Labour and the Economy — 30 April 2018 (41st Legislature, 1st Session)
CET 2018-04-30
Quebec — Committees
Cet important
rendez-vous a eu une grande influence sur les actions mises en place par le
ministère dans la dernière année,
puisque plusieurs mesures découlaient des grands constats qui y ont été émis. Donc, plusieurs actions à court terme ont
donc été mises en place.
avril 2017, nous avons annoncé un investissement additionnel de 29,5 millions
de dollars sur cinq ans dans le Programme
d'aide à l'intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi, le
programme PRIIME, afin d'augmenter de
20 % son taux de participation. Le taux de subventions salariales de PRIIME a été augmenté, les critères
d'admissibilité ont été élargis.
Toujours
en avril 2017, nous avons annoncé une bonification de 10 millions de dollars sur cinq ans du soutien versé par le MTESS pour la francisation en milieu de travail. Ces sommes
visent à favoriser l'intégration et le maintien en emploi des immigrants et des personnes ne maîtrisant pas ou peu le
français, en plus d'inciter davantage d'entreprises à recourir à ce service. Désormais, le taux de
remboursement des frais de francisation en entreprise est porté à 100 %,
dans tous les cas.
Nous
avons également convenu d'une prolongation de l'entente-cadre
avec le Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec, garantissant ainsi
un financement minimal de 47,3 millions de dollars annuellement jusqu'en
Toujours
dans les suites du Rendez-vous national sur la main-d'oeuvre, des
investissements de 2,5 millions sur cinq
ans ont été annoncés pour mieux accompagner les entreprises dans la gestion
d'une main-d'oeuvre diversifiée. Une somme
de 10 millions sur cinq a été réservée afin de soutenir les
entreprises dans le développement des compétences.
juin 2017, nous avons dévoilé la première stratégie ministérielle
d'intégration professionnelle des Premières
Nations et des Inuits. Cette stratégie, élaborée avec la Commission des
partenaires du marché du travail et le Comité consultatif
des Premières Nations et des Inuit, permettra une meilleure utilisation des
moyens dont dispose le Québec pour augmenter leur participation au
marché du travail.
De plus, en
novembre 2017, nous avons investi 385 000 $ pour la mise en
place du projet pilote un premier emploi en sol québécois de la
Fédération des chambres de commerce du Québec. Le budget 2018-2019 a
accordé 3 millions supplémentaires pour
permettre de bonifier ce projet, réalisé dans cinq régions. Il permettra
notamment à la fédération de sensibiliser les employeurs à l'embauche de
personnes immigrantes, d'informer les entreprises sur les programmes
gouvernementaux disponibles, de contribuer à l'embauche de 100 personnes
immigrantes dans un premier emploi.
Je vous
rappelle également qu'au terme du rendez-vous national la
première stratégie avait annoncé l'élaboration... le premier
ministre, pardon, avait annoncé
l'élaboration d'une stratégie nationale sur la main-d'oeuvre. Afin d'alimenter
les travaux entourant cette stratégie et de
consulter les partenaires du marché du travail sur les actions mises en place à
la suite du rendez-vous, j'ai mené à l'automne 2017 une tournée de consultations dans les
17 régions du Québec, dont la vôtre, M. le Président. Ces
travaux sont presque terminés, je serai en mesure d'annoncer prochainement la
stratégie nationale sur la
main-d'oeuvre 2018-2023.
D'ailleurs, vous savez certainement que le budget 2018-2019 annonçait des
investissements de plus de 800 millions pour cette stratégie. La stratégie
prendra en considération les réflexions, les propositions
soumises lors du rendez-vous et de la tournée par les partenaires et prendra en
compte les différents enjeux et défis
liés à la main-d'oeuvre de l'ensemble des régions et des secteurs, incluant les
secteurs public et parapublic. Elle mettra
de l'avant des actions à court, moyen et long terme, axées sur les besoins
concrets et réels des différents milieux en matière de main-d'oeuvre et
d'emploi.
