House Proceedings — 23 May 2007 (38th Legislature, 1st Session)

2007-05-23

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 23 May 2007 (38th Legislature, 1st Session)

2007-05-23

Quebec — Debates (Hansard)

Journal des débats de l'Assemblée nationale

Version finale

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38 e législature, 1 re session

(8 mai 2007 au 5 novembre 2008)

Le mercredi 23 mai 2007 - Vol. 40 N° 8

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Table des matières

Affaires du jour

Affaires prioritaires

Reprise du débat sur le discours d'ouverture

M. Éric Dorion

Mme Lorraine Richard

M. Claude L'Écuyer

M. Irvin Pelletier

M. Albert De Martin

M. Pierre Paradis

Mme Monique Roy Verville

M. Raymond Francoeur

Mme Diane Lemieux

Motion de censure

Présence de l'ambassadeur de la République socialiste

du Vietnam, M. Nguyen Duc Hung

Présence de M. Roger Bertrand et de Mme Marie Grégoire, membres administrateurs

de la Fondation des parlementaires québécois Cultures à partager

Affaires courantes

Dépôt de documents

Entente concernant la prestation de services policiers sur le territoire de Wemotaci

Rapport annuel de l'Agence métropolitaine de transport

Dépôt de pétitions

Reconduire le programme AccèsLogis

Effectuer des travaux de réfection sur la route 298, dans la MRC de La Mitis

Reconduire le programme AccèsLogis

Questions et réponses orales

Grève des employés d'entretien de la Société de transport de Montréal

M. Mario Dumont

M. David Whissell

M. Mario Dumont

M. David Whissell

M. Mario Dumont

M. David Whissell

Échéancier de la construction des centres hospitaliers universitaires à Montréal

M. Mario Dumont

M. Jean Charest

M. Mario Dumont

M. Philippe Couillard

Investissements en éducation et en santé

M. François Gendron

M. Jean Charest

M. François Gendron

M. Jean Charest

Pénurie d'anesthésistes en Abitibi-Témiscamingue

M. Bernard Drainville

M. Philippe Couillard

M. Bernard Drainville

M. Philippe Couillard

Disponibilité des nouveaux manuels scolaires pour les élèves de secondaire III

M. François Desrochers

Mme Michelle Courchesne

M. François Desrochers

Mme Michelle Courchesne

Mesures envisagées à la suite de l'affaire Norbourg

M. Gilles Taillon

M. Jean-Marc Fournier

M. Gilles Taillon

M. Jean-Marc Fournier

Modifications au programme fédéral Emplois d'été Canada

Mme Lisette Lapointe

M. Benoît Pelletier

M. Sylvain Simard

M. Benoît Pelletier

Patients dans les unités de débordement et dans les salles d'urgence

M. Éric Caire

M. Philippe Couillard

M. Éric Caire

M. Philippe Couillard

Tracé du prolongement de l'autoroute 30

M. Claude Cousineau

Mme Julie Boulet

M. Maxime Arseneau

M. Laurent Lessard

Réforme des conseils d'agglomération

M. Martin Camirand

Mme Nathalie Normandeau

M. Martin Camirand

Mme Nathalie Normandeau

Intentions concernant l'organisation municipale dans l'Ouest-de-l'Île de Montréal

Mme Marie Malavoy

Mme Nathalie Normandeau

Mesures visant à contrer la hausse du prix de l'essence

M. Richard Merlini

M. Claude Béchard

Stratégie visant à assurer le succès des Fêtes du 400e anniversaire de Québec

Mme Agnès Maltais

M. Philippe Couillard

Motions sans préavis

Souligner le Mois de l'arbre et des forêts

Mise aux voix

Souligner la contribution de la Fondation des maladies du coeur au

traitement et à la prévention des maladies cardiovasculaires

Mise aux voix

Affaires du jour

Affaires prioritaires

Reprise du débat sur le discours d'ouverture et sur la motion de censure

Mme Johanne Morasse

M. Sébastien Proulx

M. Jacques Côté

M. Sam Hamad

Mme Nathalie Normandeau (réplique)

Mise aux voix de la motion de censure

Projet de loi n° 3 ? Loi assurant la mise en œuvre de la Convention relative aux garanties

internationales portant sur des matériels d'équipement mobiles et

du Protocole portant sur les questions spécifiques aux matériels

d'équipement aéronautiques à la Convention relative aux garanties

internationales portant sur des matériels d'équipement mobiles

Adoption du principe

Mise aux voix

Renvoi à la Commission des institutions

Mise aux voix

Ajournement

Journal des débats

(Dix heures une minute)

La Vice-Présidente: Est-ce que nous avons quorum? Alors, je vais suspendre quelques instants, en attendant qu'on ait quorum, s'il vous plaît.

(Suspension de la séance à 10 h 2)

(Reprise à 10 h 18)

La Vice-Présidente: Mmes et MM. les députés, nous allons nous recueillir quelques instants.

Je vous remercie. Veuillez vous asseoir.

Affaires du jour

Affaires prioritaires

Reprise du débat sur le discours d'ouverture

Aux affaires prioritaires, l'Assemblée reprend le débat, ajourné hier, sur le discours d'ouverture de la session prononcé par M. le premier ministre le 9 mai 2007. Avant de donner la parole au prochain intervenant, je vous informe que 21 h 24 min 47 s ont été utilisées dans le cadre de ce débat. Il reste donc un total de 3 h 35 min 16 s réparties comme suit: 22 min 16 s au groupe parlementaire formant le gouvernement, 1 h 9 min 56 s au groupe parlementaire formant l'opposition officielle, 1 h 3 min 1 s au groupe parlementaire formant le deuxième groupe d'opposition, 60 minutes au représentant du gouvernement pour sa réplique.

(10 h 20)

Je cède maintenant la parole au prochain intervenant, M. le député de Nicolet-Yamaska.

M. Éric Dorion

M. Dorion: Mme la Présidente, je tiens, en premier lieu, à vous féliciter de votre réélection et vous dire que c'est un privilège pour moi de faire mon premier discours en votre présence, car je suis persuadé que plusieurs nouveaux députés, incluant moi-même, s'inspireront de votre carrière politique et du dévouement inconditionnel dont vous faites preuve. C'est avec le coeur chargé à la fois d'émotion et de fierté que je m'adresse à vous aujourd'hui. Rempli d'émotion, car on ne peut rester de glace au moment de prendre la parole au coeur de cette enceinte qui a accueilli des femmes et des hommes de grande valeur, et de conviction, et qui ont su marquer l'histoire du Québec.

Je suis également habité d'une immense fierté personnelle d'être parmi vous aujourd'hui, Mme la Présidente, car, dans mon cas, la marche a été très haute avant de parvenir à mon rêve, et ce, de faire de la politique. Je me considère privilégié de représenter en ces lieux des gens fiers et valeureux, des gens solidaires et dévoués au sein de leur communauté.

Je tiens à remercier la population du comté de Nicolet-Yamaska pour la confiance et le pardon démontrés à mon égard le 26 mars dernier et m'engage, tout au long de ce mandat, à bien les représenter, à bien les servir et enfin demeurer près d'eux. Je m'engage à être à leur image, soit fier, dévoué et productif.

Mme la Présidente, vous conviendrez avec moi que de se lancer en politique exige des éléments essentiels: une énorme dose de courage, de la persévérance à revendre, beaucoup de conviction et de discipline et sans aucun doute une énorme disponibilité. Et, pour cela, je me dois de faire quelques remerciements aux gens qui ont contribué à l'issue positive de cette aventure en me soutenant et m'alimentant tout au long de ma campagne électorale.

Tout d'abord, je tiens à remercier M. Mario Dumont, qui m'a permis d'être candidat. Je le remercie de cette confiance et du soutien qu'il m'a apporté tout au long de la campagne électorale. Aujourd'hui, je suis fier d'affirmer qu'il est mon chef et de plus le chef de l'opposition officielle.

Mme la Présidente, je tiens à souligner un événement qui est survenu durant ma campagne et qui a été un peu mouvementé. M. Dumont avait mentionné aux journalistes, et je cite:

Et en plus il va gagner son comté.

Eh bien, Mme la Présidente, il avait bien raison, car le résultat fut de 41,18 %, et ce, dans le comté où était M. Michel Morin, et ce, depuis plus de 12 ans. Eh bien, c'est à mon tour, Mme la Présidente, de lui rendre la pareille en affirmant que j'ai la conviction qu'aux prochaines élections M. Dumont deviendra le premier ministre, et ce, dans un gouvernement majoritaire.

Bien entendu, cette aventure et ces nouvelles responsabilités n'auraient jamais été possibles sans l'accord et le support continu de mon épouse, Gina. Depuis le premier jour de notre rencontre, elle a toujours su croire en mes objectifs et projets, sachant toujours m'épauler dans la poursuite de leur réalisation. Je profite de l'occasion pour saluer mes enfants, Alexandrine et Laurence, Samuel, mon fils de cinq ans qui est devenu l'homme de la maison durant la semaine, et ma petite puce, Marie-Ange. Je vous embrasse, mes amours, et vous aime plus que tout. Loin des yeux, près du coeur.

Mme la Présidente, si j'ai atteint ces objectifs, c'est également grâce à mon équipe électorale et plusieurs bénévoles qui ont démontré un dévouement total dès le premier jour, et ce, jusqu'au dernier jour de la campagne électorale. Ils ont su tout mettre en oeuvre pour l'atteinte de mes objectifs. Merci à toute mon équipe... votre travail acharné et votre soutien moral apporté lors des moments les plus difficiles, que tout le monde connaît aujourd'hui. Le fruit de vos efforts et de votre persévérance est récompensé, car, aujourd'hui, votre candidat est devenu le député du comté de Nicolet-Yamaska et critique de l'opposition officielle en matière de solidarité sociale.

Mme la Présidente, il y a un dicton de longue date qui affirme qu'il n'arrive jamais rien pour rien. Eh bien, j'en suis la preuve vivante. Comme je ne m'en suis jamais caché, durant mon adolescence, j'ai eu une période assez difficile où j'ai sombré, et ce, pendant plus de quatre ans, dans l'enfer de la toxicomanie, m'emmenant à me détruire. J'ai cessé mes études, cessé de pratiquer les disciplines sportives dans lesquelles j'excellais. J'ai perdu mon estime, ma confiance et également perdu l'élément essentiel de tout être humain, soit ma dignité.

J'ai connu la honte, la peur, le rejet et l'isolement et la pauvreté. J'ai perdu la confiance de mes proches, amis et entourage. Je m'étais même rendu à croire que la seule délivrance était dans la mort.

J'ai eu la chance d'avoir quelqu'un qui m'a tendu la main et qui m'a apporté dans une maison de thérapie d'où j'ai suivi un programme de neuf mois. Suite à cette thérapie, je n'ai jamais cessé de travailler en relation d'aide. Durant ces 12 dernières années, j'ai côtoyé quelques milliers de personnes ayant de grandes difficultés personnelles et j'ai accueilli les plus démunis, ceux qui n'ont pas eu la chance que j'ai eue d'avoir des gens pour m'épauler durant ma thérapie et même après, tout au long de mon rétablissement. Je voudrais par la même occasion remercier ma mère de m'avoir supporté et qui a pourtant passé des nuits blanches dans le souci et le tracas. Merci, maman, car il y a une

partie de toi dans ma victoire aujourd'hui.

Mme la Présidente, en 2003, j'avais eu l'intention de me présenter comme candidat et, jugeant la situation familiale, avec l'arrivée d'un bébé, trop précaire, avais choisi de me retirer, mais j'entends encore mon père me taquiner en m'appelant

M. le député

. Malheureusement, mon père est décédé le 4 juin 2006, donc il n'aura pas eu la chance de voir son fils au coeur de cette enceinte. Mais je sais qu'il veille sur moi de là où il est aujourd'hui. Merci, Roland, pour tout ce que tu m'as inculqué et transmis durant ma jeunesse.

