House Proceedings — 10 April 2025 (43rd Legislature, 1st Session)

2025-04-10

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 10 April 2025 (43rd Legislature, 1st Session)

2025-04-10

Quebec — Debates (Hansard)

(Neuf

heures quarante minutes)

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Bonjour, chers collègues. Veuillez prendre place.

Nous en sommes

maintenant à la rubrique Déclarations de députés, et je cède maintenant la

parole au député de Côte-du-Sud. La parole est à vous.

M. Rivest :

Merci. J'aimerais souligner l'importance de nos chambres de commerce et

d'une façon toute particulière la chambre de commerce et d'industrie de

Montmagny ainsi que celle de Kamouraska-L'Islet.

En ces temps de défis

économiques, exacerbés par une incertitude marquée, le rôle des chambres de

commerce devient plus crucial que jamais. Ces institutions représentent non

seulement les intérêts des entrepreneurs locaux, mais aussi assurent un lien

vital entre les entreprises et les ressources essentielles pour naviguer dans

cette conjoncture difficile. Elles contribuent à nous aider à sensibiliser,

entre autres, les entreprises aux programmes gouvernementaux disponibles ainsi

que d'atténuer les impacts.

Nous devons cultiver

et renforcer cette collaboration. Je souligne d'ailleurs avec beaucoup de

reconnaissance le travail de Nancy et de Nicole, ainsi que leurs C.A. respectifs,

avec qui je collabore étroitement.

Ensemble, en

informant et en soutenant nos entreprises, nous pourrons mieux faire face à ces

défis et saisir les opportunités de croissance qui se présentent en

Côte-du-Sud. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci,

M. le député. Je cède maintenant la parole à la députée de Mille-Îles.

Mme Dufour : Merci, Mme la Présidente.

Aujourd'hui, je tiens à rendre hommage à La Maison de la Sérénité, un

lieu d'exception de notre communauté.

Depuis maintenant

15 ans, cette maison de soins palliatifs offre bien plus que des soins de

fin de vie, elle offre un environnement

empreint de dignité, de compassion et de respect pour les patients et leurs

proches. Grâce à une équipe dévouée de professionnels et de bénévoles,

La Maison de la Sérénité accompagne des personnes dans l'une des étapes les

plus vulnérables de leur vie en leur offrant réconfort et humanité. Ce lieu au

bord de la rivière des Prairies est absolument magnifique et permet aux

familles de notre région de vivre ces moments difficiles dans la paix et le

soutien.

remercie sincèrement Mme Buchanan, tous les employés, les bénévoles, les

donateurs qui contribuent à La Maison de la Sérénité. Votre travail est

une source d'inspiration et, grâce à vous, à l'imminence de la mort d'un proche,

bien, c'est la vie qu'on célèbre. Merci.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Merci, Mme la députée. Je cède maintenant la parole

au député de Saint-Jean.

M. Lemieux :

Mme la Présidente, le mois d'avril est le Mois des enfants de militaires,

et, j'ai envie de dire, des familles militaires, qui ont une vie très

particulière, considérant leurs nombreux déménagements d'un bout à l'autre du

pays et à l'étranger.

Ça peut être exaltant,

comme vie et comme travail, mais, pour les conjointes et les conjoints et leurs

enfants, pour la vie de famille, c'est un

défi autant qu'une opportunité. Et c'est important chez nous.

Saint-Jean-sur-Richelieu est une

ville-garnison qui abrite le Collège militaire royal de Saint-Jean et le centre

de formation des recrues, qui s'y succèdent par milliers à longueur

d'année, sous la supervision de plusieurs formateurs militaires.

Pour en revenir aux

enfants de militaires, j'aime l'image de leur fleur officielle, qui est le

pissenlit, parce qu'il symbolise leur

capacité remarquable de s'épanouir partout où ils se trouvent, avec la capacité

de prendre racine où qu'ils aient à puiser la force, même dans des

situations d'isolement parfois extrêmes.

Et donc, le 28 avril, nous aurons une

pensée pour les enfants de militaires de partout et de Saint-Jean. Merci, Mme

la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme

D'Amours) : Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole

au député de Maurice-Richard.

M. Bouazzi :

Récemment, nous avons souligné le 70e anniversaire de l'émeute qui

suivait la suspension du joueur Maurice Richard. Ce soir-là, la colère d'un

peuple s'est exprimée bien au-delà du hockey, Mme la Présidente. Maurice

Richard fut une des grandes figures de la lutte pour l'émancipation des

Canadiens français, qui étaient alors

relégués à citoyens de seconde zone. Ses prouesses sportives étaient vécues

comme une revanche sur deux oppressions, d'abord l'oppression de classe,

car il était issu de la classe ouvrière, exploitée par les boss, et

l'oppression raciale, car, à l'époque, les

Canadiens français ne faisaient pas

partie des Blancs. Rappelez-vous, Mme la

Présidente, qu'en traversant la rue Saint-Laurent ou la rivière des

Outaouais, il n'était pas rare d'entendre le tristement célèbre «speak white»,

car la blanchité était réservée aux anglo-protestants.

Chacune des victoires

de cette icône, malgré lui, était celle de toutes les Canadiennes françaises et

de tous les Canadiens français. C'est un

honneur de me faire appeler M. le député de Maurice-Richard, un nom chargé de

mémoire, de lutte et d'espoir. Paix à son âme.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci,

M. le député. Je cède maintenant la parole à la députée de Soulanges.

Mme Picard :

Merci beaucoup, Mme la Présidente. Aujourd'hui, c'est avec une immense

fierté que je rends hommage à un jeune groupe d'athlètes de Soulanges.

Huit jeunes

passionnés de soccer auront l'honneur de faire

partie de l'équipe canadienne

lors de la prestigieuse Mare Nostrum Cup à

Barcelone, un tournoi international où se rencontreront les meilleures équipes

de soccer du monde. Chaque athlète incarne des valeurs de travail

acharné, de détermination et de passion pour le sport.

Ce tournoi représente

bien plus qu'un simple événement sportif. C'est une rare occasion de se mesurer

à l'élite mondiale. Nos jeunes athlètes ont

travaillé sans relâche au cours des derniers mois en s'entraînant et en se

mobilisant dans le cadre d'une campagne de financement pour réaliser

leur rêve.

tous ceux qui les soutiennent, les encouragent et croient en eux, un grand

merci. Vous êtes une

partie intégrante de

cette aventure. Et, à nos jeunes champions, bonne chance. Je vous souhaite

de... J'ai hâte de vous voir briller sur cette scène internationale.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Merci, Mme la députée. Je cède maintenant la parole à

la députée de Westmount—Saint-Louis.

Mme Maccarone :

Le mois d'avril marque le mois d'autisme. Chaque année, je tiens à rappeler

l'importance de la sensibilisation, de l'acceptation et de la mobilisation pour

cette cause qui me tient profondément à coeur. C'est l'occasion de mieux comprendre la réalité des personnes autistes et de

leurs familles, de cerner leurs besoins et surtout de continuer à bâtir

une société plus inclusive et équitable.

tant que maman de deux personnes autistes, je fais de mon devoir de promouvoir

le respect des personnes autistes et de déconstruire les préjugés et

tabous qui persistent. Nous avons besoin d'une société où toutes les personnes

vivant avec le spectre de l'autisme peuvent grandir, s'épanouir et contribuer

pleinement. Qu'il s'agisse d'accéder à l'emploi, à faire valoir leurs compétences ou de participer à la vie de leur

communauté, chaque personne autiste apporte une richesse unique. À nous

de créer les conditions pour qu'elles réalisent leur plein potentiel. Tendons

la main, ouvrons nos coeurs. Chaque geste compte pour bâtir une société et un

monde plus humain et plus accessible. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Merci, Mme la députée. Je cède maintenant la parole

au député de Beauce-Nord.

M. Provençal : Merci,

Mme la Présidente. Le 17 mars dernier, la lieutenante Ann Mathieu, de la

Sûreté du Québec, entamait nouvelle carrière, celle de retraitée.

Née à Québec, dont le père

était Beauceron, la résidente de Saint-Bernard depuis une quinzaine d'années

aura été au sein de l'organisation pendant

presque 30 ans. Mme Mathieu fut notamment, pendant deux décennies, la

voix et le visage de la Sûreté du Québec en Capitale-Nationale et

Chaudière-Appalaches à

titre de porte-parole.

Que ce soit à

la télévision, à la radio, dans un journal ou sur le terrain, lors d'événements

majeurs, le nom de la lieutenante a

toujours résonné positivement dans nos communautés. En Beauce, j'ai eu

l'occasion de la côtoyer quelques fois à

titre de maire ou de député lors

d'inondations qui ont affecté ma région. Bref, je tiens à la remercier pour

son engagement et la féliciter pour son parcours, qui inspirera sûrement de

jeunes policières en devenir.

Bonne retraite, Mme Mathieu. Merci, Mme la

Présidente.

Vice-Présidente (Mme D'Amours) :

Merci, M. le député. Je cède

maintenant la parole au député d'Abitibi-Est.

M. Dufour : Mme la Présidente,

2025 est une année majeure pour le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, qui

souligne son 50e anniversaire.

C'est grâce

aux démarches entreprises dans les années 70 par MM. Jean Papatie

ainsi que Richard et Fred Kistabish que

le centre voit le jour. Connu au départ sous le nom de centre d'entraide

autochtone, il se veut un lieu d'accueil et de dépannage, incluant un

service de première ligne pour les autochtones. Un premier déménagement se

produit en 1981, et c'est l'année suivante que le mot d'«entraide» change pour

«amitié». L'implantation du centre aura une incidence directe sur la création de tournois de hockey et de balle autochtones à

Val-d'Or. D'ailleurs, plusieurs ex-joueurs de la Ligue nationale y

seront vus au fil du temps.

1989 sera un tournant majeur pour le centre avec

sa nomination de sa nouvelle directrice, Mme Édith Cloutier. Sous sa direction, le centre verra trois nouveaux

agrandissements. 25 août 1995 : nouvel emplacement et nouveau

bâtiment. 20 novembre

2003 : nouveau pavillon, qui double la superficie, avec l'ajout d'un CPE.

Et, finalement, pour son 50e, le centre poursuit sa croissance avec un nouvel

agrandissement, d'une valeur de 60 millions, à

titre de carrefour de

services pour la santé des communautés.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci,

M. le député. Je cède maintenant la parole à la députée de Pointe-aux-Trembles.

Mme Rouleau : Merci

beaucoup, Mme la Présidente. La Semaine de l'action bénévole que nous célébrons

souligne cette force discrète qui soutient, rassemble et transforme nos

communautés.

Je veux souligner la présence parmi nous, dans

les tribunes, de Mme Marilyne Fournier, directrice générale du Réseau de l'action bénévole du Québec, et de

M. Michel Alexandre Cauchon, directeur général de la Fédération des centres

d'action bénévole du Québec. À travers leur

engagement, ils portent la voix de milliers de bénévoles qui, chaque jour, changent

des vies.

Le bénévolat,

c'est plus qu'un geste, c'est un moteur de solidarité, un rempart contre

l'isolement et une main tendue vers ceux qui en ont besoin.

À vous,

Marilyne et Michel Alexandre, ainsi qu'à tous ceux qui donnent de leur temps

avec coeur, merci de faire rayonner l'humanité. Votre engagement est un

pilier de notre Québec bienveillant. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci,

Mme la députée. Je cède maintenant la parole à la députée de Laval-des-Rapides.

Mme Haytayan : Merci, Mme la

Présidente. Cette année, la ville de Laval célèbre son 60e anniversaire.

Le 6 août 1965, les 14 municipalités

de l'île Jésus fusionnaient. Laval est désormais une île, une ville.

Laval a vu le

jour en 1965. Toutefois, son histoire, elle, remonte à plus de 400 ans.

Connue des peuples autochtones, l'île

Jésus devient une seigneurie sous les pères jésuites au début du

XVIIe siècle, puis passe aux mains du conseiller et secrétaire du roi Louis XIV, et est ensuite

cédée à François Montmorency de Laval, alors évêque du Québec, en échange de

l'île d'Orléans.

Aujourd'hui,

Laval est la troisième plus grande ville au Québec, avec une population de plus

de 450 000 personnes, et elle continue de croître et de se

développer chaque année.

Joyeux 60e anniversaire à la ville de

Laval! Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme

D'Amours) : Merci, Mme la députée. Je cède maintenant la parole

au député de Papineau.

M. Lacombe : Merci, Mme la Présidente.

Je souligne aujourd'hui l'apport d'un organisme jeunesse de ma circonscription,

qui oeuvre depuis plusieurs décennies sur le territoire de la Petite Nation,

Service animation jeunesse Outaouais.

Fondé à Saint-Sixte

en 1969 par les frères maristes, SAJO se veut un générateur de souvenirs

impérissables pour près de 200 enfants, bon an, mal an, qui profitent d'un

camp de jour estival où le plaisir est au rendez-vous. La générosité, la

valorisation de l'estime de soi, la débrouillardise et l'humilité font, entre

autres,

partie des valeurs de cet organisme, qui est solidement implanté dans

la MRC de Papineau.

Situé en pleine

nature, sur un site de 250 acres, SAJO permet à des jeunes bénéficiaires

de profiter d'une panoplie d'activités de plein air, assumées par une escouade

d'animatrices et d'animateurs dévoués. L'hébertisme, le canot, le kayak, le tir

à l'arc et la tyrolienne sont notamment au menu de chaque camp de jour, à

chaque été.

