Agriculture, Fisheries, Energy and Natural Resources — 20 September 2016 (41st Legislature, 1st Session)

CAPERN 2016-09-20

Quebec — Committees

Agriculture, Fisheries, Energy and Natural Resources — 20 September 2016 (41st Legislature, 1st Session)

CAPERN 2016-09-20

Quebec — Committees

Dans

les années à venir, Hydro-Québec va accroître également ses exportations d'électricité. Deux marchés sont présentement convoités : les États-Unis

et l'Ontario. Nous allons exporter de l'électricité, en privilégiant, bien sûr, la réponse à nos besoins.

Hydro-Québec va continuer d'intensifier ses efforts en vue de

commercialiser les technologies dont elle est propriétaire, que ce soit l'IREQ, que j'ai visité d'ailleurs

la semaine dernière, qui effectue des recherches prometteuses en matière de batterie, de stockage de grande capacité, les moteurs TM4. Et Hydro-Québec commercialise dans 25 pays les technologies développées

ici, au Québec. Nous allons donc encourager Hydro-Québec à saisir ces

opportunités.

Nous avons

aussi des ententes particulières envers Hydro-Québec. Nous voulons qu'Hydro-Québec, évidemment, agisse avec plus de transparence envers ses citoyens, améliore ses services à la clientèle, réalise

des gains d'efficacité afin

que l'objectif qui est devant nous, soit une augmentation de tarifs qui soit

inférieure à l'inflation, se poursuive.

Et évidemment

il est important de dire également qu'Hydro-Québec doit travailler aussi de

concert avec la filière éolienne. Et

j'ai vu avec grand plaisir l'annonce qui a été faite, entre autres, entre

Hydro-Québec et Enercon au cours des dernières... des derniers jours

là-dessus, et je vois également que le modèle réfléchi de la filière éolienne

commence à porter ses fruits, puisque j'ai

vu certains contrats en Gaspésie, entre autres, avec LM Wind Power. C'est donc

quelque chose d'extrêmement

important. Plusieurs projets d'exportation sont sur la table, nous allons

soutenir ces projets. On sait que l'énergie éolienne a aussi de l'avenir

au Québec dans le domaine des exportations et on sait qu'une combinaison

énergie éolienne et électricité peut être une solution gagnante pour pénétrer

plus facilement le marché américain.

Alors, en

conclusion, j'aimerais vous dire que j'ai lu avec beaucoup d'attention tout le

plan qui est devant nous aujourd'hui, le plan stratégique

d'Hydro-Québec. Je tiens à remercier toute l'équipe, qui a travaillé très fort

pour la réussite de ce plan et qui va

travailler certainement de façon importante au cours des prochaines années pour

faire encore une fois de cette

entreprise, qui est un peu le fleuron du Québec, dans une certaine mesure, une entreprise

qui va évoluer dans les meilleures

conditions. Et je tiens donc à remercier l'ensemble des gens qui sont ici

présents, qui se prêtent à cet exercice qui est à la fois important et

exigeant, et qui vont certainement répondre à toutes vos questions aujourd'hui.

Alors, merci infiniment, M. le Président.

Le Président (M. Pagé) :

Merci, M. le ministre. Alors, vous avez bien dit : Doubler les profits en

15 ans?

Le Président (M. Pagé) : Très

intéressant. On a bien besoin d'entendre ça.

Alors, on

passe tout de suite aux remarques préliminaires avec l'opposition officielle.

M. le député de Sanguinet, vous disposez de 4 min 30 s,

temps maximal.

Therrien :

Alors, c'est à mon tour de saluer les gens qu'il y a autour de la table.

D'abord, vous, M. le Président, à

tout seigneur tout honneur, je vous salue bien bas. M. le ministre, vous êtes

salué. Alors, MM. les députés de la

partie gouvernementale, je vous salue, tous et chacun, et je salue également ma

collègue de la seconde opposition, la députée de Saint-Hyacinthe.

Alors, on se

côtoie régulièrement ces temps-ci, et je dois vous dire qu'on est très heureux,

aujourd'hui, d'avoir avec nous la

plus grosse entreprise du Québec, une entreprise qui est la possession des

Québécois dans leur ensemble.

Alors donc,

on sait aussi que vous avez et vous amenez beaucoup d'argent dans les coffres

de l'État. On vous en remercie. Je pense qu'au départ on doit dire ça.

Évidemment,

vous savez qu'on a toujours des comptes à rendre, quand on est dans une

situation comme la vôtre, et puis je

trouve qu'une commission parlementaire dans ce genre s'y prête bien. Alors, je

vous remercie beaucoup d'être ici

avec nous. On va essayer de profiter de ce moment-là pour justement éclaircir

le plus possible, là, les différents sujets auxquels on aura à traiter

ensemble.

Écoutez, on a

vu la politique énergétique récemment, vous êtes un acteur important de la

politique énergétique. On a aussi le

projet de loi n° 106 qui est sur la table actuellement et qui aura une

influence en partie, je dis bien en

partie sur votre avenir, et on aurait aimé ça vous voir en commission, mais on

a eu votre mémoire, et donc c'est avec grand intérêt qu'on l'a lu, qu'on

a scruté ça.

Mais évidemment nous, on va dépasser le cadre...

bien, pas dépasser le cadre, mais on va parler, entre autres, d'électrification des transports, on va vous poser

des questions là-dessus. Je vous annonce d'avance, là, vers quoi on va se

diriger. Puis je pense que c'est de bon

aloi, puis c'est dans une discussion intéressante, j'imagine, qu'on aura à

traiter de ces dossiers-là. Donc, parler d'électrification des transports,

parler des plans que vous avez, parce

qu'on parle, entre autres, là, du Circuit électrique,

mais on veut savoir c'est quoi, les ambitions, là, à très court terme, jusqu'en

2020, qu'est-ce qui pourrait être envisagé de votre part pour justement

accentuer et accélérer l'électrification des transports.

Évidemment,

la situation de l'éolien, les gens du secteur éolien nous

disent que ça prend de la prévisibilité le plus possible pour garantir au minimum le maintien de ces emplois-là, alors

on va vous demander, entre autres, là, qu'est-ce que vous aller faire avec, évidemment, le ministère pour justement assurer cette prévisibilité-là et faire en sorte

que ces emplois-là de qualité et qui sont directement, là, je pense...

doivent être favorisés grâce à leur apport à l'élimination du

carbone dans la création de l'énergie. Je pense que tout le monde s'entend

là-dessus, je ne vous apprends rien.

Évidemment, il y a l'entente de TransCanada. Ça

non plus, vous n'êtes pas surpris que je vais vous en parler un peu. Je vous remercie d'abord de nous avoir

donné les informations qu'on vous avait demandées. On va peut-être

vous poser quelques questions là-dessus

juste pour avoir une idée encore plus précise de cette situation-là.

Et donc on va traiter avec vous, là, de ce dossier, qui est quand même...

qui retient l'attention des Québécois, puis on peut le comprendre, là, je suis

certain que vous en convenez avec moi.

va parler aussi de stratégie d'exportation. Il est évident qu'une part des

profits est liée à l'exportation. On parle d'exportation aux États-Unis, mais on parle aussi d'investissement, vous voulez relancer, là, les projets d'investissement étranger, ce qu'on trouve intéressant. Puis les

questions qu'on va se poser, entre

autres, par rapport à ça, c'est : Est-ce que ça a des impacts sur les tarifs? Est-ce que ça

aura des impacts sur les tarifs que les Québécois auront à subir éventuellement? Donc, on discutera là-dessus.

On va parler

des liens avec les consommateurs. On parle d'augmentation qui ne dépasse pas

l'inflation, vous êtes entendus

là-dessus, sauf que j'ai un petit peu de la misère à cerner de quel type d'inflation il

s'agit, puis on en discutera. Est-ce

que c'est les coûts de production? Est-ce que c'est l'IPC? Est-ce que c'est

l'IPC de référence utilisé par la Banque du Canada? C'est quoi,

l'inflation, là, avec laquelle vous allez avoir à travailler?

Évidemment,

on a des modifications qui sont proposées par le projet de loi n° 106 sur

la Régie de l'énergie, entre autres

la possibilité pour Hydro-Québec de financer partiellement le réseau électrique

montréalais, puis donc on veut vous entendre également là-dessus.

Alors, ça, ça

fait un peu le tour, là, de ce que nous souhaitons discuter avec vous. Évidemment,

moi, je suis ici comme les Russes en

1972, je suis ici pour apprendre, alors j'espère que je vais apprendre. Et je

suis convaincu que je vais frapper à la bonne porte pour apprendre, que vous et

votre équipe, vous allez être diligents et faire en sorte qu'on puisse

apprendre bien des choses sur l'entreprise la plus importante au Québec.

Alors, je vous souhaite la bienvenue. Je vous

remercie d'être là, vous et votre équipe, M. Martel.

Président (M. Pagé) :

Vous êtes rendu expérimenté, M. le

député de Sanguinet,

vous êtes top chrono dans votre 4 min 30 s. Alors, Mme la

députée de Saint-Hyacinthe, vous disposez de trois minutes.

Soucy : Merci, M. le Président. Je vais prendre quelques secondes également

pour vous saluer, saluer les employés

de cette commission, mes collègues des différents partis. Salutations

et bienvenue aux gens d'Hydro-Québec. C'est toujours un plaisir de vous

retrouver en commission parlementaire.

Le dossier

énergie prend de plus en plus de place dans les médias, depuis quelques mois,

et avec raison. Les défis sont grands

pour toute l'industrie, mais notamment pour Hydro-Québec. Hydro-Québec a mis la barre haute, hein, a mis la barre haute comme objectifs à atteindre pour

2020 quand on parle de doubler les revenus, d'envisager les acquisitions

à l'étranger, des gestes concrets pour

améliorer le service à la clientèle, également la contribution au Plan Nord, convertir

l'alimentation des réseaux autonomes, le déploiement massif — qu'on

a eu la chance de discuter lors d'une autre commission — des

bornes électriques. Promesse du gouvernement ne pas hausser les tarifs également, ça vous met quand même une certaine pression. Alors, mon collègue en a parlé,

l'adoption du projet de loi

n° 106, Hydro va devoir contribuer à l'électrification des transports, j'ai hâte de vous entendre sur ça.

Ouf! Vous avez du pain sur la planche, M. Martel, mais je suis vraiment ravie de voir qu'Hydro-Québec s'est

dotée d'objectifs concrets. Évidemment, j'aurai des questions précises

quant au plan de match dont vous vous êtes dotés également.

Nous avons

tous à coeur la société d'État, je pense que les Québécois ont un lien

d'appartenance à Hydro-Québec, mais

je pense qu'il est grand temps de revaloriser ce lien d'appartenance à

Hydro-Québec. Alors, le service à la clientèle est un des grands

chantiers, je pense, auquel il faudra travailler, qui va également contribuer à

améliorer l'image d'Hydro-Québec. Je pense

que vous avez franchi un premier pas et un bon pas même, je dirais, avec la

nomination d'un nouveau président à

Hydro-Québec Distribution. Alors, maintenant, il va être impératif de

cibler les lacunes et puis de mettre

en place des mesures concrètes pour remédier à la situation puis d'offrir un

service à la clientèle dont les Québécois sont en droit, je pense, de

s'attendre d'une société d'État, hein, d'un monopole.

Alors, je vous remercie, M. le Président. Et

puis je suis prête à commencer les travaux. Merci.

Le Président (M. Pagé) :

Alors, je vous remercie, chers collègues, pour les remarques préliminaires.

Donc, je vais

demander, comme à l'habitude, aux gens de se présenter, présenter les gens qui

les entourent. Fait assez différent

de ce que l'on fait normalement, vous allez disposer de deux périodes de

15 minutes. Ce qu'on me dit, c'est

que la première période de 15 minutes dont vous disposez, c'est afin de

présenter votre organisation et globalement les quatre stratégies de votre plan stratégique 2016‑2020. Donc, la

parole est à vous. Et ensuite vous disposerez d'une autre période de

15 minutes pour ce qui suit. D'accord? La parole est à vous.

M. Martel

(Éric) : Alors, M. le Président, M. le ministre, MM. et Mmes les

députés, je vous remercie d'emblée de

nous accueillir aujourd'hui. On voit cette session, cette commission comme une

opportunité, un peu comme vous le souligniez,

M. le député, de faire comprendre Hydro-Québec, qu'on ait un bon dialogue. Et

c'est important pour nous aussi de recevoir des commentaires de votre

part et des questions. Alors, on est heureux aujourd'hui d'avoir cette

opportunité-là.

Mes collègues

aussi vont s'introduire. Je n'ai que 15 minutes ici, et c'est un peu un défi,

parce que j'essaie de vous en donner

le plus possible, mais je souhaitais aussi vous donner... retourner à il y a un

an, O.K., quand je suis arrivé à Hydro-Québec, un peu plus d'un an maintenant, le

temps passe très rapidement, un peu le contexte qu'on était, O.K., d'où est-ce qu'on est partis, parce que, ce plan-là, on

ne l'a pas travaillé dans les derniers jours, on l'a travaillé à l'automne

dernier, on l'a fait approuver par notre

conseil, ensuite de ça on l'a déposé, et on le revoit avec vous aujourd'hui.

Alors, c'est important parce que ça a

donné le ton à la suite des choses. Et puis on n'a pas la prétention que notre

plan est parfait, on a la prétention que c'est un très bon plan. Par

contre, c'est un plan qui est ambitieux, il se voulait ambitieux.

Le Québec,

Hydro-Québec est un outil essentiel au développement économique du Québec, est

un outil essentiel aussi, hein, pour

les revenus de l'État, on fait beaucoup de développement, puis on va revenir

là-dessus un peu plus tôt, mais en

même temps notre grand souhait à nous, c'est que les Québécois se réapproprient

Hydro-Québec, que les Québécois soient

fiers d'Hydro-Québec, aller à l'international, faire rayonner le Québec à

l'international parce qu'on a des connaissances

particulières, Hydro-Québec, qui sont valorisées et reconnues

internationalement. C'est quelque chose dont les Québécois, on devrait

tous être fiers.

Alors, sans

plus tarder... Je vais très rapidement passer, là, alors je m'en excuse

d'emblée, parce que je vais passer rapidement

sur certaines informations, mais je voulais vous donner le contexte un peu

qu'on avait quand on a débuté notre plan.

Alors, vous avez devant vous ici deux chartes

importantes. Ça, c'est la satisfaction de la population, O.K., québécoise et l'engagement des employés, que vous

voyez ici. Alors, vous voyez que l'évolution du taux de satisfaction général de la population était vraiment en chute.

C'est un sondage qu'on fait depuis le début des années 90, où habituellement on était dans les alentours de 89 %,

90 %, et qui avait chuté à 82 %, vous voyez un peu. Et c'est toujours

un reflet... nos employés aussi

ressentaient ça, et il y a eu une décroissance, en fait, de l'indice

d'engagement de nos employés. Et on voit

par contre que l'année passée... Parce que ce sondage-là se fait en septembre.

On était arrivés, on avait un peu annoncé nos couleurs, alors, oups! un petit rehaussement déjà ressenti l'an

dernier. Et on attend les résultats, évidemment, bientôt pour cette

année.

Un autre

élément important... Alors, ça, c'était contextuel. Un autre élément contextuel

aussi où on était en 2015, c'est

qu'Hydro-Québec avait quand même beaucoup d'employés. Vous voyez qu'aujourd'hui

on a baissé nos effectifs à 19 700. Il faut remonter jusqu'à 1986

pour avoir un effectif plus bas que ce qu'on a présentement. Alors, il y a eu...

