu rejettes 55, tu ne peux plus adopter 207.
Laframboise : Bien oui,
mais, de toute façon, vous avez une entente, vous allez dire oui, là, de toute
façon, là, à tout ce qu'il y a là-dedans, là, ça fait que moi, ça ne...
Le Président (M.
Auger) : Non, non. Bien, moi, ça me prend...
Le Président (M. Auger) :
Excusez-moi, là! Une personne à la fois, là. Juste une personne à la fois.
C'est que j'entends beaucoup de voix.
Le Président (M. Auger) : Oui.
Le Président (M. Auger) : Juste un
instant! Juste une personne à la fois, qu'on s'entende comme il faut. Mme la
députée de Taschereau.
Maltais : Bien,
mon collègue va faire le...
Le Président (M. Auger) : M. le
député de René-Lévesque.
Ouellet : C'est ça. Là, là,
je n'accepte pas que le collègue de Blainville dise qu'on a une entente et
qu'on veut avancer... Non, non. Ce
qu'on a, c'est le désir de comprendre de façon globale les impacts de la loi.
Et, lorsque le ministre nous apporte
des amendements qui ont une incidence sur d'autres articles qu'on n'a pas vus,
ce qu'on propose, c'est de les
travailler pour une meilleure compréhension et pour que tous ceux qui nous
écoutent sachent vers où on s'en va. Donc, la seule entente qu'on a sur la table, c'est une entente de bonne
compréhension, et c'est pour ça qu'on est d'accord avec la suspension
pour aller voir 55, parce que ça a un impact, tout simplement.
Le Président (M. Auger) : Par
contre, ça me prend un consentement pour le suspendre, le 207, O.K., et ça, pour que tout le monde comprenne bien, là. Donc
là, moi, j'ai une demande — que tout le monde me comprenne — que
207 soit suspendu pour se permettre d'aller à l'article 55. Est-ce que
j'ai un consentement pour suspendre 207?
Le Président (M. Auger) : Je n'ai
pas de consentement. On doit poursuivre avec 207. Mme la députée de Taschereau.
Le Président (M. Auger) : Oui.
Allez-y, madame.
Maltais :
Si vous permettez. C'est parce qu'on a des questionnements et des choses
importantes sur 55, des questions importantes à poser qui remettent
peut-être même en question l'adoption de l'article 55. On ne peut pas adopter 207 si on n'a pas vu 55. Alors, ce que le
collègue propose, finalement, c'est de nous empêcher de juger de façon éclairée sur le 207 parce qu'il ne veut pas qu'on
regarde le 55. Ça ne marche pas. C'est l'usage qu'on a dans toutes les commissions parlementaires, que, quand un
article
réfère à d'autres, on le suspend pour aller voir les autres, puis, si ça
concorde, bien là, on travaille. Mais ça ne
veut pas dire qu'on veut adopter tous les articles du projet de loi, ça veut
dire qu'on veut les débattre dans l'ordre.
C'est ça qu'on veut faire. Ça fait que je rappelle à mon collègue qu'on est
juste en train de travailler comme on travaille d'habitude.
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre avant et, par la suite, M. le député de Blainville.
Coiteux : Je vais tester une autre proposition, là, et voir si elle
rallie à un consentement. On était dans une séquence où on voulait aller
jusqu'au 213. Si on suspend 207, on suspend cette séquence-là, mais on
pourrait, avec l'assentiment de tous, dire :
On va aller au 208, on va continuer jusqu'au 213, puis ensuite on retourne en
arrière, à 55, pour pouvoir ensuite retourner au 207. C'est une autre
possibilité.
Laframboise : Ou, M. le
Président, on revient à l'article 18 ou 19, puis, quand on arrivera à 55,
on reviendra à 207. Ça ne change
rien. C'est ça que je veux vous dire, là, c'est qu'il y a un ordre de
présentation, que le gouvernement a
choisi de présenter ces articles dans cet ordre-là. Je veux juste qu'on
respecte cet ordre-là. On peut suspendre 207, puis on va aller à 208,
puis, quand on arrivera à 55, bien, on traitera 207 en même temps.
M. Coiteux : ...est acceptée par
tous?
Le Président (M. Auger) : Juste un
instant, pour qu'on se...
Coiteux : C'est-à-dire qu'on
suspend 207, on s'en va à 208, on va jusqu'à 213, après ça on retourne à
M. Laframboise : Non, après ça, on
retourne à 18, 19. Quand on arrivera à 55...
Président (M. Auger) : En
fait, là, ce que je comprends, là, O.K., on suspendrait 207, on fait 208 jusqu'à
213, on revient à 18, puis on file jusqu'à 55. C'est ce qu'il vient de dire,
Coiteux : C'est parce que,
si on retourne à 17 à 22, 17 à 22 sont des articles de concordance par rapport aux articles que nous sommes en train de faire. Donc, il y a
des liens entre tous ces articles-là. Il
y a des conséquences à ne pas travailler en thématique. Et on essaie de trouver
la meilleure façon de fonctionner, là, c'est juste ça qu'on essaie de
faire.
Président (M. Auger) : Donc,
quelle est la séquence? Je vais demander, là, la question va être fort
simple : Quelle est la séquence qui serait la plus logique? C'est quoi,
Mme Maltais : Si on retourne à 17,
on est bloqués, il faut retourner à 217.
Le Président (M. Auger) : Non, mais
je veux avoir la séquence, là, logique.
Coiteux : Bien, on a fait
deux propositions qui se tiennent, mais actuellement on n'a pas de consentement, c'est juste ça.
Président (M. Auger) : Donc,
la logique, ce serait de suspendre 207, aller à 55 puis 101, puis revenir à
208. C'est ce que vous aviez dit au départ.
M. Coiteux : C'est une proposition tout
à fait valable, et une autre serait de suspendre le 207 et de faire 208 à 213,
ensuite aller au 55 et l'autre
article pour pouvoir faire finalement le 207...
Le Président (M. Auger) : Bon, dans
les deux cas...
M. Coiteux : ...et ensuite aller aux
17 à 22.
Le Président (M. Auger) : Dans les
deux cas, moi — on
est à 207 — ça
me prend un consentement pour suspendre 207.
M. Laframboise : Ça, je donne mon
consentement pour suspendre 207.
Le Président (M. Auger) : O.K. On
suspend 207 et on va à 208. C'est ça?
Président (M. Auger) : Donc,
l'article 207 est suspendu, et nous poursuivons avec
Article 208. M. le ministre.
M. Coiteux : 208. La
section II du
chapitre II de cette loi, comprenant les articles 12 à 17, est abrogée.
Alors, les
articles 12 à 17 de la
Loi sur le traitement des élus municipaux prévoient la rémunération minimale
que doivent recevoir le maire et les
conseillers municipaux d'une municipalité si cette dernière n'a pas de
règlement fixant autrement la
rémunération des membres de son conseil. Il est proposé d'abroger ces
dispositions. Et donc ça va prendre des règlements sur la rémunération.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions sur 208? M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Sinon, s'il n'y a
pas de règlement?
M. Coiteux : Il n'y a pas de
rémunération. Je pense que c'est ça. Pas de règlement sur la rémunération, pas
de rémunération.
Coiteux : Il y aura des dispositions transitoires plus tard dans le
projet de loi, là, pour permettre le passage entre la situation actuelle
et le moment où il y aura un règlement. Elles persistent jusqu'à l'adoption
d'un règlement.
M. Laframboise : ...de la loi, ça va
être...
M. Coiteux : Le 1er janvier 2018.
M. Laframboise :
O.K. Après les élections municipales. O.K. Ça va.
Président (M. Auger) : D'autres interventions sur 208? S'il n'y en a
pas, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 208 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Coiteux : Alors, j'ai l'article 209 maintenant. J'aurai un amendement
après, là, je le dis tout de suite. Donc, je vais lire l'article puis
ensuite j'apporterai l'amendement.
L'article 19 de cette loi est modifié par
le remplacement du premier alinéa par les suivants :
«Tout membre
du conseil d'une municipalité reçoit, en plus de toute rémunération fixée dans
un règlement pris en vertu de l'article
2, une allocation de dépenses d'un montant égal à la moitié de la rémunération
jusqu'à concurrence de 16 216 $.
«Le montant
prévu au premier alinéa est ajusté le 1er janvier de chaque année selon la
variation de l'indice moyen des prix
à la consommation pour l'année précédente en prenant comme base l'indice établi
pour l'ensemble du Québec par Statistique Canada.
«Ce montant
est diminué au dollar le plus près s'il comporte une fraction inférieure à
0,50 $ et il est augmenté au dollar le plus près s'il comprend une
fraction égale ou supérieure à 0,50 $. Le ministre des Affaires
municipales, des Régions et de l'Occupation
du territoire publie à la Gazette officielle du Québec le résultat de
cet ajustement.» Mais j'ai un amendement.
Le Président (M. Auger) : Oui.
Allez-y avec la lecture.
Coiteux : Alors, l'amendement,
c'est : Remplacer, dans le premier alinéa de l'article 19 édicté par
l'article 209, «16 216 $» par «16 476 $».
Commentaires. Le nouveau montant proposé est celui applicable pour l'exercice
financier de 2017 selon l'avis qui a été publié dans la Gazette
officielle du Québec du 11 février 2017 conformément à l'article 24.4
de la
Loi sur le traitement des élus municipaux. Comme le projet de loi a été présenté
en décembre 2016, le montant prévu à l'article 209 est celui qui était
applicable pour l'exercice financier de 2016.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions?
Coiteux : Je vais au commentaire plus général, là. La modification apportée... Je l'ai déjà
dit. Voilà. Parfait.
Président (M. Auger) : Des
interventions sur l'amendement? J'ai M.
le député de René-Lévesque, par la suite M. le député de
Blainville.
