Institutions — 10 December 2020 (42nd Legislature, 1st Session)
CI 2020-12-10
Quebec — Committees
(Onze
heures trente-cinq minutes)
Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il
vous plaît! Bon matin. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
des institutions ouverte.
La commission est
réunie afin de procéder à l'étude détaillée du projet de loi n° 72, loi modifiant les dispositions législatives concernant principalement
les organismes du domaine de la sécurité publique.
Mme la
secrétaire, avant de débuter, y a-t-il des remplacements?
La Secrétaire :
Oui, M. le Président. Mme Ménard (Laporte) est remplacée par M. Rousselle
(Vimont); M. Tanguay (LaFontaine), par M. Polo (Laval-des-Rapides); Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce), par M. Arcand (Mont-Royal—Outremont); M. Fontecilla
(Laurier-Dorion), par M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve); et M. LeBel
(Rimouski), par M. Ouellet (René-Lévesque).
Président (M. Bachand) : Merci. Est-ce qu'il y a des droits de
vote par procuration?
La Secrétaire :
Oui, M. le Président. M. Lévesque (Chapleau) dispose d'un droit de vote
par procuration au nom de Mme Lavallée (Repentigny) et de M. Lemieux
(Saint-Jean); et M. Rousselle (Vimont) dispose quant à lui d'un droit par
procuration au nom de M. Birnbaum (D'Arcy-McGee).
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Lors de l'ajournement
de nos travaux, hier, nous en étions à l'étude de l'amendement déposé par la
députée de Notre-Dame-de-Grâce à l'article 17. Interventions? M. le député
de Vimont, s'il vous plaît.
M. Rousselle :
Merci, M. le Président. Bien, justement, juste pour rappeler, pour commencer
comme il faut, l'article 17... donc, le projet, c'était de modifier
l'article 17 du projet de loi par l'insertion, à la fin de l'article 5
de la
Loi sur le régime syndical applicable à la Sûreté du Québec, de l'alinéa
suivant :
«Malgré les premier
et deuxième alinéas, un membre d'un corps de police spécialisé peut appartenir
à un ordre professionnel régi par le [code professionnel] — donc,
le
chapitre C-26.»
Donc, le texte
modifié, c'est :
L'article 5 de cette loi est remplacé par le
suivant :
«Les membres du
Bureau des enquêtes indépendantes ne peuvent [pas] être membres d'une
association qui regroupe des salariés
exerçant des fonctions d'agent de la paix ou [...] est affiliée ou autrement liée
à une organisation qui regroupe des
salariés exerçant des fonctions d'agent de la paix, ni conclure une entente de
service avec l'une d'elles.
«Malgré les premier
et deuxième alinéas, un membre d'un corps de police spécialisé peut appartenir
à un ordre professionnel régi par le Code des professions.»
Ça, c'est suite à une
suggestion, justement, assez forte, là, justement, du Comité de surveillance
des activités de l'Unité permanente anticorruption, qui, eux, mentionnent,
justement, comme ils disent, s'ils comprennent bien, que l'article 5 du projet de loi ne peut s'objecter, donc ils
pourraient... Ils disent, simplement... c'est que la syndicalisation,
c'est quelque chose, c'est une chose, mais l'appartenance à un ordre
professionnel, c'est une autre chose. Donc, on le sait maintenant qu'on a
ouvert à plusieurs professions, au Québec, et puis qu'ils sont, des fois,
membres... sont souvent membres d'un ordre professionnel. Et il y a beaucoup de
gens, justement, qui font
partie de syndicats, un peu partout dans... même au
niveau du gouvernement, mais qui sont aussi syndiqués sur un bord, et ils font
partie de l'ordre professionnel.
Moi, je pense qu'au
niveau de l'UPAC puis de BEI, oui, on veut aller chercher plus large, on veut
aller chercher des gens, une expertise plus large, puis c'est correct, c'est
compréhensible, tu sais, on veut, à un moment donné,
avoir une expertise meilleure, la garder, aussi. Mais on sait bien aussi qu'il
y a des gens qui font
partie des ordres professionnels, et puis ces
ordres professionnels là, bien souvent...
Ces gens-là, est-ce
qu'ils vont rester toujours à l'UPAC ou toujours au BEI? Peut-être pas. Puis on
le sait qu'en faisant partie, justement, d'ordres professionnels, il y a des
ajustements, il y a des mises à jour sur leurs connaissances, toujours, par les
ordres professionnels, qui sont assez... pas assez, très importants. Et je
pense que l'UPAC ou le BEI auraient tout
intérêt, justement, que ces gens-là aillent chercher aussi cette formation-là
complémentaire.
Aussi, ces
personnes-là, qu'ils soient avocats, notaires, peu importe, est-ce qu'ils vont
rester toujours à l'UPAC, toujours au BEI? Bien, peut-être pas, peut-être pas.
Moi, je pense qu'à un moment donné ça se peut qu'à un moment donné il y ait des gens qui vont aller chercher une expérience,
là, une expérience de quelques années, cinq ans, 10 ans. On ne sait
pas. Je veux dire, ils vont peut-être rester là à vie. Mais, vous savez, il y
en a peut-être qui vont aller là pour un certain temps.
Puis,
s'ils ne font pas
partie de leur ordre professionnel, je pense qu'ils peuvent
avoir, à un moment donné, une lacune. Si jamais ils veulent revenir, le fait
qu'ils n'ont peut-être pas suivi ces formations-là ou... Parce que, là, je ne
connais pas... puis chaque ordre professionnel a peut-être ses règles, à
l'intérieur de ça, que je ne connais pas, mais pour s'assurer qu'ils n'aient
pas de problème, ces gens-là, si jamais ils reviennent... Ou encore, même,
comme je vous dis, s'ils sont à l'intérieur
de l'UPAC ou le BEI, bien, écoutez, faire partie, je pense, d'un ordre professionnel, il n'y a rien de mal à
ça. Comme l'indique, justement, le comité de surveillance, la syndicalisation
est quelque chose, mais l'appartenance à un ordre professionnel, c'est une
autre chose.
Donc, moi, je suggère
vraiment qu'on devrait rajouter ça dans le projet de loi, parce que, d'une
manière ou l'autre, on veut le peaufiner, on veut qu'il soit correct, on veut
qu'il... on essaie qu'il n'y ait pas aucun problème dans le futur, et je pense
que ce serait de bon augure d'ajouter ça dans le projet de loi.
Président (M. Bachand) : Merci, M. le
député. Interventions? M. le député de Mont-Royal—Outremont, s'il vous plaît.
Arcand : Merci,
M. le Président. Je pense
qu'il est très important, à ce stade-ci, qu'on puisse véritablement
oeuvrer pour avoir vraiment une amélioration de ce qui existe actuellement.
Il faut bien se
rendre compte que, dans l'amendement qu'on présente aujourd'hui... il faut se
rendre compte qu'il y a des rôles qui sont des rôles un peu différents ou
des priorités qui peuvent être différentes. Quand on parle, par exemple, d'associations syndicales, évidemment,
la première priorité d'une association syndicale, c'est la protection de ses membres, c'est ça qu'ils veulent faire d'abord
et avant tout. Je vous dirais que, dans le cas d'un ordre professionnel,
une des protections... il y a peut-être
l'aspect protection, mais il y a aussi l'aspect excellence, et c'est un peu ça
qu'on tente, nous, de rechercher. Et ce que je comprends également,
c'est que le Comité de surveillance des activités de l'Unité permanente
anticorruption en est arrivé également à la même conclusion.
Je dois dire que l'amendement
qui a été souligné ici, c'est un amendement qui est quand même flexible, là. On
parle de la possibilité, là, pour avoir un membre d'un corps de police
spécialisé... Et c'est un enjeu, comme vous le
savez, qui commence à être important dans plusieurs domaines. On sait qu'au niveau des enseignants ça
fait des années qu'on en parle. Les
syndicats n'ont pas beaucoup d'appétit pour faire en sorte que les
enseignants soient membres d'un ordre professionnel, mais il y a une
série de professions, actuellement, dans lesquelles on peut se retrouver avec
des demandes comme cela.
Moi, l'interprétation
que j'en ai, c'est que je suggère fortement à Mme la ministre de bien le
considérer, parce que, comme elle le sait,
puis on ne fera pas grands débats politiques, je pense que l'UPAC en
particulier est en quête d'une meilleure crédibilité depuis nombre
d'années maintenant. Et, à partir du moment où l'UPAC et plusieurs corps de
police doivent améliorer leur crédibilité — ce n'est pas pour rien,
d'ailleurs, qu'elle a présenté un livre vert à ce niveau-là — bien, il
est sûr que c'est nécessaire qu'on essaie de prendre les mesures pour,
justement, avoir cette information.
Moi, les quelques
points que j'ai pu voir, quand on parle de certains de nos corps de police, une
des choses qui est apparue assez flagrante,
à un moment donné, c'était le manque de ressources externes, parfois, le fait
qu'on n'est pas nécessairement au fait des nouvelles techniques
policières, etc. Donc, c'est pour ça que la ministre a voulu faire son livre vert et c'est pour ça qu'elle veut... son
objectif, c'est de rendre nos corps policiers véritablement... Nos corps
policiers doivent être à la fine pointe du
modernisme, si on veut, et des meilleures techniques policières actuellement.
Alors, l'amendement
qui est devant nous aujourd'hui, c'est une recommandation qui a été faite, qui
est très claire à ce niveau-là. D'ailleurs, on parle véritablement... quand on
parle de l'UPAC, on parle entre autres d'un corps policier spécialisé.
Normalement, souvent, les spécialistes, ceux qui exercent des fonctions, sont
membres d'ordres professionnels. Et, encore une fois, ce n'est pas un
amendement qui est contraignant, parce qu'on n'exige pas, on fait souligner que
ça doit être comme ça.
Alors,
voilà pourquoi nous suggérons, bien humblement... Et j'espère que la ministre
pourra peut-être nous donner son
appréciation de cet amendement que nous présentons aujourd'hui et qui se veut
vraiment dans le meilleur intérêt de nos corps policiers et dans le
meilleur intérêt de ce projet de loi. Voilà.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup, M. le député. Mme
la ministre.
Mme Guilbault :
Oui. Merci, M. le Président. Donc, bonjour à tout le monde. En réponse à
l'amendement, bien, je pense qu'on s'entend tous sur le fond de ce qui a donné
lieu à cet amendement-là, c'est-à-dire qu'on veut avoir des gens qui vont avoir
des profils et des expertises diversifiés, et non seulement des agents de la
paix avec la formation traditionnelle. Ça fait que, ça, on s'entend tous
là-dessus. Ce sera prévu... le profil pour être enquêteur à l'UPAC sera prévu dans un règlement ultérieur,
mais j'ai déjà, hier, ouvert ma pensée à l'effet qu'on va élargir le bassin
de gens éligibles à la fonction.
Au BEI, le règlement
existe déjà, et c'est déjà possible d'être membre d'un ordre professionnel, c'est-à-dire
d'avoir d'autres formations que celle de l'école de police. La preuve, il y a
trois enquêteurs actuellement au BEI qui sont membres du Barreau et qui sont
enquêteurs au BEI. Donc, il n'y a absolument rien en ce moment qui empêche les gens de le faire, raison pour laquelle je
considère superflu cet amendement-là, surtout que... Puis on donne souvent l'exemple du coroner, depuis hier,
parce que c'est le dernier projet de loi qu'on a fait ensemble. Les coroners
sont tous membres d'un autre ordre
professionnel, en plus d'être coroners et d'avoir leur code de déontologie de
coroners, et, encore une fois, ça ne les empêche pas de le faire.
Et, quand on
dit : On veut encourager l'excellence, et tout ça, puis les ordres
professionnels ont un devoir... pas un devoir, mais, c'est-à-dire, une raison
d'être de protection du public, oui, mais je ne vois pas en quoi le fait de dire qu'un enquêteur peut être membre d'un ordre
professionnel va l'amener plus ou moins à se conformer aux exigences de son
ordre professionnel. Dans le sens où, si un comptable veut être... travailler à
l'UPAC, il est membre de l'Ordre des
comptables agréés, il décide de rester membre de l'Ordre des comptables, bien,
ça implique qu'il va faire la formation en conséquence. S'il
décide : Moi, je veux être enquêteur à l'UPAC, mais je ne tiens plus à
être membre de l'ordre, bien, il ne sera
plus membre de l'ordre, il ne fera plus sa formation, il ne fera plus ses
crédits, et tout ça. Ça fait que je ne vois pas en quoi faire cet
amendement-là va résulter en plus ou moins d'excellence, dans la mesure où ça repose, d'abord et avant tout, sur la volonté
de la personne de continuer de se conformer ou non aux exigences de son
ordre professionnel, dans la mesure où elle peut, si elle le veut, désormais,
être seulement agent de la paix au sein de l'UPAC ou du BEI. Je ne sais pas si
c'est clair, mon raisonnement, mais...
Alors, dernier point,
le fait d'inclure ça aussi... de manière aussi générale — puis
on a fait des vérifications exploratoires
avec l'ordre des professions — il peut y avoir des cas où il y a, de fait, des
incompatibilités de fonction entre un
ordre professionnel et la fonction d'agent de la paix. On peut penser... Chez
nous, on a les agents de probation, et là, ce qu'on m'explique, c'est que les agents de probation... Par exemple,
il y a six ordres professionnels qui peuvent devenir agents de probation. Bon, soit. Mais, tu sais, des
fois... puis il y a des fonctions qui sont incompatibles avec celle de
policier. Donc, si on mettait ça comme ça, on ouvre la porte à ce qu'il
y ait effectivement, possiblement, des incompatibilités ponctuelles exceptionnelles, et là ça devient fastidieux inutilement de
commencer à les couvrir, et tout ça, donc... Et, de toute façon, je reviens à
mon premier point, c'est déjà possible de le faire, donc je ne vois pas de
nécessité de le prévoir dans la loi.
Président (M. Bachand) : M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve,
s'il vous plaît.
M. Leduc :
Merci, M. le Président. Je vais prendre un moment pour souligner à quel point
je suis insatisfait en ce moment, je suis insatisfait de la progression de nos
travaux. En ce moment, les gens à la maison nous écoutent, les restaurateurs nous écoutent, les
microbrasseries nous écoutent. Je leur ai parlé hier soir, ils sont déçus. Ils
sont déçus qu'on n'ait pas progressé plus que ça avec, quoi, six heures de
travaux hier, qu'on soit seulement rendus à l'article 17.
Les restaurateurs ont
besoin de bonnes nouvelles, là. Ça ne va pas bien, en ce moment, ça tombe comme
des mouches, ça ferme. Bon, on a appris ce qu'on a
appris hier avec M. Arruda. Il faut qu'il y ait une bonne nouvelle, il faut
qu'il y ait une lueur d'espoir, là. Puis là il y en a qui s'accrochent puis se
demandent : Est-ce qu'on va être capables d'avoir un temps des fêtes pour
aller chercher un petit revenu supplémentaire, avec la livraison d'alcool par
un tiers? Ils ont besoin d'un message
d'espoir puis ils ont besoin que tous les parlementaires ici se passent le mot
puis travaillent dans ce sens-là.
