Public Finance — 4 October 2013 (40th Legislature, 1st Session)

CFP 2013-10-04

Quebec — Committees

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Public Finance — 4 October 2013 (40th Legislature, 1st Session)

CFP 2013-10-04

Quebec — Committees

Le Président (M. Richer) : …prendre votre demande en délibéré, et je vous

annoncerai ma décision. Et je vous demanderais, M. le député de Brome-Missisquoi,

de commencer votre temps de parole.

Paradis : …mise au

point, vous avez mentionné que le député de la CAQ aurait les troisième et

sixième séries de questions. Je ne sais s'il pourrait y avoir entente, là. Moi,

il m'a demandé d'avoir la deuxième et troisième, et je n'ai pas d'objection.

Le Président (M.

Richer) : C'est recevable.

Gendron :

Oui, moi, je n'ai pas de trouble, si c'est pour l'accommoder, puis il aime

mieux ce qu'on vient d'indiquer, je n'ai

aucun problème avec ça. Parce

que nous, on est accommodants. On

aurait évité ce qui s'est passé, M. le Président, si ces gens-là avaient été le moindrement

accommodants à des informations qu'ils connaissaient, mais ils n'ont pas voulu jouer le fair-play parlementaire. Alors,

vous pourriez écrire ça dans la lettre aussi, si jamais ça vous

intéresse.

Le Président (M. Richer) : Alors, M.

le député de Lévis,

vous pourrez intervenir au deuxième et au quatrième bloc, et, M. le

député de Brome-Missisquoi, vous avez la parole.

Paradis :

Merci beaucoup, M. le Président, pour 10 minutes. Le 4 septembre de l'an passé,

on était en élection. Le Parti québécois a reçu un mandat de gouvernement, mais de gouvernement minoritaire. Le

19 septembre, le Conseil des

ministres a été assermenté par Mme la

première ministre. Le ministre

des Finances et le président du

Conseil du trésor se sont fait donner un mandat strict, des ordres stricts par

Mme la première ministre : atteinte du déficit zéro, l'avenir économique

du Québec en dépend. Le 20 novembre dernier, le ministre des Finances a déposé

en cette Chambre son budget, et l'atteinte du déficit zéro faisait

partie des objectifs

gouvernementaux à cette époque-là.

Aujourd'hui, nous en

sommes au bulletin du ministre des Finances, et, je vous préviens, M. le

Président, tous nos chiffres sont issus du budget

du ministre des Finances, de la mise à jour économique du ministère des Finances et des bulletins du ministre

des Finances, sauf un chiffre qui nous vient de l'APCHQ, à la question des

mises en chantier; c'est le dernier bulletin de l'APCHQ, l'association

professionnelle reconnue dans ce domaine.

ce qui concerne les mises en chantier résidentielles au Québec,

le ministre des Finances avait fait preuve de modération, il avait prévu une baisse de 10 %. On se retrouve dans quelle situation, M.

le Président? On se retrouve avec une

baisse de 25 %. La marge d'erreur du ministre des Finances dans le

domaine des mises en chantier résidentielles est de l'ordre de 150 %. Ça, ça pénalise les jeunes

familles québécoises qui veulent avoir, dans toutes nos régions, dans

toutes nos municipalités, accès à la

propriété. Ces chiffres-là sont vérifiables, je vous ai donné la source, le

vice-premier ministre pourra les vérifier.

Deuxième élément, M.

le Président. Pas d'investissement dans le domiciliaire, manque d'investissement

dans le domaine commercial et industriel. Le

ministre des Finances avait prévu dans son budget une augmentation de 5 %.

Il a obtenu une augmentation de 2 %. Ça

veut dire quoi, M. le Président? Ça veut dire une erreur de 60 % dans lesinvestissements commerciaux et industriels.

Ça veut dire que les gens d'affaires, les entrepreneurs au Québec ont

perdu confiance dans ce gouvernement-là et ont décidé de diminuer les investissements

qui étaient prévus.

matière d'emploi, c'est encore plus catastrophique, M. le Président. Le

ministre des Finances a prévu la création de 45 000 nouveaux emplois. Résultat pratique? 45 000 emplois

non pas prévus, mais perdus. Différence de 90 000 jobs, M. le Président. C'est beaucoup pour les

travailleurs du Québec. La marge d'erreur du ministre des Finances?

200 %.

