Culture and Education — 28 May 2026 (43rd Legislature, 3rd Session)

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Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions

jeudi 28 mai 2026

Vol. 49 N° 6

Étude des crédits budgétaires du ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, volet Jeunesse

Aller directement au contenu du Journal des débats

Heures

11 h 30

12 h

12 h 30

Intervenants par tranches d'heure

11 h 30

Rotiroti, Filomena

Kelley, Gregory

Lévesque, Mathieu

Gentilcore, Catherine

12 h

Rotiroti, Filomena

Lévesque, Mathieu

Gentilcore, Catherine

Massé, Manon

Kelley, Gregory

Gagnon, Yannick

12 h 30

Rotiroti, Filomena

Journal des débats

11 h 30 (version révisée)

(Onze heures trente-six minutes)

La Présidente (Mme Rotiroti)

Alors, bonjour, chers collègues. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance

de la Commission de la culture et de l'éducation ouverte.

La commission est réunie afin de procéder

à l'étude... l'étude du volet Jeunesse des crédits de portefeuille Économie,

Innovation et Énergie, pour l'exercice financier 2026‑2027. Une enveloppe

d'une heure a été allouée pour les études de ces... de ces crédits.

Mme la secrétaire, y a-t-il des

remplaçants?

La Secrétaire

: Oui, Mme

la Présidente. M. Rivest (Côte-du-Sud) est remplacé par M. Gagnon (Jonquière);

Mme Cadet (Bourassa-Sauvé) est remplacée par M. Kelley

(Jacques-Cartier); M. Zanetti (Jean-Lesage) est remplacé par Mme Massé

(Sainte-Marie—Saint-Jacques).

Jeunesse

Discussion générale

La Présidente (Mme Rotiroti)

Nous allons... Merci, Mme la Présidente... Mme la secrétaire. Nous allons

procéder à une discussion d'ordre général par des blocs d'environ 20 minutes,

incluant les questions et les réponses. La mise aux voix de ces crédits seront

effectués à la fin du temps qui leur était alloué, soit en fin d'après-midi

vers 12 h 30. Puisque nous avons débuté nos travaux à 11 heures...

Ça va? OK. Ça fait que c'est déjà établi qu'on va prendre sur le temps du

gouvernement.

Alors, je suis maintenant prête à

reconnaître une première intervention de l'opposition officielle. M. le député

de Jacques-Cartier, la parole est à vous.

M. Kelley

: Bonjour, Mme

la Présidente, et bonjour, chers collègues. Ça ne va pas super bien pour nos...

notre jeunesse, Mme la Présidente. Les chiffres sont étonnants sur deux fronts.

Je pense que je vais commencer là.

Un, c'est le fait que beaucoup de nos

jeunes ne voient pas un avenir qui est très positif. Ils ne croient pas

vraiment que tout va bien aller pour eux autres. Ils ont des difficultés de

rêver, de voir que la suite des choses va être facile pour eux autres.

Puis une autre chose qui est hautement

liée à ça, c'est le fait que le taux de chômage chez nos jeunes est plus élevé

que la moyenne, mais aussi que, depuis plusieurs années, ça a pris de l'ampleur.

Et on a entendu sur... sur le terrain que des stratégies en place par le

gouvernement, de s'assurer que des jeunes sont capables de trouver un bon

emploi, ne sont pas nécessairement en place à ce stade ici. Je sais que le

gouvernement a fait une annonce récemment, mais, ceci dit, ça ne va pas régler l'enjeu

qui demeure, qui, il me semble, devient de plus en plus structurel.

Alors, je veux avoir le point de vue de le

ministre, que je veux saluer dans ses fonctions, je sais qu'il vient juste d'arriver,

mais c'est quelque chose qui n'est pas nouveau non plus. Le gouvernement a les

mêmes chiffres que nous et ces chiffres datent des années.

Alors, si le ministre peut peut-être donner

nous un petit peu d'un point de vue, sa vision de comment il peut améliorer le

sort pour notre jeunesse sur le côté de l'emploi... Je vous laisse, M. le

ministre, la parole, de répondre à ma question.

• (11 h 40) •

M. Lévesque (Chapleau) : ...merci

beaucoup, Mme la Présidente. Merci également au député. J'en profite pour vous

saluer, saluer les collègues de Saint-Jean, Vanier-Les Rivières, de Jonquière,

de Jacques-Cartier, évidemment, de Terrebonne.

Évidemment, les crédits, comme vous le

savez, Mme la Présidente, on ne fait ça jamais seul. Donc, on a toujours une

belle et bonne équipe avec nous. J'aimerais prendre le temps de saluer Mme Virginie

Proulx, ma directrice de cabinet, Mme Marielle-Dominique Jobin, ma

directrice des communications et conseillère politique au dossier Jeunesse,

également Mme Véronique Mariève Gosselin, conseillère principale.

J'ai avec moi également l'équipe du

ministère, donc le sous-ministre adjoint chargé, là, au secrétariat de la

jeunesse, M. Réjean Houle, de même que Mme Vanessa Guy, adjointe exécutive

et conseillère stratégique, Mme Émilie Sarrazin-Alary, coordonnatrice de l'administration,

Mme Pascale Vachon, directrice des politiques, de la prospective et de la

coordination interministérielle, et M. Alexandre Gagné, directeur des

partenariats et de l'appui aux initiatives jeunesse.

Effectivement, je pense que la question

que le député a posée, Mme la Présidente, est assez complexe, évidemment, demande

des nuances dans la... dans la réponse puis peut-être analysée sous plusieurs

angles et sous plusieurs <aspects...

M. Lévesque (Chapleau) :

...puis peut-être analysée sous plusieurs angles et sous plusieurs > aspects.

Les jeunes, on le sait, là, évoluent dans

un contexte où plusieurs défis se présentent à eux, des défis sociaux, des défis

technologiques, des défis environnementaux. On le sait, notre monde change, il

change vite, et il change très vite également pour notre jeunesse. D'ailleurs,

on pourrait dire qu'il y a plusieurs jeunesses qui peuvent générer évidemment

des enjeux importants chez certains. Ils doivent trouver leur voie à travers

une multitude de contraintes comme on les connaît, la hausse du coût de la vie,

il y a eu la mention, de la part du collègue, la pression pour réussir nos

études, un marché de travail... du travail de plus en plus compétitif, une

conciliation de leurs sphères de vie alors qu'ils évoluent dans des

environnements, là, qui peuvent parfois être anxiogènes, on peut même parler

parfois d'écoanxiété. On le sait, ils nous en ont déjà parlé, nos jeunes.

Au

chapitre des bonnes nouvelles, par

exemple, Mme la Présidente, là, on constate chez les élèves du secondaire des

améliorations dans leurs habitudes de vie, dans leurs habitudes de consommation

d'alcool, de drogue ou de malbouffe.

Notre gouvernement travaille constamment à

améliorer leurs conditions socioéconomiques qui, on le sait, sont parmi les

facteurs importants qui vont influencer leur bien-être.

À ce chapitre, on sait que la situation de

l'emploi a été relativement favorable, mais qu'il reste plusieurs défis à

relever. Puis je vais... je vais détailler également certains... certains

points et certains programmes qu'on a... qu'on a mis de l'avant. On sait aussi

que leur rémunération et que leurs avoirs se sont améliorés sur certains

aspects dans les dernières années, mais on sait aussi qu'il existe des

disparités et des enjeux sociaux sur lesquels on doit continuer de travailler.

Puis, dans le dernier , ils semblent plus heureux que les autres... les autres

Canadiens.

Puis spécifiquement, là, sur la question

de l'emploi et du chômage, actuellement, les... les jeunes subissent en premier

plan les effets des turbulences économiques. Ils ont d'ailleurs vu leur taux de

chômage exploser durant la pandémie. On le sait que l'imposition des tarifs

douaniers par nos voisins Américains qui amène une importante incertitude

économique mondiale, qui vient entraîner des répercussions qui sont majeures,

là, sur l'économie et l'emploi, et pour... pour nos jeunes, notamment au niveau

des intentions d'embauche... rapport sur le bonheur des jeunes Québécois. Un

programme, oui, mais un programme très important, Mme la Présidente, le

ministre de l'Emploi, qui a annoncé la mise en place de la mesure Un premier

emploi pour toi!, qui prévoit un investissement de 10 millions de

dollars pour l'année en cours afin de soutenir l'intégration des nouveaux

diplômés au marché du travail.

La Présidente (Mme Rotiroti)

Merci.

M. Lévesque (Chapleau) : Puis

là c'est important, l'initiative, là, ça prend la forme d'une subvention

salariale qui est versée directement aux employeurs.

La Présidente (Mme Rotiroti)

Merci, M. le ministre. Merci.