Ouellet : Juste pour que je
comprenne bien, là, parce qu'on s'est
mis à jouer dans les articles, puis j'avais une question tantôt, puis là on va s'y repromener, là. Donc, dorénavant, il
y aura une rémunération décidée par règlement qui n'inclut plus la
rémunération de base et la rémunération additionnelle, donc c'est une
rémunération globale et totale.
Deuxième chose, il y a aussi l'allocation de
dépenses qui peut aller jusqu'au montant de, selon l'amendement du ministre, 16 476 $. Et il pourrait
aussi y avoir dans le règlement ce que le collègue de Blainville disait tout à
l'heure, la possibilité d'avoir encore des jetons de présence ou des per diem.
Ça, ça existe encore. Je veux bien comprendre.
M. Ouellet : O.K. Donc, il y a
maintenant... ou ultérieurement trois modes de rémunération de nos élus,
c'est-à-dire la rémunération votée par règlement, l'allocation de dépenses et,
la troisième, toute autre rémunération jugée pertinente par règlement, soit,
dans certains cas, l'allocation de per diem ou jetons de présence par le passé.
M. Coiteux : Possiblement, mais pas
nécessairement.
M. Ouellet : O.K. Mais ce sont les
trois possibilités qui peuvent exister encore. O.K.
Juste une question comme ça. Puis je ne veux pas
faire le débat, mais on a entendu, parce qu'on a eu cette demande-là aussi des différents conseillers
indépendants qui n'ont présentement pas le même genre de rémunération et
que l'allocation de dépenses est utilisée à
100 % comme étant l'allocation de dépenses, et on a vu dans le budget
fédéral que ces allocations de dépenses là seraient maintenant rendues
imposables même pour nos élus municipaux à partir de 2019. Donc, c'est un enjeu pour nos élus municipaux qui ont à courir,
dans certains cas, plusieurs distances, et cette allocation de dépenses
couvre déjà les dépenses et n'est pas suffisante.
Alors,
est-ce qu'on ne pourrait pas peut-être prévoir un mécanisme où est-ce que...
Parce que c'est un voeu dans le
budget. Est-ce que ça se transformera en loi? On ne le sait pas encore, mais
c'est un voeu qui a été indiqué. Parce qu'on peut prévoir des mécanismes actuellement ou il est peut-être trop tôt,
mais c'est déjà une préoccupation que cette allocation de dépenses soit
imposable et que, malheureusement, dans ceux et celles qui l'utilisent et qui
même la dépassent plus, ça a un enjeu majeur sur la façon dont ils
peuvent faire leur travail dans les municipalités.
Le Président (M.
Auger) : M. le ministre.
Coiteux : Bien, compte tenu du fait que la rémunération peut être
fixée par règlement par la municipalité, ils vont disposer d'un mécanisme, s'ils le souhaitent, pour s'ajuster à
cette nouvelle réalité en changeant les rémunérations à l'intérieur du règlement pour tenir compte de ce
facteur-là. Mais ça va leur être donné comme possibilité. Je n'en
parlerai pas davantage. Dans notre sphère à nous, ça va être un petit peu plus
compliqué.
Le Président (M.
Auger) : M. le député de Blainville.
Laframboise : Oui. Bien...
Le Président (M.
Auger) : Excusez. M. le député de René-Lévesque.
Le Président (M.
Auger) : Sur le même sujet, là.
M. Ouellet :
Je vais laisser la parole et je reprendrai après.
Le Président (M.
Auger) : Oui, M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Vous avez déposé un amendement, là, pour passer de 16 216 $ à
16 476 $. Pourquoi? Vous vous
êtes basé sur... parce que sûrement que vous vous êtes basé sur le chiffre d'un
élu, ou je ne sais pas quoi, là, parce que, pour avoir un maximum...
Coiteux : Non, non, c'est parce que le montant qui était déjà dans la
loi était indexé annuellement et on se base
sur le montant qui est publié à la Gazette officielle du Québec. Et, au
moment du dépôt du projet de loi, on était en 2016 et on n'avait pas le
chiffre actualisé à 2017. Ici, on l'actualise à 2017.
Le Président (M.
Auger) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Donc, ce que je comprends, M. le ministre, ce que vous me dites, c'est
que, par règlement, dans le cas où
est-ce que ça arriverait en 2019 et qu'effectivement cette allocation-là serait
maintenant imposable, le réflexe de certains
élus pourrait être de relever la rémunération de base pour venir compenser
cette perte, rémunération de base qui, elle,
est déjà impactée par l'impôt mais qui compte aussi pour le régime de retraite
et qui compte aussi pour les avantages sociaux.
Alors, si on fait ça, vous avez rapidement compris que, comme l'allocation
n'est pas imposable, elle n'est pas sujette
non plus au régime de retraite. Donc, je veux juste qu'on soit conscients, là,
que, par l'imposition qui arrivera dans le monde municipal, ça va coûter plus cher aux citoyens et aux
citoyennes, même si on fait juste compenser, puisque cette nouvelle augmentation de salaire fait
partie aussi
du calcul du régime de retraite et des assurances salaire. Donc, je veux
juste qu'on soit bien conscients que, si on
commence à jouer là-dedans, ça risque de coûter plus cher que
l'allocation.
je veux juste être certain qu'on se comprenne bien, une allocation de dépenses,
là, ce n'est pas un cadeau qu'on fait
à nos élus, c'est une allocation qui leur permet de rencontrer les citoyens, de
se déplacer sur le territoire, d'aller à leur rencontre. Donc, ce sont des dépenses, et le fait qu'elles soient
imposables et qu'elles puissent devenir imposables, pour nous, c'est une première aberration, parce que,
malheureusement, ce n'est pas ça qui devrait être fait. Alors,
juste que les gens en soient bien
conscients. Lorsqu'on va jouer dans cette rémunération-là pour venir compenser, il y
a effectivement un enjeu sur la rémunération globale à l'intérieur même
de la municipalité, et ça aura un impact sur le coût du régime de retraite mais
aussi sur le coût des assurances, puisqu'on fait toujours référence au salaire
de base à ce moment-là.
Le Président (M.
Auger) : Commentaires, M. le ministre?
M. Coiteux :
Le collègue de René-Lévesque a bien raison de dire que ça a beaucoup
d'implications.
Président (M. Auger) :
D'autres interventions sur cet amendement à l'article 209? S'il
n'y en a pas, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'amendement à
l'article 209 est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté?
Le Président (M. Auger) :
Adopté. À l'article 209 tel qu'amendé, des interventions? S'il n'y en a pas, je
vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 209, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. 210. Ah! vous avez un amendement?
M. Coiteux :
J'ai un amendement à 210?
M. Coiteux :
Ah! j'ai un amendement avant 210?
Le Président (M.
Auger) : Donc, vous avez un amendement qui introduirait un nouvel
article, soit 209.1.
M. Coiteux :
Oui, M. le Président, j'ai un amendement qui introduit un nouvel article.
Le Président (M.
Auger) : Il s'en vient, Mme la députée. Vous pouvez en faire la
lecture.
M. Coiteux :
Alors, 209.1. Donc, ça consiste à insérer, après l'article 209, le
suivant :
209.1. Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 19, du suivant :
«19.1.
Dans le cas où un membre du conseil d'une municipalité a le droit de recevoir
une allocation de dépenses d'un
organisme mandataire de la municipalité ou d'un organisme supramunicipal,
qu'elle soit désignée sous ce nom ou sous
tout autre nom, [le montant établi conformément] à l'article 19 s'applique au
total des allocations que le membre a le droit de recevoir de la
municipalité et d'un tel organisme.
«Lorsque le total des
allocations de dépenses que le membre du conseil aurait le droit de recevoir
excède [le maximum prévu], l'excédent est
retranché du montant que le membre aurait le droit de recevoir de l'organisme
mandataire de la municipalité...»
Président (M. Auger) : Juste un instant. On m'avise, ici, à ma droite,
que vous n'auriez probablement pas le bon amendement.
Le Président (M.
Auger) : Donc, je suspends quelques instants.
(Suspension de la séance à
12 h 43)
Président (M. Auger) : À l'ordre, chers collègues! Nous allons reprendre nos travaux, M. le ministre, avec la présentation de votre amendement, avec une nouvelle version,
si je peux dire ainsi, qui introduit l'article 209.1.
M. Coiteux :
On me dit que c'est une version plus élégante.
Le Président (M.
Auger) : Améliorée.
M. Coiteux :
Donc, insérer, après l'article 209, le suivant :
209.1. Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 19, du suivant :
«19.1.
Dans le cas où un membre du conseil d'une municipalité a le droit de
recevoir une allocation de dépenses d'un
organisme mandataire de la municipalité ou d'un organisme supramunicipal, qu'elle soit
désignée sous ce nom ou sous tout autre nom, le maximum prévu à l'article
19 s'applique au total des allocations que le membre a le droit de recevoir de
la municipalité et d'un tel organisme.
«Lorsque le total des
allocations de dépenses que le membre du conseil aurait le droit de recevoir
excède ce maximum, l'excédent est retranché
du montant que le membre aurait le droit de recevoir de l'organisme mandataire
de la municipalité ou de l'organisme supramunicipal.
«Dans le cas
où le membre aurait le droit de recevoir un montant de plusieurs
organismes, l'excédent est retranché proportionnellement de chacun des
montants.»
Le Président (M.
Auger) : Commentaires?
M. Coiteux : Donc, cet amendement a
pour but de prévoir que le plafond de l'allocation de dépenses prévu à l'article 19 de la
Loi sur le traitement des élus
municipaux, modifié par l'article 209 du présent projet de loi, est
applicable au total des allocations de
dépenses qu'un élu municipal a droit de recevoir de la municipalité et d'un
organisme mandataire de la municipalité ou supramunicipal. Il détermine
également comment l'allocation de dépenses est répartie entre les divers
organismes.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions sur cet amendement? M. le député de René-Lévesque.