Pour conclure, au

directeur général, Jean-Charles Pichereau, et à toute son équipe, merci pour ce

que vous accomplissez pour les jeunes de chez nous. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci,

M. le député. Cela met fin à la rubrique Déclarations de députés.

Et je suspends les

travaux quelques instants.

(Suspension de la séance à

9 h 53)

La Présidente :

Bonjour, tout le monde.

Bienvenue. Bienvenue chez vous. Le parlement du Québec, c'est chez vous.

Messieurs dames les

députés, nous allons nous recueillir quelques instants.

Je vous remercie

beaucoup. Veuillez vous asseoir.

Alors, aujourd'hui,

j'ai le plaisir de souligner la présence, dans les tribunes, de M. Dany

Laferrière, qui recevra l'insigne de grand

officier de la Pléiade, Ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures, à

l'occasion d'une cérémonie officielle. Et il recevra une décoration que

nous souhaitions tous lui offrir depuis maintenant deux ans.

Et nous poursuivons

les affaires courantes.

Aujourd'hui, il n'y a

pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.

À la rubrique Dépôt

de documents, M. le leader adjoint du gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je

dépose les réponses aux pétitions déposées en Chambre le 27 février 2025

par la députée de Westmount—Saint-Louis, le 20 mars 2025 par le député de Nelligan, ainsi que la réponse à

la question inscrite au feuilleton le 25 février 2025 par le député

de Marquette. Merci.

Présidente : Ces documents sont déposés.

Pour

ma part, je dépose le rapport du Directeur

général des élections sur la mise en application de l'article 490

de la Loi électorale dans le cadre de l'élection partielle du

17 mars 2025 dans la circonscription électorale de Terrebonne.

J'informe

également l'Assemblée que l'étude des crédits débutera le

mardi 29 avril 2025 et se poursuivra jusqu'au

jeudi 8 mai 2025 selon le calendrier convenu, que je dépose

maintenant.

Et, par ailleurs,

est-ce qu'il y a consentement pour déroger à l'article 143 du règlement

concernant l'horaire des travaux des commissions? Consentement? Consentement.

À la rubrique Dépôt

de rapports de commissions, M. le président de la Commission de la santé et des

services sociaux et député de Beauce-Nord.

M. Provençal : Mme la

Présidente, je dépose le rapport de la Commission de la santé et des services

sociaux qui, les 1er, 2, 3, 8 et 9 avril 2025, a procédé à l'étude

détaillée du projet de loi n° 83, Loi favorisant l'exercice

de la médecine au sein du réseau public de la santé et

des services sociaux. La commission a adopté le texte du projet de loi

avec des amendements. Merci beaucoup, Mme la Présidente.

Présidente : Ce rapport est déposé.

À la rubrique Dépôt

de pétitions, M. le député de Jacques-Cartier.

M. Kelley : Merci beaucoup, Mme la

Présidente. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée

nationale, signée par 205 pétitionnaires. Désignation :

citoyens et citoyennes du Québec.

«Les faits invoqués

sont les suivants :

«Attendu

qu'environ 150 000 immigrants italiens se sont installés au Québec au

cours de la période qui a immédiatement suivi la Seconde Guerre mondiale;

«Attendu qu'à cette

époque, un nombre important d'enfants d'immigrants italiens se sont vu refuser

l'accès aux écoles catholiques de langue française et ont été amenés à

fréquenter des écoles catholiques de langue anglaise;

«Attendu que ce refus

d'accès [à des] écoles catholiques de langue française était sans

justification;

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Nous, signataires,

demandons au gouvernement du Québec :

«De reconnaître qu'au

cours de la période qui a immédiatement suivi la Seconde Guerre mondiale, un

nombre important d'enfants d'immigrants

italiens se sont vu refuser injustement l'accès aux écoles publiques catholiques

françaises du Québec;

«D'exprimer

ses regrets que le système d'éducation publique catholique française du Québec

de l'après-Seconde Guerre mondiale ait permis de refuser l'accès aux écoles

catholiques françaises à de nombreux enfants de familles d'immigrants

italiens.»

Je certifie que cet

extrait est conforme avec l'original de la pétition.

Présidente : Et cet extrait de pétition est déposé.

Il n'y a pas de

réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de

droit ou de privilège.

Je vous avise

qu'après la période de questions et réponses orales seront tenus les votes

reportés suivants : tout d'abord, les votes reportés sur les motions

formulant un grief présentées à l'occasion du débat sur le discours sur le

budget et sur la motion de M. le ministre des Finances proposant que

l'Assemblée approuve la politique budgétaire du gouvernement, et puis le vote

reporté sur la motion de Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger débattue hier aux affaires

inscrites par les députés de l'opposition, ainsi que le vote reporté sur

l'adoption du projet de loi n° 91.

Et nous en sommes

maintenant rendus à la période de questions et de réponses orales, et je cède

la parole, en question principale, au chef de l'opposition officielle.

M. Tanguay :

Mme la Présidente, l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont est en décrépitude. Il

est l'image, malheureusement, l'image de l'échec de ce gouvernement quant à

notre réseau de santé.

La CAQ a renié sa

parole à plusieurs reprises. Rappelons que ça avait été promis en 2021 par le

ministre de la Santé, repromis en 2023 par

ce même ministre, où il disait, et je le cite : «Tous les fils sont

attachés. Vous verrez la pépine dans la cour en 2024.» Fin de la citation. On a

su dans les derniers jours que le projet est reporté. On n'a pas de date.

La mobilisation prend

de l'ampleur, et c'est une ampleur sans précédent. La Coalition HMR, il y aura

un point de presse ce midi, elle réunit,

parmi les instigateurs, la Fondation HMR, les médecins, le personnel soignant

et les syndicats. J'ai obtenu copie d'une lettre qui circule et qui

circulait d'ailleurs déjà au Sommet de l'Est, lettre qui est adressée

directement au premier ministre. On peut y lire : «HMR est au point de

rupture. Le gouvernement repousse encore une fois ce projet, mettant ainsi à

risque la santé de plus de 550 000 Québécoises et Québécois. Nous

sollicitons votre intervention immédiate afin de lancer les travaux

d'agrandissement et de modernisation dès ce printemps.» Ils soulignent que

chaque année de retard, c'est 300 millions de plus en coûts supplémentaires.

Le gouvernement

s'engage-t-il à débuter les travaux dès ce printemps?

Présidente : La réponse du ministre de la Santé.

M. Dubé : Bien, j'apprécie tellement la

question, Mme la Présidente, du chef de l'opposition, le chef intérimaire

de l'opposition officielle, que je me demande il était où, au Sommet de l'Est,

un peu plus tôt cette semaine, lui, quand nos

ministres étaient là pour discuter de ce qui se passe dans l'est. C'est facile

de se lever en Chambre puis de dire ce qu'il fait là aujourd'hui, là,

mais il était où, lundi, lui? Il était où, lundi? Non, mais je vous pose la

question, vous lui poserez, je ne peux pas le faire...

Présidente : Oui, je reconnais le leader de l'opposition officielle.

Quel est votre rappel au règlement?

M. Derraji :

...la Chambre en erreur. C'est inexact, parce que nous étions là.

Présidente : Nous allons poursuivre. Je veux entendre la réponse.

M. Dubé :

En tout cas, moi, je ne l'ai pas vu.

la Présidente, Mme la Présidente, j'ai... Mme la Présidente, vous me demandez

de vous parler directement, c'est ce que je fais. Merci beaucoup. Mme la

Présidente, j'ai indiqué, au cours des dernières semaines, avec la sortie sur le PQI, que le projet de Maisonneuve-Rosemont,

pour notre gouvernement, il est primordial, et qu'on travaille, en ce

moment, surtout avec l'arrivée de Santé Québec, qui est capable de regarder ça

globalement, à trouver des solutions, des

solutions qui vont nous permettre d'arriver avec les travaux préparatoires le

plus rapidement possible. Mme la Présidente, j'ai été très clair, c'est

ça qu'on est en train de faire.

Par contre, ce que le

Parti libéral oublie de dire, c'est combien d'investissements dans nos hôpitaux

on fait. Mais ça va me fait plaisir de continuer, Mme la Présidente.

Présidente : Première complémentaire.

M. Tanguay :

Mme la Présidente, c'est une honte nationale, la CAQ. La CAQ, c'est une

honte nationale. On apprend encore d'autres éléments de la décrépitude de HMR.

La neige s'infiltre aux soins intensifs. Il y a des infections causées par

l'entassement des patients. La température, l'été, monte à 40 °C.

ministre, Mme la Présidente, n'a pas respecté sa parole. Il y a une seule chose

à faire, débuter les travaux ce printemps.

Présidente : La réponse du ministre.

M. Dubé :

Bien, je disais, Mme la Présidente, que... que j'appréciais d'avoir cette

question-là. Je vais prendre le PQI, dont on parle beaucoup, le Plan québécois

des infrastructures, puis je demande au Parti libéral de prendre les pages 44 et 45, je vais vous nommer quelques

projets qu'on fait en ce moment à Montréal. L'hôpital juif, c'est dans quel

comté? Mont-Royal. L'Hôpital de Verdun, dans

le comté de Verdun. L'Hôpital de Lachine, dans le comté de Marquette. Puis

je continue de vous dire que c'est des comtés libéraux ou QS. Hôpital Fleury,

Maurice-Richard, Québec solidaire. L'Hôpital Santa Cabrini, Rosemont, Québec

solidaire. Le centre de réadaptation Dominique-Savio, Maurice-Richard, Québec

solidaire. Savez-vous, Mme la Présidente, qu'est-ce qu'on est en train de

faire? Les projets que le...

Présidente : Deuxième complémentaire.

M. Tanguay : Lundi dernier,

Dr Pierre Dubé, chirurgien oncologue, HMR, a dit, au 98,5 FM, et je

le cite : «En 2023, on s'était

entendus avec le ministre pour que ça commence en 2024. Je lui dis :

Est-ce que je peux avoir confiance? Il me dit : Oui, nous allons

commencer en 2024. Je l'ai cru.»

la question, Mme la Présidente, la réponse évidente, que vaut la parole du

ministre, ça ne vaut rien. On le sait, que la parole du ministre ne vaut

rien, Mme la Présidente, et ça, c'est très clair.

La Présidente :

Oui, je vais vous reconnaître, M. le leader adjoint, pour votre rappel au

règlement.

M. Bonnardel :

...qu'on doit prendre la parole d'un député, d'un ministre. Je vous demande

de le corriger, s'il vous plaît.

Présidente : Oui. Vous allez très loin, M. le chef de

l'opposition officielle. Nous devons prendre la parole de nos collègues

ici, en Chambre, et je vous invite à faire de même.

M. Tanguay :

Si sa parole vaut de quoi, qu'ils commencent les travaux ce printemps.

Présidente : La réponse du ministre.

M. Dubé :

Je sais, Mme la Présidente, que le chef intérimaire du Parti libéral n'aime

pas mon exemple, mais je vais continuer.

J'ai parlé du centre de réadaptation Dominique-Savio, comté de Maurice-Richard,

pour Québec solidaire. La maison

des aînés Nicolet, dans Hochelaga-Maisonneuve, Québec solidaire. La maison des aînés

Jeanne-Le Ber, dans Camille-Laurin,

Parti québécois. La maison des aînés Pierrefonds-Roxboro—Dollard-des-Ormeaux, Robert-Baldwin, libéral.

Maison des aînés Pointe-Claire—Grace-Dart,

comté de Jacques-Cartier, libéral.

Je répète, Mme la

Présidente, on fait des travaux que les libéraux n'ont pas faits pendant qu'ils

étaient là, on répare le système, et c'est ça que les Québécois s'attendent de

nous. Merci beaucoup.

Présidente : M. le leader, je vous entends, vous n'avez pas le droit

de parole. Le chef a le droit de parole. Troisième complémentaire.

M. Tanguay :

Que le ministre de la Santé ne vienne pas parler qu'il répare le système,

ça tombe en décrépitude sous sa gouverne. On

savait, il l'avait déjà annoncé, qu'il quittait en 2026. Bien là, la nouvelle, à

matin, c'est qu'il a déjà quitté. Il

n'est plus là, le ministre de la Santé. Dr Pierre Dubé, oncologue, HMR, a

dit : «Jusqu'à la dernière minute, il nous a menti.» C'est ça qu'on

entend sur le terrain. Il a menti.

Présidente : Oui, M. le leader adjoint.

La Présidente :

S'il vous plaît! Je veux entendre le leader adjoint.

M. Bonnardel : ...ce sont des propos

indignes, de la part du chef de l'opposition. Je vous demande de le corriger

et de retirer ses paroles.

Présidente : Et on ne...

Présidente : Non, M. le leader de l'opposition. On ne peut pas faire

indirectement ce qu'on ne peut faire directement,

et vous le savez. Et, si cette citation, elle est blessante, on ne peut pas le

faire de cette façon-là. Vous le savez. Il vous reste huit secondes.

Présidente : Vous avez raison. Je vous demande...

Présidente : Vous retirez. Parfait. Poursuivez. Huit secondes.

M. Tanguay :

Alors, Mme la Présidente, dans la lettre, la population de l'est de

Montréal se sent trahie. Alors, le ministre de la Santé a trahi la population

du Québec. C'est ça, son bilan.

