CAT — 6 June 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
CAT 2019-06-06
Quebec — Committees
Présidente (Mme Dansereau) : Donc, on va reprendre. Je veux juste répéter que, lors de l'ajournement de nos travaux, nous avions adopté l'article 18
tel qu'amendé. Nous en sommes donc à l'étude de l'article 19.
Mme la ministre, pouvez-vous nous en faire la lecture?
Mme Laforest : Bien, avant de passer à l'article 19, Mme la Présidente, hier,
l'opposition avait déposé un amendement qui a été adopté, puis, par
cohérence avec le vocabulaire introduit dans cet amendement, bien, à ce
moment-là, moi, je proposerais un autre amendement suivant. Est-ce que je peux
le lire? Oui? C'est bon.
L'article 18.1.
Insérer, après
l'article 18 du projet de loi, l'article suivant :
18.1.
L'article 174 de cette loi est modifié par le remplacement de «économie
d'énergie dans un» par «efficacité énergétique d'un».
La Présidente
(Mme Dansereau) : Oui.
Mme Laforest :
C'est bon? Merci, Mme la Présidente.
Présidente (Mme Dansereau) : On va le déposer. Vous l'avez
déposé? Est-ce que vous l'avez, M. le secrétaire?
Mme Thériault : Mme la Présidente, on l'a fait hier, en même temps, avec
les légistes. Donc, il n'y a pas de problème. On n'est pas obligés de
suspendre, on peut le passer...
La Présidente
(Mme Dansereau) : O.K. Est-ce que les gens... Bien...
Mme Thériault : On peut le passer. Oui, c'est ça. Les copies sont faites,
on peut les distribuer. On va faire comme on a fait hier, puis je vais
en profiter pour remercier la ministre d'avoir accepté de suspendre les
travaux. Vous savez, j'ai amené le deuxième
cahier parce que j'ai bon espoir qu'on tombe dans la copropriété aujourd'hui.
Donc, je veux juste vous dire que ça va bien, nos travaux.
La Présidente
(Mme Dansereau) : Mme la ministre, je vous cède la parole.
Présidente (Mme Dansereau) : On va le mettre à la mise aux voix.
Est-ce que le projet, c'est 18.1, est adopté?
Mme Thériault :
L'amendement.
La Présidente
(Mme Dansereau) : L'amendement au projet.
La Présidente
(Mme Dansereau) : Mme la ministre.
La Présidente
(Mme Dansereau) : Merci.
Mme Laforest :
L'article
L'article 175 de cette loi est modifié par l'ajout, à la
fin du troisième alinéa, du paragraphe suivant :
le transport par canalisation, l'entreposage, la manutention, le transversement
et la distribution du gaz ou d'un produit pétrolier.»
Alors,
l'article 19. Actuellement, l'article 175 permet à la RBQ d'adopter
par règlement un code de sécurité qui contient
des normes de sécurité concernant les bâtiments, les équipements et les
installations visés par la
Loi sur le bâtiment. Cet
article a permis à
la régie d'adopter des normes de sécurité en matière de gaz et de produits
pétroliers.
est proposé de prévoir des pouvoirs réglementaires plus précis en matière de
gaz et de produits pétroliers afin de
faire concorder les pouvoirs détenus par la RBQ en sécurité avec ceux qu'elle
détient en construction en vertu de l'article 173. Alors, c'est une
question de pouvoirs réglementaires.
s'agit de préciser le pouvoir de la RBQ en matière de transport par
canalisation d'un gaz ou d'un produit pétrolier sur le territoire québécois, et en fait ça va permettre à la Régie du
bâtiment d'élaborer des dispositions réglementaires en matière de sécurité pour le transport par
canalisation d'un gaz ou d'un produit pétrolier, incluant son entretien.
Évidemment que c'est pour la sécurité du public. Merci, Mme la
Présidente.
La Présidente
(Mme Dansereau) : Merci. Interventions? Je cède la parole à la
députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault : Oui. Merci, Mme la Présidente. Je ne suis pas contre cet
article-là, au contraire, c'était dans le projet de loi n° 401. Juste pour vue de clarification, avant...
parce que, là, on parle du code de sécurité, donc ce qui veut dire
qu'avant le transport par canalisation, l'entreposage n'étaient pas couvert par
le code de sécurité du tout?
Me Proulx, oui, si
vous voulez, peut-être, oui, ou Mme la ministre, là.
Mme Laforest : Excusez, je
pensais que... La question était à Me Proulx.
La Présidente
(Mme Dansereau) : Me Proulx, si vous voulez vous identifier.
Mme Proulx (Nathalie) : Oui.
Nathalie Proulx, Régie du bâtiment du Québec.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Est-ce qu'il y a consentement?
Mme Thériault :
Consentement.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Merci.
Mme Proulx (Nathalie) : Oui, le
pouvoir était déjà là. Dans le fond, c'est que l'article 175, il y a beaucoup
de pouvoirs au niveau du code de sécurité, mais c'est rédigé de façon plus
large. Là, ce qu'on vient faire, c'est de venir faire une clarification, compte
tenu que l'article 173,
juste avant, on l'a clarifié aussi. Ça fait qu'on fait de la concordance, finalement.
Mme Thériault :
Concordance. O.K.
Mme Proulx (Nathalie) : Mais on
avait déjà le pouvoir.
Mme Thériault : O.K.
Sauf que, là, c'est juste plus clair, parce que...
Mme Proulx (Nathalie) : Exactement.
Mme Thériault : ...le transport par canalisation, ce n'était pas écrit, mais ça tombait quand même
dans vos responsabilités.
Mme Proulx (Nathalie) : Oui, c'est
Mme Thériault : O.K. Est-ce que... Bon, parce
que, là, on parle... Ça, c'est gaz ou produit pétrolier. Il n'y a pas
d'autres types d'équipement ailleurs, d'autres choses que, tant qu'à, on aurait
dû ajouter?
Mme Proulx (Nathalie) : Le
besoin était vraiment de l'ajouter...
Mme Thériault : Pour ça.
Mme Proulx (Nathalie) : ...pour
ces deux éléments-là, mais c'est de la précision.
Mme Thériault : O.K. Il est-u arrivé des incidents
avec... Parce que je me pose la question : Si, avant, ils n'étaient pas là, bien que ça tombait sous les pouvoirs, si
on prend la peine de venir le mettre dans la loi puis de le clarifier, je me
dis : C'est peut-être
parce qu'il y a eu un incident avec le transport, la
canalisation, l'entreposage, la manutention, le transvasement. Juste...
c'est... curiosité.
Mme Laforest : C'était une question
de prévention, si je ne me trompe pas. C'était ça? Oui. M. Beaudoin,
présentez-vous.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Oui, si vous voulez vous présenter.
Mme Thériault : Oui, la
première fois de la journée, il faut se présenter.
M. Beaudoin
(Michel) : Alors, bonjour.
Michel Beaudoin, président de la Régie
du bâtiment. C'est une question de prévention.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Je vais demander s'il y a consentement.
M. Beaudoin (Michel) : Oups!
Excusez.
Mme Thériault : Consentement,
Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Merci.
M. Beaudoin
(Michel) : Merci. Merci, tout le monde. Alors, oui, c'est une question de prévention. Est-ce
qu'il y a déjà eu des incidents? Peut-être dans le monde, oui.
Quand on parle de transvasement, c'est entre un transporteur et un autre transporteur. Ça peut même... dans votre équipement
quand vous-même, vous mettez du gaz. Donc, c'est vraiment en prévention. Alors, c'est dans cette optique-là qu'on
le fait.
Mme Thériault : O.K. Vous avez devancé mon autre question,
quels types d'incidents on aurait pu avoir. Mais c'est correct. Je
comprends que même le...
M. Beaudoin (Michel) : Aussi banal
que quand vous mettez de l'essence dans votre véhicule...
Mme Thériault : De
l'essence dans ma voiture. Parfait.
M. Beaudoin
(Michel) : ...que vous
rentrez dans votre véhicule, que les gens laissent l'essence là et qu'il y a
un électrochoc... pourrait faire en
sorte que ça soit enflammé. Donc, ça
va nous permettre de mieux réagir et de s'assurer que les gens agissent
de façon sécuritaire.
Mme Thériault : O.K. Mais là vous m'ouvrez une autre question.
Quand vous dites : Ça va vous permettre de réagir pour que les gens
agissent de manière sécuritaire, est-ce que ça pourrait dire, mettons, par
exemple, dans une station-service, si je
mets de l'essence puis que je fais déborder, que je pourrais, je ne sais pas,
moi... étant donné que toutes les stations d'essence ou à
peu près ont des caméras pour matière
de sécurité, le vol, ils sont capables de retracer, d'après les plaques d'immatriculation, quelqu'un
qui part sans payer son essence, de la même manière, ils pourraient, si quelqu'un a
été négligent, puis je dis bien négligent... parce que, quand tu mets de
l'essence puis tu transbordes, normalement, tu as toujours une espèce de petite roche ou de sable, là, qui
est à la portée de la main pour justement pouvoir le mettre ou au moins, quelqu'un qui sait vivre, tu ne prends pas de chance, tu
sais que c'est du gaz, puis c'est inflammable, puis que ça peut exploser n'importe quand, tu va le dire au
préposé, que le préposé fasse quelque
chose. Ça fait que c'est pour ça que
je me dis : Est-ce que ça, ça va vous donner une poignée supplémentaire, quelque
chose?
Mme Thériault : Oui? Ça vous le donne.
Parfait. O.K. Ça va. J'aime ça quand on pense à la sécurité de tout le monde. Puis ça veut dire que quelqu'un qui le fait, on pourrait, mettons, taper sur les
doigts de quelqu'un qui n'a pas été fin, qui ne l'a pas dit
puis qu'il est arrivé un accident.
M. Beaudoin (Michel) : Il y
aurait des actions de prises.
Mme Thériault : Parfait. Merci. On peut prendre des actions. Parfait.
Présidente (Mme Dansereau) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Donc, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 19 est adopté?
La Présidente (Mme Dansereau) :
Merci. Donc, Mme la ministre, l'article 20.
Mme Laforest :
L'article
L'article 185 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement du paragraphe 2.1° par
les suivants :
«2.1° déterminer les conditions de reconnaissance
d'une personne ou d'un organisme aux fins des articles 16, 33 à 35, 37.4 et 86.12, les conditions et les modalités
que les personnes et les organismes reconnus doivent respecter ainsi que
toutes fonctions qu'ils peuvent exécuter;
«2.1.1°
prévoir dans quels cas, à quelles conditions et selon quelles modalités les
membres d'un ordre professionnel sont reconnus d'office pour exercer les
fonctions de personne reconnue aux fins des articles 16, 33 à 35 et
37.4;»;
2° par le
remplacement, dans le paragraphe 5.1°, de «, de renouvellement ou de
suspension» par «ou de renouvellement»;
3° par
l'insertion, à la fin du paragraphe 5.2°, de «ainsi que les frais
d'inscription, d'examen ou d'évaluation qui en découlent»;
4° par le remplacement du paragraphe 6.1° par le
suivant :
«6.1° prévoir
des normes de sécurité relatives à l'utilisation d'un récipient qui contient du
gaz ou un produit pétrolier et qui est monté sur un véhicule applicables
lorsque le véhicule est immobilisé ainsi que des normes de sécurité relatives
au transversement, à l'entreposage et à la distribution du gaz ou [d'un]
produit pétrolier que ce récipient contient;»;
5° par l'insertion, après le paragraphe 9.2°, du
suivant :
«9.3° établir
les cas dans lesquels elle perçoit des frais de reconnaissance d'une formation
ou d'un programme de formation dispensés par un tiers;»;
6° par l'insertion, après le paragraphe 19.7°,
des suivants :
«19.8°
déterminer les cas dans lesquels une personne physique doit obtenir un
certificat visé à l'article 86.8 afin d'exercer les fonctions
d'inspecteur en bâtiment ainsi que les conditions et les modalités que le
titulaire de ce certificat doit respecter, incluant les règles relatives à la
formation continue et les normes techniques;
«19.9°
établir les conditions et les modalités de délivrance, de modification ou de
renouvellement d'un certificat visé à
l'article 86.8, sa durée, les droits
exigibles pour sa délivrance, sa modification ou son renouvellement ainsi que
les frais d'inscription, d'examen ou
d'évaluation qui en découlent et déterminer dans quels cas et selon quelle
fréquence elle perçoit ces droits et ces frais;».
Donc, à
l'article 20, l'article 185 de la
Loi sur le bâtiment,
l'article 185 de la
Loi sur le bâtiment prévoit les habilitations réglementaires de la RBQ. Ces pouvoirs doivent
être modifiés afin de les harmoniser avec les changements proposés dans
le projet de loi.
À cet effet,
le projet de loi propose de modifier le paragraphe 2.1° de
l'article 185 concernant le pouvoir de prévoir, par règlement, les conditions de reconnaissance
d'une personne ou d'un organisme pour ajouter l'article 86.12 ainsi que
permettre à la RBQ de déterminer par règlement toute fonction que ces personnes
peuvent exécuter.
Le nouveau
paragraphe 2.1.1° proposé permettra à la RBQ de déterminer dans un
règlement que des membres d'un ordre professionnel sont reconnus
d'office pour exécuter certaines fonctions.
modifications en matière de permis sont prévues aux paragraphes 5.1° et
5.2° pour les rendre concordants avec les modifications proposées aux
articles 128.3 et 151 de la loi. De même, en matière de gaz et
d'équipements pétroliers, il est
proposé de remplacer le paragraphe 6.1° afin qu'il soit cohérent avec les
modifications proposées de l'article 39 de la loi.
paragraphe 9.3° proposé prévoit un nouveau pouvoir réglementaire
permettant à la RBQ d'exiger des frais pour la reconnaissance de
formations dispensées par un tiers.
Finalement, le projet de loi propose les
nouveaux paragraphes 19.6° et 19.9° pour permettre l'encadrement des
inspections... bâtiments pour être en cohérence avec toutes les modifications
de concordance.
Mme la
présidence... Présidente, excusez-moi, je devrais déposer un amendement, en
fait, qui se lirait comme suit :
Article 20. Modifier l'article 20 du
projet de loi, en fait, c'est ce qu'on a discuté auparavant bien entendu :
1° par l'insertion, avant le paragraphe 1°,
du suivant :
0.1° par l'insertion, après le paragraphe 0.1°,
du suivant :
«0.1.1°
déterminer les cas où un organisme public ou une catégorie d'organismes publics
peut exercer les fonctions d'entrepreneur, ainsi que les conditions et
les modalités à respecter;»;
2° par l'insertion, dans le paragraphe 2.1°
introduit par le paragraphe 1° et après «16», de «17.4,»;
3° par l'insertion, au paragraphe 2.1.1°
introduit par le paragraphe 1° et après «16», de «17.4,»;
4° par l'insertion, après le paragraphe 4°,
du suivant :
4.1° par le remplacement du paragraphe 7°
par le suivant :
«7° déterminer
les cas où l'entrepreneur ou le constructeur-propriétaire doit obtenir des
plans et devis avant le début des
travaux de construction ou obtenir des plans et devis finaux à la fin des
travaux, conformément à l'article 17.4, ainsi que les autres obligations, conditions et modalités
relatives à ces plans et devis, notamment leur forme, leur contenu, leur
conservation et leur remise;»;
5° par l'ajout, après le paragraphe 19.9°
introduit par le paragraphe 6°, du suivant :
«19.10°
constituer un registre public des principaux problèmes constatés par les
inspecteurs en bâtiment certifiés dans l'exercice de leurs fonctions et
en déterminer la forme, la teneur et les autres modalités;».
En fait, les
motifs de l'amendement, bien entendu, c'est... l'article 20 vient modifier
l'article 185 de la
Loi sur le bâtiment
pour y ajouter de nouveaux pouvoirs réglementaires qui étaient obligatoires, en
fait, parce que le paragraphe 1° proposé
ajoute le paragraphe 0.1.1°. Est-ce que je donne les explications ou vous
comprenez les modifications qu'on doit apporter?
