Labour and the Economy — 28 September 2023 (43rd Legislature, 1st Session)
CET 2023-09-28
Quebec — Committees
(Onze
heures quarante-quatre minutes)
La Présidente (Mme
D'Amours) : Bonjour, tout le monde. Ayant constaté le quorum, je
déclare la séance de la Commission de l'économie et du travail ouverte.
La commission est
réunie afin d'entreprendre l'étude détaillée du projet de loi n° 17, Loi
modifiant diverses dispositions principalement aux fins d'allègement du fardeau
réglementaire et administratif.
Mme la secrétaire, y
a-t-il des changements... des remplacements — voyons! — s'il
vous plaît?
Secrétaire : Oui, Mme la Présidente. M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve) est remplacé par M. Bouazzi (Maurice-Richard).
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Avant de débuter les remarques préliminaires, je dépose le mémoire reçu
depuis la fin des auditions, soit celui du Conseil des vins du Québec.
Nous
débutons avec les remarques préliminaires. M. le ministre délégué à l'Économie,
vous disposez de 20 minutes. La parole est à vous.
M. Skeete :
Bonjour, Mme la Présidente. Salutations aux oppositions qui nous joignent à
nouveau pour ce projet de loi. Mes remarques
vont être brèves, à part pour dire merci à tout le monde. Vous voyez ici, Mme
la Présidente, tous les gens qui se déplacent pour nous appuyer, pour
nous aider dans un tel projet de loi. C'est quelque chose qui est beau à voir,
là, quand tous les ministères peuvent se réunir comme ça. Donc, seulement pour
dire merci à tout le monde qui a pris la
peine de se déplacer aujourd'hui pour suivre nos travaux, puis nous accompagner
dans ces travaux, et, voilà, souhaiter la bienvenue à mes collègues
également pour leur feedback que, je suis sûr, va être très pertinent et très
approprié pour nous aider. Voilà, merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci
beaucoup, M. le ministre. Maintenant, je cède la parole au député de
Marguerite-Bourgeoys pour vos remarques préliminaires pour 20 minutes
maximum.
M. Beauchemin : Merci, Mme la Présidente.
Merci à tous, effectivement, donc, d'être ici pour ce projet de loi. C'est un projet de loi qui est bon pour les
Québécois et Québécoises, surtout pour les petites entreprises du Québec, pour
nos municipalités. Il y a plusieurs
mesures qui sont en place qui vont aider, évidemment, à augmenter notre
productivité. On va être...
était consultés sur l'ensemble du projet, mais il y avait quelques éléments
qu'on a remarqués, qui étaient tout de même assez inquiétants. Quand on a
entendu justement l'UMQ mentionner 4 100 employés pour faire avancer
la bureaucratie au niveau municipal, avec
leur interprétation comme quoi que, potentiellement, au niveau du gouvernement,
le chiffre pourrait être similaire... On parle de, donc,
8 200 emplois pour faire de la reddition de comptes avec la
réglementation au niveau des municipalités. Juste ça, ça m'a comme un peu fait
réaliser l'ampleur du problème, puis évidemment on doit aider dans ce sens, absolument.
J'ai bien hâte de pouvoir parler d'alcool, j'ai bien hâte de pouvoir parler du timbre, de la Régie du bâtiment,
évidemment, aussi, puis on est corrects avec les changements, là, qui
ont été demandés. Donc, on n'a pas de problème avec ça puis on a bien hâte de
continuer dans ce projet de loi là.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci, M. le député. Maintenant, est-ce qu'il y a d'autres
membres qui souhaiteraient faire des remarques préliminaires? Avant de débuter
l'étude d'article par article, y a-t-il des motions préliminaires? M. le député
de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin :
Merci, puis je vais la lire.
Conformément à l'article 244 du règlement de l'Assemblée nationale, je
fais motion afin :
«Que
[...] la Commission de l'économie et du travail entende, dans le cadre [...] du
projet de loi n° 17, Loi modifiant
diverses dispositions principalement aux fins d'allègement du fardeau
réglementaire et administratif, la
Fédération des policiers et
policières municipaux du Québec ainsi que l'Association des [policiers] et
[policières] provinciaux du Québec.»
