Culture and Education — 26 November 2013 (40th Legislature, 1st Session)
CCE 2013-11-26
Quebec — Committees
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci, M. le ministre. M. le député de
Mont-Royal.
Arcand : Écoutez, évidemment, je sais que, selon nos
règlements, nous ne devons pas évoquer l'absence, mais vous comprendrez que le député de LaFontaine avait
présenté cette motion-là dans le but d'éviter un certain nombre de redondances.
D'après lui, à partir du moment où on se conforme aux directives puis par la
suite on dit : Dès que ces directives
sont approuvées, il doit se conformer, enfin, lui… Il y avait vraiment là
certains éléments qui pouvaient porter, Mme la Présidente, à confusion. Sauf que je n'en fais pas une question
de principe. Alors, moi, si le ministre préfère cette version-là sur le
plan juridique, je n'ai pas de problème.
La Présidente (Mme Richard,
Duplessis) : Merci. S'il n'y a pas d'autre intervention à ce
moment-ci, est-ce que nous serions
prêts à adopter l'article 146? L'amendement. C'est-à-dire, on va disposer
de l'amendement. On va le retirer?
Arcand : On va le retirer, oui.
La Présidente (Mme Richard,
Duplessis) : Parfait. Donc, l'amendement est retiré. Est-ce
qu'il y a consentement? Parce que normalement c'est le proposeur… Il
n'est pas ici.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : D'accord. On a le
consentement.
La Présidente (Mme Richard,
Duplessis) : Nous revenons à l'article 146. J'ai été un
petit peu trop vite, M. le ministre.
M. Duchesne : Pas
de problème. Donc, l'article 46, là, peut-être pour se remettre dans le
bain, je vais le relire, là… 146, pardon :
L'article 23 de
cette loi est modifié :
par le remplacement du premier alinéa par le suivant :
«23. L'institut doit se conformer aux
directives concernant ses orientations et ses politiques que peut lui donner
le ministre ou le ministre de l'Éducation,
du Loisir et du Sport, selon leur compétence respective, dès que ces directives
sont approuvées par le gouvernement.»;
par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «du ministre» par «de l'un ou
l'autre de ces ministres».
La Présidente (Mme Richard,
Duplessis) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions? Non.
Donc, nous serions prêts à disposer de l'article 146. Est-ce que l'article 146
est adopté?
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Adopté. Merci. M. le
ministre, nous allons à l'article 147.
Duchesne :
L'article 147 se lit comme suit :
L'article 28 de cette loi est modifié :
par l'insertion, dans le premier alinéa et après «remettre», d'«au ministre
et»;
par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «le ministre» par «l'un ou
l'autre de ces ministres».
Alors, cet article, Mme la Présidente,
a pour objet de, bien sûr, modifier la
Loi sur l'Institut du tourisme mais
tient compte, bien sûr, du fait qu'il
y a deux ministères et donc deux ministres. Voilà. Essentiellement, c'est une
modification de concordance, Mme la Présidente.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Merci. Des interventions?
Oui, M. le député de Mont-Royal.
Arcand : Simplement une question. L'exercice
financier de l'institut, ça se termine… est-ce que c'est… ça a lieu
toujours à la fin mars, juin? C'est quand exactement? Juste pour…
M. Duchesne :
L'année financière, normalement c'est autour de mars, avril. Si vous me donnez
un peu de temps, je vais vous trouver cette réponse-là très bientôt.
Arcand : Très bien.
M. Duchesne : Ah!
Bon, je l'ai tout de suite. Alors, l'exercice financier de l'institut se
termine le 30 juin de chaque année.
Arcand : Parfait.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Ça va?
Arcand : Ça va. Merci.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Est-ce que
l'article 147 est adopté?
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Adopté.
Article 148.
M. le ministre.
M. Duchesne :
Alors, l'article 148 :
L'article 30 de cette loi est modifié par le
remplacement de «tout renseignement qu'il
exige» par «ou au ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, selon le cas,
tout renseignement que l'un ou l'autre exige».
Alors, cet article, Mme la Présidente, modifie l'article présent parce
que l'institut a l'obligation, bien sûr, de fournir au ministre concerné les renseignements qu'il exige. Et
désormais, comme il y a deux ministres concernés, on doit tenir compte, donc, du partage des missions entre le ministre de l'Enseignement supérieur et celui de l'éducation. Alors, il s'agit
donc, Mme la Présidente, d'une modification de concordance.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Ça va? Est-ce que l'article 148 est adopté?
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Adopté.
Article 149.
M. Duchesne :
Article 149 :
L'article 31 de cette loi est remplacé par le
suivant :
«31.
L'institut soumet au ministre et au ministre de l'Éducation, du Loisir et du
Sport chaque année ses prévisions budgétaires pour l'exercice financier
suivant, à l'époque, selon la forme et la teneur que les ministres déterminent.
«Ces
prévisions font l'objet d'une approbation par le ministre, après consultation
du ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport.»
Encore une fois, Mme la Présidente, désormais, il y a deux ministres
concernés par les activités fournies par l'institut et il s'agit de tenir compte des fonctions et des
missions des deux ministères. Et plus précisément, donc, il est
prévu que l'institut doit soumettre au ministre de l'Enseignement
supérieur ainsi qu'au ministre de l'Éducation ses prévisions budgétaires.
Cependant, le pouvoir d'approuver ces prévisions est
attribué au ministre de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche,
de la Science et de la Technologie,
sous réserve de l'obligation qu'il a, à cette fin, de consulter le ministre de
l'Éducation… oui, de l'Éducation. Parce qu'on l'avait dit : 70 %, environ, des gens qui terminent sont des
gens dans les ordres d'enseignement qui concernent l'enseignement
supérieur. Donc, Mme la Présidente, essentiellement, une modification de concordance ici.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Ça va? Est-ce que l'article 149 est
adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté.
Duchesne :
L'article 150 :
L'article 42 de cette
loi est modifié par le remplacement de «ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport» par «ministre de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie».
Alors, on fait cette modification,
Mme la Présidente, pour confier au ministre de l'Enseignement supérieur la
responsabilité de la
Loi sur l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec
devant l'Assemblée nationale.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Est-ce que l'article 150 est adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté.
Donc, nous allons
maintenant à l'article 166. Le 166, M. le ministre.
M. Duchesne :
Alors, Mme la Présidente,
article 166. Bien sûr, vous le savez, avec la
création d'un nouveau ministère, il y a des
implications, des conséquences sur d'autres lois. C'est pour ça qu'on est
passés à travers certaines lois.
Cette fois-ci, ça concerne la
Loi sur le ministère du Développement économique,
de l'Innovation et de l'Exportation. On
sait qu'avec la création du nouveau ministère toute la responsabilité de la
recherche, de la science et de la technologie est maintenant sous l'autorité du ministère de l'Enseignement supérieur,
alors il y a des modifications d'articles de cette loi-là qui doivent
être présentées.
Alors,
je lis l'article 166 :
L'article 2 de la
Loi sur le ministère du
Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation est modifié par la suppression de «, l'innovation»,
d'«ainsi que la recherche», de «scientifiques» et de «, de développement
scientifique».
Alors,
ces articles modifient la
Loi sur le ministère du Développement économique, de
l'Innovation et de l'Exportation pour
tenir compte maintenant de la mission et des fonctions confiées au ministre de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la
Technologie.
Plus
précisément, Mme la Présidente, l'article 66 modifie l'article 2,
donc, de cette loi pour retrancher les références à l'innovation, à la
recherche et à la science, étant donné que ces responsabilités incombent
désormais au ministre de l'Enseignement supérieur.
Alors, voilà, Mme la
Présidente, essentiellement les explications liées à cette modification.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci. M. le député de Mont-Royal.
Arcand :
Merci, Mme la Présidente. Sur cette question-là, j'aimerais avoir un certain
nombre d'éclaircissements. À partir
du moment… D'abord, premièrement, la
loi sur le ministère, en fait ce
ministère-là n'existe plus comme tel ou enfin a été transféré au niveau du ministère de l'Économie et des
Finances. Quand on parle, à l'article 2, du ministre... Parce qu'actuellement les questions de recherche et
de développement sont sous la... de l'innovation sont sous la responsabilité
du ministre de l'Enseignement supérieur. Il
y a une ministre déléguée à une politique industrielle. Il y a le ministre de l'Économie
et des Finances, qui, en fait, est le ministre du Développement économique. Il
y a le ministre des Relations internationales qui a un rôle au niveau du
commerce extérieur. Alors, premièrement, quand on parle, dans l'article 2, du ministre, «le ministre», de qui
parle-t-on exactement? Est-ce qu'on parle des trois, quatre ministres? Est-ce
qu'on parle... J'aimerais qu'on puisse un peu me dire de qui on parle
exactement.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci, M. le député de Mont-Royal. M. le ministre.
M. Duchesne : Oui.
Vous parlez du ministre. Moi, dans l'article 2 de la
loi sur le ministère,
je le lis : Modifier par le... Où vous parlez du ministre, là? Ah!
vous faites référence à la loi d'origine.
Arcand :
Oui, oui, la loi, là… l'article 2, là.
Duchesne : Bien, dans la loi d'origine, le ministre, c'était le
ministre responsable de son ministère, Développement économique,
Innovation et Exportation.
Arcand :
À partir du moment où il n'existe plus, qu'est-ce qui définit le ministre?
Étant donné qu'il n'y a plus de
ministère puis il y a trois, quatre... que le développement économique est
séparé en trois, quatre ministres, là, trois, quatre responsabilités ministérielles, à ce moment-là qu'est-ce que...
de qui parle-t-on? Est-ce qu'on parle des quatre ministres en même
temps? Est-ce que...
Duchesne : Lorsqu'on parle du ministre, ici, par rapport à la
loi, c'est le ministre qui a la responsabilité du ministère dont c'est
la mission. Donc, dans ce cas-ci, c'est le ministre des Finances et de
l'Économie.
Arcand :
Donc, c'est le ministre des Finances qui est impliqué à l'intérieur de ça. O.K.
Moi,
Mme la Présidente, j'aurais peut-être, à ce stade-ci, un amendement à présenter
pour cet article-là. Essentiellement, ce qu'il implique, c'est quand
même une collaboration. Je comprends que ce n'est pas un enjeu très important, mais je pense que, pour nous, il est
quand même assez important qu'au niveau de ce ministère-là le ministre collabore avec son collègue ministre de
l'Enseignement supérieur. Je pense qu'on a eu l'occasion de le dire à plusieurs
reprises. Il m'apparaît important que ça se
retrouve, Mme la Présidente, au niveau des articles de loi qu'il doit y avoir
cette collaboration-là pour s'assurer
évidemment qu'on ne se retrouve pas, actuellement, avec une espèce de
désengagement, si on veut.
Le ministre de
l'Économie et des Finances est quand même responsable de l'économie, et donc, à
partir du moment où il y a quand même ces enjeux-là qui sont là… À ce
moment-ci, le fait que vous enleviez complètement la responsabilité de la recherche et de l'innovation au ministre du
Développement économique, il peut bien dire : Moi, la recherche et l'innovation, je ne touche plus à ça.
Je comprends votre responsabilité, sauf qu'il m'apparaît assez évident
qu'il faut quand même qu'il y ait, à l'intérieur du groupe, actuellement, une
espèce de collaboration.
Alors,
mon amendement, essentiellement, vise, Mme la Présidente, à perpétuer, si on
veut, cette collaboration, qui, à mon
avis, doit être quand même là. On ne peut pas... On peut dire que le
gouvernement, au niveau des ministères, est un gouvernement qui choisit exactement de quelle façon il veut gérer
son ministère… ses ministères ou son exécutif, je devrais dire. Alors, je n'ai aucun problème avec ça. Mais, à l'époque
où nous étions au pouvoir, le ministre du Développement économique avait la
responsabilité de discuter avec son collègue de l'Éducation, à sa collègue de l'Éducation,
à l'époque, surtout en matière de recherche et d'innovation.
Cette
fois-ci, dans cette loi-là, on enlève la recherche et innovation, mais il me
semble que le ministre ne peut pas complètement
se désengager. Alors, nous, on ne demande pas quelque chose qui nous apparaît
très contraignant. On dit simplement qu'il doit collaborer avec son
collègue de ce côté-là.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci, M. le député de Mont-Royal. Est-ce
que vous...
Arcand :
Alors, Mme la Présidente, je pourrai le déposer, là, dès que ce sera prêt, là, d'ici quelques minutes.
M. Duchesne :
Est-ce que vous me permettez une intervention, Mme la Présidente, juste avant?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, allez-y, M. le ministre.
Duchesne : Ici, il faut
comprendre que je n'ai pas le pouvoir ou la capacité de modifier de façon
importante la
Loi sur le ministère du Développement économique, de
l'Innovation et de l'Exportation. Je peux le faire, dans le cadre des travaux que nous avons, pour des modifications
de concordance dans le cadre de la création du présent ministère. Si on demande des modifications importantes sur cette
loi-là, il faudra que ces demandes soient entendues au moment où on va modifier
la loi... modifier ou créer la nouvelle Loi du ministère des Finances et de
l'Économie. Parce que les travaux vont devoir être faits. Et ces
amendements ou ces modifications importantes pourront se faire sous la
responsabilité du ministre concerné par la loi : par le ministre des
Finances et de l'Économie. Alors, je voulais juste expliquer ça à mon collègue
avant, là, qu'on aille plus loin, peut-être.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci, M. le ministre. M. le député de
Mont-Royal.
Arcand :
Si je comprends bien, le ministère de l'Économie et des Finances n'a pas été
officiellement créé? Est-ce que c'est ça que je comprends?
Duchesne : Le ministère de l'Économie et des Finances existe
par décret, et il doit y avoir des modifications de la loi pour...
Arcand : Au niveau
de la loi, et ça, ça n'a pas été fait encore?
Duchesne : Et vous comprenez qu'on est... pour ce qui est de
cette loi qui concerne le ministère des Finances et de l'Économie, ce
n'est pas...
Arcand :
Non, non. Je comprends.
