CAT — 20 February 2015 (41st Legislature, 1st Session)

CAT 2015-02-20

Quebec — Committees

CAT — 20 February 2015 (41st Legislature, 1st Session)

CAT 2015-02-20

Quebec — Committees

Le fameux

pacte fiscal également. On parle de coupures de 300 millions, oui,

négociées avec les deux unions, bien

sûr, mais 300 millions de coupures, ça fait quand même très mal dans

plusieurs municipalités, notamment au niveau des municipalités de plus

petite taille.

La question du développement rural également.

Tout ce qui est la Politique nationale de la ruralité, j'ai des questionnements à ce niveau-là, comme ex-ministre

responsable de cette PNR, PNR 3, qui avait une portée de 10 ans,

2014-2024. On parlait d'un budget de

470 millions de dollars pour les 10 prochaines années. J'aimerais

savoir quelles sont les orientations du

gouvernement, au moment où on se parle, en rapport de cette politique qui est

extrêmement importante pour les milieux notamment dévitalisés.

Également, à travers

la PNR, il y avait un volet supplémentaire qui avait été ajouté, qui touche

tout le travail intersectoriel. On avait

ajouté, comme gouvernement à l'époque, une enveloppe supplémentaire pour

favoriser la concertation et la mise en place d'interventions

intersectorielles sur un territoire de MRC. Il y avait une bonification de tout

près de 40 millions du budget de la PNR pour permettre justement aux

acteurs du milieu, là, scolaire, l'éducation, le municipal, la jeunesse, de travailler davantage en collaboration, pas

uniquement en concertation, mais d'élever la barre un cran de plus et d'arriver à réaliser des

interventions intersectorielles pour éviter des dédoublements, là, sur le

territoire mais aussi pour finalement

en faire plus avec moins et pour le bénéfice des citoyens qui... et ce, par

territoire de MRC.

diminution des crédits d'impôt pour les régions ressources, également une

mesure qui fait mal, notamment dans

le secteur des pêches. J'entends beaucoup parler de cette diminution-là par les

industriels. Le secteur des pêches avait, je dirais, réussi à traverser

une certaine crise après le moratoire sur le poisson de fond dans les années 90

grâce à l'imagination, grâce au caractère novateur que les industriels ont su

démontrer dans les régions Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord,

Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine.

Donc, le crédit d'impôt à l'investissement permettait aux industriels

d'investir dans leurs entreprises et

de devenir plus compétitifs face aux Maritimes puis face à l'ensemble de la

planète. Donc, c'est un outil qui

était très apprécié, mais, avec la diminution, il y a beaucoup de

questionnements à ce niveau-là sur les impacts, par rapport au maintien

de la compétitivité.

carrefours jeunesse-emploi. Les carrefours jeunesse-emploi, une diminution

certains vont dire strictement de

10 %, dans les pires cas, oui, mais, encore là, moi, j'attaquerais ce

dossier-là sous l'angle de l'équité, hein? Si on parle de 10 % de

diminution dans, par hasard, les carrefours jeunesse-emploi des régions, où on

a vraiment une problématique avec la rétention des jeunes et d'attirer

des jeunes en région, donc 10 % de diminution Abitibi,

Bas-Saint-Laurent, Gaspésie, Côte-Nord, mais

une augmentation de 30 % des budgets des carrefours jeunesse-emploi dans les

grands centres, donc 40 %

d'écart, ça m'apparaît majeur sur le plan de l'équité, sur le plan de

l'intérêt, de la volonté de supporter les régions les plus en difficulté

au niveau de la rétention des jeunes. Ça m'apparaît très questionnable.

réseau de la santé. Écoutez, le réseau de la santé, j'ai été impliqué, dans une

ancienne vie, comme administrateur bénévole

au sein d'un hôpital, le centre de santé de Rocher-Percé. Écoutez, moi, je suis

extrêmement préoccupé par la modification

de la gouvernance au niveau des centres

de santé, parce que, vous savez... En Gaspésie, par exemple, quatre établissements, 15 bénévoles,

15 administrateurs bénévoles, des gens du milieu, impliqués dans le

milieu, qui vont être remplacés par

une dizaine d'administrateurs rémunérés et nommés par le ministre de la Santé, vous savez, c'est toute une

différence. Quand tu es un bénévole, tu travailles pour ton milieu, tu connais

les réalités de ton milieu, et, quand tu es un administrateur payé,

nommé par le ministre, rémunéré, bien, souvent, tu arrives avec une mission, un

mandat, une commande. Donc, ça m'apparaît extrêmement... J'aurai l'occasion d'y revenir un peu plus tard au cours du débat,

mais ça, c'est extrêmement important, parce que la santé, c'est une des

conditions de base au développement des régions.

Maintenant, il y a

plusieurs fusions aussi de directions régionales. Dans des régions comme la

Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent, on parle de centaines de kilomètres entre chaque

MRC, souvent quatre, cinq, six MRC par région, 500, 600 kilomètres de territoire. Quand on fusionne des directions

régionales pour deux régions administratives, bien, c'est clair que la

présence dans le milieu de ces fonctionnaires-là, de ces employés-là, la

connaissance du terrain, l'appartenance au

territoire, à la communauté en prend un dur coup. Donc, entre autres, au niveau du ministère de la Culture, dans nos régions respectives, on a vu une fusion des deux directions

régionales. Donc, est-ce que c'est une tendance qui va se poursuivre? On sait qu'au niveau du ministère de l'Environnement c'est déjà comme ça depuis plusieurs années.

Donc, c'est inquiétant.

Donc,

toute la question du développement régional est présentement, je vous dirais,

attaquée de plein fouet directement par

un projet de loi omnibus où on retrouve au-delà de 300 articles,

et, bon, quelques dizaines d'articles touchent l'aspect du développement local et régional, et, quand on

regarde les impacts de ça, c'est énorme. Oui, on maintient une

partie des budgets, mais environ 60 % des budgets.

C'est énorme. On demande aux élus municipaux... que je respecte au plus haut point, des gens déterminés, engagés dans leur

milieu, mais des gens qui ont besoin d'outils pour réaliser les mandats que les CRE, qui sont abolies, faisaient

antérieurement, pour réaliser... pour remplacer également les CLD. Donc, ces

gens-là ont besoin d'un coffre à

outils, puis les budgets sont souvent un des principaux éléments de ces coffres

à outils là. Donc, avec 60 % de

diminution de budget, je considère que c'est une demande ou c'est une attente

qui est un peu déraisonnable.

j'ai pris la peine d'amener, ce matin, d'amener les différentes

politiques, écoutez, des 40 dernières années. Si on regarde ça dans l'ordre, là : 1983, Le choix

des régions; 1988, À l'heure de l'entreprise régionale; 1992, Développer les

régions du Québec; 1997, Le développement local et régional, politique de soutien;

2003, Devenir maître de son développement;

et 2005, Rendez-vous des régions, et je me permettrais d'ajouter, M. le

Président, 2014, la PNR 3, Politique

nationale de la ruralité. Donc, une dizaine de politiques de développement

régional qui ont été adoptées dans les

40 dernières années, et par tous gouvernements confondus, certaines sont

sous la couleur libérale, d'autres du Parti québécois, et 40 ans de reconnaissance de l'importance de la

régionalisation, de la déconcentration, de la décentralisation, mais également de la concertation, qui est un

élément essentiel, qui est une condition de base au développement, et, avec

le projet de loi actuel, projet de loi

n° 28, notamment, et avec l'ensemble des... plusieurs, je dirais...

pas l'ensemble, mais plusieurs décisions qui sont prises par le

gouvernement, bien, on tasse 40 ans de travail que différents

gouvernements ont fait, différents acteurs

dans le milieu ont fait. On tasse ça et on remplace ça par un projet de loi dit

mammouth qui va, finalement, enlever

l'obligation d'avoir une concertation au sein des régions. Donc, c'est

extrêmement préoccupant, M. le Président, et j'espère pouvoir entendre

mon collègue ministre sur cette question. Merci.

Président (M. Auger) : Merci, M. le député de Gaspé. Je cède

maintenant la parole au ministre pour une période également de

10 minutes. M. le ministre.

D'Amour : Alors, M. le Président, je vous remercie beaucoup. À mon

tour de saluer les collègues qui participent ce matin à cette interpellation. D'ailleurs, je remercie le député de

Gaspé pour son invitation. Ça va nous permettre non seulement de parler de développement régional,

mais de faire le point sur des initiatives du gouvernement qui sont porteuses

non seulement pour le Bas-Saint-Laurent, la

Gaspésie, mais l'ensemble des régions du Québec. Je salue également mon voisin de comté, le député de Rimouski, le député

de Beauce-Nord représentant la CAQ. Je tiens également à souligner la présence d'un spécialiste, d'un expert en

matière de développement régional depuis des années, le député des Îles-de-la-Madeleine. Le député de Dubuc également

nous accompagne ce matin, le député de Dubuc qui a une feuille de route tout à fait impressionnante en matière de

développement régional. Et je tiens à le dire aussi, M. le Président, je suis

entouré de gens qui proviennent des régions.

Dans mon cabinet, notamment, j'ai des Beaucerons, j'ai un Gaspésien, j'ai

des gens de la Mauricie. Bref, une belle couverture régionale.

Ceci dit, sur

toute la question du développement régional, pour moi, M. le Président,

j'oserais dire que c'est un mode de

vie depuis toujours. Sur le plan professionnel, je me suis consacré au

développement de ma région en particulier, mais de l'ensemble des régions aussi. J'y travaille depuis toujours. Notre

premier ministre est d'abord et avant tout un député de région, député

de Roberval. Et ce que nous avons proposé aux régions au cours des derniers

mois, c'est un véritable exercice de

centralisation comme pas souvent dans l'histoire du Québec on en a vécu. C'est

le député de Gaspé tout à l'heure qui parlait de décentralisation. Bien, la

marque de commerce de notre gouvernement, c'est ça. Pour avoir été maire moi-même pendant une époque, pendant près de

huit ans, bien, il est clair que les maires, que les préfets ont réclamé,

à travers les époques, cette grande décentralisation. C'est une reconnaissance

du monde municipal, sur le plan local et régional, de leur expertise, de leur

compétence et un respect de leur volonté.

Et, au-delà

des élus municipaux, c'est un partenariat qu'on propose aussi aux régions, à

différents niveaux. Et vous me

permettrez, M. le Président, d'y aller de quelques exemples, notamment la

forêt, la forêt qui a été l'objet de toute première décision de notre Conseil des ministres en arrivant en avril

dernier, une décision qui fait en sorte qu'on a augmenté, au niveau de

la forêt publique, les budgets, pour le Québec, de 40 millions de dollars,

comparativement à ce que le Parti québécois

faisait. Et récemment le ministre des Forêts a annoncé une enveloppe, pour deux

ans, de 450 millions de dollars. Et j'aurai l'occasion, comme

ministre régional, de faire connaître l'ampleur de ces enveloppes au cours des prochaines semaines, notamment dans le

Bas-Saint-Laurent ou dans la Gaspésie. Ça se traduit par des emplois nombreux

et nombreuses pour les hommes et les femmes de chez nous qui ont développé une

belle expertise.

Et la

forêt publique, ça appartient aux Québécois, d'où l'importance d'y injecter les

sommes nécessaires. 450 millions pour

les deux prochaines années, annoncés maintenant, ça permet de la prévisibilité.

Ça donne une assurance aussi, à nos industriels, d'un approvisionnement

forestier à long terme. La pérennité de notre industrie, c'est important. Et, à

ce moment-ci, là, en temps réel, au moment

où on se parle, il y a un dialogue qui est initié par le ministre des Forêts

vis-à-vis nos partenaires, qui sont

les industriels, pour développer la transformation, première et deuxième

transformation, parce que c'est important chez nous. La forêt privée est

aussi au coeur de nos préoccupations.

Lorsque je parle de forêt publique, de travaux

de sylviculture, c'est bon pour qui aussi? C'est bon pour nos pépinières régionales, c'est bon pour nos petites

municipalités. Je vous donne comme exemple la pépinière de Saint-Modeste,

qui est dans ma circonscription, petite

municipalité au sud de Rivière-du-Loup : au cours des prochaines semaines,

c'est 400 travailleurs et travailleuses qui vont prendre d'assaut la

pépinière — ces

gens-là viennent des municipalités autour — prendre d'assaut la pépinière

pour produire des plants de qualité, parce que telle est notre reconnaissance.

Pour nous,

c'est travailler en matière de développement régional avec nos partenaires en

transport. En transport, on a nos programmations routières. Là où le PQ

avait coupé pendant les 18 mois où ils ont été au pouvoir, nous, on a réinjecté de l'argent dans chacun des territoires

du Québec, dans chacune des régions. Et ça a des répercussions heureuses

dans les municipalités, des travaux réalisés par des hommes et des femmes de

chez nous.

Le transport,

évidemment c'est le volet maritime. J'aurai l'occasion d'en reparler plus tard

à l'intérieur de cette interpellation,

mais le transport maritime est important. Donnons à

titre d'exemple d'autres

partenariats, la Société des traversiers

du Québec, qui est un outil de développement qui permet au Québec de faire en

sorte que nos régions soient découvertes

par des touristes, des gens qui viennent de l'extérieur, la Société des traversiers

du Québec aura aussi ce rôle de promotion de nos régions.

Et, puisqu'on

parle de la société, puisqu'on parle du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, au

cours des prochaines semaines, des

prochains mois, à Matane, chez nous, chez nous, le nouveau navire, le

F.-A.-Gauthier, va faire son entrée. C'est

près de 200 millions de dollars d'investissement pour doter non seulement

la région de Matane, mais la Côte-Nord d'un

nouvel outil, premier traversier en Amérique du Nord qui va fonctionner au gaz

naturel liquéfié. Donc, sur le plan environnemental,

il y a un gain, et c'est la région qui devient en ce sens un point de mire non

seulement chez nous, mais en Amérique du Nord.

La Société

des traversiers, c'est une traverse du côté de L'Isle-Verte et Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.

La Société des traversiers, c'est

l'ensemble de ces traverses qui sont opérées, notamment à Rivière-du-Loup—Saint-Siméon, sans compter, même si encore elles ne sont pas reconnues par la société,

Trois-Pistoles Les Escoumins, Saint-Juste-du-Lac. Il y a là un enjeu

transport, et on travaille avec nos partenaires, et on parle d'emplois.

On parle également sur... et ça, je

m'étonne que le député n'en ait pas parlé, on parle d'aéroports en

développement, notamment à Mont-Joli,

supporté par le gouvernement sur le plan des discussions. Je m'étonne également

que le député n'en ait pas parlé, de

ce projet de maintien de la voie ferrée en Gaspésie. J'ai eu l'occasion d'être

en Gaspésie la semaine dernière...

J'ai contacté d'ailleurs le député, on a traversé la Chambre, lui et moi, hier,

on s'est parlé d'un projet important. Alors,

il y a non seulement une présence de notre gouvernement, mais un intérêt à

régler cette problématique-là à long terme.

partenaires sont ceux de l'Éducation, M. le Président. Centre de formation

professionnelle, que nous avons inauguré

en présence du député de Gaspé, c'est la mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, Mme

Pelletier, Micheline Pelletier, qui

fait part de son approbation en disant : «Maintenant, on est dotés d'un

outil qui nous permet de rejoindre des jeunes non seulement de la Gaspésie, mais de l'extérieur du Québec, qui vont

pouvoir fréquenter la Gaspésie.» Alors, ce sont des professeurs qui sont dans l'action, qui

développent, qui innovent et qui font en sorte qu'on crée de l'activité

économique.

