Public Administration — 18 March 2015 (41st Legislature, 1st Session)
CAP 2015-03-18
Quebec — Committees
Président (M. Gaudreault) : Je déclare la séance de la Commission
de l'administration publique ouverte. Je demande à tous et toutes de
bien fermer la sonnerie de leurs téléphones cellulaires, s'il vous plaît.
Le mandat qui
nous réunit aujourd'hui, c'est le suivant : c'est pour procéder à
l'audition de la Régie des alcools, des courses et jeux sur sa gestion
administrative, notamment à partir de son rapport annuel de gestion 2013‑2014.
Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements ou des membres temporaires?
Secrétaire : Oui, M. le Président. Mme Simard (Charlevoix—Côte-de-Beaupré) est remplacée par Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger); M. Péladeau (Saint-Jérôme), par M. Bérubé
(Matane-Matapédia); et M. Deltell (Chauveau), par M. Lemay (Masson).
Le Président (M. Gaudreault) :
Parfait. Alors, merci beaucoup, Mme la secrétaire. On va débuter par une présentation de la Régie des alcools, des courses
et des jeux. Le reste de la séance, comme d'habitude — je pense que vous connaissez aussi notre fonctionnement — sera partagé en temps équitable, là, entre
chacun des membres des groupes parlementaires de cette commission. Et
puis on a jusqu'à 18 heures pour faire cette présentation.
Alors, Mme la
présidente, je vous invite à nous livrer vos commentaires, nous présenter
également les gens qui vous accompagnent. Et je vous donne à peu près
une dizaine de minutes pour faire votre exposé. Merci.
Ellefsen (Christine) : Merci. Alors, M. le Président, membres de la
commission, bonjour. Il me fait plaisir d'être avec vous aujourd'hui afin de discuter de la gestion
administrative de la régie. Vous avez évidemment examiné notre rapport
annuel de gestion 2013‑2014 et, au cours des échanges qui suivront, vous serez
en mesure — bien,
on l'espère — de constater tout le chemin parcouru par la
régie depuis les dernières années, particulièrement à l'égard du dernier
examen de la commission, qui était en 2009.
Tout d'abord, permettez-moi de vous présenter
les personnes qui m'accompagnent aujourd'hui. Alors, à ma gauche,
Marie-Christine Bergeron, qui est secrétaire de la régie; Mme France Lessard,
qui est à ma droite, qui est vice-présidente
aux opérations; Mme Sandra Langevin, qui est directrice des services à la
gestion — c'est
très large — qui
regroupent les ressources humaines, financières et informationnelles; et Mme
Patricia Robert, qui est conseillère en planification stratégique chez nous.
Alors,
j'aimerais aussi prendre quelques instants pour vous dresser un bref portrait
de notre organisation. La régie, c'est
un organisme bicéphale qui a pour mission d'encadrer, de surveiller et de
contrôler certains secteurs d'activité dans le but d'assurer la sécurité, la tranquillité et l'intérêt public. Notre
champ de compétence comprend les secteurs du jeu puis de l'alcool. En matière d'alcool, nous agissons tant
en ce qui concerne les détaillants que les fabricants. Tout ce secteur — mais plus particulièrement celui de
la fabrication de la bière — connaît
une croissance très forte.
La régie
délivre des permis aux établissements qui font le commerce de l'alcool :
tous les restaurants, les bars, les épiceries.
De plus, on délivre près de 45 000 permis ponctuels à des personnes
physiques qui organisent des événements à caractère familial ou à des organismes à but non lucratif dans le cadre
d'activités à caractères social, sportif, éducationnel ou culturel.
En matière de
jeux, nos interventions portent sur les bingos, les tirages, dont les tirages
moitié-moitié depuis janvier dernier, les concours publicitaires, les
appareils d'amusement et les appareils de loterie vidéo.
Au fil des
ans, la régie s'est également vu confier des mandats relativement aux sports de
combat professionnels, aux courses de
chevaux, à l'embauche des employés et des contractuels dans les casinos de
l'État ainsi qu'à la vérification du
taux de retour des appareils de loterie vidéo dans les bars et les casinos d'État.
La régie délivre ou renouvelle annuellement près de
125 000 permis, licences, autorisations, dont 65 % sont dans le
secteur de l'alcool.
Comme je l'ai
déjà mentionné, la régie est un organisme bicéphale puisqu'elle abrite aussi un
tribunal administratif. Ce modèle
d'affaires, qui a été scruté par les tribunaux supérieurs, a reçu l'assentiment
de la Cour suprême. Cette dernière a statué
qu'il s'agissait d'un modèle viable à condition que des garanties
d'indépendance et d'impartialité soient respectées lorsque l'organisme exerce des fonctions quasi
judiciaires, même s'il remplit le plus souvent des fonctions
administratives.
Au sein de son tribunal, la régie entend les
demandeurs de permis ou licence lorsqu'une opposition ou une objection est
soulevée et que les conditions objectives d'obtention du permis ou de la
licence ne sont pas remplies. Elle convoque également les titulaires concernant
l'exploitation de leur établissement. Annuellement, c'est environ
720 décisions qui sont rendues par la régie, lesquelles sont toutes
accessibles gratuitement par Internet. Elles sont publiées.
contrôle de l'exploitation des permis et des licences que nous délivrons est
réalisé d'une part par les inspecteurs de
la direction des enquêtes, mais surtout par les corps policiers. Ceux-ci
constatent les infractions puis nous transmettent un rapport qui est
analysé et traité par la direction du contentieux. Souvent, ces rapports
policiers mènent à une audition devant la régie.
La régie perçoit annuellement des revenus pour
le gouvernement de l'ordre de 38 millions, alors que nos dépenses sont de
15 millions. C'est donc 23 millions qui sont remis annuellement au
fonds consolidé du revenu, ce qui se traduit
par un retour de 2,50 $ pour
chaque dollar dépensé. Le ratio est fort bon, à notre avis. Au 31 mars
2014, la régie comptait 225 personnes en
poste, incluant les employés permanents puis les occasionnels. Depuis avril
2014, les postes laissés vacants par
les départs en mutation, les contraintes budgétaires, dont le gel d'embauche et
le non-remplacement des départs à la retraite, ont occasionné le départ
de 21 personnes. En date d'aujourd'hui, le personnel de la régie totalise 204 personnes. C'est donc avec une équipe réduite
que la régie s'acquitte des mandats que le gouvernement lui a confiés.
En 2014, la
régie a réalisé son deuxième sondage sur la satisfaction de sa clientèle à
l'égard des services rendus. Les résultats
de ce deuxième sondage sont extrêmement positifs. La régie obtient un taux global
de satisfaction de 95,5 %, ce qui
équivaut au résultat obtenu lors du premier sondage, en 2012. Dans l'ensemble,
les personnes sondées considèrent à 96,6 % que la régie fait un excellent travail. Le sondage a été élaboré selon
l'outil québécois de mesure développé par le Secrétariat du Conseil du trésor. Il portait sur neuf
dimensions de la prestation de services, soit la simplicité, la clarté,
l'accessibilité, la fiabilité, l'empathie,
l'empressement, le respect, la justice et la confidentialité. La régie avait
ciblé les personnes qui avaient fait une demande de permis d'alcool
permanent ou de permis de réunion au cours des six derniers mois débutants le
début du sondage.
Par ailleurs,
à l'égard des résultats 2013‑2014 de notre déclaration de services aux
citoyens, la régie considère avoir réalisé
une bonne performance. En effet, la régie a rendu des décisions au plus tard 90
jours après la fin de l'audience dans 99,4 %
des cas. De plus, elle a reçu les citoyens dans un délai de 30 minutes dans
90 % des cas. Également, le pourcentage de demandes de clients pour
lesquelles le délai de réponse a été respecté, qu'il s'agisse de la
transmission de l'état de leurs dossiers ou de la délivrance de leurs permis,
s'est amélioré.
Nous avons pris bonne note du commentaire de la
commission selon lequel le pourcentage des demandes d'accès à l'information qui
ont été répondues dans un délai de 20 jours ouvrables ou moins n'est pas
indiqué. On va corriger cet aspect lors de
la production de notre prochain rapport annuel. En ce qui concerne l'année
financière 2013‑2014, 100 % des demandes d'accès à l'information
ont reçu une réponse à l'intérieur du délai de 20 jours ouvrables.
J'aimerais
souligner que la régie répond à plus de 65 000 appels annuellement et
reçoit plus de 15 000 visiteurs dans nos bureaux de Montréal et de
Québec.
Malgré ce nombre impressionnant d'échanges avec la clientèle, seules six plaintes ont été reçues à l'égard de notre
personnel. Dans un autre ordre d'idées, j'aimerais préciser que la régie
se soucie continuellement d'apporter des
améliorations à sa reddition de comptes annuelle. Bien qu'elle se conforme aux
exigences du Secrétariat du Conseil du
trésor à l'égard de la présentation de ses résultats, elle a pris note des
commentaires formulés dans le 31e rapport de la commission paru en
décembre dernier, et on va voir à y apporter les correctifs nécessaires.
Cette année,
nous entamerons notre dernière année de la réalisation de notre plan
stratégique 2011‑2016. Certains défis
demeurent actuels, notamment à l'égard de la gestion des effectifs, de la
modernisation de nos nombreuses lois et règlements, et de la mise à jour
de nos systèmes informatiques.
Malgré
l'absence de cibles intermédiaires à l'égard de certains objectifs de la
planification stratégique, les suivis trimestriels effectués par la
régie nous permettent d'évaluer l'état d'avancement des travaux. Nous sommes
confiants de pouvoir terminer l'exercice avec de bons résultats.
Le plan stratégique 2011‑2016 a été grandement
influencé par la recommandation de la Commission de l'administration publique
et du Vérificateur général à la suite des travaux menés en 2008 et 2009. La
régie a réalisé d'importants chantiers pour
combler les lacunes identifiées. Nous nous sommes dotés d'un plan d'action qui
a d'ailleurs été présenté aux membres de la commission en 2009, ce qui a
fait l'objet de nombreux suivis par le Vérificateur général. En janvier 2014, ce dernier s'est déclaré
satisfait de la réalisation de 13 des 15 recommandations qu'il avait
formulées.
Au cours de
l'été, nous débuterons les travaux en vue de notre rédaction de notre prochain
plan stratégique. Nous pouvons d'ores et déjà prendre l'engagement que
tous nos objectifs seront dotés de cibles. La régie verra également à prévoir
des cibles intermédiaires qui permettront à la commission de mieux évaluer
notre performance.
En terminant,
la régie, c'est une toute petite organisation qui compte sur un personnel compétent, dévoué.
Nous avons fait beaucoup
de chemin au cours des dernières années, malgré le peu de ressources
disponibles et l'ampleur des travaux
à effectuer dans des secteurs d'activité aussi vastes que complexes, qui sont
aussi des vecteurs économiques en constante
évolution. Nos processus ont été revus et simplifiés. Nous le
reconnaissons, notre législation demeure complexe et souvent désuète. La régie compte beaucoup
sur la livraison, en juin prochain, de son nouveau système
informatique qui permettra la mise en place d'une prestation
électronique de services, qui facilitera les démarches de nos concitoyens.
Voilà donc un
aperçu de la Régie des alcools, des
courses et des jeux. Avec l'aide de
mes collaborateurs — je
devrais dire collaboratrices — il me fera maintenant plaisir de répondre
à vos questions.
Le Président (M. Gaudreault) :
Merci beaucoup, Mme la présidente. D'ailleurs... en tout cas, moi, dans ma vie de président de Commission de l'administration
publique, c'est la première fois que nous avons seulement un groupe
féminin devant nous, alors, c'est très...
Une voix : Ça fait du bien,
hein?
Président (M. Gaudreault) : ...rassurant sur l'avenir de la fonction publique, et ça fait
du bien, effectivement.
Alors, sur
ce, nous allons entamer le bloc d'échange entre les groupes parlementaires et
qui sera par blocs d'une dizaine de
minutes, à peu près — vous
connaissez notre formule, hein, des fois, on peut permettre de dépasser un petit peu, là, quitte à rogner sur les
temps suivants — en
commençant par le député de Chomedey.
Ouellette : Merci,
M. le Président. Mme Ellefsen,
mesdames, vous me faisiez un commentaire tantôt que... Je demandais où étaient les gars, vous m'avez dit : C'est pour ça que ça va
bien à la régie. Et je souhaite que nos échanges de cet après-midi, parce
qu'on a plusieurs
questionnements, les membres de la commission
ont plusieurs questionnements...
Ce n'est pas la première fois qu'on se voit.
La dernière fois, ça fait quand même très longtemps, c'était aux crédits, en 2012, et avant c'était en 2009, quand on avait des problèmes informatiques à la régie. Il semblerait
que c'est quasiment réglé, mais on a encore une ou deux questions, là, à
vous poser cet après-midi.
D'abord et avant tout, je vais vous parler de
ressources humaines dans le premier bloc. Je veux aller sur votre organigramme de l'annexe I pour qu'on soit
tous au même diapason. Après, sûrement que mes collègues vont aller dans
les objectifs, le plan stratégique, etc.,
mais on va quand même mettre la table. La première des choses que j'aimerais
discuter avec vous, c'est la structure de l'organigramme, parce que, suite au
dernier rapport annuel, je pense qu'à l'époque il y avait 14 régisseurs, là il y en a 11. De plus, depuis le dernier
rapport annuel, il y a deux directions de la vice-présidence aux
opérations qui ont été scindées, là, ou qui ont été réorganisées, et vous avez
appelé ça Direction des services à la clientèle — Alcool et Direction
des services à la clientèle — Courses et Jeux.
Ma première question, parce qu'après, je vous le
dis tout de suite, on va aller dans les ressources humaines, les ETC, les occasionnels, les contractuels, etc.,
là, ça, ça va être le premier bloc, donc ma première question :
Depuis le dernier rapport annuel, qu'est-ce qui explique les changements de
structure? Est-ce que ces changements de structure là... Quel effet ça a pu
avoir sur la régie? Ça, c'est ma première question.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme Ellefsen.
Ellefsen (Christine) : Bien, en fait, il y a deux volets, hein? D'une
part, il y a le nombre de régisseurs. Alors, la loi constitutive de la régie prévoit qu'elle est composée de 17
régisseurs, dont un président, deux vice-présidents. En 2014‑2015, le mandat de trois régisseurs n'ont pas
été renouvelés. La vice-présidence à la fonction juridictionnelle
comporte un vice-président qui siège et 11 régisseurs, dont sept sont avocats,
ce qui fait la somme qu'il y a 12 régisseurs qui entendent les causes et
non pas 11 comme il avait été évoqué.
Dans les cas
reliés à... lorsqu'il y a un problème de tranquillité publique, la loi
constitutive de la régie prévoit que les décisions doivent être prises par deux régisseurs, dont l'un est avocat.
Donc, la vice-présidence à la
fonction juridictionnelle a subi une
diminution de deux régisseurs au cours de la dernière année, puis, globalement,
en fonction de ce qui est prévu à la loi, il y a un seul poste de
régisseur qui est aujourd'hui vacant. Nous considérons que le nombre de
régisseurs à l'heure actuelle est adéquat pour s'acquitter de la tâche qui nous
a été confiée.
Dans un deuxième temps, concernant la structure
organisationnelle, la régie dispose de deux bureaux, un à Montréal, un à Québec. On est partis d'une gestion
en fonction du lieu des bureaux à une gestion par champ d'activité. Les éléments qui nous ont motivés à la mise en place
de ça, c'est qu'en 2011 on a effectué la mise en oeuvre de modifications
réglementaires dans le secteur du bingo et
on avait confié ce mandat-là à une des directrices des services à la
clientèle. Ça nous avait permis de constater
qu'il y avait une cohérence des décisions, qu'il y avait un traitement uniforme
des demandes qui se faisait parce
qu'elle chapeautait à la fois les bureaux de Québec et de Montréal dans un même
secteur d'activité, et ça permettait aussi une meilleure charge du
travail des employés. Cette expérience-là s'est avérée vraiment concluante.