Duchesne : Je n'ai pas la capacité et l'autorité ministérielle
d'aller faire ça auprès de... C'est le ministre concerné qui va pouvoir
le faire au moment des travaux.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Ça vous va, M. le député
de Mont-Royal? Est-ce que vous voulez qu'on suspende quelques instants,
parce que, là...
Arcand :
Bien, écoutez, je veux juste le déposer, puis j'aurai...
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Vous allez le déposer quand même?
D'accord.
Arcand :
Juste le déposer, faire des commentaires, et puis, après ça, bien, le ministre
en disposera comme il...
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Est-ce
que vous voulez poursuivre la
discussion, le temps que nous faisons les photocopies, ou vous voulez
qu'on suspende?
Arcand : Non, non. Bien, écoutez, je pense
que c'est clair. Et il me dit qu'il n'a pas de mandat de façon
spécifique.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Mais vous avez accepté quand même de le
déposer. On en fait présentement les photocopies. On va les distribuer aux
membres de la commission.
Je vais donc
suspendre les travaux quelques minutes.
(Suspension de la séance à
16 h 7)
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Donc, nous reprenons nos travaux. M. le député de Mont-Royal, je
veux vous indiquer que les membres de la commission ont votre amendement.
Vous aviez commencé à expliquer votre amendement avant la suspension. M. le ministre, vous aviez quand même répondu, est-ce
que vous avez quelque chose à ajouter?
Duchesne : Bien,
comme je le disais tout à l'heure, il y a quand
même des éléments... Mais la préoccupation de mon collègue de Mont-Royal est tout
à fait légitime et pertinente, c'est-à-dire de favoriser la collaboration entre les différents ministères, dans ce cas-ci, bien sûr, le ministère des Finances et de l'Économie et le ministère
de l'Enseignement supérieur, de la
Recherche, de la Science et de la Technologie. Parce qu'il y a, je dirais, un intérêt qui va dans un même univers commun, qui est le développement
économique et surtout l'utilisation de l'innovation.
Alors,
je rappelle quand même, pour tenir compte de cet intérêt de la part de
mon collègue, qu'il est bien précisé que… Dans la Loi du ministère sur le Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, il est inscrit — ça, c'est à l'article 5,
septième paragraphe… neuvième paragraphe : «Convenir avec les ministères
et les organismes du gouvernement[...], de modalités de collaboration pour
faciliter la réalisation de ses responsabilités.»
Donc,
il est inscrit qu'il faut bien sûr discuter avec les ministères, et le
10e paragraphe parle même de «conseiller le gouvernement, les
ministères et les organismes et, le cas échéant, leur faire part des
recommandations». Donc, l'harmonisation...
Aussi, au septième paragraphe, «assurer la cohérence et l'harmonisation des
actions gouvernementales en matière
de développement économique...» Il est sûr que la collaboration doit être
envisagée, et elle se fait, elle doit continuer
à se faire. Mais, comme j'expliquais, je ne peux pas… je n'ai pas l'autorité
ministérielle de modifier des éléments importants de cette loi-là, parce
que je n'en suis pas celui qui est responsable. Voilà.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci, M. le ministre. M. le député de
La Prairie.
Le Bouyonnec : Mme la Présidente, j'ai un peu la même
préoccupation que le député de Mont-Royal. Et puis je ne sais pas si l'amendement qui est proposé
atteint nécessairement l'objectif, mais je comprends l'intention. Parce que,
jusqu'à preuve du contraire, le ministère de
l'Économie et des Finances est, entre autres, responsable des dépenses
fiscales. On sait très bien qu'il y a
presque pour 800 millions de dollars, chaque année, de crédits d'impôt
remboursables et que ces crédits
d'impôt remboursables le sont du fait justement qu'il y a de la recherche et
développement et qu'il y a de l'innovation. Donc, on parle ici d'une
tranche importante des dépenses fiscales, là. En fait, sur 4 milliards de
dépenses fiscales aux entreprises, on parle de 800 millions de dollars.
sait aussi qu'Investissement Québec, qui est aussi sous la responsabilité du
ministère des Finances, du Développement
économique, investit, bon an, mal an, des sommes importantes au niveau du
capital de risque. Et on sait aussi que, dans le capital de risque, en
fait, il y a… L'an dernier — je
regardais le rapport annuel — il y a presque 70 fonds dans
lesquels le gouvernement a investi 1,9 milliard de dollars, la plupart de
ces fonds étant des fonds de démarrage
d'entreprise, d'innovation, etc. Et même, quand on pousse un petit peu plus
loin, on regarde ce qui se passe au niveau
d'Investissement Québec, au niveau du plan stratégique, ils ont même décidé,
là, de «prioriser — et je
lis — les
technologies innovantes» pour 15 % des investissements.
Alors, la question
que je me pose, sachant à quel point l'innovation puis la recherche et
développement sont importantes pour le
développement économique… Le fait d'évacuer complètement les termes… entre
autres, le terme «innovation». Je
comprends, peut-être, au niveau de «recherche», quoiqu'une bonne
partie de la
R&D est gérée, à travers les
crédits d'impôt, par le ministère des Finances. J'ai l'impression que ça
désengagerait, à quelque part, là, le ministère des Finances et du
Développement économique de cette importante mission.
je m'interroge sur la possibilité de voir qu'il puisse y avoir, oui,
effectivement, un ministère de l'Enseignement supérieur, et on est en train d'étudier, là, sa création, mais que ces
objectifs-là, quant à la recherche et l'innovation, demeurent aussi des
objectifs importants au niveau des finances et du développement économique. Y
a-t-il là incompatibilité?
On comprend bien que
le ministre sera responsable de son périmètre d'activité, mais n'y a-t-il pas
lieu de maintenir, en termes de mission, en
termes d'objectif, de fonction, des responsabilités à l'intérieur de la
Loi sur
le ministère des Finances et de
l'Économie, sachant que, de toute façon, il gère déjà de facto des sommes
importantes qu'il distribue dans ces secteurs d'activité?
Alors,
c'est pour ça que moi, je suis relativement favorable à l'amendement amené par
le député de Mont-Royal. Même, à la
limite, je dirais, je l'aurais même rendu un petit peu plus… En fait, j'aurais
maintenu certains termes à l'intérieur même, là, de ce qu'on voulait
enlever, en me disant que trop fort ne casse pas, que ça ne crée pas
nécessairement, à moins qu'on m'en informe
du contraire, des incompatibilités puis des contradictions dans les missions
respectives des deux ministères et
que ça va bien au-delà de la question de consulter, ou de consultation. Ça
vient juste prioriser, pour le gouvernement
et ses différents ministères, là où on sait tous que le bât blesse et pour
lequel on veut qu'il y ait des interventions gouvernementales
cohérentes.
De la même manière…
Dans les crédits d'impôt, par exemple, on sait que, même dans la dernière
politique économique du gouvernement, il y a
encore eu un renforcissement au niveau, par exemple, de la transformation et de
la fabrication, pour lesquelles on
sait tous que l'on souhaite que les PME puissent avoir accès aux technologies,
en fait aux outils de transformation
technologiquement à la fine pointe. Donc, encore une fois, à ce niveau-là, on
voit une interface très réelle avec les avis ou les interventions que le
ministre de l'Enseignement supérieur pourrait avoir.
Alors,
c'est une intervention, Mme la Présidente, ce que je viens de faire, avec,
entre les lignes, un certain nombre de
questions. Comment peut-on ne pas complètement dissocier les deux missions?
Comment peut-on garder, de chacun des
deux côtés, quelque chose qui fait en sorte que, pour l'ensemble du
gouvernement, ça demeure une priorité absolue, l'innovation, la
recherche et le développement?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci, M. le député de Mont-Royal. M. le
ministre.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Excusez-moi, c'est le
député de La Prairie. Désolée. M. le ministre.
Duchesne : Oui, tout à fait. Écoutez, l'innovation demeure un
élément central. Bien que le ministère que je dirige a sous son autorité
la recherche, la science et la technologie, ce travail-là, et le développement
des entreprises innovantes, se fait en
collaboration avec… en fait, je dirais, le gouvernement et en particulier le
ministère des Finances et de l'Économie.
on en a vu l'exemple lorsque la première ministre a déposé sa politique
économique. Il y a eu d'abord la politique industrielle, ensuite la Politique nationale de la recherche et de
l'innovation, et s'en est suivie la politique sur le commerce extérieur. Et les trois ministres concernés se
sont rencontrés, les directions, les ministères se sont assurés que la vision
soit la même, que les programmes aillent
dans la même direction, se complètent et ne se dédoublent pas, et que l'effort
respecte les objectifs, là, du gouvernement.
fais une dernière observation. Vous savez, selon le décret que la première
ministre a déposé au moment de la constitution
de son Conseil des ministres, il est annoncé, quand même, que la
loi sur le développement économique...
la loi Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation sera
abrogée. Alors, de faire des modifications sur cette loi-là me semble,
disons, moins pertinent. Mais, moi, ce que je peux m'engager à faire cependant,
c'est à bien m'assurer d'amener aux oreilles
du ministre des Finances la volonté des oppositions officielles de
s'assurer que les liens soient
excessivement solides, entretenus entre les différents ministères. Parce que
la loi du Développement économique
sera maintenant séparée dans trois
ministères : le ministère de
l'Enseignement supérieur, Recherche, Science, Technologie; les Finances, Économie; et du MRI,
Relations internationales.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Merci. Oui, M. le député de La Prairie. Je vais revenir à vous après, M. le député de Mont-Royal.
Le Bouyonnec : Mme la Présidente, peut-être que vous pouvez m'instruire. Concernant
l'abrogation, justement, on est en train d'étudier le projet de loi n° 45, et là on voit très bien que, l'article 166,
ce que l'on fait, c'est qu'on abroge une autre loi pour laquelle le ministre
nous dit ne pas avoir de mandat d'en discuter. Alors, ou en discute ou on n'en
discute pas. À la limite, je me
demande si, compte tenu qu'on ne peut pas en discuter, parce que
ce n'est pas le lieu… De laisser l'article,
O.K., concernant un autre ministère être traité dans une autre commission parlementaire, ça nous éviterait peut-être de faire des erreurs
en soustrayant des termes importants de la mission du ministère
du Développement économique et de l'Innovation.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Merci,
M. le député de La Prairie. Ce que je peux vous dire, c'est que nous sommes ici pour en
discuter, et je vais céder la parole au ministre.
Duchesne : Oui. Et,
dans notre système ministériel, gouvernemental, on ne peut pas avoir
deux ministres qui s'occupent de la
même chose. Il y a des fonctions qui sont déterminées pour chaque ministre.
Et c'est ce qui explique que, dans le
cas de la Recherche, Science et Innovation, la responsabilité et la
définition des tâches ont été inscrites de la façon dont on le voit actuellement
avec la loi du ministère… la loi du nouveau ministère.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Est-ce que ça va, M. le député de La Prairie? M. le député de Mont-Royal.
Arcand : Bien, le député de
La Prairie m'enlevait un peu les mots de la bouche, parce que j'étais pour
proposer un peu la même chose. Compte
tenu de l'abrogation éventuelle de la
loi sur le Développement économique, de
l'Innovation et de l'Exportation, et
comme je m'attendais à ce que le ministre réponde cela, qu'il ne pouvait pas y
avoir un dédoublement de fonctions,
c'est pour ça que je suis arrivé, Mme la Présidente, avec cet amendement-là,
qui m'apparaissait quand même très peu contraignant.
Et, quand le
ministre a exprimé qu'il doit y avoir… et que c'est standard dans les projets
de loi, qu'il doit y avoir de la
collaboration entre les ministères, qu'il y a des clauses standard qui
existent, je veux bien. Cependant, je dois avouer que, sur cette question-là, j'ai quand même une
préoccupation. Je vous rappelle qu'on a, depuis les 10 ou 15 dernières
années, changé à plusieurs reprises tout l'aspect de la recherche et de
l'innovation. Et tout le monde sait que cette recherche
et innovation a balancé, à un moment donné, dans une fonction un peu plus
éducative, d'une fonction un peu plus économique, etc.
La réalité,
Mme la Présidente, et c'est ça qui a fait qu'on a eu un débat qui, au départ,
au niveau de la mission du ministère,
a duré quand même plusieurs heures, c'est qu'on voulait vraiment qu'il y ait
non pas un compartimentage… Le
problème que je vois actuellement, c'est qu'on compartimente un peu les choses
chacun de son côté. Et je comprends très
bien qu'au niveau d'une définition de tâches c'est normal qu'on veuille
clairement définir les balises. Mais en même temps on sait très bien que toute la question de la recherche, de
l'innovation, de la recherche scientifique de façon générale, c'est un
élément dans lequel à la fois les gens de l'économique doivent dire un mot et
les gens de l'éducation.
Si, demain
matin, c'était le ministre de l'Économie et des Finances qui serait en charge,
nous exigerions la même chose au
niveau du ministère de l'Enseignement supérieur. On dirait : Il faut que
le ministère de l'Enseignement supérieur ait un mot à dire dans ça,
parce qu'il y a différents types de recherches, et donc il est assez important
que ça se fasse.
Moi, ce que
je trouve actuellement, puis on va le voir dans plusieurs autres
articles plus loin, il y a comme, je dirais, un désengagement, dans une certaine mesure, que l'on veut donner au ministre
responsable de l'Économie et des Finances, une espèce de
désengagement, en disant : Bon, bien, c'est lui qui s'en occupe; moi, je
ne touche plus à ça.
Et, comme l'a
expliqué avec justesse le député de La Prairie, la réalité, elle est un peu plus complexe que
ça. C'est vraiment, je
dirais... Dans tous les cas, on peut toujours
dire : Le ministre de la Santé doit collaborer avec le ministère des
Transports, sauf que tout le monde reconnaît que, même s'il y a une collaboration possible dans certains dossiers, ce n'est pas tout à fait la même chose que ce qui nous préoccupe aujourd'hui, c'est-à-dire cette collaboration qu'il y
a entre les deux. Et donc je comprends ce que le ministre
me dit. Je pense que c'est quand même un élément qui est important. Et je dis également
au ministre : Quand on sera rendus un peu plus loin...
