Public Finance — 15 April 2019 (42nd Legislature, 1st Session)

CFP 2019-04-15

Quebec — Committees

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Public Finance — 15 April 2019 (42nd Legislature, 1st Session)

CFP 2019-04-15

Quebec — Committees

(Quatorze heures quatre minutes)

Président (M. Simard) :

Alors, chers collègues, à

l'ordre, s'il vous plaît! Je constate

que nous avons quorum. Bienvenue à tous, bienvenue à toutes en ce beau

lundi.

Vous

savez que toutes les commissions permanentes de l'Assemblée nationale sont des

commissions dont l'agenda est très serré, dont l'agenda est très chargé. Notre commission

n'échappe pas à cet agenda très, très lourd. C'est la raison pour laquelle nous sommes réunis en ce lundi après-midi.

Donc, merci de vous être libérés. Je sais, et je m'adresse à mes collègues,

à quel point ça — permettez-moi

un anglicisme — impacte

un peu sur nos vies respectives de députés dans nos circonscriptions puisque

le lundi, c'est généralement une journée de bureau de comté. Mais, ceci étant

dit, très heureux de vous retrouver.

La commission est réunie afin de procéder à l'étude du volet Ressources

informationnelles — tiens

donc — des

crédits budgétaires du portefeuille Conseil du trésor et Administration gouvernementale pour l'exercice

financier 2019‑2020. Une enveloppe, comme vous le savez, de quatre heures

a été allouée pour l'étude de ces crédits.

Alors, Mme la

secrétaire, y aurait-il des remplacements?

La Secrétaire :

Non, M. le Président, il n'y a aucun remplacement.

Président (M. Simard) : Alors, un bref rappel. Nous allons

débuter, comme vous le savez, par les remarques préliminaires puis nous

allons procéder à une discussion d'ordre général par blocs d'environ, hein, je

dis bien d'environ 17 minutes, incluant

les questions et les réponses. Je vous rappelle également que la mise aux voix

de ces crédits sera effectuée à la fin

du temps qui est alloué aux programmes 1, 3, 4 et 5 du portefeuille

Conseil du trésor et Administration gouvernementale, soit le mercredi

17 avril en après-midi.

Alors,

puisque nous avons débuté quelques minutes après 14 heures, y aurait-il

consentement, puisque notre bloc est de

quatre heures, pour que nous puissions dépasser le temps voulu pour rattraper

le bloc de temps qui nous était initialement alloué? Consentement? Merci

à vous tous.

Je vous rappelle que,

pour les remarques préliminaires, de 24 minutes au total, le gouvernement

dispose de 12 minutes, M. le ministre,

l'opposition officielle, huit minutes. Le deuxième groupe d'opposition ainsi

que le troisième groupe d'opposition disposent respectivement de deux

minutes.

Nous

débutons donc avec les remarques préliminaires de M. le ministre. À vous la

parole. Et bienvenue parmi nous.

Caire :

Merci, M. le Président. Bien, d'abord, vous me permettrez de saluer les

collègues de la

partie ministérielle, les

collègues de l'opposition officielle, deuxième, troisième groupe d'opposition,

peut-être aussi saluer les gens qui

sont avec moi à la table, la chef de cabinet, Mme Boutin, le secrétaire du

Conseil du trésor, M. Ducharme, et le DPI, M. Boivin, qui

m'accompagnent, et évidemment les gens du Conseil du trésor qui travaillent

dans le secteur des ressources informationnelles,

donc remercier tout le monde d'être ici pour un moment assez important, un

moment assez inusité, M. le

Président, parce que je faisais un petit décompte rapide, ce sont mes

13e études de crédits. Les 12 premières, je les ai passées

assis quelque part dans ce secteur-là. Donc, c'est une première pour moi de

l'autre côté du miroir.

Le Président

(M. Simard) : C'est supposé vous porter chance ou malchance, 13?

Caire : Je ne suis pas superstitieux, M. le Président. Donc,

il n'y a pas de problème. En fait, je vous dirai ça à la fin de

l'exercice de quatre heures.