La Présidente :

J'aimerais entendre la réponse et

vous inviter à faire très attention au choix de mots. M. le leader de

l'opposition officielle.

M. Bonnardel :

...est dans le lexique. Alors, je vous demande de lui demander de le

corriger et de le retirer.

La Présidente :

Je vérifie à nouveau.

Effectivement, il est là et il est en rouge. Alors, monsieur... M. le chef de l'opposition

officielle, je vous demande de le retirer.

La Présidente : Alors, poursuivons

dans le respect de tous et chacun. Silence des deux côtés. M. le ministre.

M. Dubé :

Bien, écoutez, pour ma part, je vais continuer dans le respect, Mme la

Présidente, même si ce n'est pas le cas de l'autre côté de la Chambre. Je n'ai

aucun problème avec ça, Mme la Présidente.

Je vais vous dire une

chose. Moi, j'entends souvent les libéraux qui nous disent qu'ils nous ont

laissé un surplus quand on est arrivés au

gouvernement. Savez-vous ce qu'ils nous ont laissé, Mme la Présidente? Ce que

cachait le surplus, c'était un

déficit, un déficit dans les infrastructures qu'il faut combler maintenant.

Parce que c'est beau, dire qu'on avait un surplus financier, mais nos

infrastructures étaient dans un état de délabrement avancé. Et c'est ce qu'on

fait, pas juste sur l'île de Montréal, partout au Québec, Mme la Présidente.

C'est ça qu'on est en train de faire pour redresser le réseau. Merci beaucoup,

Mme la Présidente.

Présidente : En question principale, je reconnais maintenant la

députée de Jeanne-Mance—Viger.

Mme Rotiroti : Merci, Mme la Présidente.

Rien ne va plus dans le dossier des infrastructures. Depuis deux semaines, le

dossier de l'Hôpital

Maisonneuve-Rosemont est devenu le

visage de l'incapacité du gouvernement caquiste à livrer des projets

d'infrastructure qu'il a promis, qu'il a annoncés, qui sont nécessaires pour la

population. Les Québécois connaissent la méthode caquiste. On fait des belles

promesses, on s'inscrit au PQI, on laisse ça traîner plusieurs années. On va de report en report tout en promettant, main

sur le coeur, qu'on va le faire. Dans le fond, soit la CAQ fait des promesses

en l'air — ça, c'est grave — ou, bel et bien, ils ont tellement gaspillé l'argent

des Québécois qu'elle n'a plus l'argent pour ses projets. Ça, c'est

pire.

C'est quoi, votre

excuse, M. le ministre?

La Présidente :

Je vous rappelle que vous vous

adressez à la présidence. Et vous êtes whip adjointe, vous le savez. La

réponse du ministre des Infrastructures.

M. Julien :

Oui. Merci, Mme la Présidente. Écoutez, hier, on a eu l'occasion de

discuter, ma collègue de Jeanne-Mance—Viger et

moi, justement, sur la question qu'elle pose aujourd'hui. Je pensais avoir

donné des réponses claires, mais ça va me permettre de récidiver dans

ces réponses-là.

collègue dit : Ils font des promesses et ils ne réalisent pas. Puis hier

je donnais l'exemple, parce que je sais que le Parti libéral... Entre autres, ici, un des joyaux qu'on a dans la

Capitale-Nationale, c'est la phase III, Samuel-De Champlain. Puis ils disent : C'est nous, ça. Aïe! Quand

on est arrivés, il n'y avait pas un sou au PQI. On l'a provisionné, on l'a

réalisé. Alors, des promesses vides, le Parti libéral en a fait

tellement, en infrastructures.

encore là, les chiffres sont têtus. La dernière année du Parti libéral, ils ont

investi 9,1 milliards en infrastructures. L'année qui vient de se

terminer, investissements réels, là, c'est fait, plus de 19 milliards,

plus du double, parce que l'incurie du... de l'ancien gouvernement libéral...

Présidente : Oui, M. le leader adjoint, je vais vous entendre. Le

leader... Le leader de l'opposition officielle, pardon, je veux vous entendre.

M. Derraji :

Oui. Mme la Présidente, c'est la cinquième fois qu'il l'utilise, je

l'invite à acheter un Larousse pour trouver un autre mot, parce que

l'incurie... et qu'il le retire, s'il vous plaît.

Présidente : Et je vous inviterais, tout le monde, à acheter un Larousse ,

à ce rythme-là. Alors, ce terme est non parlementaire. Je vous invite à le

retirer et poursuivre. Il vous reste quelques secondes.

M. Julien :

Mme la Présidente, je le retire volontiers. Donc, le manque de soins et de

considération pour les infrastructures du Parti libéral fait en sorte qu'on

investit comme jamais, qu'on livre comme jamais des projets d'infrastructure.

Présidente : Première complémentaire, Mme la whip.

Mme Rotiroti :

Merci, Mme la Présidente. Les Québécois de plusieurs régions écoutent et se

trouvent dans la même situation que les gens de l'est de Montréal. Parlons de

l'Hôpital d'Amos, un projet qui fait du surplace depuis quatre ans. Le retard met en péril l'unique centre régional de

traumatologie et de chirurgie en Abitibi-Témiscamingue, ce qui va

directement compromettre la qualité des soins offerts à la population.

C'est quoi, votre excuse? Est-ce que

vous allez dire aux gens d'Amos : Désolé, on a trop gaspillé et on n'a

plus d'argent?

Présidente : Vous vous adressez à la présidente. M. le ministre.

M. Julien :

Bien, Mme la Présidente, ce n'est certainement pas ça que je vais dire. Je

vais dire qu'on a regardé les investissements passés, maintenant on va regarder

ce qu'on fait dans le futur. Dans les trois prochaines années, 19 milliards, 19,4 milliards,

19,8 milliards, des sommes records d'investissement en infrastructures,

parce que la situation avec nos voisins du Sud nous appelle à faire en

sorte que les infrastructures avancent et qu'on assure un développement économique, et on va le faire étape par étape. Mais,

je rappellerai à ma collègue, je lui ai dit hier, depuis les cinq dernières

années, on a livré 292 projets, livré, mis

en service, de plus de 20 millions, dont 92 écoles, puis

70 projets en santé, près de 60 projets en transport.

Présidente : Deuxième complémentaire.

Mme Rotiroti :

Merci, Mme la Présidente. Maintenant, parlons d'un autre projet

d'agrandissement, l'Hôpital de La Malbaie. Ça fait six ans, M. le ministre. Ça

devrait être accéléré par la

loi sur l'accélération des projets d'infra. Les

citoyens de Charlevoix attendent avec impatience pour que le projet

d'agrandissement de l'hôpital se concrétise.

C'est quoi, votre excuse pour les gens de

Charlevoix? Désolé, on a trop gaspillé, on avait l'argent pour Northvolt

et SAAQclic...

La Présidente :

Mme la députée, ça fait deux fois

que vous vous adressez directement, dans vos quelques secondes, au

ministre. Vous vous adressez à moi, je vous prie.

Mme Rotiroti :

...Northvolt et SAAQclic, mais on n'a pas l'argent pour La Malbaie?

Présidente : La réponse du ministre.

M. Julien : Alors, je réitère, Mme la

Présidente, ce que j'ai mentionné. On a sous-investi dans les infrastructures,

et là le Parti libéral dit : Bien, vous voulez encore parler du passé. Des

infrastructures publiques, bâties essentiellement dans les

années 70, à la Révolution tranquille, ça a besoin de maintien d'actif de

manière continuelle et continue, sinon elles se

dégradent. On a hérité, comme mentionnait mon collègue de la Santé,

d'infrastructures en mauvais état, et, depuis qu'on est arrivés, on est passés de 100 milliards à

164 milliards au PQI, et, de 164 milliards, 97 milliards, c'est

pour du maintien d'actif. Alors, quand les libéraux parlent

d'infrastructures, ils n'ont aucune crédibilité.

Présidente : En question principale, je reconnais maintenant le député

de Marguerite-Bourgeoys.

M. Beauchemin : Pour le temps qu'il reste

à la CAQ, on dépense sans compter, «business as usual». Mais, à partir de

2027, là, ça commence à être moins drôle. Environ 80 % des gestes pour le

retour à l'équilibre budgétaire vont être après octobre 2026, après la

prochaine élection. Pourquoi la CAQ fait ça? Parce qu'ils savent qu'ils ne

seront pas là pour gérer le trouble. Fidèle à son style, la CAQ nous annonce en

grande pompe des montants historiques au PQI avant la prochaine élection. Ça va être payant en campagne, Mme la Présidente,

troisième lien version 2026, mais, oups! ça tombe après. Encore une

fois, le prochain gouvernement gérera le trouble.

Le ministre des

Finances gonfle artificiellement le PQI. Il le sait, c'est insoutenable, il me

l'a dit.

Est-ce que le

ministre peut nous confirmer qu'encore une fois la job difficile va être au

prochain ministre des Finances?

Présidente : Bon, là,

vous connaissez la règle, chers collègues. Pas de bravo. Je vous ai entendus.

La réponse du ministre.

M. Julien :

Bien, Mme la Présidente, je n'ai pas tout saisi l'argumentaire de mon

collègue. Le PQI n'est pas augmenté

artificiellement. L'an dernier, on avait prévu 18,6 milliards

d'investissement, on finit à un petit peu au-dessus de 19 milliards, l'année précédente également.

Habituellement, quand on planifie et on budgète dans le Plan québécois des infrastructures, on est

un peu plus qu'à 100 % de ce qu'on avait prévu. Donc, quand on annonce

qu'on va investir 19 milliards cette

année, 19,4 milliards l'an prochain, 19,8 milliards dans deux ans,

justement, pour faire en sorte que les infrastructures

au Québec s'améliorent, et dans une situation d'incertitude avec notre voisin

du Sud, qu'on fasse travailler nos

gens dans la construction, en ingénierie, en architecture, non seulement on va

le faire, mais on va le faire de manière constante et on va réparer le

dégât du Parti libéral.

Présidente : Première complémentaire.

M. Beauchemin :

Le ministre ne comprend pas, mais les Québécois, eux, ils ne sont pas

sortis du bois. En bout de piste, là, on aura passé de 175 milliards à

275 milliards de dette, 95... 100 milliards de dette, d'augmentation,

en huit ans seulement, un record, Mme la

Présidente. Mais les Québécois, eux, c'est eux qui vont décoter le gouvernement,

avec une cote de E pour échec.

Est-ce

que le ministre peut admettre qu'à la fin du mandat caquiste la dette aura

augmenté de 100 milliards?

Présidente : La réponse du ministre.

M. Julien :

C'est certain, Mme la Présidente, qu'à partir du moment où est-ce qu'on

fait des investissements en infrastructures... Et j'aimais, tantôt, là, mon

collègue de la Santé qui mentionnait : Vous parlez que vous avez laissé un surplus, mais, le déficit, on le connaît, il

était où, le déficit, le déficit était caché dans nos infrastructures.

Honnêtement... Puis, quand les gens

disent : Ce n'est pas vrai, comment expliquer que, quand ils

investissaient 9,1 milliards, puis on investit 19 milliards,

plus du double, c'est justement parce qu'on doit faire un rattrapage en

infrastructures?

on a augmenté le PQI. C'est certain qu'à partir du moment où est-ce qu'on fait

ça, où on fait du PQI, on crée de la dette. Alors, oui, on est

conscients de ça, mais on doit le faire, comme gouvernement responsable.

Présidente : Deuxième complémentaire.

M. Beauchemin :

Mme la Présidente, là, ça a pris huit ans pour augmenter la dette de

100 milliards. Avant ça, ça a pris 60 ans pour passer de zéro à

170 milliards, il y a eu quoi, la Révolution tranquille, la carte

d'assurance maladie, des écoles, des cégeps,

on a même donné un fonds des

générations. Avec la CAQ, qu'est-ce

qu'on a? Rien, Mme la Présidente. Des

temps d'attente records dans les hôpitaux, pas de prof, places de garderie

qu'il manque. C'est quoi, ce gouvernement-là? Dehors, la CAQ!

La Présidente :

Je dois vous rappeler le décorum

à nouveau. Pas de commentaire après les questions ni les réponses. Vous

retrouvez le silence, j'espère. M. le ministre, votre réponse.

M. Julien :

Quand on est arrivés au gouvernement, en 2018, ce qu'on a observé dans les

infrastructures, c'est que, pendant les cinq

années précédentes, le gouvernement libéral avait continué de provisionner au

Plan québécois des infrastructures un peu en bas de 100 milliards pour les

10 prochaines années. Puis, quand on est rentrés en fonction, on a observé l'état de délabrement de nos

infrastructures, à la fois en maintien d'actif mais à la fois en bonification.

Comment expliquer,

Mme la Présidente, que, depuis qu'on est là, il y a 92 projets en

éducation qui ont été mis en service? Là,

ici, Mme la Présidente, je parle d'écoles primaires, d'écoles secondaires. Et

l'opposition, le Parti libéral me disait : Ça, pour nous, ce n'est

pas des projets majeurs. Je veux dire, on l'a compris, vous n'en avez pas fait.

Présidente : En question principale, je reconnais maintenant la

députée de Robert-Baldwin. On vous écoute.

Mme Garceau :

Merci, Mme la Présidente. Dans la dernière année, SOS Violence conjugale a

confirmé avoir reçu

19 000 demandes d'aide d'hébergement. Ce qui est préoccupant, Mme la

Présidente, c'est qu'une femme sur deux s'est fait refuser de

l'hébergement, au Québec. C'est complètement inacceptable.