Ce qui m'a
rendu un peu inconfortable, je le dis tout
de suite, c'est… Par exemple, au cinquième paragraphe, dans les fonctions et pouvoirs du ministre — on
parle toujours du ministre du Développement économique ou, enfin, de l'Économie et des Finances dans ce cas-ci — on a dit… Bon, bien, il devait auparavant
s'assurer, bon, «de la cohérence de
l'action gouvernementale en matière de recherche, de science [...] d'innovation
et [de] favoriser, dans ces matières, le
rayonnement du Québec au Canada et à l'étranger». Je dois dire que, dans ce
cas-là, on veut abroger ce paragraphe-là. Donc, quand on sera rendus là,
on aura l'occasion peut-être d'en rediscuter un peu plus.
Mais ce que
j'essaie simplement de dire, Mme la Présidente, c'est que, dans ce cas-là, il y
a vraiment une séparation que l'on veut
faire. Tant qu'elle se situe au niveau de la description de tâches, je n'ai
aucun problème avec ça. Mais je pense
que le texte du projet de loi devrait à tout le moins expliquer ou dire, à mon
avis, de façon très claire, qu'il y a véritablement
une collaboration qui est nécessaire et qui doit se faire. Parce que je pense
qu'une action qui est forte... Et vous
me permettrez aujourd'hui de prendre l'exemple, peut-être, du sport en
général : il faut que les gens travaillent en équipe, hein? Les équipes avec les plus grands
talents dans le domaine sportif, parfois, ne remportent pas des victoires.
On remporte des victoires lorsqu'on a la
capacité de travailler en équipe. Et ça, je pense que tout le monde le
reconnaît. Et je vous dirais que
c'est un peu la même chose en politique, et c'est la même chose au niveau du
fonctionnement du gouvernement.
Alors, c'est
pour ça que je présentais cette motion-là, parce que cet amendement-là
m'apparaissait un amendement qui
était très, je dirais, raisonnable. Je vous dirais, dans le cas de l'article...
J'ai eu l'occasion, il y a quelques jours, de discuter avec la ministre responsable des régimes de retraite, donc, qui
est ministre de la Condition féminine. Et, dans certains cas, il y avait
eu, entre le député de Verdun et elle, un engagement de ne pas répondre
immédiatement mais peut-être
de voir avec... ça, parce qu'il y avait des éléments de loi qui touchaient, là
aussi, des éléments de nature, je dirais, économique. Peut-être, à ce moment-ci, le ministre pourrait nous revenir
peut-être dans une séance ultérieure. Ce n'est pas un
article qui est très, très contraignant, mais, dans cet
élément-là, c'est peut-être quelque chose qui serait envisageable pour qu'on puisse soit suspendre le n° 2 puis
de revenir avec une réponse définitive, ou de simplement essayer de voir
comment on peut trouver, si on veut, le but qui est recherché derrière ça,
c'est-à-dire une meilleure collaboration.
Alors,
je ne veux pas faire un long plaidoyer là-dessus, je pense que les gens
comprennent très bien où on s'en va
avez ça. Mais, vous savez, moi, ayant été déjà au sein d'un gouvernement, vous
savez, le premier principe, c'est qu'on ne communique jamais assez. Et,
particulièrement dans ce domaine-là, j'ai vu, moi, certains moments où cette
collaboration-là était absolument nécessaire, et ce n'était pas une
mauvaise affaire de le faire.
L'autre
élément, je vous ferai remarquer... Je reviens sur un ancien projet de loi, qui
était celui du n° 38, où j'avais le président du Conseil du trésor
qui était devant moi et qui me disait jusqu'à quel point il était nécessaire de
mettre dans l'article que chaque ministère
doit préparer les budgets de telle façon et les présenter de telle façon. Et
j'étais même un peu surpris de la
façon dont la loi va être rédigée, parce
que la reddition de comptes des ministères
est incluse dans la loi, ce qui ne se
faisait pas avant, il me semblait que ça allait de soi. Et le président du Conseil du trésor m'a expliqué, en long et en
large, que c'était bien important, qu'il fallait que la reddition de comptes se
fasse, que c'était
partie intégrante de la loi et qu'en mettant ça dans
la loi, bien, ça force les ministères à s'autodiscipliner, m'avait-il dit.
donc je veux bien, mais c'est un peu la
même chose qui est devant nous aujourd'hui, où on dit : Bien, écoutez, il faut quand même que le… Parce
que quelqu'un qui ne voit pas ça, quelqu'un qui est ministre de l'Économie et
des Finances, bien, va se désengager complètement, il va dire : Ah! moi, ce n'est pas mon
dossier. Et je crains un peu qu'il y ait ce genre de réaction là.
Alors,
c'était un peu le sens, Mme la
Présidente, de l'amendement que j'ai déposé, qui n'est pas un amendement qui m'apparaît très
contraignant. Je pense que le ministre pourrait parler à son collègue et nous revenir éventuellement. Puis ce n'est pas quelque
chose qui est éminemment compliqué.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci, M. le député de Mont-Royal. M. le
ministre.
Duchesne : Oui. Mme la Présidente, comme je le disais tout à
l'heure, la Loi du ministère des Finances et de l'Économie va être… va
intégrer l'ancienne loi du Développement économique. Et ce sera vraiment au
ministre des Finances de... c'est sa responsabilité
de pouvoir faire ces modifications. Et soyez assurés que je vais communiquer à
mon collègue cette attention de la part des deux oppositions.
rappelle par ailleurs que nous avons discuté, au tout, tout, tout début de nos
discussions, c'était le 12 juin, des fonctions du ministre, du nouveau ministre, dans ce nouveau ministère
là. Et le point 1° était le suivant : «Faire la promotion…»
«Les fonctions du ministre
consistent plus particulièrement à :
«1° faire la
promotion de l'enseignement supérieur, de la recherche, de la science, de l'innovation
et de la technologie et [de] favoriser, dans ces domaines, la concertation
entre les différents acteurs, la cohérence de l'action gouvernementale et le
rayonnement du Québec au Canada et à l'étranger.»
Exactement ce que mon collègue de Mont-Royal
mentionnait tout à l'heure, qui est à l'article 5, paragraphe 5°, de la Loi du ministère du Développement
économique.
nous avons aussi convenu, dans les fonctions du nouveau ministre de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la
Technologie, de... Dans ses fonctions, le ministre doit «contribuer à
l'efficacité des initiatives gouvernementales
visant le développement économique par des mesures relatives à la recherche, la
science, l'innovation ou la
technologie». Si je me souviens bien, même, ça a été un amendement qui a été
présenté par mon collègue député de Mont-Royal. Voilà, Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Merci, M. le ministre. Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Ça va?
Est-ce que
l'article 166… l'amendement, c'est-à-dire, l'amendement à
l'article 166 est adopté?
Une voix :
...vote nominal.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Vote nominal?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire :
M. Arcand (Mont-Royal)?
La Secrétaire :
Mme St-Pierre (Acadie)?
St-Pierre :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Vien (Bellechasse)?
La Secrétaire : M. Morin
(Côte-du-Sud)?
La Secrétaire : M.
Le Bouyonnec (La Prairie)?
M. Le Bouyonnec : En
faveur.
La Secrétaire : M. Duchesne
(Borduas)?
La Secrétaire : M. Pelletier
(Saint-Hyacinthe)?
M. Pelletier (Saint-Hyacinthe) :
Contre.
La Secrétaire : M. Claveau
(Dubuc)?
Claveau : Contre.
La Secrétaire : M. Breton
(Sainte-Marie—Saint-Jacques)?
Breton : Contre.
La Secrétaire : Mme Richard
(Duplessis)?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Contre.
La Secrétaire : L'amendement
est rejeté.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Donc, l'amendement à
l'article 166 est rejeté. Nous revenons à l'article 166.
Duchesne : Alors, Mme la Présidente, je crois que j'avais fait
la lecture de l'article 166. Alors, nous revenons à l'article tel
qu'il a été écrit.
La Présidente
(Mme Richard, Duplessis) : Donc, s'il n'y a pas d'intervention
à ce moment-ci, est-ce que l'article 166 est adopté?
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Oui, je veux juste avoir
une indication du côté de l'opposition officielle. Est-ce que
l'article 166 est adopté?
Arcand : Est-ce
qu'on peut voter là-dessus ou on peut avoir le vote?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Vote nominal? Vote nominal, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : M. Duchesne
(Borduas)?
M. Duchesne : En faveur.
La Secrétaire : M. Pelletier
(Saint-Hyacinthe)?
M. Pelletier (Saint-Hyacinthe) :
Pour.
La Secrétaire : M. Claveau
(Dubuc)?
La Secrétaire : M. Breton
(Sainte-Marie—Saint-Jacques)?
Breton : Pour aussi, madame.
La Secrétaire :
M. Arcand (Mont-Royal)?
Arcand :
Contre.
La Secrétaire :
Mme St-Pierre (Acadie)?
St-Pierre :
Contre.
La Secrétaire :
Mme Vien (Bellechasse)?
La Secrétaire :
M. Morin (Côte-du-Sud)?
La Secrétaire :
M. Le Bouyonnec (La Prairie)?
Le Bouyonnec : Contre.
La Secrétaire :
Mme Richard (Duplessis)?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Pour.
Donc, l'article 166
est rejeté.
Nous allons suspendre
quelques instants.
(Suspension de la séance à
16 h 36)
(Reprise à 16
h 39
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Donc, avec le consentement des membres de la commission,
nous allons suspendre à nouveau mais pour 20 minutes. Merci.
(Suspension de la séance à
16 h 40)
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : S'il
vous plaît! Merci. Donc, nous
reprenons nos travaux. Avec le consentement des membres de la commission,
nous irions directement à l'article 168. Il y a consentement?
Des voix :
Il y a consentement, madame.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Merci. Donc, M. le ministre, il y a eu
consentement, donc je vais vous céder la parole, et nous en sommes à l'article 168.
Duchesne : Oui, Mme la Présidente. On est en train de... On va vous distribuer une proposition d'amendement à l'article 168. Alors, nous remplacerions l'article 168 du projet de loi par le
suivant :
L'article 5
de cette loi est modifié :
1° par la suppression
du paragraphe 5°;
2° par l'insertion, dans le paragraphe 9° et
après «gouvernement», de «, notamment avec le ministère de l'Enseignement…» Est-ce
qu'on a le projet de loi, la
loi sur le Développement économique? «,
[avec notamment] le ministère de l'Enseignement supérieur, de la
Recherche, de la Science et de la Technologie,».
Donc, pour simplifier
les choses, là, l'article 9 de la
Loi sur le ministère du Développement
économique... le paragraphe 9° de
l'article 5 — est-ce
que c'est bien ça? — se
lirait comme suit : «Convenir avec les ministères et organismes du
gouvernement, notamment avec le ministère de l'Enseignement supérieur, de la
Recherche, de la Science et de la Technologie,
de modalités de collaboration pour faciliter la réalisation de ses
responsabilités.» Voilà, Mme la Présidente, la proposition d'amendement.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Merci, M. le ministre. Ça
va? Donc, nous serions prêts à procéder à la mise aux voix pour
l'amendement à l'article 168. Est-il adopté? Oui, Mme la députée de
l'Acadie?
St-Pierre :
Bien, j'aimerais que le ministre explique comment il... Parce qu'il y a eu une
suspension, donc on ne sait pas exactement qu'est-ce qui s'est passé,
comment on en vient à la rédaction de cet article-là.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : M. le ministre.
Duchesne : La volonté derrière cet amendement-là est de pouvoir
inscrire plus clairement dans la
loi sur le Développement économique la
nécessité de favoriser une collaboration étroite entre le ministère... enfin,
de la loi du Développement économique, donc
le ministère responsable des Finances et de l'Économie et le ministère de
l'Enseignement supérieur. Nous insistons donc, après discussion, pour
pouvoir ajouter cet amendement dans, je vous le rappelle, les fonctions. C'est quand même important, c'est
l'article 5, c'est les fonctions et pouvoirs du ministre responsable de
cette loi.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci, M. le ministre. M. le député de
Mont-Royal.
Arcand :
Oui, merci, Mme la Présidente. Simplement pour dire que nous avons, depuis le
début, insisté sur la nécessité, pour
les deux ministères, de continuer leur collaboration, et donc il nous
apparaissait important de trouver une façon, à l'intérieur de la loi
actuelle du Développement économique, de vraiment faire jouer un rôle au
ministre de l'Enseignement supérieur en ce
sens-là. Et donc je pense que ce texte-là nous satisfait et rejoint, en grande
partie, d'une façon différente un peu, l'amendement que j'avais présenté
tout à l'heure.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Merci, M. le député de
Mont-Royal. Donc, est-ce que l'amendement à l'article 168 est
adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté. Est-ce que l'article 168,
tel qu'amendé, est adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté.
M. Duchesne :
Mme la Présidente, je vais vous demander, avec bien sûr l'accord des partis de
l'opposition officielle, à la lumière, donc,
de l'amendement qui vient d'être adopté, de reprendre le vote sur
l'article 168… 166, pardon, Mme la Présidente.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : 166. Donc, nous revenons
à l'article 166. Il est convenu, et nous avons le consentement de
tous les membres de la commission…
Arcand :
…adopté, il n'y a pas de problème.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Nous reprenons le vote.
Donc, est-ce que l'article 166 est adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté. O.K.
Article 167. M. le
ministre.
M. Duchesne :
Alors, l'article 167 se lit comme suit :
L'article 3 de cette loi est modifié par la suppression, dans le
premier alinéa, de «et de promouvoir la recherche, la science, la
technologie et l'innovation».
Alors, modification de concordance
qui touche, bien sûr, la responsabilité du ministre concerné de proposer au gouvernement des politiques en vue de promouvoir la recherche, la science,
technologie et l'innovation, qui est en relation bien sûr avec la
mission du nouveau ministère.
La Présidente (Mme Richard,
Duplessis) : Merci. S'il n'y a
pas d'intervention à ce moment-ci,
est-ce que… Oui, allez-y.