C'est

la même chose chez moi, lundi matin nous allons procéder à l'inauguration d'une

aire de chantier faisant la promotion

des métiers de la construction pour les jeunes de chez nous, mais pour

l'ensemble des jeunes du Québec. C'est un réseau collégial diversifié pour lequel on a annoncé un CCTT, un centre

de transfert technologique, un centre collégial de transfert technologique, on l'a annoncé à Matane

au cours des dernières semaines. Il y en a trois dans le comté du député

de Gaspé. Il y en aura bientôt un dans le comté de Rivière-du-Loup, au cégep de

Rivière-du-Loup.

C'est

l'institut maritime de Rimouski, partenaire, qui va former des jeunes pour

répondre aux besoins de l'industrie maritime. Strictement au

chapitre du

personnel navigant, on aura besoin de 2 000 ressources

supplémentaires sur un horizon de trois ans.

C'est l'ITA de La

Pocatière qui est un fleuron de formation en matière d'enseignement agricole.

C'est une agriculture qui développe son marché

dans le Bas-Saint-Laurent—Gaspésie, qui

est supportée par le gouvernement du Québec,

et, je sais le ministre de l'Agriculture à l'écoute de notre interpellation ce

matin, lui qui éprouve un élément... on va dire : Un intérêt

particulier pour tout ce qui touche la relève.

collègue des Îles-de-la-Madeleine parlera des pêches. Un mot sur le tourisme

également pour dire que Gaspé, Percé,

les Îles-de-la-Madeleine vont continuer à être supportées dans leur

développement touristique. Ça, ça fait

partie des outils de développement, M. le Président. Que dire de nos

entreprises diversifiées dans le secteur de la tourbe, dans le secteur du verre

trempé, comme c'est le cas à Rivière-du-Loup, dans le secteur bioalimentaire,

où on compte les emplois par

centaines, ces entreprises-là qui sont des fleurons, qui exportent, qui font

rayonner notre région, nos régions, qui font rayonner le Québec ce faisant, bien, c'est des entreprises qui sont

supportées actuellement par le gouvernement du Québec. Parce que, oui,

M. le Président, nous avons mis en place des leviers.

député faisait référence aux régions ressources, à ce programme. C'est drôle

parce, que pendant 18 mois où ils ont été au programme, on ne les a

jamais entendus, ce n'était pas contenu dans leur budget. Nous, on parle d'aide

au transport, bien sûr on parle de crédits

fiscaux, Investissement Québec, M. le Président, qui est devenu un partenaire

de premier plan des entreprises

régionales. Oui, c'est vrai à Québec, oui, c'est vrai à Montréal, mais c'est

aussi vrai en Estrie, en Mauricie,

dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie, dans la région de Charlevoix. Nos entreprises, il faut en prendre soin, et c'est un accompagnement quotidien. On

veut alléger sur le plan réglementaire. C'est notre collègue, là, qui est

délégué à la petite et à la moyenne entreprise

qui a fait une tournée du Québec, qui est encore présent sur le territoire, et

ça fait une différence.

je vous dirais, M. le Président, qu'au-delà des structures... Parce que le Parti québécois nous fait ce matin

une démonstration claire que le développement régional, pour eux, c'est

synonyme de structures. Nous, c'est synonyme d'action,

d'initiatives locales. Mais notre plus grande

richesse, ce sont nos travailleurs, nos hommes et nos femmes qu'on retrouve

sur nos fermes, dans nos forêts, dans nos hôtels, nos restaurants, dans le

domaine de la santé, dans le réseau communautaire

et dans le monde de l'éducation. Il n'y

a personne qui va me faire dire ce

matin qu'on n'a pas les outils nécessaires.

en toutes circonstances, à travers tous ces ministères, tous ces champs d'activité,

le gouvernement est présent, le gouvernement répond présent, l'ensemble de nos collègues du Conseil des ministres sont à pied d'oeuvre, sont dans l'action

au quotidien. Je regardais ce matin la liste de nos présences régionales, on

n'est pas moins d'une dizaine de ministres partout dans les régions. D'ailleurs,

cet après-midi, avec ma collègue du Tourisme, mon collègue

délégué à la PME, on sera en Mauricie

pour annoncer un programme de 30 millions

de dollars — alors, les députés du PQ font dans la soustraction, nous, on fait dans l'addition — un programme important, 30 millions de

dollars, pour développer le tourisme maritime.

Je ne vais pas, évidemment, dévoiler les détails de ce programme-là ce matin.

Mais on ajoute des éléments.

tantôt j'aurai l'occasion de parler de stratégie maritime, où les députés de

Rimouski et de Gaspé éprouveront sans

doute un intérêt particulier. On fait du développement dans un cadre de

partenariat. Nous, on est moins présents, je l'admets, dans les structures, M. le Président. On a fait un choix, qui est celui de l'équilibre

financier. On va livrer l'équilibre financier...

Le Président (M.

Auger) : En terminant...

D'Amour : ...mais on va

faire dans l'action, parce qu'on veut provoquer la création et le développement des emplois au Québec.

Président (M. Auger) : Merci, M. le ministre. Nous allons maintenant entamer la période

d'échange. M. le député de Gaspé,

vous avez la parole pour un maximum de cinq minutes.

M. LeBel : Ça

va être le député de Rimouski.

Président (M. Auger) : Ah,

mais ça me fera un grand plaisir, M.

le député de Rimouski!

À vous la parole.

LeBel : Ça me

fait plaisir de prendre la parole. Je salue tout le monde ici qui

participe à cette interpellation.

Le ministre,

je serais curieux qu'il vienne nous faire ce discours sur les structures devant

la Conférence régionale des élus

du Bas-Saint-Laurent. Je ne l'ai jamais entendu dire ça devant

la CRE. Pour les fois que j'ai participé à la CRE et où il était là, je ne l'ai jamais

entendu dire que ce n'était qu'une structure, que ça ne favorisait pas l'action

et que... Bien, c'est ce que vous dites.

Je vais

parler de la CRE.

Malgré que le projet

de loi n° 28 n'est pas adopté,

déjà il y a un avis de licenciement collectif dans la CRE Bas-Saint-Laurent, où 20 personnes qui oeuvrent auprès de la CRE vont perdre leur

emploi. À partir du

1er avril 2015, les employés vont quitter progressivement l'organisation. La liquidation de l'organisation doit être réalisée pour le 31 mars 2016. Tous les mandats visés actuellement par la CRE devront... sont appelés à disparaître. C'est 50 % du

fonds de développement régional pour l'année 2015-2016 qui va partir, des

montants d'argent qui servent à soutenir des initiatives, l'action, sur

le terrain, pas la structure, de l'action sur le terrain.

L'impact

des coupures par rapport à la CRE dans le Bas-Saint-Laurent, je vais en nommer quelques-uns, et j'aimerais voir si le ministre est d'accord avec moi et s'il est prêt à venir rencontrer les

gens de la CRE dans le Bas-Saint-Laurent, d'être

présent. Parce que c'est beau, annoncer tout ça, mais il faut avoir

le courage d'aller l'expliquer sur le terrain, d'aller voir le monde, de leur expliquer concrètement

c'est quoi, notre vision. Et j'aimerais que le ministre puisse venir

rencontrer la CRE Bas-Saint-Laurent comme les autres et leur expliquer c'est quoi, l'action par rapport à... les fameuses structures.

Chez nous, ça veut dire l'incorporation de la Commission

jeunesse du Bas-Saint-Laurent, qui était intégrée dans la CRE. Il faudra que la commission s'incorpore et

définisse un peu plus son avenir. C'est une structure qui devra se former,

parce qu'avec l'abolition de la CRE la commission devra trouver une façon de

fonctionner.

C'est

l'entente sur l'adaptation régionale pour l'amélioration des conditions de vie

des aînés dans le Bas-Saint-Laurent qui

se termine le 31 mars 2016. Qu'est-ce qui se passe après? Qui va prendre le relais? On ne le sait pas. Les

gens, les aînés qui participent à ça sont inquiets

C'est

l'entente égalité entre les femmes et les hommes qui se termine le 30 décembre 2015. En plus de fermer

en région le Secrétariat à la condition

féminine, ces ententes-là, on ne sait pas le suivi. Les gens sont inquiets, ils

attendent des réponses. Il faudrait que le ministre vienne leur donner

des réponses.

Soutien à la

création artistique, c'est une entente sur le culturel où il y a plusieurs

milliers de dollars qui transitaient par

la CRE et qui soutenait en effet levier dans toutes les municipalités du

Bas-Saint-Laurent. Cette entente-là est mise en péril. Les gens sont

inquiets, les artistes sont inquiets. Et la culture, ça fait

partie du

développement régional.

L'entente

pour la gestion et le soutien des proches aidants. Il y a un programme et un

groupe que vous connaissez probablement,

Appui, où la CRE était le fiduciaire régional. Bon, Appui devra s'incorporer et

travailler autrement. Il y aura une

nouvelle corporation, une nouvelle structure qui devra se créer, sinon comment

on va aider nos proches aidants dans le Bas-Saint-Laurent? Les gens sont

inquiets encore une fois, parce que ça transitait par la CRE.

COSMOSS — vous connaissez COSMOSS — et le travailleur de rue, même chose. Après

la fin de la CRE, où va se ramasser

ces structures-là, cette action? Pas les structures, l'action. Ces outils vont

être repris par qui? Les gens sont inquiets aussi.

L'entente

administrative sur l'immigration. En région, dans le Bas-Saint-Laurent, on a le

droit à l'immigration. On a le droit

à faire

partie à une stratégie d'immigration au Québec, et l'entente n'a pas

été renouvelée après la fin des CRE.

Le fonds

d'innovation soutenu par la CRE, 22 projets d'innovation, que vous

connaissez probablement, Innov & Export qui appuie des

entreprises dans la réalisation de projets d'innovation par l'implantation,

entre autres, de nouvelles technologies et

de pratiques de gestion avancées. C'est beaucoup... 80 000 $ qu'il y

avait de la CRE. Où va aller... Comment on va soutenir les innovations

dorénavant?

Table de

concertation agroalimentaire du Bas-Saint-Laurent, qui était soutenue par la

CRE, comment on va faire le suivi de ces ententes, M. le ministre?

Les ententes

spécifiques, vous connaissez les ententes spécifiques dans le

Bas-Saint-Laurent. Vivre à temps plein : pour l'établissement durable des jeunes dans le Bas-Saint-Laurent. Ça

permettait d'agir auprès des jeunes et leurs familles dans le but de favoriser l'établissement durable.

Ça, c'est de l'action, ce n'est pas de la structure. Qu'est-ce qui se passe

avec cette action-là, M. le ministre? Comment on va faire le relais après la

fin de la CRE?

L'adaptation régionale pour l'amélioration des

conditions de vie des personnes aînées Bas-Saint-Laurent, améliorer les conditions de vie des personnes

aînées en soutenant des projets issus des communautés. Ça transitait par

la CRE, c'est de l'action, ce n'est pas de la structure. Qu'est-ce qu'on fait

avec ça?

Entente

spécifique en économie sociale pour soutenir, favoriser la concertation pour

soutenir des projets d'économie sociale. Ce n'est pas de la structure.

Qu'est-ce qu'on fait avec ça?

Gestion du

fonds d'initiatives sociales pour lutter contre la pauvreté, c'est de l'action,

ce n'est pas de la structure. Ça

transitait par la CRE, par la concertation, par du monde de bonne volonté qui

se réunissait au niveau régional pour trouver

des solutions, de l'action, agir sur le terrain. Vous coupez cette

concertation-là, c'est ça que vous faites. Dans un débat de structures que vous essayez de nous

imposer, ce n'est pas ça que vous faites. Vous empêchez les gens de travailler

sur le terrain, de se prendre en main.

Il y en a plein d'autres. Le Chantier

d'éclaircie commerciale en forêt...

Le Président (M. Auger) : En

terminant.

LeBel : ...création de richesses par la population de communautés rurales,

c'est la même chose...

Le Président (M.

Auger) : Merci, M. le député de Rimouski.

LeBel : ...c'était soutenu par la CRE. Ça fait que, là, je parle

d'actions. J'aimerais savoir si le ministre a le courage d'aller

expliquer qu'est-ce qui se passe avec toutes ces ententes.

Le Président (M.

Auger) : Merci, M. le député. Merci. M. le ministre.

D'Amour : Merci, M. le Président. Encore une fois, structures,

structures, structures. Créer, créer, créer. Est-ce qu'il y a une loi, à quelque part, M. le

Président, où c'est écrit que la concertation, ça doit coûter des millions de

dollars?

Alors,

on met la structure de côté. Je tiens à dire une chose : Tous les outils,

tout ce dont le député de Rimouski vient

de parler, l'argent demeure au rendez-vous. D'ailleurs, je l'invite à prendre

exemple sur, enfin, les MRC, les municipalités

qui ont déjà pris en main leur développement, qui ont décidé de continuer. Je

vous donnerais simplement quelques

exemples. La MRC de Rocher-Percé, on a maintenu les structures... on a,

c'est-à-dire, maintenu le personnel, on a respecté l'expertise. MRC d'Avignon, MRC de la Haute-Gaspésie, la

Côte-de-Gaspé, on a gardé sept sur huit personnes à l'intérieur des CLD.

Maintenant,

sur la question des budgets, on les a conservés, M. le Président. Le député

vient de faire référence aux fonds locaux d'investissement, on les a

préservés intégralement. Les carrefours jeunesse-emploi, on a maintenu

intégralement les budgets.

niveau des organisations communautaires, c'est

toujours un gouvernement libéral qui a augmenté les budgets liés aux

organisations communautaires. À la dernière campagne électorale, le PQ a pris

des engagements. Le seul problème, c'est

qu'il n'avait pas déposé de crédits. S'il y a un gouvernement qui a rendu

vulnérables les personnes les plus à

risque ou qui ont besoin d'aide, c'est bien le Parti québécois. On a fait des

promesses, à travers des organismes communautaires, qu'on n'a pas

respectées, parce qu'on n'avait pas déposé les crédits.

Nous,

tout ce qui touche la ruralité, à travers des enveloppes... Puis on va en

parler, des enveloppes, de l'argent, des

outils, qui va directement sur le terrain pour notre monde. Le pacte rural,

c'est le député de Gaspé qui l'a soulevé tantôt, on maintient l'aide. L'embauche des agents de développement, le fameux

4 millions, on le maintient. L'aide aux CLD, enfin l'argent qu'on mettait pour l'action et pour

le développement, 32 millions. Programme d'aide aux MRC,

9,2 millions. Le Fonds de développement régional, le FDR,

21 millions de dollars.

député de Rimouski nous parle de culture, on va parler de culture. Le Programme

d'aide au fonctionnement pour les

centres régionaux de services aux bibliothèques publiques, 7 millions, ça

demeure. Le programme d'aide aux initiatives pour un partenariat en

culture, ça demeure. Le ministère de l'Environnement, le Programme d'aide aux municipalités, entre autres les municipalités

dévitalisées, on va en parler un peu. Quel est le gouvernement ou quelle est la

couleur de ce gouvernement qui n'a pas

renouvelé l'aide aux municipalités dites dévitalisées, M. le Président? C'est

le Parti québécois. Le programme a pris fin durant leur mandat, et ils

n'ont posé aucun geste pour le renouveler. Nous, lorsqu'on parle de municipalités dévitalisées, dans le cadre de la

négociation du prochain pacte fiscal, c'est notre collègue des Affaires municipales qui est très clair

là-dessus, c'est 100 millions de dollars, 100 millions de dollars

qu'on va mettre au profit des

municipalités, avec une attention particulière aux municipalités dites

dévitalisées. Et on va miser sur chacune de nos industries pour y

arriver. C'est pour ça, tantôt, que je parlais de forêt, je parlais

d'agriculture.