Puis là, moi, je ne
suis pas ici pour distribuer des blâmes, ce matin, sur comment ça se fait qu'on
arrive à quelques heures à peine de la
limite des travaux puis qu'on ne soit pas capables de travailler plus vite que
ça. Ce n'est pas mon intention. Mais reste que, ce matin, il y a
une motion que tous les partis ont appuyée, qui nous invite à terminer
ces travaux-là ce soir, à 10 h 30, pour être capable de l'adopter
demain.
Je le sais qu'on est
capables. Il y a plein d'articles qui restent, on a des bonnes questions à
poser, on a des bonnes interventions à faire. Mais entendons cet appel-là des
restaurateurs qui ont besoin d'un signal d'espoir. Donnons-nous la main,
travaillons de manière transpartisane. On est capables de terminer ça avant
10 h 30, ce soir. J'en appelle à notre responsabilité. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Bachand) : Merci. Mais je vous rappelle qu'on
est sur l'amendement de... Notre-Dame-de-Grâce,
mais je vous ai laissé le temps. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Oui. Bien, en fait, je veux joindre ma voix à celle de mon collègue
d'Hochelaga-Maisonneuve et réitérer toute mon ouverture à ce qu'on
puisse travailler à une cadence qui nous permette de finir à 22 h 30
et d'adopter ce projet de loi là avant Noël, parce que moi aussi, je
pense que nos restaurateurs le méritent.
Président (M. Bachand) : Merci. Alors, je vous rappelle qu'on
est sur l'amendement de la députée de Notre-Dame-de-Grâce. M. le député de Vimont.
M. Rousselle :
Merci. Je trouve malheureux le... Je comprends l'intervention de mon collègue d'Hochelaga-Maisonneuve
puis je comprends aussi que la ministre abonde dans ce sens-là, mais ce n'est
pas vrai... Puis, quand... je l'ai dit d'ouverture, je comprends que les
restaurateurs, ils attendent après ça. Puis d'ailleurs c'est pour ça qu'on a
demandé, justement, une motion de scission, parce qu'on voulait tout simplement
passer directement, justement, concernant les restaurateurs. Mais ce n'est pas
vrai, ce n'est pas vrai, puis ça, je l'ai dit au début, qu'on va tourner les
coins ronds. Peut-être qu'il y a des sujets qui n'intéressent peut-être pas le collègue
de Maisonneuve-Rosemont, mais moi, tous les sujets à l'intérieur, ici, sont importants.
Écoutez, là, j'entends ça, oui, on est tous d'accord, justement, de fonctionner
rapidement. On fonctionne... Je veux dire, on tient tous, justement...
Président (M. Bachand) : ...
M. Leduc :
...M. le Président. On me prête des intentions ici, là. Ce n'est pas approprié.
Président (M. Bachand) : Oui, mais c'est pour ça que je vais
laisser le député de Vimont terminer rapidement. Après ça, nous revenons sur l'amendement.
Le message a été fait et en Chambre et ici. Alors, je pense, c'est clair. M. le
député de Vimont.
M. Rousselle :
...M. le Président, qu'on tient tous à terminer ça rapidement pour les
restaurateurs.
Président (M. Bachand) :
Parfait. Donc, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à
l'article 17? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à sa mise aux voix. Mme la secrétaire, s'il vous plaît. Oui?
M. Rousselle : Excusez, j'ai
quelque chose d'autre à dire.
Président (M. Bachand) :
Oui, mais je vous rappelle que j'avais demandé s'il y avait d'autres
interventions. Mais je vous laisse la parole quand même, M. le député de
Vimont.
M. Rousselle : O.K., c'est
bon. Écoutez, je comprends que la ministre a dit comme quoi que c'est superflu,
ça, j'ai compris ça. Mais l'affaire qui arrive, c'est qu'il y a... si on veut
vraiment faire du recrutement, si on veut vraiment aller chercher des gens qui
sont intéressés, je pense que le fait d'avoir la possibilité d'avoir... de
faire
partie d'un ordre professionnel... On m'informe comme quoi, oui, il n'y a
pas de problème, il y en a déjà qui font
partie d'un ordre professionnel. Mais
il n'y a rien d'écrit là-dedans, et ça, c'est le comité de surveillance qui le
souligne, là. Comprenez-vous, là? Je n'ai pas sorti ça de ma tête, là, puis je
n'ai pas sorti ça pour tout simplement allonger le débat, mais pas du tout, là.
Comprenez-vous?
J'amène ça aujourd'hui, c'est tout simplement...
c'est que le comité de surveillance mentionne effectivement qu'auprès des... on
devrait avoir ça à l'intérieur, que ça soit clair et net, vraiment, que les
gens qui abordent... qui rentrent là-dedans, ils sachent qu'ils ont le droit de
faire
partie d'un ordre professionnel. Parce que, là, il n'y a rien qui prédit
que, par un règlement, à un moment donné, on va pouvoir changer, dire :
Bien, écoute...
Puis elle l'a dit, hein, je l'ai entendu tout à
l'heure, qu'il y a des ordres professionnels qu'à un moment donné il y a une
question d'incompatibilité. Là, à ce moment-là, on ouvre une possibilité
d'aller chercher tous les gens qui sont dans les ordres professionnels ou pas?
Est-ce qu'on y va?
Puis, une question de syndicalisation, on parle
toujours... Dans le texte modifié, j'amène... je n'en parle pas, mais ils ont
le droit d'être syndiqués, ces gens-là. On comprend qu'on va limiter, mais,
encore là, j'en parlerai dans l'autre article, mais c'est juste pour dire que
je ne comprends pas qu'on n'y va pas dans ce sens-là.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? M.
le député de Mont-Royal—Outremont,
s'il vous plaît.
Arcand : Merci.
Alors, je pense que l'objectif, comme l'a mentionné tout à l'heure le député,
c'est de sortir le projet de loi, évidemment. La seule chose, c'est qu'il faut
le faire d'une façon correcte.
Et j'ai écouté avec attention les propos de la
ministre sur ce qu'elle vient de nous dire et j'entends qu'elle nous dit : C'est superflu. Je lui repose quand
même la question, encore. C'est quand même un Comité de surveillance des
activités de l'Unité permanente anticorruption qui recommande cela. Ça peut, à
ses yeux, paraître superflu, sauf que je ne vois pas pourquoi ce serait
nécessairement négatif, ce genre d'amendement là.
Moi, si c'est un Comité de surveillance des
activités de l'Unité permanente anticorruption qui présente cela, je serais, il
me semble, en tout cas, extrêmement attentif, compte tenu de l'importance qu'on
doit accorder afin d'améliorer, justement, la performance, la façon dont l'UPAC
a réussi à performer au cours des derniers temps. Alors, je reviens donc quand même pour lui demander de pouvoir
reconsidérer quand même sa décision en ce sens-là.
Le Président (M.
Bachand) : Merci, M. le député. Interventions? Mme la ministre.
Mme Guilbault :
Oui. Bien, je le reconsidère et j'ai la même opinion que tout à l'heure, avec
grand respect pour les travaux du comité de surveillance de l'UPAC, parce que
je suis d'accord avec le collègue d'Outremont qu'ils ont fait un très bon
travail dans leurs deux premiers rapports. Et d'ailleurs ce qu'on présente dans
le projet de loi actuellement, qui concerne l'UPAC, est le fruit direct,
pratiquement intégral de recommandations du comité de surveillance de l'UPAC.
Donc, on donne suite à leurs travaux, M. le Président.
Le Président (M.
Bachand) : Interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons procéder à la mise aux voix de l'amendement. Mme la secrétaire, s'il
vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre
abstention. M. Rousselle (Vimont)?
La Secrétaire : M. Arcand
(Mont-Royal—Outremont)?
La Secrétaire : M. Polo
(Laval-des-Rapides)?
Secrétaire : Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
Guilbault : Contre.
La Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Les Plaines)?
Mme Lecours (Les
Plaines) : Contre.
La Secrétaire :
M. Martel (Nicolet-Bécancour)?
Martel :
Contre.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Contre.
La Secrétaire :
M. Lamothe (Ungava)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour Mme Lavallée (Repentigny)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Contre.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour M. Lemieux (Saint-Jean)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Contre.
La Secrétaire :
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve)?
La Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Président (M. Bachand) : Abstention. Donc, l'amendement est
rejeté. On retourne maintenant à l'étude de l'article 17. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à sa mise aux voix. Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire :
Pour, contre abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
La Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Les Plaines)?
Mme Lecours (Les
Plaines) : Pour.
La Secrétaire :
M. Martel (Nicolet-Bécancour)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lamothe (Ungava)?
Secrétaire : M. Lévesque (Chapleau) pour Mme Lavallée
(Repentigny)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour M. Lemieux (Saint-Jean)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont)?
La Secrétaire :
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont)?
La Secrétaire :
M. Polo (Laval-des-Rapides)?
La Secrétaire :
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve)?
La Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Président (M. Bachand) : Abstention. Donc, l'article 17
est adopté. Merci beaucoup.
Président (M. Bachand) : Oui, M. le député.
M. Rousselle :
...je n'ai pas un autre vote?
Président (M. Bachand) : Je n'ai pas... Non, je n'ai pas le
vote par...
M. Rousselle :
Ça fait deux fois qu'on passe des votes puis on ne me le demande pas.
Président (M. Bachand) : Oui, Mme la secrétaire. Oui.
La Secrétaire :
Donc, M. Rousselle (Vimont) pour M. Birnbaum (D'Arcy-McGee)?
La Secrétaire :
Puis pour le vote précédent?
Président (M. Bachand) : ...précédent, même chose?
La Secrétaire :
C'était pour également. Pardon.
Président (M. Bachand) : Le vote est enregistré. Merci beaucoup.
Donc, l'article 17 est adopté. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Guilbault : Oui, merci.
Article 18 :
L'article 6
de cette loi est modifié par l'insertion, à la fin, de «et des corps de police
spécialisés».
Donc, on assujettit
désormais les deux corps de police spécialisés à l'interdiction de grève.
Président (M. Bachand) : Interventions? M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
Guilbault : J'ai regardé directement mon collègue d'Hochelaga
par la suite.
Leduc : Surprise! Il y a des
raisons historiques, M. le Président, qui ont poussé des précédents gouvernements à retirer le droit de grève aux services de police, aux
services d'incendie, puis c'est des raisons évidentes de sécurité publique qui mettraient en danger immédiat la santé et
sécurité des individus, des personnes. Je n'ai pas vu de démonstration, et je
la demande, qu'une grève des enquêteurs du BEI mettrait en risque immédiat la
santé et sécurité d'une personne au même
titre qu'une grève d'un corps de
police régulier.
Président (M. Bachand) : Mme la ministre.
Guilbault : Oui. Je proposerais de laisser répondre mon
collègue, M. Tremblay.
Le Président (M. Bachand) : M. Tremblay, donc, si vous voulez vous
identifier, et la parole est à vous. Merci.
M. Tremblay
(Marc) : Marc Tremblay, directeur général adjoint aux ressources...
Président (M. Bachand) : ...consentement, bien sûr?
Président (M. Bachand) : Consentement. Pardon. Merci.
M. Tremblay
(Marc) : Marc Tremblay, directeur général adjoint aux ressources
humaines, ministère de la Sécurité publique. Donc, dans le fond, le droit de
grève est une mesure importante... ou le retrait du droit de grève est une
mesure importante, mais il faut voir qu'au BEI, par exemple, ils ont des
délais, dans leur loi constitutive, là, pour intervenir,
notamment, dans le cas d'actes criminels qui auraient été commis par des agents
de la paix. Donc, s'il y avait des enquêteurs qui étaient en grève, ils
ne pourraient pas rencontrer les obligations légales auxquelles ils doivent
faire face de par leur loi constitutive.
M. Leduc :
Bien, comme plusieurs autres corps d'emploi. Il y a d'autres corps d'emploi qui
ont des obligations légales puis qui, en fonction d'une grève, ne rempliraient
pas ces obligations légales là de délai. Moi, la question je vous pose, c'est
en termes de santé et sécurité des personnes, des individus : En quoi une
grève au BEI, par exemple, met en danger l'intégrité physique d'une personne?
M. Tremblay
(Marc) : Ma compréhension, puis peut-être le collègue Morneau aussi
pourrait en discuter, dans le fond, s'il y a un corps de police qui est mis en
accusation... ou un policier qui est en accusation, plutôt, dont l'enquête ne peut pas se faire, bien, c'est
l'aspect de la confiance envers ce corps de police là qui peut être questionné.
M. Leduc :
Si les procureurs, mettons, du gouvernement font une grève aussi, tout le
système de justice est entravé, tout le système de justice est mis au ralenti,
est mis sur pause. Donc, il y a aussi, j'imagine, des enjeux similaires de
progression d'enquêtes, de progression de dossiers. Cela dit, on ne leur a pas
retiré le droit de grève, qui est un droit reconnu par les chartes, qui dérive
du droit d'association.
Ce n'est pas banal,
ce que vous proposez ici, là. On propose de suspendre un droit qui est protégé
par la charte. Les tribunaux, souvent, vont avoir tendance à être très frileux
avec ça, sauf si vous démontrez qu'il y a une raison juste et valable. Et là
tout ce que j'entends c'est : Il y a des délais à respecter. O.K. On n'a
pas retiré le droit de grève à bien d'autres types d'emploi sur ce prétexte-là.
Après ça, s'il y a
une enquête sur la police, bon, bien là, s'il y a une enquête sur une police,
la police, j'imagine, est probablement
suspendue... — on parle
d'un individu policier, bien sûr — l'individu est sûrement suspendu. Si elle pose un risque, cette personne-là, à la
société, j'imagine qu'il y a toute une batterie de mesures de surveillance,
ou autres, qui sont déjà en place, qui va bien au-delà du droit de grève, du
droit de négocier du BEI.
Alors, moi, je
n'entends pas une démonstration particulièrement satisfaisante pour l'instant.
Président (M. Bachand) : Merci. Si je regarde du côté de la ministre,
est-ce qu'un temps d'arrêt serait nécessaire ou...
Président (M. Bachand) : On va suspendre quelques instants.
Merci.
(Suspension de la séance à
12 h 01)
Le Président (M. Bachand) : À
l'ordre! Merci beaucoup. La commission reprend ses travaux. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Guilbault :
Oui. Merci. Donc, c'est ça, alors on a fait les petites vérifications. En fait,
il n'y a aucun agent de la paix qui a le droit de grève au Québec. Donc, à
partir du moment où on a le statut d'agent de la paix puis que
notre mission, c'est la protection et la sécurité de la population, on n'a pas
le droit de grève. Alors, on vient simplement, par cohérence, ajouter les deux
corps de police spécialisés à la liste des gens qui, de toute façon, n'ont déjà
pas le droit de grève.
Président (M. Bachand) : M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc :
Oui. Donc là, ce que vous me dites, c'est : Tout ce qu'on a nommé hier,
là, les contrôleurs de la SAAQ, les agents de la faune, des services
correctionnels, les constables spéciaux, les gardes du corps, tous ces gens-là
n'ont pas le droit de grève?
