Transportation and the Environment — 26 April 2018 (41st Legislature, 1st Session)
CTE 2018-04-26
Quebec — Committees
Enfin,
par ailleurs, nous lancerons ce printemps la stratégie de développement de
l'industrie québécoise des produits forestiers,
qui présentera les principales orientations et objectifs gouvernementaux des cinq prochaines années. C'est une stratégie de production du bois qui sera aussi
envisagée, on s'ajoute à ça... Juste dire que la stratégie, elle est
importante. Ce n'est pas juste des belles
paroles. On avait fait une consultation auprès de, je dirais, au moins une cinquantaine
de partenaires, qui nous ont dit
comment ils voyaient ou prévoyaient, dans
le fond, les perspectives de cette
filière de production là de l'industrie forestière. Et on aura à déposer
sous peu, au printemps 2018, cette fameuse stratégie là, qui devrait faire
l'assentiment de l'ensemble de l'industrie.
Quant aux mesures du
budget 2018, permettez-moi de donner un certain nombre d'informations. Le plan
économique du Québec de mars 2018, nous avons annoncé des sommes supplémentaires
aux choses qui étaient déjà prévues soit au
Forum Innovation Bois ou même lors de l'activité du bilan. On a ajouté à ça 127 millions pour renforcer le secteur
forestier uniquement. Notamment, on sait que le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie
en particulier, même chose un peu pour la Côte-Nord, même
chose dans mon comté, au Témiscamingue, on était aux prises avec la tordeuse
des bourgeons de l'épinette. Donc, on va
lutter contre l'épidémie, on a ajouté des montants supplémentaires pour ça,
tout en voulant limiter les pertes de
matière ligneuse, donc, c'était
l'objectif visé, et en s'assurant d'une remise en production des aires qui ont été affectées ou même qui ont été
faites... c'est-à-dire coupées en récolte préventive. Je vous rappelle,
pour mes collègues, l'ensemble des collègues, qu'il y a deux façons. Oui, la
tordeuse des bourgeons de l'épinette, on peut la combattre, mais on peut aussi couper en prévention, de façon à donner
moins de nourriture, entre guillemets, à la fameuse tordeuse. Et autant
en forêt publique que privée, donc, ça a été une mesure très appréciée.
Contribution
du secteur à la lutte contre les changements climatiques, ça aussi, ça a été
fort important. On a réussi à négocier,
l'ensemble autant de la fonction publique que, je dirais, la fonction
politique, à aller chercher 50,1 millions de dollars au fédéral pour du reboisement, dans un
contexte de programme de lutte aux les changements climatiques. Je vous rappelle que, lorsque les arbres, les pousses sont
jeunes, c'est là qu'il y a le plus de captation de carbone. Donc, c'est
tout de même fort intéressant.
secteur forestier est un des seuls à présenter le potentiel à générer des
émissions négatives de gaz à effet de serre, je tiens à vous le rappeler, négatives dans le sens qu'au lieu d'en
émettre, des gaz à effet de serre, on pourrait non seulement diminuer, autant que faire se peut, cette
émission-là, mais en plus, en reboisant, ça pourrait nous permettre d'avoir
des émissions négatives, donc qu'il y ait la captation, et de créer des puits
de carbone.
Donc,
il y a trois objectifs à ça, cette mission-là de combattre les émissions de gaz
à effet de serre, c'est l'activation des
puits de carbone, c'est le premier, l'autre, c'est la séquestration du carbone,
lorsqu'on coupe les billes et qu'on l'utilise à des fins de
construction, et, enfin, l'autre, c'est l'utilisation du bois en remplacement
des matériaux à forte empreinte carbone,
donc on remplace le bois soit par l'acier ou même le ciment, et, enfin, celle
où qu'on pourrait remplacer également les
biocombustibles... c'est-à-dire l'hydrocarbure par des biocombustibles. C'est
vrai dans le chauffage, avec la biomasse, comme c'est vrai pour le
transport, dans les biocarburants, biodiesel.
Enfin,
le ministère réalise plusieurs actions concrètes pour accroître la contribution
de la forêt aux changements climatiques,
par exemple la Charte du bois. J'en ai amené des copies. Si jamais les
collègues en voulaient, je pourrais les distribuer, avec grand plaisir. Mais essentiellement c'est une des
bonnes façons de pouvoir le combattre. Je m'explique.