La Présidente (Mme Dansereau) :
Je vais suspendre. Est-ce que les...
Mme Thériault : Je
passerais peut-être un commentaire, Mme la Présidente, parce que, normalement,
ça, c'est un très, très, très gros article.
On avait la possibilité de le faire paragraphe par paragraphe. L'amendement de
la ministre semble être aussi gros que l'article qu'on a, puis je veux
juste être bien sûre... parce que, là, moi, je n'ai pas une version... l'article tel qu'on le lirait s'il était modifié.
Ça fait que je ne sais pas si vous avez préparé cette version-là, parce que moi,
j'avais deux amendements, et là, il y a comme... Regardez, là, moi, j'ai bien
des pages, là, O.K.? Ça fait que, là, je lis tous
les articles. Vous me déposez une série d'amendements qui amendent certains
articles, vous en sautez d'autres. Ça fait
que je veux juste avoir la possibilité de le faire correctement, parce que j'ai
deux amendements. Puis je ne veux pas déposer mes amendements si ça
croise les amendements de la ministre.
Je comprends
qu'il y a de la concordance avec des choses qu'on a faites. Je veux juste qu'on
s'assure que la discussion soit faite
paragraphe par paragraphe sur l'amendement de la ministre en parallèle avec le projet
de loi comme tel, parce que je
vais la laisser aller au bout de son amendement, puis ça se pourrait que je lui
dépose des sous-amendements après. Peut-être que ça va être plus facile comme
La Présidente (Mme Dansereau) :
Mais on va suspendre puis on va donner des copies, parce que c'est quand même...
Mme Thériault : Parfait.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Ça fait qu'on suspend pour quelques minutes.
(Suspension de la séance à 12 h 5)
La Présidente
(Mme Dansereau) : Donc,
pour reprendre, je veux spécifier qu'on va faire l'étude de l'article 20
et de l'amendement
de façon simultanée. O.K.? Et ça me prend... paragraphe par paragraphe, et ça me prend un consentement.
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Merci. La parole est à Mme la ministre.
Mme Laforest :
L'article 185 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement du paragraphe 2.1° par
les suivants :
«2.1° déterminer les conditions de reconnaissance
d'une personne ou d'un organisme aux fins des articles 16, 33 à 35, 37.4
et 86.12, les conditions et les modalités que les personnes et les organismes
reconnus doivent respecter ainsi que toutes fonctions qu'ils peuvent exécuter.»
Je lis tout de suite le 2.1.1˚ :
«2.1.1° Prévoir
dans quels cas, à quelles conditions et selon quelles modalités les membres
d'un ordre professionnel sont reconnus d'office pour exercer les...»
Mme Thériault : ...le 2.1.1°, dans le 2.1°. On va les faire paragraphe
par paragraphe, je m'excuse. Dans le 2.1.1°...
parce que, dans le 2.1°, vous avez retiré le 34 qui était dans l'ancien n° 401...
Mme Thériault : Vous ajoutez 33 à 34, ça, c'est la concordance avec ce qu'on a fait,
puis le 86.12, c'est avec le nouvel
article aussi qu'on a réglé hier, c'est ça?
Mme Thériault : D'accord. D'accord pour le 2.1. Donc, dans l'amendement
que vous avez déposé, il n'y a rien qui touche le 2.1.
Mme Laforest : C'est bon.
Mme Laforest : Oui, exactement.
Mme Thériault : Oui,
oui, dans votre amendement, oui.
Mme Proulx (Nathalie) : Bien,
dans l'amendement...
Mme Thériault : Oui...
Mme Laforest : Allez-y, Me
Proulx.
Mme Proulx
(Nathalie) : Dans l'amendement,
dans le paragraphe 2˚de l'amendement, c'est par
l'insertion, dans le paragraphe 2.1˚introduit par le paragraphe 1˚et
après «16», de «17.4». Donc, on vient rajouter une référence à 17.4 puisque c'est un
article qui a été ajouté au projet de loi à la suite d'un amendement que vous aviez déposé puis qui a été adopté.
Mme Thériault :
D'accord, qui était le 17.4, qui touchait...
Mme Proulx (Nathalie) : Les
plans et devis.
Mme Thériault : Les
plans et devis.
Mme Thériault : O.K.,
les plans signés. O.K., parfait, c'est beau.
Donc là, il
faut entendre que, pour le premier alinéa, le 2.1° c'est correct. L'amendement que la ministre proposait, c'est correct aussi pour le 2.1°.
Ce qui va manquer, c'est le début de l'amendement, puis on reviendra après.
Oui, les zéros. On reviendra après les zéros, il n'y aura pas de problème.
Ça fait qu'on va passer au 2.2.1, s'il vous plaît.
Mme Laforest : «2.1.1° prévoir dans quels cas, à quelles
conditions et selon quelles modalités les membres d'un ordre professionnel sont
reconnus d'office pour exercer les fonctions de personne reconnue aux fins des
articles 16, 33 à 35 et 37.4.»
Mme Thériault : Donc là,
là, la même chose, vous rajoutez 17.4 à votre amendement. Et vous avez aussi
33, 34, 35 comme... Ça fait que, là, on voit que c'est vraiment de la
concordance.
Là, j'ai une
question pour vous. Avec la discussion qu'on a eue sur les ordres
professionnels, par rapport au fait que
quelqu'un peut avoir été radié de son ordre, là, la fameuse discussion qu'on a
eue où on vous a déposé un amendement sur...
puis quand je suis revenue sur la totalité de la discussion, en disant :
Ce n'est pas normal que quelqu'un peut être radié par ses pairs de son
ordre professionnel puis être capable de venir exercer le métier d'inspecteur,
parce qu'on avait des conditions dans
lesquelles il ne pouvait pas le faire. Là, dans cet article-là,
on dit : «Prévoir dans quels cas, [et] à quelles conditions [...] selon [les] modalités les membres
d'un ordre professionnel sont reconnus d'office pour exercer les fonctions
de personne reconnue aux fins [de cet article].»
On ne
pourrait pas mettre quelque chose pour protéger là? O.K.? Puis je ne fais pas une
idée fixe, là, mais c'est juste que
je me dis : Là, les ordres
professionnels vont être reconnus
d'office, puis, quand bien même que leur tableau... Tu sais, je comprends que, quand tu ne paies pas ta cotisation,
c'est une chose. Il n'y a pas de problème. Mais, si tu as un gros litige avec ton ordre
professionnel, avec une faute grave
ou une faute lourde, tu sais, j'ai... Il me semble que... Parce qu'on ne l'a pas fait l'autre bord puis qu'ici on parle directement
des ordres.
Je comprends
que l'ordre professionnel... puisque les inspecteurs ne sont pas sous un ordre professionnel. Mais, moi, ça me rassurerait
si on est capable de juste préparer un petit sous-amendement, O.K.? Parce que,
là, on détermine les conditions selon
les modalités d'un ordre
professionnel... sont reconnues
d'office, mais on pourrait reconnaître aussi, par règlement,
des exceptions ou, par entente, avec chacun des ordres... Vous comprenez ce que
je veux dire par là? Les ordres qui sont reliés. Juste pour s'assurer au
niveau du public.
Ça fait que, puisqu'on est juste dans un alinéa... Regardez, Me Proulx,
ce que je peux vous suggérer, c'est... Si vous écrivez un petit quelque chose pour me rassurer puis pour l'introduire, pour se
donner cette possibilité-là que quelqu'un qui n'est pas correct... On va écrire un
petit sous-amendement, on reviendra après. Il n'y a pas de problème. Je veux
juste...
Mme Laforest : Mais, en fait, ça, ça revient à la même question
qu'on avait discutée pour les ordres
professionnels. C'est ça, là,
ça revient au même, là.
Mme Thériault : Oui,
mais à la différence...
Mme Laforest : Puis ça, ça va
se décider par règlement.
Mme Thériault : Bien, à
la différence, c'est, ici... ici, là, O.K. c'est... ce qu'on fait, ce n'est
pas... ce n'est pas quelqu'un... Comment je peux bien vous dire? Là, c'est quelqu'un
qui est membre d'un ordre
professionnel déjà, O.K.?
C'est des conditions d'office, là. Il
est membre d'un ordre, O.K.? Moi, ce
que je viens dire, c'est que quelqu'un peut être membre d'un ordre professionnel qui sera reconnu déjà,
là, quelles conditions, les membres d'un ordre professionnel sont reconnus
d'office, parce qu'on reconnaît d'office
qu'une personne d'un membre professionnel reconnu... O.K.? C'est comme si c'est
un passe direct. O.K.? C'est une voie
rapide. Mais ça se peut qu'il y ait quelqu'un d'un ordre professionnel qui soit
en litige avec son ordre quelque part puis qu'il vienne nous voir.
Mme Laforest : Oui, je vais
juste vérifier.
Mme Thériault : Puis je
vais vous donner la comparaison d'hier. Quand on a parlé de la Commission de la
construction du Québec puis la Régie du
bâtiment par rapport aux litiges, on a dit : On ne peut pas aller à deux
endroits, puis c'est plus
contraignant d'aller à la CCQ que de venir chez nous ou l'inverse, O.K.? Mais
tu as une place de deux, c'est plus contraignant.
Là, on a un
passe-droit direct pour un ordre professionnel pour dire : Vous allez
pouvoir faire le métier d'inspecteur, mais tu as un passe-droit direct,
là, O.K.? Bien, pas vous allez pouvoir, mais vous allez reconnaître d'office
que certains membres peuvent, O.K., avec les
conditions. Ce que je veux faire, c'est je veux juste m'assurer, O.K., que, si
quelqu'un qui est membre d'un ordre
professionnel, puisque d'office vous le reconnaissez, pour exercer les
fonctions de personne reconnue aux
fins de l'article, ça se peut qu'il ait un litige. Est-ce qu'il va avoir un
minimum de vérification? Est-ce qu'on peut se donner des exclusions? C'est ça que je veux faire, là. O.K.? Je veux
juste dire : Bien, si d'office on reconnaît, c'est normal que je
réintroduise la discussion qu'on a eue à ce moment-là.
Mme Laforest : Je vais laisser
Mme Proulx, la légiste, l'expliquer.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Pas de problème. Ça va, madame.
Mme Proulx
(Nathalie) : Oui. Merci, Mme
la Présidente. 185, c'est une liste de pouvoirs réglementaires. Donc, on vient dire, dans 2.1.1°, qu'on peut prévoir
dans quels cas et à quelles conditions, donc tout ça, ça va se faire dans un
règlement, les membres d'un ordre professionnel sont reconnus d'office pour
exercer certaines fonctions. Les articles qui sont là ne touchent pas du tout l'inspection en bâtiment, là. Ce seront
d'autres genres de fonctions qui seront prévues dans le Code de construction, dans le code de sécurité
pour des personnes et organismes reconnus qui peuvent intervenir dans
différents secteurs techniques.
Dans le fond, ce qu'on dit, c'est
qu'on va pouvoir dire, dans le règlement, à quelle condition le fait d'être
membre va faire en sorte qu'il va
tout de suite pouvoir être une personne reconnue, mais c'est bien évident que,
s'il perd son statut de membre parce
qu'il est radié, bien là la reconnaissance va tomber aussi. Donc, c'est
vraiment... on dit dans quel cas il va être reconnu d'office parce qu'il
est membre d'un ordre. Donc, s'il ne l'est plus, membre de l'ordre, il va
perdre sa reconnaissance.
Mme Thériault : Je comprends ce que vous dites par rapport à c'est
ailleurs dans les choses de la régie, mais, quand vous me parlez de 185, c'est
ça que ça fait, je ne veux pas mettre la charrue avant les boeufs, là, sauf
que, quand on est rendu dans le 19.8, là, on parle aussi des inspecteurs. Donc,
dans le 185, on parle aussi des inspecteurs, donc des personnes qui pourraient être reconnues comme inspecteurs qui
sont membres d'un ordre professionnel. Je ne suis peut-être
juste pas au bon article. Vous comprenez? Je n'ai pas de trouble.
Mme Proulx (Nathalie) : C'est qu'à 2.1.1° il y a
une énumération d'articles, là, 16, 33 à 35, 37.4. 16, c'est les attestations de conformité, 33 à 35 aussi, 37.4,
c'est en matière d'installation sous pression. Ça fait qu'il n'y a rien sur les inspecteurs. C'est tout du 86 point
quelque chose, les inspecteurs.
Mme Thériault :
Donc, ce qui veut dire que, plus tard...
Mme Proulx
(Nathalie) : Ça ne concerne pas les inspecteurs.
Mme Thériault : O.K. C'est correct. C'est que, plus tard, dans le même
article, quand on arrivera à 19.8 ou à 19.9, qui sont des articles qui
parlent d'inspecteurs, là, on pourra avoir la discussion.
Mme Proulx
(Nathalie) : Oui. Oui. C'est...
Mme Thériault :
Parfait. C'est beau. Parfait, c'est clair, on n'est pas au bon endroit.
Mme Thériault :
C'est beau pour le 2.1.1°.
La Présidente
(Mme Dansereau) : O.K. Oui, madame.
Laforest : Je vais laisser expliquer... c'est toutes des modifications
de concordance.
Mme Proulx (Nathalie) : Juste pour préciser. Comme vous l'avez vu, il y a
un amendement pour 2.1.1°, pour venir ajouter à
la liste qui est là 17.4, qui est l'article dont on parlait sur les plans et
devis.
Mme Thériault : Parfait. C'est le
fun, parce qu'on règle des choses de notre liste d'amendements. L'autre paragraphe,
Mme Laforest :
Est-ce que ça va? Est-ce qu'on continue? C'est bon?
Mme Laforest : 2° par le remplacement, dans le
paragraphe 5.1°, de «, de renouvellement ou de suspension» par «ou
de renouvellement». Me Proulx.
Mme Thériault :
Celui-là, il n'y a pas d'amendement. C'est correct. Ça va.
Mme Laforest : 3° par l'insertion, à la fin du
paragraphe 5.2°, de «ainsi que les frais d'inscription, d'examen ou
d'évaluation qui en découlent».
Mme Thériault : Là, le 37.1, c'est là qu'on avait fait la
discussion, pourquoi l'avoir enlevé, puis vous m'avez dit : On l'a
remis ailleurs. C'est ça?
Mme Laforest :
Par l'insertion, au paragraphe 2.1° introduit par le paragraphe 1° et après
«16», de «17.4».
Mme Thériault :
Attendez une minute, là. Ça, c'est le 37.1, là, parce qu'on est encore au 3°,
nous.
Mme Thériault :
Puis le 37.1, il est rendu où, lui? Oui, le 37.1.
Mme Proulx
(Nathalie) : Oui, c'est ça, c'est que, dans le fond, on vient ici
insérer, à la fin du paragraphe 5.2°, «ainsi
que les frais», mais le 5.2° actuel, on a encore la référence à 37.1 :
«Fixer les droits exigibles pour la délivrance, la modification ou le renouvellement
d'un permis...»
Mme Thériault : Ne bougez pas.
Ne bougez pas. Je m'en vais le chercher. Je vais le lire en même temps. «5.2° fixer les
droits exigibles de délivrance, [...]modification [...] renouvellement d'un permis à une personne
visée aux articles 35.2 à 37.1.» Il est dans la loi actuelle.
Mme Proulx
(Nathalie) : C'est ça. Donc là, on vient dire : À la fin du
paragraphe 5.2°. Donc, au lieu de dire : Après 37.1, on dit : À la
fin. Ça revient au même, c'est à la fin.
Mme Thériault :
C'est de la concordance. Parfait.
Mme Proulx
(Nathalie) : C'est ça.
Mme Thériault : C'est pour ça,
quand... si vous me référez à la loi
actuelle, je suis capable de lire
correctement. C'est beau. Parfait. Le 4°.