Qu'on

parle de culture, d'organisations communautaires, ce qu'on fait, c'est qu'on

amène le développement dans une autre

dimension, on passe à une autre vitesse. D'un programme de 55 millions qui

n'a pas été renouvelé par le Parti québécois... Nous, on croit aux régions,

aux hommes et aux femmes des régions au point d'y investir, d'y consacrer 100 millions de dollars. Et, dans chacune des

organisations dont le député de Rimouski vient de parler, c'est bien de vouloir

faire peur au monde, cependant les outils

financiers demeurent. On va prendre soin de notre monde en région, parce que

c'est notre mission fondamentale de

gouvernement. Jamais on ne laissera tomber les régions, jamais on ne va le

faire.

clientèles les plus vulnérables, le député parlait des aînés, on est présents

au rendez-vous avec les aînés. On va les

soutenir. Tout ce que touche le monde communautaire, on va le supporter. On l'a

toujours fait. Et je me permets de le rappeler,

là : C'est nous qui avons augmenté de façon significative les budgets au niveau

communautaire. On l'a fait avec notre coeur, parce que c'est important

de le faire ainsi. On l'a fait avec le souci de développer les régions. Ce

qu'on souhaite, nous, c'est de garder nos

familles en région, de garder nos jeunes en région. C'est pour ça, tantôt, que

je vous parlais d'éducation puis de

formation, parce que ça fait

partie de nos objectifs. On veut s'occuper de

notre monde, on veut le faire et on va le faire.

Maintenant,

le député, lui, nous parle de CRE, de CRE, de CRE, à chacune de ses phrases. On

peut faire de la concertation. Pour

son information, les préfets, non seulement je les rencontre, mais j'ai des

projets avec eux. La semaine dernière, j'ai rencontré Mme Lebouthillier,

j'ai rencontré M. Poirier, j'ai rencontré Mme Ritchie, en Gaspésie. Lundi dernier, il y a un peu plus d'une semaine, le

président de la CRE du Bas-Saint-Laurent, M. Lagacé, que tout le monde

connaît, je l'ai reçu à mon bureau de comté dans trois dossiers différents,

dans un climat de cordialité absolument extraordinaire.

On a parlé de quoi? On a parlé des projets. Il est très conscient que l'argent

est au rendez-vous, qu'on est là pour aider. Et, par nos présences, on

fait en sorte de créer cette différence dans les régions du Québec.

va supporter notre monde. On ne coupe pas au niveau des outils financiers, oui,

au niveau des structures. Et c'est ce que les Québécois nous demandent,

et on ne l'a pas caché, ça, on l'a dit en campagne électorale...

Le Président (M. Auger) : En

terminant.

D'Amour : ...ce qu'on avait l'intention de faire au profit de chacune

de nos communautés régionales.

Le Président (M.

Auger) : Merci. Je cède maintenant la parole à un député ministériel.

M. le député des Îles-de-la-Madeleine.

Chevarie : Merci, M. le Président. D'abord, je salue M. le ministre,

salutations à mes collègues, le personnel également, qui entoure les

députés et le ministre.

Dans

un premier temps, vous dire que je suis fier d'être Madelinot, un passionné des

Îles. Je pense que je l'ai prouvé à

quelques moments. Et, même si je considère qu'évidemment, dans chacune des

régions, il y a des belles particularités partout, je suis fier et honoré de défendre les Madelinots et

Madeliniennes à l'Assemblée nationale du Québec. Et non seulement j'ai la fierté d'appartenir à cette

grande région qui comporte deux grands territoires, la Gaspésie et les Îles, je

suis aussi heureux de défendre leurs préoccupations puis leurs dossiers.

Maintenant,

M. le Président, vous allez me permettre d'exposer en préambule quelques

notions sur le concept de

centralisation puis décentralisation, parce que ça fait l'objet d'un certain

débat. Et nous, au gouvernement libéral, on est convaincus que ce qu'on... la nouvelle approche que nous mettons en

place, c'est vraiment une approche de décentralisation.

je suis allé vérifier un peu sur le Web comment est-ce qu'on définit la

centralisation versus la décentralisation. On nous dit, dans un premier temps : «[C'est] l'organisation

d'un État dans lequel toutes les décisions sont prises dans un même lieu.» Ça, c'est une première définition

par rapport à la centralisation. C'est bien important de... J'attire votre

attention sur le mot «toutes les décisions».

Larousse nous dit : Une autorité centrale détenant tous les pouvoirs.

Encore là, on a le mot «tous» et

«toutes» au niveau de la définition de la centralisation. Si on regarde, par

ailleurs, la décentralisation, c'est «un transfert de pouvoirs de l'État

vers des personnes morales de droit public», ou encore, une autre définition,

c'est «un transfert des attributions de l'État vers des collectivités

territoriales ou des institutions publiques».

Donc,

je pense que c'est assez clair, la ligne directrice de notre gouvernement par

rapport à l'ensemble de l'action gouvernementale,

c'est réellement de la décentralisation. Et, à l'intérieur de ça, c'est

évidemment... c'est de créer une nouvelle

gouvernance, une nouvelle gouvernance qui, dans cet exercice, vise à réduire ou

abolir les structures intermédiaires entre

l'appareil gouvernemental et également les instances publiques. Quand on enlève

des structures intermédiaires, on augmente

les pouvoirs vers les territoires. Je pense que c'est assez clair. Donc,

l'objectif qu'on a, c'est réellement d'accorder plus de pouvoirs aux

élus locaux, aux élus locaux par territoire de MRC. Dans le cas des

Îles-de-la-Madeleine, c'est l'agglomération.

Évidemment,

cette approche-là, c'est dans l'objectif d'établir une nouvelle relation, mais

pas n'importe quelle, une relation de

proximité entre le gouvernement et le

citoyen ainsi que nos différentes instances au niveau des élus. Et, en

bout de ligne, c'est rendre nos régions, nos

territoires de MRC ou d'agglomération beaucoup plus efficaces et plus efficients également

pour transmettre les économies vers des services à la population.

Donc, cette approche de décentralisation, c'est réellement une nouvelle

gouvernance sur la base Québec-territoires de MRC ou territoires

d'agglomération, et l'objectif, c'est que ça va avoir des retombées

économiques, sociales, communautaires très positives.

me permet en même temps d'aborder un programme qui est complètement dédié à la

région Gaspésie—Les Îles...

Le Président (M.

Auger) : En terminant.

M. Chevarie :

...le programme FAIR, le Fonds d'aide aux initiatives régionales que...

Le Président (M.

Auger) : Merci, M. le député des Îles.

M. Chevarie :

...j'aborderai un peu plus longuement à la prochaine intervention.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Gaspé.

Lelièvre : Merci, M. le Président. Écoutez, on commence à

tomber dans le coeur du sujet. Le ministre responsable de la région Bas-Saint-Laurent—Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine nous parle beaucoup de

structures. Tu sais, on va dire les vraies choses, là, ce matin. On va parler

de transparence, là, on va parler des vraies affaires. Si on a pris la peine de consacrer deux heures de nos agendas à

discuter des régions, j'aimerais qu'on parle des vraies choses, là. De toute façon, le Parti libéral doit savoir c'est

quoi, c'était un de leurs slogans. Ce serait le fun de le mettre en

application. Moi, je vais vous parler

des vraies choses. Je ne parlerai pas de structures, parce que je pense que

tout a été dit, si vous ne comprenez pas ou si vous ne voulez pas être d'accord

avec notre vision, on ne peut pas vous obliger.

Vous

parlez de... Vous avez mentionné dans votre intervention l'importance... une

des plus grandes richesses, ce sont

nos travailleurs. Bien, moi, je vais vous parler de concret. Vous ne voulez pas

parler de structures, on va parler de

concret. Hier, je parlais au directeur de l'association des employeurs

bioalimentaires de la Gaspésie. Cette personne-là me disait que, pour 23 000 $ par année

d'aide financière d'Emploi-Québec, on va mettre fin à une organisation — il ne faut pas dire le mot

«structures», je vais vous donner les paroles en bouche pour les trois

prochaines réponses — une

organisation, un groupe de travail, des gens qui travaillent pour les

travailleurs saisonniers...

Écoutez, le

regroupement des employeurs bioalimentaires, ça a été mis en place en 2007, à

l'époque où les usines de pêche

avaient de la difficulté à qualifier leurs employés à l'assurance-emploi. On

est parti de 1 700 employés qui ne pouvaient pas se qualifier

à l'assurance-emploi, qui faisaient 12, 14, 15 semaines, on a amené ces

gens-là, grâce à un travail de deux employés

dans la région de la Gaspésie et des Îles, deux employés pour un budget de

170 000 $ par année, qui a

été coupé par votre gouvernement, l'année passée, de 50 %, donc un budget

coupé à 76 000 $... Ces

deux employés-là ont

permis de coordonner 1 800 employés qui travaillaient dans sept, huit,

neuf, peut-être, usines de pêche en Gaspésie. Et, de 2007 à

2015, à aujourd'hui, on amène ces gens-là à travailler au-delà de

20 semaines par année.

Hier,

cette personne-là, qui s'implique activement depuis le début de ce

regroupement-là, était découragée, il me disait : Écoute,

Gaétan — il

dit — pour

23 000 $, Emploi-Québec est en train de mettre fin à une organisation

qui coûtait au gouvernement du Québec, là... toute la démarche qui était

réalisée avant leur arrivée comme organisation, ces deux employés-là, deux personnes, là, ont remplacé plusieurs

ministères, qui coûtait en termes d'intervention, notamment au MAMROT, 900 000 $ par année. Ça

coûtait 900 000 $ par année pour aider à qualifier les employés des

usines de pêche. Et, en 2014, l'année

dernière, dans leur bilan, on réussissait à amener 1 700 employés...

On est passé de 800, 900 à 1 700 employés

sous cette forme de coopérative là. On a permis à ces gens-là de travailler non

pas 12 à 14 semaines, mais monter

à au-delà de 20 semaines. Et c'est 900 000 $ que le gouvernement du Québec a

sauvé pour un investissement, cette

année, qui était demandé, de 23 000 $. Donc, qu'est-ce que vous

répondez à ce gestionnaire-là qui, aujourd'hui, se pose la

question : Qu'est-ce qui va se passer dans les prochains mois? Ça, c'est

du concret, M. le ministre.

peut parler de concret aussi. Vous savez, la Gaspésie et les Chic-Chocs, c'est

une des plus belles destinations du

tourisme hivernal à l'est des Rocheuses. Nous avions annoncé l'année dernière

un investissement de 10 millions pour le développement du tourisme hivernal dans les Chic-Chocs en Gaspésie,

le secteur de Murdochville qui en a grandement besoin, une municipalité fortement dévitalisée, mono-industrielle,

10 millions d'investissement de concert avec la société d'exploitation et de plein air du Québec, la

SEPAQ. Et cette somme-là a été coupée dans votre budget. Nous, on l'avait

prévue à notre budget, mais ça a été coupé.

Ça a été coupé par votre gouvernement. Et c'est sûr que les crédits n'étaient

pas au rendez-vous. Donc, on parle de 10 millions d'investissement que les

gens de la Haute-Gaspésie attendent mais malheureusement n'auront pas cette

année.

1,2 million

d'investissement, également annoncé par notre gouvernement, budgété dans notre

budget, coupé par votre gouvernement,

pour le développement de l'Île Bonaventure et du parc du Rocher-Percé.

1,2 million Percé, 10 millions pour les Chic-Chocs. Par hasard, ce sont les deux MRC les plus démunies

du Québec. Puis «démunies», là, on va s'entendre, c'est un mot poli pour les deux MRC les plus

pauvres du Québec, malheureusement, sur le plan économique. Donc, 12 millions,

tout près, d'investissement de coupé par votre gouvernement.

c'est du concret, là. C'est des gens de La Haute-Gaspésie, c'est des gens de

Rocher-Percé. Qu'est-ce qu'on répond

au maire de Percé, André Boudreau, hier, qui a lancé un cri du coeur dans tous

les médias? Et il s'adressait aux deux paliers de gouvernement, à savoir

qu'est-ce que les gouvernements vont faire avec notre capitale touristique

gaspésienne, Percé. L'icône la plus répandue en Amérique du Nord, le rocher

Percé, hein? Un dossier qui... ou une communauté

qui a besoin du soutien des deux paliers de gouvernement. Le gouvernement

fédéral qui abandonne le quai à une

communauté de 300 personnes l'hiver, 800 l'été. Une promenade qui sert de

mur d'érosion, qui protège l'arrondissement naturel de Percé. Cette promenade-là, ce mur d'érosion là a été

transféré du gouvernement du Québec à une communauté dévitalisée comme

Percé.

Le Président (M.

Auger) : Merci, M. le député.

M. Lelièvre :

Qu'est-ce qu'on répond à ces gens-là au niveau du tourisme en Gaspésie? Ça,

c'est du concret, M. le ministre.

Le Président (M.

Auger) : Merci, M. le député. M. le ministre.

D'Amour : Bien, on va répondre par des éléments porteurs pour

l'avenir, des décisions qui ont été prises par notre gouvernement. Mais, juste avant, concernant les CRE, pour le

bénéfice du député de Rimouski, ce que disait son voisin de droite, le député de Gaspé, au moment de

la campagne électorale, parlant des CRE, et je cite : «Chaque fois qu'un

organisme reçoit un montant de la CRE, il y

en a une

partie qui s'en va dans les frais de gestion.» Enfin, «[le député de

Gaspé] ne s'avance pas davantage sur leur

avenir mais ouvre la porte à une réflexion.» Ce qui était dit en 2014

concernant les CRE. Nous, ce qu'on

dit, c'est qu'au-delà des frais de gestion on veut que l'argent aille sur le

terrain pour notre monde.

la question de la stratégie du tourisme hivernal 2014-2020 annoncée par le

Parti québécois, bien, il n'y avait pas

d'argent au rendez-vous. Une belle stratégie dans laquelle il n'y avait aucun,

aucun financement d'annoncé, d'accordé par

le Conseil du trésor. J'en veux pour preuve le fait que les crédits n'ont pas

été déposés par le gouvernement du Parti québécois au moment du dépôt du

dernier budget. Alors, sans doute que ça va rafraîchir la mémoire.

Lorsqu'on

parle de concret, vous savez, on parle de la Gaspésie, le Fonds d'aide aux

initiatives régionales, un fonds

quand même important, strictement pour l'année qui nous concerne, là, c'est

3 792 000 $ qui ont été annoncés. Ça crée des emplois,

près de 150 emplois créés, M. le Président, plus des emplois maintenus,

consolidés, près de 1 856.

vous donne quelques exemples. Vous savez, on peut couper dans une structure...