Ouellet : Oui. Donc,
anciennement — ce que
je comprends, M. le ministre — on pouvait cumuler toutes ces allocations
de dépenses là. Là, maintenant, on ne peut plus, on va arriver à un maximum de
16 476 $. L'excédent — juste pour que je comprenne
bien — là,
il va être imputé à qui? Mettons, là, la municipalité est à 16 000 $,
puis là il y a une allocation de dépenses à la MRC, mettons, c'est
4 000 $, j'arrive à 20 000 $.
Qui ne paiera pas quoi? Est-ce que ce sera la
MRC qui ne paiera pas le 4 000 $? Financièrement, là, qui va se
relancer la balle pour dire...
Coiteux : Quand il y en a plusieurs, c'est proportionnellement. Donc, celui qui aurait payé 30 % de l'excédent va devoir rembourser
30 % de l'excédent, et ainsi de suite, jusqu'à couvrir la totalité de
l'excédent.
M. Ouellet : O.K. Donc, on s'assure
comme ça que, l'allocation de dépenses, peu importent les multitâches occupées
par le maire ou un conseiller, on arrive au plafond maximal de 16 476 $.
O.K.
Président (M. Auger) :
D'autres interventions sur cet amendement? S'il
n'y en a pas, je vais le mettre
aux voix. Est-ce que l'amendement qui introduit le nouvel
article 209.1 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 209.1 est adopté. 210.
M. Coiteux : Alors :
L'article 20 de cette loi est abrogé.
Alors, il s'agit d'une modification de
concordance.
Président (M. Auger) : Des
interventions sur 210? S'il n'y a pas d'intervention, je vais le mettre aux
voix. Est-ce que l'article 210 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
M. Coiteux :
Article 211?
Le Président (M. Auger) : Oui.
M. Coiteux : 211. La
section IV du
chapitre II de cette loi, comprenant les articles 21 à 23, est abrogée.
Donc, les articles
21 à 23 de la
Loi sur le traitement des élus municipaux établissent les
maximums de rémunération annuelle et
la façon de les calculer que peuvent recevoir les membres des conseils des municipalités selon les postes qu'ils occupent.
Il est proposé d'abroger ces articles, étant donné qu'il est proposé que ce soient les
conseils municipaux qui aient la responsabilité de déterminer la rémunération
de leurs membres.
Président (M. Auger) : Des
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 211 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Coiteux :
L'article 24
de cette loi est modifié par la suppression, dans le premier alinéa, de «ou
prévue à l'article 17».
Alors, l'article
212 du projet de loi apporte une modification de concordance en
raison du fait qu'il est proposé d'abroger l'article 17 de la
Loi sur le
traitement des élus municipaux —
article 208 du projet de loi.
Le Président
(M. Auger) : Des
interventions sur 212? S'il n'y en a pas, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 212 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
M. Coiteux : 213. La
section VI du
chapitre II de cette loi, comprenant les articles 24.1 à 24.4, est abrogée.
Il s'agit
d'une modification de concordance en
raison du fait que la méthode d'indexation prévue à ces articles
s'applique à des articles qu'il est proposé d'abroger.
Président (M. Auger) : Des interventions sur 213? S'il n'y en a pas,
je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 213 est adopté?
Président (M. Auger) : Adopté. Donc, on reprendrait à 18, selon la
suite, parce que 17 a été suspendu, à moins d'un autre consentement pour
aller je ne sais où. Donc, nous serions à 18.
Le Président (M. Auger) : 17 est
suspendu. Écoutez, là, techniquement, on revient à 18. Si vous voulez aller à
17, ça me prend un consentement pour revenir à 17. Si vous voulez aller à 55,
ça prend un consentement pour aller à 55. Donc, moi, je suis à 18.
Le Président (M. Auger) : Il est
suspendu.
M. Coiteux : Il aurait fallu
commencer à 17 pour que ça ait du sens d'aller à 18.
Président (M. Auger) : Bien, écoutez, ça prend un consentement. Je
vous explique les règles de fonctionnement, là.
Le Président (M. Auger) : Bon, on
reprend à 17?
Article 17. Il y a consentement?
Article 17.
Coiteux : Je le cherche, là, mon
article 17. Je ne suis pas dans le
bon cartable. O.K.
Article 17, alors :
L'article 3 de l'annexe B de
la Charte de la Ville de Gatineau (chapitre C-11.1) est modifié :
1° par le remplacement du premier alinéa par le
suivant :
«Le leader de la majorité et le chef de
l'opposition pour le conseil de la ville sont désignés conformément au présent
article.»;
2° par la suppression du deuxième alinéa;
3° par le remplacement, dans le cinquième
alinéa, de «troisième et quatrième» par «deuxième et troisième».
Alors, ces modifications à l'article 3 de
l'annexe B de la Charte de la Ville de Gatineau sont apportées en concordance avec le fait qu'il est proposé de
modifier la
Loi sur le traitement des élus municipaux — les articles 202 à 213 du projet de loi — afin d'abolir les paramètres, prévus par
cette loi, de rémunération minimale, maximale et supplétive des élus
municipaux et de laisser aux conseils municipaux la responsabilité de
déterminer la rémunération de leurs membres dans un encadrement minimal.
Le Président (M. Auger) : ...des
interventions sur 17? M. le député de Blainville.
Laframboise : Oui. Là, quand
on regarde l'article 3 de l'annexe B, là, bon, avant il disait : «Les
dispositions de la
Loi sur le traitement des élus municipaux s'appliquent...»
Donc là, on a changé la disposition de la
Loi sur le traitement des élus, ils peuvent faire ce qu'ils veulent. Là, l'article revient à dire : Bon, bien, si le leader...
C'est-à-dire qu'en enlevant le
traitement des élus, en remplaçant le premier alinéa... Le premier alinéa,
c'était le traitement des élus, là, on se comprend bien, là, c'était
sous l'ancienne loi, là. C'est ça?
Le Président (M. Auger) : M.
Croteau.
M. Croteau
(Marc) : Oui. Bien, effectivement, la modification fait en
sorte qu'avec les articles
nouveaux qui ont été étudiés tantôt,
la façon que la réglementation pourra être faite maintenant au niveau du conseil municipal, ils pourraient, eux autres, l'assujettir
et le définir, et ce n'est plus nécessaire de l'avoir dans la charte.
Laframboise : Bien, c'est
ça, là. Puis là, là, tout ce qu'on fait, là... C'est-à-dire que, là, maintenant,
l'article 3 de l'annexe B, là, va parler d'autre chose que de la rémunération,
là. C'est ça qu'on fait, là, finalement.
M. Croteau
(Marc) : Oui, effectivement.
Laframboise : C'est ça. On
ne parlera plus de rémunération, parce que ça va être les articles
de la loi qui vont traiter la rémunération, là.
M. Croteau
(Marc) : C'est ça.
L'article
3 qui reste maintenant, une fois amendé, fait en sorte que ça va
venir définir c'est qui, le leader de la
majorité. C'est le conseiller désigné par le parti politique.
Ça, ça reste dans l'article 3.
M. Laframboise : O.K. Puis là vous
ramenez : «Le leader de la majorité et le chef de l'opposition [...] sont désignés conformément
au présent article.»
Et là on dit : Par le parti
politique puis le chef de... puis là
on désigne... O.K. Moi, c'est correct. C'est pour clarifier le... Non,
c'est bon. O.K.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de René-Lévesque.
Ouellet : Oui. Merci
beaucoup, M. le Président. Dans les fins de vos notes, M. le ministre, là, vous
notez qu'à partir de 18 à 22, 26, 28,
34, 35, 53, 92, 157, 175, 188, 217, 218, 220 à 252 c'est tout de la concordance
en fonction des différentes chartes. Tout ce qu'on vient d'adopter, là,
en changeant le mode de rémunération, on fait toutes ces concordances
là-dessus. O.K.
Ouellet : Je vois le temps
filer, mais je pense qu'on pourrait avoir une discussion peut-être pour voir de
quelle façon, là, si c'est tout de la
concordance, qu'on pourrait les adopter, là. Je veux dire, c'est la même, même,
même chose, là, qu'on voit tout un
peu partout. Ça fait qu'on aura peut-être une discussion tantôt, là, avec les
gens de la deuxième opposition.
Le Président (M. Auger) : Bien,
peut-être lorsqu'on reprendra, vers 15 heures.
M. Ouellet : O.K. Parce qu'on va
relire toutes les mêmes choses, si je comprends, là. O.K.
Président (M. Auger) : Donc, est-ce qu'il y a d'autres interventions
sur 17? S'il n'y a pas d'autre intervention, je vais le mettre aux voix.
Est-ce que l'article 17 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
M. Coiteux :
L'article 19 de la
Charte de la Ville de Lévis (chapitre C-11.2) est abrogé.
Il s'agit d'une modification de concordance
apportée en raison des modifications proposées à la
Loi sur le traitement des
élus municipaux.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions sur 18? Il n'y en a pas. Est-ce que l'article 18 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
M. Coiteux :
Article 19 :
L'article 21 de la Charte de la Ville de Longueuil (chapitre C-11.3) est abrogé.
Il s'agit d'une modification de concordance
apportée en raison des modifications proposées à la
Loi sur le traitement des
élus municipaux.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions sur 19? Oui, M. le député de Blainville.
Laframboise : O.K. Dans 19,
on parle du président d'un arrondissement, mais il va y avoir d'autres
articles par après pour modifier la charte pour les autres aussi, là, hein, ce
qui s'en vient à 20, et tout ça, là.
M. Coiteux : Oui, il y a d'autres
dispositions qui vont toucher Longueuil.
M. Laframboise : D'autres
dispositions pour les autres. O.K. Correct. C'est bon.