Mme Laforest :
Par le remplacement du paragraphe 6.1° par le suivant :
«6.1° prévoir des
normes de sécurité relatives à l'utilisation d'un récipient qui contient du gaz
ou un produit pétrolier et qui est monté sur
un véhicule applicables lorsque le véhicule est immobilisé ainsi que des normes
de sécurité relatives au transversement, à l'entreposage et à la
distribution du gaz ou du produit pétrolier que ce récipient contient.»
Excusez. Ça, on vient juste de passer... on vient juste de le faire, c'est ça?
Mme Proulx (Nathalie) : Donc, c'est ça, le 6.1°, c'est
en lien avec l'article 3 du projet de loi, qui venait
remplacer l'article 39 de la loi. Donc, c'est presque copie
conforme. On reprend ça dans la liste d'habilitation réglementaire.
Mme Thériault :
Parfait. 5°.
Mme Laforest :
5° par l'insertion, après le paragraphe 9.2°, du suivant :
«9.3°
établir les cas dans lesquels elle perçoit les frais de reconnaissance d'une
formation ou d'un programme de formation dispensés par un tiers.»
Mme Thériault : Je peux-tu juste vous demander c'est quoi, par un tiers?
C'est qui, qui pourrait le faire par un tiers? Ça, ça veut dire que la
régie pourrait passer un contrat avec, exemple, un cégep, une firme de
formation continue.
Mme Laforest :
C'est ça qu'on avait discuté, qu'on allait le décider par règlement, si je ne
me trompe pas, c'est bien ça, hein?
Mme Proulx
(Nathalie) : Juste préciser, 9.3, dans le fond, c'est dans la liste de
pouvoirs réglementaires qui concernent la qualification des entrepreneurs...
Mme Thériault :
Des entrepreneurs, pas des inspecteurs.
Mme Proulx (Nathalie) : ...des entrepreneurs, et que, dans le fond, en ce
moment, il y a des programmes de formation que des associations peuvent présenter pour que, lorsque leurs membres,
par exemple, ont réussi ce programme-là, ils sont exemptés d'un examen.
Nous,
la régie, on analyse ces programmes-là, puis, dans le fond, ce qu'on vient dire
avec 9.3, c'est que, lorsqu'on va faire ce travail-là, qui implique beaucoup
d'énergie et de personnel, c'est qu'on va pouvoir percevoir des frais de
reconnaissance de ce programme de formation là.
Mme Thériault : O.K. Ça, c'est ce qui veut dire que, si, mettons,
l'APCHQ, ou l'ACQ, ou la CEGQ, ou peu importe, développent de la formation
continue pour leurs membres, parce que, là, on n'est pas dans l'inspection, on
est dans le volet Pouvoirs
habilitants de la régie, donc, ce qui veut dire que ces associations-là, s'ils
développent des formations, que leurs
membres y vont, ça peut... vous pouvez les reconnaître et vous assurer que...
dire : Bien, ça, c'est une formation selon nos prérequis à nous, à
la régie, par rapport aux mises à niveau des compétences des gens qui
détiennent une licence de la Régie du
bâtiment. Leur association professionnelle la propose, ça pourrait être vrai
pour la Corporation des maîtres
électriciens ou la corporation des maîtres tuyauteurs où c'est la même chose,
qu'ils vont développer une formation sur mesure pour leurs propres
membres, puis, à ce moment-là, vous pouvez reconnaître cette formation-là puis
vous pouvez aussi proposer, exemple, à l'ACQ
de donner la formation dans tel domaine à tout le monde, y compris à ceux qui
ne sont pas leurs membres. C'est ça?
Mme Proulx
(Nathalie) : Oui. Bien, en
fait, c'est ça, le fameux tiers, là, c'est l'association, donc, qui développe
un programme de formation...
Mme Thériault : Qui
développe, O.K., parfait. Ça fait que je suis à la bonne place.
Mme Proulx
(Nathalie) : ...qui peut
permettre aux membres d'être exemptés des examens ou qui peut être reconnu
à
titre de formation continue, éventuellement.
Mme Thériault : Parfait.
O.K. C'est beau. C'est bon.
Mme Laforest : Il y avait un
amendement. Comment qu'on va procéder?
La Présidente (Mme Dansereau) :
On va faire voter sur l'amendement, si c'est fini.
Mme Thériault : Est-ce
que... Non, non, non, on n'a pas fini. On va poursuivre.
Présidente (Mme Dansereau) : Non, non, non, mais c'est parce
qu'elle m'a demandé comment on va procéder.
Mme Laforest : Non, mais il n'y
avait pas un amendement au 6°?
Mme Proulx
(Nathalie) : Il y avait un
amendement avec le paragraphe 7°, mais je ne sais pas dans quel ordre vous
vouliez procéder, si vous vouliez régler l'article, dans un premier temps.
Mme Thériault : Est-ce
qu'il s'insère?
Mme Proulx (Nathalie) : Bien,
il était avant celui dont on vient de parler.
Mme Thériault : Avant
celui... Envoyez donc. On va en parler.
Mme Proulx (Nathalie) : C'est
celui-là ici.
Laforest : En fait, c'est par l'insertion après le paragraphe... non,
c'est : 4.1° par le remplacement du paragraphe 7° par le
suivant. Est-ce qu'on le lit?
Mme Thériault : Ne bougez pas. Est-ce que ça veut
dire que notre paragraphe 7° qu'on a ici ne sera plus bon du tout?
Mme Proulx
(Nathalie) : C'est le...
L'amendement, c'est que, dans le fond, on vient, après le paragraphe 4° du
projet de loi, on vient introduire un 4.1°, qui, lui, va remplacer le
paragraphe 7° de l'article 185.
Mme Thériault : Il ne faut pas que je vous perde,
là, Me Proulx, là. Vous allez boire beaucoup d'eau sinon. 185, on l'a-tu
là-dedans? Je vais vous demander de me le lire, ça va aller plus vite que si
j'essaie de le trouver.
Une voix : 185.7° en ce
moment?
Mme Thériault : Puis
c'est parce qu'on le fait, nous, en regardant le reste aussi. Allez-y.
Mme Laforest : Le 185.7° qui
est là, en ce moment, actuel?
Mme Laforest :
O.K. Alors : «7° exiger, dans les cas et selon les modalités qu'elle
détermine, la préparation de plans et devis et leur transmission [de] la
régie et déterminer de qui ces plans et devis sont exigibles.»
Mme Thériault : O.K. Et
là on va remplacer ça par : «Déterminer...»
Mme Laforest : Le nouveau 7°
serait de «déterminer les cas où l'entrepreneur ou le constructeur-propriétaire
doit obtenir des plans et devis avant le
début des travaux de construction ou obtenir des plans et devis finaux à la fin
des travaux, conformément à
l'article 17.4, ainsi que les autres obligations, conditions et modalités
relatives à ces plans et devis, notamment leur forme, leur contenu, leur
conservation et leur remise».
Mme Thériault : Bon! On vient d'enlever un bout de
mon sous-amendement. C'est super! Parfait. C'était dans le n° 401, vous le réintégrez.
Mme Proulx (Nathalie) : C'est
de la concordance avec 17.4, qui a été ajouté dans le projet.
Mme Thériault : O.K. C'est ça, c'est de la
concordance. Mais vous venez aussi le réintégrer, parce qu'il était dans
le n° 401, il n'avait pas été repris. O.K. C'est
beau. C'est beau pour cette portion-là d'amendement aussi.
Mme Laforest : Le 6°? On
continue?
La Présidente (Mme Dansereau) :
Oui.
Mme Laforest : 6° par
l'insertion, après le paragraphe 19.7°, des suivants :
«19.8°
déterminer les cas dans lesquels une personne physique doit obtenir un
certificat visé à l'article 86.8 afin d'exercer les fonctions d'inspecteur en bâtiment ainsi que les
conditions et les modalités que le titulaire de ce certificat doit
respecter, incluant les règles relatives à la formation continue et les normes
techniques.»
Mme Laforest : Puis là je peux
continuer? Là, on viendrait faire un amendement pour...
Mme Thériault : Vous
venez faire un amendement. O.K.
Mme Laforest : C'était par
l'ajout, après le paragraphe 19.9° introduit par le paragraphe 6°, du suivant...
Mme Thériault : C'est ensemble, là? Ça se suit-u dans le même, là? C'est ça que je veux
comprendre, sinon on va arrêter là, là.
Mme Laforest : Et là je peux
lire le 19.9°?
Mme Thériault : Non,
bien, je veux comprendre 19.8° avant.
Mme Laforest : O.K., c'est bon.
Mme Thériault : Parce que vous avez ajouté les normes techniques. Est-ce
qu'on peut m'expliquer la notion de normes
techniques et m'en donner des exemples et aussi les règles relatives à la
formation continue? Donc, ça suscite... parce que, bon, on voit qu'on a parlé de la formation continue
avec l'amendement que, finalement, on a pris, là, sur...
Mme Proulx (Nathalie) : Oui...
Mme Thériault : Oui, parce qu'on veut
s'assurer que la formation continue va être obligatoire, sinon on va rajouter
une modalité. Donc, c'est pour ça, je vous
demande de me parler de la formation continue, parce qu'il y a beaucoup de
groupes qui sont venus nous le dire aussi, O.K.?
Mme Thériault : Donc, ça répond aux demandes des groupes. Ça fait que je vais vous
faire faire comme... Je vais vous
demander de traiter les deux différents, là, la formation continue, pour
rassurer les gens qui nous écoutent, puis après ça on va parler des normes techniques avec des exemples de ce qu'est une
norme technique puis plus qu'un, que je puisse vraiment le comprendre.
Mme Proulx
(Nathalie) : Bien, je vais
vous parler en... 19.8°, dans le
fond, ça nous dit, entre autres, qu'on a le pouvoir réglementaire de déterminer les conditions et les modalités que
le titulaire d'un certificat doit respecter. Donc, il l'a, son certificat, et, par règlement, on va pouvoir
déterminer les conditions et modalités qu'il va devoir respecter. Et là on est
venus donner deux exemples, incluant les
règles relatives à la formation continue et les normes techniques. Donc, ça,
c'est le... Oui?
Mme Thériault : Vous
êtes venue nous donner deux exemples.
Mme Proulx (Nathalie) : Dans
19.8°.
Mme Thériault : Il y
a–tu d'autres exemples qui méritent d'être là?
Mme Proulx (Nathalie) : Bien,
on a mis...
Mme Thériault : Oui, et puis, dans le fond,
pourquoi avoir mis juste deux exemples s'il y a peut-être de plus vaste?
Mme Proulx (Nathalie) : C'est
sûr que c'étaient peut-être les éléments les plus importants qu'on voyait à ce
stade-là, mais il faut éviter aussi de faire des longues énumérations. C'est
pour ça que, souvent, on utilise «notamment», «incluant», tout ça, mais on voulait que les gens
qui lisent le paragraphe sachent qu'on était pour finalement
s'attarder à ces deux sujets-là, la formation continue et les normes
techniques.
normes techniques, c'est vraiment, lorsque l'inspecteur va faire son inspection,
comment il va devoir la faire, quelles
règles il va devoir respecter, quel gabarit il va devoir utiliser, tout ça.
Puis la formation continue, bien, c'est comment il va faire pour garder, finalement,
sa certification. Il va devoir respecter certaines règles qui vont toutes êtes
établies par règlement.
Donc,
c'est deux exemples, mais ce n'est pas limitatif, on a dit «incluant», donc,
pour ne pas devenir trop restrictif avec une énumération trop élaborée.
Mme Thériault : J'entends ce que vous dites. J'entends ce que vous dites.
Je ne suis pas tout à fait contre, mais n'empêche que j'accroche quand même en
me disant : Bon, formation continue, il y a... Tu sais, c'est parce que ça
pourrait être formation continue et
obligatoire. C'est pour ça, je voulais vous entendre sur la formation, parce
que ça peut être une formation continue et/ou obligatoire, O.K., quand
on parle de formation, là, parce qu'on a juste... on est venus qualifier le mot «formation» de continue, alors qu'il peut y
avoir «obligatoire», O.K.? Ça fait que c'est pour ça, je ne veux pas traiter
tout ensemble.
Mme Laforest :
En fait, il faut faire attention sur ce point-là, parce que ça a été discuté,
puis on parle aussi au niveau de la reconnaissance de la formation. Ça fait
que, là, c'est certain que... Par
contre, il y a
un point que vous apportez, formation continue... Est-ce que je peux
parler à mon équipe? J'ai peut-être...
La Présidente
(Mme Dansereau) : Vous voulez qu'on suspende quelques minutes?
Mme Laforest :
Oui, ça me fait... Oui, j'ai un questionnement, c'est intéressant.
La Présidente
(Mme Dansereau) : On va suspendre quelques minutes.
(Suspension de la séance à
12 h 35)
Présidente (Mme Dansereau) : Nous allons reprendre. Je veux juste indiquer que, quand les échanges,
là, sont respectueux, que vous n'avez
pas besoin... Il ne faut pas couper la parole des autres, etc. Ça fait que je
vous laisse aller. Je pense qu'on sauve du temps précieux. Merci. Mme la
ministre.
Mme Laforest : Bien, en fait tantôt, c'est ça...
Parce que c'est vrai que vous avez soulevé un questionnement, parce que, quand j'ai lu le paragraphe 19.8°, je voulais
continuer avec le 19.9°, parce qu'un c'est la formation continue, et
l'autre, ça touche la formation de
base. Ça fait que je ne sais pas si on pourrait lire les deux un à la suite de
l'autre. Vous allez voir que les deux sont automatiquement reliés.
Mme Thériault : Mme la Présidente, c'est parce que j'ai beau lire le 19.9°, nulle part, là, c'est
écrit «formation». On parle de frais d'inscription, d'examen, d'évaluation,
puis je ne le vois pas dans l'amendement non plus.
19.9°, c'est : «Établir les conditions et modalités de délivrance,
[...]modification [...] de renouvellement d'un certificat visé à 86.8, sa durée, [ses] droits [...] sa délivrance, sa modification, son renouvellement ainsi que les frais d'inscription, d'examen, d'évaluation qui en découlent et
déterminer dans quels cas [...] selon quelle fréquence elle perçoit ces droits
et ces frais.»
Donc,
on ne parle pas... Nulle part on comprend que c'est formation de base, parce que
ce n'est pas écrit. Mais moi, je n'étais pas sur la formation de base, ça fait
que je trouve ça vraiment intéressant. J'étais sur la formation continue puis la
formation obligatoire. Puis c'est sûr qu'on peut aller sur la formation de
base.
Vous voyez, c'était ça qui m'achalait. C'est parce qu'on est venu qualifier le mot «formation», puis je trouve ça trop
restrictif de dire que c'est juste la formation continue, alors qu'il peut y
avoir de la formation de base puis il peut y avoir de la formation complémentaire obligatoire, entre
guillemets. Ça fait que c'est pour ça que je pose la question, parce que même,
quand l'APCHQ est venue, ce que l'APCHQ nous a dit dans cette recommandation,
8, elle «recommande fortement l'adoption
de l'article 20 mettant les balises de l'obligation de la
formation continue pour les inspecteurs». Ça, c'est correct. Puis c'est
tout fait dans une optique de protection du public, O.K.? Ça fait que tout le
monde est venu nous dire : C'est important, mais les balises... Je
comprends qu'on va mettre les balises dans le règlement.
Mme Thériault : Parfait. Je
vous le donne, O.K.? Je ne ferai pas de temps là-dessus,
là. Ce n'est pas ça. C'est parce
que la formation continue, c'est une chose. La formation obligatoire, ça en est
une autre. Ça fait que c'est juste ça.
Mme Laforest : Bien, en fait, si on lit 19.9°, la première
phrase, c'est : «Établir les conditions et les modalités de
délivrance [pour la licence].» Alors, c'est ça, la formation de base, qu'on
parle. C'est déjà dans l'article 19.9°.
Mme Thériault :
Bien...
Mme Laforest : Puis comme... Mais vous, vous parlez de la
formation continue, c'est ça? Puis ça, tout ça, ça va être déterminé par
règlement par la suite.