Parce que le député de Gaspé, on le

sait très bien, est favorable aux structures. Pas tout le temps. Enfin, on ne

sait pas trop, avec les CRE, sa position. Mais, des projets annoncés 2014-2015, je vous donne des exemples,

là : 150 000 $ pour la consolidation et le développement

d'une usine deuxième, troisième transformation à Saint-Elzéar — je

suis allé faire l'annonce — 15 emplois

créés et maintenus; 150 000 $ pour

l'aménagement d'un havre polyvalent à Fatima, ça, c'est aux

Îles-de-la-Madeleine; 110 000 $ pour le démantèlement de

l'embâcle rivière Saint-Jean, à Gaspé, ça permet un maintien d'emploi;

150 000 $ pour l'implantation d'une usine de fabrication de

plaquettes de frein à Gaspé, 18 emplois.

M. le

Président, j'en ai des pages, des exemples concrets de choses qui ont été

faites qui créent de l'emploi. Parce que

ce qu'on veut, nous, ce n'est pas des solutions à court terme, c'est des

solutions à long terme, des emplois sur le temps le plus long possible

dans l'année, 20 semaines, 24, 25. Si on peut faire le tour, tant mieux.

Ce qui m'amène à aborder, M. le

Président, avec vous la fameuse stratégie maritime que nous allons proposer aux

Québécois au cours des prochaines semaines.

Parce qu'il y a à l'intérieur de notre région du Bas-Saint-Laurent—Gaspésie des

opportunités. Vous le savez, cette stratégie maritime, qui est l'un des piliers

économiques que propose notre gouvernement aux Québécois, c'est

30 000 emplois sur un horizon de 15 ans. Et c'est un programme

qui est calqué sur mesure, une stratégie qui définit très bien le

Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

le député de Gaspé va être très heureux d'apprendre que nous allons proposer

très bientôt, donc, cette stratégie avec

un volet important sur la création de zones industrialo-portuaires. Sait-il, le

député de Gaspé, que Gaspé est compris à

l'intérieur de la stratégie dans ce volet spécifique? Ce qu'on veut, c'est

d'amener des entreprises à l'intérieur d'une zone industrialo-portuaire

du côté de Gaspé.

Le député de Gaspé

sera sans doute heureux d'apprendre que les chantiers maritimes occupent une

place importante. Ça crée de l'emploi.

Forillon, ça lui dit sans doute quelque chose, le chantier maritime Verreault.

On les a visités, il y a là des opportunités d'emploi.

nous parle d'Emploi-Québec. Je tiens à le rassurer aussi. J'ouvre une

parenthèse pour lui dire que la formation, pour nous, c'est une

priorité, puis le soutien pour nos travailleurs, c'est une priorité. Est-ce

qu'on va le faire de façon différente? C'est certain.

député de Gaspé et le député de Rimouski vont être heureux d'apprendre aussi...

J'ai abordé cette question-là tantôt.

Il y aura, à l'intérieur des trois prochaines années, des besoins de

main-d'oeuvre : 2 000 travailleurs et travailleuses, du

personnel navigant dont on aura besoin sur les navires. On a l'Institut

maritime, du côté de Rimouski, qui peut les former.

On paie de bons salaires. On a besoin d'officiers de navigation ou de pont, de

matelots, d'officiers mécaniciens, de

matelots salle des machines, de cuisiniers, d'électriciens, de commissaires de

bord, pour des emplois qui rapportent, pour nos jeunes travailleurs, des

salaires de 40 000 $ à 75 000 $ puis, les officiers, de

50 000 $ à 120 000 $. Ça, c'est maintenant. S'il veut travailler avec nous pour la promotion de ces

professions et de ces métiers, ça va nous faire grand plaisir.

C'est

ça, la stratégie maritime. Mais malheureusement le député de Gaspé ne m'a

jamais vraiment interrogé sur la stratégie,

mais ça se passe chez lui, comme ça se passe à Rimouski. Le député de Rimouski,

d'ailleurs, a été un témoin lorsqu'on

a fait des annonces. Le centre de développement des biotechnologies marines,

c'est chez lui. Merinov, M. le député

de Gaspé, c'est en Gaspésie, on les soutient, on les supporte, et on va

continuer. Le développement des croisières, M. le député de Gaspé, M. le député de Rimouski, si ça ne vous concerne

pas, vous, dans vos régions, ça me concerne, moi, là. Parce que, du côté de Gaspé, il y a un volet international

qu'on veut développer. C'est la même chose du côté des

Îles-de-la-Madeleine. Si vous voulez travailler avec nous, on pratique la

politique de la porte ouverte chez nous.

Le Président (M.

Auger) : En terminant.

M. D'Amour :

Et on ne fait pas dans les structures. On fait dans le développement.

Président (M. Auger) : Merci, M. le ministre. Je cède maintenant la

parole à un député ministériel. M. le député de Dubuc.

Simard : Merci, M. le Président. D'abord, M. le Président, moi, je

suis député parce que ce qui m'anime, c'est vraiment de m'assurer que les gens aient du pain sur la table, là, c'est

ce qui m'anime à tous les matins que je me lève. Mais, je vous dirai, M. le Président, quelle ne fut pas ma surprise

lorsque j'ai entendu le député de Gaspé interpeller le gouvernement sur l'abandon des régions du Québec

par le gouvernement. J'ai été surpris. Et puis je me suis demandé

pourquoi. J'ai fait des vérifications, M. le Président, puis je voulais voir si

véritablement ça sied au gouvernement. Et véritablement

il y a un problème, dans ma tête à moi tout au moins, M. le Président, parce que je vais m'évertuer, pendant les minutes qui viennent, de vous prouver le contraire. Dans cette

courte période, lorsque j'aurai terminé, je pense que les gens vont

comprendre qu'est-ce qui se passe entre un gouvernement libéral et un gouvernement

du Parti québécois.

M. le Président, pour faire suite à, tout à

l'heure, ce que le ministre a

indiqué, je vais vous parler de la forêt et bien sûr vous indiquer également que tout ce que le gouvernement

fait pour le bien des régions, mais... Parce que vous comprendrez que, la forêt du Québec, c'est 52 000 emplois, et c'est des

emplois importants dans 140 municipalités du Québec.

Pour le Québec et sa forêt, je suis obligé de dire, M. le Président, que le plus grand malheur qui leur est arrivé, c'est 18 mois de gouvernement péquiste. Je suis obligé de dire ça comme ça puis

je vais vous expliquer pourquoi, M. le Président.

Écoutez, en 2012, les

péquistes avaient fait... le gouvernement péquiste avait fait son élection en

promettant 235 millions de dollars en sylviculture, M. le

Président. Et, si vous me permettez,

je vais vous lire qu'est-ce qu'un article,

qui a paru sur Internet, bien sûr, à Radio-Canada... qui disait : Le

budget du Québec — le budget Marceau — peu

de mesures concrètes pour les régions . Là, on parle de concret. On voulait parler de

concret, le député de Gaspé, tout à

l'heure, parlait des vraies affaires puis du concret. Donc,

Radio-Canada disait : «...le Parti

québécois entend valoriser le milieu

sylvicole afin qu'il devienne un levier

économique des régions qui ont été durement touchées par la crise forestière lors

[de la] dernière année. Alors [...] le gouvernement libéral disait dépenser 189 millions

de dollars [par le passé] en sylviculture,

le ministre des Finances annonce qu'il investira 200 millions de dollars dans ce secteur. Les péquistes [pourtant]

promettaient [...] des investissements de 235 millions de dollars lors de

la dernière campagne électorale.» Imaginez, M.

le Président, ça fait deux mois

qu'ils sont élus, là. Au lieu de 235, c'est 200 millions de dollars.

C'est quand même 35 millions de moins qui est dans le budget.

Maintenant, M. le Président, si vous me

permettez également, je vais lire un relevé de presse qui date du 14 mars 2013. On parle encore des vraies

affaires, puis c'est du concret, M.

le Président. C'est un relevé de presse

qui date, je

dirai, du 14 mars : «Aujourd'hui, près de 200 entrepreneurs et travailleurs

forestiers de toutes les régions du Québec

sont venus ici, à l'Assemblée nationale, pour entendre la première

ministre sur son engagement électoral

d'investir 235 millions de dollars [par] la mise en place d'un

vaste chantier [de] travaux sylvicoles.

«"Le

secteur de la forêt assure 52 000 emplois directs dans l'économie

québécoise et a un impact économique majeur dans

140 municipalités — comme

je venais de vous le dire. Tous ces entrepreneurs et ces travailleurs sont

insatisfaits et inquiets."» Ce n'est pas moi qui dis ça, M. le Président,

là, c'est des travailleurs et des entrepreneurs.

campagne électorale, la première

ministre disait — je la cite : "Avec un gouvernement du Parti québécois, les entrepreneurs et les travailleurs forestiers

auront un allié de taille pour le développement de l'industrie. Nous allons

permettre à des milliers de travailleurs sylvicoles de travailler à

l'année."» Fin de la citation.

«Or,

lors d'une rencontre [du] 15 février dernier avec des gens des

associations forestières, le ministère des Ressources naturelles — avec

sa ministre, Mme la députée de Vachon — a

confirmé que 129,6 millions seront investis en travaux sylvicoles non

commerciaux [comme] la saison 2013...» C'est-à-dire «...pour la saison

2013-2014, soit 105,4 millions de moins que l'engagement initial», M. le

Président. Vous comprendrez que ça n'a pas de bon sens.

C'est

ça, les vraies affaires. Alors que nous, nous avons déjà annoncé

235 millions pour l'an passé et, pour les deux prochaines, je vous

dirai, un demi-milliard de dollars, ça c'est du concret...

Le Président (M.

Auger) : En terminant.

M. Simard :

...et puis ça fait travailler les gens, M. le Président.

Le Président (M.

Auger) : Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole au député

du deuxième groupe d'opposition, M. le député de Beauce-Nord.

Spénard : Merci, M. le Président. Alors, je salue mes

confrères des groupes de l'opposition ainsi que M. le ministre. J'écoutais parler le député de Dubuc. Si

on veut discuter des promesses électorales brisées par le Parti québécois

et celles brisées par le Parti libéral

depuis qu'il est au pouvoir, je pense que la liste serait longue. Mais mon

intervention ne portera pas

là-dessus. Mais il ne faudrait pas s'engager là-dedans, parce que je pense que

le Parti libéral a renié la majorité de ses engagements lors de la dernière

campagne électorale.

L'autre

chose qui m'interpelle beaucoup, on parle beaucoup de la Gaspésie, j'apprécie

beaucoup la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine,

c'est un beau coin, mais moi, je veux parler du développement économique

régional dans tout le Québec,

développement économique local et régional. J'ai seulement cinq minutes pour le

faire, mais c'est... En tout cas, je vais essayer d'être très concis.

Je n'en reviens pas

comment ce gouvernement-là a déstructuré les régions depuis qu'il est au pouvoir,

et je m'explique. Déstructuration à partir,

premièrement, de la loi n° 3 : coupe de 300 millions en

fiscalité municipale, 300 millions

dans les municipalités. Je vais vous dire que couper 1 million à Montréal,

ça équivaut à peu près à couper 10 millions

dans la Beauce, parce que, dans les régions du Québec, un emploi... Un bon

emploi de qualité dans les régions du

Québec a beaucoup plus de signification localement qu'un emploi dans une ville

de 200 000 personnes. Un ingénieur dans une région ou un professionnel dans une région du Québec, qui

travaille là, avec un emploi de qualité, on ne peut pas comparer ça égal à égal à un emploi qui

travaille à Québec puis un emploi qui travaille à Montréal. Ça, c'est en

partant.

deuxième affaire, l'abolition des CRE et la dévitalisation évidente des CLD du

Québec. Et là j'entends M. le ministre

nous dire : Les élus municipaux nous demandaient plus de pouvoirs, alors

on leur donne. Ah bon! Mais il faudrait au moins savoir ce quoi qu'on leur donne. Ça, ça m'apparaît primordial.

On leur donne quoi? Mais on leur donne un champ de ruines. On leur donne un fonds de développement pour les

municipalités dévitalisées qui est à zéro. On leur donne une coupure de 40 millions dans les CLD, et

pourtant les CLD dépendaient des élus municipaux, dépendaient des MRC. Ça doit être une logique de parti politique au

pouvoir, ça, de dire : On va appeler ça autrement, puis on va changer les

cartes d'affaires, puis on va remanier le tout. En tout cas.

ça, les CLD, je peux vous dire que ça marchait. Moi, quand j'entends le ministre

de l'Économie dire que les CLD représentent une lourde structure, on y

emploie 1 400 emplois, dont environ 800 conseillers, et il en

coûte 100 millions par an pour gérer

une redistribution de 25 millions en des projets locaux, c'est une

méconnaissance totale, de ce

gouvernement, en ce qui concerne le rôle des CLD. C'est une méconnaissance

totale, de ce gouvernement, en ce qui concerne

le développement économique des régions. Le CLD, c'est un service de première

ligne pour toutes les régions du

Québec. Il y en a que la première ligne était peut-être moins bien tenue que d'autres, mais, quand on décide de faire

le ménage dans une bâtisse, on ne

jette pas la bâtisse à terre. Et vous avez jeté la bâtisse à terre, c'est le

moins qu'on puisse dire.

C'est

quoi que ça faisait, les 120 CLD au Québec? Ça répondait à 30 000 demandes de plans d'affaires par

année, 30 000. Qui c'est qui va

faire ça? Les élus municipaux? On va dire bonne chance dans les régions, bonne

chance dans les petites

municipalités. Il y a 800 municipalités au Québec dont, les élus

municipaux, c'est une job à temps partiel très mal payée... et puis qui n'ont pas beaucoup de

connaissances en ce qui concerne le plan d'affaires, l'opportunité d'affaires.

L'autre

chose, qui va valider l'opportunité d'affaires? Qui va préparer le plan

d'affaires pour les jeunes entrepreneurs? Qui va élaborer son montage

financier puis ses prévisions financières? Qui va rechercher des terrains puis

des locaux disponibles à l'intérieur d'une

banque, à l'intérieur de la MRC? Comment allez-vous faire avec les villes

centres, dans 27 MRC dont la ville centre constitue plus que

50 % de la population? Comment obtenez-vous l'assurance qu'elle va contribuer à maintenir un organisme de

développement économique ou si elle ne rapatriera pas simplement son argent...

puis son argent qui n'avait pas le droit

d'«opting out» en ce qui concerne le CLD, mais là le droit d'«opting out» va

être redonné à cette municipalité. Que vont faire les petites

municipalités autour?

Alors, moi, c'est autant d'explications, autant

de...

Président (M. Auger) : En terminant.

Spénard :

...de promesses en l'air qu'on a du Parti libéral, mais jamais de réponse.

Le Président (M.

Auger) : Merci, M. le député. M. le ministre.

D'Amour : Bien, je constate encore une fois, M. le Président, que la

CAQ a changé d'idée. Parce que le député qui vient de s'adresser à cette Chambre, le 10 décembre 2014,

parlant des CLD et de la réforme, disait : «...s'il y a une région capable de relever ce défi, c'est bien la

Beauce. D'un bout à l'autre du pays, on connaît le miracle beauceron, qui

repose sur cette capacité d'entraide, de courage, de débrouillardise, cette

capacité à se surpasser dans les moments difficiles...»