Hydro-Québec, à un moment donné, on a monté

à 26 000 personnes, et on a redescendu, on a remonté, et là, présentement,

on a moins de 20 000 employés chez

Hydro-Québec. Alors, on avait besoin d'optimiser, d'être plus productifs, et on

a adressé ça. Et ça, il faut se rappeler que c'est un contexte

différent. En 1986, on avait 20 000 employés, mais on avait 2,8 millions de clients. Aujourd'hui, on en a

4,2 millions, alors on a beaucoup plus de clients à servir et on a

beaucoup plus d'actif à entretenir. En dollars équivalents, on avait

31 milliards d'actif à s'occuper en 1986, et aujourd'hui, 75.

Une autre

chose importante qui est très contextuelle, c'est qu'on bénéficie...

L'hydroélectricité est la source d'énergie, au niveau du prix, qui est la plus prévisible. Alors, ce graphique-là vous montre si vous

preniez, en 1963, donc il y a plus de

50 ans, 100 $ d'électricité,

100 $ de mazout et 100 $ de gaz naturel, et là vous suivez la courbe,

la ligne pointillée, c'est l'IPC,

c'est l'indice... c'est l'inflation, en fait, qu'on a eue année après année, et

vous pouvez voir, M. le Président, que le prix de l'électricité est à peu près parfaitement corrélé avec

l'inflation. Alors, vous voyez qu'on paierait environ 750 $, notre 100 $ qu'on payait en 1963, en 2015.

Par contre, quand vous regardez le gaz, on est plus aux alentours de

1 250 $, et ça, c'est

malgré une correction dans les dernières années, et le mazout aussi qui a subi

une correction est à environ 1 500 $. Alors, la beauté de l'électricité du modèle québécois qu'on a, c'est la

prévisibilité de nos coûts, et ça, c'est quelque chose qu'on veut

préserver.

exportations d'électricité aussi, c'est un enjeu présent dans le plan

d'affaires d'Hydro-Québec, et ça, c'est important, je veux que tout le monde soit conscient de ça, parce que

présentement, vous voyez, on exportait, en 2005, 6,7 TWh; pour chaque kilowattheure d'électricité, on se faisait

payer 0,12 $. Présentement, on exporte 30, environ, si vous regardez les dernières quatre années. Cette année,

on est, en 2016, dans les mêmes grandeurs d'ordre, on exporte donc 30 TWh, ce qui est à peu près six... cinq

fois plus que ce qu'on exportait avant. Par contre, le prix est aux alentours

de 0,05 $ et 0,06 $, et le

marché a chuté. Mais c'est important, ça, parce que 0,01 $ à 30 TWh,

c'est 300 millions de dollars de

profit, à peu près. Alors, quand ça fluctue, les marchés, si ça continue de

baisser, le profit d'Hydro-Québec peut être mis à rude épreuve, mais en même temps, s'il monte de 0,02 $, bien,

ça peut nous donner 600 millions. Alors, pour nous, là, c'est très, très

important de comprendre ça. C'est une dynamique de marché que nous ne

contrôlons pas, évidemment, un peu, partiellement, parce que nos volumes

peuvent impacter, mais c'est une situation qu'il faut tenir compte.

L'autre chose

aussi qu'on doit préserver, au Québec, c'est que, vous le voyez ici, à Montréal...

ou partout au Québec, on dit

Montréal, les gens paient 72 $... ou 0,072 $, si vous le voulez, si

on le met en sous, on est plus habitués en parlant de sous, du kilowattheure. Si vous allez à

Vancouver, 103 $. Toronto, 143 $, donc exactement ou à peu près le

double. Donc, si vous avez une

facture d'électricité à Toronto, chaque kilowattheure va vous coûter deux fois

plus cher qu'au Québec. Si vous êtes

à New York et à Boston, ça va vous coûter quatre fois plus cher. Alors, c'est

un avantage qu'on a, c'est un beau modèle économique. Alors, ça aussi,

dans le contexte d'affaires, il faut préserver ça et s'assurer qu'on continue

de creuser l'écart en ayant des hausses à l'inflation plus basses, en fait, que

l'indice d'inflation.

L'autre chose

qui est très importante et puis qui est très mal comprise, c'est

qu'Hydro-Québec, c'est une entreprise avec

des actifs, hein, c'est une entreprise d'actifs qu'on a investis, qui ont coûté

des milliards de dollars, mais qui sont bons pour une centaine d'années, souvent. Et ça, ça fait que, quand on

regarde nos revenus consolidés puis qu'on regarde nos profits, je ne dis pas que la

partie du haut,

le 8,1 milliards, il n'y a rien à faire, il y a toujours de

l'optimisation, mais par contre on a

des actifs pour 75 milliards que, selon les règles comptables, il faut

déprécier à un certain rythme. Alors, ça, il n'y a pas grand-chose à

faire sur ça.

On a des

frais financiers, hein, parce qu'on n'est pas une compagnie qui va sur la

bourse émettre des actions puis amener

de l'argent. Alors, nous, on va chercher de la dette sur les marchés. Alors, on

a une dette, évidemment, à long terme, Hydro-Québec, et les frais financiers de

tous nos emprunts et de toutes les transactions financières qu'on fait — et on

en fait plusieurs — nous

coûtent environ 2,5 milliards de frais financiers par année. Ça, c'est

important de le comprendre aussi, c'est des obligations qu'on paie des

intérêts.

Ensuite

de ça, il y a des achats d'électricité aussi qu'on doit faire. Et il y a des

taxes, on paie au gouvernement du Québec,

par-dessus le bénéfice, environ 1 milliard de dollars de taxes par année,

des droits d'eau, entre autres, qui sont la portion la plus

significative.

Alors,

ce que je veux dire ici, c'est que, quand on dit : Il faut adresser les

coûts d'Hydro-Québec et de préserver les

bénéfices, hein, qui sont aux alentours de 3 milliards, on doit absolument

comprendre que c'est surtout sur le 2,5 milliards de charges d'exploitation qu'on doit travailler.

Alors, ça nous donne plus ou moins une marge de manoeuvre. Alors, ça, ça

crée un contexte que, si on veut préserver

le bénéfice, on doit faire face à l'inflation, et c'est pour ça qu'on dit dans

le plan qu'il faut augmenter notre

ligne de revenus pour trouver des nouvelles sources de revenus et au moins

préserver et même améliorer le

bénéfice d'Hydro-Québec. C'est très important de comprendre ce contexte-là

d'affaires, qui est très, très important.

Ensuite

de ça, la masse salariale d'Hydro-Québec, on a clairement des choses qu'on a

adressées. Je vous le disais, on a la

plus basse population d'employés chez Hydro-Québec depuis 1986, avec des actifs

qui ont augmenté de façon significative

et une base de clients qui a augmenté, mais on a encore du potentiel. Ça, c'est

le 2,5 milliards que je parlais à la

diapositive précédente, sur lequel on a encore une possibilité de travailler.

Mais on a des enjeux. On travaille avec nos syndicats, par exemple, sur la réduction du temps supplémentaire. C'est

un enjeu à Hydro-Québec, le temps supplémentaire, on est en train de l'adresser. Cette année, je peux vous annoncer une bonne

nouvelle, c'est que déjà, après huit mois, ça nous coûte 10 millions de moins que

l'an passé. Et, en plus de ça, on fait ça dans un contexte... avec 750 employés

de moins, puis ça, ça coûte 10 millions de moins.

Alors,

on continue d'optimiser puis de travailler là-dessus, mais on a des enjeux dans

certains endroits où est-ce qu'on a

des heures de travail où est-ce qu'on doit avoir sept jours couverts 24 heures

par semaine, où on n'a pas assez d'employés

qualifiés, et présentement on le fait avec du temps supplémentaire. Alors,

on a pris le taureau par les cornes, au

début de l'année, on est en train de s'assurer d'avoir une équipe complète,

parce que, là, on paie du temps supplémentaire à des gens qui heureusement nous servent et acceptent de le faire, mais en

même temps il ne faut pas se rendre vulnérables. Puis en même temps, bien, il faut avoir des employés partout, puis ça

nous permet aussi de créer des emplois. Alors, on est très transparents,

là, je partage ça avec vous ce matin.

Sans

croissance... Évidemment, ce que je vous mentionne ici, c'est que notre

plan stratégique, évidemment, adresse les cinq prochaines années, mais

on a un plan stratégique qui va quand même... où on a une ambition de doubler

nos revenus d'ici 2030. Alors, notre contribution, si on ne va pas chercher de nouveaux

revenus, au gouvernement du Québec va

au mieux se maintenir, O.K., dans les prochaines années, mais on est tous

d'accord que 3 milliards de dollars en 2030 et 3 milliards de dollars en 2015, ça ne vaut

pas la même chose. Alors, évidemment, ça voudrait dire que, proportionnellement,

on aurait diminué notre contribution, et ça,

je pense, c'est inacceptable. Alors, il faut augmenter nos revenus pour être

capables de palier à ça, et on va y revenir un peu plus tard.

a un avantage extraordinaire, écoutez, j'ai eu la chance d'aller dans d'autres

pays, entre autres chez nos voisins américains, à maintes reprises, et on fait

beaucoup d'envieux, il y a peu de gens qui sont dans une situation où est-ce

que 99 % de l'énergie qu'ils produisent

est renouvelable. Alors, ça nous place dans une position de choix. Ça nous

place dans une position de faire plus

d'exportation vers les États-Unis, parce qu'eux, ils ont des cibles à atteindre

aussi pour réduire les émissions de carbone, et on peut être un joueur

important dans cette contribution-là.

L'autre

chose aussi, c'est qu'il faut toujours, hein, faire la distinction... On doit

combler les besoins énergétiques. La

mission première d'Hydro-Québec, c'est de s'assurer que les Québécois ont

suffisamment d'énergie et suffisamment de

puissance. La puissance et l'énergie, ce sont deux produits différents, hein?

L'énergie, c'est la quantité d'énergie qu'ils consomment, et la puissance, c'est la quantité d'énergie qu'ils

consomment pendant un moment précis de temps, et on sait que ça, ça varie beaucoup dans une journée.

Alors, notre plan stratégique adresse ça, parce qu'aujourd'hui on a plein

d'énergie, mais par contre, en puissance, on est limités, et ça fait qu'on a

des besoins de puissance.

ventes au Québec, ça aussi, c'est contextuel, puis je veux vous le dire, parce

qu'il ne faut pas se mettre la tête dans

le sable, il faut être très transparent par rapport à ça. Une autre des raisons

pour lesquelles il faut aller chercher des revenus, c'est que la consommation d'électricité, au Québec, elle est

équivalente depuis 2007. Vous voyez, là, on joue à 173, 170,

169 TWh cette année. Alors, on a à peu près maintenu un chiffre, il n'y a

pas eu de croissance.

Historiquement,

Hydro-Québec avait toujours vu, jusqu'aux années 90, des croissances de

6 %, 7 % par année; entre

1990 et 2007, environ 2,5 %. Alors, c'était suffisant comme augmentation

de revenus pour être capables d'augmenter notre bénéfice et d'en prendre compte. Par contre, là, ça nous amène un

défi. Et ça, ce n'est pas un problème québécois, c'est un problème nord-américain. Les Américains sont à

4 000 TWh par année depuis 2004 et ils n'ont pas du tout, du tout bougé. Alors, du côté nord-américain,

évidemment, il y a des industries qui se sont peut-être relocalisées, mais il y

a aussi l'efficacité énergétique, hein? Quand on construit une maison

aujourd'hui versus une maison il y a 15 ans, on consomme à peu près 30 %

moins d'énergie.

vous ramène aussi, on en a parlé... Contribution importante d'Hydro-Québec. On

est, Hydro-Québec, le plus gros

investisseur au Québec, privé et public confondus, avec des investissements

d'environ... significatifs de 3,4 milliards. Et aussi on verse un bénéfice au gouvernement du

Québec de 3,5 milliards, là, incluant les tarifs... pas les tarifs mais

les taxes, et tout ça, qui vont dans

les coffres de l'État. Alors, on est un peu un incontournable. Et on a un rôle

significatif par rapport à ça qu'il faut préserver et même accroître.

On appuie la

décarbonisation du Québec, vous le savez. On va en reparler un peu plus tard,

mais ça aussi, c'est important.

Alors,

je vous amène à nos cibles, qui sont ambitieuses. Et c'est important d'être

ambitieux, mais c'est important aussi de faire arriver les choses par la

suite.

On va

continuer d'investir massivement. On dit qu'on va investir, sur les cinq années

de notre plan, 18 milliards de

dollars, alors c'est un apport important à la société québécoise. Et de ce 18 milliards

là il y en a 4,3 milliards qui va être sur le territoire du Plan

Nord.

Ensuite, on veut doubler nos revenus d'ici 2030,

hein, pas d'ici 2020, d'ici 2030, mais on veut augmenter les revenus, donc, de

13,8 milliards à 27 milliards et, vous voyez, le bénéfice de

2 milliards. Donc, on veut enrichir les Québécois d'un bénéfice

supplémentaire d'environ 2 milliards de dollars d'ici l'année 2030.

On a aussi, je vais vous faire part de ça parce qu'on va les revoir un peu plus tard, des objectifs financiers, mais

on a aussi des objectifs

en termes de tarification, de satisfaction de la clientèle, les performances

aussi, là, sur le terrain, les

raccordements, combien de temps que ça prend, combien de temps il faut que je

parle à Hydro-Québec avant. Alors, ça, on a fait des pas, vous

allez voir tantôt, mais on doit travailler encore là-dessus, et c'est très

important.

Mais on a

campé notre plan stratégique, en fait, en quatre grands objectifs, qui sont

ici : on doit doubler nos revenus d'ici 15 ans afin d'augmenter

nos profits; comme vous avez vu, on veut être une référence en matière de

service à la clientèle; on veut contribuer

au développement économique puis à la transition énergétique du Québec; on veut limiter les hausses tarifaires à un niveau inférieur ou égal à l'inflation. Et

tout ça est supporté... c'est des objectifs mesurables, et on va supporter ça par

quatre grandes stratégies, que vous voyez ici, que je ne nommerai pas parce que,

dans le fond, ce

sont ces quatre stratégies-là qu'on va vous partager aujourd'hui, qu'on va vous expliquer, c'est améliorer les services à la clientèle, communiquer de façon proactive

avec nos clients, et nos employés, et nos partenaires, améliorer la

productivité d'Hydro-Québec, encore une fois, puis aussi exploiter des

nouvelles avenues de croissance.

Alors, c'est ce qui termine mon introduction.

Merci, M. le Président.

Président (M. Pagé) :

Merci beaucoup, M. Martel, pour cette très intéressante introduction.

Vous allez donc disposer d'une autre

période de 15 minutes. Les gens... S'il y a d'autres personnes

qui s'adressent, évidemment, je les invite

à se présenter préalablement à leur présentation, à se nommer. Et cette

présentation va porter sur la stratégie 1 du plan stratégique, soit

améliorer les services à la clientèle. Donc, à partir de maintenant, vous

disposez de 15 minutes, et ensuite nous aurons des échanges avec

les parlementaires. La parole est à vous.

M. Filion

(Éric) : M. le Président, M. le ministre, MM. et Mmes les députés, bonjour. Je suis très fier, ce matin, d'avoir l'opportunité de vous présenter notre

stratégie Améliorer nos services à la clientèle. Je fais

partie de

l'organisation comme vice-président à la clientèle depuis quelques mois.

Donc, très fier d'être ici avec vous.