Tantôt, les

gens d'en face vont vous citer d'autres chiffres. Puis ils sont bons, leurs

chiffres. Je vais vous expliquer comment

qu'ils les travaillent. Eux autres, ils prennent les chiffres de l'automne passé, du budget Bachand, qui

étaient sur ses prévisions, alors qu'ils

savent très bien que le budget du ministre des Finances a été

déposé le 20 novembre. Donc, les effets

sur les emplois du budget Bachand ont duré au moins jusqu'au 1er janvier, on en

assume la totale responsabilité. Les

effets du budget Bachand sur l'emploi ont arrêté le 1er janvier, mais là le

budget du ministre des Finances

péquiste, depuis le 1er janvier, a eu des

effets de perte de 45 000 jobs.

J'espère qu'ils vont avoir assez de transparence et d'honnêteté pour en

assumer également la responsabilité.

M. le

Président, il s'est perdu 45 000 jobs au Québec. Pendant ce temps-là, dans

le reste du Canada, il s'en est créé 145 000. Pendant ce temps-là,

aux États-Unis, parce que la première ministre a essayé de nous faire un petit cours de géographie, hein, il s'en est créé

1,4 million. C'est, dans les proportions, 10 % au Canada. Alors que

le reste du continent, alors que le reste de l'Amérique est en

progression de création d'emplois, le Québec évolue à contresens, est en perte

d'emploi nette.

M. le Président, ces chiffres-là nous amènent à une autre colonne. On savait que les investissements nefonctionnaient pas, on

savait que les revenus ne rentraient pas, mais on pensait que les dépenses

étaient sous contrôle. Sérieusement, moi, M.

le Président, je me suis méfié un petit peu quand j'ai vu l'attitude un peu lymphatique du ministre des Finances, qui, à chaque signal où il manquait une cible, ne réagissait pas, ne

corrigeait rien. On manque la cible en revenus,

on ne corrige rien, on manque la cible en… On ne corrige rien nulle part. Là,

je me suis inquiété un petit

peu. Mais j'écoutais puis je voyais le

président du Conseil du trésor, qui, lui, maintenait le cap… ses collègues

ne l'appréciaient pas toujours, mais il a maintenu le cap jusqu'au 31

mars, ses chiffres du 31 mars sont bons. Mais là, au 31 mars, il s'est rendu

compte de quoi? Il s'est rendu compte que la première ministre l'avait

abandonné, il s'est rendu compte que le ministre des Finances louvoyait, il s'est

rendu compte qu'il était tout seul au front. Se retrouvant tout seul au front, bien, il

a décidé de faire comme les autres,

de baisser les bras. Puis vous savez ce qui est arrivé quand il a baissé les

bras comme tel, M. le Président? Bien, les dépenses se sont mises à augmenter

au-delà des prévisions qu'il avait faites. Il s'est

trompé de 40 %. Il avait prévu

des dépenses de 314 millions, il a obtenu des dépenses de

434 millions, marge d'erreur de 40 %. Et cette marge d'erreur

là, M. le Président, c'est avant les annonces préélectorales. Parce que c'est

juste un trimestre, là, 40 % d'erreur, 120 millions dans un

trimestre.

Puis là on est tombés dans les annonces

électorales. M. le Président, les annonces électorales, là, du mois de

septembre seulement, seulement au mois de septembre, à partir du moment où ils

ont abandonné l'objectif du déficit zéro, à

partir du moment où les revenus sont en baisse de plus de 1 milliard, les

dépenses en hausse ou en dehors de la cible

de plus de 40 %, 120 millions, il y a plus de 200 annonces au mois de

septembre. M. le Président, moi, j'aimerais ça, là, dire que je suis d'accord

avec tout ça, mais ça n'a pas de bon sens, ça n'a pas de bon sens, M. le

Président.

Et nos chiffres sont corroborés, là. Ce n'est

pas le Parti libéral qui le dit, là : le Mouvement Desjardins

titre Le Québec est en panne , le Conseil du patronat, les analystes

financiers... Même ce matin, dans La Presse , Alain

Dubuc parle de la crédibilité du ministre

des Finances, qui est mise en doute, M. le Président. Quand la crédibilité d'un

ministre des Finances est mise en doute,

c'est l'économie du Québec qui est mise en doute. Puis, quand il n'y a pas de

mise en chantier, quand qu'il n'y a

pas d'investissement industriel et commercial à la hauteur prévue, c'est un

appauvrissement collectif. Puis,

quand on s'appauvrit politiquement, M. le Président, ce sont toutes les couches de la société qui paient. Ce sont

nos jeunes familles qui n'ont pas accès à la

propriété. Ce sont nos travailleurs qui n'ont pas d'emploi. Ce sont nos services

sociaux qui sont en baisse. Ce sont nos malades qui sont plus longtemps dans

les corridors des hôpitaux. Ce sont nos enfants en difficulté qui, à l'école, n'ont

pas les services requis.