Et là il disait : Bien, il faut se prendre en main. Il disait : «Il

revient aux élus municipaux...» D'ailleurs, il vient de dire — et ça, ça m'a frappé, M. le Président — il vient de dire que les élus municipaux,

ils n'ont pas beaucoup de connaissances. Hein, c'est des bénévoles, ils

n'ont pas beaucoup de connaissances. C'est insultant pour le monde municipal du Québec. Mais il disait quand même, le

10 décembre 2014 : «Il revient aux élus municipaux actuels de

prendre leurs décisions pour l'avenir

du développement économique local et régional.» C'est ce que nous, on a fait,

on a annoncé comme réforme, c'est une décentralisation.

Pour son information,

M. le Président, là, dans les communautés locales, on est déjà organisés. Au-delà

de la réforme, les maires et mairesses du

territoire québécois ont saisi cette opportunité. Et j'ai parlé tantôt des MRC

de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent qui sont déjà fort bien organisées.

Puis faites-vous en pas, M. le député, ils savent très bien où il y a des

terrains à construire puis ils en font une excellente promotion.

Lorsqu'on

parle des outils de développement, un autre exemple, la CAQ est contre ça.

L'industrie éolienne, on pourrait

s'en parler longtemps, à chaque fois que la CAQ s'élevait en cette Chambre pour

parler du développement de l'industrie

éolienne, c'était au mépris des régions du Québec. Et pourtant, et pourtant, on

s'est tenus debout, on a mis en place

des leviers qui font en sorte que des municipalités locales récupèrent de

l'argent, des redevances. C'est le cas chez nous. J'ai 43 municipalités dans mon comté, et présentement, là,

elles en bénéficient, de ces engagements-là du gouvernement.

Donnons

comme exemple Saint-Paul-de-la-Croix, le projet Viger-Denonville. Il y a des

éoliennes qui tournent depuis plus d'un an. Résultat, cette année, en 2015, là,

en 2015, M. le Président, les municipalités de la MRC de Rivière-du-Loup

vont toucher 1 million de dollars de revenus. C'est de l'argent qui va

servir à leur développement.

septembre, Hydro-Québec a ouvert... est allée en appel de propositions pour

450 MW. Résultat, la Gaspésie et

le Bas-Saint-Laurent se sont associés ensemble. On parle de retombées de près

de 1 million en moyenne, 1 million de dollars par MRC. Si ce n'est pas de l'argent qui va directement au

développement des communautés locales, je me demande qu'est-ce que

c'est.

L'industrie éolienne,

contre laquelle ils sont, du côté de la CAQ : 1 200 emplois

directs, bien payés, dans le Bas-Saint-Laurent

et la Gaspésie, une expertise détenue par 5 000 travailleurs du

Québec. Est-ce que ce n'est pas là pour nous un levier économique

important dans les régions du Québec, M. le Président?

Lorsqu'on

parle du Plan Nord, la CAQ en parle avec un profond mépris. Et pourtant, dans

la prochaine version du Plan Nord...

C'est le cas déjà, il y a des entreprises actuellement qui en bénéficient dans

nos comtés respectifs. Il y en a à

Rimouski, il y en a dans le comté de Gaspé, il y en a dans le comté de

Bonaventure, il y en a très certainement en Beauce. On travaille. La

CAQ, M. le Président, est contre ça.

chaque fois qu'il y a une initiative, c'est normal, la CAQ, elle est contre. La

CAQ, la vérité, c'est qu'elle est contre

les régions du Québec, hein? J'ai déjà entendu un député de la CAQ dire en

cette Chambre : Investir en Gaspésie, c'est du gaspille. J'ai

entendu ça de mes propres oreilles. Nous, la Gaspésie, on va la défendre,

monsieur, on va être présents sur le

territoire gaspésien, comme je l'ai été au cours des dernières semaines et des

derniers mois. On va parler à nos partenaires, les gens d'affaires. On

va maintenir ce développement-là parce qu'on y croit. Le développement économique régional, là, ça va au-delà des

discours. Ça doit passer par des gestes concrets. Ça doit passer par l'appui

des formations politiques à l'égard de certains éléments de notre

industrie. Et c'est ce pour quoi on agit.

regrette de devoir le rappeler, là, la CAQ, dans chacune de ses interventions

en cette Chambre, lorsqu'il est question

des régions, ça se fait malheureusement avec un ton méprisant. Aujourd'hui, on

dit : On coupe. On ne coupe pas,

on ajoute, on diversifie les sources de revenus. Lorsqu'on parle des

municipalités dévitalisées ou de l'aide aux municipalités, l'aide, dans le temps, là, le programme qui n'a

pas été reconduit par nos voisins ici, en face, 55 millions, nous, on le

reconduit dans une mesure de

100 millions de dollars. On donne aux communautés locales les leviers

financiers nécessaires pour assurer et

assumer leur développement de belle manière en maintenant en place les outils

liés à la formation, au développement de la main-d'oeuvre.

entreprises, là, on va en parler rapidement, malheureusement il me reste peu de

temps, mais les leviers, là : réduction

de la cotisation au Fonds des services de santé, réduction du taux d'imposition

sur le revenu, déduction additionnelle pour

les coûts de transport pour nos entreprises en région — je ne sais pas si ça vous dit quelque chose,

mais c'est important — disponibilité en termes de capital de

risque, appui aux centres d'entrepreneuriat universitaire, appui à l'entrepreneuriat féminin par Essor — le programme Essor qui est fort bien géré en

région. Il faut être fier des régions, il faut les soutenir — mise en place du programme Créativité Québec, création de Capital

Mines Hydrocarbures, mise en place de la stratégie maritime — j'en

ai parlé — comité

sur l'allègement réglementaire.

le fait en temps réel. Le gouvernement prend ses responsabilités, parce que

nous, comparativement à vous, on croit aux régions.

Président (M. Auger) : Je cède maintenant la parole à un député

ministériel. M. le député des Îles-de-la-Madeleine.

M. Chevarie : Merci, M. le

Président. Comme je le mentionnais à ma première intervention, je vais

compléter avec le programme FAIR, le

Fonds d'aide aux initiatives régionales. D'ailleurs, le ministre a illustré

quelques projets qui ont été appuyés

par notre gouvernement, et ça illustre bien, ce programme-là, la volonté et les

décisions du gouvernement d'être près de la région de la Gaspésie et des

Îles-de-la-Madeleine, et surtout de déployer des actions concrètes pour

soutenir son développement.

sait que le programme FAIR, c'est un budget de 6 millions, d'ailleurs qui

a été initié par notre gouvernement il

y a plusieurs années, et ça a été reconduit, et ça va l'être encore. Et ce qui

est intéressant par rapport au programme FAIR, c'est un outil de

développement, c'est des subventions qui permettent à des instances, des

organismes ou encore des entreprises de

compléter un montage financier pour s'assurer d'investissements nouveaux ou

encore implanter ou mettre en place un nouveau service.

Et ce n'est pas une

vision de l'esprit, c'est des actions concrètes de notre gouvernement en

Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, parce que ce fonds-là, il est

expressément attribué à la Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Je regarde... Pour compléter ce que mentionnait le

ministre : 190 000 $ pour le développement des municipalités

locales de la MRC de Bonaventure;

130 000 $ pour le développement des municipalités locales de la MRC

de La Haute-Gaspésie; 130 000 $

pour le développement des municipalités locales de la MRC Rocher-Percé;

80 000 $ à la MRC de Côte-de-Gaspé; 50 000 $ aux Îles-de-la-Madeleine; 93 000 $ pour le

développement d'une usine d'assemblage de chalets à Saint-Elzéar, 15 emplois créés; 118 000 $ pour le

démarrage d'une microbrasserie à Sainte-Anne-des-Monts; 75 000 $ pour

le Club nautique de Carleton, huit

emplois maintenus; 100 000 $ pour l'amélioration des infrastructures

de l'anse aux Baleiniers à Fatima.

Donc, je pense qu'on peut très bien rassurer le député de Gaspé que les

millions prévus pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine sont bel et

bien déployés dans notre belle région.

Maintenant,

il me reste environ deux minutes pour vous parler un peu des pêches. Les

pêches, évidemment, ça fait

partie de

la structure économique Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, de la Côte-Nord également.

Bien entendu, on a eu... il y a eu des périodes un peu plus difficiles

avec la crise du poisson de fond. Mais, pour illustrer un peu ce que ça représente,

les pêches aux Îles-de-la-Madeleine, en Gaspésie et sur la Côte-Nord, on parle

de débarquement à quai de quelque

61 000 tonnes, en termes de poissons ou encore de crustacés. En

termes de valeur, pour la

partie des poissons et crustacés pêchés dans le golfe, c'est 166 millions; en eau

douce, 1,3 million; en aquaculture, 12 millions; en exportation,

particulièrement vers les États-Unis, c'est

près de 400 millions de dollars. C'est 955 entreprises de pêche.

C'est 2 000 aides-pêcheurs. C'est des communautés autochtones qui

sont impliquées. C'est 38 entreprises aquacoles.

Maintenant,

si on regarde par rapport à tout ce déploiement, tout ce secteur, au niveau

de... à partir de la mer avec les

pêcheurs jusqu'à les usines de transformation, comment notre gouvernement est

présent dans ce secteur-là des pêches et de l'aquaculture, eh bien, les données

au 1er avril 2014 jusqu'au 18 décembre, on était à près de

20 millions d'investissement en

termes — parce

qu'il y a deux grands programmes — de garantie de prêt ou encore de subvention.

Alors, le gouvernement du Québec,

particulièrement pour la Gaspésie, les Îles et la Côte-Nord, a investi près de

20 millions, cette année, là, cette année, l'exercice financier 2014-2015, auprès de plus de

100 entreprises. Et c'est vraiment un geste, un signal concret

qu'on est présents, que le gouvernement du Québec libéral est dans les régions

avec des mesures concrètes. Merci, M. le Président.

Le Président (M.

Auger) : Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole au député

de Rimouski.

LeBel : Merci, M. le Président. Le député de Dubuc disait qu'il était

surpris, je ne sais pas, le matin, s'il lit les journaux ou... mais il se passe des choses dans les régions du

Québec, là. Puis, Chicoutimi, l'Université du Québec à Chicoutimi,

Christiane Gagnon, Pierre-André Tremblay, avec d'autres chercheurs un peu

partout, une quarantaine de chercheurs,

45 chercheurs un peu partout, hier ils ont demandé... ces gens-là de

toutes les universités du Québec

ont demandé d'être entendus en commission parlementaire pour donner leurs opinions sur le projet de loi n° 28. La majorité libérale a refusé de les entendre. Ça fait

qu'ils ont fait une conférence de

presse. C'est des chercheurs, c'est

des gens partout au Québec qui observent le développement local et

régional depuis une quarantaine d'années, et hier ils sont venus dire que ça

n'allait pas bien. Ça fait que je ne sais pas pourquoi

il est surpris, le député de Dubuc, là, mais ça n'allait pas bien dans les

régions.

est en train de remettre en doute, comme disait mon collègue, 40 ans de façons

de faire dans le développement

des régions, mais façons de faire pas dictées par le gouvernement, par du monde qui se sont donné des outils de développement, pas des structures, des outils de développement. Et là on remet

tout ça en question. Du haut de la tour ici, à Québec, Dieu le Père est à Québec, il décide. Par deux,

trois articles dans un projet

de loi fourre-tout, on décide qu'on

scrape tout ça. C'est ça que vous faites. Puis les gens sur le terrain,

ils disent : Non, ça ne marche pas. Mais vous ne les entendez pas,

vous ne les entendez pas.

gens, là, de... ces chercheurs-là, ce qu'ils nous disent, c'est qu'on a développé un modèle qui n'était pas parfait,

qu'il faudrait peut-être réfléchir sur

certaines choses, mais pas tout jeter. Les CLD, comme mon collègue le disait

tantôt, c'est important. On a trouvé une façon de s'assurer que le développement local ne se fasse que pas dans les grandes villes mais qu'on ait une vision territoriale, de la MRC,

du développement. On a réussi à mettre ça en place. Et là, présentement, on met tout ça en danger parce que vous avez décidé un bon

matin que c'était fini.

Moi,

là, je vous lance le défi, comme les chercheurs l'ont fait : Est-ce que

vous seriez prêts à lancer un mandat

d'initiative dans une commission, puis d'aller sur le terrain, puis de vraiment

en parler, de décentralisation? Pas aller voir

la définition dans le Larousse , mais d'aller voir la définition que les

gens en disent sur le terrain. Moi, je pense que c'est ça qu'on devrait faire,

une vraie commission, puis aller voir le monde, puis les écouter, pas faire des

débats partisans ici.

Moi,

je pense qu'on devrait, un, faire ça, deux, parler des gens qui travaillent sur

le terrain. L'UPA était dans nos murs hier. Ils nous ont rencontrés, ils ont

rencontré un peu tout le monde. Ils sont inquiets, eux autres aussi. Ils en

voient, eux autres, des conséquences

de ce qu'on fait avec La Financière agricole, les coupures qui sont faites à La

Financière agricole. Ils en voient,

les outils... Quand il y a une directive du ministère... du Conseil du trésor qui dit aux fonctionnaires de

ne pas sortir, de ne pas aller voir le monde sur le terrain, comment vous

pensez que ça fait? Quelles réactions... autant dans le domaine agricole que dans d'autres domaines. Bon. Ça a des

réactions sur le terrain. Ils viennent vous le dire. On est-u capable

d'entendre ce que les gens disent sur le terrain?

En forêt, le ministre

nous faisait des... On est rendu, là, que vous annoncez : Il n'y aura

pas de coupure dans la forêt

publique. Juste annoncer qu'il n'y a pas de coupure, ça devient une grande

nouvelle nationale, puis on sort le premier ministre. Franchement! Qu'est-ce qui arrive dans la forêt privée? Dans

le Bas-du-Fleuve, la forêt privée, c'est important. Ils attendent, dans

l'Est du Québec, 7 millions à peu près pour le programme de création

d'emplois. Ils attendent, ils attendent encore. Ça va être quoi, la nouvelle,

là, là-dessus?

Moi, je pense

qu'on est dus pour une vraie discussion. Il a été une époque où il y avait le

gouvernement national, parce qu'il y

avait un vrai gouvernement national qui pensait à autre chose qu'un

gouvernement provincialiste à Québec, puis

il y avait ça... il y avait des gouvernements nationaux libéraux aussi mais qui

allaient parler aux régions. Il y avait des sommets économiques, il y avait des discussions qui se faisaient

avec des régions. Les ministres, à l'époque, ils avaient le courage d'aller sur le terrain, d'aller

expliquer leurs affaires. Marc-Yvan Côté y allait, sur le terrain, à l'époque,

je me rappelle de l'avoir vu faire, Yvon Picotte le faisait. Mais j'attends qu'un ministre

responsable d'une région, j'attends qu'un ministre de ce côté-là va aller voir le monde puis avoir le

courage d'aller rencontrer les gens

pour leur dire qu'est-ce qui va

arriver avec les ententes spécifiques pour

la jeunesse, pour les aînés, pour les femmes, pour la culture en région, pour la

vie en région, pour rester en région. Qu'est-ce qui arrive avec ces actions-là?

