House Proceedings — 7 February 2017 (41st Legislature, 1st Session)

2017-02-07

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 7 February 2017 (41st Legislature, 1st Session)

2017-02-07

Quebec — Debates (Hansard)

M. Bérubé : M. le

Président, aujourd'hui, je tiens à souligner les 33 années de service de M. Roberge

Dubé au sein des Services ambulanciers Porlier.

Résident de Mont-Joli, M. Dubé a pris sa

retraite le 11 janvier dernier. Il était alors le doyen des paramédics du Bas-Saint-Laurent. Décrit comme un véritable exemple de

persévérance par ses collègues, M. Dubé a toujours misé sur la formation et le perfectionnement afin

d'améliorer ses pratiques d'intervention. Étant intervenu sur de nombreuses scènes

d'accident et d'événements tragiques, il a toujours su conserver son sang-froid

afin de se concerter sur l'aide qu'il devait apporter aux victimes.

Malgré les

événements graves auxquels il a été exposé tout au long de sa carrière, M. Dubé a toujours adoré sa profession.

Il conserve d'excellents souvenirs des interventions qui lui ont permis de

sauver des vies.

M. Dubé,

vous avez consacré votre carrière à aider et à assurer la sécurité des citoyens

du Bas-Saint-Laurent, et je tiens

à vous en remercier sincèrement. En ce début de retraite bien méritée,

permettez-moi de vous offrir mes meilleurs voeux. Merci, M. le Président.

Vice-Président (M. Ouimet) : Merci à vous, M. le député de Matane-Matapédia. Mme la

députée de Charlevoix—Côte-de-Beaupré,

à vous la parole.

Mme Simard : M. le Président,

je reconnais aujourd'hui le travail exceptionnel de la famille Gauthier, dont plusieurs membres sont dans les tribunes, qui

s'est illustrée en recevant le

titre de Famille agricole 2016, décerné par la

Fondation famille terrienne en marge du 92e congrès général de L'Union des

producteurs agricoles.

La famille de

Gisèle Bouchard et de feu Roger Gauthier, de Saint-Irénée, évolue en production

porcine depuis cinq générations en plus de produire du boeuf, des céréales et

du bois. Alors que la première porcherie fut construite en 1965 et abritait 40 truies, la production annuelle

est à présent de 25 000 porcs.

Le chiffre d'affaires, qui était de 40 000 $ en 1956, est maintenant de plusieurs millions de

dollars. C'est donc dire que l'entreprise familiale a connu une croissance

remarquable. Gilles et

Rémi, deux des sept enfants Gauthier, ont pris la relève avec leurs conjointes

respectives et leurs enfants.

L'entreprise mère, la Porcherie Roger Gauthier, possède cinq entreprises

agricoles porcines distinctes, deux compagnies de transport et un garage

de machinerie.

félicite donc cette entreprise prospère et inspirante, qui fait rayonner

Charlevoix aux quatre coins du Québec. Merci, M. le Président.

Vice-Président (M. Ouimet) : Merci à vous, Mme la députée

de Charlevoix—Côte-de-Beaupré.

M. le député de Borduas, à vous la parole.

M. Jolin-Barrette : Merci, M. le Président. J'aimerais aujourd'hui

souligner les 25 ans de La Maison Victor-Gadbois, un organisme de Saint-Mathieu-de-Beloeil qui offre

des soins palliatifs aux personnes atteintes de cancer et dont la rémission

n'est plus possible.

sa fondation, en janvier 1992, La Maison Victor-Gadbois s'est donné comme

mission d'accueillir des malades en phase terminale dans une atmosphère

empreinte d'humanité et de dignité. La maison a également ajouté un volet supplémentaire à sa mission en ouvrant, il y a

quelques mois, un centre de jour où des personnes atteintes d'un cancer non guérissable peuvent, à raison d'une fois par

semaine, aller chercher un plus grand confort physique et psychologique.

Pour

terminer, M. le Président, j'ai une pensée spéciale pour le personnel ainsi que

pour tous les bénévoles de La Maison

Victor-Gadbois. Même bref, leur passage dans la vie du malade est important,

car, à défaut de rendre la mort moins

triste, ils arrivent tout de même à la rendre moins douloureuse. Voilà qui est

précieux pour les gens atteints et pour leurs proches.

Merci

à toute l'équipe de La Maison Victor-Gadbois de faire du bien aux malades

depuis les 25 dernières années.

Merci.

Vice-Président (M. Ouimet) : Merci à vous, M. le député de Borduas. Mme la

députée d'Anjou—Louis-Riel, à vous la parole.

Mme Thériault : Merci. C'est avec plaisir que je tiens à

souligner aujourd'hui le 10e anniversaire des créneaux d'excellence issus de la démarche ACCORD,

programme sous ma responsabilité au ministère

de l'Économie, de la Science et de l'Innovation.

Afin de soutenir le développement économique de

nos régions, ACCORD mise sur la coopération des acteurs régionaux pour

réaliser des projets structurants. Des centaines de projets ont vu le jour

grâce à la mobilisation des partenaires et à

leur volonté de mettre en commun leurs compétences au profit de la vitalité de

toutes les régions du Québec. Ils ont contribué à la vigueur économique de

celles-ci et font rayonner l'expertise ainsi que le savoir-faire québécois

à l'échelle locale, nationale et internationale.

À l'occasion du 10e

anniversaire, diverses actions seront déployées pour faire connaître les réalisations

et les retombées des créneaux d'excellence,

car ils sont à la base même du succès d'une démarche gagnante pour nos régions,

et c'est ce que je voulais souligner avec cette déclaration de députée. Merci,

M. le Président.

Vice-Président (M. Ouimet) : Merci à vous, Mme la députée

d'Anjou—Louis-Riel. M.

le député d'Abitibi-Ouest et vice-président de l'Assemblée nationale, à

vous la parole.

M. Gendron :

Alors, merci, M. le Président. En décembre dernier, l'escouade écono-polyno, de

la Cité étudiante, remportait le prix Action David-Suzuki.

Parrainé

par le Mouvement Desjardins, ce concours valorise les groupes citoyens ayant un

impact concret et positif sur

l'environnement et les communautés du Québec. En 2016, en collaboration avec le

Conseil régional de l'environnement de l'Abitibi-Témiscamingue, les

membres de l'escouade écono-polyno implantaient le compostage des matières résiduelles, qui a permis de détourner 62 tonnes

de matière organique de l'enfouissement, et remportaient par ce geste le

prix du public.

élèves ont posé des gestes écologiques concrets afin de lutter contre les

changements climatiques. L'escouade donne l'exemple et inspire si bien

que d'autres écoles suivent son modèle et inaugurent des stations en

compostage.

À

titre de député d'Abitibi-Ouest, je salue

cette initiative inspirante et la réussite des membres de l'escouade. Nous sommes très fiers de vous. Merci, Annick Létourneau,

technicienne en loisirs, et Michaël Plamondon, enseignant en géographie,

pour l'aide et l'encadrement offerts.

Le Vice-Président

(M. Ouimet) : Merci, M. le député d'Abitibi-Ouest. M. le

député de Rivière-du-Loup—Témiscouata,

à vous la parole.

D'Amour : Alors, merci beaucoup, M. le Président. C'est avec beaucoup de plaisir et avec beaucoup

de fierté que je souligne que la ville de Rivière-du-Loup s'est vu

attribuer, en décembre dernier, le prix de première ville entrepreneuriale au Canada, un classement qui est

établi par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante. Le classement s'est effectué compte

tenu de la forte présence

entrepreneuriale ainsi que des perspectives et des politiques

entrepreneuriales mises de l'avant.

Évidemment,

le développement économique, le développement

social, M. le Président, c'est l'affaire de bien des gens, de bien des

organisations. Je salue le travail inlassable des organismes de développement

de la communauté de Rivière-du-Loup. Bien

sûr, il s'agit également des gestes posés par le conseil de ville, les membres

du personnel de la ville de

Rivière-du-Loup et surtout un travail réalisé par l'ensemble de nos

entrepreneurs, petits, moyens ou gros. Que l'on crée un emploi, cinq, 50

ou 500, on a tous un rôle important à jouer sur le plan économique.

Alors, à ces

entrepreneurs qui prennent des risques, qui investissent, qui innovent, qui

exportent, qui produisent et qui créent

de l'emploi, je leur dis simplement merci. Merci de votre apport économique et

social au sein de notre communauté!

Le Vice-Président (M. Ouimet) :

Alors, merci à vous, M. le député de Rivière-du-Loup—Témiscouata. Mme la députée

de Gatineau, je vous cède la parole pour votre déclaration.

Mme Vallée :

Merci, M. le Président. Alors, j'aimerais souligner la tenue, le 1er février

dernier, de la septième Journée

québécoise de la médiation familiale. Instaurée par le gouvernement du Québec,

cette journée vise à sensibiliser la population à la médiation familiale

et surtout à l'informer des bienfaits de l'utilisation de ce service.

Au Québec,

plus de 80 % des parents arrivent à conclure une entente grâce à la

médiation familiale et ils en tirent de

nombreux bénéfices. Par ailleurs, afin d'encourager les couples à avoir recours

à ce mode amiable de résolution des conflits,

il est bon de rappeler que le gouvernement offre une séance d'information de

groupe sur la parentalité après la rupture. Une

partie des honoraires

des médiateurs accrédités est également couverte par l'État.

En terminant,

je tiens à souligner le travail remarquable des quelque 1 130 médiateurs

familiaux accrédités qui guident et

soutiennent annuellement plus de 15 000 couples en situation de rupture.

Ils contribuent ainsi à rendre la justice plus accessible, plus humaine

pour nos concitoyens. Merci.

Vice-Président (M. Ouimet) : Merci à vous, Mme la députée

de Gatineau. M. le député de Verchères, à vous la parole.

M. Bergeron : M.

le Président, c'est hier que Mme Louise Beaudoin a reçu des mains du

président de la République française, M. François Hollande, les insignes

de grand officier de la Légion d'honneur, un exceptionnel témoignage de considération pour un parcours qui

ne l'est pas moins. Instituée en 1802 par Napoléon Bonaparte, la Légion d'honneur est la plus haute décoration honorifique

française. Elle vise à récompenser les personnes ayant fait preuve de

mérite éminent au service de la nation.

Peu de

gens peuvent prétendre avoir une connaissance et une compréhension aussi fines

que celles de Louise Beaudoin par rapport aux cultures québécoise et

canadienne et de ce qui les unit. La profondeur et la durabilité des liens

qu'elle a patiemment tissés de part et

d'autre de l'Atlantique au fil des ans n'ont d'égal que l'ardeur et le tact

avec lesquels elle les a mis à profit

pour renforcer la relation directe et privilégiée entre la France et le Québec,

que ce soit à

titre de déléguée générale

du Québec à Paris ou de ministre des Relations internationales. Grâce à Louise

Beaudoin, le Québec et la France ont souvent fait cause commune,

notamment pour l'adoption par l'UNESCO de la Convention sur la protection et la

promotion de la diversité des expressions culturelles.

Qu'il me soit

donc permis de féliciter chaleureusement Louise Beaudoin pour cet honneur bien

mérité qui rejaillit sur tout le Québec.

Le Vice-Président (M. Ouimet) :

Alors, merci à vous, M. le député de Verchères, pour cette déclaration.

Alors, voilà qui met un

terme à la rubrique Déclarations de députés. Je suspends les travaux de

l'Assemblée quelques instants.

(Suspension de la séance à 13 h 51)

Le Président : Mmes, MM. les députés,

je suis très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle période de travaux parlementaires.

C'est malheureusement avec tristesse que nous avons appris récemment le décès de deux

anciens collègues, soit M. Yvon

Dupuis, député de Montréal—Sainte-Marie de 1952 à 1956 puis député fédéral de

Saint-Jean—Iberville—Napierville de 1958 à 1965, ainsi que de

M. André Léveillé, député de Maisonneuve de 1966 à 1970.

Maintenant,

évidemment, la semaine dernière, nous avons également tous été profondément

bouleversés par des événements tragiques qui ont frappé durement nos

concitoyens québécois de la ville de Québec au Centre culturel islamique, ici. Je vous inviterais donc à vous

recueillir en ayant une pensée particulière pour tous ces disparus de même

que leurs familles et leurs proches.

Merci. Veuillez vous asseoir.

J'ai le plaisir de souligner la présence, dans

nos tribunes, de l'ambassadeur de Mongolie, Son Excellence M. Altangerel

Radnaabazar, à l'occasion de sa visite officielle.

J'ai également le plaisir de souligner la

présence de M. Scott McKay, ancien député de l'Assomption, qui devrait

être avec nous. Ah! il est là, il est là. Je le cherchais. Et j'en vois une

tout autre, Mme Lucie Papineau, voilà, Mme Lucie Papineau, ancienne

députée de Prévost.

Comme vous le

savez sans doute, depuis la période de notre départ, au mois de décembre,

jusqu'à aujourd'hui, j'ai reçu

passablement de courrier.

Le Président : Oui, bien,

après les cartes de Noël, effectivement, cher Nicolas, après les cartes de

Noël.

Alors, avant

de poursuivre les affaires courantes, je dépose la lettre que j'ai reçue de

Mme Françoise David, dans laquelle

elle m'informe de sa démission à

titre de députée de Gouin.

Cette démission prenait effet le 19 janvier 2017. Et elle m'a

demandé, parce que je lui ai parlé, de transmettre ses meilleurs voeux et sa

plus grande amitié à chacun des membres de l'Assemblée nationale.

Je dépose la

lettre qu'a reçue le secrétaire général de l'Assemblée nationale de

Mme Nathalie Roy, présidente du

caucus du deuxième groupe d'opposition, l'informant que M. Claude

Surprenant, député de Groulx, n'est plus membre du caucus du deuxième

groupe d'opposition depuis le 24 janvier 2017.

Je dépose une

lettre que j'ai reçue de Mme Nicole Ménard, présidente du caucus du gouvernement, m'informant que

M. Pierre Paradis, député de Brome-Missisquoi, n'est plus membre du caucus du gouvernement depuis le 26 janvier 2017.

Je dépose la lettre que j'ai reçue de la part de

Mme Martine Ouellet, députée de Vachon, dans laquelle elle m'informe de sa

décision de siéger à

titre de députée indépendante à compter du

5 février 2017.

Enfin, je

vous avise que le Directeur général

des élections a fait parvenir au

secrétaire général de l'Assemblée

une lettre datée du

12 décembre 2016, dont je vous lis l'extrait suivant :

«Conformément à l'article 380 de la Loi électorale, nous vous transmettons [les noms] des candidats

proclamés élus dans les circonscriptions électorales de Saint-Jérôme, de Marie-Victorin, d'Arthabaska et de Verdun à la

suite des élections partielles du 5 décembre 2016. Ces élections ont

été tenues en vertu du décret du gouvernement pris en date du

2 novembre 2016.

«[...]Nous

vous prions de recevoir, M. le secrétaire général, l'expression de nos

sentiments les plus distingués.»

