Health and Social Services — 14 September 2023 (43rd Legislature, 1st Session)
CSSS 2023-09-14
Quebec — Committees
(Onze heures trente-huit minutes)
Le Président (M. Provençal)
: Alors, bonjour à tous! Ayant constaté
le quorum, je déclare la séance de la Commission de la santé et des services
sociaux ouverte. Je vous souhaite la bienvenue et je demande à toutes les
personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils
électroniques.
La commission
est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 15, Loi visant à rendre le
système de santé et de services sociaux plus efficace.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Alors, Mme Abou-Khalil (Fabre) est remplacée par Mme Boivin
Roy (Anjou—Louis-Riel)
et Mme Caron (La Pinière) est remplacée par Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont).
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup. Lors de l'ajournement
de nos travaux hier, la discussion portait
sur l'article 176, et c'était le député de Pontiac qui avait fait la
dernière intervention. Cependant, M. le ministre, vous avez un amendement
au 176. Alors, avant de poursuivre sur l'article, nous allons aller à
l'amendement et nous reviendrons à l'article 176 amendé.
M. Dubé : Oui, c'est beau? O.K.
Excusez-moi, je ne l'ai pas dans mon document. Je vais le prendre ici.
Alors, l'article... l'amendement pour
l'article 176 se lit ainsi : Remplacer, dans le troisième alinéa de l'article 176 du projet de loi, «premier
alinéa pour fusionner les départements qui y sont prévus ou pour établir en
leur sein des services» par «présent article».
Cet amendement vise à conférer l'agilité
nécessaire pour la création de départements qui ne sont pas prévus à cet
article.
Et on voit à l'écran maintenant, voilà,
l'article 176 qui serait modifié par le présent amendement.
Le Président (M. Provençal)
: Est-ce que ça fait suite aux
commentaires qui avaient été émis par le député de Pontiac hier sur le
questionnement qu'il avait, de l'absence de certains services?
M. Dubé : Bien,
je dirais, notamment, notamment, mais peut-être que Dr Bergeron pourrait
commenter là-dessus si c'est possible, parce qu'il faut toujours faire
la notion entre services et...
Le Président (M. Provençal)
: Oui, oui. Je me suis mal exprimé.
M. Dubé : Non,
non, non, mais il faut parler des deux, des services et des départements. C'est
pour ça que, si le député de Pontiac permet peut-être au
Dr Bergeron... parce qu'on en a parlé ce matin à notre préparation.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, Consentement pour permettre au
Dr Bergeron de s'exprimer? Alors, consentement. Dr Bergeron.
M. Bergeron (Stéphane) : Merci.
Donc, Dr Stéphane Bergeron, sous-ministre adjoint, Direction générale des
affaires universitaires, médicales et infirmières et pharmaceutiques.
Je vais vous demander de répéter la question
pour être sûr de bien y répondre.
Président (M. Provençal)
En fait, l'amendement qui est
ici, est-ce que c'est en lien avec le questionnement qui avait été
soulevé par le député de Pontiac hier? Parce que le député de Pontiac vous
interrogeait beaucoup... Allez-y, M. le député.
M. Fortin : ...peut-être vous pouvez simplement nous expliquer, là, les
raisons qui vous poussent à déposer cet amendement-là aujourd'hui pour qu'on le
comprenne bien.
M. Bergeron (Stéphane) : Bien,
en fait, c'est un amendement qui nous ramène dans la situation actuelle. Hier,
on a présenté le plan d'organisation ou le plan des départements, tel qu'un
ex-ministre l'avait déposé. Il y avait une possibilité de dérogation à cela,
sous l'approbation du ministre. La réalité actuelle, c'est qu'il y a des
dérogations qui ont été accordées par un ex-sous-ministre. Et donc, si on se...
Si on retournait au plan tel quel sans possibilité de l'ajuster... On avait
prévu des ajustements qui étaient juste de la fusion, mais, dans d'autres cas,
il pourrait y avoir, donc,
ajout de départements. Sinon, ça obligerait certains établissements à
reconfigurer la situation actuelle, ce qui n'est pas quelque chose de recherché. En même temps, bien, ça laisse de la
latitude, pour les générations futures de ministres et d'établissements,
de se modeler à une médecine du futur, là, qu'on ne peut pas prévoir.
