House Proceedings — 14 May 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
2019-05-14
Quebec — Debates (Hansard)
fil des ans, cette école primaire et secondaire, avec des campus à
Côte-Saint-Luc et à ville Saint-Laurent, a toujours privilégié un projet
éducatif unique s'inspirant d'une philosophie humaniste et le développement intégral des enfants dans les
dimensions intellectuelle, culturelle, morale, religieuse, sociale, physique et
affective. C'est une école qui
continue à exceller dans l'enseignement des mathématiques, des sciences, du
français et des études juives et c'est une école qui s'est toujours beaucoup
souciée de la relève communautaire.
félicitations à la direction, aux enseignantes, aux élèves et aux parents d'aujourd'hui ainsi qu'hier et demain! Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député
de D'Arcy-McGee. Et maintenant je vais céder la parole à Mme la députée
de Les Plaines.
Mme Lecours
(Les Plaines) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Alors, en cette
Semaine québécoise des familles, je tiens à
souligner l'initiative et le travail de La Maison de la famille de
Sainte-Anne-des-Plaines pour leur fête foraine du 15 mai, de
13 heures à 20 heures, donc demain, une bonne
partie de la journée.
C'est pour cette occasion chaleureuse que les citoyens de la circonscription
Les Plaines pourront profiter de plusieurs activités sur place, où le travail exceptionnel de nombreux bénévoles sera
également souligné. Pourquoi? Parce que La Maison de la famille de Sainte-Anne-des-Plaines fête cette année son
30e anniversaire, sous la présidence d'honneur de M. Roger Barrette,
travailleur communautaire du CISSS des Laurentides. Alors, j'invite tous les
résidents de Les Plaines à se déplacer au 238, rue Beaupré, à
Sainte-Anne-des-Plaines, pour profiter d'un moment inoubliable en famille.
Enfin, mes félicitations à M. Francesco
Mastrocola, président du conseil d'administration, ainsi qu'à Mme France
Lachance, directrice de l'organisme, que je salue. Merci beaucoup, Mme la
Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la
députée de Les Plaines. Et maintenant
je cède la parole à Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard : Merci. Le 28 avril dernier, les paroissiens
de l'église Saint-Maxime, dans le secteur Le Moyne, ont célébré pour une dernière fois la messe dans
leur paroisse. Toutefois, la fermeture de l'église ne signifie pas la fin
des activités paroissiales, puisqu'elles se tiendront désormais à la Halte
Marie-Rose, située à un jet de pierre.
Au fil des
décennies, l'église a été un refuge ouvert à tous. D'ailleurs, le bâtiment
actuel conservera une mission sociale puisqu'il est maintenant à la
disposition des organismes communautaires du secteur.
Aujourd'hui, je tiens à saluer le travail
remarquable des différents membres du clergé et des bénévoles des différentes associations qui ont oeuvré
afin d'enrichir la vie de leurs paroissiens et de toute notre communauté. Merci
pour votre dévouement.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie de cette déclaration, Mme la
députée. Et maintenant je me tourne vers M. le député de
Borduas pour sa déclaration d'aujourd'hui.
M. Jolin-Barrette : Merci,
Mme la Présidente. J'aimerais
utiliser le temps de parole qui m'est alloué aujourd'hui pour souligner les 50 ans du club de l'amitié de
Beloeil.
Mme la Présidente, le club de l'amitié de
Beloeil organise des activités de loisirs pour les personnes du troisième âge, et ce, depuis 1959. Fort de ses
350 membres, cet organisme permet aux aînés de La Vallée-du-Richelieu
de tisser des liens entre eux, de briser l'isolement de certains et de les
garder actifs.
Mme la Présidente, la semaine prochaine, le club de l'amitié de Beloeil organise un
souper pour, entre autres, fêter ce
grand anniversaire. À quelques jours de ce bel événement, c'est l'occasion
parfaite pour moi de leur souhaiter un bon 50e anniversaire.
C'est aussi
le moment de remercier Mme Juliette Lauzon, qui tire sa révérence de la
présidence après 13 années passées au sein du conseil
d'administration de l'organisme. Alors, merci pour votre implication,
Mme Lauzon.
Et à tous les membres du club de l'amitié de
Beloeil, aux bénévoles, un très bon 50e anniversaire. Merci, Mme la
Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le
député de Borduas.
Et maintenant je cède la parole à M. le député de Rimouski.
M. LeBel : Merci,
Mme la Présidente. C'est avec beaucoup
de fierté que je tiens à souligner les 30 ans de travail de M. Serge Guay à la direction du Site
historique maritime de Pointe-au-Père, cette institution qui est devenue au
fil des années un haut lieu du tourisme et de la muséologie maritime
dans notre région et au Québec.
Le Site historique maritime de Pointe-au-Père,
sous la gouverne de Serge Guay, est devenu une institution culturelle touristique
unique, qui se démarque. Pensons aux attraits incontournables, comme l'histoire
du naufrage de l'Empress of Ireland et la présence du sous-marin Onondaga, un
vrai sous-marin ouvert au public.
En 1989, à l'arrivée de Serge Guay, on y
recevait quelques milliers de visiteurs par année, qui se comptent...
Aujourd'hui, on a une dizaine de milliers de visiteurs qui viennent nous voir.
Serge Guay et
son équipe se sont vu attribuer plusieurs prix et distinctions par la Chambre
de commerce et de l'industrie Rimouski‑Neigette,
le Prix rimouskois du mérite architectural, Les Grands Prix du tourisme
québécois et de la Société des musées du Québec.
Serge, je te
salue, je salue ton équipe. Je vous souhaite une bonne saison. Puis je dis à
tout le monde : Venez voir le site, le musée maritime de
Pointe-au-Père, c'est magnifique. Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député
de Rimouski. Maintenant, je reconnais M. le député de Beauce-Nord.
M. Provençal :
Merci, Mme la Présidente. Le 17 avril dernier se tenait la
31e édition du souper annuel des jeunes gens d'affaires de la
Nouvelle-Beauce, à Scott. Organisé par Développement économique
Nouvelle-Beauce, l'événement fut l'occasion de reconnaître l'audace, la passion
et la créativité d'entrepreneurs de la région.
Pour 2019, le prix Jeune entreprise
de l'année a été décerné à l'école Vision Beauce de Sainte-Marie. Il y a un peu
plus de 10 ans, Mme Mélanie
Boissonneault, propriétaire et
directrice générale, se lançait dans une aventure qui allait combiner sa passion pour les langues et
l'enseignement ainsi que sa fibre entrepreneuriale. Le projet de l'école Vision,
une école primaire privée trilingue, a donc vu le jour en 2010.
L'école accueillait à sa première
année 70 enfants. Aujourd'hui, ce sont plus de 220 élèves qui y
oeuvrent au quotidien dans un cadre familial. C'est une fierté pour
Mme Boissonneault de pouvoir enfin dire que l'école a atteint sa capacité
maximale.
Je lui
adresse mes plus sincères félicitations pour cette reconnaissance et lui
souhaite bon succès pour ses projets futurs. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Je vous remercie, M. le député de Beauce-Nord. Et la prochaine déclaration sera
celle de M. le député de Jean-Lesage.
M. Zanetti : Merci, Mme la
Présidente. En décembre dernier, j'ai eu la chance d'aller visiter les élèves
de cinquième et sixième année de la classe
de Mme Izabelle à l'école Jeunes-du-Monde dans Maizerets. J'ai demandé aux
élèves de m'écrire une lettre pour me dire
ce qu'ils aimeraient changer dans le monde et j'ai pensé en partager des
extraits avec vous. Hope nous
dit : «Il doit y avoir moins de voitures, plus de transport en commun et
moins de construction de maisons. Où
sont les animaux?» Olivier nous dit : «Je trouve que les cours d'école
sont tristes. Pour aider, vous pourriez mettre des graffitis de professionnels.» Jeanne nous dit : «Il
faudrait arrêter d'acheter des pailles et des ustensiles en plastique et surtout commencer le mouvement zéro déchet.»
Lucile : «Je souhaiterais qu'on aide les gens pauvres qu'on voit dans
les métros à changer et à se trouver un
emploi.» Crystale : «J'aimerais que les combats armés ne mettent pas la
vie d'innocents en danger, surtout lorsque c'est un malentendu.»
J'aimerais
qu'on prenne le temps d'apprécier — et ça, c'est moi qui le dis, là — la vivacité et l'intérêt des jeunes
du Québec et qu'on prenne plus souvent le temps de les écouter, parce qu'ils en
ont beaucoup à dire. Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci, M. le député de
Jean-Lesage. Maintenant, je cède la parole à Mme la députée de
Laviolette—Saint-Maurice.
Mme Tardif :
Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, je désire rendre hommage à M. André
Gélinas, qui s'implique depuis plus de 70 ans dans la communauté de
Sainte-Flore de Shawinigan.
Ainsi, dès son jeune âge, il a été servant de
messe pendant une dizaine d'années, et ce, à raison de six fois par semaine.
Homme de coeur et de passion, il est grandement connu pour ses innombrables
engagements en tant que bénévole.
Depuis plus de
50 ans, M. Gélinas offre sa voix à la population via la chorale
Choeur du rocher. Et encore aujourd'hui,
à l'âge de 80 ans, il lui arrive de prendre part à certains concerts dans
sa communauté. Donc, ses implications auront assurément servi à
conserver une église belle et invitante.
Depuis
plusieurs années, il s'est impliqué auprès de la fabrique de Sainte-Flore à
titre de marguillier et comme personne-ressource pour l'entretien de
l'église et des terrains. Il a également été bénévole pendant une quarantaine
d'années à la campagne du Noël des nôtres de Grand-Mère.
Pionnier, bâtisseur, il a grandement collaboré,
grâce à toutes ces décennies d'implication, à ce que sa communauté soit belle et si vivante. Merci,
M. Gélinas.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci, Mme la députée. Et maintenant, pour clore cette rubrique de déclarations
de députés, je cède la parole à M. le député de Rousseau.
M. Thouin :
Merci, Mme la Présidente. Je souhaite aujourd'hui saluer l'engagement
exceptionnel de M. Raymond Gaudet. Il est le fondateur du Club de
golf Montcalm, un magnifique établissement de golf familial de 36 trous
établi à Saint-Liguori, dans Rousseau, depuis 1977.
Le 2 mars dernier, tout un honneur
attendait M. Gaudet, qui s'est vu remettre le Prix de reconnaissance pour
services exceptionnels par Golf Canada. Membre fondateur de L'Association des
propriétaires de terrains de golf du Québec
et de l'Association de golf du Québec, il a aussi supporté la création du
circuit de golf junior Maxi, servant de circuit provincial pour initier les jeunes joueurs, puis contribué à la
création du livret Maxi-Golf pour la mise en marché des terrains.
Sa contribution a laissé une empreinte
indélébile sur le paysage golfique canadien, et c'est chez nous, dans Rousseau, que nous avons la chance de côtoyer ce
visionnaire amoureux des verts. Tout un honneur pour ce Liguorien mais
également pour Rousseau!
Aujourd'hui,
ses enfants ont repris le flambeau, s'assurant que son héritage d'excellence et
de passion y demeure.
M. Gaudet,
merci d'avoir fait bénéficier la circonscription de Rousseau de cette vision
d'excellence pour votre sport,
d'avoir décidé que ce serait à Saint-Liguori que cette passion se
concrétiserait. Et bonne saison à tous les golfeurs. Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député
de Rousseau. Ceci met fin à la rubrique des déclarations de députés.
Et je suspends nos travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 13 h 53)
Président : Mmes et
MM. les députés, bon mardi à toutes et à tous. Nous allons nous recueillir quelques
instants.
Je vous remercie. Veuillez vous asseoir.
Mmes et MM. les députés, j'ai le plaisir de
souligner la présence, dans les tribunes, de M. Germain Chevarie, ancien
député des Îles-de-la-Madeleine.
Nous poursuivons les affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a pas de déclarations
ministérielles.
À la rubrique Présentation de projets de loi, M.
le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Oui, M. le
Président. Je vous demande d'appeler l'article b, s'il vous plaît.
Président : À l'article b du feuilleton, Mme la ministre de la
Sécurité publique présente le projet de loi n° 25,
Loi modifiant principalement la
Loi sur l'immatriculation des armes à feu. Mme
la ministre.
Mme Guilbault :
Merci, M. le Président. Alors, je dépose aujourd'hui le projet de loi n° 25, Loi modifiant principalement la
Loi sur
l'immatriculation des armes à feu.
Ce projet de loi modifie la
Loi sur l'immatriculation
des armes à feu afin de supprimer l'obligation, pour la personne en possession
d'une arme, de communiquer, sur demande, le numéro d'immatriculation de cette
arme.
Le projet de
loi prévoit également que toute personne en possession d'une arme à feu qui
n'est pas immatriculée conformément à la loi commet une infraction et
est passible d'une amende.
Le projet de
loi établit qu'en cas de poursuite judiciaire la présence d'une arme à feu sur
le territoire du Québec constitue, en
l'absence de toute preuve contraire, la preuve de sa présence sur ce territoire
pour une période excédant 45 jours.