Le Président (M. Auger) : D'autres
interventions sur 19? Il n'y en a pas. Est-ce que l'article 19 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
M. Coiteux :
M. le Président, j'ai un amendement qui va introduire un
article 19.1.
Le Président (M. Auger) : Oui.
Allez-y.
M. Coiteux : Donc, ça consiste à
insérer, après l'article 19, le suivant :
19.1. Cette charte est modifiée par l'insertion,
après l'article 58.3.1, du suivant :
«58.3.2. Le
conseil de la ville adopte, pour l'ensemble de son territoire, la politique de
participation publique prévue à l'article 80.1 de la
Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme.
«Lorsque la
politique de participation publique de la ville respecte les exigences du
règlement pris en vertu de l'article
80.3 de cette loi, aucun acte de la ville adopté en vertu de cette loi n'est
susceptible d'approbation référendaire.»
Alors,
l'amendement proposé introduit, dans le projet de loi, l'article 19.1, qui
modifie la Charte de la Ville de Longueuil de manière à prévoir que
l'adoption d'une politique de participation publique relève de la compétence du
conseil de la ville.
Président (M. Auger) : Des interventions sur cet amendement qui
introduit un nouvel article, soit le 19.1? M. le député de
René-Lévesque.
Ouellet : On fait référence
à 80.1 de la
Loi sur l'aménagement. Lorsque la politique de participation
respecte les exigences du règlement prévues
à l'article 80.3 de cette loi, aucun acte... J'essaie de voir, M. le ministre.
C'est parce qu'on est venu jouer
par... par amendement, pardon, la première fois, dans la politique de
participation, on a rajouté... On
faisait référence à 80.2, ça fait que... Je
vois l'heure, là. Ça fait que je vais juste faire ma réflexion pour être
certain qu'on canne bien la suite, là.
Le Président (M. Auger) : Bien,
effectivement, compte tenu de l'heure...
M. Ouellet : Vous allez suspendre,
je présume.
Le Président (M. Auger) : ...oui,
absolument, je vais suspendre.
Donc, compte tenu de l'heure, la commission
suspend ses travaux jusqu'à 15 heures.
(Suspension de la séance à 13 heures)
Président (M. Auger) : À l'ordre, s'il vous plaît! La Commission
de l'aménagement du territoire
reprend ses travaux. Je demande à
toutes les personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.
Nous poursuivons l'étude détaillée du projet de
loi n° 122, Loi visant principalement à reconnaître que les municipalités sont des gouvernements de proximité
et à augmenter à ce
titre leur autonomie et leurs pouvoirs. Lors de la suspension de nos travaux cet avant-midi,
nous étions rendus à l'étude de l'article 19.1, introduit par un amendement du ministre, et M. le député de René-Lévesque
avait la parole.
M. Ouellet : Merci beaucoup, M. le
Président. Donc, j'aurais peut-être une ou deux questions, parce que je présume, M.
le ministre, qu'on va voir ce genre
de disposition là réapparaître un peu partout dans la
concordance. Là, je crois comprendre,
on vient insérer dans la charte de Longueuil les nouvelles dispositions que nous avons adoptées
pour la participation publique.
Première question.
L'article 80.3. Parce que, là, on
dit : Lorsque la politique de participation publique respecte les
exigences du règlement en vertu de l'article 80.3, aucun acte de la ville
adopté en vertu de cette loi n'est susceptible d'approbation référendaire, mais on a tout aussi la
partie sur les
règlements qui vise, notamment, les objectifs, «le ministre peut, dans l'exercice» et «dans sa politique, la
municipalité locale doit indiquer». On n'en fait pas référence. Est-ce
qu'il y a une raison ou...
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre.
Coiteux : C'est-à-dire, on ne reprend pas le libellé de
l'article 80.3 dans celui-ci, là. L'objectif ici, c'est de s'assurer que la politique soit adoptée par la
ville centre et qu'elle régisse le nouveau régime pour l'ensemble de la
ville. Puis les objectifs ont été fixés dans 80.3, donc ils sont déjà là.
Ouellet : O.K. Mais, dans ce
cas-là, on ne fait pas référence à 80.2, qui nous amène aussi la
partie
transition, donc : «Le premier alinéa
ne s'applique pas à un processus d'adoption ou d'approbation référendaire qui
est en cours au moment de l'entrée en
vigueur de la politique.» De quelle façon le quatre... et j'aurai cette même
question-là aussi, parce qu'on ne
fait pas référence à 80.4 ni à 80.5. Alors, j'essaie de voir, donnez-moi
peut-être des façons de réfléchir qui font qu'en adoptant ce sous-amendement-là... ou cet amendement-là, pardon, on
vient aussi caper l'ensemble de la politique, le 81, 82... excuse, 80.1,
80.2, 80.3, 80.4 et 80.5.
M. Coiteux :
Bien oui, certainement, mais je vais demander à Me Cantwell, peut-être, de
nous donner un élément de réponse.
Le Président (M. Auger) : Me
Cantwell. O.K. Vous pouvez y aller.
Cantwell (Philip) : Oui. O.K. Alors, le nouveau
chapitre II.2 qui
est introduit dans la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, il s'applique à l'ensemble des municipalités ainsi qu'à
l'ensemble des municipalités du Québec, donc il s'applique à toutes les villes qui ont des chartes aussi bien qu'à
l'ensemble des autres municipalités. Donc, les dispositions 80.1 à
80.5 vont s'appliquer à la ville de Longueuil.
Ce qu'on introduit dans la charte avec cet
amendement, c'est une disposition qui vient clarifier comment ces dispositions-là, 80.1 à 80.5, vont s'appliquer
dans le contexte particulier d'un partage de compétence entre les
conseils d'arrondissement et le conseil de
la ville. Donc, on fait certains renvois pour clarifier certaines choses, pour
clarifier que c'est le conseil de la ville qui va adopter la politique
et que, cette politique-là, son effet, ça va être de s'appliquer à l'ensemble des actes de la ville, donc, qu'ils
soient posés par le conseil de la ville ou par le conseil d'arrondissement,
mais tout ce qu'on a dans la
Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme, ça continue de s'appliquer, ça s'applique à
Longueuil, ça va s'appliquer aux autres villes qui ont des chartes
aussi.
Ouellet : Et donc, par cet
article, on vient juste mettre dans la charte de Longueuil de quelle façon ça
doit se déployer, mais on garde quand
même ce qu'on a adopté, qui vient quand même, de façon macro, être... vient
gouverner, dans le fond, toutes les parties
des politiques de participation citoyenne qu'on a adoptées avant. Donc, c'est
pour ça qu'on n'a pas besoin de
refaire référence à... parce que, dans l'article, on parlait de 80.1, on parle
de 80.3, et donc on ne parle pas de 80.2 ni de 80.4 et 80.5, là.
Ce que vous
me dites, dans le fond, c'est qu'en mettant cette disposition-là on ramène tout
ça à... pas à l'article, pardon, mais au nouveau
chapitre qu'on a
introduit, le
chapitre II.2, «La participation publique».
M. Cantwell
(Philip) : C'est exactement ça, c'est juste une disposition d'arrimage
avec le fonctionnement particulier de ces villes-là, en l'occurrence la
ville de Longueuil.
M. Coiteux : Et la même chose va se
répéter dans les autres villes qui ont des caractéristiques semblables.
Le Président (M. Auger) : Mme la
députée de Taschereau.
Maltais : Je me
demande si on n'a pas fait une erreur. Quand on a adopté l'article 2.1 au
complet, on a ajouté : «Dans sa
politique, la municipalité locale doit indiquer, le cas échéant, qu'elle juge
que celle-ci est conforme au règlement
[...] et qu'elle se prévaut de l'article 80.2.» Mais, en même temps, ça ne se
peut pas, parce que l'article 80.2 ne
fait pas référence à l'adoption, il fait référence à lorsque la politique de
participation ne respecte aucun acte adopté par le conseil de celle-ci. Mais, si, le cas échéant, elle décide de ne pas
se prévaloir de 80.2, ça ne marche pas, parce que, si elle ne s'en
prévaut pas...
Maltais : O.K. La première chose qui se passe, la municipalité... Ne
prenons pas les articles, prenons la logique des situations. La
municipalité adopte une politique de participation publique.
Maltais :
C'est l'article 2.1. Premier geste, politique de participation publique adoptée
en conseil municipal et, le cas
échéant, elle décide d'adopter la politique de participation et de se prévaloir
de 80.2. Mais, à 80.2, il n'y a pas de «le
cas échéant» et il n'y a pas d'allusion au fait qu'il y a un règlement qui doit
être adopté au conseil municipal, il y a : «Lorsque la politique de
participation publique de la municipalité respecte les exigences[...] — point
final — aucun
acte adopté...»
Or, la politique
de participation publique peut respecter le 80.3, mais on peut se prévaloir ou
ne pas se prévaloir de 80.2.
M. Coiteux : Ce n'est pas
l'interprétation que je fais. Moi, j'ai compris qu'elle la déclare conforme et
que conséquemment elle se prévaut de 80.2.
C'est comme un sceau de : Oui, on est conforme et donc on est assujetti à
80.2.
Maltais : Ce n'est
pas ça que je lis du tout. Je lis que «le cas échéant»... Il y a «le cas
échéant». C'est deux affaires, là :
elle juge que celle-ci est conforme au règlement et puis elle se prévaut de
l'article 80.2. «Le cas échéant» est clair. Et, moi, c'est comme ça que
je l'ai compris, c'est comme ça que je l'ai expliqué, c'est une décision du conseil municipal qui dit : Si, le cas
échéant, elle adopte une politique du règlement et si elle se prévaut... Il n'y
a pas de «conséquemment», M. le
ministre. C'est «le cas échéant» qui est là, ce n'est pas «conséquemment». Et
moi, je pense que j'ai la bonne
version puis je l'aime beaucoup, mais ça ne marche plus après, 80.2 ne
fonctionne plus. Puis moi, je veux savoir lequel va prévaloir quand on
va être rendu devant une discussion.