Mme Thériault : Bien,
c'est parce que, pour moi, ce n'est pas clair que le 19.9°, c'est de la
formation...
Mme Laforest : Puis, c'est vrai, on les a entendus, les groupes,
on les a reçus également, puis c'est vraiment la demande de
tous les groupes.
Mme Thériault : Oui. Moi, je suis prête à vous donner que, dans 19.9°... mais je ne le
vois pas. Je ne le lis pas. Ça fait que, pour moi, ça peut être d'autre chose.
Ce n'est pas clair que c'est de la formation, à moins que vous me dites...
Mme Laforest : Parce que vous,
vous voudriez que ça soit écrit «formation de base»?
Mme Thériault : Bien non, non, non. C'est parce
que le 19.9°, O.K.,
pour moi, ce que je lis, c'est : «Établir les conditions et modalités de délivrance [...]
modification [...] de renouvellement d'un certificat visé...» Nulle part on ne
parle de formation là-dedans. Ce n'est pas écrit. Ça fait que, si ce
n'est pas écrit, c'est parce que je voudrais l'écrire.
Mme Laforest : Je vais laisser
la parole à M. Beaudoin.
Mme Thériault : Tu sais, c'est parce qu'on a
deux choix. C'est soit qu'on l'écrit puis qu'on le prend dans la totalité
de 19.8°,
19.9°, mais on va l'écrire, c'est de la formation. Ça, c'est une chose. Bien,
après ça, tu as la formation continue puis la formation obligatoire, la
formation de base.
Ça fait que je suis bien prête à concéder que
c'est peut-être la formation de base, mais je vais vous demander qu'on l'écrive, que c'est de la... parce que ce
n'est pas clair. Parce que, pour moi, une condition, modalité de délivrance, de
modification ou de renouvellement d'un
certificat visé, ce n'est pas nécessairement lié à la formation. Ça peut être lié à
d'autre chose, tu sais.
Mme Laforest : Sauf que le mot «conditions» permet de viser plusieurs
éléments ici, là, au niveau de la formation.
Mme Thériault : Oui, mais la loi n'est pas claire. Je vous demande juste de la
clarifier. C'est ça que je vous demande. Je vous demande juste de la
clarifier pour ne pas qu'on l'interprète.
Mme Laforest : Bien, ça, tout
va être fait par règlement.
Mme Thériault : Oui.
Non, mais c'est parce que, dans la loi, on ne voit pas que ça, c'est direct à
la formation.
Mme Laforest : Mais même pas
avec le mot «conditions» et les modalités de délivrance?
Mme Thériault : Bien
non.
Mme Laforest : Avec le mot
«conditions», on parle de formation.
Mme Thériault : Bien
non, ça peut être relié à d'autre chose. C'est ça, mon problème.
Mme Laforest : Je vais laisser
Michel...
Mme Thériault : C'est
que je ne l'interprète pas comme ça.
Mme Laforest : Moi, pour moi,
c'est très clair. Je vais laisser M. Beaudoin peut-être ajouter...
M. Beaudoin
(Michel) : La notion de
formation continue est, entre autres, établie depuis à peu près
2012 dans le cadre du projet de loi n° 35, et c'est la terminologie qui avait été
établie, dans le temps, pour s'assurer d'une concordance avec la formation et la qualification autant au niveau
des entrepreneurs, autant au niveau des professionnels. C'est de la
dénomination et c'est la qualification qu'on a établie.
Pour ce qui
est de la qualification, on a une ouverture, nous, sur le principe où la
formation, c'est comme la qualification d'un entrepreneur et éventuellement des obligations de formation. C'est
sur ce même principe là qu'on a établi qu'on garde le même principe, autant au niveau
des entrepreneurs, autant au niveau du domaine des... Et c'est de la concordance sur
l'ensemble de notre loi qui est vieillissante mais qui est quand même
intéressante.
Mme Thériault : Sauf
que...
Une voix : Mais on les a
rencontrés...
M. Beaudoin
(Michel) : Oui. Et tous les
groupes, en passant, ont été rencontrés et tous les groupes utilisent le mot
«formation continue», là, tu sais.
Mme Thériault : Oui,
oui, sauf qu'honnêtement je ne suis pas sur «formation continue», là. Ce n'est
pas ça. C'est parce que vous me dites que 19.2°, c'est la formation, puis en plus
vous m'avez ajouté «qualification». Bien, c'est parce qu'il n'est pas
M. Beaudoin (Michel) : En
concordance avec la «qualif».
Mme Thériault : Oui,
oui, je le sais.
M. Beaudoin (Michel) : C'est
Mme Thériault : Mais, dans le paragraphe, il n'y a
ni «formation» ni «qualification». Ça fait que je veux bien croire que «qualification», c'est «qualification
professionnelle». Je comprends que c'est un terme qui est usuel, mais il n'est
pas écrit dans la loi. C'est juste ça.
Ça fait que
je me dis : Bien là, c'est parce qu'on est dans le «tant qu'à», O.K.?
Honnêtement, on peut juste venir le clarifier,
puis ça n'enlève pas la question de la formation obligatoire par rapport à la
formation continue. C'est juste ça. Je demande juste une clarification,
là. Je ne change pas le fond de la loi, là.
Mme Laforest : On va suspendre.
On va essayer de trouver un mot pour vous.
Mme Thériault : O.K.?
C'est parce que je ne change pas le fond, là, je viens juste faire une belle
clarification.
La Présidente (Mme Dansereau) :
O.K. On va suspendre pour quelques minutes.
(Suspension de la séance à 12 h 46)
La Présidente (Mme Dansereau) :
Nous allons reprendre les travaux. Mme la ministre.
Mme Laforest : Oui. Alors, comme vous pouvez voir, on est allés
discuter. On a consulté vraiment les meilleurs, hein, surtout elle, qui est la légiste, puis on a tout vraiment
tourné les phrases ou ajouté... selon vos inquiétudes puis, bref,
on va laisser ça comme ça parce que
les mots «établir les conditions et les modalités de délivrance», c'est
complet. Les conditions, on parle de formation. Et aussi, par règlement,
on va justement donner plus de latitude pour les prochaines formations.
Est-ce que... On a vraiment essayé,
mais là tout est dans les paragraphes, puis on essaie de retourner et de
retourner, puis, honnêtement, c'est vraiment clair.
Mme Thériault : Bien, c'est
clair pour vous, mais ça...
Mme Laforest : Pour nous, pour
nous, oui.
Mme Thériault : Bien,
c'est ça. Pour vous, ce l'est. Pour moi, ça ne l'est pas, là.
Mme Laforest : Pour nous. Mais,
pour Me Proulx...
Mme Thériault : Mais, regardez, je ne veux pas
faire une guerre là-dessus. Moi, ce n'est pas clair. Vous le dites... Je ne veux même pas renchérir, c'est correct. Je
vous dis que, moi, ce n'est pas clair. Vous dites que c'est clair. C'est clair.
Regardez, là, je ne veux pas faire dans la sémantique, O.K.?
Mme Laforest : Bien, ça nous
donne plus de latitude avec ça, puis c'est ça, le but.
La Présidente (Mme Dansereau) :
On ne parle pas en même temps, s'il vous plaît!
Mme Thériault : Mais ça n'empêche pas que ça ne
règle pas ma question de formation continue par rapport à la formation obligatoire, la formation de base, parce
que ça pourrait être aussi de la formation d'appoint, O.K., dans l'autre
paragraphe d'avant, là, O.K.? Il y a tout ça
aussi. C'est que, là, c'est «incluant les règles relatives à la formation
continue», O.K., mais tout le reste n'est pas là. Ça fait que c'est pour
ça que je me... c'est pour ça que ça a ouvert sur le deuxième paragraphe. Là,
je ne suis pas sur les normes techniques encore.
Ça fait que je ne suis juste comme pas
convaincue. C'est... Je ne sais pas pourquoi, là, mais, pour moi, c'est la formation continue. O.K. Si vous me dites que
l'autre, O.K., ça va, c'est... bien, c'est les modalités de délivrance puis les
frais d'inscription puis d'examen, on peut
bien penser que, parce qu'il y a des examens, c'est peut-être relié avec la
formation, ça
fait que... Bon, vous ne voulez pas écrire «formation», correct, c'est beau.
Mais je vais revenir sur la première question que ça a soulevée, «formation continue». Pourquoi juste «continue», pourquoi pas d'autres? Parce que ça
peut être les règles, incluant la formation d'appoint.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Mme la ministre.
Mme Laforest : Parce que, justement,
il y en aurait...
La Présidente (Mme Dansereau) :
La parole à Mme la ministre.
Mme Laforest : Oui. En fait, justement parce que...
Pourquoi c'est formation continue, pourquoi on n'en énumère pas d'autre? Parce qu'on va le décider par règlement.
Ça fait que je pense que, là, on était, tantôt, en train d'essayer
d'énumérer toutes les formations.
Alors, avant de faire ça, justement, on va rester sur cette réglementation-là, qu'on va pouvoir amener, par
règlement, d'autres formations. C'est bien ça? Et évidemment
qu'au niveau des conditions, comme je le disais tantôt,
le mot «conditions» permet de viser plusieurs
éléments qui se retrouvent, dont la formation. Avec le mot «conditions», on
retrouve la formation.
Je sais que
ce n'est pas clair, mais je pense que je vais me fier à Me Proulx, qui est
légiste et qui a fait des efforts pour essayer de changer la
dénomination. Mais, bref...
La Présidente (Mme Dansereau) :
...la parole est à vous.
Mme Proulx
(Nathalie) : Oui, bien, effectivement, tout est... le texte de 19.9° est très large : «Établir les conditions
et les modalités de délivrance, de modification ou de renouvellement d'un certificat...» Donc, c'est sûr que, pour
établir les conditions de délivrance, comment quelqu'un va pouvoir obtenir
son certificat, à la base de ça, c'est certain que toutes les questions
relatives à la qualification de l'inspecteur, que ce soit de la formation, un
examen ou tout autre genre de conditions qui vont mesurer sa compétence,
finalement, vont faire
partie des conditions de délivrance.
Mme Thériault : Je ne veux pas mettre en cause ce que vous me dites, là, je suis prête
à le lâcher, le 19.9°, ce n'est pas ça. C'est le «continue de base». Parce que, bon, on disait : Ne
dites pas «de base», là, dites la formation... peu importe, là, O.K.? Honnêtement, je comprends, je vais me fier, mais vous savez
comme moi qu'il y a des articles qui ont été oubliés, il y en a qui ont été enlevés, ça fait que c'est
comme... Je ne remets pas en cause vos compétences, là, Me Proulx, là, pas du
tout, du tout, pas du tout. Sauf que je me
dis : Bien, quelque part, «incluant les règles relatives à la formation
continue»... Puis ce qui me chicote,
c'est qu'on a défini... on définit la formation juste avec «continue», alors
qu'on sait tous qu'il y a
d'autres règles. Puis je le comprends, que le certificat... Si, pour vous, le
certificat, c'est de base, bien, «continue», ce n'est pas de la formation d'appoint puis ce n'est pas de la complémentaire
non plus. Pour aller chercher une spécialisation, exemple, bien, ce
n'est pas une formation de base, alors que le deuxième, c'est de la formation
de base.
Si je vous
donne la formation de base, je vous dis : O.K., vous connaissez votre
jargon, ça ressemble à ça, ça ressemble à ça, on va se coller au mot «certificat», O.K.?
Bon, on dit : Parfait. S'il y a des examens puis il y a
un certificat... C'est pour ça que je vous dis, je ne veux pas faire la... ce
n'est pas là-dessus que je veux faire la sémantique, là, c'est sur le
reste. C'est parce que vous avez qualifié «formation continue», le mot
«formation» par «continue».
Mme Proulx
(Nathalie) : Oui. À 19.8°, on
est venus dire les conditions et les modalités que le titulaire du certificat,
donc celui qui a déjà un
certificat, les conditions qu'il doit respecter, donc c'est pour ça qu'on est
dans un autre contexte. À 19.9°, c'est
les conditions d'obtention du certificat. Puis ce que je peux ajouter, c'est
que «formation continue», on a mis le
mot, le terme «formation continue» parce qu'on le retrouvait dans le paragraphe
relatif aux licences d'entrepreneur, qui est le paragraphe 9.1° de
l'article 185, où on nous dit : «Déterminer les obligations de
formation continue...» Donc, on voulait être
certains qu'il n'y ait aucun doute, qu'on avait le même pouvoir en matière
d'inspecteurs en bâtiment, étant
donné qu'on l'a en matière d'entrepreneurs. Puis on parle de qualification, maintenant, des inspecteurs en
bâtiment en plus de qualification des entrepreneurs. Donc, on voulait
que ce soit clair qu'on avait ce pouvoir-là.
Mme Thériault :
Attendez, là, je veux lire quelque chose.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Bon, je vous remercie.
Compte tenu de l'heure, la commission va
suspendre les travaux jusqu'à 15 heures. Merci.
(Suspension de la séance à 13 heures)
Présidente (Mme Dansereau) : À l'ordre, s'il vous plaît! La Commission
de l'aménagement du territoire reprend ses
travaux. Je demande à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir
éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.
Je vous rappelle que la
commission est réunie afin de procéder à l'étude du projet n° 16.
Lors de la suspension de nos travaux, nous
étudions, de manière simultanée, l'article 20 et l'amendement de Mme la
ministre. Mme la ministre, je vous cède la parole.
Mme Laforest : Oui. Alors, on était, en fait, sur le mot
«formation continue», on a essayé de voir comment qu'on pourrait l'améliorer, si je peux dire, ou pourquoi
voir qu'il n'était pas adéquat dans le paragraphe. On a essayé de discuter
pour savoir par quel mot qu'on pourrait le
remplacer ou qu'est-ce qu'on pourrait ajouter avec Me Proux, la légiste. Et, en
fait, ce qui a été déterminé, ce qui
a été concluant, ça a été de dire que le paragraphe en tant que tel est plus,
comment je peux dire, est plus large,
donne plus de possibilités, donc on doit le laisser tel quel. Ça fait qu'on
était rendus là, nous, parce qu'on était allé consulter dans l'autre
salle auparavant.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Mme Thériault : Oui, Mme la Présidente. Évidemment, je ne suis pas satisfaite, mais on
va continuer pareil. Mais c'est important de le dire, parce qu'on aurait
pu juste marquer «formation», puis je veux juste que les gens qui nous écoutent, qui nous suivent, là, ce qui me dérange,
c'est qu'on ait qualifié le mot «formation», qu'on ait mis «continue» à côté,
je comprends qu'il y a un contexte précis, mais je maintiens qu'il y a d'autres
sortes de formation.
Donc, juste
pour les gens qui nous suivent, il
n'y a pas de problème,
mais écoutez, à un certain moment donné, je pense que, pour le bon déroulement de nos travaux,
c'est correct si les gens ont bien compris les deux explications. J'espère
juste qu'on va bien comprendre aussi lorsqu'on aura terminé avec la loi.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
La Présidente (Mme Dansereau) :
Bien, les deux, c'est simultané.
Mme Thériault : Oui, parce que, dans notre mode de fonctionnement qu'on avait décidé, Mme la
Présidente, c'est que, là, pour le moment... ce qu'il y avait dans le projet de loi
n° 16, on vient de passer en même temps au 19.9°. On a soulevé les questionnements. Là, ce qui reste,
c'est... dans l'amendement de la ministre, il y a deux sections qu'on n'a pas
vues du tout, du tout, le début et la fin.
Puis, après ça, je vais vous demander, Mme la Présidente, je vais le dire tout
de suite, je vais juste peut-être
demander une petite, courte suspension, parce que moi, j'avais préparé un
amendement puis je veux juste
m'assurer qu'on a... au fur et à mesure que la ministre aura introduit des
choses dans son amendement, on a pris
soin d'enlever dans notre amendement pour ne pas être redondant, pour ne pas
répéter, mais, pour être bien sûre qu'on n'ait pas rien oublié, il se pourrait que je dépose un sous-amendement à
l'amendement de Mme la ministre, mais je veux juste être bien sûre, O.K.? Donc, je vous le dis tout de suite, je vais
demander une petite suspension, pas une demi-heure, là, ne soyez pas
inquiète. Donc, on peut aller avec le 9.10°, si vous voulez, puis on reviendra
après avec l'intro.