M. Leduc :
La faune, les contrôleurs de la SAAQ, pas le droit de grève non plus?
Guilbault : Oui... — bien, c'est bien ça? — oui, c'est
M. Leduc :
Bon, c'est un argument...
Guilbault : C'est à l'article 64 de la
Loi sur la fonction
publique, qu'on amende avec le...
Guilbault : Avec 69? C'est ça, 64 et 69 de la
Loi sur la
fonction publique.
Président (M. Bachand) : Est-ce qu'il y a
d'autres interventions en attendant? M. le député, oui.
M. Leduc :
Je trouve ça... je trouve ces arguments intéressants. Est-ce qu'ils sont
suffisants? Je ne le sais pas. Est-ce qu'ils seraient suffisants devant un
tribunal de cour supérieure, de cour suprême? J'en doute.
Puis, même si c'est
précisé dans l'article 64, 69, pour moi, il faut quand même faire une
démonstration plus sérieuse qu'il y a un risque pour l'intégrité physique des
personnes de leur empêcher de faire la grève. C'est un des instruments, un des
rares instruments qu'un syndicat a pour exercer un rapport de force, s'il y a
une négociation digne de ce nom dans une relation de travail. Là, de basculer
du régime de travail général au régime particulier, c'était déjà, à ma
compréhension, les échos que j'en ai, vécu difficilement par les salariés. Est-ce
qu'on est obligés de leur retirer le droit de grève? Moi, je ne pense pas que
c'est un automatisme en fonction de 64 ou 69.
Donc,
peut-être, une dernière fois, si vous voulez me démontrer,
au-delà, là, du mimétisme avec les autres corps d'emplois, en quoi leur
fonction fait en sorte qu'ils... qu'on doive absolument, pour la sécurité
du peuple québécois, leur retirer le droit de grève. Si je n'ai pas
de démonstration, bien, je ne pourrai pas voter en faveur de cet amendement.
Président (M. Bachand) : Merci. Mme la ministre.
Guilbault : Oui. Bien, imaginons une situation, et c'est déjà
arrivé, à ce qu'on me dit : il y aurait eu trois interventions à faire en
même temps par le BEI. Le BEI, ils
sont 38 enquêteurs, donc c'est une petite organisation, et, quand on doit être sur
trois interventions en même temps, on ne peut pas penser que les gens puissent
être en grève, donc il faut se rendre disponible pour réagir au moment où le
besoin survient. C'est très imprévisible. Comme ils enquêtent sur des décès ou
des blessures dans le cadre d'interventions policières, c'est impossible de
déterminer à l'avance à quel moment ils vont être sollicités, mais ils doivent
être en tout temps disponibles pour répondre, parce qu'il ne peut pas y avoir
de délai. Tu sais, quand il y a une intervention policière avec un décès, bien
là, tout de suite une équipe est dépêchée.
Et, s'il y en a une autre en même temps, pendant que la première est occupée,
c'est la deuxième... Ils ont trois relèves, là, ou trois groupes. Et
donc, c'est ça, ça serait tout à fait impensable qu'ils soient en grève et
qu'on dise à la famille de la personne qui est décédée ou blessée puis aux
policiers qui sont là, qui sont impliqués dans
l'événement : Bien, attendons. Puis ça serait impensable
aussi d'envoyer un autre corps de police, en remplacement, que le BEI,
parce que là ça va à l'encontre du principe même du BEI, où on veut dégager les
autres corps de police des enquêtes sur des interventions policières.
M. Leduc :
Bien, peut-être pour conclure là-dessus, M. le Président... Je ne veux pas
m'étaler plus que ça, mais, dans un régime normal, dans le régime général du
travail, vous auriez pu aller demander aux services essentiels d'interdire la
grève puis vous auriez à plaider un risque pour la santé et la sécurité des
gens. On a eu un projet de loi là-dessus pas plus tard que l'année passée. Là,
vous ne m'en faites pas la démonstration non plus, une surcharge de travail n'est pas un risque, nécessairement, à la santé et à la sécurité d'un individu. Bref, je m'arrêterai là, M. le Président, je vais me contenter de
voter contre cet...
Président (M. Bachand) : M. le député de Mont-Royal—Outremont, s'il vous plaît.
Arcand : Merci. Juste pour que je comprenne bien, est-ce
qu'il n'y a pas un enjeu également de cohérence, de dire que souvent il y a
des déplacements de personnel qui font que, finalement, on a besoin d'avoir, à
un moment donné, une ligne directrice assez précise? Est-ce qu'il
n'y a pas un élément dans ça qui justifie, justement, cet article-là?
Parce que souvent les gens qui sont dans un corps policier peuvent être
déplacés ailleurs, et ainsi de suite. Et là, si on commence à avoir des règles
un peu trop élastiques, ça devient plus compliqué au niveau de la gestion.
Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose de ce côté-là?
Président (M. Bachand) : Mme la ministre.
Guilbault : Oui. Bien, effectivement, on harmonise la même situation
pour tous les agents de la paix au Québec. Une personne peut être agent de la
paix à un endroit ou à un autre. Et puis, dans la mesure où, de toute façon, on
ajoute les deux corps de police spécialisés au régime syndical prévu par la
Sûreté, qui prévoyait déjà l'interdiction de grève pour la Sûreté, bien, ça va
de soi que, si on veut ajouter le BEI dans le régime applicable à la Sûreté, ça
vient avec l'ensemble des clauses, dont celle-là.
Arcand :
O.K. Et moi, j'avais une autre question également, juste pour m'assurer
là-dessus, c'est au niveau des moyens de pression. À partir du moment où ils
n'ont pas de grève... Moi, je vous parle de ça parce que j'ai vécu quand même
pendant une période où j'ai eu un peu honte, pendant certaines périodes, vous
savez, les fameux pantalons de clown, là, qui existaient, quand on recevait des
premiers ministres des provinces, puis qu'on recevait le prince Albert de
Monaco, puis qu'on recevait des hauts dignitaires, et qu'à 50 pieds du bureau
du premier ministre il y avait des gens qui avaient des... Je voulais juste
savoir si la jurisprudence, au niveau des moyens de pression... quel était...
Les gens ont le droit de faire des moyens de pression. Est-ce que ce moyen de
pression là, juste pour ma gouverne... ce sont des moyens de pression qui sont
encadrés actuellement?
Président (M. Bachand) : Oui, M. Tremblay?
Président (M. Bachand) : M. Tremblay, oui.
M. Tremblay (Marc) :
Oui. Excusez. Donc, de la même manière que les autres agents de la paix au
Québec, les moyens de pression sont prévus. Il y a possibilité de faire de la
pression, évidemment, pas jusqu'à la grève.
Arcand :
Mais il n'y a pas plus... Je croyais qu'il y avait un peu plus d'encadrement,
c'est-à-dire qu'on pouvait aller... on pouvait, à un moment donné, manifester,
si on n'est pas content, on pouvait faire des choses. Mais y a-tu un
encadrement qui est un peu plus serré à ce niveau-là, actuellement?, juste pour
que je comprenne.
Président (M. Bachand) : ...quelques
instants? Merci.
On suspend quelques
instants, oui. Merci.
(Suspension de la séance à
12 h 16)
Le Président (M. Bachand) : Merci. À
l'ordre, s'il vous plaît! La
commission reprend ses travaux. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Merci. Je propose de passer la parole à mon
sous-ministre associé aux affaires policières, M. Morneau.
Président (M. Bachand) : Est-ce qu'il y a
consentement? Consentement. Me Morneau.
M. Morneau
(Louis) : Merci, M. le Président. Ce n'est pas «maître», c'est
M. Morneau, là. Excusez-moi. Oui. O.K.
Président (M. Bachand) : Ah! Excusez-moi. On m'appelle des fois
M. le juge, aussi, mais ça c'est une autre chose.
M. Morneau
(Louis) : Non, bien, c'est ça. Alors, oui, bien, pour répondre à la
question, dans le fond, pour ajouter, là, il y a eu une disposition
d'introduite à la
Loi sur la police, en fait, c'était il y a de ça à peu près
deux ans, notre
article 263.1, vous vous rappelez peut-être, là :
«Tout policier ou [...] constable spécial doit, dans l'exercice de ses
fonctions, porter l'uniforme [...] fournis par l'employeur», et il ne doit pas
l'altérer de façon... puis de substituer des éléments de façon significative.
Donc, il y a moyen,
là, d'indiquer ces moyens de protestation ou de manifestation, mais il faut
qu'ils gardent l'uniforme. Donc, ce n'est pas comme à l'époque, là, que vous
mentionnez. Donc, ça, c'est un élément.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. M. le député de Vimont, s'il
vous plaît.
M. Rousselle :
Oui, je comprends. Effectivement, là vous me ramenez ça dans la tête, là, c'est
vrai, je me rappelle de ça. Par contre, là, on ne parle pas nécessairement
d'uniforme, parce que là, quand qu'on parle du BEI puis quand qu'on parle de
l'UPAC, ils n'ont pas d'uniforme. Je comprends qu'ils pourraient travailler en
jean, je comprends qu'ils pourraient aussi... comme mon collègue a parlé des
culottes de clown, à un moment donné, qu'on a déjà vues sur notre territoire,
là, ça fait quelques années.
Mais moi, j'y vais plus dans le sens, c'est que...
puis je vais sur l'argumentaire de la ministre. À un moment donné, elle parlait
que, oui, ça peut être une famille qui est en attente d'une enquête, que, oui,
ça peut être... Ça, je comprends ça, il n'y a pas de problème là-dessus, mais
là on peut... J'entendais en arrière, à un moment donné, qu'on avait le droit aux moyens de pression. Et, quand
j'entends mon collègue en parler, justement, parler d'un encadrement, je
comprends. Puis je comprends aussi que l'UPAC puis le BEI, ce n'est pas un
service comme le service de police, directement auprès des citoyens, dans le
sens, auprès... une question d'urgence, là, une question de vie ou de mort, ou
comme les pompiers, comme les infirmières. Comprenez-vous? C'est vraiment factuel.
C'est là que ça se passe, puis donc c'est pour ça qu'à un moment donné on
dit : Bien, le droit de grève, c'est impossible. Parce que là, je veux
dire, c'est la question de vie ou de mort de nos concitoyens, donc c'est bien
important... différent un petit peu au niveau
de l'UPAC puis du BEI. Puis là je vais un petit peu dans le terrain de mon
collègue d'Hochelaga-Maisonneuve.
Mais, de l'autre côté, si on ne met pas un
encadrement quelque part... Puis là je reviens toujours au niveau des enquêtes,
qu'à un moment donné que des familles endeuillées attendent, justement, après
un résultat ou il arrive quelque chose de vraiment incroyable à l'intérieur
d'un corps de police ou à l'intérieur, justement, d'une... avec l'UPAC, il y a
quelque chose qu'il faut qui... ça se règle, là. Parce qu'il y a une question
de timing aussi, hein, au niveau des enquêtes, vous le savez... une question de
timing, excusez l'anglicisme, là, mais une question d'arriver au bon moment
dans des enquêtes, des choses comme ça, et, si le planning... Aïe! Je ne suis
vraiment pas parti, vraiment, pour parler français, là. Mais l'engagement au
niveau... en tout cas, pour la cédulation au niveau des perquisitions, ou
quoique ce soit, qui font défaut... Vous pouvez voir, je cherche les mots dans
ma tête, hein, c'est... je veux vraiment aller dans le bon sens. Pardon?
Mme Guilbault :
«La cédulation», c'est bon.
M. Rousselle : Oui, c'est bon?
Correct. Je ne sais même pas si ça existe. C'est-tu bon, ça, un bon mot?
Mme Guilbault : ...pas grave.
M. Rousselle : Bien, on va
l'inventer, on va le mettre dans le dictionnaire. Il manque ce mot-là dans le dictionnaire. Bien, juste pour vous dire, dans le
sens que ça serait peut-être, je ne sais pas... dites-moi, là, est-ce qu'il y a quelque chose de prévu? Parce
que, dû au fait qu'ils ont le droit aux moyens de pression, ils vont pouvoir
peut-être avoir un ralenti au travail, peut-être...
Puis là c'est sûr, tu sais, sûrement mes anciens
collègues me disent : Jean, tu vas à l'encontre de ton ancien travail, là,
comme ancien syndicaliste. Mais là je ne suis plus à la même job, là, donc,
moi, je pense à la population, puis là c'est pour ça, là, je voyais peut-être
une question d'urgence, peut-être, au niveau... Tu sais, je comprends que les
enquêtes qui peuvent prendre du temps... je comprends que ça peut prendre du
temps, mais moi, je parle surtout sur l'urgence. Parce que, tu sais, comme,
écoute, telle enquête ou telle problématique au niveau de tel corps policier
devient une mesure d'urgence, comme je vous le disais tantôt, concernant une
question de vie ou de mort au niveau du terrain. Donc, tu sais, je ne sais pas
si je m'explique bien, là, mais, tu sais, je mets un degré d'urgence,
comprenez-vous? Parce que c'est... oui, toutes les enquêtes sont importantes,
ça, je comprends ça, mais il y en a qui sont vraiment urgentes, et j'irais plus
dans ce sens-là.
Donc, est-ce que vous avez pensé à une certaine
modulation, une certaine... quelque chose pour contenir ou protéger, justement,
ces enquêtes-là qui sont très urgentes ou importantes?
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Mme la ministre.
Mme Guilbault :
Oui. Bien, je ne suis pas certaine de comprendre, là, où veut en venir le député.
Protéger dans quoi? On parle des moyens de pression, ou on parle de la grève?
M. Rousselle : Bien, parce
que la grève, il n'y en a pas...
Mme Guilbault :
C'est ça.
M. Rousselle : ...hein, donc on
oublie la grève. Moi, je parle des moyens de pression. Donc, par les moyens de
pression... On parlait tantôt d'habillement, et tout, là. Moi, je mets ça de
côté, là, l'habillement, c'est quelque chose. Et le travail urgent, comme je
l'expliquais, au niveau des corps de police qui répondent à des appels
d'urgence ou les pompiers, quoi que ce soit, dans les enquêtes que le BEI ou
l'UPAC peuvent avoir, il y en a qui doivent avoir une cote urgente, importante,
plus que les autres. Comme je le disais, elles sont toutes importantes, les
enquêtes, je comprends ça, là. Mais il y en a que ça doit être, comme,
tellement important que, même s'il y a un moyen de pression, écoute, celle-là,
on ne peut pas la mettre de côté, tu sais? Les autres, bien... C'est sûr qu'un moyen de pression, on le sait tous ici qu'est-ce qui va
arriver, on va prendre plus notre temps sur certaines choses. Mais il y a des
enquêtes que peut-être que tu ne peux pas... tu ne peux pas ou, en tout cas, ce
n'est pas... ça ne devrait pas embarquer dans les moyens de pression.
Guilbault : Oui, mais pourquoi...
M. Rousselle :
Je ne sais pas si vous avez pensé à quelque chose là-dedans.
Guilbault : Mais pourquoi on ferait ça plus pour les deux corps
spécialisés que pour les autres corps de police? La gradation de l'urgence des
enquêtes est applicable à n'importe quel corps de police.