Le Président (M. Auger) :
Voulez-vous un temps d'analyse et de réflexion? Voulez-vous un temps de
suspension pour analyser tout ça ou si vous êtes à l'aise?
Le Président (M.
Auger) : Je vais suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
15 h 14)
Le Président (M.
Auger) : Nous allons reprendre nos travaux. M. le ministre.
M. Coiteux :
Ah! là, vous me surprenez.
Le Président (M.
Auger) : Me Cantwell.
M. Cantwell
(Philip) : Oui. Alors, notre compréhension de ce qui a été introduit
par le sous-amendement à l'article 2.1, c'est de... une obligation pour la municipalité
de porter un jugement sur la conformité de sa politique au règlement
pris par le ministre et aussi d'indiquer clairement qu'elle est
consciente des conséquences qui découlent de ce jugement de conformité là, la conséquence étant celle qui est prévue à
80.2. Automatiquement, lorsqu'elle juge que sa politique est
conforme, l'effet, la conséquence de ça, c'est qu'on met fin à l'approbation
référendaire.
Maltais :
Excusez-moi, là, je comprends que c'est votre interprétation, mais je vous dis qu'il y a
deux interprétations possibles, et
l'interprétation que j'en fais et que j'ai toujours comprise, moi, puis
je vais aller vérifier, c'est que, dans sa politique, la municipalité
locale doit indiquer, le cas échéant, deux choses qui sont deux choses
différentes, la conformité et se prévaloir ou non de l'article 80.2...
Le Président (M.
Auger) : M. le ministre.
Maltais :
...et ça se fait très bien, mais c'est 82 qui est un problème et qui va venir
enfarger l'ajout qu'on a fait.
Coiteux : Non, on n'a pas du
tout compris ça et, si on avait compris autre chose que ça, on n'aurait pas
accepté ce libellé-là. «Le cas échéant» s'applique. C'est-à-dire qu'elle la juge conforme. C'est ça, «le cas échéant». Et, si elle la juge
conforme, donc il y a une conséquence, donc le 80.2 s'applique.
Maltais : ...comme
ça, M. le Président. Je comprends qu'on peut expliquer ça, mais ce
n'est pas ça qui est écrit. Et, moi,
ce qui est écrit, c'est ce que j'ai compris. Parce que je lis les textes de
loi puis je suis bien étonnée de voir qu'on
ne comprend pas la même chose que moi, mais peut-être qu'on va aller
chercher d'autres avis d'ici là. Mais ce que moi, je lis, c'est deux
choses.
M. Coiteux :
Moi, je suis très surpris parce que, toute la discussion qu'on a eue hier sur
ce libellé-là, j'étais sincèrement convaincu qu'on avait exactement la même
compréhension.
Maltais : Non, parce que,
nous autres, ce qu'on avait compris, quand on a dit : C'est réversible, c'est-à-dire que... puis je me souviens qu'on a eu la discussion sur
«c'est réversible», c'est-à-dire que le conseil municipal peut dire
qu'il revient à l'approbation référendaire et ne se prévaut plus de l'article 80.2.
Coiteux : C'est toujours
réversible, en ce sens qu'on peut abroger une politique de consultation puis retourner à l'autre système,
là. C'est toujours possible de le faire. C'est toujours
réversible, de ce point de vue là. Par contre, une fois qu'on adopte la politique et que la municipalité,
le cas échéant... c'est-à-dire, qu'elle l'avait vraiment faite conforme,
le cas échéant, qu'elle l'a rendue conforme, qu'elle est convaincue qu'elle est
conforme, le cas échéant, lorsqu'elle dit donc qu'elle est
conforme, bien, il n'y a plus d'approbation référendaire.
Mme Maltais :
Je suis curieuse de voir comment ça va se ramasser en cour.
Le Président (M.
Auger) : D'autres interventions sur l'amendement?
Le Président (M.
Auger) : Pardon?
Maltais :
C'est fait. De toute façon, ça ne concerne pas ça, mais je veux juste dire que
je lis l'article différemment.
Président (M. Auger) :
D'autres interventions sur l'amendement qui introduit 19.1? S'il n'y en a pas, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'amendement qui
introduit 19.1 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 19.1 est adopté. 20. M. le ministre.
Coiteux :
L'article 2 de l'annexe C de cette charte est modifié
par la suppression de «à l'exception toutefois du droit à la
rémunération additionnelle prévue à un règlement adopté en vertu de la
Loi sur
le traitement des élus municipaux (chapitre T-11.001)».
Alors, il s'agit
d'une modification de concordance apportée en raison des modifications proposées à la Loi
sur le traitement des élus municipaux.
Président (M. Auger) : Des interventions? Il n'y a pas d'intervention.
Je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'article 20 est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
M. Coiteux :
L'article 4 de
l'annexe C de cette charte est modifié :
1° par la suppression du premier alinéa;
2° par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «Pour l'application du présent
article, le chef de l'opposition» par «Le chef de l'opposition pour le
conseil de la ville».
Alors, il s'agit
d'une modification de concordance apportée en raison des modifications proposées à la
Loi sur le traitement des élus municipaux.
Président (M. Auger) : Des interventions sur 21? S'il n'y a pas
d'intervention sur 21, je le mets aux voix. Est-ce que l'article 21
est adopté?
Le Président (M. Auger) :
Adopté. 22.
M. Coiteux : J'ai un amendement
qui va insérer un 21.1.
Le Président (M. Auger) : Oui,
allez-y. Donc, on a un amendement qui introduit un nouvel article, 21.1. La
lecture, s'il vous plaît.
M. Coiteux : Alors, ça consiste
à insérer, après l'article 21, le suivant :
21.1.
L'article 27.1 de l'annexe C de cette
charte est abrogé.
Alors, cette
disposition spécifique à la ville de Longueuil en matière d'adoption de
règlements par le conseil, qui prévoit
qu'un règlement peut être lu lors d'un ajournement, n'est plus nécessaire, car
la lecture des règlements ne sera plus
exigée pour l'ensemble des municipalités, selon le nouveau libellé de
l'article 356 de la
Loi sur les cités et villes, introduit par
l'article 52 du projet de loi.
Président (M. Auger) : Interventions sur cet amendement? Il n'y a
pas d'intervention sur cet amendement. Je vais le mettre aux voix.
Est-ce que l'amendement qui introduit le nouvel article, 21.1, est adopté?
Le Président (M. Auger) :
Adopté. Donc, l'article 21.1 est adopté. 22.
M. Coiteux : 22. Alors, on est
à la Charte de la Ville de Montréal.
L'article 43 de la Charte de la Ville de Montréal (chapitre C-11.4)
est modifié par la suppression des deuxième et troisième alinéas.
Alors, il
s'agit d'une modification de concordance apportée en raison des modifications
proposées à la
Loi sur le traitement des élus municipaux.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions sur 22? S'il n'y a pas d'intervention, je vais le mettre aux
voix. Est-ce que l'article 22 est adopté?
Le Président
(M. Auger) : Adopté. 23.
M. Coiteux :
J'ai maintenant un amendement qui va introduire un
article 22.1...
Le Président
(M. Auger) : Bien sûr.
M. Coiteux :
...qui consiste à insérer, après l'article 22, le suivant :
22.1.
L'article 83 de cette charte est modifié :
1° par l'insertion,
après le paragraphe 2.1° du premier alinéa, du suivant :
«2.2°
de tenir la consultation publique sur le projet de règlement édictant la
politique de participation publique prévue à l'article 80.1 de la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, malgré l'article 80.4 de cette
loi;»;
2° par l'insertion,
après le paragraphe 3° du premier alinéa, du suivant :
«4° de tenir une
consultation publique sur tout élément désigné à cette fin dans la politique de
participation publique adoptée en vertu de l'article 80.1 de la
Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme.»
Alors,
l'amendement proposé introduit, dans le projet de loi, l'article 22.1, qui
modifie l'article 83 de la Charte de la Ville de Montréal de manière à étendre la compétence de l'Office de
consultation publique de Montréal au projet de règlement édictant la politique de participation publique de la ville
ainsi qu'à tout élément désigné dans cette politique.
Le Président
(M. Auger) : Tout le monde a reçu copie de cet amendement? Oui?
Vous l'avez reçu. Des interventions?
Le Président
(M. Auger) : Oui.
Je vais suspendre quelques
instants pour en permettre la lecture.
(Suspension de la séance à
15 h 23)
Président (M. Auger) : Nous
allons reprendre nos travaux. M. le
député de René-Lévesque, sur l'amendement qui introduit l'article 22.1.
M. Ouellet : Oui. Merci
beaucoup, M. le Président. On va suspendre cet article-là et ceux et celles, subséquemment, qui vont toucher la métropole. Notre collègue,
j'aimerais qu'il y jette un oeil. Alors, j'aimerais qu'on le suspende.
Est-ce que c'est possible?
Le Président (M.
Auger) : Vous aimeriez le suspendre.
M. Ouellet :
J'aimerais le suspendre et je demande, d'ailleurs, le consentement des partis.
Le Président (M.
Auger) : Pardon? M. le ministre, c'est quoi, les...
M. Coiteux :
Bien, pas nécessairement tout
article touchant la métropole, là.
Mme Maltais :
22 à 27, puis on continuerait. C'est un bloc. C'est l'usage.
Président (M. Auger) : 22 à 27, incluant 22.1. Mais 22 a été adopté,
là. Donc, 22.1 à 27. Il y a consentement?
M. Coiteux :
Il y a consentement.
Le Président (M.
Auger) : Consentement pour suspendre, à partir de l'amendement qui
introduit 22.1, donc 23, 24, 25, 26 et 27. Nous en serions à 28. M. le
ministre.
