House Proceedings — 7 December 2017 (41st Legislature, 1st Session)
2017-12-07
Quebec — Debates (Hansard)
Ayant commencé ses
opérations en 1973 sous l'égide d'une corporation, la station a graduellement
pris de l'expansion et a développé un réseau
de pistes et de sous-bois se déployant sur trois versants et desservi par
quatre remontées mécaniques.
Depuis
1998, c'est l'entreprise Groupe Roussel qui est propriétaire et qui opère ce
joyau régional. L'entreprise familiale célébrera d'ailleurs du même coup son
20e anniversaire. Denis Roussel et ses frères François et Marius
perpétuent ainsi la tradition et
offrent aux amateurs de glisse un domaine skiable où l'abondance de la neige
naturelle et la qualité des pistes font l'envie des grands centres.
toutes celles et ceux qui ont contribué au développement de cette station
au fil des ans, aux amateurs de glisse et
à toute l'équipe actuelle du Parc du Mont-Comi, je vous souhaite un joyeux
45e anniversaire et une excellente saison. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie, M. le
député. Maintenant,
je cède la parole à M. le député de Saint-François.
Hardy : Merci, Mme la Présidente. Mourir dans la dignité veut également
dire être accompagné vers ce dernier voyage de manière adéquate. C'est
le mandat que s'est donné La Maison Aube-Lumière à Sherbrooke
Aube-Lumière célèbre
son 20e anniversaire d'existence en 2017. La maison a pour mission
d'accueillir gratuitement des personnes atteintes de cancer en fin de vie et
leur prodiguer des soins palliatifs de qualité.
L'idée
de cet endroit est venue de l'abbé Desève Cormier en 1989. Il a fallu plusieurs
années et déployer des efforts titanesques pour finalement accueillir le
premier patient le 1er décembre 1997.
Félicitations
à toute l'équipe de La Maison Aube-Lumière, son conseil d'administration et
ses bénévoles pour ses 20 ans de soins de grande qualité auprès des
gens atteints du cancer en fin de vie! Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci, M. le député de Saint-François. M. le
député de Lévis,
la parole est à vous.
M. Paradis
(Lévis) : Merci, Mme la Présidente. Souligner la contribution exceptionnelle de
nos aînés à la société québécoise,
prendre conscience de leur apport et de la richesse collective qu'ils
représentent, faire un pied de nez à la solitude, à l'isolement, exprimer notre reconnaissance, ce sont les objectifs que se sont fixés Elizabeth et Roger Parent en
créant, en 2010, la fondation qui porte leur nom.
Située à Lévis,
la fondation s'adresse à tous les aînés de la grande région de Québec.
Son objectif ultime : apporter de la douceur, de
la joie, du bonheur. La façon d'y arriver : organiser des repas musicaux
où la viande de gibier est à l'honneur — encore
faut-il savoir que M. Parent a son propre cheptel de wapitis — puis
ultérieurement réaliser diverses activités de loisirs comme le yoga, la peinture, la musique. Mme la Présidente, depuis sa création, 7 500 repas ont été servis dans un environnement exceptionnel, un immense chalet en bois rond
construit par M. Parent lui-même et son équipe.
Aujourd'hui, je vous rends hommage, M. et
Mme Parent, qui êtes dans nos tribunes, à votre équipe, à vos bénévoles.
Au nom de tous ceux à qui vous offrez douceur et rêve, merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Félicitations! Et nous vous
souhaitons la bienvenue à l'Assemblée nationale.
Maintenant,
pour sa déclaration d'aujourd'hui, je cède la parole à Mme la députée de
Charlevoix—Côte-de-Beaupré.
Simard : Merci, Mme la Présidente. Je suis heureuse de souligner
aujourd'hui le succès d'une entreprise manufacturière de
Baie-Saint-Paul, Cire-Constance, qui a atteint les sommets dans son domaine.
Cette entreprise d'intégration sociale, dont je
salue des représentants dans les tribunes, est devenue la plus importante productrice québécoise de bougies, et
ce, 20 ans après sa création. Fière productrice des
55 000 bougies du Carnaval
de Québec, elle en produit au total 300 000 par an pour les grandes
entreprises, telles Fruits & Passion et Dans un jardin.
Et cela ne
s'arrête pas là, puisque Cire-Constance a développé de nouvelles expertises au
fil des ans. Elle répond aux demandes de fabrication artisanale et
manufacturière d'armoires de cuisine via son département d'ébénisterie. La restauration et la confection de meubles sur
mesure ainsi que les cadeaux corporatifs fabriqués en bois font aussi
partie
de son offre de services. Enfin, depuis 2017, elle développe un service de
buanderie commerciale.
Vous
reconnaîtrez donc, Mme la Présidente, que nous avons raison d'être fiers de
Cire-Constance. Félicitations à son équipe, qui emploie quelque
40 travailleurs par année, et longue vie à cette entreprise de chez nous!
Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée.
Maintenant, Mme la députée de Taillon, à votre tour de faire votre
déclaration.
Lamarre : Mme la Présidente, je tiens à féliciter M. Claude
Surprenant, qui est dans nos tribunes ce matin. Il anime avec passion
depuis 20 ans les activités de loisirs au CHSLD Monseigneur-Coderre de
Longueuil.
M. Surprenant
s'est mérité le prix Loisir et intervention de la Fédération québécoise du
loisir en institution ainsi que le
prix Coup de coeur. En octobre, il a été reconnu par ses pairs pour son
leadership, son engagement et sa créativité, mais je vous dirais que,
depuis toujours, il fait le bonheur de ses résidents et de leurs familles.
Il a entre
autres organisé, l'an dernier, une chorale mixte de chanteurs avec les
résidents du CHSLD. Il fallait voir la fierté et la joie de tous dans
cette expérience d'une grande humanité.
Il est aussi impliqué dans la formation de
nombreux stagiaires, pour qui il est un modèle qu'aucun livre ne réussirait à
décrire.
Aujourd'hui,
je me fais la voix de tous les citoyens de Taillon pour vous remercier de votre
engagement si tangible dans votre travail pour les personnes hébergées.
Merci, M. Surprenant.
La Vice-Présidente (Mme
Gaudreault) : Et nous souhaitons la bienvenue à M. Surprenant,
lui aussi, à l'Assemblée nationale.
Maintenant, Mme la
députée de Notre-Dame-de-Grâce, la parole est à vous.
Weil : Mme la Présidente, je désire aujourd'hui souligner en
cette Chambre l'engagement remarquable d'un citoyen de mon comté de
Notre-Dame-de-Grâce, M. Dennis Stimpson.
Fondateur de la banque alimentaire de la paroisse
St. Monica, c'est avec coeur et créativité que M. Stimpson gère
depuis plusieurs années une équipe de bénévoles hors pair afin de
répondre aux besoins en sécurité alimentaire de plus d'une centaine de
familles et de nouveaux arrivants.
Mme la Présidente, I would like to highlight the work of
a devoted citizen of my riding of NDG, Deacon Dennis Stimpson, who leads an extraordinary team of
volunteers at St. Monica's Parish Food Pantry for the less privileged
families and newcomers. After years of teaching at Loyola High School,
Deacon Stimpson turned his heart and talent to improve the living conditions of
his fellow citizens by providing monthly food services for low-income citizens
and newcomers.
Wishing all at St. Monica's
Parish Food Pantry a very merry Christmas and a happy New Year. Joyeux Noël et bonne année à la banque
alimentaire de la paroisse St. Monica! Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la
députée. Maintenant,
au tour de Mme la députée de Crémazie.
Montpetit : Je vous remercie,
Mme la Présidente. Je suis très fière de me lever en cette
Assemblée afin de souligner le 35e anniversaire de l'organisme
Autour du bébé, un organisme-phare de ma circonscription.
grossesse ou l'arrivée d'un nouveau-né dans une famille sont des moments de
pure joie et bonheur, mais qui viennent
également avec leur lot d'interrogations. L'équipe d'Autour
du bébé a su créer un environnement chaleureux et accueillant où il est possible d'échanger avec d'autres parents,
d'obtenir du support et de favoriser la santé physique, mentale et
affective de tous les membres de la famille.
J'aimerais
ainsi offrir à l'équipe d'Autour du bébé, à sa directrice, Nathalie Bélanger, à
son conseil d'administration ainsi
qu'à tous les bénévoles mes plus sincères félicitations et remerciements. Votre
travail remarquable participe à faire de notre quartier un endroit où il fait
bon vivre pour les jeunes familles. Bon 35e anniversaire et longue vie à
votre organisme! Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci, Mme la députée de Crémazie. Et je
cède la parole, maintenant, à M. le député de Saint-Laurent.
M. Fournier :
Merci, Mme la Présidente. C'est avec le plus grand respect que je souhaite
rendre hommage à Maurice Cohen, un pilier de
la communauté laurentienne qui prend cette année une retraite bien méritée,
après 35 années consacrées au service des citoyens de Saint-Laurent.
M. Cohen
a été élu au conseil municipal de Saint-Laurent pour la première fois en 1982 et a été réélu par
la suite pour huit mandats
consécutifs. Au fil de sa carrière, M. Cohen a contribué à bâtir la
collectivité laurentienne d'aujourd'hui
en cofondant des institutions telles que la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Laurent, le centre communautaire Petha
Tikva. Ces institutions permettent et vont permettre de poursuivre le
travail de rapprochement entre les membres des différentes communautés
que M. Cohen a su accomplir mieux que quiconque.
Laurentiens connaissent sa générosité, son humour et son engagement.
Et permettez-moi de lui dire à travers vous, Mme la Présidente :
Cher Maurice, au nom de nous tous, permettez-nous de vous remercier pour les
services rendus.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le
député de Saint-Laurent. Maintenant, pour clore cette rubrique de déclarations
de députés, je cède la parole à M. le député de Saint-Jérôme.
Bourcier : Mme la Présidente, je voudrais souligner ce matin le
50e anniversaire d'une grande organisation jérômienne, le Club
Optimiste de Saint-Jérôme.
L'année
1968, avec la fondation du club, fut la naissance d'une amitié solide avec
notre jeunesse. Ce fut le début d'un mouvement de générosité qui
demeure, 50 ans plus tard, le plus exemplaire qui soit. Du président Paul
Corbeil à André Allard, les optimistes ont
fait des dons totalisant plus de 5 millions de dollars, de 1968 à 2018.
Des jeunes, des aînés, des étudiants,
des athlètes, des défavorisés, des milliers de mes concitoyens ont pu compter
un jour sur leur appui précieux.
Club Optimiste de Saint-Jérôme est un symbole de solidarité, de fraternité,
d'amour et de compassion. Depuis 50 ans,
1 000 bénévoles se sont succédé pour faire des paniers de Noël, des
ventes de hot-dogs, des carnavals, des courses de canots, des concours
d'art oratoire, jeunes scientifiques, et j'en passe.
vous tous, ex-membres et membres actuels du Club Optimiste, au nom de
l'Assemblée nationale, je vous souhaite un 50e anniversaire et une
longue vie. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci, M. le député de
Saint-Jérôme. Alors, ceci met fin à la rubrique de déclarations de
députés.
Et je suspends nos
travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à
9 h 52)
Le Président :
Mesdames messieurs, nous allons nous recueillir quelques instants.
Merci.
Mais vous n'êtes pas obligés de vous asseoir tout de suite, là. Bon. D'abord,
je suis très capable d'ouvrir ça de cette main-là.
J'ai plaisir de
souligner la présence, dans nos tribunes, de l'ambassadeur de la République de
Turquie, Son Excellence M. Selçuk Ünal. Son Excellence est ici à
l'occasion de sa visite officielle.
J'ai
également le plaisir de souligner la présence, dans nos tribunes, vous l'avez
remarquée, de Mme Françoise David, notre ancienne collègue de
Gouin, qui est avec nous.
Alors, nous
poursuivons les affaires courantes.
Là, vous pouvez vous
rasseoir, il n'y a pas... on passe à d'autres choses, hein?
Alors, à la rubrique
Présentation de projets de loi, M. le leader du gouvernement.
M. Fournier :
Oui, M. le Président, je vous demanderais d'appeler l'article b, s'il vous
plaît.
Président : À l'article b du feuilleton, M. le ministre de
l'Éducation, du Loisir et du Sport présente le projet de loi
n° 166, Loi portant réforme du système de taxation scolaire. M. le
ministre.
M. Proulx : Merci, M. le Président. Il me fait plaisir de déposer le projet de loi
qui propose l'application, pour l'année
scolaire 2018-2019, d'un régime transitoire de taxation scolaire
applicable sur tout le territoire québécois soumis à la taxation scolaire, sauf l'île de Montréal,
établissant que le taux de la taxe d'une commission scolaire pour cette année
sera le même que le plus bas taux imposé par
une commission scolaire, anglophone ou francophone, dans une région de taxation scolaire pour l'année 2017-2018. Il
introduit par conséquent une subvention permettant de compléter les revenus de taxation destinés aux commissions
scolaires.
projet de loi exempte de taxe scolaire les premiers
25 000 $ de valeur des immeubles imposables dès l'année
scolaire 2018-2019, et ce, de manière récurrente, en plus d'établir
17 régions de taxation scolaire.
Il établit, à
compter de l'année scolaire 2019-2020, un mode de taxation scolaire régional se basant
sur les taux de taxation en vigueur
pour 2018-2019 en remplacement du mode transitoire de taxation par les commissions scolaires. À cet effet, il prévoit des règles concernant la
fixation du taux de taxe scolaire régionale, qui devient le même pour tous les
immeubles imposables d'une région de
taxation scolaire. En outre, ce projet
de loi introduit une formule de
calcul d'un revenu complémentaire anticipé, regroupant les revenus de
taxation et une subvention d'équilibre régionale.
Le projet de loi précise le mode de calcul du taux maximal de la taxe scolaire régionale
et permet qu'un taux plus bas que
celui ainsi calculé puisse être fixé si l'ensemble des commissions scolaires d'une région de taxation scolaire adoptent
une résolution en ce sens.
Par ailleurs, ce projet de loi détermine des
règles quant à la perception et la redistribution du produit de la taxe
scolaire et des subventions complétant le revenu complémentaire anticipé auprès
des différentes commissions scolaires présentes sur le territoire d'une région de
taxation scolaire, qu'elles soient anglophones ou francophones. Il prévoit
la désignation d'un responsable de la perception de la taxe scolaire pour
chaque région, qui peut être une commission scolaire de cette région ou le Comité de gestion de la
taxe scolaire, qui remplace le Comité de gestion de la taxe scolaire de l'île
de Montréal. Il ajuste en conséquence
les dispositions régissant le fonctionnement de ce comité.
