Institutions — 28 March 2017 (41st Legislature, 1st Session)
CI 2017-03-28
Quebec — Committees
La Secrétaire :
Oui, M. le Président. M. Rousselle (Vimont) est remplacé par M. Hardy
(Saint-François), Mme Hivon (Joliette) est remplacée par Mme Jean
(Chicoutimi), et M. Marceau (Rousseau) est remplacé par Mme Lamarre
(Taillon).
Président (M. Schneeberger) : Merci. Alors, lors de l'ajournement des travaux de jeudi dernier, la commission
discutait de l'article numéro 23 du projet de loi, qui modifie l'article 20 du Code des professions. Je pense
qu'au niveau des interventions
la parole était à M. Jolin-Barrette, député de Borduas. Je ne sais pas s'il
y avait d'autres interventions pour l'article.
M. Jolin-Barrette :
Oui. Bien, bonjour, M. le Président.
Le Président
(M. Schneeberger) : M. le député de Borduas.
M. Jolin-Barrette : Bonjour à tous. Bon matin. Bon mardi matin.
Journée importante, aujourd'hui. M. le
Président, la semaine dernière, quand on a terminé, on était en questionnement... bien, en fait, j'étais en questionnement
relativement au rôle du président du Conseil
interprofessionnel. Puis j'avais dit à la ministre, dans le fond, pour piste de réflexion... Je comprends ce que le gouvernement souhaitait
inscrire, c'était une demande du CIQ, dans
le fond, de dire : Bien, désormais,
le président d'un ordre professionnel ne pourra plus être le président du CIQ. Et là on laissait la liberté
au CIQ, par le biais d'un règlement
de régie interne, de venir rétablir les différents modes d'élections pour le
président du conseil. Donc, je lui demandais :
Est-ce qu'un autre administrateur
d'un ordre professionnel pourrait désormais être désigné comme
président? Et là je comprends, à la lecture
du texte, que ça va être le CIQ qui va déterminer ça par voie réglementaire,
probablement.
Le Président
(M. Schneeberger) : Mme la ministre.
Mme Vallée :
Oui. Bien, on laisse une certaine marge au CIQ de déterminer les règles qui
encadrent le tout. Tout ça, évidemment, fait suite à des consultations qui ont
été menées avec le CIQ, des échanges que nous avons eus et que l'office a eus
avec le CIQ dans le cadre de la préparation du projet de loi. Donc, l'objectif,
évidemment, c'était d'éviter que...
d'assurer qu'un président ou une présidente d'un ordre ne puisse cumuler les
deux fonctions. Mais pour la suite des choses, évidemment, les
différentes règles seraient laissées au CIQ pour déterminer, là, le processus.
M. Jolin-Barrette :
Parfait.
Le Président
(M. Schneeberger) : Député de Borduas, ça va?
M. Jolin-Barrette :
Ça va.
Le Président
(M. Schneeberger) : Ça va comme ça? Est-ce qu'il y a d'autres
interventions? Députée de Chicoutimi, bonjour.
Mme Jean :
Bonjour, merci. Concernant justement l'impossibilité de cumuler les deux
postes, qui est quelque chose qu'on
voit d'un bon oeil, on comprend que, lorsqu'un président d'un ordre
professionnel est élu ou nommé comme président du conseil, il doit
démissionner du poste de président de l'ordre professionnel. Est-ce qu'il y a
un délai de prescrit... Ah! il n'est pas obligé de démissionner? Comment ça
fonctionne, alors, s'il ne peut pas cumuler les deux? C'est quoi, la procédure?
Mme Vallée :
Bien, en fait, il ne peut pas cumuler les deux, donc un président, s'il est élu
à la tête du CIQ, doit nécessairement démissionner. Le cumul des deux est
interdit, donc il devra démissionner. Et, de facto, le président de la CIQ ne
peut pas non plus, à moins de démissionner, briguer le suffrage pour une
élection à la tête de son ordre professionnel.
Mme Jean : Je comprends qu'un
président d'un ordre professionnel ne peut pas briguer le poste de président du
conseil.
Mme Vallée : Il peut,
mais, s'il est élu, il doit démissionner parce qu'il ne peut pas cumuler.
Mme Jean :
D'accord. Est-ce qu'il y a un délai de prescrit pour la démission, ou est-ce
que c'est de facto lorsqu'il est élu?