Mme Laforest : O.K.
Alors : «19.10° constituer un registre public des principaux problèmes
constatés par les inspecteurs en bâtiment
certifiés dans l'exercice de leurs fonctions et en déterminer la forme, la
teneur et les autres modalités.»
Mme Laforest : Oui, hein?
Mme Thériault : Ça,
j'aime ça.
Mme Laforest : Oui. Ça, c'est
très...
Mme Thériault : Ça, j'aime vraiment ça. C'est
directement inspiré de ce qu'on nous a recommandé avec la construction
de garantie résidentielle et l'amendement qu'on avait déposé. Ah! c'est
vraiment bon. Ne bougez pas : «Constituer
un registre public des principaux problèmes constatés par les inspecteurs en
bâtiment [...] dans l'exercice de leurs foncions et en déterminer la forme,
la teneur et les autres modalités.»
J'ai juste un questionnement, parce que, là,
vous avez écrit «constatés par les inspecteurs en bâtiment certifiés». Est-ce qu'on n'aurait pas été mieux de
dire «les principaux problèmes constatés lors des inspections»? Parce
qu'il pourrait y avoir quelqu'un
peut-être qui va constater quelque chose, qui ne sera pas nécessairement un
inspecteur en bâtiment certifié. Parce
qu'il m'apparaît juste que, si, au lieu d'utiliser le terme, O.K., «constatés»,
le terme «par les inspecteurs en bâtiment certifiés», O.K., si on utilisait, exemple, «les principaux problèmes
constatés lors des inspections». Parce que c'est juste que «lors des inspections» est beaucoup plus
vaste, et ce n'est pas nécessairement un inspecteur en bâtiment qui peut le
voir, ça peut découler d'autres choses et pas nécessairement dans l'exercice
des fonctions. Donc, ça permettrait d'être peut-être un peu plus inclusif et moins limitatif. J'aimerais savoir ce
qu'on pense de cette possibilité-là, que je donne... de l'autre côté.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Allez-y.
Mme Laforest :
Oui. Moi, ma position en fait, c'est que, si on le lit : «Constituer un
registre public des principaux problèmes
constatés par les inspecteurs en bâtiment certifiés dans l'exercice de leurs
fonctions», la volonté de cet ajout-là, c'était justement de dire que... on a
décidé hier d'avoir un registre public des inspections qui vont avoir lieu.
Mais, s'il y a des inspections qui
ont lieu, puis on a décidé de tenir un registre public, le registre public,
automatiquement, sera... comment je
pourrais dire? Dans le registre public, on va trouver tous les résultats des
inspections et toutes les problématiques que les inspecteurs ont trouvées lors des inspections. Alors, si on dit
«dans l'exercice de leurs fonctions», bien, c'est évidemment relié aux inspecteurs, tandis que, si on dit «lors
des inspections», là ça veut dire que quelqu'un arrive, peu importe sa fonction
ou son titre, fait... passe comme ça, ou un inspecteur en... là on va comme
élargir, ça va être trop large.
Ça fait que
c'est vraiment le registre qui est directement relié avec les inspecteurs pour
les problématiques que les inspecteurs vont rencontrer lors des
inspections de bâtiment.
Mme Thériault : C'est juste parce que j'imagine
qu'il va y avoir plus que juste des inspecteurs comme tels. Donc, c'est pour ça
qu'il y a peut-être une... Tu sais, je comprends, là, tu sais, «les inspecteurs
en bâtiment certifiés dans l'exercice
de leurs fonctions», ça, je comprends que vous voulez baliser, je n'ai pas de
problème. Ce n'est pas là. C'est parce qu'il
y a peut-être d'autres problématiques qui pourraient être identifiées non pas
nécessairement par les inspecteurs en bâtiment
certifiés, c'est juste ça que je veux dire. C'est parce qu'on peut-être couvrir
un peu plus large par rapport à certaines autres problématiques.
Exemple... je
vais vous donner un exemple, là, O.K.? Ce matin, on parle du radon. Bon, le
radon, on sait qu'il y a certaines
zones où il y a plus de radon, que ce n'est pas nécessairement n'importe
où, le radon. Donc, ce n'est pas nécessairement l'inspecteur
en bâtiment certifié dans l'exercice de ses fonctions.
C'est
parce que, là, vous allez même jusqu'à dire «dans l'exercice de ses fonctions».
Mais peut-être que c'est un problème qui n'aura pas été constaté lors d'une
inspection préachat, exemple. C'est parce que je trouve juste que vous limitez beaucoup, puis je suis surprise de voir qu'il est si limité
que ça, parce que vous mettez «dans l'exercice de ses fonctions», alors que, dans les faits, c'est qu'il peut avoir des
personnes qui vont inspecter dans d'autres types, exemple, je ne sais
pas, moi, je vais vous dire ça comme ça, là, les inspecteurs qui travaillent
pour les garanties des maisons neuves, mettons,
bien, ce n'est pas des inspecteurs certifiés nécessairement au sens qu'on
l'entend pour la présente loi, mais ces personnes-là auraient été en
mesure de signaler beaucoup plus rapidement la problématique de pyrrhotite,
notamment, exemple, comme par exemple. Parce que je fais... Moi, je suis plus
englobante, là. C'est juste ça.
Mme Laforest :
Bien, en fait, c'est le même amendement que... C'est le même texte de 86.14
qu'on a adopté dans l'amendement.
Puis le but de ça était justement... La problématique qu'on a soulevée, c'est
qu'on disait que ce n'était pas normal
qu'il n'y ait pas de registre, justement, avec la formation d'inspecteur qu'on
disait que, maintenant, les inspecteurs allaient être formés. Le registre était associé aux inspecteurs.
Maintenant, si... Je ne crois pas que ce serait... Je ne pense pas que
la qualité serait aussi bonne si on dit que les... autres que les inspecteurs
également pourraient noter dans le registre des
défectuosités, par exemple, qu'ils ont rencontré durant les inspections. Ça
fait que je ne suis pas sûre que, là, on ne peut pas... C'est vraiment relié à l'inspecteur en tant que tel. Le registre
est pour les inspecteurs. Moi, c'est comme ça. Je le lis très bien, là.
Mme Thériault : On n'est pas à la bonne
place. Ce n'est pas l'objet de... Mme la ministre, regardez, là, on dit les «principaux problèmes constatés par
les inspecteurs en bâtiment certifiés dans l'exercice de leurs fonctions».
Déjà, «dans l'exercice de leurs
fonctions», ça veut dire que, si tu es payé pour un travail puis que tu
constates quelque chose, tu le déclares. Si tu n'es pas payé, tu le fais chez
ton chum, tu ne le déclares pas, tu sais. Ça fait que, «dans l'exercice de
leurs fonctions», je pense que c'est encore plus limitatif.
Comprenez-vous?
Mme Thériault : O.K. Non, mais c'est correct.
Mme Laforest : Je
comprends.
Mme Laforest : Je
comprends votre point de vue, mais je ne le partage pas.
Mme Thériault : O.K. C'est correct. Mais moi, je trouve juste qu'à
partir du moment où on dit que c'est dans l'exercice de leurs fonctions, on
vient de dire que tout ce qu'ils ont constaté à l'extérieur de leurs fonctions
ou de leur mandant, ils ne peuvent pas le verser. C'est comme si... parce qu'on
dit «dans l'exercice de leurs fonctions».
Mme Laforest : Et
l'avez-vous relu, le...
Mme Laforest :
...le texte 86.14? Parce que si... Juste prendre le temps de le relire,
l'amendement, le remplacement de...
Mme Thériault : Peut-être qu'il a été mal fait. Honnêtement, peut-être
qu'il a été mal fait aussi, là, tu sais. Là, le questionnement
ne se posait pas.
Mme Thériault : Oui. Non, bien... Non.
Bien, je ne dis pas que... O.K. Ce n'est pas ça que je veux dire. Le degré de
fatigue, à un certain moment donné, fait qu'il y a des affaires que tu ne vois
pas. Le lendemain, il y a d'autres affaires que tu vas
voir.
Mme Laforest :
Donc là, vous ne le voyez pas. C'est ça?
Mme Thériault : Non. C'est que, quand on
l'a fait là, là, O.K., moi, ça ne m'a pas sauté aux yeux, «dans l'exercice de leurs fonctions». Là, je le regarde puis je me dis : Pourquoi
«dans l'exercice de leurs fonctions»?
Mme Laforest :
Bien, moi... Si je peux donner comme exemple... Si je comprends bien, vous
dites que quelqu'un qui est formé inspecteur, un exemple, puis il arrive en
quelque part, il voit une défectuosité, il faudrait qu'il note la... qu'il a vue durant... pendant la période qu'il n'est pas en fonction?
Mme Thériault : Non, ce n'est pas ça que je
veux dire. C'est que mettons que tu as un mandat. Tu t'en vas à quelque part, tu as un mandat. Tu es payé
pour, tu as un mandat. O.K.? Je m'en vais faire une inspection. Parfait. Là.,
O.K., je suis là, je fais le mandat.
C'est beau. Qu'est-ce que je vois? Parce que je fais un mandat, donc je suis en
fonction, je suis obligé de le déclarer. O.K., quand tu lis l'article,
c'est comme ça.
Mais ça se pourrait, mettons, que,
la fin de semaine d'après, tu t'en vas chez ton ami puis tu es inspecteur en bâtiment, tu connais ça, puis ton ami dit :
Aie! Veux-tu checker quelque chose? Regarde, j'ai ça, na, na, na. Ou veux-tu... tu sais? Mais il n'a pas de mandat. Il n'est pas payé. Il n'est pas en
fonction. Il fait ça sur son temps. Il fait ça en dehors de ses heures.
C'est parce que vous...
Puis
peut-être juste... J'aurais besoin d'un éclairage juridique, Mme
la ministre. Si je peux avoir un éclairage juridique,
si on enlève «dans l'exercice de leurs
fonctions», est-ce que ça limite quelque chose? Est-ce que ça nuit à
l'amendement qui est là? Parce que
moi, j'ai juste peur que ça soit très limitatif. Puis toutes les discussions
qu'on a eues concernant les autres amendements,
on se faisait dire : Non, vous êtes trop restrictives ou bien, là, vous
êtes trop large. Mais là je pense qu'on est encore plus restrictives, parce que, quand on le lit dans son
ensemble, O.K., on dit, un, c'est dans l'exercice de leurs fonctions, puis, en plus de ça, il faut que tu
sois inspecteur en bâtiment
certifié, alors qu'il y a d'autres types d'inspecteurs qui ne sont pas nécessairement certifiés parce
qu'ils ne sont pas dans l'inspection préachat, mettons, si c'est ça
que vous encadrez.
La Présidente (Mme Dansereau) :
Me Proulx.
Mme Proulx (Nathalie) : Oui.
«Dans l'exercice de leurs fonctions», c'est quand même large. 86.8, qui a déjà été accepté par l'article 6 du projet de loi, on dit : «Une personne physique doit, dans les cas,
[...]conditions et selon les modalités
déterminés par règlement de la régie, obtenir de celle-ci un certificat
afin d'exercer les fonctions d'inspecteur en bâtiment.» Donc, pour tout
élément pour lesquels on a besoin d'un certificat, l'inspecteur, dans le fond, c'est
ça, ses fonctions. C'est que tout ce qu'il
va faire qui est une tâche qui, selon le règlement, va exiger un
certificat, ça, ça va être dans l'exercice de ses fonctions. S'il va chez son
ami une fin de semaine puis qu'il fait de l'inspection en bâtiment, dans le fond, pour faire de l'inspection
en bâtiment, si, selon le règlement, de faire ce type d'inspection là, parce que, je
ne sais pas, lui, c'est une maison
unifamiliale, ça prend un certificat, bien, il va être quand même
dans l'exercice de ses fonctions d'inspecteur, parce que c'est une tâche réservée. C'est comme un avocat qui donne un
conseil juridique à un ami, il est quand
même soumis à sa responsabilité
professionnelle.
Mme Thériault : Je n'embrasse pas ce que vous me dites comme argument, parce qu'honnêtement on peut avoir des fonctions
puis on peut ne pas les exercer aussi. Ça fait que c'est... «En fonction» c'est
être en fonction aussi, puis tu n'es pas nécessairement en
fonction 24 sur 24. La ministre est en fonction 24 sur 24, oui. Les
députés, ils sont en fonction 24 sur
24. En tout cas, ne dites jamais à votre premier ministre que vous n'êtes pas 24 sur 24, comme moi, je ne dirai jamais à
ma population que je ne suis pas disponible 24 sur 24, O.K.? Pour de vrai,
techniquement, logiquement... Parce que
c'est une fonction qu'on va exercer pour les quatre prochaines années. Nous, on
est en fonction 24 sur 24. Il y
a certaines personnes
qui sont d'urgence en fonction 24 sur 24. Mais ce n'est pas vrai que,
quand tu sors de ton bureau, que tu es en fonction encore la plupart du
temps.
Ça fait que
c'est pour ça que je dis : Moi, à mon esprit à moi, «en fonction», c'est
dans le cadre de l'exercice de tes fonctions.
Donc, ça devient plus limitatif. Puis, puisque, dans mon livre, bien, le législateur
ne parle jamais pour ne rien dire, bien, celle-là, je trouve juste... Puis c'est parce que je ne l'ai
pas vu avant, parce que je ne l'aurais probablement même pas
écrit comme ça, à part de ça, tu sais. Ça fait que, tu sais, «dans l'exercice
de ses fonctions», peut-être qu'on aurait dit : Non, non, non, parce
qu'on trouve que c'est trop restrictif. Mais là je le vois, ça fait que
c'est... c'est ça. Parce que, là, on le limite dans
l'exercice de ses fonctions, puis, en plus de ça, il faut qu'il soit inspecteur
en bâtiment certifié, ça fait que... Alors,
c'est pour ça que je me disais : Bien, ça, c'est encore plus pointu que si
on disait «les principaux problèmes constatés lors des inspections».
«Lors des inspections», «principaux problèmes constatés», ça va partout, ça en
mène plus large.
Présidente (Mme Dansereau) : Est-ce qu'il y a d'autres
interventions? C'est beau?
Mme Thériault :
Je pense que les gens ont bien entendu ce que j'ai dit. Puis savez-vous la
beauté de la chose, Mme la Présidente? C'est que, quand on dit les choses comme ça dans
le micro, là, à un certain moment donné, il va se passer quelque
chose. Moi, j'ai une mémoire phénoménale, particulièrement sur ce que je dis,
c'est impressionnant. Donc, c'est évident qu'à un moment donné il y aura
quelqu'un qui demandera une précision ou peut-être, dans un certain
nombre d'années, on va rouvrir la loi pour apporter cette modification-là, puis
ça va me sonner une cloche. On le rappellera.
Mme Laforest :
J'ai peut-être... Moi, c'est un petit peu de la manière que je voyais ça aussi.
M. Beaudoin apporte un point de vue, parce qu'en fait il va falloir
faire attention, parce que, là, on rentre dans le côté de la dénonciation. Si, admettons, comme on dit, on voit une... Je suis
inspecteur, je vais chez une amie, je vois une défectuosité, par exemple, puis là, à ce moment-là, je me sers de ça, je l'inscris
dans le registre, comme l'article le dit si bien, à ce moment-là, je ne peux
pas me servir de ce que j'ai vu chez quelqu'un pour mettre ça dans le registre.
En fait, il y a une question de... Comme on
dit, là, c'est une dénonciation. On ne peut pas se servir de ça. Il y a quand
même un côté confidentiel. On ne peut pas dire : Moi, j'ai vu ça a tel endroit, puis là je vais le mettre
dans le registre, mais la personne n'est même pas au courant. Est-ce que
c'est... oui, est-ce que c'est professionnel, est-ce que...