La politique, Mme la Présidente, a toujours suscité mon intérêt. J'ai souvenir d'entendre encore ma grand-mère et mon grand-père parler de politique et d'élection, puisque mon grand-père était organisateur. Il a connu effectivement dans son temps les bonhommes de paille et les pneus enflammés. Cette alimentation au désir de la politique s'est également inspirée par le passage de deux personnes qui ont laissé leur empreinte au coeur même de cette enceinte, soit M. Yvon Picotte et M. Gilles Baril. Merci à vous deux, car vous m'avez été des mentors et avez été une source de motivation.

Mme la Présidente, comme porte-parole de l'opposition officielle en matière de solidarité sociale, je veillerai à ce que le gouvernement fasse plus pour assurer un plus grand respect et une plus grande dignité aux personnes démunies. Je veillerai à la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Je m'assurerai également que le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale mette en place des moyens concrets afin d'améliorer les conditions de vie des Québécois et Québécoises, notamment ceux qui vivent de la solitude et de l'exclusion.

Vous savez, Mme la Présidente, lorsque je travaillais en relation d'aide, je disais toujours à mes intervenants que nous n'étions pas responsables des résultats obtenus mais que nous étions responsables des moyens que nous mettions à la disposition des usagers pour les aider à améliorer leur situation. Eh bien, je veillerai à ce que le ministre se dirige dans cette direction et non à la chasse, comme il l'a mentionné au début de son mandat.

J'ai, par mon investissement depuis les dernières années, entendu les différents gouvernements partager leur intention de vouloir améliorer la situation des personnes en difficulté

les démunis, les sans-emploi, les sans-abri, et j'en passe

mais, dans le concret, Mme la Présidente, où sont les moyens concrets? Où ils sont? En tant que porte-parole de l'opposition officielle en matière de solidarité sociale, je veillerai à ce que le gouvernement ne se contente pas de dire qu'ils font beaucoup d'efforts, mais que l'on observe des moyens concrets afin d'aider et d'améliorer les conditions de vie des Québécois et des Québécoises.

Une des multitudes inactions du gouvernement est, entre autres, les sommes allouées en toxicomanie, fléau qui ne cesse de grandir d'année en année. Mme la Présidente, je veux souligner l'excellent travail des organismes privés et communautaires et qui oeuvrent à différents niveaux, soit en itinérance, en toxicomanie, en santé mentale, à la lutte contre la pauvreté, toute forme d'organisme qui vient en aide aux plus démunis,

au sens large, Mme la Présidente. Et je vous dis: Ne lâchez pas votre excellent travail. Le jour viendra où l'on reconnaîtra à sa juste valeur votre implication et votre apport au mieux-être de notre société.

J'aimerais, Mme la Présidente, conscientiser le gouvernement aux actions concrètes et le support accru que les organismes privés et communautaires apportent au sein de notre société. Ils contribuent à l'amélioration des conditions de vie des plus démunis et des gens en difficulté, et ce, souvent, dans plusieurs cas, avec peu de moyens et peu de ressources, car l'ensemble de ces ressources sont sous-financées. Et pourtant ils sont bien conscients de l'aide qu'ils apportent au sein même de notre gouvernement, car les frais pourraient être davantage plus coûteux.

Est-ce que le ministre de la Justice est conscient que bien des personnes, étant dans les ressources communautaires actuellement, s'ils n'étaient pas là, ils seraient possiblement en prison? Plus de 5 000 personnes, Mme la Présidente, et, imaginez, les prisons sont déjà actuellement pleines.

(10 h 30)

Est-ce que le ministre de la Santé est au courant que la moyenne des frais de séjour payés par le ministère en aide et soutien à la réadaptation est de 44 $ par jour? Mme la Présidente, c'est le prix payé pour une chambre d'hôtel trois étoiles, sans aucun repas. On demande aux organismes d'héberger les personnes en difficulté au montant de 44 $ par jour et de leur venir en aide de par des professionnels, des éducateurs et des éducatrices spécialisés.

Voici quelques situations parmi tant d'autres, Mme la Présidente, donc vous comprendrez mon objectif et ma présence au sein de cette Chambre: faire connaître la vraie réalité des problèmes de notre société et veiller à ce qu'ils prennent les moyens concrets afin de contrer cette situation. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente: Merci, M. le député de Nicolet-Yamaska. Je cède maintenant la parole à Mme la députée de Duplessis.

Mme Lorraine Richard

Mme Richard: Merci. Bonjour. Et je tiens tout d'abord à vous féliciter pour votre nomination comme vice-présidente à l'Assemblée nationale. Bravo!

Je vous dirais, Mme la Présidente, que c'est la première fois que je prends la parole depuis l'élection de mars dernier, et je le fais avec la même fierté mais aussi la même émotion que lors de l'élection d'avril 2003 où j'ai été élue députée, pour la première fois, de la circonscription de Duplessis. Moi, Lorraine Richard, native de Havre-Saint-Pierre, me retrouver à l'Assemblée nationale, faire

partie de ce groupe de 125 parlementaires qui représentent toute la population du Québec, quel honneur et quel privilège.

À la dernière élection, on m'a fait confiance à nouveau. Ces hommes, ces femmes ont fait confiance à Lorraine Richard pour les représenter à nouveau, mais ils ont fait confiance également au Parti québécois, et ce, ils le font depuis 1976. Merci à ces hommes, à ces femmes qui croient, tout comme moi, Mme la Présidente, que le Parti québécois est encore le meilleur parti qui soit. Ces gens qui se sont déplacés pour aller voter le 26 mars dernier, je veux leur dire qu'ils auront encore en moi, en Lorraine Richard, la personne pour les représenter et je vais être digne, digne de la confiance qu'ils m'ont témoignée.

Vous savez, Mme la Présidente, une campagne électorale, ça ne se fait pas seule, ça se fait avec des bénévoles, des gens qui donnent de leur temps. Et, moi, je veux remercier les bénévoles qui ont été actifs un peu partout sur mon immense territoire. À ces hommes, ces femmes, ces jeunes... Vous savez, j'avais un jeune homme de 16 ans, qui n'avait même pas le droit de voter, qui venait me donner un coup de main. J'avais mes petits messieurs, comme je les appelle, ces gens de 80; j'ai même un monsieur de 82 ans à qui je demandais conseil. Merci à vous tous d'avoir été là.

Je veux remercier également mon personnel: Anne-Lise, Isabelle, Monique. Quand on est députée en fonction, même si on est en campagne électorale, le travail de bureau de comté continue quand même. Merci de votre soutien, de votre collaboration. Et je veux remercier plus particulièrement Monique Minville qui travaille, depuis 25 ans, au service de la population de Duplessis, et Monique va prendre sa retraite le 4 juillet. Bonne retraite, Monique. Merci d'avoir été là.

Ma famille également, Mme la Présidente. Ma soeur, Denise, et son conjoint, Léopold, qui sont toujours là pour moi. Mon fils, Richard, ma fille, Karina, qui va faire, bientôt, d'ici quelques jours et peut-être même quelques heures, de moi une nouvelle mamie, et le dernier et non le moindre, mon conjoint, Claude, Claude qui a demandé à son employeur un congé sans solde afin d'être avec moi durant la campagne électorale.

Parce que, vous savez, on parle souvent de conciliation travail-famille, moi, je dois souvent concilier travail-famille, comme nous tous, mais c'est extrêmement difficile parce que, malgré mes nombreuses heures de travail ? et je finis parfois assez tard le soir ? je ne peux pas retourner, comme beaucoup de mes collègues, dormir chez moi, dans ma maison.

Vous savez, Duplessis, je le dis souvent, c'est un pays dans le pays. C'est la deuxième plus grande circonscription au Québec. C'est 32 villes et villages parsemés sur plus de 1 000 km de littoral. À ceci, on ajoute l'île Anticosti; plus au nord, les villes de Fermont et Schefferville. Presque la moitié du comté de Duplessis, soit la Basse-Côte-Nord, n'est pas encore reliée au réseau routier. J'ai aussi sept communautés autochtones. Vous savez, j'ai des collègues qui font leur tournée de comté dans une heure.

Moi, je vous dirais que ça prend deux semaines minimum; ça, c'est si la température est clémente puis que tout va bien au niveau des horaires d'avion. C'est la même distance entre Sept-Îles et Montréal qu'entre Sept-Îles et Blanc-Sablon, deux villes qui sont pourtant dans le comté de Duplessis. Mais j'adore ce coin de pays. Il est le mien, j'y suis attaché.

Je représente des gens fiers, des gens accueillants, et ça, encore une fois je le dis, je me sens tellement privilégiée de représenter la population de Duplessis ici même, en ces lieux, où, à chaque fois que j'ai à prendre la parole, je suis impressionnée. Le salon bleu, c'est quelque chose, pour ceux qui... Ce n'est pas toute la population du Québec qui y a accès comme nous, ici, au salon bleu, c'est quelque chose de tellement indescriptible pour ceux qui ne sont jamais venus. Il y a toujours un petit quelque chose quand on entre au salon bleu.

Vous savez, la circonscription de Duplessis, comme un peu partout au Québec, il y a des besoins. Les besoins sont immenses chez nous. Qu'on pense en santé et services sociaux: on a une pénurie de médecins; les groupes de médecine familiale ne sont pas implantés comme ils devraient; les besoins sont grands en soins à domicile; l'accompagnement des parents avec des enfants handicapés. En éducation également: des élèves en difficulté; soutien aux enseignants; la vétusté de nos écoles. Au niveau du développement économique. Et je vous dirais que, là-dessus, les besoins sont là, les besoins de mes petites communautés qui cherchent par tous les moyens à se développer.

Mais il y a une mesure sur laquelle je veux prendre le temps que j'ai, ce matin, pour en parler, une mesure, c'est les crédits d'impôt, crédits d'impôt pour les entreprises. Ça, le Parti québécois, on avait compris combien c'était important, le développement des régions, et cette mesure-là, pour moi, chez moi, dans mon comté puis comme d'autres régions au Québec, c'est extrêmement important. Et je vous dirais que j'ai des inquiétudes face au maintien des crédits d'impôt pour les régions ressources.

Et vous savez que le ministre Bachand n'a pas été très rassurant lors d'une déclaration qu'il a faite, le 17 mai dernier, en Chambre, et je prends la peine de le citer: « ...les programmes peuvent faire l'objet de réajustements, de réorganisation, qu'ils peuvent devenir parfois moins généreux. »

Écoutez, Mme la Présidente, je vous l'ai dit ce matin, c'est ma première intervention depuis mars dernier, mais j'ai fait énormément d'interventions en Chambre au cours des quatre dernières années, et c'était souvent pour décrier, dénoncer les politiques libérales qui allaient à l'encontre du développement des régions et à l'encontre des besoins de la population. Et, quand les libéraux ouvrent une porte, on doit se méfier.

J'ai écouté avec attention le discours inaugural. Je vous dirais que je l'ai trouvé très mince. Je n'ai pas vu là une vision d'avenir pour la population du Québec. Ça ne répond pas aux besoins de la population du Québec, ça ne répond pas plus aux besoins de Duplessis.

Le premier ministre, en campagne électorale, est allé un petit peu d'une promesse improvisée pour sauver les meubles, disons-nous-le franchement. Il a promis de baisser les impôts. On a fait une bataille, écoutez, au niveau du déséquilibre fiscal en disant qu'on avait des sous-financements en santé, en éducation, et j'en passe. On avait besoin de ces sommes-là, qu'elles soient réinvesties pour donner des services à la population. Eh bien, le premier ministre, pour avoir plus de votes, a promis une baisse d'impôt. Je ne suis pas contre, Mme la Présidente, une baisse d'impôt, mais pas à ce moment-ci.

Ce n'est pas ce que la population veut, pas avec les besoins qui sont criants en santé et en éducation, l'état de nos routes, le délabrement de certains de nos immeubles.

n (10 h 40) n

Mme la Présidente, j'ai été étonnée également des priorités du gouvernement libéral à ce moment-ci. Je vous l'ai dit, je n'ai vu là aucune vision d'avenir, et ça m'inquiète. Je peux comprendre que ce soit un gouvernement minoritaire, que le premier ministre, comme on dit, ne veut pas faire trop de vagues.