Depuis
la Charte du bois, qui a été lancée dans les années 2000, on est passé,
notamment, de 2006 à 2016, de 15 % d'utilisation du bois en bois d'apparence et de structure à 28 %,
donc un gain de 13 % en 10 ans. C'est des choses très
palpables et qui font effectivement du bien.
a fait des interventions hors Québec, je tiens à le mentionner, quatre
missions, pour être précis; dans le cadre du conflit, bien sûr, mais aussi pour faire des représentations auprès, mon
Dieu, des acheteurs, on parle de Home Dépôt, Lowe's et bien d'autres
acheteurs, mais aussi la National Association of Home Builders et bien
d'autres. On a même fait des missions à
Atlanta, Charlotte, Chicago, Indianapolis, Washington, une plus politique,
celle-là, et, bien sûr, Boston, dans le cadre des salons, puis tout
ça, pour rencontrer des entreprises québécoises, celles du salon de Boston, pour rencontrer
des entreprises québécoises, puisqu'on voulait les encourager, les soutenir à de tels développements. Bien sûr, ces missions
visaient d'abord et avant tout les impacts négatifs de la taxe sur le bois
d'oeuvre. Donc, comme on s'adressait aux Américains,
c'était de leur présenter la chose comme de quoi que la surtaxe sur le bois d'oeuvre et les droits antidumping ne faisaient qu'accroître le coût.
Enfin,
on a fait la promotion de notre régime forestier, du Bureau de mise en marché du bois, qui était une façon
d'évaluer le prix du marché pour le bois,
les récoltes de bois, inspiré de 17 États américains. Donc, quand ils ont
su ça, ils ont dit : O.K., si on
fonctionne de la même façon, c'est peut-être une façon, je dirais, abusive de
la part du gouvernement américain. On ne les a pas critiqués, mais
essentiellement on a fait valoir nos points de vue.
Enfin, une campagne
de promotion du régime forestier, on pense au Collectif pour une forêt durable,
une quarantaine de partenaires, on pourra y
revenir, pour stimuler, dans le fond, l'utilisation du bois en construction
résidentielle ou non
résidentielle, et en même temps un combat contre les changements climatiques.
Il s'agit, dans le fond, de dimensions fort importantes, sur lesquelles
on pourra revenir.
Passons,
si vous me permettez, au secteur faune et parcs. Pour moi, puis je l'ai dit à
maintes reprises, le ministère Forêts,
Faune et Parcs, toutes les lettres sont importantes, autant la forêt que la
faune. D'ailleurs, on a réagi avec énormément d'ampleur dans ce secteur-là. J'oserais dire que ça faisait plusieurs
années qu'il n'avait pas été soutenu comme ça. Là, je pense, ça a fait vraiment des heureux, notamment
auprès des agents de protection de la faune, où qu'on a ajouté 40 équivalents temps complet. Parfois,
c'était de prendre des employés à temps partiel pour les rendre à temps
complet. Donc, ça a été une mesure-phare.
On a fait... Le
ministère a adopté un premier plan de gestion des animaux à fourrure.
pêche au bar rayé, mon collègue de Bonaventure va être content, on est passé de
deux à trois. Puis on a négocié avec le fédéral pour Pêches et Océans,
qui passe également d'un à trois, donc on est très contents.
tout récemment les gens ont dû voir le dernier communiqué de presse qui se
référait à une ouverture, également, dans
l'estuaire du golfe, donc, à partir de Mont-Joli et Forestville en montant. On
ne l'a pas fait pour le Saguenay. Peut-être que la question viendra, on
pourra donner plus d'explications.
a également fait un projet pilote, restriction de la taille des bois, le RTLB,
chez le cerf de Virginie, en Estrie, donc
une initiative pour avoir des plus gros gibiers. Mon collègue de Chapleau n'est
pas là, mais c'était à sa suggestion, d'ailleurs. Bonjour, monsieur...
de Côte-du-Sud, mon collègue émérite. Voilà.
décisions en appui au développement régional pour la pêche au saumon, on a
ajouté 4 millions, ça a été fort apprécié.