Nos objectifs

sont très ambitieux : devenir une référence en matière de service à la

clientèle. Pour y parvenir, on a fait

beaucoup de balisage dans l'industrie pour vraiment identifier les meilleures

pratiques, puis certaines vont vous être présentées ce matin avec des exemples très concrets de choses qu'on a

déployées. Ce qu'on vise, en fait, c'est d'offrir un service à nos clients qui va être simple, qui

va être accessible mais aussi qui va être adapté à nos différentes clientèles.

Donc, il y a

quatre éléments qui composent notre stratégie. Le premier, c'est en ce qui a

trait au centre de relations à la

clientèle. On compte présentement 14 centres qui sont répartis dans la

province, puis notre objectif, c'est vraiment, à travers nos employés, qui sont très engagés, de rehausser la qualité

et la performance de nos services. Deuxièmement, les délais de raccordement, plusieurs initiatives qui ont été mises en

place pour vraiment s'assurer qu'on va respecter nos engagements. Puis je vais vous présenter des

indicateurs de performance. Encore là, on voit des résultats très concrets

en 2016. Efficacité énergétique, ça demeure une priorité. Il y a des résultats

qui sont intéressants au niveau du plan 2003‑2015, mais vous allez voir la

suite des efforts qui vont être déployés. Puis finalement l'électrification des

transports. On va continuer à avoir une

participation très active, entre autres à travers notre Circuit électrique, qui

est le plus important au Canada.

Donc, je

parlais d'indicateurs de performance. Je vais vous en présenter trois, ce

matin, qui indiquent clairement que notre virage à la clientèle est

amorcé.

Le premier,

c'est ce qu'on appelle les délais moyens de réponse, donc c'est le temps que

les gens prennent pour entrer en

contact avec un représentant dans nos centres. Vous pouvez voir ici avec les

résultats, si on compare 2015 à 2016, il y a une hausse de plus de 50 % de notre efficacité ou une réduction de ce temps-là, qui est maintenant,

en moyenne, de 94 secondes. Donc, c'est un très bon résultat.

Le deuxième élément, c'est au niveau des plaintes qui

sont reçues à Hydro-Québec. Encore là, si on compare 2015 à 2016, on a une réduction de 36 %. Puis ça,

c'est tous les types, tous les niveaux de plaintes qui sont reçues. Donc, ça,

pour nous, c'est un indicateur de la qualité de nos services qui

continue à s'améliorer.

Le troisième,

c'est le respect des engagements pour ce qu'on appelle les raccordements

multiples, des raccordements qui impliquent évidemment le client mais

plusieurs intervenants aussi, comme des maîtres électriciens. Puis vous pouvez voir, 2015 à 2016, une hausse de 35 %,

puis notre performance, aujourd'hui, est à 90 % de rencontrer nos

engagements. Donc, il y a encore du travail à faire, mais c'est une

hausse qui est notable.

Maintenant,

si on parle d'accessibilité à nos services, il y a beaucoup de choses qui se

font par rapport à ça aussi. Donc, depuis le 25 juin, nous avons

débuté l'ouverture de nos centres d'appels le soir et le week-end. Donc, c'est

un changement qui est important,

un changement qui a été fait en collaboration avec nos employés, encore là, qui étaient

très engagés dans le changement, mais aussi avec nos partenaires au niveau du

syndicat. Vous pouvez voir ici que ça répond

vraiment à un besoin réel de la clientèle. Depuis qu'on a débuté, les fins de

semaine, on reçoit en moyenne entre 4 000

et 5 000 appels des clients, donc il y a vraiment, comme j'ai

mentionné, une demande qui est importante, un besoin. Puis pour la première fois cette année on a été

ouverts le 1er juillet, une date très importante pour les emménagements

et déménagements. Vous pouvez voir que les

1er, 2 et 3 juillet, où normalement on était fermés, cette année on a répondu

à environ 10 000 appels. Donc, ça, c'est un élément important de notre

service à la clientèle.

Ce qu'il est

important de mentionner aussi ici, c'est que tout ce changement-là a été fait

en collaboration avec nos employés mais à un coût nul. Puis je viens de

vous le présenter aussi, la performance, en termes de qualité et de productivité, s'est améliorée en même temps. Donc,

c'est plusieurs éléments qui ont un impact, on l'espère, sur la clientèle.

Pour améliorer

nos services, évidemment, on fait beaucoup de balisage, comme j'ai mentionné,

dans l'industrie, et il y avait un virage qui était important à faire au

niveau des services numériques pour certains types de clientèle.

Donc, des

exemples concrets ici. Tout d'abord, notre page d'accueil Hydro-Québec sur le

Web, on a fait une refonte complète

pour que ce soit vraiment un site d'accueil visé à la clientèle, pour mieux les

accueillir. Donc, vous voyez ici beaucoup de pages vues sur notre site

Web.

On a également élaboré des nouveaux services

qu'on appelle les libres-services sur le Web et le mobile. Ces services-là permettent aux clients une plus grande

autonomie, donc ça leur permet de faire des transactions avec nous sans devoir nécessairement nous appeler par téléphone,

des services qui sont évidemment disponibles sept jours par semaine, 24 heures. Un exemple, le suivi des demandes de

travaux, c'est vraiment... les clients, lorsqu'ils font des demandes chez

nous, maintenant, ils peuvent faire un suivi

de l'état d'avancement de leurs travaux. Mise à jour de données personnelles,

un autre exemple où ils peuvent faire les

transactions très simples sur leur propre chef. Et les ententes de paiement, un

nouveau service qu'on a offert depuis le

mois de mai, qui permet vraiment aux clients de faire une entente simple avec

nous lorsqu'il y a des légers retards sur le paiement des factures, puis ça

tout à travers la voie du Web.

D'autres

pistes d'amélioration qui sont très importantes, puis ça, c'est ressorti vraiment

des sondages qu'on fait auprès de la

clientèle, qu'on fait en continu, donc, il y avait une nécessité de revoir

notre facturation, O.K., pour tous les types

de clientèle. Donc, il y a un projet très important qui est en cours

présentement, qui a deux volets. Tout d'abord, on veut revoir le gabarit visuel de notre facture, donc vraiment

améliorer l'aspect visuel, un aspect plus graphique, plus simple à comprendre pour nos clients. Puis, pour

faire ce projet-là, évidemment, on a consulté nos employés, mais aussi on est en discussion avec des clients et des

associations de clientèle, qui vont s'assurer que la démarche va être gagnante

pour les clients.

Puis le

deuxième élément qui est important aussi, c'est la révision de notre offre

clientèle. Donc, aujourd'hui, pour un

client résidentiel, la facturation est sur une période qui peut varier de 54 à

70 jours, puis ça, ça amène certains enjeux, hein, quand on veut comparer notre facturation par rapport, entre

autres, à l'année précédente. C'est des factures qui sont plus grandes aussi. Donc, avec une révision, où on

va aller vers une facturation mensuelle, ça va aider beaucoup notre clientèle.

On a parlé de

transparence, oui, transparence avec nos clients au niveau de nos

communications mais aussi au niveau

de nos services. Un exemple ici d'un... enfin, un changement qu'on a fait à

l'interne pour mieux organiser nos travaux puis donner aussi aux clients accès sur le Web directement, sur l'état

d'avancement des travaux, comme je mentionnais. Donc, vous voyez, le visuel ici permet vraiment aux clients de savoir,

le travail, la demande est rendue à quelle étape, les dates de projection de fin, aussi lui donner

des contacts de personnes-ressources à Hydro-Québec sont très au fait des

dossiers.

L'efficacité

énergétique, ça demeure toujours une priorité. Donc, ici, ce qu'on vous

présente, c'est, de 2003 à 2015, le

bilan de notre plan global en efficacité énergétique. Évidemment, il y a eu des

gains substantiels qui ont été faits, plusieurs programmes qu'on a déployés,

on parle de plus de 25. On a travaillé vraiment à sensibiliser la clientèle

mais aussi transformer les marchés avec

plusieurs intervenants. Donc, les résultats : 8,8 TWh d'économies. Ça,

c'est l'équivalent de 500 000

ménages, donc c'est substantiel. Puis ça a été 10 % de plus que les

objectifs qu'on avait. On a également

fait des investissements importants, de l'ordre de 1,7 milliard,

pendant cette période, pour faciliter nos programmes.

Il y a

une suite à ça, évidemment, on est toujours très engagés dans l'efficacité énergétique. Donc,

quelques exemples des choses qui ont

été... en fait, soit qui sont en poursuite cette année ou qu'on a lancées cette

année. Premièrement, une campagne Les bons réflexes pour vraiment

donner des conseils, outiller nos clients pour réduire leur facture. On a également

une nouvelle signature qui a été déployée, qui s'appelle Mieux consommer,

encore là qui vient vraiment donner des

conseils à nos différents types de clientèle. Puis, dans les clientèles

d'affaires ou commerciales, on travaille avec des programmes, là, qu'on... on travaille de très près

avec le client, entre autres des programmes de bâtiment ou de système industriel,

pour les accompagner dans leur croissance ou dans leur optimisation.

Un autre volet qui est important, c'est

l'électrification des transports. Donc, on a des objectifs ambitieux à ce niveau-là, on veut atteindre

2 500 bornes qui vont être installées au Québec

d'ici 2020 sur notre Circuit électrique, donc très important. À ce jour, on est déployés dans 16 régions au Québec,

on a 9 580 membres, 85 % des électroautomobilistes puis 150 partenaires qui contribuent à ce

projet-là. Donc, c'est un beau projet. Il y a eu des annonces tout récemment. Entre autres, dans la région de

Coaticook, on a lancé 11 nouvelles bornes. Donc, on est très, très

actifs dans ce dossier-là puis on va continuer de l'être jusqu'en 2020.

Le dernier

point pour moi, c'est... Évidemment, toute l'amélioration qu'on fait au niveau du service à la

clientèle se fait aussi dans l'optique de ce que M. Martel a

mentionné, le contrôle de nos tarifs. Donc, on veut maintenir notre engagement d'avoir des hausses tarifaires qui sont en

moyenne inférieures ou égales à l'inflation, avec les exemples qui ont été donnés, là, les tarifs à Montréal

qui sont la moitié de Toronto et le quart de ce qu'on retrouve dans l'État de...

à New York et à Boston. Donc, très important.

Puis toute l'optimisation qu'on fait dans nos services se fait en considération

de l'efficience de nos services.

Donc, peut-être,

pour moi, juste pour conclure, notre stratégie d'amélioration des services à la clientèle, évidemment,

on compte sur des employés... je peux vous

dire que nos employés sont très engagés dans la qualité puis la performance

de nos services, puis ça, c'est un atout

majeur pour effectuer notre virage. Puis notre ambition de devenir une

référence, bien, c'est réel, on a des

résultats concrets déjà cette année. Évidemment, il y a encore beaucoup

de travail qui est à déployer, mais

nous sommes très engagés, puis, en bout de ligne, ce qu'on veut, c'est vraiment

de fournir à nos clients un service qui

va être simple, un service qui va être efficace puis adapté à

leurs besoins, à tous les types de clientèle. Merci beaucoup.

Président (M. Pagé) :

Je vous remercie, M. Filion. Alors, à ce moment-ci, on va passer à

l'échange avec les parlementaires. Je crois que nous disposons de 30 minutes

et que la

partie gouvernementale... une heure en tout, ah oui, c'est ça, mais 30 minutes pour la

partie gouvernementale, 18 minutes pour l'opposition

officielle, et, pour le deuxième groupe

d'opposition, 12 minutes. Donc,

on va commencer immédiatement avec M.

le député de... Abitibi-Est. Je cherche toujours le nom de

la circonscription. Allez-y.

Bourgeois : Merci, M. le Président. M. Martel, M. Desgagné,

M. Filion et toute votre équipe. Même votre équipe, probablement, via la rediffusion de nos échanges. Bienvenue à

l'Assemblée nationale. Je suis bien heureux de vous voir aujourd'hui. Et on va tenter, de par nos échanges, d'éclaircir

encore plus ce qu'est cette belle organisation qu'est Hydro-Québec, dont tous les Québécois, je pense,

doivent être fiers, mais aussi dont on peut se permettre de questionner à

l'occasion certaines décisions, certaines

façons de faire et... ou, dans le fond, mieux comprendre ce que c'est que cette

société d'État.

Et d'entrée

de jeu j'aimerais... Par rapport au service à la clientèle, vraiment j'apprécie,

je pense, cette mise à jour là, qui somme

toute est fort intéressante, presque surprenante pour moi, dans certains des

cas, parce que je regarde... Et, pour me

fier aux commentaires que j'ai parfois avec mes attachés politiques, dans le

comté, avec les citoyens qui viennent se présenter à nos bureaux pour parler de la relation d'affaires qu'ils ont

avec la société d'État, oui, il y a eu amélioration, parce que je peux

aussi... parce que je l'ai vérifié encore cette semaine avec mon monde, pour dire :

Je vais aller voir Hydro-Québec, là, y a-tu

des choses qu'on devrait leur parler plus? Parce que, oui, on a parlé des

problèmes au niveau des raccordements

dans les nouveaux développements ou par rapport à certains joueurs industriels, oui, on a parlé parfois des ententes de paiement, et je vois qu'on a fait

le tour. Mais je veux revenir sur certains éléments. Entre autres, au niveau

du système téléphonique, M. Filion,

vous nous parliez des volumes d'appels. Quand un citoyen appelle... ou un

client industriel, le système téléphonique, est-ce que c'est une personne qui

lui répond ou c'est dans un système automatisé?

Le Président (M. Pagé) :

M. Filion.

M. Filion

(Éric) : Oui, M. le

Président. Donc, il y a plusieurs canaux pour entrer en contact avec nous, j'ai

parlé beaucoup du Web. Quand on nous

appelle dans les centres d'appels, en fait, il y a deux voies. Il y a,

premièrement, une voie de service

automatisée sur le téléphone, donc le client peut être autonome pour répondre à

des enjeux ou à des questions qu'il

nous pose, mais il peut également faire le choix de parler directement avec nos

représentants qui sont situés, comme j'ai mentionné, dans les

14 centres d'appels à travers la province.

Le Président (M. Pagé) : M.

le député d'Abitibi-Est.

Bourgeois : Et, de ce côté-là, je pense que l'amélioration, par

exemple, avec les fins de semaine, le soir, ça doit être grandement apprécié

par la clientèle. Est-ce que vous avez des statistiques sur les délais d'appel?

Parce que les effectifs ne doivent

pas être les mêmes qu'en pleine journée. Est-ce que les délais de réponse se

situent dans les mêmes ordres de grandeur?

Le Président (M. Pagé) :

M. Filion.

M. Filion

(Éric) : M. le Président,

pour répondre à la question, quand on a fait ce virage-là, au mois de juin,

comme j'ai mentionné, ça a été fait à coût nul, donc c'est à même l'équipe

qu'on avait en place, il n'y a pas eu d'ajout de personnel

dans les centres d'appels. Ça fait que ça,

c'est un élément très important. En fait, on a travaillé de collaboration avec

nos employés et les syndicats pour redistribuer nos ressources, nos

employés et offrir cette plus grande couverture là.

Puis

un autre fait qui est important, c'est que, comme j'ai mentionné, la

productivité ou l'efficacité de nos services s'est améliorée. Donc, le délai pour être capable

de rejoindre quelqu'un sur le téléphone est en moyenne à 94 secondes.

Donc, il peut y avoir un petit peu de

variations, évidemment, il y a des périodes, comme les périodes où il y a des

pannes, où évidemment il y a beaucoup

plus d'achalandage, mais, quand on regarde ça sur une base moyenne, c'est un

délai qui est en dessous de deux minutes.

Le Président (M. Pagé) :

M. Martel.

Filion (Éric) : L'an

passé, on était à 205 secondes, donc c'est pour ça que je parlais d'une

amélioration de plus de 50 %. Dans le contexte

de tous les changements.