Mme Thériault :
C'est un registre des principaux problèmes, pas des adresses.
Mme Laforest : Oui, mais quand même. Quand même. Quand même. À
ce moment-là, si je pense que l'inspecteur est bien formé, ce qui va arriver,
là, si l'inspecteur est bien formé, il va sûrement dire : Bien, moi, je
pense qu'on devrait peut-être aller rendre visite ou demander une
vérification à tel endroit, tu sais. Normalement... Je ne le sais pas, là.
Mme Thériault : Moi, je comprends qu'il n'y a pas de place pour
l'aménagement, mais je fais juste dire qu'une bonne fois quand vous viendrez
clarifier, préciser dans la loi, peut-être dans quelques années, et que je serai encore là,
bien, je pourrai toujours
bien dire : Bien, je vous l'avais dit qu'à l'époque il fallait clarifier,
parce qu'il y a du monde qui vont vous challenger là-dessus,
ça, c'est sûr.
Mme Laforest :
Oui, mais pourquoi il a été accepté auparavant, l'article...
Mme Thériault :
Parce que je ne l'ai pas vu.
Mme Thériault : Parce que c'est
comme ça. Les légistes de votre côté, Mme
la ministre, avec tout le respect que
je leur dois, il y a des affaires qu'ils m'ont fait mettre dans le n° 401, qu'ils avaient retiré puis qu'ils remettent. Bien, parce
qu'ils n'avaient pas vu, parce qu'ils n'avaient pas vu la conséquence. Puis il
y a des affaires qu'ils font... qu'ils corrigent
là, là, parce qu'ils ne l'avaient pas vu avant. Pourtant, j'ai eu le temps de
passer avec eux dans la loi de la Régie du bâtiment quand on a donné suite aux recommandations de la commission
Charbonneau. Ça fait que la plupart de ce que vous avez fait dans le
tant qu'à, j'aurais pu le faire avec les recommandations de la commission
Charbonneau.
Donc,
c'est pour ça que je dis que moi, je pense que ça demande juste plus une
clarification, parce que je pense que le législateur ne parle pas pour ne rien
dire puis que chaque mot est important. Puis, dans ce cas-ci, quand on regarde
les mots, bien, je vois juste qu'on est très
restrictif. Puis, à un moment donné, peut-être que vous allez demander
vous-même une clarification, mais je m'en souviendrai.
Mme Laforest :
Bien, regardez ce qu'on peut faire. Quand on dit qu'on va former les
inspecteurs, puis on va le faire par
règlement, dans le règlement, ce qu'on pourrait faire, je vous le dis, vous
m'entendez bien, c'est que, dans la formation
de l'inspecteur, on va pouvoir spécifier que, si les inspecteurs s'aperçoivent
de défectuosités majeures à quelque part, ils sont en droit de notifier
cette défectuosité-là. Sauf que ça, ça va se faire par règlement.
Mme Thériault :
Là, vous allez me trouver pas fine. Non, mais c'est correct, je... Non.
Mme Laforest :
Vous êtes toujours gentille.
Mme Thériault :
Ha! je pense que je vais l'encadrer, celle-là.
Mme Laforest :
Oui, oui.
Mme Thériault : Là, on va faire la Zone AssNat avec des petits coeurs en
plus de ça. Non, mais, O.K., j'entends. On fait du chemin. C'est bon, pas de problème. J'aurais aimé mieux le
voir écrit dans la loi, là, mais je comprends que vous prenez
l'engagement formel de le mettre dans le règlement.
Mme Laforest :
Puis, mieux que ça...
Mme Thériault : Parce que, normalement, la loi
vient vous dire qu'est-ce que vous devez mettre dans le règlement, bon.
Mme Laforest : Oui.
Puis la formation de l'inspecteur, par obligation, puis c'est ce qu'on me dit,
on va pouvoir dire que l'inspecteur doit justement, s'il prend
conscience qu'il y a...
Mme Thériault :
Doit ou peut?
Mme Laforest :
Oui, c'est vrai, je l'ai dit, doit, s'il voit des défectuosités. Puis ça, ça va
se décider dans la formation de l'inspecteur, par règlement.
Mme Thériault : O.K. C'est beau. C'est beau, Mme la Présidente. Je suis
satisfaite de l'aménagement de la ministre. Je l'en remercie d'ailleurs.
Présidente (Mme Dansereau) : Donc, je répète, est-ce qu'il y a
d'autres informations, comme on l'étudie de façon simultanée, sur
l'amendement ou l'article 20?
Mme Thériault :
Dans l'amendement, le début, l'insertion du 0.1.1° n'a pas été faite, pour
commencer. Puis, après ça, on a juste... à
«la formation continue et les normes techniques», je vous avais dit qu'on
reviendrait sur les normes techniques, mais on n'a pas fait la
discussion.
Mme Laforest :
Mais j'aimerais juste revenir à un petit point tantôt, parce que, là, je l'ai
ici, au paragraphe 19.8°, puis
ça répond bien à toute notre interrogation qu'on avait : «19.8° Déterminer
les cas dans lesquels une personne physique doit obtenir un certificat visé à l'article 86.8 afin d'exercer les
fonctions d'inspecteur en bâtiment ainsi que les conditions et les modalités que le titulaire de ce certificat
devra respecter, incluant les règles relatives à la formation continue et les
normes techniques.»
Alors, il y a un
devoir de respect ici dans ses fonctions, qui est indiqué dans le
paragraphe 19.8°.
Mme Thériault :
Me Proulx est excellente.
Mme Thériault :
Me Proulx est excellente.
Mme Laforest :
La ministre aussi.
Mme Thériault :
Et la ministre suit bien les conseils de sa juriste, donc elle est très bonne,
elle aussi.
Mme Thériault :
Je vous l'ai dit, moi, je pense qu'il faut que vous restiez là quatre ans.
Mme Laforest :
Mais vous n'avez pas une juriste? Marie-Claude, tu fais les deux.
Mme Thériault : Ah! moi, là, Marie-Claude, là, c'est ma découverte. C'est
ma découverte. Beaucoup de plaisir.
La Présidente
(Mme Dansereau) : ...
Mme Thériault : Oui, excusez-moi, oui. Ma collègue la députée de
Vaudreuil. Excusez-moi. Aïe! Même moi, ça m'arrive, Mme la Présidente. Mais ça, c'est bon signe dans ce temps-là,
hein, vous savez, c'est parce qu'il y a une bonne entente. O.K.
Donc,
à ce moment-là, est-ce que vous voulez aller avec l'insertion du début de votre
amendement, puis on reviendra sur les normes techniques après?
Mme Thériault : Oui. Non, mais c'est parce que juste dans votre
amendement que vous avez déposé, c'est parce qu'on a lu les amendements en parallèle avec chaque
article qui était
déjà là. Donc, vous avez introduit la fin parce que c'est un paragraphe supplémentaire que vous
faisiez, mais le début n'a pas été introduit pour qu'on puisse en parler et
vider la discussion. Puis après ça la
seule chose qui restera à faire, c'est vider le mot «normes techniques», puis
je vais demander une petite suspension pour être capable de voir s'il nous
reste encore des choses qu'on voudrait discuter avec vous, voir... Parce qu'on
peut le déposer en sous-amendement, mais on pourrait en faire la discussion et
voir si on le fait en sous-amendement.
Mme Laforest :
O.K. Alors, l'article 20 : Modifier l'article 20 du projet de
loi :
1° par l'insertion,
avant le paragraphe 1°, du suivant :
0.1° par l'insertion,
après le paragraphe 0.1, du suivant :
«0.1.1° déterminer
les cas où un organisme public ou une catégorie d'organismes publics peut
exercer les fonctions d'entrepreneur, ainsi que les conditions et les
modalités à respecter.»
Mme Thériault :
Ça, c'est la discussion qu'on avait eue concernant les municipalités, là, où on
parlait des personnes liées intéressées et toute cette discussion-là. Donc,
c'est ça qui revient ici. C'est ça? Parce que déterminer les cas, vous
allez faire ça dans le règlement aussi?
Mme Laforest : C'est parce que
c'est relié à l'article 47. Peux-tu, me le donner, Nathalie, s'il vous
plaît?
Mme Laforest : O.K. Alors, je
peux lire l'article 47, oui?
«Un organisme
public, au sens de la
Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et
sur la protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1), ne
peut exercer les fonctions d'entrepreneur.
«Le présent
article ne s'applique pas à la
Société québécoise des infrastructures, à la Société d'énergie de la Baie James, à une société d'économie mixte
constituée conformément à la
Loi sur les sociétés d'économie mixte dans le
secteur municipal (chapitre S-25.01) et à tout autre organisme public déterminé
par règlement de la régie.
«Le règlement — mentionné au deuxième
alinéa — détermine
les cas où un organisme public ou une catégorie d'organisme public peut exercer
les fonctions d'entrepreneur, ainsi que les conditions et les modalités à
respecter. Ce règlement [devra] tenir compte des impacts d'une telle mesure sur
les entrepreneurs.»
Mme Thériault : C'est
l'amendement qu'on a fait.
Mme Laforest : Ça, c'est
l'amendement qu'on a fait.
Mme Thériault : O.K.
Parfait.
Mme Laforest :
4.1, c'est bon? Alors, cette première modification-là qui a été proposée par le
sous-amendement consiste à remplacer
le numéro d'article introduisant l'amendement afin que celui-ci soit 4.1 plutôt
que 3.1, et ce, afin de respecter l'ordre du projet de loi.
Mme Thériault : C'est
beau.
Mme Laforest : C'est bon.
Mme Thériault : Oui,
c'est bon. Ça va sur l'introduction. Donc, il manque juste les normes
techniques.
Mme Laforest : C'est bon?
Mme Thériault : Non. Bien non, parce que je
disais... relative à la formation continue, ça va, on a vidé la question,
mais les normes techniques. Qu'est-ce qu'une
norme technique? Qu'est-ce ça contient? Rafraîchissez-moi la mémoire, là.
C'est quoi une norme technique? Ou il y a-tu différents types de catégorie?
Mme Proulx (Nathalie) : En
fait, les normes techniques, ça va être tout ce que l'inspecteur devra faire
quand il fait son inspection, qu'est-ce qu'il va devoir regarder. C'est sûr que
tout ça reste à être établi par règlement. Mais qu'est-ce qu'il devra regarder, par exemple, la charpente, le toit, tous
les éléments qu'il devra regarder, les gabarits qu'il devra utiliser, la
forme de rapport qu'il devra utiliser. Donc, tout ce qui entoure vraiment...
Mme Proulx
(Nathalie) : Bien, les
normes techniques, ça va être là-dedans, dans le fond. C'est qu'on dit :
Ça, c'est des conditions et des modalités que le titulaire de ce
certificat doit respecter. Donc, oui, par exemple, on lui donne un certificat parce qu'il a la formation, il
respecte toutes les conditions. Mais par la suite, quand il va faire son
inspection, c'est vraiment comment il va faire son inspection de a à z,
de la première rencontre jusqu'au rapport final.
Mme Thériault : Ça va quasiment jusqu'au :
Bonjour! Comment allez-vous? Je me présente. Puis il va décliner son titre.
Non, c'est une farce, là. Mais, tu sais, c'est ce qu'il va avoir à poser, c'est
l'inspection en 52 étapes, exemple. Je
vais prendre un exemple simple pour que les gens, pour que les personnes
comprennent. Quand tu vas porter ta voiture chez le concessionnaire
automobile, habituellement, le concessionnaire automobile, il y a une
inspection en 52 étapes. Puis il va
cocher : j'ai fait ça, j'ai fait ça, j'ai fait mon changement d'huile,
j'ai fait ça, j'ai fait ça, j'ai buriné ci... bien, pas buriné, mais j'ai graissé, j'ai changé, c'est ça.
Tu as l'obligation d'écrire que tu marques... que tu as changé telle pièce, que
tu as travaillé tant d'heures dessus puis que tu charges tant de l'heure, etc.
Donc, c'est... ça, vous êtes en train de me dire que, dans les normes techniques ainsi que de la manière dont
l'inspection va se faire, parce que ça va être les normes techniques qui vont avoir dit... on va
comme même avoir jusqu'au formulaire qui va dire... C'est l'inspection en
52 points, entre guillemets, pour une inspection de maison.
vous allez même plus loin, vous dites... Parce que, quand vous parlez de
gabarit, O.K., dans nos normes techniques,
là, on ne parle pas juste du formulaire, là, vous parlez du gabarit. Ça fait
que ça pourrait même être, exemple, l'inspection de telle affaire avec
tel outil. Ça pourrait aller jusque-là, exemple, pour l'humidité, parce que
l'humidité, tu ne la vois pas sur les murs,
alors que tu as un appareil qui coûte 100 $, que tu as juste à le mettre
dessus, puis tu le sais. Même si le
mur a été refait puis que c'est peinturé, tu es capable de voir qu'il y a de
l'humidité à l'intérieur de ça, que le taux,
il est anormalement élevé. Donc, ça pourrait déceler soit qu'il y a eu une
inondation, soit qu'il y a eu un dégât d'eau, on ne l'a pas dit, ou soit que ça a été une maison, exemple, qui a servi
à la culture du cannabis puis que le taux d'humidité, il n'est pas bon dans la maison, mais tu ne le
sais pas parce qu'ils ont peinturé, ils ont fait une transformation — je vais essayer de parler plus
français, c'est mieux que de dire «makeover» — extrême de la maison, puis tu
achètes un citron puis tu ne le sais pas. Au
bout d'un an, tu te rends compte que... bon. Donc, ça pourrait aller à tous les
outils au complet, puis tous les gestes qu'il peut poser, jusqu'au
formulaire.
Mme Proulx (Nathalie) : Dans le fond, c'est l'inspection de a à z, comment il va devoir faire son
inspection. Puis, oui, effectivement, ça pourrait être quel procédé il doit utiliser pour faire son
inspection puis quelle forme de rapport il doit faire. Donc, c'est tout ça qui va être établi par règlement. Puis, une fois qu'il aura eu son
certificat, s'il veut le maintenir, bien, il faut qu'il respecte ça,
parce que, sinon, la régie pourrait lui suspendre ou annuler son certificat.
Mme Thériault : O.K. Puis, dans vos normes techniques, ça va être aussi
comme la ministre a dit. C'est à partir de ce moment-là, lorsqu'on va voir
qu'il y a des choses de pas correctes aussi, il va devoir dire : Bien,
telle affaire, c'est vraiment anormal.
Mme Proulx (Nathalie) : Oui. Bien, c'est sûr que, lors de l'inspection,
s'il voit un problème, mais là il va
alimenter le registre. En tout cas, tout ça va être défini par règlement,
là, comment l'information va être transmise à la régie.
Mme Thériault : O.K. Ça
va. C'est beau. Je peux demander une petite suspension, juste pour qu'on puisse
faire l'adéquation de ce qu'il nous restait, s'il vous plaît?
La Présidente
(Mme Dansereau) : On va suspendre quelques minutes.
(Suspension de la séance à
15 h 33)
Présidente (Mme Dansereau) : Nous allons reprendre... (panne
de son)... à Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault : Merci, Mme la Présidente. Mme la
Présidente, juste pour que les gens
puissent suivre ce qu'on fait, à cet article-là,
où on est rendus, la ministre avait introduit des amendements.
On a fait la discussion paragraphe
par paragraphe en regardant simultanément les amendements que la
ministre avait à apporter. Certains des amendements que la ministre a apportés, je les avais également. Donc, il y a deux
choses qui étaient dans le projet de loi n° 401 qui ont été
réintroduites par la ministre et, bien, il y a certaines choses qui n'ont pas
été réintroduites.