Mme Vallée :
Bien, c'est de facto parce qu'à partir du moment où on indique que le cumul des
postes n'est pas possible, n'est pas
permis, si d'aventure un président d'ordre devait être élu à la tête du CIQ,
cette personne-là devrait faire le choix...
Mme Jean : Immédiatement.
Mme Vallée :
...immédiatement entre les deux fonctions.
Mme Jean : Parce qu'il ne peut
pas les cumuler, donc c'est...
Mme Vallée : Exact. Mais
on présume que la personne qui préside un ordre professionnel, qui fait le
choix de se lancer à la présidence, de faire
campagne pour la présidence du CIQ, sait d'ores et déjà qu'il ou elle devra
quitter ses fonctions. Mais il n'est pas
interdit pour un président d'ordre de briguer la direction. Mais, au moment de
l'élection, à ce moment-là, la personne ne peut demeurer en poste dans
ses fonctions de président d'ordre.
Mme Jean :
D'accord. Dans le même esprit, est-ce qu'il n'aurait pas été intéressant aussi
d'inclure les officiers? Parce qu'il
y a des vice-présidents au niveau des conseils d'administration des ordres
professionnels... Puisqu'on voulait comme
éviter, j'imagine, d'avoir un peu un conflit d'intérêts entre les intérêts de
l'ordre professionnel et les intérêts du conseil interprofessionnel,
donc est-ce qu'il n'aurait pas été pertinent d'y inclure aussi les officiers
des conseils d'administration des ordres professionnels?
Mme Vallée :
C'est laissé à la discrétion du CIQ parce que, vous voyez, dans le texte tel
que modifié, on ajoute au... bien, le
troisième paragraphe... Dans le fond, le quatrième paragraphe devient le
troisième, là. Si vous regardez votre cahier, le texte modifié, donc le
deuxième paragraphe en gris, il se lit comme suit : «Le président du
Conseil ne peut cumuler ses fonctions avec
celles de président d'un ordre professionnel ou, le cas échéant, toute autre
fonction déterminée dans un règlement adopté en vertu du septième
alinéa.»
Donc, comme
on mentionnait tout à l'heure, avec notre collègue de Borduas, c'est le CIQ qui
va déterminer les incompatibilités de fonctions. Alors, si le CIQ devait
considérer que les membres d'un conseil d'administration d'un ordre ne sont pas éligibles, bien, le CIQ le
déterminera, à ce moment-là, par règlement. Il y a d'autres fonctions aussi
qui pourraient être identifiées comme étant non compatibles avec la charge de
président, mais tout ça sera déterminé par le CIQ à l'intérieur d'un règlement,
un règlement-cadre qui sera présenté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Députée de Chicoutimi.
Mme Jean : Parfait. Merci. Ça
répond à mes questions.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Député de Borduas.
M. Jolin-Barrette : J'ai juste une question d'application pratique,
là. Je comprends qu'on veut laisser la liberté au CIQ de déterminer, bon, le règlement qui va faire
en sorte... dans l'application. Mais supposons que vous avez un
président d'un ordre professionnel, O.K.,
qui est élu comme président du CIQ. Automatiquement, il doit quitter ses
fonctions de président de l'ordre professionnel.
Dans l'éventualité où on est dans le cadre d'un ordre professionnel dont le
président est désigné par son conseil d'administration — O.K...
Le Président (M. Schneeberger) :
Mme la ministre.
M. Jolin-Barrette : ...on me suit? — à ce moment-là, il devient président du CIQ,
il démissionne de sa fonction de président
de l'ordre professionnel, mais il demeure toujours administrateur. Donc là, le
président du CIQ se retrouverait aussi administrateur. Donc, cette
situation-là aussi, on est à l'aise avec ça?
Le Président (M. Schneeberger) :
Mme la ministre.
Mme Vallée :
C'est actuellement possible, et, par contre, le CIQ pourrait déterminer par
règlement que cette situation-là n'est pas
possible. Donc, le CIQ a le loisir de déterminer les fonctions compatibles et
les fonctions incompatibles avec la charge de président du CIQ.