Coiteux : J'y suis. Alors,
article 28. On est dans la Charte de la
Ville de Québec.
L'article 19 de la Charte de la Ville de Québec
(chapitre C-11.5) est abrogé.
Il s'agit d'une modification de concordance
apportée en raison des modifications proposées à la
Loi sur le traitement des
élus municipaux.
Le Président (M. Auger) :
Des interventions sur 28? Pas d'intervention. Je vais le mettre aux voix.
Est-ce que l'article 28 est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. 29.
M. Coiteux : Je vais me permettre de lire l'amendement qui
suit, puisqu'il retirera l'article 29 qui est proposé ici.
Le Président (M.
Auger) : Allez-y.
Coiteux : Alors, l'amendement consiste à retirer du projet de loi
l'article 29, qui est l'article que j'aurais lu autrement, et cet amendement retire du projet de loi une disposition qui
apporte des modifications de concordance en lien avec l'article 39, qui
met fin à l'approbation référendaire des règlements d'urbanisme de la ville de
Québec.
Le Président (M.
Auger) : Donc, des interventions sur cet amendement?
Président (M. Auger) : Oui. On retire l'article 29 du projet de loi
par l'amendement. Des interventions sur cet amendement? S'il n'y a pas
d'intervention, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. Donc, l'article 29 est retiré. 30.
Coiteux :
L'article 30, j'ai, encore une fois, un amendement qui va le
retirer, parce qu'il ne sera pas nécessaire.
Le Président (M.
Auger) : Est-ce qu'on a copie de votre amendement? On l'a ici. Merci.
Coiteux : L'amendement, à l'article 30, consiste à retirer du projet
de loi l'article 30. Cet amendement retire du projet de loi une
disposition qui apporte des modifications de concordance en lien avec l'article
39, qui met fin à l'approbation référendaire des règlements d'urbanisme de la
ville de Québec.
Président (M. Auger) : Des interventions sur cet amendement? S'il n'y
en a pas, je vais le mettre aux voix. Est-ce que l'amendement est
adopté?
Le Président (M.
Auger) : Juste un instant. Mme la députée de Taschereau.
Mme Maltais :
C'est beau, c'est beau.
Le Président (M.
Auger) : Est-ce que l'amendement est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. Donc, l'article 30 est retiré du projet de loi.
Article 31.
Coiteux : On est encore dans un même cas de figure. J'ai un amendement
qui retire du projet de loi l'article 31, car c'est un amendement qui retire du projet de loi une disposition qui
apporte des modifications de concordance en lien avec l'article 39, qui met fin à l'approbation
référendaire des règlements d'urbanisme de la ville de Québec. Il n'est plus
nécessaire.
Président (M. Auger) : Merci. Des interventions sur cet amendement? Il
n'y a pas d'intervention. Donc, je vais le mettre aux voix. Est-ce que
l'amendement est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. Donc, l'article 31 est retiré. 32.
Le Président (M. Auger) :
Oh! bien, écoutez, là, je pensais que vous suiviez.
Des voix :
Ha, ha, ha!
Le Président (M.
Auger) : Je comprends que ça ne fournit pas.
Donc, est-ce
qu'il y a des interventions sur cet amendement?
Il n'y en a pas. Oui, M. le député de... Donc, je
suis allé trop vite, j'ai adopté tout ça trop rapidement. M. le député de Drummond—Bois-Francs.
Schneeberger : Oui,
M. le Président, juste peut-être une explication concernant l'amendement pour
bien comprendre, parce qu'étant donné que je remplace après-midi...
pour ne pas commettre un impair. Alors, si le ministre pourrait s'expliquer au niveau du commentaire... Je
comprends un peu, mais, dans l'ensemble, c'est quoi, concrètement, ce
que ça vient faire?
Le Président (M. Auger) : M. le
ministre.
Coiteux : Alors, c'est parce que les dispositions concernant les
référendums qui touchent la ville de Québec ont été transposées dans la version originale du projet de loi n° 109,
on les a retransposées. Mais, compte tenu du nouveau régime de participation publique qui est
introduit, ils ne sont pas en cohérence avec ce régime-là. Donc, on a un
amendement plus loin qui est
l'amendement qui rend pour la ville de Québec la même concordance qu'on vient
de faire avec Longueuil.
Président (M. Auger) : Ça va? Donc, nous reprenons. Donc, est-ce qu'il
y a d'autres interventions sur cet amendement? S'il n'y en a pas, je
vais le mettre aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 31 est retiré. 32. M. le ministre.
M. Coiteux : Oui. Alors, à 32, c'est
un même cas de figure encore. Alors, j'ai un
article 32, mais j'ai un
amendement pour le retirer pour les mêmes raisons.
Président (M. Auger) : Donc, la distribution s'effectue présentement.
Donc, est-ce qu'il y a des interventions sur cet amendement, visant à retirer du projet de loi l'article 32?
Il n'y a pas d'interventions? S'il n'y a pas d'intervention, je vais le
mettre aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Le Président (M. Auger) : Adopté.
Donc, l'article 32 est retiré.
Article 33.
M. Coiteux : Bien, j'ai un
amendement qui introduit un article, 32.1.
Le Président (M. Auger) : 32.1?
Le Président (M. Auger) :
Voulez-vous en faire la lecture?
M. Coiteux : Alors, ça consiste à
insérer, après l'article 32, le suivant :
32.1. Cette charte est modifiée par l'insertion,
après l'article 74.5.1, du suivant :
«74.5.2. Le
conseil de la ville adopte, pour l'ensemble de son territoire, la politique de
participation publique prévue à l'article 80.1 de la
Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme.
«Lorsque la
politique de participation publique de la ville respecte les exigences du
règlement pris en vertu de l'article 80.3
de cette loi, aucun acte de la ville adopté en vertu de cette loi n'est
susceptible d'approbation référendaire.»
Donc,
l'amendement proposé introduit, dans le projet de loi, l'article 32.1, qui
modifie la Charte de la Ville de Québec
de manière à prévoir que l'adoption d'une politique de participation publique
relève de la compétence du conseil de la ville. Nous faisons ici pour
Québec ce que nous avons fait pour Longueuil.
Le Président (M. Auger) : Des
interventions sur cet amendement? Mme la députée de Taschereau.
Maltais : Si la politique
de la municipalité locale est conforme, elle peut ne pas se
prévaloir de l'article 80.2. C'est comme ça que je lis le règlement.
C'est comme ça que je lis ce qu'on a écrit.
M. Coiteux : Et je me vois donc obligé de répéter ce que j'ai
dit auparavant. Le libellé ne signifie pas qu'on a le choix, le libellé signifie que le, cas échéant où une
ville dit que son règlement est conforme à ce qui est prévu, alors
elle se prévaut donc, de fait, de
l'abrogation référendaire. Et c'est dans cet esprit-là d'ailleurs
que nous nous étions, selon nous, entendus.
Mme Maltais : Outre l'esprit, vos
juristes maintiennent, après que j'ai questionné la chose, leur évaluation?
M. Coiteux : Ils la maintiennent.
Maltais : D'accord.
Président (M. Auger) :
D'autres interventions sur cet amendement, qui introduit l'article 32.1? S'il n'y en a pas, je vais le mettre aux
voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté.
Le Président (M.
Auger) : Sur division, non? Vous avez un commentaire, Mme la députée,
avant?
Maltais : J'ai un doute,
moi. C'est toujours ça, là. Je ne sais plus quoi voter, parce que,
moi, l'article, je le lis
autrement. Je comprends que les juristes disent ça, mais, des fois, les
juristes, ils... il y a plusieurs juristes, plusieurs interprétations.
Ça arrive, c'est la vie, en droit municipal aussi. Et, je vais vous dire, je
vais l'adopter parce que c'est conforme à ce
qu'on a adopté dans la première loi. Je vais être pour, tout en
me disant qu'on a quand même un problème potentiellement. Mais on va avoir le temps de le valider. De toute façon, on est pris avec dans l'autre loi, ça fait qu'on sera pris avec
là aussi. S'il y a quelque chose à changer, il faudra le changer pour tout le
monde. Voilà.
Le Président (M. Auger) :
Donc, l'amendement est adopté sur division, de la part du député de Drummond—Bois-Francs.
C'est ce que vous m'avez mentionné, «sur division»?
Le Président (M.
Auger) : Donc, l'article 32.1 est... Non, est-ce que l'article 32.1
est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Oui. Adopté. 33.
Coiteux : Alors, j'ai un amendement qui va retirer l'article 33, donc
je vais lire plutôt mon amendement qui consiste à retirer du projet de
loi l'article 33.
amendement retire du projet de loi une disposition qui apporte des
modifications de concordance en lien avec l'article 39, qui met fin à l'approbation référendaire des règlements
d'urbanisme de la ville de Québec. C'est donc le même cas de figure
qu'auparavant.
Le Président (M.
Auger) : Là, ça ne fournit plus, là. On n'a pas l'amendement.
Le Président (M.
Auger) : Ah! on l'a.
Président (M. Auger) : Donc,
tout le monde a reçu l'amendement visant à retirer du projet de loi l'article 33. Est-ce
qu'il y a... Oui, M. le ministre.
Le Président (M.
Auger) : Est-ce qu'il y a des interventions?
Maltais :
On pourrait attendre un petit peu. Ça vient d'arriver.
Le Président (M.
Auger) : Oui, absolument.
Bien, je vais
suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
15 h 37)
Le Président (M.
Auger) : Nous reprenons nos travaux sur la présentation de
l'amendement du ministre à l'article 33
visant à retirer du projet de loi l'article 33. Est-ce qu'il y a des
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, je vais le mettre aux
voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Le Président (M.
Auger) : Adopté. Donc, l'article 33 est retiré. M. le ministre.