Le projet de
loi modifie la
Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune pour
permettre aux agents de protection de la faune d'appliquer l'ensemble de
la
Loi sur l'immatriculation des armes à feu et pour leur donner le pouvoir de
délivrer au propriétaire d'une arme à feu qui n'est pas immatriculée un avis
l'enjoignant d'en demander l'immatriculation. Il prévoit que le défaut de faire la demande
d'immatriculation et de fournir une preuve de cette demande à un agent de protection de la faune dans les sept
jours de la réception de l'avis constitue une infraction rendant le
propriétaire passible d'une amende. Merci.
Le Président :
Est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? M. le leader
de l'opposition officielle.
M. Proulx : Oui, M. le Président.
D'abord, nous acceptons d'être saisis du projet. Peut-être vous informer et informer mon collègue leader parlementaire que
nous entendons, bien sûr, collaborer dans ce projet de loi et que nous transmettrons une courte liste pour tenir de
courtes consultations, M. le Président. Il y a sept groupes qui vous seront
soumis dès aujourd'hui. Voilà.
Le Président : M. le leader
du gouvernement.
Jolin-Barrette : M. le
Président, je suis le plus heureux des hommes d'entendre cette proposition du
leader de l'opposition officielle. J'aimerais que ce soit comme ça à
toutes les fois qu'on dépose un projet de loi.
Le Président : Alors,
continuons dans le bonheur.
À la rubrique Dépôt de documents, Mme la
ministre du Tourisme.
Proulx (Berthier) : M. le Président, je dépose le rapport
annuel 2018 de la Régie des installations olympiques. Merci, M. le
Président.
Le Président : Ce document
est déposé. M. le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
Boulet : M. le Président, permettez-moi de déposer le rapport annuel de gestion 2018 du
Conseil de gestion de l'assurance parentale. Merci, M. le Président.
Le Président : Ce document
est maintenant déposé. M. le leader du gouvernement.
Jolin-Barrette : M. le Président, je dépose les réponses du gouvernement à la question inscrite au feuilleton le
11 avril 2019 par le député de Rimouski ainsi qu'à la pétition présentée en
Chambre le 2 avril 2019 par le
député de Chomedey. Merci.
Le Président : Ces documents
sont déposés.
J'ai reçu
préavis d'une motion qui sera inscrite dans le feuilleton de demain aux
affaires inscrites par les députés de l'opposition, conformément à
l'article 97.1 du règlement. Je dépose copie du texte de ce préavis.
À la rubrique Dépôt de rapports de commissions, Mme
la présidente de la Commission des transports et de l'environnement et députée
de l'Acadie.
St-Pierre : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de
la Commission des transports et de l'environnement qui, les 10 et 11 avril et les 6, 7, 8, 9, 10
et 13 mai 2019, a tenu des auditions publiques dans le cadre de
consultations particulières sur le projet de loi n° 17,
Loi concernant le transport rémunéré de personnes par automobile.
Président : Ce rapport est déposé. Mme la présidente de la
Commission de l'aménagement du territoire et députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault :
Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de la Commission de l'aménagement
du territoire qui, les 7, 8, 9 et
13 mai 2019, a tenu des auditions publiques dans le cadre des
consultations particulières sur le projet de loi n° 16, Loi visant principalement l'encadrement des inspections en bâtiment et
de la copropriété divise, le remplacement de la dénomination de la Régie du logement et
l'amélioration de ses règles de fonctionnement et modifiant la
Loi sur la
Société d'habitation du Québec et diverses dispositions législatives concernant
le domaine municipal.
Le Président :
Ce rapport est déposé.
Il n'y a pas de dépôt
de pétitions.
n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'intervention portant sur une
violation de droit ou de privilège.
vous avise qu'après la période des questions et de réponses orales seront tenus
les votes reportés suivants : tout d'abord, les votes sur les amendements du rapport de la Commission des
institutions sur le projet de loi n° 1 ainsi que sur
ce rapport, puis le vote sur la motion du ministre délégué à la Santé et aux
Services sociaux proposant l'adoption du principe du projet de loi n° 2.
Nous en sommes maintenant
à la période de questions et de réponses orales, et je cède la parole au chef
de l'opposition officielle.
Arcand :
M. le Président, le chef de la CAQ a froissé beaucoup de gens au cours des
dernières semaines à cause de son
attitude intransigeante. Début avril, il a pris parti pour l'employeur dans le
conflit de travail privé à l'Aluminerie Bécancour. Il a, par le fait même, court-circuité les efforts de son
ministre du Travail. Le 1er mai,
il en a remis une couche en demandant à l'ensemble des syndicats du
secteur manufacturier de se montrer raisonnables.
La semaine dernière,
il s'est surpassé. Son gouvernement a d'abord annoncé un prolongement du REM
sans impliquer l'ensemble
des instances concernées, ce qui a frustré la ville de Montréal. Il a aussi
lancé que le réseau de transport structurant de Québec ne verrait pas le jour dans sa forme actuelle, en
rejetant la faute sur le gouvernement
fédéral, ce qui a frustré la ville
de Québec.
chef de la CAQ s'est pointé aux assises annuelles de l'Union des municipalités. On s'attendait à ce
qu'il salue le travail des élus
municipaux, mais il a plutôt critiqué les salaires. De plus, il a profité de sa
tribune pour leur annoncer que le pacte fiscal se ferait à coût nul.
C'est donc dire qu'il leur donne d'une main pour le reprendre de l'autre.
Est-ce
que le premier ministre peut nous expliquer en quoi sa stratégie de confrontation
avec tout le monde est profitable pour l'ensemble des Québécois?
Le Président :
M. le premier ministre.
M. Legault :
M. le Président, on va prendre les dossiers un par un.
ABI, ce que je
comprends, c'est que le chef du Parti libéral est d'accord pour la demande du
syndicat d'avoir 10 000 heures de
libération syndicale. Le chef du Parti libéral est d'accord pour que
l'employeur finance plus de 60 % du fonds de pension.
que je comprends, c'est que le chef du Parti libéral n'est pas d'accord avec ce
qu'a fait son propre parti en demandant à la Caisse de dépôt de faire une
analyse de transport en commun par train électrique à Montréal. Ce que je
comprends, c'est que le chef du Parti libéral...
Le Président :
M. le leader de l'opposition officielle.
Proulx : Le premier ministre connaît nos règles. Le chef du Parti
libéral est le chef de l'opposition officielle ici, dans cette
Assemblée. Je lui demande qu'on l'appelle par son titre.
Le Président :
M. le premier ministre, veuillez... M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, le premier ministre répond à la question. Laissons le
premier ministre répondre.
Président : Messieurs et tous, s'il vous plaît, veuillez
poursuivre. Titres. Effectivement, c'est par les titres que l'on se nomme. On doit s'appeler de cette
façon. Alors, faisons-le comme la règle le prévoit. M. le premier ministre.
M. Legault : M. le Président, on se
souvient que le gouvernement libéral a annoncé un projet de transport
structurant à Québec de 3 milliards, 1,8 milliard qui serait financé
par le gouvernement du Québec — on a livré la marchandise — 1,2 milliard qui devait être financé
par le gouvernement fédéral. Il y a seulement 400 millions qui a été
livré par le gouvernement fédéral.
Maintenant,
concernant le pacte fiscal, le chef de l'opposition officielle sait très bien
que ce qui a été proposé par tous les
partis, c'est d'échanger un point de TVQ contre l'équivalent des transferts
municipaux, donc à coût nul. En tout cas, sinon, je n'ai jamais vu dans
le cadre financier du Parti libéral qu'il y avait un coût d'associé au pacte
fiscal.
Le Président :
Première complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.
Arcand :
C'était 1 %, point à la ligne, que l'on remettait aux municipalités. Donc,
chicane avec le fédéral, chicane avec
la ville de Montréal, chicane avec la ville de Québec, les commissions
scolaires, les syndicats et avec les maires
du Québec. Ces déclarations, d'ailleurs, de jeudi dernier ont valu un accueil
très froid à sa ministre des Affaires municipales lors des assises de
l'UMQ.
Est-ce
que le chef de la CAQ admet que son intransigeance n'a pas aidé sa ministre à
développer ses relations avec les élus municipaux du Québec?
Le Président :
M. le premier ministre.
Legault : M. le Président, je me souviens très bien d'un chef qui
s'appelait Philippe Couillard, qui, devant l'UMQ, a dit qu'il échangerait l'équivalent d'un point de TVQ contre le
même montant de transfert du Québec vers les municipalités. Il n'y a aucun parti politique qui a prévu qu'il y
aurait, comme le demande l'UMQ, 700 millions de dollars par année
de bonification dans le pacte fiscal.
Donc,
si le chef de l'opposition officielle prévoit qu'on ajoute 700 millions de
dollars par année, est-ce qu'il peut me donner le début du commencement
d'où on prend cet argent-là?
Le Président :
Deuxième complémentaire, la parole appartient au chef de l'opposition
officielle.
Arcand :
M. le Président, le gouvernement a refusé la semaine dernière même de consentir
à payer ses taxes municipales sur les
immeubles qui appartiennent au gouvernement du Québec, ça représente
130 millions, alors que le gouvernement a terminé l'année
financière avec 4 milliards de surplus, peut-être même 5, selon ce qu'on
voit.
le Président, je pense qu'il s'agit d'une question d'équité. Pourquoi avoir
rejeté une telle proposition sans même en discuter?
Le Président :
M. le premier ministre.
Legault : Oui. M. le Président, je me souviens très bien, durant la
campagne électorale, d'être allé à une réunion de l'UMQ. On m'a demandé si je m'engageais à payer les en-lieu de taxes
pour les bâtiments municipaux, et ma réponse, ça a été non.
Donc,
M. le Président, ce que je veux répéter aux Québécois, c'est que le
gouvernement de la CAQ va respecter 100 %
de ses engagements électoraux. Donc, là-dessus, je sais que c'est un peu
surprenant pour le Parti libéral, mais c'est comme ça qu'on va
fonctionner maintenant.
Le Président :
Troisième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.
Arcand :
M. le Président, on voit qu'on s'embarque pour de longues chicanes. Entre 2015
et 2018, ce sont 677 projets d'infrastructure qui ont été réalisés
conjointement avec Ottawa. Depuis l'arrivée du gouvernement, savez-vous combien
il y en a eu? Seulement six.
Est-ce
que le premier ministre s'engage à
laisser de côté son goût des chicanes et à travailler pour que les projets
se concrétisent au bénéfice des citoyens?
Le Président :
M. le premier ministre.
Legault : M. le Président, on a un gouvernement qui gère de façon efficace. On n'annoncera pas
des projets d'infrastructure qui sont bâclés. On vient de découvrir que,
dans le projet de la ligne bleue, le gouvernement libéral a sous-estimé le
projet de 500 millions.
C'est vrai que le Parti libéral n'aime pas les chicanes. C'est pour
ça qu'ils ont donné 1 milliard de dollars de trop aux médecins
spécialistes. Ce n'est pas comme ça qu'on va gérer les finances du Québec.
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil :
Les relations entre le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral ont
pris une tournure inquiétante avec une
véritable foire d'empoigne publique, une chicane orchestrée de toutes pièces
par le gouvernement du Québec, selon le gouvernement fédéral. Les
projets d'infrastructure sont paralysés.
Sous notre
gouvernement, ce sont 667 projets qui ont été bouclés avec Ottawa. Depuis
l'arrivée de la CAQ, seulement six projets
ont vu le jour. Le financement du tramway de Québec, bloqué. L'annonce de
52 millions pour des infrastructures
d'eau à Montréal, bloquée. Le renouvellement du programme TECQ pour les
municipalités, bloqué. Il y a de
l'argent de disponible et des projets sur la table auxquels les Québécois
tiennent. Le rôle du gouvernement, c'est d'asseoir les gens autour de la table, se retrousser les
manches, faire valoir les intérêts du Québec et trouver des solutions, pas de
se braquer contre le fédéral.
Quand
on voit des projets, importants pour nos régions et nos villes, paralysés, le
cumul des conflits, on est en droit
de se demander, Mme la ministre des Relations canadiennes, quel est votre plan
pour mettre de l'avant les priorités des Québécois?
Le Président :
Mme la ministre de la Justice.
LeBel : Alors, oui, merci, M. le Président. Merci de me donner
également l'occasion de répondre à ce type de question, sûrement, sur
les relations canadiennes.
Vous
savez, M. le Président, on ne bloque rien. On discute. On discute de façon
responsable. On discute de façon posée.
D'ailleurs, le ministre Champagne, des Infrastructures, l'a dit hier, au sortir
de son annonce, qu'il y avait effectivement
des discussions entre nous qui allaient bon train. Vous savez, les intérêts
supérieurs du Québec, on va les défendre également. On ne fera pas des
annonces pour le plaisir de faire des annonces, comme annoncer neuf fois,
d'ailleurs, une annonce qui a déjà été faite dans le cadre de l'autoroute 19.