Dans les prochaines semaines, on va dire, on
espère pouvoir être dotés d'un nouveau système alcool. Ça, c'est majeur pour la
régie. Vous riez! Donc, on s'est inspirés de l'expérience qu'on avait eue en
bingo puis on a décidé d'y aller par champ
d'activité, et ça transcende, si vous voulez, que les bureaux soient à Montréal
ou à Québec.
Et on a un
autre bénéfice aussi, c'est qu'au cours de la dernière année on a connu des
baisses d'effectifs, parce qu'il y a
eu un gel d'effectifs, et les personnes qui nous quittaient étaient un peu
partout, sans qu'on puisse vraiment prévoir où le couperet allait
tomber. Dans ce contexte-là, on s'est aperçus que le fait de pouvoir y aller
par secteurs d'activité nous permettait
d'équilibrer les charges entre les employés. Alors, c'est pour ça que
finalement on a rendu de façon formelle une structure d'organigramme que, dans les faits, on avait expérimentée puis
qui avait été mise en place. Ça vous convient?
Le Président (M. Gaudreault) :
M. le député.
Ouellette : Donc,
si je reprends votre explication, c'est par mesure d'efficience que ces
changements-là sont là. Et, comme on n'a pas
la télévision, on n'a seulement que l'audio, bien, je viens de voir cinq têtes
bouger en même temps, qui sont d'accord avec mon affirmation que c'est
par mesure d'efficience.
Puisqu'on parle des ressources humaines et que
le dernier rapport... Le rapport annuel de 2014 faisait état de 225 employés. Vous venez de nous dire, il y a
quelques minutes, dans votre allocution de présentation, que
présentement, à la régie, il y a 204 personnes. Dans le rapport annuel
aussi, il y avait 170 ETC d'autorisés par le Conseil du trésor, et, si on regarde les chiffres... Parce que je vais
vouloir qu'on aille un petit peu dans le détail pour le restant du bloc, là.
On regarde qu'il y avait 172 personnes, réguliers
alors qu'il y a 170 ETC. Il y a 53 occasionnels, pour un total de 225,
mais on est à 204. Je vais vouloir, aujourd'hui, que vous m'illustriez,
là : Vos 204 sont où? Mes ETC autorisés sont à quel nombre? Quel est le travail des occasionnels?
C'est-u pour faire en sorte... En tout cas, vous allez me l'expliquer. Et
on avait une
discussion ce matin sur les contractuels. Je comprends que... Bon, je vous ai
donné certaines explications que je veux vous entendre, parce que je me souviens, aux crédits, qu'on a parlé des
sports de combat, mais il n'y a pas juste les sports de combat, on parle des enquêtes. Je vais vouloir que, dans votre réponse, pour la
fin du bloc, là, vos contractuels, que vous me les mettiez par groupes.
Et, puisque
vous avez parlé de Montréal et Québec, donnez-nous un ordre de
grandeur : Dans vos deux bureaux, vos 204 employés, c'est-u
102-102? Je pense que c'est important qu'on mette la table sur où est-ce qu'on
est, à la régie, aujourd'hui.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme Ellefsen.
Mme Ellefsen (Christine) : O.K. En 2013‑2014,
là, si on se situe, on a 170 ETC qui ont été accordés par le gouvernement,
dont 36 ETC qui provenaient du Programme d'aide aux joueurs pathologiques.
Donc, c'est 170 ETC, et on avait, à ce 170 là,
20 ETC occasionnels qui provenaient du programme ACCES. Monsieur,
vous connaissez bien le programme ACCES, j'en suis sûre, on a déjà eu
des échanges à l'effet que vous aviez même fait déjà... je pense, du programme
ACCES.
Alors donc, en 2013‑2014, on avait
172 permanents, 53 occasionnels, pour un total de 225. Du 1er avril
2014 au 28 février 2015 — parce qu'on n'a pas tout à fait fini, mais
on a fait une prise de mesure au 28 février 2015 — on avait 166 permanents,
38 occasionnels, pour un total de 204 personnes. Nous avions, en 2013‑2014,
87 contractuels — on
dira tout à l'heure où est-ce qu'ils se
situent — et, en
2015, donc, on a 82 contractuels, ce qui fait... On va faire les
grands totaux, là : en 2013‑2014, on a donc 312 personnes qui travaillent pour
la régie et, en 2015, on en a 286.
Le Président (M. Gaudreault) :
Excusez, c'est parce que ça... Je ne sais pas si vous pouvez compléter, là.
Mme Ellefsen (Christine) :
Accélérer?
Le Président (M. Gaudreault) :
Bien, c'est parce que ça complète le bloc.
Ouellette :
Je comprends. Mais est-ce que, M. le Président, vous... J'aimerais ça qu'elle
puisse compléter...
Le Président (M. Gaudreault) :
Oui, oui, c'est ça que je dis.
Ouellette :
...pour les ressources humaines, puis on le prendra sur notre enveloppe, parce
que je pense que c'est important.
Le Président (M. Gaudreault) :
Exactement, juste compléter cette réponse-là, parce...
Ellefsen (Christine) : Je pense que ce qu'il est surtout important de
dire, c'est qu'il y a un nombre important de contractuels à la régie, mais ils sont exclusivement dédiés à deux
secteurs, qui sont celui des courses et celui des combats professionnels, les sports de combat, la boxe. Ces
contractuels-là sont engagés par la régie, j'allais dire, à l'acte,
c'est-à-dire : à chaque fois qu'il y a un programme de course ou un
programme de boxe, c'est la régie qui supervise et qui engage les
officiels. Donc, ces contractuels-là, c'est exclusivement ça.
Ouellette : À
titre
d'exemple, M. le Président, là, juste pour illustrer votre propos...
Le Président (M. Gaudreault) :
Oui. Oui, rapidement, s'il vous plaît.
Ouellette : ...en
fin de semaine, il y avait un gala au Centre Bell.
Mme Ellefsen (Christine) : Oui,
voilà.
Le Président (M. Gaudreault) :
Ouellette : Combien de... Juste pour un ordre de grandeur,
là, on parle de cinq, 10, 12, 15 ou c'est toujours les mêmes?
Ellefsen (Christine) : En général,
lorsqu'il y a une soirée de boxe, c'est à peu près
20 professionnels de différentes
sortes qui occupent différents postes qui sont requis et dont la régie assume
le déplacement, les frais occasionnés par ça. Donc, ils sont engagés, et
c'est environ 20 personnes.
À la régie, il y a
deux seules personnes qui sont permanentes qui s'occupent, par exemple, de la boxe, mais tout ce qui s'appelle professionnels, qui vont
faire en sorte que le sport va se faire sécuritairement. Parce que c'est...
J'allais dire : La préoccupation, et la
seule, qu'a la régie, c'est que ces combats de boxe là se fassent en toute
sécurité, c'est la sécurité des boxeurs.
Le Président (M. Gaudreault) :
Merci.
Ouellette :
Ma dernière question du bloc, M. le Président — je m'excuse d'abuser de votre
bonté — la
définition des occasionnels.
Le Président (M. Gaudreault) :
C'est le vôtre, votre...
Ouellette : Oui, je
le sais, que c'est sur mon temps, mais c'est parce que...
Le Président (M. Gaudreault) :
Vous abusez de votre temps. Mais c'est parce qu'en même temps je trouve
importante l'alternance aussi, là.
Ouellette : Oui, je
suis d'accord.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mais je vous demande de le faire vite, oui.
Ouellette : Mais je
pense que, dans 30 secondes...
Le Président (M. Gaudreault) :
Allez-y.
Ouellette : ...je
peux avoir la réponse à... On a parlé de 38 occasionnels. Les ETC sont
autorisés par le Conseil du trésor.
Mme Ellefsen (Christine) : Oui.
Ouellette : Et les
38 occasionnels, ils font quoi à la régie?
Mme Ellefsen (Christine) : Bon.
Alors, on a sept avocats, notaires. On a surtout 31 personnes qui sont des
techniciens, parce que, chez nous, il y a vraiment... À cause du nombre important de licences, permis, autorisations que
l'on émet annuellement et qu'à chaque année
on accuse une hausse, bien, essentiellement, on engage des occasionnels qui
sont des techniciens. Alors, c'est ça, les occasionnels chez nous.
Le Président
(M. Gaudreault) :
Merci. Alors, vous avez pris en tout 13 min 24 s, donc vous
allez... on va réajuster le temps, Mme la secrétaire, en conséquence.
On passe au bloc de l'opposition officielle,
avec le député de Matane-Matapédia.
Bérubé : Merci,
M. le Président. Mesdames, bienvenue
à la Commission de l'administration
publique. Je suis le porte-parole
en sécurité publique, donc je ne suis pas un habitué de la Commission de
l'administration publique dans cette
législature, bien que j'y aie siégé dans le passé, et c'est une occasion qui
est appréciée de notre groupe parlementaire de pouvoir échanger avec vous sur votre organisation qui est importante,
dans le concret, dans plusieurs champs d'activité.
Dans
l'actualité, on a entendu parler de vous dans le cadre du dernier combat de
boxe au Centre Bell. On entend parler
de vous souvent lorsqu'il y a des suspensions de permis de bars et de
restaurants et dans d'autres circonstances. Moi, qui suis député d'une circonscription rurale avec 45 municipalités,
j'entends beaucoup parler des moitié-moitié. Alors, ça, c'est vous
aussi. Alors, vous êtes dans le très concret.
Vous avez
abordé avec beaucoup de franchise un aspect de votre travail qui ne relève pas
de votre administration mais du
travail des parlementaires, c'est-à-dire la législation ou les règlements.
Donc, je présume qu'il y a certaines lois qui sont désuètes, qui ne sont pas optimales pour vous permettre de faire ce
travail. Il y a des règlements qu'il serait peut-être judicieux d'adopter pour vous aider à faire mieux
votre travail. Alors, moi, je vous demande exceptionnellement de nous
indiquer à nous, les parlementaires : Est-ce qu'il y a des lois qui
mériteraient d'être réactualisées? Si oui, lesquelles et pourquoi?
Le Président (M. Gaudreault) :
En échange d'un permis moitié-moitié.
Mme Ellefsen (Christine) : On parle
souvent, dans l'actualité, de la désuétude de la
Loi sur les permis d'alcool. On en parle comme étant une législation
qui est vieille, qui est compliquée, qui est extrêmement exigeante, qui
administrativement implique des délais pour les gens qui ont affaire avec la
régie. Je vous dirais qu'il y a eu, par le passé,
des tentatives de moderniser cette loi-là. Il y a eu deux projets de loi qui
ont été déposés, l'un par le Parti libéral en 2012, et il y a eu par la suite un nouveau projet de loi... le même
projet de loi d'ailleurs qui a été redéposé, et les deux sont morts au
feuilleton.
vous dirais que la
Loi sur les permis d'alcool et les tentatives qu'on a faites
pour alléger cette loi-là, c'est difficile, c'est compliqué. On est toujours, et encore en 2015, dans un secteur de
prohibition, c'est-à-dire que, si tu ne l'autorises pas explicitement, c'est interdit. Donc, ce qui fait
qu'à chaque fois qu'on ouvre sur un sujet il faut prévoir toutes les
modalités. Dans toutes les législations
qu'on connaît — puis on
suit quand même, je vous dirais, quasiment au quotidien, on a des liens
avec les autres provinces — c'est
le cas partout. Alors, je vous dirais que, oui, la
Loi sur les permis d'alcool
a éventuellement à
être modernisée, à être allégée, mais ce sera toujours compliqué, selon moi, et
ça devra toujours être assez exigeant d'avoir un permis d'alcool.
Puis nos lois, on en
a de multiples, hein? Comme vous avez dit, on intervient vraiment partout. On a
à peu près 50 lois chez nous. C'est énorme.
On est une petite équipe, mais ça ne nous a pas quand même empêchés de faire
des modifications parce que, même si on n'a
pas fait la
Loi sur les permis d'alcool dont on parle souvent — puis, depuis, les législations ont passé, il n'y a pas eu de
modifications importantes — il y a quand même des choses qui se sont faites. On a fait des modifications dans le secteur des courses
qui ont permis la relance des courses de chevaux. Maintenant, il y a des
courses de chevaux qui se font chaque année,
annuellement, à peu près 40 courses de chevaux qui se font dans le
secteur de Trois-Rivières, et on a adapté
les modalités à ce niveau-là. On a
fait des modifications concernant les sports de combat pour s'assurer que nos officiels, justement
de sport de combat, soient payés correctement lorsqu'il y a des combats de
championnat.
a fait des modifications qui ont permis aussi d'avoir de l'alcool dans
les casinos d'État, si vous vous rappelez.
Mme Ellefsen
(Christine) : Oui. Et on a permis aussi... On a essayé d'alléger les
règles sur le bingo. C'est une des demandes
qu'avait le milieu parce que le bingo, disons que c'est difficile, c'est
difficile depuis longtemps, mais on essaie, en tout cas, de leur
faciliter la vie. On a fait aussi des modifications sur les systèmes de loterie
pour justement permettre le tirage moitié-moitié.
Je vous dirais que,
oui, il y a certaines lois, chez nous, qui sont difficiles, qui sont lourdes,
mais ça ne nous empêche pas d'avoir une bonne volonté d'alléger le tout, mais
ça restera toujours.
Bérubé :
M. le Président, pour tous ceux...
Le Président (M.
Gaudreault) : M. le député de Matane-Matapédia.
Bérubé : Encore une fois, je ramène ça à la dimension, là, des parlementaires. Une des plus
belles manifestations des permis qui sont émis, ce sont ces petits
encadrés, dans les dernières pages de nos hebdos, où il y a des demandes de modification de permis :
avec terrasse, avec danse, sans nudité. Vous voyez, je connais tous les
termes, là, que... Parce que
les gens nous envoient des demandes en nous demandant souvent d'intervenir pour
savoir si leur permis s'en vient.
Alors, ça, je ne sais pas si vous en avez beaucoup, des cas comme ça,
là. Je n'oserais pas évoquer que je suis le seul député, mais on nous
pose beaucoup de questions là-dedans.
Il y a
des modifications qui, parfois, ne
sont pas prématurées. Je vais en nommer une, celle qui permet d'acheter
de l'alcool dans une autre province et de la transporter au Québec. Ça, c'est
relativement récent, comme modification. Et chaque fois que...
Ellefsen (Christine) : Comme le fait aussi de rapporter la bouteille
d'alcool qui est déjà entamée. Lorsqu'on va dans un restaurant,
maintenant on peut la rapporter. Ça aussi, c'est relativement récent.
Bérubé :
Oui. Tout à fait. Si je me souviens bien, même, en 2002, on a permis, je pense,
avec le ministre Normand Jutras, de livrer de l'alcool en même temps qu'un
repas. Alors, je me souviens de ça également.
Donc,
la
loi sur l'alcool, non seulement des groupes l'évoquent à l'occasion, mais
vous sentez qu'elle est complexe. Mais
vous avez certainement des recommandations éventuelles à faire aux
parlementaires sur les aspects qui priment?
Mme Ellefsen
(Christine) : Bien, je vous dirais que ce qui avait été... Les thèmes
qui avaient été choisis de toucher dans le projet de loi n° 68, lorsqu'il
avait été déposé, sont encore d'actualité. Il y avait certains allégements. Je
peux vous donner rapidement les thèmes sur lesquels on...
Bérubé : Il y a aussi des nouvelles réalités, qu'on ne
pouvait pas soupçonner à l'époque, qui apparaissent.
Mme Ellefsen
(Christine) : Oui. C'est un secteur qui est très imaginatif.