M. Rousselle :
Ça, je comprends. Mais là on est au BEI puis on est à l'UPAC, là. Donc,
j'entendais tantôt votre argumentaire, donc je me posais la question si vous
aviez pensé à ça. C'est plus une question dans ce sens-là.
Guilbault : Non. Bien, dans la mesure où le droit de grève est
interdit... Puis, oui, il peut y avoir des moyens
de pression, mais là, à un moment donné, ça devient une gestion aussi à
l'interne, là, entre une
partie patronale puis une
partie syndicale.
Président (M. Bachand) : ...Hochelaga-Maisonneuve, s'il vous
plaît.
M. Leduc :
Je voulais juste corriger quelque chose, M. le Président. Parce qu'il y a quelques
minutes Mme la ministre disait : Vu que le régime de la SQ est déjà... on
y prévoit déjà l'interdiction de la grève, toute autre personne qui se
joindrait à ce régime-là doit se conformer. Or, dans le régime général du droit
du travail, la grève est permise, bien sûr, elle est encadrée, mais, à
l'intérieur du régime général, on l'interdit aux policiers ou aux pompiers.
Donc, je veux juste
me souscrire en défaveur de cette analyse qui dit que, vu qu'on rentre des
nouvelles personnes dans un régime, ce régime-là, il est fixe et il ne peut pas
évoluer, alors que, dans le régime général, il y a déjà des situations
particulières. On pourrait donc très bien décider qu'à l'intérieur du régime
dit de la SQ et des corps policiers... permettre aux corps policiers spécialisés,
dont l'arrêt de travail ne met pas en santé et sécurité... l'intégrité physique
des personnes, on pourra leur permettre cette grève.
Et voilà, je voulais
corriger cette information-là, M. le Président.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'article 18? S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à sa mise aux voix. Mme la secrétaire, s'il
vous plaît.
La Secrétaire :
Pour, contre abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
Président (M. Bachand) : Mme la ministre...
Guilbault : Sur l'article? Oui. Pour.
La Secrétaire :
Mme Lecours (Les Plaines)?
Mme Lecours (Les
Plaines) : Pour.
La Secrétaire :
M. Martel (Nicolet-Bécancour)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lamothe (Ungava)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour Mme Lavallée (Repentigny)?
M. Lévesque (Chapleau) :
Pour.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour M. Lemieux (Saint-Jean)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont)?
La Secrétaire :
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont)?
La Secrétaire :
M. Polo (Laval-des-Rapides)?
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont) pour M. Birnbaum (D'Arcy-McGee)?
La Secrétaire :
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve)?
La Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Président (M. Bachand) : Abstention. Donc, l'article 18
est adopté. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Guilbault : Merci, M. le Président.
Article 19 :
L'article 7 de cette loi est modifié par l'insertion, à la fin du premier
alinéa, de «pour chaque association reconnue en vertu de l'article 2».
(Interruption)
Pardon. Et donc, c'est ça, bien, encore une fois, là, on élargit du fait que
les deux corps de police spécialisés, le régime... la loi va désormais
s'appliquer à eux aussi.
Président (M. Bachand) : Interventions? M. le député de Vimont.
M. Rousselle :
Si j'ai bien lu, là, moi, dites-moi si je fais erreur, là, mais
l'article 2, ça ne parle pas de la police spécialisée, ça ne parle pas
juste de la Sûreté du Québec ou... Il me semble, j'ai pris ça en note.
Guilbault : Oui. Non, bien, c'est parce que le BEI n'a pas de...
M. Rousselle :
Oui, je comprends.
Guilbault : Attendez un instant, là.
L'article 2...
Mme Guilbault :
Ah! c'est ça, c'est que... Désolée. C'est ça, c'est parce que l'article 16,
qu'on a fait tout à l'heure ou hier, vient modifier l'article 2. On
insérait les... «...un corps de police spécialisé».
M. Rousselle :
C'est beau.
Président (M. Bachand) : Ça va? Merci
beaucoup. Interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Les Plaines)?
Mme Lecours
(Les Plaines) : Pour.
La Secrétaire :
M. Martel (Nicolet-Bécancour)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lamothe (Ungava)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour Mme Lavallée (Repentigny)?
M. Lévesque (Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour M. Lemieux (Saint-Jean)?
M. Lévesque (Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont)?
La Secrétaire :
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont)?
La Secrétaire : M. Polo
(Laval-des-Rapides)?
La Secrétaire : M. Rousselle
(Vimont) pour M. Birnbaum (D'Arcy-McGee)?
La Secrétaire : M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve)?
La Secrétaire : M. Bachand
(Richmond)?
Le Président
(M. Bachand) : Abstention. Donc, l'article 19 est adopté.
Merci beaucoup. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Guilbault :
Oui. Merci. Donc,
article 20 :
L'article 8 de cette loi est
modifié :
1° par le remplacement, dans le
paragraphe a, de «, au régime de retraite et à toute autre condition de
travail comportant pour les membres de la Sûreté des avantages pécuniaires» par
«et à toute autre condition de travail comportant pour les membres de la Sûreté
ou d'un corps de police spécialisé des avantages pécuniaires et, pour les
membres de la Sûreté, au régime de retraite»;
2° par l'insertion, à la fin du
paragraphe e, de «ou des corps de police spécialisés».
Alors, on ajoute... Je veux juste voir pour la
particularité. Ah! c'est ça. Parce que les membres des deux corps de police
spécialisés vont être assujettis au RRPE qui, j'imagine, est un acronyme pour
un régime de retraite. Donc, on n'a pas à négocier pour le régime de retraite
dans le cadre du comité paritaire, raison pour laquelle on amène la précision
que, pour la retraite, c'est seulement la Sûreté.
Le Président
(M. Bachand) : Merci. Interventions? M. le député de
Vimont.
M. Rousselle : Oui. Je
veux comprendre un petit peu plus là-dessus. Parce que, là, on parle,
justement, de fonds de pension, là. Là, c'est sûr que, là, il y a des gens qui
vont avoir démissionné, peut-être, de la Sûreté du Québec, qui vont se ramasser
là parce qu'ils veulent faire... ils peuvent aller là. Mais là eux autres, au
niveau de fonds de pension, les gens qui sont déjà là, actuellement, comme au
BEI, puis... Est-ce qu'eux autres ils avaient un fonds de pension,
actuellement, ceux qui étaient là actuellement? Puis est-ce que le fonds de
pension... Donc, c'était avec le syndicat qui les représentait à ce moment-là?
Parce qu'actuellement il y avait un syndicat qui représentait, là, l'UPAC et le
BEI, là. Ces gens-là qui vont perdre un petit peu l'affiliation qu'ils ont
actuellement avec le syndicat actuel, là,
parce que c'est ça qui va se passer dans la vraie vie, là... Moi, c'est au
niveau du fonds de pension, là, est-ce que ça continue? Il n'y a pas de
problème là-dessus? Tout... C'est une transition correcte qui se fait pour eux
autres ou c'est... C'est juste pour comprendre ça un petit peu.
Le Président (M.
Bachand) : Oui, Mme la ministre.
Mme Guilbault :
Oui, je propose que mon collègue, M. Tremblay, réponde.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. M. Tremblay, s'il vous plaît.
M. Tremblay
(Marc) : Oui, merci. Donc, effectivement, les 38 enquêteurs
actuels au BEI sont régis par le Régime de retraite du personnel d'encadrement,
donc, et ils continueront de l'être si le projet de loi est adopté.
M. Rousselle : Puis les gens
qui sont là, au BEI, c'est... ils négocient, eux autres, par l'entremise du syndicat
qu'ils ont actuellement, c'est ça?
M. Tremblay (Marc) : Le Régime
de retraite du personnel d'encadrement n'est pas un régime de retraite qui est
négocié à un comité paritaire. Le seul régime de retraite qui est négocié dans
un comité paritaire, c'est celui de la Sûreté du Québec. Donc, tous les autres
régimes publics au Québec ne sont pas négociés au régime paritaire... au comité
paritaire, mais sont... Dans leur loi constitutive, il y a une représentation
patronale-syndicale qui vient faire la gestion du régime de retraite. Donc, ce
sera le même cas au RRPE. Il y a des représentants à la fois de la
partie
patronale, à la fois des parties... des représentants ou des associations, dans
le cas du RRPE, qui viennent à la table du RRPE.
M. Rousselle : Mais pour
l'amélioration du fonds de pension, là, ça se fait par négociation?
M. Tremblay (Marc) : Pas au
comité paritaire. Ça se fait dans la loi... dans le comité de retraite du RRPE.
C'est deux choses complètement différentes.
M. Rousselle : O.K. Parce que,
là, on parlait tantôt de grève, on parlait de moyens de pression, et tout, donc
c'est bien séparé, ces deux choses-là, là?
M. Tremblay (Marc) :
Exactement, elles sont séparées. Le seul régime de retraite qui bénéficie d'une
négociation au comité paritaire, c'est celui de la Sûreté du Québec. Et c'est
pour ça qu'il y a une distinction dans l'article, là, qui est prévu
présentement, là.
Le Président (M.
Bachand) : ...interventions? M. le député de Mont-Royal—Outremont.
M. Arcand : Juste
essayer de bien comprendre, là. Vous êtes en train de... Il y a le régime de la
Sûreté du Québec qui existe, et, pour les autres, c'est un régime différent. Est-ce
que c'est ça que j'ai compris ou c'est...
M. Tremblay (Marc) : Je ne suis
pas sûr de bien comprendre votre question.
M. Arcand : Non, mais vous parliez du régime de la Sûreté du Québec, qui s'applique à tout ce monde-là, là.
M. Tremblay (Marc) : Non.
M. Arcand : Non, c'est
ça, il est différent?
M. Tremblay (Marc) : Le régime
de la Sûreté du Québec s'applique aux membres de la Sûreté du Québec.
M. Arcand : Seulement?
M. Tremblay (Marc) : Oui.
M. Arcand : Puis
les autres ont un autre régime, c'est ça?
M. Tremblay (Marc) : Les
autres... vous parlez des enquêteurs à l'UPAC?
M. Arcand : Oui,
oui.
Une voix : ...retraite, qu'on
parle.
M. Tremblay
(Marc) : On parle de régime
de retraite, là. Actuellement, les 38 enquêteurs au BEI sont
régis... sont soumis au Régime de retraite du personnel d'encadrement, donc le RRPE, qui est différent de celui de la Sûreté.
Arcand : Ah! c'est
ça. Donc, il est différent, O.K.
M. Tremblay (Marc) : C'est ça, tout
à fait. Et ce qui est proposé ici, c'est que ce régime-là continue de
s'appliquer à ces personnes-là et aux personnes nouvelles qui seront embauchées
suite à l'adoption du projet de loi.
Une voix : Et à l'UPAC aussi.
M. Tremblay
(Marc) : À l'UPAC également.
Arcand : Et est-ce
que les régimes sont très différents, ou c'est pas mal la même chose, ou en
termes d'avantages, et tout ça, c'est passablement la même chose?
M. Tremblay (Marc) : Il y a
certaines différences dans chacun des régimes de retraite. Le gouvernement, à
ma connaissance, il y a sept ou huit régimes de retraite, puis, peut-être, mon
collègue Boulanger pourrait donner le nombre exact, là, mais effectivement il y
a des différences d'un régime de retraite à l'autre, là.
Arcand : Oui, mais
globalement, là, je dirais... oui, il y a des différences, mais,
fondamentalement, est-ce qu'il y a des changements qui sont très, très
importants dans chacun des régimes?
M. Tremblay (Marc) : Je vais laisser
mon collègue du Conseil du trésor répondre à cette question-là.
Guilbault : ...M. le
Président, est-ce qu'on peut avoir une courte, courte suspension pour que
M. Boulanger puisse se référer à son document?
Le Président (M.
Bachand) : Alors, on va suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 34)
Président (M. Bachand) : À
l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses travaux. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Guilbault : Oui. Donc, je
repropose de céder la parole à M. Boulanger, du Secrétariat du Conseil du
trésor.
Le Président (M.
Bachand) : Est-ce qu'il y aurait consentement? Juste attendre
quelques instants parce que je crois qu'on n'est pas... Si on va voir notre
invité... Et voilà. Donc, Mme la ministre, je vous recède la parole juste pour
être sur l'enregistrement.
Guilbault : Oui. Donc, je
repropose une troisième fois de céder la parole à M. Boulanger du
Secrétariat du Conseil du trésor.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Bachand) :
M. Boulanger, s'il vous plaît.
M. Boulanger (Marco) : Marco
Boulanger, du Secrétariat du Conseil du trésor. Alors, pour répondre à la question, effectivement, il existe plusieurs
régimes de retraite au sein de la fonction publique. Chacun des régimes de
retraite est différent, évidemment, et diffère de celui de la Sûreté du
Québec. Chacun des régimes a également des conditions d'adhésion où à qui peut
y participer. Celui de la Sûreté du Québec est prévu uniquement pour les gens
de la Sûreté du Québec en soi.
En ce qui concerne le régime de retraite... le
RRPE, le Régime de retraite du personnel d'encadrement, c'est celui qui était
déjà offert aux enquêteurs du BEI, étant donné qu'ils étaient nommés par le
Secrétariat aux emplois supérieurs, et ils continueront
d'y adhérer. Donc, ils ont les mêmes conditions qu'ils avaient auparavant,
c'est-à-dire que le régime de retraite a les mêmes règles d'application
qu'ils avaient au moment où ils étaient nommés.
Arcand : Et, quand vous me
parlez de la différence, est-ce que le régime de retraite de la SQ est plus
généreux que les autres, de façon générale?
M. Boulanger (Marco) : Je dirais
qu'en règle générale le régime de la Sûreté du Québec est différent,
évidemment, il prévoit peut-être des conditions plus avantageuses dans
certaines circonstances. Maintenant, chacun des régimes a ses avantages et ses
inconvénients, évidemment. Mais il est prévu spécifiquement pour les policiers
de la Sûreté du Québec, il est enchâssé, là, directement, alors que le Régime
de retraite du personnel d'encadrement couvre un plus grand nombre... un nombre
de personnes différentes, dont le personnel d'encadrement de la fonction
publique.
Arcand : Et, juste
pour ma gouverne, est-ce qu'il y a des enjeux de... est-ce que c'est quelque
chose qui est un enjeu de négociation, quand le Conseil du trésor négocie
actuellement ou...
M. Boulanger
(Marco) : Vous voulez dire pour le...
Arcand : Soit celui
de la SQ soit les autres.
M. Boulanger (Marco) : Bien, celui
de la Sûreté du Québec, mon collègue vous l'a indiqué qu'il est négocié par le
comité...
Arcand : Paritaire.
Boulanger (Marco) : ...le comité paritaire. Dans le cas du régime de
retraite du personnel d'encadrement, en fait, il y a une table de
consultation des cadres, donc du personnel non... qui fait
partie du régime de
retraite et qui est... Ce comité-là est mixte et permet des discussions et
d'améliorer le régime en tant que tel ou d'y apporter les modifications, selon
le cas. Donc, c'est des discussions qui ont lieu dans un comité, qui se
déroulent, et non pas en négociations comme telles.