Le Président (M. Pagé) : M.

le député.

Bourgeois : Oui. Et donc je pense qu'effectivement, de ce côté-là, la

population en général non seulement doit

être satisfaite, parce que, déjà là, vos statistiques le démontrent, mais on

sait que... Habituellement, je ne sais pas pourquoi, on manque d'électricité quand on est en dehors des

heures normales, et c'est une préoccupation à savoir je fais quoi, la fin

de semaine. On est au chalet, il n'y a plus

d'électricité. On le sait, l'été, il y a des perturbations, compte tenu de la

température. Ça fait que je pense que

cette initiative-là mérite d'être soulignée vraiment, bravo de ce côté-là, en

autant que les délais demeurent, je

dirais, justes et raisonnables, parce que c'est l'autre danger, c'est de créer

des attentes qui font en sorte qu'à un

moment donné les gens disent : Bien, oui, je peux appeler, mais les délais

pour ultimement avoir une réponse sont trop élevés.

Du côté des

clientèles industrielles, vous parlez de développer la clientèle. Là, je ne

sais pas si c'est M. Filion ou

M. Martel qui me répondra. On regarde le marché à l'exportation, on

regarde des alternatives. Moi, je suis dans une région d'exploitation de ressources naturelles, et, la transition

énergétique, on s'aperçoit qu'il y a des places fort intéressantes sur lesquelles on a des joueurs qui, bon, sont des

consommateurs... je ne dirais pas des très grands consommateurs, mais des bons consommateurs d'énergie, en l'occurrence

le secteur minier. On a eu des discussions encore tout récemment avec des gens de ce secteur-là, qui nous parlent...

Par exemple, dans les sites d'exploitation à ciel ouvert, on utilise de très

grands camions, mais il y a des mines

ailleurs dans le monde qui utilisent des camions d'encore plus grande capacité

et qui se meuvent par l'électricité

sur des systèmes qu'on appelle de trolley, là, et... Est-ce que c'est des

démarches que vous faites auprès de

ce type de client là, donc, d'analyser le type de consommation énergétique

globale et de voir comment on pourrait venir positionner l'électricité

dans ce besoin-là plus spécifique de ces clients-là?

Le Président (M. Pagé) :

M. Martel.

M. Martel

(Éric) : M. le Président.

Bien, M. le député, merci de me donner l'opportunité de parler de

ça, parce qu'on parle souvent

de nos clients résidentiels, évidemment, qui sont extrêmement importants, on en

a 4,2 millions à s'occuper, mais les clients industriels, au Québec, c'est

extrêmement important.

Premièrement, c'est une grande

partie de la

charge d'Hydro-Québec, hein, c'est des clients extrêmement importants, qui consomment beaucoup.

Puis en même temps, bien, on connaît évidemment les répercussions,

l'importance pour l'économie.

Alors, nous,

on a un rôle, à travers ça, de s'assurer que nos industries demeurent compétitives et continuent de s'améliorer. Alors, une des démarches... Je vous

l'ai mentionné tantôt, hein, on veut se rapprocher de notre clientèle, et je

pense qu'on pose des gestes concrets, on a

des résultats tangibles déjà, en moins d'un an qu'on est sur le dossier. Un des

gestes tangibles, entre autres, dans l'organisation

de M. Filion, c'est qu'on a une organisation qui s'occupe des grands

clients, et là on est en train de faire un

calendrier, un plan de match pour aller rencontrer tous nos grands clients et

on veut faire ça sur un cycle annuel,

question d'écouter leurs préoccupations. Est-ce qu'il y a des choses qui ne

fonctionnent pas? Est-ce qu'il y a des idées comme ça qui percolent

présentement, puis que personne vraiment ne prend le ballon?

Alors, nous,

on a une capacité, chez nous, des fois, à travailler avec eux puis être

capables, tu sais, que ce soit en efficacité

énergétique... En efficacité énergétique, c'est des dossiers importants, hein,

pour ces compagnies-là, pour être plus

compétitives. On en a fait beaucoup. M. Filion mentionnait un peu plus tôt

qu'on a sauvé 8,8 TWh, tu sais, en 10 ans; c'est l'équivalent de ce qu'on fait sur La Romaine

présentement, là, c'est significatif. On a sauvé, donc, la construction d'un barrage. Et j'aime toujours dire que

l'énergie qui est la moins chère, c'est celle qu'on ne consomme pas, hein?

Alors, c'est important, ça, qu'on garde ça en tête.

Alors, oui, il

y a un désir extrêmement grand de notre part. On est en train, justement, de

travailler avec les associations et

aussi avec les clients, les grands clients, qu'on appelle, là, ceux qui sont

les grands consommateurs, de travailler

avec eux pour, justement, que le dialogue reprenne place, parce qu'il y en

avait, mais c'était un peu, passez-moi l'expression... ad hoc un peu,

alors là on est vraiment en train de formaliser ce processus-là.

Le Président (M. Pagé) : M.

le député.

Bourgeois : Oui, bien, peut-être que je vais aller un peu plus loin,

parce que... Si vous avez besoin de compléter l'échange, on pourra le faire par la suite, mais je veux juste amener...

Oui, il y a une amélioration aussi par rapport aux gaz à effet de serre, pour les sites comme

ceux-là, mais il y a aussi l'exploitation sous terre qui... de plus en plus on

parle d'utiliser des équipements

électriques avec télécommande, donc opération à distance, parce qu'après une

opération de sautage il y a un délai

au niveau de la ventilation pour être capable de permettre aux travailleurs de

retourner, mais, avec des opérations à distance, on serait capable de

remettre en opération plus rapidement les sites, donc il y a un gain de

productivité, un gain d'efficacité.

Aussi, la

question de pouvoir amener plus de puissance sous terre permettrait d'opérer

plus de machinerie. Et, là-dessus,

encore hier j'ai été interpelé par un producteur important, qui dit : Moi,

là, avec Hydro-Québec, là, si j'aurais plus de jus, j'aurais plus de

machinerie, donc je permettrais de mieux garantir l'opération de la mine.

Donc, de ce côté-là, moi, je vous

invite à être proactifs. Oui, on recherche parfois d'autres clients, là, mais,

comme on dit si bien, hein, le client

qu'on a déjà, est-ce qu'on pourrait s'assurer qu'il va être desservi,

ultimement, à la hauteur de ses aspirations?

Le Président (M.

Pagé) : M. Martel.

Martel (Éric) : M. le Président, si je peux me permettre, écoutez, ça

cadre exactement dans nos objectifs puis dans ce qu'on veut faire. Je vous montrais tantôt la courbe, hein, que

la charge au Québec n'a pas augmenté depuis 2007. Alors, évidemment, il

y a des gens qui sont déjà là, où est-ce qu'on peut travailler ensemble.

Alors,

dans notre démarche que j'expliquais tantôt, où est-ce qu'on va rencontrer tous

nos grands clients, on va faire ça

sur un cycle annuel. Si vous avez des gens, là, je vous inviterais même à

collaborer avec nous, de les inviter à venir

avec leurs projets concrets pour nous les expliquer, puis après ça, bien, on va

voir comment on peut les exécuter puis

les faire arriver ensemble. Mais ça fait partie... Un, c'est important pour

Hydro-Québec aussi d'avoir plus de charges, hein, parce qu'on a de la capacité, mais en même temps ça permet à notre

industrie d'être plus compétitive dans certains domaines.

D'ailleurs,

je vous dirais, là, le week-end dernier, on avait une grande entreprise, que je

ne nommerai pas, où est-ce qu'ils

nous ont demandé... Ils avaient une fenêtre très, très courte pour qu'on arrête

les travaux, ils étaient extrêmement contents

ce matin parce qu'on l'a fait même en moins de temps qu'on leur a dit qu'on le

faisait. Mais on est très conscients de

ça, il y a des périodes de pointe, des fois ils sont en forte demande, alors on

s'ajuste toujours avec nos clients pour faire ça le plus efficacement

possible. Merci.

Le Président (M.

Pagé) : M. le député.

Bourgeois : Oui, j'aurais encore... j'ai toujours quelques questions.

Président (M. Pagé) : La parole est à vous. Je sais qu'il y a

des collègues également qui souhaitent poser des questions, alors...

Bourgeois : Oui. Je vais me permettre une dernière question et je

laisserai la parole à mes collègues.

Le Président (M.

Pagé) : Allez-y, M. le député d'Abitibi-Est.

Bourgeois : Dans le tableau que vous nous avec présenté,

M. Martel, au niveau de votre réalité financière, dans la

section

au niveau des charges fixes, vous parlez d'achat d'électricité et de

combustible. Est-ce qu'il y a une répartition qui est faite entre achat

d'électricité et achat de combustible?

Martel (Éric) : La

répartition qui est faite, on ne l'a pas faite sur le graphique ici, mais évidemment

on parle ici de... Hydro-Québec a Distribution et Production, a deux entités séparées. Distribution

achète de l'électricité, hein, parce

c'est eux qui distribuent aux clients, alors on va acheter de l'électricité de

la biomasse, de l'éolien ou même des fois, l'hiver, de l'Ontario ou de d'autres endroits, et Production, eux, vont

acheter surtout de l'électricité des petits producteurs privés. Alors,

ça, c'est surtout sur le plan électricité.

Ensuite

de ça, Distribution doit opérer tous les réseaux autonomes au Québec.

Alors, on a des réseaux, exemple, qui

sont autonomes parce qu'ils sont à trop grande distance et qu'on ne peut pas

les alimenter à partir de notre réseau, soit très, très loin dans le Nord...

ou le cas le plus particulier, ce sont les Îles-de-la-Madeleine, qui ne

sont pas connectées au réseau d'Hydro-Québec et qui... ils ont une

centrale au mazout pour alimenter les Îles-de-la-Madeleine.

Alors,

ce que vous voyez ici, c'est le coût du mazout, le coût du gaz, le coût de l'électricité qu'on doit acheter pour subvenir aux besoins des Québécois.

Le Président (M.

Pagé) : M. le député.

Bourgeois : Et donc je présume que, ce coût-là, votre objectif, c'est

de l'aliéner via d'autres sources de production électrique.

Le Président (M.

Pagé) : M. Martel.

Martel (Éric) : Bien, c'est

certain que, M. le Président, il y a une

partie de l'énergie, dans ça, qui est de

l'énergie renouvelable, l'éolien

qu'on achète, qu'on a eu par contrats spéciaux. Alors, ça fait partie... Il y a

une

partie de ça que, dans nos objectifs,

dans notre plan stratégique, c'est qu'on veut réduire le plus possible, faire

une transition énergétique de nos réseaux autonomes. Alors, on a des

solutions qui sont sur la table, présentement, en train d'être regardées par Hydro-Québec Distribution, pour réduire la

consommation en mazout ou en gaz naturel, pour s'en aller vers une énergie

le plus renouvelable possible. Merci.

Le Président (M. Pagé) : Ça

va? Alors, je sais que vous auriez envie de discuter encore longtemps, mais je

sens qu'il y a plusieurs de vos collègues qui le souhaiteraient également.

Alors, on y va, je pense, avec le député des Îles-de-la-Madeleine. Alors,

allez-y.

M. Chevarie :

Oui, merci. D'abord, je veux saluer tout le monde ici. Bonne rentrée

parlementaire!

Concernant

l'électrification des transports, j'aimerais avoir un peu plus de détails par

rapport à ce que vous avez donné en préambule. C'est quoi, les

principaux projets? Les bornes, j'ai manqué l'information. Je sais que vous

avez l'objectif de 2 500 bornes d'ici 2000, mais actuellement

qu'est-ce que ça représente comme état de situation?

Et, bien,

j'aurai probablement des questions supplémentaires, mais, dans un premier

temps, j'aimerais avoir cet état de situation là.

Le Président (M. Pagé) : M.

Martel.

M. Martel (Éric) : Alors, si vous me

permettez, M. le Président... M. le député, merci pour votre question.

Écoutez, d'abord, peut-être pour contextualiser

les choses, il y a une croissance importante des véhicules électriques au Québec. Quand je suis arrivé en

poste, l'été dernier, on avait à peu près 5 000, 5 500 véhicules

électriques au Québec. En date du

31 août, on est à 11 600, alors ça veut dire qu'on a doublé la

flotte, au Québec. Et on sait qu'on représente

à peu près 50 % de la flotte canadienne. Alors, on est quand même un

leader, là, au Canada dans ce domaine-là.

Pour

Hydro-Québec, présentement, on a 731 bornes en service, sur les 2 500

qu'on parlait un peu plus tôt, et, nous, ce qui est important dans ça,

c'est que c'est une opportunité d'affaires, dans le sens que, un, on ne veut

pas que la disponibilité de l'électricité

devienne un empêchement aux consommateurs de s'acheter un véhicule. Alors, les

gens vont dire : Bien, si je

peux juste me brancher chez moi puis qu'il n'y a pas de bornes, bien, ça me

limite un petit peu, je ne suis pas

capable de faire Québec-Montréal, alors c'est problématique. Alors, c'est

important que l'infrastructure supporte le potentiel de croissance qu'il

y a.

Vous le

savez, le gouvernement a un objectif de 100 000 véhicules d'ici 2020,

et nous, bien, on veut supporter cet

objectif-là parce que, pour Hydro-Québec, c'est intéressant aussi.

1 million de véhicules, ce serait 3 TWh d'électricité, c'est

beaucoup d'électricité. Alors, on connaît aussi le potentiel.

Et moi, j'ai

toujours dit que c'est un des plus beaux projets pour le Québec parce que ça

fait deux choses. Un, c'est que

collectivement, sur le plan économique et sur le plan environnemental, on y

gagne beaucoup. D'abord, sur le plan environnemental, on sait que le

parc automobile, aujourd'hui, et tout le transport par véhicule qu'on fait

représente plus de 40 % de nos

émissions, alors c'est clair que, si... Rêvons deux minutes, là, qu'on réussit

à réduire de moitié notre parc automobile. Bien, on réduit nos émissions

de façon importante.

La deuxième chose, sur le plan économique, O.K.,

ce qu'on réussit à faire, c'est d'améliorer notre balance commerciale, les Québécois, parce que, pour nos

voitures qui consomment du pétrole aujourd'hui, on doit l'importer, le pétrole, on n'en fabrique pas. Par contre, on

est un producteur d'électricité, on a des surplus. Alors, moi, je serais

heureux, demain matin, qu'il y ait

1 million de véhicules, parce qu'Hydro-Québec pourrait... Avec de

l'énergie renouvelable, hein, c'est

ça qui est important, parce qu'il y a d'autres États qui n'ont pas non plus ce

luxe-là qu'on a, nous, parce qu'on charge nos batteries avec de l'électricité fabriquée avec du renouvelable. Dans d'autres villes nord-américaines,

l'électricité a été fabriquée avec du

mazout, ou avec du charbon, ou avec d'autres fossiles, pour charger une

batterie, alors ça, ça fait juste déplacer

le problème d'endroit. Mais nous, on est chanceux. On est

capables, sur le plan environnemental, d'avoir un impact important

et, sur le plan économique, au

niveau de notre balance commerciale,

d'avoir un impact très important

aussi.

Le Président (M. Pagé) :

Gagnant-gagnant. Alors, M. le député des Îles encore une fois.

M. Chevarie : Oui, merci. Combien de

temps qu'il nous reste?

Le Président (M. Pagé) : Il

nous reste 13 minutes.

M. Chevarie : 13 minutes? Ah!

O.K.

731 bornes actuelles, l'objectif de

2 500 pour 2020. Donc, d'ici trois ans, il faut pratiquement mettre en

place à peu près le même nombre de bornes qu'on a actuellement pour arriver à

nos objectifs.