Donc,
d'un commun accord avec la ministre ainsi que les juristes qui
l'accompagnent... Parce que, je vais le dire pour les biens de
l'enregistrement, Mme la Présidente, c'est sûr que, si j'avais eu un briefing technique avant, on n'aurait pas travaillé
à préparer les amendements, mais, puisqu'on ne l'a pas eu, bien, ça donne qu'on
fait des amendements. Mais, parce qu'on travaille de consentement puis qu'on peut déroger un peu
de nos règles tant que ça se fait dans le respect, la bonne humeur et la
joie puis que ça permet de faire avancer les travaux, ce que j'ai proposé à
l'équipe de la ministre et à la ministre, c'est qu'on puisse avoir une
discussion avant que je fasse des sous-amendements formellement sur ses amendements.
Je pense que c'est une manière plus conviviale de
travailler puis, en même temps, ça permet d'avoir des réponses à mes questions,
Mme la Présidente, sans se mettre dans un cadre formel et de rejeter chacun des
points.
fait que ce qu'on a fait, c'est qu'il
y a un document qui est en
circulation présentement, tous les parlementaires l'ont devant eux, et c'est écrit dessus «Pour
discussion seulement», parce
qu'on pourrait très bien...
suite à une discussion d'un paragraphe, il pourrait y avoir un éclair quelque
part et qu'on dise : Bien oui, O.K., c'est correct, on devrait le réintroduire, mais on va... on pourrait changer la
manière de l'écrire et on pourrait voir une symbiose, comme on a vu avec
l'efficacité énergétique d'hier, où ça nous a même
permis de faire trois amendements, en fait, pour pouvoir régulariser et
accéder à l'efficacité énergétique, qui est importante.
Ça fait que, d'entrée
de jeu, Mme la Présidente, je vais vous dire que je pense que ça serait bien
aussi de fonctionner de la même manière, qu'on fasse chacun des... pour
discussion, chacun des paragraphes ou chacun des articles, parce que ce n'est pas nécessairement... ils ne veulent pas
tous dire la même chose. Donc, ça va nous permettre au moins de pouvoir avoir des réponses. Puis,
d'entrée de jeu, Mme la Présidente, je vous dirais que le premier amendement
que j'avais, qui était dans le n° 401, qui n'avait
pas été repris dans le n° 16, mais que la ministre a
redéposé, c'était justement de déterminer
les cas où un organisme public ou une catégorie d'organismes publics peut
exercer les fonctions d'entrepreneur
ainsi que les conditions et modalités à respecter. Donc, dans le document que
les gens ont devant eux, ça, ça n'a pas été repris, donc je passe
par-dessus.
Donc,
eux, ce qu'ils ont, c'est... toujours pour fins de discussion, on demandait
de... parce que c'était dans le projet de loi n° 401,
ça fait que je vais le lire comme si c'était un amendement, parce que la
légiste de l'autre côté, Me Proulx,
ainsi que la ministre savent exactement ce que je veux dire, parce qu'il faut
le lire parallèlement avec le projet de loi n° 401.
Présidente (Mme Dansereau) : Et, Mme la députée, juste deux
minutes pour faire une petite mise au point, comme vous parliez de convivialité, puis je sais que c'est des questions
pour des discussions, pour le document, ça fait que je vais... dans l'ordre, naturellement, puis en
respectant les gens de répondre, autant Mme la ministre ou Me Proulx. Ça va?
Toujours la parole, là, si vous échangez...
Présidente (Mme Dansereau) : O.K.? Mais, c'est sûr, il ne faut
pas interrompre les autres, puis avec respect, puis ça, je n'en doute
pas, que...
Mme Laforest :
Non, aucun problème.
La Présidente
(Mme Dansereau) : Merci.
Mme Thériault : Bon, donc, la première discussion que j'aimerais avoir,
c'était concernant un retrait qui a été fait ou quelque chose qu'on n'a pas pris, qui était dans le n° 401, qui dit : Par l'insertion, après le paragraphe 0.3°, des
suivants :
«0.4° déterminer les
normes concernant l'accessibilité à un bâtiment ou à un équipement destiné à
l'usage du public; et
«0.5° déterminer des
normes concernant l'efficacité énergétique d'un bâtiment.»
Donc, dans ce petit
texte-là, Mme la Présidente, vous voyez qu'on ramenait la notion de normes
d'accessibilité. Pourquoi? Parce qu'elle
était déjà là, de toute façon. Puis, honnêtement, je pense que, quand les gens
changent d'usage, ils font tous les
aménagements qui sont nécessaires, sauf que, si on l'écrit, bien, on va juste
avoir plus de chances de s'assurer que ça, ça soit fait.
Puis,
dans la deuxième petite phrase, bien, «déterminer les normes concernant
l'efficacité énergétique d'un bâtiment», bien, c'est bien évident que, pour nous, on a été capables de faire
changer «écoefficacité» pour «efficacité énergétique». Puis je pense que, pour toutes les questions de
responsabilité environnementale, en tant que législateurs, bien, de déterminer
les normes concernant l'efficacité
énergétique d'un bâtiment, ça ne peut pas faire autrement que d'ajouter notre
petite et très modeste contribution
pour faire en sorte que l'environnement se porte mieux. Donc, évidemment, je me
pose la question : Pourquoi ces articles-là ont été retirés?
Mme Laforest :
Oui. Alors, en fait, l'article 185 de l'article 16 proposé par le
projet de loi est modifié par, un, on avait dit : Par l'insertion,
après le paragraphe 0.3°, des suivants :
«0.4° déterminer des normes concernant l'accessibilité à un bâtiment ou à un équipement destiné à l'usage [...] public.»
Puis,
je me rappelle, on avait discuté longtemps, longuement hier parce qu'on disait justement
qu'on avait fait former un comité
pour savoir, avant, il y en a combien, on est en train de faire l'étude, puis
combien ça coûterait, parce qu'on avait dit, je ne sais pas si vous vous rappelez, qu'en 1983 il y en avait
pour 3 milliards de rénovations, si je peux dire, à faire.
Ça fait que ça, on l'avait rejeté.
contre, il y a un
article que vous allez être contente, puis je pense
qu'on va bien s'entendre là-dessus. Je suis très heureuse, d'ailleurs, parce que, quand on l'avait mis de côté, c'est parce qu'il nous
manquait des données, il nous manquait... En fait, on a discuté beaucoup,
il manquait quelques éléments pour amener cet article-là.
Donc,
j'aimerais ça qu'on discute du 0.5°, «déterminer des normes concernant
l'efficacité énergétique d'un bâtiment». Très heureuse parce que, oui, je suis d'accord, c'est un gros point,
c'est très essentiel, très important, puis c'est très positif d'ajouter ça. Puis ça, je pense que c'est un des
points les plus importants qu'on s'entende bien, là. C'est juste qu'au début
quand on a passé sur cette possibilité-là, tu sais, c'est quand même important,
on est...
Mme Laforest :
Non, mais les gens n'étaient pas prêts, à la Régie du bâtiment, puis ils
disaient justement qu'il fallait attendre,
c'était précipité. Maintenant, on a la confirmation d'aller de l'avant avec cet
article-là. Ça fait que ça, c'est vraiment le fun. On va pouvoir l'ajouter. Puis c'est vraiment comme vous dites,
c'est une belle responsabilité environnementale qu'on prendrait. Là, je
dois arrêter, je pense. On n'a pas... O.K. Non, mais c'est vrai.
Mme Thériault : Bon, donc, pour la bonne marche de nos travaux, nous, on
va récupérer... ce que vous nous dites, c'est correct, et on va déposer
un sous-amendement après pour votre amendement.
Mme Thériault : Donc, à ce moment-là, on va récupérer ce qui est correct,
à votre goût. Ça fait que ça, ça va pour ça.
Par contre,
je me pose la question — enlève-le pas tout de suite — juste parce que vous avez dit : À la
suite du comité. Il n'y aurait pas
moyen de peut-être mettre «à la fin du comité» ou juste... Je reviens, vous
avez... C'est tellement important, l'accessibilité, O.K.?
Puis là je me dis... Vous l'avez, le comité, O.K.? Ça fait que «déterminer les normes concernant l'accessibilité à un bâtiment
ou à un équipement destiné à l'usage [...] public», tu sais, si on ne pouvait
pas mettre, peut-être «suite aux travaux du comité» ou, tu sais,
juste... Parce que, si on le met, O.K., ce que ça va faire, c'est, si on le met, vous me dites : Il y en a un comité,
il se penche là-dessus. Parfait, pas de problème. Mais, tu sais, plutôt que «déterminer», peut-être «élaborer», tu sais,
élaborer des normes suite au travail du comité qui se penche là-dessus, tu
sais. Parce que l'accessibilité, je
pense, c'est important. Je ne vous demande pas de le faire en «fast
track», sur une voie rapide, je ne
vous demande pas de prendre l'engagement de rénover tous les bâtiments qui sont
accessibles pour le public, mais je
pense qu'il faut peut-être trouver juste une manière de l'introduire, parce
qu'il y a déjà un comité qui travaille dessus, et que... Tu sais, style, mettons «par règlement, suite aux travaux du comité, travailler
à l'élaboration d'une norme» plutôt que «déterminer», O.K., ou d'une
manière de pouvoir le faire.
Puis je vais
juste dire, en dernier, là, la seule chose que j'ajouterais peut-être, c'est
que c'est la semaine des personnes handicapées
aujourd'hui. Bien, pas aujourd'hui, cette semaine, là, c'est ça. Cette semaine,
c'est la semaine des personnes handicapées jusqu'au 7. Puis, honnêtement, je
pense que, si on trouvait le moyen de faire quelque chose comme ça, puisque la Régie du bâtiment a déjà travaillé au
niveau des normes de construction pour l'accessibilité, pour les personnes qui
sont à mobilité réduite, je pense que ce serait un beau cadeau à faire. Sans
que le cadeau ne coûte une fortune, ne vous
ruine et vous mette à la rue, mais je pense vraiment que ce serait quelque
chose, le temps qu'on va discuter des autres articles, ce que vous suggérerais,
le temps qu'on fasse les autres, voir si vos gens ne peuvent pas trouver une
manière de l'introduire correctement dans une autre manière d'être
phrasé.
Mme Laforest : O.K. En fait,
moi, ce que je peux faire, parce qu'on ne peut pas ajouter le mot «comité»
ou... on ne peut pas y aller de cette
manière-là. Par contre, je peux m'engager, moi, à dire que, quand le comité
aura terminé son étude ou aura
terminé son travail, on s'engage à vous donner les résultats. Est-ce qu'on peut
s'engager à faire ça, madame...
Mme Thériault... députée d'Anjou—Louis-Riel?
La Présidente (Mme Dansereau) :
Exact.
Mme Laforest :
Est-ce qu'on pourrait s'engager à ce que, quand le comité a terminé son étude,
il va avoir terminé les statistiques par rapport à l'accessibilité des
bâtiments, est-ce qu'on peut s'engager à ce qu'on vous donne l'information?
On peut faire ça certain?
Mme Thériault : O.K., si vous voulez le faire, c'est correct, mais j'ai peut-être une bonne porte de sortie. Quand on a
regardé l'article, là, avec les entrepreneurs, tu sais, vous m'avez posé la
question par rapport aux municipalités, puis je vous disais : Bon, on ne l'a pas, puis tout ça, vous avez rajouté
juste une petite phrase qui disait qu'il fallait voir le poids sur les
entrepreneurs, les impacts, conséquences sur les entrepreneurs. Vous l'avez
fait comme ça.
Mme Thériault : O.K., ça
fait que ce qui fait qu'on comprend tous que, s'il y a un trop gros impact...
Il faudrait peut-être juste ressortir cette phrase-là puis de voir de quelle
manière vous pouvez faire, puis qu'on pourrait peut-être écrire : Bien,
s'il n'y a pas trop... tu sais, en autant que ça ne porte pas conséquence
aux...
Mme Laforest :
Mieux que ça, moi, je m'engage à vraiment vous envoyer la lettre. Et on va même
s'en parler, on peut même faire une rencontre. Je vais vous en parler, puis,
après ça, on pourra discuter de l'impact que ça peut avoir. Puis moi, je
m'engage vraiment, là, à faire ça, là. Il n'y a aucun problème, là.
Mme Thériault :
D'accord.
Mme Laforest : Regardez-moi
dans les yeux, là.
Mme Thériault : Ah! je
vous regarde bien comme il faut dans les yeux.
Mme Laforest : Mais je pense
que c'est ça qu'il faut faire, parce que le comité travaille déjà sur ça. Non,
mais c'est vrai.
Mme Thériault : Oui.
Non, non, je vous comprends.
Mme Laforest :
Ça fait que, là, on a le comité qui va aller chercher toutes les données.
Après, quand on aura... on fera l'analyse puis on pourra regarder. Mais je suis
totalement sensible à l'Office des personnes handicapées du Québec et je suis très connectée, disons, à certaines
situations problématiques et difficiles. Mais l'important, c'est que, nous,
tout de suite, quand on a vu qu'en
1983 c'était comme ça, tu sais, on a dit tout de suite : O.K., on
oblige... on forme un comité et on doit avoir les bonnes données pour
aller de l'avant.
Mme Thériault : Je vais
juste pousser un petit peu plus loin le raisonnement. J'aime ce que j'entends,
j'aime l'engagement que vous prenez. Est-ce
que c'est possible d'avoir une idée d'un échéancier ou est-ce que vous avez
confié un mandat
précis au comité? À ce moment-là, est-ce que ça serait possible de faire
parvenir, exemple, une lettre qui confirme le contenu du mandat avec une espèce
d'échéancier? Parce qu'il est évident que, si vous me dites : Les
résultats sont dans six mois, puis les résultats sont dans trois ans, ce
n'est pas tout à fait la même chose. Ou bien vous attendez un rapport
préliminaire à x montant, x choses?
sais, je ne veux pas avoir le détail, là, ce n'est pas ça que je veux. Oui,
vous me faites un engagement, c'est beau, mais je veux quelque chose qui
perdure quelque part avec une date de début puis une date de fin comme.
Mme Laforest :
Mais, en fait, c'est dur, donner une date de début puis une date de fin à un
comité qui sont justement...
Mme Thériault :
À peu près.
Mme Laforest :
Oui, mais on ne peut pas, parce qu'avez-vous pensé, si je dis au comité :
Dépêchez-vous... C'est toujours le plus
rapide. Moi, je leur ai dit : Il faut que ce soit super-rapide. Parce
qu'il faut considérer que, quand on a dit...
c'est précipité de donner tout de suite le mandat de rendre accessible et... la
suite de l'article. Bien, déjà là, les gens étaient très sensibilisés, puis l'urgence est présente. Mais je me sens
vraiment incapable d'arriver et de mettre une date de début, une date de
fin, parce qu'il faut le faire comme il faut. Ça fait que je suis comme...
Mme Thériault :
O.K. Mais là, présentement, il y a-tu du monde qui travaille?
Mme Laforest :
Sur la...
Mme Thériault :
Là-dessus.
Mme Laforest :
Mais oui, oui. Mais c'est pour ça que moi, je m'engage à vous dire : Dès
que l'analyse va être déposée, moi, je m'engage à vous rencontrer avec
plaisir.
Mme Thériault : D'accord. Je vais le prendre. Je veux juste qu'on soit
bien conscients qu'à un moment donné il faut aussi...
Mme Laforest :
Tout à fait.
Mme Thériault : ...avoir une espèce d'idée dans le temps où est-ce qu'on
va atterrir, parce que c'est bien évident...
Mme Laforest :
Oui, puis tout le monde nous entend aussi, ça fait que ça fait très bien.
Mme Thériault :
Bien, c'est ça. Bien, c'est correct. Ça vous oblige à prendre des engagements.
O.K. Correct.
Donc,
on va préparer un sous-amendement pour les normes d'efficacité énergétique d'un
bâtiment qu'on refera après.