D'ailleurs, j'ai cru remarquer aussi un certain changement dans l'allocution du premier ministre, où il se veut plus terre à terre, disons, et il se dit plus à l'écoute de la population, et il prend sûrement des références auprès du chef de l'Action démocratique qui, vous le savez, fait toujours le beau petit clips qui passe bien dans les médias. On l'a vu à la dernière campagne électorale, Mme la Présidente, certains ont parlé d'une vague, certains ont parlé d'un tsunami adéquiste.

Je vous dirais que les endroits où ils ont eu un tsunami, je regrette, ils n'en veulent plus, c'est dévastateur, et je suis convaincue que les Québécois et les Québécoises vont se rendre compte de ça. Je trouve ça dommage que le premier ministre, écoutez, qui gouverne quand même, au moment où on se parle, le Québec, essaie lui aussi d'avoir le beau petit clips qu'il croit qui va plaire à M. et Mme Tout-le-monde. Vous le savez, Mme la Présidente, quand on veut gouverner, ce n'est pas juste le petit clips qui passe à la caméra, c'est une vision d'avenir.

C'est ce que, nous, on a offert aux Québécois et aux Québécoises en mars dernier, c'est ce qu'on va continuer à leur offrir: une vision d'avenir pour développer le Québec, un Québec fort de ses régions, fort de sa capitale nationale, fort de sa métropole. C'est ça, le Parti québécois. Je l'ai dit au début de mon introduction, c'est encore le meilleur parti qui soit. Moi, je l'ai constaté dans ma région: création des CRD, des CLD, des carrefours jeunesse, des mesures pour aider les jeunes à demeurer en région, pour aider les entreprises.

Merci, Mme la Présidente. Merci à cette population, cette population de Duplessis qui accorde à nouveau la confiance à la députée de Duplessis, moi, Lorraine Richard, et au Parti québécois, et soyez sûrs que je vais avoir la même fougue dans la prochaine année que j'ai eue au début. Merci.

La Vice-Présidente: Merci beaucoup, Mme la députée de Duplessis. Je cède maintenant la parole au prochain intervenant, M. le député de Saint-Hyacinthe.

M. Claude L'Écuyer

M. L'Écuyer: Merci, Mme la Présidente. Permettez-moi de vous féliciter à mon tour de votre nomination à

titre de vice-présidente. Et aussi je voudrais féliciter tous mes confrères et collègues, celles et ceux qui, le 26 mars, ont été élus, car, depuis le 26 mars, je m'aperçois le travail très exigeant et très enrichissant d'être député.

Mme la Présidente, je suis fier d'être député du comté de Saint-Hyacinthe. Je suis le 19e député à être élu depuis 1867. Je suis fier de servir dans le même comté qu'Honoré Mercier, Henri Bourassa, Télesphore-Damien Bouchard, René Saint-Pierre, Fabien Cordeau. Tous ces politiciens, comme tous les autres députés du comté de Saint-Hyacinthe, étaient animés par la même passion: être au service de tous les citoyens du comté de Saint-Hyacinthe.

Depuis toujours, les citoyens du comté de Saint-Hyacinthe se sont consacrés à l'agriculture. Ils ont vécu de l'agriculture, et cette activité économique leur a permis de développer des institutions de grande renommée dans le domaine de l'éducation, de la santé et de l'industrie du monde agricole. Maintenant, la région de Saint-Hyacinthe est devenue une technopole agroalimentaire reconnue internationalement.

Ainsi, je m'engage, durant ce mandat, à faire tout ce qui est en mon pouvoir afin de contribuer au développement de cette technopole agroalimentaire, notamment en favorisant le développement des énergies renouvelables comme la biomasse et le biodiesel. Nous avons, à Saint-Hyacinthe, les chercheurs et les institutions afin de relever ce défi.

Tout au long de mon mandat à

titre de député, vous allez m'entendre parler d'Agenda 21, d'énergie renouvelable, de récupération, d'objectif carbone zéro. Je crois sincèrement que, dans le comté de Saint-Hyacinthe, nous avons tous les éléments pour être en mesure de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et nous travaillerons au développement durable.

Si j'ai accepté ce beau défi d'être député, c'est parce que je crois fermement que je peux, avec tous les citoyens du comté de Saint-Hyacinthe, affronter les enjeux du XXIe siècle. Ce beau défi et cette nouvelle vie parlementaire, je veux les partager avec celles et ceux qui ont cru en moi. Je veux remercier publiquement mon épouse, Mychèle, qui, dès le début, a accepté que je m'engage dans cette nouvelle vie politique, elle qui me connaît depuis longtemps et qui sait que je ne fais jamais rien à moitié.

Merci aussi à mes deux enfants, Stéphanie et Maxime-Claude, qui, durant la campagne électorale, m'ont accompagné si gentiment autant à porter des pancartes qu'à distribuer des dépliants et à faire du porte-à-porte.

Merci à tout ce beau groupe de bénévoles qui ont su m'entourer et m'appuyer. Merci, Mme Ghislaine Mc Crae, merci à M. André St-Louis, merci à Richard Déry. Merci à mes poseurs de pancartes, qui les ont installés à moins 20 ° C. Merci à Christian, Sébastien, Alice, Yves, Danielle, M. Bousquet et M. Loiselle.

Tout au long de la campagne électorale, il s'est vécu dans notre équipe, le lien entre les générations, une équipe de jeunes dans la vingtaine et une autre dans la soixantaine. Il en était de même dans l'équipe de pointage. Merci à ma chorale de pointage qui, heure après heure, téléphonait, chantait et pointait. Merci à tous ceux qui étaient là. Merci à Lise, Francine, Denise, Anne-Marie, Gisèle, Claudine. Merci à mon équipe d'accompagnatrices et d'accompagnateurs. Merci, Mme Lise Mc Crae, M. Sébastien, Réjean, Denise, Christian, Anne-Marie.

Merci aux patineurs et à ceux qui m'ont accompagné sur la glace de la patinoire de la rivière Yamaska en brandissant des pancartes. Tous ces efforts ont permis cette belle victoire.

Merci à tous les électeurs du comté de Saint-Hyacinthe qui ont participé à l'élection et à tous ceux qui se sont documentés, à tous ceux qui ont discuté, qui ont questionné les candidats et surtout qui se sont déplacés pour voter. Je souhaite que cet intérêt pour la politique continue dans l'avenir et que la discussion politique fasse

partie de la vie quotidienne au Québec.

Le nouveau chef de l'opposition officielle m'a confié le mandat de critique en matière de justice. Je voudrais vous dire, Mme la Présidente, comment j'entends m'acquitter de cette tâche. Avant tout, il faut que la justice, au Québec, soit plus humaine et plus ferme. Et je veux ici déplorer ici fortement la décision du premier ministre de confier à un seul ministre la responsabilité de deux ministères aussi importants, la Justice et la Sécurité publique. Il y a, dans cette approche, une situation potentiellement conflictuelle.

Je crois que le premier ministre a créé un ministère que je pourrais qualifier de monstre bicéphale à haut potentiel de conflits ou à teneur élevée de situations conflictuelles.

Néanmoins, je souhaite et je travaillerai à aider les victimes d'actes criminels, qui trop souvent sont ignorées, non secondées lors du procès et oubliées après le procès, qu'il y ait ou non condamnation. Ces victimes vivent continuellement avec des craintes, des mauvais souvenirs, des difficultés de réinsertion sociale, ce qui affecte leur qualité de vie. Durant ce temps, le criminel incarcéré jouit, Mme la Présidente, d'un éventail de services pour sa réinsertion sociale afin qu'il devienne un bon citoyen, alors qu'il y a un bon citoyen qui a perdu une

partie de son intégrité physique et psychique et qui a été oublié par le système et qui ne bénéficie d'aucune aide pour sa réinsertion sociale.

Je souhaite et je travaillerai à ce que les sentences soient plus sévères pour certains crimes commis et dans certains cas de récidive. Je souhaite et je travaillerai à ce que les libérations conditionnelles se réalisent dans le respect de l'intérêt public en ce que le fardeau de la preuve incombe à celui qui veut reprendre sa vie en main et sa liberté. Il devra prouver à la société qu'il peut reprendre sa liberté seulement ? et seulement ? s'il peut démontrer qu'il ne peut mettre en danger la sécurité du public par ses faits et ses gestes et qu'il a pris tous les moyens, durant son incarcération, pour se réhabiliter.

Je souhaite et je travaillerai à une justice plus accessible en demandant l'allégement de certaines règles de procédure en matière civile qui ne font qu'augmenter les frais et les inconvénients du processus judiciaire qui est devenu trop onéreux pour la classe moyenne.

Je souhaite et travaillerai à maintenir un système de justice fondé sur le principe fondamental de l'apparence de justice, ce qui garantit à toute personne qu'il aura un procès juste et équitable. Je conclurai, Mme la Présidente, que c'est cette vision et ce mandat que j'entends remplir pour les citoyens du comté de Saint-Hyacinthe et pour tous les Québécois.

n (10 h 50) n

En terminant, Mme la Présidente, je réitère mon engagement auprès de tous les citoyens du comté de Saint-Hyacinthe et je veux leur dire que je répondrai dignement et humblement à toutes leurs demandes et que je serai à leur service durant ce mandat. Je vous remercie, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente: Merci, M. le député de Saint-Hyacinthe. Je cède maintenant la parole au prochain intervenant, M. le député de Rimouski.

M. Irvin Pelletier

M. Pelletier (Rimouski): Merci, Mme la Présidente. Le 26 mars dernier, j'ai été élu député du comté de Rimouski, comté situé dans une région ressource, le Bas-Saint-Laurent. Je remercie du fond du coeur les électrices et les électeurs de Rimouski-Neigette de m'avoir fait confiance, de m'avoir donné le mandat de travailler pour eux et de défendre leurs intérêts au sein du gouvernement du Québec. J'accepte avec plaisir ce mandat et je l'accepte au bénéfice de toutes les citoyennes et de tous les citoyens de Rimouski et du Québec, peu importent leur sexe, race, âge et orientation politique.

En tant que député de Rimouski appartenant à l'aile parlementaire occupée par le Parti québécois, je remplace Mme Solange Charest qui fut en poste de septembre 1994 à avril 2007. Mme Charest fut une députée dévouée et près des gens de son comté. Tout au long de la dernière campagne électorale, j'ai parcouru toutes les municipalités du comté et j'ai été en mesure de constater que Mme Charest fut grandement appréciée de toutes et tous comme une femme engagée et près des gens.

Je veux profiter de cette occasion pour lui rendre hommage et la remercier pour tout ce qu'elle a fait pour les gens de Rimouski et du Québec. Je lui souhaite une retraite dorée, si elle le désire, ou un autre engagement emballant, si elle optait pour cette voie.

Je voudrais féliciter vous, Mme la Présidente, ainsi que vos deux collègues vice-présidents et le président de l'Assemblée nationale pour leur nomination à ces titres, mes 124 collègues pour leur victoire électorale du 26 mars dernier et les ministres pour leur nomination aux plus hautes fonctions. Enfin, des félicitations particulières au premier ministre d'avoir conduit son parti au pouvoir et d'assumer les responsabilités du premier citoyen du Québec.

Le comté de Rimouski ressemble beaucoup au Québec, en ce sens qu'il est constitué d'un centre urbain important, de vastes territoires ruraux où priment l'agriculture, la forêt et autres ressources, et d'une façade très grande sur le mer, le majestueux fleuve Saint-Laurent, comme le Québec qui fait face à l'Atlantique. J'y ai presque toujours vécu et j'y suis très heureux. Je ne me verrais pas vivre ailleurs qu'en région, et surtout dans cette région. J'ai donc été très heureux lorsque mon chef, André Boisclair, m'a demandé d'être le porte-parole de mon parti en matière de développement économique régional et de transport maritime.

Le Québec est un vaste territoire divisé en régions administratives, dont certaines sont dites centrales, d'autres, régions tout court, et d'autres, ressources. Pourquoi ressources? C'est parce que ces régions moins peuplées ont laissé l'espace aux ressources. Et les gens qui y habitent sont là pour les ressources, et ce sont eux qui sont les gardiens de nos ressources, et ce sont eux qui permettent au Québec de respirer et de se nourrir, d'où l'expression « occupation du territoire » .