Arcand : C'est ça.
Non, c'est parce que ma question, c'était que, puisqu'on essaie, dans le projet
de loi, d'être un peu plus uniforme, si on veut, au niveau de la gestion, je me
posais la question sur le régime de retraite : Est-ce qu'éventuellement,
là, l'objectif, c'est que ces régimes de retraite là soient le plus uniformes
possible? Là, je comprends qu'il y a tout un historique derrière ça qui fait
qu'ils sont différents. Mais est-ce qu'éventuellement c'est quelque chose que vous recherchez ou, enfin, que
les gens qui en sont membres recherchent, une meilleure uniformité,
disons?
M. Boulanger (Marco) : Je ne
pourrais pas dire par rapport à l'uniformité comme telle, disons que c'est un... Comme je vous disais, il y a plusieurs
régimes de retraite. L'objectif, c'est de s'assurer de bien gérer, évidemment,
les fonds qui sont là pour permettre aux gens de prendre une retraite.
Maintenant, en ce qui concerne l'uniformité comme telle, il y a des
distinctions, ils sont de plus en plus rapprochés, je dirais. Il y a peut-être
des rapprochements, effectivement, mais l'uniformité, je ne pourrais pas dire.
Arcand : O.K. Mais
parce qu'il y a des gens, par exemple à la Sûreté du Québec, qui prennent leur
retraite plus tôt que, peut-être, des enquêteurs. Est-ce que c'est le cas? Ou
des gens du personnel d'encadrement qui travaillent plus longtemps, donc le
régime est différent à cause de ça. Est-ce qu'il y a des éléments dans ça qui
font que ces régimes-là sont différents?
M. Boulanger (Marco) : Bien,
effectivement, il y a des... l'âge de la retraite diffère en fonction de... Il
y a plusieurs conditions pour prendre la retraite. Chacun des régimes... Là, on
tombe dans du très technique, et il faudrait que je sorte chacun des âges de
retraite, et tout, là.
Arcand : O.K. Non,
non, non, je ne vous demande pas ça, là, je ne vous demande pas ça, je veux
juste essayer de bien comprendre, là, ce que ça veut dire.
M. Boulanger (Marco) :
Effectivement, il y a des âges de retraite différents.
Arcand : O.K., très
bien. Merci. Merci, M. le Président.
Président (M. Bachand) :
Merci beaucoup, M. le député. M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve, ça va?
M. le député de Vimont.
M. Rousselle : Merci, M. le
Président. Écoutez, je veux juste... Parce que je comprends bien, comme, les différences, l'intérêt des fonds de pension, là, je sais bien qu'à
l'UPAC, là, tu as les policiers Sûreté
du Québec, municipal, qui ont
chacun leur fonds de pension, ça, je le sais, il n'y a pas de problème, là.
Mais, à l'intérieur des gens civils plus les gens qui n'ont pas aucune attache
soit à la Sûreté du Québec ou municipal, est-ce que ça se peut qu'il y ait deux
régimes différents, que ça soit au BEI ou à l'UPAC?
Puis là je pose la question pour savoir,
comprenez-vous, là, j'en ai... je n'ai pas vu ça nulle part, donc c'est juste
pour savoir. Puis comme je vous dis, l'UPAC, je le sais, là, Sûreté du Québec, municipal,
là, ce n'est pas de ça, je parle. Je parle vraiment
des gens qui sont en dehors de ces encadrements-là. Est-ce que
ça se peut qu'il y ait deux régimes de pension différents, parce que les
gens viennent d'endroits différents, de provenances différentes puis qu'ils
restent attachés pareil à leur fonds de pension?
Le Président (M.
Bachand) : M. Tremblay, s'il vous plaît.
M. Tremblay (Marc) : Donc, tous les enquêteurs
au BEI cotiseront au même régime de retraite, comme c'est le cas présentement.
M. Rousselle : O.K. Et au
niveau de l'UPAC?
Tremblay (Marc) : Bien, au niveau
de l'UPAC, il n'y a pas d'enquêteur, pour l'instant, que M. Gaudreau a
pu... que le commissaire a pu embaucher, donc ils seront tous au même régime de
retraite également.
M. Rousselle : Ça va être la
même chose?
M. Tremblay (Marc) : En excluant les
gens qui sont en prêt de service ou qui seront... qui sont rattachés à leur organisation
d'origine, là, évidemment.
M. Rousselle : Je comprends. C'est
beau.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. D'autres interventions?
Sinon, nous allons procéder à la mise aux voix. Mme la secrétaire, s'il vous
plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
La Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
La Secrétaire : Mme Lecours
(Les Plaines)?
Mme Lecours (Les Plaines) : Pour.
La Secrétaire : M. Martel
(Nicolet-Bécancour)?
La Secrétaire : M. Lévesque
(Chapleau)?
M. Lévesque (Chapleau) : Pour.
La Secrétaire : M. Lamothe
(Ungava)?
La Secrétaire : M. Lévesque
(Chapleau) pour Mme Lavallée (Repentigny)?
M. Lévesque (Chapleau) : Pour.
La Secrétaire : M. Lévesque
(Chapleau) pour M. Lemieux (Saint-Jean)?
M. Lévesque (Chapleau) : Pour.
La Secrétaire : M. Rousselle
(Vimont)?
La Secrétaire : M. Arcand
(Mont-Royal—Outremont)?
La Secrétaire : M. Polo
(Laval-des-Rapides)?
La Secrétaire : M. Rousselle
(Vimont) pour M. Birnbaum (D'Arcy-McGee)?
La Secrétaire : M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve)?
Secrétaire : M. Bachand (Richmond)?
Président (M. Bachand) : Abstention. Donc, l'article 20
est adopté. Merci infiniment. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Guilbault : Merci, M. le Président.
Article 21 :
L'article 11 de cette loi est modifié par l'insertion, dans le premier
alinéa et après «Sûreté», de «ou d'un corps de police spécialisé».
Encore un ajout de
concordance.
Président (M. Bachand) : Merci. Interventions? M. le député de Vimont.
M. Rousselle :
Une petite minute, pas long, parce que ce n'est pas long, là. Oui.
Président (M. Bachand) : Ça va? Merci. S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Mme la
secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
La Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Les Plaines)?
Mme Lecours (Les
Plaines) : Pour.
La Secrétaire :
M. Martel (Nicolet-Bécancour)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lamothe (Ungava)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour Mme Lavallée (Repentigny)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour M. Lemieux (Saint-Jean)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont)?
La Secrétaire :
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont)?
La Secrétaire :
M. Polo (Laval-des-Rapides)?
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont) pour M. Birnbaum (D'Arcy-McGee)?
M. Rousselle :
Pour. Excusez.
La Secrétaire : M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve)?
La Secrétaire : M. Bachand (Richmond)?
Président (M. Bachand) :
Abstention. Donc, l'article 21 est adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Guilbault : Merci, M. le Président.
Article 22 :
L'article 13 de cette loi est modifié par
le remplacement, dans le premier
alinéa, de «ministre de la Sécurité publique» par «gouvernement».
Et là on me dit qu'on modifie ça parce que les
contrats de travail sont conclus entre le gouvernement et l'association
reconnue. Donc, c'est ça, mais... Es-tu capable de répondre?
Mme Guilbault :
Oui? Bon, bien, je propose de laisser compléter... Parce que, moi, je ne
comprends pas le lien avec le reste du projet de loi, pourquoi on change ça, donc si quelqu'un peut nous éclairer.
Je propose M. Morneau.
Le Président (M.
Bachand) : M. Morneau, s'il vous plaît, vous avez la
parole.
M. Morneau (Louis) : Oui. Eh bien,
dans les faits, là, ces contrats de travail là ont toujours été signés par...
bien, approuvés par le gouvernement. Donc, on est venus rectifier quelque chose
qui était dans la loi. Dans la loi, c'était écrit «par le ministre», là, mais,
dans les faits, ça a toujours été monté au gouvernement. Donc, on est... vu
qu'on passait le projet de loi, alors on s'est dit : On va rectifier cette
affaire-là parce que, dans les faits, c'est par le gouvernement que c'est fait
depuis toujours. Donc, on vient juste faire une rectification sur une question
qui était... en fait, qui fonctionnait comme ça avant.
Alors là, donc, ce que vous voyez, là, c'est que
les contrats de travail sont conclus entre le gouvernement et l'association
reconnue. Ça a toujours été le cas. Par contre, dans l'ancien libellé... bien,
plutôt dans le libellé actuel, on a «[avec] le ministre de la Sécurité
publique». Alors, dans la pratique, depuis toujours, ça a été le gouvernement
qui a conclu ces contrats de travail là.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. M. le député de Mont-Royal—Outremont, s'il vous plaît.
Arcand : Juste une
question : Est-ce que vous êtes les pionniers là-dedans ou si c'est...
dans d'autres projets de loi, il existe d'autres ministres qui sont
responsables et que tout le monde, là, maintenant, veut remplacer ça par «gouvernement»? Est-ce que c'est quelque chose qui
est actuellement en cours de changement dans d'autres... à votre
connaissance?
M. Morneau
(Louis) : Je n'ai pas la
réponse, malheureusement, à ça. Je n'ai pas... je ne sais pas si mes collègues
ont quelque chose là-dessus, mais, à ma connaissance... je n'ai pas cette
information-là.
Arcand : Parce
qu'en théorie le ministre de la Sécurité publique c'est le gouvernement, là,
fait partie...
M. Morneau (Louis) : Oui.
Arcand : C'est juste que...
j'essayais juste de voir si ça s'inscrivait dans un mouvement plus global à
travers tous les projets de loi, actuellement, là, que...
M. Morneau (Louis) : Bien, en tout
cas, à ma connaissance, il n'y a pas d'autres changements comme ça qui ont été
amenés, mais je n'ai pas la prétention d'avoir vu tous les autres projets, là.
Arcand : Donc, ce
que vous me dites, c'est une initiative de... dans ce projet de loi là, tout
simplement?
M. Morneau (Louis) : Oui, c'est ça.
C'est qu'en étant dedans on s'est dit : Bon, bien, conformons-nous à ce
qui se fait vraiment. Puis, dans les faits, ça ne change rien.
Le Président (M. Bachand) :
M. le député de Vimont.
M. Rousselle : Bien, j'aimerais
savoir, vraiment, s'il y en a d'autres. Je sais que vous, vous n'avez peut-être
pas la réponse, mais peut-être quelqu'un
alentour peuvent se... peut-être, peut nous informer là-dessus. Parce que
j'aimerais savoir... Parce que, comme
mon collègue le mentionne, effectivement, la ministre de la Sécurité publique
est au gouvernement, là, je veux
dire, c'est la même chose. Je comprends qu'à un moment donné on veut changer
des choses, j'ai... Tu sais, je veux dire, changer... je n'ai rien contre
changer des choses, mais, je veux dire, si on est les pionniers, pourquoi
qu'on est les pionniers puis pourquoi que ça ne s'est pas fait ailleurs? C'est
juste ça, je veux comprendre.
Président (M. Bachand) : O.K. Est-ce que je comprends qu'on va
attendre la réponse avant d'aller plus loin sur l'article ou on peut procéder?
M. Rousselle : Oui, j'aimerais ça,
oui.
Le Président (M. Bachand) :
Pardon?
Arcand : On peut peut-être
suspendre l'article puis voter quand on aura... quand le député aura la
réponse.
Le Président (M.
Bachand) : Est-ce qu'il y a consentement pour suspendre
l'article 22? Consentement.
L'article 22 est suspendu. Merci.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Guilbault :
Merci.
Article 23 : À moins que le contexte ne s'y oppose ou que la
présente loi n'y pourvoie autrement, dans toute loi, dans tout règlement et
dans tout autre document, un renvoi à la
Loi sur le régime syndical applicable
à la Sûreté du Québec ou à l'une de ses dispositions est un renvoi à la
Loi sur
le régime syndical applicable à la Sûreté du Québec et aux corps de police
spécialisés ou à la disposition correspondante de celle-ci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. M. le député de Vimont.
M. Rousselle : Je comprends que
c'est une concordance. Ça fait quoi, réellement? Je vois bien que c'est... Honnêtement, je lis ça, là, puis je ne comprends
pas. C'est pour ça que je veux juste qu'on m'explique un petit peu, là, ça
fait quoi comme tel, là.
Mme Guilbault :
Bien, c'est parce que...
M. Rousselle : Ça fait quoi
réellement? C'est ça, je veux savoir.
Mme Guilbault :
Ça va avec le titre. C'est que, dans le fond, à chaque fois qu'on... c'est de
la concordance, un peu comme modifier le
titre, un peu comme modifier les terminologies. À chaque fois, désormais, qu'on
réfère à la loi applicable à la Sûreté du Québec, bien, on considère que
c'est loi applicable à la Sûreté du Québec et aux corps de police spécialisés.
M. Rousselle : Là, mon moment
d'arrêt, là, c'est juste que je lis puis j'essaie de...
Mme Guilbault :
Dans toutes les lois et règlements qui sont impactés par le... qui sont touchés
par cette modification-là. De ce que je comprends, là, c'est...
M. Rousselle : Mais, moi, je voulais
savoir qu'est-ce que...
Mme Guilbault :
...ça me semble être de la pure concordance à sa plus simple expression, à
moins qu'on me corrige, là.
Rousselle : Mais je comprends, parce que c'est marqué aussi
concordance, là, je le vois aussi, je comprends. Mais j'essaie juste de voir,
dans la vie réelle, qu'est-ce que ça fait, là. C'est ça, je veux savoir, tu sais? Je comprends, c'est une concordance,
mais je ne sais pas si on peut m'expliquer ce...
Mme Guilbault :
Ma collègue ici pourrait dire un petit mot, je pense.
Président (M. Bachand) :
Juste attendre... Juste attendre, s'il
vous plaît, parce qu'on a des règles sanitaires.
Mme Guilbault :
Ah! oui, oui, oui. Bien oui.
Le Président (M.
Bachand) : Alors, on va suspendre quelques
instants. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 51)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît! On
reprend nos travaux. Mme la ministre.
Guilbault : Oui. Ah oui!
c'est ça, alors je propose de céder la parole à ma collègue des Affaires
juridiques.
Le Président (M. Bachand) : Est-ce qu'il
y a consentement? Alors, consentement. D'abord, vous identifier, et vous avez
la parole. Merci.
Mme Dufour
(Julie) : Julie Dufour, de la Direction des affaires juridiques à la
Sécurité publique. Donc, l'article 23 est une concordance avec l'article 14
du projet de loi qui a modifié le
titre de la
Loi sur le régime syndical
applicable à la Sûreté du Québec pour ajouter les mots, à la fin du
titre «et
aux corps de police spécialisés». Donc, l'article 23 va permettre que,
dans les lois qui réfèrent à la
Loi sur le régime syndical, les mots qu'on a
ajoutés au
titre de la loi soient ajoutés dans les lois qui réfèrent à cette
loi-là, au lieu... Autrement dit, au lieu de faire les modifications une par
une à toutes les fois où une loi renvoie à la
Loi sur le régime syndical, c'est
une disposition qui permet de le faire à la refonte, de le faire dans toutes
les lois.