M. Lévesque (Chapleau) :

50 % du salaire brut au privé puis 100 % du salaire brut à

l'employeur en OBNL.

La Présidente (Mme Rotiroti) : Merci.

Vous comprenez qu'il n'y a pas beaucoup de temps, et je dois être équitable

dans le temps entre la question et la réponse. Alors, vous allez... vous allez

avoir d'autres opportunités pour répondre aux questions de le député de Jacques-Cartier.

M. Kelley : Oui, merci, M. le

ministre. J'apprécie votre enthousiasme pour votre dossier, pour certaines

annonces qui a été faites, mais les réalités sur le terrain est loin d'une

jeunesse qui se sent écoutée par le gouvernement.

Vous avez les mêmes documents que moi, qui

ont été faits par le réseau des carrefours de jeunesse d'emploi du Québec. Ils

ont sondé les jeunes. Ils ne semblent pas trouver... ils ne se sentent pas

trouvés dans les politiques de le gouvernement, ils ne sont pas écoutés par le

gouvernement.

Et, quand même, sur cet enjeu

superimportant de l'emploi, je sais qu'une mesure a été mise en place, mais on

sait que le gouvernement a fait beaucoup de changements aussi sur les

politiques, que maintenant ça semble... sur le volet global de l'emploi, les

jeunes sont souvent oubliés.

Et, quand même, quand je regarde dans le

cahier des crédits, je vais juste prendre un exemple, il y a beaucoup de

mesures pour les régions, c'est parfait, on doit garder nos jeunes en région,

mais, en même temps, on sait que les problèmes, à Montréal en particulier, sont

graves pour la jeunesse. Et on peut regarder le côté d'emploi puis aussi peut

regarder juste le fait qu'on a besoin plus d'interventions sur le terrain pour

ces jeunes qui sont supervulnérables.

M. le ministre, est-ce que vous trouvez que

c'est normal, normal qu'un jeune sur cinq a de la difficulté à accéder à une

nourriture de qualité et des quantités suffisantes?

M. Lévesque (Chapleau) : J'aimerais

peut-être vous revenir sur la première portion de votre... de votre question

sur, justement, le rapport de Ma voix compte. Je pense que c'est très

important, là, ce que vous avez dit. Évidemment, les préoccupations exprimées

par les jeunes dans ce rapport-là sont entendues, et on est très, très

sensibles à ces... à ces préoccupations-là. Les enjeux des jeunes, bien, ce

sont nos enjeux, qu'il soit question de logement, d'accès à la propriété, de

santé mentale, d'accès à la nourriture, de perspectives d'avenir, comme vous

avez mentionné.

Puis peut-être revenir sur le sondage,

évidemment, qui permet de connaître l'opinion de 6 000 jeunes qui

gravitent autour, là, de nos fameux CJE, nos carrefours jeunesse-emploi, pour

une population de jeunes Québécois. Il serait vraiment intéressant de

connaître, évidemment, les résultats sur un plus grand nombre d'échantillonnage,

notamment. On va prendre évidemment le temps d'évaluer tout ça attentivement,

les constats, les recommandations, là, qui sont formulés.

Puis d'ailleurs le gouvernement a déjà

posé plusieurs <gestes...

M. Lévesque (Chapleau) :

...là,

qui sont formulés.

Puis d'ailleurs le gouvernement a déjà

posé plusieurs > gestes à cet effet-là pour répondre aux préoccupations

des jeunes, notamment pour ce qui est de l'accès, là, à la propriété. On le

sait, la première ministre a lancé un superbe programme pour l'accès à la

propriété de nos jeunes. Puis évidemment je souhaite qu'on peut continuer à...

à travailler avec les jeunes pour mettre en place les solutions durables puis à

leurs différentes réalités à cet... à cet effet-là.

Puis peut-être vous parler du plan...

M. Kelley : M. le ministre,

on va arrêter là parce qu'on va... Je n'ai pas beaucoup de temps qui reste.

Et, première des choses, un sondage de

6 000 personnes, c'est un échantillonnage superimportant. Les

sondages faits par Léger, politiquement, c'est 1 000. Alors, quand on a

6 000 personnes qui est répondues, c'est un sondage qu'on peut faire

confiance pour dire : Ça, c'est des bons chiffres, ça reflète la réalité

des jeunes sur le terrain.

Mais je reviens. Je veux juste poser les

questions. Est-ce que vous trouvez ça normal qu'un jeune sur cinq à la

difficulté à accéder à la... à une nourriture de qualité au Québec aujourd'hui?

M. Lévesque (Chapleau) : Sur

le... Peut-être pour revenir sur le plan d'action dont je voulais... dont je

voulais vous parler, qui inclut le volet... le volet nourriture, évidemment,

2025-2030. Dans le fond, il y a trois objectifs principaux. D'abord, soutenir

l'intégration et le maintien en emploi, donc, ça, c'est important de le

rappeler. Ensuite, développement des compétences clés sur le marché du travail

en évolution et aussi promouvoir le traitement équitable dans les milieux de

travail, et la conciliation, puis les différentes sphères de vie.

Il y a plusieurs... il y a plusieurs

causes, là, qui peuvent expliquer ce dont vous nous parlez, puis on peut

trouver que c'est... évidemment, c'est malheureux, mais le gouvernement est

proactif au niveau de l'aide alimentaire à ce niveau-là. Il y a un accroissement

aussi important des efforts afin de lutter contre l'insécurité alimentaire.

Puis l'investissement est de 266 millions de dollars en soutien aux

organismes d'aide alimentaire pour la période 2022-2023 à 2030-2031. C'est

un accord conclu en 2025 entre le gouvernement fédéral et le Québec pour

transférer les fonds prévus par le Programme national d'alimentation scolaire,

ce qui va permettre au Québec d'obtenir 65,2 millions...

La Présidente (Mme Rotiroti)

Merci.

M. Lévesque (Chapleau) : ...sur

trois ans pour financer l'alimentation scolaire dans les écoles primaires et

secondaires.

La Présidente (Mme Rotiroti) : Merci,

M. le ministre. M. le député.

M. Kelley : Parfait, M. le

ministre. Moi, j'ai pensé que la réponse, c'était non, ce n'est pas normal

qu'il y ait un enfant sur cinq qui a de la difficulté à manger bien. Puis, on

sait, de plus en plus, c'est des jeunes familles qui doit utiliser des banques

alimentaires.

Mais, quand même, je vais... reviens un

petit peu à la question de l'emploi. Est-ce que vous êtes capable, M. le

ministre, de bien expliquer si votre... Maintenant, je comprends, c'est le

ministère, mais le gouvernement a demandé un rapport, qui a été fait par plein

des experts, si le Québec est prêt pour l'intelligence artificielle. La

réponse, c'est non. Et c'est une préoccupation énorme de notre jeunesse que

l'intelligence artificielle va remplacer leurs emplois, ils vont bloquer

l'accès à un emploi payant et dans leur domaine d'études. Il y a quand même des

sections qui parlent directement de notre jeunesse dans ce rapport.

Pour notre jeunesse, qu'est-ce que vous

avez à dire à eux autres sur l'arrivée de l'intelligence artificielle et le

fait que votre gouvernement n'a absolument rien fait de préparer le Québec pour

l'arrivée de l'intelligence artificielle? Et il y a des impacts très graves sur

notre jeunesse.

M. Lévesque (Chapleau) : Au

niveau de l'intelligence artificielle, effectivement, là, puis je ferais un lien

avec aussi le décrochage scolaire à ce niveau-là, l'objectif commun, là, c'est

la réussite éducative, évidemment, de tous les élèves puis aussi la possibilité

des emplois pour nos jeunes, comme je le disais. Donc, c'est très, très

important, à ce niveau-là, de pouvoir s'assurer que, d'un côté, les emplois

pour nos jeunes, ils... ils puissent y accéder et que l'intelligence

artificielle soit développée de façon éthique et ne vienne pas empêcher les

différentes... les différentes possibilités d'emploi pour... pour nos jeunes,

évidemment, là. Puis c'est un dossier, là, qui relève de notre collègue la

ministre responsable du développement, là, technologique.

• (11 h 50) •

M. Kelley : M. le ministre,

moi, je ne suis pas... pas d'accord que c'est la responsabilité de le ministre

de l'Économie ou quoi que ce soit, je pense, c'est votre responsabilité de

porter le ballon parce que c'est quelque chose qui est tellement préoccupant

pour notre jeunesse. Et je sais que vous vient juste d'arriver et j'espère que

vous mettre ça sur la liste des priorités de votre... de votre ministère, parce

que, comme j'ai dit, le rapport est là, les recommandations sont là, mais votre

gouvernement n'a pas agi. Alors, j'espère que vous avez la chance, au sein de

le Conseil des ministres, de passer le message que le gouvernement doit

commencer à mettre des mesures en place.