Il est difficile d'imaginer le Québec sans ces régions, comme il est difficile d'imaginer le Québec sans les régions centrales. Les deux doivent vivre ensemble, et c'est ce qui en fait une des nombreuses richesses de notre nation. C'est ce qui nous identifie et nous distingue. Toutes les régions du Québec doivent se développer ensemble pour n'y avoir qu'un seul Québec, comme l'a dit le premier ministre dans son discours inaugural.

Le paragraphe du discours inaugural du premier ministre qui traite des régions est le suivant: « Nous nous entendons aussi dans ce Parlement pour que nos régions soient plus autonomes, plus fortes. Cette autonomie accrue, c'est un moyen de mieux occuper le territoire; c'est un moyen pour que nos communautés rurales soient plus fortes; c'est un moyen de reconnaître la volonté de nos régions de participer pleinement au développement du Québec. Cette reconnaissance du leadership qu'assument nos régions nous amène [...] à reconnaître le leadership [qu'assument également] nos élus municipaux.

Avec eux, nous allons accélérer nos travaux de décentralisation. Nous voulons que les municipalités puissent vous livrer de meilleurs services, mieux adaptés à vos besoins. »

Ici, le mot « décentralisation » est important, Mme la Présidente, peut-être voulait-il dire « régionalisation » ou « déconcentralisation » . Par contre, certaines actions me font en douter. N'est-ce pas le Parti libéral qui, en 2003, a coupé 1,3 milliard en investissement dans les régions? N'est-ce pas le même parti qui a coupé 25 % des crédits d'impôt, taxe sur le capital et financement des services de santé qui avaient été accordés par le Parti québécois en 2001 aux entreprises manufacturières dans les régions ressources, et ce, pour une période de 10 ans?

N'est-ce pas le même Parti libéral qui a coupé 25 % des crédits accordés par le Parti québécois en 2001 aux entreprises manufacturières dans les régions ressources sur les salaires des nouveaux emplois créés? N'est-ce pas toujours le Parti libéral qui, dans son projet de budget du 20 février dernier, a anticipé de façon graduelle de couper le reste de tous ces crédits?

En 2001-2002, le Parti québécois a annoncé qu'il mettait 145 millions de dollars pour toutes les régions du Québec afin d'aider au démarrage d'entreprises. Dans la seule région du Bas-Saint-Laurent, 6,5 millions de ce fonds dit de diversification a permis de s'adresser à 91 projets qui ont permis des investissements de 83 millions de dollars en région et de créer près de 1 000 emplois. Des 91 projets, six sont des centres de recherche, dont quelques-uns sont devenus des incubateurs d'entreprises dans les créneaux d'excellence de chaque région.

Pour le gouvernement du Québec, ces 6,5 millions ne furent pas une dépense mais un investissement, car les impôts payés générés par ces emplois dépassent le montant investi.

Selon une étude effectuée par le consultant Yvon Boudreau, en août 2006, pour le compte de la Fédération des chambres de commerce du Québec, on constate qu'en 2005 on avait toujours deux Québec au Québec. Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Expansion a déterminé un indice de développement économique en comparant les données du revenu personnel par habitant et le taux d'emploi. Que nous dit cet indice au début de 2005? Si on dit que, la région de la Capitale-Nationale, l'indice est 100, Montréal et Laval, c'était 99,4, régions centrales, 100,8, et les régions ressources, 86,9.

Donc, le premier Québec, Capitale-Nationale, Montréal, Laval, régions centrales; le deuxième Québec, les régions ressources, et ce, malgré quatre années de crédits d'impôt accordés aux entreprises manufacturières des régions ressources, malgré quatre années de crédits à la masse salariale de nouveaux emplois pour les entreprises manufacturières des régions ressources, malgré des interventions directes de l'État par un fonds de diversification pour aider à mettre sur pied de nouvelles entreprises qui ont créé de nouveaux emplois directs et indirects et malgré une politique nationale de la ruralité, qui vient d'être renouvelée en 2007.

La preuve est ainsi faite que les crédits d'impôt aux régions ressources, aux entreprises manufacturières doivent demeurer et même après 2010. Les aides directes à la création d'entreprises doivent venir en support à ces crédits d'impôt. Des aides directes doivent venir au support de l'évaluation de la faisabilité d'un projet donné. Les FIER-Régions peuvent être utiles, mais ils arrivent après les études de faisabilité, qui sont financées à 100 % par les promoteurs, qui souvent ne risqueront pas leurs deniers dans une aventure incertaine.

Ici, je voudrais vous faire part, Mme la Présidente, d'une lettre qui a été adressée par la Table des CLD du Bas-Saint-Laurent, une lettre adressée à Mme la ministre des Finances, qui dit:

« L'aide que le gouvernement du Québec accorde aux entreprises des régions ressources par l'entremise de mesures fiscales a contribué ces dernières années à favoriser la diversification économique et à stimuler le développement et l'expansion de plusieurs entreprises de la région. Sans toutefois compenser entièrement les désavantages structurels, ces mesures ont permis aux entreprises d'investir, entre autres, dans le développement de produits novateurs, dans des équipements de production à la fine pointe de la technologie et dans le développement des marchés à l'exportation.

« Confiantes en l'avenir des régions ressources, les entreprises contribuent, avec l'aide des crédits d'impôt sur l'augmentation de la masse salariale, au développement de ces régions qui vivent encore des problématiques de chômage, d'exode des jeunes, de décroissance démographique grave, de diversification économique difficile, alliés à une crise forestière qui démontre hors de tout doute la fragilité des régions ressources. » Et ça se continue comme ça, dans le même sens.

n (11 heures) n

Des 700 millions de baisses d'impôt annoncés, Mme la ministre des Finances, combien pourraient être investis dans les régions ressources? Les régions ressources du Québec ne sont pas les seules en Amérique du Nord qui reçoivent un coup de pouce de l'État pour se développer économiquement et atteindre un niveau égal aux autres régions du Québec et ainsi faire

partie d'un seul Québec. Selon une étude qu'a publiée la Chaire d'études politiques et économiques américaines, sous la signature de Linda Lee, et reprise par Claude Picher, chroniqueur économique dans La Presse , le journal La Presse du 23 août 2005, on dit: « ...plusieurs États ont mis sur pied des zones industrielles spéciales et prévoient une généreuse aide financière aux entreprises qui s'y installent.

L'Indiana accorde un crédit équivalant à 100 % de l'impôt foncier, le Texas accorde un congé de taxes pouvant atteindre près de 1,3 million, le Kansas accorde une exemption de la taxe de vente sur certains achats, la Virginie offre un crédit d'impôt sur le revenu pouvant aller jusqu'à 80 % la première année et 60 % les années suivantes... »

« Au Kentucky, dans les comtés où le taux de chômage est supérieur à la moyenne de l'État, il existe un crédit d'impôt de 100 % applicable aux coûts des projets. Le Maine offre un crédit d'impôt à l'investissement de 40 % aux entreprises manufacturières » , et ce crédit peut atteindre 50 % sous certaines conditions. « Plusieurs États, dont l'Idaho, la Géorgie [et] le Maryland, n'imposent aucune taxe sur l'achat de machinerie ou d'équipements destinés à la production manufacturière. D'autres, comme la Floride, le Connecticut ou le Vermont, subventionnent la formation des employés. »

Et au Québec on serait gênés de supporter nos régions ressources? Non. Il faut continuer à soutenir les régions ressources pour contrer les pertes d'emploi dans le secteur forestier que l'on connaît actuellement, supporter l'agriculture, qui vit aussi des difficultés, aider aussi l'acériculture, qui a connu un printemps 2007 très difficile à cause des caprices de dame Nature. En effet, la cueillette d'eau d'érable a diminué en moyenne de 20 % au Québec, en 2007. Les régions les plus touchées sont le Bas-Saint-Laurent et les érablières en haute montagne, dont la cueillette a diminué de 40 % à 45 %.

Encore une fois, Mme la ministre des Finances, combien de ces 700 millions pourraient être utilisés pour soutenir ce secteur économique en région?

Quelques mots maintenant sur le transport maritime. Le fleuve Saint-Laurent est une des voies maritimes les plus intéressantes au monde, et pourtant il ne représente que 1 % du marché mondial des croisières. En 2006, 65 000 croisiéristes ont été accueillis à Québec, 33 000 à Montréal et 11 400 à Saguenay, pour un total de 109 000, alors que l'objectif de l'Association des croisières du Saint-Laurent est de 400 000 d'ici sept ans. L'industrie des croisières internationales augmentera de 15 % par année dans les prochaines années. Il faut être prêt à recevoir ces croisiéristes.

Alors, pour le développement des croisiéristes et bien les accueillir, il faut développer davantage les ports qui ont été identifiés pour recevoir ces croisiéristes. Et particulièrement ce qu'il reste à faire, malgré qu'il y a eu pas mal de choses de faites avec la complicité de Développement économique Canada et du gouvernement du Québec, il reste encore les ports de Gaspé et des Îles-de-la-Madeleine, qui sont des endroits intéressants pour y faire des escales et des forfaits touristiques.

En terminant, Mme la Présidente, je veux vous dire que je crois que la prospérité du Québec et l'accroissement de sa richesse passent par une exploitation bienveillante et prudente de toutes les ressources de toutes les régions du Québec. Pour ce faire, nous devons contrôler nous-mêmes toutes nos ressources. Si nous sommes souverainistes aujourd'hui, ce n'est pas parce que nous croyons que cette option est... c'est parce que nous croyons que cette option est la meilleure dans l'intérêt de toutes les Québécoises et les Québécois.

Contrairement à ce qu'a dit en cette Chambre, la semaine dernière, le député de Papineau de façon arrogante et avec mépris, que nous étions une gang d'hypocrites, insultant ainsi tous les souverainistes du Québec, nous, on ne déteste personne, mais on aime tous les gens qui habitent le Québec et nous voulons pour eux tous la prospérité et le bien-être. Si nous voulons...

Des voix: ...

La Vice-Présidente: M. le député, je vous invite à la prudence pour mieux choisir votre langage, s'il vous plaît. Terminez.

M. Pelletier (Rimouski): Merci, madame. Si nous voulons que l'identité de notre nation, sa langue et sa culture soient respectées, il faut que notre nation ait son pays et sa constitution. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente: Merci, M. le député de Rimouski. Je cède maintenant la parole au prochain intervenant. Alors, ça va être M. le député de Huntingdon. M. le député de Huntingdon, vous avez la parole.

M. Albert De Martin

M. De Martin: Mme la Présidente, bonjour. C'est un privilège pour moi de participer à l'ouverture de la Trente-huitième Législature de l'Assemblée nationale du Québec et aussi par ma première intervention en cette Chambre. Si je suis ici aujourd'hui, c'est grâce aux électeurs du comté de Huntingdon qui, en exerçant leur droit de vote, ont clairement indiqué qu'ils voulaient du changement dans nos façons de faire tant au niveau du comté qu'au niveau du Québec. Ils voulaient un député qui serait apte à les représenter, à représenter tous les électeurs du comté, indépendamment de leur pensée politique.

C'est pourquoi, Mme la Présidente, avec un discours qui incarne cette volonté, ils m'ont accordé leur confiance. Je les en remercie fortement.

I also would like to thank all the electors of the County of Huntingdon for the support they gave me, and I will be there to represent them no matter their political opinion.

Je tiens à remercier ma famille, qui m'a été d'un très grand support dans le défi que je relève aujourd'hui. Sans eux, ce rêve n'aurait pas pu se réaliser. Je tiens aussi à remercier toute l'équipe et les dizaines de bénévoles qui ont travaillé avec acharnement pour que le résultat de cette élection soit celui que l'on connaît aujourd'hui.