Où sont les priorités

de la CAQ? La CAQ a donné des millions à Northvolt, même chose pour le fiasco SAAQclic,

mais, pour les maisons d'hébergement, aucune nouvelle somme récurrente, aucune

bonification des budgets. Et, pendant ce temps, le gouvernement se

félicite d'avoir déposé un budget responsable. Mais responsable envers qui, Mme

la Présidente? Certainement pas envers les femmes qu'on laisse retourner chez

leurs agresseurs par manque de ressources.

Force est de

constater que la sécurité des femmes n'est pas une priorité pour la CAQ. Qu'en

est-il de la ministre responsable de la Condition féminine?

Présidente : La réponse de la ministre des Affaires municipales.

Mme Laforest : Oui. Merci, Mme la

Présidente. Alors, évidemment, c'est une situation particulière. Je suis très

sensible pour les projets pour les femmes en situation de violence, évidemment.

En habitation, on a

vraiment investi, en habitation, ma collègue en habitation investit encore dans

le logement pour les femmes en situation de

violence, et ma collègue, également, pour la condition féminine, est très

sensible, et investit, et rencontre également les maisons d'hébergement

pour les femmes en situation de violence.

Écoutez, je suis

quand même un peu bien placée pour le dire, il n'y a jamais eu autant

d'investissement en habitation pour toutes

les clientèles spécifiques, que ce soit pour les maisons pour les sans-abri,

les personnes en situation d'itinérance,

les femmes violentées. Vous n'avez, honnêtement, jamais investi comme on a

investi, nous, comme gouvernement. On rattrape le passé, ça va bien.

Évidemment, on est

très sensibles. Et, moi, ce que je veux dire, pour les femmes en situation de

violence, on va continuer de vous rencontrer, avec mes deux collègues. Elles

sont là, elles sont présentes. Et le gouvernement va continuer d'investir, Mme

la Présidente, pour cette situation qui est très sensible partout au Québec.

Présidente : Je vous rappelle que vous vous adressez toujours à la

présidente. Première complémentaire.

Mme Garceau :

Je veux simplement dire, Mme la Présidente, c'est 10 000 femmes qui

ont été refusées de l'hébergement dans la dernière année.

Maintenant, les

services de consultation externe ont augmenté de 92 % dans les quatre

dernières années. Quelque 40 % des

maisons, Mme la Présidente, maintenant, elles ont des listes d'attente au-delà

de quatre mois. Quatre mois, c'est du

jamais-vu. Ce n'est pas pour rien que les maisons ont demandé 57 millions

afin de satisfaire aux demandes des maisons d'hébergement, qui ne cessent

d'augmenter. La réponse de la CAQ : zéro.

Présidente : La réponse de la ministre du Sport, du Plein air et du

Loisir.

Mme Charest :

Oui, merci, Mme la Présidente. Très heureuse de me lever sur cette

question.

Je veux juste

rappeler aux autres... aux collègues de l'autre côté de la Chambre, là, quand

on est arrivés en place, ça faisait plus de 20 ans que les maisons

d'hébergement étaient sur la place publique à demander une hausse du financement.

Pendant 20 ans, ils ont augmenté à peu près de 15 % le financement

aux maisons d'hébergement. Quand on est arrivés en place, on a augmenté de

100 % le financement des maisons d'hébergement. Alors, j'accepte très mal

qu'on nous juge sur la place publique puis qu'on nous dise qu'on n'a pas à

coeur les femmes, alors qu'on a rencontré les

recommandations du rapport Rebâtir la confiance , on a mis le tribunal

spécialisé pour les femmes, on a... on a fait la réforme de l'IVAC qui

était demandée depuis 40 ans pour aider les femmes.

Présidente : Deuxième...

Présidente : Attendez, attendez. Décorum. On retrouve le silence.

Deuxième.

Mme Garceau : Ça fait sept ans,

Mme la Présidente, que la CAQ est au pouvoir. Je le rappelle,

10 000 femmes qui ont été refusées, 10 000 femmes qui ont

été refusées, la dernière année, de l'hébergement avec leurs enfants.

Et maintenant, Mme la Présidente, quand une

femme demande de l'aide, il faut répondre, il faut avoir une réponse immédiate.

Ils n'en ont pas parce que quoi? Qu'est-ce qui se passe? Il n'y a plus

d'argent. Débrouillez-vous. Il n'y en a pas dans le budget.

Un vrai... Quand est-ce, Mme la Présidente, un

vrai plan, pour la CAQ, pour répondre aux besoins...

La Présidente : La réponse de la

ministre.

Mme Charest : Oui. C'est... Je

continue ma réponse. C'est plus de 1,1 milliard qui a été investi, puis

ça, c'est il y a quelques années, là, puis

on continue d'investir pour faire en sorte que les femmes soient en sécurité, on

leur donne des moyens, on... de

plusieurs façons, que ce soient les cellules d'intervention rapide, que ce soit

le bracelet antirapprochement, une

panoplie de moyens pour faire en sorte de sécuriser les femmes, parce que, pour

nous, c'est important, alors que les libéraux n'ont rien foutu pendant

20 ans.

La Présidente : En question

principale, je reconnais maintenant la cheffe du deuxième groupe d'opposition.

Mme Ghazal : Merci,

Mme la Présidente. On apprend, ce matin, que tous les Québécois, toutes les

Québécoises veulent le projet de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Donc,

il n'y a pas juste les députés de l'opposition qui le veulent, pas uniquement

les élus de Montréal, pas seulement la Chambre de commerce de l'est de

Montréal, ni même uniquement les gens qui habitent dans l'est de Montréal, tous

les Québécois, le Québec au complet veut que le projet de l'Hôpital de

Maisonneuve-Rosemont soit fait.

Il y a juste la CAQ qui bloque. Il y a juste la

CAQ qui est isolée. Il y a juste le ministre de la Santé, le premier ministre

du Québec qui bloquent le projet de cet hôpital qu'on attend depuis très

longtemps.

Tout le monde

le sait maintenant, la CAQ n'aime pas Montréal, ça, c'est un fait, mais

l'Hôpital de Maisonneuve-Rosemont, l'Hôpital de Maisonneuve-Rosemont,

c'est un enjeu...

La Présidente : Oui, M. le leader

adjoint du gouvernement. Quel est votre rappel au règlement?

M. Bonnardel : ...Mme la

Présidente. Elle fait exprès, là, prête des intentions. Je vous demande de la

corriger, s'il vous plaît.

La Présidente : M. le leader du

deuxième groupe d'opposition, je vais vous écouter par équité.

M. Cliche-Rivard : Mme

la Présidente, là, la critique est totalement légitime puis elle est totalement

réglementaire.

La Présidente : On frôle les motifs

indignes ici, c'est relativement ténu. Alors, je vous inviterais à demeurer

respectueux. Et tout le monde ici aime tout le monde. Madame.

Mme Ghazal : Il y a beaucoup

d'amour dans l'air ici.

L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, c'est un enjeu

national, ce n'est pas juste un enjeu montréalais. Il y a un centre de

recherche, il y a des gens qui viennent de partout au Québec aussi dans cet

hôpital.

Moi, je ne

demande pas au ministre d'écouter Québec

solidaire ni non plus mon collègue le

député de Rosemont, qui parle à la CAQ, qui a été le premier à parler à

la CAQ de l'hôpital, depuis 2018, qui, ce midi, était en solidarité avec les gens qui demandent que l'hôpital voie le

jour. Je lui demande d'écouter les Québécois et Québécoises qui l'ont

dit clairement, qu'ils veulent que ce projet-là voie le jour.

Est-ce que le ministre peut leur répondre à eux

et leur dire qu'il va arrêter de bloquer le projet, et qu'il va avoir lieu,

puis qu'il va commencer maintenant? Je veux entendre un engagement.

La Présidente : La réponse du

ministre de la Santé.

M. Dubé : Mme

la Présidente, je voudrais revenir sur la première

partie de la question de la

cheffe de la deuxième opposition sur mon amour pour Montréal, l'amour de

la CAQ pour Montréal. J'aimerais ça qu'elle demande à sa députée de Verdun qu'est-ce

qu'elle pense de l'Hôpital de Verdun, qui est en rénovation. J'aimerais ça

qu'elle demande à son député de Maurice-Richard qu'est-ce

qu'il pense de la réalisation de l'Hôpital Fleury. J'aimerais ça qu'elle

demande à son député de Rosemont qu'est-ce qu'il pense des rénovations de

l'Hôpital Santa Cabrini. Et j'aimerais ça

qu'elle demande à la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, toujours sur l'île de

Montréal, qu'est-ce qu'elle pense de la maison des aînés que l'on

construit dans son comté. J'aimerais ça qu'elle me donne cette réponse-là, Mme

la Présidente, s'il vous plaît. Merci.

La Présidente : Première

complémentaire, Mme la députée de Verdun.

Mme Zaga Mendez : Le ministre

veut savoir ce que j'en pense? J'en pense que la CAQ n'est pas capable de tenir

ses promesses, parce que, ce matin, on apprend que l'Hôpital de Verdun sera

livré avec deux ans de retard. En janvier

dernier, je me suis assise avec notre P.D.G. du CIUSSS, qui me disait que les

travaux avançaient. Elle aussi, elle avait hâte d'ouvrir l'hôpital comme

prévu cette année.

Qu'est-ce qui

a changé entre janvier puis aujourd'hui? Les usagers de Verdun attendent la

livraison de cet hôpital.

La Présidente : La réponse du

ministre.

M. Dubé : Écoutez, je ne suis

même pas sûr si ça vaut la peine de répondre à ça, Mme la Présidente. Mme la

Présidente, quand on a géré des projets... quand on a géré des projets de

construction comme la SQI fait pour nous en ce moment puis qu'on passe à

travers une période de pandémie, qu'il y a une augmentation des coûts de

matériaux, qu'il y a un manque de

main-d'oeuvre... C'est ça qu'on a vécu au cours des dernières années. Alors, le

rattrapage dont parle mon collègue qui est aux Infrastructures, c'est

exactement ça qu'on a vécu dans les dernières années, mais, savez-vous quoi, Mme la Présidente, on continue de livrer ces

projets-là. Alors, c'est pour ça que je reviens, Mme la Présidente, avec

beaucoup d'humour. On aime Montréal et on aime même les comtés de Québec

solidaire, Mme la Présidente.

La Présidente : Deuxième

complémentaire.

Mme Zaga Mendez : Mme la

Présidente, il n'y a rien de drôle. Le ministre refuse de répondre à ma

question. Aujourd'hui, on apprend dans les nouvelles qu'un hôpital attendu,

annoncé par le ministre lui-même en 2020, parce qu'il est venu faire la pelletée de terre à ce moment-là... avec deux

ans de retard. Tout le milieu attendait l'ouverture cette année.

Qu'est-ce que

le ministre a à dire aux gens de Verdun? Arrêtez donc de se vanter, parce que

les promesses ne seront pas livrées.

La Présidente : La réponse du

ministre.

M. Dubé : Mme la Présidente,

dans... lorsqu'on parle d'un projet majeur, c'est des projets qui sont non

seulement de la rénovation, mais où on peut avoir des ajouts de lits,

agrandissements d'hôpital. Et je pense que... je répète, pour ceux qui ont déjà géré des grands projets, quand on passe à

travers une pandémie comme on a passé puis qu'on demande...

M. Dubé : Oui,

mais, Mme la Présidente, je veux juste faire attention, là, il y a l'irréel

puis il y a le concret, ici. Et le

concret, ici, là, c'est d'être capable de livrer des projets dans des

conditions difficiles. C'est ça que les gens de la SQI font en ce

moment. Ce qu'on leur demande, c'est de livrer les projets.

Est-ce qu'il est un peu plus tard que prévu? La

réponse, c'est oui, mais on va le livrer, nous, Mme la Présidente.

La Présidente : En question

principale, je reconnais maintenant le député d'Hochelaga-Maisonneuve.

M. Leduc : Merci, Mme la

Présidente. Marie-Florence Hébert, c'est une mère monoparentale de Sherbrooke, et, comme le reste des Québécoises et Québécois,

elle subit de plein fouet les conséquences de la hausse des loyers et du

coût de la vie. Puis, récemment, un autre coup dur au budget de Marie-Florence

s'est ajouté et augmente la pression sous laquelle elle

croule, c'est les travailleuses des CPE de ses enfants qui sont en grève parce

que le gouvernement n'est même pas capable de les payer aussi cher que chez

Costco. Marie-Florence doit donc rester à la maison avec ses enfants et se

prive du seul salaire de son foyer.

Elle envoie un

message à la CAQ, elle dit : «J'aimerais que ça se règle rapidement, que

le gouvernement réalise l'importance des CPE

pour les familles.» Bien là, on a trois autres journées de grève la semaine

prochaine, lundi, mardi, mercredi, mais une grève, vous savez quoi, Mme

la Présidente, ça s'annule.

Là, je vais lancer un

défi à la présidente du Conseil du trésor. Réglez. Passez toute la fin de

semaine là-dessus s'il le faut, mais, s'il vous plaît, réglez. Le gouvernement

doit prendre l'engagement...

Présidente : Je vous rappelle, M. le député, que vous vous adressez à

la présidente.