Qu'ils nous

sortent de la cassette de la structure. On s'en fout, de la structure. Ce qu'on

veut, c'est que l'action se passe en

place puis qu'il y ait une concertation régionale. C'est ce que le monde vous

disent. Ils sont prêts à réfléchir. Allez

les voir! Les CRE, les CLD sont prêts à discuter avec vous autres. Mais allez

les voir. Arrêtez de dicter du haut de votre

grand savoir ce que vous avez... que

vous savez par-dessus tout le monde ce que le monde veulent sur le terrain. C'est

ça que les gens disent dans nos régions, c'est ça qu'ils veulent vous parler,

qu'ils voudraient vous voir dans les municipalités rurales dévitalisées. Je sais que le ministre

le connaît, le programme Dévitalisées, puis je sais qu'il l'a déjà utilisé dans son comté d'une façon assez intense,

mettons, mais je sais... d'une façon assez intense et partisane, mettons.

Mais ça, ça... Ah oui! C'est ça, c'est comme ça que ça fonctionne.

Moi, je

vous dis : Allez voir les municipalités, expliquez-leur... municipalités dans les régions, partout, expliquez-leur c'est quoi, votre vision des régions du Québec,

comment vous voyez... c'est quoi, la logique derrière vos interventions,

qui sont dictées d'en haut sans consulter personne. C'est ça que les gens

attendent de vous. Merci, M. le Président.

Le Président (M. Auger) : Merci, M.

le député de Rimouski. M. le ministre.

D'Amour : Voyez-vous, M. le Président, on l'a vécue, l'époque péquiste, 18 mois. On a vu ce que ça a

donné. On a eu les références,

tantôt, en transport, des coupures. Le député de Rimouski nous parle de forêt,

ça va me donner l'occasion de

rappeler qu'on a ajouté, en forêt publique, 40 millions de dollars par

année, 40 millions de dollars de plus par

année. On a annoncé le programme pour les deux prochaines années, une première,

ce qui va permettre aux gens de retourner

au travail plus tôt. Et je vais décliner cette annonce-là bientôt dans les

régions. Le Bas-Saint-Laurent, là, ça se passe lundi, puis, en Gaspésie,

on va y aller également au cours des prochaines semaines. On fait notre

travail.

Le député de Rimouski

dit : Voyez-vous, ça fait 40 ans qu'on fait ça. Ça fait 40 ans

qu'on fait les choses à peu près de

la même manière. Est-ce qu'on peut changer? Est-ce qu'on peut faire dans

l'action? Est-ce qu'on peut provoquer des

emplois? Est-ce que les députés de Beauce-Nord, de Rimouski et de Gaspé vont saisir l'opportunité qu'on leur offre? Ils

font penser à des gens qui sont à la maison, on frappe à votre porte, vous ne

répondez pas.

On parle de

stratégie maritime. Est-ce que le député de Gaspé m'a parlé de Gaspé

dans le cadre de la stratégie maritime?

Non. Mais je suis convaincu qu'il va le faire bientôt, parce qu'il y a,

pour Gaspé, des opportunités. Je parlais tout à l'heure de zones industrialo-portuaires. Ça, c'est chez vous que ça se passe,

ça se passe dans votre cour. Ça va se passer

à Matane aussi. Le maire de Matane, pour votre information, M. Landry, il

est déjà en communication avec nous, on travaille ensemble, et lui, au

niveau des CLD, il est déjà passé à autre chose, il travaille avec

Mme Fournier, de la SADC, et lui a déjà déposé sa propre stratégie

maritime. Est-ce que vous allez l'appuyer comme nous, on l'appuie?

Dans mon

comté, il y a Gros-Cacouna qui est aux premières loges du

développement de cette stratégie maritime. On m'accusera sans doute d'être partisan. Oui, je le suis. Je suis

partisan des régions au Québec, de chacune des régions que je représente, et, oui, je suis un partisan de

mon comté. Puis, oui, on va développer Gros-Cacouna, parce qu'il y a

une opportunité. Et j'espère que les députés vont se lever puis ils vont

être au rendez-vous, plutôt que de défendre des structures. On a fait les choses d'une certaine façon depuis 40 ans.

Il est temps maintenant de modifier des éléments, faire en sorte

de reconnaître nos organisations.

La stratégie

maritime, là, Merinov, en Gaspésie — c'est

chez vous, M. le député — on

y tient. On a conclu des ententes, on

est en négociation pour l'avenir. Le centre de développement des

biotechnologies marines, M. le député de Rimouski, c'est dans votre cour, il est temps qu'on en

parle ensemble. Ce serait, il me semble, intéressant. Je vous ai déjà

tendu la ligne là-dessus, je vous ai déjà dit que c'est intéressant.

L'école

nationale des pêches, est-ce qu'on en a besoin? À l'époque du gouvernement du Parti québécois, on laissait un rapport, on ne le rendait pas public, on ne voulait pas le rendre public

avant les élections. Avec le collègue de l'Éducation, on s'est rendus à Grande-Rivière, on

a rencontré la direction de l'école puis on s'est... On se donne un plan

de développement. Pourquoi? Pour qu'il y ait des jeunes dans l'école qui puissent aspirer à un emploi de qualité,

qui puissent intégrer nos entreprises de pêche, travailler au niveau de

la transformation. Ça, nous, on le fait, et ça fait

partie de la stratégie maritime. J'espère qu'à un moment donné

vous répondrez à ce rendez-vous-là, rendez-vous avec l'histoire, parce que la stratégie maritime, c'est d'abord et avant

tout un projet, un programme, une stratégie gouvernementale pour l'emploi.

croisières, encore là, c'est dans votre cour. Ce serait intéressant que vous

commenciez à vous intéresser à ça. Ça

se fait déjà du côté de Gaspé. Nous, notre gouvernement dit : On

veut aller plus loin. Le député des Îles-de-la-Madeleine

fait un travail remarquable là-dessus. Lui,

il a déjà levé la main en disant : Je suis présent. Moi, je réponds que, quelqu'un qui

frappe à ma porte, j'ouvre la porte, et on parle de développement. On le fait

résolument. C'est ça, la stratégie maritime.

Puis

j'espère... Il y a des jeunes de la Beauce, j'en suis convaincue,

qui pourraient s'intéresser à une carrière dans le domaine maritime. Et on parle d'emploi, je le répète, là, au cours

des trois prochaines années, c'est 2 000 travailleurs et

travailleuses dont on a besoin. Ça, c'est du réel, c'est du concret.

Je vais

participer ce soir à la rencontre des armateurs. On va les soutenir, les

armateurs, on travaille avec eux, on développe. On parle de parc

d'hivernage, du côté des Îles-de-la-Madeleine. Ça, c'est dans la stratégie

maritime. On a besoin de le faire et on va le faire.

Je vous donne

juste un exemple des retombées sur les croisières, un exemple. L'été passé, en

juillet, je suis aux Îles-de-la-Madeleine. On est en tournée, on rencontre des

organisations. Un bateau qui accoste au quai, on achète pour 5000 $ de fromages, à la fromagerie aux Îles-de-la-Madeleine, en plus de combien de dollars en poissons? Je

pense que c'est 8 000 $ de poissons. On laisse à l'économie

des Îles-de-la-Madeleine plus de 10 000 $, un bateau.

J'espère que

vous allez en parler éventuellement, de la stratégie maritime, que vous allez

intervenir, puis que vous allez

dire : Bien, on est là, on aimerait ça être là, nous autres aussi. Heureusement, nous, on veille au grain puis on parle déjà à vos communautés, hein? On parle déjà à vos communautés parce que

c'est important pour l'économie du Québec.

C'est ce qu'on est en train de bâtir au Québec.

Il serait intéressant que, pour une fois, là, tant la CAQ que le Parti québécois, vous acceptiez de travailler dans un sens constructif. Plutôt que de

défendre le passé, travaillez en fonction de l'avenir. Je vous le dis, ça va rapporter à vos communautés.

Nous, on fait ce pari-là parce qu'on a confiance aux régions. Puis on travaille avec l'ensemble de nos partenaires. On

est très présents sur le terrain, soit dit en passant, M. le député de Rimouski. On passe notre vie sur le terrain. Moi, là, je

suis à Trois-Rivières cet après-midi, puis demain matin je vais être

dans le Bas-Saint-Laurent...

Le Président (M. Auger) : En

terminant.

M. D'Amour : ...puis on va être en

Gaspésie au cours des prochains jours. C'est comme ça qu'on travaille.

Le Président (M. Auger) : Merci, M.

le ministre. M. le député de Dubuc.

M. Simard : Je suis convenu, M. le

Président, que je me trompe, là, mais, si je comprends mon collègue de Rimouski,

c'est le statu quo qui prime pour lui, parce qu'en réalité il faut... ça fait

40 ans que ça dure, il faut que ça reste comme ça. Mais, le problème qu'on a, la démographie du Québec

telle qu'elle est... M. le Président, on n'a plus les moyens, il faut changer nos façons de faire avec les

outils d'aujourd'hui, avec de nouvelles façons de faire qui vont

permettre aux générations futures de

profiter du développement du Québec. Si on ne fait pas ça, on est irresponsables, M. le Président. Il faut prendre les choses comme elles sont. C'est ça.

Donc, M. le Président, si vous me permettez, je vais faire un peu de pouce sur ce que le

ministre vient de parler. Vous

comprendrez que je pourrais en parler beaucoup, de la vision du gouvernement sur le Plan Nord,

je vous dirai, jumelée à la stratégie

maritime, parce que c'est une vision globale de développement pour toutes les

régions du Québec. Et, du concret,

encore une fois, comme disait tout à l'heure le député de Gaspé, chez

nous, en 2005, j'ai été l'initiateur — avant

ça, j'étais au municipal — j'ai été l'initiateur de développer, je vous dirais, un projet de

croisière au Saguenay, et après ça la

ville dans son entier. Parce que, tout le monde le sait, en tout cas chez

nous, j'étais président de mon arrondissement, pour ne pas dire... À

Montréal, c'est des maires d'arrondissement. Et nous avons travaillé, à La

Baie, pour s'assurer qu'il y aurait un projet de croisière.

Alors, aujourd'hui, M. le Président, avec la collaboration, le partenariat avec le

gouvernement, nous avons réussi des

choses intéressantes. M. le ministre a dit tout à l'heure que ça devrait être

intéressant également pour la Gaspésie, puis j'en suis convaincu. Savez-vous que, chez nous en 2007-2009, ma

région a gagné, Saguenay a gagné le lauréat Or et Argent aux Grands Prix du tourisme du Québec en raison de son service de croisière?

2009, on a gagné le Best Port

Welcome. En 2013-2014,

on a gagné le meilleur accueil au monde entier, M. le Président, Best Port

Welcome qui a été donné par le Cruise

Insight Awards. La participation du gouvernement dans ce projet-là, M. le Président, pour vous montrer comment le

gouvernement est ouvert à participer, ça a été 15,2 millions de dollars sur un projet de

45,5 millions de dollars. C'est ça, accompagner le développement

des régions, M. le Président.

En 2013, nous

avons reçu, dans ma région... à La Baie, là où je demeure, on a reçu

22 bateaux, 20 000 passagers, 11 200 membres d'équipage pour environ 1,2 million de

retombées économiques. Chez nous, M. le Président. Ça n'existait pas avant. C'est un nouveau projet qui a amené de

la nouvelle argent, qui vient d'ailleurs, parce que c'est de l'argent qui

vient d'ailleurs. En 2014, 32 bateaux avec 30 000 passagers et

14 348 membres d'équipage, M. le Président.

Je pourrais

vous en parler, des actions gouvernementales pour aider également la Mauricie,

M. le Président, à s'en sortir

économiquement. Cette région a subi l'élection du Parti québécois avec beaucoup

d'impacts sur son économie. Il faut

que je le dise. Il faut le dire, M. le Président. En effet, même en sachant,

pourtant, là, même en sachant que la Mauricie subissait beaucoup de contrecoups de fermetures

d'industrie... dans la fermeture au niveau de l'industrie forestière... Hein,

la Belgo a fermé. L'usine Laurentide a fermé. L'usine d'aluminium de Rio Tinto

était, je vous dirais, en survie à ce moment-là,

mais on parlait beaucoup plus de fermeture. La région de la Mauricie était

extrêmement difficile au niveau de

l'emploi. Et pourtant, le Parti québécois, aussitôt qu'il a été élu, M. le

Président, c'est quoi qu'il a fait? Il a fermé la centrale électrique qu'il y avait là. Le Gentilly

a été fermé avec 800 emplois de haute technologie. On aurait pu attendre

tout au moins pour leur donner une chance, M. le Président. Mais c'est la

première chose qu'on a faite.

Donc, en

sylviculture, M. le Président, on avait fait des promesses qu'on n'a pas tenues

pour créer de l'emploi. Mais, lorsque

ça a été le temps de fermer une usine de 800 jobs pour une région, on l'a

fermée. Aïe! Ça, c'est ça, développer des

régions, M. le Président? Avec une vision comme ça, là, le Québec n'ira pas

loin, c'est très, très, très clair. Je vous dirai, M. le Président,

là-dessus tout au moins, les bottines, ils n'ont vraiment pas suivi les

babines.

Le Président (M. Auger) : Merci, M.

le député de Dubuc. Maintenant, le député de Gaspé.

Lelièvre : Merci, M. le Président. Écoutez, j'aurais le goût de

revenir sur quelques éléments que le ministre a mentionnés. On parlait de transparence. Je pense que c'est important

de se dire les vraies affaires, mais de se dire aussi les vrais chiffres si on veut informer les gens

qui nous écoutent de façon correcte. Écoutez, si on parle de budget... On

va parler d'éolien. C'est un dossier qui est

important, l'éolien. Le gouvernement actuel, bon, nous dit que c'est important,

qu'il y croit, puis, bon, jusqu'à un certain

point peut-être. Mais j'aimerais préciser qu'au niveau de l'éolien le

gouvernement libéral a failli tuer

l'industrie éolienne dans les dernières années avec des appels d'offres qui ont

donné des résultats... Oui, vous

pouvez être surpris, mais les chiffres, ça parle. Toute la mauvaise presse que

l'éolien a reçue au Québec, bien, c'est parce qu'on a eu des appels

d'offres qui ont donné des coûts de 0,12 $, 0,14 $ du kilowatt sous

le gouvernement libéral. Et notre

gouvernement, dans le dernier appel d'offres, qui a été... où les contrats ont

été accordés récemment, ce dernier

appel d'offres qui a été rédigé par notre gouvernement de façon, je crois...

avec une vision, de façon intelligente, a permis d'aller chercher des coûts de 0,063 $ du kilowatt. Ça, c'est

moins cher que l'hydroélectricité. Donc, il a fallu qu'on rétablisse de

l'ordre dans ce dossier-là, sinon on était en train de tuer l'éolien au Québec.

Et on peut

comprendre que l'opinion populaire, avec des chiffres comme 0,12 $ et

0,14 $ du kilowatt, commençait à se

poser des questions au Québec. Malheureusement, on a failli mettre à terre une

économie qui était extrêmement importante, notamment pour les régions.

Donc, au niveau de l'éolien, je pense qu'on n'a pas de leçons à recevoir du

gouvernement. On était en train de sauver les... de recoller les pots cassés du

Parti libéral. Et j'espère que vous allez continuer.

Seulement qu'à prendre le devis qu'on a mis en place, puis répétez-le dans les

prochaines années, ça va aller très bien.