Ce projet de loi précise également que le comité de suivi de la perception, du
recouvrement et de la redistribution de la taxe scolaire régionale doit
être institué dans chaque région de taxation scolaire, sauf celle de Montréal.
Enfin, ce projet de loi comporte diverses dispositions
transitoires ou de concordance. Merci, M. le Président.
Le Président : Est-ce que
l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? M. le leader de
l'opposition.
Bérubé :
M. le Président, effectivement, ça semble correspondre à ce qu'on a pu lire
dans La Presse de mardi dernier. Alors, nous souhaitons des tenues... des consultations
particulières sur ce projet de loi. Et on rappelle que le lieu où
doivent être déposés les projets de loi, c'est à l'Assemblée nationale.
Le Président : M. le leader
du gouvernement.
M. Fournier : Alors, comme vous le
savez, j'essaie autant que possible d'accepter qu'on puisse avoir des consultations, on le fait très fréquemment, il y
en aura aussi là-dessus, mais on ne peut pas en vouloir au gouvernement de consulter les intervenants avant de déposer des
projets de loi. Alors, on a un gouvernement qui consulte, vous devriez
être heureux.
Le Président : Alors, je
comprends que c'est adopté?
Le Président : Adopté. Alors,
M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
Bonnardel : M. le
Président, je vous demande d'appeler l'article c, s'il vous plaît.
Président : Alors, à l'article c
du feuilleton, j'ai reçu le rapport du directeur de la législation
sur le projet de loi n° 232, Loi visant à interdire à
un établissement public au sens de la
Loi sur les services de santé et les
services sociaux d'exploiter un stationnement payant sur le territoire
de la Ville de Beloeil.
Le directeur
de la législation a constaté que les avis ont été faits et
publiés conformément aux règles de
fonctionnement des projets de loi d'intérêt privé. Je dépose ce rapport.
En conséquence, M. le député de Borduas présente
le projet de loi d'intérêt privé n° 232, Loi visant à interdire à un
établissement public au sens de la
Loi sur les services de santé et les
services sociaux d'exploiter un stationnement payant sur le territoire de la
Ville de Beloeil.
Est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie de
ce projet de loi?
Le Président : Adopté. M. le
leader du gouvernement, puisque vous, vous êtes debout.
Fournier : Conformément au premier alinéa de
l'article 267 de notre règlement, je fais motion afin que ce projet
de loi soit déféré à la Commission de la santé et des services sociaux et pour
que le ministre de la Santé et des Services sociaux en soit membre, M. le
Président.
Le Président : Eh bien!
Est-ce qu'on s'entend sur le numéro de l'article? Oui? Et voilà.
Alors, est-ce que
cette motion est adoptée?
Le Président :
Adopté.
À la rubrique Dépôt
de documents, M. le ministre des Finances.
Leitão : Merci, M. le Président. Alors, je dépose aujourd'hui des
propositions d'amendements que j'entends soumettre aux membres de la Commission des finances publiques dans le
cadre de l'étude détaillée du projet de loi n° 150, Loi concernant principalement la mise en oeuvre de
certaines dispositions des discours sur le budget du 17 mars 2016
et du 28 mars 2017, et ce, sous réserve de l'adoption de son
principe.
Le Président :
Alors, ces documents sont déposés. M. le ministre des Affaires municipales.
M. Coiteux :
M. le Président, je dépose aujourd'hui le rapport de mise en oeuvre de la
Stratégie pour assurer l'occupation et la vitalité des territoires 2011-2016,
prolongée en 2017, la Stratégie gouvernementale pour assurer l'occupation et la vitalité des territoires
2018-2022, des propositions d'amendements que j'entends soumettre aux membres
de la Commission de l'aménagement du
territoire dans le cadre de l'étude détaillée du projet de loi n° 155, Loi
modifiant diverses dispositions
législatives concernant le domaine municipal et la Société d'habitation du Québec,
et ce, sous réserve de l'adoption de son principe.
Aussi,
vous me permettrez, M. le Président, de préciser, pour le bénéfice de mes
collègues, que des travaux sont à compléter
au MAMOT afin d'assurer la concordance entre les lois municipales et les
différents accords de libéralisation des
marchés publics intervenus dernièrement, que sont l'Accord de commerce et de
coopération entre le Québec et l'Ontario, le nouvel Accord de libre-échange canadien et l'Accord économique
commercial global entre le Canada et l'Union européenne. Par conséquent,
j'entrevois déposer des amendements à cet égard lors de l'étude du projet de
loi.
Le Président :
Alors, ces documents sont déposés. M. le ministre de la Santé.
Barrette : M. le Président, je dépose le rapport annuel 2016‑2017 sur
l'application de la procédure d'examen
des plaintes et l'amélioration de la qualité des services du Centre intégré de
santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest.
Le Président :
Ce document est déposé. M. le leader du gouvernement.
Fournier : M. le Président, je dépose la réponse du gouvernement à la
pétition présentée par la députée de Saint-Hyacinthe le
9 novembre 2017.
Je dépose également
la réponse du gouvernement à la question inscrite au feuilleton le
19 octobre 2017 par la députée de Montarville.
Le Président :
Alors, ces documents sont déposés.
À la rubrique
Dépôt de rapports de commissions, M. le vice-président de la Commission de l'aménagement
du territoire et député de Bertrand.
Cousineau :
Oui. M. le Président, je dépose le rapport de la Commission de l'aménagement du
territoire qui, le 6 décembre 2017, a procédé à l'audition de
l'intéressé et l'étude détaillée du projet de loi n° 230, Loi concernant
la Municipalité de Notre-Dame-des-Pins. La commission a adopté le projet de loi
sans amendement.
Président : Alors, puisque c'est un... C'est un projet de loi
privé, ça? Alors, est-ce qu'il est adopté? Il faut adopter le rapport.
Adopté? Adopté. Mme la... Pardon?
Le Président : Oui, oui, ça
va bien. Tout va bien.
Président : Bon, on va faire comme si c'était le cas. Alors,
Mme la présidente de la Commission de la culture et de l'éducation...
Ah! vous en avez un autre? Ah oui! Excusez-moi. Là, on va vous écouter d'abord.
Cousineau :
Alors, M. le Président, je dépose le rapport de la Commission de l'aménagement
du territoire qui, le 6 décembre 2017, a procédé à l'audition
de l'intéressé et de l'étude détaillée du projet de loi privé n° 233, Loi concernant un immeuble situé sur le boulevard
Décarie à Montréal. La commission a adopté le texte du projet de loi sans
amendement.
Le Président : Alors,
celui-là aussi, il faut l'adopter. Il est adopté? Les conclusions du rapport
sont adoptées.
Alors, Mme la présidente de la Commission de la
culture et de l'éducation et députée de Bourassa-Sauvé.
Mme de
Santis : M. le Président, je dépose le rapport de la Commission de la
culture et de l'éducation qui, le 6 décembre 2017,
a procédé à l'étude détaillée du projet de loi d'intérêt privé n° 224, Loi
concernant le morcellement d'un lot
situé en
partie dans l'aire de protection de la maison Louis-Degneau
(anciennement maison Prévost) et dans l'aire de protection de la maison de Saint-Hubert (anciennement maison des
Soeurs-du-Sacré-Coeur-de-Jésus). La commission a adopté le texte du
projet de loi avec des amendements, dont un au titre.
Président : Alors, ça aussi, il s'agit d'un projet de loi
d'intérêt privé, alors il faut évidemment adopter le rapport. Adopté?
Adopté. Merci.
Alors, M. le président de la Commission des
transports et de l'environnement et député de Papineau.
Iracà : Merci, M. le
Président. Je dépose le rapport de la
Commission des transports et de l'environnement qui,
le 17 novembre 2017, a tenu des auditions publiques dans le cadre de consultations
particulières sur le mandat d'initiative
portant sur l'utilisation des appareils de téléphonie mobiles au volant. La commission
s'est également réunie en
séance de travail les 22 mars, 5 octobre, 21 novembre et
5 décembre 2017 relativement à ce mandat. Merci, M. le Président.
Le Président : Alors, le
rapport est déposé.
À la rubrique Dépôt de pétitions, M. le député
de Deux-Montagnes.
Charette : Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 2 489 pétitionnaires. Désignation : citoyens
et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Attendu
que la congestion sur la route provinciale 148 et [...] particulièrement sur le territoire de Saint-Eustache, au nord de
l'autoroute 640, est devenue chronique;
«Attendu que cette
congestion de la route 148 est considérablement augmentée par le flot de
véhicules en provenance de municipalités environnantes, lesquelles ont connu
une forte croissance;
«Attendu
que la croissance démographique de 27 %, prévue par l'Institut de la statistique du Québec d'ici 2036 pour la région des Laurentides,
accentuera le problème;
«Attendu
que cette congestion endémique entraîne des coûts élevés en termes de pertes de
temps, de qualité de vie et de
l'environnement, de perte de productivité pour les travailleurs et les entreprises, et qu'elle génère des impacts négatifs
majeurs sur le développement économique et résidentiel de Saint-Eustache;
«Attendu que le
[ministère des Transports] a, seul, le plein pouvoir sur l'aménagement de cette
artère;
«Attendu que le
[ministère des Transports] doit réagir aux multiples et pressantes demandes de
la ville de Saint-Eustache à cet égard;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec, au [ministère] des
Transports[...], ainsi qu'à la ministre responsable de la région des Laurentides, d'élaborer immédiatement un
plan d'action afin d'y améliorer la circulation.
«Plus
particulièrement, nous demandons au gouvernement du Québec :
«D'améliorer la
synchronisation des feux de circulation au nord de l'autoroute 640;
«De diminuer le
nombre de feux de circulation comportant une phase pour piétons en mode
protégé, car [ils] entraînent la désynchronisation des feux.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Président : Alors, l'extrait de cette pétition est déposé. J'ai
reçu une demande de dépôt d'une pétition de la part de Mme la députée de Mirabel, mais cette pétition n'était pas
conforme, alors je vous demande s'il y a consentement pour le dépôt.
Des voix :
Consentement.
Le Président :
Consentement. Mme la députée de Mirabel.
D'Amours : Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée
nationale, signée par 550 pétitionnaires. Désignation :
citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
que le projet de loi n° 102, Loi modifiant la
Loi sur la qualité de
l'environnement afin de moderniser le régime d'autorisation environnementale
et modifiant d'autres dispositions législatives notamment pour réformer la
gouvernance du Fonds vert, vise à favoriser le développement durable au Québec;
«Considérant
que le Québec accorde la priorité à la réduction de la production de matières
résiduelles selon le principe des 3RV-E;
«Considérant
que le [surmenage], dans sa forme la plus superficielle, est une pratique qui
contrevient aux objectifs fixés en 1
et 2, là où la présence d'un emballage n'est pas justifiée par une
fonction — logistique,
conservation, protection, etc.;
«Considérant
que le suremballage est une pratique qui, en plus d'être dommageable pour
l'environnement, augmente les coûts de gestion des déchets assurés par
les contribuables et surcharge davantage nos sites d'enfouissement;
«Considérant [...]
certains pays européens, dont la France, ont pris des mesures sérieuses pour
réduire le suremballage;
«Et l'intervention réclamée
se résume ainsi :
«Nous, soussignés,
demandons au gouvernement du Québec :
«D'établir
des normes restreignant au strict minimum l'usage d'emballages sur les produits
de consommation;
«D'imposer
une réglementation auprès des industries concernées afin de diminuer
considérablement le suremballage en s'inspirant, par exemple, de modèles
européens.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président :
Alors, l'extrait de cette pétition est déposé.
n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une
question de droit ou de privilège.
J'ai
été informé qu'après cette période de questions il pourrait y avoir un vote
requis aux deux tiers des membres. Alors, je ne fais qu'aviser l'Assemblée
qu'il pourrait y avoir ce vote, ces votes.
Nous
en sommes maintenant à la période de questions et de réponses orales, et je
cède la parole à M. le chef de l'opposition officielle.
Lisée : M. le Président, il arrive que le premier ministre et
moi soyons en désaccord, sur la question de la langue en particulier, mais aujourd'hui j'espère qu'on va
être vraiment en accord. Parce que l'objectif de son gouvernement, c'est
que 85 % des travailleurs qualifiés qui
viennent au Québec, des immigrants, aient une connaissance du français au point
d'entrée. Il y a beaucoup de travail à faire
pour s'y rendre, mais c'est son objectif. Or, hier, dans une entrevue en
anglais à la CBC, le chef de la CAQ a
dévoilé sa position. À la question : «Pourquoi on n'arrive pas à faire
embaucher suffisamment d'immigrants?», le chef de la CAQ a dit :
«Je pense qu'on accorde trop d'importance à la connaissance du français dans la
sélection. À la CAQ, on dit que le premier et peut-être le seul critère de
sélection doit être la compétence professionnelle.»
Donc, pour la CAQ, on pourrait avoir 100 % d'immigrants qui ne connaissent
pas le français au point d'entrée.
Est-ce que le premier
ministre est d'accord avec moi qu'une telle proposition serait contraire à la
politique linguistique du Québec depuis les
50 dernières années, ce serait la recette du déclin du français, de
l'échec de l'intégration et que, de
toute évidence, les Québécois doivent savoir le risque linguistique que la CAQ
ferait peser sur l'avenir du français au Québec?
Le Président :
On s'adresse toujours à la présidence, M. le... Bien, voilà. M. le premier...
Le Président :
S'il vous plaît! M. le premier ministre.
M. Couillard : ...sens un peu pris entre l'arbre et l'écorce, là, mais je vois mon
collègue de la deuxième opposition
qui brûle de répondre, mais il aura l'occasion,
avec les médias, de le faire tantôt, parce
que, franchement, c'est incroyable. Si
vraiment ça a été dit, c'est incroyable, mais ce n'est pas surprenant d'un
autre côté parce que la CAQ parle de changement,
et le seul changement qu'on voit, c'est le changement de parti de son chef puis
le changement d'idée à tous les jours. Alors, ça, c'est un exemple parmi
d'autres de la façon de faire de la politique de la deuxième opposition.
Alors,
il faut répéter, M. le Président, que, parmi les trois buts fondamentaux de
l'immigration pour le Québec, il y a
bien sûr la démographie qui est un enjeu très important pour le Québec, la
croissance économique, mais également la
pérennité du fait français. Et, quand on parle de fait français, on parle d'une
nation francophone en Amérique du Nord, là. Il ne faut absolument pas dévier de cette question-là. Je suis
excessivement surpris, oui ou non, dans le fond, excessivement surpris d'entendre la CAQ dire des choses
semblables. Mais, quand on veut être élu à tout prix, on dit n'importe quoi,
M. le Président, c'est bien connu.
Alors,
nous, on va réitérer l'importance, M. le Président, de conserver, comme c'est le cas actuellement, la connaissance du français comme étant un critère essentiel à l'augmentation ou l'accueil
d'immigrants chez nous. Mais il y a d'autres
critères également, dont la formation. Il le sait très bien, mais ce n'est pas
le seul critère, la formation. Le français doit vraiment venir là et
avoir une caractéristique essentielle.