Fortin : O.K. Donc, on avait initialement prévu la
possibilité de fusionner. Là, on peut prévoir la possibilité d'ajouter
des départements également.
Bergeron (Stéphane) : Effectivement, cet amendement-là ajoute au fait
que ce ne sont pas que des fusions, mais qu'il pourrait y avoir création
de départements.
Fortin : Est-ce que ça peut faire en sorte qu'on peut
retirer des départements, cependant? Est-ce que ça pourrait vouloir dire, par exemple, qu'il n'y a pas de
département de médecine nucléaire ou de radiologie dans un
établissement?
Bergeron (Stéphane) : Ma lecture...
Puis là c'est juridique, ma
lecture de ça, ce serait que... la réponse à votre question serait
positive, là, que ça permet tout ajustement à l'organisation, suggéré.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va?
M. Fortin : C'est ça, Me Paquin nous a...
Le Président (M. Provençal)
: Me Paquin, s'il vous plaît.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M. le
Président. Est-ce que je dois de nouveau me nommer?
Le Président (M. Provençal)
: Malheureusement.
M. Paquin
(Mathieu) : Alors, Mathieu Paquin, de la Direction des
affaires juridiques au ministère de la Santé et des Services sociaux.
Oui, ça va permettre de créer des nouveaux
départements qui n'auraient pas été prévus dans la liste, dans «fusionnés»,
dans «scindés», et ainsi de suite.
M. Fortin : Pouvez-vous me donner un exemple d'ajouts, là, qui ont
été... parce que vous avez dit qu'il y a des situations actuelles qui sont déjà
comme ça un peu, si je comprends bien.
M. Dubé : Peut-être,
Dr Bergeron, si... mais je vais poser la question, parce que
Dr Bergeron m'expliquait, M. le député,
qu'il y aurait peut-être des médecins qui auraient aimé qu'on fasse déjà
certains changements, bon, puis je pense qu'étant donné tout ce qu'il y
a à faire et l'impact de ça... mais vous pourriez donner, par exemple, des...
parce que cette demande-là nous est arrivée dans les derniers jours, même
dernières semaines. Ça ne fait pas si longtemps, mais c'est pour ça que l'amendement qu'on fait va permettre ces
changements-là, d'accord? Mais on trouvait que c'est... mais vous pouvez
peut-être donner un exemple d'un département qui était peut-être demandé, là,
mais je pense qu'on garde cette flexibilité-là. Allez-y donc.
Le Président (M. Provençal)
: Dr Bergeron, s'il vous plaît.
M. Bergeron (Stéphane) : Merci, M.
le Président. Donc, ça permet, pour les départements et les services... Je ne
cacherai pas que, dans les dernières semaines, dans le cadre d'échanges que
j'ai eus avec la FMSQ, la FMSQ proposait... est venue me voir pour proposer
certains modèles d'organisation, suggérer... puis je les en remercie... et que je leur ai dit que, bon, vous comprenez
qu'avec p.l. n° 15, et tout ça, il y a beaucoup de choses à faire, que ce
n'est pas le... comme je vous l'exprimais hier, que, bien que ce soit un
dossier important, ce n'est pas considéré comme le plus prioritaire, et qu'il
doit y avoir une réflexion puis une consultation des établissements.
Donc, ma réponse à la Fédération des médecins
spécialistes a été que je ne suis... Le plan peut très bien être correct ou pas, je n'ai juste pas le temps de
faire les travaux nécessaires pour m'assurer que ce soit la bonne chose.
Donc, on se donne la latitude pour être capables
d'ajuster, éventuellement, en concertation, pour avoir la meilleure
organisation médicale possible, sachant
qu'une fédération, et je suis sûr que l'autre aussi va avoir un intérêt, est
intéressée à participer à des travaux pour essayer d'organiser, là, au
mieux possible le regroupement des activités médicales à l'intérieur d'un
établissement en départements et en services.
M. Fortin : O.K., mais ça pourrait vouloir dire que, par exemple, en
médecine spécialisée, là, dans votre département
de médecine spécialisée, au lieu d'avoir un service de cardiologie, vous avez
maintenant un département de cardiologie. Ça pourrait être un exemple.