M. Leduc :

...le gouvernement doit prendre

l'engagement de signer une entente avant dimanche soir pour que la grève de la

semaine prochaine ne soit plus nécessaire. Les travailleuses qui tiennent le

réseau à bout de bras le demandent, les parents le demandent,

Marie-Florence et toutes les mères monoparentales le demandent. Le ferez-vous?

Présidente : La réponse de la présidente du Conseil du trésor.

Mme LeBel : Oui, je pense que, dans

les... Mme la Présidente, il s'est un peu mêlé. Donc, merci, Mme la

Présidente. Je pense que je vais demander à mon collègue de joindre sa

voix à moi et de demander aussi à la CSN : Êtes-vous capables de régler? Êtes-vous capables de vous

entendre à l'instar des deux autres syndicats qui représentent, eux aussi,

des éducatrices en CPE, de vous entendre? Parce que tout est sur la table pour

régler, Mme la Présidente, et ça fait longtemps

que je le dis. Il y a un règlement à portée de main. À portée de main pour qui?

Pour nos enfants, pour nos parents. Il

y a des offres équitables, justes, sur la table, qui vont augmenter le salaire

à l'entrée, qui vont augmenter le salaire des éducatrices, qui vont

mettre... qui peuvent mettre des mesures pour les régions.

Alors, nous, on est

prêts, on est disponibles, à y mettre le temps qu'il faut. Et je lui demande de

lancer le même message à la CSN. Qu'attendez-vous pour régler? On vous attend.

Présidente : Première complémentaire.

M. Leduc :

L'affaire, Mme la Présidente, c'est que les éducatrices quittent le réseau

par milliers, entre 3 000 et 4 000 par année. Quand il y a un

problème de main-d'oeuvre, là, en construction ou en technologie, des secteurs

à prédominance masculine, bien, le gouvernement, il sort le chéquier pour des

programmes de formation, des subventions directes aux entreprises, pas de

trouble. Bien, les CPE, là, c'est notre réseau. C'est nous, l'employeur, c'est notre job de les protéger. Le chéquier, il

est où? Il est où pour les éducatrices? Il est où pour les travailleuses du réseau?

L'argent, il y en avait en masse pour sauver Northvolt. Il peut-tu y en avoir

autant pour sauver les CPE, s'il vous plaît?

Présidente : La réponse de la présidente du Conseil du trésor.

Mme LeBel :

C'est toujours dommage quand on a une question de Québec solidaire qui a de

la misère avec les chiffres et la fatalité des chiffres. La fatalité de ce

chiffre-là, c'est qu'il y a beaucoup plus d'éducatrices qui intègrent le réseau

que celles qui quittent. Alors, on est dans un... dans un delta positif, Mme la

Présidente, donc on doit faire quelque chose de bien. On a fait quelque chose

de très bien, en 2018, quand on a augmenté de 18 % sur trois ans le

salaire des éducatrices. On a fait quelque chose de bien dans cette négo-ci qui

a été accepté à 100 % par les éducatrices de la FTQ et à 88 % par les

autres éducatrices. Donc, je pense qu'on fait quelque chose de bien.

Maintenant, je

réitère, nous sommes disponibles, nous sommes disposés. Tournez votre voix vers

le syndicat. Qu'attendez-vous pour régler?

Présidente : Deuxième complémentaire.

M. Leduc :

Je cite la ministre de la Famille en novembre dernier : «Il faut

mettre les bouchées doubles pour s'assurer qu'il y ait plus d'éducatrices qui

rentrent qu'il y en ait qui sortent.» Bien, on est d'accord, sauf qu'elle

échoue. Il y en a 3 000, 4 000 qui quittent à chaque année, pendant

qu'on laisse les cohortes fermer dans les cégeps.

Chaque

éducatrice qui quitte le réseau, c'est huit familles qui ne peuvent plus aller

travailler. Puis pourquoi elles quittent? Elles le répètent depuis des

semaines : le salaire, l'écart salarial, notamment avec les éducatrices

dans le service scolaire.

Là, la ministre a 72 heures

devant elle pour aller négocier avant la prochaine grève. Notre monde mérite

plus qu'un simple rattrapage. On veut que les éducatrices restent dans le

réseau. A-t-elle les coudées franches pour négocier?

Présidente : La réponse de la ministre de la Famille.

Mme Roy

(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Alors, bien sûr, dans le

réseau, il y a des éducatrices qui quittent,

il y a des éducatrices qui rentrent. D'ailleurs, il y a plus de 7 500, au

net, au niveau des embauches d'éducatrices à l'intérieur du réseau.

Alors, ça, je pense qu'on doit en tenir compte. Oui, on fait face à une pénurie

de main-d'oeuvre, et on travaille dans ce sens-là.

Ma collègue est

disponible, elle est là tout le temps. On est prêts, tout est sur la table,

elle l'a bien mentionné, pour que l'on puisse régler. On l'a fait, d'ailleurs,

avec deux autres syndicats en décembre, donc juste avant les fêtes. Alors, vous voyez, on n'a pas crainte d'être là

pour, justement, répondre, terminer cette négociation pour que les parents

puis les...

Présidente : En question principale, je reconnais le député de

Jean-Talon.

M. Paradis : Quand vient le temps de

mettre l'Assemblée nationale à genoux devant une compagnie américaine,

Stablex, pour exproprier Blainville et donner des cadeaux, pas de problème, loi

spéciale, bâillon. Quand vient le temps de

donner 2,9 milliards à une compagnie étrangère, Northvolt, pas de

problème. Quand vient le temps de se tenir debout face à Resorts of the Canadian Rockies, une

compagnie étrangère, pour le Mont-Sainte-Anne, ah! là, on a les mains liées,

on ne peut rien faire.

J'ai entendu le

ministre, hier, dire qu'il ne pouvait rien faire à cause des ententes. J'ai lu

les ententes de 1994, j'ai lu l'entente de

2008. Voici la vérité, Mme la Présidente. Il n'y a aucune clause de

confidentialité, aucune clause de confidentialité. C'est le gouvernement

qui a décidé, avec Resorts of the Canadian Rockies, de les tenir secrètes. Et,

deuxièmement, il y a des leviers pour invoquer le défaut et sanctionner

20 ans de gestion négligente.

Je demande au

gouvernement de lever le secret sur les ententes. Je demande au gouvernement de

ne signer aucune entente, ni pour la montagne ni pour le secteur, avec Resorts

of the Canadian Rockies.

Présidente : La réponse du ministre responsable de la

Capitale-Nationale.

M. Julien : Oui. Merci, Mme la

Présidente. Mon collègue de Jean-Talon, c'est un collègue que j'apprécie

beaucoup, très franchement. Et d'ailleurs on l'a rencontré, il y a une semaine,

avec les aviseurs juridiques de la SEPAQ, pour lui présenter tout le dossier. Puis je comprends que la

compréhension de mon collègue n'est pas la même que les aviseurs juridiques du

gouvernement dans ce dossier-là. Alors, je vais le laisser, lui, avoir son

interprétation. On a les nôtres, très clairement.

Maintenant, si on

revient sur l'entente de 1994, il n'y avait aucune condition de rattachée à

cette entente-là. Sans condition, c'est difficile de résilier. En 2008, il y a

eu une renégociation avec certaines conditions pour le secteur est uniquement,

aucune condition pour la montagne. Ces conditions-là, à l'usage, n'ont pas été

respectées. On a pris juridiquement des

gestes, on a posé des gestes, et la SEPAQ a récupéré le secteur est, où il y a

du ski de fond, où est-ce qu'il y a le camping et tous ces éléments-là.

Et dorénavant la SEPAQ, qui est l'outil gouvernemental qui gère des parcs au

Québec de manière exemplaire, c'est eux qui gèrent le secteur est pour

s'assurer d'un bon fonctionnement.

Présidente : Première complémentaire.

M. Paradis : Il y a, dans les

ententes, des leviers juridiques, et c'est vrai qu'il y a eu beaucoup de

discussions, j'ai parlé à plusieurs intervenants depuis un an, dont

certains sont ici aujourd'hui, c'est une question de volonté politique. Et la volonté

politique, au cabinet de l'ancien ministre de l'Économie, elle était très

favorable à RCR.

J'aimerais savoir de

la ministre de l'Économie pourquoi elle a adopté un décret, le 4 décembre,

où elle donne 50 millions en prêt à RCR, malgré la volonté des gens de la

communauté, malgré 20 ans de négligence de RCR.

Présidente : La réponse du ministre.

M. Julien :

...Mme la Présidente, on a travaillé, naturellement, avec les acteurs

locaux, la MRC, les maires et mairesses du secteur. L'entente qui est en...

qu'on a négociée avec RCR pour le développement de la montagne, c'est : Vous mettez

50 millions, il y a un prêt redevable de 50 millions... de

25 millions puis un prêt pardonnable de 25 millions. Nous, ce qu'on veut pour le Mont-Sainte-Anne,

c'est des investissements majeurs, parce que, oui, c'est le joyau, en fin de compte,

pour le ski alpin dans notre grande région. On travaille avec le partenaire qui

est RCR, parce que, justement, ils ont le droit superficiaire sans condition,

et on met des conditions en place pour que ce joyau-là puisse se développer.

Présidente : Deuxième complémentaire.

M. Paradis :

La SEPAQ, qui a une relation contractuelle avec RCR, est allée en cour, elle

a gagné sur toute la ligne. Les tribunaux du Québec ont confirmé que RCR est en

défaut, que c'est une mauvaise gestionnaire.

J'aimerais savoir de

la ministre des Sports et des Loisirs ce qu'elle pense du fait qu'on a lié, que

son gouvernement à lié les mains de la SEPAQ et l'a forcée à revenir à

l'entente initiale, en plus des cadeaux que la ministre de l'Économie lui

concède, 50 millions de dollars pour une compagnie étrangère qui a laissé

le Mont-Sainte-Anne, secteur est et montagne, en décrépitude.

Présidente : La réponse de la ministre des Sports, du Plein air et du

Loisir.

Mme Charest :

Oui, merci, Mme la Présidente. Heureuse de pouvoir répondre à cette

question. En fait, ceux qui ont lié les

mains de la SEPAQ, c'est le gouvernement libéral, en 1994, quand ils ont cédé

ce joyau du Mont-Sainte-Anne à une

entreprise privée. Alors, ceux qui nous font des leçons, là, sur Northvolt,

puis tout ça, là, c'est eux qui ont donné sur un plateau d'argent ce

joyau.

Maintenant, la SEPAQ,

grâce à l'entente qui a été renégociée en 2008, ont maintenant des leviers,

qu'ils ont mis en application, justement, avec un litige, mais tranquillement

ont réussi à faire des avancées, et c'est pour ça que, présentement, on

travaille avec la communauté, parce que ce qu'on veut, ultimement, là, c'est

que les gens de Québec, et de partout au Québec, et de partout dans le monde

puissent utiliser ces infrastructures-là. Donc, il y a des discussions avec tous

les organismes, toute la communauté...

Présidente : En question principale, je reconnais maintenant le député

de Maurice-Richard.

M. Bouazzi :

Merci, Mme la Présidente. On a parlé beaucoup de numérique, dernièrement,

et des fiascos, des projets, mais je voudrais vous parler, aujourd'hui, de

toutes les personnes qui ne peuvent pas avoir accès au numérique, et, pour eux,

avoir accès à un être humain, ce n'est pas un plan B, c'est un

plan A.

Il y a des personnes

qu'on va exclure de la citoyenneté, parce qu'il y a plus d'une personne sur

cinq qui a du mal avec des formulaires. C'est

une question aussi de lutte contre les inégalités, parce que, pour les

personnes qui gagnent moins de 20 000 $, c'est une personne

sur deux. C'est une question d'équité intergénérationnelle, parce que, pour les

personnes de 75 ans et plus, c'est une personne sur trois. C'est une

question de lutte contre le racisme, parce que les personnes autochtones, les

personnes racisées ont moins accès à Internet. C'est une question de

capacitisme, parce que les personnes qui ont un handicap ont du mal avec la

transition numérique.

les groupes ont des demandes claires : maintenir des services en personne,

garantir des alternatives accessibles, simplifier l'accès aux services

publics, améliorer l'accès aux technologies.

Est-ce que ce

gouvernement s'engage à garder des services en personne?

Présidente : La réponse du ministre de la Cybersécurité et du Numérique.

M. Bélanger :

Merci, Mme la Présidente. Permettez-moi de profiter de cet instant, après

quand même six ans. Mais j'apprécie le moment.

Je voudrais répondre,

Mme la Présidente, par... répondre au fiasco assumé, parce qu'on parle de

fiasco, mais je voudrais quand même revenir à quelque chose qui s'est passé au

cours des dernières années. Je voudrais parler d'un projet. Là, je ne crée pas

une diversion, parce que je vais répondre à sa question à la fin. Je voudrais

parler d'un projet où les citoyens du Québec et des régions ont attendu pendant

des décennies. Il y a eu des promesses, dans les années 90, d'une autoroute de l'information par le Parti québécois. Il y a eu des promesses, à partir de 2003, de faire dans

un mandat... Jean Charest l'avait

promis en 2003, ça s'est répété à chaque mandat, de rejoindre tous les citoyens

du Québec avec une solution Internet haute vitesse.

la Présidente, en 2021, on avait un budget de 1,1 milliard.

1,1 milliard, c'est beaucoup. Nous avons réalisé ce projet...

La Présidente : Première

complémentaire.

M. Bouazzi :

Merci, Mme la Présidente. On découvre donc le style du nouveau ministre.