M. Rousselle :
O.K., donc, on le fait une fois pour... Je comprends.
Mme Dufour
(Julie) : C'est ça.
M. Rousselle :
C'est beau. Bien, ça va.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Mme la
secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
La Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Les Plaines)?
Mme Lecours (Les
Plaines) : Pour.
La Secrétaire :
M. Martel (Nicolet-Bécancour)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau)?
M. Lévesque (Chapleau) :
Pour.
La Secrétaire :
M. Lamothe (Ungava)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour Mme Lavallée (Repentigny)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour M. Lemieux (Saint-Jean)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont)?
La Secrétaire :
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont)?
La Secrétaire :
M. Polo (Laval-des-Rapides)?
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont) pour M. Birnbaum (D'Arcy-McGee)?
La Secrétaire : M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve)?
La Secrétaire : M. Bachand
(Richmond)?
Président (M. Bachand) :
Abstention. Donc, l'article 23 est adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Guilbault :
Oui.
Article 24 :
L'article 1 du Code du travail (chapitre C-27)
est modifié par l'insertion, après le sous-paragraphe 5° du paragraphe...
barre oblique — je
ne sais pas, là, c'est-tu un numéro de paragraphe, ça? ah! c'est un i majuscule
ou un i minuscule... l minuscule, excusez — du sous-paragraphe
suivant :
«5.1° un membre d'un corps de police spécialisé
visé à l'article 89.2 de la
Loi sur la police;».
On soustrait, donc, les membres des corps de
police spécialisés à la définition de «salarié». Ils ne seront plus assujettis
au Code du travail, comme on en a parlé un petit peu plus tôt, et ça va de pair
avec l'article 29 qui suivra un petit peu plus tard.
Président (M. Bachand) :
Merci. Interventions? M. le député de Mont-Royal—Outremont, s'il
vous plaît.
Arcand : Bien là,
j'apprends aujourd'hui que les membres de la Sûreté du Québec ne sont pas des
salariés. Alors, s'ils ne sont pas des salariés, ils sont quoi? Quel est le... est-ce
qu'on sait ce qu'ils sont?
Le Président (M.
Bachand) : Mme la ministre.
Mme Guilbault :
M. Tremblay pourrait répondre.
Le Président (M.
Bachand) : M. Tremblay, s'il vous plaît.
M. Tremblay (Marc) : C'est-à-dire
qu'on les exclut de la définition de «salarié» au sens du Code du travail, mais
ce sont des salariés policiers... différents niveaux de policiers, là, salariés
à la Sûreté du Québec, nommés en vertu de la
Loi sur la police, en ce qui
concerne les gens de la Sûreté du Québec.
Arcand : Donc,
c'est vraiment une technicalité, là?
M. Tremblay (Marc) : Oui, effectivement.
Arcand : Une grosse
technicalité.
M. Tremblay (Marc) : Oui, c'est ça.
Bien, dans le jargon juridique, là, on parle de «salarié» au sens du Code du
travail, donc c'est important ici de faire la précision.
Arcand : Ça va,
merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Il y a d'autres interventions? Sinon, nous
allons procéder à la mise aux voix. Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
La Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
La Secrétaire : Mme Lecours
(Les Plaines)?
Mme Lecours (Les Plaines) : Pour.
La Secrétaire : M. Martel
(Nicolet-Bécancour)?
Secrétaire : M. Lévesque (Chapleau)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lamothe (Ungava)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour Mme Lavallée (Repentigny)?
M. Lévesque (Chapleau) :
Pour.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour M. Lemieux (Saint-Jean)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont)?
La Secrétaire :
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont)?
La Secrétaire :
M. Polo (Laval-des-Rapides)?
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont) pour M. Birnbaum (D'Arcy-McGee)?
La Secrétaire :
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve)?
La Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Le Président (M. Bachand) : Abstention. Donc, l'article 24 est adopté.
Merci. Mme la ministre, s'il
vous plaît.
Guilbault : Merci.
Article 25 : L'annexe C de la
Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs
public et parapublic est modifiée par l'insertion, selon l'ordre alphabétique,
de «— Le
Bureau des enquêtes indépendantes» et de «— Le Commissaire à la lutte
contre la corruption».
On ajoute, encore une
fois, les deux nouveaux corps de police.
Président (M. Bachand) : Merci. Interventions? S'il n'y a pas
d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
La Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
La Secrétaire :
Mme Lecours (Les Plaines)?
Mme Lecours (Les Plaines) :
Pour.
La Secrétaire :
M. Martel (Nicolet-Bécancour)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lamothe (Ungava)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour Mme Lavallée (Repentigny)?
M. Lévesque (Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour M. Lemieux (Saint-Jean)?
M. Lévesque (Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont)?
La Secrétaire :
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont)?
La Secrétaire : M. Polo
(Laval-des-Rapides)?
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont) pour M. Birnbaum (D'Arcy-McGee)?
La Secrétaire : M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve)?
La Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Le Président (M.
Bachand) : Abstention. Donc, l'article 25 est adopté. Mme
la ministre, s'il vous plaît.
Guilbault : Merci.
Article 26 : La
Loi sur le
régime de retraite du personnel d'encadrement est modifiée :
1° par l'ajout, à la fin de
l'article 3 de l'annexe I, du paragraphe suivant :
«4° membre d'un corps de police spécialisé qui est visé au sous-paragraphe c
du paragraphe 1° de l'article 8.4 de la Loi concernant la lutte
contre la corruption, à l'exception de celui qui agit à ce
titre en application
du deuxième alinéa de l'article 14 de cette loi, ou aux
paragraphes 2.1° à 3° du deuxième alinéa de l'article 289.5 de la Loi
sur la police.»;
2° par
l'insertion, dans l'article 1 de l'annexe II et selon l'ordre
alphabétique, de «Bureau des enquêtes indépendantes» et de «Commissaire
à la lutte contre la corruption».
Donc, ça,
c'est pour prévoir la participation de certains employés de l'UPAC et du BEI au
Régime de retraite du personnel d'encadrement, le RRPE.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Est-ce qu'il y aurait une intervention rapide
avant la pause?
Sinon, ce
qu'on va faire, c'est... Compte tenu de l'heure, la commission suspend ses
travaux jusqu'à 15 heures. Merci. Bon appétit.
(Suspension de la séance à 12 h 59)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît! Bon
après-midi.
La Commission des institutions reprend ses travaux. Nous poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 72, la loi modifiant
les dispositions législatives concernant principalement des organismes du
domaine de la sécurité publique. Lors de la suspension, nous étions à l'étude de
l'article 26. Interventions? M. le député de Vimont, s'il vous plaît.
Rousselle : Oui,
merci. Écoutez, effectivement, j'avais demandé la parole, mais des fois... le
repas passant et puis lisant plusieurs articles, à un moment donné, je
me suis répondu moi-même. Donc, c'est beau.
Président (M. Bachand) : ...d'efficacité. Merci beaucoup.
M. Rousselle : Oui, monsieur.
Le Président (M. Bachand)
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Mme
la secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
La Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
La Secrétaire : M. Lamothe
(Ungava)?
La Secrétaire : M. Lévesque
(Chapleau)?
M. Lévesque (Chapleau) : Pour.
La Secrétaire : Mme Lecours
(Les Plaines)?
Mme Lecours (Les Plaines) : Pour.
La Secrétaire : M. Lévesque
(Chapleau) pour M. Lemieux (Saint-Jean)?
M. Lévesque (Chapleau) : Pour.
La Secrétaire : M. Lévesque
(Chapleau) pour Mme Lavallée (Repentigny)?
M. Lévesque (Chapleau) : Pour.
La Secrétaire : M. Rousselle
(Vimont)?
La Secrétaire : M. Polo
(Laval-des-Rapides)?
La Secrétaire : M. Rousselle
(Vimont) pour M. Birnbaum (D'Arcy-McGee)?
La Secrétaire : M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve)?
La Secrétaire : M. Bachand
(Richmond)?
Le Président (M.
Bachand) : Abstention. Donc, l'article 26 est adopté. Mme
la ministre, s'il vous plaît.
Mme Guilbault :
Oui. Merci, merci. Donc,
article 27. (Interruption) Excusez, là.
Le Président (M.
Bachand) : Il n'y a pas de souci.
Guilbault : Alors... Oh! mon
masque. Parfait. Donc,
article 27 : Les membres du personnel du
commissaire à la lutte contre la corruption nommés en vertu de
l'article 12 de la Loi concernant la lutte contre la corruption qui, le
(indiquer la date), agissent au sein de l'équipe spécialisée d'enquête formée
en vertu du premier alinéa de l'article 14 de la Loi concernant la lutte contre la corruption, tel qu'il se lisait
avant d'être remplacé par l'article 2 de la présente loi, et qui respectent le paragraphe 4° du premier alinéa
de l'article 115 de la
Loi sur la police sont réputés avoir été nommés conformément au premier alinéa de l'article 14 de la
Loi concernant la lutte contre la corruption, tel que remplacé par
l'article 2 de la présente loi.
Et j'ai un amendement, M. le Président, à cet
article-là.
Le Président (M.
Bachand) : Oui. Pouvez-vous en faire la lecture, s'il vous
plaît?
Mme Guilbault :
Oui. Mais est-ce que j'ai... Je ne suis pas sûre que j'aie le bon texte. Je
pense que oui. Oui? En tout cas, O.K., je pense, j'ai le bon texte. Donc, article...
amendement,
article 27 : Modifier l'article 27 du projet de loi
par l'ajout, à la fin, de la phrase suivante :
«Ils conservent leur rémunération, leurs
avantages sociaux et leurs autres conditions de travail, à l'exception du
régime syndical, du régime de retraite et de la procédure de règlement des
griefs et d'arbitrage, jusqu'à ce que le commissaire détermine les normes et
barèmes de rémunération, les avantages sociaux et les autres conditions de
travail de ceux-ci conformément aux conditions définies par le gouvernement en
vertu du premier alinéa de l'article 14 de la Loi concernant la lutte
contre la corruption, tel que remplacé par l'article 2 de la présente loi,
ou jusqu'à la conclusion d'un premier contrat de travail qui lie le
gouvernement et l'association reconnue représentant ces membres.»
Le Président (M.
Bachand) : ...reçu sur Greffier? O.K.
Alors, on va suspendre quelques instants, s'il
vous plaît, le temps que les membres puissent prendre connaissance de...
(Suspension de la séance à 15 h 12)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît! La
commission reprend ses travaux. Nous sommes sur l'étude de l'amendement proposé
par la ministre à l'article 27. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Guilbault : Oui, merci.
Donc,
article 27, qui vient prévoir — excusez, j'ai oublié mon masque — ...qui
vient prévoir que les membres... En fait, les gens qui sont actuellement dans
l'UPAC vont être réputés, au moment de la sanction de la loi, avoir été nommés
selon le nouveau mode de nomination qu'on vient de prévoir. Et, avec l'amendement,
on vient aussi ajouter le fait qu'ils vont rester sous les mêmes conditions de
travail jusqu'à ce que les nouvelles conditions soient définies... comment on
dit, c'est ça, les conditions de travail qui seront applicables soient
définies. Attendez, c'est parce que je veux prendre le mot exact, là. C'est
ça : «Ils conservent leur rémunération, avantages sociaux et leurs autres
conditions de travail, à l'exception du régime syndical — qu'on
est venus régler avec le régime de la sûreté — du
régime de retraite et de la procédure de règlement[...], jusqu'à ce que
le commissaire détermine les normes
et barèmes de rémunération, les avantages sociaux et les autres conditions...» Ça fait qu'autrement dit ils restent dans le régime actuel avec les
conditions actuelles jusqu'à tant que le commissaire ait défini les nouveaux.
Le Président (M.
Bachand) : Interventions? M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Merci, M. le Président.
Ce n'est pas précisément ce que venait dire l'article 28? Comment il
interagit avec l'article 28?
Guilbault : En fait, c'est exactement
la même chose qu'à l'article
L'article 28 concerne le BEI, le 27,
l'UPAC, puis c'est comme si on avait oublié une
partie du 27. Le 28, il est
complet. Il dit que les enquêteurs du BEI vont être réputés être nommés selon
le nouveau mode, plus garder les mêmes conditions. Mais le 27 était incomplet,
ça fait qu'on le complète avec l'amendement.
M. Leduc : Il n'y a pas
d'accréditation syndicale à l'UPAC, à ma connaissance. Y en a-t-il une?
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de Vimont, s'il vous plaît.
M. Rousselle : Merci, M. le
Président. Je comprends bien que c'est des dispositions transitoires, parce que
c'est en plein ça. BEI, O.K., mais là on est
à l'UPAC, puis l'UPAC, actuellement, il y a des policiers de la Sûreté du
Québec qui font
partie de l'UPAC,
actuellement, et, quand que je lis ça, actuellement... Puis c'est parce que,
là, les membres du personnel du commissaire à la lutte... les prêts de
service font
partie de ça.
Mme Guilbault :
Non, non, ça exclut les prêts de service.
Rousselle : Mais il n'y a rien qui l'indique actuellement.
Guilbault : Oui, il est écrit.
M. Rousselle :
Ah oui?
Mme Guilbault : C'est ceux qui sont nommés en vertu de l'article — c'est le 12 ou le 15? — ...le 12, c'est ça, de la
loi sur la
corruption.
M. Rousselle :
O.K., c'est beau. Correct.
Le Président (M. Bachand) : Interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Mme la
secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire :
Pour, contre abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
La Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
La Secrétaire :
M. Lamothe (Ungava)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour Mme Lavallée (Repentigny)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour M. Lemieux (Saint-Jean)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont)?
La Secrétaire :
M. Polo (Laval-des-Rapides)?
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont) pour M. Birnbaum (D'Arcy-McGee)?
La Secrétaire :
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve)?
La Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Le Président (M. Bachand) : Abstention. Donc, l'amendement à
l'article 27 est adopté. Nous sommes maintenant à
l'article 27, tel qu'amendé. Interventions? S'il n'y a pas d'intervention,
nous allons procéder à la mise aux voix. Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire :
Pour, contre abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
La Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
La Secrétaire :
M. Lamothe (Ungava)?
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour Mme Lavallée (Repentigny)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Lévesque (Chapleau) pour M. Lemieux (Saint-Jean)?
M. Lévesque
(Chapleau) : Pour.
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont)?
La Secrétaire :
M. Polo (Laval-des-Rapides)?
La Secrétaire :
M. Rousselle (Vimont) pour M. Birnbaum (D'Arcy-McGee)?
La Secrétaire :
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve)?
La Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Le Président (M. Bachand) : Abstention. Donc, l'article 27, tel
qu'amendé, est adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Guilbault : Merci, M. le Président.