Du côté de l'ATR, on parle de régions... Parce

qu'on entend un gouvernement qui se gargarise. J'écoutais le premier ministre, pendant la campagne, qui parlait

de régions à peu près dans toutes ses allocutions. Je me disais : Bien,

dans le fond, s'ils sont élus, dans le pire des cas, ils ont de l'air à savoir

c'est quoi, les régions. Mais, depuis que ce gouvernement-là

est en place, le discours du premier ministre dans la campagne versus les

actions de son gouvernement aujourd'hui,

bien, c'est complètement, complètement discordant. Quand on s'ouvre la bouche

pour parler de régions, quand on

adopte des mesures, bien, c'est pour faire mal aux régions, c'est pour couper

dans les régions. Ça, ce n'est pas ce qu'on s'attendait, les citoyens

puis les citoyennes des régions.

L'ATR, un

exemple concret, on va centraliser, puis ça, c'est... Le député de Dubuc peut

peut-être questionner notre vision

des régions, mais je pense qu'un exemple concret, écoutez, quand on parle de

reprendre des argents, on parle de 50 millions

de dollars qui étaient perçus par les ATR dans les régions, Gaspésie,

Bas-Saint-Laurent, l'Abitibi, dans l'ensemble des régions touristiques,

même dans les grands centres, 50 millions de budget que le gouvernement

actuel s'apprête à récupérer et ramener au

central. Bien, ça, si c'est se préoccuper des régions, on n'a pas la même

définition.

On parle de

l'opposition qui ne collabore pas, puis, bon, c'est le jargon, discours

habituel. Moi, je peux vous dire que

je suis là pour défendre les régions, puis, le jour où il y aura des véritables

mesures qui seront positives pour les régions, je ferai mon devoir comme critique à l'opposition...

de l'opposition en matière d'affaires régionales pour convaincre mon gouvernement d'appuyer ces mesures-là, si j'en

trouve un jour. Malheureusement, dans les 10 premiers mois, ces

exemples-là sont très, très rares.

Vous

n'écoutez pas les oppositions ce matin, bien, écoutez donc les

42 professeurs d'université qui vous disent carrément, de façon publique, que vous êtes en train de démolir ce qui

s'est fait dans les 40 dernières années. Ce n'est pas l'opposition qui le dit, c'est

42 chercheurs universitaires. Il ne doit pas seulement qu'avoir des

péquistes là-dedans, hein?

Du côté de

l'Abitibi, il y avait 5 000 personnes dans la rue le 29 janvier

dernier, il n'y a pas seulement que des péquistes qui étaient dans la rue pour dire : Woups! Le

gouvernement, là, prenez un temps d'arrêt. Arrêtez de démolir les régions. Écoutez, on existe, on veut être

entendus, on veut parler avec vous, on veut dialoguer.

5 000 personnes en Abitibi, faisons

une règle de trois, c'est combien de dizaines de milliers de personnes qui

seraient sur l'île de Montréal, dans la rue? C'est un message qu'il faut

écouter, ça, c'est très important.

Écoutez, au niveau du programme FAIR, on a parlé

du programme FAIR, on ne changera pas l'histoire de la Gaspésie et des Îles avec le programme FAIR, c'est un plasteur, le

programme FAIR, c'est un beau plasteur qu'on a besoin, mais c'est un plasteur. Oui, vous pouvez avoir

l'air surpris, mais, oui, c'est un plasteur. Parce que moi, je rêve du jour

que la région de la Gaspésie et les Îles

n'aura plus besoin d'un programme sur mesure parce qu'elle va pouvoir trouver

sa place dans le développement au Québec.

Malheureusement, avec l'ensemble des problèmes qu'on a dans la région, on doit malheureusement avoir un budget qui est

spécifique pour pallier au manque d'implication du gouvernement dans la région. Je rêve du jour où les Gaspésiens puis

les Gaspésiennes n'auront plus besoin du 6 millions parce qu'enfin on

aura une économie qui sera sur pied.

Puis je vous rappelle que vous ne

m'avez pas rassuré avec l'engagement des fonds, à date. On est présentement

le 20 février, on a 11 mois sur 12

de faits. L'année financière finit le 31 mars, et vous avez

3,4 millions d'engagés sur 6 millions. Ça ne prend pas un

comptable agréé pour comprendre que, 11/12 du temps de passé avec 50 % du

budget seulement d'alloué, oui, je suis inquiet comme député de Gaspé. Et

j'espère que le solde résiduel du FAIR...

Le Président (M.

Auger) : En terminant.

M. Lelièvre :

...qui est spécifique à la région n'ira pas dans le fonds consolidé du Québec.

Le Président (M.

Auger) : Merci, M. le député. M. le ministre.

D'Amour : Définitivement, je n'en reviens pas, M. le Président. Un

programme fait sur mesure pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, ce que j'ai entendu de la bouche du député

de Gaspé, c'est «un plasteur»? C'est le respect que vous avez pour les entrepreneurs de chez vous qui demandent de

l'argent, qui veulent être soutenus dans leur développement? Vous appelez ça, vous, un plasteur? Puis, pour

votre information sur l'engagement, là, du gouvernement à ce moment-ci, il vous

en manque un petit bout : 5,2 millions engagés, et la totalité du

programme FAIR va être engagée pour la Gaspésie puis les

Îles-de-la-Madeleine. Et je n'accepte pas que vous parliez de la Gaspésie puis

des Îles-de-la-Madeleine en employant ce

mot-là, «plasteur». Ça devrait être un partenariat qui nous unit, vous et moi,

dans un programme comme celui-là, aussi important puis aussi

déterminant.

député de Gaspé parle de l'éolien, on va rappeler certains faits sur

l'industrie éolienne. En juillet 2014, c'est notre gouvernement qui

a annoncé la mise en place d'un groupe de travail commun gouvernement-industrie

sur les conditions nécessaires au

développement de l'industrie éolienne québécoise. On l'a fait. On l'a tellement

bien fait, M. le Président... Vous

connaissez le député de Matane — il n'est pas loin, là, habituellement, il

est à côté de vous — le

député de Matane dit... Mise en place

par le gouvernement d'un groupe de travail sur l'avenir de l'industrie. Le

député de Matane salue la décision et

offre sa collaboration. Alors, il dit : «C'est une excellente initiative

du ministre, et il fait ainsi preuve de

responsabilité et de lucidité quant aux défis de cette industrie. J'offre mon

entière collaboration...» Le député de Matane qui dit ça.

Dans

un geste récent posé par notre gouvernement cette semaine sur la cimenterie

McInnis, la MRC du Rocher-Percé, très heureuse de voir que le

gouvernement maintient son soutien à l'endroit de l'entreprise.

c'est la... notre présence... c'est la présence qui a été soulevée tantôt par

le député de Rimouski. Il disait : Le gouvernement devrait être présent en région. On va rappeler certains

faits, avec dates à l'appui, M. le député de Rimouski. 5 et 6 mai 2014 — mes propres tournées, puis ça exclut mes

collègues, là — annonce

de la programmation routière en Gaspésie, rencontre avec différents

intervenants du milieu, Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé, table des

préfets de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, visite au chantier maritime

Forillon, visite à l'école des pêches de Grande-Rivière,

rencontre avec des membres de la chambre de commerce de New Richmond, avec le

maire de New Richmond. On a rencontré la coopérative forestière, GD

Rail, Ferme Bourdages.

2 juin,

annonce d'investissements majeurs à McInnis. 9 juillet, visite des

sinistrés et dommages, suite à la tempête Arthur, avec ma collègue de la

Sécurité publique. Et j'étais là également avec le premier ministre.

10 juillet, annonce concernant la

Coopérative Nature Tourisme Aventure. Hein, le plasteur dont vous parlez, là,

c'est des jobs créées puis maintenues,

M. le député. 11 juillet, visite des sinistrés encore une fois. Le

23 juillet, annonce à Gaspé de l'adoption sur le prélèvement des eaux. On l'a fait à Gaspé, pour le

Québec, sur le prélèvement des eaux et leur protection, avec mon collègue

le ministre de l'Environnement.

10 octobre,

M. le Président, visite et annonce à l'École des pêches et de l'aquaculture du

Québec. 21, 22, 23 novembre, annonce

et pelletée de terre pour la construction — vous savez quoi, M. le Président? — de logements sociaux, inauguration du centre de justice de proximité à Chandler,

dîner-rencontre avec la préfet de la MRC de Rocher-Percé, Mme Lebouthillier,

participation au forum de développement économique à Gaspé — c'était

le premier, je suis arrivé avant vous, M. le député — visite du quai de Petite-Vallée avec la

mairesse, visite de l'entreprise Cusimer à Mont-Louis, visite d'Exploramer,

déjeuner avec le préfet et les maires de la

Haute-Gaspésie. Puis, en février, la semaine dernière, rencontre avec les

préfets et les maires des municipalités touchées.

est allés aux Îles-de-la-Madeleine également, avec mon collègue, 13, 14,

15 juillet. On a rencontré CTMA, Moule

du large, Tourisme Îles-de-la-Madeleine, Chambre de commerce des Îles,

l'association des pêcheurs professionnels, l'Association des chasseurs de phoques, maires des Îles-de-la-Madeleine.

14 septembre, il y a eu le déversement d'hydrocarbures. Avec mon

collègue, j'étais là.

Bas-Saint-Laurent,

M. le député de Rimouski, vous allez vous reconnaître là-dedans, parce qu'on a

parlé de création d'emplois dans des organisations chez vous, dans votre

comté. 29 mai, remise du prix Inspiration à Amqui. 8 juillet, annonce du projet AccèsLogis — vous étiez là — à l'Office municipal d'habitation de

Rimouski, rencontre avec les gens de

Coop Paradis, rencontre avec la direction de l'aéroport de Mont-Joli.

29 août, M. le Président, visite de la Ferme Daniel Lajoie à

Sainte-Hélène-de-Kamouraska. 7 septembre, la Ferme Jaslyn. Rencontre avec

l'UPA le 29 septembre. 10 octobre, annonce

du CTCT à Matane. Du côté de toujours... toujours du côté de Rimouski, vous

vous rappelez, inauguration du banc

de test installé au quai de Rimouski. 14 novembre, inauguration de la gare

fluviale à Matane. 23 novembre, visite du chantier maritime Verreault et rencontre avec la direction.

14 décembre, inauguration officielle de Kamouraska Chrysler,

Haut-Kamouraska. On était là le 18 janvier également.

Quant à la

présence sur le terrain, là vous avez la présence de votre ministre régional.

Et, quand vous parlez des intervenants

qu'on doit écouter, qu'on doit rencontrer, vous nous parlez des chercheurs, des

gens extraordinaires, ça, c'est des gens de chez nous, en Gaspésie, aux

Îles-de-la-Madeleine, dans le Bas-Saint-Laurent, dans mon comté, dans nos

régions, ça devrait, il

me semble, vous intéresser. Parce que

nous, on fait du développement de cette manière-là, en parlant à nos

institutions, aux gens d'affaires, à notre communauté. On est en lien...

Le Président (M.

Auger) : En terminant.

M. D'Amour :

...tout ce qu'il manque, c'est vous.

Le Président (M.

Auger) : Merci, M. le ministre. M. le député des Îles-de-la-Madeleine.

Chevarie : Merci, M. le Président. Je vais aborder le thème du système de la santé. Bien sûr, c'est un thème extrêmement prioritaire pour

notre gouvernement et pour l'ensemble des Québécois. Et je vous mentionnerais, d'entrée de jeu, M. le Président, que bien sûr que nous sommes actuellement, avec le projet de loi n° 10 et le projet

de loi n° 20, dans une

bonne réforme. On peut dire qu'on est dans une réforme de la structure du

réseau de la santé.

C'est un réseau, en

passant, que je connais passablement bien. Ma vie professionnelle a été affectée

pendant 33 ans au niveau du réseau de la santé, 31 ans comme

directeur général dans différents établissements, hôpital, CLSC, centre de réadaptation, CSSS. Et j'en ai connu,

des réformes, au cours de ces 33 années là. Et, au tout début, on travaillait

particulièrement... Moi, j'ai rentré en 1976

dans le réseau, et on travaillait particulièrement au niveau de l'établissement,

donc un peu en silo, et non en réseau comme on est actuellement, aujourd'hui.

le réseau de la santé n'est pas à sa première réforme, hein? Vous savez, ça a

commencé particulièrement avec M. Tanguay dans... M. Castonguay dans les

années 60. On a eu, après ça, la réforme de M. Jean Rochon, qui était du gouvernement péquiste, et je pense qu'il a posé

des bons gestes. Et généralement, là, dans l'ensemble des réformes que j'ai vécues, ça a toujours donné un plus pour le

système de santé et de services sociaux. Et M. Rochon a eu particulièrement

l'excellente initiative et de bonnes

interventions par rapport à la prévention. C'est lui qui a un peu amené ou

intégré dans le réseau de la santé toute la question de la prévention,

les services de première ligne, la création des CLSC. Et ça a également installé le réseau à trois paliers, les

établissements, un appareil administratif régional, qui était, dans le temps,

les conseils régionaux des services de santé et de services sociaux, et

le ministère, donc trois paliers.

Après

ça, on a vu, en 2000... 1995-2000, toute l'approche avec la fusion des

établissements au niveau des territoires. Donc, aux Îles-de-la-Madeleine, on était quatre établissements, un

centre hospitalier, un CLSC, un CHSLD — un centre d'hébergement de soins de longue durée — et un centre de réadaptation. On a fusionné

ça. On a également aboli les conseils régionaux, on a institué les

régies régionales.

Un peu plus loin, on

a mis en place les agences de santé à la place des régies régionales. Et ce

qu'il faut comprendre par rapport aux agences de santé qu'on abolit avec le

projet de loi n° 10, c'est que les agences de santé étaient des établissements, des organisations qui avaient comme

principale mission la planification et l'organisation des services et la répartition ou l'allocation des budgets au sein des

établissements à l'intérieur de la région,

mais aucune mission en termes de

service à la clientèle. Et là, avec le projet

de loi n° 10, on vient créer un

centre intégré de santé et de

services sociaux, on abolit la structure régionale pour mettre en place un

CISSS avec ses établissements, et cette

instance-là qui est le CISSS, de par le projet de loi n° 10,

vient abolir le palier administratif régional pour faire en sorte qu'on va

mettre en place un système en santé

et services sociaux à deux paliers,

soit le ministère et le centre intégré de santé et de

services sociaux, avec ses établissements qui se déploient à l'intérieur de son

territoire.

Donc, si on fait une comparaison entre 2015 et les

années 70, c'est un travail immense et c'est un changement vraiment majeur

qui va directement dans un objectif d'améliorer la qualité et

l'accessibilité des services à la clientèle, et c'est ça que notre

gouvernement a...

Le Président (M.

Auger) : En terminant.

M. Chevarie :

...pour principal objectif. Merci.

Président (M. Auger) :

Merci, M. le député des Îles-de-la-Madeleine. Je cède maintenant la parole au deuxième groupe de

l'opposition, au député de Beauce-Nord, pour une durée maximale de trois

minutes. M. le député.