Par rapport

aux modalités en vigueur concernant les bornes électriques, pour le bénéfice de

nos téléspectateurs puis les personnes ici, j'aimerais ça qu'on nous

précise un peu c'est quoi, les modalités de mise en place des bornes.

Par ailleurs,

j'ai peut-être une petite question particulière : Il n'y a pas de borne

installée dans les stations-services? Merci.

Président (M. Pagé) : Je crois que ça va être M. Desgagné.

Puis je suis très intéressé par la réponse également.

M. Desgagné (Pierre-Luc) : Merci, M.

le Président. Alors, au bénéfice de la secrétaire de la commission : Pierre-Luc Desgagné. Je suis vice-président,

Affaires corporatives, chez Hydro-Québec. Très heureux d'être avec vous

ce matin.

Alors, pour répondre directement à la question du

député des Îles-de-la-Madeleine, M. le Président, d'abord il y a un modèle d'affaires qui est à deux volets.

Alors, pour ce qui concerne les bornes à 240 V, ce qu'on peut appeler

les bornes de base, celles qui sont

utilisées par tous les véhicules électriques sans exception, c'est un modèle

d'affaires où ce sont les partenaires

qui assument le coût des bornes ainsi que le coût d'installation des bornes.

Et, bien entendu, ça fait en sorte

qu'il y a un vrai partenariat. Ces partenaires-là de l'externe, ils sont autour

de 150 actuellement. Et ça nous permet, nous, de conserver la

responsabilité, bien sûr, d'administrer le réseau, d'en faire le marketing,

d'en faire le développement. Ça, c'est pour les bornes à 240 V.

Pour ce qui est des bornes rapides,

celles qui permettent de recharger les véhicules tout électriques, ces

bornes-là sont réservées aux

véhicules tout électriques, on parle de 80 % de la recharge en 20 minutes.

Pour l'installation de ces bornes-là,

la façon dont ça fonctionne, il y a un partage des coûts à 50 %, donc

c'est 50-50. Hydro-Québec assume 50 % du coût d'achat et d'installation de la borne, le partenaire externe

assume l'autre 50 %. Et ça, le tarif, c'est 10 $ l'heure, mais vous êtes chargé, bien sûr, à la minute; vous

restez 30 minutes, vous êtes chargé 5 $. Alors, c'est vraiment

calculé à la minute, mais c'est

10 $ l'heure. Et ces bornes rapides là se déploient à un rythme,

pardonnez-moi le pléonasme, assez rapide,

on est rendus à 52 bornes rapides le long des grands axes routiers. Et la

borne de Mont-Tremblant, M. le Président, est parmi les populaires.

Le Président (M.

Pagé) : Bon. Alors, je suis heureux de l'entendre. M. le député

des Îles.

M. Chevarie :

Donc, c'est un partenariat d'affaires entre les promoteurs et Hydro-Québec. Et,

j'imagine, les promoteurs achètent de l'électricité puis ils le vendent aux

clients avec un pourcentage, là.

Desgagné (Pierre-Luc) : Bien, si vous me permettez, M. le Président,

la question du député est fort intéressante.

Le Président (M.

Pagé) : Oui, allez-y.

M. Desgagné

(Pierre-Luc) : Comme vous savez, la revente d'électricité n'est pas

permise, suivant la loi.

Alors,

pour ce qui est des bornes à 240 V, c'est 2,50 $, et ça, ça inclut...

c'est un forfait, et, peu importe la durée de votre recharge, vous payez

un coût de 2,50 $. Ça, c'est un forfait.

En ce qui concerne la

borne rapide, comme Hydro y participe, c'est Hydro qui vend l'électricité, là

non plus il n'y a pas de revente, il n'y a

pas, en bon français, de surprime... ou Hydro-Québec ne prend pas de «cut», si

vous me passez l'anglicisme, sur la

vente d'électricité. C'est le Circuit électrique... Bien, Hydro-Québec étant

l'investisseur, c'est le Circuit électrique qui...

Le Président (M.

Pagé) : M. le député.

Chevarie : Donc, l'avantage, pour le partenaire, c'est d'avoir une

borne sur son terrain et sa clientèle qui en profite, nécessairement.

Maintenant,

une question qui me vient, c'est concernant... Dans les projets futurs,

Hydro-Québec n'a jamais songé à bâtir ou à monter un modèle électrique à

l'image un peu de Tesla, de Powerwall, je pense? Est-ce que ça a déjà été

discuté... ou est-ce que ça pourrait être encouragé à l'avenir?

Le Président (M.

Pagé) : M. Martel.

M. Martel

(Éric) : M. le Président, si vous me permettez, vous savez,

Hydro-Québec a développé, dans les 15 dernières

années, une expertise extrêmement grande en batteries électriques. Le résultat

de nos recherches en innovation sur

les batteries électriques a surtout porté sur la capacité de stocker de

l'énergie, O.K., parce que c'est un enjeu planétaire présentement. Nous, on est

chanceux, on met de l'eau dans nos barrages, c'est comme ça qu'on stocke de l'énergie,

mais, dans plusieurs endroits, je

pense juste à nos voisins américains, en Californie, par exemple, il n'y a pas de barrage, alors, quand ils produisent de l'énergie solaire ou de

l'énergie éolienne, ils doivent prévoir en stocker une

partie pour quand

il va y avoir des besoins de puissance plus grands.

Alors, nous, sur nos

résultats de recherche, qu'est-ce qu'on a fait, c'est qu'on a mis nos efforts

sur ce type d'énergie là. Alors, aujourd'hui, on a développé une batterie à très grande capacité, on a un centre

d'excellence de recherche de batterie

à l'IREQ, on a développé une nouvelle chimie de batterie qui est surtout faite au niveau

de l'anode avec du phosphate, et ça

nous permet deux choses. Ça nous permet d'avoir une batterie qui a plusieurs

cycles de vie, aujourd'hui. Alors,

c'est une batterie de 1,2 MWh, qu'on peut mettre sur un camion de

53 pieds, là, ce n'est pas une petite batterie, et cette batterie-là, à

l'intérieur, a toute la programmation

nécessaire pour être capable de se brancher sur un réseau puis

équilibrer le réseau. Alors, ça, c'est un savoir, évidemment, qu'Hydro-Québec

a. Mais, notre batterie, la particularité qu'elle

a, ce que j'allais dire, c'est qu'elle est capable de se charger jusqu'à

15 000 fois. Nos plus proches compétiteurs, après 3 000, la batterie est finie. Alors,

nous, elle a une durée de vie à peu près cinq fois plus grande que notre

compétition. Alors, c'est pour ça

qu'on veut la commercialiser aussi, on va en parler un peu plus tard

aujourd'hui, mais c'est vraiment des recherches...

est en train aussi de faire des recherches, présentement, pour une batterie qui

irait plus pour un véhicule, O.K., parce que notre batterie, aujourd'hui, elle

a été développée pour une autre... elle est trop lourde pour une application

dans un véhicule, alors, ça n'a pas été

développé pour ça, mais on sait comment, on a des très bonnes idées de choses

qu'on pourrait faire pour avoir une

batterie extrêmement performante pour un véhicule automobile. Alors, on est en

train de faire nos plans,

présentement, pour commercialiser la batterie qui sert à faire du stockage,

mais derrière tout ça on fait aussi de

la recherche, et ça pourrait nous ouvrir des portes sur des marchés aussi qui

seraient extrêmement intéressants pour d'autres types de batteries,

d'autres types d'applications.

Le Président (M.

Pagé) : M. le député des Îles.

M. Chevarie : Merci beaucoup.

Le Président (M. Pagé) :

Alors, on va laisser la parole à M. le député de Papineau, notre vice-président

à la commission.

M. Iracà : Oui. Merci, M. le

Président.

Le Président (M. Pagé) : Il

vous reste six minutes, cher ami.

M. Iracà : Six minutes? O.K. Alors,

bonjour, messieurs. Très heureux que vous soyez ici ce matin.

Alors, moi,

j'ai une question concernant un dossier spécifique qui a fait couler beaucoup

d'encre dans les années passées, et

vous en avez peu parlé ce matin ou pas. Concernant les compteurs intelligents,

il y a eu, vous le savez, beaucoup de

crainte de la part de la population qu'il y ait de la surfacturation en lien

avec les compteurs intelligents. Vous avez parlé d'emplois, puis c'est une

bonne chose, que vous avez fait une restructuration d'Hydro-Québec pour

diminuer le nombre d'emplois, pour

être le plus performants possible au moindre coût. Alors, est-ce que... Parce

que ma question va porter plusieurs

volets, là. Un, pour rassurer les gens, je pense que vous êtes peut-être,

aujourd'hui, à même de faire un bilan suite

à l'installation des compteurs intelligents, par rapport aux craintes et les

perceptions que les gens avaient dans ce système-là. Et la deuxième question, deuxième volet de la question,

c'est en lien avec les emplois. Quels emplois ont été touchés, je pense notamment en région? Quel est

l'impact que ça a eu par rapport aux emplois chez Hydro-Québec? Et donc

c'est un peu ça, le bilan et le lien avec l'emploi.

Le Président (M. Pagé) :

M. Martel.

M. Martel

(Éric) : M. le Président. M. le député, merci pour votre question, je

suis heureux que vous me donniez l'occasion

d'en parler, parce que le dossier des compteurs, chez Hydro-Québec, c'est un

dossier qui a beaucoup progressé dans

la dernière année. On a à peu près 3,8 millions, 3,9 millions de

compteurs d'installés présentement, fonctionnels, et ça va très, très bien. Alors, on est capables de

faire la lecture en temps réel, on est capables de... et ça a beaucoup

d'avantages, d'ailleurs des factures plus précises.

Et je sais

qu'il y avait une conjonction, l'an dernier, O.K., les gens arrivaient,

nouveaux compteurs, on venait de passer les deux hivers les plus froids

au Québec, alors, les gens, même si le prix de l'électricité n'avait pas

changé, il y avait 20 % de plus de

consommation. Alors, tout de suite en partant, tout le monde avait 20 % de

plus, là, nouveaux compteurs, pas nouveaux compteurs, pas de tarifs

augmentés, juste par la quantité d'énergie qu'ils consommaient. Alors là, les compteurs arrivaient, on n'avait

peut-être pas fait un bon travail, à Hydro-Québec, on va prendre nos... à bien

expliquer ce qui s'en venait.

Alors,

aujourd'hui, je peux vous dire que, là, je pense que les gens ont beaucoup

mieux compris. Il y avait des légendes

urbaines qui circulaient que, bon, les champs magnétiques qui étaient dégagés

pouvaient causer des problèmes. Alors,

juste peut-être pour rassurer tout le monde, ça émet 13 fois moins que

votre téléphone cellulaire que vous portez collé à votre oreille, en termes d'émissions. Ça fait que ça, c'est

important de le dire. Ça fait qu'il y a eu beaucoup d'éducation à faire

dans la dernière année, et je crois qu'on a passé ça. Alors, les gens

comprennent bien.

C'est un

appareil extraordinaire. Ça nous permet, comme je vous dis, de faire de la

lecture en temps réel, avoir des

factures extrêmement précises. Et, tous les cas de factures qui nous ont été

amenés, on les a regardés, pour rassurer les gens, mais on n'a pas

trouvé... là, je ne vous dirai pas qu'on n'a pas un appareil, tu sais, par

exception, mais ça va extrêmement bien, c'est un beau projet.

Et en même temps, peut-être pour aller sur le plan des emplois, c'est un

projet qui était important, hein, on voulait avoir des tarifs... Ça, ça a sauvé 80 millions de dollars aux Québécois

sur leur facture d'électricité par année, puis c'est récurrent. Parce qu'avant on avait des gens qui circulaient partout avec des

véhicules, 800 personnes,

800 quelques personnes qui

allaient prendre des lectures de compteur. Alors, ça, aujourd'hui, on n'en a presque plus, on l'a automatisé. Alors, c'est au bénéfice des Québécois

sur leur facture, ça leur a sauvé 80 millions année après année. Alors,

économiquement, c'était la bonne chose à faire aussi.

Par rapport aux emplois, puis je vais en

parler peut-être de façon plus globale, évidemment, ces emplois-là, il y a

des gens qui sont partis à la retraite, il y

en a plusieurs aussi qui ont été recyclés chez Hydro-Québec dans d'autres types

d'emplois où est-ce qu'on devait embaucher.

Alors, il y a eu un peu des deux. Il y a des gens qui sont dans les centres

d'appels, il y a des gens qui sont ailleurs. Alors, ça, c'est important de le

faire.

Et, par rapport aux régions, si je peux vous rassurer sur une chose, chez Hydro-Québec on est toujours extrêmement

sensibles à ça. Quand on prend ce genre de

décision là, on se pose toujours la question. Et, moi, je peux vous dire, chez

Hydro-Québec, dans les 10... pas les 10 dernières années mais depuis 2010 on a

réduit notre population de 14 %, on a 14 % moins de monde dans

Hydro-Québec, et je peux vous dire que ça ne s'est pas fait au détriment des

régions, au contraire, O.K.? Il y a une

seule région, en fait, qui est en hausse, dans tout ça, puis c'est la

Côte-Nord, avec 1 % de plus. Les autres régions ont soit... suivi à

peu près le même type de réduction, 14 %.

Alors, on

fait toujours très attention. Des fois, il y a des perceptions, hein, tu

sais : Ah! c'est toujours en région, à Montréal ils ne sont jamais

touchés, mais je peux vous rassurer d'une chose, c'est que les proportions

demeurent les mêmes. En fait, quand

on le regarde, là, à peu près 50 % des emplois d'Hydro-Québec sont à

Québec et Montréal, les deux

ensemble, puis l'autre 50 %, c'est tout le reste du Québec. Ça fait que

c'est une façon un peu de le vulgariser, là, mais ce chiffre-là est vrai année après année, et on se

soucie toujours de ça. Oui, quand on fait des réductions, ça affecte tout

le monde, mais on s'assure de bien compenser ça.

Alors, j'espère que ça répond à votre question,

M. le député.

Le Président (M. Pagé) :

M. le député de Papineau. Il reste un petit peu plus de

1 min 30 s.

Iracà : Bien, alors,

simplement, en terminant, pour mentionner que... Ah! Si vous avez une question...

Je vais passer à mon collègue. Mais c'est rassurant pour les gens des

régions, merci beaucoup.

Le Président (M. Pagé) :

Alors, oui, M. le député de...

Le Président (M. Pagé) : ...de

Beauce-Sud.

M. Busque : C'est en plein ça.

Le Président (M. Pagé) :

Allez-y. 1 min 30 s.

M. Busque : Merci, M. le Président,

merci. Alors, je souhaite, bien entendu, souhaiter la bienvenue à tous les

collègues, là. Bonne rentrée à tout le monde.

M. Martel,

M. Desgagné, M. Filion, j'avais une couple de questions, mais on va

faire rapidement. Je vais commencer par la première.

Au niveau

service à la clientèle, M. Filion, je me demandais... c'est quand même

des très, très bonnes nouvelles qu'on entend ce matin, c'est quand

même une orientation très importante, je pense, au niveau d'Hydro-Québec, et je pense

que ça va venir répondre à bien des questions que nos concitoyens avaient

versus Hydro-Québec. Je me demandais : Est-ce qu'il y aura, bien entendu, un plan de communication d'Hydro pour bien

informer tous les clients d'Hydro de ce virage, que je considère comme très important, de ces bonnes nouvelles

qu'on nous communique ce matin, je ne sais pas, je pensais via la

facturation, envoyer, mettons, la diminution du nombre de plaintes, les

nouveaux enlignements, les engagements de la

direction, les engagements des employés? Tout ça, moi, je considère que

c'est vraiment extrêmement

positif et je suis persuadé que l'ensemble

des Québécois seraient très,

très, très intéressés d'avoir toutes

ces bonnes nouvelles concernant notre société d'État préférée, Hydro-Québec.