On va s'assurer que nos projets sont bien ficelés.
On va s'assurer que les compétences du Québec sont respectées également. On va
s'assurer que les gens reçoivent l'argent qui leur est dû du fédéral,
mais en bonne et due forme et dans l'ordre.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Vimont.
Rousselle : En mars 2018, nous avions confirmé le prolongement de
la 19. La CAQ était contente, même ils voulaient
qu'on aille plus vite. Or, nous apprenons maintenant qu'ils revoient le projet
et bloquent les discussions avec Ottawa. Tellement qu'hier le fédéral a
annoncé sa participation sans le Québec. L'intérêt des gens de Laval et des
Laurentides, c'est de voir le projet se réaliser rapidement, et ça, sans
chicane.
Qu'est-ce qu'on
attend du côté gouvernemental pour avancer ce projet?
Le Président :
M. le ministre des Transports.
Bonnardel : M. le Président, le député était au pouvoir pendant les dernières années. Entre ce qui
était proposé initialement par le
gouvernement libéral au début de l'année 2018 versus ce qui a été annoncé
par Philippe Couillard en avril 2018,
le projet a changé. Il y a eu des changements. Donc, dans ces conditions, vous
comprendrez qu'on est à peaufiner le
dossier d'affaires. On ne va rien précipiter. On va le faire en bonne et due
forme. Et, dans ces circonstances, je peux garantir aux gens de Bois-des-Filion et de Laval que le projet va se
faire, mais on ne va pas l'annoncer une neuvième fois. On va le faire en
bonne et due forme, puis, quand on sera prêts, on le fera.
Le Président :
Deuxième complémentaire.
Président : S'il vous plaît! Mme la députée de Maurice-Richard, vous êtes la seule à qui appartient la parole.
Mme Montpetit : Merci, M. le Président. Alors, le projet de
l'autoroute 19 que nous avons annoncé l'année dernière comprenait des voies
réservées pour le transport collectif afin d'offrir une alternative à
l'utilisation solo de la voiture.
Avec les déclarations confuses du ministre et de son attaché de presse et
l'attitude négative du gouvernement face au fédéral, on se questionne
sur leurs véritables intentions.
Est-ce
que le ministre peut nous confirmer que les voies réservées déjà prévues sur la
19 ne seront pas victimes de la chicane qu'entretient la CAQ avec le
fédéral et qu'il fera bel et bien
partie du projet?
Le Président :
M. le ministre des Transports.
Bonnardel : M. le Président, il y aura du transport en
commun. Il y aura donc une voie réservée en bonne et due forme, le covoiturage, sur cette
autoroute 19. Dans les circonstances, je l'ai mentionné, il y a une somme
de 260 millions du fédéral qui a
été annoncée hier. Comme je le mentionnais, on est à peaufiner le dossier
d'affaires. Encore une fois, en bonne
et due forme, quand nous serons prêts et que le Conseil des ministres aura
donné son aval, on fera cette annonce en bonne et due forme. Merci.
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Anglade : Oui, merci, M. le Président. Alors, lorsque le ministre de
l'Immigration a annoncé qu'il déposait un
nouveau projet de loi pour l'immigration, on a tous décrié le fait que
18 000 dossiers allaient être simplement jetés à la poubelle et ne même pas être regardés. Il a
fallu l'intervention de la cour, M. le Président, pour forcer le ministère et
le ministre à revoir cette position
et faire en sorte que les dossiers allaient être traités. Ce qu'on apprend
aujourd'hui, par contre, c'est que,
contrairement à ce que l'on pensait, au lieu de traiter avec une moyenne
générale le nombre de dossiers, on
traite 1 000 dossiers de moins par mois au ministère de
l'Immigration. En plus, au lieu de faire un... avoir un taux de rejet de 50 %, c'est un taux de refus de
85 %. En fait, ce qu'on en train de décoder, c'est que le ministre ne suit
pas ce qui s'est fait par le passé.
Alors,
la question est simple : Est-ce que le ministre est en train de faire de
manière indirecte ce qu'il ne peut pas faire de manière directe, c'est-à-dire
se débarrasser des 18 000 dossiers?
Le Président :
M. le ministre de l'Immigration.
M. Jolin-Barrette : Merci, M. le Président. Écoutez, il y a plusieurs choses dans ce que la
députée de Saint-Henri—Sainte-Anne a dit aujourd'hui, mais la première
des choses, c'est le fait que le rythme du ministère de l'Immigration relativement au traitement des dossiers est le
même qu'avant le dépôt du projet de loi. Et on a eu la chance d'avoir un
échange lors des crédits budgétaires, suite
à une question de la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne, et ça a toujours été le même
nombre de dossiers qui est traité.
Relativement au
nombre du taux de refus, M. le Président, eh bien, ce sont des dossiers qui
sont refusés. Généralement, en moyenne, dans
le Programme régulier des travailleurs qualifiés, c'est 50 %. Le taux de
refus, il est plus élevé parmi les
dossiers qui ont été analysés jusqu'à maintenant. Mais, chose certaine, M. le
Président, on continue de traiter les
dossiers comme la cour nous l'a demandé. C'est ce que nous faisons jusqu'à
l'adoption du projet de loi n° 9, qui, d'ailleurs,
est un excellent projet de loi, M. le Président, pour améliorer la situation des personnes immigrantes et déployer des
ressources, et ce, dès l'étranger.
Parce
qu'il faut se le dire, M. le Président, ce que je suis en train de faire
présentement et ce que le gouvernement est
en train de faire, c'est de réparer le système d'immigration du Parti libéral,
qui a été bâclé, et pour lequel on ne s'est pas occupé, et qu'on n'a pas investi les sommes. Mon collègue des
Finances a choisi d'investir 146 millions de dollars par année pendant cinq ans, 730 millions de
dollars. C'est du jamais-vu dans le cadre de l'immigration. On va moderniser
le système au bénéfice des personnes immigrantes...
Le Président :
En terminant.
M. Jolin-Barrette : ...et de l'ensemble des collectivités québécoises. Vous devriez être
fiers de ce qu'on fait.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Mme Anglade :
Ce n'est jamais une bonne nouvelle quand le ministre reprend sa cassette, M. le
Président. 1 000 dossiers de moins
par mois, un taux de refus qui est passé de 50 % à 85 %, et le
ministre n'a pas l'air de prendre cette situation-là au sérieux.
Est-ce qu'il a posé
les questions à son ministère? Pourquoi est-ce qu'on est rendus avec ces
chiffres-là? Il doit y avoir une raison, une explication, quelle est-elle?
Le Président :
M. le ministre de l'Immigration.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, tel que l'a mandaté la cour, on traite le nombre de
dossiers qui étaient prévus avant le
dépôt de l'injonction interlocutoire provisoire. On a poursuivi le traitement
régulier des dossiers. Alors, M. le Président,
les dossiers sont analysés sur dossiers, il faut se le rappeler, M. le
Président. Qu'est-ce qu'on fait notamment dans le projet de loi n° 9? On s'assure de faire en sorte qu'il n'y ait plus
d'inventaire, au Québec, relativement au nombre de dossiers. Parce qu'on parle
de 18 000 dossiers présentement, mais on oublie de mentionner, du
côté du Parti libéral, qu'ils ont également
créé 40 000 dossiers, à Ottawa, qui sont en attente de l'émission de
la résidence permanente.
Donc,
avec le Parti libéral, c'était ça, premier arrivé, premier servi. On
regardait... on s'assurait d'avoir une pile de dossiers uniquement pour
la flipper à Ottawa...
Le Président :
En terminant.
M. Jolin-Barrette : ...pour s'assurer que les délais soient encore plus longs pour les
personnes immigrantes. Nous, on va changer ça, on va améliorer le
système.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Anglade : M. le Président, le ministre du Travail montrait
l'importance d'avoir des personnes aînées qui restent sur le marché du travail, contribuant ainsi au développement
économique. Mais ce que fait le ministre de l'Immigration, c'est totalement l'inverse. Dans le nouveau système
Arrima, on ne traite aucun dossier. Dans l'ancien système, on réduit le plus possible le rythme de
traitement des dossiers. En fait, c'est la paralysie au sein du ministère
de l'Immigration.
Comment est-ce qu'il
peut conjuguer ce qu'il fait avec le développement économique du Québec?
Le Président :
M. le ministre de l'Immigration.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, écoutez, la paralysie, elle est du côté du Parti
libéral. Ça fait plus de 20 heures qu'on est en étude détaillée pour le projet de loi n° 9,
on a adopté deux articles. Pouvez-vous regarder les gens, là, ici, les
gens du milieu économique, les entrepreneurs, les gens qui habitent dans les
différentes régions, qui ont besoin de main-d'oeuvre,
des municipalités où les gens quittent les municipalités parce qu'il n'y a pas
d'activité économique et leur dire que
vous ne voulez pas qu'on améliore le système d'immigration pour amener des gens
dans les différentes régions?
y a des jobs qui sont disponibles dans toutes les régions du Québec. Il y a
118 000 postes. L'immigration peut constituer une solution. C'est ce qu'on fait avec le projet de loi n° 9, et vous décidez, vous décidez de prendre votre temps, tout
votre temps, M. le Président.
Le Président :
En terminant.
Jolin-Barrette : Ça serait le temps que...
Le Président :
S'il vous plaît! S'il vous plaît!
M. Jolin-Barrette :
...et qu'elle adopte le projet de loi...
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Joliette.
Le Président : Je vous
demanderais à tous et à toutes votre attention, s'il vous plaît. La parole
appartient maintenant à la députée de Joliette pour sa question.
Mme Hivon :
Depuis des semaines, nous demandons au ministre de l'Éducation d'exclure du
projet de loi n° 12 permettant
certains frais pour le matériel scolaire les éléments qui concernent les
projets pédagogiques particuliers. La semaine dernière, en commission
parlementaire, le ministre, à court d'arguments pour rejeter notre demande, a
tenté de justifier son refus en avançant que
la situation actuelle concernant les frais pour les projets particuliers est
illégale. Or, ce qui devait arriver
arriva. Et nous apprenons ce matin qu'un nouveau recours collectif est en
branle, cette fois pas pour le
matériel scolaire, mais précisément pour les projets particuliers. Donc,
comprenons-nous bien, M. le Président, ce que fait le ministre, c'est d'inviter l'Assemblée nationale à légiférer à
toute vitesse pour rendre légal ce qui, de son aveu même, est illégal,
de surcroît avec un recours qui est intenté par les parents.
ministre peut-il faire la seule chose responsable dans le contexte et exclure
de son projet de loi les éléments qui concernent les projets...
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
M. Roberge :
Merci bien, M. le Président. Le projet de loi n° 12, c'est un projet de
loi important. Et, quand notre gouvernement,
on l'a rédigé, c'est en suivant trois principes, trois valeurs
cardinales : d'abord, la clarté, pour que, maintenant, la
Loi sur l'instruction publique soit interprétée partout de
la même façon, ces dernières années, les 72 commissions scolaires avaient chacune leur interprétation de la
loi, ça posait problème; équité, évidemment, si tout le monde l'interprète de manière différente, il peut
y avoir des inéquités d'une région à l'autre; accessibilité, parce qu'avec
l'adoption de ce projet de loi là il y aura plus
de gratuité qu'avant, et nos écoles seront plus accessibles. Il y aura moins
de frais qui seront chargés aux parents.
Finalement,
sur la question d'un éventuel, peut-être, recours collectif, je veux rassurer
ma collègue : il n'y en aura pas,
j'en suis convaincu, parce que l'entente hors cour qui a été signée, qui nous a
coûté d'ailleurs bien assez cher, eh bien, elle couvrait les services éducatifs et donc l'impossible recours en
vertu de projets pédagogiques particuliers. Ceci étant dit, regardons de
l'avant. Réparons le système et offrons ce qu'il y a de mieux à nos enfants.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Joliette.
Mme Hivon :
Bien là, j'ai un peu de mal à suivre le ministre, M. le Président. La semaine
dernière, il nous a dit que c'était
illégal. Donc, il fallait légiférer dans la plus grande précipitation parce que
c'était illégal, ce qui se faisait en ce moment en facturant. Là, il
nous dit : Non, non, non, inquiétez-vous pas, il n'y en aura pas, de
recours collectif. Là, soudainement, ce n'est plus illégal du tout. Il n'y en
aura pas, l'entente prévoit tout ça.
Bien,
si, soudainement, ce n'est plus grave puis qu'il n'y en a pas, de risque,
pourquoi, justement, on ne prend pas le temps de faire le débat
correctement sur l'école à deux vitesses au Québec en excluant ces éléments-là?
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
M. Roberge :
M. le Président, expliquons les choses correctement. Il y a eu un recours
collectif dû à la négligence du Parti
libéral et du Parti québécois, qui se sont succédé depuis 2007 — vous avez fait un petit... certain temps,
vous n'avez rien corrigé pendant que vous avez été là — depuis 2007, se sont succédé sans clarifier,
sans corriger la loi.
y a eu un recours. Leur négligence nous a coûté 153 millions. Cependant,
dans l'entente hors cour, on couvrait aussi
les services éducatifs, dont les éventuels recours contre des projets
pédagogiques particuliers. Mais ça, ça réglait le passé. Si on laissait
cette absence de clarté, ce flou perdurer encore, on s'exposait à un autre
recours collectif futur.