Spénard : M. le Président. Trois minutes, ce n'est pas beaucoup pour essayer de faire comprendre au gouvernement

qu'il se trompe en ce qui concerne les régions. J'ai remarqué aussi que M. le

ministre n'a pas répondu aux promesses électorales que M. le député de Dubuc

faisait allusion tout à l'heure, parce qu'on aurait pu en parler longtemps.

Moi,

je veux juste vous amener sur... M.

le ministre disait tantôt que la CAQ

est contre les régions, la CAQ est contre

les éoliennes, le développement de l'éolienne. Écoutez, je peux vous dire que

le développement de l'éolien, c'est une

décision gouvernementale. Tant mieux si c'est fait en Gaspésie. Mais il ne faut

pas oublier que nous, on est le parti des

contribuables de tout le Québec. Et, quand qu'on parle du parti des contribuables

et quand qu'on regarde que l'éolienne, qui

produit de l'électricité dont on n'a pas de besoin avant 2027, selon l'Hydro-Québec, et au coût d'environ 700 millions

de dollars de plus... qui concerne une perte sèche à Hydro-Québec de 700 millions pour subventionner les éoliennes, alors on se dit : Il n'y a pas un économiste qui

dit que ça tient la route. Alors, moi, lorsqu'on parle que la CAQ est contre le

développement des régions, je pense que

c'est fausser un peu les données. On devrait parler plutôt du coût des éoliennes.

développement économique local, et

c'est ça que le ministre a de la misère à comprendre, ça ne se développe

pas sur des grands projets. Ça, c'est des

subventions déguisées, que j'appelle. Ça se développe petit à petit, en créant

une petite entreprise, en créant trois, quatre emplois

dans une petite municipalité de 500 habitants, en créant 10 emplois

dans une petite municipalité de

1 000 habitants. C'est ça qu'il faut que le gouvernement comprenne.

Ça ne se crée pas avec des Ciment

McInnis dont le financement public est assumé à 50 %. Ça ne se crée pas...

Parce que, quand ça va arrêter, ça fait

des villes mono-industrielles, et vous avez assez de problèmes avec les villes

mono-industrielles, vous en avez eu assez avec Thetford Mines, vous en avez eu assez... vous en avez assez avec

Sept-Îles, vous en avez assez avec Port-Cartier, avec des villes mono-industrielles. Diversifiez l'économie, diversifiez

les entreprises comme telles. Et je pense qu'on est loin de ça, très

loin de ça.

Quand la filière éolienne va arrêter, que

va-t-il se passer avec les 5 000 emplois? Est-ce qu'on exporte des éoliennes, nous, Québécois? Est-ce qu'on en envoie

en Europe? Est-ce qu'on en envoie aux États-Unis ou si c'est juste pour notre besoin local? À un moment donné, il va

falloir arrêter, parce que, de l'électricité, on en a déjà trop. Que va-t-il

se passer? Et ça, c'est à la veille

d'arriver, là. C'est demain matin, ça. Alors, que va-t-il se passer avec ces

travailleurs-là? Moi, c'est une

question que je me pose. Parce qu'on n'a pas su diversifier l'économie. Et

pourtant, avec la fibre optique, et la mondialisation, et avec Internet,

et tout, on pourrait diversifier l'économie de façon beaucoup plus rentable

pour les régions. Merci, M. le Président.

Le Président (M. Auger) : Merci, M.

le député de Beauce-Nord.

Nous en

sommes maintenant aux dernières interventions. M. le ministre, vous avez un

maximum de 10 minutes.

D'Amour : Bien, très

rapidement, je veux revenir sur les dernières déclarations du député de la CAQ

ce matin. Vraiment, je suis un peu abasourdi de l'entendre. Lorsqu'il

parle de l'éolien, sait-il ce que rapportent à l'économie québécoise 50 travailleurs...

5 000 travailleurs et travailleuses dans le Bas-Saint-Laurent—Gaspésie? Sait-il ce que l'ensemble de cette activité économique là représente? Le

député fait référence au surplus énergétique. Ce à quoi je réponds : Tant

mieux! C'est une opportunité de développement

économique. Puis j'espère qu'éventuellement, au Québec, on parlera de surplus

énergétique au passé. On va s'en servir à

titre de levier pour créer d'autres

emplois. Le député dit : Il faut avancer petit

à petit. C'est une vision vraiment petite que vous avez du Québec. Lorsque le

député de Beauce-Nord nous dit : Bien, il faut diversifier, je me permets de rappeler qu'en Gaspésie on parle

de pêche, on parle de forêt, on parle d'agriculture, on parle de tourisme. J'ajoute que, dans mon

comté, on parle de tourbe, on parle de transformation bioalimentaire, on parle

de diversité. C'est ça, le Québec, M. le député de Beauce-Nord. J'aimerais que

vous fassiez une tournée du Québec.

Et, sur les

CRE, qu'il défendait tout à l'heure, M. le Président, savez-vous ce qu'il

disait des CRE, le député de Beauce-Nord,

le 3 novembre 2014? Ça ne fait pas 20 ans. Ce qu'il disait pour

les CRE : «[Le député] trouve qu'il y a trop de personnes autour de la table et que les

préoccupations territoriales des élus ne sont pas les mêmes. [Et] il croit même

que la CRE a été un frein à

l'aménagement de la piste cyclable dans Robert-Cliche.» Le titre, c'est Le

député de Beauce-Nord prône

l'abolition des CRE , qu'il

défendait d'ailleurs il y a quelques minutes à peine. Ça démontre toute la

constance ou la consistance du propos de la CAQ en cette Chambre.

Maintenant, M. le Président, en guise de

conclusion, notre gouvernement s'est engagé, dès notre arrivée au pouvoir, à redresser les finances publiques dans

le but d'atteindre l'équilibre budgétaire d'ici la prochaine année. Nous

allons effectivement atteindre l'équilibre

budgétaire grâce au travail absolument phénoménal de la part de l'ensemble

des collègues du gouvernement. On l'a fait

de façon toute pointue avec le ministre des Finances et le président du Conseil

du trésor. On a fait le choix, M. le

Président, de miser sur la concertation avec nos partenaires, dont j'ai

abondamment parlé ce matin, et sur la

mobilisation pour assurer une chose : la prospérité de nos régions. Ce que

nous voulons, c'est que nos jeunes

demeurent en région, que nos aînés puissent continuer à vivre dans leur

communauté. On veut en même temps amener des entreprises non seulement à

prendre de l'expansion, mais à s'implanter, c'est ce qu'on souhaite. Et, à ce titre-là, on va mettre en place tous les leviers

nécessaires. Que ce soit lié à la santé, à l'éducation ou différents services

gouvernementaux, on va répondre aux attentes des régions.

Moi, je suis

comme mes collègues, et j'ose croire aussi pour les collègues de l'opposition,

nous sommes de fiers défenseurs de

nos régions. Évidemment, on a des idées qui sont différentes, des moyens qui

sont différents. Mais ce qui est important, c'est d'avoir un message

d'unité pour nos régions. Parce que les régions nous écoutent ce matin. Ce

serait intéressant de sortir des débats...

On faisait référence aux débats puis aux façons de faire des 40 dernières

années. Ce serait intéressant de sortir des structures et de parler de

développement, dans chacune de nos communautés.

Moi, je suis

fier de dire, là, qu'au terme des différentes tournées que j'ai eu l'occasion

de réaliser sur l'ensemble du

territoire — puis non

seulement dans le Bas-Saint-Laurent—Gaspésie, je suis allé aussi en Mauricie, sur la

Côte-Nord — il

y a des projets partout. Puis ce qui est

important pour un gouvernement, c'est de mettre en place les leviers pour être

en mesure de supporter chacun de ces

projets-là. Et c'est là qu'on parle de diversité, parce que les régions sont

différentes de l'une à l'autre, les

attentes et les opportunités sont différentes aussi. Bien, on parle de pêche en

Gaspésie, on parle de croisière en

Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. La forêt est différente qu'on soit au

Saguenay—Lac-Saint-Jean

ou dans le Bas-Saint-Laurent. Le gouvernement, ce qu'il fait, c'est de

s'adapter à ces réalités régionales. C'est ça, avoir un dialogue qui est porteur pour les régions. Chaque projet compte, chaque

projet est important. Et, nous, ce qu'on a fait en sorte, comme gouvernement responsable que

nous sommes, bien, c'est de mettre en place les leviers qui vont servir, dans

le temps, rapidement, de répondre à ces attentes-là. Et c'est important, au Québec,

qu'on soit toujours de plus en plus performants. C'est pour ça qu'on parle

d'allègement sur le plan réglementaire. Nous avons un collègue qui est délégué

à la petite et à la moyenne entreprise qui

fait un travail, permettez-moi de vous le dire, M. le Président, un travail

qui est phénoménal.

De façon

toute pointue ou de façon particulière,

en Gaspésie il faut que chaque dollar investi, chaque dollar public serve à réaliser des projets économiques et à

soutenir nos entreprises. Je ne peux pas faire autrement, encore une fois, dans

ma conclusion, de relever le terme qui a été

employé par le député de Gaspé tout à l'heure, parlant d'un programme que les

Gaspésiens et que les Madelinots considèrent

comme étant... comme faisant

partie des plus porteurs qu'on a connus dans

l'histoire, le programme FAIR, de parler de

plasteur, de mettre en doute le fait que notre gouvernement pourrait ne pas

engager des sommes qui avaient été annoncées

dans le budget. Non seulement les sommes sont dans le budget, mais les sommes sont engagées dans une mesure de

5,2 millions de dollars. Et nous allons aller au bout de cette

enveloppe-là au nom de la création

d'emplois et de la création de richesse. Les Gaspésiens ont besoin et ont droit

d'avoir cette part financière, tout

comme les Gaspésiens sont en droit d'espérer que leur gouvernement à Québec

travaille sur des projets importants, comme

celui de la relance du chemin de fer en Gaspésie. On y travaille. Merinov, on

en a besoin dans la stratégie maritime. La ferme marine, ça fait

partie

de l'expertise qu'on doit développer au Québec.

Moi, je suis

fier de la Gaspésie. Je me sens comme quelqu'un qui l'a habitée toute sa vie.

J'y vais régulièrement. J'y étais la

semaine dernière. J'ai rencontré Jean-Guy Poirier, j'ai rencontré Diane

Lebouthillier, j'ai rencontré M. Stevens, Mme Ritchie, des gens avec qui nous sommes en contact de façon

régulière et avec qui, j'oserais dire grâce à qui, nous allons développer la Gaspésie, dans un esprit de

concertation, bien sûr. Je le répète, ce n'est pas nécessaire que ça coûte

des millions de dollars pour se concerter au Québec, on n'a qu'à se parler.

d'ailleurs, dans cet esprit de concertation, moi, je me permets ce matin, au

nom de mes collègues, député de Dubuc,

député des Îles-de-la-Madeleine, à vous lancer l'invitation à travailler avec

nous. Et je pense qu'on a prouvé dans le

passé notre ouverture. Et je le répète, la semaine dernière, M. le député de

Gaspé, on se parlait au téléphone, vous et moi. Hier, à quelques mètres

d'ici, on se parlait, vous et moi, de voies ferrées, parce que c'est important.

M. le député de Rimouski, je vais être chez

vous dans les prochains jours et je vais vous inviter parce qu'on a des

annonces à faire. Ça touche notamment

le centre de développement des biotechnologies marines. C'est important. Soyez

à ce rendez-vous-là. Lâchez-les un

peu, les structures, parlez-nous, on est des partenaires. Et les régions, là,

ça ne devrait pas avoir de couleur, ça,

les régions, ça va au-delà de la partisanerie. On se doit d'intervenir au

quotidien, au profit... au bénéfice de chacune de nos régions. Moi,

c'est comme ça que je le fais. Il n'y a personne qui peut dire le contraire.

Moi, les régions, ça me coule dans les veines,

c'est un peu mon ADN. Quand je parle de forêt, quand je parle d'agriculture, quand je parle de pêche... mais

honnêtement le député des Îles-de-la-Madeleine, en matière de pêche puis

d'aquaculture, il est pas mal meilleur que

moi. On se complète, on fait une équipe. Et on va faire le pari qu'ensemble on

peut développer les régions du Québec de

façon encore plus prononcée qu'on le fait présentement. Il y a des projets...

notre rôle... Et je tiens à le dire aux

entreprises qui sont nos fleurons au Québec que le gouvernement a mis en place

et mettra en place des outils qui

sont collés sur leur réalité. Pas question de faire dans le mur-à-mur. Ce que

nous voulons, c'est de faire en sorte

que nos entreprises prospèrent, créent de la richesse, développent l'économie,

créent des emplois pour nos jeunes,

nos travailleurs et nos travailleuses. Ce que nous souhaitons, nous, comme

gouvernement — je ne

sais pas pour vous — c'est

de voir le taux de chômage au Québec diminuer de façon significative.

personnellement, j'ai le bonheur, j'ai la joie d'avoir quatre enfants. Et ce

que je souhaite pour mes enfants, c'est

qu'ils puissent vivre, qu'ils puissent gagner leur vie comme moi, j'ai pu le

faire dans ma région, qu'ils puissent le faire dans les secteurs d'activité qu'ils ont choisis. Puis je pense que

tout parent au Québec, c'est ce qu'on souhaite. Qu'on soit en Estrie, qu'on soit en Mauricie, qu'on soit en Abitibi, qu'on soit en

Gaspésie ou dans le Bas-Saint-Laurent, c'est ce qu'on espère et c'est ce qu'on souhaite. C'est du moins ce que notre gouvernement espère pour les prochaines années.

Je ne veux

pas revenir sur les présentations que j'ai faites tout à l'heure avec des montants d'argent et des projets. Je l'ai fait pour illustrer le sérieux de notre

démarche, vous dire à quel point on

prend ça à coeur. Et ça, c'est notre mandat quotidien. Moi, quand le

premier ministre m'a confié la responsabilité du développement maritime, j'ai

accepté avec beaucoup de plaisir. Le premier

ministre a ajouté : Tu as aussi un mandat, une mission qui est

fondamentale, qui est la responsabilité

du Bas-Saint-Laurent—Gaspésie—les Îles-de-la-Madeleine. Honnêtement, ce jour-là,

j'ai été très heureux de la

responsabilité, parce que j'ai le sentiment de connaître profondément ces

régions-là, je m'y sens chez nous, et je suis bien reçu à chaque fois que j'ai l'occasion d'y retourner, et j'ai

toujours hâte aux prochaines visites. Pourquoi? Parce que je sais qu'on

va me soumettre encore des projets, et ces projets-là sont porteurs.

Chaque projet compte, chaque projet est

important, et on se doit de travailler ensemble là-dessus. Il n'y a pas

d'emploi qu'on peut négliger en Gaspésie ou dans le Bas-Saint-Laurent. Chacun

des emplois, qu'on soit en forêt, en agriculture

ou peu importe le domaine, c'est important. Alors, on fait des transformations,

on fait dans la décentralisation, on

fait confiance aux élus locaux. Tantôt, c'est le député... Ça m'a un peu

désolé, là, quand le député de Beauce-Nord a mis en doute la compétence des maires de certaines municipalités parce

que les municipalités sont petites. Il faut les respecter. Pourquoi?

Parce qu'ils ont été élus, comme nous. Ils ne sont pas moins compétents que

nous. Ce sont

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCAT 2015-02-20
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cat-41-1 journal-debats CAT-150220
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier6ea1fc0b05e6a285d883debf1ad912e7d3c68b2f

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