Il y a également
d'autres modifications qu'on va apporter suite au forum de l'autre jour sur la
question de la main-d'oeuvre. Par exemple, la manifestation d'un désir réel
d'un candidat à l'immigration de s'établir en région, selon nous, devrait donner lieu à une pondération spécifique. Alors, il y a plusieurs
choses à améliorer, mais certainement
pas aux dépens de l'importance du français pour le Québec.
Le Président :
Première complémentaire, M. le chef de l'opposition.
M. Lisée :
Je suis content qu'à l'approche de Noël on voie qu'il y a des ponts qui sont
jetés entre les deux plus grands partis au Québec sur une question aussi
fondamentale.
Maintenant,
la semaine dernière, cette Assemblée a voté unanimement une motion, coparrainée
par le premier ministre et moi, qui
invite les commerçants à utiliser le mot «bonjour», qui est la représentation du français langue officielle et commune. Il semble
que ça a été mal compris par un certain nombre de nos citoyens.
Est-ce qu'on doit
mieux les informer? Comment le premier ministre va...
Le Président :
M. le premier ministre.
M. Couillard : De deux façons, M. le
Président. Je vais commencer par dire
qu'il faut ressentir sincèrement, tous les Québécois,
Québécois de langue française, Québécois de langue anglaise, la fierté d'avoir
su bâtir, maintenu, fait prospérer une
nation francophone en Amérique du Nord contre des vents contraires et des
nombreux obstacles historiques. On est tous fiers de ça et tous les
Québécois sont fiers de ça.
But I also want to say,
Mr. Speaker, to our English-speaking fellow Quebeckers, again : There are not different classes of Quebecker here, only one class, the first class. And English-speaking Quebeckers are first-class Quebeckers like all of us are. And I also want to say and tell them that
the English language, although French is our official language...
Président : En terminant.
Couillard : ...the English language is not a
foreign language in Québec.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition.
Lisée : Je suis d'accord avec ce que le premier ministre a dit
en français et en anglais. Maintenant, il est clair que nous avons dit
unanimement que, le français langue commune, on invite les gens à refléter ça
en disant bonjour. Plusieurs membres de son gouvernement et de son caucus sont
mal à l'aise avec la position qu'il a prise.
Est-ce
que le premier ministre réitère aujourd'hui qu'il invite les commerçants à
accueillir les gens avec le mot «bonjour» ou est-ce que, comme certains
de ses collègues, il a honte d'avoir voté pour cette motion?
Le Président :
M. le premier ministre.
M. Couillard : M. le Président, ce que je retiens tout de suite, d'abord, c'est que,
sauf avis contraire, tout le monde dans l'Assemblée, incluant le chef de
l'opposition officielle, est d'accord avec les mots que je viens de prononcer.
Maintenant,
nous avons adopté, l'autre jour, cette motion. On sait qu'on l'a fortement
modifiée en enlevant le caractère
irritant qui y était inclus. Je crois qu'on avait sous-estimé l'impact que ça
aurait chez nos compatriotes de langue anglaise.
Il ne s'agit pas de revenir sur cette motion, mais de dire qu'elle ne contredit
en rien, qu'elle ne contredit en rien la place égale et importante des
Québécois de langue anglaise chez nous, au Québec.
faut le redire de façon très, très forte, dire bonjour, c'est beau dans toutes
les langues. Même en anglais, le mot «bonjour», c'est beau. Alors, il me
semble... C'est écrit sur les taxis de Montréal, d'ailleurs.
Le Président :
En terminant.
Couillard : Alors, je pense qu'il ne faut pas non plus surréagir à
cette question-là.
Le Président :
Troisième complémentaire, M. le chef de l'opposition.
Lisée : Mais la ministre responsable de la communauté
anglophone, elle a dit que, le «Bonjour! Hi!», elle aime ça, elle va continuer, quoi qu'en dise
l'Assemblée nationale, et qu'il n'y aura aucune suite à notre vote unanime.
demande au premier ministre, qui fait beaucoup de publicités, qui fait beaucoup
de suites à beaucoup de ses programmes :
Quel programme d'incitation gentille, positive va-t-il mettre en oeuvre pour
inciter les commerçants de Montréal
et du Québec de répondre à l'invitation de l'Assemblée nationale? Si la
réponse, c'est zéro, c'est qu'il n'y croit pas, à la motion.
Le Président :
M. le premier ministre.
M. Couillard : Alors, M. le Président, le fait de l'avoir dit dans cette Assemblée
suffit. On l'a bien entendu, tout le
monde l'a entendu. On se souviendra que, lors des débats, j'ai émis la crainte
que tout ça soit traité de façon un peu ridicule à l'extérieur du Québec, et je dois dire que les événements ont
donné raison à cette crainte. On se souvient de l'ancien épisode du «pastagate»
il y a quelque temps, on a quelque chose qui ressemble à
ça dans les médias internationaux.
Moi,
je ne suis pas content de voir les médias internationaux parler de la
coexistence des gens de langue
française et de langue anglaise au Québec
de cette façon-là. Je redis que nous sommes tous des Québécois
de première classe et que nous avons tous notre place dans cette société.
Le Président : Principale, Mme
la députée de Taschereau.
Maltais :
Hier, le premier ministre a vanté son ministre de la Santé en disant que
c'était un homme qui bouscule. Eh bien, aujourd'hui, une enquête de La Presse nous apprend comment il bouscule. On y entend insultes, dénigrement,
menaces, en fait l'utilisation de tout
l'arsenal habituel des matamores qui veulent accomplir une vengeance
personnelle. On apprend surtout qu'il
a voulu retirer le droit aux radiologistes du Québec de faire des échographies cardiaques. Et qui est-ce que ça aurait touché, par hasard? Eh bien,
les deux radiologistes de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont qu'il a promis de
détruire un par un, «peu importent les dommages collatéraux», je le cite. Eh
bien, les dommages collatéraux, c'était 6 220 patients qui
attendaient sur une liste d'attente pour une échographie cardiaque.
Est-ce
que le premier ministre condamne son ministre de la Santé, qui a utilisé ses
pouvoirs pour mener une vendetta personnelle au détriment de la santé
des Québécois?
Le Président :
S'il vous plaît! M. le ministre de la Santé.
Barrette : En effet, M. le Président, on me dit à l'oreille : Si
ce n'est pas prêter des intentions, ça, je demande : Qu'est-ce que
c'est?
Alors,
M. le Président, lorsque je suis dans la position dans laquelle je suis, j'ai à
prendre un certain nombre de décisions
dans l'intérêt des Québécoises et des Québécois. Et aujourd'hui, lorsqu'il y
a... quand on regarde le merveilleux monde
de l'échographie, il y a une problématique d'accès. Et, quand on regarde la
situation, qui manifestement n'est pas... pour laquelle manifestement
notre collègue n'est pas informée, elle devrait savoir ce qu'elle ne sait pas,
à savoir qu'à l'Hôpital
Maisonneuve-Rosement, comme ailleurs au Québec, les échographies cardiaques
sont faites par les cardiologues en
quasi-totalité. Et non seulement sont-elles faites par les cardiologues, mais
les cardiologues réclament l'exclusivité, dans les faits, de cet examen-là, parce que c'est eux qui ont la
formation, à un point tel qu'aujourd'hui on ne la donne même plus, à
toutes fins utiles, en radiologie.
Or, en radiologie, il
y a une problématique d'accès à l'échographie générale. Alors, dans une
situation où les cardiologues peuvent
s'occuper entièrement de la fameuse liste d'attente à laquelle la collègue fait
référence, les radiologues...
Le Président :
En terminant.
Barrette : ...ne devraient-ils pas s'occuper de leur liste d'attente,
où, là, il y a vraiment des gens qui attendent...
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Taschereau.
Maltais : Et quel malheureux hasard — encore une fois, le hasard a frappé le Parti
libéral, on a souvent vu ça ici — ça touche justement les
collègues qu'il a assuré vouloir détruire un par un, peu importent les dommages
collatéraux, qui sont inscrits ici, dans vos
propres documents. Plus de 6 220 personnes en attente, et j'ai pris
le chiffre à peu près médian, il y en
avait plus que ça à certains moments. Un premier ministre ne peut pas agréer un
tel comportement.
Est-ce qu'il peut
accepter que son matamore ministériel utilise ses pouvoirs pour des...
Le Président :
Mme la députée, je vais vous demander de retirer votre propos, votre
euphémisme.
Mme Maltais :
Je vais retirer, mais pas les faits.
Le Président :
S'il vous plaît! S'il vous plaît! M. le ministre de la Santé.
Barrette : Alors, puisque
notre collègue, au moins, choisit de retirer ses propos et de s'adresser aux
faits, parlons des faits. Parlons des
centaines, sinon des milliers de personnes qui sont sur une liste d'attente de
radiologie, alors que les gens qui
sont sur la liste d'attente à laquelle elle fait référence peuvent avoir des
examens faits par des cardiologues, qui ont la capacité de faire ces
examens-là.
Alors,
aujourd'hui, ce que la collègue fait, c'est qu'elle choisit,
elle choisit ceux qui sont sur la liste d'attente qui fait son affaire. Moi, je ne choisis pas qui fait
mon affaire, je traite tout le monde également. Et aujourd'hui mon objectif est de faire en sorte que tout le monde...
Le Président : En terminant.
M. Barrette : ...puisse avoir accès
à ces examens-là par le chemin approprié.
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée de Taschereau.
Maltais :
Il n'a pas ajouté un accès, contrairement à ce qu'il est en train de raconter,
M. le Président, il a enlevé un accès
qui touche justement les ex-collègues sur lesquels il a déclaré, et je cite ses
collègues, «une fatwa». «Nous sommes sous le coup d'une fatwa»,
c'est ça qu'ils disent, les gens.
Est-ce que le premier ministre va ordonner à son
ministre de lever cette fatwa?
Les chicanes personnelles des ministres... Les
vengeances personnelles d'un ministre en position d'autorité exceptionnelle
n'intéressent pas les Québécois. C'est la préoccupation pour leur santé qui les
intéresse.
Le Président : M. le ministre
de la Santé.
Barrette : Elle a bien
raison, la collègue, M. le Président, c'est effectivement l'intérêt qui est le mien, qui est de faire en sorte que les listes d'attente
baissent. Et, pour que les listes d'attente baissent, il faut
que les médecins qui ont une
compétence pour faire les examens requis pour une investigation d'un problème
de santé significatif les fassent. Or, dans la situation qui est en jeu
ici, les examens en question peuvent être faits, et plus.
La collègue,
ce qu'elle nous dit essentiellement, c'est qu'elle dit : Le statu quo est
préférable, et il est préférable de faire attendre des gens en ne
réorganisant pas les services. Parce que c'est sa politique. Je dis que...
Le Président : En terminant.
M. Barrette : ...si les choses
étaient organisées correctement, il y aurait moins d'attente.
Le Président : Principale, M.
le député de Lac-Saint-Jean.
Cloutier : Oui. M. le Président, on apprend ce matin que le
gouvernement va payer des centaines de millions pour baisser les taxes scolaires, un autre chèque, comme par hasard,
juste avant les élections. Au lieu d'investir en éducation, le ministre
préfère envoyer un chèque de centaines de millions en baisses de taxes.
Nos écoles ne
sont pas assez surpeuplées aux yeux du ministre de l'Éducation. Il n'y a pas
suffisamment d'élèves qui étudient
dans des roulottes, dans des rallonges. Le gouvernement a des centaines de
millions en trop. M. le Président, il
n'y a pas suffisamment de champignons,
d'amiante, de gaz cancérigènes aux yeux du ministre. Bien non, le gouvernement
a des centaines de millions en trop.
M. le
Président, notre taux de diplomation est 10 % inférieur à l'Ontario, mais
ce n'est pas grave. Le gouvernement a
des centaines de millions en trop. Le nombre d'élèves en difficulté a explosé de 10 % dans les quatre
dernières années, mais ce n'est pas grave, M. le Président, le
gouvernement a des centaines de millions.
Comment le
ministre de l'Éducation peut-il justifier de tels bonbons électoraux, alors que
les besoins sont urgents dans le réseau de l'éducation?
Le Président : S'il vous
plaît! M. le ministre de l'Éducation.
Proulx : Oui, M. le
Président. D'abord, on travaille en éducation à tous les jours. Pourquoi? Pour
améliorer notre système, bien
entendu, et soutenir des élèves au quotidien. Les gestes les plus importants
que nous avons posés et que nous continuons à poser touchent directement les
élèves, l'environnement des élèves, ceux qui travaillent avec les élèves
et l'infrastructure et les milieux de vie
dans lesquels ils évoluent. Tous les jours, c'est ce que nous faisons. Nous
avons investi des milliards de dollars chaque année et
nous continuons de le faire. La preuve en est, M. le Président, que, dans le
dernier budget, juste pour le primaire,
secondaire, c'est 1,8 milliard sur cinq ans. C'est quoi? C'est
7 200 nouvelles ressources. Juste
dans les deux dernières années, voire même dans la dernière année, M. le
Président, c'est 1,6 milliard supplémentaire juste pour rénover et
construire des nouvelles écoles.
Maintenant,
M. le Président, l'opposition officielle ne peut pas faire comme si le débat ou
la question de l'inéquité à l'égard de la taxe scolaire n'existait pas. La
preuve en est, c'est qu'ils se sont levés à plusieurs occasions, m'ont
interpelé par pétitions, par lettres,
par rencontres pour me dire de régler cette situation. C'est ce que nous
pouvons faire maintenant, M. le
Président. Nous répondons à une problématique qui dure depuis trop longtemps,
on va redonner de l'équité pour des gens qui habitent la même rue, le
même quartier...
Le Président :
En terminant.
M. Proulx :
...la même ville et la même région, M. le Président.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Lac-Saint-Jean.
Cloutier : M. le Président, tout ce que le ministre avait à faire pour
régler le problème, c'était d'enlever le choix des parents de transférer
de commission scolaire, et le problème aurait été réglé, et ça aurait coûté,
savez-vous combien, M. le Président?
Le Président :
Chut! Chut! S'il vous plaît!