Et c'est

signé : M. Pierre Reid, Directeur général des élections et président

de la Commission de la représentation électorale.

Je dépose

cette lettre accompagnée d'un avis proclamant M. Marc Bourcier candidat

élu dans la circonscription électorale

de Saint-Jérôme, Mme Catherine Fournier candidate élue dans la circonscription

électorale de Marie-Victorin, de

M. Éric Lefebvre candidat élu dans la circonscription électorale

d'Arthabaska, et finalement Mme Isabelle Melançon candidate élue

dans la circonscription électorale de Verdun.

J'invite donc

maintenant M. le chef du deuxième groupe d'opposition et M. le whip du deuxième

groupe d'opposition à accueillir M. le député d'Arthabaska,

M. Éric Lefebvre.

Le Président : Je vois qu'on vous a

trouvé un siège, M. Lefebvre. Le député de La Peltrie pensait que

c'était lui qu'on félicitait tout à l'heure, mais il s'était trompé.

J'inviterais maintenant M. le chef de l'opposition

officielle ainsi que Mme la whip de l'opposition officielle à aller chercher

Mme la députée de Marie-Victorin, Mme Catherine Fournier.

Président :

J'inviterais encore M. le chef de

l'opposition officielle ainsi que Mme

la whip de l'opposition officielle

pour aller quérir le nouveau député de Saint-Jérôme, M. Berthier... M. Jean-Marc

Bourcier.

Le Président : Marc Bourcier.

C'est parce que je veux apprendre à le connaître mieux. Marc Bourcier.

Président :

J'inviterais finalement M. le

premier ministre et M. le whip en chef du gouvernement d'aller quérir, d'aller chercher la

nouvelle députée de Verdun, Mme Isabelle Melançon.

Président : Il y en a

qui ont pu observer jusqu'à quel point la masse est importante

dans cette Assemblée. C'est notre symbole, symbole du pouvoir.

Et, parlant

du pouvoir, je vais inviter tout de

suite M. le premier ministre à

nous... Je vais lui céder la parole pour faire son allocution pour

recevoir les quatre récipiendaires.

Couillard : Merci, M. le Président. Alors, je veux d'abord m'adresser à nos nouveaux

collègues et nouvelles collègues qui

entrent à l'Assemblée aujourd'hui pour leur dire qu'ils entrent aujourd'hui dans ce lieu qui est certes rempli d'histoire, je me souviens, encore une fois, moi, de la première fois où

j'ai mis les pieds dans ce beau salon bleu, et vous aurez, vous aussi, l'occasion

de façonner l'avenir de notre société.

Bien sûr,

vous avez été élus par la démocratie, et, la démocratie,

on le voit, à quel point elle est précieuse sur notre planète, c'est ce qui unit toutes les grandes

nations du monde. Vous avez été élus sous des bannières politiques différentes,

mais rappelons-nous tous et toutes que notre

tâche première est de représenter nos citoyens à l'Assemblée nationale et de

faire entendre leurs voix et leurs

préoccupations. Il faut se souvenir que nous travaillons tous avec le même

objectif en tête, soit que les

générations suivantes trouveront un Québec mieux placé, mieux armé pour faire

face aux défis de leur époque. Concrètement,

ça veut dire que nous devons donner à tous les Québécois et les Québécoises les

moyens d'améliorer leurs conditions

de vie, leur qualité de vie et de faire face à l'avenir. Pour ce faire, nous

avons besoin d'un système d'éducation qui

positionne nos jeunes parmi les leaders de demain pour évoluer dans un marché

du travail qui, on le sait, va être en pleine mutation, un système de santé qui soigne

ceux dans le besoin, une économie forte qui nous permet de créer de la

richesse pour la redistribuer aux plus démunis.

Bon, les moyens, et

vous le verrez quotidiennement, les moyens et les idées diffèrent, et c'est

tant mieux, personne n'a le monopole des

bonnes idées. On souhaite toujours que ça n'arrive pas trop rapidement, mais

j'ai l'impression que vous serez,

vous aussi, eh oui, probablement critiqués. Mais rassurez-vous : si vous

l'êtes, c'est parce que vous aurez pris position. Respectez vos valeurs

et vos idées.

contre, il faut toujours se souvenir que les critiques peuvent parfois

être — souvent,

même — plus

difficiles pour nos familles et nos

proches que pour nous-mêmes. Donc, il faut réaliser que la politique est un

travail d'équipe qui unit bien des

gens, des gens qui travaillent avec nous mais des gens qui sont nos proches,

notre famille, qui sont ceux qu'on retrouve un jour où on quitte la

politique pour retourner à la société civile.

Avant

de vous saluer personnellement, je tiens à rendre hommage aux 34 autres

Québécoises et Québécois qui ont eu

le courage d'apposer leurs noms sur les bulletins de candidature lors des

élections partielles du 5 décembre dernier. Vous me permettrez de saluer plus particulièrement les personnes qui ont

porté les couleurs de notre formation politique : Mme Naömie Goyette dans Saint-Jérôme, Luc

Dastous dans Arthabaska et Normand Parisien dans Marie-Victorin. Bien sûr, on aurait souhaité également les retrouver

parmi nous à l'Assemblée, mais je suis convaincu que leur engagement ne

s'est pas arrêté et ne s'arrêtera pas le 5 décembre.

plus, il y a des centaines de bénévoles qui vous ont accompagnés durant

plusieurs semaines, et, bien sûr, ça, c'est pour tous les candidats confondus

de tous partis confondus.

Finalement,

bien sûr, il y avait des gens dont le travail, ces journées-là, était là...

était fait pour encadrer l'activité démocratique. Donc, merci à tous.

Avec

les membres de notre caucus, j'ai moi-même eu l'occasion de participer à des

activités dans chacune de ces circonscriptions.

Que ce soit en rencontrant les organismes communautaires à Longueuil, des travailleurs d'une entreprise spécialisée dans la fabrication et l'installation d'acier d'armature à

Victoriaville, des anciens vétérans à Saint-Jérôme ou des

gens d'affaires à Verdun, c'est toujours inspirant de rencontrer ceux et celles au nom de

qui nous travaillons. C'est un privilège,

il faut s'en rappeler tous les jours, un privilège d'être parmi les

125 députés qui représentent

plus de 8 millions de Québécoises et de Québécois, une fierté, bien

sûr, mais aussi une grande responsabilité.

remarque que vous êtes autant de femmes que d'hommes. Un jour, j'espère que ce

ne sera même plus nécessaire de faire

ce genre de commentaire, M. le Président. Et je crois que nous devons continuer

d'aller dans la bonne direction.

le député d'Arthabaska, votre expérience d'entrepreneur apportera sans aucun

doute un éclairage utile dans l'exercice de vos fonctions.

Mme la députée de

Marie-Victorin, on vous l'a dit plusieurs fois, vous êtes la plus jeune femme

de l'histoire à siéger ici, à l'Assemblée

nationale. Bravo! Un très beau signal à la population du Québec. C'est avec

intérêt d'ailleurs que nous voyons

tous et toutes la génération montante prendre sa place ici même, à l'Assemblée,

aux côtés de plusieurs autres jeunes élus tels que les députés de

Richmond et de Sainte-Rose.

le député de Saint-Jérôme, votre implication dans votre communauté vous sera

bénéfique pour représenter vos concitoyens.

enfin, Mme la députée de Verdun, durant de nombreuses années, vous avez fait

bénéficier, par vos compétences, de

vos talents à plusieurs députés et ministres de notre formation politique.

Maintenant, ce sont les citoyens et citoyennes de Verdun qui pourront, eux aussi, elles aussi, profiter de vos talents.

Je sais que vous saurez les rendre — et ils le sont déjà — aussi

fiers que nous le sommes de vous accueillir au sein de notre équipe. Je sais

aussi que votre conjoint, Jean-François, vos

enfants, Élizabeth et Christophe, ont beaucoup d'admiration pour ce que vous

faites mais aussi pour ce que vous

êtes. Vous êtes une femme passionnée, déterminée, et votre dynamisme, on le

voit, est contagieux, même si des fois on contourne certaines règles

d'organisation physique en ces lieux, M. le Président.

Mme la députée de Verdun, dans les prochaines

minutes, vous prononcerez votre première allocution dans cette enceinte. Ce moment, et c'est vrai pour les autres

collègues qui font leur entrée aujourd'hui, il est le vôtre et celui des

citoyens de vos circonscriptions. Bienvenue à tous et à toutes.

Président : Merci, M. le premier ministre. Et, à la jeune maman

qui est dans notre galerie, ne vous en faites pas parce que le bébé gazouille un peu. J'entends bien pire que ça,

généralement, en bas. M. le chef de l'opposition officielle.

Lisée : M. le Président, l'arrivée de nouveaux députés

constitue un moment fort de notre vie parlementaire. Et, vous le savez, et je tiens à le dire aux

nouveaux députés et ceux qui ont été élus depuis 2014, lorsque ceux qui sont

élus à l'élection générale arrivent,

on n'en fait pas si grand cas. On n'en fait pas si grand cas, et, M. le

Président, peut-être que, dans nos

pratiques parlementaires, pourrions-nous quand même souligner l'arrivée des

cohortes nombreuses qui arrivent au

moment des élections. Mais ça nous donne le goût d'être candidats dans des

partielles, parce qu'on est très bien accueillis, je tiens à vous le

dire.

C'est

d'autant plus intéressant aujourd'hui que la moitié des nouveaux venus sont des

nouvelles venues, et je retiens le

mot du premier ministre : On a hâte du jour où on n'aura plus besoin de le

souligner. Je tiens, bien sûr, à féliciter le député d'Arthabaska et la

députée de Verdun, leur souhaiter la bienvenue. Ils se sont bien battus dans

des conditions parfois difficiles de très grande compétitivité et ils ont

gagné.

C'est avec

beaucoup de fierté que je souhaite la bienvenue dans l'équipe de l'opposition

officielle à la députée de

Marie-Victorin, on ne le dira jamais assez, la plus jeune députée élue à

l'Assemblée nationale. Ça lui passera, mais, en ce moment, c'est une

réalité.

je souhaite la bienvenue à un Jérômien engagé depuis plus de 30 ans dans

le développement de sa communauté. Je

suis d'autant plus fier que nous accueillions deux élus aux cheminements très

différents, dont la présence à nos côtés témoigne de la force d'attraction du Parti québécois. La députée de

Marie-Victorin compte déjà un parcours impressionnant. Elle prêtera sa voix non seulement aux citoyennes

et aux citoyens qu'elle représente, mais aussi à la génération montante.

Elle défendra les dossiers de l'habitation

et de la protection des consommateurs, des enjeux qui touchent directement la

qualité de vie de milliers de Québécoises et

de Québécois. Quant au député de Saint-Jérôme, il continuera de servir les

Jérômiens et les Jérômiennes avec le

dévouement qu'ils lui connaissent, notamment à travers les dossiers du travail

et de l'électrification des

transports, qui, nous le savons, occupent une place centrale dans le

développement économique de Saint-Jérôme.

En politique,

chaque victoire est une victoire d'équipe. Je tiens à saluer l'engagement

exceptionnel des organisations électorales,

des militantes et militants du Parti québécois de Marie-Victorin et de

Saint-Jérôme, mais aussi celui tout aussi méritant des autres formations politiques. Et je tiens à souligner le

travail remarquable de notre candidat dans Arthabaska, Jacques Daigle,

et de celui de Verdun, Richard Langlois, qui se sont donnés sans compter pour

les électeurs de leurs circonscriptions...

M. Lisée : J'ai dit Langlois?

C'est Langlais. Excusez-moi. Nous savons à quel point l'action militante est essentielle à la vitalité de nos partis politiques

et de notre démocratie. J'aimerais également souligner l'appui de vos familles,

qui ont toutes les raisons d'être fières de

vous et qui seront à vos côtés durant cette aventure belle et intense qui

commence.

Vous serez à l'écoute des gens que vous

représentez. Vous prêterez votre voix à leurs préoccupations, à leurs inquiétudes, à leurs aspirations. Notre vision et

celle du gouvernement ne seront pas toujours en accord. Ça, je peux vous

le garantir. Nous débattrons parfois de manière vive, mais dans le respect de

chacune et de chacun. Il y aura d'autres moments,

comme ceux que nous venons de vivre, qui nous commanderont d'aller au-delà de

la partisanerie et de parler d'une

seule voix, et j'espère que ce sera souvent le cas à la session qui s'amorce.

Et toujours au centre de notre action, le bien commun du Québec.

Je formule le voeu de voir davantage de femmes

franchir le seuil de cette Assemblée dans les années à venir. Mme la députée de Marie-Victorin, M. le député de

Saint-Jérôme, vous additionnez vos compétences à une équipe de députés aguerris et talentueux. Merci d'être là,

merci pour votre engagement, merci pour ce que vous avez fait, mais surtout

pour ce que vous commencez à faire aujourd'hui dans cette Assemblée.

Le Président : Merci, M. le

chef de l'opposition officielle. J'inviterais maintenant M. le chef du deuxième

groupe d'opposition.

M. Legault :

Merci, M. le Président. C'est toujours un immense plaisir de recevoir des

nouvelles personnes qui viennent ici,

à l'Assemblée nationale, représenter les citoyens de leurs circonscriptions.

Donc, aujourd'hui, on a quatre

nouveaux visages, quatre nouveaux talents, et surtout, je dirais, quatre

nouveaux collègues, peu importe le parti auquel on appartient.

Donc, les

électeurs d'Arthabaska, Marie-Victorin, Saint-Jérôme et Verdun ont fait leur

choix. Ça a été des campagnes

exigeantes, je pense, entre autres à Saint-Jérôme, où ça a duré quelques mois.

Des campagnes aussi qui étaient excitantes.

Moi aussi, j'ai eu l'occasion d'aller à quelques reprises dans les quatre

comtés. Je veux féliciter tous ceux qui se sont investis dans ces élections, que ce soient les candidats, tous les

candidats, candidates, que ce soient les chefs de parti, que ce soient

tous les bénévoles qui se sont assurés qu'on garde bien vivante notre

démocratie électorale.

Vous allez me permettre peut-être de saluer

spécialement Éric Lefebvre, le nouveau député d'Arthabaska. Éric — j'aime ça, vous le savez — c'est un entrepreneur qui a démarré quelques

entreprises. On aurait besoin, au Québec, de plus d'entrepreneurs, parce qu'on doit doubler les investissements

des entreprises pour créer des emplois de qualité. Donc, première

qualité : un entrepreneur.

C'est aussi

un leader rassembleur. J'ai rarement vu, M. le Président, dès le lancement de

sa campagne, autant de personnes. Il

y avait 300 bénévoles le jour 1 de sa campagne, des gens du comté, parce

que, parfois, on remplit des salles avec

des gens qui viennent de l'extérieur du comté. Dans son cas, c'était

300 personnes du comté. Pour un nouveau en politique, c'est quand

même spécial, ça lui a permis d'aller chercher 44 % d'appuis. On est très fiers.

Éric, c'est

aussi un père de famille, donc, en plus d'être un entrepreneur. Et, sa

conjointe, qui est sa complice, je veux la saluer, Geneviève, qui est une enseignante. Donc, ça nous assure...