Bérubé : Parce qu'il y a de l'innovation, ne serait-ce que
pour certains établissements qui changent souvent de mains, avec des nouveaux propriétaires, des
nouveaux noms, des nouvelles vocations, notamment dans les restaurants,
les bars.
Mme Ellefsen
(Christine) : Tout à fait. Oui, effectivement.
Bérubé : J'échange avec vous en attendant que vous trouviez
vos documents. Donc, ça fait
partie de votre rôle. Oui, puis, effectivement, vous savez qu'il y a des
lobbys, il y a des groupes qui régulièrement nous demandent qu'est-ce
qui arrive avec... Les demandes varient, hein, beaucoup?
Ellefsen (Christine) : Oui. Le domaine de l'alcool particulièrement
est un domaine économique important. Il y a beaucoup d'acteurs et il y a
beaucoup d'argent, on va dire ça comme ça. Et c'est un domaine où la
compétition est extrêmement forte. Alors, c'est extrêmement difficile,
lorsqu'un gouvernement pense à déposer un projet de loi, de satisfaire tout le
monde. C'est difficile d'avoir un consensus dans ce secteur-là.
Bérubé :
Ce qui paraît parfois une bonne nouvelle à l'évidence peut créer d'autres
problèmes. Si les collègues me
permettent d'évoquer un cas d'actualité, bien qu'on soit dans l'analyse fine,
il y a le cas d'une demande, par exemple, pour un permis mixte dans un
restaurant d'alcool pour une chaîne connue, que je ne nommerai pas, mais qui
pourrait s'appliquer à d'autres. Donc, ce
qui nous apparaît spontanément comme une bonne nouvelle tout de suite peut
apparaître comme une mauvaise nouvelle pour d'autres établissements.
Ellefsen (Christine) : Et il y a des établissements qui sont
farouchement contre, dépendamment si l'emphase est mise soit sur
l'alcool ou si elle est mise sur la consommation d'aliments.
Bérubé :
Donc, je retiens que, sur l'alcool, il y a un travail à faire.
Mme Ellefsen
(Christine) : Oui.
Bérubé : Mais qui est complexe puis nécessiterait, là, une
bonne réflexion, là, de la part des parlementaires éventuellement. Vous
avez évoqué tout à l'heure le nombre de régisseurs. Le chiffre 17, c'est le bon
chiffre?
Mme Ellefsen
(Christine) : Oui, 17, c'est dans la loi.
Bérubé :
17. Et là, présentement, vous en avez?
Mme Ellefsen
(Christine) : 16.
Bérubé :
16. Et est-ce que ça ne pose pas de problème, non?
Mme Ellefsen
(Christine) : Non. Comme je vous ai dit tout à l'heure...
Bérubé :
Vous pourriez descendre encore?
Une voix :
La loi prévoit 17.
Bérubé :
La loi prévoit 17, c'est ça?
Ellefsen (Christine) : La
loi prévoit 17. Donc, à l'heure
actuelle, nous avons un poste qui est
vacant, mais c'est comme j'ai dit tout à l'heure, je considère qu'on a
un nombre suffisant de régisseurs pour nous permettre de fonctionner.
Bérubé : Est-ce qu'à terme ça pourrait être moins de
régisseurs et puis ça pourrait fonctionner quand même?
Mme Ellefsen
(Christine) : La variable là-dedans, c'est que le nombre de régisseurs
est important lorsqu'ils siègent en
tranquillité publique; ils doivent être deux, dont un avocat. Alors, il y aura
toujours un nombre de régisseurs qui est requis un peu plus important.
Bérubé :
D'accord.
Mme Ellefsen
(Christine) : À moins qu'on ne change la loi.
Bérubé :
Et est-ce qu'ils ont des spécialités, ces régisseurs, régisseuses?
Mme Ellefsen
(Christine) : Non.
Bérubé :
Ils sont choisis avec une diversité d'expériences.
Ellefsen (Christine) : Oui, bien sûr. Bon, comme je vous ai dit tout à
l'heure, il y en a sept qui sont avocats.
Mme Ellefsen
(Christine) : Oui. Et il y en a d'autres qui viennent d'horizons
différents.
Bérubé :
D'accord.
Le Président (M.
Gaudreault) : Merci. C'est ce qui termine le bloc pour
l'instant.
Une voix :
...avec plaisir.
Président (M. Gaudreault) : Oui. Nous retournons au bloc du
gouvernement avec la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme de Santis :
Merci beaucoup.
Mme Ellefsen
(Christine) : Bonjour.
de Santis : Bonjour. J'aimerais retourner aux
ressources humaines. Pour 2013‑2014, combien ont coûté les contractuels?
Mme Ellefsen
(Christine) : Leur rémunération?
Mme de Santis :
Vous avez 312 personnes. Combien vous avez payé pour les contractuels?
Mme Ellefsen
(Christine) : Est-ce que vous avez ça, madame?
Une voix :
Ils sont inclus dans les services professionnels.
Mme Ellefsen
(Christine) : Oui.
Une voix :
2013‑2014...
Ellefsen (Christine) : Bon. Ce qu'on me dit, c'est qu'en 2013‑2014 les
services professionnels, parce que les contractuels, c'est là-dedans,
là, c'est 480 000 $.
Mme Langevin
(Sandra) : Mais il peut y avoir d'autres services professionnels, là,
à l'intérieur de ça.
Une voix :
Ce n'est pas juste des contractuels.
Mme Langevin
(Sandra) : Parce que, quand on a fait...
Mme Ellefsen
(Christine) : Mais la majorité, à quelque 20 000 $ près.
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme de Santis :
Est-ce que le paiement pour ces 87 personnes peut venir d'ailleurs que de cette
enveloppe dont vous...
Mme Ellefsen
(Christine) : Non, non.
de Santis : Ah! O.K. Parce que je regarde et je
vois que vous avez indiqué que, pour les sports de combat
professionnels, par exemple, vous avez des dépenses de
1 002 500 $.
Mme Ellefsen
(Christine) : Oui.
Mme de Santis :
O.K. C'est quoi, ces dépenses-là?
Mme Ellefsen
(Christine) : Bon. Est inclus là-dedans... Il y a les employés de la
régie, il y a... C'est ça?
Ellefsen (Christine) : Alors, ce qu'on me dit, c'est ce que je
croyais, à cette rémunération, donc, qui est à l'acte pour les contractuels, on doit ajouter la rémunération de
personnel permanent au sein de la régie. Il y a trois personnes qui sont permanentes à la régie, dont on doit
inclure le salaire. On doit inclure aussi les frais de déplacement. On doit
inclure aussi les allocations qui sont
données en fonction de la grille gouvernementale, là, lorsque les gens sont à
l'extérieur.
de Santis : Et je viens de comprendre que seulement
20 personnes sont utilisées par... Comme l'événement de la semaine dernière, c'était
20 contractuels, et il y a eu d'autres... Je vois mal comment on va de 400 000 $ à 1 million de
dollars de dépenses avec les...
Mme Ellefsen
(Christine) : Si vous permettez, la directrice des ressources
financières pourrait peut-être ajouter. Ça va?
Le Président (M. Gaudreault) :
Oui. Mme Langevin.
voix : Consentement.
Mme Ellefsen
(Christine) : Merci. C'est d'accord.
Mme Langevin
(Sandra) : Donc, au tableau auquel vous faites référence, c'est le
coût de revient par secteur d'activité et
c'est un coût de revient complet. Donc, tous les frais administratifs de la
régie sont à la fois répartis à travers tous nos secteurs d'activité, donc le bureau de la présidente, la
Direction des services à la gestion, et on a des indicateurs de
répartition qui sont souvent par ordre d'ETC par secteurs. Donc, tous les
salaires de ma direction, par exemple, sont répartis
à travers tous les secteurs d'activité parce que, sans les services à la
gestion, on ne serait pas capables de faire la mission pour compléter. Donc, les coûts de loyer, qui sont quand même
assez importants, sont répartis dans la mesure des ETC, et tout ça.
Donc, c'est pour ça que ça fait un montant de 1 million au niveau du
secteur de la...
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
de Santis : Vous avez indiqué, au tableau à la page
44, où il y a plus de dépenses réelles que revenus réels, que la
justification, c'est le moteur de développement économique. Qui a déterminé
cette justification?
Mme Langevin
(Sandra) : C'est au niveau de la régie. Et, dans le fond, quand la
politique de la tarification gouvernementale
est arrivée, on a eu à regarder nos tarifs en fonction de nos dépenses, et on
sait que la politique nous demande
d'avoir le même coût. On a des revenus qui sont moindres, en sports de combat,
que nos dépenses. Mais le secteur, justement pour lui permettre de
survivre, et tout ça, et au niveau du développement économique, il y a des
coûts du développement économique que nous,
on n'a pas dans nos retombées, qui... on doit tenir compte. Donc, c'est pour ça
qu'on en a fait une cible qui est à
50 % d'autofinancement et non pas 100 %. La même chose quand vous
avez... en alcool, où est-ce que là, c'est l'inverse. On est à
291 % parce que c'est une valeur commerciale et un privilège.
de Santis :
Je pose cette question parce
que je vois que, pour les sports de
combat professionnels, les revenus réels
sont 35 % des dépenses réelles
pour la régie, O.K.? Alors, vous avez pris une décision de quand même avoir
des tarifs qui étaient 35 % du coût
réel. Comment vous avez déterminé le montant des retombées qui justifie que les
personnes qui sont impliquées dans ces sports paient uniquement
35 % des dépenses? Comment vous êtes... Comment vous avez conclu que
c'était un moteur de développement? Sur quels chiffres, sur quelles études?
Langevin (Sandra) : Quand on a travaillé avec le ministère des
Finances, on a fait aussi une vigie par rapport aux autres provinces où il y a des sports de combat, et nos
tarifications sont très comparables. Donc, il faut aussi... Si on veut attirer les sports de combat au Québec, on se doit
d'être un peu compétitifs avec les autres provinces et même les autres pays,
parce qu'il y a les États-Unis en cause, et donc c'est pour ça qu'on n'a pas
une grande marge de manoeuvre à augmenter nos droits au niveau des sports de
combat.
Mme Ellefsen
(Christine) : D'ailleurs, on les a augmentés. Il n'y a pas tellement
longtemps, on a fait des modifications justement pour augmenter nos droits.
Mme de Santis :
J'aimerais vous poser une question sur la représentativité à l'intérieur des
ressources humaines, O.K.? Vous dites que
vous avez une cible de 25 % pour la diversité. Je vais appeler ça, la
diversité, O.K.? Je regarde à la page 39 que vous avez un régisseur...
Ce n'est pas la page 39. Il y a un régisseur qui est...
de Santis : Oui, je présume que c'est M. Belliardo,
O.K., et que les autres sont vraiment des personnes qui se trouvent dans le... qui sont techniciennes, etc.
Il n'y a pas de cadres, pas de personnes dans des postes intérimaires.
C'est une politique qui est en place depuis très longtemps, et vous avez à
peine 6 % de diversité. Comment vous expliquez ça? C'est une question que je pose à tout le monde parce que j'aimerais
voir, quelque jour, quelque part, qu'on représente, à l'intérieur des
organismes publics, une plus grande diversité qui ressemble un petit peu, quand
même, à ce qui est le Québec aujourd'hui.
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme Ellefsen.
Ellefsen (Christine) : Bon, d'une part, les régisseurs qui sont
nommés, vous le savez, ils sont nommés par décret gouvernemental. C'est le Secrétariat aux emplois supérieurs qui
nomme les régisseurs. Effectivement, il y a une personne qui s'est
déclarée comme faisant
partie d'une communauté culturelle. L'objectif
gouvernemental, qui est d'avoir 25 % du taux d'embauche dans les groupes
cibles, c'est une préoccupation que l'on a. On l'a toujours pris en considération quand on fait un appel de
candidatures, lorsqu'on fait une embauche, mais on est vraiment tributaires
des candidats qui nous sont référés. À
l'heure actuelle, les communautés culturelles, dans l'ensemble de la fonction
publique, la cible est de 9 %. Nous,
notre résultat est de 10 %. Pour les personnes handicapées, la cible est
de 2 %, et les résultats de la régie
sont de 3 %. On fait, je vous dirais, de grands efforts. On a la chance
d'avoir un bureau à Montréal qui nous permet d'avoir des références de personnes de communautés culturelles, mais ce
n'est pas facile, mais on ne lâche pas puis on pense qu'on est dans la
bonne voie.
Mme de Santis :
Et je vois que c'est des techniciens et des personnels de bureau. Il n'y a
aucun cadre, aucun professionnel... ou il y
a un professionnel... Non, c'est une personne handicapée. Mais il n'y a aucun
professionnel qui est des communautés culturelles. Je n'ai pas beaucoup
de temps. Ça, c'était seulement un constat.
Il y a une
autre chose. Je vois qu'il y a beaucoup de personnes qui prennent leur
retraite. C'est quoi, l'âge moyen parmi les personnes qui travaillent à
la régie? C'est quoi, l'âge moyen? Et est-ce qu'il y a un problème parce que
j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de personnes qui prennent leur retraite
depuis 2011?
Ellefsen (Christine) : Bon. Je vous dirais, concernant les cadres, il
y a, à la régie, sept cadres, alors
c'est très peu. Éventuellement, il y aura sûrement des postes qui seront
remplacés par des gens des communautés culturelles. Par ailleurs, c'est beaucoup des techniciens chez
nous, et une grande
partie de nos ressources humaines sont des techniciens, femmes, et c'est souvent dans ce
bassin-là que se retrouvent les recrutements concernant des personnes de
communautés culturelles différentes.
En ce qui concerne les retraites,
effectivement...
Mme Ellefsen (Christine) : On n'a
pas l'âge moyen des gens qui prennent leur retraite. Ce que l'on sait, par
contre, c'est que...
Mme de Santis :
L'âge moyen des gens qui travaillent pour vous.
Mme Ellefsen (Christine) : Ah! Qui
travaillent pour nous?
Mme de Santis :
Oui, avec vous.
Mme Ellefsen (Christine) : Avec
nous, oui, dans nos bureaux et qui quotidiennement...
Mme de Santis :
Exact. Parce que je vois qu'il y a un grand nombre de personnes qui prend la
retraite. J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de personnes qui ont 60 ans
et plus ou qui approchent la soixantaine.
Ellefsen (Christine) : Je vous dirais qu'on a connu, en 2010, un
nombre important de personnes qui ont pris leur retraite. On prévoit aussi d'ailleurs cette année qu'il va y avoir
un nombre plus important que ce qu'on avait anticipé.
À date, on
prévoit qu'il va y avoir... Oui, c'est ça. On prévoyait qu'il y aurait, cette
année, à peu près 11 départs à la retraite
puis on voit maintenant qu'il y aura probablement plus 16 départs à la
retraite. Ça veut dire que c'est des personnes qui ont 55 ans d'âge et qui n'ont pas complété leurs 35 ans de
service, mais qui décident de quand même partir à la retraite.
Président (M. Gaudreault) : Merci. Ça met fin au bloc du
gouvernement pour l'instant. J'aurais le goût de dire aux gens de la
régie, peut-être pour compléter la question de Mme la députée de Bourassa-Sauvé,
si, d'ici la fin de la semaine, vous pouvez nous fournir le chiffre sur l'âge
moyen... J'imagine que ça doit s'évaluer assez rapidement. Peut-être l'envoyer
au Secrétariat de la commission, puis le secrétaire de la commission s'assurera
de faire suivre la réponse aux députés.
Alors, on va passer au bloc de la deuxième
opposition, avec le député de La Peltrie.
Caire : Oui. M. le
Président. Merci beaucoup. Bonjour, mesdames.
Caire :
Mme Ellefsen, je voudrais vous parler évidemment de vos ressources
informationnelles. Déformation professionnelle.