En plus des actions et travaux liés au Rendez-vous
national sur la main-d'oeuvre, le ministère a poursuivi ses interventions régulières auprès des entreprises. Permettez-moi
de vous livrer quelques données préliminaires intéressantes à cet égard
pour l'année 2017-2018.
13 126 entreprises ont été soutenues
par l'entreprise... par l'entremise, pardon, des mesures et services aux
entreprises pour un total de 111 millions de dollars. 60 millions ont
été investis dans la mesure de formation de la main-d'oeuvre, volet entreprise, afin de favoriser le développement et
l'acquisition de compétences transférables en milieu de travail.
20,7 millions ont été investis pour des projets économiques d'envergure et
des projets majeurs. Ces projets permettront
de soutenir la création de 6 149 emplois, d'assurer le maintien de
4 122 emplois existants. 902 projets ont été soutenus par l'entreprise des programmes relevant
du Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la
main-d'oeuvre pour un total de 49 millions de dollars.
Du côté des interventions auprès d'individus,
345 886 personnes ont bénéficié des services publics d'emploi en 2017-2018 pour un montant total de 788 millions de dollars. Cette clientèle provenait à 56,9 % de l'assurance emploi, 33,4 %
provenaient de l'assistance sociale et 24,7 % provenaient de la clientèle
sans soutien public du revenu.
M. le
Président, j'aborde maintenant le volet Solidarité sociale du ministère. Au fil
des dernières décennies, le Québec
s'est doté d'un éventail de programmes et mesures visant à soutenir
financièrement les ménages qui n'ont pas eu les mêmes chances que d'autres. Entre autres, le régime de soutien du
revenu a permis au Québec de se démarquer en matière d'équité et de justice sociale. Les investissements réalisés à
cet égard ont porté leurs fruits. Les résultats obtenus montrent une
amélioration de la situation des personnes à faibles revenus, particulièrement
en ce qui concerne les familles avec
enfants. En outre, le Québec a mieux réussi que d'autres provinces à contenir
la hausse des inégalités de revenus.
En ce qui concerne les clientèles des
programmes d'aide financière de dernier recours, il est bon de savoir que
celles-ci sont en baisse constante depuis
les 10 dernières années. De janvier 2008 à janvier 2018, le
nombre de ménages prestataires de ces
programmes a diminué de 11,6 %. Il est passé de 337 594 ménages
à 298 485. Pour la même période, le
nombre d'enfants dont la famille a eu besoin de l'aide financière de dernier
recours a, quant à lui, connu une baisse de 25,9 %.
Malgré
les progrès des dernières années et les efforts du ministère pour les mobiliser
vers l'emploi, je conviens qu'un nombre encore trop élevé de
prestataires ayant le potentiel d'intégrer un emploi ne profitent pas des
occasions offertes pour intégrer le marché
du travail actuel. À ce sujet, comme vous le savez, le ministère a procédé à la
mise en oeuvre du programme Objectif
emploi, qui est en vigueur depuis le 1er avril 2018. Ce programme est
obligatoire pour les personnes sans
contraintes et admissibles au programme d'aide sociale pour la première fois.
Il offre un soutien financier accru en fonction de la démarche
poursuivie par son participant.
Avec
ce programme, nous souhaitons développer une nouvelle approche afin d'amener
ces personnes à développer leur employabilité, notamment par
l'entreprise... l'entremise, pardon, d'activités de développement des compétences.
Chacun des participants, dès son entrée au
programme, est rencontré pour une évaluation afin de convenir d'une intégration
en emploi adaptée à sa situation et à ses aspirations. Ce plan tient compte de
son profil spécifique, de ses besoins en développement
de compétences, de la situation du marché du travail de sa région et du type
d'emploi recherché. Le plan d'intégration prévoit des mesures nous permettant
d'accompagner le participant selon ses perspectives d'intégration à l'emploi. Une personne pourra ainsi bénéficier
d'accompagnement en matière de recherche active d'emploi, de développement
des compétences ou de développement des
habiletés sociales. Il s'agit d'un programme qui revêt une grande importance
pour notre gouvernement puisqu'il implique
de revoir nos façons de faire afin de mieux accompagner les participants.