M. Jolin-Barrette : O.K. Puis, au moment de l'adoption du règlement
du CIQ, la mécanique pour l'adoption... le CIQ se gouverne par lui-même, donc ce n'est pas sujet à approbation de
l'office, c'est la régie interne au niveau du CIQ.
Mme Vallée : C'est
vraiment des règlements de régie interne du CIQ.
M. Jolin-Barrette : Dans le
cadre du règlement général.
M. Jolin-Barrette : O.K.
Parfait.
Président (M. Schneeberger) : Ça va comme ça? Bon. Est-ce qu'il y
a d'autres interventions sur l'article 23? S'il n'y a pas d'autre
intervention, alors je vais mettre l'article 23 aux voix. Est-ce que l'article 23
est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, nous en sommes maintenant à l'article 24. Je vous laisse la parole,
Mme la ministre.
Mme Vallée :
Oui. Donc, l'article 22 de ce code est modifié par le remplacement, dans
le premier alinéa, de «juin» par «septembre».
Donc, c'est
un
article qui vient modifier l'article 22 du Code des professions et qui
reporte au 30 septembre la date de
production du rapport d'activité du CIQ, le rapport d'activité que le CIQ remet
au ministre. Alors, on l'a fait un peu plus tôt pour l'office. Et donc
le texte actuel se lirait comme suit... le texte modifié, pardon, se lirait
comme suit :
«Le Conseil interprofessionnel doit, au plus
tard le 30 septembre, faire chaque année au ministre un rapport de ses
activités.
«[Le] rapport est déposé devant l'Assemblée
nationale si elle est en session ou, si elle ne l'est pas, dans les 30 jours de
l'ouverture de la session suivante.»
Pour les
mêmes motifs qui ont été invoqués lorsque l'on a apporté ces modifications pour
l'Office des professions, c'est une
question... Bien souvent, le rapport était déposé alors que la Chambre ne
siégeait pas, et donc ça permet d'adapter le tout de façon... C'est un
effet miroir, finalement, avec la disposition que nous avons adoptée un petit
peu plus tôt dans le cadre de nos travaux.
Président (M. Schneeberger) : Merci. Est-ce qu'il y a des
interventions sur l'article 24? Aucune? Ça va comme ça? Alors, on
va mettre l'article 24 aux voix. Est-ce que l'article 24 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Nous en sommes maintenant à l'article 25. Mme la ministre.
Mme Vallée : Oui, à l'article 25,
il y aurait un amendement. Alors, on va distribuer l'amendement.
Président (M. Schneeberger) : O.K. Est-ce qu'on suspend quelques
instants ou ça va comme ça? Alors, je vois que tout le monde a reçu l'amendement.
Alors, je vous laisse la parole, Mme la ministre, pour présenter l'amendement.
Mme Vallée : D'accord.
Alors, l'amendement se lit comme suit : À l'article 25 du projet de
loi, remplacer le paragraphe 4.1° de l'article 46.1 du Code des
professions proposé par le suivant :
«4.1° lorsque l'ordre le demande, une
adresse de courrier électronique professionnelle établie à son nom.»
Donc, il est
question ici du tableau de l'ordre, qui contient un certain nombre de
renseignements obligatoires. Donc, l'article 46.1
du Code des professions prévoit et énumère la liste de ces
renseignements. Donc, entre autres, on a le nom de la personne, la mention de son sexe, le nom du
bureau, le nom de son employeur, l'adresse, le numéro de téléphone de son domicile, professionnel, et là, ici, lorsque l'ordre le demande, une adresse de
courrier électronique professionnelle établie à son nom.
L'objectif
principal de l'amendement, c'est de laisser aux ordres le soin de décider,
déterminer si le tableau va contenir
ou ne contiendra pas l'adresse de courrier électronique professionnelle, parce
que c'est quand même... ça demeure quand
même de l'information qui est publique. Toute information qui est au tableau de
l'ordre est publique en vertu de l'article 108.8
du code, et c'est l'ordre qui va déterminer, pour assurer la protection du
public, la nécessité que ses membres fournissent une telle adresse.
C'est
une modification qui tient compte du fait que plusieurs professionnels n'ont
pas d'adresse professionnelle à leur domicile professionnel. C'est
encore une réalité. Par exemple, dans le réseau de la santé, ce ne sont pas
tous les professionnels
qui ont une adresse dans leur... à leur domicile professionnel. E