La Présidente (Mme
D'Amours) : ...
Beauchemin : La raison pour laquelle je veux avancer dans cette
direction, c'est... Depuis le début de l'étude
du projet de loi, on cherche, en fait, à comprendre qui est en faveur du
timbre. Tout le monde semble être contre. Le ministre, lui, semblait dire aux groupes que c'était encore une
nécessité, mais pour qui? De notre côté, on s'est demandé qui pourrait
encore avoir besoin du timbre de droits. On a entendu parler les restaurateurs
qui souhaitent absolument le retirer. On a entendu les producteurs qui
demandent absolument de le retirer. Pourquoi ils nous disent qu'ils veulent le
retirer? Bien, ils disent qu'ils veulent le retirer parce que c'est un système
qui est archaïque.
Aujourd'hui, on
appose encore à la main des timbres. Même s'il y a des améliorations dans le
projet de loi, bien, ce n'est pas assez,
c'est compliqué. Parfois, le timbre décolle, dépendamment du type de bouteille.
Par exemple, Châteauneuf-du-Pape, très bon vin, mais la bouteille, le
timbre ne colle pas dessus. Donc, ça ne colle pas longtemps, en tout cas, s'il tient. Aussi, quand on nettoie
les bouteilles, les propriétaires de ces établissements-là nous ont fait mention
du fait que, bon, bien, ils doivent nettoyer leurs bouteilles parce que ces
bouteilles-là attirent des mouches à fruits. Donc, ils doivent les nettoyer,
mais les timbres tombent souvent dans ces situations-là. On est la dernière
juridiction canadienne à maintenir ce système archaïque en place. On a des
moyens technologiques qui sont disponibles, des moyens comme le MEV, des moyens technologiques efficaces qui existent
déjà à plusieurs reprises... à plusieurs échelles.
Le ministre, lui,
parle pour l'ensemble du gouvernement et, comme je disais, il semble dire que
c'est encore utile, mais pour qui? Alors, je me dis : Bien, le seul
maillon dans la chaîne qu'on n'a pas entendu déjà, ce sont les personnes qui
sont sur le terrain puis qui font les inspections. Nous savons, là, de manière
générale, ce sont les policiers qui font ces
inspections-là. Alors, je propose que nous recevions ici, en commission, la
Fédération des policiers et policières municipaux du Québec ainsi que
l'association des policiers et policières provinciaux du Québec. Ça va nous permettre de comprendre si, de leur
perspective, c'est utile, au moins, lors de leurs inspections, d'avoir ces
timbres-là, comprendre pourquoi...
Quelles sont les restrictions? Qu'est-ce qu'ils voient, eux autres, sur le
terrain? Pensent-ils même qu'il y aurait des améliorations à faire au
système? Avoir leur point de vue, c'est une composante importante dans le
mécanisme du timbre.
Donc,
selon moi, c'est essentiel qu'on les entende, parce que, sans ça, bien, on aura
juste entendu une
partie de l'histoire. Sans ça, on n'aura pas entendu toute
l'information nécessaire pour prendre la bonne prise de décision puis, sans ça, bien, on va toujours se poser la
question : Mais qui... pour qui, vraiment, est-ce que ce système archaïque
là... à qui il sert? Donc, si le ministre ne veut pas les entendre, au
moins, pourrait-il nous expliquer, selon lui, pourquoi les personnes
responsables des inspections auraient encore besoin de voir des timbres
physiques? Au minimum, si vous ne voulez pas
les entendre, j'aimerais au moins avoir une explication de votre part, à
savoir... Mme la Présidente, j'aimerais avoir une explication de la part du ministre pour comprendre,
effectivement, donc, la raison pour laquelle ce mécanisme-là, lors des
inspections, pour les policiers... quelle en est l'utilité.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires, M. le ministre?
M. Skeete : Bien
sûr, Mme la Présidente. J'entends le collègue qui, comme le collègue de
Maurice-Richard, cherche l'unicorne. Écoutez, Mme la Présidente, on va se
dire les vraies choses. On est à un moment important par rapport à... le fameux
timbre. Il y a un momentum qui existe, là, pour justement revoir cette façon de
faire. La question qu'on doit poser
aujourd'hui, c'est : Est-ce que ça serait utile à nos travaux de retarder
lesdits travaux puis, en plus, ajouter des délais sur nos travaux pour
quelque chose où est-ce que le gouvernement est déjà en réflexion?