Et, juste pour vous dire, c'est bien beau,

beaucoup de monde peut travailler comme électricien, peut aller dans les

métiers, des professions... des professions comme ça, c'est parfait, c'est

génial. On a besoin des gens pour travailler pour Hydro-Québec dans le domaine

de la construction, mais ce n'est pas pour tout le monde. Et, en même temps, si

on dit à tout le monde juste d'aller directement là, est-ce que ça, c'est une

vraie stratégie?

Alors, pour les gens qui sont déjà formés,

qui ont un bac dans une certaine expertise, comme c'est la science des... les

sciences... ou, quand même, on peut parler des gens qui sont des <codeurs...

M. Kelley :

...les sciences...

ou, quand même, on peut parler des gens qui sont des > codeurs. C'est

quoi, le message pour eux autres? C'est quoi, leur avenir au Québec? Comment le

gouvernement va aider eux autres quand, présentement, c'est superdifficile de

trouver un emploi ici, au Québec, et aussi en Amérique du Nord?

M. Lévesque (Chapleau) : Oui.

Merci, Mme la Présidente. Effectivement, question très pertinente du député.

Donc, simplement vous dire qu'il y a effectivement un chantier dans le Plan

d'action jeunesse sur l'intelligence artificielle spécifiquement, un chantier,

là, sur l'intelligence artificielle, le numérique, la lutte à la

désinformation, qui a été lancé avec le Plan d'action jeunesse 2025-2030,

un chantier de longue haleine qui va s'étendre sur toute la durée du plan. Puis

l'enjeu, là, est complexe, on le sait, puis multidimensionnel. Ça touche à la

fois à l'éducation, la santé mentale, les perspectives d'emploi,

l'environnement, l'éthique également.

La première phase des travaux vise à se

mettre en phase avec le milieu, comme on le sait, les organismes jeunesse

seront consultés, notamment ceux qui ont travaillé un discours ou des pratiques

face à ces enjeux. Puis une première consultation des jeunes va avoir lieu

prochainement afin d'identifier quelles sont, parmi les nombreuses questions du

mandat ou du chantier, leurs principales préoccupations. Donc, on inclut les

jeunes. Ça va être par et pour les jeunes, évidemment, pour trouver des

solutions conjointes à ce niveau-là.

La Présidente (Mme Rotiroti) : Merci,

M. le ministre. M. le député, il reste 8 secondes.

M. Kelley : Je vais garder ça

pour la suite.

La Présidente (Mme Rotiroti) : Pour

l'autre bloc? Excellent. Merci. Alors, on va passer, pour le prochain bloc, à

Mme la députée de Terrebonne pour une période de... un bloc de 9 min 35 s.

Mme Gentilcore : Merci, Mme

la Présidente. Chers collègues, toujours un plaisir. M. le ministre, bonjour.

Donc, j'aimerais faire un peu de pouce,

là, sur la santé mentale des jeunes, un enjeu qui, évidemment, nous interpelle

tous énormément. J'en profiterais pour commencer par parler du rapport sur les

écrans, parce qu'il y a un an, votre gouvernement et tous ensemble, on a adopté

ce rapport-là. Il y a une des 56 mesures qui a été mise en place, celle

d'interdire les téléphones dans les écoles, que je salue évidemment, que nous

saluons tous, et on commence à voir les bienfaits, je pense, les bénéfices de

cette mesure-là, mais il y en a 55 autres qui sont, ma foi, fort

intéressantes, et on n'a pas de suivi depuis, c'est quoi, votre plan clair, là,

pour les mois qui vous restent au pouvoir. Est-ce qu'il y a des nouvelles

mesures qui vont être mises en place pour la rentrée scolaire à venir?

J'aimerais vous entendre là-dessus.

M. Lévesque (Chapleau) : ...merci

beaucoup, Mme la Présidente. Je remercie la collègue, évidemment, pour sa

question. Ces enjeux-là au niveau des écrans, ce sont des éléments qui nous

préoccupent, nous aussi, à la jeunesse, puis on le sait, que l'impact des

écrans, des réseaux sociaux sur nos jeunes, c'est très préoccupant.

Puis j'aimerais peut-être rappeler que le

gouvernement, c'est le premier à s'être penché sur cet enjeu, donc, notre

gouvernement, en menant deux grandes consultations publiques sur l'utilisation

des écrans chez les jeunes. Ces consultations ont mené à l'élaboration de la

première stratégie nationale sur l'utilisation des écrans... des écrans en

2022-2025. Puis cette toute première stratégie vise à mieux outiller et

sensibiliser les intervenants, les jeunes et les parents afin de favoriser une

utilisation saine et surtout équilibrée de nos écrans.

Nous sommes également le premier

gouvernement, comme vous le savez, Mme la Présidente, à avoir interdit des

appareils électroniques personnels, vous le disiez, la députée le disait, Mme

la Présidente, dans les classes des écoles primaires, secondaires publiques,

puis le gouvernement, évidemment, demeure pleinement engagé, puis nos travaux

vont se poursuivre en ce sens-là avec l'ensemble des équipes gouvernementales.

Peut-être, sur... sur la santé mentale des

jeunes. Il y a un volet très important au secrétariat de la jeunesse. On a...

on a considérablement développé, nous autres, le réseau des aires ouvertes, des

espaces qui ont été pensés par et pour les jeunes de 12 à 25 ans, qui

offrent un accès gratuit et sans rendez-vous à des services en service mental. On

a plus d'une quarantaine de points d'accès... de 48, en fait...

La Présidente (Mme Rotiroti) : Merci,

M. le ministre.

M. Lévesque (Chapleau) : ...dans

presque toutes les régions du...

La Présidente (Mme Rotiroti) : Merci,

M. le ministre.

Mme Gentilcore : Je vais vous

relancer, par exemple, parce que... C'est très intéressant, mais, pour les 55 autres

mesures du rapport, je vais vous ramener là-dessus, est-ce qu'il y a un plan,

est-ce qu'il y a un échéancier? C'est quoi, les prochaines étapes? Quelles sont

les prochaines mesures qui vont être mises en application? C'est vraiment ça,

ma question.

M. Lévesque (Chapleau) : Toutes

ces belles mesures seront annoncées en temps et lieu, mais évidemment ce sont

des questions qui sont... qui sont préoccupantes.

Mme Gentilcore : Donc, rien

de prévu pour l'instant.

M. Lévesque (Chapleau) : Toutes

ces belles mesures seront annoncées en temps et lieu par les... par les

différents ministres. Et évidemment ce sont des questions qui nous préoccupent

énormément et sur lesquelles on travaille de façon intersectorielle.

Mme Gentilcore : Je vais

poursuivre sur la santé mentale des jeunes. On le sait, vous l'avez... vous

avez commencé à le dire, là, c'est très inquiétant, de plus en plus de jeunes

démontrent des signes d'anxiété, de dépression, et, parallèlement à ça, en même

temps, on voit vraiment une décroissance de l'accès à des services en

psychologie. Entre autres, c'est difficile de trouver un psychologue,

aujourd'hui, de pouvoir avoir un moment en consultation avec un psychologue.

Je suis consciente que ça ne relève pas

directement de votre ministère, mais qu'est-ce que vous faites comme

représentations auprès du ministère des Services sociaux et de la Santé pour

augmenter l'accès à des ressources en santé mentale chez les jeunes?

M. Lévesque (Chapleau) : Évidemment,

c'est très préoccupant aussi, cette question-là, puis elle nous... elle nous

habite de façon intersectorielle au gouvernement, mais j'aimerais peut-être

revenir sur les mesures qui sont faites au portefeuille Jeunesse, dont les

aires ouvertes, donc, par et pour les jeunes, l'accès gratuit sans rendez-vous,

quarantaine de points de services ouverts, 48 au total, dans presque toutes les

régions, nos belles régions du Québec, et nous sommes en lien avec < Santé

Québec...

M. Lévesque (Chapleau) :

...nos

belles régions du Québec, et nous sommes en lien avec > Santé Québecpour

en développer de nouveaux. Donc, ça, c'est une belle volonté jeunesse.

Les listes d'attente aussi, c'est très

positif pour les jeunes, continuent de baisser. Les listes d'attente pour un

service de première et de deuxième ligne ont affiché une baisse de 6,5 %

depuis l'année dernière, Mme la Présidente. Donc, c'est très bien pour nos

jeunes. Puis, lors de la dernière année, plus de 18 000 jeunes, Mme

la Présidente, ont reçu un service de première ligne en santé mentale, une

progression, évidemment, de près de 2 000 jeunes à pareille date

l'année précédente. Donc, très, très positif pour nos jeunes.