Bien
que ce programme s'adresse aux personnes admissibles pour une première fois au
programme d'aide sociale, je vous
rappelle, M. le Président, que l'ensemble des personnes prestataires ont
toujours accès aux mesures et services du ministère si elles souhaitent
entreprendre une démarche d'intégration du marché du travail. Le principe que
nous appliquons est d'amener les gens à
développer leur propre projet et de les soutenir pour le réaliser. Nous
souhaitons que ces personnes
entreprennent une démarche menant à l'amélioration de leurs conditions de vie
par le travail, ce qui passe, dans beaucoup de cas, par le développement
des compétences.
L'année 2017-2018
a également été marquée par d'importantes réalisations en matière de lutte
contre la pauvreté et l'exclusion
sociale. Le 10 décembre 2017, en compagnie du premier ministre du
Québec, M. Philippe Couillard, et de la ministre déléguée à la Réadaptation et à la Protection de la jeunesse, à
la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Mme Lucie
Charlebois, j'ai annoncé le Plan d'action gouvernemental sur l'inclusion
économique et la participation sociale 2017-2023.
Ce plan novateur, qui prévoit des investissements de près de 3 milliards
de dollars, vise à sortir de façon permanente, permanente, plus de
100 000 personnes de la pauvreté. Merci, M. le Président.
Président (M. Giguère) : Merci beaucoup, M. le ministre. Vous
avez dépassé un petit peu votre temps, on va le déduire sur votre bloc, là, tantôt, M. le ministre. J'invite
maintenant le porte-parole de l'opposition officielle à faire ses
remarques préliminaires pour un maximum de sept minutes.
LeBel : Est-ce que je peux... Bonjour, tout le monde. Ça va être ça,
mes remarques préliminaires, puis je vais reporter mon temps sur mes
questions tantôt.
Le Président
(M. Giguère) : Merci beaucoup.
Président (M. Giguère) : Je cède la parole au porte-parole du
deuxième groupe d'opposition pour ses remarques préliminaires pour un
maximum de cinq minutes.
M. Schneeberger :
M. le Président, je vais faire comme mon collègue de Rimouski, et on reprendra
la discussion sur mon bloc. Merci.
Président (M. Giguère) : Merci. Je suis maintenant prêt à reconnaître
une première intervention de l'opposition officielle pour un premier
bloc d'échange. M. le député de Rimouski, la parole est à vous.
LeBel : Merci, M. le Président. Encore une fois, bonjour, tout le
monde. M. le ministre, on va faire un... On a quatre heures, on va essayer d'aller chercher le plus d'informations
possible. Vous dire, en commençant, par exemple, que ça m'impressionne de voir toute l'équipe autour de vous. Puis, pour
avoir déjà été à la place de votre voisin, comme chef de cabinet de ce
ministère-là... Je veux rendre hommage à ce ministère-là, c'est des gens qui
travaillent avec des humains et des
situations pas faciles. Et, pour l'avoir vécu, pour avoir vu les gens
travailler, ça prend du monde de coeur, puis je voulais vous saluer, les
gens qui sont là.
Maintenant,
je vais commencer assez rapidement sur le programme Objectif emploi. On en
parle depuis un bout de temps, j'ai
participé à l'adoption du projet de loi, il est en vigueur depuis le
1er avril, il a déjà un mois de fait. Est-ce que déjà des gens ont été rencontrés? Est-ce qu'il
y a déjà des choses qui ont été faites depuis un mois? Est-ce que la machine
est en marche? Est-ce qu'on a été capables, comme prévu, lancer le programme le
1er avril?
M. Blais : Alors, oui, M.
le Président, oui, comme prévu, là, à partir du 1er avril dernier, là, toutes
les nouvelles demandes à l'aide
sociale sont d'abord