Puis, dès le jour 1, ça a été un sujet important, que l'éducation, hein, soit la priorité au Québec.

Donc, je n'ai pas besoin de le rappeler à Éric ou... En tout cas, il y a

quelqu'un qui va s'occuper de le lui rappeler, si jamais il l'oublie.

C'est

quelqu'un aussi qui est très impliqué dans sa communauté. Il a été président de

la campagne Centraide, de plusieurs

campagnes. Il a même démarré une fondation pour les enfants malades puis pour

la pédiatrie de l'Hôtel-Dieu. Donc,

c'est un bon représentant, évidemment, qui connaît bien les dossiers

économiques. C'est pour ça qu'il sera notre représentant en

développement économique régional.

Je veux aussi

saluer Catherine Fournier, hein, nouvelle députée de Marie-Victorin. J'espère

que de voir une jeune qui vient à

l'Assemblée nationale, ça va donner le goût à d'autres jeunes. Parce que c'est

pour les jeunes qu'on s'implique en

politique. Donc, bravo pour la campagne! Je veux en profiter pour saluer notre

candidate, qui était Julie Chapdelaine, qui a fait un retour aux études, ce qui n'est pas

facile, pour compléter un baccalauréat aux HEC. Donc, une femme qu'on va

revoir dans les prochaines années.

Je veux ensuite

saluer la nouvelle députée de Verdun, Isabelle Melançon, qu'on a connue

effectivement dans certains cabinets, que je

vois de temps à autre, parce qu'elle habite le plus beau comté du Québec, hein,

dans L'Assomption, et je veux lui

dire bienvenue. Je veux dire merci à Ginette Marotte, l'ancienne mairesse de

Verdun, qui a décidé de lâcher sa retraite puis de s'occuper... après

s'être occupée de sa mère malade, a décidé de revenir en politique.

veux finalement saluer le nouveau député de Saint-Jérôme, Marc Bourcier. Pour

avoir fait du porte-à-porte, je sais

qu'il a beaucoup d'anciens élèves, hein, dans le comté, qui vous apprécient

beaucoup. Vous avez fait une longue campagne.

Vous avez obtenu un score exceptionnel. Je veux quand même rappeler qu'on avait

un bon candidat, Bruno Laroche, maire

de Saint-Hippolyte puis préfet de la MRC, qui a quand même obtenu 35 %

d'appuis, mais ça n'a pas été assez pour battre Marc Bourcier. Donc,

bienvenue, Marc, ici, à l'Assemblée nationale.

en terminant, bien, je veux souligner une chose : Dans nos quatre

candidats, il y avait deux femmes, deux hommes. Aujourd'hui, on a, dans les nouveaux députés, deux femmes, deux hommes.

J'espère que ça nous inspirera, tout le monde, pour 2018. C'est une tendance qu'on doit poursuivre en 2018. On a besoin, à l'Assemblée

nationale, d'avoir plus de femmes.

On a besoin de leurs compétences, de leur dynamisme et leur humanisme. Merci, M.

le Président.

Président : Merci, M.

le chef du deuxième groupe

d'opposition. J'inviterais maintenant

Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Mme Massé : Alors, bonjour, tout le monde, bonjour à

toutes ces nouvelles personnes qui viennent aujourd'hui rejoindre les

banquettes de l'Assemblée nationale pour exercer un devoir qui n'est pas toujours

simple à exercer, qui est celui d'être député.

Bonjour, Marc, bonjour, Catherine,

bonjour, Éric, bonjour, Isabelle. Vous me permettrez de souhaiter bonjour

à Pierre Moreau aussi, qui nous a manqué

pendant... qui n'a pas été là pendant plusieurs mois. Peut-être

que ça dépasse le protocole, mais je

le souhaitais parce que je sais que, des fois, une année d'absence, c'est

long dans une vie, surtout quand on est très malade.

Alors, comme les gens qui ont pris la

parole avant moi l'ont mentionné, bienvenue. Et bienvenue, je sais ce que

ça veut dire, c'est qu'à partir de maintenant

vous allez être très, très, très occupés. Non pas que vous ne l'étiez pas avant,

ce n'est pas ça, l'idée, mais c'est quand on se met à être au service de nos

concitoyens, à être en soutien...

Dans mon cours de député 101, il n'y a

pas si longtemps que ça, on m'apprenait qu'on avait une responsabilité face à nos concitoyens dans notre circonscription, d'être cette

interface entre les citoyens, citoyennes de notre circonscription et l'appareil public, qu'on avait un rôle de législateur qu'on fait ici,

qu'on fait en commission

parlementaire, et qu'on avait un rôle de loupe pour avoir une responsabilité de la gestion de notre portefeuille collectif. Et, dans ce sens-là, je

pense que l'ajout de vos yeux nous aidera à assumer notre rôle collectif

de responsables par rapport aux finances publiques.

Je vais aussi, à mon tour, rappeler

que nos candidats et candidates ont

aussi travaillé très fort pour ces différentes partielles. Je pense notamment à Véronique Martineau dans Verdun, à Carl

Lévesque dans Marie-Victorin, à Sarah Beaudoin dans Arthabaska et à Marcel Gosselin au niveau de Saint-Jérôme. Je tiens

à les remercier, remercier leur équipe, remercier aussi les gens qui rendent cette démocratie

possible, parce qu'un pays sans démocratie est un pays qui ne va pas bien.

Un pays avec une démocratie tronquée est un

pays qui ne va pas bien. Et un pays comme le nôtre, qui aspire aux plus grands

actes démocratiques, bien, j'espère que nous allons collectivement réussir à

aller à notre idéal, c'est-à-dire une réelle démocratie

au Québec. Alors, bienvenue, et on aura la chance de travailler ensemble, même

si on ne pensera pas toujours pareil. Merci.

Président : Merci, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques. Vous m'avez coupé mon punch, un

peu. J'étais pour dire : Il y en

a un cinquième qui est entré ici, puis c'est notre collègue le député de

Châteauguay, mais ça a été fait. Alors, encore une fois, M. le député de

Châteauguay, bienvenue en Chambre.

comme le veut la tradition, puisque nous avons quatre nouveaux membres, quatre

nouveaux députés, nous allons les entendre tout de suite. Nous allons

les entendre tout de suite par ordre alphabétique de leur circonscription, c'est-à-dire : Arthabaska, Marie-Victorin,

Saint-Jérôme et Verdun. Alors, je vais demander tout de suite à M. le député...

maintenant, on va vous appeler comme ça, M. le député d'Arthabaska, c'est à

vous la parole.

M. Lefebvre :

Merci, M. le Président. Tout d'abord, je veux vous exprimer ma fierté de me

retrouver ici, à l'Assemblée nationale du

Québec. Si je suis ici aujourd'hui, c'est d'abord en raison de la confiance que

m'a accordée le chef de la Coalition

avenir Québec en m'invitant à me présenter lors de l'élection partielle de la

circonscription d'Arthabaska. J'ai

appris à connaître un homme pour qui l'écoute, le respect et les résultats ont

une très grande importance, un homme pour qui l'éducation et l'économie

sont au sommet des priorités.

le Président, comme enseignant de formation et comme entrepreneur depuis près

de 20 ans, vous comprendrez que

l'éducation et l'entrepreneuriat font

partie de mon ADN. Merci également pour

les responsabilités qu'il m'a confiées en tant que porte-parole en matière de

développement économique régional et des ressources naturelles, ainsi que

responsable de la région de

l'Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec. Il s'agit de

défis stimulants et inspirants.

M. le Président, mes premiers remerciements seront pour les citoyennes

et citoyens du comté d'Arthabaska, qui portera bientôt, je l'espère, le nom d'Arthabaska-L'Érable. Déjà,

j'ai fait une demande en ce sens au Directeur

général des élections, car mon comté compte six municipalités

de la MRC d'Arthabaska et l'ensemble des 11 municipalités de la MRC de L'Érable. J'ai d'ailleurs

déjà reçu, M. le Président, pratiquement l'ensemble des résolutions d'appui de

toutes les municipalités de mon comté.

veux dire merci du fond du coeur aux citoyens de mon comté pour leur confiance

et de m'avoir donné un mandat fort. Un

merci particulier aux nombreux bénévoles qui ont oeuvré durant ma campagne

électorale et à mon équipe présente ici aujourd'hui, formée de France,

Stéphanie, Pierre-Luc et Claude. Un merci spécial à ma conjointe, Geneviève,

une femme exceptionnelle qui m'accompagne

dans cette belle aventure et dans pratiquement tous les événements du comté.

Merci d'être à mes côtés au quotidien et particulièrement aujourd'hui dans ce

moment si important pour moi.

Merci

à Laurence, l'aînée de ma famille, de mes enfants, qui est ici aujourd'hui. C'est avec fierté, chers collègues, que je vous présente une future médecin du Québec.

Merci à Rosalie, Amora et Marie-Eden, mes parents, ma famille et mes amis de

leur support.

M. le Président, je l'ai répété aux gens, que, s'ils me donnaient le privilège d'être

leurs yeux, leurs oreilles et leur voix à Québec, je leur ferais, avec

toute mon énergie et les efforts nécessaires, mais aussi dans le respect.

Mr. President, I would like to say a

few words to my English-speaking citizens. Throughout my campaign, I have always said that, if we are

given the privilege to be elected as a Member of Parliament, I will be the

eyes, the ears and the voice of the

people of Arthabaska

in this House. Believe me when I say that was... do so with all my energy, my efforts

and also respect.

M. le Président, je n'ai pas

l'expérience parlementaire de chacun

de vous, mais permettez-moi de rappeler à mes collègues de tous les

partis confondus que c'est un grand privilège que nos commettants nous donnent,

et nous avons l'obligation morale de le faire dans le plus grand respect des

institutions. En parlant de respect, M. le Président, vous comprendrez que j'ai une pensée toute particulière

envers Mme Sylvie Roy, à qui je succède ici, ainsi qu'à tous les députés qui m'ont précédé ici, en tant que députés

d'Arthabaska. Ils ont tous effectué leurs tâches avec un dévouement et

fierté, un héritage que je veux poursuivre.

le Président, depuis le 6 décembre, je sillonne les couloirs de l'Assemblée

nationale et je découvre une grande famille

avec les gens de mon parti, mais également je dois vous dire que j'ai reçu un

accueil chaleureux de tous les élus.

Malgré

nos opinions politiques différentes, je vois bien le respect entre nous

et c'est tout en votre honneur, chers collègues.

Permettez-moi

tout particulièrement de remercier chaleureusement le personnel de l'Assemblée nationale ainsi que

l'équipe de la CAQ pour leur accueil et leur support apporté lors de mes

premiers pas ici. Rappelez-vous, chers collègues, vos premiers pas ici. C'est un vrai labyrinthe. À

ma première journée, je me suis retrouvé à l'étage du gouvernement. Ayant constaté mon erreur, j'en ai quand même profité pour faire le tour,

question de faire un peu de visualisation pour 2018.

Arthabaska-L'Érable

est une région très diversifiée sur le plan économique où se côtoient la

ruralité avec une industrie agricole très

dynamique, mais aussi dans des pôles industriels importants où se trouvent

plusieurs PME et de grandes

entreprises. C'est une région d'entrepreneurs qui rayonnent à travers le monde.

La ville-centre, Victoriaville, est reconnue

comme le berceau du développement durable et tout le monde et les entrepreneurs

y sont soucieux de l'environnement.

Permettez-moi

de souligner l'apport important de M. Normand Maurice, le père de la

récupération. Dans l'autre pôle, il y

a la ville de Plessisville qui est reconnue comme la capitale mondiale de

l'érable avec son Festival de l'érable. Je suis convaincu que, tout comme moi, vous êtes persuadés d'habiter le

plus beau comté au Québec. Mais laissez-moi vous présenter quand même

quelques attraits pour tenter tout au moins de venir visiter mon comté.

nombreux joyaux de ma circonscription méritent le détour : le lac William,

à Saint-Ferdinand, est un milieu récréotouristique

et de villégiature exceptionnel. Le réservoir Beaudet, à Victoriaville,

accueille 250 000 oies qui offrent tout un spectacle à l'automne.

Je vous invite à venir marcher autour du lac pour apprécier ce splendide

spectacle. Des ornithologues de partout au Québec se donnent rendez-vous pour

voir 200 sortes d'oiseaux.

y a aussi le centre de glisse du Mont-Apic, à Saint-Pierre-Baptiste, une belle

activité hivernale. Le Festival du boeuf d'Inverness et le Festival du

cheval de Princeville, qui sont parmi les plus populaires au Québec avec plus

de 50 000 visiteurs. Le Musée du bronze

d'Inverness, Inverness qui est la capitale du bronze, alors que plusieurs

monuments ici au Parlement ont été

fondus dans les ateliers d'Inverness, dont celui en hommage aux premières

femmes en politique, celui de Robert

Bourassa et celui de Louis-Joseph Papineau. À Victoriaville, on retrouve

également le Musée Laurier, situé dans la maison historique du premier

ministre Sir Wilfrid Laurier.

milieux sportif et culturel sont très

dynamiques aussi, alors que des artistes et des sportifs de renom viennent

de la région. Pensons, par exemple, à l'humoriste Pierre Verville, au sculpteur professionnel Jérôme

Grenier, qui utilise le cuivre de la

tour centrale du Château Frontenac dans ses oeuvres. Les

auteurs-compositeurs-interprètes Dumas et mon ami Alain-François sont

autant d'artistes qui nous rendent fiers à l'échelle provinciale.

point de vue sportif, plusieurs grands viennent de chez nous. Parmi eux, sans jeu

de mots, le grand Jean Béliveau, mon ami Gilbert Perreault, avec qui

j'ai eu le privilège de jouer, après sa carrière professionnelle, bien

sûr — ces

deux joueurs d'exception viennent d'être

choisis parmi les 100 meilleurs joueurs de l'histoire dans le cadre du centenaire de la Ligue nationale de hockey — sans oublier Gilles Marotte et,

dernièrement, un autre Victoriavillois, Phillip Danault, qui fait la fierté de notre région avec le

Canadien de Montréal et qui a joué pour les Tigres de Victoriaville, une

organisation qui fête ses 30 ans cette année.

cours de ma campagne électorale, j'ai pris plusieurs engagements. C'est donc

sans surprise que vous me verrez porter

une attention particulière à certains dossiers, dont l'agrandissement de

l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska, l'investissement à la radiologie du CLSC de l'Érable, tel que promis par le gouvernement,

et seront, sans partisanerie, au coeur de mes préoccupations, puisque

mes citoyens attendent leur réalisation.

reconnaissance régionale sera également au coeur de mes préoccupations, appuyé

à cela par mes collègues de la région,

alors que le Centre-du-Québec est en perte de services et de responsabilités.

Je pense, entre autres, au projet Optilab, qui a engendré des pertes

d'emplois et de services dans ma région.