Mais

tout ça pour dire, M. le Président, que c'est un exercice pour lequel j'ai

énormément de respect, un exercice de reddition

de comptes très important. Et donc je salue d'emblée les travaux que nous

allons faire aujourd'hui, que j'aborde avec

évidemment beaucoup d'ouverture et de coopération, sachant les frustrations

qu'on peut vivre dans l'opposition quand on pose des questions pour lesquelles on n'a pas de réponse. Et j'ai

bien l'intention de vous éviter à tous ces frustrations-là dans la

mesure du possible, bien évidemment.

le Président, depuis l'élection de notre gouvernement, le premier ministre m'a

confié la tâche de la transformation numérique, de façon peut-être un

peu plus large aussi, la gestion des technologies de l'information. Il y a des

chantiers très importants que nous avons identifiés et pour lesquels, M. le

Président, nous sommes déjà à l'oeuvre.

premier chantier sur lequel j'avais travaillé de façon particulière à l'époque

où j'étais à l'opposition, c'était la façon

dont on traitait, dont on stockait et dont on gérait les données du

gouvernement du Québec. Donc, déjà, le gouvernement a fait son lit dans cette matière-là. Le

4 février dernier, j'avais l'occasion, avec le président du Conseil du

trésor, d'annoncer la phase I du

programme de consolidation de nos centres de traitement de l'information, qui

sera suivie, évidemment, très bientôt par une phase II qui a pour

objectif de consolider les 457 centres de traitement de l'information que

possède le gouvernement du Québec, selon les

modalités que nous avons annoncées. Et peut-être les collègues auront-ils des

questions à me poser sur ce programme-là. Ça

me fera plaisir d'y répondre. Mais c'est déjà un premier grand chantier sur

lequel nous nous étions engagés et que nous avons mis en oeuvre.

Un deuxième

chantier qui était très important aussi, qui, à mon avis, figurait dans les

priorités qu'on devait adresser comme

gouvernement, c'est toute la gouvernance. Il y avait des étapes qui avaient été

franchies le printemps dernier, le projet

de loi n° 135, qui, à mon avis, n'allait pas assez loin,

n'amenait pas la clarté nécessaire dont on a besoin dans une saine gouvernance, qui nous ont amenés à prendre

des décisions qui ont été annoncées au budget dernier, à savoir la

création d'Infrastructures technologiques Québec, qui va nous permettre de

doter le gouvernement du Québec d'une boîte d'informatique — là, vous me passerez l'expression, M. le Président — qui va vraiment concentrer l'expertise,

améliorer l'expertise et s'assurer d'une

gestion gouvernementale de tout ce qui relève de l'infrastructure technologique

gouvernementale plutôt que de

travailler en silo, comme on avait peut-être l'occasion ou comme on le

faisait... ou l'habitude, je ne dis pas l'occasion, mais l'habitude de la faire avec un certain niveau

d'inefficacité. Donc, ça, c'est un premier volet de ce chantier-là qui

est extrêmement important.

Un autre volet de ce chantier-là, c'est

d'adresser de façon plus globale la question de la cybersécurité. Nos concitoyens, à raison, se préoccupent de la façon

dont le gouvernement va gérer la sécurité des informations qu'ils nous confient dans un objectif de prestation de

services. Et la cybersécurité, malheureusement, a peut-être été un peu l'enfant

pauvre du gouvernement du Québec dans les dernières années. Et ça, c'est un

sujet qui est trop important pour qu'on ne l'adresse pas de façon très

particulière.

Et donc c'est la raison pour laquelle,

notamment, nous rapatrions le CERT/AQ au Conseil du trésor, s'assurer d'avoir une organisation centrale,

pangouvernementale qui va elle aussi rehausser l'expertise de notre

administration sur la cybersécurité,

qui va s'assurer aussi d'une meilleure cohésion avec les différents ministères

et organismes qui vont continuer à

opérer la cybersécurité de leurs systèmes de mission, et donc de s'assurer

d'avoir ce que moi, j'appelle le système d'alarme qui va être en cohésion, en relation et qui va,

donc, augmenter l'efficacité, s'assurer aussi d'avoir des protocoles plus

rigoureux, plus détaillés sur la façon de

contrer les attaques, et aussi parce qu'il faut... Je pense qu'il faut avoir

cette honnêteté-là de dire à nos

concitoyens qu'il n'y a aucun système qui est 100 % imperméable. Donc, il

faut savoir aussi comment réagir quand il

y a des intrusions, donc d'avoir des politiques d'extrusion, s'assurer qu'on a

cette intelligence-là de contrer les applications malveillantes et les

intrusions dans nos systèmes, donc un chantier, dans la gouvernance, très

important, de s'assurer d'avoir une entité qui est dédiée à ça.