On constate, dans votre rapport de gestion, qu'il semble y avoir des problèmes
avec votre projet Acolyte. Je reprends
un peu ce que vous avez dit dans votre discours d'introduction :
125 000 permis qui sont accordés ou renouvelés, dont 65 % qui touchent directement les
questions d'alcool. Ça commence à être un volume important et, considérant
que le Projet Acolyte, si j'ai bien compris, s'adressait à cette partie-là de
votre tâche, j'aimerais comprendre comment il est possible, d'une part... C'est un projet, là, si je comprends bien, qui
est dans les airs depuis 2011, pour lequel vous dites être allée en appel d'offres en 2013 et qui démarrerait
cette année. Comment vous expliquez, là, des délais aussi longs dans le
démarrage d'un projet? Qu'est-ce qui explique ça?
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme Ellefsen.
Mme Ellefsen (Christine) : O.K. Lors
de l'audition devant la Commission de l'administration publique en 2009, on avait fait grand état de la désuétude des
infrastructures informatiques. On avait même dit à ce moment-là qu'on
était carrément à risque et que nos infrastructures informatiques,
particulièrement en alcool, risquaient d'à toutes fins pratiques tomber, de ne plus
être fonctionnelles. Ça datait de 1984, et on était très préoccupés. Et
une des recommandations, d'ailleurs, de la CAP était à l'effet de
s'occuper de ça, j'allais dire, assez rapidement.
On a fait deux choses, on
a pris deux décisions qui ont été majeures pour nous autres et qui, je pense,
nous ont permis quand même de fonctionner correctement. C'est qu'on a fait une
entente avec le ministère de la Sécurité publique à ce
moment-là, on l'a fait en 2010, pour
le transfert de toutes nos infrastructures technologiques,
informatiques, puisqu'on n'avait ni la
capacité organisationnelle ni budgétaire suffisante pour réaliser cette
modernisation-là. Alors, ce transfert-là de toutes nos infrastructures
informatiques, qui est maintenant sous le chapeau du ministère de la Sécurité publique, est à toutes fins pratiques complété. Il
est complété à 98 %, c'est ce que ma directrice me disait. Ça, c'est
la première décision qu'on a faite.
La deuxième
décision qu'on a prise : on a décidé de procéder à la refonte du système
alcool. Le système alcool, comme vous
l'avez dit tout à l'heure, c'est vraiment le coeur de nos activités. Alors, ce qu'on a fait, on a fait la
cartographie de tous les processus existant à
la régie en ciblant tous les processus qui devaient être changés. On a fait
la cartographie de tous nos processus. On
vous a d'ailleurs amené un exemple de ce que ça peut représenter. On
l'a fait pour nos 10 systèmes. Alors, la secrétaire va pouvoir vous
montrer ce que ça peut représenter.
Caire : Mme Ellefsen, lorsque vous parlez de vos 10 systèmes,
je comprends que, pour la gestion des permis d'alcool, ça faisait
intervenir 10 systèmes différents?
Mme Ellefsen (Christine) : 10, il y
avait 10 processus informatiques différents.
Ellefsen (Christine) :
Alors, on a fait la cartographie de tout ça, ce qui se fait... (Interruption)
Ça, c'est un processus de travail.
Une voix : L'audio, c'est
extraordinaire.
Mme Ellefsen (Christine) : C'est
extraordinaire. Et ce que vous avez en couleur, qui est turquoise, c'est le
processus tel qu'il était, et, en orangé, c'est ce qu'on a décidé d'automatiser
maintenant.
Mme Langevin (Sandra) : Tout ce qui
va être automatisé maintenant.
Mme Ellefsen (Christine) : Oui,
celui-là, on peut vous le laisser.
Mme Ellefsen (Christine) : On a
vraiment...
Une voix : Ah! Vous l'avez en
petit.
Mme Ellefsen (Christine) : Mais, en
petit, c'est vraiment... on n'est pas capable de le lire.
Caire : Du moment où moi, je vous demande un permis
jusqu'à son attribution, jusqu'à tant que je reçoive le papier, ça, c'est
toutes...
Langevin (Sandra) : Ça,
c'est les étapes pour la délivrance et la modification. On en a pour 11
processus comme ça.
Caire : Est-ce que,
dans l'évaluation du processus, vous avez fait une épuration des étapes?
Mme Ellefsen (Christine) : C'est ça
qu'on vous dit. Alors, tout ce qu'on a mis en orangé là-dessus va être
automatisé.
Mme Ellefsen (Christine) : À l'heure
actuelle, c'était tout, si vous voulez, à la main.
Caire :
Puis donc ce qu'il vous reste comme processus, j'imagine que ça, c'est des
obligations réglementaires.
Mme Ellefsen (Christine) : C'est
strictement des obligations réglementaires.
Caire :
O.K. Donc, quand vous parlez de moderniser les processus, la loi, les
règlements, il y a peut-être...
Mme Ellefsen (Christine) : On est
allés le plus loin qu'on pouvait pour...
Caire :
O.K. Il y a un bout que nous autres, on pourrait faire pour vous simplifier la
vie. O.K.
Ellefsen (Christine) : ...pour automatiser. Alors, on a fait la
cartographie de tous nos processus, ce qui est énorme. On a monté un
dossier d'affaires, on a fait l'architecture détaillée.
Caire : On, étant?
Mme Ellefsen (Christine) : Pardon?
Caire : On, étant?
Ellefsen (Christine) : La régie et un consultant parce qu'on
travaille, comme on vous a dit, de concert avec le ministère de la Sécurité publique, mais cette
documentation-là, elle émane de nos employés chez nous. Ça ne pouvait
pas se faire autrement.
Caire : Non,
j'imagine.
Mme Ellefsen (Christine) : Et on a
connu des difficultés de démarrage. Il nous est arrivé des choses assez
incroyables.
Caire : Par
exemple?
Ellefsen (Christine) : Par exemple, la personne qui a fait la
cartographie de nos processus est tombée malade, c'était une employée de la régie, et en est même décédée. Et on a eu des
départs. On avait un chargé de projet qui nous accompagnait depuis le
début du programme...
Ellefsen (Christine) : ...oui, du processus — merci beaucoup — qui avait été embauché pour la
réalisation du projet, qui a quitté. Et on a
eu aussi un changement du chargé de projet au ministère de la Sécurité
publique. On a eu des
difficultés de départ. Par contre, on a réussi à avoir, on pense, une
autorisation du Conseil du trésor. On a donné ce contrat-là à forfait. C'est un contrat de 3,5 millions. On sait où
est-ce qu'on s'en va. On a des délais et on pense que, même avec les
difficultés qu'on a eues, en juin prochain, ils vont nous livrer le coeur.
Caire : En juin
Mme Ellefsen (Christine) : Oui. Ils
vont nous livrer le coeur du... Et on espère avoir...
Mme Ellefsen (Christine) : Non, pas
le... Le coeur, ça veut dire l'application elle-même, elle-même.
Caire : L'essentiel
de l'application.
Mme Ellefsen (Christine) :
L'essentiel de l'application. Puis pour nous autres...
Caire : Quand vous
dites «livrer», ça veut dire : livrer, déployer ou...
Mme Ellefsen (Christine) : La
prestation...
Une voix : Être prête à
utiliser chez nous.
Mme Ellefsen (Christine) : Chez
nous, oui.
Caire : Vous
recevez l'application, puis, après ça, vous, vous avez à faire le déploiement
et l'intégration.
Ellefsen (Christine) : Et
pour nous autres, c'est l'introduction de la prestation électronique de
services. On pense qu'on va gagner extrêmement de temps et extrêmement de
manipulations avec ça. Je pense que ce dossier-là...
Caire : Mme
Ellefsen, pour ma compréhension...
Mme Ellefsen (Christine) : Oui.
Caire :
Je m'excuse de vous...
Mme Ellefsen (Christine) : Non, non.
Ça va.
Caire : C'est parce
qu'on a dit 10 minutes puis...
Le Président (M. Gaudreault) :
Il en reste deux.
Caire : Deux. Vous
voyez comment est-ce qu'il est sévère, en plus.
Le Président (M. Gaudreault) :
Je suis intraitable.
Caire :
Puis pas négociable. Mais le développement qui est à faire, qui est en
processus, là, qui est en cours, tient compte, évidemment, de la
cartographie que vous avez faite.
Mme Ellefsen (Christine) : Tout à
fait.
Caire :
Est-ce que, dans la planification qui a été faite, advenant le cas où... Parce
qu'on parle de révision de la loi, donc révision de la réglementation.
Est-ce qu'il est prévu, est-ce que vous avez la flexibilité pour modifier vos systèmes, vos processus informationnels advenant
le cas où — puis on en reparlera peut-être plus tard,
là, ou peut-être les collègues — la loi était modifiée et que
ces processus-là étaient allégés?
Ellefsen (Christine) : Si ces processus-là sont allégés et s'ils sont
modifiés... On a eu cette préoccupation-là d'avoir la flexibilité, parce qu'on a connu, aussi, des mises à niveau,
justement, suite à des modifications réglementaires de nos
infrastructures technologiques qui nous ont donné beaucoup de soucis. Alors,
cette fois-ci, on pense qu'on a fait les choses en ayant toujours en tête cette
préoccupation-là, effectivement.
Caire : Cette
application-là, elle est développée pour la régie. Ce n'est pas un logiciel
propriétaire que vous adaptez...
Ellefsen (Christine) : Non,
elle est développée exclusivement pour la régie et je vous dirais qu'elle
est... En tout cas, en termes d'exemple, je pense qu'on a vraiment
fait ce qu'il fallait. On est tellement solides, je vous dirais, qu'on peut même dire aujourd'hui qu'on va avoir un système qui va nous être livré en temps et qui va
être fonctionnel.
Caire : Et là
j'entends... J'ai-tu le temps?
Le Président (M. Gaudreault) :
Il reste 25 secondes.
Caire : O.K.
J'entends un budget de 3,5 millions, mais ce que je voyais...
Une voix : Oui, au total, au
total.
Caire : ...de
budgété ici pour les systèmes informationnels, on était à 1,9 million.
Mme Ellefsen (Christine) : Oui, de
dépensé.
Caire : Là, ce
budget-là, il a été adapté, donc les crédits on été octroyés.
Une voix : Oui, oui. Le
3,5 millions était sur l'horizon, là, du deux ans, puis là on a toujours
2,8 millions en développement en crédits d'immobilisation, là.
Caire : O.K. Donc,
ça reste dans les budgets prévus de la régie?
Mme Ellefsen (Christine) : Oui, on
ne prévoit pas de dépassement. De toute façon, ce contrat-là a été donné à
forfait.
Président (M. Gaudreault) : Merci beaucoup, M. le
député. Merci, Mme Ellefsen. On retourne au bloc du
gouvernement, avec le député d'Orford.
Reid :
La première question était liée à l'informatique. Donc, l'échange qui vient de
se faire va me permettre de couper beaucoup mon introduction.
Écoutez, par rapport
à ce qui vient d'être fait, surtout le député, mon collègue vient de demander,
là, des explications concernant le tableau
qui... Pour nous, c'est le tableau numéro 8. Je pense que c'est un tableau pour
vous dans le rapport annuel à la page 45, quelque chose comme ça. Le tableau
peut-être numéro 31, je ne sais pas. Mais c'est le tableau de la liste des ressources affectées aux
principaux projets de ressources informationnelles. Juste nous expliquer
un petit peu plus, là... Parce qu'on parle
de 3 millions. On vient d'en parler encore. On parle de coûts puis on
arrive avec des... Vous avez du monde
à l'interne qui a travaillé pour faire les chartes qu'on voit ici, là. Et là on
arrive avec le projet Acolyte, on dit 1,6 ETC qui étaient prévus, puis
on a prévu 0,6. Ça fait que là c'est très difficile de comprendre ce que ça
veut dire, ces lignes-là, parce que, d'une
part, il semble y avoir eu plus de monde que ça qu'il y a eu chez vous, puisque
le monde de l'interne a travaillé
dessus. Et, d'autre part, les consultants ont coûté assez cher qu'il y a des
coûts ou il y a des ETC... Ça veut
dire que les ETC internes, il n'y en a pas eu qui sont impliqués dans le
projet. Les consultants sont un peu tout seuls ou simplement on ne comptabilise pas le fait que
votre personnel a dû travailler beaucoup sur ce — et
sûrement beaucoup si je vois
l'ampleur des travaux — projet-là? Pouvez-vous juste nous expliquer
clairement ce que ça veut dire puis comment on le comprend quand on regarde ce que vous avez dit, là, c'est-à-dire à
la fois la participation de vos employés puis un consultant externe?
Mme Ellefsen (Christine) :
En fait, il faut distinguer l'entretien des systèmes et le développement des
systèmes. Alors, le tableau 31, là, il porte exclusivement sur les projets de développement.
Mme Ellefsen
(Christine) : Et le tableau 29 porte sur l'entretien des systèmes
informatiques.
Ellefsen (Christine) :
Alors, l'ajout d'une ressource pour l'entretien a été nécessaire
pour pallier, bon, à une ressource
qui a pris des congés de maternité. Alors, c'est ça. Alors, nos activités de
continuité, là, se font par une équipe très, très réduite qui a sept
personnes à la direction de...
Reid : Peut-être
qu'on n'a pas le même tableau, là, mais, écoutez, moi, le tableau, ce
n'est pas compliqué, c'est marqué projet Acolyte et 1,6 ETC qui
étaient prévus, ça en a pris 0,6. Puis, après ça, on passe à l'argent, 1 942 000 $,
puis on a mis 189 000 $.
Mme Ellefsen
(Christine) : O.K., alors Mme la trésorière va vous répondre.
Reid :
Oui, c'est ça, cet argent-là, c'est quoi? On ne parle pas de 3 millions,
parce que ça fait
partie du contrat, non?
Langevin (Sandra) : Le 3,5 millions, c'est le projet au total,
incluant la capitalisation des salaires à l'interne. Effectivement, on a
des ressources qui y travaillent. Les processus, on parle... Ça a été fait en
2009‑2010.
Reid :
O.K. Donc, c'est fait.
Langevin (Sandra) : Donc, plus en 2013‑2014, là. Donc, c'est pour ça
qu'ils ne sont plus dans l'image, là. Puis
ce n'est pas capitalisable, une cartographie. Donc, ce n'est pas dans un projet
de développement, mais nous, on l'a fait en amont pour être capables d'avoir des bonnes assises. Donc, en 2013‑2014,
ce qu'on disait tout à l'heure, c'est que le chargé de projet, qui était de la firme et qui nous avait suivis,
accompagnés dans toutes ces étapes-là, a quitté la firme. Donc, là, le temps que la firme remplace... Et là on est
arrivés rapidement au 31 mars, parce que le contrat a débuté en mai ou
juin. Donc, c'est arrivé rapidement les... parce qu'il y avait la revue de la
planification, et tout ça, là, par rapport à l'architecture
détaillée. Donc, nos ressources à l'interne, notre pilote qui est dédié, qui
est à temps plein maintenant — puis moi, j'ai un analyste
dans mon équipe à temps plein, j'ai même deux analystes à temps plein — l'année
passée, en 2013‑2014, ça n'était pas...
Reid : O.K., d'accord.
Mme Langevin (Sandra) :
En 2014‑2015, vous allez voir, on va avoir beaucoup plus de ressources
internes. On a même des techniciennes...
Reid : O.K., ça marche. Bien, ça va pour moi. C'est parce
que je trouvais qu'on était loin, là, on était loin de ce qu'on avait...
Mme Langevin
(Sandra) : Excusez. Ça me passionne, parce que ça va être un beau
système.
Reid : Je n'arrivais pas à trouver le fil conducteur,
maintenant c'est assez clair. Je voudrais passer à autre chose.
Le Président (M.
Gaudreault) : Allez-y.