Les zecs, qui fêtaient leurs 40 ans après leur déclubage, on a injecté
24,5 millions parce qu'elles avaient comme besoin d'amour. Donc, on
a pu intervenir là-dedans.
La réserve Duchénier,
pour le collègue qui n'est pas ici présent mais... Rimouski, en même temps
celui de Rivière-du-Loup...
Le Président (M.
Iracà) : 20 secondes, M. le ministre.
M. Blanchette :
...oui, 10 millions qu'on a ajoutés là-dedans.
Bien sûr, la SEPAQ,
malheureusement... une société qui est une société-phare, qu'on est très, très
fiers.
Et ça me fera plaisir
de pouvoir répondre à l'ensemble de vos questions aujourd'hui. Alors, bonne soirée,
tout le monde.
Président (M. Iracà) : Merci beaucoup, M. le ministre. J'invite
maintenant le porte-parole de l'opposition officielle et député de Bonaventure pour ses remarques préliminaires,
pour un maximum d'environ sept minutes. M. le député.
M. Roy :
Merci, M. le Président. Écoutez, ça va être très court, ça va consister à des
salutations d'usage. Donc, je vous
salue, vous, ainsi que le personnel qui vous accompagne. M. le ministre, mes
salutations, ainsi que tous vos cadres de direction, sous-ministres, etc. Merci d'être présents. Mes collègues du
gouvernement, députés ici présents, ainsi que mes collègues de la
deuxième opposition.
Donc,
les prochaines heures vont être un exercice de transparence, d'imputabilité et
de reddition de comptes. Sur ces mots, merci beaucoup.
Président (M. Iracà) : Merci beaucoup, M. le député. Évidemment, le
temps sera réparti, là, dans vos blocs d'échange.
Maintenant,
j'invite le député de Masson et porte-parole du deuxième groupe d'opposition
pour ses remarques préliminaires, pour un maximum d'environ cinq
minutes. M. le député, la parole est à vous.
M. Lemay :
Merci, M. le Président. Bien content de vous retrouver encore une fois dans
cette commission. Donc, considérez-vous salués. M. le ministre, je vous
salue, ainsi que toute l'équipe qui vous accompagne ce soir. Merci beaucoup
d'avoir pris la peine... d'avoir passé, j'ai cru comprendre, 340 heures
pour...
M. Lemay :
350 heures. Donc, merci, c'est très apprécié. Les collègues du côté du
gouvernement ainsi que notre collègue de l'opposition officielle, M. le député
de Bonaventure.
Je suis accompagné,
ce soir, de mon collègue, le magnifique député d'Arthabaska — ah!
mais je le porte en haute estime, M. le Président, j'apprécie toujours mes échanges que j'ai avec mon collègue — ainsi
que Fanny Cantin, qui est toujours fidèle au rendez-vous, M. le
Président.
Donc,
nous aussi, nous allons prendre le temps de discuter de plusieurs
enjeux, lorsque ce sera notre bloc d'échange avec le ministre, donc on aimerait reporter notre
temps restant.
Le Président (M. Iracà) : Excellent.
Je comprends très bien. Merci beaucoup, M. le député de Masson.
Je suis prêt, maintenant,
à reconnaître une première intervention de la part de l'opposition officielle
pour un premier bloc d'échange d'environ 20 minutes. Alors, M. le député
de Bonaventure, la parole est à vous.
M. Roy : Merci,
M. le Président. Écoutez,
bon, le ministre a présenté un certain bilan de son ministère,
puis c'était extrêmement intéressant. On va parler de faune, ce soir, O.K.,
on va se garder d'autres moments pour la forêt. On va élaborer certaines choses
sur la forêt aussi.
Premier enjeu :
celui de la chute dramatique des ventes de permis de pêche alors qu'en 2013 il
s'est vendu 775 000 permis de pêche et, en 2017,
692 000. Donc, on parle d'une baisse de 83 000 permis de pêche
qui ont été vendus pendant le présent mandat. Donc, c'est... En 2016‑2017,
on parle d'une chute de 36 000 permis de moins en un an seulement. En regardant le livre des crédits,
aussi, on a constaté qu'il n'y a pas de crédits additionnels pour
compenser certaines mauvaises décisions qui
ont été prises et qui ont engendré une diminution significative du nombre de
pêcheurs au Québec. C'est une chute, là, impo