Puis, pendant

ce temps-là, le ministre des Finances, M. Météo de la politique, nous

dit : Il va faire beau. Ça va être correct. Mais, quand il sort

dehors, puis qu'il pleut, bien, le Québécois, il n'a pas de parapluie. Le

Québécois, ce qu'il a, là, c'est des

augmentations de taxes, des augmentations d'impôts, des augmentations de taxe

scolaire, 200 millions, on l'a vu, il y a un autre

200 millions qui s'en vient sur la taxe foncière des municipalités. On est

déjà les plus taxés en Amérique du Nord. Nos cibles budgétaires sont

complètement ratées. Puis, pendant ce temps-là, le ministre des Finances ne

réagit pas.

On nous a

promis, là, une politique industrielle transversale pour lundi prochain. Ça

m'inquiète, M. le Président, parce que l'auteure de la politique, là, c'est

la ministre de la banque qui n'a pas réussi puis des investissements qui n'ont pas réussi. C'est la ministre qui a perdu

quatre fois plus d'emplois — on en a perdu 23 000 — que la ministre des Ressources

naturelles, qu'on pensait être la pire dans ce ministère-là, dans ce

gouvernement-là. Elle en a perdu quatre fois

plus. Puis là on se dit : C'était quoi, elle, ce qu'elle a réalisé avant

de venir en politique, celle qui va nous présenter cette politique-là lundi prochain? J'inviterais les

collègues de l'autre côté, là, s'ils veulent connaître son implication

majeure dans un dossier majeur au Québec, de

lire le rapport sur la Gaspésia; elle est citée à peu près à toutes les 10

pages. Elle était au centre d'une des pires catastrophes économiques du

Québec puis elle va nous annoncer une politique transversale parce que c'est

elle qui est la championne des pertes d'emploi de tous les ministères. Elle

veut que les autres deviennent comme elle. Ça m'inquiète, M. le Président, au

nom des Québécois puis des Québécoises.

Ce qu'on a

besoin… Le député qui m'accompagne, de Louis-Hébert, a proposé cinq mesures

concrètes que le ministre des Finances peut mettre en application à

compter de minuit ce soir, qui vont permettre de créer de l'emploi dans la

construction, qui vont permettre de créer des investissements dans nos shops,

dans nos manufactures, des emplois qui vont

être permanents puis durables. On a proposé cinq mesures immédiates, M. le

Président; aucune réaction de M. Météo, ministre lymphatique des

Finances.

J'espère

qu'aujourd'hui le vice-premier ministre, qui nous fait l'honneur de sa présence

en cette commission, va réagir positivement et qu'il va faire en sorte

que le message qu'il reçoit de ses électeurs d'Abitibi-Ouest soit mis en application par le ministre des Finances. Je sais

que lui-même, là, il n'est pas tellement heureux des pertes d'emploi qu'ils

ont eu à l'Agriculture puis on reviendra là-dessus tantôt. Merci, M. le

Président.

Le Président (M. Richer) : Alors,

merci. Je cède maintenant la parole à M. le ministre pour une période de 10

minutes.

Gendron :

Alors, merci, M. le Président. Je salue les collègues, mon collègue d'abord qui

m'accompagne ainsi que les collègues de l'opposition officielle et du deuxième

groupe. Je suis très heureux, ce matin, au nom du gouvernement du Québec, comme

vice-premier ministre, comme député d'Abitibi-Ouest également, de venir à cette

interpellation-là puis vous rappeler

d'autres réalités. Je vais commencer par quelques messages auxquels je tiens à

mettre dans mon premier 10 minutes, puis, après ça, on verra comment on occupe

la patinoire politique.

Moi, ce que

j'assiste, puis j'assiste au Conseil des m

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCFP 2013-10-04
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux parlementaires commissions cfp 40 1 journal debats CFP 131004.html
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier6371408b1888ce30a46e92056cd63af2ebd17006

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