Finalement,

le dernier chantier, et non le moindre, réorganiser la gouvernance de la

transformation numérique avec la

création du Centre québécois d'excellence numérique, qui va faire en sorte

qu'on va pouvoir considérer cette question-là de façon gouvernementale. Donc, dans le passé, oui, effectivement, il

y a eu une stratégie qui avait été déposée par le précédent

gouvernement, stratégie qui a donné lieu à des initiatives, mais qui n'a pas

donné lieu à un plan d'ensemble, à une

cohésion d'ensemble, et qui n'a pas donné lieu non plus à un rehaussement de

notre expertise à l'interne pour s'assurer de la réalisation de ce plan-là, parce que c'est bien beau d'avoir un

plan, mais encore faut-il avoir des gens capables de le comprendre, d'une part, et de l'exécuter, d'autre

part. Donc, c'est une réorganisation assez majeure qui voit l'ancien

CSPQ disparaître et apparaître des entités totalement dédiées aux questions de

cybersécurité, technologies de l'information, transformation numérique.

Autre

élément, nous sommes à l'élaboration... Et d'ailleurs j'invite la population

qui nous écoute à participer à cette consultation parce nous sommes à

l'élaboration de notre stratégie numérique et nous sommes en période de consultation avec la population sur

Québec.ca/transformationnumérique, où la population, évidemment, est invitée à

se prononcer sur les enjeux de la

transformation numérique, nous faire part de leurs suggestions, idées,

commentaires, préoccupations, donc, pour qu'on soit en mesure de faire

en sorte que cette stratégie numérique là, les citoyens du Québec se

l'approprient, et pas seulement un débat

d'initié, mais l'ensemble de la population, parce que la finalité d'une

stratégie numérique, c'est de mettre à disposition des services

numériques intuitifs dont la population va se servir, qui va répondre aux

besoins de la population et non pas à des trips technologiques, ce qu'on a

peut-être vu dans le passé, et pour lesquels on ne souhaite pas que ça se

reproduise.

Donc, il y a

cette période de consultation là qui va amener la nouvelle stratégie numérique

à être déposée à terme... et pour

lesquels non seulement on veut être connectés sur les besoins de la population

en matière de services, de prestation de services, pour lesquels on veut être connectés aussi à la population en

matière de seuil de tolérance, jusqu'où on peut aller dans la prestation de services, parce que la

technologie peut nous amener très loin. La technologie disponible peut

nous amener dans un monde qu'on croit être futuriste, mais qui, au fond, nous

entoure, fait

partie de notre quotidien, qu'on pense à l'authentification biométrique. Qui n'a pas, avec son téléphone

Apple ou autre application, une façon de déverrouiller par empreinte

digitale ou par reconnaissance faciale?

Alors,

ces technologies-là existent. On n'est pas dans le futur. On est

dans le présent. Maintenant, quel est le seuil de tolérance des citoyens par

rapport à ces services-là? Ça, c'est

aux citoyens de nous le dire. Mais une stratégie numérique qui va tenir compte de

ça et qui va aussi amener des éléments mesurables qui vont faire en sorte que non

seulement le gouvernement va se donner des orientations, va se donner des objectifs,

mais ces objectifs-là seront mesurables, quantifiables... autant

qualitativement que quantitativement. Et ça, je pense que ça va distinguer...

pas je pense, j'ai la conviction

que ça distingue et que ça va continuer à distinguer notre gouvernement, parce que c'est bien d'avoir des grandes

orientations, c'est bien d'avoir des politiques, mais encore faut-il savoir si

on atteint la cible, et, pour atteindre la cible, enco

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCFP 2019-04-15
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux parlementaires commissions cfp 42 1 journal debats CFP 190415.html
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier58a13f31bd23a4d06ba7dbb8af7848442c674696

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