Alors, ça, c'était au niveau clientèle.

Le Président (M. Pagé) : M.

Filion, vous disposez de 20 secondes.

M. Filion

(Éric) : Oui, merci, O.K., M. le Président. Donc, rapidement, oui, on fait beaucoup de communications

sur nos nouveaux services. Un exemple, on

envoie à peu près 1,6 million d'infolettres à nos clients pour leur publiciser

les nouveaux services. Puis il y a beaucoup

d'autres campagnes qui vont être faites, là, pour vraiment

se rapprocher des clients puis leur communiquer clairement notre offre

de services renouvelée.

Président (M. Pagé) :

Je vous remercie, M. Filion. Alors, nous allons... vous allez

pouvoir poursuivre les échanges avec M. le député de Sanguinet, qui

dispose de 18 minutes pour cette période d'échange. M. le député.

Therrien : Merci, M.

le Président. Alors donc, il est

temps d'apprendre, comme j'ai dit tantôt. Évidemment, j'avais dit que je

vous poserais la question, donc la question est la suivante.

Vous dites

que vous allez vous fier à l'inflation pour limiter les augmentations de tarifs. Et vous avez donné un document, et je trouvais ça intéressant parce qu'on voit, dans le

document, que généralement les tarifs sont pas mal collés à l'IPC, là. Et donc, sans me tromper, là, on peut

dire qu'historiquement vous avez pas mal suivi cette idée-là. Et puis, bien, en

économie, quand tu suis l'inflation, ça veut dire que tu n'as pas d'augmentation des prix en termes réels, tu n'as pas d'augmentation, donc ça ne coûte pas plus cher en termes réels,

ce qui est une bonne nouvelle en soi. C'est prévisible aussi, parce

que l'inflation est devenue de plus en plus prévisible, là, depuis la réforme, là, de l'objectif

de la Banque du Canada en 1991.

Là, moi, ma

question, c'est : Vous avez une augmentation de 1,6 %

proposée cette année, c'est ce que vous avez, mais, quand je regarde l'inflation... Je vous l'avais dit, là, ce n'est

pas une surprise. Je ne veux pas vous mettre en boîte, je veux apprendre, là. Parce que, là, quand on

regarde l'inflation en 2015 puis aussi l'inflation récente, au Québec, je dis

bien, si on limite l'analyse au Québec,

évidemment, c'est notre champ d'intérêt à tous, bien, on parle plus de

1,1 %. Pour vous, là, quand vous

dites 1,6 %... Puis le ministre,

quand il a parlé de 1,6 %, semblait très satisfait, donc ça satisfait pas mal tout le monde.

Moi, je veux que vous disiez, là, sur quoi vous vous êtes basés exactement.

Le Président (M. Pagé) : M.

Martel.

M. Martel (Éric) : Alors, M. le

Président... Excellente question, M. le député.

D'abord, on

utilise l'IPC Québec, O.K., parce qu'étant donné que notre actionnaire, c'est

le ministre des Finances, qui détient

100 % des actions, et que lui utilise l'IPC Québec, je crois qu'on serait

mal vu d'utiliser autre chose. Alors, quand

on regarde, par exemple, les planifications budgétaires du gouvernement du

Québec, c'est l'indice qui est utilisé, alors on s'est collés à ça. Ça

fait que, ça, je sais que c'était une question que vous aviez au départ.

Et, vous avez

absolument raison, cette année l'inflation avait été prévue pour être plus dans

les alentours de 2 %; finalement,

elle est environ à 1,1 % ou 1,2 %. Mais nous, cette année, on est à

0,7 %, alors on est en bas de l'inflation, parce que le 1,6 %, c'est pour l'an prochain,

le dépôt qu'on vient de faire. Alors, c'est important. Il faut... Année sur

année, là, on est à 0,7 %.

L'inflation prévue présentement est à 1,1 %, 1,2 %, alors ça voudrait

dire qu'on sera 0,4 %, 0,5 % sous l'inflation réelle.

L'an prochain, on a

demandé 1,6 %. Les pronostics, qui peuvent évidemment évoluer et changer,

prévoient environ 2,2 % pour l'an

prochain, alors il y a un consensus, là, présentement, autour de 2,2 %

pour l'année 2017, et nous, on demande 1,6 %, alors ce qui nous

permet d'être à peu près à 0,5 % sous l'inflation qui est prévue.

Therrien :

O.K. Donc, c'est mon erreur, c'est-à-dire que le 1,6 % était pour l'année

prochaine.

M. Martel

(Éric) : C'est l'an prochain, c'est notre demande tarifaire pour 2017.

Therrien : C'est l'erreur... j'ai fait une erreur, là, O.K.

Mais vous êtes gentil, vous ne m'avez pas dit : Tu as fait une

erreur. Bon, c'est bien, ça. Donc, j'apprécie beaucoup.

Donc,

c'est pour l'année prochaine, O.K., on en convient. Mais là c'est sûr que, tu

sais, grosso modo, il faut... Généralement,

la Régie de l'énergie va... Tu sais, si vous dites : 1,6 % l'année

prochaine, en vous disant : Bien, l'inflation devrait être de

2,2 %, certains modèles de prévision, ça fait que j'imagine que la régie,

elle, est d'accord avec ça systématiquement... ou on doit attendre un certain

moment pour voir si les précisions seront robustes ou...

M. Martel

(Éric) : Alors, si vous me permettez, M. le Président, pour répondre à

la question ici, c'est que le processus qui

est en place, c'est que nous, on dépose, toujours au début août, hein, c'est ce

qu'on a fait cette année, une demande

de révision tarifaire pour l'année qui s'en vient. Donc, à partir du 1er avril

prochain... Dans le fond, ce 1,6 % là qu'on a demandé entrerait en

vigueur le 1er avril 2017, et donc il est bon jusqu'au 31 mars 2018.

Alors,

ce qui arrive présentement, c'est que, là, on a déposé cette offre-là. Dans les

prochaines semaines, à l'automne, on

a toujours une... évidemment, on va revoir notre dossier tarifaire, hein, c'est

quelque chose de très volumineux. Ce

qu'on explique, dans le fond, à la régie, c'est comment on est arrivés

là : Voici les coûts, on veut dépenser tant dans nos centres

d'appels, on a tant de nouveaux équipements à remplacer, tant de maintenance à

faire; tenir compte de la végétation, il

faut s'occuper de la végétation, voici comment ça va coûter. Et, à partir de

là, là on a des discussions avec la

régie, on se met d'accord sur ça, et eux... Ensuite de ça, on va continuer,

évidemment... On va en savoir plus, hein, on va être plus intelligents à la fin de l'année, probablement, sur les prévisions

de l'an prochain, parce qu'elles vont s'être raffinées, et là on va souhaiter qu'on est toujours dans ça, et la régie

va soit confirmer notre 1,6 %, ou le diminuer, ou l'augmenter.

Le Président (M.

Pagé) : M. le député.

Therrien : Est-ce qu'il y a moyen de... En terminant, je ne

veux pas passer tout mon temps là-dessus, mais juste une dernière petite question, là, parce que vous répondez quand

même rapidement, puis ça fait mon affaire, là, c'est que, si vous arrivez avec 1,6 % l'année

prochaine, puis l'inflation, finalement, est de 1,1 % ou 1 %, est-ce

que vous allez prendre ça en

considération pour l'année subséquente, pour dire : Bien, on va vous

redonner l'augmentation... bien, en tout cas, l'inflation qui n'a pas eu

lieu, on va faire en sorte que les prochains tarifs seront rajustés à la

baisse?

Le Président (M.

Pagé) : M. Martel.

Martel (Éric) : C'est hypothétique comme scénario, là, puis il faut...

Ça pourrait arriver, O.K., qu'on nous donne

quelque chose... finalement, le marché se réajuste. Alors, à ce moment-là,

écoutez, je pense qu'on a un engagement, tu sais, sur le long terme d'être sous l'inflation, ça fait qu'il faudrait

voir comment on adresserait ça, s'il y aurait moyen de l'adresser dans

l'année subséquente, mais notre engagement, il est formel, il est là, et puis

on veut le maintenir.

Peut-être

un point que j'amènerais ce matin, qui est important, M. le député : Sur

les hausses tarifaires, alors, on a un engagement ferme, Hydro-Québec,

présentement, de faire ça sous l'inflation année après année et on a une petite

préoccupation, présentement, puis je veux la

signaler parce que je veux être transparent avec la commission, c'est que

présentement il y a des audiences devant la

régie sur mettre en place un mécanisme de régulation de l'incitatif, qu'on

appelle le MRI, O.K., et ce

mécanisme-là a été... En fait, c'est devenu une loi en 2012, ça fait un bout de

temps. Et il avait été mis un peu sur la glace, parce que les deux derniers

gouvernements ont dit : Bien, on est en déficit budgétaire, on va attendre pour ne pas affecter les bénéfices

d'Hydro-Québec. Sauf que nous, dans notre analyse fine de ce mécanisme-là,

qu'on est en train de discuter comment il va

fonctionner, on a fait des recherches aussi en regardant... parce qu'il y a

beaucoup d'États américains qui

avaient un mécanisme similaire pour établir les tarifs, et ce mécanisme-là a

été abandonné plus souvent que

renouvelé, je vous dirais, dans les dernières années, pour une raison surtout,

et on a vu des cas d'espèce dans plusieurs

États, il y a des cas aussi où on n'a pas eu cette surprise-là, mais le

mécanisme fait en sorte qu'on se dit : Sur les trois... Admettons on dit : C'est sur trois ans, on va fixer

les tarifs, c'est 1,5 % d'augmentation, alors tout le monde est content parce que ça nous stabilise pendant trois

ans. Mais où est-ce que souvent il y a eu des surprises, c'est à l'année

qu'on appelle du «rebasing», où est-ce qu'on

refait nos calculs pour les trois prochaines années, et là on a souvent vu des

États qui ont eu la surprise, qui se sont

ramassés... Ils étaient, admettons, à 1,5 %, à

titre d'exemple, pendant

trois ans, et là ils avaient... on a vu des cas à 18 %, des cas à

16 %, des cas à 12 %.

Alors, on a,

nous, une préoccupation, on est train d'en discuter, parce que c'est important

qu'on soit conscients de ça, qu'on ne

s'éloigne pas de notre objectif. Comme on dit, on est en train de changer la

mécanique. Il faut s'assurer que collectivement

on se pose la question pourquoi on le fait, mais comment on le fait, surtout,

pour s'éviter des surprises.

Le Président (M. Pagé) :

M. le député.

Therrien : Donc,

vous voudriez décider sur trois ans au lieu de le décider année après année?

M. Martel

(Éric) : Ce n'est pas

décidé, ça, encore. On est en train de discuter avec la régie sur la mécanique

de la formule, comment ça va fonctionner.

Therrien : Puis là vous parlez de 15 %, 18 %. C'est qu'il y a eu des

augmentations d'inflation comme ça?

M. Martel

(Éric) : On a regardé des

États américains, où est-ce qu'il y

en avait moins six, qu'on a décelé,

qui avaient ce genre de mécanisme là.

Alors, eux avaient annoncé soit des gels ou des 1,5 %, à peu près, pendant trois ans. Il y en a qui étaient sur cinq aussi, ça dépend,

on n'a pas déterminé, au Québec, combien d'années. Mais souvent ce qu'on

a vu, c'est qu'à l'année où est-ce qu'on faisait le rajustement pour un autre

trois ans ou un autre cinq ans c'est là qu'il y avait souvent des surprises. Et

ça, moi, j'ai toujours... j'ai vu beaucoup de clients, beaucoup d'associations

de consommateurs, et, dans tous les

cas — puis les

grandes industries — il y a

une chose que les gens souhaitent, c'est de la prévisibilité, ils ne

veulent pas de surprise. Alors, ça, c'est une préoccupation qu'on a puis que je

partage avec vous aujourd'hui.

Le Président (M. Pagé) : M.

le député.

Therrien :

Merci. Bien, juste vous dire qu'en 1991 l'objectif de la Banque du Canada était

de faire en sorte que l'inflation se

situe entre 1 % et 3 %, puis qu'ils manipulaient le taux d'intérêt

justement pour qu'on atteigne toujours cette

cible idéale à 2 %, puis ce qui a permis à des contrats de salaire de

s'étendre sur cinq ans, sans trop de surprise. Et, si vous regardez

l'inflation québécoise, elle est généralement 0,3 % à 0,5 % en bas de

ce qui se passe dans le reste du Canada. Ça

fait qu'on peut dire avec une certaine prévision que l'inflation québécoise, en

gros, en tout cas, va se situer à peu

près à 1,5 %, bon an, mal an, ça fait que ça évite les surprises. C'est

pour ça que la Banque du Canada a fait... oui, bien, avait utilisé ce

genre de bracket de contrôle.

C'est

intéressant... Et je vais vous parler de d'autre chose. Vous avez parlé tantôt

des employés, vous avez diminué le

nombre d'employés, puis vous avez mentionné, par contre, les heures

supplémentaires. Moi, j'aurais aimé ça... et je ne vous le demanderai pas, là, O.K., je ne vous

demande pas ça, là, mais est-ce que vous avez regardé du côté de la masse

salariale, à savoir que, si le nombre

d'employés a diminué, est-ce que, par contre, le nombre d'heures

supplémentaires a augmenté? Est-ce

que ça, c'est quelque chose que vous avez vérifié? Bien, je vous le dis, je ne

vous le demanderai pas, mais c'est juste parce que j'imagine que vous

contrôlez ça aussi, là.

M. Martel

(Éric) : Si je peux me

permettre de vous répondre, M. le

Président, je connais les chiffres,

je les revois régulièrement.

Le Président (M. Pagé) :

M. Martel.

Therrien : Parfait.

Super! C'est bon.

M. Martel

(Éric) : Alors, si on

regarde les huit premiers mois de l'année, jusqu'à la fin août, là, je n'ai pas

les chiffres de septembre, mais, pour

les huit premiers mois de l'année, notre temps supplémentaire, chez Hydro-Québec, coûte 10 millions de

dollars de moins. Alors, j'ai dit tantôt

qu'on avait des enjeux, là, mais on a commencé à faire le travail déjà.

Alors, ça a coûté 10 millions de

dollars de moins, sur une facture

totale, l'an dernier, de 131. Alors, on est déjà à 121, puis on s'en va pour mieux pendant les prochains

mois. Et ça, c'est malgré qu'on a eu beaucoup plus de surprises de la météo, cette

année, on a eu beaucoup d'aléas climatiques, d'incidents climatiques.

Mais en même temps votre question est importante,

hein, c'est important de dire : J'ai diminué mon temps supplémentaire,

mais je n'ai pas rajouté du monde, ou vice versa. On a aussi réduit notre

effectif, en même temps, de 550 personnes,

ce qui nous sauve 22 millions de

dollars. Alors, au niveau

de la masse salariale, quand on prend le temps supplémentaire et les effectifs, on fonctionne

avec moins de monde, ça, c'est les chiffres sur huit mois, et on fonctionne

avec moins de temps supplémentaire, malgré qu'on ait eu plus d'aléas

climatiques.

Le Président (M. Pagé) : M.

le député.

Therrien : Merci.

C'est... En tout cas, ça répond absolument à ma question, je suis très content.