Mme Gentilcore : Je vais

renverser la question d'un autre angle. Il y a aussi plusieurs jeunes qui

aimeraient devenir psychologues, qui aimeraient étudier pour, justement, être

formés, pour qu'on ait davantage de ressources et se font... ils se voient

refuser l'accès à ces programmes-là, qui sont contingentés. Qu'est-ce que votre

gouvernement compte faire pour augmenter le nombre de psychologues formés puis

aussi s'assurer qu'il y en ait plus dans le réseau public? Parce qu'en ce

moment il y en a plusieurs qui vont au privé, les incitatifs ne sont peut-être

pas suffisants pour qu'ils aient envie d'aller pratiquer au public. Donc, j'aimerais

savoir ce que... ce que vous faites en ce sens-là.

M. Lévesque (Chapleau) : Évidemment,

on veut continuer, on veut continuer à travailler pour aider à la santé mentale

de nos jeunes, mais c'est une question qui s'adresserait davantage à ma

collègue de l'Éducation supérieure et de la Santé.

Mme Gentilcore : Petite

question concernant le PAFIJ, donc le Programme d'aide financière aux

infrastructures jeunesse.

Le 29 janvier dernier, l'ex-ministre

responsable de la Jeunesse et le député de Jonquière a dévoilé... ont dévoilé

ensemble 28 initiatives, là, qui ont été retenues à la suite de l'appel de

projets 2025-2026 du PAFIJ. Le communiqué mentionne 207 projets qui ont

été déposés dans le cadre de ce programme-là, donc 28 seulement, beaucoup

d'appelés, peu d'élus, dans les faits, donc seulement 13 % des... des

projets qui ont été sélectionnés.

Puis, ce que je remarque, c'est que ces

projets-là sont circonscrits dans seulement cinq régions du... non, en fait,

ils sont circonscrits dans seulement quelques régions. Il y a cinq régions du

Québec où il n'y a aucun de ces projets-là : l'Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord,

Laval, l'Outaouais, le Centre-du-Québec. Comment ces projets-là ont été choisis

puis comment vous expliquez qu'il y ait aussi peu d'élus sur le nombre

d'appelés? Clairement, là, il y a des besoins qui sont là puis qui ne sont pas

répondus.

M. Lévesque (Chapleau) : D'abord,

peut-être revenir sur notre très belle tournée au Saguenay—Lac-Saint-Jean avec

mon collègue de Jonquière, que je vois là-bas. Nous avons eu le bonheur de

procéder à une très belle annonce dans sa circonscription. Vraiment, là, le

centre l'Escale, qui... On... on est venus offrir, dans le fond, une belle...

une belle possibilité d'infrastructure pour isoler trois salles de consultation.

On parlait justement de santé mentale, tellement important. Donc, le montant

qu'on a offert, ça... On vient isoler et permettre des consultations privées en

matière de psychothérapie et de psychologie. Donc, ce sont... ce sont des

demandes très, très importantes pour l'ensemble des régions.

Certaines régions n'avaient pas déposé de

projet, pour répondre plus spécifiquement à votre question. Évidemment,

l'analyse se fait, là, toujours avec... avec rigueur. Puis certains projets

n'étaient pas nécessairement admissibles, parfois parce qu'ils ne répondaient

pas à certains critères ou des dossiers étaient... étaient incomplets.

Donc, évidemment, notre volonté, c'est

qu'il y en ait partout, dans toutes nos belles régions.

La Présidente (Mme Rotiroti)

Merci, M. le ministre.

Mme Gentilcore : Merci. J'ai

encore deux petits sujets, puis le temps file, donc j'aimerais ça... C'est des

sujets qui me tiennent à cœur.

Premièrement, le repreneuriat. Moi, j'en

parle le plus souvent possible quand je vais parler d'économie aux jeunes ou

quand je vais rencontrer des jeunes dans nos cégeps ou dans une... nos

universités. Pendant la course à la chefferie, la première ministre, votre

première ministre, a parlé à plusieurs reprises de repreneuriat. On le sait que,

d'ici 2029, il y a plus de 50 000 entreprises qui vont devoir trouver

un successeur, qui risquent de fermer puis de ne pas trouver de repreneur, ici,

au Québec. Plus de 60 % des entreprises, aussi, n'ont pas de plan de

relève. Mais on n'a rien vu comme annonce concernant le repreneuriat depuis le

12 avril dernier. Donc, évidemment que d'adopter des mesures pour

favoriser le repreneuriat chez les jeunes, ça devrait être une priorité pour

s'assurer que ces entreprises-là puissent vivre, mais aussi s'assurer que nos

jeunes puissent vivre des projets d'entrepreneuriat qui sont peut-être un peu

plus accessibles. Est-ce que la première ministre va tenir son engagement sur

le repreneuriat auprès des jeunes puis est-ce que vous avez, vous, des

représentations à faire à ce... à ce sujet-là?

M. Lévesque (Chapleau) : Très

court. D'abord, l'importance... on connaît l'importance du repreneuriat.

D'ailleurs, le gouvernement a nommé, notre gouvernement a nommé un repreneur en

chef. Donc, ça envoie un très, très bon signal à l'ensemble des partenaires

économiques.

Mais c'est une question qui relève de mon

collègue, évidemment, je lui laisserais... je lui laisserais cette... ce

volet-là de la réponse. Mais évidemment pour nos... pour notre jeunesse, c'est

aussi un volet qui... qui est intéressant, là, à explorer.

La Présidente (Mme Rotiroti) : Mme

la députée Terrebonne, il vous reste 1 min 30 s.

• (12 heures) •

Mme Gentilcore : Excellent.

Dernier sujet. Paperasse pour les carrefours jeunesse-emploi. Parce qu'on

parlait, tout à l'heure, justement, du taux de chômage qui est très élevé chez

nos jeunes, on est à 8,2 %, alors que le taux de chômage moyen, dans la

population, au Québec, est de 5,6 %. Vous avez nommé certaines mesures que

votre gouvernement a mises en place, mais on le sait que les carrefours

jeunesse-emploi, qui sont dans le réseau communautaire, en fait, en mènent

large dans ces dossiers-là et sont vraiment une référence pour plusieurs jeunes

pour les aider à se trouver un emploi. Mais, en ce moment, comme l'ensemble du

milieu communautaire, les moyens manquent. Beaucoup trop de paperasse, surtout,

c'est la première <chose...

Haut de la page

12 h (version révisée)

<20131

Gentilcore :

...surtout, c'est la première > chose qu'on

nous dit, beaucoup de formulaires à remplir, de la complexité des programmes

qui se multiplient, donc moins de temps à passer avec nos jeunes pour les

accompagner. Qu'est-ce que vous faites pour soutenir les carrefours

jeunesse-emploi?

La Présidente (Mme Rotiroti)

...M. le ministre.

M. Lévesque (Chapleau) : 40 secondes?

La Présidente (Mme Rotiroti)

50 secondes.

M. Lévesque (Chapleau) : 50 secondes?

Donc, très, très rapidement, effectivement, au niveau de la paperasse et de la

réduction des lourdeurs, disons, administratives, là, on va... on va parler de

ça comme ça, c'est une volonté globale et générale du gouvernement, de l'ensemble

des équipes. On veut faciliter et alléger ces fardeaux-là, là, pour l'ensemble

des différents... des différents secteurs, et, évidemment, de façon sectorielle,

avec l'ensemble des collègues, on y travaille, à réduire cette... cette

lourdeur, donc, moins de redditions de comptes également pour nos carrefours

jeunesse-emploi.

La Présidente (Mme Rotiroti) : Il

vous reste encore 13 secondes, Mme la députée.

Mme Gentilcore : Le temps est

trop court avec vous, M. le ministre. Merci pour cette session de crédits.

La Présidente (Mme Rotiroti)

Merci. Alors, maintenant, on va céder la parole à le deuxième groupe de l'opposition,

à Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques, pour un bloc de 9 min 35 s.

La parole est à vous, Mme la députée.

Mme Massé : Merci, Mme la

Présidente. Bonjour, tout le monde. Allons droit au but. J'aurais des milliers

de questions, parce que la jeunesse, c'est l'avenir du Québec, mais, ceci étant

dit, je n'en ai pas le temps.

Donc, je vais sauter directement à un des dossiers

qui est dans ma circonscription, et peut-être que vous n'avez pas eu l'opportunité

de le connaître, mais j'en ai parlé longuement avec votre prédécesseur, c'est

le dossier du groupe qui s'appelle L'Astérisk, qui était financé par le SAJ

jusqu'à l'an dernier, qui était financé par le SACAIS jusqu'en 2024, groupe qui

intervient auprès des jeunes trans, queer, non binaires, homosexuels, bien, LGBTQIA2S+,

qui...