Dans
le cas de l'autre paragraphe : 3° par le remplacement du paragraphe 1° par
les suivants, là, je vais vous lire la série de paragraphes. Donc,
c'est :
déterminer les cas où l'entrepreneur ou le constructeur-propriétaire doit
obtenir une attestation de conformité conformément
à l'article 16, ainsi que les autres obligations, conditions et modalités
relatives à cette attestation, notamment sa forme, son contenu, sa
publication, sa [conversation] et sa remise.»
C'est la première
fois que je vois le mot «remise», puis je me suis demandée s'il y avait...
J'ouvre juste une lumière, là, parce que je
vais vous poser la question plus tard. «Sa remise», c'est la première fois que
je voyais ça. Donc, je me suis demandé d'où sortait cette notion-là. Et
après ça :
«1.1° déterminer
les cas où l'entrepreneur ou le constructeur-propriétaire doit conclure un
contrat relatif à la production d'une
attestation de conformité préalablement aux travaux de construction et fournir
une déclaration à cet effet à la régie, à une municipalité locale ou à
une municipalité régionale de comté, ainsi que les conditions et [...]
modalités à respecter.»
Là-dessus,
mon questionnement, c'est : Étant donné que, dans votre projet de loi, en
plus, vous allez confier des responsabilités
et des nouveaux pouvoirs à une MRC pour pouvoir prendre en charge une résidence
de personnes âgées, vous comprenez
bien que ça, ici, ça m'interpelle particulièrement, parce que, plus tard, on
vient leur donner une responsabilité. Donc,
à mon avis, je pense que ce serait un plus de pouvoir le garder parce que ça
vient... On parle de MRC. Donc, c'est pour ça que je vous soulève tout
de suite le deuxième questionnement.
«1.2°
prévoir un mécanisme de règlement des différends auquel un différend entre
l'entrepreneur, le constructeur-propriétaire et la personne ou
l'organisme reconnus quant à l'attestation de conformité des travaux de
construction doit être soumis.» Donc, je me
demande qu'est-ce qu'on a prévu ailleurs comme mécanisme de règlement des
différends. Et :
par le remplacement, dans le paragraphe 5°, de «au code de sécurité ainsi que
la forme et le contenu d'une telle attestation» par «conformément à
l'article 35, [soit] que les autres obligations, conditions et modalités
relatives à cette attestation, notamment sa forme, son contenu, sa publication,
sa conservation et sa remise.»
Donc là, ici, on
faisait appel au code de sécurité. Donc, ce sont quatre paragraphes que nous
aurions instaurés.
Mme Thériault : Non? Oui, c'est ça. Je vais arrêter
sur ces quatre-là où est-ce que c'est quatre sujets différents, en plus de ça. J'aurais pu les faire un par un. Puis
je ne veux pas ouvrir 12 boîtes, 12 dossiers en même temps, là. Donc, si on
peut recommencer là où on était par rapport à les cas où l'entrepreneur... au
premier alinéa.
Mme Laforest :
Oui, en fait, le paragraphe 2°, 1°, 1.1°, 1.2°, ça a déjà été rejeté. Ensuite,
le paragraphe 3°...
Mme Laforest :
Pardon? C'était une modification de concordance, puis on l'avait déjà rejeté à
l'article 2. Ça fait que ça revient à l'article 2, qu'on avait
déjà rejeté.
Mme Laforest :
Ça, ça avait été déjà discuté.
Mme Proulx (Nathalie) : L'amendement que vous avez déposé, remplacer
l'article 16 de la
Loi sur le bâtiment par trois articles, qui est
le même texte, essentiellement, que votre 1°, 1.1°, 1.2°. Ça a été rejeté le
30 mai.
Mme Thériault :
...parce que c'est de la concordance qui était ailleurs.
Mme Proulx
(Nathalie) : C'est ça. C'est ce que j'expliquais, que...
Mme Thériault : O.K. Non, mais c'est parce que c'est... Le mot qui
manquait, c'est «concordance». Parce que, là, Mme la ministre dit...
Mme Proulx
(Nathalie) : Oui, c'est vrai. J'aurais pu dire le mot «concordance».
Mme Laforest :
Aïe! Je l'ai dit, je l'ai dit, moi.
Mme Proulx
(Nathalie) : Oui, c'est vrai.
Mme Laforest :
Aïe! Je suis rendue légiste...
Mme Thériault :
Excusez, oui, oui, oui. Non, mais moi, je n'ai pas entendu...
Mme Thériault :
Non, mais c'est parce que...
La Présidente
(Mme Dansereau) : Mme la ministre, vous devez appeler le député
par son...
Mme Laforest :
Son... Oui, excusez, madame... Rousseau, Mme la Présidente.
Mme Thériault : La confusion, Mme la Présidente, la confusion, c'est
parce que la ministre nous a dit : Mais c'est parce que ça a été rejeté.
Mais c'est parce que c'est un autre
article qui a été rejeté. Ça, c'était de la
concordance. C'est comme le dernier...
Mme Laforest :
Bien, je pensais que vous parliez du paragraphe 3°.
Mme Thériault :
Bien, ça, c'est de la concordance. C'est ce que la légiste nous dit. C'est
parce que, comme... Si vous regardez le
dernier article, là, le 18, là, qu'on a lu, là, un en arrière de l'autre, là,
c'est qu'on réintroduisait beaucoup d'affaires qu'on avait vues ailleurs, puis
il y avait de la concordance dans cet article-là. Donc, ce que je vous ramène,
c'est de la concordance avec des articles
que vous avez rejetés. Mais ce n'est pas les mêmes articles. C'est de la
concordance, c'est ça?
Mme Proulx (Nathalie) : Oui. Bien, comme on a expliqué à quelques
reprises, lors de l'étude, c'est que, dans la loi, il y a des articles, plus en début de loi, qui
disent : La régie peut, par règlement, faire telle affaire. Et tout ça,
c'est repris à l'article 185, qui vient...
Mme Thériault :
C'est ça, c'est celui-là.
Mme Proulx
(Nathalie) : ...mettre dans un seul
article toute la liste des
habilitations réglementaires de la régie. Donc,
ça, c'était vraiment un
article de début de loi, qui était modifié puis que
l'amendement a été rejeté, puis on venait répéter comme dans 185.
Mme Thériault : C'est
sûr que, si on avait eu un briefing technique, on aurait su que c'étaient des
articles de concordance, hein? Ça fait que vous comprenez qu'on ne les aurait
pas déposés, hein? Bon, O.K.
Donc, on dit... Ça, c'est bon pour le 1.1°...
1.1°... le 1°, 1.1°, 1.2°. Après ça, le 4°, lui, on l'a-tu...
Mme Thériault : Le 3°,
c'est-u la même chose, Mme la légiste?
Mme Laforest :
Le 3°... C'est ça que je disais, parce que c'était la question d'une
modification de concordance... c'est ici que... avec les autres
paragraphes qui ont déjà été rejetés auparavant dans l'article 2.
Mme Proulx
(Nathalie) : ...dans le fond,
quand il était dans le projet de loi n° 401, c'était pour reprendre le même langage que le paragraphe 1°, qui est
juste en haut, là, dans votre... 1°, 1.1.1°, 1.2°, si on prend 1°, là, c'était comme la
même façon de rédiger.
Donc, étant
donné qu'on venait changer, dans le n° 401, la façon de
rédiger quand on référait à l'article 16 pour les attestations de conformité, on
avait fait une modification de concordance de vocabulaire pour le paragraphe
5°. Mais là, étant donné que le paragraphe
1°, qui était lié à l'article 16 qu'on n'avait finalement
pas modifié, n'a pas été retenu comme amendement, cette modification-là
de concordance n'est pas requise.
Mme Thériault : N'est
plus nécessaire.
Mme Proulx (Nathalie) : C'est
Mme Thériault : D'accord, parce
que c'était en concordance avec
l'autre. Parfait. Le 5°, vous ne l'avez pas, là, O.K.? Je veux
juste que les gens comprennent que j'avais...
Mme Thériault : Non, c'est ici. C'est parce que tu as changé la numérotation. Excuse-moi. J'avais
aussi : «Déterminer les cas où l'entrepreneur ou le
constructeur-propriétaire doit obtenir les plans et devis avant le début des travaux de construction ou obtenir des plans et
devis finaux à la fin des travaux, conformément à l'article 17.4...»
Vous ne l'avez pas sur votre papier parce que vous l'avez déjà
réintroduit.
Mme Proulx (Nathalie) : Dans l'amendement.
Dans l'amendement qu'on avait.
Mme Thériault : C'est
ça. Ça faisait
partie de ce qu'on avait, nous aussi, qu'on voulait revoir.
Mme Proulx (Nathalie) : Oui.
Donc, vous l'avez...
Mme Thériault : Ça fait que c'est là qu'on est capables de voir que, des fois... Vous
avez réintroduit deux amendements ou deux paragraphes...
Mme Proulx (Nathalie) : Que
vous auriez voulu réintroduire. C'est ça.
Mme Thériault : ...que j'aurais voulu avoir. Puis je comprends qu'il y en a qui ont été
rejetés parce que c'est de la
concordance. Parce que je veux juste que les gens comprennent c'est quoi, on
fait, parce que vous... Il
y a certains, vous les reprenez, vous
les mettez puis les autres, vous ne les mettez pas. Ça fait que c'est sûr que
moi, je veux savoir pourquoi vous ne les mettez pas.
Quand c'est quelque chose que c'est de la concordance,
je comprends. Quand c'est juste parce qu'on l'a poussé complètement aussi... Parce
que je veux juste savoir, parce que l'autre, il est bon.
Le suivant,
le 7.1° dans mon ancienne forme, donc pour vous, ça vous dit que c'est... Non,
ça, c'est l'ancienne version, ça, je pense.
Mme Thériault : O.K. Ça, ici, ça fait
partie des demandes pour
discussion. «7.1° — on
regardera la numérotation après si
jamais c'est bon — prévoir
dans quels cas, à quelles conditions et selon quelles modalités l'entrepreneur
ou le constructeur-propriétaire doit fournir à la régie, [ou] à une municipalité
locale ou une municipalité régionale de comté une déclaration, produite par la personne ou l'organisme reconnus qui a préparé les plans et devis, selon laquelle ils sont
conformes au Code de construction.»
Donc,
là aussi, encore une fois, on retrouve... Ça, c'était dans le n° 401, et on retrouve la notion, que j'aimerais bien porter à l'attention de Mme la ministre, de la régie... doit fournir à une régie, ou à une municipalité locale, ou une municipalité
régionale de comté. Parce que vous allez leur confier des responsabilités un
peu plus loin dans la loi. Donc, il me semble que ça peut paraître opportun de
conserver des choses qui touchent les MRC et les régies, qui, en principe, ne
devraient pas... qui avaient été retirées.
Mme Laforest :
Bien, en fait, cet article-là, si je me rappelle bien, ça concernait la
loi sur
l'aménagement du territoire, puis également
il y avait la question des attestations, puis les attestations de conformité
avaient déjà été discutées auparavant.
Ça fait que ça, au niveau des attestations, ça avait été discuté. Puis
l'aménagement du territoire, si je ne me trompe pas, ce n'est plus modifié dans
le projet de loi n° 16 parce que cette loi-là... D'ailleurs, on veut
la revoir. On est à...
Mme Thériault : Sauf que, par contre, mon questionnement, c'est... Vous
pouvez me dire : C'est dans la loi de l'aménagement du territoire. Par contre, c'est un document qu'on fournit
à la régie. Ça fait que ça doit être quelque chose qui est bon pour la régie. Si on a l'obligation de
donner quelque chose à la régie, c'est parce qu'il y a une raison pour laquelle
on donne quelque chose à la régie.
régie ne gère pas le développement du territoire. Ce sont les MRC. Donc, c'est
pour ça que je me dis : Bien là, s'il fallait donner quelque chose
à la régie, c'est... Il y a peut-être une autre réponse aussi, là.
Mme Proulx (Nathalie) : Ce paragraphe-là, 7.1°, qui était dans 185... qui est dans 185, qui
était dans le projet de loi n° 401, on l'avait proposé, nous, les légistes, parce que c'était en lien
avec une modification à la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme où on venait modifier
l'article 120 de la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, qui dit... celui
qui demande un permis de
construction, quels documents il doit fournir. Puis, entre autres, il y avait, dans cette modification de
l'article 120, une déclaration de la personne qui a préparé les plans et devis selon laquelle les
plans et devis sont conformes. Donc, étant
donné qu'on n'a pas... le projet de
loi n° 16
ne modifie pas la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, on n'a pas repris le
7.1°.
C'est
sûr que le 7.1° disait aussi «doit fournir à la régie», mais on
l'avait rajouté un peu comme en surplus, mais, à la base, c'était surtout «doit fournir à une municipalité ou à une municipalité
régionale de comté». La raison de
base pourquoi on l'avait mis, c'était celle-là.
Mme Thériault :
Est-ce que vous pouvez me dire ce qu'on a plus loin dans le projet de loi qu'on
va donner comme responsabilités à une MRC? Parce qu'on va lui donner la possibilité, à une MRC, de
pouvoir exploiter une résidence pour personnes âgées. À ce moment-là, j'imagine que... S'il y a
des rénovations à faire, on fait quoi avec? Ça va tomber sous l'égide de quelle loi? Est-ce que la régie a quelque chose à voir là-dedans? J'imagine que oui pour la surveillance des travaux.
Mais le maître d'oeuvre, ça peut être la
MRC, ça peut être la municipalité, ça peut être un office municipal d'habitation,
ça dépend où.
Mme Laforest : Bien, en fait, au niveau des résidences pour
aînés, les normes de construction vont être assujetties à la réglementation
municipale, là, c'est deux choses complètement différentes.
Mme Thériault : Oui, ça, j'en conviens, ce n'est pas ça que je vous dis.
C'est que puisque... Regardez, quand on a fait la petite modification où on
permet aux municipalités de travailler de concert avec un entrepreneur, ça
reste sous l'égide quand même quelque
part dans le giron. Puis là je me demande juste... Parce que, dans le projet de
loi, vous touchez... vous venez
permettre à une MRC, ou à une municipalité, ou à un OMH de reprendre une
résidence, alors que, présentement, elle ne peut pas le faire.
Mme Laforest :
C'est deux choses différentes, oui.
Mme Thériault : Oui, mais c'est ça, l'essence de ma question. Parce que
vous le permettez, ne devrait-on pas confier un pouvoir supplémentaire à
la régie? C'est ça, mon questionnement.
Mme Laforest :
Mais non, parce que, là, on parle de verser une subvention. C'est complètement
deux choses... Je ne comprends peut-être pas. Est-ce que c'est une question de
subvention, Nicolas? Oui? Oui, Nicolas, sous-ministre adjoint, est-ce
que... Mais je pense que c'est clair.
Mme Thériault :
On veut l'entendre. On va entendre le timbre de sa voix, c'est bon. Je fais des
farces.
La Présidente
(Mme Dansereau) : Vous présenter, s'il vous plaît.
M. Paradis
(Nicolas) : Oui, bonjour. Nicolas Paradis, sous-ministre aux
politiques au ministère des Affaires municipales et de l'Habitation.
La Présidente
(Mme Dansereau) : Est-ce qu'il y a consentement?
Des voix : Consentement.
M. Paradis
(Nicolas) : La disposition concernant l'aide possible par les
municipalités aux résidences pour personnes âgées, qui fera l'objet de l'étude détaillée un peu plus tard, ne vise
que l'élargissement d'un pouvoir d'aide financière, donc ne vient pas... ne concerne nullement les modalités
de construction, les normes de construction applicables aux résidences
de personnes âgées.
l'occurrence, l'ensemble des règles qui sont actuellement prescrites, qu'elles
le soient par un code de construction applicable,
qu'elles le soient par un règlement municipal de construction, vont demeurer
applicables. Donc, on ne change pas
les modalités à cet égard-là. Et l'ensemble de l'encadrement qui est par
ailleurs requis pour permettre la délivrance des licences, licences ou
attestations, là, pour ces résidences de personnes âgées, les normes demeurent
les mêmes.
Mme Thériault : C'est
beau. Merci. C'est clai