Écoutez, il y a des gens... Vous savez, le Parti

québécois, on discute de nos comtés, évidemment, et puis on a beaucoup

de députés qui sont en région qui sont inquiets, parce qu'on s'aperçoit que les temps de raccordement, souvent, dépassent les promesses qui sont faites par les

gens d'Hydro-Québec, les engagements qui sont faits par Hydro-Québec.

Moi, je ne veux pas lancer la... moi, je ne suis

pas ici pour vous lancer la pierre, là. Je me dis, entre autres en Gaspésie, on s'aperçoit, là, que les temps de

raccordement sont beaucoup, beaucoup plus longs, et ça fait en sorte que

les consommateurs attendent indûment... et

aussi quelquefois les entreprises attendent des raccordements qui ne viennent

pas tout de suite, et qui fait en sorte que

ça neutralise partiellement, là. Je ne veux pas exagérer, mais disons que c'est

un frein, d'une certaine façon, au développement économique d'une région

qui en a bien besoin.

veux vous entendre là-dessus. Est-ce qu'il y a des choses qui sont prévues pour

justement améliorer les temps de

raccordement, pour qu'on se situe davantage près des engagements qu'on a auprès

de notre clientèle? Y a-tu des choses... Dans les régions surtout.

Le Président (M. Pagé) :

M. Martel.

M. Martel

(Éric) : Bien, écoutez,

tout à l'heure... Je vais être transparent, je ne connais pas les

chiffres région par région, là, mais

je peux vous dire qu'au total, l'an dernier, les temps de raccordement pour des

raccords qu'on appelle multiples, là,

tu sais, un nouveau développement, pas un petit... Quelqu'un déménage, là, je

fais juste changer d'adresse, ça,

c'est facile pour nous à faire, puis on performe très bien, là. Mais, quelqu'un

qui a construit, par exemple, un nouveau parc immobilier ou une nouvelle entreprise,

une nouvelle usine, les temps de raccordement, on avait des défis importants,

l'an passé, on rencontrait 55 % des dates qu'on donnait aux clients, O.K.?

Alors, on avait la moitié... Presque la moitié du temps, on ratait la

date qu'on avait donnée, et c'était inacceptable.

Alors, depuis

un an, on a fait beaucoup de travail là-dessus, on a mis des équipes en place,

on a des équipes de gestion de

projet, et on est rendus... Cette année, on en a eu pourtant autant, là, on en

a eu plus de 2 200, des raccordements multiples, cette année, à faire sur des parcs, et on est à 90 %

qu'on rencontre nos dates. Alors, on n'est pas parfaits, puis ça, je vais l'admettre, mais on est passés de

55 % à 90 % des temps. Et en plus de ça on a réduit le temps qu'on se

donnait. Alors, c'est sûr qu'on

aurait pu être à 90 % en augmentant le temps, mais on a réduit le temps

qu'on se donnait, puis ensuite de ça on réussit à faire ça.

Je n'ai pas

la segmentation, aujourd'hui, par région, mais le processus qu'on applique, il

est partout le même dans la province. Alors, il n'y a pas de raison pour

laquelle un client...

Et ce qu'on a

fait aussi, peut-être pour éclaircir ça, c'est qu'on fait beaucoup

d'accompagnement, parce que c'est clair

que les gens ne font pas ça tous les jours, hein, puis des fois il y a des

papiers qui ne viennent pas. À un moment donné, nous, ça nous prend, exemple,

une servitude, on n'a pas d'information. Alors, on accompagne beaucoup plus le client à l'aider à mieux se préparer, parce que

souvent la problématique n'était pas chez Hydro-Québec, il nous manquait

des documents, un maître électricien, etc.

Alors là, aujourd'hui, on a un service qui vraiment travaille avec les gens

pour s'assurer... dire : Est-ce

que vous avez votre papier? On en a besoin telle date. Et ça, ça a accéléré le

processus, ça l'a rendu beaucoup plus robuste.

Le Président (M. Pagé) : M.

le député.

Therrien :

Souvent, en région... Vous parlez de multiraccordements. Bien, en région,

souvent, tu sais, c'est plus des clients qui sont isolés, des

entreprises qui ne sont pas nécessairement des grosses entreprises qui

attendent le courant. C'est sûr que, dans ce cas-là...

Est-ce que

vous avez des... Vous me parliez, là, de 55 % dans les multiraccordements.

Bien, est-ce que vous avez des chiffres en région, pour qu'on puisse

voir la problématique? Parce que, comme je vous dis, c'est soulevé par mes collègues, et moi, je suis sur la Rive-Sud de

Montréal, ça ne s'applique pas nécessairement à mon comté, mais je suis là

pour représenter l'ensemble du Québec, puis on s'aperçoit que, dans les régions...

Entre autres, la Gaspésie, j'ai plein d'exemples

concrets, là, qui nous sont envoyés. Est-ce qu'on pourrait avoir des

informations là-dessus, sur... D'abord, est-ce qu'il y a un problème qui se retrouve à être dans cette région-là

mais ailleurs? Puis est-ce que vous avez des plans pour améliorer l'efficacité

des raccordements? Je ne sais pas, est-ce qu'on pourrait avoir ça

éventuellement, là, que vous pourriez

nous envoyez ça à la commission? On apprécierait beaucoup, parce qu'il y a des

gens qui sont inquiets, puis, de cette

façon-là, bien, ça les soulagerait probablement, de savoir quelle est la

situation actuelle et qu'est-ce qu'Hydro-Québec va faire pour améliorer

cette situation qui est problématique.

Le Président (M. Pagé) :

M. Martel.

M. Martel

(Éric) : Si je peux... M. le Président, il y a une chose qui est importante, c'est que, dans

une organisation de la taille

d'Hydro-Québec, qu'on est en train de mettre des choses en place, entre autres,

quand je dis qu'on a un objectif, on est à 90 %, présentement, de rencontrer les temps qu'on donne, c'est un

objectif qui est provincial, et c'est sûr

que cet objectif-là, ensuite de ça, va percoler au niveau des directeurs

régionaux, et tout ça, ils vont avoir le même objectif. Alors, je ne suis pas en mesure, ce matin, là... je n'ai pas

les chiffres avec moi, je ne les connais pas par coeur, je suis certain que, si mon vice-président Réseau

serait ici, il les connaîtrait, mais on s'assure que tous les Québécois

bénéficient du même service.

Alors, ça, il

faudrait le regarder finement. Ça se peut qu'il y ait des endroits qu'on a un

peu de rattrapage à faire, ça, je vais être très transparent, mais en

général, là, l'intention, c'est que tout le monde reçoive le même service.

Le Président (M. Pagé) : M.

le député.

Therrien :

Bien, écoutez, moi, honnêtement, c'est juste pour vous dire : Regarde, on

a un problème, ça vient à nos oreilles, on aimerait ça entendre votre

son de cloche à vous. Je sais que c'est pointu, je le sais, que ce n'est pas quelque chose que vous avez ça... vous n'avez pas

ça en tête, là, évidemment, là, mais j'apprécierais beaucoup si vous nous envoyiez cette information-là. Puis moi, je

transmettrai cette information-là aux députés qui sont ciblés, là, députés

des régions, puis même les autres partis

pourront faire de même, j'imagine. Et puis comme ça, bien, ça va nous

permettre, là, de voir à quel point Hydro-Québec,

là, justement, par son mandat initial, qui était d'offrir des services

comparables à l'ensemble du Québec, ça a été

nationalisé à cause de ça, pour ça entre autres... bien, que ce soit une

réalité qui vous préoccupe.

Alors donc,

ça, ça va pour ça. Donc, on va attendre les documents, vous vous engagez à...

Parfait. Vous êtes bien gentil, merci.

Autre chose,

le programme de charge interruptible pour les entreprises, vous savez, les

compteurs intelligents, on a entendu

toutes sortes de choses, puis vous l'avez expliqué partiellement tantôt,

pourquoi on avait entendu ce genre de

bruits là, tu sais, parce que les hivers avaient été froids, puis les gens ont

fait le lien, là, ils ont fait une corrélation, là, qui n'est pas une relation de cause à effet, vous

l'avez bien expliqué, ça, mais est-ce qu'on a des plans pour justement

agrandir l'accès à ce programme-là, qui est volontaire au départ, à moins que

je me trompe, là, il me semble qu'il est volontaire,

faire en sorte que l'approche client

soit efficace, que les gens puissent embrasser cette possibilité-là? Parce

que, vous savez, on avait déjà parlé des «peaks», là, puis, tu sais, comment

gérer les «peaks», ça fait

partie d'un des problèmes

que vous avez. Vous avez bien des problèmes, mais ça, ça fait

partie d'un

problème. Donc, à quel point... Oui. Non, non, je ne veux pas dire que vous

avez un problème personnel, vous n'avez pas de problème, vous semblez un homme très sympathique, mais, bon, moi, je veux

savoir... D'abord, qu'en est-il de la popularité de ce programme-là? Je veux vous entendre

aussi sur à quel point ça pourrait être efficace pour éliminer les menaces de

«peaks», qui sont difficiles, pour vous, à combler, puis c'est bien naturel,

là. Donc, j'aimerais vous entendre là-dessus, là.

Le Président (M. Pagé) : En

une minute, M. Filion.

M. Filion (Éric) : M. le Président,

donc, je vais répondre à ça. Gestion de la puissance, évidemment, c'est un élément très important. On a plusieurs

programmes. Celui auquel vous faites référence, c'est un programme qu'on a

lancé en pilote l'an passé pour les

petites et moyennes entreprises. Je peux vous dire qu'on a eu des résultats

intéressants, l'hiver passé, un effacement de l'ordre d'environ

30 MW.

Cette année,

au mois d'avril, on a lancé ça à plus grande échelle, puis il y a vraiment

une grande popularité. On a rencontré, on a fait des points de rencontre pour

les entreprises, pour expliquer nos services, puis la demande est très, très

forte. Cet hiver, on s'attend d'avoir un effacement de l'ordre d'environ 70 MW.

Donc, on va

poursuivre dans cette démarche-là. Puis c'est très bien reçu par ce type de

clientèle là, oui, donc la petite et moyenne entreprise, l'industrie.

Le Président (M. Pagé) :

C'est ce qui met fin à notre bloc. Il nous reste 10 secondes.

Therrien : Bien,

juste vous remercier pour la réponse très claire. Et puis on peut espérer...

Président (M. Pagé) :

Parfait. Merci, M. le député de Sanguinet. Nous passons donc avec la deuxième opposition

pour une période de 12 minutes. Mme la députée de Saint-Hyacinthe, la

parole est à vous.

Mme Soucy : Merci, M. le Président.

Vous parlez de sondage, vous dites : Bien, les clients sont satisfaits, le

sondage nous le disait, mais je pense qu'on s'entend

pour dire que nous, en tout cas, comme députés, puis je pense que les

125 députés vous diraient probablement la même chose, ce qu'on entend sur

le terrain, c'est le tendon d'Achille d'Hydro-Québec,

c'est le service à la clientèle. Comme votre objectif, d'ici 2020, c'est d'être

la référence en matière de service à

la clientèle, puis je pense que vous avez beaucoup de chemin à faire, notamment

à Distribution et à TransÉnergie, alors,

la première étape, ce serait de faire des sondages sérieux, de faire des

sondages aléatoires et non pas des sondages ciblés.

Puis, la

question, je vais vous la poser : Quelle nature de demandes sont ciblées,

pour les sondages, au service à la

clientèle? Je vous donne un exemple. Je ne pense pas que les natures de promoteur

ou... je pense que c'est souvent les... bien, pas «je pense», là, je sais que, souvent, ceux qui sont sondés,

c'est souvent les gens qui s'adressent au service à la clientèle, qui ont une question sur leur facture

d'électricité, par exemple. Et ils vont avoir une réponse très rapide, vous

avez des gens au service à la clientèle qui

sont formés, qui sont vraiment compétents. Mais le reste ne sont pas sondés.

Donc, un promoteur, une compagnie qui fait

affaire avec Hydro-Québec ne sera pas sondée, donc ils ne font pas

partie

de ce sondage-là.

Ça fait que,

tu sais, quand je regarde vos sondages qui disent que 85 % sont

satisfaits, c'est sûr que 85 % vont être satisfaits, quand ils appellent au service à la clientèle puis

qu'ils demandent une question sur la facture d'électricité, mais je pense que ce n'est pas représentatif de

tous les clients d'Hydro-Québec. Alors, j'aimerais vous entendre sur ça.

M. Martel (Éric) : Si vous me

permettez, M. le Président.

Le Président (M. Pagé) :

M. Martel, oui.

M. Martel

(Éric) : Puis peut-être que mon collègue, M. Filion, pourra

complémenter. Mme la députée, je peux vous rassurer sur une chose, on a

des sondages qui sont faits par des experts, O.K., à Hydro-Québec, depuis

plusieurs années, et ces sondages-là sont le

résidentiel et les grands clients, on a deux types de sondage. Et, dans le

résidentiel, on va parler à des

promoteurs. Statistiquement, on s'assure toujours d'avoir une représentation,

dans nos sondages, qu'on parle aux

régions, on parle aux grands centres urbains, on parle aux différents groupes

d'âge, on parle à des promoteurs, on parle

à des gens qui sont... Et ça, c'est extrêmement important, pour nous, d'avoir

ça, et on est toujours en train de se poser la question pour améliorer, parce que, moi, ce qui

est important, à la fin, c'est d'être transparent puis d'être capable d'aller

prendre le pouls de la population.

Est-ce qu'on peut les

améliorer? Je suis certain que oui, O.K., mais ce qui est important pour

Hydro-Québec, présentement, c'est... on a un

très grand appétit, je pourrais vous dire, pour comprendre ce que nos clients

ont comme enjeux et de régler les

problèmes. Ça fait que le sondage, à la fin, c'est une chose. Ça ne remplacera

jamais un dialogue face à face. Alors,

quand je mentionnais, tout à l'heure, que M. Filion, dans son

organisation, va faire des tournées pour rencontrer toutes les grandes entreprises du Québec au moins

une fois par année avec son équipe, pas lui personnellement mais son équipe et lui à l'occasion, c'est dans cette

veine-là d'être capable d'aller prendre le pouls. Alors, des sondages, c'est un

outil, mais il ne faut pas en faire un tout

puis penser qu'on a toutes les réponses dans ça, il faut aller faire un contact

sur le plancher là-dessus.

Mme Soucy :

Donc, vous m'affirmez que les natures 135, les natures 150 sont

ciblées dans votre sondage au service à la clientèle?

M. Filion (Éric) : Bien, écoutez, ça, je vais prendre la question,

je vais le clarifier, mais ce qui est important...

Mme Soucy :

Est-ce que vous pourriez nous fournir la liste des natures qui sont sondées?

M. Filion (Éric) : Écoutez, ça, c'est du vocabulaire Hydro-Québec,

là, les 135, les 150, que je connais, moi aussi, mais il faudrait vous

revenir. On peut vous revenir puis prendre la question une autre fois.

Mme Soucy :

Merci. O.K., c'est beau. Parfait.

délais, je regarde, le délai moyen de réponse, vous dites : Bien, écoutez,

il y a quand même une baisse de 54 %. On sait que depuis peut-être, là, je peux... grosso modo deux ans, à

Hydro-Québec, ils ont changé la façon de faire pour diminuer les délais.

Je vous donne un cas très concret pour que tout le monde comprenne, là.

Supposons que... Un promoteur qui commence

un projet, on sait qu'il y a plusieurs étapes à faire avant d'être branché.