Malheureusement, on apprenait, cette

semaine, par le biais des Internets, qu'ils vont être obligés de fermer leurs

portes. Je ne sais pas si vous voulez passer la parole à votre collègue ou vous

avez le dossier. Moi, je veux savoir... Là, on ne pouvait pas se permettre de

perdre ce groupe-là dans une période où il y a une augmentation massive de la

transphobie, de l'homophobie, des discours haineux. Qu'est-ce qui s'est passé?

Qu'est-ce qu'on peut faire?

M. Lévesque (Chapleau) : Merci.

Merci, Mme la Présidente. Je remercie la députée également et j'en profite pour...

pour la saluer, là. Au niveau de notre jeunesse, vous avez tellement raison,

c'est notre avenir, mais c'est aussi notre présent, puis c'est un peu comme ça

que j'aborde le mandat, là, que nous avons, nos forces vives.

On est... on est présentement en contact

avec nos amis de la... du projet L'Astérisk afin de trouver une voie de passage.

Donc, c'est l'objectif. Le projet Astérisk, comme vous le savez, était financé,

dans le cadre du Plan d'action jeunesse 2021-2024, pour un total de 563 000 $.

Le financement ne s'est pas poursuivi pour le plan 2025-2030. L'organisme

n'avait pas soumis de demande pour ce projet à ce moment-là, puis, bon, tout

récemment, là, l'organisme m'a contacté à l'automne 2025 pour savoir si le

projet allait être reconduit. Donc, après discussion, l'organisme a compris qu'il

aurait dû redéposer une demande dans le cadre de l'appel du projet lié au plan

d'action jeunesse s'il souhaitait renouveler son financement.

Puis, si vous voulez peut-être un petit

peu plus de détails, je... c'est correct.

Mme Massé : Oups! Pardon,

excusez, j'ai l'habitude de toucher au piton, vous le savez, Manon pèse sur le

piton, c'est une déformation.

Oui, non, je sais tout ça. Quand vous me

dites que vous êtes en démarche, écoutez, là, on était sur respirateur... Oui,

il y a eu une erreur de commise de leur part. Je pense qu'ils l'ont reconnue,

je l'ai reconnue, mais on ne peut toujours pas se passer de ce groupe-là quand

même. Avec votre prédécesseur, on avait regardé pour du potentiel au moins pour

les aider à ne pas arriver à là où on arrive maintenant, c'est-à-dire la

fermeture des locaux, parce que, vous le savez, hein, ils sont...

L'Astérisk, c'est une... c'est un leader auprès

des jeunes de la communauté LGBT. Il accompagne Jeunesse Lambda, Projet 10, coalition

montréalaise des groupes LGBT. Et, en plus, bien, il chapeautait, là, je suis

obligé de le mettre au passé, un projet de relocalisation pour permettre à tous

ces groupes-là de vivre. Alors, si vous pouviez m'en dire un petit peu plus sur

qu'est-ce qui est... parce que, là, on a lu... l'annonce est faite, là. Ils

vont... Ils ne seront pas capables de renouveler leur bail, et donc, par

conséquent, ils vont devoir fermer les portes.

M. Lévesque (Chapleau) : On m'a

dit que nous sommes très, très ouverts, et je suis... évidemment, je suis très

ouvert pour trouver une voie de passage pour que le tout fonctionne. Donc, on a

beaucoup d'ouverture au Secrétariat à la jeunesse. C'est notre souhait d'aller

dans cette direction-là. Évidemment, les enjeux de la communauté LGBTQ+ sont

importants, puis nous sommes en discussion, là, comme je... comme je le

mentionnais, là, avec eux, avec le projet Astérisk.

Peut-être vous parler, là, de certains

programmes en lien avec, notamment, les discours <masculinistes...

M. Lévesque (Chapleau) :

...certains

programmes en lien avec, notamment, les discours > masculinistes misogynes,

homophobes, transphobes. Ça nous préoccupe énormément. Il y a des actions

spécifiques, dans notre Plan d'action jeunesse, qui sont mises de l'avant, là.

Deux objectifs sont liés, là, à cet enjeu : favoriser les rapports

égalitaires, et le dialogue intergénérationnel, et surtout interculturel aussi.

Les exemples de projets, vous êtes

sûrement au courant, Mme la Présidente : l'organisme Ensemble pour le

respect de la diversité, qui offre... qui offre des ateliers interactifs aux

jeunes du secondaire pour les sensibiliser à la discrimination, à

l'intimidation, à la diversité, qui permettent aux enseignants d'accompagner

leurs élèves dans des projets mobilisants, 315 000 $, puis soutenir

aussi le développement de la pensée critique et l'engagement civique, le Centre

québécois d'éducation aux médias et à l'information, qui a un projet à cet

effet-là, le Programme pour une jeunesse bien informée aussi. Donc, on y

travaille aussi à cet effet-là.

Mme Massé : Mais la

particularité de L'Astérisk, c'est qu'ils travaillent spécifiquement avec les

gens qui ne vont pas chercher des ressources ailleurs parce qu'ils sentent que,

dans la société québécoise, actuellement, ils ne sont pas très bien accueillis.

Alors, c'est sûr qu'ils vont dans des endroits que je pourrais dire... de «safe

space», là, des endroits sécuritaires pour eux, alors, mais on... C'est parfait.

Pour moi, après l'étude des crédits, on va... on va travailler ensemble, puis

je sais que votre nouveau, ancien, peut-être futur... qui vous donne un coup de

main, va m'aider à trouver la voie de passage dont il est question.

Il me reste cinq minutes. J'ai deux autres

sujets. Ça fait que c'est pour ça que celui-là, je le pellete par en avant. On

va se parler. Je veux parler de la question des maisons de jeunes parce que,

là, moi, vous le savez, je viens du communautaire, et le filet social,

actuellement, c'est le monde du communautaire qui... qui le soutient, qui le

supporte, en fait, qui le porte à bout de bras, et les maisons de jeunes ont

fait bien des différences, là. Ce n'est pas... ce n'est pas vous autres qui

financez les maisons de jeunes. Elles sont globalement financées par le PSOC,

et tout ça, mais l'enjeu, là, c'est que c'est ces endroits-là...

Puis je ne sais pas pour vous, mais, moi,

les maisons de jeunes sont assez vieilles pour que moi, j'aie été dans une

maison de jeunes, c'est quand même... en voyant mes cheveux blancs, vous le

savez bien, que ce n'est pas d'hier, sauf que l'enjeu, c'est qu'actuellement,

comme tout le communautaire, vous me direz, mais les maisons de jeunes de façon

particulière, elles ont un urgent besoin parce que plus la vie est dure pour

nos jeunes... puis c'est pour ça que je vous interpelle, plus la vie est dure

pour nos jeunes, plus ça prend des espaces comme les maisons de jeunes, et il y

en a partout, sur le territoire québécois, qui accueillent nos jeunes sans

discrimination, sans jugement. Ils les prennent comme ils sont et ils les

aident à passer ce moment difficile de leur... de leur vie.

Moi, en fait, ma question, c'est... Je le sais

bien, que ce n'est pas votre ministère, mais vous avez quelque chose de

transversal. Est-ce que vous étiez au courant de la réalité du manque à gagner

de plusieurs millions de dollars pour soutenir les travailleuses et

travailleurs des centres qui sont à bout de souffle, et donc les services, puis

avez-vous fait des représentations, bien sûr, auprès de la ministre

responsable?

M. Lévesque (Chapleau) : Bien,

évidemment... Merci, Mme la Présidente. Merci pour la question. Évidemment, là,

on reconnaît l'importance du travail puis de la mission des maisons de jeunes,

j'en ai d'ailleurs de très belles dans ma circonscription, j'ai le plaisir de

participer à des événements et à des activités avec eux et avec elles, une

mission essentielle, une mission importante dans une période charnière, aussi,

pour nos jeunes, puis, là... puis, comme vous l'avez... la députée l'a dit, Mme

la Présidente, ils ne l'ont pas toujours facile, nos jeunes. Ça fait que je

pense que c'est important de répondre présent à cet effet-là.

Peut-être revenir... Évidemment, ça relève

de ma collègue, là, mais peut-être revenir sur le Plan gouvernemental en

matière d'action communautaire, là, 2022-2027, le premier en 15 ans qui

prévoit une augmentation du soutien à la mission globale, de

888 millions de dollars pendant cette période. Il n'y a jamais eu...

Mme Massé : ...

M. Lévesque (Chapleau) :

De 2022 à 2027. Il n'y a jamais eu...

Mme Massé : Sur cinq ans?

