CAT — 29 April 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CAT 2021-04-29
Quebec — Committees
Alors, pour ce faire, il y a des aides d'urgence
liées à la pandémie bien sûr qui ont été déjà octroyées, puis on suit la
situation de très, très près : aide d'urgence auprès des PME, aide
d'urgence auprès... dans le domaine culturel, aide d'urgence auprès des
commerçants, des PME, évidemment, aide à la ville de Montréal, qui a des
responsabilités, et dans le cadre de Réflexe Montréal, donc responsabilités
dans le cadre du réflexe et pour... et des aides... une aide qui a été ajoutée
dans le cadre de la pandémie. Et des projets aussi importants, par exemple, que
le REM de l'Est, que le prolongement de la ligne bleue viennent évidemment
aider la métropole dans son déploiement postpandémique. On parle d'emplois. On
parle de plus de 50 000 emplois qui sont un véritable levier
économique pour la métropole.
La Présidente (Mme Boutin) : Mme la
députée de... Jeanne-Mance—Viger.
Excusez-moi.
Rotiroti :
Oui. Merci. Je sais que la question était très large, Mme la ministre, mais, si
vous avez à prioriser un dossier pour la métropole, de qu'est-ce que je
comprends, là, de votre explication, ça serait les infrastructures, comme
le REM, la ligne bleue, et tout le volet touristique?
Mme Rouleau : Excusez. Veuillez
m'excuser. C'est toujours...
Rotiroti : Il n'y
a pas de quoi.
Mme Rouleau : Mais mon téléphone est
fermé, mais malgré tout il a sonné. Alors, je suis vraiment désolée.
Rotiroti : Pas de
problème.
Rotiroti : C'est
Mme Rouleau : C'est à cause de la
pandémie. Mais le volume était complètement fermé. Je suis désolée, Mme la
Présidente.
Rotiroti : Il n'y
a pas de problème. Alors, si vous avez à prioriser un des sujets que vous avez
mentionné pour la relance économique de Montréal? Vous avez parlé de
l'industrie touristique, on va revenir un petit peu plus tard, vous avez parlé
de la ligne bleue, le REM de l'Est. Alors, si vous avez à cibler un... sans
parler de Réflexe Montréal, parce qu'on va retourner, parce qu'effectivement il
y a une... ce Réflexe Montréal là doit être non seulement interprété dans votre
responsabilité en tant que ministre de Montréal, qui est une responsabilité
transversale dans tous les ministères... Mais, si vous avez à choisir une
priorité pour Montréal, pour la relance économique, ça serait le tourisme, les
infrastructures? C'est lequel?
Mme Rouleau : Bien, évidemment, pour
la relance du centre-ville, la relance de la métropole, ce n'est pas que le
tourisme. Le tourisme est important puisque 11 millions de touristes
venaient régulièrement à Montréal, et la pandémie fait qu'ils ne sont plus là.
La relance, elle va passer par les infrastructures, la relance va passer
notamment par l'est de Montréal, où il y a des projets extrêmement... qui sont
très importants, qui vont aider l'ensemble de la métropole. Alors, ça passe par
les infrastructures, effectivement.
Rotiroti : Alors,
pendant la pandémie, on a mis beaucoup d'efforts sur l'achat local, évidemment,
pour non seulement pour nos régions, mais aussi pour Montréal, on parle du
Panier bleu. Est-ce que vous êtes capable de me dire combien d'entreprises
ont... s'est inscrit dans ce Panier bleu là, au niveau de la métropole?
Mme Rouleau : Je n'ai pas le nombre
exact du Panier bleu, là, des...
Rotiroti :
...entre-temps, si... entre-temps qu'on cherche la réponse. Qu'est-ce que vous
avez fait en tant que ministre de la Métropole pour inciter les entreprises de
s'inscrire dans ce Panier bleu là?
Mme Rouleau : Bien, ce sont des
mesures qui sont faites notamment avec le ministre de l'Économie. J'ai
participé à des rencontres avec les commerçants, avec le ministre, avec les
parties prenantes de l'Économie pour s'assurer que tous puissent... Mais en
fait vous parlez strictement du Panier bleu, là, mais il n'y a pas que le
Panier bleu comme mesure, là, c'en est une, mesure, qui fait que les Québécois
ont un accès direct auprès d'entreprises québécoises, et c'est une très bonne
mesure d'ailleurs, mais ce n'est pas la seule, parce qu'il y a énormément d'argent
qui a été investi auprès de l'ensemble des partenaires. Et je prends en
exemple. Dans... On a fait un petit exercice,
là, des différents communiqués de presse qu'on a pu émettre pour annoncer des
programmes, tous des programmes
différents. Il y a pour 13 milliards d'investissements à Montréal pour
aider cette relance, pour 770 communiqués de presse répertoriés.