Le Président :
En terminant.
M. Roberge :
C'est ça qu'on a réparé.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Joliette.
Hivon : Alors, le ministre vient de redire que, si on
laissait la situation comme telle, on s'exposerait à un recours. Or, du fait qu'il a déclaré la semaine
dernière que la situation était illégale, bien, il est là, le recours. Il est
intenté, et on l'apprend aujourd'hui.
Alors,
est-ce que le ministre peut comprendre qu'alors que nos justifications étaient
déjà énormes pour demander de retirer
ça du projet de loi, pour qu'on ait le temps de faire le débat public sur la
question de l'école à deux vitesses, de la ségrégation scolaire, elles sont encore plus importantes
alors qu'il y a un recours maintenant? Est-ce qu'il peut exclure de
son...
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
Roberge : M. le Président, s'il fallait que l'on exclue des projets
pédagogiques du projet de loi à ce moment-ci, on risquerait quoi? Bien, on risquerait à ce que des jeunes qui se sont
inscrits en sport-études, en arts-études, dans des profils sciences, dans des profils artistiques ne
puissent pas suivre leur parcours l'an prochain, parce que, les crédits ne
permettant pas de financer cette gratuité,
qui pourrait coûter des centaines de millions de dollars, eh bien, il y aurait
des programmes particuliers qui
fermeraient. Or, les jeunes aiment ces parcours particuliers, les enseignants
les aiment, les parents les demandent. Et ma collègue me demande de
fermer la porte...
Le Président :
En terminant.
M. Roberge :
...et de diminuer l'attrait de notre réseau public. On n'ira pas là.
Le Président :
Question principale, Mme la cheffe du deuxième groupe d'opposition.
Massé : Merci, M. le Président. Le premier ministre se décrit comme un
«deal maker». C'est drôle parce que,
dans les derniers mois, ce n'est pas tout à fait ça que j'ai vu. Ce que j'ai
vu, c'est surtout une propension à défaire des deals qui ont déjà eu lieu, et le réseau structurant de transport
collectif, le tramway de Québec, en est un exemple.
réseau structurant de Québec, c'est un projet d'infrastructure, un des plus
ambitieux de la prochaine décennie, et,
en fait, c'est même une étape incontournable pour nous permettre de faire le
virage nécessaire en matière de transition énergétique ici même, au
Québec, et ça aurait dû être sur les rails il y a déjà longtemps.
Le deal du tramway,
ce n'est pas juste quelque chose qui appartient à la ville de Québec. C'est un
deal pour l'ensemble de la région de Québec.
Mais, en seulement
sept mois, M. le Président, le premier
ministre a défait, a réussi à défaire ce deal-là. Un jour, c'était de la faute
du fédéral. L'autre jour, c'était la faute de Montréal. Puis, jeudi dernier,
bien, c'est parce que le projet était trop
gros. M. le Président, on a un projet clés en main, l'argent est là
pour le financer, on sait que les besoins sont urgents, puis la population,
elle a hâte que ça arrive.
premier ministre peut-il arrêter de chercher des problèmes où il
n'y en a pas et s'engager à réaliser le projet structurant dans sa
version intégrale maintenant, pas dans quatre ans?
Le Président :
M. le premier ministre.
Legault : M. le Président, le projet de réseau structurant à Québec, c'est un beau projet.
C'est un projet qu'on doit réaliser le plus rapidement possible. C'est
un projet de 3 milliards de dollars. Et ce qui avait été prévu comme financement, c'est que le gouvernement du
Québec investisse 1,8 milliard. Ça a été annoncé dans le budget. C'était prévu que le gouvernement fédéral
investisse 1,2 milliard.
il y a deux fonds du gouvernement
fédéral qui peuvent financer le 1,2 milliard. Il y a un fonds pour le transport en commun. Le gouvernement
fédéral nous dit : Pour Québec,
vous ne pouvez pas prendre plus que 400 millions. Il y a un deuxième fonds qui s'appelle infrastructures
vertes, un fonds de 1,8 milliard pour l'ensemble des municipalités au Québec.
Donc, le gouvernement fédéral nous dit : Prenez-en 800, donc, 44 %,
seulement pour la ville de Québec.
Est-ce que la cheffe
de Québec solidaire trouve ça équitable pour les autres municipalités au Québec
qu'on prenne 800 millions, donc,
44 % du Fonds d'infrastructures vertes, pour une seule municipalité? Donc,
je voudrais qu'elle nous dise, là, qu'elle nous indique comment elle
voit ça.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Taschereau.
Dorion : Merci. Ce 800 millions là, il était déjà supposé aller
là. Le deal, la CAQ l'a défait. Puis le premier ministre, depuis le début, chaque fois qu'il en parle, du
800 millions, il mêle le monde, puis il a assez réussi, on peut lui
donner ça. Sauf que, contrairement à ce
qu'il dit, l'argent du fédéral, il est là, puis c'est la CAQ qui dit :
Moi, ça ne me tente plus de le
prendre dans ce projet-là, je veux le mettre ailleurs. Sauf que, quand on lui
demande où, dans quel projet, la CAQ ne nous répond pas.
fait que, là, pourquoi se garder de l'argent fédéral pour des projets pas
prêts, quand il y en a un qui était sur les rails, qui est vital pour
Québec puis que tout le monde en ville qui a une tête sur les épaules...
Le Président :
M. le président du Conseil du trésor.
Le Président :
S'il vous plaît!
Président : Alors, je vais vous demander d'éviter de vous
interpeler, la réponse maintenant appartient au président du Conseil du
trésor — qui
que l'on soit. Alors, collaboration, s'il vous plaît! M. le président du
Conseil du trésor.
Dubé : Alors, M. le Président, j'apprécie beaucoup la question de la députée
de Taschereau parce qu'en fait il faut préciser les... nos citoyens qui nous regardent aujourd'hui sont
probablement assez mêlés de ces différents discours là, qui sont tenus au niveau du fédéral pour
dire : L'argent est là. C'est un choix que le Québec a de prendre l'argent
dans les programmes du fédéral pour répondre aux besoins de nos
citoyens. Nous avons plus de 800 millions de projets de différentes municipalités, qui peuvent être pris
pour le fonds d'infrastructures vertes. Alors, quand on dit que le fédéral
nous dit que cet argent-là est disponible,
ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai qu'il est disponible dans ces fonds-là
parce que ces fonds-là...
Le Président :
En terminant.
M. Dubé :
...sont déjà commis à des projets dans des municipalités.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Taschereau.
Dorion : Alors, pourquoi est-ce qu'on ne peut pas savoir quels
projets? Pourquoi? Il y a un projet qui est tout prêt, il y a des centaines de
millions qui ont été mis là-dedans, il était lancé, on en a besoin, vous
l'arrêtez pour dire : On a d'autres projets puis on ne sait pas
c'est quoi.
Le Président :
M. le président du Conseil du trésor.
Dubé : Ça va me faire plaisir de participer aux discussions, si vous
voulez, parce qu'à l'intérieur du PQI on a déjà montré plusieurs projets qui étaient intéressants, qui ont été
soumis par les différentes municipalités et qui vont être fournis...
déposés au fédéral. Alors, ce n'est pas qu'il n'y en a pas, de projets, on en a
plusieurs, même plus que pour 800 millions. Alors, voilà. Merci.
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.
Mme David :
Voilà, M. le Président. M. le Président, hier, 200 personnes étaient
réunies dans le cadre du forum Jeunes et
santé mentale. Des jeunes, des proches, des experts et des organismes
communautaires étaient présents. La
ministre de la Santé a commencé son discours de clôture en disant : On
débute un nouveau cycle en santé mentale, on prend un virage, et ce, partout au Québec. Elle annonce
20 millions de dollars pour diminuer les listes d'attente en santé
mentale chez les jeunes. Je salue cet investissement.
Mais la vraie
qui se pose alors est celle-ci : Comment va-t-on réussir à diminuer les
listes d'attente, alors que, un, les professionnels du réseau sont déjà
surchargés, deux, le système fait aussi face à une pénurie de main-d'oeuvre importante, et les
professionnels qui pourraient venir en renfort sont quasi impossibles à
trouver, et, trois, une fois l'évaluation faite, qui pourra prendre en
charge ces jeunes dans un système déjà lui-même engorgé?
Le Président :
Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.
McCann : M. le Président, je remercie ma collègue de me poser la
question parce qu'effectivement nous avons
eu une excellente journée hier, un excellent forum, et je souligne d'ailleurs
la participation de mes collègues des oppositions,
des partis d'opposition et de plusieurs députés de l'Assemblée nationale, de
notre gouvernement. Nous avons eu
l'occasion d'entendre plusieurs jeunes qui ont été touchés par des problèmes de
santé mentale, mais aussi des proches, des
proches aidants, des parents qui ont aidé des membres de leurs familles, mais
aussi qui, malheureusement, ont perdu des
membres de leurs familles suite à un suicide. Il y avait là également des experts, des intervenants, des psychiatres,
des organismes communautaires. Nous avons
eu vraiment beaucoup, beaucoup de recommandations importantes pour la suite des
choses et nous allons nous inspirer de ces recommandations pour vraiment faire
les ajustements au niveau, là, du programme de santé mentale, donner le bon
service à la bonne personne, vraiment en lien avec ce dont elle a besoin.
Le Président :
En terminant.
McCann : Alors, oui, nous allons investir 20 millions pour donner
des services à des gens qui sont sur une liste d'attente.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.
David : Le psychiatre Olivier Farmer, expert invité par la ministre, a
suggéré une intervention applicable dès
maintenant, celle de faire le pont entre la communauté citoyenne et les services
en santé mentale. Il suggère de former tout de suite des équipes
interdisciplinaires qui iraient directement là où se trouvent les jeunes pour
faire du dépistage et du repérage,
par exemple dans les écoles, et qui pourraient initier immédiatement une intervention.
La ministre a les moyens et les pouvoirs d'agir dès maintenant.
Le Président :
Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.
McCann : M. le Président, d'ailleurs, le forum était une initiative de
mon collègue, également, ministre délégué
de la Santé et des Services sociaux, et de moi-même, et nous avons été très à
l'écoute des besoins des jeunes. Et effectivement nous allons prendre
des mesures telles que suggérées par le Dr Farmer certainement pour agir tôt,
pour vraiment faire de la prévention auprès
de nos jeunes. C'est très important, mais c'est aussi important de donner accès
à des services quand on a un budget
disponible, de ne pas laisser les gens sur une liste d'attente, à attendre des
services, tel que le gouvernement précédent a fait.
Le Président :
En terminant.
Mme McCann :
Il a laissé des gens sur une liste d'attente. Nous, nous agissons, nous donnons
des services.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.
David : Oui. On est dans le ton des services. C'est très bien pour ma
deuxième complémentaire. Toujours dans
son discours de clôture, la ministre nous a promis des résultats rapides en
mettant en place des services de proximité adaptés à la situation des
jeunes par un accès gratuit aux services requis par leur état, notamment
l'accès gratuit à la psychothérapie.
ministre peut-elle nous confirmer aujourd'hui, devant cette Assemblée, qu'elle
rendra gratuit et rapide, dès le printemps 2020, l'accès à la
psychothérapie pour tous les patients nécessitant ce type de suivi?
Le Président :
Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.
McCann : Bien, M. le Président, on va même rendre disponible ce
service avant le printemps 2020. C'est ce
que je dis. On va investir 20 millions dès maintenant, déployer des
services dans les prochains mois pour donner accès à des services de psychothérapie aux personnes qui
attendent sur la liste d'attente. Alors, ces services, nous allons les donner
en prenant des mesures, avec de la
main-d'oeuvre qui va être disponible. Alors,
ce sera important, évidemment, pour les gens qui attendent sur une liste
d'attente d'avoir ces services le plus tôt possible.
Le Président : Question
principale...
Président : S'il vous plaît, M. le député. La parole appartient maintenant
au député des Îles-de-la-Madeleine
pour sa question principale.
Arseneau : Merci, M. le Président. Dans sa volonté de déréglementer l'industrie du taxi à toute
vitesse, le ministre des Transports plonge l'ensemble des intervenants concernés dans la noirceur la plus totale. Les représentants de l'industrie du taxi, des
usagers du transport adapté, de la ville de Montréal, des institutions
financières, tous ceux qui sont venus
à la commission parlementaire qui s'est terminée hier ont proposé soit le
retrait pur et simple du projet de loi ou des amendements majeurs, tous
ou à peu près, sauf Uber. Pour Uber, il est parfait.
Il est évident que le projet de loi a été fait
sur mesure pour la multinationale étrangère et ses semblables, une multinationale qui cumule 9 milliards de
dollars de déficit, une entrée en bourse catastrophique la semaine dernière.