Tu sais, hier, on a parlé de rhumatologie, de...
M. Bergeron (Stéphane) : Toutes les
possibilités sont ouvertes à cet effet-là.
M. Bergeron
(Stéphane) : Avec cet amendement, ça ouvrirait la porte à ce genre de
modification là, le cas échéant, si jugé adéquat par le conseil
d'administration.
M. Fortin : Oui, c'est ça, ça ne peut pas venir juste de... mais ça
peut venir de l'établissement, mais il faut que ce soit permis par le conseil
d'administration de Santé Québec. O.K., c'est déjà mieux.
Président (M. Provençal)
: Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement?
S'il n'y a pas d'autre intervention sur l'amendement, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement déposé par M. le ministre
à l'article 176 est adopté?
Président (M. Provençal)
: Adopté. Merci. Maintenant, je reviens à
l'article 176 amendé. Y a-t-il d'autres interventions? Oui,
M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui, bonjour, M. le
Président et chers collègues.
Je pense qu'on avait dit hier... en tout cas,
moi, j'avais dit hier qu'on n'allait pas refaire la liste au complet, là, puis il y a quand même eu une équivalence qui
a été faite avec la LSSSS, là, puis, bon, de toute façon, je pense bien qu'on ne fait pas cette liste-là pour en éliminer,
là. On a besoin d'avoir tout là-dedans, là, mais, quand on dit
«psychiatrie», en 10°, là, vous savez comme
moi, M. le ministre, là... parce qu'on a visité des hôpitaux ensemble, en tout
cas, même un, là, puis, souvent, ce n'est pas tant... bien,
«psychiatrie» cause problème de pénurie, là, je comprends, là, mais «santé
mentale» aussi en général, puis ce n'est pas toujours un cas de psychiatrie...
Bonjour, Dr Bergeron. Je ne vous avais pas vu,
d'habitude, vous êtes en arrière. C'est bien de vous voir plus proche et en
direct... et en direct, oui, c'est ça.
Par exemple,
les services d'infirmières cliniciennes en santé mentale sont plus difficiles à
trouver. Est-ce qu'on retrouve ce service-là, qui n'est pas
«psychiatrie», comme tel?
Le Président (M. Provençal)
: Dr Bergeron.
M. Bergeron (Stéphane) : Merci, M.
le Président. Ici, il faut bien comprendre qu'on regroupe dans des départements
et services les membres du CMDPSF éventuellement. Donc, ça ne touche pas les
autres professionnels de la santé qui... Donc, c'est un plan d'organisation qui
regroupe et recoupe les membres du CMDPSF. Donc, les infirmiers, infirmières de
santé mentale ne sont pas à l'intérieur de cela.
M. Marissal : De même que tout ce
qui est réadaptation.
M. Bergeron
(Stéphane) : Bien, ça dépend. S'il y a des médecins qui oeuvrent
en réadaptation, ils pourraient faire...
M. Marissal : Non, je parle plus de
la physio, par exemple, qu'on veut intégrer de plus en plus, là, dans la
première ligne puis dans le suivi des patients.
M. Bergeron (Stéphane) : Vous avez
raison. Ce que je veux dire, c'est qu'ici il s'agit d'un regroupement de
professionnels membres du CMDPSF selon une logique de départements et de
services. À ça, à ça, évidemment, un établissement va fonctionner avec, par
exemple, des directions programmes ou des trajectoires des clientèles, puis il
va regrouper les autres autour, puis il faut faire un arrimage au mieux
possible entre le découpage des membres du CMDPSF avec les programmes et
trajectoires.
M. Marissal : O.K., je comprends ça.
Par ailleurs, pour la question des fusions, «fusionner des départements qui y sont prévus», donc, il y a une dérogation
qui est possible pour y arriver. Vous comprendrez qu'une des premières
préoccupations d'un certain groupe dont on parle beaucoup, les sages-femmes...
Est-ce qu'il serait, par exemple, possible,
dans un environnement, dans un établissement, de fusionner obstétrique avec
sages-femmes pour x ou y raison ou si on maintient les juridict