Arcand : …intervention. Encore une fois,
permettez-moi juste de dire... Et je n'ai pas l'intention encore de revenir sur ce débat, de proposer des amendements,
mais je voudrais simplement signaler au ministre, encore une fois, je dirais, une certaine inquiétude de notre part sur
le compartimentage, là, qui est exercé. J'espère et je souhaite que, pour le
ministre, ce soit véritablement une question
de clarification de description de tâches et non pas une responsabilité dans
laquelle il va pouvoir agir sans ne jamais
consulter personne. Quand je vois le… Je reviens encore sur ce point-là :
C'est un travail d'équipe qui doit être fait, et particulièrement dans
le domaine de la recherche et de l'innovation, où, là, ça m'apparaît important. On a changé tellement de
fois de ministère dans ce domaine-là qu'il faut qu'à un moment donné il
y ait un travail d'équipe qui se fasse. Et donc je voulais simplement
mentionner ça.
La Présidente
(Mme Richard, Duplessis) : Merci, M. le député de Mont-Royal.
Ça va?
Duchesne : Je veux rassurer le collègue, il y a déjà,
actuellement, à l'égard… suite à la publication de la Politique nationale de la recherche et de l'innovation, des programmes
qui sont partagés, même — on
parle du programme Premier brevet, de soutien à l'entreprise
innovante — qui
se font en collaboration avec la ministre et le ministère des Finances et de l'Économie. Donc, il y a déjà cette
collaboration, mais je tiens à le rassurer là-dessus, et nous prenons bonne
note des observations.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci. Est-ce que l'article 168 est adopté? Oh! 167, excusez-moi. 167.
La Présidente
(Mme Richard, Duplessis) : Donc, l'article 167 est adopté.
Nous allons
maintenant à l'article 169.
M. Duchesne : Alors, Mme la Présidente,
nous arrivons, ici, à modifier une autre loi, c'est la
Loi sur les ministères,
qui établit, entre autres, la liste des ministères. Alors :
L'article 1
de la
Loi sur les ministères est modifié par l'ajout, à la fin, du paragraphe
suivant :
«38° le
ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la
Technologie, dirigé par le ministre de l'Enseignement supérieur, de la
Recherche, de la Science et de la Technologie.»
Alors, comme il est usuel, Mme la Présidente, de
faire la disposition précise que ce ministère est dirigé par le ministre
concerné, il est annoncé ici, et c'est… Dans la
Loi sur les ministères,
il y a un moment donné où on dresse, si je comprends bien, la liste des ministères. Et donc, comme il y a
un nouveau ministère, il apparaîtra dans la liste, et ce sera le 19e…
M. Duchesne : En fait, il y a…
Une voix : …mais il en existe
M. Duchesne : Oui. Alors,
voilà, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci, M. le ministre. Oui, M. le député.
Arcand : Juste un commentaire. Premièrement, j'espère que ce n'est pas par ordre d'importance, parce que 38e… j'espère aussi. Mais j'ai entendu le
mot «19», là. C'était quoi exactement, juste pour que je comprenne?
Une voix : 19 ministères qui
existent.
Duchesne : Mme la Présidente, j'ai des collègues qui sont très vocaux et qui ne souhaitent que
m'aider, avec beaucoup de bonne volonté. C'est ça quand on a un ministère
dynamique, avec des gens dédiés et dévoués. Alors, on mentionnait d'un côté que vous avez, historiquement… Le 38, c'est qu'il y a
eu beaucoup de ministères qui ont été créés et qui sont disparus, et on parle de 19 ministères
actuellement fonctionnels et existants. Voilà. Vous avez une
bonne ouïe, M. le député de Mont-Royal.
Arcand : On est
proches, quand même.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci. Mme la députée de l'Acadie.
St-Pierre : Moi,
c'est juste… en fait, c'est une question de curiosité. On dit que le ministère…puis
on ajoute… On sent le besoin
d'ajouter «dirigé par le ministre de l'Enseignement supérieur, de la
Recherche, de la Science et de la Technologie». Il me semble que ça va
de soi.
Une voix : C'est marqué
partout.
St-Pierre : Oui, je comprends que c'est marqué partout, mais
je voudrais savoir… Il me semble que ça
va de soi. Mais pourquoi on
sent le besoin, sur le plan de… pour le législateur de dire «dirigé par»?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : C'est une disposition qui est usuelle, qui est là depuis toujours dans la
Loi sur les ministères.
Et que je suis nommé en vertu de la
Loi sur l'exécutif, c'est la façon où on a inscrit et les ministères
et le ministre responsable.
St-Pierre : Merci.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Ça va? Est-ce que l'article 169 est adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté.
Article 170. M.
le ministre.
M. Duchesne :
Article 170 :
L'article 2 de la Loi concernant les paramètres
sectoriels de certaines mesures fiscales est modifié par… Et là on parle bien
sûr de la Loi concernant les paramètres sectoriels de certaines mesures
fiscales. Nous changeons donc de loi. Je reprends.
Article 170 :
L'article 2 de la Loi concernant les paramètres sectoriels de certaines
mesures fiscales est modifié par le remplacement,
dans le paragraphe 4°, de «ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport»
par «ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la
Science et de la Technologie».
Bien sûr,
vous comprenez qu'il faut tenir compte du partage des fonctions entre deux ministres
maintenant, et l'article en question modifie le paragraphe 4°, bien sûr, pour tenir compte de la
responsabilité du ministre de l'Enseignement supérieur. Il s'agit donc
d'une modification de concordance qui tient compte du nouveau partage des
responsabilités.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci, M. le ministre. Ça va?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Est-ce que l'article 170 est adopté?
Adopté.
M. Duchesne :
Alors, l'article 171 se lit comme suit :
L'article 1.1 de
l'annexe C de cette loi est modifié par la suppression des paragraphes 2°,
3°, 5° et 6°.
la Présidente, il s'agit d'une modification de concordance qui tient compte de
l'attribution des fonctions en
matière d'innovation, de recherche et de science au ministère de l'Enseignement
supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie.
Une voix :
On les a déplacés.
M. Duchesne :
On a déplacé, effectivement, les mots.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, M. le député de Mont-Royal.
Arcand :
Oui. Moi, j'avais juste une question sur le 3° que vous avez abrogé, en fait.
Je comprends pourquoi vous avez
abrogé «un chercheur étranger», mais, «un expert étranger», qu'est-ce que ça
veut dire exactement, dans les termes?
Parce qu'un expert, il me semble, c'est un terme très large, qui n'est pas
limité à la recherche et à l'innovation.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : M. le ministre.
Duchesne : Alors, Mme la Présidente, ce que je comprends de
cette modification, là, c'est que… On va lire l'article 75 du
projet de loi, qui propose le déplacement, hein, de quatre paragraphes à l'article 1.1.
Et, à l'annexe II intitulée… par la modification de l'article... du projet
de loi se lirait comme : «ministre
de l'Enseignement supérieur, de la Recherche,
de la Science et de la Technologie» plutôt que «ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation». Et,
pour ce qui est des paragraphes dont parlait le collègue, ils sont…
Duchesne : C'est ça.
Ils ne sont plus dans la Loi du ministère… C'est-à-dire qu'ils ne sont plus dans la Loi du ministère
de l'Enseignement supérieur. Ils sont… Voulez-vous l'expliquer? Je vais laisser
à ma collègue le soin de vous expliquer cet aspect
technique.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Me Boulay... Il y a consentement?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : O.K. Allez-y. En vous identifiant, quand
même, puis...
Mme Boulay
(Sylvie) : Sylvie Boulay, au ministère de la Justice.
Alors,
les modifications qui… L'ensemble des modifications sur la Loi concernant les
paramètres sectoriels de certaines
mesures fiscales, comme vous allez voir, là, pour les prochaines modifications,
sont assez complexes, parce que la
loi est faite de façon à ce que… elle est divisée par… avec chaque ministre, où
il y a des différents concepts fiscaux qui sont relatifs à chacun des
ministres.
Là, ce qui
arrive avec cette loi-là, c'est qu'on avait le ministère du Développement
économique, qui était un de ces
ministres-là, et on avait le ministre de l'Éducation, qui était aussi un de ces
ministres-là. Donc, ce qu'on a fait, c'est que... En matière d'éducation, l'ensemble des
concepts étaient relatifs à l'enseignement supérieur, donc on vient changer
le nom de la
section pour le «ministre de
l'Enseignement supérieur». Comme il y avait déjà le «ministre des Finances»,
on vient chercher tout ce qui est relatif au
ministre des Finances, on vient le mettre dans sa section. Puis, pour ce qui
est du… Donc, on vient vraiment, là, refaire la compartimentation, là,
qui avait été faite dans cette loi-là.
Alors, c'est
pour ça qu'il y a plusieurs articles qui sont supprimés, mais qui sont repris
ailleurs. Donc, dans l'ensemble des
modifications qu'on va voir, il n'y a aucun
article qui a été supprimé
véritablement, là. Quand on dit que l'article
est supprimé, ça veut dire qu'on l'a repris ailleurs pour faire en sorte qu'on
ait les mêmes dispositions, mais chacun va rentrer dans une case
différente, dû au changement de fonction des différents ministres.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Oui, M. le député.
Arcand : Je suis d'accord, Mme
la Présidente, sauf que… Bon, je comprends très bien, par exemple, que, le
mot «chercheur étranger», on l'ait mis dans
une case différente, parce qu'on ne veut pas, évidemment, que ça soit le ministre
du Développement économique ou des Finances,
là. Et ça, je peux très bien le comprendre. C'est le mot «expert étranger»
qui me posait… Quand on parle d'un expert étranger dans cette loi-là, de quoi
parle-t-on exactement? Un chercheur, c'est facile à comprendre, mais un expert
étranger, c'est très large comme terme et…
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : Alors, Mme la Présidente, l'expert étranger doit
posséder des compétences soit dans le domaine de la gestion ou le
financement d'activités d'innovation, soit dans la commercialisation à
l'étranger ou le transfert de technologie pour valoriser des résultats issus de
la recherche.
Arcand : Alors
donc, le mot «expert étranger» est vraiment lié à la recherche?
M. Duchesne :
Oui. Mais de la recherche, vous voyez, là, dans le financement d'activités
d'innovation, commercialisation à
l'étranger. On est vraiment à la fin, là, de… On est plus prêts de la
commercialisation, précommercialisation et même le transfert de
technologie.
Arcand : O.K. Ça
répond à ma question. Ce n'est pas...
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Monsieur... Parfait. Donc, est-ce que l'article 171 est adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Adopté.
Article 172. M. le ministre.
Duchesne : Alors, l'article 172 se lit comme suit :
Le
chapitre III de l'annexe C de cette loi, comprenant les articles 3.1 à 3.5, le
chapitre IV de
cette annexe, comprenant les articles 4.1 à 4.6, le
chapitre VI de
cette annexe, comprenant les
articles 6.1 à 6.5, et le
chapitre VII de cette annexe, comprenant
les articles 7.1 à 7.5, deviennent respectivement, le
chapitre IV, comprenant les articles 4.1
à 4.5, le
chapitre V, comprenant les articles 5.1 à 5.6, le
chapitre VI, comprenant les
articles 6.1 à 6.5, et le
chapitre VII, comprenant les
articles 7.1 à 7.5, de l'annexe D de cette loi, sous réserve d'y
effectuer les concordances de numéros nécessaires.
Donc, Mme la
Présidente, vous aurez compris que
c'est des modifications de concordance. Il y a un nouveau partage
des missions et des fonctions entre le ministre de l'Enseignement supérieur... et il y a
le ministre, aussi, du Développement économique.
Alors, les articles relatifs à la recherche, science, technologie, innovation
sont transférés dans l'annexe qui est destinée
au ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de
la Technologie, et ces articles portent notamment sur la déduction relative à un chercheur étranger, à un expert
étranger, crédit d'impôt pour la recherche. Voilà. C'est un déplacement,
là, dans la... Voilà, Mme la Présidente, essentiellement.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci, M. le ministre. Pas d'interventions?
Donc, est-ce que l'article 172 est adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Adopté.
L'article 173.
Duchesne :
L'article 8.10 de l'annexe C de cette loi est modifié par le
remplacement, dans le paragraphe 1°, de «ministre de l'Éducation,
du Loisir et du Sport» par «ministre de l'Enseignement supérieur, de la
Recherche, de la Science et de la Technologie ou le ministre de l'Éducation, du
Loisir et du Sport».
Donc, modification de concordance. On tient compte encore une fois du partage de
missions entre les deux ministres.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci. Est-ce que l'article 173 est adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté.
M. Duchesne :
Alors : L'intitulé de l'annexe D de cette loi est modifié par le
remplacement de «Ministre de l'Éducation, du
Loisir et du Sport» par «Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche,
de la Science et de la Technologie».
Alors,
une modification de concordance, encore une fois, Mme la Présidente, pour tenir
compte du partage de missions entre les deux ministres.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci. Est-ce que l'article 174 est
adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté.
M. Duchesne :
L'article 175 se lit comme suit :
L'article 1.1 de
l'annexe D de cette loi est modifié:
1° par le
remplacement de «ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport» par «ministre
de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la
Technologie»;
2° par l'addition,
après le paragraphe 2°, des suivants:
la déduction relative à un chercheur étranger prévue aux articles 737.19 à
737.22 de la
Loi sur les impôts;
la déduction relative à un expert étranger prévue aux
articles 737.22.0.0.5 à 737.22.0.0.8 de la
Loi sur les impôts;
le crédit d'impôt remboursable pour la recherche universitaire et pour la
recherche effectuée par un centre de
recherche public ou un consortium de recherche et le crédit d'impôt pour
cotisations et droits versés à un consortium de recherche prévus aux
articles 1029.8.1 à 1029.8.7 et 1029.8.9.0.2 à 1029.8.9.0.4 de la
Loi sur
les impôts;
«6° le crédit d'impôt
pour la recherche précompétitive en partenariat privé prévu aux
articles 1029.8.16.1.1 à 1029.8.16.1.9 de la
Loi sur les impôts.»
J'espère
que je n'ai pas fait d'erreur, Mme la
Présidente. Modifications de concordance, encore une
fois, pour tenir compte des
fonctions des deux ministres, et on redispose donc les articles.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci, M. le ministre.