Laissez-moi vous dire

qu'on parle de personnes qui sont vraiment marginalisées, qu'on va exclure, qui

étaient autonomes avant et qui, maintenant,

pour faire une simple requête au TAL pour une augmentation de loyer, ne sont

plus capables; pour renouveler leur carte de la RAMQ, ne sont plus

capables.

Est-ce que ce

gouvernement s'engage au moins à rencontrer les groupes, qui m'ont laissé une

lettre pour lui transmettre, concernant les demandes d'avoir juste des services

humains pour...

Présidente : La réponse du ministre.

M. Bélanger : Mme la Présidente,

j'apprécie la suggestion et je vais recevoir sa lettre. Et je lui ai même

confirmé que j'allais rencontrer ce groupe, parce que nous offrons, justement,

un service... lorsqu'il y a la transformation numérique, nous offrons un

service traditionnel, et il y a aussi un service numérique. Donc, ces citoyens

qui ont des enjeux au niveau alphabétisation vont pouvoir recevoir un service

adéquat.

Je veux revenir au

niveau du projet, Mme la Présidente, parce qu'en 18 mois nous avons

réalisé un projet à 400 millions sous le

budget. En 18 mois, Mme la Présidente, 70 000 kilomètres — c'est

deux fois le tour de la terre — de

fibre optique ont été déployés en région. Nous avons rejoint 1 million de

citoyens, Mme la Présidente. Ce n'est pas rien, c'est tout un

accomplissement de notre gouvernement, Mme la Présidente.

Présidente : Deuxième complémentaire.

M. Bouazzi :

Merci, Mme la Présidente. Je tiens à remercier le ministre pour son

ouverture pour rencontrer les groupes. Ils ont une pétition qui a été signée

par plus de 12 000 personnes, ils sont plus de 70 groupes. Et je

tiens aussi à saluer le changement, le changement de dialogue, parce que ces

groupes-là demandent à être rencontrés depuis maintenant des années par

l'ancien ministre, et, malheureusement, ça n'a jamais été fait.

La transition

numérique peut être une exceptionnelle opportunité pour améliorer les services,

parce qu'elle va dégager du temps aux fonctionnaires, et il faut que ce temps

soit pour des services...

Présidente : La réponse du ministre.

M. Bélanger :

Mme la Présidente, c'est mon baptême, aujourd'hui. Dans quelques minutes,

je vais être à l'étude de projet de loi détaillée du p.l. n° 82, et mon

collègue va y assister, ça fait que ce sera justement l'occasion de pouvoir discuter, discuter de solutions pour,

justement, faciliter la transformation numérique. C'est une évidence, Mme la

Présidente, et on doit être capables de

transformer numériquement l'État et le Québec de façon à avoir un Québec

beaucoup plus productif à l'échelle mondiale, Mme la Présidente. Merci.

La Présidente :

En question principale, je reconnais le député de Jean-Talon.

M. Paradis : La ministre de l'Énergie va

avoir à se prononcer, tout à l'heure, sur une motion qu'on présente à propos

des inquiétudes légitimes des Québécois sur le prix de l'essence. On est tous

d'accord ici, il faut préserver le

marché du carbone, mais il y a d'autres façons d'empêcher que les Québécois se

fassent encore avoir par les

pétrolières.

Le prédécesseur de la

ministre a déposé un volumineux rapport, l'année passée, sur le prix de

l'essence, il promettait de réduire le prix de l'essence, il promettait un

régime de transparence. Je pense qu'il n'y a aucun Québécois, aujourd'hui, qui

va dire qu'il y a plus de transparence puis qu'il y a eu une réduction des

prix. On voit, au contraire, qu'il y a une grande différence entre les prix

payés ailleurs et ici.

Alors, il y a des

amendements qui ont été déposés dans le projet de loi n° 69 là-dessus, ça n'apparaît

pas très volumineux, comme changements, mais j'aimerais savoir de la ministre

qu'est-ce qu'elle propose aux Québécois, qui s'inquiètent

légitimement du prix de l'essence. Qu'est-ce qu'elle va faire? Est-ce qu'elle

va voter en faveur de la motion qu'on dépose dans quelques minutes?

Présidente : La réponse de la ministre de l'Économie, de l'Innovation

et de l'Énergie.

Mme Fréchette : Oui. Merci, Mme

la Présidente. Bien, je ne dévoilerai pas le punch quant au vote que l'on va

exercer tout à l'heure par rapport à la motion sur laquelle l'Assemblée aura à

se présenter, mais je peux vous dire que c'est un sujet qui est d'importance

pour notre gouvernement. On avait d'ailleurs commandé une étude du Pr Clark, il

y a plusieurs mois, par rapport à cet enjeu du prix de l'essence et de

l'existence d'un prix plancher au Québec.

Alors, c'est

un sujet sur lequel on va se pencher, avec le collègue, d'ailleurs, de Jean-Talon,

dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi n° 69. Et

on aura, je dirais, une avant-première de notre approche avec le vote de

tout à l'heure. Merci.

La Présidente : Alors, cela met fin

à cette période de questions et de réponses orales. Demeurez en place pour la

tenue de plusieurs votes reportés. Et, pour ce faire, je cède la place à la

deuxième vice-présidente de l'Assemblée nationale. Merci, tout le monde.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Tel

que mentionné précédemment, nous en sommes à la rubrique Votes reportés.

Comme annoncé, nous allons maintenant procéder

aux votes reportés sur les motions formulant un grief présentées à l'occasion du débat sur le discours sur le budget et sur la

motion de la ministre des... le ministre des Finances proposant que

l'Assemblée approuve la politique budgétaire du gouvernement.

Je mets aux

voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de

Marguerite-Bourgeoys. Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée nationale blâme sévèrement le

gouvernement caquiste multirécidiviste des déficits pour son manque de vision,

de rigueur et de contrôle dans sa gestion des finances publiques.»

Le vote est maintenant ouvert.

Le vote est maintenant terminé. M. le secrétaire

général, pour le résultat du vote, s'il vous plaît.

Secrétaire : Pour : 29

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : La

motion est rejetée.

Je mets maintenant aux voix la motion formulant

un grief présentée par Mme la députée de Verdun. Cette motion se lit comme

suit :

«Que l'Assemblée nationale blâme le gouvernement

pour son refus d'inclure au budget de nouvelles mesures permettant d'aller

chercher des revenus additionnels auprès des plus fortunés de notre société

afin d'atténuer les impacts de l'austérité caquiste sur la population

québécoise.»

Le vote est maintenant ouvert.

Le vote est maintenant terminé. Le résultat du

vote, M. le secrétaire général, s'il vous plaît.

Secrétaire : Pour : 8

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Donc,

la motion est rejetée.

Je mets aux voix la motion formulant un grief

présentée par M. le député de Jean-Talon. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement pour son budget 2025‑2026 qui

prévoit un déficit historique de 13,6 milliards de dollars en raison

d'un manque de vision et d'une mauvaise gestion des finances publiques.»

Un vote... Oui, M. le leader adjoint du

gouvernement?

M. Bonnardel : Mme

la Présidente, je vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion

du député de Marguerite-Bourgeoys.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Consentement?

Consentement. M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 29

Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Motion est donc rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le chef de l'opposition

officielle. Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée

nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour le dépôt d'un

budget 2025‑2026 qui établit un nouveau déficit record et pour son

incapacité à offrir aux [Québécois] et aux [Québécoises] les services auxquels

ils ont droit.»

M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je

vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député

de Marguerite-Bourgeoys.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Consentement?

Des voix : Consentement.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 29

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

mets aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de

Laurier-Dorion. Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée

nationale blâme le gouvernement de la CAQ et la ministre de l'Habitation pour

son manque de volonté politique pour régler

la crise du logement et pour l'absence de nouvel investissement pour la construction de logement social et de mesure structurante

pour contrôler la spirale inflationniste et spéculative dans le secteur de

l'habitation dans le budget 2025‑2026.»

Le vote est

maintenant ouvert.

...terminé. Le

résultat du vote, M. le secrétaire général, s'il vous plaît.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

Je mets aux voix la

motion formulant un grief présentée par Mme la députée de Chomedey. Cette

motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son manque

de planification et de vision pour l'industrie touristique québécoise.»

Le vote est

maintenant... Oui, M. le leader adjoint du gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je

vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député

de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Consentement?

Des voix : Consentement.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : M. le secrétaire général, pour le résultat.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Merci. Donc, la motion est rejetée.

Je mets maintenant

voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de Taschereau.

Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme le gouvernement de la CAQ pour ce budget injuste,

qui abolit le bouclier fiscal qui venait en aide à

140 000 personnes défavorisées.»

Le vote est

maintenant ouvert.

Le vote est

maintenant terminé. M. le secrétaire général, pour le résultat du vote,

s'il vous plaît.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : La

motion est donc rejetée.

Je mets maintenant aux voix la motion formulant

un grief présentée par Mme la députée de La Pinière. Cette motion se lit comme

suit :

«Que l'Assemblée nationale blâme sévèrement le

gouvernement caquiste pour le dépôt du budget 2025‑2026, qui ne répond pas

aux besoins pressants et croissants des personnes aînées en matière de soutien

à domicile.»

M. le leader du gouvernement.

M. Bonnardel : ...reprendre le

même vote que celui de la motion du député de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Consentement?

Des voix : Consentement.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : M.

le secrétaire, pour le résultat.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : La

motion est donc rejetée.

Je mets maintenant aux voix la motion formulant

un grief présentée par M. le député de Jean-Lesage. Cette motion se lit comme

suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme le gouvernement de la Coalition avenir Québec et

son ministre de l'Éducation pour son budget 2025‑2026, qui n'est

pas à la hauteur des défis énormes du système d'éducation qui mettent à mal la

réussite des élèves, tels que la pénurie de main-d'oeuvre, la vétusté des

écoles et le système à trois vitesses à l'origine de la ségrégation scolaire.»

M. le leader adjoint du gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la

Présidente, je vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion du

député de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Consentement?

Consentement. M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci.

La motion est donc rejetée.

Je mets maintenant aux voix la motion formulant

un grief présentée par Mme la députée de Bourassa-Sauvé. Cette motion se lit

comme suit :

«Que l'Assemblée nationale blâme sévèrement le

gouvernement caquiste pour le dépôt d'un budget 2025‑2026 qui ne couvre

pas les besoins du réseau de l'éducation.»

Le vote est maintenant... Oui, M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme

la Présidente, je vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion

du député de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Consentement?

Des voix : Consentement.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : M.

le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci.

La motion est donc rejetée.

Je mets maintenant aux voix la motion formulant

un grief présentée par M. le député de Maurice-Richard. Cette motion se lit

comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme le gouvernement de la CAQ et la ministre de

l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie pour son budget qui ne prévoit ni

mesure de nationalisation des parcs éoliens, ni investissements significatifs

dans la transition écologique et qui prive le Québec de leviers stratégiques et

de revenus essentiels pour l'État dans un contexte où investir massivement dans

l'énergie propre et publique constitue à la fois une nécessité écologique et

une opportunité écologique majeure pour le Québec.»

M. le leader adjoint du gouvernement.

M. Bonnardel : Mme

la Présidente, je vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion

de la députée de Verdun.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Consentement?

Des voix : Consentement.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : M.

le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 8

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : La

motion est donc rejetée.

Je mets maintenant aux voix la motion formulant

un grief présentée par Mme la députée de D'Arcy-McGee. Cette motion se lit

comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour avoir

déposé un budget 2025-2026 qui

ne garantit pas les ressources et les moyens requis pour répondre aux besoins

des usagers, ni de maintenir durablement les services sociaux à la

population.»

M. le leader adjoint du gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la

Présidente, je propose de reprendre le même vote que celui de la motion du

député de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Consentement?

Des voix : Consentement.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : M.

le secrétaire.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : La

motion est donc rejetée.

Je mets maintenant aux voix la motion formulant

un grief présentée par Mme la cheffe du deuxième groupe d'opposition. Cette

motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme le gouvernement de la CAQ de ne pas répondre, à

travers son budget, aux vraies doléances des travailleurs et des

travailleuses, ceux et celles qui sont les vrais créateurs et créatrices de

richesse.»

M. le leader du gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la

Présidente, je vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion du

député de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Consentement?

Des voix : Consentement.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : M.

le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : La

motion est donc rejetée.

Je mets

maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député

d'Hochelaga-Maisonneuve. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme le gouvernement de la CAQ et le ministre de

l'Environnement, de la Lutte aux changements

climatiques, de la Faune et des Parcs pour son budget, qui envoie un signal

contraire à l'urgence d'agir face aux changements climatiques alors que le

Québec est encore loin d'atteindre ses objectifs de décarbonation.»

M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je

vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député

de Taschereau.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Est-ce

qu'il y a consentement? Consentement. Donc, M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée de

Mille-Îles. Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée

nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son incapacité [de]

répondre à la crise du logement en négligeant à la fois le soutien à la

construction résidentielle et l'adoption de mesures facilitant l'accès à la

propriété.»

M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je

vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député

de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Est-ce qu'il y a consentement? Consentement.

Donc, M. le secrétaire général, s'il vous plaît.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée

nationale blâme sévèrement le gouvernement de la CAQ d'abandonner la réussite

éducative des élèves autochtones et de faire fi des constats alarmants faits

par la Vérificatrice générale du Québec sur la réussite éducative des élèves

autochtones.»

M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je

vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député

de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : M.

le... Est-ce qu'il y a consentement? Consentement. M. le secrétaire.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.

Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour avoir

sabré les budgets en sécurité publique alors que le Québec est confronté

à une augmentation importante de violence et de sinistres.»

M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je

vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député

de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Consentement? Consentement. Donc, M. le

secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 28

Vice-Présidente (Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée de Mont-Royal—Outremont. Cette motion se

lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son

improvisation et son budget 2025-2026, qui, avec ses compressions,

fragilisent l'enseignement supérieur et fait perdre du terrain à nos cégeps et

à nos universités.»

M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je

vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député de

Marguerite-Bourgeoys.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Consentement? Consentement. M. le secrétaire

général.

Secrétaire : Pour : 29

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée

par M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne. Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée

nationale blâme le gouvernement de la CAQ pour l'absence de plan d'action dans

son budget afin de répondre adéquatement à

l'ensemble des recommandations du rapport Laurent et veiller au bien-être des

enfants du Québec, particulièrement ceux sous la protection de l'État.»

M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je vous

propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Consentement? Consentement. M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de

Saint-Jérôme. Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée

nationale blâme le gouvernement pour n'avoir pas mené l'examen rigoureux des

dépenses budgétaires auquel il s'était engagé.»

Le vote est

maintenant ouvert.

Le vote est

maintenant fermé. M. le secrétaire général, pour le résultat du vote.

Secrétaire : Pour : 21

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le

député de Pontiac. Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée

nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son budget, qui

affaiblit encore davantage un réseau déjà

fragilisé par une réforme introduisant une structure additionnelle, par un

ajout de fonctionnaires et une diminution des services directs à la

population.»

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : M. le leader adjoint du gouvernement. Et j'aimerais

l'entendre, s'il vous plaît.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je vous

propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député de Marguerite-Bourgeoys.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Est-ce qu'il y a consentement? Consentement. Donc, M.

le secrétaire général.

Le Secrétaire : Pour : 29

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la

députée de Notre-Dame-de-Grâce.

Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son manque

de vision et d'investissements dans la lutte à la pauvreté et la lutte

aux inégalités sociales.»

M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je vous

propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député de

Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Consentement? Consentement. M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le

député de Rosemont. Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée

nationale blâme sévèrement le gouvernement de la CAQ de son choix de soumettre

le réseau de la santé et des services sociaux à un sous-financement chronique

pour les prochaines années.»

M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je

vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député

de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Consentement? Consentement. M. le secrétaire, s'il

vous plaît.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée de Robert-Baldwin.

Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée

nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son inaction dans le

dossier des maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale,

et ce malgré la situation critique dans laquelle celles-ci se trouvent.»

M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je

vous propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député

de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Consentement?

Des voix :

Consentement.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée de

Sherbrooke. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement de la CAQ de ne pas

assurer les investissements nécessaires pour mettre en oeuvre le virage

urgent vers des services de soins et de maintien à domicile, recommandé par la

Commissaire à la santé et au bien-être afin de répondre adéquatement aux défis

colossaux du vieillissement de la population québécoise.»

M. le leader du gouvernement.

M. Bonnardel :

Mme la Présidente, je vous propose de reprendre le même vote que celui de

la motion du député de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Consentement?

Des voix :

Consentement.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député d'Acadie.

Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée

nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour avoir réduit le financement

du programme "Affaires internationales" du ministère des Relations

internationales et de la Francophonie et la portée des actions de

diversification des marchés pour le Québec.»

M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, je vous

propose de reprendre le même vote que celui de la motion du député de

Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Consentement? Consentement. M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de Nelligan.

Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée

nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour le dépôt d'un

budget 2025-2026 qui place au dernier rang de ses priorités le transport

collectif.»

M. le leader du

gouvernement.

M. Bonnardel :

Mme la Présidente, je vous propose de reprendre le même vote que celui de la

motion du député de Laurier-Dorion.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Consentement?

Des voix :

Consentement.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Merci. M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 28

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est donc rejetée.

Enfin,

je mets aux voix la motion de M. le ministre des Finances proposant que

l'Assemblée approuve la politique budgétaire du gouvernement.

Le vote est

maintenant ouvert.

Le vote est

maintenant terminé. M. le secrétaire général, pour le résultat, s'il vous

plaît.

Secrétaire : Pour : 69

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : La

motion est adoptée.

Nous allons

maintenant procéder au vote reporté sur la motion de Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger

débattue hier aux affaires inscrites par les députés de l'opposition. Cette

motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée nationale constate

qu'en date de la dernière reddition de comptes réalisée le 30 novembre

2024, plus d'un tiers des projets visés par la Loi concernant

l'accélération de certains projets d'infrastructure ne sont toujours pas en

phase de réalisation, et ce, malgré les pouvoirs exceptionnels contenus dans

[la] loi;

«Qu'elle prenne acte de l'annulation,

du report ou de la mise sur pause de nombreux projets d'infrastructure dans la

foulée de la publication du Plan québécois des infrastructures 2025-2035;

«Qu'enfin,

l'Assemblée nationale constate que l'inscription d'un projet au Plan québécois

des infrastructures ne constitue plus une garantie raisonnable de réalisation d'un

tel projet.»

Le vote est

maintenant ouvert.

Le vote est

maintenant terminé. M. le secrétaire général, pour le résultat, s'il vous

plaît.

Secrétaire : Pour : 29

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est rejetée.

Nous allons

maintenant procéder au vote reporté sur la motion de M. le ministre de la

Justice proposant que le projet de loi n° 91, Loi instaurant le Tribunal

unifié de la famille au sein de la Cour du Québec, soit adopté.

Le vote est

maintenant ouvert.

Le vote est maintenant

terminé. M. le secrétaire général, pour le résultat du vote, s'il vous plaît.

Secrétaire : Pour : 69

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : La motion est adoptée. En conséquence, le projet de

loi n° 91, Loi instaurant le Tribunal unifié de la famille au sein de la

Cour du Québec, est adopté.

Nous en sommes

maintenant à la rubrique Motions sans préavis. En fonction de nos règles et de

l'ordre de présentation des motions sans

préavis, je reconnais maintenant un membre du deuxième groupe d'opposition. M.

le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.

M. Cliche-Rivard :

Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement de cette

Assemblée pour présenter la motion suivante

conjointement avec la ministre des

Relations internationales et de la Francophonie, le député de l'Acadie, le député de Jean-Talon, la députée de

Vaudreuil et le député de Saint-Jérôme :

«Que l'Assemblée

nationale souligne le 60e anniversaire de la doctrine Gérin-Lajoie,

énoncée le 12 avril 1965 par le ministre Paul Gérin-Lajoie, qui a affirmé

le droit du Québec à exercer une action internationale autonome dans ses

domaines de compétence;

«Qu'elle reconnaisse

que cette doctrine a jeté les bases de la politique internationale du Québec,

lui permettant de signer ses propres ententes internationales et de promouvoir

ses spécificités;

«Qu'elle

constate que, dans un contexte de crise mondiale, il est plus que jamais

nécessaire que le Québec parle en son nom propre sur la scène

internationale;

«Qu'elle réaffirme

l'importance pour le Québec de maintenir une présence active et affirmée sur la

scène internationale, en cohérence avec les principes établis par la doctrine

Gérin-Lajoie;

«Qu'enfin

l'Assemblée nationale demande au gouvernement du Québec d'élargir la portée de

la doctrine Gérin-Lajoie.»

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci,

M. le député. Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion? M. le

leader du gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la Présidente, il y a

consentement pour un débat de deux minutes de rigueur par intervenant dans

l'ordre suivant : le leader du deuxième groupe d'opposition, la députée de

Laval-des-Rapides, le député de l'Acadie et le député de

Jean-Talon.

La Vice-Présidente (Mme

D'Amours) : Donc, je comprends qu'il y a consentement pour un

débat de deux minutes de rigueur. Et je cède maintenant la parole au

député de Saint-Henri—Sainte-Anne.

M. Cliche-Rivard :

Merci, Mme la Présidente. Il est toujours essentiel de rappeler les grands

jalons de notre histoire. La doctrine Gérin-Lajoie en est un, et non des

moindres. Elle a marqué un tournant décisif dans l'affirmation du Québec sur la

scène internationale en posant les bases d'un véritable agir étatique

québécois.

En 1965, Paul

Gérin-Lajoie, dans un discours visionnaire, a porté la voix d'un Québec qui se

transformait, porté par l'élan de la

Révolution tranquille. Ce moment charnière a tracé une ligne claire : ce

qui relève des compétences du Québec ici doit aussi relever du Québec

partout ailleurs dans le monde.

Depuis

60 ans, aucun gouvernement n'a remis en cause cette doctrine. Ce consensus

est révélateur de son importance fondamentale. C'est une preuve de sa

légitimité et de son enracinement dans notre projet national.

Mais

il ne suffit pas d'en faire éloge, Mme la Présidente, il faut y être fidèle

pleinement. Les relations internationales ne peuvent pas être réduites à

la seule dimension économique. Ces dernières années, nous avons vu un tel

glissement, et c'est une erreur, parce que notre parole vaut bien plus.

En effet, nos

représentations à l'étranger, délégations, bureaux, antennes, doivent incarner

le Québec dans toute sa richesse, son

économie, oui, mais sa langue, sa culture, son identité, sa solidarité, son

histoire, sa diplomatie et surtout son aspiration à être maître chez

lui.

doctrine Gérin-Lajoie, c'est bien plus qu'un principe administratif, c'est un

acte de foi en notre capacité d'agir en tant que nation. Elle incarne un

Québec qui s'affirme, qui refuse de se taire, qui choisit d'exister pleinement.

il faut aller plus loin, Mme la Présidente, car la logique de cette affirmation

internationale, c'est la construction d'une véritable politique

étrangère nationale, non pas dans les limites qu'on nous impose, mais dans

celles que nous choisirons collectivement.

Ce chemin-là, c'est celui d'un Québec souverain, d'un Québec libre, d'un Québec

pays. Merci.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci,

M. le député. Je cède maintenant... je cède maintenant la parole à la

députée de Laval-des-Rapides. La parole est à vous.

Mme Haytayan :

Merci, Mme la Présidente. Il y a 60 ans, le 12 avril 1965, devant les

membres du corps consulaire de Montréal,

le vice-président du Conseil

exécutif du Québec et ministre de

l'Éducation, M. Paul Gérin-Lajoie, prononce un discours qui

marquera profondément le Québec. Ce discours deviendra la doctrine

Gérin-Lajoie, un symbole fort de la Révolution tranquille. Elle se résume

ainsi : ce qui est de notre compétence chez nous est également de notre compétence partout. Autrement dit, le

Québec possède une voix et une personnalité propres dans le monde. C'est

précisément cette idée qui deviendra le fondement de l'action du Québec sur la

scène internationale, une idée qui a été mise en pratique par tous les

gouvernements successifs au Québec depuis.

Le Québec est

aujourd'hui un acteur reconnu et respecté à l'étranger. Nous sommes membres de

plein droit de l'Organisation internationale de la Francophonie,

de l'OIF, depuis 1971. C'est la seule organisation internationale où nous siégeons de manière autonome et parlons de

notre propre voix pour promouvoir la langue française. Depuis 10 ans

seulement, le Québec a conclu

122 ententes internationales, notamment en matière d'éducation, de

sécurité sociale et de reconnaissance des qualifications

professionnelles. À ce jour, notre réseau diplomatique est fort de

34 représentations dans 19 pays. Ce réseau est un outil d'influence

d'exception, qui fait l'envie de nombreux États infranationaux.

la Présidente, en ces temps marqués par l'incertitude, le Québec est en bonne

position sur la scène internationale pour défendre ses intérêts

économiques et faire rayonner son identité ainsi que sa culture. M. Paul

Gérin-Lajoie était un visionnaire, il avait bien compris la nécessité pour le

Québec d'investir l'international afin de s'épanouir. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci,

Mme la députée. Je cède maintenant la parole au député d'Acadie.

M. Morin :

Mme la Présidente, je souhaite aujourd'hui rendre hommage à l'un des

bâtisseurs visionnaires du Québec moderne, Paul Gérin-Lajoie, un ministre

libéral, pour son rôle déterminant dans l'affirmation internationale du Québec.

12 avril 1965, à l'hôtel Windsor de Montréal, devant les membres du

corps consulaire, il prononce un discours devenu historique. C'est dans cette

allocution qu'il énonce la désormais célèbre formule : Toute compétence

interne implique une compétence

externe. Avec cette idée aussi simple qu'audacieuse, il jetait les bases de ce

que nous appelons aujourd'hui la doctrine Gérin-Lajoie.

Ce principe a permis

au Québec de revendiquer un rôle actif sur la scène internationale dans les

domaines relevant de sa compétence. Que ce

soit en culture, en environnement, en francophonie ou en développement

international, le Québec a pu, grâce

à cette vision, tisser des liens diplomatiques, conclure des ententes et

prendre sa place dans les grands enjeux du monde.

La doctrine Gérin-Lajoie n'était pas une

déclaration théorique. Aujourd'hui encore, la voix du Québec résonne dans les forums internationaux grâce à cette

impulsion donnée il y a plus de 60 ans. Les délégations du Québec à

l'étranger, notre

présence au sein de l'Organisation internationale de la

Francophonie et notre engagement en

matière de coopération internationale

s'inscrivent dans cette trajectoire ouverte par Paul Gérin-Lajoie. Son héritage

dépasse les frontières, il est vivant dans chaque mission que nous

menons à l'international, dans chaque partenariat que nous nouons et dans cette

conviction profonde que le Québec a quelque chose à dire au monde. Merci.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci,

M. le député. Je cède maintenant la parole au député de Jean-Talon.

M. Paradis : Le destin du Québec,

c'est de participer pleinement au concert des nations comme pays indépendant.

