Culture and Education — 28 May 2019 (42nd Legislature, 1st Session)

CCE 2019-05-28

Quebec — Committees

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Culture and Education — 28 May 2019 (42nd Legislature, 1st Session)

CCE 2019-05-28

Quebec — Committees

La commission est

réunie afin de poursuivre les auditions publiques dans le cadre de la consultation

particulière du projet de loi n° 5, la Loi

modifiant la

Loi sur l'instruction publique et autres dispositions à l'égard

des services de l'éducation préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans.

Mme la

secrétaire, est-ce qu'il y a des remplacements?

Secrétaire : Non, M. le Président, il n'y a aucun remplacement

ce matin.

Le Président (M. Asselin) : Parfait. Cet

avant-midi, on va entendre la Fédération des comités de parents. Je leur souhaite la bienvenue et je les

invite à se présenter. Vous allez avoir un 10 minutes pour présenter votre

mémoire, et puis après on va débuter les échanges avec les membres de la

commission. À vous la parole.

Le gouvernement s'est

engagé à ce que les ressources financières soient au rendez-vous pour les

maternelles quatre ans. Les parents

soulignent que le financement doit également être suffisant pour les autres ressources

éducatives disponibles. Si ce n'est pas le cas, ce ne sera plus un véritable

choix pour les parents.

En conclusion, comme toujours dans le milieu de l'éducation, les besoins des

élèves doivent rester au centre de la prise de décision. Nos conditions

gagnantes essentielles à leur implantation, pour les parents, sont l'adaptation des services aux besoins, au

rythme et au développement des enfants de quatre ans, des communications

soutenues entre les parents et tous les intervenants, le déploiement de

partenariats avec les ressources disponibles dans chaque milieu, la complémentarité

des services offerts dans chaque milieu et

des campagnes d'information pour que les parents soient libres de faire un

choix éclairé qui convient aux besoins de leur enfant. Merci, M. le

Président.

Président (M. Asselin) : Merci, M. Roy. Je vous remercie

de votre contribution. On va débuter la période des échanges. La parole est au ministre

pour 16 minutes. À vous la parole.

M. Roberge : Merci bien, M. le Président. Merci à vous,

les représentants des parents. Très content de vous avoir, parce que

définitivement que, dans l'ambition du gouvernement de déployer l'offre de services, bien, on veut

offrir un choix. C'est vrai que ce

n'est pas une obligation. Il n'a jamais été dans notre intention de rendre la maternelle quatre

ans obligatoire. D'ailleurs, je suis en accord avec vos membres quand ils

s'étaient prononcés à 83 %

contre l'obligation de fréquenter la maternelle

quatre ans. Ça n'a jamais été dans nos plans, on se comprend bien. Donc, on

veut que les parents aient davantage d'options.

Donc, à ce que je comprends, vous n'êtes pas contre le choix qu'on offrirait

aux parents, qui est un réel choix, parce

qu'en ce moment il n'y a pas vraiment de choix, là, il y a de la place pour à

peu près 5 %, 6 % des parents ou, donc, des enfants, et dans

plusieurs cas, bien, c'est géographiquement inaccessible.

Cependant, je

vous demanderais d'avoir un peu plus d'information par rapport à la diffusion

de l'information, à la diffusion de la disponibilité. Est-ce que vous êtes d'accord

pour que, si une classe s'ouvre, si le service devient disponible dans un quartier ou dans un village, la commission scolaire

prenne les moyens pour informer les parents, plusieurs moyens pour leur

dire : Bien, voici, cette offre de services est maintenant disponible,

sachez-le. Vous pourrez vous inscrire ou pas, mais est-ce que vous êtes

d'accord pour qu'on diffuse cette information-là pour que les parents aient le

choix?

M. Roy (Kévin) : En fait, pour

favoriser le choix libre des parents, il faut qu'ils aient l'information

disponible. Il faut qu'ils sachent c'est

quoi, les objectifs de la maternelle quatre ans et c'est quoi aussi, les

objectifs des programmes qui existent

actuellement, donc les CPE, même l'éducation à la maison ou le programme Passe-Partout.