Rotiroti : Oui, je
les ai. J'ai sorti toutes vos annonces, Mme la ministre. Évidemment, la
pandémie a accentué le télétravail, a accentué l'achat en ligne, hein, évidemment.
Alors, quand on regarde le centre-ville qui subit des conséquences directes de
la pandémie, on voit des locaux vacants, on voit qu'il y a un délaissement de
plus en plus important au centre-ville.
Alors, comment voyez-vous qu'on pourrait revenir à avant la pandémie, c'est-à-dire cet achalandage de nos commerçants de centre-ville, d'inciter à des entrepreneurs d'occuper les locaux qui sont vacants présentement? C'est quoi,
votre stratégie?
Mme Rouleau : Bien, il y a un avant,
il y a un après, parce que je pense qu'il n'y a pas de doute qu'on a beaucoup
appris, on apprend de cette pandémie. On sait que le télétravail, bon, en ce
moment, il y a peut-être 80 % des gens qui occupaient le centre-ville qui
sont à la maison. Ce ne sera pas comme ça après la pandémie, il y a un retour qui va se faire,
mais... parce que tout le monde ne peut pas rester en télétravail. On le sait
très bien, on le voit très bien, il y
a un retour qui va se faire, pas à 100 %. Alors, il y a des ajustements
qui sont à faire. Et je suis en discussion, là, avec des gens du centre-ville justement dans cette
optique-là de ce retour et réaménagement de certains édifices
probablement.
Pour le centre-ville, il y a des mesures qui ont
été données, en fait, de l'argent, là, il y a 50 millions de dollars qui a
été attribué pour soit l'aide au loyer soit l'aide aux commerçants pour assurer
une revitalisation du centre-ville. Alors, on suit la chose de très, très près
avec les propriétaires, avec les propriétaires d'édifices, avec les grands
sièges sociaux, avec les gens qui ont un impact au niveau du centre-ville.
Rotiroti : Bien,
vous parlez de l'aide. C'était bien... Vous êtes sûrement au courant de la
demande que la chambre de commerce de Montréal au moment du budget, au moment
du dépôt du budget, justement pour aider ces entreprises-là qui doivent
repartir, mais surtout les entreprises qui ont fait faillite à cause de la
pandémie. Alors, eux, qu'est-ce qu'ils demandaient, c'est un fonds de deuxième
chance pour justement être capable de s'en sortir puis de repartir, parce que
ce n'est pas nécessairement un commerce qui n'avait pas... Ils étaient très
productifs, il y avait de l'achalandage, ils performaient très bien avant la pandémie.
À cause de la pandémie, avec moins de monde, et la desserte, etc., ils n'ont
pas pu survivre. Alors, ils ont fait cette demande-là, puis malheureusement ça
n'a pas été retenu dans le budget de votre collègue M. Girard.
Alors, je me
demandais : Est-ce que vous étiez au courant de cette demande-là et si
vous avez fait des représentations en ce sens auprès de votre collègue
le ministre des Finances?
Rouleau : Le ministre des Finances suit de très près la situation de
l'économie montréalaise du centre-ville. Il y a pour 120 millions
de dollars qui ont été octroyés jusqu'à maintenant pour aider les entreprises,
les PME en situation d'urgence. Alors, il y a des programmes qui ont été mis en
place par le ministère de l'Économie et qui répondent le mieux possible aux
besoins. Et, évidemment, il y a... il est possible que certaines entreprises ne
survivent pas dans une situation comme celle-ci, mais la grande majorité, oui.
Rotiroti : Vous
avez mentionné le... Réflexe Montréal, la responsabilité que la ville de
Montréal a à aussi revitaliser le centre-ville de Montréal, toujours en
collaboration avec ses partenaires. Évidemment, on a aussi la chambre de
commerce qui a fait un travail énorme avec leur... comment relancer
Montréal — j'imagine
que vous faisiez
partie de ces discussions-là — un document qui a été très
bien fait, très exhaustif, qui touche à peu près tous les secteurs possibles.
On parle de 11 plans sectoriels. Est-ce que vous allez contribuer à ce
plan-là par rapport à... financièrement? Est-ce qu'il y a un échéancier de ce
plan-là? Est-ce que vous parlez? Parce que, vu que ça touche beaucoup de
secteurs différents, et vous travaillez en transversal avec vos collègues, est-ce
que c'est quelque chose qui est déjà en discussion auprès de votre
gouvernement?
Mme Rouleau : Bien, comme vous le
mentionnez, comme ministre responsable de la Métropole et de la région de
Montréal, c'est un rôle très transversal, donc je travaille avec chacun des
ministres qui ont un impact, une implication au niveau de la métropole, du
centre-ville, avec le ministre de l'Économie, avec la ministre de la Culture,
avec le Tourisme, avec la Santé, avec l'Éducation. Donc, il y a cette réflexion
qui se fait. Et, effectivement, je salue le travail qui a été produit par la
chambre de commerce du Grand Montréal. Et, oui, j'ai participé aux travaux de cette... de Relançons Montréal, et c'est une
planification qui fait l'objet de
réflexion et d'argent qui va se rajouter à cela.
Rotiroti : Puis
avez-vous un échéancier à nous donner? Est-ce que ce sera dans les prochains
mois? On a hâte de savoir comment que...
Mme Rouleau : C'est un travail
quotidien qui se fait pour s'assurer de maintenir l'économie montréalaise, maintenir l'économie du Québec. L'échéancier,
bien, c'est en fonction de la fin de cette pandémie. Connaissez-vous la date?
Rotiroti :
Malheureusement, non.
26 avril dernier, votre collègue de l'Économie, avec la ministre déléguée
aux Régions, a annoncé un 50 millions sur deux ans. C'est le
Programme Impulsion PME. Est-ce que vous savez, de cette enveloppe-là...
j'imagine, 50 millions sur deux ans, alors ça représente
25 millions par année, combien de cet argent-là est dédié à Montréal?
Mme Rouleau : Pour Montréal,
c'est... oui, il y a 8,5 qui va à la chambre de commerce, et j'ai un montant
de... il n'est pas loin, là, dans mes petites notes ici, là. Pour le
centre-ville, 15 millions de dollars à la ville; 8,5 à la chambre de
commerce; 12,5 à Tourisme Montréal.
Rotiroti : 8,5 à
la chambre de commerce, 15 millions pour Montréal? Il y a quelque chose
qui ne marche pas dans...
Mme Rouleau : En fait, ce sont
des... Oui, c'est ça, il y a des...
Rotiroti : O.K.
Parce qu'on a 25 millions en tout par année, à moins que vous parliez...
Mme Rouleau : Oui, 15 millions,
15 millions à la ville. Bien, c'est 15 millions à la ville.
15 millions et...
Rotiroti :
O.K., en tout. C'est réparti. Bien là, vous... parce que...
Mme Rouleau : Non, il y a un... Il y
a 15 millions à la ville de Montréal et il y a aussi de l'argent qui va à
la Chambre de commerce de Montréal.
Rotiroti : Par
année, ou vous parlez toujours sur deux ans?
Mme Rouleau : Chambre de commerce,
c'est le montant octroyé pour la relance du centre-ville, sur deux ans,
Rotiroti : O.K.,
je veux juste bien comprendre, là, parce que c'est important, là. L'annonce,
c'est 50 millions sur deux ans, ça fait que, si on divise ça en deux,
là, c'est 25 millions par année. Si on prend le principe que 50 % de l'économie est à Montréal, on
devrait allouer... Là, vous dites 15 millions à la ville de Montréal,
8,5 millions à la chambre de commerce, puis un autre 8 millions...
Rouleau : En tout, là, il y a 75 millions qui ont été annoncés
pour les centres-villes au Québec. Et il y a 15 millions attribués
au centre-ville de Montréal, il y a 8,5 millions à la chambre de commerce
et il y a de l'argent aussi attribué à Tourisme Montréal.
Rotiroti : O.K.
Parfait. Sur combien d'années, ça, Mme la ministre?
Mme Rouleau : Ça, c'est sur... C'est
un pro