M. Cloutier :
Ça aurait coûté zéro.
fait des mois, voire des années qu'on interpelle le gouvernement sur les
coupures. Nos élèves manquent de services, nos écoles débordent. Il y a
une école qui est menacée d'être fermée au moment où on se parle parce qu'ils
manquent de places pour offrir les services en éducation.
Le Président :
S'il vous plaît! M. le ministre de l'Éducation.
M. Proulx :
M. le Président, la solution du collègue, qui serait une solution temporaire,
c'est de limiter les droits des gens.
C'est ça qu'il veut faire. Ce qu'on dit, M. le Président, c'est qu'on va faire
deux choses. On va continuer à investir massivement en éducation comme
on le fait, et de réinvestir, et d'investir des nouvelles sommes dans des
nouveaux programmes, dans des nouveaux
services, dans des nouvelles façons de faire. Mais, du même souffle, M. le
Président, parce qu'on a une économie qui nous le permet, parce qu'on a un
gouvernement qui a fait une gestion responsable des finances publiques, nous sommes en mesure,
aujourd'hui, d'offrir une solution équitable et pérenne, M. le Président. Nous
sommes en mesure, aujourd'hui, de
baisser — et c'est
ce que je propose à l'Assemblée — le compte de taxes des Québécois. Je
comprends qu'ils sont contre, M. le Président.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Rousseau.
Marceau : M. le Président, dans le projet de loi, la première
année, c'est le taux le plus bas de la région qui s'applique à toutes les commissions scolaires.
C'est le régime transitoire. À partir de la deuxième année, il y a un autre
mode de calcul pour fixer le taux régional.
Donc, pour l'année électorale, vous offrez le taux le plus bas, mais, pour les
autres années, il y a un taux postélectoral, plus élevé.
Alors,
M. le Président, est-ce que la mascarade peut arrêter? Ça n'a pas de bon sens.
On est dans une manoeuvre électorale parmi les plus cyniques que j'ai
jamais vues.
Le Président :
S'il vous plaît! S'il vous plaît! M. le ministre de l'Éducation.
Proulx : M. le Président, il
faut entendre le collègue pour comprendre où se situe la crédibilité
aujourd'hui. Sincèrement, là, je veux
dire, ça ne tient pas debout. Nous sommes dans l'obligation, M. le
Président — et c'est
normal — d'avoir
un système transitoire pour nous amener à une situation
qui sera pérenne. Ce qu'on fait, M. le Président, ce n'est pas compliqué, on maintient le système de taxes en
place, basé sur la valeur foncière, on l'installe dans l'espace régional pour
assurer qu'il n'y ait plus d'inéquité.
Oui, les taxes vont baisser. Oui, c'est des
bonnes nouvelles. Oui, M. le Président, on va continuer à s'occuper d'éducation. Mais le collègue n'est pas d'accord.
Ça fait des années que ça dure, il y a des concitoyens qui nous le disent
depuis longtemps. On a le courage d'une
solution. On a les moyens d'une solution. On va la mettre en application pour
le bénéfice des parents du Québec, M. le Président.
Le Président : Principale, M.
le chef du deuxième groupe d'opposition.
M. Legault :
M. le Président, on connaît depuis longtemps les problèmes du service de police
de Montréal, les citoyens ont perdu confiance.
Et hier, enfin, le premier ministre a décidé de remplacer le chef de police de
Montréal, mais il a choisi de le
remplacer de façon temporaire et par le chef de la Sûreté du Québec. Donc, on
se retrouve aujourd'hui avec les deux principaux corps de police au Québec
dirigés par des patrons temporaires. Je ne peux pas croire, je ne peux pas croire qu'il n'y avait pas une personne au
Québec compétente pour gérer le SPVM. Je ne peux pas croire ça. Ça sent
l'improvisation encore une fois. Ce n'est pas rassurant pour les Québécois.
Donc, je
voudrais savoir : Est-ce que le premier ministre trouve ça normal
qu'aujourd'hui nos deux principaux corps de police soient dirigés par
des patrons temporaires?
Le Président : M. le premier
ministre.
Couillard : Alors, comme il
a abordé la question sous plusieurs angles, je vais me permettre de commencer
par un de ces angles pour dire que ce qui
inquiète les Québécois, c'est de voir la CAQ reculer sur le français dans
l'immigration, de voir la CAQ...
Couillard : Oui, mais on
peut bien rire, lisez vos déclarations, M. le chef de la deuxième opposition, de voir... la CAQ n'a même pas mentionné le problème de pénurie de main-d'oeuvre comme étant le principal défi à l'économie du Québec
et être totalement silencieux sur le
mot même de «pauvreté». «Pauvreté», dites le mot aujourd'hui. Nous, on va bientôt présenter un plan de lutte à la pauvreté.
Maintenant,
sur la question des corps
policiers, c'est une situation
très importante qui suscite l'inquiétude des gens, et il fallait agir rapidement, de façon
décisive, ce que nous avons fait. Personne, personne ne met en doute les
compétences professionnelles de M. Prud'homme. Je rappelle qu'il
faut diriger un corps policier qui a 4 000 agents. C'est très complexe. Il
ne faut pas que les opérations
s'interrompent. C'est une nomination temporaire, la situation va être rétablie, et
on est en lien avec la mairie de Montréal là-dessus.
Le Président : Première
complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.
M. Legault : M. le
Président, on sait qu'il y avait des problèmes à Montréal depuis des mois, mais là le premier ministre s'est réveillé hier matin. Là, ce n'était pas un
monorail, c'est : Aujourd'hui, il faut mettre des chefs temporaires. Puis, en
plus, on déshabille Pierre pour habiller Paul.
Est-ce qu'il trouve ça normal qu'on ait deux
chefs de police temporaires pour les deux plus importants corps policiers au Québec?
C'est ça, ma question.
Le Président : M. le premier
ministre.
M. Couillard : Ce qui est étrange encore une fois, c'est les
contradictions permanentes de la CAQ. Ça les rend nerveux, je le sens, mais
ce qu'il fallait d'abord, M. le Président, faire, c'est clarifier, clarifier la
question de façon indépendante. Ils parlent
toujours d'indépendance, eux autres, des gens qui font l'examen des corps
policiers. On avait une personne
indépendante, Me Bouchard, qui a fait un rapport très étoffé, qui,
franchement, est très, très préoccupant. Il fallait agir. Si on n'avait pas agi, vous seriez en train de nous
demander d'agir. Alors, il est clair qu'il fallait choisir la meilleure personne. Qu'elle soit verte ou bleue,
là, je m'excuse, c'est secondaire. Ça prend le meilleur policier du Québec
pour diriger ce
service-là, c'est ce qui va être le cas. On va arriver par la suite avec une
direction permanente pour le Service de
police de la ville de Montréal et on va avancer dans le respect des gens pour
maintenir la confiance envers nos institutions.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.
M. Legault :
Le premier ministre essaie de faire croire aux Québécois qu'il n'y a pas une
personne dans tout le Québec qui est
capable de gérer le SPVM, pas une personne. Il est obligé d'aller déstabiliser,
fragiliser deux corps de police à cause de son improvisation. Ça n'a pas
de bon sens.
Le Président :
S'il vous plaît ! M. le premier ministre.
M. Couillard : Le collègue a franchement utilisé un mot qui lui va comme un gant,
«l'improvisation». Et j'ai parlé du
français, de la démographie, de la pauvreté, je vais en ajouter un autre
aujourd'hui... Même, vous avez parlé... Je regrette, il ne fallait pas parler d'improvisation. Je réponds à la
question, alors, maintenant, je vais en ajouter une autre. Vous nous avez questionnés ici pendant des
semaines pour nous faire adopter des mesures protectionnistes, hein? Il faut
fermer les frontières. Ce n'est pas bon, la compétition, la concurrence. Puis
là ils arrivent avec une recommandation d'abolir
complètement les barrières entre les
provinces. Totale incohérence. Qu'ils parlent donc aux petits entrepreneurs,
aux producteurs de vin, aux microbrasseries, pour qu'ils leur disent ce qu'ils
pensent de la CAQ.
Maintenant,
sur cette question, bien, M.
le Président, il y en avait une. Clairement,
on l'a choisie puis on l'a nommée.
Le Président :
Principale, Mme la députée de Saint-Hyacinthe.
Soucy : M. le Président, Hydro-Québec a conclu un contrat de gré à gré
avec Air Inuit. Le contrat prévoit la fourniture de la main-d'oeuvre
pour l'entretien et l'exploitation des avions appartenant à Hydro-Québec,
incluant la fourniture de services connexes.
Donc, on parle ici de salaires des pilotes, d'agents de bord, de mécaniciens et
autres services connexes. Dans son
habituelle transparence, Hydro-Québec n'a pas voulu nous donner, par une DAI, la valeur
du contrat et la durée du contrat.
qu'on veut savoir ce matin de la part du ministre des Ressources
naturelles, c'est la durée du contrat, la valeur du contrat et pourquoi
qu'Hydro-Québec n'est pas allée en appel d'offres.
Le Président :
M. le président du Conseil du trésor.
Arcand : Merci, M.
le Président. Je ne sais pas pourquoi
la CAQ semble avoir des problèmes avec Air Inuit, parce que ce n'est pas la
première fois qu'on pose des questions sur ça. Il
y a une tradition qui existe depuis
fort longtemps et qui fait qu'Hydro-Québec a des ententes avec
Air Inuit, qui assure l'entretien de ses avions de façon régulière, et ça, ça
a été fait à plusieurs reprises depuis
nombre d'années. Ce sont des services de qualité qui sont offerts à Hydro-Québec, et je dirais même que ça
fait
partie de certaines ententes que le gouvernement a signées au fil
des années avec Hydro-Québec,
et pour encourager, bien sûr, cette compagnie, qui est propriété autochtone.
Alors,
M. le Président, il n'y a pas véritablement d'enjeu. Hydro-Québec est satisfaite des services. Hydro-Québec
doit donner au gouvernement une rentabilité très importante, encore une fois, à
chaque année, et Hydro-Québec, évidemment, lorsqu'elle décide de choisir Air Inuit, c'est
parce qu'elle estime que c'est le meilleur service possible dans les circonstances,
M. le Président.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Saint-Hyacinthe.
Soucy : M. le Président, on sait qu'un contrat, au-delà de 100 000 $, on doit faire
un appel d'offres. Or, il n'y en a pas eu. Alors, sans aucun doute, ce
contrat est au-delà de 100 000 $.
Tout
ce qu'on demande, c'est de la transparence. Ce qu'on voulait savoir c'est
combien vaut ce contrat, la durée du contrat et en quoi le signer de gré
à gré a servi dans l'intérêt public.
Le Président : M. le
président du Conseil du trésor.
Arcand : M. le
Président, à peu près
tous les contrats sont, encore une
fois, des contrats dans lesquels on
fait des appels d'offres. Maintenant, la loi, elle est très claire, également,
lorsqu'il s'agit d'intérêt public, à ce moment-là il n'y a pas nécessairement
le besoin de faire, comme tel, des appels d'offres dans les circonstances.
Maintenant,
je rappelle, parce que j'avais eu la question à l'époque du député
de La Peltrie, on parle du Grand Nord québécois, on parle de l'accès aux deux tiers du territoire,
et tout le monde reconnaît qu'Air Inuit, avec, je pense,
35 avions, avec un nombre très important
de pilotes, sont, et de loin, les mieux qualifiés pour le faire, d'une part.
Et, d'autre part...
Le Président :
En terminant.
Arcand :
...ça fait
partie de la politique du gouvernement d'aider les...
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Saint-Hyacinthe.
Soucy : M. le Président, que le ministre nous démontre c'était quoi, l'intérêt du public de
signer un contrat de gré à gré. Compte tenu des antécédents de contrat
de gré à gré avec Air Inuit, dont les grands gagnants ne sont pas nécessairement
les contribuables québécois, il est
permis de se demander pourquoi, encore une fois, Hydro-Québec a signé un
contrat de gré à gré avec Air Inuit.
repose la question au ministre : Combien vaut le contrat? La durée du
contrat. Et pourquoi Hydro-Québec ne respecte pas la
loi sur les appels
d'offres? Ce n'est pas une question de tradition, M. le Président.
Le Président :
M. le président du Conseil du trésor.
Arcand :
M. le Président, l'intérêt public, M. le Président, c'est le développement des
communautés nordiques, c'est l'emploi
pour les communautés autochtones du Québec. C'est ça, l'intérêt public pour
l'ensemble des Québécois. Je ne sais
pas pourquoi la CAQ a des problèmes constants en ce qui touche les communautés
autochtones, en ce qui touche le
développement du Nord, mais, M. le Président, tout le monde reconnaît qu'Air
Inuit est une compagnie qui est très bien gérée et qui a été, pour l'ensemble de ces communautés, un moteur
économique essentiel de développement, M. le Président.
Le Président :
Principale, M. le député de Gaspé.
Lelièvre : Oui, M. le Président. La crise survenue au CLSC de
Paspébiac inquiète énormément la population de Murdochville, Petite-Vallée, Grande-Vallée, Cloridorme en ce qui a
trait aux urgences des CLSC de Grande-Vallée et Murdochville. Ces CLSC sont localisés, c'est important de le rappeler, à
plus de 100 kilomètres de l'hôpital le plus près, donc jouent un
rôle extrêmement important pour la santé et la sécurité des usagers.
récentes déclarations du Dr Claude Mercier, directeur des services
professionnels du CISSS de la Gaspésie, amplifient cette inquiétude. Je cite les déclarations de celui-ci :
«Notre volonté est d'offrir 24 heures, mais des fois, en raison de concours de circonstances particuliers,
on n'a pas la main-d'oeuvre possible pour avoir un médecin sur place
pour la plage de 24 heures.»
autre citation : «Aujourd'hui, nos ambulanciers sont équipés [...] on a
beaucoup développé la capacité de nos services ambulanciers et n'a pas
revu [...] notre disposition [des] salles d'urgence [des CLSC].»
autre : «Donc, c'est possible qu'un moment donné on ait une réflexion qui
se fera au cours des prochaines années pour revoir si on maintient notre
même offre [de 24 heures au sein des CLSC].»
Trois déclarations
qui inquiètent grandement la population de L'Estran et de Murdochville.
Est-ce que le
ministre partage la vision réductrice et pessimiste des services d'urgence...
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Barrette : Non, M. le Président, je n'ai pas une vision pessimiste
telle qu'elle a été exprimée par l'individu cité dans la question de notre collègue, mais une chose... Et non seulement je n'ai pas cette vision pessimiste là, mais il est essentiel que, sur tout le territoire
du Québec, que ce
soit en termes d'accès aux services médicaux, aux installations où ces services médicaux là se donnent, dans les CLSC
en la matière, et aussi, en matière de services ambulanciers, tout le
monde sur le territoire du Québec ait accès à un même niveau de service et à la
même qualité de service.