Alors, pour donner un exemple très concret, prenons Gestion Poirier, Luc

Poirier, qui est un gros... qui est un promoteur immobilier sur la Rive-Sud. Il paie, en 2013, des frais d'ingénierie

de 15 000 $. Son projet va bon train, mais il doit... il a quand même

des étapes à franchir. Et là on me dit que les techniciens ont de la

pression de la part de la gestion pour qu'ils ferment la demande. Pourquoi? Parce qu'ils considèrent le

dossier inactif. Et, s'il est inactif, pour eux, bien, ils vont le fermer

immédiatement, ce qu'on ne faisait

pas avant, parce que je travaillais à Distribution, on les laissait ouverts.

Donc, c'est sûr que ça évite d'augmenter le délai moyen d'attente des

projets, on s'entend, on se comprend, vous me suivez.

Donc,

il est fermé. À partir de ce moment-là, le promoteur doit faire une réouverture

de son dossier, donc une nouvelle date apparaît, repayer les frais d'ingénierie

de 15 000 $. Puis on sait qu'un projet, bon, c'est quand même assez commun que ça va coûter environ

100 000 $ de travaux. Donc, en plus d'être pris un an avec un

temporaire... Parce que, là, évidemment, il est hors délai, s'il a

repris son dossier à partir d'une nouvelle date. Vous comprenez?

Alors,

je peux comprendre que vos délais moyens diminuent, parce qu'avant, chez

Hydro-Québec, ils laissaient les

dossiers ouverts jusqu'à temps que le promoteur ait fini son projet.

Maintenant, ils les ferment. Évidemment, ça joue sur le délai moyen,

s'il est fermé, on ne compte plus le délai.

Puis

là, bien, puisqu'on parle de service à la clientèle, également de nombre de

plaintes reçues, bien, écoutez, il fait une plainte au service à la clientèle, ça fait cinq semaines, aucune

réponse écrite. Alors, j'aimerais vous entendre sur ça.

Le Président

(M. Pagé) : M. Martel.

M. Martel

(Éric) : Alors, écoutez, je vais reprendre ce que j'ai dit tout à

l'heure, c'est qu'on a fait du service à la clientèle une priorité. Puis j'ai aussi, d'entrée de jeu, dit qu'on

avait des enjeux et j'ai aussi dit que tout n'était pas réglé, qu'on avait encore beaucoup de travail à faire.

Alors, c'est des exemples concrets que vous me donnez, sur lesquels je suis absolument certain que mes gens se penchent.

Alors, quand je disais tantôt : C'est important pour nous, les sondages,

c'est un moyen de prendre le pouls, bien, des exemples concrets de même, ça

nous permet...

Alors,

on est dans un esprit d'amélioration continue, à Hydro-Québec, présentement. On

s'est améliorés de façon importante dans la dernière année, on a baissé,

tu sais, nos temps de délai de raccordement, et tout ça, puis, écoutez, il y a des gens, j'ai le pouls sur le plancher

aussi, qui me le disent. Mais on a encore des enjeux, et vous ameniez quelques

exemples sur lesquels on va devoir continuer de se pencher.

Mme Soucy :

Je vous amène des exemples concrets parce que c'est à ce genre de dossier là

qu'on a affaire en tant que députés,

et puis pas juste moi mais mes collègues également. Puis ce n'est pas tous les

délais non plus qui sont comptabilisés

à Hydro-Québec, hein, parce que, bon, vous allez dire que c'est du jargon

d'Hydro-Québec, mais ça vous donne un

bon exemple, les natures 543 qui... pas les problèmes de réseau, mais

qu'il y a un poteau penché, puis qui est dans ta cour, puis qu'on a donc hâte qu'Hydro-Québec vienne l'enlever

parce qu'il ne sert plus, et que ça prend un délai de deux ans. Il y a

beaucoup d'amélioration à faire sur ça, et ils ne sont pas comptabilisés.

Alors, on a beau nous donner des chiffres puis

dire que le délai moyen diminue... Oui. Par contre, il faudrait tenir en compte tous les délais, parce que les gens, les clients attendent

également pour faire enlever le poteau dans leur cour, alors... Puis ce

n'est pas... le but, là, n'étant pas d'attaquer Hydro-Québec, pas du tout, mais

c'est pour vraiment...

pense qu'on se doit, au Québec, d'aider nos entrepreneurs. On va prendre

l'exemple d'entrepreneurs parce que ces

natures-là, c'est des natures où est-ce que c'est plus des entrepreneurs qui

sont impliqués. Alors, vous dites que vous voulez avoir une communication proactive avec vos

clients. Comment expliquez-vous qu'une entreprise, une PME, soit obligée de mandater une compagnie comme gestionnaire

de projet, qui à son tour est obligée de mandater un retraité de chez

Hydro-Québec qui connaît bien la boîte pour arriver à parler à un humain chez

Hydro‑Québec TransÉnergie? Soyons

conscients, là. Une entreprise, ça a des engagements financiers, ça a des

engagements contractuels. Ils se trouvent dans une situation excessivement précaire, dû à un manque de

communication et de collaboration entre Hydro-Québec Production... Hydro‑Québec TransÉnergie et

Hydro-Québec Distribution. Tu sais, c'est le genre de situation qui jette de

l'ombre sur le service à la clientèle d'Hydro-Québec.

sais, en février dernier, un formulaire sur le site Web d'Hydro‑Québec

TransÉnergie est dûment rempli pour faire

une demande de déplacement de réseau, février. Fin mars, le client reçoit un

courriel de TransÉnergie, courriel sans signature, sans numéro de téléphone, sans adresse courriel parce que,

l'adresse courriel de laquelle il est envoyé, il ne peut pas répondre avec ça. Signature dans les

courriels, est-ce que c'est trop demander? Tu sais, ça ne coûte pas un sou,

ça s'appelle le gros bon sens, puis ça ne

demande pas de faire des nouveaux processus, c'est juste du gros bon sens. Et

ça, ça joue sur le service à la clientèle d'Hydro-Québec.

sais, au Québec, on en a beaucoup, de petits promoteurs immobiliers, ils créent

des emplois, on doit cesser de leur

mettre des bâtons dans les roues. Puis les problématiques sont beaucoup moins

grandes chez les gros promoteurs, mais

ce n'est pas la majorité. Tu sais, des grosses compagnies sont capables de

s'organiser, puis elles ont des containers avec des... pour monter leurs lignes, puis elles n'ont pas besoin

d'Hydro. Les petits promoteurs, qui ont des engagements, puis qui se font mettre des bâtons dans les roues,

puis que les délais sont interminables, ça a des répercussions financières

sur eux autres.

Alors,

je ne dis pas que tout va mal, là, ce n'est pas ça, là, mais je pense que, chez

les promoteurs, il y a vraiment un

devoir d'Hydro-Québec de simplifier la vie des promoteurs. Tu sais, les

dossiers avec les promoteurs, c'est excessivement difficile d'obtenir

des résultats sans avoir des connaissances dans les processus puis avec des

contacts internes chez Hydro-Québec. Je parle, bien entendu, là, des dossiers

qui nécessitent l'intervention des techniciens, des ingénieurs, comme vous avez appelé communément, là... mais le

processus est beaucoup plus laborieux. Toutes les natures qui sont des 135, des 150 — vous pouvez en prendre note, là — des 263, moi, c'est ce qu'on... Quand on a

des dossiers, là, qu'ils nous rapportent, les citoyens, là, c'est

toujours ces natures-là.

Actuellement,

dans tous les projets à Hydro-Québec Distribution, ils utilisent des délais

moyens bruts pour définir les échéanciers préliminaires. Bien, on

s'entend pour dire que, calculer un délai moyen brut, là, on utilise un nombre

important de projets puis...

Le Président (M.

Pagé) : Mme la députée, c'est tout le temps dont nous

disposons.

Président (M. Pagé) : Je pense que cet après-midi vous aurez la

chance d'intervenir à nouveau, parce que nous allons nous revoir à

nouveau à partir de 15 h 30.

Alors,

compte tenu de l'heure, la commission suspend ses travaux jusqu'à après les

affaires courantes, soit 15 h 30. Et la commission reprendra

son mandat. Merci.

(Suspension de la séance à

11 h 59)

Président (M. Pagé) :

Alors, s'il vous plaît, s'il

vous plaît, je vous demande votre

attention. S'il vous plaît, collègues, nous reprenons nos travaux, alors je vous

demande votre attention. Je vous demande évidemment, bien sûr,

comme à l'habitude, d'éteindre vos cellulaires, tablettes et tout le

reste, les mettre en mode vibration.

Alors,

nous allons poursuivre l'étude du plan

stratégique 2016‑2020 d'Hydro-Québec. Cet après-midi, il y

aura les présentations des stratégies 2 et 3 de ce plan

stratégique, suivies d'échange avec les membres de la commission.

Alors,

afin de... avant la présentation de la stratégie 2, je demanderais aux

nouvelles personnes, en fait, qui sont sensiblement les mêmes, mais,

comme à l'habitude, de se présenter à nouveau pour les fins de

l'enregistrement. Je vous rappelle que vous disposez de 15 minutes pour la

présentation de la stratégie 2, soit la stratégie que l'on appelle

Communiquer de façon proactive avec nos clients, nos employés et nos

partenaires. Par la suite, nous procéderons, comme à l'habitude, à la période

d'échange avec les parlementaires. Et nous avons convenu, compte tenu de

l'heure, qu'il y aurait un petit peu moins de temps d'échange pour que l'on

puisse terminer à l'heure prévue, soit 18 heures. Alors, à partir de

maintenant, je vous demande de vous présenter à nouveau et de commencer votre

présentation de 15 minutes.

M. Martel

(Éric) : Alors, Éric Martel, président-directeur général

d'Hydro-Québec.

Desgagné (Pierre-Luc) : Bonjour, M. le Président. Bonjour à tous.

Pierre-Luc Desgagné. Je suis vice-président, Affaires corporatives, chez Hydro-Québec. J'aurai la chance, M. le

Président, de faire la présentation de la stratégie 2. Sans plus attendre,

on débute.

Alors, la stratégie, comme vous l'avez dit, c'est communiquer de façon

proactive avec nos clients, nos employés et nos partenaires. Tout

d'abord, qu'est-ce que ça veut dire, communiquer de

façon proactive? Bien, ça veut dire tout d'abord informer, mais informer en ayant conscience du fait qu'il faut également

écouter, donc une relation bidirectionnelle, et favoriser l'accessibilité

et l'ouverture.

D'abord,

un mot sur notre environnement de communication. Vous avez, sur la présentation, quelques grands

chiffres, mais je me permettrai

d'insister sur le fait suivant : Hydro-Québec est, au Québec et au Canada, l'une des entreprises qui

bénéficient de la plus grande couverture de presse. On parle de

2 500 demandes médias par année, et ça, ça inclut les demandes nationales et les demandes régionales. On

a également, comme vous pouvez le voir à l'écran, 11 000 mentions dans les médias, donc 11 000 mentions

d'Hydro-Québec. Ça veut dire, par exemple, un

article publié dans de multiples

journaux et qui reprennent des mots-clés.

Un autre fait

qui est fort intéressant, c'est que nous avons utilisé, au fil du temps, de

plus en plus les médias sociaux. Nous

avons maintenant 23 000 abonnés Twitter et nous avons

32 000 abonnés LinkedIn, et notre application mobile, sur

laquelle je reviendrai un peu plus tard, a été téléchargée

150 000 fois.

Mais

j'insiste sur un chiffre parce que c'est important de le garder à

l'esprit : 2 500 demandes médias par année. Donc, c'est

assez difficile, quand on est chez Hydro en communication, de se placer sous le

boisseau.

Communiquer

avec nos clients, on l'a fait avec beaucoup plus de proaction depuis l'été

2015. Comme vous le savez, une des

premières choses qu'on a faites dans l'année 2015‑2016, c'est de lancer une

campagne d'information, une publicité

autour d'un thème que l'on voulait significatif, un thème rassembleur, un thème

aussi qui lançait un message de fond qui était important pour nous, soit

le Bienvenue chez vous. On croyait que c'était le temps que les

Québécois se réapproprient la relation

importante avec Hydro-Québec, et c'est ce qui a sous-entendu la campagne de

publicité qu'on a lancée. Cinq grands

thèmes ont été couverts, vous les avez à l'écran. Et le plus récent, c'est le

thème du développement international,

et c'est celui, d'ailleurs, qui est à l'écran en ce moment, cette semaine, et

ça met en valeur, bien sûr, l'expertise de notre institut de recherche, parce qu'il est important, mais

également l'intérêt que portent les étrangers à cet institut de recherche là et la possibilité de nouer des

partenariats. Donc, c'est le cinquième thème. Quant aux autres thèmes, c'est

des thèmes qui avaient été choisis

sciemment très près des réalités de nos clients et d'intérêts pour la

population du Québec.

Communiquer

avec nos clients, je vous le disais tout à l'heure, c'est également avoir une

approche modernisée, une approche

plus jeune, donc une approche qui se sert grandement des médias sociaux. En ce

qui concerne les médias sociaux, nos plateformes sont les suivantes.

On a tout

d'abord deux comptes Twitter, un premier compte qu'on a ouvert dès 2013 — là-dessus, on faisait

partie des précurseurs — qui est un compte corpo, donc qui est le

compte qu'on utilise pour, par exemple, faire connaître nos grands communiqués de presse ou certains grands

messages d'entreprise, mais également, depuis cette année, un compte Twitter pour les clients, donc une façon pour les

clients de communiquer avec nous, par exemple, pour signaler une panne ou signaler une problématique quelque part. Bien

sûr, on va répondre, après ça, en privé, pas question de transmettre des

informations personnelles à 32 000 personnes qui sont connectées,

mais on le fait de façon, je vous dirais, régulière.

On a

également la plateforme LinkedIn, qui est une plateforme fort intéressante. Et,

là aussi, il y a un deux pour un. Vous

avez la plateforme générale d'Hydro-Québec, et il y a un chiffre que je vais

vous mentionner qui est intéressant : dans la plateforme corporative

LinkedIn, 85 % des gens qui sont connectés sur LinkedIn Hydro-Québec

ne sont pas des employés

d'Hydro-Québec. Donc, on va chercher, là aussi, une

partie de la population, et

c'est intéressant. Et récemment le

P.D.G. d'Hydro-Québec s'est doté, lui aussi, d'une page LinkedIn, sur laquelle

il fait de façon régulière des messages sur certains de nos grands

enjeux.

Et notre

dernier petit bébé, c'est Facebook. Donc, depuis le mois de juillet dernier,

soit avant le dépôt de la cause tarifaire,

on s'est dotés d'un compte Facebook, qui est littéralement un prolongement de

la campagne Bienvenue chez vous, parce que ça nous permet, avec le compte

Facebook, d'être en interaction constante avec nos clients, avec la population en général. Et l'opérateur Facebook nous

a cotés «Très réactif», ce qui est, dans le langage Facebook, extrêmement

positif. Ça veut dire qu'on est rapides sur

la gâchette, ça veut dire qu'on répond rapidement aux gens qui communiquent

avec nous.

Communiquer, ça veut également dire se servir

des joies des téléphones intelligents, et nous avons créé une plateforme et une application mobile qui s'appelle

l'application Hydro-Québec. Cette application-là, Info-pannes, permet

au client d'avoir en temps réel l'information sur les pannes qui le touchent,

les délais de raccordement, et c'est très, très précis, on y va presque au coin de rue, alors,

peu importe où vous êtes au Québec, vous allez pouvoir savoir si, par exemple, le problème que vous vivez à la maison, pour un problème

d'alimentation temporaire... est-ce qu'il est

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCAPERN 2016-09-20
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions capern-41-1 journal-debats CAPERN-160920
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier70226ac794ff85d79c6de896cfaaef3c748cefae

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