Est-ce que l'article 175
est adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté.
Duchesne : Bon. Alors, tenez-vous bien, il est assez
long :
L'article D de cette loi est modifié par l'addition,
après l'article 3.6, de ce qui suit:
«Chapitre IV. Paramètres
sectoriels de la déduction relative à un chercheur étranger.»
Insérer
ici, ainsi qu'il est prévu à l'article 172 du présent projet de loi, les
articles 3.1 à 3.5 de l'annexe C de la
Loi sur les paramètres
sectoriels de certaines mesures fiscales de façon à ce qu'ils deviennent les
articles 4.1 à 4.5 de l'annexe D de cette loi .
«Chapitre V. Paramètres
sectoriels de la déduction relative à un expert étranger.»
Insérer
ici, ainsi qu'il est prévu à l'article 172 du présent projet de loi, les
articles 4.1 à 4.6 de l'annexe C de la
Loi sur les paramètres
sectoriels de certaines mesures fiscales de façon à ce qu'ils deviennent les
articles 5.1 à 5.6 de l'annexe D de cette loi.
«Chapitre VI.
Paramètres sectoriels du crédit
d'impôt pour la recherche effectuée
par un consortium de recherche et du crédit d'impôt pour cotisations et
droits versés à un consortium de recherche.»
Insérer
ici, ainsi qu'il est prévu à l'article 172 du présent projet de loi, les
articles 6.1 à 6.5 de l'annexe C de la
Loi sur les paramètres sectoriels de certaines mesures
fiscales de façon à ce qu'ils deviennent les articles 6.1 à 6.5 de
l'annexe D de cette loi.
«Chapitre VII.
Paramètres sectoriels du crédit
d'impôt pour la recherche
précompétitive en partenariat privé.»
Insérer
ici, ainsi qu'il est prévu à l'article 172 du présent projet de loi, les articles 7.1 à 7.5 de l'annexe C de la
Loi sur
les paramètres sectoriels de certaines mesures fiscales de façon à ce qu'ils
deviennent les articles 7.1 à 7.5 de l'annexe D de cette loi. Voilà, Mme
la Présidente.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci, M. le ministre.
M. Duchesne :
On modifie, dans... Cet
article modifie...
Arcand : On ne
comprend pas grand-chose, mais ça a l'air bon.
M. Duchesne :
Bien, je vous explique, là…
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Le ministre va vous donner une explication.
Duchesne : Rapidement.
Alors, on modifie, on modifie quatre titres à l'annexe D, en concordance
avec les modifications qu'on a
adoptées tout à l'heure à l'article 72. Et puis les informations entre parenthèses,
quand je vous disais, quand je lisais
«insérer ici», c'est entre parenthèses, ce sont des notes pour l'Éditeur
officiel pour intégrer les modifications que l'on a votées précédemment
à l'article 172. Voilà, donc.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci. Est-ce que l'article 176 est adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Adopté.
M. Duchesne : Alors, nous
sommes à modifier des articles de la
Loi sur la programmation éducative.
L'article 177, il se lit comme suit :
L'article 3.1 de la
Loi sur la programmation éducative est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 2° du
premier alinéa, de «ministre du Développement économique, de l'Innovation
et de l'Exportation» par «ministre de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie».
Alors, cet
article propose donc de modifier, je vous le disais, un
article de la
Loi sur
la programmation éducative, qui
concerne, donc, la composition du comité de reconnaissance du caractère
éducatif de la programmation. Et il y
a un membre, donc, du ministère de
l'Enseignement supérieur en
remplacement du membre du Développement économique. Alors,
c'est une modification de concordance, compte tenu de la nouvelle
attribution de fonction en matière d'innovation, de recherche, de
science et de technologie.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Oui, M. le député de Mont-Royal.
Arcand : Juste pour que je comprenne qu'est-ce que c'est, la
programmation éducative, là, je comprends le sens des termes, mais par rapport à ce qui existait
auparavant. Là, je vois des gens des communautés qui sont membres. Vous aviez un ministre du Développement économique à l'époque, le président du Conseil des arts et
des lettres. Juste un peu comprendre qu'est-ce que ça faisait, cette
loi-là et… ou si Mme l'avocate peut répondre aussi, là.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : Écoutez,
la
Loi sur la programmation éducative, c'est celle qui relève... qui concerne
Télé-Québec. Attendez… C'est une loi
qui est sous tutelle du ministère de
la Culture, des Communications. C'est
un comité qui réunit, vous l'avez vu,
là, les différents intervenants des organismes désignés selon la loi et qui vise
à déterminer, par programmation éducative, par conséquent, ce qui peut
se faire à Télé-Québec, entre autres.
Arcand : Alors,
c'est relié à Télé-Québec. O.K.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Est-ce que ça va?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Est-ce que l'article 177 est adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Adopté.
L'article 178. M. le ministre.
M. Duchesne :
Article 78.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Duchesne :
L'article 9 de cette loi est modifié par l'insertion, après «membres du
comité», de «, au ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche,
de la Science et de la Technologie».
Alors, modification de concordance qui tient
compte du nouveau partage de missions et de fonctions entre le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie et la ministre de l'Éducation.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Merci. Il n'y a pas d'interventions? Donc, est-ce
que l'article 178 est adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Adopté.
Duchesne :
L'article 179 se lit comme suit :
L'article 31 de la
Loi sur le
régime de négociation des conventions collectives
dans les secteurs public et parapublic est remplacé par le suivant — et nous sommes... bien sûr, nous parlons
de la
Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les
secteurs public et parapublic :
«31. Les
comités visés aux paragraphes 1° et 2° de l'article 30 se composent
de personnes nommées par le ministre de
l'Éducation, du Loisir et du Sport et le comité visé au paragraphe 3° de
cet
article se compose de personnes nommées par le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la
Science et de la Technologie. Ces comités se composent également de personnes nommées, selon le cas, par
le groupement de commissions scolaires visées au paragraphe 1° de l'article 30, le groupement de commissions
scolaires visées au paragraphe 2° de cet
article ou le groupement de
collèges.
groupement de commissions scolaires ou un groupement de collèges est une
association, fédération ou autre organisation dont la majorité des
commissions scolaires visées au paragraphe 1° de l'article 30 ou des
commissions scolaires visées au
paragraphe 2° cet
article ou des collèges font
partie et qui est jugée
représentative de ces commissions scolaires
par le ministre — la ministre — de
l'Éducation, du Loisir et du Sport ou de ces [collègues] par le ministre de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche,
de la Science et de la Technologie, si elle n'est pas déjà ainsi reconnue par
la loi.»
Il s'agit
donc de la composition du comité patronal de négociation. Et on tient
compte, bien sûr, maintenant, du nouveau partage de missions et du rôle
que doit exercer maintenant le ministre de l'Enseignement supérieur.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci, M. le ministre. M. le député de Mont-Royal.
Arcand : Bien, disons que ça tombe bien qu'on parle de ça,
parce qu'évidemment il y a beaucoup
d'angoisse chez les professeurs de
cégep actuellement. Et je comprends donc que le ministre va être impliqué ou,
enfin, risque quand même d'être passablement impliqué au niveau du
comité patronal de négociation pour les collèges.
Est-ce que
les, je dirais, arguments que j'ai entendus de la part des professeurs de
cégep, actuellement, inquiètent le
ministre? Et est-ce que le fait qu'il y ait maintenant deux comités patronaux
risque de changer un peu les choses? Parce que ce que je comprends, actuellement, c'est qu'il y a une négociation
en 2015 et que, déjà, le Conseil du trésor a fait savoir qu'il avait l'intention de diminuer le grade,
peut-être pas le salaire mais le grade. Alors, juste comprendre, de la part du
ministre, comment il va jauger cette
situation-là. Est-ce qu'il a un échéancier? Est-ce qu'il a un mandat pour
l'avenir, compte tenu maintenant, je comprends, qu'il sera fortement
impliqué au niveau du comité patronal de négociations pour les collègues en
vertu de cette redistribution? Est-ce que je comprends que c'est ce qu'il va se
passer?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci...
M. Duchesne : Oui, tout à
fait...
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Allez-y, M. le ministre.
Duchesne : Pardon, Mme la Présidente. Oui, tout à fait. Il n'y
a pas vraiment de nouveau comité patronal. Mais le comité patronal pour les collèges sera sous l'autorité du
ministère de l'Enseignement supérieur, c'est ce qu'il faut comprendre,
compte tenu de la...
Arcand : Mais il va y avoir
deux tables, c'est ça? Est-ce que c'est deux tables ou si c'est... les deux
comités patronaux.
M. Duchesne :
Il y avait déjà une table pour les commissions scolaires, une table pour les
collèges. Donc, c'est juste une... Le ministre responsable n'est plus le
même, compte tenu de la nouvelle division.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Ça vous va, M. le député de Mont-Royal?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
D'accord. Est-ce que l'article 179 est adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Adopté.
L'article 180. M. le ministre.
Duchesne : Alors, l'article 180 se lit comme suit :
L'article 32 de cette loi est modifié par l'insertion, dans le premier alinéa et après «ministre», de «de
l'Éducation, du Loisir et du Sport ou le ministre de l'Enseignement supérieur,
de la Recherche, de la Science et de la Technologie».
Alors,
il s'agit ici... Cet
article porte sur la désignation d'un président et d'un
vice-président par les membres du comité
patronal de négociation. Bon, on revient un peu, là… c'est lié. Il y a un comité
pour les commissions scolaires et il
y en a un, bien sûr, pour les collèges. Modification de concordance par rapport
à l'article 179 que l'on vient d'adopter.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci. Oui, M. le député de Mont-Royal.
Arcand : Tout à l'heure, le
ministre n'a pas trop répondu à ma question. J'ai ici le Syndicat des
professeur-e-s du cégep de
Trois-Rivières qui réclame une structure salariale indépendante de celle des
enseignants de commission scolaire, une
structure salariale qui reconnaisse clairement que les enseignants et
enseignantes de cégep appartiennent à l'enseignement supérieur, etc. Ce que je comprends, c'est que la
négociation va commencer éventuellement assez rapidement, j'imagine. En
2014?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : Il y aura un comité, un comité patronal dont je vais
participer à la formation, comme ministre, et qui s'occuperont de négocier, ces gens-là, pour les collèges. Et je tiens
à rassurer les professeurs de cégep, notre gouvernement a posé énormément de gestes depuis un peu plus d'un an, et
il n'est pas question, là, d'envisager, même, une baisse de salaire pour
ceux-ci... et celles-ci.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Ça va? Est-ce que l'article 180 est adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Adopté.
Duchesne :
L'article 33 de cette loi est modifié par l'insertion, après «ministre de
l'Éducation, du Loisir et du Sport»,
de «ou au ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science
et de la Technologie, selon le cas,».
Alors, ici, c'est bien sûr des modifications qui
traitent des fonctions qui sont sous l'autorité déléguée par le gouvernement au ministre concerné du comité patronal. Nous en sommes donc,
encore une fois, à des modifications de concordance
qui tiennent compte de l'existence de l'apparition du nouveau ministère de l'Enseignement supérieur, de
la Recherche, de la Science et de la Technologie.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci. Est-ce que l'article 181 est adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Adopté.
M. Duchesne : Alors :
L'article 43 de cette loi est remplacé par le suivant :
«43. Le
Conseil du trésor invite le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, le
ministre de l'Enseignement supérieur,
de la Recherche, de la Science et de la Technologie ou le ministre de la Santé
et des Services sociaux, selon le cas, à participer à ses délibérations
lorsqu'elles portent sur les négociations visées aux articles 44 et 53.»
Vous
comprenez donc que, comme nous existerons formellement, je l'espère, bientôt,
alors, le Conseil du trésor va
inviter aussi le nouveau ministre du ministère qui sera créé.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Ça va? Est-ce que l'article 182 est adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Adopté.
Duchesne :
L'article 105... Pardon.
L'article 55 de
la
Loi sur la sécurité incendie est modifié par l'insertion, dans le premier alinéa et après «Sport», d'«ou du
ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et
de la Technologie, selon le cas,».
Nous parlons, ici, d'une modification de la Loi
sur la sécurité incendie qui énonce la nécessité pour l'École nationale des pompiers du Québec d'obtenir l'autorisation
du ministre concerné pour offrir un programme de formation professionnelle conduisant à des diplômes d'études
professionnelles ou aussi à un diplôme d'études collégiales ou attestation
d'études collégiales. Donc, on doit ajouter
«le ministre de l'Enseignement supérieur» lorsque l'ordre d'enseignement qui
est sous sa responsabilité est
concerné. Il s'agit donc d'une modification de concordance qui tient compte du
nouveau partage de missions et de fonctions entre les deux ministres.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Est-ce que
l'article 183 est adopté? Oui, M. le député de Mont-Royal.
Arcand : Qui a besoin de cette loi-là sur la sécurité des
incendies? Est-ce que c'est une... Parce que vous... La loi dit «l'école». On parle de quelle
école, à ce moment-là?
M. Duchesne : Mme la
Présidente, si je peux me permettre?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Oui, M. le ministre.
M. Duchesne : Alors, on parle
de l'École nationale des pompiers du Québec.
Arcand : Ah! O.K.
Je ne savais pas qu'il y avait une école nationale des pompiers.
M. Duchesne : Oui, et ils
sont très utiles.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Ça va? Donc, 183 est adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Adopté.
Duchesne : Alors :
L'article 62 de cette loi est
modifié... Et je vous rappelle que nous parlons encore de... ça concerne
encore l'École nationale des pompiers.
L'article 62 de cette loi est
modifié :
1° par le remplacement, dans le premier alinéa,
de «15» par «16»;
2° par l'ajout, dans le deuxième alinéa et après
le paragraphe 5°, du suivant :
«6° un membre
du personnel du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la
Science et de la Technologie, désigné par le sous-ministre.»
Alors, comme,
dans cette École nationale des pompiers, il y a des diplômes qui se donnent de
niveau collégial, il est normal,
donc, qu'on tienne compte de l'existence du ministre, qui sera, donc, présent
sur le conseil d'administration de l'école, qui est formé de
15 membres.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci, M. le ministre. M. le député de Mont-Royal.