Pour ce qui est de la
qualité de service, M. le Président, je peux assurer toute la population de la
Gaspésie et du Québec que la qualité est au
rendez-vous. La qualité professionnelle des infirmières, des autres
professionnels, des médecins, elle
est d'un niveau qui est absolument comparable aux meilleurs pays au monde, et
nous avons mis en place des
mécaniques pour faire en sorte que la distribution de ces services-là soit au
rendez-vous, en adéquation avec les besoins des gens. Maintenant, ces
services-là doivent être organisés d'une façon correcte, en fonction des
ressources qui sont disponibles, et je suis
intervenu à plusieurs reprises récemment dans le dossier, notamment, de
Paspébiac et d'autres en Gaspésie...
Le Président : En terminant.
M. Barrette : ...pour résoudre
certains problèmes qui ont été résolus.
Le Président : Première
complémentaire, M. le député de Gaspé.
Lelièvre : Oui, M. le Président. La P.D.G. du CISSS de la Gaspésie a
tenté de rassurer les gens visés par les coupures de services dans les deux CLSC, mais, malheureusement, elle n'a
pas réussi. L'inquiétude se poursuit. La seule phrase que notre P.D.G. a pu émettre pour nous rassurer, pour tenter de
nous rassurer, c'est : Je n'ai pas de boule de cristal pour vous
parler de ça aujourd'hui.
Est-ce que le ministre considère que la réponse
de la P.D.G. du CISSS de la Gaspésie est rassurante pour la population?
Le Président : M. le ministre
de la Santé.
M. Barrette : Je comprends que le
salon bleu, aujourd'hui, en est un plus... qu'il traite plus d'un tribunal que
d'autres choses. Je ne ferai pas le procès de la P.D.G. du CISSS de la
Gaspésie, M. le Président, mais je vais dire une chose, par exemple, la P.D.G.
est extrêmement compétente, et elle fait très bien son travail, et les
résultats sont là.
Il y a eu une
circonstance qui a été très ponctuelle et malheureuse pour des raisons de
manque de personnel, qui a été
corrigée, en Gaspésie, et nommément au CLSC de Paspébiac. Les efforts sont
faits à tous les jours pour que les services soient au rendez-vous, et ils le sont. Parfois, il peut être nécessaire
de faire en sorte qu'il y ait certaines contraintes qui soient mises en
place. C'est la raison pour laquelle on pense des lois...
Le Président : En terminant.
M. Barrette : ...pour s'assurer que
la population ait accès aux services.
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le député de Gaspé.
Lelièvre : Oui, M. le Président. Les réponses du ministre ne peuvent,
c'est clair, rassurer la population des secteurs de Murdochville et de
L'Estran, dans le secteur de Grande-Vallée. Les inquiétudes qui ont été semées
par les déclarations du DSP de la Gaspésie font un mal énorme. La P.D.G. a
tenté de rassurer. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Écoutez,
il n'y a pas deux ou trois classes de citoyens
au Québec. Les gens des régions ont droit à des services
aussi décents. L'occupation du territoire, ça ne se fait pas strictement à
l'intérieur des ponts.
Est-ce qu'il va y avoir un service 24 heures,
sept jours-semaine dans les deux...
Le Président : M. le ministre
de la Santé.
Barrette : M. le Président, je l'ai dit à plusieurs reprises, je vais
le répéter encore, à tous les jours nous posons des gestes pour s'assurer que les services soient là. La meilleure
démonstration, M. le Président, c'est la semaine dernière. Le maire de
Paspébiac m'a appelé personnellement, il voulait avoir l'assurance que les
services allaient être donnés. Même que,
quand il m'a appelé, il m'a dit : Demain soir, y aura-t-il des services?
Et, oui, le lendemain soir, il y a eu des services et il y en a encore
aujourd'hui.
Alors, je le
répète, M. le Président, nous nous sommes donné législativement les moyens pour
intervenir, pour faire en sorte que
les services soient disponibles 24 heures par jour dans ces CLSC là, incluant
celui de Paspébiac. Les actions ont été posées, M. le Président, et,
encore une fois...
Le Président : En terminant.
M. Barrette : ...les
résultats sont au rendez-vous. J'invite le collègue à diffuser la bonne parole.
Le Président : Principale,
Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.
Massé : Merci, M. le Président. Le gouvernement libéral parle des deux
côtés de la bouche en matière de lutte
aux changements climatiques. À l'international, il s'autoproclame leader de
cette lutte, alors qu'à la maison il reste assis sur le magot fédéral. En effet, depuis le budget fédéral de 2016,
le Québec dort sur la switch concernant 923 millions de dollars réservés dans le fonds
d'infrastructures en transport en commun. À ce jour, le gouvernement laisse
dormir plus de 70 % de cette
somme, alors qu'il y a urgence climatique et urgence financière; M. le
Président, le programme prend fin
dans trois mois. Le gouvernement libéral prive les villes du Québec de
650 millions pour améliorer le transport en commun.
La question se pose : Pourquoi? Pourquoi le
Québec laisse dormir cet argent? Pourquoi le Québec est le seul à passer par
son ministère du Transport pour les projets? Y a-t-il un lien entre les deux?
Alors, est-ce que le ministre du Transport peut
expliquer aux municipalités pourquoi ça bloque?
Le Président : M. le ministre
des Transports.
M. Fortin
(Pontiac) : Merci, M. le Président. La question de la députée est
intéressante, elle demande pourquoi est-ce
le seul gouvernement qui passe par son ministère des Transports pour avoir des
subventions pour les sociétés de transport du gouvernement fédéral. Je n'ai
jamais, M. le Président, vu cette position-là de la part de Québec solidaire.
C'est un acquis depuis des années que les
projets, au Québec, passent par le gouvernement du Québec et ne se font pas
directement entre les sociétés de transport
et le gouvernement fédéral. Si la députée a à nous proposer une nouvelle
position de la part de Québec solidaire, on va l'entendre, mais je ne
m'attendais vraiment pas à ça aujourd'hui.
M. le
Président, pour ce qui est des 923 millions auxquels elle fait référence
pour le fonds d'investissement pour le
transport en commun, je ne crois pas — et j'ai eu la chance de le dire plus tôt
cette semaine — qu'on va
manquer de projets de transport en
commun au cours des prochaines années au Québec. Partout au Québec, que ce soit
ici, à Québec, que ce soit à Montréal, à Laval, à Longueuil, à Gatineau, à
Sherbrooke ou ailleurs au Québec, il y a des projets de transport en
commun. On aura la chance d'y travailler pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, pour faciliter les déplacements des citoyens
et pour répondre à la demande des villes partout au Québec.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.
Massé : M. le Président, l'entente Québec-Canada est signée depuis juillet 2016. Ça fait beaucoup
de mois où l'argent dort alors que,
vous avez raison, M. le ministre, des demandes, il n'en manque pas. Le peuple québécois
veut se transporter en transport en commun.
Comment se fait-il que cet argent-là dort actuellement
au ministère du Transport?
Le Président : On s'adresse à
la présidence, Mme la députée. M. le ministre des Transports.
M. Fortin (Pontiac) : Merci, M. le
Président. Bien là on est d'accord sur un point, M. le Président, le peuple québécois
veut se déplacer en transport en commun, le peuple québécois
veut se déplacer de façon plus efficace à tous les jours, elle a entièrement
raison sur ce point-là.
Là, cependant,
où on va avoir une divergence d'opinions, c'est qu'elle ne croit pas qu'on va
être capables de faire des projets de transport en commun avec ces sommes-là,
ce qui est tout à fait faux, M. le
Président. Il y a
des projets sur la table en ce moment, il y a des projets qui vont changer le quotidien des Québécois
pour le meilleur. Je pense au projet de Réseau électrique métropolitain. On connaît bien la position du Parti québécois, on connaît bien la position de la CAQ sur ce dossier-là, mais là je comprends que la position de Québec solidaire, c'est la même, M. le
Président. Ce sera un projet qui sera porteur, ce sera un projet qui va
réduire les émissions de gaz à effet
de serre pour le Québec,
pour l'avenir...
Le Président : En terminant.
M. Fortin (Pontiac) : ...pour nos
enfants, M. le Président.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.
Massé : M. le Président, il y a des projets qui ont été acceptés depuis juillet,
et la ville de Québec, notamment,
attend encore la couleur de cet argent-là.
On a des questions à se poser. Le programme, la phase I,
termine en mars prochain, on n'a aucune idée ce qu'on va pouvoir faire
s'il reste de l'argent.
Le Président :
M. le ministre des Transports.
Fortin (Pontiac) : M. le Président, il n'y a absolument aucun enjeu avec le fonds d'infrastructures en transport en commun, M. le Président, il y a des projets qui
seront déposés dans les prochains mois, dans les prochaines semaines. La députée sait très bien qu'à Montréal, dans le
nouvel environnement d'autonomie municipale, il y a l'agence régionale
de transport métropolitain qui est en train de faire la priorisation de chacun
de ces projets. La mairesse de Montréal travaille
avec l'agence. La mairesse de Longueuil et le maire de Laval travaillent avec
l'agence pour prioriser les projets dans
le Grand Montréal. À Québec, le maire s'apprête à nous déposer un projet. Et,
au-delà des projets qui pourront être déposés
au FITC, M. le Président, le Réseau électrique métropolitain fait appel à un
fonds supplémentaire du gouvernement fédéral, un fonds complètement
indépendant...
Le Président :
En terminant.
M. Fortin
(Pontiac) : ...pour lequel ils ont mis 1,3 milliard de dollars.
Le Président :
Principale, M. le député de Granby.
Bonnardel :
M. le Président, il y a un an, le gouvernement a annoncé un important programme
de retrait d'appareils de loterie vidéo
suite aux pressions de la CAQ pour combattre les problèmes de jeu pathologique qui
ont fait les manchettes pendant
plusieurs semaines. Le gouvernement a demandé à Loto-Québec de retirer
1 100 appareils sur les quelque 11 000 que comptait le réseau
des bars et restaurants. Dernièrement, j'ai envoyé une demande d'accès à l'information pour connaître le nombre d'appareils
qui ont été retirés au cours de la dernière année. À ma grande surprise,
la direction de Loto-Québec m'a répondu
qu'elle ne pouvait pas donner suite à mes questions.
La société d'État a aussi
refusé de préciser le nombre d'appareils
loterie vidéo retirés dans le cadre du programme de retrait volontaire et le
nombre d'exploitants qui ont obtenu une compensation financière pour
retirer des appareils.
le Président, pourquoi cette opacité? Est-ce que le ministre va nous donner le
portrait du nombre d'appareils retirés à travers le Québec? Est-ce que
ça l'intéresse de connaître la situation?
Le Président :
M. le ministre des Finances.
Leitão : Ça allait très bien, la question, M. le Président, jusqu'à la
fin. Est-ce que ça intéresse le ministre? C'est toujours, de la part de la CAQ, M. le Président, cette petite pointe.
Ils pensent toujours qu'ils peuvent marquer des points politiques en
essayant d'être mesquins avec le gouvernement. Mais ça ne marche pas.
Maintenant,
pour revenir à la question, le programme volontaire de retrait des machines, un
peu en arrière... nous sommes
d'accord avec la CAQ qu'en effet il y a beaucoup trop de machines de loterie
vidéo dans les réseaux au Québec, et
souvent ces machines ne sont pas à la bonne place. Donc, nous avons mis en
place un programme pour diminuer non seulement
le nombre total de machines, mais, à l'intérieur de ce nombre total qui va
diminuer, de les réaménager pour les
enlever surtout des endroits où elles ne devraient pas être parce qu'en effet
il y a des questions d'ordre social qui sont vraiment très
problématiques.
Alors,
on commence par un programme volontaire, M. le Président, parce que n'oublions
pas non plus qu'il y a des contrats
qui ont été signés avec ces tenanciers de bar, et autres, qui ont présentement
ces machines-là. Le gouvernement ne peut pas...
Le Président :
En terminant.
M. Leitão :
...unilatéralement, arriver et retirer les machines, il faut négocier.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Granby.
Bonnardel : M. le Président, le gouvernement a demandé de
retirer 1 100 appareils sur deux ans. Cela fait un an aujourd'hui. Le ministre a dit : Notre
gouvernement est déterminé à avoir une offre de jeu responsable, à lutter
contre le jeu pathologique.
Est-ce qu'il peut
nous donner le résultat, le nombre d'appareils retirés? Pourquoi on me refuse
cette demande d'accès à l'information? Est-ce que vous vous intéressez à cette
situation vraiment?
Le Président :
Eh! attendez, attendez un peu! M. le ministre des Finances.
Leitão : Bien sûr que je m'intéresse à cette situation. Si je ne
m'intéressais pas, je n'aurais pas mis en place un plan d'action qui va mener au retrait de ces machines. Mais il faut
faire les choses dans l'ordre, M. le Président. C'est un plan sur deux ans. Un plan sur deux ans, on ne
peut pas, à mi-chemin, donner un portrait exact de la situation parce
que la situation évolue au fil du temps. Il y a des contrats qui doivent être
signés. Il y a des contrats qui doivent être changés.
Il y a des changements qui doivent
être apportés. Et, un peu de patience, les choses se passent de façon ordonnée,
de façon adéquate, M. le Président.
C'est
toujours le problème de la CAQ, les justiciers improvisés
qui veulent toujours régler les problèmes du jour au lendemain.
Malheureusement, dans la vraie vie, les choses ne se passent pas comme ça, M.
le Président.
Le Président :
M. le député de Granby, en deuxième complémentaire.
Bonnardel :
Excusez-moi, M. le Président, mais c'est odieux d'entendre les réponses du ministre des Finances. C'est odieux parce que le jeu pathologique
détruit des vies et des familles. Vous avez donné deux ans, je vous demande
juste de me donner le portrait au bout d'un
an, de me donner le portrait du nombre d'appareils qui ont été retirés partout
au Québec parce qu'il y en a trop à proximité des populations moins
nanties, M. le Président.
le Président, est-ce que vous pouvez demander au ministre des Finances de me
donner le portrait ou c'est lui qui cache l'information?
Président : Pa, pa, pa! Avec l'expérience que vous avez, M. le
député de Granby, vous savez très bien que la dernière
partie de vos
propos ne sont certainement pas ceux auxquels vous pensiez. M. le ministre des
Finances.
Leitão : Ça revient, malheureusement, à ce que je disais au tout début
de mon intervention, M. le Président, ils
ne sont pas capables de se retenir et, donc, d'ajouter toujours à la fin une
petite pointe pour essayer d'agacer le monde.