C'est après avoir longuement réfléchi à l'opportunité qui se présentait à moi que j'ai décidé d'être candidat à l'élection de mars 2007 dans le comté de Huntingdon. Je possède une longue expérience syndicale à l'Union des producteurs agricoles ainsi qu'en politique en tant que conseiller à la municipalité de Godmanchester. J'ai oeuvré dans une corporation de développement économique à

titre de vice-président et dans le CLD du Haut-Saint-Laurent comme administrateur.

Je possède aussi, avec mon frère et ma fille, une entreprise agricole spécialisée dans la production de céréales, laquelle m'a permis de m'impliquer dans plusieurs projets à valeur ajoutée, comme la transformation du maïs-grain en éthanol. J'ai participé, Mme la Présidente, aux premières décisions de la mise en place d'une usine d'éthanol au Québec. J'ai aussi participé à sa mise en opération comme administrateur de Pro-Éthanol, 14 années plus tard, en 2007.

Tout ceci pour illustrer comment il peut être difficile de monter des projets innovateurs au Québec. Toutes ces expériences m'ont permis de constater la complexité du développement économique au Québec. J'ai compris que, si je voulais m'impliquer davantage et avoir une chance de changer les façons de faire, je devais me présenter à l'élection comme candidat provincial en 2007 et me faire élire.

Suite à une entrevue avec M. Dumont sur plusieurs points d'actualité, je me suis rendu compte que mes idées de changement se rapprochaient de la vision véhiculée par l'ADQ, qui est de bâtir un Québec plus humain, plus autonome et plus prospère, Mme la Présidente, un Québec qui va prendre ses responsabilités, qui va cesser de dire que, si on a des problèmes, c'est à cause des autres.

Réglons nos problèmes, comme le remboursement de la dette, le système de santé qui est malade, le décrochage dans nos écoles et un système d'éducation complexe, le peu de relève dans le secteur agricole, donc c'est un secteur actuellement qui est en déclin, et une économie déficiente par rapport aux autres États nord-américains; ensuite, Mme la Présidente, on pourra revendiquer et donner l'exemple.

Un Québec autonome et fort veut aussi dire des régions où les façons de faire vont être différentes et plus responsables. Les gens de ma région sont prêts à relever ce défi, ils sont prêts à se donner une vision de développement à moyen et long terme. Et, pour atteindre ces objectifs, on se doit de les débarrasser de certains carcans administratifs qui les étouffent.

En tant que porte-parole en matière d'agriculture, j'estime qu'il y a un important défi à relever pour le secteur agricole et les régions. Pour les agriculteurs qui vivent au quotidien du fruit de leur travail, la crise des revenus a été difficile et l'est toujours. Pourtant, le secteur agricole fait

partie des richesses naturelles du Québec et sa croissance est possible. Pour y arriver, on doit retrousser nos manches et contrer l'inaction pour améliorer nos différents produits et leur transformation. Les agriculteurs ont fait énormément d'efforts pour produire, avec des règles environnementales sévères, des produits de très grande qualité qui se retrouvent sur nos tables.

Il faut réintroduire, Mme la Présidente, l'agriculture et le domaine agroalimentaire dans la politique économique comme secteur de croissance en misant, entre autres, sur la relève, la formation, le développement des produits agricoles, les produits du terroir et la recherche. La croissance du secteur agricole, Mme la Présidente, passe impérativement par le soutien à la relève, j'en suis convaincu. Le transfert des fermes d'une génération à une autre ou le parrainage de jeunes agriculteurs désirant oeuvrer dans le domaine sont des exemples concrets de mesures qui revitaliseront ce secteur d'activité.

n (11 h 10) n

Je serai, Mme la Présidente, à l'affût de l'action du gouvernement. Le temps de l'action est venu, on ne peut plus attendre. Tous les défis que devra relever le monde agricole au cours de la prochaine année m'ont convaincu de l'importance de m'impliquer à un niveau où il sera possible de changer nos façons de faire. C'est pour cette raison que je suis ici. Je vous en remercie, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente: Merci beaucoup, M. le député de Huntingdon. Je cède maintenant la parole au prochain intervenant, M. le député de Brome-Missisquoi.

M. Pierre Paradis

M. Paradis: Merci, Mme la Présidente. C'est avec un peu d'émotion que je me lève pour prononcer mon premier discours de la Trente-huitième Législature. Le fait de le prononcer devant vous me rassure, je sais que votre accession au trône de la présidence fera en sorte que vous serez une gardienne modèle des droits et des privilèges de tous les membres de cette Assemblée nationale. Cette nomination vous honore. Je voudrais profiter de l'occasion pour saluer le président et les autres vice-présidents qui vous accompagnent dans cette fonction.

Je voudrais également remercier le personnel de l'Assemblée nationale ? ce n'est pas ma première législature ? les gens qui travaillent à la sécurité, au Journal des débats , ici, à la table, un peu partout et qui nous rendent la vie plus facile. Je sais que, pour ceux et celles qui viennent d'entrer dans ce Parlement, c'est un premier contact avec ces gens-là, mais ils font également

partie de notre famille parlementaire. C'est le ministère de l'Assemblée nationale du Québec et c'est le ministère qui est au service de cette noble institution et qui rend notre travail parfois plus facile, bien qu'il s'exerce régulièrement dans des conditions difficiles.

Je veux vous parler en premier lieu de Brome-Missisquoi, Mme la Présidente. Je sais que vous connaissez bien cette circonscription, je sais que plusieurs députés la connaissent bien, mais je veux juste rafraîchir la mémoire à ceux et à celles qui s'en sont éloignés, au cours des ans, accidentellement.

Brome-Missisquoi, c'est situé entre le lac Champlain et le lac Memphrémagog, bordé par la frontière du Vermont. C'est un endroit où on retrouve une topographie: un secteur agricole, dans le secteur du lac Champlain, où les unités thermiques sont même plus élevées que dans la région de Huntingdon ou de Saint-Hyacinthe, jusqu'à une région très touristique, en passant par les monts Sutton, Bromont, la région de Mansonville.

C'est une région qui, sur le plan de l'environnement, a été bien conservée. Les gens ont choisi l'écotourisme, le tourisme à plus long terme. Au cours du dernier mandat, c'est plus de 20 000 acres de terrain qui ont été mises sous conservation, avec la collaboration d'un organisme qui s'appelle Conservation de la nature, à perpétuité pour que nos enfants et nos petits-enfants puissent en bénéficier. Ce n'est pas une opération qui est simple. Cette opération a nécessité la collaboration de tous les niveaux de gouvernement, le municipal, provincial et fédéral, de même que d'un organisme sans but lucratif.

C'est peut-être l'héritage qu'on laisse, quand on fait de la politique, qui est le plus durable. C'est un coin de la planète qui sera là pour toujours pour ceux et celles qui nous suivront.

Mais on fait également de la politique dans Brome-Missisquoi. Je tiens à souligner l'excellent travail des candidats des autres formations politiques à l'occasion de la campagne électorale. Moi, j'ai choisi comme thème, cette fois-ci, la santé parce que, dans Brome-Missisquoi aussi, on a nos problèmes de santé. Et jamais je ne cesserai de travailler tant et aussi longtemps qu'il y aura des patients d'alités dans les corridors de l'Hôpital Brome-Missisquoi ? Perkins, à Cowansville.

Je comprends qu'il y a des situations de pointe où c'est inévitable pour un très court laps de temps, mais on ne doit jamais accepter, comme société, que cette pratique devienne quelque chose qui perdure à l'année longue et qui ne fait qu'augmenter dans les périodes de pointe.

J'ai également choisi l'éducation, Mme la Présidente. Vous comprendrez que, dans notre circonscription électorale, qui est plus rurale ou semi-rurale, on ne puisse compter, là, sur la présence d'une institution au niveau collégial ou au niveau universitaire, bien que les campus universitaires commencent à vouloir implanter certaines facultés spécifiques. J'ai choisi de parler de l'école de la municipalité et de l'école du quartier. Quand un quartier ou quand une municipalité perd son école, c'est généralement une perte de vitalité et de projets d'avenir.

Une société bien équilibrée est une société qui comporte à la fois des personnes plus âgées, des personnes plus actives de moyen âge et également des jeunes qui apportent cette vie et cet espoir et qui font en sorte qu'on est motivés à poser des gestes pour l'avenir.

Et j'ai choisi également l'environnement. Tantôt, je vous ai parlé des côtés positifs; je pourrais parler des côtés plus difficiles. Toute la question des algues bleues, là, les Cantons-de-l'Est, on a été durement frappés l'an passé. Je sais que Mme la ministre a des annonces à faire prochainement, mais ça prend l'implication de chacun et de chacune des citoyens et citoyennes pour qu'on en arrive à régler ce type de problème.

Mme la Présidente, si j'ai réussi à obtenir un autre mandat à l'Assemblée nationale, c'est que je peux compter sur une organisation politique qui est engagée. Je peux compter sur le président de l'association, qui est là ? là, je ne veux pas dire depuis combien de temps, il va penser que je tente de le vieillir ? Hardy Craft, qui m'accompagne à la présidence, avec toute son équipe, avec toute son organisation, avec un bureau de comté... Finalement, c'est trois bureaux de comté, hein, quand vous occupez un territoire aussi vaste.

C'est Bedford, Cowansville puis ville de Lac-Brome, avec trois bureaux de comté qui sont là quotidiennement pour donner des services à la population, parce que plus vous êtes éloigné de la capitale, moins vous avez de bureaux du gouvernement du Québec dans votre circonscription, et ce qui devient le contact avec l'électeur, c'est le bureau du député. Donc, ça prend des personnes qui sont connaissantes du fonctionnement de l'appareil, qui sont versatiles et qui sont capables de se placer dans les souliers de celui ou de celle qui nous confie un problème.

Et, quand une personne se retrouve dans nos bureaux de comté, bien, c'est généralement parce qu'ils ont fait le tour ailleurs, là. Puis ce n'est jamais un cas facile à régler, c'est toujours un cas difficile à régler. Mais, s'ils se sont rendus là, c'est parce qu'ils croient encore que nous pouvons changer les choses, changer des décisions qui ont été rendues. Et ce n'est pas facile de les changer. L'appareil bureaucratique, l'appareil technocratique, quel que soit le gouvernement en place, est rigide, et, lorsqu'ils ont rendu une décision, c'est impossible de faire admettre qu'il y a eu une erreur.

Ça fait qu'à ce moment-là il faut travailler ça un petit peu différemment, il faut dire: Non, il n'y a pas eu d'erreur, mais, si vous aviez su, vous auriez rendu une autre décision. Et là on peut travailler à créer un équilibre entre ce que j'appelle le politique et l'administratif au bénéfice du citoyen ou de la citoyenne qui s'est rendu à notre bureau de comté et qui nous a fait confiance.

Cette organisation-là, je l'ai mise en place il y a plusieurs années. Puis il faut la rafraîchir, la renouveler. Il y a des gens qui choisissent de passer à autre chose dans la vie. Mais les jeunes s'intéressent à la politique, malgré ce qu'on peut en penser. Ils ont compris que la politique, tu t'en occupes ou ça s'occupe de toi. Et, dans plusieurs cas, les premières implications des jeunes, c'est généralement contre les gouvernements. Quand tu es dans l'opposition, c'est plus facile de recruter des jeunes parce qu'on est tous contestataires, on est tous passés par là.

Mais, à un moment donné, dans la vie, il y a des jeunes qui se disent: Bon, bien, ce gouvernement-là n'a peut-être pas mal agi quand il a posé tel geste, tel geste, et je vais m'impliquer.

Et le Parti libéral compte sur une jeunesse qui est là depuis toujours. La Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec est la commission-jeunesse qui, à travers, je pourrais dire, le monde démocratique, est la plus vigilante, la plus nombreuse, la plus active et qui perdure à travers le temps. Un conseil pour les autres formations politiques: ils sont comme ça parce qu'on leur a donné des pouvoirs d'intervention. Ils contrôlent, la Commission-jeunesse, un tiers des destinées du Parti libéral du Québec.

C'est Robert Bourassa, qui avait souhaité que les jeunes puissent adresser des revendications mais en même temps assumer des responsabilités, qui leur a donné cette force au sein de notre formation politique.