Arcand :
Auparavant... En fait, est-ce que vous remplacez le ministre de l'Éducation?
M. Duchesne : Non. Non, Mme
la Présidente...
Arcand : Pas
vraiment. C'est un ajout? C'est un ajout?
Duchesne : C'est un ajout. Parce qu'évidemment il y a de la
formation, ici, de niveau professionnel qui se donne.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Ça va? Est-ce que
l'article 184 est adopté? Oui, Mme la députée de l'Acadie.
St-Pierre :
...s'il n'y avait pas nécessité de mettre le ministre de l'Éducation ou, si le
ministre de l'Éducation n'était pas là, pourquoi on l'ajoute maintenant?
Qu'est-ce qui fait que maintenant on sent le besoin de l'ajouter?
M. Duchesne : Mme la
Présidente?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre, oui.
M. Duchesne : Simplement pour
clarifier. Le représentant de la ministre de l'Éducation était déjà prévu au sein du conseil
d'administration de l'école. Ce qu'on
ajoute, c'est le représentant du ministère
de l'Enseignement supérieur.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Est-ce
que l'article… Ça va? Est-ce que
l'article 184 est adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Adopté.
M. Duchesne :
L'article 185. Alors :
L'article 88 de la
Loi sur les services de santé et les services sociaux est modifié :
1° par le
remplacement de «ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport et le ministre
du Développement économique, de l'Innovation
et de l'Exportation» par «ministre de l'Enseignement supérieur, de la
Recherche, de la Science et de la Technologie»;
2° par le remplacement de «Loi sur le ministère du
Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation» par «Loi sur le ministère de l'Enseignement supérieur, de
la Recherche, de la Science et de la Technologie».
Alors,
encore une fois, compte
tenu… Cet article,
qui modifie, donc, la
Loi sur les services de santé et les services sociaux, prévoit l'obligation du ministre de la Santé à consulter les ministres concernés. Alors, comme il y a maintenant un nouveau ministre et un nouveau ministère, il faut l'ajouter.
Donc, c'est une modification de concordance, essentiellement. Voilà.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, M. le député de Mont-Royal.
Arcand : J'ai une question pour le ministre. Parce
que j'ai posé la question
jeudi dernier en Chambre et... Je voulais juste voir, dans la décision
finale qui va se prendre sur la question des infirmières et la question du
diplôme qualifiant au cégep, est-ce qu'il y aura ou pas un diplôme qualifiant pour les gens au cégep : Est-ce que la décision est prise conjointement? Est-ce que c'est le ministre
de la Santé, dans ce cas-là, qui a le
mot final? Est-ce que c'est le ministre
de l'Enseignement supérieur? Comment la décision va se prendre, de quelle
façon? Est-ce que c'est une consultation? Est-ce que
ça doit être approuvé par le Conseil
des ministres? Comment le… Autrement dit, est-ce que c'est quelque
chose qui est vraiment,
je dirais, une décision d'éducation, au sens large du terme, ou si c'est quelque chose qui touche le ministère
de la Santé d'abord et avant tout?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci. M. le ministre.
Duchesne : Oui. En
fait, nous sommes actuellement à discuter de la
Loi sur les services de santé
pour désigner qu'est-ce qui est un centre hospitalier universitaire ou
non. Mais je répondrai quand même à la question posée par le député de Mont-Royal...
Arcand :
...ça arrivait comme ça, là.
Duchesne : ... — oui, je vois, oui — en lui disant que c'est la responsabilité du
ministre de l'Enseignement supérieur
de définir... de s'assurer, après consultation, des programmes et de la
diplomation. Mais il y a, bien sûr, un comité conjoint, actuellement, qui doit remettre son rapport incessamment, sous
peu, alors on devrait... Et on ira plus loin ensuite.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Ça va?
Arcand :
Ça se fait bien.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Est-ce que l'article 185 est adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté.
L'article 186.
M. le ministre.
Duchesne : Les articles 89 à 91 de cette loi sont modifiés
par le remplacement de «ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport et le ministre du Développement économique, de
l'Innovation et de l'Exportation» par «ministre de l'Enseignement
supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie».
vérifie s'il n'y a pas un autre paragraphe. Non, c'est tout. Alors, cet
article
modifie donc les articles de la Loi
sur les services de santé et les services
sociaux qui prévoient l'obligation du ministre
de la Santé de consulter le ministre concerné, toujours afin de
désigner un institut universitaire ou un centre affilié universitaire. Donc,
compte tenu que, maintenant, il
existerait... il existera un ministre de l'Enseignement supérieur... un
ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et
de la Technologie, la loi doit prévoir qu'il puisse être consulté.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, M. le député de Mont-Royal.
Arcand :
Pourquoi on consultait le ministre du Développement économique, de l'Innovation
et de l'Exportation dans ce cas-ci?
Je comprends l'ajout ou, enfin, le remplacement du «ministre de l'Éducation»
par le «ministre de l'Enseignement supérieur», mais vous avez enlevé «le
ministre du Développement économique». J'essaie juste de voir pourquoi.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : M. le ministre.
Duchesne : Oui. C'est très simple, Mme la Présidente. Parce
que, dans les centres universitaires hospitaliers, il y a des centres de recherche et des activités
de recherche. Et, bien sûr, avant, le ministère du Développement économique
s'occupait de la recherche, et ce sera maintenant sous l'autorité du ministère
de l'Enseignement supérieur.
Arcand : Donc, c'est à cause de la recherche, c'est ça?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, M. le député de la Côte-du-Sud.
M. Morin :
La recherche qui se passe dans les cégeps, est-ce que ça change...
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : M. le ministre…
M. Morin :
Est-ce que ça change quelque chose, là, ce qui se passe au niveau cégep pour
les infirmières?
Duchesne : Pardon, je vais juste vous demander de reposer votre
question, pour que je comprenne bien, là. On… Oui?
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Je suis désolée. Compte
tenu de l'heure, vous pouvez peut-être...
on pourra reprendre cette discussion.
Donc,
compte tenu de l'heure, la commission suspend ses travaux jusqu'à 19 h 30, à cette même salle, et vous
pouvez laisser vos documents ici, la salle est sécurisée. Merci.
(Suspension de la séance à
18 heures)
(Reprise à 19
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Si tout
le monde est prêt, on va débuter.
Parfait. À l'ordre, s'il vous plaît!
Donc, nous reprenons nos travaux. Quand nous avons terminé, juste avant d'aller
souper, nous en étions à l'article 186. M. le ministre.
M. Duchesne :
Oui. Alors, je crois que j'avais lu, oui?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, vous aviez lu l'article.
M. Duchesne :
D'accord. Alors, y avait-il... Oui, il y avait une question.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Oui, une question du député de la Côte-du-Sud, que vous n'aviez
pas comprise, qu'il va vous redire à nouveau, parce que...
Morin : Non, c'est
justement, c'est parce que... Depuis le commencement, je me cherche une occasion
pour poser la question
au ministre, parce que mes cégeps, en région, sont un petit peu inquiets, au niveau
des centres de transfert technologique, les CCTT, à l'effet qu'ils se
sentent un petit peu squeezés par l'université qui cherche à avoir plus de recherche tandis qu'eux autres font de la
recherche appliquée. C'était surtout ça, ma question, que j'essayais
d'introduire par la recherche, au niveau des infirmières.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : M. le ministre.
Duchesne : Oui. Les CCTT, c'est les centres collégiaux de
transfert de technologie, pour ceux qui les connaissent moins, et tout. C'est des entités au sein des
cégeps, qui font de la recherche appliquée liée à l'entreprise, dans le milieu,
et tout. C'est une invention
innovante québécoise à l'intérieur d'une autre invention, qui est le cégep, et
ça fonctionne très bien. Et, dans la
Politique nationale de la recherche et de l'innovation que j'ai annoncée le
16 octobre, on a annoncé, pour la
première fois, qu'on bonifiait les enveloppes pour chaque CCTT. Depuis des
années, depuis qu'ils existent, l'enveloppe était toujours au même
montant. On annonce une bonification de l'enveloppe. Sur trois ans, elle
augmente d'à peu près 11 %. Et on croit
tellement aux CCTT qu'on est même ouverts… on va ouvrir un appel d'offres en
janvier pour une possibilité de trois
autres CCTT, principalement dans trois régions où il n'y en a pas. On verra les
critères, mais on va s'assurer que ça puisse se faire.
Donc, je pense que
vous pouvez rassurer vos gens : nous croyons beaucoup aux CCTT. Il y a eu,
même, une évaluation, parce que le ministère
évalue la mission : Est-ce qu'ils sont bien ancrés dans le milieu? Est-ce
qu'ils ont fait des ententes avec les
entreprises? Il y a une évaluation que notre ministère fait — et je l'ai rendue publique lorsque j'étais à
Shawinigan, c'était hier — et cette évaluation-là, sur 38 CCTT, est très, très
favorable, confirme la pertinence des CCTT et leur performance. Et il y avait, hier, la présidente du Réseau trans-tech, qui regroupe un peu tous les
CCTT, qui se disait aussi heureuse.
Donc, notre appui va
en ce sens, et vous pouvez communiquer cette position-là. Et on a annoncé un
2,2 millions de dollars de plus sur trois ans, globalement, comme montant
supplémentaire pour les 30… 47 CCTT.
M. Morin : Mme la
Présidente, je suis certain que les gens de La Pocatière… en l'occurrence, M.
Claude Harvey est très content
d'entendre ça. C'est certain qu'il écoute les propos du ministre, et j'en suis
fort aise, parce que, chez nous, la recherche appliquée est très
importante, en région.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci.
499 12239 M.
Duchesne : Et La Pocatière est un endroit... et je pense qu'il
y a même plus qu'un CCTT, il y a trois… il y a un regroupement... C'est
un endroit où le regroupement de chercheurs, au Québec, est la plus haute
concentration.
M. Morin :
Au niveau agriculture et…
M. Morin :
Voilà. Merci, M. le ministre.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Est-ce que nous serions
prêts pour adopter l'article 186? Est-ce que l'article 186 est
adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté.
L'article 187.
M. le ministre.
Duchesne : Alors, il y a un amendement, Mme la Présidente, bon,
de nature technique, mais je le dépose, ou, enfin, on vous le distribue
au moment où j'en fais la lecture.
Article 187 :
Remplacer l'article 187 du projet de loi par les suivants :
L'article 10 de cette loi est motivé :
1° par l'insertion,
au troisième alinéa et après «Sport», d'«ou du ministre de l'Enseignement
supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie»;
2° par l'insertion,
au quatrième alinéa et après «Sport», d'«ou du ministre de l'Enseignement
supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, selon le cas»;
«187.1.
Les articles 436.1 et 436.8 de cette loi sont modifiés par le remplacement
de "ministre de l'Éducation, du
Loisir et du Sport" par "ministre de l'Enseignement supérieur, de la
Recherche, de la Science et de la Technologie."»
L'explication,
c'est une correction d'une erreur, Mme la Présidente, qui a été faite dans la
concordance. Il semble que des
contrats peuvent être conclus avec des établissements qui s'occupent, par
exemple, de programmes d'études en formation
professionnelle, qui sont de la compétence du ministre de l'Éducation, du
Loisir et du Sport. Il faut donc que les deux ministres soient
mentionnés à l'article 110.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci. Est-ce que l'amendement à
l'article 187 est adopté?
Arcand :
…deux secondes?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui.
Arcand :
…voir ce que vous avez changé exactement, là.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : M. le ministre.
Duchesne : Alors, l'article 110 de la
Loi sur les services
de santé et services sociaux parlait d'autorisation du ministre
lorsqu'il y a des contrats d'affiliation aux universités, parlait
d'établissements qui peuvent conclure des ententes,
des contrats de services pour des programmes universitaires, d'établissements
qui peuvent conclure un contrat d'association d'établissement
d'enseignement… ou tout autre établissement d'enseignement reconnu…
Bon,
c'est ici : «Un établissement peut conclure un contrat d'association avec
tout autre établissement d'enseignement reconnu par le [ministère] de l'Éducation, du Loisir et du Sport aux
fins de procurer aux étudiants du domaine de la santé et des services
sociaux des lieux de stages et de formation pratique.»
Alors,
on a ajouté aussi «ou du ministre de…» «et du ministre de l'Enseignement
supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie», parce
que c'est des stages qui touchent l'ordre d'enseignement supérieur. C'est les deux qui sont touchés. Et on a ajouté, comme vous
le voyez, là, dans l'amendement, après «Sport», d'«ou du ministre» :
un ou l'autre. C'est une correction qui a
été faite pour tenir compte des deux ordres d'enseignement et de la fonction
des deux ministres. Vous l'avez, là,
à la deuxième page, là, de l'amendement, comment se lirait l'article. Vous
avez, en un peu plus foncé, les ajouts qui ont été faits.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Est-ce que ça va, M. le député de
Mont-Royal? O.K.
Est-ce que l'amendement à l'article 187 est
adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Adopté. Est-ce que l'article 187, tel qu'amendé, est adopté?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Duchesne : Bon, alors, Mme la Présidente, il y a un autre
amendement, l'article 187.2. On va vous distribuer l'amendement
pendant que j'en fais la lecture.
Insérer, après l'article 187.1 du projet de
loi, ce qui suit :
«Règlement sur l'aide financière aux études.
«187.2. Le Règlement sur l'aide financière aux
études est modifié par l'insertion, dans le premier alinéa des articles 7 et 50, dans le troisième alinéa de
l'article 32, dans les premier, deuxième et troisième alinéas de
l'article 46, dans l'article 52
et dans le dernier alinéa de l'article 56 et après "ministre",
d'"ou par le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport".
«Règlement sur les droits de scolarité qu'un
collège d'enseignement [collégial] et professionnel doit exiger.
«187.3.
L'article 3 du Règlement sur les droits de scolarité qu'un collège
d'enseignement général et professionnel doit exiger est modifié par la
suppression de "de l'Éducation, du Loisir et du Sport".
«Règlement
sur les normes, les conditions et la procédure d'aliénation d'un immeuble d'un
collège d'enseignement général et professionnel.
«187.4.
L'article 2 du Règlement sur les normes, les conditions et la procédure
d'aliénation d'un immeuble d'un collège
d'enseignement général et professionnel est modifié par la suppression de
"de l'Éducation, du Loisir et du Sport".
«Règlement sur le régime des études collégiales.
«187.5.
L'article 4 du Règlement sur le
régime des études collégiales est modifié par la suppression, dans le
paragraphe 2° du deuxième alinéa, de "de l'Éducation, du Loisir et du
Sport."»
Alors, vous
comprenez que l'on parle ici des règlements sur l'aide financière, droits de
scolarité, régime d'études collégiales,
et tout. Et on enlève donc la référence au ministère de l'Éducation parce que,
bien sûr, la
Loi sur l'aide financière est sous l'autorité du ministre
de l'Enseignement supérieur.
Les enseignements, donc, visent à modifier le
règlement, qui doit exiger… Et on retire donc la référence au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport
pour traduire le nouveau partage des compétences entre ce ministre et le
ministre de l'Enseignement supérieur. Voilà, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Oui, Mme la députée de l'Acadie.
St-Pierre :
Une question sur le plan de la procédure. Est-ce que… Je sais qu'on peut
changer des règlements ou qu'on peut
adopter des règlements lors de l'adoption d'un projet de loi. Mais il me semble
que, lorsque… Normalement, la
procédure, c'est de… un règlement doit avoir 45 jours de consultation.
Est-ce que, si on est en train de… En adoptant ce projet de loi, est-ce que nous sommes en train de
changer des règlements? Je voulais juste m'assurer. C'est la première chose.
Deuxième
question : Est-ce qu'on peut nous expliquer… Après nous avoir dit que,
bon, on amenait des amendements… nous
avoir demandé d'amener des amendements à l'avance, là on arrive avec un
amendement qui a l'air assez, en tout cas à première vue, costaud. Ça
n'a pas l'air simple. Peut-être que ça l'est, là, peut-être que c'est tout à
fait technique et qu'il n'y a rien là. Mais pourquoi cet amendement arrive à ce
moment-ci plutôt que de l'avoir amené avant?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : Alors, l'amendement n'est pas si compliqué, là. Il s'agit, bien sûr,
d'enlever la référence à la ministre
de l'Éducation parce que, maintenant qu'il y
a deux ministères, les thèmes qui
sont identifiés ici, par exemple le Règlement
sur l'aide financière, concernent essentiellement, bien sûr, le ministre
de l'Enseignement supérieur. Alors,
c'est ce que vous retrouvez. Ensuite,
on va... dans l'article 187.3, 187.4, 187.5, nous supprimons la
référence au ministère de l'Éducation.
Pourquoi
à ce moment-ci, Mme la
Présidente? Parce que,
dans la rédaction d'un projet de loi avec 200, quoi…
M. Duchesne : …il y a
208 articles, il peut arriver qu'il y ait des oublis, des reprécisions, et
tout. C'est tout simplement la raison de la démarche, actuellement.
Une voix : …un règlement.
Duchesne : Et, oui,
on ne modifie pas vraiment un règlement. Vous comprenez, on précise qui est responsable
de l'application, par exemple, de ces règlements.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, Mme la députée de l'Acadie.
St-Pierre : Juste
pour bien comprendre. Auparavant, ces règlements s'appliquaient au ministère de
l'Éducation, du Loisir et des Sports. Ce qu'on nous demande, là, c'est tout simplement de transférer la même chose, sans changement… Je veux juste être
sûre que c'est ça.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Non, je comprends parfaitement, Mme la députée, la question.
St-Pierre : …de transférer la même chose vers… Parce que,
quand on parle d'aide financière aux études, c'est un petit peu
«touchy», là.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : C'est ce que j'ai compris, que c'était la même
chose, mais c'était…
St-Pierre : On
transfère la même chose au nouveau ministère. O.K.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
On va demander quand même au ministre qu'il valide ça.
Duchesne : Tout à fait, Mme la Présidente. On ne modifie pas les règlements
ici, on ne fait que préciser de quel ministre ils relèvent.
St-Pierre : Est-ce
qu'il existe de l'aide financière pour les étudiants de niveau secondaire?
Duchesne : Il existe
une... Mme la Présidente, il existe dans certains cas une forme d'aide
financière pour les étudiants au niveau professionnel. Ce n'est pas très
important, mais ça existe.
St-Pierre : Alors, comment on s'assure que cette aide
financière au niveau professionnel demeure? Si on est en train de transférer toute la notion de l'aide financière aux études au ministre de l'Enseignement supérieur et que… Je veux juste savoir, là, parce
que je trouve que c'est… On est dans du pas simple, là.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : Nous
l'avons fait auparavant, dans les discussions des amendements,
lorsque nous sommes arrivés au Règlement
sur l'aide financière, lorsque ça concerne l'ordre d'enseignement visé par la ministre de l'Éducation et les consulter. Alors, on ne fait que
repréciser les choses ici.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Oui, Mme la députée.
St-Pierre : Ce n'est pas vraiment ça, ma question,
les consulter. Mais j'ai demandé : Il y a une aide financière
au niveau secondaire, donc est-ce que ça demeure? Est-ce qu'il y a un règlement
à part qui vient comme garantir une certaine marche à suivre pour des
étudiants de niveau… bien, on appelle ça un diplôme d'études professionnelles,
je pense.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : D.E.P.
Alors, la
Loi sur l'aide financière aux études, pour que l'on soit le plus
clair possible, n'est pas modifiée. Il n'y a
pas de modification de règlement à la Loi de l'aide financière aux études. Ce qui
est précisé ici, qui l'a été au moment où on a révisé un peu plus tôt, enfin dans les jours précédents, la
Loi sur
l'aide financière, c'est de préciser qui
est responsable, dans les deux ministres, de certains aspects. Et, lorsqu'on
parle, bien sûr, de l'ordre d'enseignement qui touche à la ministre de l'Éducation, par exemple la formation professionnelle, elle est consultée, pour s'assurer
qu'elle puisse être informée de tout ça.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci. Est-ce que ça va, Mme la députée?
St-Pierre : Oui.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le député de la Côte-du-Sud.
M. Morin : De Côte-du-Sud.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
De Côte-du-Sud.
M. Morin : Oui. C'est bien
important.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Je vous avoue que, quand je disais «de la Côte-du-Sud», je trouvais que ça ne sonnait pas très bien.
M. Morin :
Non. De Côte-du-Sud, comme le comté de Bellechasse, de Mont-Royal...
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
De Montmagny.
M. Morin : Oui. Bien, c'était
Montmagny-L'Islet avant.
Mme la Présidente, je veux savoir : Au
niveau du Règlement sur les normes, les conditions, la procédure d'aliénation d'un immeuble d'un collège, c'est la
même chose, c'est la même réponse que ma collègue? C'est absolument la même, même, même procédure?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : Tout à fait, Mme la Présidente. Le règlement n'est pas modifié, et il y a
un règlement semblable qui concerne les commissions
scolaires, mais bien sûr qui n'est pas sous mon autorité ici.
M. Morin : C'est beau. Merci.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Ça va? Est-ce
que l'amendement... On est prêts à
le mettre aux voix? Est-ce que l'amendement est adopté? Donc, il faut bien se comprendre, donc nous
adoptons l'article 187.2 à 187.5. C'est adopté? Parfait.
Alors,
article 188. M. le ministre.
M. Duchesne : Est-ce qu'on a adopté
187, Mme la Présidente?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Oui.
M. Duchesne : Oui? Très bien.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Là, nous venons d'adopter 187.2 à 187.5, donc
nous irions à 188.
M. Duchesne : Alors, l'article 188, nous parlons du Règlement
sur l'agrément des organismes formateurs, des formateurs et des services
de formation.
L'article 8
du Règlement sur l'agrément des organismes formateurs, des
formateurs et des services de formation est modifié par l'insertion, dans le paragraphe 3° et après «ministère de l'Éducation, du Loisir et
du Sport,», de «le ministère de l'Enseignement supérieur, de la
Recherche, de la Science et de la Technologie,».
Donc, c'est en concordance avec le nouveau
partage de missions des deux ministères.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Oui, M. le député de Côte-du-Sud.
M. Morin : Côte-du-Sud.
Merci, Mme la Présidente. Ici, est-ce qu'on parle de l'école de police?
Duchesne : Non. On parle, Mme la Présidente, de la formation
multiemployeurs qui est offerte par les cégeps.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Ça va, M. le député? Mme la députée de l'Acadie.
St-Pierre :
O.K. Le Règlement sur l'agrément des organismes formateurs, des formateurs et
des services de formation, j'aimerais bien savoir de quoi on parle
exactement. Est-ce que quelqu'un peut nous expliquer quel est l'essentiel de ce règlement, pour nous éclairer
davantage? Parce que je vous avoue que la façon dont c'est rédigé, «agrément
des organismes formateurs, des formateurs et
des services de formation», là, je veux dire, ça touche quoi, ça touche qui au
juste, là? Ça marche comment, cette bibitte-là, là?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : Alors, on parle d'un règlement en vertu de la loi du
1 % qui prévoit que chaque employeur doit consacrer 1 % de sa masse salariale aux dépenses de formation de la
main-d'oeuvre. Alors, vous comprenez que ce n'est pas moi qui est responsable de ce règlement, et
tout, mais, comme il y a un impact en termes de formation et qu'il y a un
nouveau ministère, on tient compte, donc, des missions des deux ministères.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Oui. Allez-y.
M. Morin : …est encore en
force, du 1 %?
M. Duchesne : Oui, toujours.
Morin : Oui? Ça dépend des PME, là, ça dépend de…
Duchesne : Mais, comme je vous dis, je ne suis pas le
responsable de la loi. Je ne peux pas vous donner plus de détails, là,
mais elle est toujours en force.
St-Pierre :
Bien, en fait, ce n'est pas…
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, allez-y.
St-Pierre : Bien, ce n'est pas une loi. On parle d'un
règlement sur l'agrément des organismes formateurs, donc ce n'est pas
une loi. Mais «Règlement sur l'agrément des organismes formateurs», ça, c'est
qui, les organismes formateurs? Est-ce que ce sont des cégeps? Est-ce que ce
sont des universités?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, M. le ministre.
M. Duchesne :
Ça peut être des institutions d'enseignement comme des ordres. Voilà.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Ça va?
St-Pierre :
...est-ce qu'il y a quelqu'un pour nous éclairer davantage?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : M. le ministre.
M. Duchesne :
Qu'est-ce que vous voulez savoir, Mme la députée de l'Acadie?
St-Pierre : Bien, ce que je veux savoir, c'est... On parle
d'organismes formateurs, j'aimerais savoir de qui, de quoi on parle. Juste... C'est parce que je
comprends, là, que ça a l'air bien, bien, bien simple pour le ministre, puis
que, là, on fait juste changer des
mots, puis que c'est des règlements, puis il n'est pas au courant de tous les
règlements, puis je le comprends. Je
peux… Je sais qu'il y en a beaucoup dans chaque ministère, puis on parle de
plusieurs règlements. Mais il n'en
demeure pas moins qu'on est en train, comme il le dit si bien, de consacrer la
naissance d'un ministère. Alors, ce n'est pas rien.
là on adopte quand même assez rapidement des articles. Moi, je veux bien
travailler de façon… qu'on travaille puis que ça avance, mais je veux
aussi savoir qu'est-ce que j'adopte, là. Je veux dire, on est là pour faire un
travail de législateurs, alors il faut savoir exactement de quoi on parle. Les
organismes formateurs... Est-ce que les organismes formateurs relèvent du ministère
de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la
Technologie?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : M. le ministre...
St-Pierre : D'après ce que je comprends, pas nécessairement,
là. Si ce sont des ordres, ça n'a rien à voir avec le ministère de
l'Enseignement supérieur... et de la Technologie, là.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Je pense, Mme la députée,
que M. le ministre a d'autre chose à... a quelque chose d'autre à
rajouter pour vous éclairer davantage. M. le ministre.
Duchesne : Oui. Je ne suis pas responsable de ce règlement, Mme
la Présidente, mais, dans le cadre des activités de formation, le ministère de l'Enseignement supérieur, comme maintenant
il existe, est mentionné et a un rôle à jouer sur la façon dont la
formation est donnée. Alors, ce règlement s'applique en vertu de la loi du
1 %.
quand on parle des organismes formateurs, c'est que, dans les activités de
formation, il y a des formateurs, des services de formation qui doivent
être reconnus, et c'est dans ce cadre-là qu'agit le règlement.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Mme la députée de l'Acadie.
St-Pierre : Merci. Donc, tantôt, ça peut être le ministère
de l'Éducation qui donne l'agrément et, à un autre moment, ça peut être le ministère de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie
qui donne l'agrément, alors
qu'auparavant ce n'était qu'un organisme qui procédait à ça. C'est technique,
là, mais c'est quand même... Comment on sépare le travail?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci. M. le ministre.
Duchesne : Cela dépend, bien sûr, Mme la Présidente, du type de
formation qui est donnée. Quand c'est par rapport à l'ordre de formation professionnelle, ça concerne le ministère
de l'Éducation. Quand c'est de l'ordre de formation, par exemple, de nature technique, bien sûr, c'est
le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et
de la Technologie qui est en le responsable.
La Présidente (Mme Richard,
Duplessis) : Est-ce que ça va? Est-ce que nous serions prêts à
adopter l'article 188?
Est-ce que
l'article 188 est adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté.
L'article 189.
M. le ministre.
Duchesne : 189, nous avons un amendement, Mme la Présidente.
Nous allons vous le distribuer pendant que j'en fais la lecture.
Article 188.1 :
Insérer, après l'article 188 du projet de loi, ce qui suit :
«Règlement
d'application de la
Loi sur l'enseignement privé
«188.1.
L'article 1 du Règlement d'application de la
Loi sur l'enseignement privé
est modifié :
«1° par la
suppression d'"et à l'enseignement collégial";
par l'ajout, à la fin, de la phrase suivante : "Le ministre de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie exerce les fonctions prévues au présent
règlement relativement à l'enseignement collégial.";
«188.2.
L'article 9 de ce règlement est modifié par l'insertion, dans le premier
alinéa et après "scolarité", de "relatifs à l'ordre
d'enseignement visé par le permis et."»
Alors,
l'amendement adapte le Règlement d'application de la
Loi sur l'enseignement
privé de façon, bien sûr, comme on
l'a fait depuis un certain temps, à respecter le nouveau partage des
compétences entre le ministre de l'Enseignement supérieur et la ministre
de l'Éducation.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci, M. le ministre.
M. Morin :
Mme la Présidente, moi, j'ai besoin d'un petit peu plus de...
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Allez-y, M. le député.
Morin : Parce que je pense à mon collège de
Sainte-Anne-de-la-Pocatière, ça, ça... À quoi ça retourne pour notre
collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, dans le collège privé?
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Qu'est-ce que ça va avoir
comme impact, c'est ce que je comprends?
M. Morin :
Impact, oui, merci, madame. Eh que je vous aime!
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : M. le ministre.
Duchesne : Qu'est-ce que ça va avoir comme impact? Ça n'aura
pas d'impact autre que celui de reconnaître l'existence, donc, de deux ministres, de deux ministères qui en sont
responsables, et que, pour chaque ordre d'enseignement, lorsque c'est de l'enseignement d'école privée, et
d'ordre... de nature secondaire, ça concerne la ministre de l'Éducation,
et, lorsqu'on parle d'ordre d'enseignement
collégial, un cégep privé, bien, ça concerne le ministre de l'Enseignement
supérieur.
M. Morin :
Merci, Mme la Présidente. Là, j'ai très bien compris.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Mme la députée de l'Acadie.
St-Pierre : Juste pour des raisons techniques, là, on
était... on avait adopté 188, nous avions appelé 189.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, mais on va...
St-Pierre :
Et là on recule un peu, on s'en va à 188.1.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Mais c'est parce que
c'est un nouvel article, Mme la députée, qui s'insère. Donc, si on procédait, si on devait continuer
puis donner le...
St-Pierre :
O.K. C'est parce que... Ça fait qu'on n'avait pas fini, finalement, 188?
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Exact. Parce que, là, ils
en réinsèrent un nouveau. Donc, quand je vais passer aux voix, bien, je
vais dire : 188.1 à 188.2, et je vais revenir à 189.
Est-ce que vous êtes
prêts à adopter l'amendement?
St-Pierre :
Un instant, s'il vous plaît.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Ah! Prenez votre... On a
tout notre temps, Mme la députée d'Acadie. Allez-y.
St-Pierre :
Mais qu'est-ce que ça veut dire, dans l'explication : «Dans un deuxième
temps, il vise à ce qu'un cautionnement
soit fourni pour chaque permis nécessaire à l'exploitation d'un établissement
d'enseignement privé non subventionné»?
Duchesne : C'est que, lorsqu'il y a une institution
d'enseignement privé qui donne à la fois... qui touche à la fois à la formation... c'est-à-dire à
l'enseignement au niveau secondaire et à l'enseignement au niveau collégial, il
faudra deux cautions, un cautionnement pour chaque ordre d'enseignement.
M. Morin : Est-ce que cette
réponse du ministre, là, Mme la Présidente, touche le même collège?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : Exactement, Mme la Présidente. Lorsqu'un collège,
par exemple, offre à la fois de l'enseignement au secondaire et de l'enseignement collégial, il y aura deux... Et on
parle d'enseignement privé non subventionné, bien sûr.
M. Morin : Oui. Mme la
Présidente, pourquoi, encore une fois, compliquer le... Ça me fait penser, dans
mon commerce, j'avais trois, quatre permis.
Je retourne ça au niveau du collège privé, que ça lui prend deux genres de
permis. Ce n'est peut-être pas le terme exact, là, mais vous comprenez
mon intervention.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : Tout simplement parce qu'enseigner à des étudiants
au secondaire, ce n'est pas la même chose qu'enseigner à des étudiants au collégial, et on veut s'assurer que la
qualité de l'enseignement et la poursuite du parcours se fassent de façon correcte. Et je vous rappelle
que la collaboration entre les deux ministres responsables de l'éducation
est constante et qu'on s'assure toujours de
maintenir la poursuite du parcours, de la petite école jusqu'à — quand c'est le choix de
l'étudiant — l'université,
s'il fait ce choix.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Oui, M. le député de Côte-du-Sud.
M. Morin : Oui. La réponse me
satisfait, mais est-ce qu'il y a des coûts pour le collège?
M. Duchesne : C'est qu'il
doit... Le cautionnement se fait par rapport à l'enseignement qui est donné.
Donc, s'il y a des coûts, c'est lié au nombre d'étudiants qu'ils ont, là.
Mais... Voilà.
Il n'y a pas
de coût supplémentaire parce que, selon le nombre d'étudiants, il y avait un
cautionnement qui était donné, puis là il va être donné à deux moments,
en deux chèques au lieu d'un.
M. Morin : Donc, si j'ai bien
compris, les deux cautionnements ne changent pas le coût pour le collège?
M. Duchesne : Non. Tout à
fait.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
C'est bien ça. C'est bien cela.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Est-ce que ça va? Oui, Mme la députée de l'Acadie.
St-Pierre :
C'est parce qu'on parle, ici, d'un règlement d'application de la
Loi sur
l'enseignement privé, et, dans la
note explicative, on nous parle d'un établissement d'enseignement privé non
subventionné. Or, il existe, au Québec, des institutions d'enseignement privées subventionnées et des
institutions d'enseignement privées non subventionnées. Donc, j'aimerais savoir de quoi on parle
exactement. Est-ce qu'on est en train de se tromper de règlement ou c'est parce
qu'il y a une erreur en arrière, dans l'explication? Je voudrais juste savoir.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : Nous parlons du Règlement d'application de la Loi
sur l'enseignement privé, et les articles en question touchent des organismes d'enseignement... d'établissements
d'enseignement privés non subventionnés, et c'est à l'intérieur de la
Loi sur l'enseignement privé.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Mme la députée.
St-Pierre :
Alors, on ne fait pas de différence entre l'enseignement privé subventionné et
l'enseignement privé non subventionné.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : M. le ministre.
M. Duchesne :
La différence est au niveau du cautionnement, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Merci. Mme la députée.
St-Pierre :
Au niveau du fonctionnement?
M. Duchesne :
Du cautionnement.
St-Pierre :
Du cautionnement, O.K.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Est-ce que ça va?
St-Pierre :
C'est beau.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Est-ce que l'amendement
qui introduisait l'article 188.1, 188.2 est adopté?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Adopté.
M. Duchesne :
189, hein, je crois.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : 189.
Duchesne :
L'article 11 du Règlement sur l'exercice des pouvoirs et la régie interne
de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec est modifié par
l'insertion, dans le paragraphe 12° et après «Sport», d'«et au ministre de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie».
Alors,
nous parlons, bien sûr, du Règlement sur l'exercice des pouvoirs et la
régie interne de l'Institut de tourisme qui tient compte, donc, encore
une fois, de la présence du ministère de l'Enseignement supérieur, parce
que l'Institut de tourisme et
d'hôtellerie du Québec relève… la loi, en fait, relève du ministre de
l'Enseignement supérieur.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, M. le député de Côte-du-Sud.
Morin : O.K.
Donc, de par ma question tout à
l'heure, au niveau de l'Institut de police, ce n'est pas la… C'est qui qui est
responsable de l'Institut de police, c'est le ministre de la Sécurité publique?
C'est ça?
M. Duchesne :
À ma connaissance, oui, parce que je ne l'ai pas dans mes responsabilités.
Morin : O.K. O.K. O.K.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Est-ce que l'article 189 est adopté?
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : M. le
ministre, est-ce que
vous avez des articles que vous insérez maintenant?
Duchesne : Oui, j'ai
un amendement, que nous allons vous distribuer. Alors, j'en fais
la lecture pendant qu'on vous le distribue. Est-ce que nos gens ont…
Oui, ça va.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Ça va.
Duchesne : Alors, on
vous distribue l'amendement.
L'article 189.1 : Insérer, après l'article 189 du projet de loi, ce qui suit :
«Règlement sur les investissements
universitaires.
«189.1
L'article 1 du Règlement sur les investissements universitaires est modifié par la suppression, dans la
partie
qui précède le paragraphe 1°, de "de l'Éducation, du Loisir et du
Sport."»
Donc,
c'est une suppression parce que, bien sûr, le Règlement sur les investissements
universitaires concerne le ministre de l'Enseignement supérieur.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Ça va, tout le monde? O.K. Oui, Mme la
députée de l'Acadie.
St-Pierre :
Le Règlement sur les investissements universitaires, est-ce qu'on peut avoir un
petit peu plus d'explications sur ce que c'est, ce règlement?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : M. le ministre.
St-Pierre :
De quels investissements parle-t-on?
Duchesne : Le Règlement sur les investissements universitaires
relate les conditions, la façon de permettre des investissements des
universités, parce qu'ils ont des investissements à faire dans le cadre de
leurs activités.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, Mme la députée de l'Acadie.
St-Pierre : C'est parce qu'on a vu des moments où des
universités ont fait certains investissements puis que ce n'était peut-être pas leur… ce n'était
peut-être pas là où elles étaient les plus compétentes, dans certains investissements. On parle de règlement sur les
investissements universitaires, j'aimerais en savoir… savoir davantage
de quels types d'investissements on parle.
Duchesne : C'est la raison, Mme la Présidente, pourquoi il doit
y avoir un règlement sur les investissements universitaires.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Est-ce que ça va?
St-Pierre :
Non.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : M. le ministre, est-ce que vous avez
autre chose à rajouter pour Mme la députée de l'Acadie?
M. Duchesne :
À moins qu'elle précise la question, là, que je saisisse mieux.
St-Pierre : Bien,
ma question est simple. Je voudrais savoir de quoi parle le Règlement
sur les investissements universitaires. Je comprends qu'il me dise : C'est la
raison pour laquelle on doit avoir un règlement sur les investissements universitaires, mais je veux savoir de quels types d'investissements on parle, de qu'est-ce que… De
quoi il s'agit exactement?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : M. le ministre.
Duchesne : Alors, le Règlement sur les investissements
universitaires, qui est conforme à l'article 3 sur la
Loi sur les
investissements universitaires, c'est de transmettre au ministre responsable,
dans ce cas-ci le ministre de l'Enseignement supérieur, ses projets
quinquennaux d'investissement qui doivent... Il doit déclarer tous les projets d'investissement qu'il propose de réaliser pendant
la durée du plan d'investissement, préciser pour chaque projet l'année du plan d'investissement au cours de laquelle il
entend le réaliser, préciser pour chaque projet la proportion de fonds publics
et de fonds privés qui contribueront à sa réalisation, ainsi que de leur
provenance.
St-Pierre :
Il date de quelle année, cet investissement, Mme la Présidente?
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : De quelle année, M. le ministre, date
cet...
M. Duchesne :
Le règlement date de 2008.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui, M. le député de Mont-Royal.
Arcand :
Je pense que je me souviens de ces discussions très épiques entre la rectrice,
entre autres, de McGill, à l'époque
qui était la présidente de la CREPUQ, et la ministre des Finances, je pense, à
l'époque, Mme Jérôme-Forget, sur, disons, l'importance d'une meilleure
reddition de comptes de la part des universités, si ma mémoire est bonne.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Oui. M. le député de Sainte-Marie—Saint-Jacques.
Breton : Je pense
que la question, ça a fait référence à des investissements de type
recherche, type éducation, type
immobilier, là. Moi, j'ai en tête l'îlot Voyageur, tu sais, je ne peux pas
faire autrement que penser à ça, puis je regarde la date 2008, là.
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Est-ce qu'il y a d'autres… Oui, M. le
député de Côte-du-Sud.
Morin : Oui, moi, j'ai une question existentielle pour M. le
ministre, peut-être que c'est le temps que je la pose, là. Institut technologie
agricole, c'est la responsabilité du MAPAQ, et moi, je rêve, depuis quelques
années, que ça retourne à vous, M. le
ministre. J'aurais une bonne collaboration avec les cégeps. Il y a des cours
qui se donnent… qui sont les mêmes types de cours. Qu'est-ce que vous en
pensez?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
M. le ministre.
Duchesne : Mme la Présidente, on en est à la loi… Règlement sur
les investissements universitaires. Alors, on m'a demandé de m'expliquer les éléments liés au Règlement sur les
investissements universitaires, puis j'ai répondu. Pour ce qui est d'une position future sur… de
m'ajouter des pouvoirs, je prends en note la proposition du député, parce
que je trouve que c'est une bonne
suggestion, et je verrai maintenant avec le ministre responsable s'il acceptera
de me confier cette responsabilité. Mais on pourra monter le dossier
ensemble.
M. Morin : Oui. Mme la
Présidente…
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Je
pense que votre message a été
entendu, M. le député de Côte-du-Sud.
M. Morin : Oui, je serais... M. le ministre, je serais prêt à travailler avec vous là-dessus même si
je suis un député de l'opposition.
que je cherche, c'est la qualité de nos étudiants, être capable de faire un
relais avec Saint-Hyacinthe pour garder cette institution-là forte,
avoir des échanges avec le cégep, qui est collé.
Mme la Présidente, c'est parce que je faisais la relation avec l'Institut de
tourisme et d'hôtellerie, qui est sous sa responsabilité. Pourquoi l'ITA
a toujours été au
niveau du MAPAQ? Il n'y a
peut-être pas lieu de complètement changer l'organisme
en tant que tel, mais le pouvoir de l'organisme pourrait peut-être être changé,
là. Parce que ce n'est pas possible, au
niveau du MAPAQ, il faudrait regarder de quelle façon qu'on pourrait harmoniser
les deux organismes. Je suis fier de moi.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Oui, Mme la députée de l'Acadie.
St-Pierre :
Je ferai juste une parenthèse. C'est l'ancienne faculté d'agriculture de
l'Uni