La défense

des intérêts de l'industrie agricole et des contribuables sera aussi au coeur

de mon engagement. J'en profite

aujourd'hui pour remercier le ministre de l'Agriculture d'avoir reculé dans le

dossier du programme du crédit de taxes foncières. Au nom des

agriculteurs, merci.

En terminant,

je tiens à vous remercier encore une fois, vous tous, les députés de tous les

partis, de votre accueil chaleureux. C'est un grand privilège de faire

maintenant

partie de cette grande institution à vos côtés. Merci.

Président : Merci, M. le député d'Arthabaska. J'inviterais

maintenant Mme la députée de Marie-Victorin.

Mme Fournier : Merci, M. le

Président. Chers famille, amis et collègues ici présents, je suis honorée

d'être accueillie aujourd'hui parmi les 125

députés de l'Assemblée nationale du Québec. C'est ici, au Parlement, que

prennent forme nos grands projets de

société. Pensons à la nationalisation de l'hydroélectricité sous Jean Lesage, à

la Charte de la langue française sous

René Lévesque, aux CPE sous Lucien Bouchard, et j'en passe. J'ai confiance et

j'espère plus que jamais pouvoir contribuer à bâtir notre État et à

faire évoluer nos institutions.

Si je suis

ici aujourd'hui, c'est parce que les gens de Longueuil m'ont offert un gage de

confiance exceptionnel le 5 décembre

dernier. Ils m'ont confié le mandat d'être leur voix ici, où se prennent les

décisions qui ont un impact sur leur

vie de tous les jours. C'est pour eux que je me lèverai en cette Chambre. C'est

pour eux que je travaillerai sans relâche. Les gens de Longueuil ont des préoccupations importantes, et je les

ferai valoir haut et fort. Je suis honorée de représenter des gens de

coeur, des gens solidaires et fiers. J'ai toujours été proche de mon monde et

je continuerai de l'être.

J'avais

promis d'être une députée accessible, branchée sur la réalité des gens de chez

nous. Mon équipe et moi travaillons

déjà à pied d'oeuvre pour mettre en place des initiatives qui me permettent de

l'être, que ce soit par des assemblées citoyennes,

du porte-à-porte hebdomadaire, un blogue et des rencontres Facebook en direct.

C'est une façon d'entretenir cette confiance mutuelle entre mes

concitoyens et moi. C'est en faisant de la politique autrement que nous

pourrons contribuer à mettre un frein au

cynisme. Il faut absolument rétablir la confiance de la population envers nous,

les élus. Il en va du bien de notre démocratie. Et la confiance, c'est

quelque chose qui se bâtit un geste à la fois.

Si j'ai

obtenu un appui aussi net le soir du 5 décembre, c'est également parce que j'ai

pu compter sur des dizaines et

dizaines de gens dévoués. Aux plus de 200 bénévoles qui m'ont épaulée durant la

campagne électorale, je vous dis merci. Cette victoire dans Marie-Victorin, vous la méritez autant que moi. Le

rôle de militant en est un important, incontournable dans une formation politique comme le Parti

québécois, où les convictions sont à la base de notre engagement. Je suis

vraiment fière de siéger sous la bannière de ce grand parti. La

social-démocratie et l'indépendance du Québec sont à la base de la vision qui nous porte, et je vous garantis que mes actions

lui seront toujours fidèles. Je ne saurais non plus passer sous silence

la contribution de ma famille et de mes amis, dont l'appui a été inestimable

pour me permettre aujourd'hui d'atteindre l'Assemblée nationale. Vous êtes mon

équilibre. Je vous remercie du fond du coeur.

Finalement,

je dois dire que la société québécoise, dans son ensemble, m'a aussi beaucoup

donné. J'ai eu la chance de recevoir

une éducation de qualité. Je suis d'ailleurs très fière de dire que j'ai

toujours fréquenté l'école publique. Je crois au modèle québécois et à sa

préservation, puisque j'ai l'intime conviction qu'il nous a permis de devenir

non seulement l'une des nations les plus égalitaires au monde, mais l'une des

sociétés où il fait le mieux vivre. Il reste néanmoins

beaucoup de chemin à parcourir pour assurer une réelle égalité des chances à

tous nos concitoyens. C'est avec

cet objectif en tête que je me battrai sans relâche pour que

tous puissent avoir une chance de réussir dans un pays où toutes les

aspirations sont permises.

L'époque

dans laquelle nous vivons en est une charnière. Notre responsabilité en tant qu'élus est grande. L'environnement

et le vivre-ensemble seront assurément les plus grands défis des prochaines

années.

Je n'ai pas

encore d'enfant, mais ce que je sais, c'est que je voudrai leur léguer un

Québec vert, un Québec qui sera un leader de la lutte aux changements

climatiques à l'échelle internationale, un Québec ambitieux sur le plan de

l'électrification des transports, un Québec également rassembleur, un Québec

respectueux des différences, et surtout, surtout,

un Québec où il fait bon vivre, peu importent son origine ou ses croyances, un

Québec où tous peuvent être fiers d'affirmer : Je suis Québécois.

J'ai

24 ans. Si j'ai décidé de m'engager en politique aussi tôt dans ma vie,

c'est parce que je ressens cette urgence d'agir, cette urgence de recommencer à bâtir, cette urgence de

recommencer à rêver. C'est le message que je souhaite envoyer aux jeunes de ma génération : Prenons

notre avenir et celui de nos enfants en main, c'est nous qui faisons le Québec

et le monde de demain. Merci.

Président : Merci, Mme la députée de Marie-Victorin.

J'inviterais maintenant M. le député de Saint-Jérôme.

Bourcier : M. le Président, M. le premier ministre, M. le chef de

l'opposition officielle et mon chef, M. le chef de la deuxième opposition officielle, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques, collègues députés, chers membres

de ma famille, chers amis, je suis si fier

d'être là, devant vous, aujourd'hui, dans cette enceinte historique suite à

cette éloquente victoire dans ma circonscription, siégeant maintenant

comme député de Saint-Jérôme.

C'est

une grande marque de confiance que m'ont accordée les électeurs le

5 décembre dernier, et il me faut traiter ça avec le plus grand des

respects. Et je réitère mon serment, à savoir que je les servirai loyalement,

avec intégrité et dévouement.

M. le

Président et chers collègues parlementaires,

c'est avec détermination et confiance que je mettrai au profit de cette noble assemblée mes connaissances et toute

mon énergie. Je ferai de mon mieux afin d'améliorer la condition des Québécoises

et des Québécois, et tout particulièrement celles des électeurs de Saint-Jérôme.

Un fort

pourcentage de mon électorat est composé de jeunes 18 à 30 ans qui me

connaissent bien. Plusieurs ont usé

de leur droit de vote pour la première fois en me confiant ici leurs espoirs,

leurs projets et leurs aspirations. Que ce soit en santé, pour obtenir de meilleurs soins plus rapidement, en éducation,

pour obtenir plus d'écoles et de services aux élèves, en économie, pour avoir plus d'emplois de qualité

ou pour avoir plus d'accès à la culture, tous ces gens, ces jeunes m'ont

mandaté, moi, le petit gars de Saint-Jérôme, résolument engagé dans ma communauté, afin que je les représente dignement dans

cette assemblée et défendre fièrement leurs intérêts.

circonscription de Saint-Jérôme, qui est aussi une ville, un fait unique au

Québec, est aussi la capitale régionale des Laurentides. Elle se doit

absolument d'être à l'avant-plan au niveau de la qualité des infrastructures

sportives et culturelles. Elle montre une

croissance démographique importante et mérite qu'on s'y attarde financièrement

et sérieusement. On est fiers d'être

Jérômiens, notre bon curé Labelle l'était, lui aussi. Du haut de sa chaire

céleste — probablement

beaucoup plus confortable que la vôtre, avec tout le respect que je vous

porte, M. le Président — il

sera sûrement aux anges en septembre prochain lorsque nous inaugurerons enfin

notre nouveau Théâtre Gilles-Vigneault, un projet démarré et subventionné par

un gouvernement du Parti québécois en novembre 2013.

Le nationalisme économique prôné par le Parti

québécois et mon chef, Jean-François Lisée, mais aussi par Jean Lesage en 1962, passe inévitablement par

Saint-Jérôme. Oui, c'est dans ma circonscription que le courant passe,

M. le Président, autant par notre magnifique rivière du Nord que par notre potentiel

en électrification des transports.

Chez nous, on

a un savoir-faire unique en matière de composantes électriques. Nous avons un

centre de recherche de calibre

mondial sur les véhicules innovants, un cégep qui forme des techniciens dans ce

domaine et nous avons le seul constructeur d'autobus scolaires

entièrement électriques de classe 8 en Amérique du Nord, les Autobus Lion.

Le Québec est déjà une société distincte sur le

plan environnemental. Et notre secteur électrique est presque entièrement composé de sources d'énergies

renouvelables, en l'occurrence l'hydroélectricité, une situation pratiquement

unique sur terre.

Valorisons

alors ce qu'on fait de mieux, soyons maîtres chez nous. Électrifier les

8 000 autobus scolaires classe 8 du

Québec d'ici 2030 est un objectif non seulement louable, c'est totalement

faisable, et c'est à Saint-Jérôme qu'on a tout en main pour les

construire. On parle d'emplois qui se chiffrent par milliers, de stimuler une

industrie manufacturière québécoise de composantes électriques en émergence, de

retombées possibles de centaines de millions de dollars au gouvernement seulement en économies de carburant

fossile, mais aussi de réduction massive de gaz à effet de serre. Nous avons tout ce qu'il faut à Saint-Jérôme, et Saint-Jérôme

est déjà le porte-étendard de ce nationalisme économique électrique du

XXIe siècle générateur d'emplois, de prospérité économique pour toute une

région.

M. le

Président, je collaborerai au meilleur de ma connaissance avec le gouvernement

en place pour faire progresser les

dossiers de tous ceux et celles qui vont m'interpeller au cours de mon mandat.

Je serai, comme toujours, à l'écoute des

Jérômiennes et des Jérômiens. Ma proximité avec mes électeurs et ma

connaissance des enjeux municipaux sont des atouts dont je ferai usage à bon escient, toujours pour le bien commun.

J'ai espoir que nos jeunes familles, nos enfants, nos aînés, nos

étudiants, nos travailleurs et nos entreprises vivent dans un Québec serein et

prospère.

Je suis aussi

le porteur privilégié des aspirations politiques de ces jeunes gens qui ont

composé un fort pourcentage de mon

électorat. J'ai le mandat, M. le Président, d'améliorer leurs conditions et

d'amener à terme le projet qu'ils m'ont confié il y a quelques années

lorsque j'étais enseignant. Comme on dit

chez nous : Il n'y a rien pour rien. Je vais donc y travailler sans relâche et tenter, comme le dit

si bien mon collègue et ami Sylvain Pagé, de faire de la politique autrement

pour les jeunes, pour leur avenir.

En terminant,

aussi longtemps que les Jérômiennes et les Jérômiens le souhaiteront, je

m'acharnerai à faire du Québec un

État plus juste où les gens de toutes origines, de toutes croyances et de tous

âges puissent y vivre décemment, heureux

et en harmonie. Je prouverai que ceux qui m'ont élu auront fait le bon choix.

Je serai toujours là pour servir mes électeurs

de Saint-Jérôme, j'en suis tellement fier, mais je n'oublierai jamais que je

suis ici pour faire progresser mon pays, celui que j'aime tant, le

Québec. Merci beaucoup.

Président : Merci, M. le député de Saint-Jérôme. J'inviterais

maintenant Mme la députée de Verdun à prendre la parole.

Melançon : Merci, M. le Président. M. le

Président, donc, M. le premier ministre, chers collègues députés et

ministres, chers citoyens et citoyennes de Verdun, le 5 décembre dernier, les citoyens

de Verdun m'ont fait le privilège de m'accorder leur

confiance et m'ont ainsi fait l'honneur de devenir la première femme élue

députée de Verdun. Chers Verdunois, chères

Verdunoises, je suis pleinement consciente des responsabilités qui

accompagnent le rôle de députée, et sachez que je vais assumer ce rôle

avec rigueur, honnêteté et dévouement.

Je tiens à

remercier le premier ministre à nouveau pour sa confiance et son travail

acharné au quotidien. Je tiens aussi

à remercier tous les collègues du caucus du Parti libéral du Québec ainsi que

le personnel politique pour leur soutien et leur accueil, ainsi que l'ensemble des parlementaires. Permettez-moi

une fois de plus de remercier les bénévoles qui ont travaillé avec coeur et passion à cette

élection. I would like to thank all my volunteers. Vous carburez à la

conviction que votre implication

citoyenne peut faire une différence quant à l'avenir de notre communauté. Vous

avez raison, et je vous remercie pour tout.

Je veux aussi

remercier mon mari et complice de tous les instants, Jean-François. Sans toi,

mon implication politique ne serait pas

possible. Merci de ta confiance, je t'aime. À mes enfants, Élizabeth et

Christophe, qui sont la raison première

de mon engagement en politique, sachez que vous êtes ma plus grande fierté, mes

plus grands bonheurs : maman vous

aime. Je veux que mes enfants de même que tous les enfants du Québec puissent

mener à bien leurs projets et leurs rêves, comme nous avons eu le

privilège de le faire. C'est notamment grâce aux décisions qui sont prises dans

cette enceinte que leur avenir se dessine.

Je suis heureuse de faire

partie de la grande famille du Parti libéral du

Québec, qui défend, chaque jour, avec ardeur, la valeur fondamentale

qu'est l'équité intergénérationnelle.

Nous

construisons un Québec fort et inclusif afin que tous puissent profiter d'un

endroit des plus merveilleux au monde

pour cheminer, bâtir une famille et la voir s'épanouir à son tour. À la suite

des événements tragiques de la semaine dernière,

les rassemblements nous ont permis de rappeler qu'au Québec, peu importe votre

origine, votre religion, le Québec ouvre ses portes et les Québécois

ouvrent leurs bras. Lors de la vigile tenue à L'Île-des-Soeurs, les Verdunois

et les Verdunoises ont été nombreux à venir exprimer leur solidarité dans un

lieu tout désigné pour l'occasion, la place de l'Unité, où une mosquée, une synagogue et une église catholique sont

installées près l'une de l'autre, facilitant ainsi l'esprit communautaire des lieux de culte, certes, mais

aussi la meilleure connaissance de l'autre. Il faut le redire : Le Québec

est ouvert, paisible, solidaire et accueillant.

J'ai

déjà mentionné tout à l'heure l'importance que j'accorde à l'équité

intergénérationnelle. Inutile de vous dire que les valeurs fondamentales du Parti libéral du Québec me sont chères.

La justice sociale est au coeur de mon engagement politique. Il faut développer un Québec fort et

juste afin de faire progresser notre société et la qualité de vie des

concitoyens dans le respect de l'équité. C'est ce à quoi s'affaire notre

gouvernement, qui a mis en place des bases solides afin de retrouver les moyens

de nos ambitions.

L'atteinte de

l'équilibre budgétaire n'a pas été une mince affaire. C'est avec courage que

nous y sommes parvenus. Était-ce facile?