C'est un modèle d'affaires qui est
remis en cause et qui va entraîner immanquablement soit une hausse du coût pour
l'usager, soit une baisse de la qualité des services, ou soit la
réduction des conditions de travail des chauffeurs, ou les trois.
Alors, pourquoi dérouler le tapis rouge?
Pourquoi sacrifier l'industrie locale pour les multinationales?
Le Président : M. le ministre
des Transports.
Bonnardel :
M. le Président, le projet de loi n° 17 a été déposé en
premier lieu, je l'ai maintes et maintes fois mentionné, pour l'usager, pour le client. Ce projet de loi a été déposé
pour être capable, vous le savez, en premier lieu, de moderniser
l'industrie du taxi, réduire les charges fiscales administratives
réglementaires de l'industrie du taxi. L'industrie
du taxi fait la grande, grande, grande majorité des courses au Québec, je l'ai
maintes et maintes fois mentionné. On
parle en moyenne 50 millions de courses par année. 40 millions de ces
courses sont faites par le taxi, le taxi traditionnel, et cela va
continuer le lendemain.
Le transport
adapté, on va protéger, encore une fois, donc, ce service qui est donné aux
plus démunis, aux personnes handicapées.
Comme on nous l'a mentionné, encore une fois, ce service est important pour ces
personnes dans les régions du Québec,
à Montréal même. Encore une fois, il est donné en grande majorité par
l'industrie du taxi, qui fait un excellent travail, soit dit en passant.
Maintenant,
on veut donner des possibilités aux municipalités, aux services de transport en
commun de signer des ententes en
abolissant les territoires d'agglomération. Vous le savez très, très bien, M.
le député, on a entendu d'innombrables
organismes qui nous ont mentionné les difficultés pour à peu près 25 % de
ce service, qui est soit inégal ou pas donné du tout. Dans les circonstances,
je pense que le projet de loi n° 17 va répondre à ces besoins des personnes
qui ont besoin d'un service partout au Québec.
Le Président : Première
complémentaire, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
Arseneau : Merci, M. le Président. On aimerait vous croire, les
sentiments sont positifs, mais vous nous demandez néanmoins de faire un saut dans l'inconnu. On n'a
pas les résultats des projets pilotes. Le projet de loi n° 17
ne repose sur aucune analyse d'impact sérieuse. Le ministre vient de nous le
dire, encore une fois, que tout va bien aller. Il nous demande de le
croire sur parole, il nous demande une profession de foi.
M. le Président, pourquoi le ministre
refuse-t-il de faire des études d'impact sérieuses de son projet de loi?
Le Président : M. le ministre
des Transports.
Bonnardel : L'impact le plus important, M. le Président, c'est de donner de la concurrence et de la transparence au client, à
l'usager. Depuis les 40, 50 dernières années, jamais l'industrie du taxi
n'a été modernisée comme on le fait aujourd'hui. M. le Président, il est important de baisser les charges
administratives fiscales, pas au détriment de la sécurité ou de la
formation. On a essayé de faire croire aux Québécois que, soudainement, parce
qu'on déposait cette
loi, la sécurité, ce n'était plus important, que la formation, ce n'était plus
important, que la formation pour les gens qui utilisent le transport adapté, ce
n'était pas important. Complètement faux. On va aller de l'avant. On va
protéger une industrie. On va protéger le transport adapté, encore une
fois, au service de qui? Du client et de l'usager partout au Québec.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
Arseneau : Merci, M. le Président. En fait, ce qu'on essaie de faire
croire aux Québécois, c'est qu'il s'agit de moderniser l'industrie,
alors qu'il s'agit de déréglementer. Or, les préoccupations dont on a entendu
parler, ce sont celles de la formation, des
services aux personnes à besoins particuliers, des services en région. Et même
dans la ville de Montréal, la ville
tient à gérer l'offre, et avec raison, en complémentarité avec les services de
transport collectif. Ces enjeux-là ne se régleront pas par la main
invisible du marché.
Est-ce
que le ministre peut reconnaître que les services de transport... la mobilité
durable a besoin d'une gestion...
Le Président :
M. le ministre des Transports.
Bonnardel : M. le Président, le député a mentionné qu'il
fallait faire une clause Montréal. Dans les circonstances, vous m'avez entendu, M. le Président, pour nous,
les tenants et aboutissants et les principes de cette loi sont importants.
Oui, on va abolir les permis. Oui, on va
abolir les territoires d'agglomération. Oui, on va abolir, donc, encore une
fois, la possibilité de mettre juste
de la tarification dynamique à Uber. On va la donner à tout le monde, même aux
taxis, qui nous le demandent depuis
le début. Il y en a qui sont d'accord. Il y en a qui ne le sont pas. Mais,
encore une fois, il est important d'améliorer
l'offre partout sur le territoire des Québécois en abolissant les territoires
d'agglomération, de s'assurer que le
transport adapté soit donné en bonne et due forme partout au Québec, partout
sur le territoire. Vous le savez, il y a des services qui sont inégaux au Québec. Il y a des territoires où il n'y a
pas de transport adapté. Puis, avec cette loi, on va donner ces
possibilités...
Le Président :
En terminant.
Bonnardel :
...au transport en commun et, encore une fois, aux municipalités.
Le Président :
Question principale, M. le leader de l'opposition officielle.
Proulx : Oui, M. le Président. Le premier ministre a dit que le
transport structurant à Québec, c'était un beau projet. Pourtant, c'est le premier ministre qui faisait un genre de
déception en trois temps la semaine dernière en disant, d'abord à l'UMQ : On va trouver de l'argent
pour le financer. Il a dit, ici, à la période de questions : On cherche
l'argent pour le financer. Il est
allé devant les médias leur dire : Ça va vous prendre un plan B. Ça, c'est
le premier ministre du Québec.
Aujourd'hui, le président du Conseil du trésor dit : C'est le gouvernement
du Québec qui décide. Il a raison. Mais le choix qu'a fait le
gouvernement du Québec, c'est de priver Québec, la capitale nationale, de son
projet de transport structurant, parce que
ce que fait le premier ministre en choisissant la bataille avec Ottawa, c'est
de prendre le risque de perdre. Et,
aujourd'hui, M. le Président, le premier ministre a perdu toutes ses batailles
avec le fédéral. Mais le premier ministre a aussi fait en sorte que nous
perdons, à Québec, la possibilité de réaliser rapidement ce projet si important
pour le Québec.
Maintenant,
la question, c'est pour le ministre des Transports, M. le Président : Il
veut réaliser le projet par phases; nous, on le veut en entier; peut-il
profiter de la tribune aujourd'hui pour nous dire qu'il va défendre le projet
et le réaliser dans son...
Le Président :
M. le ministre des Transports... M. le président du Conseil du trésor.
Dubé : Alors, je pourrai laisser la parole à mon collègue du
Transport, mais je voudrais préciser une chose avant d'aller dans le détail. L'entente que nous avons avec le fédéral
en ce moment, c'est une entente qui a été mal signée. Et mon collègue en
face de moi, c'est lui qui l'a signée l'an dernier.
Puis il faut
réaliser que c'est un problème d'achalandage entre la ville de Montréal et le
reste des municipalités. Il y a plus
de 72 % de ce programme-là qui est alloué à la ville de Montréal. C'est un
deal qui a été mal signé, très mal signé, ce qui fait qu'aujourd'hui, pour avoir ces
argents-là, il faudrait le demander à la ville de Montréal, qui, elle aussi, a
beaucoup de projets en transport collectif. Alors, c'est important de
rétablir les faits.
Nous
ne voulons pas questionner le projet, nous voulons avoir les financements
promis par le fédéral, de l'ordre de
1,2 milliard, sans en enlever aux municipalités qui y ont tout aussi droit
que Montréal. Alors, il faut revenir en arrière.
là ce qu'on a dit hier, c'est qu'on est en train de trouver des solutions, M.
le Président, pendant qu'on est pris avec cette entente-là qui a été
très mal signée.
Le Président :
Première complémentaire, M. le leader de l'opposition officielle.
Proulx : Merci, M. le Président. Gouverner, c'est faire des choix.
Faire des choix, ça peut déplaire aussi. Vous avez la responsabilité...
M. le Président, ils ont la responsabilité de faire des choix et de sauver le
projet. La capitale nationale a le droit à ce projet de transport structurant,
c'est une occasion historique, puis, on en a déjà parlé, M. le Président...
Le Président :
S'il vous plaît!
Proulx : ...il ne faut pas la manquer. Ce qu'a fait le premier
ministre, ce que fait son gouvernement, c'est vivre d'incohérence depuis un certain temps. On a
commencé en le soutenant. On a dit : On va trouver l'argent. On a fini par
dire : Ça prend un plan B. Et, ce matin, c'était un projet par phases, on
verra dans quatre ans...
Président : M. le ministre des Transports. Encore une fois,
votre collaboration. Vous êtes le seul à qui appartient la parole
présentement.
Bonnardel : M. le Président, le réseau structurant est un
projet extrêmement important qui est en lien direct avec notre politique de mobilité durable au
Québec. Dans les circonstances, le député le sait très bien, nous n'aurions pas
signé cette clause d'achalandage que vous avez signée avec le fédéral.
Maintenant, on doit
vivre avec ce 5,2 milliards qui est basé selon la clause d'achalandage, où
il y a seulement 400 millions pour
Québec. Maintenant, il y a 2,5 milliards de dollars qui sont sur la table
présentement. Le premier ministre l'a
mentionné, c'est 1,8 milliard du Québec, 400 millions du fédéral et
300 millions pour Québec. C'est un projet important de 23 kilomètres de tramway, de
17 kilomètres de trambus. Dans les circonstances, le projet va aller de
l'avant. On va travailler avec le fédéral, on va travailler avec mon
collègue du Trésor pour que ce projet puisse se faire.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le leader de l'opposition officielle.
Proulx : Oui. M. le Président, je suis content d'entendre le collègue
ministre des Transports décrire le projet comme un bon projet. Mais,
maintenant, il faut passer à l'action. La question qui se pose, M. le
Président, c'est : Vont-ils faire ce
qu'il se doit pour que ce projet se réalise ou va-t-il faire ce qu'il semble
donner comme direction, M. le Président, c'est-à-dire de le réaliser par
phases, puis on verra?
Est-ce
qu'à la CAQ on se contente d'un trajet d'autobus de plus ou on souhaite avoir
vraiment et réellement du transport structurant pour la ville de Québec?
Le Président :
M. le ministre des Transports.
Bonnardel : M. le Président, c'est un projet important, qui
devait répondre, donc, aux banlieues de Québec. Les dessertes où on va aller, avec 17 kilomètres de trambus, c'est
pour ça que ce projet se fait. On devait se connecter au troisième lien.
C'est exactement ce que la ville de Québec va faire aussi.
projet de 3,3 milliards, c'est un projet immensément important, et, pour
nous, ce projet doit se faire. Et je le répète aux oppositions : ce projet va se faire. Maintenant, il y a
2,5 milliards de dollars sur la table. On a la possibilité de renégocier la clause d'achalandage dans quatre
ans. C'est ce que nous allons travailler avec les municipalités. C'est
ce que mon collègue du Trésor va faire, c'est ce que le premier ministre va
faire. Et je peux vous assurer que le réseau structurant, ce projet va aller de
l'avant et va se faire.
Le Président :
Question principale, M. le député de La Pinière.
M. Barrette :
M. le Président, hier, on a terminé les consultations sur le très improvisé
projet de loi n° 17. La première chose qui en ressort, personne n'a été consulté, ce qui n'est
pas surprenant venant d'un gouvernement idéologique. L'idéologie
d'abord, déréglementons, tout va bien aller.
En fin de compte, il
reste deux groupes après les consultations. Il y a celui des traités
injustement. Imaginez, M. le Président, des institutions financières sont
venues nous dire que les propriétaires de permis de taxi sont traités injustement. Puis il y a ceux des oubliés, non
consultés, eux autres non plus, ceux qui sont en situation de vulnérabilité
en raison d'un handicap, une limitation physique, intellectuelle ou les deux.
Même
la CDPDJ, M. le Président, pas plus consultée, elle non plus, est inquiète du
projet de loi. Je cite : «Nous ne
comprenons pas pourquoi le gouvernement ne reconduit pas les dispositions de la
loi actuelle ou n'offre pas de garanties équivalentes en vue d'assurer
le respect des droits et libertés des [périodes] en situation de handicap.»
M. le Président, est-ce
que le ministre va donner suite à la demande de la CDPDJ et reconduire...
Le Président :
M. le ministre des Transports, à vous la parole.
Bonnardel : M. le Président, on a rencontré, avant le dépôt
de cette loi, près d'une quarantaine d'organismes, près d'une quarantaine d'organismes. Vous le
savez, je n'ai pas la prétention... puis je n'ai jamais dit que ce projet de
loi, M. le Président, nous n'allions
pas le modifier ou l'amender. Il y a des propositions qui nous ont été mises
sur la table pendant les sept
journées où on a eu des consultations. On a bien écouté. Je pense que le député
de l'opposition a bien fait son travail aussi, je peux l'avouer.