M. Lévesque (Chapleau) :

Exact. Il n'y a jamais eu d'investissement aussi massif en soutien à la mission

globale en matière d'action communautaire, alors qu'il a presque doublé grâce

aux actions du gouvernement, puis, en effet, là, de 2018-2019, 2024-2025 aussi,

le gouvernement du Québec a maintenu et a accru le soutien de la mission

globale pour une injection directe et stable de plus de 600 millions, donc,

dans cette période-là, précédente, également.

Puis le Secrétariat, aussi, à la jeunesse

vient investir des montants importants auprès des organismes communautaires

jeunesse pour des projets spécifiques en soutenant, notamment, le Regroupement

des maisons de jeunes du Québec, la Coalition interjeunes, le Regroupement des

organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec, puis le secrétariat

soutient... ne soutient pas directement la mission globale des organismes

communautaires, mais, par les autres... les autres volets, vient... vient

aider, là... Voilà.

• (12 h 10) •

Mme Massé : Oui, merci,

M. le ministre, de respecter... Il me reste 1 min 30 s, et c'est

comme un sprint que je trouve... que c'est très difficile, mais, au moins, j'ai

cette 1 min 30 s là. Bref, il va falloir faire plus. Nous

autres, on vous a donné <quelques...

Mme Massé :

...bref,

il va falloir faire plus. Nous autres, on vous a donné > quelques idées,

là. Ça fait que, si vous manquez d'argent pour vos jeunes, allez taxer les

superriches. Ça, ça va être une façon de ramasser 5 milliards puis qui va

faire que le monde du communautaire qui soutient notre filet social va pouvoir

le soutenir jusqu'au bout.

Je termine, parce que vous aurez

certainement le mot de la fin. Hier, plusieurs jeunes... nous avions convié

plusieurs jeunes, en bas de... en bas de, facilement, 17 ans, à venir

discuter d'environnement, à venir assister aux crédits sur l'environnement, et

il y avait une question que je vous souhaitais... parce qu'ils voulaient que...

ils l'ont posée à la ministre de l'Environnement, mais moi, je voulais...

La Présidente (Mme Rotiroti) : Votre

temps... Rapidement, la question, Mme la députée. Il ne reste plus de temps. Alors,

je vais permettre... le ministre de répondre si j'ai consentement.

Mme Massé : Bien, non, je

n'ai pas posé de question parce que je ne veux pas de réponse.

La Présidente (Mme Rotiroti) : Parfait.

Merci beaucoup. Alors...

Mme Massé : Si c'est mon

temps, je ne veux pas de réponse.

La Présidente (Mme Rotiroti) : Voilà.

Merci beaucoup, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques. Alors,

maintenant, on retourne... Je cède la parole au député de Jacques-Cartier pour

un dernier bloc de 14 min 29 s. Alors, le temps qui n'a pas été

utilisé auparavant a été ajouté à votre temps, M. le député. Alors, la parole

est à vous.

M. Kelley : Parfait. Merci

beaucoup, Mme la Présidente. La députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques a déposé

un projet de loi superintéressant, M. le ministre, sur la coconstruction des

mesures législatives et réglementaires touchant les Premières Nations et les

Inuits. Qu'est-ce que vous pensez de ce concept de la coconstruction? Parce

que, pour moi, c'est une option intéressante pour la jeunesse et les peuples

autochtones, particulièrement des jeunes qui veut changer leur avenir,

améliorer des choses. Alors, qu'est-ce que vous pensez de le projet de loi qui

a été déposé par ma collègue?

M. Lévesque (Chapleau) : Bien,

écoutez, on va prendre le temps de l'analyser. Il vient d'être déposé.

Évidemment, là, pour le respect du privilège parlementaire, vous savez qu'on

n'a pas pu en prendre connaissance avant qu'il soit déposé. Donc, à cet effet,

je réserverais mes commentaires suite à l'analyse complète de ce projet de loi.

M. Kelley : ...le problème.

La coconstruction va régler un enjeu que... Souvent, des projets de loi

arrivent, puis les peuples autochtones ne sont pas au courant de qu'est-ce qui

est dans le projet de loi, puis ça crée un enjeu. Alors, vous êtes maintenant

en train de réaliser la réalité des peuples autochtones. Alors...

M. Lévesque (Chapleau) : Mme

la Présidente, est-ce que le député souhaite changer notre... notre

parlementarisme?

M. Kelley : Non, non, mais je

souligne un fait, non, pantoute, mais je souligne un fait. Alors, je comprends,

je vais prendre le temps d'analyser ça, mais je veux continuer aussi, M. le

ministre. Je sais que vous avez... Votre ministère a dépensé l'argent pour

aider des différentes communautés autochtones, mais est-ce que vous pouvez

aussi peut-être prendre le temps de nous parler de votre propre vision, de

comment on peut améliorer la vie de nos jeunes peuples autochtones et inuits au

Québec?

M. Lévesque (Chapleau) : Évidemment,

pour les différentes annonces en matière de jeunesse puis en matière de

jeunesse autochtone, aussi, on est... on est à élaborer le tout. Il y aura des

annonces à venir, évidemment. On ne veut pas... on ne veut pas mettre la

charrue devant les bœufs, comme... comme on dit. Donc, en temps et lieu, nous

pourrons... nous pourrons procéder à cet effet-là. Évidemment, toutes nos

jeunesses... Comme je le disais, il y a des... il y a de multiples jeunesses au

Québec. Elles sont importantes. Elles sont à considérer dans leurs réalités

propres, et évidemment ça inclut les jeunesses de nos... de nos peuples

autochtones.

M. Kelley : ...ministre,

est-ce que vous avez une priorité pour notre... nos jeunes autochtones au

Québec, quelque chose que vous voulez attaquer dans les prochains couples de

mois?

M. Lévesque (Chapleau) : Toutes

nos jeunesses sont importantes, comme je le disais. Évidemment, ces annonces-là

vont venir en temps et lieu. Je ne veux pas... je ne veux pas m'avancer à cet

effet-là. Et évidemment on veut que les mesures qu'on va mettre de l'avant

reflètent et représentent ce que... ce que nos différentes jeunesses sont,

incluant les jeunesses autochtones.

M. Kelley : Et tout le monde...

Je suis d'accord, M. le ministre, tous les jeunes sont importants, mais, quand

même, pour des différents jeunes, ça prend des politiques et des mesures mises

en place qui sont spécifiques pour adresser des différentes communautés, c'est

tout à fait normal, et, quand même, quand j'ai regardé dans le cahier de

crédits, je vois, il y a des différents investissements qui sont faits pour les

différents groupes, incluant... incluant les anglophones, incluant les peuples

autochtones, mais c'est juste comme... Tu sais, moi, je trouve que c'est un peu

une question de base, c'est... Pour les Premières Nations et les Inuits, est-ce

qu'il y a quelque chose... comme un député qui siège ici, à l'Assemblée

nationale, depuis presque huit ans, une chose que vous voulez travailler sur

aujourd'hui, donner les commandes à votre formidable équipe à côté de vous, de

dire : Hé! On va aller travailler avec... quand même, si c'est avec votre

collègue le ministre responsable des Affaires autochtones, mais une priorité,

pour vous, avec les peuples autochtones du Québec?

M. Lévesque (Chapleau) : ...d'être

un bon partenaire et de continuer à être un bon partenaire avec le secrétariat

en relation avec les peuples autochtones. On contribue... Ils contribuent

financièrement à plusieurs projets. Et notre... notre secrétariat, également, a

<conclu...

M. Lévesque (Chapleau) : ...financièrement

à plusieurs projets. Et notre secrétariat également a > conclu des

ententes de financement avec plusieurs organisations œuvrant auprès de la

jeunesse autochtone en 2025-2026, un soutien totalisant

3 721 250 $ qui leur a été accordé. On pense au Réseau jeunesse

des Premières Nations Québec-Labrador, au Conseil jeunesse Qarjuit, Conseil de

la nation atikamekw, Regroupement des centres d'amitié autochtones, le Wapikoni

mobile — on le sait, que, pour la jeunesse, c'est très intéressant — Conseil

des jeunes de la nation crie, Femmes autochtones du Québec, Carrefour

jeunesse-emploi Nunavik, Fondation Nouveaux Sentiers, Chemin des Mille Rêves,

l'Institut du développement durable des premières nations du Québec-Labrador,

Mikana, Minwashin et le M361. Donc, de beaux projets. On veut poursuivre sur

cet engagement-là avec notre collègue.

M. Kelley

: Merci beaucoup.

Je veux... reviens un petit peu sur une discussion de ma collègue de Sainte-Marie—Saint-Jacques

sur le réseau des maisons pour nos jeunes, et je veux saluer... saluer la gang

de Pierrefonds, que j'ai eu le plaisir de visiter récemment, des jeunes

superbrillants, et ils ont été supergentils avec le député de Jacques-Cartier.

On a eu une bonne discussion. Ils ont beaucoup de défis devant eux. Ce n'est

pas... ce n'est pas simple, mais, une chose, ils ont tout... On a jasé beaucoup

de la question de prévention. C'est hyperimportant. Et je sais que ces maisons...

Le réseau est vraiment là aussi pour assister dans la prévention, de sortir des

jeunes d'une situation qui est difficile, de bien gérer des situations

difficiles, aussi, qu'ils vivent.

Alors, de votre côté, M. le ministre,

comment le gouvernement peut mieux travailler sur le côté de la prévention, les

interventions et les actions pour nos ados, la deuxième

partie de la jeunesse,

parce qu'on sait que, si on prend des actes et des mesures concrètes, c'est... On

appuie le réseau, mais, quand même, aussi, d'avoir les bonnes politiques en

place dans nos écoles... On peut aider beaucoup des gens et beaucoup des jeunes

d'éviter des situations superdifficiles. Alors, je ne sais pas si vous avez des

pensées là-dessus.

M. Lévesque (Chapleau) : Tout

simplement, là, pour... au niveau de la prévention, qu'est-ce qui... parce

qu'il y a plusieurs éléments, là, évidemment, qui... qui peuvent amener nos

jeunes sur différentes tangentes ou différentes orientations. Évidemment, on a

plusieurs, plusieurs programmes qui viennent viser... mais, en prévention, sur

quoi, peut-être, plus spécifiquement, je vous retournerais une petite question.

Oui?

M. Kelley

: ...c'est

une, je pense, la réussite scolaire, et, si je peux dire ça, comme une bonne

intégration dans leur propre communauté, et aussi peut-être des enjeux

familials. Alors, c'est des différents axes, mais on sait que, si on aide un

jeune dans des situations précaires, on peut éviter un plus grand problème à le

long terme.

M. Lévesque (Chapleau) : Oui,

peut-être revenir sur ce qu'on a fait sur la... en santé mentale. Je ne sais

pas si... J'en avais parlé avec la collègue de Terrebonne, mais peut-être plus

largement là, le réseau Aire ouverte, c'est des espaces pensés, évidemment, par

et pour les jeunes de 12 à 25 ans, enjeux de santé mentale importants,

accès gratuit, sans rendez-vous, à des services en santé mentale, plus d'une

quarantaine de points de service, 48 points de service pour ces jeunes-là.

Donc, c'est vraiment, de façon préventive, dans presque toutes les régions du

Québec, puis on est en lien avec Santé Québec à ce niveau-là.

Donc, ça, c'est très, très important pour

nous, les listes d'attente qui continuent à diminuer considérablement,

18 000 jeunes qui ont reçu des services, une augmentation de près de

2 000 jeunes à cet effet-là, donc, très, très, très important à ce

niveau-là. Éducation aussi, réussite éducative, c'est une immense priorité pour

tous les... tous les élèves, là, au Québec. Donc, on s'est engagés à atteindre

90 % de diplomation d'ici 2030. Évidemment, ça relève de ma collègue... de

nos collègues sectoriels, puis je laisserais peut-être répondre, à ce niveau-là...

mais évidemment la prévention, pour nos jeunes, pour qu'ils puissent, dans le

fond, atteindre leur plein potentiel, c'est une priorité et c'est une

orientation que nous avons.

M. Kelley

: Merci

beaucoup, M. le ministre. Et, je pense, c'est important de continuer d'investir

sur le côté de la prévention. Alors, j'espère que ça va être une des priorités

quand vous discutez avec le réseau des maisons de jeunesse, oui, à la question

du financement à la base qui doit augmenter, c'est criant, mais, en même temps,

aussi, eux autres, souvent, ont des difficultés de travail avec des commissions

scolaires, avec des centres de services scolaires, pour avoir un meilleur accès,

aussi de juste clairement dire qu'il y a un espace qui est safe pour les jeunes.

Alors, c'est une

partie de vos défis.

Je veux juste avoir votre pensée aussi sur

le... Mon collègue le député de Marquette a travaillé très fort sur le dossier

de, oui, les sports, mais aussi sur les énergies... les boissons énergétiques

qui... On sait, il y a toute une discussion autour de la table présentement

ici, à Québec. C'est quoi, vos pensées là-dessus?

• (12 h 20) •

M. Lévesque (Chapleau) : Bien

entendu, là, les boissons énergisantes, ça représente un enjeu très préoccupant

pour... pour nos jeunes particulièrement d'un certain âge, là, au niveau... au

niveau de la Santé publique, qui a émis des recommandations à cet <effet-là...

M. Lévesque (Chapleau) :

...recommandations

à cet > effet-là. On n'a pas attendu pour agir aussi, là. Des mesures de

sensibilisation sont déjà déployées actuellement auprès des jeunes, des

parents, dans les milieux scolaires et dans les milieux de la santé. On veut

avancer évidemment de façon rigoureuse, basés sur les données, basés sur la

science, pour mieux comprendre les risques et les interactions qu'on connaît

avec certains médicaments ou, du moins, qui sont connus par les professionnels

de la santé, cette interaction-là qui peut être très nocive... en fait, pas «qui

peut être», qui est parfois très nocive pour nos jeunes.

Évidemment on a une pensée... Nous sommes

de tout coeur avec la famille du jeune Miron puis on compte prendre action afin

qu'une telle situation ne se reproduise plus. On envoie évidemment nos

sympathies à sa famille. Puis ma collègue à la Santé a amorcé une belle... une

belle démarche transpartisane en réunissant l'ensemble des collègues autour de

cette table. Je crois que vous ou M. le député de Marquette êtes à cette table.

M. Kelley : Merci beaucoup.

Il n'y a pas beaucoup de temps qui reste, et je dois poser une couple de

questions sur les crédits, qu'est-ce qui est dans le cahier des crédits. Je

suis dans le document Étude des crédits, c'est le ministère des Affaires

municipales et de l'Habitation, demande de renseignements généraux, puis nous

avons, à la question n° 4... j'ai... il y a plusieurs

différentes dépenses qui étaient faites par le ministère, une que j'ai juste

vue, on a dépensé... c'est avec... la production des trophées pour le PRJ 2025,

puis le coût était 4 000 $. Alors, est-ce que vous pouvez expliquer

comment on a dépensé 4 000 $ pour les trophées, M. le ministre?

M. Lévesque (Chapleau) : Avec...

avec consentement, j'aimerais céder la parole au sous-ministre.

La Présidente (Mme Rotiroti) : Oui,

est-ce que j'ai consentement?

M. Kelley : Consentement,

oui.

La Présidente (Mme Rotiroti) : Consentement.

Alors, je vous demanderais de vous identifier pour les fins de l'enregistrement,

et vous pouvez répondre par la suite.

M. Houle (Réjean) : Bonjour.

Réjean Houle, sous-ministre adjoint chargé du Secrétariat à la jeunesse.

Pour la production des trophées au

Secrétariat à la jeunesse, on fait affaire avec l'Université Laval, qui

organise un concours avec des jeunes pour produire des trophées. Donc, c'est

lié avec cette dépense-là, la production des trophées, suite au concours.

M. Kelley : Alors, c'est très

spécifique, parce que les trophées sont spécifiques, puis ça encourage,

j'imagine, les jeunes artistes.

M. Houle (Réjean) : La

créativité.

M. Kelley

: Parfait, puis

c'est intéressant. Merci de clarifier pourquoi les dépenses étaient à 4 000 $.

M. Houle, dans la même... même liste des dépenses, avec l'Institut de la

statistique du Québec, 350 000 $ ont été versés. Est-ce que ça, c'est

pour... c'est quelque chose qui est normal, dans tous les différents

ministères, de dépenser l'argent pour avoir l'accès à certaines données, ou

c'est d'appuyer la mission à la base de l'Institut de la statistique du Québec

de reculer les données sur la jeunesse?

M. Lévesque (Chapleau) :

Allez-y, oui, monsieur.

M. Kelley : Oui, oui, vas-y.

M. Houle (Réjean) : Depuis le

plan d'action 2021, on a une entente avec l'ISQ pour développer une

vitrine statistique jeunesse. Donc, on a demandé spécifiquement à l'ISQ de

développer un tableau de bord sur les indicateurs pertinents en matière de

jeunesse qu'ils mettent à jour à chaque année. Donc, c'est bénéfique pour les

partenaires, le milieu puis le réseau de recherche aussi.

M. Kelley : Et tout le

tableau de bord, j'imagine, est disponible sur le site Web?