Revenons
à la question essentielle, parce qu'elle est très importante, M. le Président,
on a mis en place un plan de retrait de machines de loteries vidéo...
Le Président :
Je m'excuse, là. La question porte sur le dossier dont le ministre parlait. M.
le ministre, c'est à vous la parole.
Le Président :
Oui, oui, ça va, ça va.
Le Président :
M. le ministre, c'est à vous la parole.
M. Leitão :
Bon, M. le Président, donc, c'est un plan qu'on a mis en place, qui va se
déployer sur deux ans. Pourquoi deux ans? Et
pourquoi pas deux mois? Parce que, dans la vraie vie, les choses ne peuvent pas
se passer comme ça. Il y a des
contrats qui ont été signés. Peut-être que ces contrats-là n'auraient pas dû
être signés, peut-être que ça a été mal alloué, au mauvais endroit, mais
maintenant, pour défaire cette situation-là...
Le Président : En terminant.
Leitão : ...ça ne peut pas se défaire du jour au lendemain, il faut...
Nous sommes un État de droit, on doit respecter les règles.
Le Président :
Principale, M. le député de Bonaventure.
Roy : M. le Président, le 23 novembre dernier, un homme est
décédé dans des circonstances tragiques à Maria. Alors qu'il aurait dû être transporté d'urgence au CSLC de Paspébiac, à
15 minutes de chez lui, il a plutôt été transporté à Maria, à 56 minutes du lieu de l'incident. Il
n'a eu aucune chance. M. le Président, cette tragédie est imputable à une
rupture de service qui découle directement des coupes du ministre dans notre
région.
Après
le décès, le ministre a annoncé en catastrophe l'ajout d'un médecin à
Paspébiac. Le ministre a été contredit par
son propre CISSS, qui disait qu'il était impossible de promettre un médecin 24
heures sur 24, sept jours sur sept. La semaine
dernière, le ministre a ajouté à la
confusion : il affirmait désormais qu'il y aurait un médecin mais seulement
pour les ambulances de nuit. Les citoyens ne savent plus qui croire.
Est-ce
que le ministre de la Santé peut garantir aux Gaspésiens qu'il y aura en
permanence un médecin de nuit au CLSC de Paspébiac pour accueillir tous
les cas urgents, pas seulement ceux par ambulance?
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Barrette : Alors, M. le Président, je me suis adressé à cette question-là lors de la question de notre
collègue de Gaspé, alors je vais le
répéter. Il y a eu un événement qui s'est passé à Paspébiac tel qu'il est relaté par notre collègue
de Bonaventure et il serait extrêmement, extrêmement imprudent de faire un lien entre le décès de cette personne-là, qui
est, malheureusement... et nos pensées vont vers sa famille, qui est
survenu subitement à la maison. D'ailleurs, la famille a reconnu, M. le Président,
que cette personne-là avait reçu les services, à leur avis, de façon
appropriée.
Maintenant,
par contre, M. le Président, lorsque
cette personne-là a été l'objet d'une mort subite à la maison, elle a été transportée en ambulance. Et c'est vrai qu'au
CLSC il n'y avait personne pour le... en fait, il y avait des gens pour
le recevoir, mais il y a une décision qui a été prise que j'ai qualifiée
d'inopportune à ce moment-là.
Pour ce qui est de la
couverture, je l'ai dit au député de Gaspé, je le redis à l'instant, la
couverture, elle est présente pour recevoir les urgences et recevoir les
patients lorsqu'il y a un débit nécessaire au CLSC de Paspébiac.
Le Président :
Complémentaire?
Le Président :
Complémentaire, M. le député de Rousseau.
M. Marceau :
M. le Président, pendant 40 ans, la Dre Gaudet a servi avec dévouement la
population de Saint-Calixte. C'est une
municipalité de plus de 6 000 habitants. En 2014, la Dre Gaudet a
annoncé qu'elle prendrait sa retraite, ce qu'elle a fait en 2016. Dès
2014, des démarches ont été entreprises pour lui trouver un remplaçant, mais,
M. le Président, depuis 2016, il n'y a pas de médecin à Saint-Calixte.
Question pour le
ministre de la Santé : Quand y aura-t-il un médecin à Saint-Calixte, qui a
droit à un médecin comme tout le monde au Québec?
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Barrette : Alors, M. le Président, comme je l'ai dit à plusieurs reprises dans cette Chambre, il n'y a aucune
loi, il n'y a aucune manière dans notre société, qui en est une encore de
droit, qui permet à quelque ministre de la Santé que ce soit, à quelque parti politique que ce soit d'assigner une adresse à un médecin qui entre en pratique.
C'est juste contre toutes nos chartes des droits, et ainsi de suite.
Par contre, nous
avons le pouvoir de diriger les médecins, dans leur pratique, dans les zones et
les sous-zones où il y a des besoins. Et je comprends que, dans la zone où se situe Saint-Calixte, il y a des besoins, et, au moment où on se parle, nos plans de
distribution des effectifs médicaux permettent de diriger des gens dans cette
région-là...
Le Président :
En terminant.
M. Barrette : ...mais ne peuvent
amener quelqu'un à choisir une...
Le Président :
Alors, cela met fin à la période de questions et de réponses orales.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, puisqu'il n'y a pas de vote reporté, nous allons passer à la
rubrique des motions sans préavis. Et je cède la parole à M. le premier
ministre.
M. Couillard : Merci, Mme la
Présidente. En fait, j'ai deux motions successives à présenter qui requièrent
le consentement des deux tiers de l'Assemblée. Je commence donc par la première
de celles-ci :
«Que,
conformément aux articles 58, 58.1 et 58.3 de la Charte des droits et libertés
de la personne, Mme Marjorie Villefranche,
directrice générale, [de la] Maison d'Haïti, soit nommée membre à temps partiel
de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, volet
Droits de la jeunesse, pour un mandat de cinq ans à compter des présentes,
pour combler un poste vacant.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie, M. le
premier ministre. Alors, je rappelle aux membres de l'Assemblée que,
pour être adoptée, cette motion doit être approuvée par au moins les deux tiers
des membres de l'Assemblée et elle doit donc être suivie d'un vote par appel
nominal.
Et je mets
aux voix la motion de M. le premier ministre telle que lue précédemment. Et que
les députés en faveur de cette motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Couillard (Roberval), M. Fournier
(Saint-Laurent), Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Billette (Huntingdon),
Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel),
M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Arcand (Mont-Royal), M. Coiteux (Nelligan), Mme David (Outremont),
M. Proulx (Jean-Talon), M. D'Amour (Rivière-du-Loup—Témiscouata),
Mme Nichols (Vaudreuil), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Vallée
(Gatineau), Mme Charlebois (Soulanges),
M. Barrette (La Pinière), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce),
M. Lessard (Lotbinière-Frontenac), M. Poëti
(Marguerite-Bourgeoys), M. Heurtel (Viau), Mme Vien (Bellechasse),
Mme Ménard (Laporte), M. Fortin (Pontiac), Mme Tremblay
(Chauveau), M. Fortin (Sherbrooke), M. Reid (Orford), M. Morin
(Côte-du-Sud), M. Bernier (Montmorency), Mme Montpetit (Crémazie),
Mme Boulet (Laviolette), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), M. Tanguay (LaFontaine), Mme Melançon
(Verdun), M. Blais (Charlesbourg), Mme Charbonneau (Mille-Îles), M.
Carrière (Chapleau), M. Drolet (Jean-Lesage),
Mme de Santis (Bourassa-Sauvé), M. Iracà (Papineau),
M. Bolduc (Mégantic), M. Simard (Dubuc), M. Matte (Portneuf), M.
Girard (Trois-Rivières), M. Huot (Vanier-Les Rivières), M. Rousselle (Vimont), Mme Vallières (Richmond),
M. Auger (Champlain), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), M. Boucher
(Ungava), M. Bourgeois
(Abitibi-Est), M. Giguère (Saint-Maurice), M. Habel (Sainte-Rose),
M. Hardy (Saint-François), M. Plante (Maskinongé), M. Polo (Laval-des-Rapides), M. St-Denis
(Argenteuil), Mme Simard (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Busque
(Beauce-Sud), Mme Sauvé (Fabre).
M. Lisée
(Rosemont), M. Bérubé (Matane-Matapédia), Mme Hivon (Joliette),
M. Marceau (Rousseau), Mme Léger (Pointe-aux-Trembles), M. LeBel
(Rimouski), M. Gendron (Abitibi-Ouest), Mme Maltais (Taschereau),
Mme Lamarre (Taillon), Mme Richard (Duplessis), M. Rochon
(Richelieu), Mme Poirier (Hochelaga-Maisonneuve), M. Cloutier
(Lac-Saint-Jean), M. Therrien (Sanguinet), M. Gaudreault (Jonquière),
M. Pagé (Labelle), M. Cousineau (Bertrand),
M. Bourcier (Saint-Jérôme), Mme Jean (Chicoutimi), M. Ouellet
(René-Lévesque), M. Villeneuve (Berthier), Mme Fournier
(Marie-Victorin), M. Traversy (Terrebonne), M. Kotto (Bourget),
M. Turcotte (Saint-Jean), M. Roy (Bonaventure).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
M. Khadir (Mercier), M. Lelièvre (Gaspé).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Maintenant, que les députés contre cette motion veuillent bien se lever.
Y a-t-il des
abstentions?
Le Secrétaire
adjoint :
M. Legault (L'Assomption), M. Bonnardel (Granby), M. Caire
(La Peltrie), M. Jolin-Barrette (Borduas), M. Picard
(Chutes-de-la-Chaudière), M. Charette (Deux-Montagnes), M. Martel
(Nicolet-Bécancour), Mme Roy (Montarville), Mme Samson
(Iberville), M. Roberge (Chambly), M. Laframboise (Blainville)...
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Un instant! Nous aimerions que le
vote se déroule...
Secrétaire adjoint : M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Lefebvre (Arthabaska),
Mme Lavallée (Repentigny),
M. Lamontagne (Johnson), Mme D'Amours (Mirabel), Mme Soucy
(Saint-Hyacinthe), Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Paradis
(Lévis), M. Spénard (Beauce-Nord).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Maintenant, pour le résultat du
vote, M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 89
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, la motion est adoptée.
Maintenant,
pour l'autre motion, M. le premier ministre.
Couillard : Merci, Mme la Présidente. Donc, deuxième motion.
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Un instant, s'il vous plaît! C'est important.
Nous aimerions entendre le texte de la motion. M. le premier ministre.
Couillard : «Que, conformément aux articles 58 et 58.3 de la Charte
des droits et libertés de la personne, Me
Philippe-André Tessier, avocat associé, [de] Robinson Sheppard Shapiro, soit
nommé membre et vice-président de la Commission
des droits de la personne et des droits de la jeunesse pour un mandat de cinq
ans à compter du 18 décembre 2017.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le premier
ministre.
Je vous demande votre collaboration
pour la tenue du vote. Et que les députés en faveur de cette motion veuillent
bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Couillard (Roberval), M. Fournier
(Saint-Laurent), Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Billette (Huntingdon),
Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel),
M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Arcand (Mont-Royal), M. Coiteux (Nelligan), Mme David (Outremont),
M. Proulx (Jean-Talon), M. D'Amour (Rivière-du-Loup—Témiscouata),
Mme Nichols (Vaudreuil), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Vallée
(Gatineau), Mme Charlebois (Soulanges),
M. Barrette (La Pinière), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce),
M. Lessard (Lotbinière-Frontenac), M. Poëti
(Marguerite-Bourgeoys), M. Heurtel (Viau), Mme Vien (Bellechasse),
Mme Ménard (Laporte), M. Fortin (Pontiac), Mme Tremblay
(Chauveau), M. Fortin (Sherbrooke), M. Reid (Orford), M. Morin
(Côte-du-Sud), M. Bernier (Montmorency), Mme Montpetit (Crémazie),
Mme Boulet (Laviolette), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), M. Tanguay (LaFontaine), Mme Melançon
(Verdun), M. Blais (Charlesbourg), Mme Charbonneau (Mille-Îles), M.
Carrière (Chapleau), M. Drolet (Jean-Lesage),
Mme de Santis (Bourassa-Sauvé), M. Iracà (Papineau),
M. Bolduc (Mégantic), M. Simard (Dubuc), M. Matte (Portneuf), M.
Girard (Trois-Rivières), M. Huot (Vanier-Les Rivières), M. Rousselle (Vimont), Mme Vallières (Richmond),
M. Auger (Champlain), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), M. Boucher
(Ungava), M. Bourgeois
(Abitibi-Est), M. Giguère (Saint-Maurice), M. Habel (Sainte-Rose),
M. Hardy (Saint-François), M. Plante (Maskinongé), M. Polo (Laval-des-Rapides), M. St-Denis
(Argenteuil), Mme Simard (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Busque
(Beauce-Sud), Mme Sauvé (Fabre).
M. Lisée
(Rosemont), M. Bérubé (Matane-Matapédia), Mme Hivon (Joliette),
M. Marceau (Rousseau), Mme Léger (Pointe-aux-Trembles), M. LeBel
(Rimouski), M. Gendron (Abitibi-Ouest), Mme Maltais (Taschereau),
Mme Lamarre (Taillon), Mme Richard (Duplessis), M. Rochon
(Richelieu), Mme Poirier (Hochelaga-Maisonneuve), M. Cloutier
(Lac-Saint-Jean), M. Therrien (Sanguinet), M. Gaudreault (Jonquière),
M. Pagé (Labelle), M. Cousineau (Bertrand),
M. Bourcier (Saint-Jérôme), Mme Jean (Chicoutimi), M. Ouellet
(René-Lévesque), M. Villeneuve (Berthier), Mme Fournier
(Marie-Victorin), M. Traversy (Terrebonne), M. Kotto (Bourget),
M. Turcotte (Saint-Jean), M. Roy (Bonaventure).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
M. Khadir (Mercier), M. Lelièvre (Gaspé).
La Vice-Présidente (Mme
Gaudreault) : Maintenant, que les députés contre cette motion
veuillent bien se lever. Et les députés qui s'abstiennent.
Le Secrétaire adjoint :
M. Legault (L'Assomption), M. Bonnardel (Granby), M. Caire
(La Peltrie), M. Jolin-Barrette (Borduas), M. Picard
(Chutes-de-la-Chaudière), M. Charette (Deux-Montagnes), M. Martel
(Nicolet-Bécancour), Mme Roy (Montarville),
Mme Samson (Iberville), M. Roberge (Chambly), M. Laframboise
(Blainville), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Lefebvre
(Arthabaska), Mme Lavallée (Repentigny), M. Lamontagne
(Johnson), Mme D'Amours (Mirabel), Mme Soucy (Saint-Hyacinthe),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Paradis (Lévis),
M. Spénard (Beauce-Nord).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Maintenant, pour le résultat du
vote, M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 89
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, cette motion est adoptée.