Une pierre sur ce chemin a été posée il y a 60 ans par Paul Gérin-Lajoie,

qui a revendiqué et obtenu le droit pour le Québec de négocier en son propre nom des ententes

concernant ses champs de compétence. Sans faire de demande à Ottawa, sans

attendre l'autorisation du fédéral, il a posé ce geste fort d'affirmation du

Québec dans le monde. Pour lui, c'était l'évidence même. Je le cite : «Le Québec a, sur ce

continent, sa vocation propre. Il est plus qu'un simple État fédéré parmi

d'autres. Il est l'instrument

politique d'un groupe culturel distinct et unique dans la grande Amérique du Nord.» Aujourd'hui on pourrait dire dans le monde.

Ce

titre singulier,

celui de nation, et cette vocation singulière, celle de former un État de plus

en plus souverain, confirmaient à ses yeux le droit inaliénable des Québécois

de participer directement aux affaires étrangères. C'est pour nous et pour tous ceux qui aspirent à la pleine

émancipation politique du Québec une source d'inspiration très vive encore

aujourd'hui. Grâce à lui, le Québec est sans conteste l'État non encore

souverain qui a le réseau diplomatique le plus étendu au monde.

Et je dois dire,

là-dessus, sur un plan plus personnel, que je me considère un peu comme un

enfant de la doctrine Paul Gérin-Lajoie,

parce que, pendant 25 ans, d'abord comme avocat de droit des affaires,

j'ai travaillé avec les délégations du Québec à l'étranger, puis,

ensuite, chez Avocats sans frontières, j'ai contribué à la mise en oeuvre du

Programme québécois de développement international. Et quelle fierté de voir le

Québec s'affirmer de façon aussi exceptionnelle à l'échelle internationale dans tous les domaines où on décide de

participer au concert des nations! Nous avons une voix unique, une voix distincte, une voix qui mérite de

progresser encore plus vers sa pleine expression à l'échelle internationale. Merci,

Mme la Présidente.

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Merci, M. le député. Cette motion est-elle adoptée?

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Adopté.

suis maintenant prête à entendre un membre du troisième groupe d'opposition. M.

le député de Matane-Matapédia, pour votre motion, s'il vous plaît.

M. Bérubé : Mme la Présidente, je

sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter,

conjointement avec le député de Beauce-Sud, le député de Saint-Jérôme et la députée de

Vaudreuil, la motion suivante :

«Que l'Assemblée

nationale déplore l'iniquité dans les prix de l'essence entre le Québec et les

autres provinces;

«Qu'elle

énonce qu'il s'agit d'une injustice pour les consommateurs québécois et d'un

désavantage concurrentiel intenable pour les entreprises québécoises;

«Qu'elle rappelle que

l'Assemblée nationale du Québec a réitéré à l'unanimité le 9 avril 2025

son intention de maintenir le système de plafonnement et d'échange de droits

d'émission (SPEDE);

«Qu'elle

invite le gouvernement à utiliser d'autres moyens afin d'harmoniser les prix

avec les provinces voisines.»

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Merci,

M. le député. Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Pas de consentement. Nous sommes maintenant rendus...

Vice-Présidente (Mme D'Amours) : S'il vous plaît! J'aimerais entendre un membre du groupe formant le

gouvernement pour sa motion, et je cède la

parole... Non, pardon, excusez-moi. C'est un membre formant le gouvernement,

oui. Et voilà. Je cède maintenant la parole au ministre de la Culture et des

Communications.

M. Lacombe : Merci, Mme la Présidente.

Je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec la députée de Robert-Baldwin, le député de Jean-Lesage, la députée de Terrebonne, le député de

Saint-Jérôme et la députée de Vaudreuil :

«Que l'Assemblée nationale

souligne le 20e anniversaire de la Grande Bibliothèque, une institution

qui a profondément transformé l'accès au savoir et à la culture au Québec;

«Qu'elle rende hommage aux bâtisseuses et aux

bâtisseurs qui ont mené à sa création, notamment le premier ministre Lucien

Bouchard et la ministre de la Culture et des Communications de l'époque, Louise

Beaudoin, ainsi que Lise Bissonnette, première présidente-directrice générale

de la Grande Bibliothèque du Québec;

«Qu'elle reconnaisse le rôle essentiel de Bibliothèque

et Archives nationales du Québec comme carrefour de la connaissance qui

contribue à faire du Québec une société apprenante;

«Qu'enfin, elle exprime son engagement à

soutenir la mission de cette essentielle institution culturelle du Québec, pour

les générations futures.»

Merci, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme D'Amours) :

Merci, M. le ministre. Y a-t-il

consentement pour débattre de cette motion?

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Consentement,

sans débat.

Cette motion est-elle adoptée?

Vice-Présidente (Mme D'Amours) :

Je suis maintenant prête à

entendre un membre de l'opposition officielle. M. le député d'Acadie.

M. Morin : Mme

la Présidente, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de

présenter la motion suivante conjointement avec le leader du deuxième

groupe d'opposition et la députée de Vaudreuil :

«Que

l'Assemblée nationale se dissocie formellement des propos du ministre de

l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration assimilant les

demandeurs d'asile à "la misère du monde";

«Qu'elle rappelle que le Québec est notamment

riche d'une diaspora haïtienne qui contribue avec brio à son développement

économique, culturel et social nonobstant les circonstances parfois tragiques

de son implantation au Québec;

«Qu'enfin,

elle enjoigne le gouvernement du Québec et du Canada de travailler de concert,

notamment avec les organismes communautaires, afin de gérer avec

efficacité et humanité la vague anticipée de demandeurs d'asile.»

Merci, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme D'Amours) :

Merci, M. le député. Y a-t-il

consentement pour débattre de cette motion? Il n'y a pas de consentement.

Nous en

sommes maintenant aux motions, toujours, sans préavis. Une motion sans préavis

ayant déjà été présentée par le groupe parlementaire formant le gouvernement,

je demande s'il y a consentement pour permettre la lecture d'une motion

sans préavis.

M. Bonnardel : ...conformément

à l'article 146 du règlement de l'Assemblée nationale afin :

«Que la Commission des relations avec les

citoyens, dans le cadre de l'étude du projet de loi n° 95, Loi favorisant l'équité dans l'accès aux services de

garde éducatifs à l'enfance subventionnés dispensés par les titulaires de

permis, procède à des consultations

particulières et tienne des auditions publiques le mercredi 23 avril

2025, après les avis touchant les travaux des commissions vers

11 h 15 jusqu'à 13 h 05 et de 15 heures à

18 h 15, le jeudi 24 avril 2025, après les avis touchant

les travaux des commissions vers 11 h 15 jusqu'à 12 h 50 et

de 14 heures à 16 h 25 et le mardi 20 mai 2025, de

9 h 45 à 12 h 10;

«Qu'à cette fin la commission entende les

personnes et organismes suivants : Conseil québécois des services éducatifs à la petite enfance, Association des

garderies privées du Québec, Association des garderies non subventionnées

en installation, Rassemblement des garderies privées du Québec, Association des

cadres de centre de la petite enfance, Fédération de la Santé et des Services

Sociaux-Confédération

des syndicats nationaux, Fédération des intervenantes en petite enfance-Centrale

des syndicats du Québec, Vérificatrice générale du Québec, Fédération étudiante

collégiale du Québec, Rassemblement pour la

laïcité, Collectif Petite-Enfance, Ma place au travail, Commission de la santé

et des services sociaux des Premières

Nations du Québec et du Labrador-Assemblée des Premières Nations

Québec-Labrador, Association québécoise des centres de la petite

enfance;

«Qu'une période de 12 minutes soit prévue

pour les remarques préliminaires, répartie de la manière suivante :

6 minutes pour le groupe parlementaire formant le gouvernement,

3 minutes 36 [...] pour l'opposition officielle, 1 minute 12 [...] au

deuxième groupe d'opposition, 1 minute 12 [...] pour le député indépendant;

«Que

la durée maximale de l'exposé de chaque organisme soit de 10 minutes et

l'échange avec les membres de la Commission soit d'une durée maximale de

35 minutes partagées ainsi : 17 minutes 30 secondes pour le

groupe parlementaire formant le gouvernement, 10 minutes 30 secondes

pour l'opposition officielle, 3 minutes 30 secondes pour le deuxième

groupe d'opposition, 3 minutes 30 secondes pour le député indépendant;

«Qu'une suspension de

5 minutes soit prévue entre les échanges avec chaque personne et

organisme;

«Que la ministre de

la Famille soit membre de ladite commission pour la durée du mandat.»

La Commission des

transports et de l'environnement poursuivra l'étude détaillée du projet de loi

n° 81, Loi modifiant diverses dispositions en matière d'environnement...

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : M. le leader, j'étais... je ne vous suivais plus.

Donc, pour la

première motion que M. le leader vient de lire, est-ce qu'il y a consentement

pour débattre de cette motion? Consentement.

Cette motion est-elle

adoptée?

La Vice-Présidente

(Mme D'Amours) : Adopté.

Nous

arrivons maintenant à la rubrique Avis touchant les travaux des commissions. M.

le leader du gouvernement adjoint, s'il vous plaît.

M. Bonnardel :

...des transports et de l'environnement poursuivra l'étude détaillée du

projet de loi n° 81, Loi modifiant

diverses dispositions en matière d'environnement, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à 13 heures, à

la salle du Conseil législatif, et de 14 heures à 16 h 30, à la

salle Pauline-Marois;

La Commission des

relations avec les citoyens poursuivra l'étude détaillée du projet de loi

n° 84,

Loi sur l'intégration nationale, aujourd'hui,

après les affaires courantes jusqu'à 13 heures et de 14 heures à

16 h 30, à la salle Marie-Claire-Kirkland;

Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources

naturelles poursuivra l'étude détaillée du projet de loi n° 69, Loi

assurant la gouvernance responsable des ressources énergétiques et modifiant

diverses dispositions législatives, aujourd'hui, après les affaires

courantes jusqu'à 13 heures et de 14 heures à 16 h 30, à la

salle Louis-Joseph-Papineau;

La Commission de la

culture et de l'éducation entreprendra les consultations particulières et les

auditions publiques sur le projet de loi

n° 94, Loi visant notamment à

renforcer la laïcité dans le réseau de l'éducation et modifiant diverses

dispositions législatives, après les

avis touchant les travaux des commissions jusqu'à 13 h 05 et de

14 heures à 16 h 25, ainsi que le

mardi 22 avril 2025, de 9 h 45 à 12 h 10, à la salle

Louis-Hippolyte-La Fontaine;

Commission des finances publiques poursuivra l'étude détaillée du projet de loi

n° 82, Loi concernant l'identité

numérique nationale et modifiant d'autres

dispositions, aujourd'hui, après les

affaires courantes jusqu'à 13 heures, à la salle Pauline-Marois.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Est-ce

qu'il y a consentement pour déroger à l'article 143 du règlement

concernant l'horaire des travaux des commissions? Consentement.

Je vous avise, pour

ma part, que la Commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux

sociaux sur la santé et le développement des jeunes se réunira en séance de

travail aujourd'hui, de 13 heures à 14 heures, à la salle

Louis-Joseph-Papineau, afin d'organiser les travaux de la commission.

Je vous avise

également que la Commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux

sociaux sur la santé et le développement des

jeunes se réunira en séance de

travail virtuelle le lundi 14 avril 2025, de 15 h 30 à

17 heures, afin d'organiser les travaux de la commission.

Est-ce qu'il y a

consentement pour déroger à l'article 19.1 du règlement concernant la

semaine de travail en circonscription? Consentement.

Nous en sommes

maintenant à la rubrique Renseignements sur les travaux de l'Assemblée. Je vous

informe qu'il y aura sanction du projet de loi n° 91, Loi instaurant le

Tribunal unifié de la famille au sein de la Cour du Québec, aujourd'hui, à

12 h 15, au bureau de Son Honorable la lieutenante-gouverneure.

vous avise de plus que l'interpellation prévue pour le

vendredi 25 avril 2025 portera sur le sujet suivant : L'impasse

de la troisième voie caquiste face aux refus

du Canada de donner suite aux demandes historiques du Québec. M. le député

de Jean-Talon... s'adressera, pardon, alors à M. le ministre responsable des

Relations canadiennes.

affaires... La période des affaires courantes étant terminée, nous allons

maintenant passer aux affaires du jour. M. le leader adjoint du

gouvernement.

M. Bonnardel : Mme la

Présidente, je vous demande d'ajourner nos travaux au 22 avril 2025, à

13 h 40. Et je souhaite à tous et à toutes une bonne Pâques.

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : Cette

motion est-elle adoptée?

La Vice-Présidente (Mme D'Amours) : En

conséquence, nous ajournons nos travaux au mardi 22 avril 2025, à

13 h 40. Merci beaucoup, tout le monde.

(Fin de la séance à 11

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2025-04-10
Typehansard
Volume / chapterfr travaux-parlementaires assemblee-nationale 43-1 journal-debats 20250410 405411
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier5e9f8c99aebb05ea43976ac617a77681d89211ec

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