Coiteux : Bon, là, je vais demander le consentement, parce que je vais
vouloir introduire par amendement un
article
33.1, mais cet
article 33.1 est un amendement de concordance qui est lié aux
articles 58 et 106 du projet de loi. Mais, avec consentement, on peut
aller faire le 58 et le 106 et revenir à cet amendement qui introduit un 33.1.
Le Président (M.
Auger) : Est-ce qu'il y a consentement?
Mme Maltais :
On pourrait avoir une explication. Quel est le lien?
Le Président (M.
Auger) : Oui. M. le ministre.
Mme Maltais :
Sur le lien entre les deux.
M. Coiteux :
Ça concerne le pouvoir général de taxation.
M. Coiteux :
Oui. C'est sur le pouvoir général de taxation. En ce qui concerne le 58...
Le Président (M.
Auger) : Bien là, c'est ça. M. Croteau.
M. Croteau
(Marc) : Est-ce que le 33.1 a été distribué?
Le Président (M.
Auger) : Oui.
Président (M. Auger) : Il n'a pas été déposé encore, là. On le fait
circuler, là. Il est distribué mais non présenté. Donc, nous avons...
Le Président (M. Auger) :
Pardon?
Président (M. Auger) : Parce que j'avais compris que vous vouliez un
consentement sur quelque chose, là. Je veux juste essayer de comprendre,
M. le ministre.
Coiteux : Bien, le consentement que je souhaitais... Encore une fois,
je peux l'introduire, puis on le suspend avec consentement pour aller
faire le 58 et le 106 et y revenir ensuite.
Le Président (M.
Auger) : Exact.
Le Président (M.
Auger) : Ça va? Allez-y pour la présentation.
M. Coiteux :
Alors, l'amendement consiste à introduire, après l'article 33, l'article
suivant :
33.1.
Les sections III et IV du
chapitre IV de cette charte, comprenant les articles
131.8 à 131.18, sont abrogées.
amendement est de concordance. Il abroge des dispositions qui ont été édictées
pour la ville de Québec par la Loi
accordant le statut de capitale nationale à la Ville de Québec et augmentant à
ce
titre son autonomie et ses pouvoirs (2016,
chapitre 31). Les
dispositions abrogées concernent le pouvoir général de taxation et le pouvoir
d'exiger des redevances réglementaires. Ces
pouvoirs sont accordés à l'ensemble des municipalités, y compris à la ville de
Québec, par les articles 58 et 106 du projet
de loi. Donc, on va proposer, évidemment, par 58 et 106, d'appliquer ça à tout
le monde. Et donc on n'a plus besoin d'une disposition spécifique pour
Québec qui serait donc abrogée ici.
Le Président (M. Auger) : Mme la
députée de Taschereau.
Maltais : ...d'attendre 58 pour abroger ce qui existe déjà dans la
ville de Québec.
M. Coiteux :
Bien, logiquement, il faudrait...
Mme Maltais :
Si vous voulez.
Coiteux : Parce qu'on laisserait Québec dans le vide, en théorie, là.
On n'a pas fini l'étude. Mais je ne voudrais pas laisser Québec dans le
vide.
Mme Maltais :
...10 secondes, personne n'en mourrait, de se faire taxer de façon
supplémentaire.
Le Président (M. Auger) : Donc, on poursuit la discussion sur cet
amendement-là ou on suspend l'amendement et on va à 58?
M. Coiteux :
On peut aller à 58.
Le Président (M.
Auger) : Donc, consentement?
M. Coiteux :
Oui. Alors, on suspend...
Le Président (M.
Auger) : Première étape. Juste avant, j'ai besoin d'un consentement
pour suspendre l'amendement qui introduit
33.1. Il y a consentement? M. le député de Drummond—Bois-Francs, consentement? Nous allons à
Coiteux : O.K. Oui. Bien, il est assez long à lire, là, il ressemble
beaucoup à celui qu'on a lu à Québec, mais je peux le relire à nouveau,
hein? Vous êtes prêts? Vous voulez que je le lise au complet? Oui, hein?
Le Président (M.
Auger) : Oui, oui, normalement.
Coiteux : Je sens qu'il y a de l'appétit pour ça. Après, il y aura un
amendement, ceci dit, mais c'est juste pour changer un mot dans la
version anglaise. Ça va?
Alors, 58. Cette loi
est modifiée par l'insertion, après l'article 500, de ce qui suit :
«II.1. Pouvoir
général de taxation.
«500.1. Toute
municipalité peut, par règlement, imposer sur son territoire toute taxe
municipale, pourvu qu'il s'agisse d'une taxe directe et que ce règlement
satisfasse aux critères énoncés au quatrième alinéa.
«La municipalité
n'est pas autorisée à imposer les taxes suivantes :
«1° une taxe à
l'égard de la fourniture d'un bien ou d'un service;
«2° une taxe sur le
revenu, les recettes, les bénéfices, les encaissements ou à l'égard de montants
semblables;
une taxe sur le capital versé, les réserves, les bénéfices non répartis, les
surplus d'apport, les éléments de passif ou à l'égard de montants
semblables;
une taxe à l'égard des machines et du matériel utilisés dans le cadre
d'activités de recherche scientifique
et de développement expérimental ou de
fabrication et de transformation et à l'égard de tout élément d'actif servant à
accroître la productivité, notamment le matériel et les logiciels
informatiques;
une taxe à l'égard d'une rémunération qu'un employeur verse ou doit verser pour
des services, y compris une rémunération non monétaire que l'employeur
confère ou doit conférer;
«6° une taxe sur la
fortune, y compris des droits de succession;
«7° une taxe relative
à la présence ou à la résidence d'un particulier sur le territoire de la
municipalité;
une taxe à l'égard des boissons alcooliques au sens de l'article 2 de la Loi
sur les infractions en matière de boissons alcooliques (chapitre I-8.1);
une taxe à l'égard du tabac ou du tabac brut au sens de l'article 2 de la Loi
concernant l'impôt sur le tabac (chapitre I-2);
«10° une taxe à
l'égard d'un carburant au sens de l'article 1 de la Loi concernant la taxe sur
les carburants (chapitre T-1);
«11° une taxe à
l'égard d'une ressource naturelle;
«12° une taxe à
l'égard de l'énergie, notamment l'électricité;
«13°
une taxe prélevée auprès d'une personne qui utilise un chemin public, au sens
de l'article 4 du Code de la sécurité
routière (chapitre C-24.2), à l'égard de matériel placé sous ou sur le chemin
public, ou au-dessus de celui-ci, pour fournir un service public.
«Pour
l'application du paragraphe 1° du deuxième alinéa, les expressions
"bien", "fourniture" et "service" ont le
sens que leur donne la
Loi sur la taxe de vente du Québec (chapitre T-0.1).
«Le règlement visé au
premier alinéa doit remplir les conditions suivantes :
«1° il doit indiquer
l'objet de la taxe qui doit être imposée;
«2° il doit indiquer
soit le taux de la taxe, soit le montant de la taxe à payer;
«3° il doit
indiquer le mode de perception de la taxe, y compris la désignation des
personnes qui sont autorisées à la percevoir à
titre de mandataires de
la municipalité.
«Le règlement visé au
premier alinéa peut prévoir ce qui suit :
«1° des exonérations de la taxe;
«2° des pénalités en cas de contravention au
règlement;
«3° des frais de recouvrement et des frais pour
provision insuffisante;
«4° des intérêts, y compris le taux, sur la
taxe, les pénalités et les frais impayés;
«5° des pouvoirs de cotisation, de vérification,
d'inspection et d'enquête;
«6° des remboursements et des remises;
«7° la tenue de registres;
«8° la mise en oeuvre et l'utilisation de
mécanismes de règlement de différends;
«9° la mise
en oeuvre et l'utilisation de mesures d'exécution si un montant de la taxe, des
intérêts, des pénalités ou des frais demeure impayé après sa date
d'échéance, notamment la saisie-arrêt, la saisie et la vente des biens;
«10°
l'assimilation de la créance pour taxe impayée, y compris les intérêts, les
pénalités et les frais, à une créance prioritaire
sur les immeubles ou meubles en raison de laquelle elle est due, au même
titre
et selon le même rang que les créances
visées au paragraphe 5° de l'article 2651 du Code civil, de même que la
création et l'inscription d'une sûreté par une hypothèque légale sur ces
immeubles ou sur ces meubles, selon le cas;
«11° tout critère en fonction duquel le taux de
la taxe ou le montant de la taxe à payer peut varier.
«500.2. La
municipalité n'est pas autorisée à imposer une taxe en vertu de l'article 500.1
à l'égard des personnes suivantes :
«1° l'État, la couronne du chef du Canada ou
l'un de leurs mandataires;
«2° une
commission scolaire, un collège d'enseignement général et professionnel, un
établissement universitaire au sens
de la
Loi sur les investissements universitaires (chapitre I-17) et le
Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec;
«3° un
établissement d'enseignement privé tenu par un organisme à but non lucratif
relativement à une activité exercée
conformément à un permis délivré en vertu de la
Loi sur l'enseignement privé
(chapitre E-9.1), un établissement d'enseignement
privé agréé aux fins de subventions en vertu de cette loi et un établissement
dont le régime d'enseignement est
l'objet d'une entente internationale au sens de la
Loi sur le ministère des
Relations internationales (chapitre M-25.1.1);
«4° un établissement public au sens de la Loi
sur les services de santé et les services sociaux (chapitre S-4.2);
«5° un
établissement privé visé au paragraphe 3° de l'article 99 ou à l'article 551 de
la
Loi sur les services de santé et
les services sociaux relativement à une activité exercée conformément à un
permis délivré à l'établissement en vertu de cette loi et qui constitue
une activité propre à la mission d'un centre local de services communautaires,
d'un centre d'hébergement et de soins de longue durée ou d'un centre de
réadaptation au sens de cette loi;
«6° un centre
de la petite enfance au sens de la
Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance (chapitre S-4.1.1);
«7° toute autre personne déterminée par
règlement du gouvernement.
«Une taxe
imposée en vertu de l'article 500.1 ne donne pas droit au versement d'une somme
déterminée en vertu de la
section V du
chapitre XVIII de la
Loi sur la fiscalité municipale (chapitre F-2.1) — une pause.
«500.3.
L'article 500.1 n'a pas pour effet de
limiter tout autre pouvoir de taxation accordé à la municipalité par la loi.
«500.4. L'utilisation
d'une mesure d'exécution mise en oeuvre par un règlement adopté en vertu de
l'article 500.1 n'empêche pas la municipalité d'utiliser les autres
recours que prévoit la loi pour recouvrer les montants exigibles en application
de ce règlement.
«500.5. La municipalité peut conclure avec une
autre personne, y compris l'État, une entente prévoyant la perception et le recouvrement de toute taxe
imposée en vertu de l'article 500.1 ainsi que l'application et l'exécution
d'un règlement qui l'impose. Cette entente
peut autoriser la personne à percevoir la taxe et à veiller à l'application et
à l'exécution du règlement pour le compte de la municipalité.
«500.6. Toute municipalité peut exiger toute
redevance pour contribuer au financement d'un régime de réglementation relevant d'une de ses compétences. La redevance peut
aussi avoir pour but principal de favoriser, par son influence sur le
comportement des personnes, l'atteinte des objectifs du régime.
«Les revenus
produits par la redevance doivent être versés dans un fonds destiné
exclusivement à les recevoir et à contribuer au financement du régime.
«Le premier alinéa s'applique sous réserve de ce
que prévoient les articles 145.21 à 145.30 de la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (chapitre A-19.1),
dans la mesure où la redevance exigée est perçue auprès d'un requérant
visé au paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 145.21 de cette loi et
qu'elle sert à financer une dépense visée à ce paragraphe.
«500.7. La décision d'exiger une redevance se
prend par un règlement qui doit :
«1° identifier le régime de réglementation et
ses objectifs;
«2° indiquer de qui est exigée la redevance;
«3° indiquer
le montant de la redevance ou une façon de l'établir, y compris, s'il y a lieu,
tout critère en fonction duquel le montant peut varier;
constituer le fonds réservé et identifier expressément les fins auxquelles les
sommes qui y sont versées peuvent être utilisées;
«5° indiquer le mode de perception de la
redevance.
«Ce règlement peut prévoir des frais de
recouvrement et des frais pour provision insuffisante.
«La municipalité transmet une copie
vidimée du règlement, dans les 15 jours de son adoption, au ministre
des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire.
«500.8.
La redevance ne peut être exigée que d'une personne qui bénéficie du régime de
réglementation identifié au règlement ou dont les activités créent le
besoin de ce régime.
«500.9.
La redevance ne peut être établie en fonction d'un élément visé aux paragraphes
2° à 6° et 8° à 12° du deuxième alinéa de l'article 500.1, compte tenu
des adaptations nécessaires, ni en fonction du fait qu'un particulier est
résident sur le territoire de la municipalité.
«Tout
critère en fonction duquel le montant de la redevance peut varier doit se
justifier en regard des objectifs du régime de réglementation.
«500.10. La
municipalité peut conclure avec une autre personne, y compris l'État, une
entente prévoyant la perception et le recouvrement de la redevance ainsi que l'application
et l'exécution du règlement qui l'exige.
«500.11.
La municipalité n'est pas autorisée à exiger une redevance en vertu de
l'article 500.6 d'une personne visée à l'un ou l'autre des
paragraphes 1° à 7° du premier alinéa de l'article 500.2.
«Le gouvernement peut
interdire le prélèvement d'une redevance en vertu de l'article 500.6, ou
imposer des restrictions à l'égard d'un tel
prélèvement, lorsqu'il estime qu'une telle redevance entre en conflit ou fait
double-emploi avec une autre redevance qui est ou peut être exigée par
un autre organisme public au sens de l'article 1 de la
Loi sur la fiscalité
municipale (chapitre F-2.1).
décision du gouvernement prend effet à compter de la date de sa publication à
la Gazette officielle du Québec ou à toute date ultérieure
qui y est mentionnée.
«Une
redevance exigée en vertu de l'article 500.6 ne donne pas droit au versement
d'une somme déterminée en vertu de la
section V du
chapitre XVIII de la
Loi sur la fiscalité municipale.» Bon, je vais
essayer de me résumer.
Le Président (M.
Auger) : Oui.
M. Coiteux :
Ce que vient faire cet article, c'est d'accorder un pouvoir général de taxation
à l'ensemble des municipalités du Québec. Comme vous avez pu le constater, un
pouvoir général de taxation ne permet pas à la ville d'empiéter sur les pouvoirs de taxation existants du gouvernement, et c'est pour ça qu'il prévoit donc, ce pouvoir général de taxation, une série de limites pour ne pas
empiéter sur les autres champs de taxation. Maintenant, on s'assure
également que les champs de taxation qui
sont déjà prévus dans le secteur municipal
par les lois existantes ne sont pas remis en question par cette nouvelle disposition. Il contient également
des dispositions pour exempter les organismes
publics ainsi que certains organismes, par exemple les centres de la petite enfance... d'être exemptés de ce type de nouvelle taxe
qui pourrait être introduite dans le cadre du pouvoir général de
taxation. Et on établit également le même genre de disposition dans la
section
concernant la possibilité de prélever des redevances de développement,
également dans la deuxième section.
Donc,
toujours le même principe. Vous avez le droit de faire ce qui n'est pas expressément permis dans la loi, à l'exception de ce qui est déjà de votre ressort,
où ça continue d'exister, ou du ressort des gouvernements provincial et fédéral dans ce cas-ci, vous ne pouvez pas
empiéter sur ce pouvoir-là, et il y a des exemptions pour les organismes
publics. C'est ce qu'on fait.
Le Président (M.
Auger) : Merci, M. le ministre. D'autres interventions? Mme la députée
de Taschereau.
Maltais : ...question. Je sais qu'on a abordé le dossier
pendant l'étude du projet de loi n° 109 de la ville de Québec. J'avais posé des questions, évidemment,
plus précises. Je vais en avoir deux. Est-ce que, comme c'était à
l'époque, c'est exactement le libellé qu'il
y a dans la loi de Québec et de Montréal? Parce que je pense que, maintenant,
c'est dans les deux lois que ça existe.
M. Coiteux :
Mot à mot, me dit-on.
Maltais : Mot à mot. Donc, je ne pense pas qu'il soit utile
de refaire le débat que j'avais fait lors du projet de loi n° 109.
Mais, puisqu'on est dans une autre commission et qu'il y a d'autres gens
peut-être qui écoutent puis que maintenant
ça va toucher toutes les villes, ce que je comprends bien, il faut comprendre,
j'aimerais ça que vous me disiez quels... C'est parce qu'on procède par
exceptions. On dit : Vous avez un pouvoir de taxation général, mais voici
les exceptions. Peut-être que le ministre
pourrait nous dire pour l'ensemble des citoyens quels types de pouvoir de
taxation pourraient s'ajouter. Je peux vous le dire, parce que, par exemple,
là, quand je suis arrivée au caucus avec ça, il y a beaucoup de députés qui avaient dit : Comment ça, on ajoute des
pouvoirs de taxation? On n'est pas déjà assez taxés par nos municipalités... taxes foncières, et tout? Ça fait
que ce serait bien si... parce que je sais que c'est... quelques
exemples, simplement, alors de les entendre. On pourrait peut-être rassurer
quelques personnes.
Le Président (M.
Auger) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Oui. De un, les exclusions font en sorte, par exemple, qu'une municipalité ne
pourrait pas avoir sa propre taxe de vente
qui viendrait s'ajouter à la TVQ, là. Ça, ce n'est pas permis. Ça, c'est
clairement le genre de chose pas
permis. Lorsqu'on pose la question... Et on a posé la question, notamment, à la
ville de Québec lorsqu'on a accepté de mettre
cette disposition-là dans le projet de
loi sur la capitale nationale. Eux, ils
parlaient de taxe sur le stationnement, pour justement inciter la
disparition de certains types de stationnement particulièrement disgracieux qui
laissent une empreinte négative sur la ville, pour avoir des stationnements qui
soient plus harmonisés avec la ville.
Alors, de la façon que c'est fait,
évidemment, il y a tellement d'exceptions que ça balise le champ, mais,
selon la réalité spécifique de chaque ville,
ils pourraient non pas vouloir taxer davantage — ce n'est pas ça qui est l'objectif
visé ici — mais d'être un peu moins dépendants des
taxes foncières. Je pense que tout le monde est d'accord avec le fait
que, s'il y avait moins de pression sur les taxes foncières parce qu'il y avait
d'autres formes de perception de revenus, ce serait à l'avantage de tout le
monde.
Le Président (M.
Auger) : M. le député de Drummond—Bois-Francs.
Schneeberger :
Oui. Bien, je veux juste faire suite à ce que le ministre vient de dire.
J'aimerais ça que le ministre donne des
exemples, quelles taxes pourraient être... étant donné qu'il a fait ses
travaux, qu'il a produit le projet de loi,
quels genres de taxe qu'une ville pourrait faire, parce que la réalité, c'est
qu'à la fin c'est toujours la même personne qui paie, là. C'est le
contribuable, là, qui paie à la fin, là, peu importe le style de taxe, là.
Coiteux : Oui. Bien, j'ai nommé les taxes sur le stationnement parce
que Montréal a utilisé ce pouvoir-là de cette façon-là. Ça a été mentionné par la ville de Québec comme une
avenue possible. D'autres villes parlent d'écofiscalité, de taxes qui
changeraient le comportement pour mieux protéger l'environnement, notamment.
C'est difficile de
donner des exempl