Donc, il y a d'autres choix. Nous, on

pense que la diffusion d'information est importante pour que les parents

puissent prendre un choix éclairé, libre,

pour qu'ils aient toutes les informations disponibles. Parce que, présentement,

les informations que les parents ont, les

informations qui se rendent jusqu'aux parents ou qui sont diffusées des fois

dans les médias, dans les médias sociaux, des fois, c'est, je vais le dire comme ça, des histoires de peur qu'on

entend, autant d'un côté que de l'autre. Nous, ce qu'on dit, c'est qu'on ne veut pas favoriser un choix ou

l'autre, on veut que les parents soient libres de choisir ce qu'ils veulent

dans le programme qu'ils veulent, dans tout

l'éventail de services qui sont offerts. Donc, d'émettre des informations, des

publications qui pourraient servir d'aide pour les parents pour faire un choix,

nous, on est tout à fait d'accord avec ça.

Je pourrais

peut-être même aller un peu plus loin. En fait, il y a certains parents qui

nous proposent que ça soit de l'information qui soit diffusée

conjointement entre les CPE et la commission scolaire ou entre des différents

ministères, donc, pour qu'il y ait une

information neutre qui vienne des deux parties, entre guillemets, en même

temps, toute l'offre de services qui sont disponibles pour eux.

M. Roberge :

Je trouve ça intéressant que vous dites «deux parties, entre guillemets». Il

n'y a pas deux parties, hein, il y a

un seul gouvernement. Le ministère de la Famille, le ministère de l'Éducation, le ministère

de la Santé travaillent en équipe. Bien des gens essaient d'opposer la

Famille à l'Éducation, l'Éducation à la Santé, j'ai l'impression que c'est peut-être un relent du passé, mais il y a

un seul gouvernement du Québec, hein, qui est là pour servir les enfants, qui

est là pour servir les parents, et il n'y a

pas deux services qui sont concurrents, mais il y a plutôt une offre de

services qui est complémentaire.

Donc, à cet égard-là, j'aime bien l'idée d'informer les parents, peut-être

via les bureaux coordonnateurs, hein, qui, en ce moment, peuvent dire aux

parents : Bien, il y a une place de libre en CPE, une place de libre en

milieu familial, mais on pourrait peut-être

informer aussi : Il y a une place de libre en maternelle quatre ans. Il y a des gens qui disent que, si on informe quelqu'un dont l'enfant a deux ans, a trois ans, qui est

dans un réseau du service de garde éducatif... si on l'informe qu'il y a

une classe qui s'ouvre, c'est mal, c'est du vol d'enfant, c'est du vol de cotisations syndicales, c'est du vol de

parents puis c'est du maraudage. Déjà, le terme, il est syndical,

«maraudage».

Est-ce que

vous pensez que ce n'est pas correct puis qu'il ne faudrait pas informer les

parents qui sont déjà dans un service de garde, s'il y a une classe qui

s'ouvre, là, il ne faudrait pas leur dire? Qu'est-ce que vous pensez de ça?

M. Roy

(Kévin) : Il faut informer les parents. Comme je l'ai dit tantôt, il

faut qu'ils aient toutes les options pour qu'ils puissent faire un choix libre. Il faut qu'ils aient le choix, en

fait, justement, de chacune des options qui sont sur la table.

Puis je vais

revenir sur mon guillemet d'«à chacun des partis», là, c'est l'information que

les parents sur le terrain... qu'on reçoit présentement, il y a deux options

qui s'affrontent, mais dans les faits, ça ne devrait pas être ça. Les parents,

je pense qu'ils sont assez, je vais le dire

comme ça, intelligents pour choisir ce qui est le mieux pour leur enfant, puis

c'est pour ça que le libre choix, il

est important pour nous. Puis je reviens encore là-dessus, il faut qu'ils aient

toute l'information des choix disponibles. Sinon, si l'information est...

influencée, je vais le dire encore, contre un parti ou l'autre, ce n'est pas

un réel choix pour les parents.