Une trente-huitième législature, Mme la Présidente, c'est un nouveau départ, mais il ne faut pas prendre ce départ sans se souvenir de ceux et de celles qui ont participé à la Trente-septième Législature. Ce Parlement a beaucoup changé, mais il y a, parmi nos collègues, 19 personnes qui avaient décidé de ne pas solliciter de nouveau mandat, toutes formations politiques confondues, il y en a 39 qui ont subi ce qu'on appelle un sort électoral moins chanceux que ceux et celles qui ont été élus à l'Assemblée nationale. Il ne faut jamais le prendre personnel.

La durée de vie, la dernière fois que j'ai vérifié les statistiques, d'un député ou d'une députée à l'Assemblée nationale, c'est six ans en moyenne. Donc, ça veut dire qu'il y en a beaucoup qui font un seul mandat. Ça, ça veut dire qu'il y a un sentiment d'urgence à chaque jour, à chaque heure et à chaque minute. Vous n'avez pas de temps à perdre pour réaliser les éléments qui vous ont convaincu de vous imposer les sacrifices nécessaires de faire le saut en politique.

Le temps passe très, très rapidement, et, si la moyenne est de six ans, ça veut dire qu'on espère un deuxième mandat, puis là, si la conjoncture est favorable, un troisième. Mais ça prend une conjoncture drôlement favorable puis ça prend une constellation drôlement bien enlignée.

n (11 h 20) n

Aux nouveaux qui se joignent... Puis c'est plus de 45 % de cette Assemblée, là, qui a été renouvelée. Aux nouveaux qui se joignent à nous, vous êtes ici parce que vous avez des valeurs personnelles et que vous partagez des valeurs avec vos voisins, vous êtes ici parce que vous avez des convictions puis vous êtes ici parce que vous avez encore la passion de la politique. Vous allez demeurer en politique puis vous allez aimer ça si vous conservez ces valeurs, si vous conservez cette passion.

Vous avez la chance d'oeuvrer dans un Parlement ? puis chaque Parlement est différent, chaque législature est différente ? vous avez la chance d'oeuvrer dans une législature qui est unique en son genre, qui est unique en soi. On fait tous et toutes

partie de formations politiques minoritaires. Ça oblige à des accommodements raisonnables, surtout lorsqu'on sait que la population souhaite que ce Parlement fonctionne dans l'intérêt des gens qui ont voté. Quel que soit le sens de leur vote, ils ont voulu un Parlement minoritaire et ils ont voulu que l'on se comporte correctement dans ce type Parlement.

Les débats sont souvent difficiles, acrimonieux, mais, dans un Parlement minoritaire, on est tous et toutes condamnés à mettre de l'eau dans notre vin. Il y a des débats qui en emportent d'autres. Si vous regardez la toile qui orne l'arrière du fauteuil de la présidence, vous verrez des chaises à terre, un petit peu de dérangement, un petit peu de perturbation. Ce n'était pas la députée de La Pinière qui présidait à l'époque.

Quand vous touchez à des débats qui traitent de l'essence même de la communauté francophone au Québec, que vous parliez de constitution ou que vous parliez de langue, les passions s'animent, et ça se comprend. Nous sommes le seul Parlement en Amérique du Nord qui ait l'obligation morale de défendre et promouvoir la langue et la culture française. Donc, à chaque fois qu'on touche à cet élément-là, on a tendance à s'enflammer.

On est le seul endroit également où, constitutionnellement, le pouvoir politique est encore entre les mains d'une communauté francophone. Ça nous crée des responsabilités face à la défense et à la promotion de la langue, mais également face aux accommodements qu'il faut faire avec les nouveaux arrivants, ceux et celles qui se joignent à nous. Parce que, quand on y pense puis qu'on regarde un petit peu en arrière, on se rend compte qu'on est tous des nouveaux arrivants, là. Québec va célébrer l'an prochain son 400e anniversaire. On a tous immigré en terre québécoise puis en terre canadienne.

Ça ne fait pas beaucoup de générations. On en est dans la 11e, 12e génération. Bien, les chances qu'on a eues, bien il faut les partager, dans la vie, puis on les partage, aujourd'hui, avec des gens qui souhaitent venir s'installer chez nous. Puis, s'ils viennent s'installer chez nous, on comprend qu'ils arrivent avec une culture qui n'est pas la même. Mais, s'ils choisissent de venir chez nous, bien il faut qu'ils comprennent que notre culture, c'est celle qu'on a pratiquée au cours des dernières décennies, même des derniers 400 ans.

Puis comment on marie ça, ce n'est pas facile. Mais, quand vous avez un Parlement qui est minoritaire, je pense que ça va être plus facile de mettre de l'avant des solutions qui rencontrent des objectifs d'à peu près toutes les communautés. Et ça varie, là, d'un bout à l'autre du Québec. Ce n'est pas la même chose à Montréal qu'à Québec, là, les députés de Montréal vont vous le dire. Ce n'est pas la même chose à Québec qu'à Huntingdon, ce n'est pas la même chose qu'en Gaspésie.

Il faut respecter ces différentes cultures, ces différentes régions et faire en sorte que tout le monde se retrouve bien là où il est né ou là où il a choisi de vivre. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui choisissent le Canada et le Québec, et c'est à notre honneur que les gens veulent venir s'installer chez nous.

Le message de la dernière campagne électorale, on peut le décoder différemment. C'est toujours plus facile à décoder lorsque, comme député, on a gagné. Moi, j'ai rencontré des gens du PQ qui m'ont dit: Ouf! ça fait longtemps qu'on en avait pas vu une aussi difficile. On a fait la campagne électorale le vent dans la face. Ce n'est pas comme faire la campagne électorale le vent dans le dos.

Certains se sont dit: Si j'avais travaillé plus fort, si le chef avait été meilleur, si l'élément du programme avait été différent, on aurait peut-être pu sauver les meubles, mais ça n'a pas été le cas, et ce qui nous prouve, par exemple, que ceux et celles qui ont passé à travers sont des députés qui sont enracinés dans leur milieu et qui ont mené une campagne électorale qui était loin d'être facile, là. Ils avaient chacun au moins un libéral puis un adéquiste à défaire.

Du côté de l'ADQ, disons que la campagne n'a pas été facile. Ça prenait beaucoup de conviction pour s'engager comme candidat ou candidate au moment où vous vous êtes engagés comme candidats ou candidates. Mais disons que le vent a soufflé raisonnablement bien pendant la campagne. Plusieurs m'ont dit: Moi, je ne serais pas ici si je n'avais pas travaillé aussi fort, mais je dois concéder qu'au niveau de la formation politique on a fait une bonne campagne puis qu'on a rejoint certains éléments. De toute façon, c'est le résultat qui compte, puis maintenant on est devenus l'opposition officielle, puis on est contents, puis on va travailler dans ce sens-là.

Puis, de notre côté, bien on est partis en campagne comme gouvernement, puis c'est toujours plus difficile de partir comme gouvernement, vous allez vous en rendre compte dans la vie, là. Je pense que les gens savent bien que c'est plus facile chialer que de faire des choses. Tout le monde comprend ça. Donc, c'est le gouvernement qui a le fardeau quand il se lance en élection. On est revenus au gouvernement, mais on n'est pas revenus comme on a quitté. On a quitté majoritaires, puis on est revenus minoritaires.

Ça, ça veut dire que nos choix n'étaient pas, dans l'ensemble, mauvais mais qu'il y avait quelques irritants qui ont permis à certains, là... Et j'en vois sourire de l'autre côté. Je vous comprends, ça vous a permis d'être élus, là, certains irritants.

De notre côté, ce qu'il faut faire maintenant, c'est d'identifier ces irritants puis de prendre le message. Nous, on a commencé à le prendre, le message, de ce côté-ci de l'Assemblée. Le message, c'est qu'on veut un gouvernement qui agit avec un petit peu plus d'humilité.

Puis j'en parle avec aisance parce que je l'ai parfois utilisé: les questions, là, de bâillon de fin de session, là, où on bulldoze de la législation, les gens n'apprécient pas, généralement, ni la clientèle qui est visée par la législation, ni l'ensemble de la population, qui se dit: Bon, bien, qu'est-ce que ça veut dire qu'ils n'ont pas réussi, avec les règles normales, à faire passer leurs projets de loi?, il doit y avoir de quoi de pas correct là-dedans.

Et ça, on n'a pas le choix, là, on est minoritaires, on n'en verra pas, de bâillon, au cours de cette législature, parce que la loi du nombre fait en sorte que ça prend l'appui d'un des partis de l'opposition pour passer de la législation.

Mais, si, de notre côté, on se dit: Il faut faire preuve d'humilité, de l'autre côté, ça responsabilise l'opposition. Vous ne pouvez plus juste vous dire: Moi, je m'oppose, puis je m'en vais chez nous, parce que les gens veulent que ça fonctionne, puis on a une obligation de légiférer dans l'intérêt public. Mais ça vous place dans une situation où vous pouvez mettre sur la table des éléments positifs que vous préconisez, que vous pouvez en discuter avec le gouvernement et que vous pouvez améliorer des projets de loi qui sont déposés à l'Assemblée nationale.

Et ça, pour un parlementaire et pour le pouvoir législatif, c'est le plus grand gain de la dernière élection. Avec le temps, l'exécutif, le gouvernement, qu'on appelle, a utilisé le législatif... Dans le jargon parlementaire, on disait: Ils nous utilisaient pour « rubber-stamper » leur législation. Ils ne peuvent plus. C'est le législatif qui redevient un pouvoir en équilibre avec l'exécutif, et ça, pour la population du Québec, ce n'est pas une mauvaise nouvelle, ni pour un gouvernement qui a pris acte de ce qui s'est passé à l'occasion de la dernière élection.

Et ça, on va pouvoir utiliser, comme Assemblée nationale, ces nouveaux pouvoirs qui sont les nôtres collectivement puis collégialement pour faire en sorte qu'à chaque projet de loi qui est déposé on tente de créer plus de richesse. Parce que, si on veut la partager, la richesse, au Québec, bien il faut d'abord la créer.

Il faut créer un climat qui est favorable à ce que le privé crée davantage de richesse au Québec, et ça, on peut oxygéner ce climat-là tous ensemble, et, une fois qu'on l'a créée, cette richesse-là, comment on peut la répartir de façon à ce qu'une des valeurs libérales fondamentales, la justice sociale, s'en porte mieux dans chacune de nos communautés et dans chacune de nos collectivités.

Et, si on réussit ça ensemble, les gens vont avoir bien voté, ils vont avoir bien voté. Et, lorsqu'on fera le bilan de la Trente-huitième Législature, on pourra chacun se dire: On a collaboré à faire un Québec plus fort dans un Canada uni, et Brome-Missisquoi demeurera, dans cette entité, un acteur important pour que ce petit coin de territoire demeure à tout jamais un petit coin de paradis. Merci.

n (11 h 30) n

La Vice-Présidente: Merci, M. le député de Brome-Missisquoi. Je cède maintenant la parole à la prochaine intervenante, Mme la députée de La Prairie.

Mme Monique Roy Verville

Mme Roy Verville: Mme la Présidente, moi, Monique Roy Verville, députée de la circonscription de La Prairie, je choisis de dire les choses simples et directes telles qu'elles sont. Dans ma vie quotidienne, rien ne présageait mon élection comme députée adéquiste à l'Assemblée nationale le 26 mars dernier. Je suis l'épouse de Marc, la mère de Sonia, la grand-mère de Sarah, l'amie, la collègue de travail et la voisine. J'ai eu une vie bien remplie comme des milliers de gens au Québec. J'ai eu la chance d'être mère au foyer pendant plusieurs années, et je suis consciente du manque de ressources pour les femmes qui désirent travailler et du manque de places en garderie.

Avant mon élection, je militais dans l'exécutif de l'Action démocratique du Québec dans ma circonscription depuis déjà quelques années. Je connaissais et surtout croyais profondément en les valeurs adéquistes. Lorsqu'on m'a proposé l'investiture dans mon comté, je me suis dit: Pourquoi pas? J'ai des choses à dire, elles sont aussi importantes et valables que bien d'autres.

J'ai eu l'opportunité de rencontrer bien des gens au Québec, au Canada et dans le monde du fait des déménagements fréquents qui étaient causés par l'emploi de mon conjoint, qui a servi le Canada, pendant 20 ans, au sein des Forces armées canadiennes. J'ai eu la chance de vivre à Montréal, à Châteauguay, à ville de La Baie, à Québec, dans l'Ontario, en Alberta, j'ai aussi vécu et travaillé en Allemagne. J'ai également connu la vraie vie: les fins de mois difficiles, les comptes à payer, notre fille à élever.

J'ai travaillé avec des personnes handicapées, des personnes âgées, je sais ce qu'elles désirent le plus: être traitées avec respect. Elles veulent conserver leur dignité et leur autonomie. Je m'emporte facilement lorsque je vois certains reportages exposant des abus envers les personnes handicapées et nos aînés.

L'ADQ a demandé une commission d'enquête sur le sort réservé des aînés pendant la campagne électorale. Le gouvernement libéral a décidé d'accepter notre requête. Nous nous en réjouissons; cependant nous serons vigilants. Trop souvent, les rapports vont garnir des tablettes sans que les recommandations soient appliquées. Nous devons protéger et offrir le bon service à ceux qui nous ont précédés, nous devons les traiter équitablement. Des mesures doivent être prises en ce sens. Je veux aussi encourager les plus faibles à dénoncer leurs bourreaux, et notre devoir à tous est d'empêcher ces agissements.

Collectivement, nous nous sommes donné la responsabilité de protéger les minorités les plus démunies, les sans-voix et les citoyens les plus fragiles de notre société.

Je crois également que chaque personne, dans la mesure de ses capacités, a la responsabilité de mettre tout en oeuvre pour atteindre son plein potentiel et être heureux. Comme porte-parole de l'opposition officielle en matière d'action communautaire, c'est là le sens que je donnerai à mon action.

Ma victoire dans La Prairie est une victoire d'équipe. Les bénévoles qui m'ont secondée et encouragée ont participé à faire connaître aux électeurs et électrices les objectifs, les valeurs et le plan de l'Action démocratique. Je ne serais pas ici sans leur enthousiasme, leur dévouement et leur contribution de temps et d'argent. Merci à Sylvie, Patrice, Mario, Claire, Linda, Yves, Sébastien et tous les autres. Également, Mme la Présidente, je dois remercier les gens de l'exécutif national de l'Action démocratique du Québec pour leurs qualités et leur soutien. Je dois également lever mon chapeau à M. Paul Lavigne à qui je téléphonais à toute heure du jour durant la campagne électorale.

Je profite de cette tribune pour donner ma parole et m'engager auprès de mes électeurs. Je vais être à l'écoute de leurs besoins, les représenter dignement et surtout continuer à dire les choses vraies tout simplement et en toute franchise.

Je suis impatiente de collaborer avec ma nouvelle équipe parlementaire dans la poursuite des objectifs expliqués dans notre plan d'action. Un bon nombre de citoyens du Québec ont choisi de voter pour nous et de nous faire confiance. En ce premier mandat, je surveillerai l'action du gouvernement pour aider toutes les familles, pour aider à bâtir des écoles fortes qui séduiront nos jeunes, pour aider à créer un environnement... saines, justes et vertes, pour aider à sécuriser nos aînés, pour aider à développer nos richesses et pour aider à faire du ménage dans la fonction publique.

Mme la Présidente, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour défendre les droits, les besoins et les aspirations de M. et Mme Tout-le-monde, parce que je suis issue du vrai monde et je resterai du vrai monde. La fidélité, la loyauté, la passion et la constance sont des éléments qui représentent très bien qui je suis ? par exemple, les 28 années passées avec mon complice, Marc ? ces caractéristiques seront les mêmes auxquelles les gens de La Prairie, Candiac, Saint-Constant, Saint-Mathieu, Saint-Philippe et Delson auront droit.

Vous qui m'avez élue pour représenter... comme... voyons, excusez, votre représentante, votre porte-parole à l'Assemblée nationale, sachez que je serai présente au Parlement et je participerai à faire connaître le plan de l'ADQ pour assurer le bien-être des prochaines générations, à celle de Sarah, Koralie, Pierre-Luc et Thomas.

Merci encore à toute mon équipe, aux bénévoles, à ma famille qui m'ont encouragée. À ceux qui pourraient se sentir oubliés, sachez que je ne vous oublie pas et que je vous remercie. Je ne serais pas ici sans votre enthousiasme, votre dévouement et votre don de temps. Mon équipe et moi serons disponibles, soit à Québec ou dans mon bureau de comté à Candiac, pour vous écouter, en espérant qu'ensemble nous trouverons des solutions. Merci, Mme la Présidente.

n (11 h 40) n

La Vice-Présidente: Merci, Mme la députée de La Prairie. Je cède maintenant la parole au prochain intervenant... au prochain intervenant. Alors, le prochain intervenant, s'il vous plaît. Je reconnais M. le député de Portneuf. Vous avez la parole, M. le député.

M. Raymond Francoeur

M. Francoeur: Merci, Mme la Présidente. C'est un privilège pour moi d'être ici ce matin. Je fais

partie des... une des personnes parmi les 25 à 30 à qui les Portneuvois, Portneuvoises ont confié le mandat et je m'engage aujourd'hui, formellement, à respecter l'engagement qu'on m'a donné, à tout faire ce qui est en mon pouvoir pour veiller à l'intérêt de chaque Portneuvois, Portneuvoise.

Je profite aussi de l'occasion pour remercier mes parents, qui vont avoir aujourd'hui, disons, cette année, 90 et 88 ans, pour leur support, mon frère et sa conjointe qui m'ont appuyé financièrement, mes enfants qui m'ont appuyé pour ma campagne électorale, ma conjointe, qui est toujours présente ici même aujourd'hui, qui m'a appuyé d'une façon inconditionnelle. Alors, merci à tout ce monde-là. Merci aux bénévoles qui m'ont donné du temps et de l'argent. Merci à mon personnel de bureau qui déjà prend en main les destinées du comté de Portneuf en mon nom.

Et je voudrais féliciter premièrement vous, Mme la Présidente, ainsi que les 123 autres députés qui se sont fait élire et même tous ceux qui ont eu des tâches comme ministres ou d'autres tâches ici, dans cette salle. Je voudrais aussi profiter de l'occasion pour féliciter mon prédécesseur, M. Jean-Pierre Soucy, qui s'est donné complètement pour essayer de faire avancer le comté de Portneuf.

Mais, devant l'immobilisme du Parti libéral, j'ai décidé de me présenter afin d'améliorer la qualité de vie des citoyens du comté. Le chef de mon parti, M. Mario Dumont, m'a confié le dossier de la ruralité, lequel correspond à mon mode de vie. Je vais donc travailler à réaliser l'autonomie des régions rurales.

Les grandes problématiques du milieu rural québécois ont été dévoilées lors de nombreuses consultations et tables de concertation depuis plus de 20 ans. À peu près partout au Québec, de la Gaspésie à l'Abitibi, on s'entend unanimement pour décrier l'exode des jeunes et le vieillissement de la population, le manque de main-d'oeuvre et d'entrepreneurs, la surconcentration des activités agricoles dans les mains d'une poignée de producteurs, l'étalement des terres laissées en friche, la crise de l'industrie du bois, l'entretien très coûteux des routes au prorata de la population, le désengagement des citoyennes et citoyens dans leurs communautés, l'insuffisance des services publics.

Je dirai même que les régions rurales du Québec vivent, aujourd'hui, une profonde morosité, voire un certain désarroi auquel aucune politique nationale, aucun pacte rural mis en place par le gouvernement en place ne viendra à bout. Pourquoi? Parce que le gouvernement actuel, malgré les rapports de tous les forums, de toutes les commissions qui se sont penchés sur l'avenir des régions rurales, n'a pas encore compris que les deux principaux défis auxquels fait face le Québec rural de 2007 sont: redonner une échelle humaine aux exploitations agricoles et forestières et redonner une chaleur humaine aux services publics et aux actions communautaires.

Ça m'inquiète, Mme la Présidente, de lire que la Politique nationale de la ruralité du gouvernement actuel vise à assurer la pérennité du monde rural. Il faut aller plus loin que ça.

Comme élus, il nous faut: veiller à ce que l'agriculture soit considérée comme un secteur de croissance économique; favoriser la ferme familiale; encourager une industrie forestière à plus petite échelle; concilier une industrie forestière modernisée avec une utilisation de la forêt à des fins récréatives; soutenir l'engagement citoyen pour que les femmes, les hommes et les jeunes qui participent au développement local soient aussi fiers d'appartenir à leur communauté; poursuivre les investissements dans les initiatives de développement local par des programmes souples et accessibles; constituer un fonds d'autonomie régionale à même des redevances sur le prélèvement des ressources pour chacune des régions du Québec et laisser les élus régionaux décider de l'utilisation de ces fonds; consolider les organismes de développement régional en place.

Enfin, les exploitations agricoles et forestières doivent s'inscrire dans une vision globale de développement durable, considérant que nos paysages champêtres, nos cours d'eau, nos montagnes et nos boisés figurent parmi les attraits récréatifs et touristiques les plus convoités du Québec. Bref, il faut atteindre l'autonomie des régions rurales dans le cadre d'une vision globale de développement durable et fournir aux institutions locales les outils financiers pour entreprendre leurs propres initiatives de transformation de leurs communautés.

En terminant, sachez que j'ai été maire de Sainte-Christine-d'Auvergne pendant plus de cinq ans et que je suis très sensible aux différents dossiers de la MRC de Portneuf. D'ailleurs, conscients de la grandeur du comté de Portneuf, mon équipe et moi avons décidé de rencontrer les citoyens dans leurs municipalités dès que les conseils municipaux nous auront fourni un local pour le faire. Bien entendu, les gens pourront toujours venir nous rencontrer à notre bureau de comté et même ici, au parlement. Alors, je vous remercie de votre accueil à l'Assemblée nationale et je m'engage à faire pour le mieux pour l'intérêt de tous les Québécois. Merci.

La Vice-Présidente: Merci, M. le député de Portneuf. Je cède maintenant la parole à la prochaine intervenante, Mme la députée de Bourget et leader du deuxième groupe de l'opposition.

Mme Diane Lemieux

Mme Lemieux: Merci, Mme la Présidente. D'abord, je ne crois pas... je n'ai pas souvenir avoir formalisé mes félicitations à votre sujet concernant votre nomination à

titre de vice-présidente. Alors, vous êtes maintenant sur le banc, je me permets de le faire et je vous souhaite d'avoir beaucoup de plaisir dans ces fonctions.

Deuxièmement, c'est ma première intervention, quoique je suis intervenue passablement depuis le début de cette session, mais ma première intervention véritable en tant que députée de Bourget. Et je pense que les gens comprennent que quelquefois il m'arrive, à cause de chapeaux que je porte, d'intervenir à d'autres sujets, mais c'est important pour une députée d'avoir cette première intervention à

titre de députée, surtout suivant une élection générale.

n (11 h 50) n

Mme la Présidente, c'est la troisième fois que les citoyens de Bourget me font confiance. Et, si la première fois, en 1998, on se présente sans trop savoir comment les gens réagissent, au bout de trois fois on se dit: Le ciment a pris entre les concitoyens et la représentante que je suis à l'Assemblée nationale, et c'est quand même... Et je sais que je ne trouverai pas les mots justes pour décrire ce que ça veut dire pour une personne, ce privilège que des gens nous confient la responsabilité de les représenter dans l'enceinte la plus importante, démocratique de notre magnifique coin du monde, le Québec.

C'est quand même fascinant de voir que des gens renouvellent leur engagement envers une personne, qu'ils signifient qu'ils ont confiance, qu'ils sont satisfaits du travail qui a été fait, qu'ils ont confiance pour l'avenir. Il n'y a pas de mots pour décrire à quel point c'est un immense privilège, et je veux les en remercier. Et ils le savent, je crois, les citoyens de Bourget, qu'à chaque fois que je m'assois, quand commence la journée dans ce salon bleu, et que je regarde ce lieu qui est quand même assez magnifique, à chaque fois je me dis: C'est une chance et un privilège de pouvoir représenter des gens.

Alors, une période électorale, c'est un moment où on renouvelle nos engagements, notre engagement mutuel, les citoyens à mon égard et moi à leur égard, et voilà, ce pacte est resté scellé entre nous. Je veux vraiment les en remercier.

Je veux aussi profiter de l'occasion pour dire que l'engagement politique, il arrive que certains soient un peu péjoratifs, négatifs à ce sujet-là, mais, une élection, ça se fait avec des gens, ça se fait avec du monde, ça se fait avec des militants, ça se fait avec des bénévoles, des gens qui s'occupent de faire des téléphones, de poser des pancartes.

Il y a des centaines de personnes qui sont impliquées là-dedans, et je veux les saluer, ces gens-là qui m'ont accompagnée, qui ont posé des petits gestes et des grands gestes à l'occasion de cette dernière campagne électorale, et leur dire et surtout dire à d'autres qui ne sont pas autant habités par l'engagement politique à quel point c'est beau de voir que des gens, parce qu'ils sont motivés par une idée, par une équipe, par un parti politique, sont prêts à passer des heures à mettre en parallèle leur vie presque de côté.

Moi, j'ai des gens autour de moi qui ont carrément pris des vacances de leur emploi régulier pour venir donner un coup de main à une campagne électorale. Il faut aimer ça et il faut que ça ait un sens très, très fort pour que des gens soient prêts à amputer des vacances annuelles pour aller faire de la politique, comme on dit. Alors, je veux les saluer, parce que tout ça prend un sens quand on est entourés de gens, et les remercier de l'énergie qu'ils y ont mise, de l'énergie qu'ils m'ont donnée, et me permettant donc de renouveler mon engagement envers les citoyens de Bourget.

Et un dernier mot sur, et je sais que certains députés y font allusion plus intensément que d'autres, mais je pense que l'engagement politique entraîne évidemment la personne qui se présente, mais on entraîne d'autres personnes autour de nous.

On entraîne les gens qu'on aime, des gens qui sont dans notre quotidien, nos conjoints, nos enfants, les amis, et je pense qu'il faut leur lever un chapeau, et dans mon cas ils sauront se reconnaître, parce qu'ils acceptent que, temporairement, pour une bonne trentaine de jours, on n'existe pas, on est de passage, on est contents d'avoir un endroit pour dormir puis on est contents que quelqu'un s'occupe de nos repas. Mais la vie politique n'implique pas que nous, elle implique aussi d'autres personnes qui font, dans un certain sens, des sacrifices, même si ce n'est pas eux qui ont décidé de faire de la politique.

Et je veux aussi saluer ces personnes proches de moi qui vont se reconnaître et qui m'ont donné ces petits moments de répit de base qui m'ont permis d'avoir ce qu'il faut pour passer à travers cette période électorale.

Mme la Présidente, une période électorale est aussi un moment privilégié d'intensité de relations avec les concitoyens. Évidemment, quand on est des députés, on a plein de contacts, dans une semaine, dans un mois, dans une année, avec des citoyens, individuellement ou en groupe, et les contacts, ils sont à l'infini. Mais il reste qu'une période électorale, c'est un concentré où on voit plus de choses au même moment, où on a des capsules très, très denses qui nous donnent des indications sur des réalités qui se vivent.

Et, par exemple, à l'occasion, beaucoup de candidats font du porte-à-porte durant une campagne électorale, puis certains aussi sont un peu cyniques par rapport à ça. Moi, je le dis, j'adore faire du porte-à-porte. J'aime ça, c'est incroyable. Ça me prend un temps fou parce que je m'arrête trop longtemps dans les résidences des gens, puis mes collaborateurs me chicanent. Mais c'est une occasion unique de saisir l'ampleur d'un certain nombre de problèmes de vie qu'on n'a pas dans la vie régulière de député.

Et, par exemple, moi, une des choses qui m'a frappée dans cette dernière campagne électorale, moi, je représente un comté ? Bourget, c'est dans l'est de Montréal ? où il y a beaucoup de personnes seules et il y a beaucoup de personnes âgées. Il y a une concentration de personnes âgées plus importante dans le comté de Bourget ? les quartiers de Mercier-Est, Mercier-Ouest ? plus importante que l'ensemble du territoire de Montréal. Et j'ai vu là, j'ai eu comme une capsule, là, un concentré de problématiques liées aux soins à domicile, et ça m'a sauté en plein visage.

Je savais tout ça, j'avais été en contact avec tout ça, mais là de le voir aussi intensément, ça m'a fait dire d'ailleurs comme engagement électoral que je serais très, très, très vigilante sur la question de la qualité des soins qui sont disponibles à domicile pour des personnes qui sont capables d'être chez eux, qui veulent rester chez eux mais qui ont besoin d'un peu d'aide pour pouvoir rester chez eux, avec tous les avantages que ça comporte. Et j'ai donc vu, donc, des problèmes très intenses qui m'ont beaucoup préoccupée.

Et je réalise... Et j'ai par la suite d'ailleurs discuté avec les représentants formels de différentes institutions publiques qui sont chargées de déployer ces services à domicile, j'ai essayé de voir avec eux comment je pouvais les aider et comment on pouvait travailler ensemble pour faire en sorte que nous soyons une société qui est capable de développer en quantité et en qualité des services permettant aux gens d'être à domicile même s'ils ont un état de santé un petit peu plus difficile.

Alors, Mme la Présidente, ce qui m'amène donc à la première remarque au sujet du discours inaugural, parce que c'est là l'objet de mon intervention. Le premier ministre, il y a quelques jours, a prononcé un discours inaugural. Un discours inaugural, normalement ça a pour objectif de camper les grands objectifs, des grandes priorités, ce que certains appelleraient une vision, la perspective, ce qu'on a besoin de faire comme société, ce vers quoi le gouvernement veut aller.

Et j'ai été frappée à quel point... bien sûr, on a parlé, dans le discours inaugural, des personnes, de la population vieillissante, etc., mais j'ai été franchement déçue, parce que ce constat, je sais que je ne suis pas la seule à le faire, j'ai été déçue du très peu d'insistance sur l'importance qu'un gouvernement, c'est-à-dire une organisation qui est là au nom des citoyens, qui est là pour déployer des services, parce qu'individuellement on ne peut pas faire ça tout seul, donc du peu de considération de l'importance comme société que nous devons accorder à la qualité et la quantité des services à domicile disponibles pour les personnes qui sont vulnérables.

Je tenais donc à le signifier. Et évidemment on verra, à l'occasion du budget, comment ça pourra se déployer, mais il me semble qu'on aurait dû avoir un signal clair.

Et vous me faites signe que j'ai deux minutes, je veux quand même glisser un mot également sur la question de l'éducation. Évidemment, je suis une porte-parole de l'opposition à ce sujet. Le premier ministre a dit: L'éducation sera pour nous une priorité. Mais il n'a prononcé que le mot. Parce que, là aussi, il y a des silences troublants: rien sur l'importance de bien appuyer les professeurs pour pouvoir éventuellement mieux intervenir et mieux aider les enfants en difficulté, rien sur l'état du parc scolaire. Nos écoles croulent sous l'eau des toits qui sont en morceaux, les gymnases ne sont pas en état, et je crois qu'on avait un bon signal à donner à notre réseau d'éducation.

Motion de censure

Alors, pour toutes ces raisons, Mme la Présidente, et sachant que le premier ministre n'a pas accordé une priorité claire à un bon déploiement des services publics, je voudrais, à ce moment-ci, déposer une motion, une motion de censure qui se lit comme suit:

« Que l'Assemblée nationale du Québec déplore que le discours d'ouverture présenté par le premier ministre privilégie des baisses d'impôt au détriment des investissements requis et incontournables, notamment dans les secteurs de la santé, de l'éducation et du développement économique régional. »

Alors, je voudrais déposer cette motion. Je pense que c'est le moment, à ce moment-ci, d'indiquer au premier ministre que je crois que les Québécois tiennent à ce que nous ne laissions pas se dépérir les services publics, parce que c'est des personnes vulnérables qui en ont besoin, et c'est le devoir d'un gouvernement de faire tous les efforts pour déployer ces services publics destinés à ces personnes. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente: Merci, Mme la députée de Bourget. Alors, la motion est déposée sous réserve de l'analyse de sa recevabilité. Et, compte tenu de l'heure, je suspends les travaux jusqu'à 14 heures. Bon appétit.

(Suspension de la séance à 12 heures)

(Reprise à 14 h 5)

Le Président: Bon après-midi, Mmes, MM. les députés. Nous allons nous recueillir quelques instants.

Je vous remercie. Veuillez vous asseoir.

Présence de l'ambassadeur de la République

socialiste du Vietnam, M. Nguyen Duc Hung

J'ai le plaisir de souligner la présence, dans les tribunes, de l'ambassadeur de la République socialiste du Vietnam, Son Excellence M. Nguyen Duc Hung. M. Hung, bienvenue à l'Assemblée nationale.

Présence de M. Roger Bertrand et de

Mme Marie Grégoire, membres

administrateurs de la Fondation des

parlementaires québécois Cultures à partager

J'ai également le plaisir de souligner la présence de membres administrateurs de la Fondation Cultures à partager, M. Roger Bertrand, ex-président de l'Assemblée nationale et ex-député de Portneuf, et Mme Marie Grégoire, ex-députée de Berthier.

Présente en pensée, Mme Nancy Charest, ex-députée de Matane, complète cette délégation de la Fondation des parlementaires québécois venue sensibiliser les membres de cette Assemblée à la deuxième édition de la randonnée des parlementaires, qui se tiendra les 24, 25 et 26 août prochain, dans la majestueuse réserve faunique de Matane. Les fonds amassés serviront à défrayer les coûts de transport pour l'expédition des livres à l'étranger mais également à la réalisation de projets dans le milieu communautaire québécois.

La randonnée des parlementaires est aussi l'occasion de promouvoir l'activité physique dans l'un des habitats naturels de grande qualité, voire de classe internationale, qui existent au Québec.

Affaires courantes

Aux affaires courantes, aujourd'hui, il n'y a pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.

Dépôt de documents

Dépôt de documents. M. le ministre de la Sécurité publique et ministre de la Justice.

Entente concernant la prestation de services

policiers sur le territoire de Wemotaci

M. Dupuis: Oui. M. le Président, permettez-moi de déposer l'Entente sur la prestation de services policiers entre le Conseil des Attikamek de Wemotaci, et le gouvernement du Canada, et le gouvernement du Québec.

Le Président: Ce document est déposé. Mme la ministre des Transports.

Rapport annuel de l'Agence

métropolitaine de transport

Mme Boulet: M. le Président, j'ai l'honneur de déposer le rapport d'activité 2006 de l'Agence métropolitaine de transport.

Le Président: Ce document est déposé.

Il n'y a pas de dépôt de rapports de commissions.

Dépôt de pétitions

Dépôt de pétitions. M. le député de Bertrand.

Des voix: ...

M. Cousineau: À moins qu'elle soit conforme.

Le Président: Alors, elle est conforme, M. le député.

Reconduire le programme AccèsLogis

M. Cousineau: Merci. Merci. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 23 pétitionnaires. Désignation: citoyens et citoyennes de la circonscription de Bertrand.

« Les faits invoqués sont les suivants:

« Considérant qu'aucun investissement pour une nouvelle programmation AccèsLogis Québec n'était prévu dans le budget provincial déposé au mois de février 2007;

« Considérant les conséquences désastreuses que pourrait avoir le non-renouvellement du programme pour les milliers de personnes et familles à faibles revenus en attente d'un logement salubre et économiquement accessible;

« Considérant l'urgence de prévoir des investissements pour le logement c

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2007-05-23
Typehansard
Volume / chapterfr travaux-parlementaires assemblee-nationale 38-1 journal-debats 20070523 3025
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
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