Dans les
circonstances, vous comprendrez, pour nous, qu'il est important de protéger le
transport adapté, de s'assurer que les personnes les plus vulnérables, les
personnes handicapées puissent avoir un service en bonne et due forme. C'est ce qu'on nous demande, c'est ce qu'on
va livrer. C'est ce qu'on nous demande, encore une fois, et ce qu'on va
donner comme possibilité aux municipalités, aux services de transport partout
au Québec, en prenant des actions.
Une des principales
et une des plus importantes, c'est d'abolir les territoires d'agglomération.
Plus souvent qu'autrement, M. le Président,
on nous mentionnait jusqu'à quel point les municipalités ou les... ne pouvaient
pas signer d'entente avec d'autres
sociétés qui pouvaient offrir ce service. Alors, on va le faire aujourd'hui, on répond à ces problématiques, encore une fois, pour desservir l'ensemble de la population québécoise
partout sur le territoire.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de La Pinière.
Barrette : D'autres oubliés
du ministre, les usagers du transport adapté, justement, qui nous l'ont dit : ils sont très inquiets, inquiets de voir arriver, à cause
de son projet de loi, une armée de chauffeurs à temps partiel et mal formés,
et ils ont raison. Ils l'ont dit, ce
service-là, le ministre l'a dit lui-même, il est donné actuellement par le taxi
et les gens sont satisfaits.
Est-ce que le
ministre s'engage, là, puisque c'est un véhicule-taxi qui est utilisé, à
réserver le transport adapté à l'industrie traditionnelle du taxi?
Le Président :
M. le ministre des Transports.
Bonnardel : M. le Président, le député parle d'une armée.
L'armée qui donne le service de transport adapté au Québec, ce sont les taxis. En grande partie, les sociétés de taxi
font un excellent travail partout sur le territoire québécois. Dans les circonstances, rien le lendemain... on
laisse croire que tout va changer puis qu'il n'y aura plus de service sur le
territoire. C'est complètement faux,
complètement faux. Si les sociétés font un bon travail sur le territoire
présentement, il n'y a aucune raison
que les municipalités, les compagnies de transport ne signent pas d'ententes
avec ces sociétés. Ce qu'on leur dit aujourd'hui : On va protéger.
Si on doit mieux l'écrire, on va le faire.
Le Président :
En terminant.
Bonnardel : On va le faire, M. le Président, pour s'assurer,
encore une fois, que le service soit donné partout sur le territoire
québécois.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de La Pinière.
Barrette : C'est d'autant l'heure de l'engagement, M. le
Président : d'autres oubliés, des gens comme vous et moi, qui
travaillent, qui vont au restaurant, au cinéma, qui prennent aussi le taxi,
leur problème, c'est qu'ils se déplacent en
fauteuil roulant. La solution : un minimum de véhicules-taxis adaptés
disponibles tout le temps. Ça a été dit hier, ça existe ailleurs.
Est-ce
que le ministre s'engage à amender son projet de loi pour imposer, en tout
temps, un seuil minimal de 8 % de
véhicules-taxis en service pouvant accueillir les clients en fauteuil roulant?
Un engagement, M. le ministre, ce n'est pas dur. Engagez-vous.
Le Président :
M. le ministre des Transports.
Bonnardel : M. le Président, je le mentionne encore une
fois : il est important pour l'ensemble des Québécois, les personnes les plus vulnérables, les personnes
handicapées, qu'on puisse leur offrir un service partout sur le territoire
québécois. Ils nous l'ont mentionné, c'est
un service qui, malheureusement, est peut-être inégal sur certains territoires.
Dans les circonstances, d'abolir les
territoires d'agglomération, c'est une des premières choses qu'on doit faire
pour être capables de donner des
possibilités aux compagnies de transport en commun, aux sociétés, aux
municipalités un service ou une
concurrence additionnelle qu'ils n'ont pas présentement. Le député le sait très
bien, il y a 120 000 personnes qui ont besoin de transport adapté au Québec. Demain, on veut leur donner
encore un meilleur service puis être capables de leur donner leur
possibilité...
Le Président :
Cela met fin à la période de questions et réponses orales. Merci pour votre
collaboration. Mme la vice-présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci. Alors, nous en sommes maintenant à la rubrique des votes reportés.
Et j'ai besoin de
votre collaboration, puisqu'on a plusieurs votes à mener, à commencer avec les
votes sur les amendements proposés par M. le député de LaFontaine
et M. le député de Chomedey au rapport de la Commission des institutions sur le projet de loi n° 1, Loi
modifiant les règles encadrant la nomination et la destitution du commissaire à la lutte contre la corruption, du directeur
général de la Sûreté du Québec et du directeur des poursuites criminelles et
pénales, ainsi que sur ce rapport.
comprends qu'il y a consentement afin de procéder à une mise aux voix
individuelle de certains amendements et
pour procéder à la lecture de certains des amendements du député de LaFontaine
et de l'ensemble des amendements du député de Chomedey. Il y a
consentement? Consentement.
Alors,
nous allons tout d'abord mettre aux voix le premier amendement, présenté par M.
le député de LaFontaine, à
l'article 1 du projet de loi et qui se lit comme suit :
L'article 5 de la Loi concernant la lutte contre la
corruption, proposé par l'article 1
du projet de loi, est modifié par l'ajout, dans son premier
alinéa, après les mots «deux tiers de ses membres», des mots «représentant
minimalement 2 partis reconnus représentés à l'Assemblée nationale».
Et que les députés en
faveur de cette motion veuillent bien se lever.
La Secrétaire adjointe : M. Arcand (Mont-Royal—Outremont),
M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme St-Pierre
(Acadie), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), M. Tanguay (LaFontaine),
Mme David (Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont),
Mme Montpetit (Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun),
Mme Ménard (Laporte), Mme Anglade
(Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac),
Mme Nichols (Vaudreuil), Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Robitaille
(Bourassa-Sauvé), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis), M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo
(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),
M. Ciccone (Marquette).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie
(Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),
M. Zanetti (Jean-Lesage).
M. Bérubé (Matane-Matapédia),
M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski), Mme Richard
(Duplessis), M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon (Joliette),
M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),
Mme Perry Mélançon (Gaspé).
M. Ouellette
(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).
La Vice-Présidente (Mme
Gaudreault) : Maintenant, que les députés contre cette motion
veuillent bien se lever.
La Secrétaire
adjointe : M. Legault (L'Assomption),
M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert),
M. Laframboise (Blainville), Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé
(Châteauguay), M. Girard (Groulx), Mme McCann (Sanguinet),
M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy (Montarville), M. Lemay
(Masson), M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny),
M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby),
M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette
(Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon),
Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose),
Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Proulx (Berthier), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand), M. Julien
(Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud),
M. Poulin (Beauce-Sud),
M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle
(Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster
(Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Picard
(Soulanges), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid
(Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque (Chapleau),
M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), Mme Grondin (Argenteuil), Mme Lecours (Les Plaines),
M. Girard (Lac-Saint-Jean), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe
(Ungava), M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval), M. Provençal
(Beauce-Nord), M. Jacques (Mégantic).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Y a-t-il
des abstentions? Alors, M. le secrétaire général, pour le résultat du
vote.
Secrétaire : Pour : 49
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, la motion d'amendement est
rejetée.
Nous allons maintenant mettre aux voix le premier amendement
à l'article 6 du projet de loi. C'est toujours un amendement de M. le député de LaFontaine. Et
l'amendement se lit comme suit :
L'article 56 de la
Loi sur la police
proposé par l'article 6 du projet de
loi est modifié par l'ajout, dans son premier alinéa, après les mots «deux
tiers de ses membres», des mots «représentant minimalement 2 partis
reconnus représentés à l'Assemblée nationale».
Et que
les députés en faveur de cette motion veuillent bien se lever.
La Secrétaire adjointe : M. Arcand (Mont-Royal—Outremont),
M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière),
Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee),
Mme St-Pierre (Acadie), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), M. Tanguay
(LaFontaine), Mme David (Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle
(Vimont), Mme Montpetit (Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun),
Mme Ménard (Laporte), Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac), Mme Nichols (Vaudreuil),
Mme Charbonneau (Mille-Îles),
Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé), M. Kelley (Jacques-Cartier),
Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo
(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),
M. Ciccone (Marquette).
M. Bérubé (Matane-Matapédia), M. Ouellet
(René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski), Mme Richard (Duplessis),
M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault
(Jonquière), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),
Mme Perry Mélançon (Gaspé).
M. Ouellette
(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Maintenant, que les députés contre cette motion veuillent bien se lever.
La Secrétaire adjointe : M. Legault (L'Assomption),
M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),
Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard
(Groulx), Mme McCann (Sanguinet), M. Fitzgibbon (Terrebonne),
Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard
(Montmorency), Mme Lavallée
(Repentigny), Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse),
M. Charette (Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson),
M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Rouleau
(Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Hébert
(Saint-François), M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Proulx (Berthier),
Mme Charest (Brome-Missisquoi),
M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand),
M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud),
M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu), M. Bachand
(Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme),
Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Picard
(Soulanges), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid
(Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque (Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc),
Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), Mme Grondin (Argenteuil), M. Girard
(Lac-Saint-Jean), Mme Lecours (Les Plaines), M. Lemieux
(Saint-Jean), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe
(Ungava), M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval),
M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques (Mégantic).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Y a-t-il des abstentions?
M. le secrétaire général, pour le résultat du vote. Ah!
pardon, excusez-moi, je suis allée un peu vite. Alors, il y a des...
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, y a-t-il consentement
pour enregistrer ce vote? Oui. Alors, est-ce que vous allez vous lever pour?
La Secrétaire adjointe : Mme Massé
(Sainte-Marie—Saint-Jacques),
M. Nadeau-Dubois (Gouin), Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie (Sherbrooke),
M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),
M. Zanetti (Jean-Lesage).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Est-ce que c'est tout? Alors,
y a-t-il des abstentions?
Pour le résultat du
vote, M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 49
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, la motion d'amendement est rejetée.
Nous allons maintenant mettre aux voix le
premier amendement présenté par M. le député de LaFontaine à l'article 9 du
projet de loi, qui se lit comme suit :
L'article 2
de la
Loi sur le Directeur des poursuites criminelles et pénales proposé par
l'article 9 du projet de loi est modifié par l'ajout, dans son premier
alinéa, après les mots «deux tiers de ses membres», des mots «représentant
minimalement 2 partis reconnus représentés à l'Assemblée nationale».
M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Oui, Mme la Présidente. Je regarde le leader du
troisième groupe d'opposition à savoir si on pourrait avoir le même vote
que les deux précédents avec mes collègues également d'en face.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, y a-t-il consentement pour enregistrer le même vote? Consentement.
Alors, pour le résultat du vote, M. le
secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 49
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, la motion d'amendement est rejetée.
Je vais
ensuite mettre aux voix en bloc les autres amendements proposés par M. le député de LaFontaine. Je n'en ferai pas la lecture.
Et que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever. M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Mme la
Présidente, de consentement, on enregistrerait le même vote, s'il vous plaît.
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Il y a consentement pour enregistrer le même vote? Il n'y a pas de consentement.
Alors, que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Secrétaire adjointe : M. Arcand (Mont-Royal—Outremont), M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme St-Pierre
(Acadie), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), M. Tanguay (LaFontaine),
Mme David (Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont),
Mme Montpetit (Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun),
Mme Ménard (Laporte),
Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac),
Mme Nichols (Vaudreuil), Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Robitaille
(Bourassa-Sauvé), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis), M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo
(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),
M. Ciccone (Marquette).
M. Bérubé (Matane-Matapédia), M. Ouellet
(René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski), Mme Richard (Duplessis),
M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault
(Jonquière), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon
(Gaspé).
M. Ouellette
(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Maintenant, que les députés contre cette motion veuillent bien se lever.
Secrétaire adjointe : M. Legault
(L'Assomption), M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault
(Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme D'Amours (Mirabel),
Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard (Groulx), Mme McCann
(Sanguinet), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy (Montarville),
M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée
(Repentigny), Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby),
M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette
(Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Caire
(La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé
(La Prairie), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles),
M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour
(Abitibi-Est), Mme Proulx (Berthier),
Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),
Mme Girault (Bertrand), M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières),
Mme Proulx (Côte-du-Sud), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond
(Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon),
M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford),
Mme Picard (Soulanges), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois),
Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque (Chapleau), M. Thouin
(Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget), Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice), Mme Grondin (Argenteuil),
M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours
(Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava), M. Allaire (Maskinongé),
Mme Guillemette (Roberval), M. Provençal (Beauce-Nord),
M. Jacques (Mégantic).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie
(Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),
M. Zanetti (Jean-Lesage).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Y a-t-il des abstentions?
Alors, M. le
secrétaire général, pour le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 39
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, la motion est rejetée.
Je vais maintenant mettre aux voix les amendements présentés
par M. le député de Chomedey aux articles 1 et 3 du projet de loi et qui
se lisent comme suit :
Le premier amendement, à l'article 1 :
L'article 5 de
la Loi concernant la lutte contre la corruption proposé par l'article 1
du projet de loi est modifié par l'ajout, à la fin du troisième alinéa, après
les mots «de même» des mots «et, le cas échéant, peut transmettre aux députés
indépendants les informations pertinentes de cette personne».