M. Roberge :

Donc, l'essentiel, je pense... il faudrait probablement que les différents

réseaux collaborent davantage, comme

les ministères et les ministres collaborent dans le gouvernement, et

probablement que chaque réseau est le meilleur pour expliquer son offre de services. Probablement que... Quand je dis

«le réseau des services de garde», il y a des réseaux, là, CPE, subventionné, non subventionné, à la maison,

régi, non régi, je pense que chacun d'entre eux devrait parler de ce qu'il offre, de la qualité de la formation des

gens qui s'occupent des enfants, de l'horaire. Puis de la même façon le réseau

scolaire peut préciser quelle est son offre

plutôt que d'avoir une information contraire, mais une information

diffamatoire, bien là, que... Imaginez que la commission scolaire

expliquerait ce qu'il y a de pas bon dans les CPE, puis que, là, les CPE expliqueraient ce qu'il y a de pas bon dans la

maternelle quatre ans, ça ne serait peut-être pas la bonne façon. Il faudrait

plutôt que chacun fasse, je dirais même, la promotion de son réseau en

expliquant ce qu'il a de bon.

Mais, parlant

d'information, vous dites qu'il y a des enjeux, qu'il y a des parents qui se

questionnent, qui veulent être

rassurés ou qui veulent être informés sur la stabilité des gens qui sont dans

l'offre de services maternelle quatre ans, la qualification du

personnel, les infrastructures seront-elles adaptées et le financement. Est-ce

que je fais bien le tour des préoccupations des parents qui disent : Bien,

sur le réseau des quatre ans, on a des inquiétudes sur ces éléments-là? Est-ce

qu'il y a d'autres choses que j'oublie ou c'est vraiment là qu'il y a des

enjeux peut-être d'inquiétude?

M. Roy

(Kévin) : C'est les principales, ce qu'on entend... les parents sur le

terrain, les parents qui sont présents avec leurs enfants, là, c'est ce

qu'on entend, les inquiétudes.

M. Roberge : O.K. Donc, on a un travail d'information à faire encore plus grand auprès des parents. Bien, j'ai envie

de répondre à quelques-unes de ces questions-là.

Qualification

du personnel. Bien, je

pense que les gens qui accueilleront

les enfants dans les maternelles

quatre ans sont des gens qui ont une formation

en éducation préscolaire et enseignement primaire. Des

fois, on dit : C'est des profs du primaire, mais je

l'ai fait, le baccalauréat, je sais ce que c'est, j'ai accueilli plusieurs

stagiaires qui faisaient ce baccalauréat-là. C'est vraiment un baccalauréat qui est double, là : éducation

préscolaire et enseignement primaire, c'est la même formation.

Et ce qu'il y a

d'important, puis je pense que ce n'est pas assez connu, c'est qu'il y a

deux personnes dans nos classes de maternelle quatre ans, hein? Il

y a l'enseignant ou l'enseignante

puis l'éducatrice — je

pourrais dire éducateur, mais bien souvent ce sont des femmes — donc on a les deux. On a, moi, ce que j'appelle...

c'est l'équipe de feu. Donc, je pense qu'on n'a

pas à s'inquiéter quand on va conduire nos enfants à l'école à une maternelle quatre ans quand on sait qu'il y a quelqu'un qui est bachelier en éducation

préscolaire, éducation primaire puis qui est épaulé par quelqu'un qui est

titulaire d'une technique au cégep en

éducation, puis tout ce monde-là en plus est épaulé par des

professionnels : psychologues, psychoéducateurs,

orthophonistes, orthopédagogues. Certains vont nous dire : Oui, mais il en

manque dans le réseau. J'ai le goût

de dire : Il faut parler au passé. On est un peu traumatisés par les

années précédentes, là. Puis, si on regarde en avant, bien, il va en avoir 600 de plus en septembre

prochain, des professionnels. Donc, pour la qualification, je pense qu'il y a quelque chose de

rassurant.

Infrastructures inadaptées. Peut-être, les gens

s'imaginent l'école avec les bureaux adaptés pour les enfants de sixième année.

Qu'est-ce que vous pensez qu'il y a comme craintes à l'égard des parents pour

le local?

M. Roy (Kévin) : Bien, on n'est

pas des spécialistes en ressources matérielles, mais les craintes que nous, on entend... que moi, j'entends, en fait, sur le

terrain, c'est entre autres l'autobus. Est-ce

qu'ils vont être capables d'embarquer dans

l'autobus tout seuls? Est-ce que les éviers, les

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CollectionQuebec — Committees
CitationCCE 2019-05-28
Typecommittee
Volume / chapteren travaux parlementaires commissions cce 42 1 journal debats CCE 190528.html
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier78281148f591ec12915834d09e1beba8622c893c

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