Non. Était-ce nécessaire? Oui, bien sûr. Avec les marges de manoeuvre que

procure l'équilibre budgétaire, nous

avons retrouvé les moyens de rêver collectivement et de réinvestir en santé et

en éducation. Comme le dit si bien le

premier ministre, nous avons fait ce que nous avions dit que nous ferions. En

2016, c'est près de 90 000 emplois qui ont été créés au Québec, ce qui fait de nous la province championne

en création d'emplois. Avec un taux de chômage parmi les plus bas en 40

ans, les citoyens du Québec peuvent se retourner vers demain avec beaucoup

d'espoir. Nous sommes dans la bonne

direction. Avec des mesures progressistes et audacieuses, nous ferons du Québec

une société plus juste.

Lors

des échanges et des débats, je défendrai mes convictions et mes idéaux dans le

respect. Les débats méritent d'être menés puisqu'ils sont l'essence même

de notre société libre et démocratique. Ils doivent cependant être faits

respectueusement, et c'est ce à quoi je m'engage, M. le Président.

n'y a aucun autre endroit au monde où je préférerais vivre qu'ici, au Québec,

au Canada. Notre pays a 150 ans, tout comme notre grand parti. Je l'ai dit lors

de mon assermentation : Le Parti libéral du Québec m'a fait rêver et

continue de me faire rêver, et je

m'engage à travailler sans relâche

pour qu'il continue de rendre possibles les plus grandes ambitions qu'on

puisse avoir pour le Québec. Merci, M. le Président.

Président : Je vous

remercie, Mme la députée de Verdun. Je tiens à mon tour à vous accueillir,

accueillir les quatre nouveaux

collègues que nous recevons aujourd'hui à l'Assemblée

nationale, peut-être

en leur précisant qu'ici en 2017 nous

sommes dans la 225e année du parlementarisme au Québec

puisqu'il a été le nôtre depuis 1792 ici comme dans le Haut-Canada. Alors, nous avons 225 ans

d'expérience, et vous êtes maintenant les premiers, premières de 2017 à en faire

partie.

Ceci

étant dit, je voudrais tout de suite vous assurer de la plus grande collaboration de la part de tous les employés

de l'Assemblée nationale, des gens de la

table et de tous ceux qui sont en dehors de cette salle, mais qui vont

travailler aussi pour vous dans les

semaines, les mois et les années à venir. Et vous savez que vous pouvez

toujours compter sur ma modeste

personne pour vous aider, s'il y a lieu, dans toutes circonstances. Alors, la

porte de mon bureau est toujours ouverte, c'est connu de tous vos autres

collègues qui sont ici.

Maintenant, nous

allons procéder, dans des circonstances un peu différentes, à la mémoire des

victimes de la fusillade du 29 janvier 2017

au Centre culturel islamique du Québec. Je demanderais au leader du

gouvernement de nous dire ce qu'il compte faire.

Fournier : Oui, pour vous indiquer, M. le Président, qu'il y a un

échange avec les différents partis et les députés indépendants à l'effet

qu'on procède dès maintenant à la motion concernant l'attentat du

29 janvier dernier. Je vous informe que

le premier ministre prendra la parole, le chef de l'opposition officielle, le

chef du deuxième groupe d'opposition, la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques

et la députée de Vachon, M. le Président.

Président : J'imagine, M. le leader du gouvernement, que vous

entendez prendre une minute de silence à la fin?

M. Fournier :

J'imagine.

Le Président :

Est-ce qu'on s'entend pour un maximum ou... enfin, un cinq minutes chacun?

Allez.

Fournier : Je pense qu'on peut s'en remettre, M. le Président, à ce

que les auteurs auront à dire concernant...

Président : Parfait, j'ai compris. Alors, nous allons procéder,

dans ce cas-là, en commençant par, évidemment, M. le premier ministre.

Couillard : Merci, M. le

Président. Je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la

motion suivante conjointement avec le chef de l'opposition officielle, le chef

du deuxième groupe d'opposition, la députée

de Sainte-Marie—Saint-Jacques — que je localise mieux dans l'Assemblée

maintenant qu'elle s'est déplacée — la députée de Vachon et le député de

Groulx :

«Que l'Assemblée nationale offre ses sincères

condoléances à la famille et aux proches de Ibrahima Barry, Mamadou Tanou Barry, Khaled Belkacemi, Abdelkrim

Hassane, Azzedine Soufiane et Aboubaker Thabti, des Québécois qui, comme

tous les autres, méritaient respect et tolérance;

«Qu'elle

affirme qu'à travers eux, tous les Québécois [et Québécoises] ont été atteints

dans leurs droits et leur dignité et qu'à la violence, ils répondent par

l'empathie, la solidarité et la résilience;

«Qu'elle

rappelle son devoir d'offrir à tous les Québécois les moyens d'accéder à

l'égalité, à la dignité et à une pleine participation à la construction

du Québec d'aujourd'hui et de demain;

«Qu'elle se recueille [enfin] en la mémoire des

disparus et de leurs familles.»

Le Président : M. le premier

ministre, sur la motion.

M. Couillard : Merci, M. le

Président. Je vais répéter leurs noms, je crois qu'on le fera probablement tous

aujourd'hui : Ibrahima Barry, Mamadou Tanou Barry, Khaled Belkacemi,

Abdelkrim Hassane, Azzeddine Soufiane, Aboubaker

Thabti. On a entendu ces noms plusieurs fois au cours de la dernière semaine,

mais nous ne devons jamais les

oublier. Nous devons bien réfléchir ensemble sur ce que ce drame signifie pour

notre société québécoise. Vivre ensemble, c'est bien plus qu'une expression, c'est concrètement des décisions que

nous prenons, entre autres, ici, à cette Assemblée. C'est un état d'esprit, une manière de vivre.

C'est se parler, se comprendre mais surtout se respecter. C'est savoir que

chacun et chacune a sa place dans notre

société, que chacun et chacune a sa place dans notre maison, dans toutes les

pièces de notre maison en toute saison.

J'ai retrouvé

des mots de l'écrivain Amin Maalouf, que j'aime bien fréquenter et que

j'encourage chacun de nos collègues,

chacune de nos collègues à lire, et je le cite : «Car c'est notre regard

qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances,

et c'est notre regard aussi qui peut les libérer.»

Rappelons-nous

que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Il y a une semaine,

le Québec a été mis à l'épreuve

tragiquement, mais nous sommes un peuple résilient et fier, nous sommes un

peuple ouvert et accueillant et nous

sommes unis, tous et toutes unis. Nous avons été témoins de gestes de

solidarité, de compassion, d'entraide par les élus de tous les paliers de décision, par les représentants de

différentes confessions religieuses,

par les citoyens et citoyennes, par

la participation aux vigiles, les visites de lieux de culte, dont

les mosquées, des gestes spontanés d'ouverture à l'autre.

Je veux à cet effet remercier le chef de l'opposition

officielle, le chef du deuxième groupe d'opposition et, bien sûr, la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques et ses collègues également, qui se

sont exprimés, de même que les autres députés indépendants de

l'Assemblée. Je veux souligner également que les députés de cette Assemblée ont

été présents à ces rassemblements. Ils ont

pris le temps de rencontrer les gens de leur communauté en signe de soutien.

C'est aussi cela, notre rôle comme

élus du peuple québécois, dont on vient de parler beaucoup au cours des

dernières minutes. Des forces du

Québec se sont levées. Nous avons été unis pour dire oui... bien sûr, non à la

haine, au racisme et à la xénophobie mais aussi unis pour dire oui au respect, à l'ouverture et à la solidarité

parce qu'au Québec, répétons-le, personne, personne ne mérite d'être diminué, rejeté ou exclu. Peu

importent nos origines, nos croyances, la couleur de notre peau, qui nous aimons,

nous avons tous droit au respect et à la dignité.

Les six

victimes, on le sait, étaient, d'abord et avant tout, des pères de famille, des

parents qui, comme toutes les Québécoises et tous les Québécois, ne

voulaient que le meilleur pour leurs enfants et leurs familles. Il y a

aujourd'hui 17 orphelins ici, à Québec, des

Québécois comme nous, comme nous. Des Québécois parmi nous. Des Québécois qui

sont aussi nous. Par cette motion,

nous voulons honorer leur mémoire, penser à leurs familles, remercier celles et

ceux qui sont intervenus durant cette soirée du 29 janvier et au cours

des jours qui ont suivi et des jours qui continuent à passer parce que, si l'attention médiatique tend à

diminuer, le drame demeure, le deuil demeure, les difficultés concrètes de vie

pour ces familles demeurent. Nous avons

aussi une pensée pour celles et ceux qui ont été blessés, lors de cette

tragédie, dans leur corps ou dans

leur âme, des témoins, des survivants. Nous leur souhaitons bien sûr à tous et

à toutes un prompt rétablissement.

J'ai senti

qu'au cours des derniers jours le Québec est passé de vivre ensemble à tous

ensemble. Et c'est comme ça qu'on

doit voir notre Québec, un Québec fort, digne, fier de son héritage et ouvert

sur le monde. Il est bien sûr de notre devoir

à nous toutes et tous ici présents de tout faire pour éviter que ce genre de

drame ne puisse jamais se reproduire chez nous. Travaillons ensemble, chers collègues, comme les Québécois et les

Québécoises nous le demandent. Travaillons ensemble pour que toutes les Québécoises et tous les Québécois bâtissent

ensemble un avenir entièrement partagé. Merci.

Le Président :

Merci, M. le premier ministre. M. le chef de l'opposition officielle.

M. Lisée : M. le

Président, c'est évidemment

avec beaucoup d'émotion que nous honorons la mémoire et la vie,

la vie des victimes de l'attentat commis au Centre culturel islamique de Québec.

Dans notre capitale nationale, la vie de six Québécois

de confession musulmane a été fauchée par une haine aveugle. Pourquoi? Parce

qu'ils pratiquaient leur religion, victimes du contraire de l'espoir, de

l'amour et de la générosité, victimes du contraire de ce qu'ils

voulaient incarner.

Au nom de

l'opposition officielle du Parti québécois, je tiens à offrir notre compassion

à la famille et aux proches d'Ibrahima Barry, de Mamadou Tanou Barry, de

Khaled Belkacemi, d'Abdelkrim Hassane, d'Azzeddine Soufiane et d'Aboubaker Thabti ainsi qu'à toute la communauté

musulmane. Ayons aussi une pensée particulière pour les survivants, pour

ceux qui ont vu ce que personne ne devrait jamais voir. Je leur souhaite la

guérison.

Je tiens à

saluer le travail courageux et combien difficile des premiers répondants, des

services de police et du personnel

médical qui ont agi avec professionnalisme et humanité, tout comme je rends hommage

aux enseignants et aux intervenants

du milieu scolaire qui ont dû réconforter des dizaines d'enfants et leur

expliquer pourquoi six de leurs papas ne

reviendraient jamais. «Les gens de mon pays, ce sont gens de paroles», a dit le

poète, pas «gens de violence». Et j'ai remarqué

qu'en ce lendemain de drame le premier

ministre et moi, sans se concerter,

avions puisé dans le répertoire de Gilles Vigneault pour démontrer notre

volonté, notre désir vif de vivre ensemble. Moi avec ces paroles, lui avec

cette «chambre d'amis [qui] sera telle qu'on

viendra des autres saisons pour se bâtir à côté d'elle». Gilles

Vigneault, qui a aussi écrit une de nos grandes chansons antiracistes, Jack

Monoloy , sur les autochtones.

Alors, ces

gens de notre pays sont des gens de coeur et de solidarité. Devant l'horreur,

nous avons fait ce que nos mères et

nos pères nous ont appris : on s'est serrés les uns contre les autres, on

a ouvert les bras, tendu la main. Des gens de toutes les confessions, Juifs, chrétiens, musulmans, croyants et

non-croyants, les élus de tous les

partis ont fait preuve de dignité. Le

maire de la capitale, Régis Labeaume, et Denis Coderre, maire de Montréal,

ont tous deux offert un soutien sans

faille et empreint d'empathie à la communauté musulmane. Je pense aussi aux membres de

notre formation politique, en particulier la députée de Taschereau

et le député de Bourget, pour leur dévouement et leur dignité. Et

ensemble nous avons transformé un moment de douleur, de peine, en un

moment d'humanité.

Au silence

laissé par six vies parties injustement et brutalement, nous avons répondu avec

des milliers de voix unies dans notre

volonté que le Québec soit pour tous et toutes une terre de paix, de

justice, d'espoir, de rêves réalisés et de liberté. Merci, M. le

Président.

Président : Merci, M. le chef de l'opposition officielle. J'inviterais maintenant M. le chef du

deuxième groupe d'opposition.

M. Legault : Merci,

M. le Président. Le 29 janvier

dernier, Québec a été frappée par la terreur. Le Centre culturel

islamique, qui est établi dans la ville de Québec depuis trois décennies, a été la cible d'un attentat. Un tueur animé

par la haine des musulmans, il faut dire les choses comme elles sont,

s'est présenté sur place au moment de la prière et il a déchargé sa haine sur des innocents. Six Québécois sont morts, et plusieurs

autres ont été blessés. La tragédie a ébranlé tout le Québec et d'abord,

bien sûr, les Québécois de confession musulmane, des Québécois à part entière.

Dans les

jours qui ont suivi, des vigiles ont eu lieu dans plusieurs

régions, des Québécois et des Québécoises de toutes

origines se sont rassemblés pour rendre hommage aux victimes mais aussi pour

affirmer haut et fort leur désir de vivre dans un monde de paix et de

tolérance. J'ai été très fier de voir la solidarité des Québécois, j'ai été

très fier de voir notre peuple se tenir

debout avec dignité pour refuser la violence meurtrière. Mais il faut être

clair, très clair, le tueur du

29 janvier ne représente d'aucune manière ce que nous sommes, il

représente tout ce que nous voulons voir disparaître. L'intolérance et la haine, sous toutes les formes,

doivent être combattues. Il est inutile de chercher des boucs émissaires

sous le coup de l'émotion. Le vrai coupable de cette tragédie est entre les

mains de la justice.

Aujourd'hui, je veux donc rappeler le plus important. L'immense majorité des Québécois

désire vivre dans une société de paix et de tolérance sur la base de

valeurs communes que nous partageons. C'est un projet raisonnable et essentiel pour notre avenir. Comme membres de l'Assemblée nationale, nous représentons tous un morceau de démocratie.

Nous avons le devoir de continuer à

débattre. Nous avons aussi le devoir de nous respecter mutuellement. Agir autrement, ce serait donner raison aux fanatiques et aux

terroristes.

Au nom des

victimes innocentes, cette tragédie doit servir à construire quelque chose de positif, à construire un Québec qui nous rassemble. Les 300 000 Québécois musulmans que compte le

Québec doivent savoir qu'ils ne sont pas seuls, ils ne sont pas des

étrangers, ils sont de la famille. Ce sont des Québécois à part entière.