Reid : Vous savez,
les rapports annuels qu'on demande puis qu'on examine, puis on en voit de
toutes sortes, puis, petit à petit, on sent
qu'on va arriver vers une certaine uniformisation... Ça ne sera jamais une
forme, parce qu'il
n'y a rien de pareil, mais... Et là il y a des choses... D'abord, je voudrais
vous féliciter, parce qu'il y a quelque chose d'intéressant que vous
avez fait qui est de plus en plus important pour nous à la commission, c'est
d'avoir le prix de revient. Donc, vous avez
cette préoccupation. On l'a sentie tantôt dans vos explications, parce que vous
avez le prix... C'est typique du prix de revient, là, on prend le bureau
de la présidente puis on le répartit, hein? Bon, ça fait
partie de ça. Et nous,
à la commission, là, on pense que c'est de plus en plus un outil qui devrait
nous aider, tout le monde, à gérer effectivement les coûts gouvernementaux.
Maintenant,
en ce qui concerne les cibles, je pense que vous êtes consciente, Mme la
présidente, parce que vous l'avez dit dans votre allocution, que les
cibles intermédiaires, il n'y en a pas beaucoup. Et j'aimerais aussi que vous répondiez à deux questions sur les cibles en même
temps, si vous voulez. D'abord, les cibles intermédiaires, il n'y en a
pas beaucoup, et, d'autre part, plusieurs de vos cibles étaient des
cibles — nos
analystes ont fini par trouver un mot pour les représenter — temporelles,
c'est-à-dire que ce ne sont pas des cibles quantitatives, autrement dit, on n'a
pas moyen... C'est très difficile de faire
des cibles, effectivement, disons, intermédiaires quand on dit : La cible,
c'est une date. Parce que l'on dit,
bon, c'est une demi-cible à ce moment-là. Alors, si on y va avec une cible
quantitative, bien, là, ça devient
plus facile de faire des cibles intermédiaires, dire que, si on veut atteindre
tel niveau de service, par exemple, bien,
en telle année, bien, on peut dire qu'à mi-temps, à mi-course, on voudrait
Alors, comment vous regardez qu'est-ce que vous
avez fait dans votre rapport que nous, on a regardé? Et je sais que vous parlez un petit peu du futur,
pouvez-vous nous donner plus de détails et prendre des beaux engagements
dont on se souviendra dans quelques années aussi?
Ellefsen (Christine) : Bien, en fait, les engagements, j'en ai pris.
Si vous avez écouté mon mot de départ, j'en
ai pris, des engagements. Effectivement, vous savez, le rapport annuel est
rédigé en fonction d'un guide. Ce guide-là est celui du Secrétariat du Conseil du trésor. Et, à ce moment-là, on ne
nous avait pas mis sur la piste de cibles intermédiaires. C'est sûr qu'on... Je suis d'accord avec vous que
plusieurs de nos cibles, lorsqu'on les met en bout de course, on dit :
Notre cible, ce sera 2016, et qu'on n'a pas
de cible intermédiaire, c'est difficile d'apprécier. Alors, dans la prochaine
planification stratégique, c'est bien évident qu'on va en tenir compte et qu'il
y aura des cibles intermédiaires, d'une part.
D'autre part, il aurait été, avec le recul...
Ellefsen (Christine) : Oui.
Il aurait été plus judicieux, disons, d'avoir des cibles qui ne sont pas
temporelles, mais on aurait pu mettre des
cibles, et c'est ce sur quoi on va aller... On va s'assurer que, la prochaine
fois, ça va être là. Ça, je peux en prendre... Par contre, bien que ce
soit difficile à apprécier, il n'en demeure pas moins que la régie fait des
suivis trimestriels de toutes...
Reid : Vous
anticipez ma prochaine question.
Mme Ellefsen (Christine) : Ah bon!
Reid : Bien, parce
qu'effectivement...
Mme Ellefsen (Christine) : On s'est
donné, à l'interne...
Reid : On n'a pas
cette information-là, nous. Pardon.
Le Président (M. Gaudreault) :
On va laisser finir Mme Ellefsen.
Ellefsen (Christine) : Alors,
on s'est donné, à l'interne, des suivis. Alors, on s'est donné des cibles
intermédiaires parce que,
trimestriellement, on fait des suivis. Alors, pour nous autres... C'est pour ça
que je vous ai dit que, même si on ne les
avait pas inscrites à notre planification stratégique, il n'en demeure pas moins
qu'on suit nos affaires et que, par ailleurs, il y a certains résultats qui
sont quand même très bons.
Le Président (M. Gaudreault) :
M. le député d'Orford. M. le député.
Reid : Oui. En
fait, ma question était beaucoup plus sur la forme, pour que nous puissions effectivement
comprendre quand on fait ça.
Mme Ellefsen (Christine) : Oui,
d'apprécier.
Reid : Pas nous, mais, nous, c'est le public en général
aussi, hein, qu'on représente, et j'aimerais ça que vous...
Ma prochaine question,
c'est effectivement ce que vous avez dit, là :
Malgré l'absence
de cibles intermédiaires en regard de
certains de nos objectifs de la planification stratégique, les suivis trimestriels effectués
par la régie permettent d'évaluer
l'état d'avancement des travaux. D'ailleurs, il y a des résultats qu'on voit qui sont très positifs a
priori, et donc on s'imagine que la gestion se fait. Est-ce que vous
pourriez nous donner un exemple ou deux, parce que moi, je me dis là-dessus : On parle de résultats... de
suivis trimestriel, ça ne veut pas dire qu'il y a des cibles nécessairement.
Alors, est-ce que vous vous donnez des cibles trimestrielles,
annuelles, intermédiaires, à l'interne? J'aimerais ça que vous
détailliez un petit peu, par exemple. Prenez un exemple, si vous le souhaitez.
Mme Ellefsen (Christine) : Bien, je
vais vous donner un exemple qui me vient à l'esprit.
Ellefsen (Christine) : Bien,
c'est ça, c'est exactement ça. On avait le même à l'esprit. Alors, on
parlait des activités de formation et de sensibilisation. On sait que la régie, bon an, mal an, rencontre à peu près toujours les mêmes groupes pour leur donner des séances de formation. On rencontre les
corps de police, on rencontre la SQ, on rencontre la SPVM, on rencontre... Bon, bref. Je vous dirais
que, bon an, mal an, on en a à
peu près 20 par année, on le sait
tous. Et, pour nous autres, quand on regarde nos cibles trimestrielles,
on a tous en tête qu'on en fait à peu près une vingtaine par année. Ici, cette année, on en avait 24.
Alors, il aurait été très facile, à rebours, en regardant les améliorations qu'on va faire la prochaine
fois, de se fixer une cible. Parce
que de toute façon, lorsqu'on fait
le suivi trimestriel, on en tient compte. On regarde ce qu'on avait fait dans les années précédentes et on se
dit : On est à peu près dans les mêmes eaux. Alors, pour nous
autres, je pense que ce serait assez facile de chiffrer.
Reid :
Normalisation, en fait, de ce que vous faites qu'il faudrait faire, tout
simplement.
Mme Ellefsen (Christine) : De ce que
l'on fait, de ce que l'on fait aux trimestres.
Reid : Comme ça, la
communication de ça éventuellement serait beaucoup plus facile.
Mme Ellefsen (Christine) : C'est ça,
la publication, c'est ça.
Reid : Oui, c'est ça. En fait, souvent, on en parle un
peu, ça laisse une trace historique pour toute la continuité, parce que la gestion, évidemment... On peut être appelé à des postes ailleurs, supérieurs, etc., prendre sa
retraite.
Mme Ellefsen (Christine) : Puis je
vous dirais même plus, c'est que c'est un peu dommage parce que c'est réducteur. C'est comme si on n'était pas capable
d'apprécier ce qu'on avait fait, alors que nous autres, on pense... Et
on est assez contents de nos résultats dans plusieurs, plusieurs secteurs, puis
à chaque trimestre, bien, il y a un comité de gestion spécial, puis on s'assure
que nos affaires vont bien.
Président (M. Gaudreault) : Merci. Merci beaucoup. Merci, M.
le député. On passe au bloc de
l'opposition officielle avec le député de Saint-Jean. Merci.
Turcotte : Merci,
M. le Président.
Mme Ellefsen (Christine) : Bonjour.
Turcotte : Bonjour
à vous. Ça me fait plaisir d'être avec vous aujourd'hui. Pour poursuivre un peu
les échanges de mes précédents collègues par rapport à votre nouvelle
application, logiciel — trouvez
le terme qui vous convient le mieux — je
comprends que c'est, dans un premier temps, pour simplifier les opérations à
l'intérieur. Qu'est-ce que ça va vous permettre de faire? Est-ce qu'il y a des données, ou des informations, ou une plus-value que ça va vous apporter
outre que ce sera plus simple et moins de paperasse, si on peut dire? Est-ce que
ça va vous permettre de plus rapidement, peut-être, avoir une information ou de
pouvoir faire des liens?
Ellefsen (Christine) : Bien,
je vous dirais, une des grandes améliorations que ça va
faire : ça va permettre
au citoyen qui va faire sa demande en ligne d'avoir son permis beaucoup
plus rapidement parce qu'on n'aura pas à ressaisir, en permis de
réunion, toutes les informations qui nous étaient transmises. Il y a beaucoup
de nos techniciens, chez nous, qui passent un temps fou à retranscrire une information
qui, par ailleurs, lorsqu'on sera en direct...
Turcotte : Avec un
risque d'erreur, des fois, dans la...
Ellefsen (Christine) : Avec
un risque d'erreur, c'est sûr. Mais on pourra se consacrer, je vous dirais, à
ce qui est vraiment notre job, qui n'est
pas de saisir des informations factuelles, mais bien plus de faire l'analyse
des dossiers puis de donner un permis correctement ou pas.
Puis, en
parallèle aussi, là, la vice-présidente aux opérations me fait signe que ça va nous
permettre d'avoir une reddition de comptes qui est fiable. Parce que,
chez nous, nos systèmes informatiques sont tellement vieux qu'il y a beaucoup de choses qu'on fait carrément à la main, c'est-à-dire qu'il y a aussi de nos techniciens qui, chaque année ou à chaque trimestre, comptent combien ils
ont... Oui, on est là. Notre système informatique datait de 1984, Alors,
en matière d'information de gestion, là, c'était quasi nul.
Turcotte :
Moi, j'étais né, j'étais né. J'avais un an, j'avais un an.
Mme Ellefsen (Christine) : Mais, en
regard de ça, le système informatique était tellement vieux qu'il y a beaucoup de nos employés, lorsqu'ils quittent,
c'est qu'on a peine à avoir du monde qui connaissent ça encore, qui sont
capables de le manipuler correctement.
Le Président (M. Gaudreault) :
M. le député de Saint-Jean.
Turcotte :
Bien, je me souviens d'une certaine époque où les partis politiques qui
organisaient des activités pouvaient avoir des permis d'alcool.
Maintenant, ce n'est plus possible. Mais donc je devais me rendre à Montréal, effectivement, dans vos bureaux pour pouvoir...
Puis ce n'était effectivement pas... On n'avait pas le choix de se plier
à ça, mais c'était quand même... Je voyais que c'était beaucoup...
Mme Ellefsen (Christine) : Manuel.
Turcotte :
...manuel. Ça fait que je suis heureux d'entendre ça de votre part. Mais en
même temps, souvent, on dit que
l'informatique, c'est parfait, c'est extraordinaire, mais ça a aussi des
impacts négatifs. Est-ce que vous voyez des choses qui ne seront plus
pareilles ou qui va avoir des impacts négatifs et que vous compensez par
d'autres aspects?
Mme Ellefsen (Christine) : Je vous
dirais qu'en fonction de ce que je vous ai décrit comme portrait tout à l'heure
concernant les mandats qu'on a, du travail qu'on à faire puis quand on se dit
que c'est concentré autour de 200 personnes — c'est une équipe vraiment réduite — nos employés ont peine à faire leurs
journées. Et je vous dirais que, pour
nous autres, tout allégement que va nous procurer l'informatique, ça sera un
baume parce qu'on est, pour une petite
équipe, souvent à bout de souffle, parce que, chez nous, en plus, c'est des
périodes de pics. Alors, on connaît des activités époustouflantes avant
Noël, des périodes des fêtes, puis on a un autre pic qui est avant la
Saint-Jean puis le 1er juillet. Alors,
chez nous, c'est beaucoup en pics. Alors, dans ces périodes-là, c'est
difficile. Alors, pour nous autres, ça va être sûrement un baume.
Turcotte :
Vendredi dernier, j'ai rencontré un vignoble de la Montérégie, Le Chat botté.
Ce n'est pas pour faire de la pub,
mais ils m'ont sensibilisé... J'étais avec le député de Saint-Jérôme. Ils nous
ont sensibilisés à toute la question de
lorsqu'on a des événements et que le vignoble veut vendre des bouteilles de ses
produits. Certains événements sont, si on
peut dire, là, déjà reconnus, hein, par la régie, donc c'est correct, et, dans
certains... les autres événements, bien là ils doivent demander un permis. Je ne sais pas si... Est-ce qu'avec votre
nouvelle application, votre nouveau logiciel, pour eux, ça va simplifier ce travail-là? Parce qu'on
m'expliquait... Puis je comprends que, pour tout citoyen, tu sais, toute
attente a des répercussions, surtout quand
on parle de petits entrepreneurs, hein, que c'est souvent familial, les
vignobles, ou les cidreries, ou
autres producteurs d'alcool du terroir qui ont déjà à produire leurs produits. Donc,
quand on est capables de simplifier
leur travail, c'est tant mieux. Puis vous en avez parlé un peu avec mon
collègue de Matane-Matapédia, là, un peu, si on peut dire, on est un peu
dans la prohibition, là, dans certains cas. Est-ce que ça peut...
Mme Ellefsen (Christine) : Pas «dans
certains cas», dans tous les cas.
Turcotte : C'est ça. Mais est-ce que ça peut simplifier
pour eux leur demande de permis dans ce cas-là ou ce n'est pas quelque
chose qui est inscrit dans votre vision là-dessus?
Mme Ellefsen (Christine) : Je vous
dirais que les règles qui font qu'on peut permettre un permis ou pas ne changeront pas avec le système informatique. Ce que
je vous dis, c'est qu'il va y avoir, dans le traitement, de
l'automatisation qui va faire qu'on va pouvoir y aller plus rapidement sur
certains aspects. Mais il n'en demeure pas moins que les analystes chez nous,
quand on va leur soumettre une demande d'autorisation, si les règles qui ont
été prévues à la loi restent les mêmes, leur décision va rester la même.
Turcotte : Ce n'est
pas cet aspect-là.
Mme Ellefsen (Christine) : Ah non?
Turcotte : Ce n'est
pas tant sur l'acceptabilité ou...
Mme Ellefsen (Christine) : Pas de la
demande.
Turcotte : C'est
dans les délais de traitement.
Mme Ellefsen (Christine) : Dans les
délais de traitement, c'est certain que...
Turcotte :
Si je regarde, là, puis ça n'a pas rapport nécessairement avec les événements,
mais ça a quand même rapport avec les... Je vois, là, dans votre
tableau, ici, là, dans votre rapport annuel, page 31, le tableau 10, quand vous
avez, là, bon, les
engagements pris en matière de délai de transmission d'un écrit au client
l'informant de l'état de son dossier,
puis vous avez, là, producteur... permis de fabricant de vin, par exemple. Bon.
Bien, délai visé en jours : 15. En 2012‑2013, on parle de 21 jours, délai moyen, et, dans le cas de
2013‑2014, on parle de 40 jours. C'est à peu près — à
part le permis de brasserie, là — c'est à peu près la seule catégorie où il y
a eu une augmentation du nombre de jours.
Moi, ce que
je vous dis, c'est que, dans le cas... Ça, c'est un cas, mais ça, je comprends
que ce n'est pas tant pour des
événements que pour qu'ils aient le droit de produire du vin. Mais, dans le cas
où ils veulent vendre leur vin dans un événement, on me dit qu'il y
avait quand même un certain nombre de jours de délais. Mais, en même temps,
pour un producteur qui, dans certains cas,
sait un peu à la dernière minute qu'il y a un événement qui s'en vient dans une
région ou il ne sait pas trop s'il va
pouvoir se trouver un employé ou quelqu'un qui va pouvoir aller vendre le vin
pour lui, parce que, vous l'avez dit, c'est par pics, hein, les
festivals, là, c'est tous en même temps puis c'est... Donc, avec votre nouvelle
application, est-ce que ça va simplifier
pour eux le traitement de leurs demandes? Je ne parle pas de : Est-ce
qu'il va être accepté ou pas? Ce n'est pas de ça que je parle. C'est
dans le traitement pour eux et aussi pour vous.
Ellefsen (Christine) : Dans le traitement des demandes concernant les
fabricants, c'est assez souvent du... Ces
délais-là sont souvent liés au titulaire qui ne nous fournit pas ses documents
en temps et, dans le secteur des fabricants, ce qu'il faut bien se rappeler, c'est que la régie intervient en matière
de salubrité. Il faut s'assurer que ce qui va être produit comme vin ou comme bière, c'est comestible et
qu'il n'y a pas de problème concernant la santé. Et on a connu, dans ce secteur-là... Vraiment, c'est une explosion,
particulièrement dans le domaine de la bière, là. Je veux dire, des
microbrasseries, il y en a partout,
et on est vraiment débordés. Et, là-dedans, on est extrêmement sévères. C'est
le seul endroit, je vous dirais, où
les délais risquent d'être longs parce qu'il faut qu'on s'assure que ce qui va
être produit... le goût, ça, ça peut varier, mais qu'au moins personne
ne va être malade.
Turcotte : Ça,
c'est pour le permis pour le droit de fabriquer.
Ellefsen (Christine) : Fabriquer. Quand on parle de commercialiser, il
existe, à la régie, ce qu'on appelle une directive sur les marchés
publics. Un fabricant qui est dans sa place d'affaires, il peut vendre
directement.
Turcotte : Exact.
Ellefsen (Christine) : Il y a une directive aussi qui existe à la
régie depuis, je pense, une quinzaine d'années, à peu près une quinzaine d'années, qui permet à ce fabricant-là d'aller
dans des marchés et de vendre directement son produit. C'est comme une extension, on l'a assimilé à une extension de
son lieu de fabrication. Et ça, cette directive-là, il y a une panoplie
d'endroits où ils peuvent aller, et ça, ils n'ont pas besoin d'autorisation,
O.K.?
Par ailleurs, quand quelqu'un est dans un
vignoble et il décide de faire un mariage, là, il y a un problème. Il faut qu'elle demande un permis à la régie, cette
personne-là, là, qui va faire... Moi, je veux me marier puis je veux
aller dans un beau vignoble. Le vignoble est déjà sous permis, et la personne
doit nous demander un permis occasionnel, un permis de réunion. O.K.?
Le Président (M. Gaudreault) :
Je vous demanderais de conclure.
Mme Ellefsen (Christine) : Alors, le
permis...
Turcotte : Est-ce
qu'on peut faire comme pour la
partie ministérielle?
Le Président (M. Gaudreault) :
Oui, oui, mais je...
Turcotte : Sur
notre prochain bloc.
Le Président (M. Gaudreault) :
Sur le prochain bloc, mais pas trop long non plus.
Mme Ellefsen (Christine) : Et là ces
demandes de permis de réunion là pour un événement ponctuel, nos délais sont excellents. Normalement, dans la loi,
c'est prévu que tu dois faire ta demande 15 jours d'avance. À l'heure
actuelle, nos délais moyens sont de quatre jours.
Président (M. Gaudreault) : Vous avez déjà dépassé de 1 min 20
s, là, alors j'essaie de trouver quand même un certain équilibre.
Mme Ellefsen (Christine) : C'est
compliqué, l'alcool.
Le Président (M. Gaudreault) :
C'est compliqué de se marier, on le sait, oui. Je retourne du côté du bloc du
gouvernement avec le député de La Prairie.
Merlini : Merci, M. le Président. J'aimerais aborder le Programme
d'aide aux joueurs pathologiques. Dans votre rapport annuel, pages 42 et
43, vous détaillez, là, ce que c'est, les sommes impliquant... Là, on parle
quand même de
3 millions de dollars. Et, dans votre rapport, à la page 42, vous
dites : «Un peu plus de 85 % des sommes ont été consacrées à la rémunération des ressources,
notamment celles affectées à l'inspection et au contrôle des sites
d'appareils de loterie vidéo, à l'étude et à l'analyse des demandes de licence
ainsi qu'à l'information à la clientèle.» Le titre, c'est le Programme d'aide aux joueurs pathologiques.
Pouvez-vous élaborer un peu plus sur le genre de travail qu'il se fait?
Parce que je regarde à la page 43, et je
vois la ventilation du 3 millions, et je vois des frais de séjour, des
services professionnels, des services
de nature technique. Je vois 205 000 $ en loyer. Alors, pouvez-vous
élaborer un peu plus, là, pour qu'on puisse comprendre vraiment l'aide,
quelle est l'aide qu'on fournit aux joueurs pathologiques dans ce programme-là?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme Ellefsen.
Ellefsen (Christine) : Ce programme-là est de 3 millions. Ça
résulte d'une entente administrative entre la Société des loteries, le ministère de la Santé et des Services sociaux
et la Régie des alcools. Le 3 millions qui nous est confié vise de façon vraiment importante les inspections
qu'on peut faire dans les établissements. Les inspecteurs, chez nous,
ont un programme d'inspection pour s'assurer
de la conformité de l'environnement social et physique des sites. Ils
visitent les lieux afin de s'assurer que,
lorsqu'il y a une demande de licence, ils vont s'assurer que le bar est bien
fonctionnel pour s'assurer que les
joueurs pathologiques ne sont pas laissés seuls. Ils vont s'assurer que la
publicité est faite correctement, qu'il
y a une visibilité des appareils de loterie vidéo qui ne soit pas faite dans la
partie qui est non bar, de manière à s'assurer que les appareils de loterie vidéo ne sont pas visibles pour les
mineurs, et aussi en regard du respect des heures d'exploitation.
Alors,
on a mis en place un système de gestion de licences qui est vraiment assez
rigoureux à ce niveau-là, puis d'ailleurs on a un système d'échange avec
la société des loteries vidéo pour s'assurer, là, que tout le monde, que ce soient nos partenaires, la société des loteries
vidéo et les autorités policières... pour informer, j'allais dire, de manière
très rapide lorsque ça ne fonctionne pas,
qu'on intervienne. Alors, c'est ce qu'on fait dans ce secteur-là qui est notre
partie, parce que le Programme d'aide aux
joueurs pathologiques est sous la responsabilité du ministère de la Santé et
des Services sociaux. Nous, on n'en assume qu'une petite partie, et
essentiellement ça consiste à ça.
Le Président (M.
Gaudreault) : M. le député de La Prairie.
Merlini : Question bien précise : C'est quoi, un loyer dans la
ventilation qui est donnée? Ça représente quoi exactement? Parce qu'on
peut comprendre les frais de séjour, les services professionnels, tout ça, mais
un loyer.
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme Langevin.
Mme Langevin (Sandra) : Oui. C'est que, dans le libellé, vous remarquerez
qu'on dit aussi que c'est nos gens
qui procèdent à l'analyse des demandes de licence, donc toute notre équipe de
techniciens, d'agents de bureau qui
analyse une demande de permis d'alcool, qui a aussi une demande de licence en
appareils de loterie vidéo, donc ça
fait
partie du processus pour dire : Est-ce qu'on accorde ou pas?, donc
dans la notion de contrôle. Et donc ces employés-là, il y a un loyer qui
est attribué sur la répartition des coûts.
Mme Ellefsen
(Christine) : En fait, c'est encore le coût de revient qui fait le...
Ellefsen (Christine) : C'est toujours la même chose, c'est que c'est
l'effet du coût de revient. C'est que les loyers, les salaires, tout est
réparti en fonction des activités. Alors, c'est ça, là, 192 000 $,
c'est la
partie du loyer qui est attribuée à ce...
Mme Ellefsen
(Christine) : Aux ETC, et moi avec.
Le Président (M.
Gaudreault) : M. le député de La Prairie.
Merlini : Merci. Comment évaluez-vous — comment je pourrais dire ça? — la réussite de ce programme-là par rapport à... Par exemple, vous avez mentionné
tantôt les services policiers. Vous avez une information rapide qui est
diffusée quand ça ne va pas bien. Comment évaluez-vous si ce que vous faites
dans ce programme-là rapporte, dans un certain sens, par rapport aux joueurs
pathologiques?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme Ellefsen.
Mme Ellefsen
(Christine) : Mme la secrétaire, vous pourriez peut-être répondre. Je
ne suis pas capable de vous lire.
Le Président (M. Gaudreault) :
Mme Bergeron.
Bergeron (Marie-Christine) : Oui. Bien, dans le fond, ce que je
voulais dire, c'est que les études ont démontré
avec le temps qu'il y avait moins de 1 % des joueurs qui étaient considérés comme pathologiques. À la
régie, l'an dernier, on a réalisé un
nombre d'inspections au niveau des appareils de loterie vidéo. On est allés
dans 314 établissements. C'est de l'inspection préventive, mais c'est
aussi du contrôle. Donc, c'est quand même... Ces établissements-là, aussi, ont
fait l'objet d'une vérification en fonction de notre plan de gestion de
risques, donc sont sortis comme étant des établissements...
Mme Ellefsen
(Christine) : À risque.
Bergeron (Marie-Christine) : ...à risque pour lesquels on est allés
faire une certaine vérification. Donc, c'est quand même un bon
pourcentage, là.
M. Merlini :
Dans ce que vous faites comme formation avec les différents groupes — tantôt,
vous avez fait mention d'une vingtaine par
année, là — est-ce
que c'est un volet que vous apportez dans la formation pour sensibiliser
les partenaires, de dire : Aussi, on a
ce volet de jeu pathologique, qu'on va faire des inspections, que vous seriez
peut-être appelés à, puis voici ce qu'il en est?
Le Président (M.
Gaudreault) : Mme Ellefsen.
Ellefsen (Christine) : Bien, je veux dire, dans la grille que l'on...
De un, les établissements qu'on a
ciblés, la grille que l'on utilise, elle est connue, elle est diffusée, et,
souvent, les interventions que l'on fait,
c'est fait avec les corps policiers
pour s'assurer que... Et, lorsque nos inspecteurs, parce qu'ils font des inspections de conformité, en quelque sorte, là, ils s'assurent que les choses soient
faites correctement, s'ils s'aperçoivent
qu'il y a des problèmes qui sont autres, de tranquillité
publique par exemple, que ce soit le bruit, que ce soit la présence de
mineurs, que ce soit de joueurs
pathologiques, ils vont intervenir et ils vont en faire part aux corps
policiers. Alors, oui, je vous dirais que
c'est de concert avec tout le monde qu'on le fait, là. Parce que la régie... Ce n'est
pas avec sept inspecteurs qui font de la conformité qu'on peut penser
qu'on va couvrir l'ensemble du territoire du Québec. Nous autres, là, pour la
régie, nos oeufs... nos oeufs! nos yeux puis nos oreilles, c'est les corps
policiers, on intervient sur la foi d'un rapport policier.
Le Président (M.
Gaudreault) : M. le député de La Prairie.
Merlini : Merci. J'aimerais aborder la gestion intégrée des risques
organisationnels, qui est votre objectif 8. Pour le commun des mortels, c'est quoi, ça, une gestion intégrée des
risques organisationnels? Parce que là vous avez des cibles qui sont datées, là, mars 2012-mars 2014,
vous avez adopté un plan d'action de gestion de risques et vous avez
l'état d'avancement de la réalisation du plan d'action. Alors, pouvez-vous
élaborer un peu plus, là, sur qu'est-ce que vous considérez des risques
organisationnels à la régie?
Ellefsen (Christine) : Ce qu'on considère comme des risques... On a
fait, j'allais dire, un vaste sondage auprès
de nos employés, auprès de tout le monde qui gravitait autour de la régie pour
qu'on complète ce qu'on croyait être nos
risques organisationnels — remarquez que l'informatique en est un grand, là — par exemple, la nécessité de mettre à
jour ou de réviser nos processus, nos
directives pour nous assurer que c'était fait correctement, qu'on allait, par
exemple, mettre en oeuvre, bon, un plan de
transfert des postes stratégiques, parce qu'on les a recentrés, on a dit :
Bon, bien, ces postes stratégiques
là, il va falloir qu'on s'assure que, quand quelqu'un va partir, on ait
quelqu'un qui prenne la relève. C'est
aussi varié que former et informer nos partenaires, sensibiliser les titulaires
de permis, former nos nouveaux employés. J'ai même : Réviser les
procédures bouton panique et identifier les solutions en cas d'intimidation.
Bref,
c'est vraiment transversal à la régie, et on a recensé tout ce qui pouvait être
des risques organisationnels. On a fait
un plan d'action. De 2012 à 2014, il y avait 80 % de notre plan qui était
réalisé ou, en tout cas, sur lequel on avait porté des actions puis
qu'on considérait qu'on était corrects. Il y avait 28 mesures. C'est ça. Il y
avait 28 mesures. Le 31 mars 2014,
il était complété à 80 %, comme je vous ai dit. Les mesures qui restaient
à compléter, elles ont été reportées en 2014‑2016. On s'est dits :
On ne prendra pas de chance. On en avait 28, on a réalisé... mais il en
restait, et on a reporté ces mesures-là dans notre plan de gestion de risques,
puis huit sont en cours de réalisation...
Une voix :
Ou réalisés.
Mme Ellefsen (Christine) :
...ou réalisés. Les deux dernières mesures seront réalisées d'ici l'échéance,
qui est 2016. Alors, je vous dirais que
c'est de tout. Je peux vous donner ou je pourrais vous laisser tout ce que ça
comprend. Mais ce qu'il faut surtout retenir
de cette opération-là, c'est que le plan de gestion de risques, le premier plan
de gestion de risques qu'on a fait, ça nous
a permis de s'assurer que les sujets sur lesquels on était le plus à risque, on
avait comblé nos lacunes et puis qu'on continuait de suivre nos affaires pour
ce qui reste.
Le Président (M.
Gaudreault) : On retourne au bloc du deuxième groupe d'opposition.
M. le député de La Peltrie.
Caire : Merci,
M. le Président. Mme Ellefsen, je
veux revenir sur le tableau que vous nous avez présenté et les 10 autres
que vous ne pouvez pas nous présenter parce qu'on n'a pas l'espace nécessaire.
Mme Ellefsen
(Christine) : Mais on pourrait vous les fournir, si vous voulez.
Caire : Oui, oui,
oui, s'il vous plaît. Mais peut-être en version...
Président (M. Gaudreault) : En passant, je reconnais le dépôt,
là. On l'aura en format électronique. Bien, en tout cas, le dépôt... Il
fallait que j'accepte officiellement le dépôt du document. C'est fait.
Caire : Merci, M.
le Président. Je vous ai... Je regarde évidemment, là... Puis je n'ai pas
besoin de me rapprocher parce que c'est
assez gros, mais je vois qu'il y a encore énormément de processus dans l'octroi
d'un permis, et vous me disiez tout à
l'heure que ces processus-là, c'étaient vraiment des obligations légales que la
régie a à rencontrer de par la loi.
Et, dans les interventions avec mes collègues, je vous ai entendue à quelques
reprises faire état du fait que, surtout dans le domaine de l'alcool — les alcools, c'est compliqué — il y a, de par la loi, beaucoup d'étapes. Si
vous et moi, on s'assoyait en se
disant : Bon, bien, dites-moi comment on peut la moderniser, cette loi-là?