Article 28 : Les
enquêteurs du Bureau des enquêtes indépendantes en fonction le (indiquer la
date de sanction) sont réputés avoir été nommés conformément au premier alinéa
de l'article 289.10 de la
Loi sur la
police, tel que remplacé par l'article 10 de la présente loi. Ils
conservent leur rémunération, leurs avantages sociaux et leurs autres
conditions de travail fixés par le gouvernement en vertu de
l'article 289.12 de la
Loi sur la
police, tel qu'il se lisait avant sa modification par l'article 12 de la
présente loi, jusqu'à ce que le directeur du bureau détermine les normes
et barèmes de rémunération, les avantages sociaux et les autres conditions de
travail de ceux-ci conformément aux conditions
définies par le gouvernement en vertu de l'article 289.10 de la
Loi sur la
police, tel que remplacé par l'article 10 de la présente loi, ou
jusqu'à la conclusion d'un premier contrat de travail qui lie le gouvernement
et l'association reconnue représentant ces enquêteurs.
Les superviseurs des
enquêtes en fonction le (indiquer la date de sanction) sont réputés avoir été
nommés conformément au premier alinéa de l'article 289.10 de la
Loi sur la
police, tel que remplacé par l'article 10 de la présente loi. Ils
conservent leur rémunération, leurs avantages sociaux et leurs autres
conditions de travail fixés par le gouvernement
en vertu de l'article 289.12 de la
Loi sur la police, tel qu'il se lisait
avant sa modification par l'article 12 de la présente loi, jusqu'à ce que le directeur du bureau détermine les
normes et barèmes de rémunération, les avantages sociaux et les autres
conditions de travail de ceux-ci conformément aux conditions définies par le
gouvernement en vertu de l'article 289.10 de la
Loi sur la police, tel que
remplacé par l'article 10 de la présente loi.
Sauf aux fins prévues
au présent article, les décrets concernant la nomination des enquêteurs du
Bureau des enquêtes indépendantes ou concernant la désignation comme
superviseurs des enquêtes du Bureau des enquêtes indépendantes pris en vertu de
l'article 289.5 de la
Loi sur la police, tel qu'il se lisait avant d'être
modifié par l'article 8 de la présente loi, cessent d'avoir effet le
(indiquer la date de sanction de la loi).
Donc,
même chose que l'article 27, mais pour le BEI, les enquêteurs,
les superviseurs qui existent actuellement
au BEI.
Président (M. Bachand) : Interventions? M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Spontanément, vous vous retournez vers moi, M. le Président. Est-ce que vous avez présupposé que...
Le Président (M. Bachand) : ...
M. Leduc :
Parfait. J'aime quand vous présupposez que je vais intervenir sur des enjeux de
droit du travail, ça me réconforte. Alors, le 28, c'est un
article important.
On a parlé hier de l'ambiance de travail qui est peut-être difficile. Il y a
des défis, disons-le comme ça, pour rester positif, il y a une syndicalisation.
Là, il y a un flou, on va peut-être en rediscuter un petit peu tantôt, au 29,
mais sur la transition, donc, de l'accréditation syndicale existante et du processus
de négociation existant, qui pourraient disparaître du jour au lendemain avec
la sanction de la loi.
Après ça, y a-t-il
d'autres chemins pour les salariés pour être représenté? C'est une autre question.
Mais, dans le cadre du 28, quand on dit que les conditions peuvent être
déterminées, ça inquiète. Moi, ce que j'ai comme écho, c'est que ça inquiète.
La raison pour laquelle ça inquiète, elle est bien simple, c'est que, bon, on
laisse entendre qu'il y aura maintien des conditions, c'est bien. Mais, si on
dit à la fois : il y a maintien jusqu'à ce que le directeur du bureau
détermine les nouvelles conditions, bien, le flou, c'est quand est-ce que le
directeur du bureau va déterminer. Il va les déterminer... Il pourrait les
déterminer le lendemain de la sanction de la loi.
Est-ce
que les contrats individuels actuels, comme la négociation... Normalement, avec
une négociation, M. le Président, il y a maintien des conditions de
travail. C'est le Code du travail. Là, je ne suis pas familier avec tous les détails de cet autre régime de travail de la SQ,
je ne sais pas s'il y a les mêmes genres de clauses qui, dès le processus
d'accréditation reconnu... il y a gel des conditions de travail. Là, il y a des
contrats individuels, de nombreux contrats individuels qui étaient, dans le
fond, gelés à cause du processus d'accréditation et de la négociation. Ce
processus-là va disparaître, il va être dissous à cause de la nouvelle
disposition qu'on a adoptée hier. Qu'arrivera-t-il avec les contrats
individuels?
Président (M. Bachand) : Mme la ministre.
Guilbault : Oui. Je propose que M. Tremblay nous éclaire
de son expertise.
Président (M. Bachand) : M. Tremblay, s'il vous plaît.
M. Tremblay
(Marc) : Oui. Merci. Donc, c'est un peu comme si c'était un nouvel organisme
qui n'avait pas d'accréditation syndicale. Donc, pour pouvoir embaucher son
premier nouvel enquêteur, il doit déterminer une politique de rémunération.
Donc, à ce moment-là, il ajoute de nouveaux enquêteurs au BEI, puis, si une
association, une nouvelle association se forme, bien, il y aura négociation
d'une première convention. Donc, les contrats de travail ou les conditions de
travail actuelles sont maintenus jusqu'à un ou l'autre, le premier qui sera
récurrent. Ils pourraient adopter, par exemple, une politique de rémunération
dans les premiers mois, puis il y aurait une conclusion
d'une convention collective de façon... quelques semaines plus tard, et à ce
moment-là c'est le contrat de travail qui va lier... c'est la convention
qui va lier pour les conditions de travail.
Leduc : S'ils adoptaient une
nouvelle politique de rémunération avant un nouveau processus de syndicalisation à l'intérieur du nouveau régime de la SQ, ça viendrait de facto modifier
les contrats individuels, est-ce que je me trompe?
M. Tremblay
(Marc) : Excusez?
M. Leduc :
Je vous entends, même si je ne vous vois plus.
M. Tremblay
(Marc) : Je n'ai pas bien compris votre question. Pouvez-vous répéter,
s'il vous plaît?
M. Leduc :
Alors, si vous dites, dans un cas de figure...
Leduc : Vous nous dérangez, Mme la ministre, vous nous dérangez. S'il
vous plaît, pouvez-vous nous laisser?
M. Leduc : Pas
de problème. Alors, si vous dites que, potentiellement, un directeur pourrait
négocier des nouvelles politiques de rémunération...
M. Tremblay
(Marc) : Mais, si c'est une politique de rémunération, elle n'est pas
négociée.
M. Leduc :
Bien, c'est-à-dire, il pourrait appliquer. Excusez-moi, vous avez raison de me
reprendre. S'il applique une nouvelle politique de rémunération avant un
nouveau processus de syndicalisation à l'intérieur du nouveau régime de la SQ,
de facto, il modifie les conditions de travail, non? Donc, d'où ma
question : Est-ce que les contrats individuels actuels vont être maintenus
jusqu'à leur expiration ou est-ce que le directeur pourrait venir les modifier,
soit à la pièce ou soit par une nouvelle politique, au-delà de la négociation
future?
M. Tremblay
(Marc) : Il ne le ferait pas à la pièce, il le ferait par une politique
de rémunération. Puis effectivement il pourrait venir changer les conditions de
travail. Mais, je dirais la chose suivante, il a tout intérêt à maintenir les
conditions de travail le plus... dans la continuité de ce qu'il y a
présentement. Et ce qu'il nous indique, c'est qu'il va tenir compte des
discussions qu'il y a eu jusqu'à présent à la table de négociation, bien que
cette accréditation-là, comme on va le voir à l'article 29, sera retirée,
M. Leduc : O.K. On arrive dans quelque
chose d'intéressant. Je me demande s'il n'est pas... d'avoir un petit peu plus
d'engagement de votre part, si je peux m'exprimer ainsi. Quand vous dites «il a
tout intérêt à», c'est intéressant, c'est une annonciation d'intérêt, en effet,
mais ce n'est peut-être pas assez concret. Va-t-il, dans un avenir, disons... à
moyen terme, là, maintenir les conditions de travail?
M. Tremblay (Marc) :
L'engagement de 28, c'est ça, là, c'est le maintien des... 28, c'est le
maintien tel quel des conditions de travail.
C'est vraiment ça qu'on dit à 28. Il n'y a aucun changement dans
les conditions de travail, là. 28,
c'est vraiment ça, c'est ça de A à Z, en fait, c'est le maintien
actuel des conditions de travail. Puis soit une politique de rémunération soit une convention
collective avec l'association reconnue va venir modifier les conditions de travail.
M. Leduc : Quelle est la durée
des contrats de travail individuels actuels, d'habitude?
M. Tremblay (Marc) : On le voit
dans le dernier alinéa, en fait, de 28, là. Ce sont des gens qui ont été nommés
titulaires d'emplois supérieurs, là, par le gouvernement, et ils ont des
contrats en moyenne de trois ans ou de cinq ans. La plupart sont autour de cinq
ans, mais il y avait des trois ans puis il y avait des cinq ans. Et ce qu'on
indique, là, c'est qu'ils ne sont plus à durée déterminée. Le dernier alinéa de
28, là, c'est que les contrats de titulaires d'emplois supérieurs sont des
contrats à durée déterminée, cinq ans, trois ans. Bon, là, on vient dire :
Bien là, ce ne sont plus des titulaires d'emplois supérieurs, ils sont nommés
selon les articles qu'on a vus précédemment dans le projet de loi, donc ils
sont maintenant considérés à contrat indéterminé, donc il n'y a plus de fin.
M. Leduc : Je pense qu'une des
conditions de travail qui étaient en discussion, c'était la question des primes
de transition, si je ne me trompe pas.
M. Tremblay (Marc) : Il a été
question des primes de transition. Maintenant, les primes de transition
s'appliquent dans des contrats à durée déterminée, et comme ils seront, à
compter du projet de loi, à durée indéterminée, les primes de transition ne
s'appliqueront plus.
M. Leduc : Donc, c'est, de facto,
une modification de conditions de travail, quand même?
M. Tremblay (Marc) : Bien, je dirais
que c'est la disposition de... qui vient s'appliquer... qui s'appliquait à une
condition qui était la leur, précédemment, et qui n'est plus la leur
maintenant.
M. Leduc : De toute façon, ce n'est
pas mon rôle ici de négocier au nom de l'accréditation. J'étais juste curieux
de voir comment vous alliez appliquer ça ou interpréter ça. Parce que, dans le
fond, la crainte que j'ai, c'est une question d'espace-temps, tu sais, comment
va se gouverner la nouvelle accréditation, aller chercher... C'est quand même
un choc, là, d'apprendre du jour au lendemain... bien, du jour au lendemain,
avec l'adoption du projet de loi, qu'on n'est plus syndiqué, alors que le
processus était en cours, qu'il était avancé, en termes de négociation. C'est
quand même un choc. C'est quand même un recul, d'un point de vue politique,
mettons, d'analyse politique.
Alors, je me
demande juste ça va être quoi, l'espace-temps que se donnera la direction dans
cette mince ligne là entre respect intégral des conditions de travail,
tel que ça aurait dû être le cas dans l'ancien régime de travail, et des
réflexions, des nouvelles politiques qui pourraient être appliquées, parce
qu'il n'y a toujours pas de nouvelle accréditation. C'est ce flou-là avec lequel
j'ai de la misère un peu à jongler, là.
M. Tremblay (Marc) : Je reviendrais
à la discussion qu'on a eue en aparté, hier, sur 17, là. Dans le fond, ma
compréhension, c'est que les travailleurs actuels, les enquêteurs actuels vont
vouloir s'associer, dans un premier temps, sans nécessairement s'affilier, et
ça, ils pourraient le faire au lendemain de l'adoption du projet de loi. Donc,
une première association, qui sera éventuellement reconnue par le Secrétariat
du Conseil du trésor, et donc ça peut se faire très rapidement. À ce moment-là,
le directeur du bureau a devant lui une association qui représente les membres,
même si elle n'est pas affiliée, et devra en tenir compte, même dans l'établissement
d'une politique de rémunération, jusqu'à tant qu'il y ait une convention
collective.
Donc, je reviens avec mon propos de dire :
Il est dans son intérêt de tenir compte de l'opinion de cette association-là et
des travaux qui ont eu cours jusqu'à date à la table de négociation dans l'accréditation
actuelle, donc... Et dans 28, on maintient les conditions, je le répète, là. Ça
fait qu'il y a quand même... je dirais, de mon point de vue, il y a quand même quelques
garanties qui sont offertes, là, aux travailleurs, aux enquêteurs, présentement.
M. Leduc :
Oui. Vous ouvrez la porte, justement, sur une discussion qu'on a tenue en
aparté hier, puis ça m'a fait réfléchir. Je me demande si la meilleure façon...
Puis vous avez indiqué une façon, là, pour les salariés de retrouver leur droit
d'association, qui est avec le régime interne, signer des cartes d'un syndicat
maison en attendant de
négocier une affiliation théorique, là, avec une autre centrale, si c'est toujours
le désir, bien sûr, des salariés. Est-ce que, justement, pour s'assurer de maintenir une bonne
ambiance au sein du BEI et rassurer les salariés en fonction de ce flou-là, là,
sur lequel on échange depuis tantôt... est-ce qu'il n'y a pas lieu, à 29, peut-être,
là — je
devance légèrement l'article suivant — de permettre une espèce de
transition de quelques semaines, de quelques mois, de l'accréditation, pour
être certain qu'on ne tombe pas dans ce vide qui est visiblement angoissant,
là, je vous en parle parce que j'en ai eu des échos, qui est visiblement angoissant
pour quelques salariés? Est-ce que ce ne serait pas une façon, justement, de
sécuriser cet enjeu-là du passage à vide?
M. Tremblay
(Marc) : Ça le serait peut-être si elle était faisable. Ce qu'on nous
indique, c'est que, juridiquement, on ne peut pas procéder de cette façon-là. Dans
le fond, à partir du moment où on est venu exclure les enquêteurs du BEI et de
l'UPAC du Code du travail, de facto, l'accréditation n'est plus valide. Donc,
on ne pourrait pas faire ce qu'on vient de défaire, là. Donc, ça serait
difficile, je crois.
M. Leduc : M. le Président, je prendrais peut-être une courte suspension pour voir
si je rédige un amendement rapidement ou pas.
Président (M. Bachand) : Courte suspension. Merci
beaucoup.
(Suspension de la séance à
15 h 36
Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît! La
commission reprend ses travaux. M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve, s'il vous
plaît.
M. Leduc :
Oui, M. le Président. Merci. L'amendement vient, dans le fond, modifier
quelques espaces de l'article 28. Alors, ça va comme suit : Remplacer
l'article 28 du projet de loi par le suivant :
«28. Les enquêteurs
du Bureau des enquêtes indépendantes en fonction le (indiquer [...] la date[...])
sont réputés avoir été nommés conformément
au premier alinéa de l'article 289.10 de la
Loi sur la police, tel que
remplacé par l'article 10 de la présente loi. Ils conservent leur
rémunération, leurs avantages sociaux et leurs autres conditions de travail
fixés par le gouvernement en vertu de l'article 289.12 de la
Loi sur la
police, tel qu'il se lisait avant sa modification par l'article 12 de la
présente loi, jusqu'au terme de leurs contrats de travail individuels actuels
ou jusqu'à la conclusion d'un premier contrat de travail qui lie le
gouvernement et l'association reconnue représentant ces enquêteurs.