Depuis des jours, les Québécois

déposent des fleurs au Centre culturel islamique, font affluer des messages de

sympathie, un très bel exemple de

solidarité. Donc, en mon nom et en celui de ma formation politique, je veux

transmettre encore une fois mes plus sincères condoléances aux proches

des victimes et à l'ensemble des Québécois, surtout des Québécois de confession

musulmane. Merci.

Président : Merci, M.

le chef du deuxième groupe

d'opposition. J'inviterais maintenant

Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Mme Massé : Merci,

M. le Président. Khaled, Azzeddine,

Abdelkrim, Aboubaker, Mamadou, Ibrahima, des noms que, dans ma langue d'origine, je ne vois pas souvent.

Des noms que, dans ma langue d'origine, j'ai même de la difficulté à les prononcer. Je m'en excuse, mais, depuis une semaine, j'ai appris à

les connaître, à les prononcer. J'ai appris la grandeur d'âme de plusieurs personnes de cette communauté, de ces communautés,

de ma communauté, de mon peuple, de mon Québec tant chéri.

Québec, terre d'accueil, terre d'accueil depuis 500 ans. Nous sommes tous et

toutes des immigrants de cette terre

d'accueil. Nous sommes tous et toutes des gens qui, un jour, avons bousculé les

façons de faire des gens qui y étaient déjà. Malheureusement, parfois, on mélange tout et, malheureusement, parfois, quand on mélange tout, on blesse. Ces gens-là ont été plus que blessés, ils en sont

décédés. Bien sûr, nos pensées vont à ces personnes, vont à leurs

familles, à leurs enfants, à leurs

proches amis, à leurs proches voisins, voisines, nos pensées vont en fait à tout le monde qui n'en reviennent pas que ça a pu arriver au Québec.

Pourquoi?

Bien, parce que le Québec, c'est une terre d'accueil. Combien de fois qu'on

a entend ça? Et cette terre d'accueil,

elle a sérieusement, depuis longtemps, le besoin de se regarder aller en toute honnêteté et en toute sincérité. Et moi, je ne doute pas un instant, je l'ai senti,

j'ai été en contact avec plusieurs d'entre vous, des gens dans la rue, de la

population en général, des gens de toutes

confessions, de toutes orientations sexuelles. J'ai été en contact et la

sincérité du Québec dans la dernière

semaine, je n'en ai pas douté un instant. Et je pense que plusieurs personnes

de la communauté, plusieurs Québécois

et Québécoises, musulmans, et/ou arabes, et/ou racisés, ont cru en notre

sincérité, à l'expression de notre sincérité.

Maintenant,

c'est les actes, et c'est ça qui est important parce que, dans les faits,

qu'est-ce qui a été... Nos paroles, elles

sont justes, elles sont bonnes, elles sont réconfortantes mais jamais comme nos actes. Et, dans ce sens, qu'on

pense à la surreprésentation au niveau

du chômage. Ça blesse, ça aussi. Ça blesse à chaque jour parce que,

quand tu portes un nom que la majorité n'est pas capable de prononcer et

qu'une bonne

partie considère que tu es supposé déjà d'être ça puisque tu portes ce nom-là, que tu ne te trouves

pas d'emploi et que tu es rejeté dans le logement, que, parce qu'on ne te connaît pas, on va même avoir un certain profilage racial, je pense

qu'on a beaucoup de pain sur la planche, M. le Président.

Mais

ce que j'entends depuis une semaine, c'est qu'on est prêts à le faire. Et ça,

moi, ça me rassure pour le monde de

demain. Et, si Vigneault et si la chanson, je pense notamment à Ariane Moffat,

et Karim Ouellet, et La Bronze, qui ont leur coup de coeur, ont lancé le

mot d'ordre d'«aimons-nous», bien, ce n'étaient pas les seuls.

Et moi, je

terminerais sur une parole de Pauline Julien, qui, à la fin des années 60,

nous disait :

«Croyez-vous qu'il

soit possible d'inventer un monde

Où les [êtres]

s'aiment entre eux;

«Croyez-vous qu'il

soit possible d'inventer un monde

Où les [êtres] soient

heureux;

«Croyez-vous qu'il

soit possible d'inventer un monde

«Croyez-vous qu'il

soit possible d'inventer un monde

Où il n'y aurait plus

d'étranger.»

Alors, Khaled, Azzeddine,

Abdelkrim, Aboubaker, Mamadou, Ibrahima, et tous les gens de la communauté musulmane, et tous les Québécois et Québécoises

racisés du Québec, j'entends ici que nous allons passer de la parole aux

actes, et ma formation politique en sera partie. Merci, M. le Président.

Président : Merci, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques. Je voudrais faire miens les propos

que vous avez tenus ici, M. le premier ministre, M. le chef de

l'opposition officielle...

Le Président :

Est-ce qu'il y a une autre personne qui...

Le Président :

Oh! Mme la députée de Vachon. Excusez-moi, je n'avais pas vu que vous vouliez

vous lever. Mme la députée de Vachon, nous allons vous écouter.

Mme Ouellet : Oui, merci, M. le Président. L'attentat de Sainte-Foy nous rappelle à quel

point la paix, la vie sont fragiles.

Il s'agit d'un acte d'horreur intolérable. Rien, absolument rien ne peut justifier la barbarie, le geste aveugle et mortel.

Ibrahima Barry,

Mamadou Tanou Barry, Khaled Belkacemi, Abdelkrim Hassane,

Azzeddine Soufiane, Aboubaker Thabti avaient un avenir devant eux. Impliqués, chacun à leur façon, dans la communauté

de Québec, ils étaient des pères, des frères, des

maris, des amis. J'offre mes plus sincères condoléances à leurs familles et à

leurs proches.

Travaillons encore plus fort du côté de la

prévention, de l'éducation pour contrer la violence, la radicalisation,

les discours haineux. Travaillons encore

plus fort pour accueillir comme il se doit et avec des emplois les citoyens du

monde qui choisissent le Québec comme terre d'accueil. Les Québécois

sont un peuple ouvert, chaleureux, et accueillant, et pacifique. C'est cela qui

nous définit.

Permettez-moi

de citer Fatima Houda-Pepin, qui a été députée ici, à l'Assemblée nationale,

collègue, et qui a écrit hier, suite

à la marche de solidarité de dimanche : «Les Québécois de toute origine,

[...]ont montré leur humanité. Par un froid

glacial, ils ont trouvé les mots pour dire qu'ils partageaient la douleur des

familles éprouvées et qu'ils étaient contre la violence. Au palmarès des honneurs, il faut rendre hommage au peuple

québécois. Il a fait preuve de sa grandeur à la face du monde. C'est le

Québec que j'aime!» C'est aussi le Québec que j'aime.

Le Président : Je comprends

que la motion est adoptée, n'est-ce pas? Et je dirai un mot, certainement.

Comme j'ai commencé à le dire, je fais miens les

propos qui ont été tenus par le premier ministre, le chef de l'opposition, les vôtres, le chef du deuxième

groupe d'opposition, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques et vous, Mme la députée de Vachon.

Vous savez,

cette Assemblée, depuis de très nombreuses années, entretient des relations avec d'autres parlements d'un peu partout sur la planète, des relations

bilatérales, des relations multilatérales. Nous avons reçu un nombre incroyable

d'avis de condoléances, d'offres de

condoléances pour le massacre qui s'est passé ici, à Québec, la semaine

siégé ici, au salon rouge, toute la semaine, au lendemain des événements du 29, toute la semaine. Il y avait ici

des présidents de Parlements, des députés qui venaient de 26, 27 pays

différents, plusieurs venant de pays dont la

majorité des gens sont musulmans, qu'ils soient en Afrique subsaharienne,

au Maghreb, en Europe, en Asie, et ils ont

été — puis je

vous le dis d'abord pour vous — particulièrement touchés par la dignité des représentants de cette Assemblée au

cours des événements qui se sont produits. Je pense que, cette dignité-là,

vous nous avez tous bien, bien, bien

représentés, et la population du Québec a été certainement, au cours de ces

événements, touchée aussi par la

profondeur des sentiments qui animaient les dirigeants de cette Assemblée au

cours des événements.

Évidemment,

nous vivons dans des temps qui sont difficiles. Les membres des différentes

assemblées — et j'en

déposerai, plus tard, des copies de ces

différentes condoléances — savent très bien que c'est la démocratie, en bout de ligne,

qui est mise à mal. La démocratie, ce n'est pas simplement le fait d'aller

voter une fois tous les quatre ans, la démocratie,

c'est aussi un ensemble de composantes qui font qu'on vit dans un pays

démocratique, dans une société de droit.

Mais il y a un an et quelques, en France, au moment de l'affaire Charlie Hebdo,

c'était la liberté de presse qui était mise

à mal. Ici, ça a été la liberté de culte. Nous devrons tous faire des efforts,

tous faire des efforts, dans le sens des propos que vous venez de tenir, pour faire en sorte que les mots, les actions

que nous allons passer, que nous allons prendre dans l'avenir seront réfléchis, éviteront d'être

chargés, d'avoir des poids qui nous amènent à des situations qui risquent

d'être mal interprétées.

Encore une

fois, je souhaite que toute la dignité que l'on a vue depuis cette semaine et

que l'on continue à voir ici puisse se perpétuer longtemps non seulement

dans nos murs, mais dans l'ensemble de notre société. Merci.

Je pense, M. le premier ministre, mesdames, messieurs, qu'il conviendrait de

procéder à cette minute de recueillement,

de silence que nous devons à ces gens qui ont perdu leur vie, qui ont perdu

leur père, ces orphelins, ces familles, ceux qui ont été blessés.

• (15 h 34 — 15

h 35) •

Président : Merci. Veuillez vous asseoir. Nous allons poursuivre avec les affaires

courantes. Aujourd'hui, il

n'y a pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.

À la rubrique Dépôt de documents, Mme la ministre

de la Justice.

Mme Vallée :

M. le Président, conformément à l'article 246.44 de la

Loi sur les

tribunaux judiciaires, je dépose aujourd'hui

la réponse du gouvernement au rapport du Comité sur la rémunération des juges

pour la période 2016‑2019.

Le Président : Ce document

est déposé. M. le ministre de la Santé.

M. Barrette : M. le Président, je

dépose la version corrigée du rapport annuel de gestion 2015‑2016 du

Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay—Lac-Saint-Jean,

lequel avait été déposé le 4 octobre 2016.

Le Président : Ce document

est déposé. M. le ministre de l'Éducation.

Proulx : Merci, M. le

Président. Il me fait plaisir de déposer les documents suivants : le

47e rapport annuel 2015‑2016 de

la Commission consultative de l'enseignement privé ainsi que le

15e rapport annuel de gestion 2015‑2016 de la Commission

consultative de l'enseignement privé. Merci.

Le Président : Ce document

est déposé. M. le ministre de la Sécurité publique.

Coiteux : M. le Président, il me fait plaisir de déposer l'Entente sur la prestation des services

policiers dans la communauté de Pessamit pour la période du 1er avril

2016 au 31 mars 2018.

Le Président : Ces documents

sont déposés. M. le ministre de la Culture.

M. Fortin

(Sherbrooke) : Merci, M. le

Président. Je dépose, aujourd'hui, le rapport annuel d'activité 2015‑2016 du Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec

ainsi que le rapport annuel d'activité 2015‑2016 de la Société de télédiffusion

du Québec.

Le Président : Ces documents

sont déposés. M. le ministre de l'Emploi.

Blais : M. le Président, il me fait plaisir de déposer le rapport annuel 2015‑2016

de l'Office de la sécurité du revenu des chasseurs et piégeurs cris.

Le Président : Ces documents

sont déposés. M. le leader du gouvernement.

Fournier : Oui, M. le Président. Je dépose la réponse du gouvernement à la question inscrite

au feuilleton par le député de Beauce-Nord le 6 décembre 2016.

Le Président : Ce document

est déposé.

Et, pour ma

part, je dépose le rapport du Directeur général des élections du Québec sur la

mise en application de l'article 490 de la Loi électorale dans le cadre

des élections partielles du 5 décembre 2016 dans les circonscriptions

électorales d'Arthabaska, de Marie-Victorin, de Saint-Jérôme et de Verdun.

Je dépose

aussi le rapport du Directeur général des élections concernant les résultats

officiels du scrutin qui s'est tenu le 5 décembre 2016 dans ces mêmes

circonscriptions.

Et, comme il

n'était pas avare de dossiers, je dépose le rapport de la Commission de la

représentation électorale du Québec

sur la délimitation des circonscriptions électorales intitulé La carte

électorale. À l'image du Québec. Étape II : Proposition

révisée de délimitation .

Je rappelle que l'article 28 de la Loi

électorale prévoit que ce rapport doit faire l'objet d'un débat limité à cinq

heures, à l'Assemblée nationale, dans les cinq jours suivant son dépôt.

dépose deux lettres que m'a adressées le whip du deuxième groupe d'opposition,

M. Donald Martel, concernant les

budgets de fonctionnement alloués aux titulaires de cabinet de l'Assemblée

nationale et ceux alloués aux partis politiques à des fins de recherche

et de soutien.

dépose la lettre que m'a adressée le Commissaire à l'éthique et à la

déontologie, Me Jacques Saint-Laurent, m'informant

de son intention de procéder à une révision du Règlement concernant des règles

déontologiques applicables aux membres du personnel d'un cabinet ministériel.

J'avais dit que

j'avais eu du courrier.

Je dépose une lettre

que m'a adressée le Protecteur du citoyen par intérim, M. Claude Dussault,

concernant la prolongation de la durée de la mise en oeuvre du Plan stratégique

2012‑2017 du Protecteur du citoyen.

dépose une lettre que m'a adressée l'ancienne ministre fédérale du Commerce

international, Mme Chrystia Freeland, en

réponse aux motions unanimes adoptées par l'Assemblée nationale, les 2 et 9 juin

2016, concernant le lait diafiltré et le papier surcalandré québécois.

dépose une lettre que m'a adressée le ministre fédéral des Transports, M. Marc

Garneau, en réponse à la motion unanime

adoptée par l'Assemblée nationale, le 9 novembre 2016, concernant la

construction d'un aérodrome à Mascouche.

à la suite de la fusillade survenue au Centre culturel islamique de Québec le

29 janvier, un peu comme je vous le

disais précédemment, je dépose les lettres et télégrammes qui m'ont été

adressés par M. Pascal Terrasse, secrétaire général parlementaire

de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, M. Philippe Courard,

président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, M. Chris

Collins, président de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick,

M. André Antoine, président du Parlement de la Wallonie, Mme Carme

Forcadell i Lluís, présidente du Parlement de Catalogne,

Mmes Catherine Coutelle et Marie-Noëlle Battistel, présidentes déléguées

de la

section française de l'Association interparlementaire

France-Canada et du groupe d'amitié France-Canada, M. Ken Macintosh,

président du Parlement écossais,

Mme Barbara Stamm, présidente du Landtag de Bavière, M. Nils Clarke,

président de l'Assemblée législative du

Yukon. Toutes ces personnes, ainsi que Marc Pacheco, président du pro tempore à

la Cour générale du Commonwealth du

Massachusetts, ont souhaité offrir, au nom de leurs organisations et en leurs

noms, leurs plus sincères condoléances et leur soutien à la population

du Québec ainsi qu'à l'ensemble des personnes touchées par cette tragédie.

dépose également une résolution que le Bureau de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie a adoptée à ce sujet lors de leur réunion,

qui s'est tenue ici même, à Québec, du 1er février au

4 février 2017.

Je dépose les lois adoptées par les membres de

la 25e législature du Forum étudiant, de la 15e législature du Parlement des jeunes, de la 67e législature

du Parlement jeunesse du Québec, de la 31e législature du Parlement étudiant

à Québec.

nationale.

Je dépose le nouveau diagramme de l'Assemblée en

date d'aujourd'hui.

Enfin, j'ai

reçu préavis d'une motion qui sera inscrite dans le feuilleton de demain aux

affaires inscrites par les députés d'opposition. Conformément à l'article 97.1

du règlement, je dépose copie de ce texte de ce préavis à la

rubrique Dépôt de rapports de commissions.

M. le président de la Commission des finances

publiques et député de Montmorency.

M. Bernier : Merci, M. le

Président. Je dépose le rapport de la Commission des finances publiques, qui,

les 17, 18, 19 et 20 janvier 2017, a tenu des auditions publiques

dans le cadre de consultations particulières à l'égard du document intitulé Consolider le régime pour

renforcer l'équité intergénérationnelle et du document de soutien Constats

sur la retraite au Québec . Merci.

Président : Ce document est déposé. M. le président de la

Commission des relations avec les citoyens et député de Chutes-de-la-Chaudière.

M. Picard : M. le

Président, je dépose le rapport de la Commission des relations avec les

citoyens, qui, les 17, 18, 19 et

20 janvier 2017, a tenu des auditions publiques dans le cadre de

consultations particulières sur le projet de loi n° 115, Loi visant

à lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne

majeure en situation de vulnérabilité. Merci, M. le Président.

Président : Ce rapport est déposé. M. le président de la Commission

de la santé et des services sociaux

et député de La Prairie.

Merlini : Merci beaucoup, M. le Président. Je dépose le rapport de la

Commission de la santé et des services sociaux

qui, les 25 et 26 janvier 2017, a tenu des auditions publiques dans le

cadre de consultations particulières sur le projet de loi n° 118,

Loi sur les laboratoires médicaux, les

centres de services orthopédiques et les centres de physiologie

respiratoire exploités par une entité autre qu'un établissement de santé et de

services sociaux.

Le Président : Ce rapport est

déposé.

À la rubrique Dépôt de pétitions, M. le député

de Chomedey.

M. Ouellette : Merci, M. le

Président. J'en ai plus qu'une.

Je dépose

l'extrait d'une pétition déposée à l'Assemblée nationale, signée par

4 371 pétitionnaires. Désignation : citoyens et

citoyennes du Québec.

«Les faits invoqués sont les suivants :

«Attendu que le produit maximal de la taxe scolaire est

déterminé par règlement par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement

supérieur;

«Attendu que les commissions scolaires sont

autorisées, par la loi, à imposer jusqu'à 35 [sous] par 100 $ de

l'évaluation uniformisée des immeubles imposables;

«Attendu que le programme de péréquation, qui fournissait un soutien financier

supplémentaire aux commissions scolaires dont le taux de taxe était

inférieur ou égal à 0,35 $ par 100 $ de l'évaluation uniformisée des

immeubles imposables, a été aboli;

«Attendu qu'il y a un déséquilibre au niveau de

la taxation scolaire sur le territoire lavallois;

«Attendu que la commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier, à

cause d'une évaluation uniformisée des immeubles imposables inférieure,

a un taux d'imposition plus élevé — 0,33995 $ par 100 $

d'évaluation;

«Attendu que la population anglophone résidant à Laval et ses

environs doit payer des taxes scolaires plus élevées pour des enfants

qui fréquentent l'école anglophone;

«Attendu que les payeurs de taxes qui n'ont pas

d'enfants qui fréquentent l'école anglophone mais souhaitent soutenir la commission scolaire anglophone doivent

payer plus que ceux qui paient leurs taxes à la commission scolaire

francophone;

«Et l'intervention réclamée se résume

ainsi :

«Nous,

soussignés, demandons que le gouvernement du Québec prenne toutes les mesures

qui rendraient les taxes scolaires

plus équitables entre les contribuables des commissions scolaires francophones

ou anglophones en dehors de l'île de Montréal.»

Je certifie que cet extrait est conforme à

l'original de la pétition.

Le Président : Alors, je

pense que vous avez une seconde pétition, puisque la première est déposée.

Ouellette : Oui, merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale au nom de mon collègue de Vimont, signée par 1 234 pétitionnaires. Et je

me permettrai, M. le Président, de souligner la présence de Mme Lysane Grégoire, directrice générale de

Mieux-Naître à Laval, et de son équipe, de les remercier pour leur

patience. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.

«Les faits invoqués sont les suivants :

«Considérant

que Mieux-Naître à Laval est un

centre de ressources périnatales — CRP — membre

du Réseau des CRP du Québec, dont il respecte le cadre de référence;

«Considérant que le ministère de la Santé et des

Services sociaux a mis en place les CRP pour actualiser sa Politique de périnatalité 2008‑2018 et ainsi "Aider les femmes

enceintes à vivre une grossesse sereine et en santé, en accord avec leur désir", "Favoriser la santé,

le bien-être et le développement optimal de l'enfant", "Soutenir les

mères et les pères dans leur expérience périnatale";

«Considérant que la mise

en place du CRP de Laval fait l'objet d'une cible prioritaire intégrée au

Projet-clinique 2011‑2016 du

réseau local de services et que ce dernier a participé à la définition des

principaux services pour éviter tout dédoublement;

«Considérant que depuis son ouverture,

Mieux-Naître à Laval voit sa clientèle très satisfaite et son affluence

augmenter continuellement;

«Considérant que le MSSS octroie aux instances

régionales de santé concernées les crédits nécessaires au financement des 10 CRP au Québec [et] que

l'instance de Laval n'en reçoit pas et que les familles lavalloises ont droit

à un traitement équitable;

«Et l'intervention réclamée se résume

ainsi :

«Nous,

soussignés, demandons au gouvernement du Québec de faire en sorte que le Centre

intégré de santé et de services

sociaux de Laval obtienne les crédits nécessaires au financement du CRP de

Laval afin d'assurer la continuité des

services, dès l'année 2017‑2018, pour son volet économie sociale et pour

ses activités communautaires gratuites.»

Je certifie que cet extrait est conforme à

l'original de la pétition.

Le Président : Alors, cette

pétition est déposée. Je pense que vous en avez une troisième. Une troisième?

Ouellette : Effectivement, M. le Président, c'est la troisième et dernière. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée

à l'Assemblée nationale, signée par 26 pétitionnaires. Désignation :

citoyens et citoyennes du Québec.

«Whereas the maximum of

taxation revenue is set, by regulation, by the Ministry of Education and Higher

Education;

«Whereas school boards, by law,

may set their tax rate up to a maximum of $0.35 per $100 of standardized

assessment of taxable immovables;

«Whereas

the equalization program, which provided additional financial support to school

boards that set their tax rate below or equal to $0.35

per $100 of the standardized assessment of taxable immovables, has been

abolished;

«Whereas there is an imbalance

in school taxation on the territory of Laval;

«Whereas the

Sir-Wilfrid-Laurier School Board, based on a lower standardized assessment of

the taxable immovables, has set a higher tax rate, $0.33995 per $100 valuation;

«Whereas

the English-speaking population residing on the territory of Laval and

surrounding areas must pay a higher school tax if their children attend English

school;

«Whereas

taxpayers who [don't] have children attending English schools but wish to

support the English school board must pay more than

those paying school taxes to the French school board.

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«We, the undersigned, request that the

Government of Québec take all measures to make school taxes equitable amongst taxpayers who pay to either the French or the English

school board outside of the island of Montréal.»

Je certifie que cet

extrait est conforme à l'original de la pétition, M. le Président. Merci.

Le Président : Alors, la

pétition est déposée.

Il n'y a

pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions

portant sur une violation de droit ou de privilège.

J'ai été avisé qu'après la période de questions

et de réponses orales il pourrait y avoir un vote requérant l'approbation des

deux tiers des membres de l'Assemblée.

En raison des

changements survenus à la composition de l'Assemblée, je dépose des tableaux

qui font état de la nouvelle répartition des mesures et des temps de

parole pour certains débats.

Nous en sommes maintenant à la période de

questions et de réponses orales. Je cède la parole à M. le chef de l'opposition

officielle.

M. Lisée :

Oui. Ces 10 derniers jours, nous sommes donc passés de l'horreur à la

peine, au partage, et maintenant l'heure

de l'action est venue. Je n'apprends rien à cette Assemblée en disant que le

taux de chômage des Québécois issus de

l'immigration est le double de la moyenne; ceux venus d'Afrique du Nord, le

triple de la moyenne. Parmi ceux qui travaillent,

on trouve trop d'ingénieurs qui conduisent des taxis, trop de techniciennes en

santé qui servent aux tables. Tous

les jours, des citoyens québécois en tout point responsables et compétents se

font refuser un logement ou un emploi à

cause de la couleur de leur peau. La motion que nous avons votée tout à l'heure

et que nous avons écrite de concert, l'opposition

et nous, dit que l'Assemblée nationale «rappelle son devoir d'offrir à tous les

Québécois les moyens d'accéder à l'égalité, la dignité et [...] une

pleine participation».

Hier, M. le Président, nous avons déposé

20 mesures qui iraient loin en ce sens et je voudrais les déposer. Aujourd'hui, je tends la main au premier ministre

pour lui offrir de travailler ensemble, sa ministre de l'Immigration, la

députée d'Hochelaga-Maisonneuve, qui

s'occupe de diversité, et peut-être des collègues de l'opposition, pour

définir, débattre et adopter

ensemble, d'ici juin, des mesures législatives, budgétaires, administratives

qui feront faire un grand pas en avant à l'intégration et un grand pas

en arrière au racisme et à la discrimination.

Président : Est-ce qu'il y a consentement pour le dépôt du

document du chef de l'opposition? Consentement? M. le premier ministre.

Couillard : M. le Président,

j'accueille avec satisfaction et le ton et la substance des propos de mon

collègue de l'opposition officielle.

Je l'ai dit à plusieurs reprises : Une des circonstances de notre société

que nul ne peut accepter, que nul ne

doit accepter, c'est la difficulté marquée d'accès à l'emploi pour les

personnes qui n'ont pas la couleur de la peau... la couleur majoritaire, si je peux dire, au niveau de la couleur

de leur peau, ou, bien sûr, qui ont des pratiques religieuses qui sont différentes de celles de la majorité ou

des origines ethniques — encore pire — qui sont, d'après le nom, d'après l'image, d'après des

préjugés, différentes de la majorité.

Alors, je

suis entièrement d'accord avec lui. Je lui signale qu'on a déposé une politique

d'immigration et d'inclusion, que je

l'engage à consulter, de la même façon que nous consulterons ses propositions,

parce que d'autres sont également en

préparation actuellement, notamment sur la question de la reconnaissance des

acquis, sur la question de la reconnaissance également du droit, comme

il l'a dit, à la pleine participation des citoyens.

Maintenant, je pense qu'également il va

comprendre comme moi et dire comme moi que toute la solution ne peut être réglementaire ou législative. Ici, il y

a un formidable, un immense défi de société. Par exemple, lorsqu'on parle

des curriculum vitae, il en a parlé au cours

des derniers jours, bien, ce sont les employeurs, les entreprises qui, bien

sûr, ont à

prendre ces décisions-là. Et il sait très bien comme moi que, de la même façon

que c'est le cas pour le logement, on peut

trouver toujours toutes sortes de justifications pour ne pas avoir engagé telle

personne ou telle personne. De sorte que

moi, je me propose — et c'est

déjà fait — d'avoir

des liens directs avec les dirigeants des chambres de commerce, la

Fédération des chambres de commerce, les chambres de commerce des principales

villes du Québec, dont celle de Montréal,

qui a déjà un plan d'action, pour qu'on accompagne nos entrepreneurs. Par

exemple, ils voudraient être accompagnés...

Le Président : En terminant.

Couillard : ...conseillés

pour intégrer un employé issu de la diversité. C'est le genre de chose qu'il

faut faire ensemble.

Le Président : Première

complémentaire, M. le chef de l'opposition.

M. Lisée : M. le Président,

c'est vrai qu'il y a des mesures qui sont en cours et il y a des entreprises de

bonne volonté. Il y a des entreprises de mauvaise volonté, et à un certain

moment il faut que l'État intervienne.

Nos voisins

ontariens, en 2013, ont interdit la pratique voulant qu'un employeur refuse

d'embaucher quelqu'un qui n'a pas une

première expérience de travail canadienne. Il vient d'arriver, il a 15 ans

d'expérience de travail dans son pays

d'origine, ils ne sont pas reconnus par l'employeur. En Ontario, depuis 2013,

c'est illégal. Je propose au premier ministre de faire...

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Couillard : Ayons plutôt des

travaux communs. Moi, je l'invite, soit lui-même soit une personne de sa députation, à nous visiter puis échanger avec la

ministre de l'Immigration et notre gouvernement sur l'ensemble de ces

mesures-là. Je pense qu'il a raison lorsqu'il pointe cet élément-là, mais,

lorsqu'on parle directement aux nouveaux arrivants

du Québec et qu'on leur demande de commenter leurs difficultés d'accès à

l'emploi, en général, la première chose qui est mentionnée, la première chose qui est mentionnée, c'est la

question de la difficulté à faire reconnaître ses acquis et ses compétences. Alors, je pense que là-dessus

également, par rapport aux ordres professionnels... dont, bien sûr, on veut reconnaître l'indépendance, mais force est de

constater que les progrès ne sont pas les mêmes dans les différents ordres

professionnels. Alors là, également, je pense qu'il faut mettre beaucoup

d'attention. Je rappelle également que...

Le Président : En terminant.

Couillard : ...pour la

majorité des personnes qui cherchent un emploi, venant de la diversité, ce ne

sont pas des professions, ce sont des...

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le chef de l'opposition.

M. Lisée :

Je prends la balle au bond. Avec la France, nous avons négocié 80 ententes de

reconnaissance mutuelle des métiers

et des professions. Lorsque j'étais ministre des Relations internationales,

j'avais entamé des discussions avec les représentants de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie pour faire de

même. Il ne s'est rien passé ces trois dernières années. Je ne veux blâmer personne, mais c'est une action

que le premier ministre pourrait prendre, aujourd'hui, de donner à sa ministre responsable le mandat de reprendre ces

discussions et de les accélérer, ça a un impact sur des milliers de diplômés

qui sont déjà chez nous.

Le Président : M. le premier

ministre.