Pour la prochaine
motion, je vais céder la parole à Mme la ministre de la Justice.
Mme Vallée :
Mme la Présidente, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de
présenter la motion suivante, et ce, au nom
de ma collègue la ministre des Relations internationales et de la
Francophonie, conjointement avec le député de Verchères, le député de
Borduas, le député de Mercier et le député de Gaspé :
«Que l'Assemblée
nationale souligne la Journée internationale des droits de l'homme, célébrée
tous les 10 décembre, depuis l'adoption
par l'Assemblée générale des Nations unies de la Déclaration universelle des
droits de l'homme, le 10 décembre 1948;
«Qu'elle
rappelle que le gouvernement du Québec s'est déclaré lié au Pacte international relatif
aux droits civils et politiques ainsi qu'à son protocole et au Pacte
international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels le
21 avril 1976;
«Que
l'Assemblée nationale rappelle que cette année, la Journée internationale des
droits de l'homme donne le coup d'envoi
à une année d'événements marquant la célébration prochaine du
70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, un document fondateur qui a
proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu'être humain, sans distinction aucune, notamment de
race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou
de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de
naissance ou de toute autre situation;
«Qu'enfin,
l'Assemblée nationale réitère son engagement pour la promotion des droits de la
personne et le respect de l'État de
droit, de la démocratie, de la paix, de la solidarité et de la tolérance.
Qu'elle rappelle aussi que la Déclaration universelle des droits de l'homme nous responsabilise toutes tous et que
les principes qui y sont inscrits sont tout aussi pertinents aujourd'hui
qu'ils [ne] l'étaient en 1948.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie, Mme
la ministre. Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Tanguay :
...à des discussions récentes, il y aurait consentement pour un débat d'une
durée maximale de deux minutes qui inclurait
la ministre de la Justice, un représentant de l'opposition officielle, du
deuxième groupe d'opposition et le collègue de Mercier.
C'est ma
compréhension, Mme la Présidente. Je vous inviterais à constater si elle est
fondée ou pas.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Bon. Alors, M. le leader de l'opposition
officielle.
M. Bérubé :
Mme la Présidente, on vient de l'apprendre sur le parquet. On n'a pas été mis
au courant de cette demande de débat.
M. Fournier :
...à qui j'ai indiqué qu'il devrait parler aux deux autres partis. Il m'a
indiqué l'avoir fait, donc j'imagine que tout le monde est au courant
maintenant.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Bon. Alors, y a-t-il
consentement ou non pour débattre de cette motion? Il n'y a pas de
consentement.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Tout à fait. Alors, nous allons adopter cette
motion sans débat.
Est-ce que cette
motion est adoptée?
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Adopté. Maintenant, je vais céder la parole à
M. le chef de l'opposition officielle.
M. Lisée : Mme la
Présidente, bonjour. Je sollicite le consentement des membres de cette
Assemblée afin de présenter, conjointement avec le député de Gouin et le député
Gaspé, la motion suivante, qui indique une évidence :
«Que l'Assemblée nationale réaffirme avec force
que la connaissance du français demeure un des critères de sélection essentiel
dans la sélection des candidats à l'immigration au Québec.»
Et je mets au défi le chef de la CAQ de refuser
son consentement.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, c'est très bien. Y
a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Oui, M. le leader du deuxième groupe
d'opposition.
M. Bonnardel :
...avec débat. Ça a été refusé. Donc, pas de consentement.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, il n'y a pas de consentement.
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Oui. M. le...
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Oui. Un instant! M. le leader de l'opposition
officielle.
M. Bérubé : Mme
la Présidente, nous relevons le défi, nous sommes prêts à faire le débat
maintenant.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Bon. Je pense qu'on a déjà
affirmé qu'il n'y avait pas de consentement pour le débat. Nous
allons...
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : On m'a réaffirmé qu'il n'y avait pas de consentement.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Bon, un instant! O.K. Bon, alors, maintenant, je vais le
répéter. Alors, y a-t-il consentement pour débattre de cette motion? Il
n'y en a pas. C'est très bien. Alors, est-ce que cette motion...
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Un
instant! Là, on me dit qu'il n'y a pas de consentement pour débattre de cette motion. Est-ce que
cette motion est adoptée?
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Sans débat. Alors, elle n'est pas adoptée.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, avec débat et le consentement,
tout est... je veux dire, sans débat,
cette motion est adoptée. C'est bien ça. Sans débat, cette motion est adoptée.
Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Oui. Je vais juste récapituler. Alors, il n'y a pas eu de consentement pour débattre de cette motion,
mais cette motion est adoptée sans débat.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Excusez-moi. Alors, il n'y a pas de consentement. Fini. M.
le député de Granby.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Non, il ne se lève pas pour parler. Non, c'est fini. On passe à la
prochaine motion, et je cède la parole à M. le député de Granby.
Bonnardel :
Merci, Mme la Présidente. Alors...
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Un instant! M. le député de Granby, je vais vous demander de vous asseoir.
Y a-t-il
une question de règlement ici, M. le leader de l'opposition officielle? Est-ce qu'il
y a une question de règlement?
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Non, ça a été réglé, M. le leader de l'opposition
officielle.
Pour la prochaine motion
sans préavis, je cède la parole à M. le député de Granby.
Bonnardel :
Non, non, mais arrête d'improviser, là.
Bonnardel :
Oui, c'est ça. Arrête d'improviser, Pascal, là.
Mme la Présidente, je
demande le consentement pour déposer la motion suivante :
«Que l'Assemblée
nationale demande au gouvernement du Québec d'adhérer et de prôner le libre-échange
interprovincial pleinement et sans contraintes, y compris dans ses représentations
judiciaires.»
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Y a-t-il...
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Un instant! Y a-t-il consentement pour débattre de
cette motion? Il n'y a pas de consentement.
Maintenant,
nous allons passer à la prochaine motion
sans préavis, et je cède la parole à M. le député de Mercier.
M. Khadir : Mme la
Présidente, je demande le consentement serein de la Chambre pour débattre, ce qui veut dire avec débat,
de la motion suivante conjointement avec le député de Matane-Matapédia et le
député de La Peltrie :
«Que l'Assemblée
nationale profite de la Journée internationale de la lutte contre la corruption, le 9 décembre [2007], pour
souligner l'importance de lutter contre la corruption sous toutes ses formes;
«Qu'elle reconnaisse
que la corruption est l'un des fléaux les plus nuisibles et difficiles à
contrer à l'échelle mondiale et que ses
conséquences sont désastreuses, engendrant une qualité de vie amoindrie, une
pauvreté accrue et une confiance entamée du public;
«Qu'elle
constate la place vitale que doit avoir la confiance des citoyennes et des
citoyens du Québec envers leurs institutions publiques dans la conduite
des affaires de l'État et dans ses relations avec les entreprises;
«Que
l'Assemblée nationale réitère l'importance d'améliorer nos systèmes de
gouvernance et nos outils en matière d'éthique et de déontologie afin
d'enrayer la corruption et ses effets dans toutes les sphères de la société;
«Que
l'Assemblée nationale demande au gouvernement de poursuivre activement ses
initiatives en matière de lutte
contre la corruption en promouvant l'intégrité, la responsabilité et la bonne
gestion des affaires publiques, conformément à la Convention des Nations
unies contre la corruption.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie, M. le
député de Mercier. Maintenant, y a-t-il consentement pour débattre de
cette motion?
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, est-ce que cette motion est adoptée?
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Adopté.
Alors,
maintenant, je vais céder la parole à M. le leader adjoint du gouvernement pour
les avis touchant les travaux des commissions.
Tanguay : Oui. Merci, Mme la Présidente. Alors, j'avise cette
Assemblée que la Commission de la santé et des services sociaux
poursuivra les consultations particulières à l'égard du projet de loi
n° 157...
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vais demander aux membres de
l'Assemblée de quitter un petit peu plus silencieusement, s'il vous
plaît. Alors, M. le leader adjoint du gouvernement, vous pouvez poursuivre.
Tanguay : Oui, Mme la Présidente. Alors, j'avise cette
Assemblée que la Commission de la santé et des services sociaux poursuivra les consultations particulières
à l'égard du projet de loi n° 157, Loi constituant la Société québécoise
du cannabis, édictant la Loi encadrant le cannabis et modifiant diverses
dispositions en matière de sécurité routière, aujourd'hui,
après les affaires courantes pour une durée de 1 h 30 min, de
15 heures à 18 heures et de 19 h 30 à 21 heures, à
la salle du Conseil législatif;
Commission des finances publiques entreprendra les consultations particulières
à l'égard du projet de loi n° 141, Loi visant principalement à améliorer l'encadrement du secteur
financier, la protection des dépôts d'argent et le régime de fonctionnement des institutions financières,
aujourd'hui, après les affaires courantes pour une durée de
1 h 45 min, de 15 heures à 18 heures et de 19 h 30
à 22 h 30, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine;
Commission des institutions poursuivra l'étude détaillée à l'égard du projet de
loi n° 107, Loi visant à accroître la compétence et l'indépendance du commissaire à la lutte contre la
corruption et du Bureau des enquêtes indépendantes ainsi que le pouvoir
du directeur des poursuites criminelles et pénales d'accorder certains
avantages à des témoins collaborateurs,
aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à 13 heures, de
15 heures à 18 heures et de 19 h 30 à 22 h 30,
à la salle des Premiers-Ministres de l'édifice Pamphile-Le May;
enfin, Mme la Présidente, la Commission de la culture et de l'éducation
poursuivra les auditions des intéressés et procédera à l'étude détaillée du projet de loi d'intérêt privé
n° 234, Loi modifiant la Charte de l'Université de Montréal, aujourd'hui, de 19 h 30 à
22 h 30 ainsi que le vendredi 8 décembre, après les affaires
courantes jusqu'à 13 heures, à la salle Louis-Joseph-Papineau.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie, M. le leader adjoint.
Maintenant,
pour ma part, je vous avise que la Commission des relations avec les citoyens
se réunira en séance publique aujourd'hui, après les affaires courantes,
vers 11 h 30, jusqu'à 12 h 15 et de 13 h 30 à
17 h 15, à la salle Louis-Joseph-Papineau,
afin de poursuivre les consultations particulières et auditions publiques dans
le cadre du mandat d'initiative portant sur la place des femmes en
politique.
Maintenant,
j'ai besoin d'un consentement pour déroger à l'article 143.1 du règlement
concernant l'horaire des travaux des commissions. Y a-t-il consentement?
Consentement.
Nous
en sommes maintenant à la rubrique des renseignements sur les travaux de
l'Assemblée, et je vais céder la parole à M. le leader adjoint de l'opposition
officielle.
M. Rochon :
Oui. Merci, Mme la Présidente. Quand, Mme la Présidente, pouvons-nous nous
attendre à une réponse du
gouvernement aux questions inscrites au feuilleton le 21 novembre par la
députée de Marie-Victorin, le 22 novembre par le député de Saint-Jean et
le 23 novembre par le député de Rimouski?
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie. M. le leader adjoint du
gouvernement.
Tanguay : Oui, Mme la Présidente. Alors, sur ces éléments de
question, comme vous le savez, deux choses : la première, c'est qu'il n'y a pas de délai pour
répondre à des questions inscrites au feuilleton; et, deuxième élément, dans
les meilleurs délais. Et cette réponse-là,
Mme la Présidente, est applicable à toutes les questions inscrites au
feuilleton. Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie. M. le
leader adjoint de l'opposition officielle.
M. Rochon :
Oui, une dernière question de renseignements sur les travaux : Quand le
gouvernement entend-il appeler le
projet de loi n° 1094, qui a pour objet d'instituer le mois d'octobre à
titre de mois du patrimoine hispanique? C'est un projet de loi qui n'a
que deux articles.
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Je vous remercie. Alors, M. le leader adjoint du gouvernement.
M. Tanguay : Oui,
Mme la Présidente. Alors, même chose au niveau de l'appel ou pas des projets de
loi, cette réponse-là s'applique à
tous les projets de loi. Alors, deux éléments : évidemment, ça relève de
l'intention du gouvernement de
décider — sa
prérogative — quel
projet de loi sera appelé, premier élément; et, deuxième élément, j'invite tous
collègues qui ont des questionnements
particuliers à s'entretenir avec le — ou la — ministre concerné. Voilà, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Merci beaucoup, M. le leader adjoint du
gouvernement.
Alors,
pour ma part, je vous informe qu'aujourd'hui, à 14 h 30, au bureau de
Son Honneur le lieutenant-gouverneur, aura
lieu la sanction du projet de loi n° 146, Loi donnant suite principalement
à des mesures fiscales annoncées à l'occasion du discours sur le budget
du 28 mars 2017.
Maintenant,
la période des affaires courantes étant terminée, nous allons maintenant passer
aux affaires du jour, et je cède la parole à M. le leader adjoint du
gouvernement.
M. Tanguay :
Oui, Mme la Présidente. Je vous prierais d'appeler l'article 26, s'il vous
plaît.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, à l'article 26 du
feuilleton, M. le ministre délégué à l'Intégrité des marchés publics et aux Ressources informationnelles propose
l'adoption du projet de loi n° 135, Loi renforçant la gouvernance et la gestion des ressources
informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement.
Alors, y a-t-il des
interventions? Je cède la parole à M. le ministre délégué à l'Intégrité des
marchés publics.
Poëti : Merci, Mme la Présidente. Avec une journée de délai,
nous voici au moment attendu : j'ai le plaisir de vous interpeller
pour procéder à l'adoption du projet de loi n° 135, Loi renforçant la
gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes
publics et des entreprises du gouvernement.
tiens tout d'abord à remercier l'ensemble des parlementaires qui ont participé
aux travaux de la commission : le
président de celle-ci, le député de Montmorency; le député de Vanier-Les
Rivières; la députée de Bourassa-Sauvé; le député de Mégantic; le député des Îles-de-la-Madeleine; le député de Laval-des-Rapides;
le député de Trois-Rivières; évidemment,
de l'opposition, la députée de Chicoutimi; et, de la deuxième opposition, le
député de La Peltrie. Vous avez, chacun
et chacune, à votre façon, contribué à faire de ce projet de loi ce qu'il en
est aujourd'hui. Les discussions que nous avons eues ont été enrichissantes et productives. Le climat qui a régné
a été, en tout temps, des plus respectueux. Ce sont toujours des
conditions gagnantes.
Lorsque
la loi sera sanctionnée par le lieutenant-gouverneur, nous devrons, sans
attendre, diffuser l'information au
plus grand nombre afin que les Québécois et Québécoises se rappellent que le
gouvernement met tout en oeuvre pour assurer
des services numériques de qualité. À l'interne, nous devons déployer nos ressources
de façon à ce qu'elles soient
partie
prenante de ce changement, afin qu'elles puissent s'adapter à notre réalité
informationnelle et surtout à celle du monde
actuel. Pour l'externe, l'adoption de ce projet de loi apportera des
changements. Il importe de bien faire les choses, de gérer le changement correctement et de mettre
en place les processus requis pour nous permettre d'atteindre les résultats
attendus. Tout cela demande temps et
énergie. Notre réflexion doit se poursuivre afin d'atteindre un certain niveau
de gestion en ressources informationnelles.
surcroît, ce projet de loi doit générer des réductions de coûts et des
améliorations des services aux citoyens et aux citoyennes. Concertation,
accessibilité, flexibilité et contrôle, voilà les termes clés qui rendront
notre gestion des ressources informationnelles à la hauteur de la situation
recherchée, car, comme je le disais précédemment, nous voulons utiliser cette nouvelle loi comme un pas vers l'avant, de
transformation pour l'État. Je vous remercie de contribuer à gérer sainement les finances publiques et nous
permettre de jeter les bases pour la mise en place de la Stratégie gouvernementale en technologies de l'information,
que nous avons ensemble élaborée. Tout cela servira ultimement à créer
un climat de confiance qui ouvrira la porte à un authentique rapprochement
entre le gouvernement et la population.
la Présidente, avant de vous proposer l'adoption du projet de loi, j'entends
soumettre un amendement, qui en est
un de concordance, à l'article 22. Cet
article du projet de loi modifie
l'article 151 de la Loi modifiant l'organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des
services sociaux notamment par l'abolition des agences régionales.
L'article 22
du projet de loi n° 135 vise à
assurer la concordance de l'article 151 avec les dispositions du nouvel
article
16.2 que le projet de loi n° 135 ajoute à la
Loi sur la gouvernance
et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement. Depuis
la présentation du projet de loi n° 135 le 25 avril 2017, cet
article 151
a été modifié par une autre loi. Or,
l'article 22 du projet de loi n° 135 ne tient pas compte de ces
modifications apportées récemment à l'article 151.
L'amendement proposé vise
donc, d'une part, à préciser l'historique législatif de l'article 151, puisque
la modification récente apportée à cet
article n'a pas encore été ajoutée dans
le Recueil des lois et règlements du Québec . Il est donc nécessaire d'y référer dans le texte
introductif.
Donc, conformément aux dispositions de l'article 257 de
notre règlement, Mme la Présidente, je fais motion afin que le projet de loi soit envoyé en commission
plénière en vue de l'étude de l'amendement que j'ai déposé plus tôt. Je
vous remercie de votre collaboration.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, merci, M. le ministre.
Alors, est-ce que cette motion est adoptée?
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Adopté. Alors, M. le leader adjoint du
gouvernement.
M. Tanguay :
Oui, Mme la Présidente. Je fais motion pour que l'Assemblée se constitue en
commission plénière.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, est-ce que cette motion est adoptée?
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Adopté. Alors, en conséquence,
je suspends les travaux quelques instants afin de permettre à
l'Assemblée de se constituer en commission plénière pour l'étude de
l'amendement proposé par M. le ministre délégué à l'Intégrité des marchés
publics et aux Ressources informationnelles.
(Suspension de la séance à 11 h 31)
Mme Gaudreault (présidente de la commission
plénière) : Alors, nous
allons reprendre nos travaux et, conformément
à la motion qui vient d'être adoptée,
nous sommes réunis en commission
plénière pour étudier l'amendement proposé
par M. le ministre délégué à l'Intégrité des marchés publics et aux Ressources
informationnelles à l'article 22 du projet de loi. Maintenant, je
vous cède la parole, M. le ministre.
M. Poëti : Merci,
Mme la Présidente. Merci également
aux oppositions. C'est une technicalité importante du projet de loi, laquelle nous amène aujourd'hui à déposer un amendement à
l'article 22, qui sera remplacé en totalité. Donc, si vous le permettez, je vais vous lire l'amendement de l'article 22. Donc, remplacer l'article du projet de loi par le suivant :
L'article 151 de la Loi modifiant l'organisation et la gouvernance du
réseau de la santé et des services sociaux notamment par l'abolition des agences régionales (chapitre O-7.2)
modifié par l'article (indiquer ici le numéro de l'article du
chapitre 21 des lois de 2017 qui a modifié
l'article 151 de la Loi modifiant l'organisation et la gouvernance du
réseau de la santé et des services
sociaux notamment par l'abolition des agences régionales (chapitre O-7.2))
du
chapitre 21 des lois de 2017, est de nouveau modifié :
1° par
l'insertion, à la fin du troisième alinéa, de «et, lorsqu'il s'agit d'autoriser
un projet, si celui-ci répond aux conditions
et modalités déterminées par le Conseil du trésor en application de
l'article 16.2 de la
Loi sur la gouvernance et la gestion des
ressources informationnelles des organismes publics et des entreprises du
gouvernement»;
2° par le remplacement des quatrième et
cinquième alinéas par le suivant :
«Le premier
alinéa ne s'applique pas lorsque les conditions et modalités visées au
troisième alinéa confèrent au gouvernement ou au Conseil du trésor le
pouvoir d'autoriser le projet sur recommandation du ministre.»
commentaires, l'amendement proposé est essentiellement technique. Il vise,
d'une part, à préciser l'historique législatif de l'article 151
puisqu'une modification récente apportée à cet
article n'a pas encore été
ajoutée dans le Recueil des lois et des règlements du Québec . Il s'avère
donc nécessaire d'y référer dans le texte introductif.
L'amendement
proposé vise par ailleurs à adapter la commande législative de façon à ce
qu'elle tienne compte de l'ajout d'un
alinéa effectué récemment à l'article 151. Ainsi, l'article 22 du
projet de loi n° 135 doit modifier ou remplacer les troisième, quatrième et cinquième alinéas de
l'article 151 plutôt que les deuxième, troisième et quatrième alinéas de
cet article. C'est tout, Mme la Présidente.
Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie, M.
le ministre. Y a-t-il des interventions au sujet de cet amendement? Je
cède la parole à Mme la députée de Chicoutimi.
Mme Jean : Merci, Mme la
Présidente. Bonjour, tout le monde! Ça fait plaisir d'être ici aujourd'hui.
Concernant... C'est quand même une
situation que moi, je trouvais non courante, d'avoir un changement comme
ça ou une modification à l'article. Donc, je
trouvais important qu'on en parle officiellement en plénière de manière à ce
qu'on puisse être certains de l'impact d'un
changement puis que la population aussi puisse entendre les éclaircissements
reliés à ça.
Donc,
je comprends qu'on apporte ici un amendement qui a été généré par un changement
dans le projet de loi n° 10, donc
la loi n° 151. Est-ce que c'est ça? Donc, le projet de loi n° 10 a
donné lieu à la loi n° 151, et j'entends le ministre qui nous
mentionne qu'un changement récent aurait été apporté à cette loi-là. Est-ce que
c'est bien ça?
La Présidente
(Mme Gaudreault) : M. le ministre.
M. Poëti :
Exactement. Et, sur le plan technique, parce que c'est technique... et vous
avez raison que c'est inhabituel, mais en même temps c'était possible de
le faire. Et, pour que le projet de loi soit conforme, évidemment, à l'ensemble des projets de loi et qu'il n'y ait
pas d'article qui vienne en contradiction, cet exercice-là est important. Je
vais laisser, si vous le permettez, avec
consentement de la plénière, ma conseillère juridique pouvoir vous expliquer le côté technique.
Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, il y a consentement pour permettre à madame d'intervenir? Alors,
allez-y.
Mme Lavoie
(Natacha) : Natacha Lavoie,
de la Direction des affaires
juridiques au Secrétariat du Conseil du trésor.
Donc, effectivement,
la modification qu'on souhaite apporter par amendement vise à assurer une
meilleure adéquation avec la récente loi qui
a été adoptée par le projet de loi n° 130, c'est la Loi modifiant
certaines dispositions relatives à l'organisation clinique et à la
gestion des établissements de santé et de services sociaux.
Dans
la version telle que modifiée elle-même par amendement, donc, ce sera l'article
14 de cette loi-là qui va venir modifier l'article 151 de la
loi sur
l'organisation du réseau de la santé, donc le projet de loi n° 10.
La Présidente
(Mme Gaudreault) : Mme la députée de Chicoutimi.
Mme Jean : Je ne suis pas certaine d'avoir tout suivi. Donc,
il y a un projet de loi n° 130 qui est venu modifier la loi n° 151. Et ces modifications-là ont été
faites récemment, et c'est pour ça qu'aujourd'hui, pour l'esprit de concordance, on fait ce lien-là. C'est bien
ça? Donc, c'est le projet de loi n° 130 qui modifie la loi n° 151.
Mme Lavoie
(Natacha) : Le projet de loi n° 130, donc, vient modifier le projet de loi n° 10, de la loi
sur l'organisation du réseau de la
santé, qui, lui, prévoit un
article 151. Donc, c'est cet article-là précisément
qu'on prévoit modifier.
La Présidente
(Mme Gaudreault) : Mme la députée de Chicoutimi.
Mme Jean :
O.K., parce que le projet de loi n° 10, il n'est pas encore adopté? Il a
été adopté?
Mme Lavoie
(Natacha) : Oui.
Mme Jean :
Ça donne quel numéro de loi, à ce moment-là?
La Présidente
(Mme Gaudreault) : Mme Lavoie.
Mme Lavoie
(Natacha) : Si vous me permettez, donc, la loi qui vient tout juste
d'être adoptée, le projet de loi
n° 130, ce sera le
chapitre 21 des lois de 2010. Puis le projet de loi
n° 10, si vous me permettez de donner la référence, c'est le
chapitre O-7.2.
La Présidente
(Mme Gaudreault) : Y a-t-il d'autres interventions? Mme la
députée de Chicoutimi.
Mme Jean : Oui. Merci. Donc, c'est un amendement
de concordance par rapport aux changements récents qui ont été apportés. Donc, on s'assure que le projet de loi n° 135 puisse être en concordance avec cette modification-là qui a été apportée. Ça n'apporte pas d'autre changement dans
le projet de loi n° 135.
M. Poëti :
Non. Pas du tout.
La Présidente
(Mme Gaudreault) : M. le ministre.
M. Poëti :
Pas du tout. C'est elle qui était expliquée sur le volet juridique technique.
La Présidente
(Mme Gaudreault) : Y a-t-il d'autres interventions? Alors, l'amendement
présenté par M. le ministre délégué à l'Intégrité des marchés publics et aux
Ressources informationnelles à l'article 22 du projet de loi est-il adopté?
La Présidente
(Mme Gaudreault) : Adopté.
Alors,
la commission plénière ayant accompli son mandat, je mets fin à ses
travaux et je remercie celles et ceux qui y ont participé.
pour permettre à l'Assemblée de poursuivre sa séance, je suspends les travaux
quelques instants et je prie toutes les personnes qui doivent se retirer
de bien vouloir le faire immédiatement. Je suspends les travaux.
(Suspension de la séance à
11 h 43)
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, nous allons reprendre nos travaux. Et je cède la parole à M. le député de Côte-du-Sud.
M. Morin
(président de la commission plénière) : Merci, Mme
la Présidente. Bonjour. J'ai
l'honneur de faire rapport que la commission plénière a étudié l'amendement proposé au projet de loi n° 135, Loi renforçant la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des
organismes publics et des entreprises du gouvernement, et qu'elle l'a adopté.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, je vous remercie.
Ce rapport est-il adopté?
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Adopté. Alors, en conséquence, nous allons poursuivre le
débat sur l'adoption
du projet de loi n° 135, Loi
renforçant la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des
organismes publics et des entreprises du gouvernement.
Y a-t-il d'autres
interventions? Oui, je vous cède la parole, Mme la députée de Chicoutimi.
Mme Jean : Merci,
Mme la Présidente. Alors, encore
bonjour à tout le monde. Je suis heureuse de voir que le ministre délégué est ici aujourd'hui en
santé. Bienvenue, et heureuse de vous voir ici.
Donc,
on est aujourd'hui à l'adoption du projet de loi n° 135, la Loi renforçant
la gouvernance et la gestion des ressources
informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement.
J'ai déjà mentionné, dans les autres
interventions que j'ai faites, qu'on trouve que ce projet de loi là est un
projet de loi important, même si on touche les ressources informationnelles et technologies de l'information, qui
est un sujet qui est peut-être moins à la mode, et non pas moins important par rapport à son impact sur
le fonctionnement de l'appareil gouvernemental et aussi au niveau de
l'implantation de technologies québécoises au sein des systèmes informationnels
du gouvernement du Québec.
Pour
faire un petit retour rapide, on a écouté des groupes qui sont venus présenter
leur opinion et partager avec nous leurs impressions sur le projet de
loi. Ces groupes-là ont eu la générosité d'écrire des mémoires, de venir nous présenter... de répondre à nos questions. Ça nous
a permis d'avoir une connaissance ou une compréhension plus précise encore du projet de loi et de son impact. Ce fut
très intéressant. Ce qui était intéressant aussi, c'est de voir, l'ensemble
de ces groupes-là, à quel point ils
trouvaient que, sans être une solution ultime, ça ne solutionne pas tous les
problèmes, là, le projet de loi, on
s'entendait là-dessus, mais que tous s'entendaient ou à peu près tous
s'entendaient que c'était un pas vers
la bonne direction. Et ceci a beaucoup inspiré, justement, mon approche par
rapport à l'étude de ce projet de loi là, autant par rapport aussi à ce que... Ma carrière s'est passée en
technologie de l'information, et, lorsque je lisais comment, maintenant, la gouvernance serait faite au niveau
des ressources informationnelles, au niveau de l'appareil gouvernemental,
je trouvais aussi que c'était un pas vers la
bonne direction. Et, dans ce contexte-là, j'ai adopté une attitude de
collaboration et une attitude
positive pour faire en sorte que ce projet de loi là, qui était dans la bonne
direction, soit le meilleur projet possible, qu'on puisse être capable de l'améliorer,
qu'on puisse être capable d'avoir un projet de loi qui pourra faire en sorte qu'effectivement lorsqu'il sera implanté
dans l'appareil gouvernemental... soit le plus facilement accepté, qu'il soit le plus facilement, aussi, mis en oeuvre pour qu'il
puisse avoir les effets qu'on escompte vis-à-vis l'approvisionnement et
la gestion, la gouvernance des resso