Le deuxième
amendement, à l'article 3 :
L'article 5.2.1 de la Loi concernant la lutte
contre la corruption proposé par l'article 3 du projet de loi est modifié par
l'ajout, au second alinéa, après les mots «de même», des mots «et, le cas
échéant, peut transmettre aux députés indépendants les informations pertinentes
de cette destitution».
Et que les députés
en faveur de cette motion veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint : M. Ouellette
(Chomedey).
M. Arcand
(Mont-Royal—Outremont), M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme St-Pierre
(Acadie), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), M. Tanguay (LaFontaine),
Mme David (Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont),
Mme Montpetit (Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun),
Mme Ménard (Laporte), Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac), Mme Nichols (Vaudreuil),
Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé),
M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan),
M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),
M. Ciccone (Marquette).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie
(Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),
M. Zanetti (Jean-Lesage).
M. Bérubé
(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),
Mme Richard (Duplessis), M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon
(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé).
Mme Fournier
(Marie-Victorin).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Maintenant, que les députés contre cette
motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint :
M. Legault (L'Assomption), M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),
Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard
(Groulx), Mme McCann (Sanguinet), M. Fitzgibbon (Terrebonne),
Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard
(Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny), M. Roberge (Chambly),
Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes),
M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais
(Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska),
M. Dubé (La Prairie),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose),
Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Proulx (Berthier), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),
Mme Girault (Bertrand), M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet
(Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud), M. Poulin (Beauce-Sud),
M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle
(Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Picard
(Soulanges), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères),
M. Lévesque (Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay
(Dubuc), Mme Blais
(Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
Mme Grondin (Argenteuil), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours (Les Plaines),
M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava), M. Allaire
(Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval), M. Provençal (Beauce-Nord),
M. Jacques (Mégantic).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Y
a-t-il des abstentions ? Alors, M. le secrétaire général, pour le résultat
du vote.
Secrétaire : Pour : 49
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, la motion d'amendement est rejetée.
vais maintenant mettre
aux voix les amendements présentés par M. le député de Chomedey à
l'article 6 du projet de loi et qui se lisent comme suit :
premier amendement se lit comme suit :
L'article 56 de la
Loi sur la
police proposé par l'article 6 du projet de loi est modifié par l'ajout, à la fin du troisième alinéa, après les
mots «de même», des mots «et, le cas échéant, peut transmettre aux
députés indépendants les informations pertinentes de cette personne».
le deuxième amendement au même
article se lit comme suit :
L'article 56.5 de la
Loi sur la police, proposé par l'article 6 du projet de loi, est modifié par
l'ajout au second alinéa, après les mots «de même», des mots «et, le cas
échéant, peut transmettre aux députés indépendants les informations
pertinentes de cette destitution».
Et maintenant que les
députés... M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette :
Mme la Présidente, avec le consentement, je proposerais d'adopter le même vote.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : M. le leader de l'opposition officielle.
M. Proulx :
Oui, Mme la Présidente, je veux bien... Je pense que vous avez, et très
sincèrement, enregistré plusieurs votes dans
les dernières minutes, et parfois ils étaient 64, parfois 65. Moi, je veux bien
qu'on enregistre le même vote, mais,
s'il y a le même nombre de personnes, ça va, s'il n'y a pas le même nombre de
personnes, qu'on le reprenne.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Mme la Présidente, on m'informe qu'il y a
effectivement 65 députés du groupe formant le gouvernement.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, ça va? On peut enregistrer le même
vote, M. le leader de l'opposition officielle? On enregistre le même vote.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Ce n'est pas terminé. Alors,
j'ai besoin de votre attention. Je vais maintenant mettre aux voix...
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Pardon, excusez-moi. Ah oui! c'est vrai. J'allais
trop vite. On voudrait enregistrer le résultat du vote. M. le secrétaire
général.
Secrétaire : Pour : 49
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Je vous remercie. Alors, la motion d'amendement
est rejetée.
vais maintenant mettre aux voix les amendements
présentés par M. le député de Chomedey aux articles 9 et 10 du projet de loi et qui se
lisent comme suit :
l'article 9, l'amendement se lit comme suit :
L'article 2
de la
Loi sur le Directeur des
poursuites criminelles et pénales proposé par l'article 9 du projet
de loi est modifié par l'ajout, à la fin du troisième alinéa, après les mots «de même», des mots «et, le cas échéant, peut
transmettre aux députés indépendants
les informations pertinentes de cette personne recommandée par le
ministre de la Justice».
le deuxième amendement, à l'article 10 se lit comme suit :
L'article 6 de la
Loi sur le Directeur des poursuites criminelles
et pénales proposé par l'article 10 du projet de loi est modifié par
l'ajout, au second alinéa, après les mots «de
même», des mots «et, le cas échéant, peut transmettre aux députés indépendants
les informations pertinentes de cette destitution».
M. le leader du
gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Mme la Présidente, avec le consentement des
collègues, je proposerais l'enregistrement du même vote avec 65 députés.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie. Y a-t-il
consentement pour enregistrer le même vote? Consentement. Alors, M. le
secrétaire général, pour le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 49
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, la motion d'amendement est rejetée.
enfin je mets aux voix le rapport de la Commission des institutions sur le
projet de loi n° 1, Loi modifiant les règles encadrant la nomination et la destitution du commissaire à la
lutte contre la corruption, du directeur général de la Sûreté du Québec
et du directeur des poursuites criminelles et pénales.
Et que les députés en
faveur de cette motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint :
M. Legault (L'Assomption), M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),
Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard
(Groulx), Mme McCann (Sanguinet), M. Fitzgibbon (Terrebonne),
Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard
(Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny), M. Roberge (Chambly),
Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes),
M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais
(Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska),
M. Dubé (La Prairie),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose),
Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Proulx (Berthier), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand), M. Julien
(Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud),
M. Poulin (Beauce-Sud),
M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle
(Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger
(Orford), Mme Picard (Soulanges), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois),
Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque
(Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais
(Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), Mme Grondin (Argenteuil),
M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours
(Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava), M. Allaire (Maskinongé),
Mme Guillemette (Roberval), M. Provençal (Beauce-Nord),
M. Jacques (Mégantic).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie
(Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Lessard-Therrien
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),
M. Zanetti (Jean-Lesage).
M. Bérubé (Matane-Matapédia),
M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski), Mme Richard
(Duplessis), M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon (Joliette),
M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),
Mme Perry Mélançon (Gaspé).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Maintenant, que les députés contre cette
motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Arcand
(Mont-Royal—Outremont), M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière),
Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee),
Mme St-Pierre (Acadie), Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce), M. Tanguay (LaFontaine), Mme David
(Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit
(Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard (Laporte),
Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne),
M. Fortin (Pontiac), Mme Nichols (Vaudreuil), Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Robitaille
(Bourassa-Sauvé), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis), M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo
(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),
M. Ciccone (Marquette).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Y a-t-il des abstentions?
Secrétaire adjoint : M. Ouellette (Chomedey),
Mme Fournier (Marie-Victorin).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, M. le secrétaire
général, pour le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 84
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, la motion est adoptée, et en
conséquence le rapport de la Commission des institutions sur le projet de loi
n° 1 est adopté.
Nous allons maintenant
procéder au vote sur la motion de M. le ministre délégué à la Santé et aux
Services sociaux proposant que le principe du projet de loi n° 2, Loi
resserrant l'encadrement du cannabis, soit adopté.
Et que les députés en
faveur de cette motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint :
M. Legault (L'Assomption), M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),
Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard
(Groulx), Mme McCann (Sanguinet), M. Fitzgibbon (Terrebonne),
Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard
(Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny), M. Roberge (Chambly),
Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes),
M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais
(Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska),
M. Dubé (La Prairie),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose),
Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Proulx (Berthier), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand), M. Julien
(Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud),
M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond
(Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon),
M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Picard
(Soulanges), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid
(Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque (Chapleau),
M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais
(Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), Mme Grondin (Argenteuil), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours (Les Plaines),
M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac),
M. Lamothe (Ungava), M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette
(Roberval), M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques (Mégantic).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Et maintenant que les députés contre cette motion veuillent bien se
lever.
Le Secrétaire
adjoint
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont),
M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel),
M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme St-Pierre
(Acadie), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), M. Tanguay (LaFontaine),
Mme David (Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont),
Mme Montpetit (Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard
(Laporte), Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne),
M. Fortin (Pontiac), Mme Nichols (Vaudreuil), Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Robitaille
(Bourassa-Sauvé), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis), M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo
(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),
M. Ciccone (Marquette).
Mme Massé
(Sainte-Marie—Saint-Jacques),
M. Nadeau-Dubois (Gouin), Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal
(Rosemont), Mme Labrie (Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion),
Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue), M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau), M. Zanetti
(Jean-Lesage).
M. Bérubé (Matane-Matapédia),
M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski), Mme Richard
(Duplessis), M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon (Joliette),
M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),
Mme Perry Mélançon (Gaspé).
M. Ouellette
(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Y a-t-il des abstentions?
Alors,
pour le résultat du vote, M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 65
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, la motion est adoptée, et en conséquence le principe du projet de loi n° 2 est adopté.
M. le leader adjoint
du gouvernement.
M. Schneeberger :
Oui, alors, Mme la Présidente, conformément à l'article 243 de notre règlement,
je fais motion afin que le projet de loi n° 2, Loi
resserrant l'encadrement du cannabis,
soit déféré à la Commission de la
santé et des services sociaux pour son étude détaillée. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Est-ce que cette motion est adoptée?
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Adopté. Nous en sommes maintenant à la rubrique des motions sans préavis, et, selon l'ordre et
nos règles de présentation, je vais céder la parole à Mme la députée de
Saint-Laurent.
Mme Rizqy :
Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement de cette Assemblée afin
de présenter la motion suivante
conjointement avec la députée de Sherbrooke, la députée de Joliette, le député
de Chomedey et la députée de Marie-Victorin :
«Que l'Assemblée
nationale demande au gouvernement de prendre acte de la lettre de la
Protectrice du citoyen envoyée au ministre
de l'Éducation le 9 mai dernier concernant le projet de règlement
modifiant le Règlement sur l'enseignement à la maison;
«Qu'elle souligne que
la protectrice juge prématuré de modifier le Règlement sur l'enseignement à la
maison considérant qu'il est en vigueur sous sa forme actuelle [actuellement]
depuis juillet 2018;
«Qu'elle
demande au ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur de donner
suite dès maintenant aux recommandations de la Protectrice du citoyen,
soit de documenter les impacts du Règlement sur l'enseignement à la maison actuellement en vigueur, notamment en
menant une consultation auprès des parents éducateurs, des intervenants du réseau de l'éducation et des spécialistes de
l'enseignement à la maison, et de reporter les modifications prévues dans le
projet de règlement afin de les baser sur cette analyse.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la
députée. Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Schneeberger :
Pas de consentement, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, il n'y a pas de consentement. Et je
suis maintenant prête à reconnaître Mme la cheffe du deuxième groupe d'opposition.
Mme Massé :
Merci, Mme la Présidente. Permettez-moi, dans un premier temps, de souligner la
présence, dans les estrades, des représentants et représentantes de
groupes qui travaillent avec les différentes communautés LGBTQ.
Alors
que l'on souligne aujourd'hui les 50 ans de la décriminalisation des
rapports homosexuels, je demande le consentement
de la Chambre pour débattre de la motion suivante conjointement avec la
ministre de la Métropole, le chef de l'opposition officielle, la députée
de Marie-Victorin :
«Que
l'Assemblée nationale reconnaisse le statut particulier du Village gai de
Montréal comme lieu de refuge et d'émancipation pour les communautés
LGBTQ+ du Québec;
«Que
l'Assemblée nationale rappelle que l'appropriation et l'investissement de cet
espace sécuritaire pour les communautés
LGBTQ+ contribuent à rendre l'homosexualité et la transexualité plus visibles
dans la société québécoise;
«Que
l'Assemblée nationale souligne et célèbre la vocation particulière du Village
comme territoire d'appartenance pour l'ensemble des communautés LGBTQ+
du Québec.»
Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la
cheffe du deuxième groupe d'opposition. Y a-t-il consentement pour
débattre de cette motion?
M. Schneeberger :
Oui. Alors, avant de consentir, je voudrais juste souligner que le tout début
de l'intervention de la cheffe du deuxième groupe d'opposition ne
faisait pas
partie de la motion elle-même, O.K.?
Alors, il y a consentement pour un débat de
deux minutes par intervenant, en commençant par la cheffe du deuxième groupe d'opposition, la ministre
responsable de la Métropole, le député de LaFontaine et le chef du troisième
groupe d'opposition. Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie. Alors, Mme
la cheffe du deuxième groupe d'opposition, la parole est à vous.