Alors, moi, je
rejoins le collègue pour dire que c'est... Le fameux timbre gagnerait à être
étudié. Je répondrai en lui disant :
Est-ce qu'un projet de
loi sur l'allègement réglementaire général est le forum
pour faire ça? Je ne le sais pas.
Peut-être. Peut-être, dans la prochaine mouture, ça pourrait être quelque chose
qu'on pourrait faire. On fait déjà des grandes avancées dans ce projet
de loi là, mais je ne suis pas certain que d'ajouter d'autres intervenants pour
venir nous parler de choses qu'on sait déjà,
ça contribuerait au débat, en toute sincérité. Alors, je suis d'accord avec le
collègue que l'enjeu et le sujet gagneraient à être étudiés davantage, mais je
ne vois pas comment rajouter un autre intervenant pourrait nous aider à
avancer aujourd'hui dans nos travaux.
La Présidente (Mme
D'Amours) : D'autres commentaires? M. le député d'Abitibi-Est.
Dufour : Bien, je pense que le ministre l'a présenté
lorsqu'on a eu des consultations. Il a mentionné qu'à chaque année il
veut travailler à avoir des nouveaux allègements réglementaires. Donc, je pense
qu'on a une porte aussi qui est disponible à ce moment-là
et je pense que le timbre, en soi, comme le ministre vient de le mentionner, il
est à étudier de façon sérieuse. Donc, je
pense qu'on a un beau... quand même, une amorce d'un beau projet de loi ici
avec les allègements réglementaires qui sont présentés. Donc, on devrait
poursuivre avec ce qui est sur la table présentement.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
D'autres commentaires sur le côté gouvernemental? Sinon, M. le député de
Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin :
Oui, merci, Mme la Présidente.
Bien, écoutez, j'ai écouté le ministre, mais je n'ai pas entendu de réponse, à
savoir quel est l'angle des policiers sur le sujet. Est-ce que vous, vous avez
une idée sur quelle est la raison pour laquelle les policiers, eux autres,
trouveraient ou pas utile l'application encore de cette... de ce modèle-là qui
date d'une autre époque? Pourquoi est-ce qu'on a besoin encore d'avoir le
timbre puis pourquoi on résiste à cette histoire?
La Présidente (Mme D'Amours) : Bon,
je suis désolée. C'est peut-être mon retour, puis je ne me souvenais plus, mais, quand il y a des motions préliminaires, vous
avez le droit à une parole une seule fois, 30 minutes, 30 minutes, le
ministre, et 10 minutes, les députés. Je vais m'en souvenir pour la
prochaine fois.
Donc,
ceci met fin à la discussion pour la motion préliminaire. Et je suis prête à
vous demander : Est-ce que la motion est adoptée?
M. Skeete : Non,
rejeté.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Non? Donc, elle est rejetée. La motion est rejetée.
Donc,
s'il n'y a... nous allons maintenant commencer l'étude détaillée du projet de
loi. Et je comprends que, selon... Il y a eu une entente, après les remarques
préliminaires et la motion préliminaire, qu'il faudrait que je vous demande...
de l'article 1 à 117, qu'elles soient... qu'ils soient suspendus et
qu'on débute l'étude avec l'article 118. Est-ce que j'ai l'assentiment de tout le monde? Consentement? Consentement, tout le monde? Merci. Donc, M. le ministre, on commence
avec l'article 118. Oui, M. le député de...
M. Beauchemin :
Tel que prévu à
l'article 245, et conformément à notre jurisprudence pour cette étude
détaillée, je demande à ce que les articles de ce projet de loi soient
étudiés alinéa par alinéa et paragraphe par paragraphe et à ce que chacun des articles qu'on propose de
modifier ou d'ajouter dans les lois existantes soit étudié séparément là où c'est
applicable.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Parfait, merci. Donc, M. le ministre, l'article 118,
s'il vous plaît.
M. Skeete : Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Je vais lire