Comment on peut faire pour simplifier
les choses? Parce qu'au Québec, notamment le domaine des microbrasseries, c'est
un phénomène, vous l'avez dit, qui
est en explosion, puis c'est une bonne nouvelle. Économiquement, c'est une
bonne nouvelle. Qu'on exploite notre savoir-faire, notre talent et les
produits du terroir, je pense que tout le monde va être heureux de ça, mais,
pour vous, ça semble amener une complexité
supplémentaire. De quelle façon peut-on concilier votre mission, de
s'assurer de la sécurité du public, du
contrôle de la production d'alcool et ce développement d'un pan de notre
économie qui est souhaitable?
Comment, légalement, on devrait apporter des modifications pour simplifier la
vie puis favoriser l'entrepreneur?
Ellefsen (Christine) : On nous dit souvent que nos délais sont longs
en alcool. Ils ne sont pas tous longs, et il faut distinguer... Comme je vous disais tout à l'heure, pour des
événements ponctuels, la Régie des alcools émet, bon an, mal an,
45 000 permis ponctuels dans des délais de quatre jours. Donc, nos délais
sont très bons.
Dans le cas
où on parle de nouvel établissement, dans le cas où on parle de permis d'alcool
permanent, quand on se compare avec
les autres provinces canadiennes, nos délais sont très bons, même si c'est
long. Lorsque l'on émet un permis d'alcool, chez nous, on peut s'assurer
que toutes les étapes ont été franchies et on se compare avantageusement avec
les autres provinces canadiennes.
Caire : Ce que vous
me dites, c'est que vous ne verriez pas de modification à apporter à la loi?
Mme Ellefsen (Christine) : Oui, il y
a des modifications qui seraient souhaitables à la loi.
Caire : Par
exemple?
Ellefsen (Christine) : Il y a des simplifications. On en avait, comme
je vous ai dit tout à l'heure, soumises, qui étaient contenues au projet
de loi n° 68. Il y a des réalités là-dedans qu'on avait soumises qui
restent encore des améliorations. Qu'on pense...
Caire : Donnez-nous
des exemples.
Ellefsen (Christine) : Par exemple, un permis unique par catégorie. À
l'heure actuelle, on avait soumis l'idée : au lieu d'avoir un
permis par pièce, d'avoir un permis par catégorie.
Caire : Éclairez ma
lanterne.
Ellefsen (Christine) : Je vais vous donner un exemple. Vous avez un
établissement qui a trois permis de bars parce qu'il a trois endroits.
Caire : Trois
pièces, physiquement.
Mme Ellefsen (Christine) : Trois
pièces. Il y a trois bars dans le même bâtiment.
Caire : La
terrasse, le bar à l'intérieur, l'étage.
Ellefsen (Christine) : C'est ça. Il y a deux permis de restaurant puis
il y a un permis d'épicerie. Ce qu'on avait soumis, c'est qu'on pourrait
y aller par catégorie, alors tu aurais un permis de bar avec trois
emplacements, un permis de restaurant au
lieu d'avoir deux permis de restaurant puis... Alors, c'est beaucoup plus
simple à gérer. Ça, c'en est un, exemple qui pourrait être fait. C'était
contenu d'ailleurs au projet de loi n° 68.
On avait
l'uniformisation des types de boisson. Alors, on avait soumis l'idée, bien,
d'uniformiser tous les types de boisson qui pourraient être servis parce
que...
Caire : Mais
encore?
Ellefsen (Christine) : Mais encore. Ce que vous ne saviez pas
peut-être, c'est que, dans les brasseries, ils ne peuvent pas servir tout type de boisson. Alors, il
y a des boissons qu'ils ne peuvent pas servir. Alors, on se disait :
Du moment que tu es...
Caire : Non, je ne
savais pas.
Mme Ellefsen (Christine) : Il y a
très peu de gens qui le savent.
Caire : Je vais
rarement dans les brasseries.
Ellefsen (Christine) : C'est
ça, mais on voulait, à toutes fins
pratiques, uniformiser ça. On est en
2015 et on pense qu'un débit de
boissons, c'est un débit de boissons. Comme, par exemple, on voulait aussi
assouplir l'obligation de servir un
repas. Ça, c'est une chose dont on nous parle souvent dans les restaurants, l'obligation de... parce que, pour...
Caire : Si j'ai un
permis de restaurant puis que moi, je vais m'asseoir là, je demande une bière, il
faut que je mange.
Ellefsen (Christine) : Si
vous avez un permis de restaurant, il
faut que vous mangiez. C'est ça. Et,
plus que ça, dans la loi, c'est prévu que
vous preniez un repas. La notion de repas, on s'entend, elle a beaucoup
évolué dans les dernières années.
Caire : Oui, ça
peut être un petit pain, là.
Ellefsen (Christine) : Oui.
Alors, les régisseurs ont statué, au cours des dernières années, que la
notion de repas, bien, elle a évolué, puis
que, avant, ce qu'ils ne considéraient pas comme un repas, maintenant
est considéré comme un repas. Mais où est-ce qu'on tranche? Parce que,
si on enlève la notion de manger, bien, ça devient un bar.
Caire : Ça devient
des bars.
Ellefsen (Christine) : Et
puis, si tu veux sauvegarder la notion de restaurant, c'est intéressant, parce que tu veux
avoir... qu'une personne mineure puisse accéder à ton établissement. Alors ça,
c'en est une, chose.
Caire : Mais, pour ma compréhension, vous dites
précédemment : Si j'octroie un permis de boisson, un permis de boisson, c'est un permis de boisson, est-ce que
cette logique-là ne devrait pas prévaloir aussi? Vous dites : Bien,
je vous autorise à vendre de la boisson, je
vous autorise à vendre de la boisson. Parce
que, moi, que je commande deux
biscuits sodas avec ma bière, là, ça change quoi, là?
Ellefsen (Christine) : Oui.
Mais non. Je pense que, tant et aussi longtemps qu'il y aura
un principe... Puis ça, je ne pense
pas que ça a été discuté nulle part ou ça a été challengé : c'est qu'on veut
encore, en 2015, protéger les mineurs.
Caire : O.K. Je
comprends.
Mme Ellefsen (Christine) : Tant et
aussi longtemps qu'on réservera des endroits réservés exclusivement à la consommation alcoolique, de boissons
alcooliques, on ne veut pas que les mineurs en boivent. J'allais dire : Je
ne veux pas être... Je ne veux pas
représenter l'ensemble des Québécois, mais je pense que, de plus en plus, il y a une libéralisation sur... que les mineurs soient en présence d'alcool. Ça, ça
va. Mais on est tous un peu d'accord sur le fait qu'ils ne doivent pas en
boire, ils ne doivent pas en consommer, et, tant et aussi longtemps qu'on aura
des bars, bien, il y aura des permis différents.
Caire : Dans vos processus — vous avez dit : On a refait le processus puis
on a fait la conception — est-ce que vous avez eu l'occasion, je dirais, de consulter les gens qui sont
impactés par vos décisions, les différentes associations, qu'on pense aux brasseurs, aux hôteliers, aux
restaurants? Et ces gens-là, c'est quoi, le feed-back qu'ils vous
donnent? Parce que vous êtes aussi... Je ne
veux pas dire : Vous êtes à leur service, parce que ce n'est pas le cas,
mais ce que vous faites impacte leur
quotidien de façon importante. Vous avez une mission à remplir, vous avez un
travail à faire, vous devez le faire,
on s'entend. Mais est-ce que vous avez cette espèce de concertation là avec les
acteurs du milieu pour vous aider dans la réflexion sur l'allégement de
vos processus ou l'amélioration de vos processus?
Ellefsen (Christine) : Je vous dirais que la consultation des
associations, le pouls du milieu, il s'est fait beaucoup plus à l'occasion
des réflexions qu'on peut faire sur le dépôt d'un projet de loi. Ça, ça a été l'occasion
de le faire.
Concernant
les processus puis la systématisation
de nos façons de traiter, je vous dirais qu'il n'y a pas besoin de les consulter longtemps. Si on leur dit : Vous
allez pouvoir avoir votre permis plus rapidement parce qu'on va
systématiser les choses, ils vont juste
applaudir, parce que, souvent, dans le cas de permis permanents — on
parle de permis permanents, là, on parle, de bar qui ouvrent, ou de
restaurants, ou d'épicerie — le
permis, il ne vient jamais assez vite, parce qu'à la clé ce sont des revenus ou pas, hein? Alors, pour
eux, le fait de vouloir avoir des nouveaux systèmes qui soient
performants, ils peuvent juste applaudir, là.
Caire : Oui, c'est ça. C'est parce que,
tantôt, vous avez parlé de prohibition. Vous dites : Ce n'est pas...
Alors, qu'est-ce qu'on fait? De quelle façon vous, vous pouvez modifier ou de
quelle façon nous, on peut modifier la loi ou modifier
vos processus pour endiguer ça? Parce que, tantôt,
vous avez dit : Bien, tu sais, on ne veut pas que les mineurs
consomment de l'alcool, vous avez raison, donc il faut faire attention à ça.
Puis tantôt, à quelques reprises, vous avez parlé
de prohibition, là. Alors, qu'est-ce qu'on met en place? Quels outils on vous
donne pour éviter ça ou pour éliminer ces possibilités-là?
Le Président (M. Gaudreault) :
En 20 secondes, s'il vous plaît.
Mme Ellefsen (Christine) : Mon Dieu!
C'est une grosse question, en plus.
Caire : Vous avez
20 secondes pour me répondre, 15 maintenant.
Ellefsen (Christine) : Oui.
Je vous dirais que ce qu'on essaie de faire, c'est de répondre à des réalités
qui se sont imposées dans des secteurs
d'activité qui n'existaient pas avant et pour lesquelles la régie n'avait pas
de réponse. Je vais vous donner un
exemple. Il n'existe pas, dans la
Loi sur les permis d'alcool, de permis de
traiteur. Aussi surprenant que ça
puisse paraître, il n'y a pas de permis de traiteur. Les traiteurs qui font
affaire puis qui veulent servir de l'alcool, bien il faut qu'ils aillent chercher un permis de réunion. C'est un peu
anachronique, mais c'est une déficience de la loi, parce que la loi est
vieille puis, dans le temps, bien, les traiteurs, ça n'existait pas. Alors, ça,
j'allais dire, ce sont des améliorations qui nous permettent de répondre à des
réalités qui se sont imposées d'elles-mêmes et pour lesquelles on n'a pas
d'outil vraiment adéquat.
On voulait, par exemple, je vais vous donner un autre exemple, introduire des permis qu'on
appelle des permis mi-saisonniers. Ça
n'existe pas chez nous. Alors, quand on prend un permis d'alcool et qu'on est
propriétaire d'une cabane à sucre,
bon, bien, tu exploites le printemps puis, à un moment donné, bien,
durant l'été, bien là, tu vas demander à la régie de suspendre ton permis puis de te rembourser. Puis,
bon, bref, nous, on pensait que ça serait intéressant si, je ne sais pas, moi, les clubs de golf puis
les érablières, bien, ils pouvaient avoir un permis...
Caire : ...clubs de
golf, érablières, cabanes à patates.
Mme Ellefsen (Christine) : Bon. Il y
en a plein, de permis. Et, chez nous, par exemple, juste la gestion des fermes... des érablières, là, il y a
des techniciens qui ne font que ça, là, parce qu'il faut qu'à un
moment donné, là, le gars, il demande son permis, il est obligé de le
demander pour l'année, puis, à un moment donné, bien, il dit : Bon, je
vais l'arrêter; faites-moi un remboursement. Ce sont toutes des enfarges, on va
dire...
Caire :
...inutiles, accaparantes, qui bouffent des ressources.
Ellefsen (Christine) :
...qui ne nous permettent pas de répondre correctement à des réalités comme
celles-là. Et, quand on parlait de... quand vous me disiez : Ça serait quoi,
améliorer? On est toujours à la remorque que la
Loi sur les permis
d'alcool, c'est peut-être l'exemple le plus flagrant, ça ne correspond pas à
des réalités qui, elles, évoluent.
Le Président (M. Gaudreault) :
Merci.
Mme Ellefsen (Christine) : C'était
un peu long, hein?
Le Président (M. Gaudreault) :
Non. C'était intéressant.
Caire : Non, non,
c'était excellent.
Le Président (M. Gaudreault) :
Oui, oui, oui. On retourne du côté du gouvernement, avec la députée de
Bourassa-Sauvé.
Mme de Santis :
Merci. J'aimerais aller à la page 42 de votre rapport. À la page 42
de votre rapport, vous avez les résultats
comparés au budget, aux dépenses de l'exercice. Je remarque... D'abord, si j'ai
bien compris tout à l'heure, quand on a regardé les contractuels, les
87 contractuels 2013‑2014, on retrouve les dépenses pour ça parmi les
services professionnels. Donc, ça veut dire que les réguliers et les
occasionnels, qui totalisent 225, là, c'est dans la rubrique Rémunération.
Parfait, O.K.
Je vois que le budget 2013‑2014, vous avez
alloué 10 516 000 $ et que les résultats pour 2013‑2014 étaient
de 1,8 million de plus que le budget alloué. Je remarque aussi que, si on
compare les résultats réels pour les coûts de rémunération 2013‑2014 à 2012‑2013,
il y a une augmentation de 550 000 $. Alors, j'aimerais avoir une
explication, s'il vous plaît : l'écart entre le budget et les résultats
réels, et pourquoi ça a augmenté de 550 000 $ qui, quand même, est
environ 5 %?
Ellefsen (Christine) : Alors, notre directrice des ressources
financières m a écrit en gros. Alors, il s'agit essentiellement, au
chapitre de la rémunération... que c'est la convention
collective des avocats. Il y a beaucoup d'avocats chez nous, hein? On a
un contentieux très important qui a coûté à la régie 1,4 million. Et les
allocations de départ de trois régisseurs qui nous ont quittés. Alors, c'est ça
qui compose cette augmentation-là.
Mme de Santis :
Régisseurs, de départ, ils ont eu, quoi? Des indemnités?
Mme Ellefsen (Christine) : Oui.
Mme de Santis :
Des indemnités de départ.
Mme Ellefsen (Christine) : Oui.
Mme de Santis :
Quelles étaient les conditions de départ?
Mme Ellefsen (Christine) : C'est
dans leur décret. Et, dans leur acte de nomination, ils ont...
Mme de Santis :
Alors, si je sais que je dois payer des indemnités, je ne prévois pas cela à
l'intérieur de l'enveloppe rémunération qui m'est allouée?
Mme Ellefsen (Christine) : Non. On
ne reçoit pas les crédits pour ça. On doit l'absorber à l'interne.
Mme de Santis :
Et c'était 550 000 $?
Mme Ellefsen (Christine) : Oui.
Mme de Santis :
Pour trois personnes?
Mme Ellefsen (Christine) : Non, plus
les avocats.
Mme de Santis :
Non, mais les avocats, vous me dites... parce qu'il y a 1,8 million de
dollars d'écart entre le budget et les
dépenses réelles. Alors, là, vous dites : Les avocats sont pour 1,4 million. Alors, il y a encore
400 000 $ de plus vis-à-vis le budget plus...
Mme Langevin (Sandra) : Oui, c'est
ça, qui est les régisseurs. Le 550 000 $, c'est l'écart des résultats
2013‑2014 versus les résultats 2012‑2013. Donc, on compare résultat à résultat.
Mme de Santis :
Les 550 000 $, oui.
Langevin (Sandra) : Donc, 550 000 $, c'est souvent les
coûts... la majoration des salaires des employés, la progression dans les échelles et les pourcentages
qui sont alloués, et les coûts de convention qui ne sont malheureusement
pas pourvus... Nos enveloppes budgétaires ne
sont jamais augmentées, même s'il y a 1 %, par exemple, qui est
donné, des choses comme ça, et les
allocations de transition des régisseurs ne sont pas pourvues dans les crédits
budgétaires. Donc, c'est vraiment des frais, là...
Mme de Santis :
Si je faisais ça dans le privé, je serais...
J'aimerais
comprendre autre chose aussi. Vous dites, à la page 28, que — si je regarde le tableau que vous
avez à la page 28 — en
2012‑2013, il y a eu 1 040 audiences, et, dans l'année 2013‑2014, il y a
eu 892 audiences. Pouvez-vous m'expliquer c'est quoi, une audience et comment
il y a une diminution importante dans le nombre d'audiences entre 2012‑2013 et
2013‑2014?
Mme Ellefsen (Christine) : Je
m'excuse, vous faites référence...
Mme de Santis :
C'est à la page 28.
Ellefsen (Christine) : Alors, bien, ce qui est essentiellement une
audience, c'est un avis de convocation qui
est envoyé à un contrevenant. Ces gens-là, lorsqu'ils reçoivent un avis de
convocation, ils doivent se présenter devant la régie, et c'est les
régisseurs qui les entendent. Puis il y a eu 893...
Mme de Santis :
Mme Ellefsen (Christine) : 892
audiences dans l'année.
Mme de Santis :
O.K. Est-ce qu'une audience, c'est la même chose qu'une audition? Parce que...
Mme Ellefsen
(Christine) : Oui.
Mme de Santis :
C'est la même chose.
Mme Ellefsen (Christine) : Oui,
c'est la même chose qu'une audition.
Mme de Santis :
O.K. Maintenant, ici, on dit qu'il y a 892 audiences. À la page 55, on dit
qu'il y a eu 724 décisions en 2013‑2014, comparé à 762 en 2012‑2013.
Quand vous parlez d'audiences, est-ce qu'il y a une décision pour chaque
audience?
Ellefsen (Christine) : Il y a une décision pour chaque... Oui, il y a
une décision effectivement pour chaque audience, mais les régisseurs ont
90 jours pour délibérer.
Mme de Santis :
Exactement. Et vous dites que, d'après les... C'est quoi, le...
Un instant.
Vous avez un autre tableau... parce que vous avez plusieurs tableaux, et il
faut les lire tous ensemble. Vous avez remarqué que c'est un chiffre
assez important que vous donnez des décisions à l'intérieur de 90 jours.
Mme Ellefsen (Christine) : Oui.
Mme de Santis :
C'est quoi, votre chiffre?
Mme Ellefsen (Christine) : C'est
98 %.
Mme de Santis : O.K.
98 %. Donc, si vous...
Mme Ellefsen (Christine) : Non,
attendez...
Mme de Santis : Il
y a un petit problème dans les chiffres.
Mme Ellefsen (Christine) : Non. Excusez-moi,
ce n'est pas ça. Je vais vous le trouver. C'est 99,4 % des dossiers où nous rendons la décision dans les
90 jours. Alors, le délai moyen pour rendre une décision est de 17,4
jours.
Mme de Santis : Alors, je vois qu'il y a une différence entre
le nombre d'audiences, 892, et le nombre de décisions, qui est 724. Ces
chiffres me semblent être un peu... ne semblent pas se rencontrer. Ça semble
être un peu incohérent. Peut-être, je ne comprends pas quelque chose.
Mme Langevin (Sandra) : Oui. C'est
qu'au tableau 28 on parle de présences à l'heure.
Mme de Santis :
Oui, oui, je suis dans la bonne année.
Langevin (Sandra) : Au
tableau 28, on parle du pourcentage des audiences tenues à l'heure sur 892 audiences. Mais, pour un titulaire qui va avoir
une décision, il peut y avoir plus d'une audience, d'une audition. Ça
peut être une journée, deux journées, trois journées, à chaque fois qu'ils
ont... à l'heure.
Mme de Santis : Maintenant, quel est le délai pour qu'une audience ait lieu?
Parce que vous parlez des nombres d'auditions et d'audiences qui ont eu lieu, 892. O.K.
Combien il faut attendre avant qu'une audience ait lieu? Parce que, si je regarde le système judiciaire,
avant que la cause soit entendue à la Cour supérieure, ça peut prendre deux
ans, O.K., des années, trois ans.
Ici, il faut attendre combien de temps? Parce que vous n'avez pas indiqué ça
dans votre rapport. Ça prend combien de temps avant qu'une audience ait
lieu?
Ellefsen (Christine) : Il est évident que c'est fonction, j'allais
dire, du dossier, c'est fonction de l'ampleur du dossier parce qu'il y a
des audiences qui peuvent être tenues très rapidement. Je vous dirais que, dans
le cas, par exemple, d'un... C'est très
variable, ça dépend effectivement de la preuve qui va être soumise. Il y a des
dossiers qui vont demander cinq jours d'audition.
Mme de Santis :
Je suis d'accord, c'est la même chose avec la cour.
Mme Ellefsen (Christine) :
Exactement.
Mme de Santis :
O.K. Avec tout tribunal.
Mme Ellefsen (Christine) : Oui.
Mme de Santis :
Mais moi, j'aimerais avoir un peu, je veux...
Mme Ellefsen (Christine) : Le délai
moyen.
Mme de Santis :
Je voudrais connaître le chiffre et, après, je prends ça et je le mets en
perspective parce que c'est sûr que certains vont prendre cinq jours, d'autres
vont prendre, you know, deux heures, une heure. Alors, combien de temps il faut
attendre avant qu'une audience ait lieu? Parce que, là, il pourrait y avoir un
problème si quelqu'un doit attendre deux ans.
Mme Ellefsen (Christine) : Non, ce
n'est pas...
Mme de Santis :
Mais c'est quoi, le chiffre?
Ellefsen (Christine) : Ce n'est pas le cas. Je vous dirais que... À
vue de nez, moi, je vous dirais que c'est une affaire de quelques mois, trois, quatre mois. Mais ce que je vais faire,
là, je vais vous fournir exactement notre délai moyen. Je ne l'ai pas
ici.
Mme de Santis :
Parfait. Merci beaucoup. Alors, M. le Président, vous allez...
Président (M. Gaudreault) : Oui. Oui. Justement, c'est ça que
j'allais dire. Donc, tout à l'heure, on avait l'âge moyen. Là, on veut
le délai moyen avant d'être reçu en audience une fois qu'il y a une requête...
Mme Ellefsen (Christine) : En
audience, un avis de convocation.
Président (M. Gaudreault) : ...un avis de convocation qui est envoyé, oui, pour être mis au rôle
de... C'est ça, Mme la députée de Bourassa-Sauvé?
Mme de Santis :
Exact.
Président (M. Gaudreault) : Là-dessus, ça met fin à votre bloc. Alors, tout tombe bien.
Et je vous avise que, bientôt, on aura peut-être un vote.
Une voix : Ça a l'air que
non.
Le Président (M. Gaudreault) :
Ça a l'air que non.
Ouellette : Il est
remis à demain.
Président (M. Gaudreault) : Ah oui? Bon, M. le député de Chomedey
est toujours à jour. Oui. Alors, on poursuit.
C'était... le député de Matane-Matapédia pour le
bloc de l'opposition officielle, 10 minutes.
Bérubé : Merci,
M. le Président. Alors, si on parlait
de bingo, qui est une activité qui a une longue tradition au Québec, qui
implique plusieurs groupes dont c'est la source de financement. Toutefois, les politiciens,
on apprend rapidement qu'une fois qu'une
partie de bingo est commencée, on a
intérêt à ne pas s'attarder très longtemps dans le cadre d'une campagne. Ça, c'est pour l'anecdote que je vous dis ça. L'an
dernier... Les gens sont superstitieux. Oui, c'est vrai. Sachez ça, que
les politiciens ne sont pas admis habituellement. Si c'est le cas, tant mieux.
Il y a à peu près un an, presque jour pour jour,
mais dans la même période, il y a eu des modifications, des changements quant aux règlements du bingo pour
mieux tenir compte de la réalité. Puis la réalité, c'est aussi qu'il y a
une, disons, clientèle qui est
vieillissante, hein? Il y a un défi qui est là, et puis il y a des groupes qui
sont dépendants beaucoup des revenus
du bingo. Donc, si, là, je vous demande ça un peu à brûle-pourpoint, mais on
faisait quelques observations, après un an, de ce qu'ont donné les
modifications, qu'est-ce que vous pourriez me dire? Vos observations.
Mme Ellefsen (Christine) : Ce qui
nous apparaît... Des scénarios qui avaient été retenus pour, j'allais dire, contrer les difficultés que connaissait le secteur
du bingo... Je ne peux pas vous dire que ça s'est beaucoup
amélioré, mais ça n'a pas continué de se détériorer. Bon an, mal an, ce
qu'on observe, c'est que le nombre d'organismes — on en a à peu près
1 000, hein, je pense,
1 000 organismes — qui bénéficient des retombées du bingo, ça
se maintient. On avait connu des
fermetures, mais, à l'heure actuelle, ça reste quand même stationnaire, en tout
cas pour les... On peut dire qu'on a
jugulé la descente. Par contre, il n'en demeure pas moins que ce secteur-là est
extrêmement précaire puis qu'à toutes fins pratiques les scénarios ou
les modifications qu'on peut envisager pour rajeunir ou renouveler ces secteurs-là
sont difficiles.
Bérubé : M. le
Président, est-il juste d'affirmer que la réglementation quant au tabagisme a
eu un impact, là, très important sur la
fréquentation de bingos? Donc, à partir de 2004, à peu près, si on avait un
diagramme, là, on pourrait voir, là, qu'il y a une diminution, là,
notable de la clientèle. Oui, on peut dire ça?
Mme Ellefsen (Christine) : Ah oui! Oui. Tout à fait. Je pense
que le Secrétariat du bingo vous dirait que c'est exactement
ça. Ils ont connu une baisse importante. Mais il n'en demeure pas moins aussi
que les salles de bingo sont beaucoup fréquentées par des personnes
âgées. Et je pense que la nouvelle génération, même s'ils essaient de les
attirer, visiblement, ces produits-là ne sont plus vraiment adaptés.
Bérubé :
Mon collaborateur me parle du Kinzo, qui tentait de nouvelles expériences, là,
qu'on essaie de déployer.
Ellefsen (Christine) : Oui, oui. Le Kinzo est une expérience qui a été
menée par Loto-Québec, qui visait, justement, à rajeunir, à essayer de
rajeunir la clientèle du bingo. Je pense que ça a un certain succès, mais ça
n'a peut-être pas connu le déploiement auquel ils pouvaient s'attendre.
Bérubé :
Là, vous voyez que je suis un peu moins dans les grands ensembles quant au
contrôle mais sur des questions plus
concrètes qui touchent l'ensemble de mes collègues parlementaires. Alors, je
vais, si mes collègues le permettent,
aller vers un autre dossier qui touche beaucoup nos circonscriptions puis qui
est un peu méconnu, c'est le rôle que
vous jouez sur le contrôle des appareils de loterie vidéo, que vous appelez...
Nous, on appelle ça vidéopoker, mais vous avez une façon de l'appeler,
là...
Mme Ellefsen
(Christine) : ...
Bérubé :
C'est tout simplement ça? O.K.
Mme Ellefsen
(Christine) : ALV.
Bérubé :
ALV, bon. Parce que, là, Loto-Québec les attribue, puis vous, vous avez un rôle
à jouer sur les secteurs.
Mme Ellefsen
(Christine) : Non.
Bérubé :
Non? Non, ce n'est pas ça. Pouvez-vous nous expliquer comment ça fonctionne,
votre relation avec les appareils de loterie vidéo?
Mme Ellefsen
(Christine) : En fait, oui, les appareils de loterie vidéo, ce qu'on
fait chez nous, on émet une licence
d'appareil de loterie vidéo. Alors, vous vous présentez chez nous et vous
dites : Moi, j'ai un bar, je souhaiterais avoir une licence de
loterie vidéo.
Bérubé :
Au minimum trois appareils?
Mme Ellefsen
(Christine) : Cinq appareils.
Bérubé :
C'est cinq maintenant?
Mme Ellefsen
(Christine) : Cinq maintenant.
Mme Ellefsen
(Christine) : Alors, ce qu'on va faire : on va vous émettre une
licence de loterie vidéo. Là, vous allez
aller voir Loto-Québec, qui va vous dire si vous êtes un endroit qu'elle juge
acceptable ou non pour la présence d'appareils de loterie vidéo.
Bérubé :
La première étape du...
Ellefsen (Christine) : Donc, nous, on est à l'étape de la licence, ça
veut dire que vous êtes... Ce qu'on vous dit, c'est que vous êtes tout à
fait...
Bérubé :
Pas de dossier criminel, par exemple.
Ellefsen (Christine) : ...vous n'avez pas d'antécédents judiciaires,
vous êtes une personne fiable et que vous
seriez tout à fait à même d'exploiter ces appareils de loterie vidéo dans votre
bar. Maintenant, les secteurs où ils sont placés, ça, c'est vraiment
Loto-Québec, et ce n'est pas nous.
Bérubé :
D'accord. Et, par la suite, une fois que les appareils de loterie vidéo sont
installés, est-ce que vous avez un autre rôle à jouer : de
surveillance, de contrôle?
Mme Ellefsen
(Christine) : Oui.
Bérubé : Est-ce que
vous pouvez les retirer ? Est-ce que vous avez ce pouvoir-là?
Mme Ellefsen (Christine) : Nous
n'avons pas le pouvoir de les retirer, mais je vous dirais que, par le biais de la suspension ou... Parce que c'est intimement
lié à l'exploitation d'un bar, les appareils de loterie vidéo. Alors,
lorsque la fonction juridictionnelle chez
nous se prononce en faveur soit de retirer le permis ou de suspendre
l'exploitation du permis durant quelques jours, bien ça affecte les
appareils de loterie vidéo, ils ne seront pas utilisés.
Bérubé : Vous avez
le pouvoir de résilier, disons, le permis d'un bar, mettons, pour
30 jours, mais vous pourriez interrompre l'utilisation des appareils de
loterie vidéo sans que le bar soit fermé?
Mme Ellefsen (Christine) : Non.
Bérubé : Non? O.K.
Donc, ça vient avec la licence du bar.
Mme Ellefsen (Christine) : Ça vient
avec. C'est accessoire.
Bérubé : O.K. Toujours
dans le même secteur un peu, les moitié-moitié, nouvelle réglementation.
Mme Ellefsen (Christine) : Depuis
janvier dernier.
Bérubé : Oui, les
tarifs. On est à combien maintenant, là? Est-ce que ça va s'autofinancer?
Ellefsen (Christine) : On
l'espère. En fait, on a fait deux classes de moitié-moitié. On a fait des
moitié-moitié pour des groupes sociaux qui font ça...
Bérubé : Parce que,
disons-le, avant, c'était n'importe quoi.
Mme Ellefsen (Christine) : Bien, en
fait, c'était illégal.
Bérubé : Les gens
criaient : 50-50! Moitié-moitié!
Mme Ellefsen (Christine) : C'était
le Code criminel, et il y a...
Une voix : Le Code criminel.
Le Président (M. Gaudreault) :
Une personne à la fois, s'il vous plaît.
Bérubé : Oui. Bien, alors, je crois comprendre le sens de
l'intervention de mon collègue. Avant, ce n'était pas réglementé.
Mme Ellefsen (Christine) : Ce
n'était pas réglementé. Donc, c'était illégal.
Bérubé : Donc, j'ai
un centre sportif, là, bien connu au Québec où j'allais à l'époque, on
disait : 50-50, moitié-moitié, il n'y avait aucune réglementation
là-dessus.
Mme Ellefsen (Christine) : Il n'y
avait aucune réglementation.
Bérubé : Même pour
valider le montant de la cagnotte, on ne pouvait pas le valider.
Ellefsen (Christine) : Tout à fait. Et je pourrais même vous dire que la plupart même de nos employés,
lorsqu'on les embauche