«Les superviseurs des
enquêtes en fonction le (indiquer [...] la date[...]) sont réputés avoir été
nommés conformément au premier alinéa de l'article 289.10 de la
Loi sur la
police, tel que remplacé par l'article 10 de la présente loi. Ils
conservent leur rémunération, leurs avantages sociaux et leurs autres
conditions de travail fixés par le gouvernement en vertu de l'article 289.12
de la
Loi sur la police, tel qu'il se lisait avant la modification par
l'article 12 de la présente loi, jusqu'au terme de leurs contrats de
travail individuels actuels.»
Alors,
si je peux résumer, M. le Président, ça reprend un peu l'échange qu'on a eu, où
est-ce qu'on dit qu'il y a évidemment
intérêt, avantage, j'ose dire, à conserver les contrats individuels. On veut
s'assurer que, dans un théorique contexte non syndiqué, le lendemain
d'une sanction de loi, il n'y ait pas une modification de contrat en cours. Au
contraire, si les contrats individuels prennent fin, bien là, c'est
sous-entendu, ce n'est pas précisé mais sous-entendu, que le directeur pourra
en négocier, des contrats individuels, des nouveaux, avec des nouvelles
conditions de travail, mais on ne viendra pas modifier ceux qui étaient déjà en
cours. Et puis évidemment la fin de la phrase, là, s'il y a une nouvelle
convention collective, bien, évidemment, ça, ça vient changer la donne. Voilà,
M. le Président.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Interventions? Mme la
ministre.
Guilbault : Non, bien, excusez, là, il faudrait que je prenne
un petit peu de temps pour le regarder.
Président (M. Bachand) : M. le député de Vimont, avez-vous des
commentaires à ajouter à ce stade-ci?
Président (M. Bachand) : O.K. Alors, on va suspendre quelques
instants. Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à
15 h 45)
Président (M. Bachand) : À
l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses travaux. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Oui. Merci, M. le Président. Alors, on a pris
connaissance de l'amendement, et l'amendement, en fait, à notre sens, ne
fonctionne pas sur... pour quelques points.
Premièrement, on dit
que c'est jusqu'à la fin des contrats de travail actuels ou jusqu'à la
conclusion d'une nouvelle entente, là, je ne l'ai pas sous les yeux, mais c'est
à peu près ça. Donc, si la fin d'un contrat survient avant la conclusion d'une
nouvelle entente, la personne se retrouve dans un trou. Et aussi ça empêche le
directeur d'embaucher jusqu'à la conclusion d'une nouvelle entente, alors qu'il
y a des postes vacants en ce moment. Et aussi c'est comme si on tient pour
acquis qu'il y aura forcément, éventuellement, une syndicalisation, alors que
ce n'est pas obligatoire. On ne sait pas à ce stade-ci, finalement, ce qu'il va
advenir de la situation syndicale du BEI.
Président (M. Bachand) : M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc :
...des réponses, M. le Président. On ne présuppose pas du tout une nouvelle
syndicalisation. C'est pour ça que la fin du premier paragraphe est maintenue
telle quelle, c'est-à-dire «ou jusqu'à la conclusion d'un premier contrat de
travail». Ce n'est pas... Ça ne veut pas dire qu'il va nécessairement y avoir
la conclusion d'un nouveau contrat de travail. Ça n'empêche pas du tout le
directeur du bureau d'embaucher des nouvelles personnes.
Je ne vois pas
comment on interprète ça, là. On dit juste que les contrats actuels ne pourront
pas être modifiés tant qu'ils ne seront pas terminés. S'ils terminent, les
contrats actuels, ils vont en négocier des nouveaux avec le directeur, c'est
clair. Si des nouvelles personnes sont embauchées, il va idéalement négocier
des nouveaux contrats individuels. Tout ce qu'on veut préciser, c'est que la
protection des conditions de travail, qui était normalement prévue, dans
l'ancien régime de travail, par le processus de syndicalisation et de négociation
et qu'en ce moment n'est plus protégé...
Puis je trouve que l'article
pointe dans la bonne direction mais manque de clarté, parce qu'on dit :
Oui, on les protège, mais ça dépend si... le directeur peut en déterminer des
nouveaux, dans le fond, par-dessus les contrats déjà présents. À moins que
j'aie la mauvaise interprétation. Si vous me dites que, 28 tel quel, le
directeur ne peut pas changer un contrat en cours, bien là, je vais retirer mon
amendement, c'est qu'on se sera mal compris tantôt. Mais, moi, ce n'est pas ça
que j'ai compris. J'ai compris que ça ne serait pas dans son intérêt, ça, je
l'ai bien entendu.
Mais, au-delà d'un
intérêt, je voulais quelque chose d'un peu plus solide. Est-ce que, dans votre
interprétation, le directeur pourrait modifier un contrat en cours dans un
cadre non syndiqué qui va être celui-là le lendemain de la sanction de la loi?
Président (M. Bachand) : Interventions? Mme la ministre.
Mme Guilbault : Bien, la réponse à cette question-là... Oui, voulez-vous la prendre?
M. Tremblay va répondre.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup, Mme la ministre.
M. Tremblay, s'il vous plaît.
M. Tremblay
(Marc) : Donc, je vais revenir sur l'enjeu, pour le bureau, de pouvoir
embaucher un nouvel enquêteur après l'adoption du projet de loi. Pour ce faire,
il a besoin d'une politique de rémunération. Ça vient déterminer les conditions
de travail... ça viendrait déterminer les conditions de travail, et, sans ça,
il ne peut pas embaucher. C'est comme si... Je ne peux pas offrir un emploi
sans qu'il y ait des conditions de travail. Donc, au gouvernement, ça s'appelle
une politique de rémunération ou bien une première convention collective, un ou
l'autre. Mais, le lendemain de l'adoption du projet de loi, pour que le
directeur du bureau puisse embaucher, il a besoin d'une politique de
rémunération jusqu'à tant qu'il y ait une association reconnue puis une
convention collective. Donc, c'est ça qu'on vient dire. Dans les éléments qui
étaient retirés, dans la proposition, on empêchait donc le directeur de pouvoir
embaucher.
L'autre élément qui
était un peu préoccupant, c'est la situation suivante, là, de... tel qu'on
comprend la proposition. Supposons qu'il me resterait, comme enquêteur, moins
de deux ans à mon contrat de cinq ans et que, dans ce deux ans-là, il n'y ait
pas eu de première convention collective avec une association reconnue. Bien,
techniquement, je n'ai plus de conditions de travail. Parce qu'on dit : On
maintient les conditions de travail jusqu'à la terminaison de mon contrat tel
qu'il est prévu actuellement, donc j'aurais... Donc, comme individu déjà
présent, le libellé actuel de 28 apparaît plus généreux, là, disons, pour
maintenir et s'assurer des conditions de travail, là, du maintien des
conditions de travail actuelles.
Président (M. Bachand) : Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Guilbault :
C'est ça, c'est ce que j'avais dit en des termes peut-être moins clairs tout à
l'heure, dans le sens où... Puis supposons qu'ils décident de ne pas se
syndiquer, forcément, un jour, on va arriver au terme de leur contrat de
travail sans qu'il y ait pour autant un contrat de travail avec l'association
reconnue, parce qu'ils ont décidé de ne pas se syndiquer. Donc là, qu'est-ce
qui va arriver?
M. Leduc :
...exactement ce que j'ai dit tantôt. Dans le fond, là, je vais l'expliquer
différemment.
Mme Guilbault :
Non, mais entre qui et qui?
M. Leduc : Bien, entre le
directeur puis le salarié.
Mme Guilbault :
Oui, mais il faut que le directeur... bien, il faut que le directeur détermine
les normes et barèmes de rémunération, le bout qui a été retiré.
M. Leduc : On se comprend
peut-être mal, dans ce cas-là.
Mme Guilbault :
C'est peut-être moi qui...
M. Leduc : C'est peut-être moi
aussi.
Mme Guilbault :
Je ne suis pas experte comme vous, là, mais, moi, je comprends que...
M. Leduc :
C'est peut-être moi aussi. Dans le fond, ce que je recherche, là, c'est une
forme de clause grand-père puis de clause grand-mère. Vous pourrez bien,
dans un cadre non syndiqué, déterminer des nouvelles politiques de
rémunération, si elles sont à la baisse des conditions actuelles, c'est là
qu'on veut venir protéger ceux et celles qui ont déjà un contrat. Si c'est des
politiques à la hausse — on
le souhaite, bien sûr, pour tout le monde — on imagine qu'elles vont
s'appliquer aussi aux gens... Mais c'est une forme de clause grand-père, clause
grand-mère, qui est un concept syndical assez fréquent. Si on change de régime,
si on change de conditions, on vient protéger ceux et celles qui avaient déjà
une certaine condition pendant la transition d'une nouvelle condition.
Puis on ne vient pas dire que vous n'avez pas le
droit d'avoir de politique, de barèmes. Moi, je pense que c'est sous-entendu. Peut-être qu'on peut l'écrire
différemment, si vous comprenez mieux mon intention, en ce moment,
d'aller sécuriser dans un contexte non syndiqué, peu importe, là, si ça se
syndique ou pas par la suite, mais protéger ceux qui avaient en ce moment une
protection et qui la perdent en raison du projet de loi. Est-ce que je suis
peut-être plus clair?
Le Président (M. Bachand) :
M. Tremblay, oui... Ou Mme la ministre, oui.
Mme Guilbault :
Mais, si je comprends bien, ce souci-là, c'est seulement pour le BEI et pas
pour l'UPAC, à l'article précédent.
M. Leduc : Parce qu'il n'y a
pas de convention collective à l'UPAC.
Mme Guilbault :
Oui. Non, non, je comprends.
Mme Guilbault :
Mais donc, c'est ça, c'est juste pour ça? O.K.
M. Leduc : C'est que, là, vous
retirez un droit qui était le droit d'association... Bien, on retire un droit,
on adopte tous cette loi-là ensemble, on
retire un droit, pour toutes sortes de motifs, on en a déjà discuté, mais ce
droit-là d'association, de négociation, il était encadré. Là, sera-t-il
renouvelé? Ça leur appartiendra. Là-dessus, on est à la même page. Ce n'est pas
un automatisme qu'il y aura un nouveau syndicat. Bien, on en parlera à 29,
tantôt, mais, dans le cadre de 28, dans notre patinoire, là, ce n'est pas
automatique. Là-dessus, on se rejoint.
Mais donc la protection qu'il y avait dans
l'ancien régime du travail, duquel on les retire de force, qui était le
maintien des conditions de travail jusqu'à la convention collective, il faut
leur garantir ce maintien-là qu'ils avaient déjà. D'où mon idée de dire :
Bravo! Vous précisez que les personnes en fonction aujourd'hui, là — c'est
ça, le début de l'article 28, autant dans votre version que la mienne — on va
maintenir les contrats de travail individuels, mais pas... Le bout,
c'est : à moins que ce soit le directeur qui décide. C'est là, le bout où
ça pourrait venir empiéter sur le contrat en cours.
Le Président (M.
Bachand) : On va suspendre quelques instants, oui.
(Suspension de la séance à 15 h 58)
Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il
vous plaît! La commission
reprend ses travaux. Mme la
ministre.
Mme Guilbault : Oui. Merci. Bien, on a eu un échange intéressant, là, un peu hors micro. Donc, à
ce stade-ci, je n'aurais rien
à ajouter.
Le Président
(M. Bachand) : Merci. M. le député de Vimont.
M. Rousselle :
Oui. Écoutez, je voulais juste savoir, au niveau... parce que, ça, c'est
transitoire, là. Là, on part des gens qui sont syndiqués puis on s'en va vers
plus de syndicalisation, là. On s'entend, là, il n'y a pas aucune
syndicalisation. Il arrive quoi avec les griefs actuels? Ou est-ce que les
griefs tombent? Est-ce qu'ils continuent pareil? Parce que, là, en n'étant pas
le même syndicat, parce que, là, on coupe le lien avec le syndicat, donc, le
grief, est-ce que... Signer un grief, ça veut dire... À moins que vous me dites
qu'il n'y a aucun grief nulle part, là, ça, ça serait dire : O.K., bon, on
règle la patente, là. Mais, s'il y a un grief en fonction, actuellement, il
arrive quoi avec ces griefs-là?
Président (M. Bachand) : Mme la
ministre.
Guilbault : Oui. Je propose de laisser la parole à
M. Tremblay.
Président (M. Bachand) : M. Tremblay, s'il vous plaît.
M. Tremblay
(Marc) : Oui. À ma connaissance, puis j'attends, l'information,
qu'elle me soit confirmée ...à ma connaissance, il n'y a aucun grief,
présentement.
M. Rousselle :
O.K. Écoutez, j'aurais un sous-amendement sur... mon collègue d'Hochelaga-Maisonneuve.
Je ne sais pas s'il est prêt. Non? Ils sont en train de le pondre.
Président (M. Bachand) : O.K. On va
suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
16 h 07)
Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il
vous plaît! La commission reprend ses travaux. M. le député de Vimont, s'il
vous plaît.
M. Rousselle :
Merci, M. le Président. Écoutez, mon sous-amendement, je pense que vous
l'avez reçu, là, c'est de modifier l'amendement proposé à l'article 28 du projet
de loi par l'insertion, à la fin, de l'alinéa suivant :
«Tous les nouveaux
contrats de travail visés par le présent
article ne peuvent avoir pour effet de
diminuer la rémunération, les avantages sociaux et autres conditions de travail
consenti antérieurement.»
Tout à l'heure,
j'écoutais, justement, le directeur du personnel, là, si je me... — je
pense que c'est ça, son titre, je ne veux pas, en tout cas, maganer son
titre — mais
c'est dans le sens... c'est qu'on parlait comme quoi que, maintenant,
on va pouvoir déterminer les
conditions de travail, donc les prochains contrats. Là, je sais que, là, on
parle d'avoir... Puis là je n'étais
pas là pendant les échanges que vous avez eus avec mon collègue
d'Hochelaga-Maisonneuve, là, donc je ne sais pas où l'entente s'est
produite. Mais, dans le sens, c'est que, moi, je pense qu'à un moment donné, si
on veut avoir de la rétention, si on veut vraiment s'assurer que les gens ne
tombent pas, à un moment donné, dans une baisse de salaire ou une baisse de rémunération,
si on veut... Puis d'ailleurs c'est prévu, là, comme il n'y a rien qui baisse,
là, pendant la transition, il n'y a rien qui baisse.
Mais moi, je vois
après, donc, quand à un moment donné... Parce que, là, on s'entend que, les
gens, ils n'auront plus de syndicat ou ils vont avoir un syndicat maison ou...
on ne le sait pas, comment ça va être regroupé. Mais pour maintenir, pour
protéger ces gens-là qui travaillent, justement, au BEI, je pense que ça serait
intéressant d'avoir, justement, cet article-là pour, au moins, qu'eux autr