M. Houle (Réjean) : Absolument.

M. Kelley : Parfait, superintéressant,

merci beaucoup. Et, quand même, juste de bien comprendre le déménagement de le

secrétariat versus un autre local, je comprends que les dépenses ne sont pas

énormes, mais il y a une couple de dépenses qui étaient faites. Je pense que

juste des questions... qu'est-ce qui a été fait exactement, c'était comme de

bouger des bureaux, des cadres ou c'était comme... Est-ce que c'était

énormément... d'un projet? Je pose les questions parce que, je pense, une dépense,

c'était pour... si je ne me trompe pas, c'était environ 3 000 $. Alors,

juste de bien comprendre qu'est-ce qui a été dépensé pour quoi exactement.

M. Houle (Réjean) : Bien, en

fait, ça, si je peux me permettre, bon, l'équipe est déménagée des bureaux du

ministère de la Culture au 900, René-Lévesque, où nous sommes maintenant, là,

pour... pour un bon moment. Donc, il a fallu acheter du mobilier qui

correspondait aux locaux. Il y a eu des frais de peinture aussi, là, si vous

voulez qu'on entre dans le détail.

La Présidente (Mme Rotiroti) : ...M.

le député de Jacques-Cartier.

M. Kelley : Une minute? Bien,

je vais garder le temps juste pour, Mme la Présidente, m'exprimer un petit

peu, que, M. le ministre, les défis sont énormes pour notre jeunesse. Pour moi,

qu'est-ce qui m'inquiète beaucoup, c'est le fait qui... Nos jeunes Québécois ne

sont plus capables de rêver d'un meilleur avenir, et ça, c'est... c'est triste,

et c'est causé par l'anxiété sur l'arrivée de l'intelligence artificielle, sur

un monde qui est constamment en guerre, le fait que le coût de la vie a

explosé, le fait que c'est presque impossible d'avoir l'accès à l'achat d'une

première maison ou, quand même, de trouver un loyer qui est raisonnable. Notre

jeunesse a fait énormément pendant la pandémie pour sauver leurs <grands-parents...

M. Kelley

: ...pendant

la pandémie pour sauver leurs > grands-parents, pour respecter des règles.

Ils ont manqué des bals. Ils ont manqué des fêtes. Ils ont manqué des

anniversaires importants.

Puis, maintenant, les demandes sont

criantes, et on... nous, comme une société, on a le devoir de donner eux plus et

l'heure juste, mais, je pense, c'est superimportant que les investissements

sont là. Je parle d'une

partie de la jeunesse qui cherche un meilleur emploi,

mais aussi des jeunes qui cherchent une place pour être safe d'être qui eux...

qui eux sont, de vraiment être confortables et à l'aise dans leurs propres

souliers avec nos réseaux des maisons de jeunesse. Alors, moi, j'ai des

craintes. Vous n'avez pas beaucoup de temps. J'ai toujours bien respecté de

travailler avec vous, M. le ministre...

La Présidente (Mme Rotiroti)

M. le député...

M. Kelley

: ...et bon

succès, et j'espère que vous changerez des choses.

La Présidente (Mme Rotiroti)

Merci, M. le député de Jacques-Cartier. Merci. Le temps est fini. Alors, je

cède maintenant la parole à M. le député de Jonquière pour le dernier bloc.

Vous avez 3 min 53 s.

M. Gagnon : Trois minutes? Bien,

trois minutes, bien, je vais rester positif. Ça va être un beau trois minutes.

On parle de jeunesse. Je vais rester positif.

Premièrement, je vais mentionner un

exemple de jeunesse. Il n'est pas jeune nécessairement, mais c'est un bel

exemple de jeunesse. Je tiens à souligner un exemple de jeunesse, c'est-à-dire

le premier demi-marathon du député de Jacques-Cartier récemment, oui, bravo, M.

le député, un exemple pour la jeunesse, un exemple pour la jeunesse.

Je veux rester dans un moment fort, M. le

ministre, que j'ai vécu, puis, ma collègue qui est à ma gauche y a travaillé

extrêmement fort. Quand on se mobilise pour nos jeunes, il peut y avoir quelque

chose d'extraordinaire. Oui, la jeunesse... En ce moment, les besoins sont

grandissants. Ça évolue rapidement. Il y a de belles possibilités, mais il y a

aussi des besoins bien réels. Si on prend les enjeux de santé mentale,

persévérance scolaire, l'accès au logement, l'intégration, le marché du

travail, on est tous conscients que ça vient un peu percuter nos jeunes, mais

il y a aussi... il y a aussi les réseaux sociaux, et c'est là que je veux être

positif. Quand on travaille tous ensemble...

On a mis en place la commission des écrans,

et je tiens à souligner, là... L'ensemble des familles politiques, de manière

transpartisane, on a travaillé pour ce qu'il y avait de plus important

collectivement, notre plus grande... notre plus grande richesse, notre jeunesse.

On est allés sur le terrain. Peu importe la famille politique, on est débarqués

dans les écoles. On a consulté nos jeunes à des heures atypiques. J'ai vu des

collègues se brancher à sept heures le matin, ma collègue qui est à ma gauche a

travaillé extrêmement fort, et ça s'est fait dans le respect, parce que

l'objectif ultime, c'étaient nos jeunes, M. le ministre, et puis on a fait

quelque chose. Des fois, on peut parler de la machine, on peut parler de la

longueur, mais on a fait quelque chose.

On avait le mandat, collectivement, de

déposer ce rapport-là le 31 mai, et on l'a fait tous ensemble, et on n'a

pas arrêté là. Une de nos recommandations, c'est-à-dire est-ce qu'on a le

courage, en tant qu'élus... que dire qu'à la rentrée, en septembre, il n'y aura

plus de cellulaire dans les écoles du Québec? On a déposé, le 31 mai... On

sait très bien que juillet, août, ce n'est pas des moments très vivants dans

nos écoles, mais, collectivement, l'Assemblée nationale, nos centres de

services scolaires, les gens qui travaillent pour le gouvernement, le ministère

de l'Éducation, on y est arrivés, et, en septembre dernier... Les jeunes ne

nous aimaient pas. Les jeunes ne nous aimaient sûrement pas, mais, en septembre

dernier, on a eu le courage de dire : Pour le bien de notre jeunesse, il

n'y aura pas de cellulaire dans les écrans. Et, collectivement, ce qu'on entend,

présentement, que les jeunes font plus de sport, que les jeunes communiquent

plus entre eux, que les jeunes discutent en mangeant à la cafétéria; bien, on y

est tous arrivés ensemble.

Alors, je tenais à dire quand même à la

commission où est-ce qu'on parle davantage jeunesse, M. le ministre, que, quand

on se mobilise tous ensemble, on est capables de faire de belles choses.

J'étais présent, le 10 juin dernier, à l'OASIS immersion, à Montréal,

quand le ministre de l'époque a déposé le Plan d'action jeunesse 2025‑2030

pour les jeunes de 15 à 29 ans, 515 millions, 140 mesures. On

est focus sur sept grands axes. C'est quelque chose de puissant. L'ambiance,

elle était extraordinaire. Ça a été mon premier contact avec les partenaires.

Il y a tout un réseau dans la communauté qui prend soin de nos jeunes.

Alors, il y a des sommes qui sont dédiées,

des rapports qui sont écrits. Je vous invite, M. le ministre... Vous avez

double fonction, et on sent que la jeunesse, c'est fort pour vous, gardez cette

belle passion, et on va vous accompagner.

La Présidente (Mme Rotiroti)

Merci, M. le député de Jonquière. Il reste 19 secondes, M. le ministre.

M. Lévesque (Chapleau) : Bien,

écoutez, je vais remercier évidemment le député de Jonquière et abonder dans le

même sens, d'ailleurs, le féliciter de ce beau travail, et l'ensemble de

l'équipe, au niveau des écrans. Je sais qu'il était adjoint à la jeunesse. Je

lui lève mon chapeau pour ce beau travail et je vais poursuivre dans cette...

dans cette belle voie.

La Présidente (Mme Rotiroti)

Merci beaucoup. Alors, le temps alloué à l'étude des crédits budgétaires du

volet Jeunesse est presque... presque écoulé.

Adoption des crédits

Nous allons maintenant procéder à la mise

aux voix des crédits. Le programme 7, intitulé Jeunesse, est-il < adopté...

Haut de la page

12 h 30 (version révisée)

<1171

Présidente (Mme Rotiroti) :

...des crédits. Le programme 7,

intitulé Jeunesse, est-il > adopté?

voix : Adopté.

Des voix : Sur divisio n.

La Présidente (Mme Rotiroti) : Sur

division.

Documents déposés

En terminant, je dépose les réponses aux

demandes de renseignements des oppositions.

Compte tenu de l'heure, la commission,

ayant accompli son mandat, ajourne ses travaux sine die. Merci et bon

après-midi à tous.

(Fin de la séance à 12 h 30)

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Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCCE 2026-05-28
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cce-43-3 journal-debats CCE-260528
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier721997aaca12ce2fca3a300b01dbc537a1a7922d

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