Couillard : Alors, merci de

le mentionner, parce que... Et peut-être qu'il n'était pas au courant, alors ça me

fait plaisir de l'informer. Moi, j'ai eu des contacts directs, lorsque je suis

allé à Marrakech, avec les gens là-bas pour leur dire que nous désirions

entreprendre des démarches menant à la conclusion d'une entente de reconnaissance

mutuelle des qualifications avec le Royaume du Maroc. Bien sûr, il y a du

travail considérable à faire, mais j'ai dit : Asseyons-nous ensemble pour

déblayer au moins les travaux initiaux, identifier les situations qu'on peut

régler relativement facilement et, par

la suite, on pourra continuer vers

des situations plus complexes. Alors, il y a

d'autres pays, en passant, que le

Maroc avec lesquels on veut aller vers les reconnaissances similaires,

des pays européens notamment, mais également

un pays du Maghreb, notamment le Maroc. Alors, on est exactement

dans cette direction-là, et j'espère qu'on va réussir.

Le Président :

En terminant.

Couillard : On ne minimise

pas la difficulté technique, cependant, mais on va y aller

avec beaucoup de bonne volonté.

Le Président : Troisième

complémentaire, M. le chef de l'opposition.

M. Lisée :

L'objectif qu'on a d'avoir autant de représentants de la diversité dans les

salariés de l'État que dans le réel,

c'est 11 %. En ce moment, il y en a 5 %. À la SAQ, il y en a 38 sur

6 000; neuf fois moins que la cible. À Hydro-Québec, 312 sur 20 000; trois fois moins que la cible. Est-ce

que le premier ministre convient qu'on n'est pas sur une trajectoire

gagnante et qu'il faut modifier nos mécanismes pour arriver à la cible le plus

tôt possible?

Le Président : M. le premier

ministre.

Couillard : Oui, puis on

doit tous considérer qu'il y a des obstacles, hein, systémiques sur cette

question. Il a lui-même fait

partie

d'un gouvernement, il a assisté aux délibérations d'un gouvernement sur des

nominations. Il connaît les

différentes situations, selon qu'il s'agit d'organismes assujettis à la

Loi sur

la gouvernance ou des organismes pour des nominations à temps partiel.

Maintenant, je voudrais quand même dire, sans

aucunement mentionner que c'est suffisant, que, si on prend ensemble... Parce qu'il n'y a pas que les

personnes de culte musulman, il y a d'autres personnes qui sont victimes également,

comme les autochtones, par exemple, ou même

les personnes de langue anglaise, qui s'estiment avec raison insuffisamment

représentées dans la fonction publique.

Donc, si on prend toutes les catégories, les autochtones, les personnes de

langue anglaise et ce qu'on appelle

les communautés culturelles, on a fait des progrès. Par exemple, en décembre

2013, c'était 7,3 % pour les sociétés liées à la gouvernance;

maintenant, c'est 12,4 %. Il faut aller encore plus loin.

Le Président : Principale, M.

le député de Sanguinet.

Therrien :

M. le Président, dans le dossier du REM, le gouvernement défend depuis le début

son modèle de financement. Il promet

que les contribuables n'auront pas à subventionner les opérations et le

rendement. Pourtant, on a su, le mois passé, que la Caisse de dépôt et

placement envisageait faire en sorte que les municipalités paieraient jusqu'à 130 millions de dollars par année pour le

projet. Récemment, La Presse mentionne que ce n'est pas 130,

c'est 200 millions que les gens

devront contribuer pour le REM. Sachant qu'il y a déjà une taxe 450 qui a

été faite par ce gouvernement-là suite

à la création de l'ARTM, ça veut dire quoi, ça? Les gens de Longueuil vont

payer 26 $ par année de plus par habitant; Laval, c'est 30 $; Chambly, 66 $; Châteauguay, 71 $. À ce

montant-là, on rajoute 200 millions au minimum que ces gens-là devront payer pour le REM.

Alors, ma

question est simple : En plus de la taxe libérale sur le 450, combien les

municipalités des couronnes nord et sud devront payer pour le REM?

Le Président : M. le ministre

des Transports.

M. Lessard :

Alors, merci. Donc, j'entends bien les questions posées par le critique de

l'opposition officielle. Il faut quand même dire que le REM, c'est le

projet d'une société, un des plus grands projets d'électrification des transports à travers le Canada. Alors

donc, je suis toujours content de voir au Québec qu'on va donner aux Montréalais et à tous ceux qui vont venir nous visiter à Montréal

de donner, un, un plus grand réseau,

67 kilomètres de réseau électrique, lequel va avoir une interface connectée avec le métro de Montréal, qui

est l'autre projet d'il y a 50 ans, qui est un réseau électrique

aussi.

Les questions

de redevances, de captation foncière, d'augmentation de la desserte... En fait,

actuellement, l'autorité donc du

Réseau de transport métropolitain est en train donc d'assembler les données

pour voir comment, sur l'ensemble de la communauté métropolitaine, on

pourra avoir donc une tarification unique et donner l'heure juste aux citoyens.

D'ailleurs, c'est le 1er juin prochain

que Paul Côté, avec son organisation, le comité de transition, feront connaître

les détails de la réglementation ou de la tarification.

Alors,

j'invite le collègue à un petit peu de patience. On travaille avec la Caisse de

dépôt. Le ministre des Finances ainsi

que le gouvernement supportent le projet de développement. Et savez-vous quoi,

M. le Président? Ça va être un succès pour la grande Communauté

métropolitaine de Montréal.

Président : Première complémentaire, M. le député de Sanguinet.

M. Therrien :

Comme d'habitude, avec le REM, aucune réponse. Je vais m'adresser au ministre

des Finances, qui mentionnait, le

28 mai 2015, et je cite : «Il n'est prévu nulle part qu'il y

aura des subventions de qui que ce soit pour l'exploitation de... pour l'opération de ce service-là. [...]Il n'y a

aucune subvention directe du gouvernement provincial et des gouvernements municipaux aussi. Ça a été

clairement établi que les gouvernements municipaux ne peuvent pas non

plus accorder des subventions.»

Moi, je vais demander aujourd'hui : Est-ce

qu'il peut garantir encore que les opérations du REM ne bénéficieront

pas de subventions annuelles? On vous écoute, M. le ministre.

Le Président :

M. le ministre des Transports.

M. Lessard :

Merci, M. le Président. Donc, j'entends quand même les préoccupations de mon

collègue et de l'opposition. D'ailleurs, ces

questions-là sont adressées à un comité d'experts au sein de la Caisse de dépôt

et placement, mais au nom de l'autorité qui a été créée sur la

Communauté métropolitaine donc de Montréal. Donc, l'équipe de Paul Côté, sur le comité de transition,

puisqu'il y aura des réseaux, donc, de transport différents, on doit donner une

offre comprise, connue, appliquée pour faire en sorte qu'on pourra

répondre aux préoccupations de l'opposition, mais principalement — je

tiens à le dire à tous les Montréalais, à toute la Communauté métropolitaine de

Montréal — qui

concernent, donc, l'ensemble de la communauté. Et, à tous ceux qui viendront

nous voir...

Le Président :

En terminant.

Lessard :

...à l'aéroport, on va avoir une offre unique avec des options puis des choix.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le député de Sanguinet.

Therrien :

...réponse encore, M. le Président. 200 millions, minimum, que les

municipalités vont payer. Le ministre des Ressources naturelles nous a

mentionné lors du 106, il nous a mentionné qu'Hydro-Québec pourrait donner jusqu'à 300 millions de dollars à ce

projet-là. Ça va être les gens qui paient leur facture d'électricité qui vont

payer pour le projet.

Pourquoi vous tenez

tant à subventionner vos promesses électorales?

Le Président :

M. le ministre des Transports.

Lessard : Je tiens à le rappeler, quand même, il y aura la

contribution des usagers, il y a un montage financier qui donne un rendement à long terme pour la Caisse

de dépôt, pour le bas de laine des Québécois, il y a des contributions

du gouvernement fédéral, contributions du gouvernement provincial, il y a la

contribution de la ville de Montréal. Hydro-Québec

est sollicitée par l'ensemble des infrastructures qu'ils ont à leur service.

Donc, tout ça, un ambitieux projet qui

va donner des options et des choix à des travailleurs au quotidien pour aller

travailler à l'hôpital, pour aller à l'université, pour participer, donc, dans leurs déplacements

pour aller à l'aéroport, aux échanges plus fluides, à l'alternative... aux

grandes villes modernes comme le sont Lyon

et d'autres. Quand on va à Paris, on est chanceux, on est contents d'aller

à Paris, puis on va aller à Montréal, puis on va bénéficier des mêmes

options...

Le Président :

En terminant.

Lessard :

...et des mêmes choix, M. le Président.

Le Président :

Principale, Mme la députée de Taillon.

Lamarre : Jeudi dernier, l'émission Enquête a fait des

révélations qui ont troublé les Québécois. À l'Institut de l'oeil des Laurentides, des examens inutiles,

des gouttes pour les yeux à 200 $, des larmes artificielles inutiles et

facturées, des

réceptionnistes qui posent des actes professionnels. L'Institut de l'oeil,

profitant d'une entente publique-privée, a abusé de ses pouvoirs et a

pénalisé des patients. On comprend aussi que certains ophtalmologistes

auraient, au fil du temps, privilégié leur disponibilité dans leur propre

clinique privée plutôt qu'à l'hôpital, restreignant ainsi l'accès à des soins

ophtalmologiques nécessaires dans les hôpitaux des Laurentides.

M. le Président,

est-ce que le ministre de la Santé va demander au Vérificateur général d'enquêter

dans cette affaire?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

Barrette : Alors, M. le Président, je remercie notre collègue de me

donner l'occasion de rappeler que nous avons

choisi d'abolir les frais accessoires et ce genre de choses là. Et je

rappellerai à notre collègue que leur parti avait choisi de les

encadrer. Je me demande bien comment il aurait encadré ce genre de situation

là, mais nous, on a fait le choix de

l'abolir pour le bénéfice des populations parce qu'évidemment il y avait là des

problèmes qui étaient absolument inacceptables.

rappellerai aussi à notre collègue, M. le Président, que, lorsque je suis

arrivé en poste, littéralement, dans les jours qui ont suivi mon assermentation comme ministre de la Santé, j'ai

personnellement mis fin à l'entente en question parce qu'évidemment, dans ma position précédente, j'étais à même d'avoir

été surpris de l'évolution de ce dossier-là et, même, avoir recommandé à

mon prédécesseur d'y mettre fin, ce qui n'avait pas été fait en 18 mois.

Maintenant,

pour ce qui est d'éventuelles investigations, M. le Président, je rappellerai à

ma collègue qu'on a mis en place et

adopté la loi n° 92, qui nous permet de faire ce genre d'enquête là et, au

moment où on se parle, il y a une enquête qui est cours.

Le Président :

Première complémentaire, Mme la députée de Taillon.

Lamarre : Je rappelle la résistance farouche, répétée du ministre dans

le projet de loi n° 20 à l'abolition des frais accessoires, qu'il défendait corps et âme. Alors, le problème,

c'est que les ophtalmologistes avaient un pied dans le public et un pied

dans le privé et qu'ils ont privilégié le privé pour faire plus d'argent, et,

ultimement, ce sont les contribuables du Québec

et les patients des Laurentides qui ont été les victimes de la situation.

Alors, il faut une enquête du Vérificateur général, car il faut clarifier les

mesures. Les mesures préconisées par le ministre ne donnent pas les

garanties appropriées, j'y...

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

Barrette : Bien, je vais attendre, évidemment, comme l'a indiqué notre

collègue, la prochaine question, puisqu'il y avait là surtout des

commentaires.

le Président, je vais quand même faire un petit bémol, là, il n'y a personne

qui a mis en cause la qualité des services

ophtalmologiques qui ont été donnés là, même si des critiques tout à fait

justifiées ont été exprimées, et le bénéfice de la population aura été

de faire baisser les listes d'attente.

Maintenant,

M. le Président, la réalité, elle est simple, j'ai été très clair dans mon

cheminement, j'ai proposé, comme le

Parti québécois, de les encadrer et, par la suite, j'ai décidé, compte tenu de

l'évidence qui se dessinait devant nous, de les abolir, ce qui est à

notre crédit.

Le Président :

En terminant.

M. Barrette :

Ça pourrait être reconnu une fois de temps en temps, M. le Président.

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la députée de Taillon.

Lamarre : Il s'agit du modèle d'affaires, M. le Président, qui est en

cause, et le ministre a reproduit ce modèle d'affaires l'an dernier pour trois cliniques privées, des frais

d'administration qui demeurent toujours inconnus, des actes dont on ne sait pas comment ils seront supervisés,

et il ose dire que ces trois cliniques serviront de référence pour fixer

le coût réel des frais dans les hôpitaux.

Qu'est-ce qui protège

les Québécois des mêmes dérives?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

M. Barrette :

Ce qui protège les Québécois des mêmes dérives — et c'est vrai qu'il y

a eu dérive — c'est

la conception appropriée du projet, en ce

sens que, M. le Président — et je l'ai dit à plusieurs reprises — ce projet-là sera transparent. Il va être tellement transparent que

j'invite même l'opposition officielle de venir avec ses comptables, ses observateurs, aller dans les cliniques en question.

C'est la condition que j'ai émise, que j'ai mise sur la table pour faire en

sorte que ces projets-là aillent de

l'avant. Ils veulent venir. Je le dis aussi pour la deuxième opposition, pour Québec solidaire, venez voir, ça sera transparent, M. le Président. Les vérifications demandées seront faites, et c'est là qu'est la

garantie, M. le Président.

Le Président :

Principale, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

Legault : Oui. M. le Président, la CAQ croit que les signes religieux devraient être interdits chez

les personnes qui sont en autorité.

Notre définition des personnes en autorité, on inclut les juges, les gardiens

de prison, les policiers et on avait

ajouté les enseignants. Or, j'ai entendu le message du premier ministre, au cours des derniers jours, qui nous a tendu la main, à l'opposition, pour qu'on fasse tous des compromis, pour faire

adopter rapidement un projet

de

loi sur la neutralité religieuse. Je pense que c'est

important d'envoyer ce message. Donc, ce matin, j'ai proposé au premier ministre un compromis, donc de

retirer l'interdiction pour les enseignants, de se concentrer sur les propositions

du rapport Bouchard-Taylor. D'ailleurs, ces propositions sont acceptées par la

vaste majorité des Québécois.

Donc,

je voudrais savoir cet après-midi : Est-ce

que le premier ministre est d'accord

avec le compromis que j'ai proposé aujourd'hui?

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Couillard : Bien, d'abord, je veux saluer le ton de tout le monde, en particulier de mon collègue, ce matin, parce que j'étais très content

d'entendre chaque personne, en parlant des victimes et de leur famille, parler

de Québécois de confession musulmane. Et je pense que c'est une

évolution de langage qui était nécessaire,

qui, maintenant, doit, bien

sûr,

mener à des comportements et à des décisions de politique publique qui

correspondent à l'expression de ce principe. J'ai bien entendu, effectivement, sa déclaration sur le cas d

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2017-02-07
Typehansard
Volume / chapteren travaux-parlementaires assemblee-nationale 41-1 journal-debats 20170207 189495
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
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