Mme Massé :
Merci, Mme la Présidente. Alors, effectivement, aujourd'hui, on se rappelle, il
y a 50 ans que le gouvernement canadien décriminalisait une
partie
de la réalité de nos communautés LGBT, ce n'est pas l'ensemble. Et une chance que, depuis ces 50 dernières
années là, on a plusieurs militants et militantes qui, jour après jour, année
après année, ont rendu nos droits de plus en plus chose faisant
partie
de la réalité.
Mais ça n'a pas été un cadeau. On le sait, en
1977, on a enfin intégré la non-discrimination sur la base de l'orientation sexuelle dans la charte québécoise
des droits et libertés, mais ça n'a pas empêché, après ça, des descentes
de police, des arrestations, parce qu'encore
une fois l'imaginaire collectif avait continué d'enregistrer que nos
communautés étaient en dehors de la norme, si je peux dire ainsi.
Mais
heureusement, et c'est ça que j'ai voulu honorer aujourd'hui, Mme la
Présidente, heureusement qu'on a des lieux comme ça, qu'on a des lieux comme le
Village gai de Montréal qui permettent aux différentes personnes LGBTQ à
travers le Québec d'avoir un endroit où ils savent qu'ils vont pouvoir se
retrouver en famille, si vous me permettez l'expression.
Et c'est ça que j'ai voulu honorer, parce que, dans les faits, on se retrouve
dans une époque où, malheureusement, notre Village, qui est dans ma
circonscription, a largement besoin d'amour.
Et je pense
qu'aujourd'hui le fait qu'unanimement l'Assemblée nationale dise : O.K.,
on a envie, nous aussi, de reconnaître
le rôle joué par le Village à Montréal, qu'on fasse une espèce de gros câlin
collectif à nos communautés et qu'on
dise : Ce lieu-là, on le trouve assez important pour que, collectivement,
on reconnaisse le rôle qu'il a joué et, j'espère, continuera de jouer pour la suite des choses pour
les communautés LGBTQ+... Alors, je remercie mes collègues de donner ce
coup de chapeau à notre Village. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la
cheffe du deuxième groupe d'opposition. Et maintenant, je vais céder la
parole à Mme la ministre responsable de la Métropole.
Mme Rouleau : Merci infiniment,
Mme la Présidente. C'est vraiment un plaisir et un honneur pour moi de m'associer à cette motion qui souligne l'apport
important du Village gai de Montréal pour l'émancipation des jeunes et des moins jeunes de partout au Québec et d'ailleurs
dans le monde, mais aussi comme lieu effervescent qui souligne
merveilleusement la diversité de notre métropole et du Québec.
Il n'y a
pas si longtemps, le Village était véritablement un refuge pour
les jeunes de Montréal et des régions, des jeunes qui souvent se sentaient ostracisés dans
leur communauté, qui ne trouvaient pas leur place dans la société.
Certains s'étaient fait montrer la porte par leur famille. Plusieurs
étaient victimes de violence. D'autres étaient malades et ne pouvaient se faire
soigner ailleurs que dans le Village.
Je voudrais souligner le travail exceptionnel, Mme
la Présidente, et la générosité sans borne des pionniers du Village et des centaines de personnes qui les ont
accueillis sans préjugé, avec un amour inconditionnel, en leur procurant
les soins, le logement et tous les services dont ils avaient besoin.
Ce soutien à
la communauté LGBTQ+ était accompagné d'une autre mission,
celle de combattre les préjugés, d'éduquer
et de permettre aux générations nouvelles de ne plus vivre ces sentiments de
peur et de rejet. Et bien que la société ait grandement évolué, ce combat contre l'intimidation et les préjugés n'est pas terminé. Il ne faut jamais
baisser la garde. Il faut continuer sans cesse de lutter contre toute
forme d'homophobie et de transphobie.
Tout
comme la société québécoise, le Village s'émancipe, se développe et attire de
nouveaux résidents qui investissent pour prendre soin de leur quartier,
participent à l'amélioration du cadre bâti et à l'aménagement urbain, fondent des familles, élèvent leurs enfants et
s'impliquent dans la vie communautaire
et sociale du Village. C'est un site emblématique
de la communauté où se côtoient diversité, culture, gastronomie, commerces,
services communautaires. Mais surtout
c'est un endroit où se rassemblent toutes celles et ceux qui ont le goût de
s'amuser, de célébrer, de s'aimer comme ils l'entendent, sans barrière
ni préjugé. Notre gouvernement est fier de contribuer, par le biais du fonds
des initiatives pour le rayonnement de
Montréal, aux grands événements qui animent la vie culturelle dans le Village,
et pensons à Aires Libres et à la Fierté gaie.
terminant, Mme la Présidente, j'aimerais transmettre aux artisans passés et
présents du Village notre gratitude pour
l'apport inestimable à l'épanouissement et au bien-être de tant de personnes et
leur contribution à l'évolution de la société
québécoise vers une société plus ouverte et égalitaire pour les droits des
LGBTQ+. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la
ministre. Et maintenant je cède la parole à M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay :
Oui, merci beaucoup, Mme la Présidente. Alors, vous comprendrez que je fais
miens les propos tenus par mes
collègues et faire en sorte aujourd'hui de souligner l'importance pour notre
société, jour après jour, de tout mettre
en oeuvre afin de contribuer à l'inclusion et à la pleine représentation et
participation des membres de la communauté LGBTQ+ du Québec.
Notons
à cet effet un événement qui est marquant, Mme la Présidente, notamment en juin
2016, ici même, en cette Assemblée
nationale, l'adoption de la Loi visant à renforcer la lutte contre la
transphobie et à améliorer notamment la situation des mineurs transgenres. Cette loi vient notamment modifier
notre Charte des droits et libertés de la personne afin d'y inclure une
protection explicite contre la discrimination fondée sur l'identité ou
l'expression de genre.
est déterminant que les membres de l'Assemblée nationale unissent leurs voix et
appuient les personnes qui se
reconnaissent dans la diversité sexuelle et la pluralité des identités et des
expressions de genre. Nous devons poursuivre la lutte contre l'homophobie, la transphobie, la discrimination et les
préjugés envers les minorités sexuelles et de genre. En ce sens, Mme la Présidente, le Village gai de
Montréal contribue directement à cet épanouissement et cette intégration
sociale. Montréal est reconnue mondialement pour être une ville
accueillante pour tous. La sécurité et la libre expression de soi que permet le Village sont essentielles.
Oui, le Village gai de Montréal est un lieu de refuge et d'émancipation pour
les communautés LGBTQ+ du Québec.
Faisons en sorte, Mme
la Présidente, que ce fait demeure. Merci beaucoup.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le
député de LaFontaine. Et, maintenant,
je cède la parole à M. le chef du troisième groupe d'opposition.
M. Bérubé : Mme la
Présidente, d'entrée de jeu, je tiens
à saluer d'anciens députés légendaires qui ont joué un rôle majeur pour
représenter le Village à l'Assemblée
nationale, MM. Claude Charron et
André Boulerice, ainsi que les députés du Parti québécois qui leur ont
succédé.
Notre famille
politique a été responsable d'avancées des droits importantes depuis
l'amendement à la charte québécoise des
droits et libertés, en 1977, jusqu'à la reconnaissance des droits des personnes
trans, en passant par l'union civile, en 2002, puis c'est d'ailleurs le
coauteur du mémoire du Parti québécois, et beaucoup d'autres avancées.
quelques jours du 17 mai, une date importante, notre engagement est clair,
nous poursuivons dans cette direction. Le
Village a été un lieu d'expérimentation de modes de vie alternatifs et le lieu
de luttes emblématiques. À ce titre, nous devons reconnaître son importance historique. Je note d'ailleurs que la
permanence nationale du Parti québécois y est logée.
Notre rôle est donc
aussi d'être les porte-parole des résidents du Village qui regardent avec
inquiétude ses évolutions récentes. Mais,
au-delà du Village, nous devons représenter dans cette Chambre toutes les
personnes LGBTQ+ du Québec dans
toutes les régions. Il est fondamental que chacune et chacun sentent qu'ils
peuvent vivre leur identité sexuelle et
de genre en toute liberté, y compris en dehors de l'île de Montréal, et de se
sentir bien dans le Village à Montréal. Il nous reste encore beaucoup de
travail à faire en ce sens.
personnes LGBTQ+ de partout au Québec peuvent compter sur le Parti québécois et
ses députés. C'était vrai dans le
passé, c'est vrai aujourd'hui et ce sera encore le cas dans le futur. Et
j'annonce une participation au grand défilé de la Fierté. Puis, je suis convaincu, je rencontrerai plusieurs membres de
cette Chambre, qui seront unis pour la diversité, pour le respect et
pour l'amour de tous. Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le chef
du troisième groupe d'opposition. Alors, cette motion est-elle adoptée?
M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
M. Nadeau-Dubois : Merci, Mme
la Présidente. S'il vous plaît, faire
parvenir une copie de cette motion à la ville de Montréal, à Tourisme Montréal,
au Bureau de lutte à l'homophobie ainsi qu'à la Société de développement commercial du Village.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Je vous remercie. Alors, ce sera fait. Et nous
sommes toujours à la rubrique des motions sans préavis, et je vais céder la
parole à M. le député de Bonaventure.
M. Roy : Mme la Présidente,
je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter, conjointement avec le député de Robert-Baldwin, la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue, le député de Chomedey et
la députée de Marie-Victorin, la motion suivante :
«Que l'Assemblée
nationale réitère sa volonté de
demander au gouvernement du Québec de conclure un nouvel accord de partenariat avec
les municipalités du Québec comprenant le transfert de l'équivalent d'un
point de la taxe de vente du Québec;
«Qu'elle précise
que le transfert d'un point de [la] TVQ ne devra pas être compensé, pour les
années à venir, par une réduction équivalente d'autres sommes
transférées aux municipalités.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le
député. Maintenant, y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
Une voix : Pas de
consentement, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Il n'y a pas de consentement. Et, pour la
prochaine motion, je vais reconnaître un
membre du groupe formant le gouvernement, et ce sera Mme la ministre des
Relations internationales et de la Francophonie.
Mme Girault : Merci, Mme la
Présidente. D'abord, j'aimerais saluer la présence de Mme Durocher, mère
de Mme Morin, qui est avec nous aujourd'hui.
Alors, Mme la Présidente, je demande le
consentement de cette Assemblée pour déposer la motion suivante conjointement
avec la députée de Bourassa-Sauvé, la députée de Taschereau, le député des
Îles-de-la-Madeleine et la députée de Marie-Victorin :
«Que
l'Assemblée nationale réaffirme son appui à Mme Nathalie Morin, une
Québécoise qui réclame de quitter l'Arabie saoudite avec ses enfants;
«Qu'elle réaffirme sa solidarité et salue le
courage et la détermination de Mme Johanne Durocher, la mère de Mme
Nathalie Morin;
«Qu'elle réitère ses inquiétudes quant à la
situation dans laquelle se trouve Mme Nathalie Morin;
«Qu'elle
réaffirme l'importance que la nation québécoise accorde à la protection et à la
promotion des droits et libertés de la personne, qui constituent le
socle de l'action internationale du Québec;
«Que
l'Assemblée nationale souligne les démarches entamées par le gouvernement du
Canada et qu'elle lui demande
d'intensifier sans délai ses efforts afin d'assurer la sécurité et le
rapatriement de Mme Nathalie Morin et de ses enfants.»
Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la ministre.
Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
Schneeberger :
Alors, il y a consentement, sans débat. Et puis, Mme la Présidente, je
demanderais d'envoyer une copie de
cette motion au premier ministre du Canada ainsi qu'à la ministre des Affaires
étrangères du Canada. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : D'accord. Alors, on va d'abord l'adopter. Cette
motion est-elle adoptée?
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Adopté. Et nous ferons parvenir
cette motion aux personnes que vous avez suggérées.
Maintenant, pour la prochaine motion, je cède la
parole à Mme la députée de Marie-Victorin.
Fournier : Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le
consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter, conjointement avec la ministre de la Justice, la députée
de Mille-Îles, le député d'Hochelaga-Maisonneuve, la députée de Joliette
et le député de Chomedey, la motion suivante :
«Que
l'Assemblée nationale se réjouisse que le Québec soit l'une des nations les
plus avancées en ce qui a trait aux
droits des personnes LGBTQ+ et un véritable leader en la matière, en étant
par exemple devenu le 2e État au monde à autoriser l'union civile entre
conjoints de même sexe, en 2002;
«Qu'elle reconnaisse qu'il reste néanmoins
encore du chemin à parcourir et qu'une vigilance constante doit collectivement
nous habiter, notamment en regard des violences en ligne vécues par les
personnes LGBTQ+;
«Qu'elle
demande au gouvernement du Québec de s'engager à combattre le harcèlement et la
cyberintimidation envers les
personnes LGBTQ+ en soutenant les campagnes de sensibilisation des organismes
mobilisés autour de cet enjeu.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée. Y
a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
Schneeberger : Il y
a consentement, sans débat.
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Alors, cette motion est-elle adoptée?
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault)