Public Finance — 22 October 2013 (40th Legislature, 1st Session)
CFP 2013-10-22
Quebec — Committees
Gautrin : Alors, je
vous remercie, M. le Président. Je vais essayer de préciser un peu ma position
actuellement. Je ne me sens absolument pas lié par la rédaction qui a pu être
faite du projet de loi alors qu'on était au gouvernement. Je n'étais pas membre
du gouvernement, donc je n'étais pas au comité de législation, donc je n'ai pas
eu à me prononcer sur le texte. Il reste que
nous avons donné notre accord, et nous sommes en faveur de l'objectif de
ce projet de loi, qui est de donner, en quelque sorte, aux gens qui travaillent
dans les petites et moyennes entreprises, principalement, la possibilité d'avoir
accès à un régime de retraite.
Je dois dire
qu'à l'intérieur du projet de loi il y a un certain nombre de choses que j'ai
de la difficulté. Le projet de
a été écrit — et
vous allez le regarder — avec
à la fois des articles qui sont typiquement de l'ordre du règlement et de l'ordre... une tendance... Prenez, par exemple, l'article
111, si vous voulez, où on a renvoyé énormément de choses au niveau des
règlements. C'est-à-dire, il y a un déséquilibre, et je... Vous comprenez que,
quand on est ministériel, on a toujours une tendance de trouver que c'est plus
facile, des règlements, que les mettre, les choses, dans le projet de loi, et
inversement. Il manque…
La première
chose que je peux vous dire — et je vais vous poser la question dès qu'on
commencera l'étude
article par
article : C'est quoi, l'objet? On n'a
pas nulle
part introduit une définition de ce que c'est, un régime volontaire d'épargne-retraite. Il n'existe pas d'article dans
ce sens-là qui le définit, et nulle part, et je pense que ce serait
nécessaire de le faire. Il est important,
par exemple, de savoir, lorsqu'on reparle... Vous savez, M. le Président, parce
que vous connaissez bien les lois, n'est-ce pas, aussi bien que moi, d'ailleurs... Vous
connaissez l'article 6, par exemple... Je veux revenir sur l'article 6 de la
Loi sur les régimes
complémentaires de retraite.
L'article 6 de la
Loi sur les régimes
complémentaires de retraite définit ce que c'est qu'un régime de retraite. Dans
l'article 6, si vous vous rappelez, à ce moment-là... Et évidemment cette définition ne peut pas s'appliquer
à l'heure actuelle. Donc, on aura l'occasion d'en débattre. Mais c'est
le genre de choses qu'il va falloir réintroduire à l'intérieur du projet de
loi.
À un moment
ou l'autre, on verra si le fonctionnement, à l'heure actuelle — puis je le dis très
honnêtement à ma collègue — en commission est la manière la plus
optimale pour fonctionner ou est-ce qu'il n'y aurait pas lieu de fonctionner en
sous-commission ou en groupe de travail, le cas échéant. Mais je suis capable
de le faire aussi en sous-commission, mais on aura assez d'articles,
M. le Président, et ce ne serait peut-être pas la meilleure
manière. Donc, on aura l'occasion, si jamais on arrive à cet effet-là...
Il reste, M. le Président… et je pense qu'il est
important qu'on finisse par arriver à une bonne loi, dans ce sens-là.
J'ai relu... Écoutez, je connais quand
même un petit peu les régimes de
pension aussi. J'ai de la difficulté
même de bien comprendre qu'est-ce que c'est qu'un RVER et la différence qu'il y a entre un REER
collectif, par exemple, et un RVER.
Je l'imagine, puis après j'ai des articles qui vont dans un sens... Donc, tant qu'on ne l'a
pas défini complètement... Donc, on
peut prendre des exemples, on aura l'occasion, quand on aura à débattre
article par article, de le regarder sur des... C'est
toujours bon, sur des exemples, de voir qu'est-ce que ça a comme portée ou comme non-portée, à l'heure actuelle.
Alors, M. le Président, je crois qu'il y a pour moi un certain nombre de choses qui vont
être importantes. Il est clair que, dans le projet de loi, par exemple, l'article
11, qui est... D'ailleurs, les gens qui sont venus témoigner devant nous nous l'ont signalé, autrement dit, l'obligation de n'avoir qu'un seul régime. Alors là, j'ai un
problème, parce que qu'est-ce que c'est qu'un régime? Qu'un seul régime par institution financière, tel que défini dans l'article
13 à l'heure actuelle, me pose
problème à ce moment-là.
Il existe des
articles aussi, à l'intérieur du projet
de loi, qui ne sont ridiculement pas
de l'ordre d'un projet de loi.
Autrement dit, de voter, entre vous et moi, que, quand la régie reçoit un
ordre, elle lui donne un numéro, je trouve ça vraiment... ce n'est pas de l'ordre,
M. le Président, d'une loi, c'est vraiment de l'ordre réglementaire. Alors, il
existe, à l'intérieur du texte que l'on a
devant nous, des choses qui sont clairement de l'ordre du règlement. Je
pourrais vous en donner : les
articles, par... un des premiers… je pense que c'est l'article 4, 5, 6, les
premiers articles, qui sont purement réglementaires, d'après moi.
Or, il existe aussi, par contre, d'énormes
articles qui sont des articles qui devraient être précisés ou devraient mieux
être encadrés, et non pas simplement référer à la Régie des rentes à ce
moment-là. Donc, la loi devrait mieux les
encadrer. Et je fais référence… bon, la ministre peut regarder, si ça l'intéresse,
l'article 111. C'est un
article magnifique où il y a 32 références à des règlements, etc. Je trouve qu'il y a
besoin, et il va falloir… besoin de mieux encadrer à ce moment-là le
pouvoir réglementaire du gouvernement à cet effet-là.
Alors, M. le Président, je terminerai ici. Il y
a une volonté de notre part d'arriver à une loi qui soit adéquate et qui soit… qui corresponde à ce qu'on veut. Par
contre, dans la rédaction actuellement de cette loi, il manque des
éléments, à mon sens, quant aux définitions de ce dont on parle, premièrement.
Deuxièmement, il manque un élément sur, bon, certains
problèmes de loi. Il y a deux questions de fond sur lesquelles on risque d'avoir
à débattre, d'après moi, à
part la rédaction : un, c'est l'article
11 sur la possibilité de limiter à un seul régime par institution financière.
Ça, c'est le premièrement.
Deuxièmement — je peux vous le dire tout de suite — je crois que, si on veut avoir un régime de
pension — et il y a beaucoup de gens qui sont arrivés
en témoignage devant nous — il
est nécessaire à ce moment-là qu'il y ait une mobilisation des contributions.
Je trouve que, si on peut… Ce n'est pas un véhicule d'épargne qu'on est en
train de mettre de l'avant, c'est-à-dire un
véhicule d'épargne dans lequel les gens peuvent aller chercher ou pas. Il y a
des REER qui sont faits dans ce
sens-là, mais c'est un régime de retraite. Et, dans un régime de retraite, je
crois qu'on ne doit pas… on doit immobiliser à ce moment-là jusqu'à la
date de retraite, à moins… situation particulière, et on peut évidemment les énoncer : maladie, grève, perte d'emploi, et
que donc on peut baliser la possibilité de retirer cette épargne. Mais il ne
faut pas que ça devienne quasiment un
élément dans lequel on peut… un élément d'épargne. Ça, c'est les deux éléments,
je pense, sur lesquels il y a des modifications de fond.
Mais il y a,
sur la forme, finalement, des questions qui sont plus fondamentales, qu'on
pourra revoir ou qu'on pourra reporter
dans une sous-commission, dans un sous-groupe, si on est… hein, parce qu'on a
quand même, M. le Président, pas mal, pas mal d'articles. Et puis je
voudrais… je comprends que ma collègue a aussi d'autres obligations. Ce n'est
pas que… Donc, je ne tiens pas à la maintenir ici en commission pour le plaisir
de parler avec moi.
Maltais : C'est
vous qui n'êtes pas disponible cette semaine, ce n'est pas moi.
Gautrin : Comment
ça, je ne suis pas disponible cette semaine?
Maltais : C'est ce
qu'on m'a dit. J'étais disponible…
Gautrin : Bien, moi
aussi. Qu'est-ce qui n'est pas… Quand on dit qu'on n'est pas disponible… Moi, j'ai
toujours… Pour faire de la législation, je suis toujours disponible.
Gautrin :
Mais moi aussi.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Est-ce que c'est dans vos remarques
préliminaires, ça?
Gautrin : Non, ce n'est pas dans mes remarques, mais c'est…
M. le Président, il faut dire qu'il y a une vieille complicité entre la
ministre et moi.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Oui, oui, oui.
Gautrin :
Alors, on peut se parler des fois, hein? Bon. On se parlera. Alors, j'ai
terminé mes remarques, M. le Président.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Merci, M. le député de Verdun. Alors, merci
pour les remarques préliminaires. Et, s'il n'y a pas de motion préliminaire,
nous allons débuter l'étude
article par article. Alors, je prends en
considération l'article 1 du projet de loi. Mme la ministre.
Maltais :
Article 1 : «Afin de favoriser l'épargne en
vue de la retraite, la présente loi crée un type de régime de retraite, appelé “régime
volontaire d'épargne-retraite”, et établit le cadre juridique pour l'institution
et l'administration de tels régimes.»
Alors,
il s'agit de préciser l'objet de la loi à l'effet de créer un régime de
retraite qui s'intitule «régime volontaire d'épargne-retraite». On
établit le cadre juridique, ensuite, comment doit fonctionner ce régime
volontaire d'épargne et de retraite.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : M. le député de Verdun.
M. Gautrin : Là, ma première question, M. le Président, c'est
qu'il faut le définir quelque part. Et,
d'autre part, la seule loi, dans le corpus législatif du Québec, où on
parle de régime de retraite, c'est dans le
régime complémentaire de retraite. On le définit à l'article 6 à l'heure
actuelle. Alors, si ça vous intéresse, M. le
Président, je vais me permettre de
vous lire l'article 6, si vous voulez. Parce que je prépare quand même mes
affaires, en général. Je les ai
emmenées. Et il est clair à l'heure actuelle que l'article 6 de la
Loi sur les
RCR… et, voyez-vous, comment ils
structuraient les lois… d'habitude, la
Loi sur les RCR. Elle va donc commencer
et elle va donner une définition de ce que c'est.
Je me permets de vous
dire : «Un régime de retraite est un contrat — c'est important de l'introduire — en vertu duquel le participant bénéficie d'une
prestation de retraite dans des conditions et à compter d'un âge donnés,
dont le financement est assuré par des cotisations à la charge soit de l'employeur
seul, soit de l'employeur et du participant. À moins qu'il ne soit garanti…»
Alors, M. le
Président, cette définition qui est présente, à l'heure actuelle, des régimes
de retraite ne peut pas s'appliquer ici dans les régimes volontaires de
retraite. Pourquoi? Parce que, dans la définition qu'on a actuellement dans les RCR, on limite le concept de régimes de
retraite où il y a une participation de l'employeur. Je me permets
de vous rappeler, s'il vous plaît, le texte de la loi, de l'article, c'est : «...dont le financement est assuré par des cotisations à la charge soit de l'employeur
seul, soit de l'employeur et du participant.»
crois qu'on devrait, M. le Président, à l'heure
actuelle, avoir soit un
article
1 ou... en condition de préciser ce qu'on
est en train de faire, c'est-à-dire en quoi le type qu'on est en train de créer est
différent du type de ce qu'on fait. C'est-à-dire que le régime de
retraite… à mon sens, volontaire d'épargne-retraite reste un contrat en vertu
duquel le participant bénéficie d'une prestation de retraite — et le
concept est important — dans
des conditions et à compter d'un âge donné
et dont le financement... Et on bifferait, à ce moment-là, «dont le financement»,
puisque la grande différence qu'il y a actuellement dans les régimes
volontaires de retraite par rapport à la loi, au texte qui existe dans le
corpus législatif du Québec, c'est les
constitutions de l'obligation qu'il y avait, dans la
Loi sur les régimes
complémentaires de retraite, d'avoir
un financement patronal. Alors qu'ici il n'y a pas une obligation d'un
financement patronal, il y a une possibilité d'un financement patronal.
Donc,
il me semble, ce qui serait important : de pouvoir inclure soit à l'article
1 ou un
article 0, si vous voulez, un élément
qui définit, comme on l'a défini, à l'heure actuelle, dans... quelque part, le
concept de régime de retraite. Parce que, sinon, on est obligés de faire référence, vous comprenez, dans une même loi,
à deux textes qui sont différents. Donc,
il faudrait redéfinir, dans cette loi-ci, le concept de régime de retraite tel
que... qui est différent de celui qu'on utilise actuellement dans les
régimes complémentaires de retraite.
Le Président (M. Pelletier,
Rimouski) : Oui, Mme la ministre.
Maltais :
J'entends bien les propos du collègue de Verdun. Je vais lui dire d'où ça vient
puis, ensuite, je vais dire le mécanisme que je vais lui proposer pour
répondre à la question pertinente qu'il pose.
s'est basés, à l'époque, si j'ose dire, sur le projet de loi fédéral. La
définition, dans le projet de loi fédéral, des régimes de retraite est dans la
Loi sur l'impôt, puis on a adopté la Loi
sur les RVER. Là, on a fait un peu la même chose. Maintenant, vous semblez soulever une question
pertinente sur la concordance de nos lois puis comment on va raccorder
ce RVER là. Ce que je propose... On s'entend que la première
partie est
intéressante et que ce que vous proposez, c'est soit d'y ajouter un élément de définition soit d'aller changer la Loi
sur les régimes complémentaires de retraite, à la limite, à la limite.
Il est peut-être plus facile d'y ajouter...
Gautrin :
Je pense qu'il est plus facile d'y ajouter...
Maltais : ...un élément, on s'entend. Alors, ce que je
propose, c'est qu'on suspende l'article. Comme on est là ce soir, on va revenir, soit... Si vous n'avez pas
de proposition d'amendement. Mais je ne vous le demande pas, parce que
je comprends que...
Gautrin :
Monsieur... Monsieur...
Maltais : Je vais terminer, je vais terminer! Je vais
terminer, cher collègue. Alors, moi, je vais regarder ça cet après-midi,
le régime, puis on reviendra peut-être ce soir avec une solution. Soit j'ouvrirai
puis je dirai : Oui, on a trouvé une solution, soit je vous dirai pourquoi
je n'embarque pas un type de solution, puis on aura le débat qu'on doit avoir à
ce moment-là.
Gautrin : M. le Président, je pourrais... et je suis capable
d'écrire des amendements, etc., mais j'ai toujours, quand je fais
sérieusement de la législation, la tendance de débattre d'abord et de laisser
aux juristes la responsabilité d'écrire,
éventuellement, des amendements, parce qu'il peut être conscient que ce qu'on
pense être le meilleur amendement, ça m'est... je l'ai déjà vu, et qu'on
vote, et après il y a des textes... et c'est une profession, de savoir écrire
des articles de loi. Une fois, d'ailleurs,
que les parlementaires se sont mis d'accord sur ce qu'on veut dire, il est bon
de laisser aux experts que sont les
juristes la possibilité d'écrire ou de définir, etc. Alors, je ne l'ai pas
fait. Mais, si vous voulez, je peux le faire,
je suis capable de le faire, mais c'est assommant. Mais je l'ai déjà fait, mais
ça n'avance pas nécessairement le débat.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) : Bien là, on a une proposition pour suspendre l'article.
Est-ce qu'il y a consentement? Consentement. Alors, l'article 2, Mme la
ministre.
Maltais :
Alors, je vais lire l'article 2, et j'annonce tout de suite que je déposerai un
amendement à l'article 2, M. le Président, alors, le texte actuel étant :
Article
2 : «Tout particulier peut participer à un régime volontaire d'épargne-retraite
dans la mesure où [la Loi de l'impôt sur le revenu (Lois révisées du
Canada (1985),
chapitre 1, 5e supplément) lui permet] de cotiser des sommes à ce régime, et ce, même si ce particulier est un
travailleur autonome ou même s'il s'agit d'un particulier dont l'employeur
ne souscrit pas un régime volontaire d'épargne-retraite. Il est dit participant
et le demeure dès lors qu'il détient un compte au
titre d'un régime volontaire
d'épargne-retraite.
«Par
ailleurs, tout employeur peut cotiser au régime volontaire d'épargne-retraite
qu'il a souscrit pour le compte de ses employés, lorsque ces derniers
[versent des cotisations au régime.]»
Alors,
M. le Président, j'annonce un amendement, que j'aimerais
vous lire, et, pendant ce temps, on va déposer la copie, si la commission
juge qu'il est recevable bien sûr.
Alors, l'amendement à
l'article
L'article 2 est modifié :
par le remplacement, dans le premier alinéa, de «la Loi de l'impôt
sur le revenu (Lois révisées de Canada
1985,
chapitre 1, 5e supplément) lui permet» par «les règles fiscales lui permettent»;
2° par le remplacement,
dans le deuxième alinéa, de «versent des cotisations au régime» par «y
participent».
Alors, si on regarde tout
d'abord le texte de… Pour bien comprendre, on va lire un peu le texte, on va
bien comprendre le texte de l'article
2 lui-même.
L'article 2 précise les personnes qui peuvent contribuer,
cotiser au régime volontaire d'épargne-retraite. Ainsi, tout particulier
peut, dans la mesure où les règles lui permettent, participer à un RVER, et ce, même s'il est un travailleur autonome — c'est
ce dont on a débattu — ou
même s'il s'agit d'un
particulier dont l'employeur ne souscrit pas
à un régime volontaire d'épargne-retraite. Les gens peuvent souscrire à un
RVER, ce qui fait que quelqu'un, par exemple, qui quitte un emploi peut
conserver son régime volontaire d'épargne-retraite. Un travailleur autonome, on
disait, on cherchait des règles leur permettant d'avoir accès à des régimes
volontaires d'épargne-retraite.
Donc,
l'autre, il était prévu que tout employeur peut cotiser à un régime volontaire
d'épargne-retraite qu'il a souscrit pour le compte de ses employés
lorsque ces derniers versent des cotisations au régime. Les deux amendements amènent ceci : d'abord, le premier alinéa, c'est
le remplacement des mots «la Loi de l'impôt sur le revenu lui
permet» par «les règles fiscales lui
permettent». Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas que la règle de l'impôt sur le
revenu : il y a la loi de l'impôt
provincial et la loi de l'impôt fédéral. Donc, c'est une règle plus générique qui
nous permet de toucher toutes les lois.
L'autre, c'est que ça
ne veut pas dire nécessairement que les employeurs doivent… Qu'est-ce que tu me
montres, toi? O.K. Modifier le deuxième
alinéa fait en sorte qu'un employeur puisse cotiser au RVER qu'il a
souscrit pour le compte de ses employés lorsque ces derniers y participent. Y
participent, parce que l'employeur n'est pas obligé d'y cotiser. Non, c'est-à-dire
que l'employé peut ne pas cotiser, mais y participer.
Gautrin :
…c'est ça, c'est-à-dire… c'est parce qu'on verra plus tard que vous pouvez
continuer à être participant en ayant des cotisations qui sont des cotisations
nulles, tandis qu'ici… c'est des cotisations au régime.
Maltais : Alors,
voilà pour l'amendement, puis, après ça, on pourra débattre.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Des commentaires sur l'amendement? M. le député de Verdun.
Gautrin : Non, je n'ai
pas de commentaire, M. le Président.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Est-ce que l'amendement est adopté?
Président (M. Pelletier, Rimouski) : L'amendement à l'article 2? Il est adopté.
L'article 2, tel qu'amendé,
est-ce qu'il y a des commentaires? Oui, M. le député de Verdun.
Gautrin : Là, tel que rédigé… et je voudrais le préciser
aussi. Dans les très petites entreprises — prenons,
par exemple, les magasins, prenez un boulanger qui a cinq ou six employés, ou,
etc. — souvent,
l'employeur va peut-être vouloir lui aussi cotiser au régime, mais pour lui-même,
si vous voulez. Donc, il
faudrait qu'on précise, parce qu'autrement il pourrait être en… Je sais qu'une lecture, une lecture de ceci,
voyez-vous, peut vous dire : Il devient un particulier, donc il
peut participer au régime, ça va. Et il peut cotiser en tant qu'employeur, mais
au régime volontaire, ou il peut cotiser pour
lui-même. Je ne sais pas si vous voyez la différence qu'il y a. Et, de fait, ce
qu'on choisit ici, à l'heure actuelle, et c'est le cas souvent dans les
très petites… enfin, commerces, par exemple, vous prenez un commerce de quatre
ou cinq personnes… L'esprit de la loi
actuellement, c'est de leur permettre, à mon sens, de pouvoir contribuer à un
tel régime, c'est-à-dire, même si vous êtes un très petit employeur,
vous pouvez cotiser à un régime, parce que vous n'avez pas nécessairement un
régime de retraite.
Là il est
clair que… Je sais que c'est l'esprit, j'aimerais le faire rédiger pour s'assurer
que l'employeur peut aussi participer au régime. Je ne sais pas si vous
comprenez?
Maltais : Je comprends,
là, M. le Président, mais la rédaction est telle que l'employeur, actuellement,
peut participer au régime.
Gautrin : Je suis d'accord
avec vous. Je suis…
Maltais : Le
libellé le dit déjà. Alors, on me dit que…
Gautrin : Mais
attendez un instant.
Maltais : On me
dit… les légistes me disent que c'est exactement ce que ce libellé permet.
Gautrin : Attendez un instant, là. Oui, mais… Il peut
participer, mais il doit cotiser à ce
moment-là comme… Il y a deux types de cotisations d'employeur. Il y a
sa cotisation en tant que participant et sa cotisation en tant qu'employeur.
Je suis d'accord que, puisque vous
commencez, dans le premier alinéa, à «tout particulier», vous avez un élément
qui est extrêmement générique. S'il est clair que l'employeur peut
participer, je n'ai pas de problème. J'aurais craint néanmoins qu'on puisse
analyser ça comme s'il y avait un conflit d'intérêts, ou pas, ou…
Je vous suggère de regarder ça quand même, bon,
mais, si c'est clair au sens de la loi et que dans les…
Maltais : M. le
Président, on me dit que c'est extrêmement clair. Si jamais il y a un doute qui s'introduit, dans le fil de
la discussion qu'on a eue, je reviendrai avec un amendement puis, à ce
moment-là, je suis sûre que l'opposition acceptera qu'on réouvre l'article…
Maltais : Mais il
n'y en a pas, de doutes, d'après ce qu'on me dit.
Maltais : Tout à
fait.
Gautrin : Pour moi,
je suis d'accord avec vous sur une lecture, mais parce qu'ils sont articulés
dans «tout particulier…». C'est pour ça que
j'aurais voulu le traiter différemment, mais enfin. Mais il est clair qu'on a
le même objectif, à l'heure actuelle, c'est que les employeurs dans
les petites et très petites entreprises puissent pouvoir contribuer au régime.
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Ça va? D'autres commentaires?
Gautrin : Alors, M. le Président… parce que, si le débat qu'on
a actuellement et l'interprétation qu'on donne, ça veut dire que l'employeur peut participer au régime, il n'y a pas de
difficultés à adopter l'article 2, mais je ne sais pas si mes collègues
sont…
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) : Est-ce que l'article 2 est adopté?
L'article 2
amendé, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Adopté.
L'article 3, Mme la ministre.
Maltais : Merci, M. le Président. Alors, je vais lire l'article
3 et j'annonce tout de suite que je déposerai un petit amendement à l'article
Alors :
«3. Un régime volontaire d'épargne-retraite doit, selon les modalités prévues
par règlement, être enregistré auprès
de la Régie des rentes du Québec. Il en est de même de chacune de ses
modifications [du type de celles prévues par règlement].
«L'administrateur qui
fait la demande d'enregistrement du régime et de ses modifications dépose à
cette fin à la Régie :
«1° le texte du
régime et de ses modifications ou une copie de ceux-ci qu'il certifie conforme;
dans le cas de l'enregistrement du régime, un extrait certifié de son
inscription au registre des administrateurs autorisés par l'Autorité des
marchés financiers;
«3° un certificat qu'il
signe attestant que le régime et ses modifications sont conformes aux
dispositions de la présente loi;
«4 ° tout
document ou renseignement déterminé par règlement;
«5° les droits prescrits
par règlement.»
Donc,
ici, ce qu'on décrit, c'est le processus prévu dans la loi, qui prévoit que l'administrateur
obtient, dans un premier temps, l'autorisation de l'AMF, dans un
deuxième temps, fait la demande d'enregistrement du régime à la régie. Et,
quand il a fait la demande d'enregistrement, on voit ce qu'il doit déposer
comme documents.
L'amendement que je
dépose est celui-ci :
Article 3… voir s'il est recevable.
L'article 3 est
modifié :
1° par la suppression
dans le premier alinéa de «du type de celles prévues par règlement».
Je vais attendre qu'il
soit déposé, peut-être que ça va être plus simple pour tout le monde, parce que
c'est assez complexe.
Maltais : Prêt? Alors, l'article 3 est modifié :
par la suppression, dans le premier alinéa, de «du type de celles prévues par
règlement»;
par l'addition, à la fin, de l'alinéa suivant : «L'administrateur qui
projette de demander l'enregistrement d'une modification au régime doit en
informer les participants et les employeurs en leur fournissant un avis écrit.»
Alors, l'idée, c'est que… La première
modification, enlever «du type de celles prévues par règlement», il
s'agit de s'assurer que toutes les
modifications au régime soient enregistrées à la régie. Il n'y a pas d'exception.
Il y a des gens qui auraient pu faire
une modification, mais considérer qu'elle n'était pas prévue dans le règlement.
En fait, on ferme toute porte à l'idée
qu'une modification ne soit pas
enregistrée à la régie. On veut que tout soit enregistré à la régie. Deux, ce
qu'on veut, c'est qu'aussitôt qu'on demande
l'enregistrement d'une modification au régime les employeurs et les participants,
donc les employés, soient informés du cas. Dès qu'un administrateur de
régime — une
banque, une assurance, une institution financière — veut modifier un
régime, tout le monde doit être avisé. Voilà le sens des amendements.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Commentaires?
Gautrin :
Je réfléchis sur… Parce qu'on est au niveau de ce qu'on appelle un régime comme
tel, hein? Parce que vous utilisez le pluriel sur «les employeurs». Alors, un
régime est un contrat. Le même régime peut être utilisé par… même avec
plusieurs employeurs. Et c'est pour ça que vous utilisez le… C'est-à-dire, le
même type de régime peut être la base de
différents contrats passés entre l'administrateur et les employés, mais… les
employeurs. Et vous savez à quel point… C'est le pluriel qui me gênait
simplement ici, mais, en principe, ça ne devrait pas causer de problème non
plus. Donc, on a... Surtout que j'ai dans ma tête aussi la possibilité d'avoir
des régimes sectoriels, qui d'ailleurs étaient dans… Les gens qui sont venus
témoigner devant nous, rappelez-vous les débats qu'on a eus sur la possibilité
d'avoir des régimes sectoriels. Ça ne présuppose pas qu'il y a…
Maltais :
Si vous permettez.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Mme la ministre.
Maltais : Tout ce qu'il
y a, c'est que l'administrateur… surtout la finale, là, «L'administrateur
qui projette de demander l'enregistrement d'une modification au régime»,
tout ce que ça présuppose, c'est que l'administrateur n'a… un administrateur doit déposer un type de régime. Il s'agit de ne
pas avoir plusieurs régimes, parce qu'on veut garder ça simple, hein? C'était l'idée, là, quand on
dit : Il faut que ça reste simple. Un administrateur vend un régime, mais
il peut être vendu à plusieurs employeurs. C'est
l'idée. Donc, du moment où un administrateur dépose un régime et qu'il
veut le modifier, il faut qu'il avise tous
les employeurs et tous les participants. Puis l'important, c'est que les
participants aussi soient avisés, c'est le principe.
Gautrin :
Alors là, c'est ça, mon problème que j'ai, voyez-vous? C'est quand vous n'avez
qu'un seul administrateur, un seul régime par administrateur. Alors, vous
pouvez avoir plus d'un régime par administrateur à l'heure actuelle.
Maltais :
À ce moment-là, M. le Président, il faudrait suspendre et attendre l'article
qui…
Gautrin : …le même type de régime pourrait, en fonction de…
Le même administrateur, il peut avoir des régimes différents à suggérer
à des employeurs, qui peuvent être différents. Il y en a, des régimes, pour
lesquels les bénéfices seraient différents.
Maltais : Pas les RVER, M. le Président, pas les RVER. L'idée
des régimes volontaires d'épargne-retraite, pour qu'ils restent à un bas
coût, mais vraiment autour de 2 %, là, même en bas, c'est qu'ils restent
simples, et, si on multiplie les types de régimes par administrateur, on
multiplie les chances qu'il y ait une administration plus lourde et que le régime soit plus coûteux. Dans tous les
modèles qu'il y a eu, chaque fois que ça a marché, c'est quand c'est
resté simple et peu coûteux. Le défi, c'est l'accessibilité, c'est le coût,
dans ce cas-là.
Alors,
l'idée, elle est là. Bien, c'est pour ça que je dis : Là, on l'écrit.
Évidemment, on va en reparler plus loin, si vous voulez, mais là on l'écrit
vraiment : c'est un régime par administrateur.
Gautrin : Bien, moi, je suis vraiment opposé à ça. Je vais
vous le dire très honnêtement : Je suis opposé à ça parce que vous complexifiez, vous empêchez
éventuellement la compétition qu'il peut y avoir entre les différents administrateurs des régimes si vous faites ça.
Mais je ne veux pas refaire le débat qu'on va avoir sur 11, ici, à ce
moment-là.
Mais,
regardez, je vais vous donner un exemple. Il peut y avoir un administrateur qui
propose un régime sur lequel le
bénéfice, à la fin, va rester simplement ce qui a été investi, ce qui a été
placé et investi. Ça, c'est une possibilité. On peut avoir des régimes
sur lesquels le risque, à l'heure actuelle, serait porté en
partie par l'administrateur.
Exemple, un régime sur lequel vous allez avoir un taux de rendement fixe, dans
votre régime, pour les gens qui y
investissent, et puis il y a un risque qui est en fonction, pour l'administrateur,
de faire plus d'argent ou moins d'argent. Ça reste simple aussi, mais il faut préciser qu'il va même y avoir des
choses qui sont mieux adaptées à la réalité des gens qu'on a devant nous. Tu sais, de tout vouloir
mettre dans la même... Mais là je refais le débat sur 11, vous comprenez
bien.
Maltais :
On peut suspendre celui-là puis aller à... Puis, quand on arrivera à 11, on
reviendra.
Gautrin :
Bon, bien, allons à 11, sur 11, si vous voulez, sur ça, parce que...
Maltais :
Bon, bien, continuons, puis on arrivera à 11; on refera le débat.
Gautrin :
Mais non, mais c'est...
Maltais :
Oui, oui. Tout à fait.
Gautrin :
Je comprends. L'amendement, ici, il est sur le «les», hein?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Là, on est toujours sur l'amendement?
Gautrin :
On va suspendre l'amendement puis le 21.
Maltais :
L'article.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) : Alors, c'est suspendu. Il y a consentement? Oui.
L'article
4. Mme la ministre.
Maltais : Un instant, M. le Président. Je vais prendre
quelques notes pour arriver à bien suivre les choses.
Gautrin :
...4, c'est banal, hein?
Maltais :
«4. Le texte du régime doit contenir les renseignements prévus par règlement.»
Gautrin : Est-ce
que c'est nécessaire de mettre ça dans la...
Maltais : Est-ce que c'est nécessaire de mettre ça dans la
loi? Je vais poser la question. Moi, je pense que oui, mais… «Le texte
du régime doit contenir les renseignements.» Le règlement va dire : Le
texte du régime doit contenir ça. C'est comme un appel. Mais donnez-moi une
seconde.
Gautrin :
Oui, mais... Honnêtement, moi, je ne ferai pas de long débat. Moi, je ne le
mettrais pas, mais, tu sais, c'est… le texte du règlement doit
contenir... Il doit contenir les renseignements prévus par règlement.
Gautrin :
Moi, je vous laisse... si vous voulez... Ça m'est égal. Je ne ferai pas de gros
débat là-dessus. Je vous le signale : Je ne ferai pas de long
débat.
Maltais :
Bien, écoutez, M. le Président, je vais demander à notre juriste de voir
pourquoi la loi doit… dit que le texte du régime doit contenir les
renseignements prévus par règlement. Ce n'est pas énorme, là. Je peux faire
venir une juriste qui va nous expliquer ça.
Gautrin : Non, non.
Écoutez... Bien, si quelqu'un m'explique pourquoi, moi, je veux bien.
Gautrin :
Mais… parce que moi, je n'ai pas de problème. Autrement dit, je ne ferai pas un
long débat contre, hein? Mais c'est...
Maltais : Non. Si
vous voulez vous identifier.
Mme Lafond (Isabelle) : Isabelle
Lafond, de la Régie des rentes.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Alors, Me Lafond... Est-ce qu'il y a consentement pour entendre Me Lafond?
Gautrin : Nous
continuons à être un adulte consentant.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Alors, Me Lafond, après vous être identifiée, vous pouvez... vous avez la
parole.
Mme Lafond
(Isabelle) : Bon. Alors, dans le fond, le texte du régime qui va être
enregistré, c'est le contrat type, c'est
les renseignements obligatoires que le régime va comprendre. Alors, c'est la
raison pour laquelle on dit que le texte du régime doit contenir les renseignements qu'on va prévoir dans le
règlement, mais qui sont, dans le fond, les renseignements obligatoires
que le texte du régime va devoir contenir. Donc, c'est le contrat type, en
fait.
Maltais :
Donc, un peu... si on comprend bien, ce que ça dit, c'est : Le texte du
régime doit correspondre au contrat type qui sera prévu par règlement.
Mme Lafond (Isabelle) : C'est ça.
Maltais :
Nous n'en mourrons pas, mon cher collègue. On dit toujours qu'un législateur ne
doit pas parler pour ne rien dire. Ce qu'on cherche, c'est : Est-ce
qu'on parle pour rien?
Gautrin : Là, j'ai
l'impression qu'on...
Maltais : Puisqu'un
règlement indique exactement le texte qu'on doit contenir.
Gautrin :
Exactement. Et le règlement va commencer en disant : Tout... Moi, je vais
vous expliquer un règlement en vous disant : Tout le texte des régimes
doit contenir telle et telle chose. Mais enfin.
Mme Lafond
(Isabelle) : Mais il y a un certain nombre de renseignements
obligatoires que le texte du régime va devoir contenir. Tous les
administrateurs vont devoir inscrire les renseignements qui sont prévus par
règlement de façon obligatoire, là.
Maltais : D'accord.
Mme Lafond (Isabelle) : C'est la
raison pour laquelle on le prévoit.
Maltais : Merci.
Gautrin :
Madame, je ne vous ferai pas un long débat. Si vous voulez l'avoir, mettez-le
dans votre loi.
Maltais : Gardons
cette précaution.
Gautrin : Moi, je
ne l'aurais pas mis, mais enfin.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
D'autres commentaires?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Est-ce que l'article 4 est adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Adopté.
L'article 5. Mme la ministre.
Maltais : «5. La
régie fait parvenir à l'administrateur d'un régime, dont la demande d'enregistrement
satisfait aux conditions prescrites par la présente loi, un accusé de réception
indiquant la date où elle a été reçue.
«Si la
demande d'enregistrement est incomplète, la régie en avise l'administrateur et
lui précise les renseignements manquants à fournir.»
Donc, l'article 5 prévoit que la régie doit faire
parvenir à l'administrateur un accusé de réception pour toute demande d'enregistrement qu'elle a reçue. C'est
nécessaire. Par ailleurs, elle doit l'aviser, le cas échéant, que la
demande d'enregistrement est incomplète et lui demander les... En fait, on
balise un peu la circulation d'information entre la régie et l'administrateur
du régime.
Gautrin :
Ma collègue, franchement, est-ce que vous pensez réellement que c'est
nécessaire d'avoir aussi, dans la loi, que, quand vous recevez une
demande d'enregistrement, vous envoyez un accusé de réception?
Maltais : Oui,
tout à fait. Moi, je pense qu'il faut garantir qu'il va y avoir un accusé de
réception.
Gautrin : Bien,
comme députée, quand on vous écrit, vous n'accusez pas... un accusé de
réception?
Maltais : Pas de
façon obligatoire.
Maltais : C'est
aussi... C'est un calque de la Loi des régimes complémentaires de retraite.
Gautrin : Enfin… Ah
oui? Quel article?
Gautrin : 27 :
on dit que la régie doit envoyer un… Attendez un instant.
Maltais : C'est ce
qu'on me dit, mon cher collègue.
Gautrin : Bien, je
vais vérifier.
Maltais : Je prête
foi, mais vous faites bien de vérifier. Je ferais le même travail si j'étais de
votre côté, mon cher ami.
Gautrin : Oui, je
le sais bien; on se ressemble trop.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Ils se ressemblent trop.
Gautrin : Je vous
signale qu'il y a une différence.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
À l'article 27? O.K.
Gautrin :
L'article
27 accuse… on avise sans délai.
Maltais :
Tout à fait.
Gautrin : Tandis
que, là, il y a un délai, si je comprends bien, puisque le législateur ne parle
pas…
Maltais : Mais
voulez-vous un amendement pour qu'on inscrive «sans délai»? Moi, je n'ai aucun
problème.
Gautrin : Pourquoi
pas? Allez-y.
Gautrin :
Non, non, écoutez : faites-le pas. Je sais, c'est pourquoi... Je n'en
avais même pas besoin comme tel. Mais je vous dis ce que… l'article 27
était sans délai.
Maltais : Oui,
tout à fait, tout à fait.
Gautrin :
Alors, si vous l'avez resupprimé dans l'article, ça voudrait dire que la régie
a envie d'avoir des longs délais avant d'aviser, ce qui n'est pas le
cas.
Maltais : Ce qui n'est
pas le cas.
Gautrin : Mais on
pourrait interpréter.
Président (M. Pelletier, Rimouski) : D'autres commentaires à l'article 5?
L'article 5, est-ce qu'il est
adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) : Adopté.
Article 6.
Maltais : «6. La
régie peut, après avoir donné l'occasion à l'administrateur d'un régime de
présenter ses observations, refuser l'enregistrement
de tout, ou
partie d'un régime, ou d'une modification qu'elle estime non
conforme à la présente loi. Elle informe l'administrateur de son refus au moyen
d'un avis écrit en précisant les motifs.»
Donc, ceci
donne à la régie le pouvoir de refuser un enregistrement qui ne sera pas
conforme à la loi, donc pas conforme
au règlement. Et évidemment, avant de refuser, la régie doit donner à tout
intéressé l'occasion de faire valoir son
point de vue — c'est
important — et son
refus doit être motivé par écrit. Ça aussi, je considère que c'est
important.
Gautrin : Parce qu'autrement
ça serait par téléphone?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Commentaires, M. le député de Verdun.
Gautrin : Monsieur,
si on ne mettait pas «par écrit», ça serait par téléphone, c'est ça, ou de vive
voix?
Maltais : Par
courriel, peut-être. Non, «par écrit», ça peut être par courriel.
Gautrin : C'est considéré… Non, non, écoute, la
loi sur… Si
la ministre veut ouvrir ce débat, on a la
loi sur les technologies
de… la mise en oeuvre des technologies de l'information qui justement peuvent
faire que l'écrit, papier, va être un écrit informatique... Si vous me
permettez.
Maltais : Vous
avez raison, mon cher collègue. En cette matière, vous êtes fort pédagogue.
Gautrin : En cette
matière.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
En cette matière.
Gautrin : Alors, ceci
étant dit, M. le Président, je pourrais rajouter un «sans délai» aussi, si vous
voulez?
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Est-ce qu'il y a d'autres commentaires à l'article
6? Est-ce que l'article 6 est adopté?
Adopté.
L'article 7. Mme la ministre.
Maltais : «7. Lorsque la régie enregistre un régime ou une
modification, elle en informe l'administrateur du régime. La régie
attribue un numéro à chaque régime qu'elle enregistre.»
Alors, évidemment, on voit… Encore ici, on est dans ce
qui doit se passer, la circulation de l'information entre la régie et l'administrateur du régime, et le fait qu'elle
lui attribue un numéro. Je sais que mon collègue trouve que, peut-être,
on n'aurait pas dû, mais je pense qu'on inscrit bien comment doivent se faire
les choses.
Gautrin :
On pourrait mettre une lettre, peut-être, au lieu d'avoir un numéro, ça
pourrait être un a, b, c, d ou aa?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : C'est toujours sans délai, M. le député de
Verdun.
Maltais :
Un numéro d'enregistrement peut contenir des lettres.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : D'autres commentaires? Est-ce que l'article 7
est adopté?
Gautrin :
… M. le Président, c'est...
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : O.K.
Article 8, Mme la ministre.
Gautrin :
…je m'en serais passé, moi. Je n'aurais pas dû suivre. Je m'en serais passé
sans difficulté, mais… Bon.
Maltais : «8. Le régime et ses modifications entrent en
vigueur à la date de leur enregistrement à la régie et ne peuvent
prendre effet à une date antérieure à celle-ci, sauf dans les cas prévus par
règlement.
«Aucun participant ne
peut être accepté au régime avant que celui-ci ne soit enregistré.»
Alors, je suis sûre
que le «sauf dans les cas prévus par règlement» va pouvoir nous être expliqué.
Moi aussi, je ne l'avais pas vu.
Gautrin :
Parce que moi, je…
Maltais :
L'article 8 prévoit que le régime entre en vigueur
à la date du règlement. Évidemment, il n'est pas question que les gens
puissent acquérir… puissent être… devenir cotisants à un RVER sans que déjà il
ait été autorisé par la régie.
Gautrin : C'est ce qu'on… Mais moi, je n'ai rien demandé,
madame. C'est pour madame, j'imagine? Mais, évidemment, la question, c'est :
«sauf dans les cas prévus par règlement», et qu'est-ce que vous avez en tête
pour prévoir comment évidemment… Avez-vous des…
Maltais :
C'est dans le cas où une modification est faite dans le but de se conformer à
une exigence légale, dans le cas… et, afin
de refléter un changement de nom de l'administrateur,
par exemple, qui peut arriver
puis… Mais j'aimerais ça avoir des
explications des juristes là-dessus, de comment ils ont… Pourquoi ils ont prévu
cette partie?
Gautrin :
Je suis sûr que, si vous étiez encore dans l'opposition, vous auriez posé la
même question.
Maltais : Je le
dis, je l'ai vu tout de suite. J'ai dit : On va avoir une question
sur ça «dans les cas prévus par règlement».
Mme D'Amours
(Carole) : Carole D'Amours, de la Régie des rentes du Québec.
Gautrin :
Bonjour.
Maltais :
Allez, Mme D'Amours.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Est-ce qu'il y a consentement pour entendre Mme
D'Amours?
Gautrin :
Nous sommes toujours consentants.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Mme D'Amours, après vous être identifiée, vous
avez la parole.
Mme D'Amours
(Carole) : Merci.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Et je ne vous interromps plus.
Gautrin :
Avec un s ou sans s?
D'Amours (Carole) : Le but,
en fait, c'est que les modifications ne peuvent pas avoir un effet
rétroactif parce que ça ne peut pas être des modifications qui réduisent les
droits des participants. Alors, dans le règlement, on va prévoir que les modifications pour se conformer, par exemple à une exigence fiscale, pourraient éventuellement avoir un effet rétroactif. Les modifications qui
reflètent le changement de nom de l'administrateur et des modifications qui
seraient à l'avantage des participants, par exemple un employeur qui verserait
rétroactivement des cotisations, à ce moment-là,
on pourrait … la modification pourrait être enregistrée. Disons, l'employeur
décide, en avril, de verser des cotisations pour le mois de janvier.
Bien, à ce moment-là, on ne l'empêcherait pas de verser.
Gautrin : Autrement dit, c'est, si l'employeur décide de
participer au régime d'une manière rétroactive. C'est ça que… vous avez...
Mme D'Amours
(Carole) : Évidemment, là, sous réserve des exigences fiscales, là,
mais, si c'est le même exercice financier, on pourrait enregistrer la
modification.
Gautrin :
C'est ça que vous voudriez voir dans le règlement. O.K.
Arcand :
Juste une question : Au niveau de l'enregistrement comme tel du régime,
est-ce qu'il y a des cas où le régime
peut être enregistré alors qu'il manque un document ou… enfin un document mineur
ou… Est-ce que c'est des cas qui arrivent ou est-ce que c'est
obligatoire d'avoir tout, là?
D'Amours (Carole) : Bien, en principe, c'est obligatoire d'avoir tout,
et, lorsque la régie reçoit la demande, elle s'assure que tous les
documents qu'on demande soient là, là, que la demande est complète.
Arcand :
Bon, O.K., O.K. Donc, il n'y a pas de passe-droit sur un document plus mineur
qui peut manquer.
Mme D'Amours
(Carole) : Non. Généralement, on s'assure de ça.
Arcand :
O.K. Très bien.
Maltais :
Merci beaucoup, Mme D'Amours.
Mme Ménard :
J'ai une question là-dessus.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Mme la députée de Laporte.
Ménard : Juste pour ma gouverne : depuis, je pense, c'est
trois ou quatre articles, c'est comme… en fait, on parle du processus.
Bon, on reçoit… on a une cotisation, il faut aviser, bon, etc. Pourquoi ne pas
avoir fait un
article avec ce qu'on a à faire?
Maltais : Parce que ce serait un très long, très long
article, et c'est plus facile pour les gens de référer à un numéro d'article
de loi très précis qu'un immense article. Il y en aurait long, là, c'est
vraiment…
Mme Ménard :
Parce que c'est un peu le processus qu'on parle, là, comment on va…
Maltais :
On aurait pu, mais c'est plus simple. Moi, je suis très… Moi, j'aime bien…
Maltais :
…article par article.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : D'autres commentaires? Est-ce que l'article 8
est adopté?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Adopté.
L'article 9. Mme la ministre.
Maltais : «9. L'enregistrement d'un régime ou d'une
modification ne fait pas foi de sa conformité avec la présente loi.»
vais tout de suite vous dire que cette porte de sortie — je vais l'appeler comme ça — qui existe au cas où, tout à coup, on
s'apercevrait qu'un régime ne correspond pas tout à fait à la présente loi,
existe dans la
loi sur les RCR. Donc, c'est le type de précaution qu'au fil du
temps on a jugé utile dans la
Loi sur les RCR qu'on a reproduit ici.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Commentaires?
Gautrin :
Bien, je n'en ai pas, de commentaire, M. le Président, non.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Est-ce que l'article 9 est adopté?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Adopté.
Article 10.
Maltais :
10, je vais lire l'article et ensuite un amendement. Alors : «10. La régie
peut, après avoir donné l'occasion à l'administrateur d'un régime de
présenter ses observations, radier l'enregistrement de toute
partie
du régime ou d'une modification
qui n'est pas conforme à la présente loi.
«La régie peut
également radier l'enregistrement d'un régime n'ayant jamais compté de
participant lorsque l'administrateur en fait la demande ou lorsque l'Autorité
des marchés financiers annule ou révoque son autorisation.
«L'administrateur qui
fait une demande de radiation conformément au deuxième alinéa doit produire une
attestation signée d'une personne en autorité qui affirme que le régime n'a
jamais compté de participant.
«La régie avise l'administrateur
du régime de toute radiation d'enregistrement au moyen d'un avis écrit en
précisant les motifs.»
Donc,
on parle ici du pouvoir de radier un enregistrement dans deux cas : à la
suite d'un défaut de conformité, bien sûr; d'autre part, en raison que
le régime n'aurait jamais compté de participant à la demande de l'administrateur.
Maintenant,
je vais proposer un amendement, M. le Président, à l'article 10. Je vais
vous le lire tout de suite, assez simple, mais peut-être… Vous allez l'avoir
entre les mains. C'est :
deuxième alinéa de l'article 10 est modifié par la suppression de «ou lorsque l'Autorité
des marchés financiers annule ou révoque son autorisation».
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Des commentaires?
Maltais : M. le Président, je vais d'abord dire, sur l'amendement,
que la modification proposée au deuxième alinéa de l'article 10, qui veut qu'on enlève «...l'Autorité des marchés
financiers [...] ou révoque son autorisation», c'est une modification de concordance avec ce que je
vais proposer au 10.1, qui va ajouter, par amendement, que la régie a l'obligation de radier l'enregistrement du régime
dans les cas prévus par cet article. C'est-à-dire qu'à 10.1 je vais
proposer que l'Autorité des marchés
financiers avise sans délai la régie de la révocation ou de l'annulation d'une
autorisation. On change simplement la… qui doit aviser qui. Donc, on
enlève l'Autorité des marchés financiers et on en fait un
article avec 10.1 qui
s'en vient à l'amendement.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Est-ce que l'amendement à l'article 10 est adopté?
Gautrin :
Bien, je pense qu'on devrait adopter 10 et 10.1 en même temps.
Maltais :
Oui, tout à fait. Moi, je suis prête à déposer 10.1, M. le Président. On peut
suspendre ça.
Gautrin :
Hein, parce que je pense que, M. le Président, on pourrait difficilement
accepter 10 comme tel puisqu'il est fonction de 10.1.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Mais l'amendement aussi? On suspend l'amendement
aussi?
Maltais :
Oui, oui, l'amendement, l'article.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Alors, l'amendement est suspendu, 10 est
suspendu.
Gautrin : On suspendra, puis après on… Après… Mais je pense
que, dans l'esprit, il n'y a pas de problème, mais qu'on ait quand même
10.1, tranquillement, puis on reviendra tout de suite après.
Maltais : Oui, bien, j'attendais, M. le Président. Je me
disais que mon collègue, fort averti des usages, dirait qu'il fallait
suspendre 10 pour arriver à l'amendement.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Alors, 10.1, Mme la ministre.
Maltais : Alors,
article 10.1… Je vais attendre qu'au moins
mon collègue de l'opposition l'ait entre les mains parce que… le
critique officiel est... À l'article 10.1 : Insérer après l'article 10, l'article
suivant :
«10.1.
L'enregistrement d'un régime est radié de plein droit lorsqu'il n'a jamais
compté de participants et que l'autorisation d'un administrateur est
révoquée ou annulée.
«L'Autorité des
marchés financiers avise sans délai la régie de la révocation ou de l'annulation
d'une telle autorisation.»
Alors,
c'est nécessaire d'ajouter cet
article obligeant la régie à radier l'enregistrement
d'un régime n'ayant jamais, jamais compté de participant lorsque l'autorité
l'informe de la révocation ou de l'annulation de l'autorisation.
Mme Ménard :
Ça vient préciser, finalement…
Maltais : Oui. Et puis le deuxième alinéa, ça précise que l'autorité
doit informer la régie, dès que possible, de la révocation et de l'annulation de l'autorisation de l'administrateur
afin que ce dernier puisse radier l'enregistrement du régime. En fait, c'est
toute la mécanique, là, des autorisations et des radiations.
Gautrin :
Et monsieur… Le problème, c'est qu'on a deux joueurs qui sont… Il y a un joueur
qui autorise un administrateur et il y a un joueur qui autorise le
régime…
Maltais :
Le régime.
Gautrin :
… produit par l'administrateur, qu'on est obligés d'avoir des communications…
Maltais :
Tout à fait.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Commentaires? Est-ce que…
Gautrin :
Je ne sais pas, ma collègue, ou…
Maltais :
Les collègues, ça vous va?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Est-ce que l'amendement introduisant 10.1 est
adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) : Adopté. Et on revient à l'amendement à l'article
10. Mme la ministre.
Maltais :
On a dit… Les collègues sont prêts à l'adopter? Adopté.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Est-ce que l'amendement à l'article 10 est
adopté?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Adopté. Est-ce que l'article 10, tel qu'amendé,
est adopté?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) :
Article 11. Mme la ministre.
Maltais :
11, il est bref, mais l'amendement va être un peu plus long.
Gautrin : Ah! Parce que là on avait une longue discussion et
on était prêts. Ah! Il va y avoir un amendement, il va y avoir un
amendement.
Maltais :
«11. Un seul régime volontaire d'épargne-retraite par administrateur peut être
enregistré auprès de la Régie.»
c'est la base sur laquelle on a un débat, là, et c'est vraiment dans le but que
les RVER sont peu coûteux que nous voulons qu'il y ait un seul RVER par
enregistrement enregistré à la Régie.
Il n'y a pas d'amendement?
Ah non! 10.1, c'est vrai. Donc… Alors, il n'y a pas d'amendement. Je me suis
trompée, c'était…
Gautrin :
Pourquoi…
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Alors, M. le député de Verdun.
Gautrin :
Moi, je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi le fait d'avoir un seul
régime par administrateur va le rendre moins coûteux ou quoi que ce soit… ou le
régime soit moins coûteux.
Regardez, il y a une
certaine flexibilité qu'on doit rechercher, une flexibilité dans les véhicules
d'épargne et de retraite qui sont mis de l'avant.
Pourquoi en avoir qu'uniquement un seul type de véhicule? Ça ne multiplie pas les coûts, au contraire. Chaque régime comme tel va avoir ses propres coûts
d'administration. Autrement dit, vous me dites : Si je… Prenons un exemple. Imaginons deux
régimes : un régime qui soit avec des contributions, M. le Président, qui sont… où les sommes sont
confiées à un courtier, etc., ou un régime où l'administrateur va garantir, va
prendre un certain risque et va
garantir un revenu de tant par année. Autrement
dit, il va offrir un 4 % ou un
5 %. Et, pour être gérés, ils sont deux types de régime différents
qui pourraient être avantageux ou pas avantageux, suivant le cas des
employeurs. Et pourquoi il faudrait que ce
soit un autre administrateur qui porte l'autre régime? Autrement dit, voyez-vous, vous pouvez parfaitement
avoir le même administrateur, qui va avoir plus, dans son bagage, plus d'un
type de régimes, et qui va être en mesure, parce que là on va être au
niveau contractuel — en
fonction des besoins qu'on peut avoir à une population particulière... avoir des contraintes qui soient différentes. Pourquoi
il faudrait qu'à ce moment-là on fasse référence à un autre
administrateur? Il n'y a pas… On ne simplifie pas du tout dans ce cadre-là,
voyez-vous?
Réellement, je prends ça comme exemple, hein?
Vous pouvez avoir un exemple dans lequel vous prenez régime 1, vous avez les cotisations et puis, à la fin, au moment de la
retraite, vous avez… en fonction des politiques de placement, vous pouvez avoir ce que vous retirez
de votre compte, d'accord? Il y a un type, du type REER à peu près, régime enregistré d'épargne-retraite.
Ça pourrait… Ça va, comme premier élément?
Vous en avez
un deuxième, dans lequel l'administrateur va prendre un certain risque, et qui
va être un risque calculé en fonction
de la population, et il va dire : Voici : tout l'argent
que vous investissez dans votre régime va porter intérêt à un certain taux d'intérêt, un 4 %, 5 %,
etc. Moi, dans mon analyse, je fais plus d'argent si évidemment,
à la fin, le régime donne un taux moyen de rendement au-dessus du
5 %. J'en perds si jamais je suis en dessous. Normalement, j'essaie de ne
pas en perdre et…
Gautrin : Non, non,
mais je planifie à ce moment-là. Donc, j'ai un phénomène qui est un risque,
mais je garantis une sécurité meilleure aux
gens qui sollicitent… Et on peut multiplier les idées actuellement de produits
qu'on peut mettre dans un régime, voyez-vous?
Pourquoi un
administrateur ne pourrait pas avoir plusieurs produits dans sa trousse à
proposer, le cas échéant, à des
employeurs ou à un employeur? Voyez-vous ce que je veux dire? Et les gens qui
sont venus témoigner devant nous, si vous vous rappelez, M. le Président,
ont soulevé des objections quant à cet article-là.
On ne diminue pas le coût si on a… On peut avoir
plus qu'un régime, à l'heure actuelle, porté par le même administrateur. C'est le coût même du régime qui
va être inhérent, à ce moment-là, au régime. Alors, je ne comprends pas
pourquoi. Votre argument du coût n'est, pour moi, pas un argument de
simplicité. Et vous allez… vous pouvez…
Maltais : O.K. Alors, M. le Président, là, c'est
important qu'on échange de l'information. C'est un point qui avait été soulevé effectivement en commission parlementaire quand on a eu des auditions. L'esprit, c'est
justement de… et ça a vraiment
été commenté souvent, là : Pouvez-vous garder les frais bas? Parce qu'on se rappelle que les gens sont inquiets.
Gautrin : …article,
vous avez un article…
Maltais : O.K.
Comment faire pour que les frais demeurent bas? Il y a des conditions à faire.
Une des conditions qu'on veut utiliser, c'est que plus il y aura d'actifs dans
un régime, plus les coûts de gestion vont être bas. Or, la façon d'avoir plus d'actifs dans un régime, c'est qu'il y a un
régime par administrateur. Un administrateur se bâtit un régime, et ce
régime est offert, donc, beaucoup de cotisants dans le même régime, la gestion
la plus simple possible. Ça, c'est l'esprit.
L'autre chose
que je veux dire, c'est qu'on va voir un peu plus loin que, par régime, il peut
y avoir six politiques de placement possibles. On permet ça. C'est à
quel article, donc?
Donc, il y a de la flexibilité dans les
politiques de placement, mais c'est à l'intérieur d'un seul régime. Et, croyez-moi — et
j'y crois, ça, là, j'y crois vraiment — moi,
j'ai insisté parce que c'est vraiment le commentaire qui est
revenu le plus souvent, c'est : Comment allez-vous faire pour garder des
frais de gestion bas? On a eu beaucoup de discussions,
et l'ancien gouvernement et nous, avec les sociétés qui vont pouvoir
offrir des RVER, et ils sont d'accord, eux aussi, que c'est… Cette condition est une condition importante
pour réussir à conserver les coûts de gestion bas. Puis, moi, les coûts de gestion bas, j'y crois
profondément parce que ça a un impact après. Il y a
une grosse différence entre 2 %, 1 %,
0,5 %, une énorme différence. Et, d'après toutes les études qu'on a et d'après
tous les commentaires qu'on a eus, la clé, elle est là. C'est ça, le
fondement de cette idée d'avoir un régime par administrateur.
Gautrin : M. le
Président, je me permets de débattre avec ma collègue, si vous me permettez. Je
crois quand même que d'avoir une possibilité de compétition permet au contraire
de maintenir les coûts bas et va faire… risquer
de diminuer les coûts. Autrement dit, si moi, comme employeur, je n'ai qu'un
seul administrateur pour le type de régime que je voudrais avoir, c'est-à-dire
un régime, par exemple, qui assume une certaine
partie du risque comme administrateur, autrement dit qui me donne un
rendement garanti sur mes… ce n'est pas une politique de placement,
c'est un rendement garanti, ce n'est pas la
politique de placement à ce moment-là, donc, ça veut dire que les risques
qui sont les risques sur les marchés
boursiers, l'administrateur les assume, et vous, comme contribuant, vous avez à
ce moment-là la possibilité de… vous avez une certaine forme de garantie
quant à votre… pour votre investissement. Ce qui est différent d'avoir un compte — vous me suivez? — où il y a des politiques de placement et les
risques que vous avez dans les politiques de placement. Vous comprenez
bien notre… Le fait que, si moi, je veux… je ne…
Imaginons que je sois un employeur et que vous
soyez un de mes employés, hein, monsieur, ou vice-versa, et vous seriez mon
employeur ou vice-versa, à l'heure actuelle, et que, collectivement, on choisit
un premier type ou un autre type… On peut
concevoir beaucoup de types de régime, hein, de manières de… À partir de celui
qui est strictement avec un investissement, il peut y avoir des partages
de risques ou de mutualisation des risques qu'on peut avoir à l'intérieur. Et
là je me dis : Je ne suis obligé que d'aller vers un seul administrateur
parce que c'est le seul qui l'offre. Autrement
dit, j'ai l'habitude de fonctionner avec deux, trois… disons, mon institution
financière, celle avec laquelle je travaille,
c'est habituel, celle-ci, mais elle ne m'offre pas le régime que je souhaite.
Donc il faut que j'aille vers une autre.
Moi, je crois
qu'on perd. Franchement, honnêtement, aussi bien que je suis d'accord avec vous
qu'il va falloir qu'on trouve les
mécanismes pour avoir les coûts les plus bas, et ça, je suis d'accord
là-dessus, vous avez parfaitement raison et on s'entend sur cette
question-là… Je crois, si vous me permettez, je voudrais… je vous suggérerais
qu'on suspende et qu'on ait la chance de
pouvoir en débattre parce que là ça a un effet, ça conditionne beaucoup de
choses. Et de
bien réfléchir… Voyez-vous, si, moi, je mets deux… Imaginons, prenons un
exemple : vous avez la Banque Nationale, on ne peut pas s'en passer, de compagnies, je comprends qu'ils sont… on
va avoir… puis vous avez une caisse populaire, peut-être à Rimouski,
finalement. Si vous dites que vous… la Banque Nationale a un type de régime et
la caisse populaire a un type de régime
différent, mais vous, vous êtes intéressé avec le type de régime de a, c'est-à-dire
celui que vous êtes obligé de
fonctionner… avec celle-ci, tandis que, si je les mets… ils ont chacun la
possibilité d'offrir le type de régime
a et a chacun, ou b et b, là, vous les mettez en compétition l'un et l'autre
pour vous donner des coûts de gestion qui soient les meilleurs. Alors, vous, comme mon employeur en quelque sorte,
vous allez m'emmener pour me dire : Je préfère les coûts de gestion
les plus bas. C'est pour ça que je pense… Si vous me permettez, vraiment, une
réflexion qu'on doit faire, qui ferait qu'on
le regarde un peu plus en détail, je crois qu'aller vers le 11 ne va pas
diminuer les coûts de gestion, d'après moi, mais va augmenter les coûts
de gestion parce que vous diminuez la concurrence entre les uns… Vous permettez
qu'on suspende à l'heure actuelle, quitte à ce qu'on revienne là-dessus?
Maltais : Comme je
disais, M. le Président, je veux quand même jaser avec le collègue, là.
Gautrin : Mais vous
comprenez…
Maltais : J'ai bien compris votre argument. On est en train
de débattre, et je le fais avec beaucoup de respect puis j'entends très bien. Mais je veux dire ceci : il va y avoir 30
régimes, à peu près, là. Quand on parle de concurrence, il va y en avoir 30… il y en a 30, potentiels, sur
la table, là. Il y a à peu
près 30 groupes qui vont offrir des
régimes. Donc, il va y en avoir, des régimes, il va y avoir de la
concurrence.
Maintenant, il ne s'agit pas d'offrir non plus
ce que sont des régimes complémentaires de retraite, il s'agit d'offrir le modèle le plus simple possible, le
régime volontaire d'épargne-retraite, aux frais de gestion les plus bas
possible. On n'est pas en train de remplacer
les régimes de retraite. Et, si on veut aller vers des régimes plus sophistiqués,
moi, à mon avis, il faut qu'il
y ait une entente sur un régime de
retraite, un régime complémentaire. Mais là on essaie de créer un modèle pour les 2 millions de Québécois et de Québécoises. Mais d'ailleurs je vais avoir une proposition là-dessus,
sur le nombre, là, mais on essaie de créer
un modèle le plus simple possible. Alors, l'idée de cette… bâtissez-vous un
régime… c'est de rester dans la simplicité.
Si on commence à ouvrir sur plusieurs régimes par administrateur, moi, je crains
qu'on s'embarque, là, véritablement, dans les modifications, dans les frais de gestion, dans les
déplacements. Il y a un problème.
Gautrin : Mme la
ministre…
Maltais : Mais je
comprends bien une chose…
Maltais : Je vais finir, simplement. Attendez un peu, M. le
collègue, je n'ai pas fini. Je vous ai écouté. Non, des fois, je respire
deux secondes.
Gautrin : J'ai
commencé avec le respect…
Maltais : Oui,
mais… Voilà. Mais je… Deux secondes. Je comprends, j'entends bien cette idée
de : si quelqu'un était avec la Banque Nationale, puis l'autre
régime… Mais là on va être dans le domaine, là, de la nuance, à mon avis,
parce que ce sont des régimes très simples, très, très, très simples. On n'est
pas dans un régime complémentaire de retraite.
Gautrin : Bien, M.
le Président, le problème qu'on a aussi, c'est qu'on ne l'a pas défini dans le
cadre. On pourrait l'avoir défini cet après-midi. Mais ça pourrait… Je suis
bien d'accord avec vous qu'initialement ça peut… puisque ça va être adopté par
contrat pour des très petites ou moyennes entreprises. Je comprends bien. Mais
ça peut être aussi utilisable pour des
choses plus grandes. Et je n'ai jamais perdu de vue, si vous me permettez, la possibilité, par ce biais-là, de rentrer… sur lequel je crois beaucoup, moi,
qui est le régime de retraite sectoriel.
Puis je me
permets de le rappeler parce que je vais le plaider, mais là je n'ai pas possibilité d'amender puisque je ne connais pas la définition actuellement.
Alors, dans un régime sectoriel, je peux avoir quelque chose qui soit un peu plus… parce que j'ai beaucoup plus de
participants… un peu plus de complexité, sans aller complètement dans un…
Et je ne voudrais pas non plus plaider pour les
RCR, parce que je crois aussi que, dans les RCR… Moi, ma position depuis
longtemps, et j'espère qu'on va l'avoir un jour ou l'autre, il va falloir qu'on
amende profondément la
loi sur les RCR pour
être en mesure d'introduire dans le RCR… de regarder, dans son
article 7…
prévoit simplement — je
m'excuse, mais là je suis un peu hors d'ordre,
M. le Président, mais je vais l'être deux minutes — les
régimes à prestations déterminées ou à cotisations
déterminées. Alors, vous avez vu, lorsqu'on a fait toutes les auditions sur le rapport D'Amours, il est important qu'on modifie cette loi-là pour introduire
tous les régimes qui sont soit à prestations cibles, soit à cotisations
salariales, soit les… Tu sais, il existe un certain nombre de choses qui n'étaient
pas à l'intérieur de la loi.
Maltais : Peut-être
un dernier petit commentaire, parce que ça fait plusieurs fois que le collègue
le soulève, là : la loi, telle qu'elle
est écrite actuellement, permet déjà les regroupements d'employeurs, et, s'il
faut spécifier des choses… Donc, le régime sectoriel est possible.
Gautrin : …vous dites : la
loi sur les RVER, ici, ou…
Maltais :
Oui, c'est avec l'amendement que je vais apporter. C'est déjà…
Gautrin :
Bon, oui, mais on va regarder ça, mais je…
Gautrin :
On va regarder ça, mais pas… Je ne voudrais pas revenir sur la
loi sur les RCR,
si vous voulez.
Maltais :
Les RVER.
Gautrin :
Les RVER. Alors, moi, je vous suggère, si vous voulez qu'on regarde ça, on
suspend, mais on reviendra pour plaider qu'est-ce qui est à moindre coût. Et je dois dire
tout de suite que j'adhère totalement à la position du ministre… de la
ministre plutôt, à savoir qu'il faut avoir quelque chose qui soit au moindre
coût, etc. Ça, je pense qu'on est d'accord. Mais moi, je pense que mon argument
amène un coût un peu plus bas.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Avant de suspendre, M. le député de Mont-Royal
avait demandé la parole. Je ne sais pas si vous voulez vous…
Arcand :
Oui. Bien, moi, je souscris quand même à mon collègue de Verdun sur un point,
sur le point qui est très important,
c'est celui de laisser un peu une certaine concurrence, une certaine compétitivité. On vit actuellement…
Déjà, les gouvernements, dans certains domaines, je l'ai vécu en environnement,
on sent le besoin de mettre des balises, des contrôles parce que, là, vraiment il
y a un besoin de ce côté-là. Mais, s'il y a une expression de la libre
compétitivité, ça devrait être dans le domaine financier.
J'ajouterais
en plus que, dans le domaine financier actuellement, pour avoir eu l'occasion
de travailler de près avec certains
courtiers, de plus en plus, c'est la bataille des exclusivités. Demain matin,
par exemple, vous vous retrouvez avec quelqu'un, une banque x qui a une
exclusivité au Québec pour — là,
je vous donne un exemple théorique qui n'est
pas une réalité — ...mais
qui vont dire, par exemple : Moi, les nouvelles émissions de Facebook, je suis le seul à l'avoir et je peux vous
offrir des rendements potentiels importants.
Gautrin :
Je suis…
Arcand :
Bon, enfin, Google , Facebook , peu importe.
Gautrin : Google , oui…
Arcand :
O.K. C'est ça. Mais tout ça pour vous dire qu'il y a une recherche, de la part
de ces institutions financières, d'aller chercher, si on veut, le maximum au
niveau de l'exclusivité des produits. Et donc, à partir de l'exclusivité des
produits, il est très clair, M. le Président, qu'il va y avoir une compétition
entre les gens. Et je ne suis pas en
désaccord avec la ministre lorsqu'elle dit : Bien, normalement, s'il y a
plus de cotisants, les tarifs vont être moins chers. C'est possible,
mais laissez le libre marché décider, laissez les gens décider. Si les gens
décident que… finalement, ils s'aperçoivent
très rapidement qu'à l'intérieur du régime, plus il y a
de cotisants... puis que finalement on se contente d'un rendement x,
etc., bien là, à ce moment-là, ils vont choisir le moindre coût, etc. Mais il y
a des endroits où ils vont peut-être exiger un coût plus élevé, mais avec une
récompense future aussi plus grande.
Il y a beaucoup
de flexibilité à ce niveau-là. Et, moi, la position, je pense,
de mon collègue de Verdun, c'est de
se dire : Écoutez,
est-ce qu'on ne pourrait pas laisser le libre marché circuler? Si les gens
veulent avoir des investissements sécures, être nombreux, et donc
réduire les coûts d'administration, il est clair à ce moment-là qu'ils peuvent très bien choisir cette voie. Et je ne vois pas pourquoi l'État
devrait à ce stade-ci contrôler de a à z cette libre concurrence qui peut exister.
Maltais :
M. le Président?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Excusez, excusez.
Maltais :
Je vais demander la parole.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Oui. Ça va? Mme la ministre.
Maltais :
Sur l'argument du collègue de Verdun, je suis prête à jaser puis à faire une
suspension, mais pas sur l'argument du
collègue d'Outremont, avec tout mon respect… pas d'Outremont, de Mont-Royal,
avec tout mon respect. Parce que, moi, le libre marché, en cette
matière, il coûte aux employés, en général, et il rapporte des profits aux
banques. La pression sur les bas coûts, c'est un devoir qu'on a de faire… on a
le devoir de la mettre.
Et, si on va vers plusieurs… si on multiplie les régimes, on diminue les
volumes; si on diminue les volumes — vous venez vous-même de l'exprimer, il y a des gens qui vont vouloir des
coûts plus élevés — on vient
de perdre le principe des RVER. Moi,
j'y tiens, on garde le principe… Sur l'idée de souplesse, d'accord. Mais, sur l'idée
de laisser aller le libre marché, on
laisse les gens seuls face à des institutions qui n'ont pas toujours été des
modèles en matière de protection des petits épargnants. Puis il y a une
belle entente, ils sont d'accord. La majorité des institutions financières
adoptent actuellement cette vision que plus le volume va être large, plus on
risque de garder les frais de gestion.
Moi, ce que j'ai
peur, c'est qu'en voulant amener de la souplesse on perde le principe.
Rappelez-vous que, quand j'ai fini
mes remarques, je disais : Gardons à l'esprit : accessible,
accessible, bas coûts de gestion, c'est très important. Puis ça, là, ça fait
partie du nerf de la guerre
pour garder les frais de gestion bas : oui, il faut légiférer; oui, il
faut mettre de la pression, c'est
vrai. Je comprends qu'on peut dire : Il y a peut-être… peut-être qu'on va
restreindre un peu de choix. Mais on garde ça simple. Si on ne garde pas
ça simple, on perd le contrôle.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
M. le député de Mont-Royal.
Arcand : Je ne veux pas faire
un long débat avec Mme la ministre sur cette question-là, mais il est
clair… Je connais assez les institutions financières, M. le Président, pour savoir
qu'elles peuvent très bien garder les coûts très bas. Ils ont juste à faire les
investissements les plus conservateurs possible, avec pas trop de rendement, et
ils ne se compliqueront pas la vie, ils vont
garder les coûts le plus bas possible. Je vous dis juste qu'il y a
une responsabilité aussi de certains individus. Il y a des individus qui ne s'intéressent
pas à ces questions-là et qui vont vouloir avoir des coûts
bas et des rendements plutôt sécurisants.
Mais il y en a d'autres qui veulent autre chose. Moi, je parle
donc au nom de l'ensemble des individus, parce qu'il y en a de toutes
les sortes, et j'ai un peu de difficulté à vouloir à ce point contrôler les
gens.
Parce que
ce que… De toute façon, je pense que Mme
la ministre sait très bien
quelle ne pourra pas contrôler les coûts
administratifs. Elle peut bien mettre
à l'intérieur de son projet de loi qu'il faut qu'il y ait des coûts bas, etc.,
mais, vous le savez très bien, même si elle
met cette pression-là, ce sont les institutions financières qui vont finalement
être capables de décider d'avoir des coûts bas. Et, vous le savez, on le
voit actuellement dans n'importe quel domaine. Je pense que les gens qui nous écoutent savent très bien que,
dans le domaine de la câblodistribution, par exemple, bien, vous avez
des tarifs bas pour un certain nombre de canaux puis, si vous voulez quelque
chose de plus sophistiqué, vous allez payer plus cher, etc., pour plus de
services. C'est un peu la même chose au niveau financier.
Alors, moi,
je comprends la volonté de la ministre de garder les coûts les plus bas
possible, mais, de toute façon, ce n'est pas elle qui va décider. Et,
moi, de dire aux Québécois : Écoutez, vous allez être dans un régime qui
sera un régime un peu, je dirais, ultraconservateur, figé dans le temps, avec
des coûts bas, bien, il y a peut-être des gens qui veulent avoir un peu plus de
rendement. Puis c'est ça, mon point.
Maltais : M. le
Président?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Mme la ministre.
Maltais :
Si vous permettez, c'est parce que c'est exactement ce qui s'est passé en
Nouvelle-Zélande, le KiwiSaver, ils
ont des lacunes. Les frais de gestion, finalement, ont été plus élevés que
prévu. Et la raison pour laquelle les frais
de gestion sont plus élevés que prévu, c'est parce qu'ils ont laissé trop de
régimes se mettre en place et qu'on a diminué les volumes. L'expérience
de la Nouvelle-Zélande a donné exactement ça.
Alors, avant
de faire les RVER, tant votre ancien collègue que nous, on a refait une
révision, dans le monde, de ce type de régime, et l'idée des volumes,
elle est essentielle et elle est… C'est la lacune qui a été identifiée en
Nouvelle-Zélande, qui fait qu'on n'a pas
réussi à contrôler les frais de gestion. Si on ne réussit pas à contrôler les
frais de gestion, pourquoi on met en place les RVER? Laissons aller les
REER, c'est tout.
Arcand : Les RVER,
je pense, il y a une contribution de l'employeur qui…
Maltais : Non, il
n'y a pas de cotisation de l'employeur obligatoire.
Arcand : Non, non.
Mais ce que je veux dire, c'est qu'elle peut…
Maltais : Elle
peut…
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
…votre collègue de Laporte qui avait demandé la parole, hein?
Mme Ménard :
Oui, oui, oui. Alors, c'est une question toute simple. La ministre… Tantôt, Mme
la ministre, vous avez parlé qu'il y aura 30 régimes.
Maltais : À peu
près, oui.
Mme Ménard : Et on parle de
combien d'administrateurs à ce moment-là?
Maltais : 30
administrateurs puisqu'il n'y a… Dans la proposition, un administrateur par
régime.
Ménard : Ah oui? Donc, on parle d'un régime…
Maltais :
Un régime par administrateur.
Mme Ménard :
O.K. Donc, on parle de 30 administrateurs qui pourraient… bon, qui auraient en
principe maintenant un régime…
Maltais :
Tout à fait.
Mme Ménard :
…mais qui pourraient avoir plusieurs régimes?
Maltais :
Non. Nous, c'est 30 administrateurs et un régime par administrateur.
Mme Ménard :
Tantôt, vous avez parlé de six…
Maltais :
De politiques de placement.
Maltais :
Politiques de placement, c'est-à-dire qu'ils peuvent offrir…
Mme Ménard :
Ils pourraient avoir six produits.
Maltais :
…dans un régime, plusieurs politiques, six politiques de placement.
Mme Ménard :
C'est ce que vous avez… Donc, 30 administrateurs, un régime, avec différents
produits, dans le fond.
Maltais :
À peu près 30. Ça sera 28, là, 32, là. Écoutez, c'est à eux à voir.
Maltais :
Hein?
Gautrin :
On n'a pas de…
Maltais :
Non. C'est ça : «ils pourraient». Tout à fait.
Mme Ménard :
O.K. Ça répond… pour l'instant, oui.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Est-ce que vous avez la réponse aussi de Mme la
ministre?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Ça va?
Maltais :
On pourrait suspendre quelques instants, Je vais aller faire quelques…
Gautrin :
…M. le Président. Moi, je suggère que… Je suis bien prêt à débattre avec ma
collègue, mais je prétends encore, quand
même, quand il y a un problème, de ne pas avoir… Je suis prêt à regarder quand
même, mais… Est-ce que vous pourriez nous transmettre l'article sur ce
qui s'est passé en…
Maltais :
Oui, tout à fait.
Gautrin :
Moi, je lirai ça…
Maltais :
Je vais vous donner l'information sur les…
Gautrin :
Ça, je suis prêt…
Maltais :
Oui. Comme ça, vous aurez le temps, peut-être, sur l'heure du souper, de
regarder…
Gautrin :
Ça, je ne sais pas… Autrement dit, des fois…
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Est-ce qu'il y a consentement pour suspendre
nos travaux quelques minutes? Consentement.
(Suspension de la séance à 16 h 45)
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Alors, nous recommençons nos travaux et nous sommes toujours sur l'article
L'article 11, il
n'y a plus de commentaire?
Gautrin : Non, on l'a
suspendu.
Maltais : Alors,
on n'a pas encore décidé. Moi, M. le Président, je suis très, très…
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Mme la ministre.
Maltais : Je veux juste dire à l'opposition, là, pour moi, c'est un principe fondamental. Je comprends qu'ils
veulent regarder ce qui s'est passé en Nouvelle-Zélande. Je veux bien qu'on reprenne ce soir. Mais je veux vous le
dire : Sur cet article-là,
si vous voulez adopter… ce qui est,
pour moi, un principe fondamental, si vous voulez le modifier, ça va
être très difficile. Il faut vraiment… Il va falloir être… Je pense, le débat peut
durer longtemps. J'y crois, j'y tiens, à gérer ça, là, comme il faut avec vous
autres. On veut tous faire avancer ce projet de loi là. Mais là on est dans les
fondements du projet de loi.
Gautrin : …M. le
Président. Avec le respect que je dois à ma collègue, je ne crois pas qu'on
soit dans le fondement du projet de loi. Je
crois que ce qui est un fondement du projet de loi, c'est d'avoir des régimes
qui amènent… avec des coûts qui
soient des coûts les plus bas possible. Ça, c'est le fondement. Et, à la
question qui est l'interprétation de l'effet
de cette modification ou d'une autre modification qu'on propose… pourrait avoir
des effets différents sur les coûts. Et là c'est un élément d'analyse qu'on
a à voir, les effets de l'un et de l'autre. Je comprends qu'on n'ait pas… On
peut répéter la même chose 10 fois de part
et d'autre. Je suggère qu'on suspende 11 et qu'à la fin, à ce moment-là, on
soit en mesure de s'amener des arguments qui soient des arguments…
puisque notre principe reste le même.
Autrement
dit, vous… mais on dit la même chose, mais avec des effets différents. Du côté
des parlementaires de l'opposition, nous disons : La concurrence et
la manière de pouvoir présenter les choses peuvent abaisser les coûts; et, de l'autre côté, vous dites : La masse…
pouvoir gérer… va abaisser les coûts aussi. Et là, de fait, on a un peu
raison tous les deux qu'il s'agirait d'avoir
une forme mixte entre les deux. Enfin, on peut réfléchir à tout ça. Mais l'objectif
qu'on a ici, autour de cette table, M. le
Président, c'est d'avoir les coûts les plus bas possible, hein? On s'entend?
Alors, ça, c'est un élément qui est…
Maltais : L'objectif…
Cet élément est un élément de base, pour moi.
Gautrin : D'avoir
les coûts les plus…
Maltais : Non, d'avoir
un régime par administrateur. Je suis très claire, j'ai toujours été claire.
Gautrin : Oui.
Bien, moi, je…
Maltais : C'est
clair. On suspendra à ce soir, mais j'ai… je vous ai dit…
Gautrin : Mais moi,
je vous dis que c'est un élément aussi, je crois…
Maltais : Il faut
qu'on réfléchisse.
Gautrin : Je crois
aussi… Je vais réfléchir aussi, je suis prêt… Mais moi, je peux étirer aussi…
On peut s'étirer l'un l'autre à faire du
ping-pong, mais je crois que le… Mais je vais regarder quand même ce que vous
me dites, là, parce que je ne suis
pas complètement fou, et je vais regarder de part et d'autre, puisque l'objectif
qu'on partage autour de cette table,
c'est d'arriver avec des régimes avec les coûts les plus bas. Alors, on va s'échanger…
et on verra ce qu'on peut trouver comme solution éventuellement.
Ceci étant
dit, M. le Président, ce serait mieux qu'on avance un peu au moins. Sinon, si
vous voulez qu'on continue à répéter la même chose l'un et l'autre, on
va se répéter.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
M. le député de Mont-Royal.
Arcand : Oui, bien, je vais
continuer, je pense, la discussion sur l'article 12. Je pense qu'on a un
exemple ici, peut-être, de différences philosophiques, dans une certaine
mesure.
Nous,
on recherche aussi le coût le plus bas. La seule chose, c'est que, comme vous
le savez sans doute, dans le domaine
des chiffres, on peut faire parler ça comme on veut. Le meilleur coût, c'est
encore celui où, en bout de ligne, c'est le meilleur rendement possible
pour celui qui a un régime d'épargne. Alors, parfois, dans certains cas, c'est
le coût administratif le plus bas, mais, dans d'autres cas, comme vous le
savez, parfois il y a des coûts administratifs un peu plus élevés, mais il y a un retour sur investissement aussi qui est plus
fort. Alors, je vais simplement dire que là il y a une différence un petit peu philosophique, mais, bon, on
va essayer d'avancer.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Mme la ministre.
Maltais :
Effectivement, je vois que le collègue de Mont-Royal a une différence
philosophique avec l'ex-ministre des Finances libéral et collègue d'Outremont,
qui avait exactement proposé un administrateur par régime. La différence philosophique actuellement n'est pas entre
les parlementaires ici autour de la table ou entre les partis, elle est entre les parlementaires. Mais ce n'est
pas entre les partis, puisque votre collègue avait proposé un régime par
administrateur. Alors, je suis d'accord pour suspendre.
Gautrin : Je me permettrais… Je ne veux pas dévoiler, si
vous me permettez, ce qui se passe à l'intérieur de notre propre caucus,
mais il n'y avait pas nécessairement une totale… bon. Alors, essayons d'avancer
si vous voulez, M. le Président.
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Alors, l'article 11 est suspendu. Et je pense
que c'est sage parce que, les articles 13 à 49, nous établissons les
définitions et les obligations de l'administrateur et de l'employeur. Alors,
après avoir fait ces chapitres-là, je pense
qu'on va avoir plus de bagages pour revenir à l'article
L'article 12.
Mme la ministre.
Maltais : «12.
Toute disposition d'un régime volontaire d'épargne-retraite qui est
inconciliable avec la présente loi est sans effet.»
Cette
disposition est écrite à peu près de la même façon dans la
Loi sur les régimes
complémentaires de retraite.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
M. le député de Verdun.
Gautrin : J'évite
de parler quand je n'ai rien à dire.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Alors, est-ce que l'article 12 est adopté?
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Adopté.
L'article 13. Mme
la ministre. Donc, on entame un nouveau chapitre.
Maltais : Oui, de
l'administration du régime, sur l'administrateur, ses obligations.
«13. Une personne morale doit être titulaire d'une
autorisation de l'Autorité des marchés financiers pour agir comme
administrateur d'un régime volontaire d'épargne-retraite.
«Seules les personnes morales suivantes peuvent
agir comme administrateur d'un régime volontaire d'épargne-retraite :
«1° un
assureur titulaire d'un permis délivré en vertu de la
Loi sur les assurances
portant mention de la catégorie assurance sur la vie conformément au
Règlement d'application de la
Loi sur les assurances;
«2° une société de fiducie titulaire d'un permis
délivré en vertu de la
Loi sur les sociétés de fiducie et les sociétés d'épargne;
«3° un
gestionnaire de fonds d'investissement inscrit conformément au
titre V de la
Loi sur les valeurs mobilières.»
Alors, l'article 13
prévoit que l'administrateur d'un RVER doit être une personne morale titulaire
d'une autorisation délivrée par l'Autorité des marchés financiers, ceci
pour protéger, bien sûr, les épargnants. Cette autorisation n'est délivrée qu'à
un assureur qui pratique l'assurance sur la vie, titulaire d'un permis délivré
en vertu de la
Loi sur les assurances — ça, c'est important — à une société de fiducie titulaire d'un
permis délivré en vertu de la
loi sur les sociétés de fiducie — en fait, il faut qu'il ait ses permis — ou un gestionnaire de fonds d'investissement
inscrit conformément à la
Loi sur les valeurs mobilières.
C'est véritablement, là, les balises, là, de
gens qui ont déjà reçu des certificats, des permis, des certificats de
conformité des autres institutions qui font ce type de travail dans un état.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
M. le député de Verdun.
Gautrin :
Simplement, et là c'est vraiment… Je vais poser des questions sur des choses
que je ne connais pas complètement
bien. Les sociétés de… Si je prends, par exemple, dans les banques ou le
Mouvement Desjardins avec une société
de fiducie... Autrement dit, la Banque Nationale avait... faisait avec Natcan,
non? Elle n'a pas de société de fiducie?
Maltais : La
plupart ont des sociétés de fiducie.
voix : Bien oui, comme la Banque de Montréal.
Gautrin :
La Banque de Montréal a une société de fiducie.
Maltais :
Banque de Montréal, Caisses Desjardins…
Une voix :
Harris Bank…
Gautrin :
Desjardins a une société de…
Maltais :
Oui, Desjardins a une société de fiducie.
Gautrin :
Donc, Desjardins rentrerait par le deuxième élément.
Maltais :
Tout à fait.
Gautrin : Les sociétés… les banques, par le deuxième
élément... Excusez-moi, mais les gestionnaires «de fonds d'investissement [inscrits] conformément au
titre
V de la
Loi sur les valeurs mobilières», ça, c'est les courtiers, c'est
les…
Maltais :
Peut-être qu'on pourrait avoir des explications de la part de la régie, parce
qu'on est dans le détail, là.
Gautrin :
Simplement, là, c'est… Moi, honnêtement, je ne…
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : En donnant des exemples, là.
Maltais :
On va avoir des exemples de la part des juristes de la régie.
Gautrin :
Si vous pouvez donner des exemples de qui est qui, là je pense que…
Une voix :
De l'autorité.
Une voix :
De l'Autorité des marchés financiers.
Maltais : De l'autorité. Nous avons ici l'Autorité des
marchés financiers qui vient de s'asseoir autour de la table. Vous voyez
pencher le poids de la table.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Alors, vous n'êtes pas intervenue encore, vous.
Une voix :
Non. Geneviève Desbiens.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) : Alors, est-ce qu'il y a consentement pour
entendre Me Desbiens? Alors, Me Desbiens, vous avez la parole, en
commençant par vous identifier.
Mme Desbiens (Geneviève) : Alors, Geneviève Desbiens, de l'Autorité des
marchés financiers. Je suis avocate à l'autorité.
Maltais :
Alors, voulez-vous nous expliquer un peu peut-être les… Sur les assurances, c'est
clair.
Mme Desbiens
(Geneviève) : Sur les assurances, c'est clair. Les sociétés de
fiducie, c'est clair. Pour les gestionnaires de fonds d'investissement, ce ne
sont pas des courtiers, c'est une catégorie d'inscription qu'on a dans la Loi
sur les valeurs mobilières. C'est les gens qui gèrent tout ce qui est fonds de
placement, finalement.
Maltais :
Avez-vous des exemples où...
Mme Desbiens
(Geneviève) : De gestionnaires de…
Gautrin :
C'est qui, essentiellement, ceux qui sont… Ce n'est pas les courtiers, donc ils
ne sont pas autorisés à faire...
Mme Desbiens
(Geneviève) : Non, ce n'est pas des courtiers en valeurs mobilières.
Gautrin : Ils ne
sont pas autorisés à transiger en bourse ou quoi que ce soit. Non, ce n'est pas
eux.
Mme Desbiens
(Geneviève) : Bien, les fonds… Ils gèrent les fonds, finalement.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Comme Valeurs mobilières Desjardins, c'est vrai.
Mme Desbiens (Geneviève) : Valeurs
mobilières Desjardins, je pense que c'est des fonds de placement, oui. Mais c'est
une…
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Mais dans la… ici, là… Vous les classez où, ici, dans les trois, là?
Gautrin : Valeurs
mobilières Desjardins, par exemple, est contenue sur le deuxième alinéa ou…
Desbiens (Geneviève) : Pour
Fiducie Desjardins, ils seraient dans les fiducies, dans les sociétés de
fiducie.
Gautrin : Oui, mais
Valeurs mobilières?
Desbiens (Geneviève) :
Valeurs mobilières Desjardins, il faudrait que je vérifie comme il faut en
vertu de quoi ils sont inscrits. Mais…
Gautrin : C'est
vous qui êtes experte, hein, Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard : Non, mais,
peut-être à 3, là, parce qu'on parle de valeurs mobilières.
Mme Desbiens (Geneviève) : Oui, je
vérifie, là, leur inscription...
Une voix : C'est quoi? C'est
Assante, quelque chose comme ça. Assante ou du monde de même?
Mme Ménard : Bien non, mais,
si elle travaille à l'autorité, elle devrait avoir un nom.
Maltais : Ce sont
les dispositions de l'AMF.
Mme Desbiens (Geneviève) : Bien, on
pourrait retourner au ministre.
Maltais :
Maintenant?
Mme Desbiens (Geneviève) : On en a…
Oui, oui, on... dans quelques secondes, sur le site Internet.
Maltais :
...dans quelques secondes... donner des exemples à voix haute. O.K. Mais, M. le
Président, ce que je propose, là, on va recevoir par courriel des
exemples, alors suspendons, puis on revient dans quelques instants.
Gautrin :
Mais il n'y a pas de problème... il n'y a pas de contestation autour, si ce n'est
que de comprendre de qui qu'on parle.
Maltais : Oui.
Bien, voulez-vous qu'on l'adopte puis qu'on revienne quand on l'a ou on suspend
puis on revient?
Gautrin : Écoutez,
moi je…
Maltais : On
suspend puis on revient.
Gautrin : Comme
vous voulez.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Alors, l'article 13 est suspendu?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
L'article 14. Mme la ministre.
Maltais : «14. L'administrateur
gère le régime et l'actif de celui-ci en qualité d'administrateur du bien d'autrui
et, à ce titre, il doit notamment agir avec prudence, diligence et compétence,
comme le ferait en pareilles circonstances
une personne raisonnable. Il doit aussi agir avec honnêteté et loyauté dans le
meilleur intérêt des participants.»
Alors, le
critère qui détermine la… Il y a des devoirs imposés à l'administrateur, qu'on
connaît. Et le critère devant déterminer
la portée de ses obligations, c'est celui de la personne raisonnable. En toute
occasion, l'intérêt des participants et des bénéficiaires doit être recherché, c'est
important. Et c'est l'équivalent de la Loi dans les régimes
complémentaires de retraite.
Gautrin : Mais c'est
un
article qui est magnifique, mais qui est traditionnel. C'est comme... qu'on
voit en général là-dedans.
Gautrin : Autrement
dit, qu'il faut que les gens soient… qu'ils n'aillent pas jouer à Las Vegas
avec…
Maltais : Voilà.
Et j'aime mieux ça comme libellé qu'«en bon père de famille».
Maltais : Mes
collègues sont d'accord aussi.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
D'autres commentaires? Ça va?
Gautrin : Mais, ça
pourrait être...
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Est-ce que l'article 14 est adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Adopté.
L'article 15. Mme la ministre.
Maltais :
Non. M. le Président, j'aurais un amendement, là, qui est vraiment un
amendement… Je le dis en deuxième parce que c'est pour le texte anglais.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Ah! O.K.
Maltais : 14
serait modifié par le remplacement, dans le texte anglais.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Ah, 14?
Maltais :
Oui, c'est 14, mais... C'est drôle, c'est... 14 est modifié par le
remplacement... dans le texte anglais seulement. C'est pour ça que je n'ai
pas… je ne suis pas intervenue sur le texte français.
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Alors, si... Excusez-moi, mais je pense que, là... Il faut quand
même suivre la procédure. Est-ce qu'il y a consentement pour rouvrir l'article
Gautrin : Nous
continuons…
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Alors l'article 14 n'est plus adopté, et on passe à l'amendement. Mme la
ministre.
Gautrin : Nous
continuons...
Maltais : Alors, l'article
14 est modifié par le remplacement, dans le texte anglais, de «exercises» par
«must exercise».
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Est-ce que l'amendement à l'article 14 est adopté?
Gautrin : C'est vos
traducteurs qui vous envoient ça?
Maltais : Ce sont
nos traducteurs, pour que ça corresponde au libellé français. Concordance.
Gautrin : On
pourrait dire…
Maltais : «Il doit
agir avec», «he must exercise».
Gautrin : Oui, oui.
Bon. Il agit ou doit agir…
Maltais : Le
«doit».
Gautrin :
Je ne le sais pas... Écoutez, à cette heure-ci, on ne va pas continuer à
débattre.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Alors, est-ce que l'amendement à l'article 14 est adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Est-ce que l'article 14, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Adopté. Et on passe à l'article 15.
Maltais : «15. L'administrateur
est tenu de s'assurer de la conformité du régime qu'il gère avec les
dispositions de la présente loi.»
Donc, le poids de s'assurer de la conformité du
régime est à l'administrateur. L'administrateur est tenu de s'assurer de la
conformité du régime qu'il gère avec les dispositions de la présente loi. Il
est tenu de s'assurer de la conformité du régime qu'il gère avec les
dispositions de la
Loi sur les RVER.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Donc : «He must».
Maltais : Il doit
toujours…
Gautrin : Mais,
regardez...
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
M. le député de Verdun.
Gautrin :
Simplement parce que, bon, on est… Évidemment, il n'y a pas de difficulté sur
cet article. Mais est-ce qu'on n'a
pas déjà dit que, pour qu'un régime soit enregistré, il faut que le régime soit
conforme à la loi? Alors là,
là il faut qu'il s'assure qu'il continue d'être conforme. C'est ça ou…
Maltais : Toujours.
L'administrateur, il est…
Gautrin : Non, mais je vous dis ça simplement, parce que,
vous vous rappelez, M. le Président, on a adopté que, pour enregistrer un
régime, si vous voulez, il faut envoyer, il faut vérifier… Et la régie vérifie
si le régime est bien conforme à la loi, alors…
Maltais :
Tout à fait. Mais il y a quand même... Il est apparu nécessaire au fil du
temps, même dans la Loi des régimes complémentaires de retraite, de se
doter de ce type de...
Gautrin : Parce qu'il
y avait eu des excès ou…
Maltais : Il est
apparu que les gens pouvaient agir de façon non pas volontaire, mais de façon
un peu plus négligente. Alors, en introduisant ce type d'article, on s'assure
que l'administrateur se sente une responsabilité face à la conformité.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
D'autres commentaires? Est-ce que l'article 15 est adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Adopté.
L'article 16.
Maltais : «16. Le contrat entre un administrateur et un
employeur ou un particulier, selon le cas, doit être conforme au régime préalablement enregistré auprès
de la régie et contenir les renseignements prescrits par règlement.»
C'est
simplement que le contrat doit correspondre au régime qui a été enregistré à la
régie et contenir les renseignements qui sont prescrits dans le règlement.
Gautrin : Et vous
comprenez que, pour moi, c'est... à un des régimes enregistrés à la régie,
mais... Faudrait qu'il irait :
«...selon le cas, doit être conforme au régime préalablement enregistré...» Si jamais
on change sur 11, on pourra rouvrir, par concordance, à «un des régimes
préalablement».
Maltais : Bien, c'est-à-dire que, puisque c'est un contrat entre un administrateur et un employeur ou entre un
administrateur et un particulier, ils vont signer un contrat sur un régime.
Gautrin : Oui, oui,
oui. Non, non, il n'y a pas de problème, madame.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard :
Mais je veux juste comprendre ce que mon collègue vient de dire. Il vient de
dire «à un régime» ou... En fait, ça ne changerait rien qu'il y aurait d'autres
régimes? Ça serait «aux régimes».
Maltais :
C'est ça, puisque, de toute façon il
faut signer un contrat, et l'article concerne les dispositions qui
doivent être dans le contrat.
Mme Ménard : C'est ça, peu
importe le... O.K.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Ce serait un contrat par régime.
Mme Ménard : Je voulais juste
comprendre son intervention.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
D'autres commentaires? Est-ce que l'article 16...
Gautrin : Attendez,
il n'y a pas...
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Oui, M. le député de Verdun.
Gautrin : Un
instant! Il y a un contrat par régime, par administrateur et par employeur, c'est-à-dire
il peut y avoir plus qu'un contrat. Non, non... C'est-à-dire, si vous avez un
autre employeur, vous pouvez avoir un autre contrat.
Maltais : Oui, c'est
pour ça que c'est le contrat entre un administrateur et un employeur.
Gautrin : C'est pour ça. Non, c'est parce que
le président, dans l'interprétation qu'il avait dite... C'est pour ça
que je me suis permis d'intervenir, M. le Président.
Maltais : C'est
bien.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
D'autres commentaires? Est-ce que l'article 16 est adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Article 17.
Maltais : «17. L'administrateur
doit fournir, sans frais, à l'employeur ou au particulier :
«1° un exemplaire du contrat conclu entre les
parties;
«2° sur demande, la déclaration annuelle et le
rapport financier visés à l'article 23.
«L'employeur doit rendre accessible aux
participants, sur demande et sans frais, tout document mentionné au premier
alinéa.
«L'administrateur
doit également remettre au particulier un
sommaire écrit du régime qui décrit
notamment ses droits et obligations, les options de placement prévues au
contrat ainsi que les frais liés au régime. Ce
sommaire doit contenir les
renseignements visés aux paragraphes 2° à 5° du deuxième alinéa de l'article
18.»
Est-ce que vous voulez qu'on l'étudie maintenant
ou qu'on l'étudie après avoir vu les articles 23 et 18?
Gautrin : Oui. Je vais vous dire... les options de
placement et les bénéfices que la personne... Parce qu'il n'y a pas seulement les options de placement, ça peut
être aussi les bénéfices que les gens vont retirer des régimes.
Maltais : Un
sommaire... ses droits... les options prévues ainsi que les frais...
Gautrin : «...doit également
remettre au particulier un
sommaire écrit du régime...»
Maltais : Oui,
mais ça, c'est au départ.
Gautrin : «Les
options de placement prévues au contrat ainsi que les frais liés au régime», ça, je
comprends, les options de placement, puisque...
Et il est clair que vous avez vraiment, au départ, là... ceux qui ont écrit la loi, ils
ont un type de vision, hein, puis après ils ont évidemment étendu, hein? Leur
type de vision, c'est : l'administrateur place l'argent comme tel puis, à
la fin, il a un compte qui a porté bénéfice ou pas en fonction des politiques
de placement. Alors, on peut avoir... Moi, j'ai aussi... Mais c'est prévu,
cette possibilité, dans la loi, ce que j'ai dit tout à l'heure, la possibilité aussi d'avoir une forme de mutualisation du risque, voyez-vous? Si, par exemple, vous pouvez avoir un régime qui
garantirait un retour sur l'investissement bien précis et où le risque sur les
fluctuations de placement serait assumé par
l'administrateur… C'est concevable, comme régime, actuellement. Bien, c'est
pour ça, moi, que j'aurais peut-être rajouté un mot ici, là-dedans.
Ou on peut attendre d'expliquer les mots. Les options de placement prévues au
régime, et les bénéfices, ainsi que les frais liés au régime, et les bénéfices
que l'on peut retirer du régime…
Maltais :
Est-ce que c'est possible?
Gautrin :
Non, mais je n'aime pas beaucoup jouer avec ces mots-là…
Maltais :
Non, c'est ça, mais…
Gautrin :
Je n'aime vraiment pas…
Maltais :
Écoutez, ce que je propose…
Gautrin :
Mais vous comprenez bien mon…
Maltais :
…on suspend, puisqu'on n'a pas vu 23 et 18, et, d'ici là, votre question, on va
y revenir.
Gautrin : Oui, peut-être.
Parce que jje n'aime pas
faire de la législation sur les coins de table, moi. Depuis que je suis parlementaire, je fais toujours
attention, quand je fais… de ne pas... C'est ce qui trouve... On dit : Ah!
C'est génial, puis après on…
Maltais :
Donc, on suspend. Moi, j'ai l'habitude, de toute façon, de suspendre un
article
qui réfère à des articles qu'on n'a jamais étudiés.
Gautrin :
Bien, ça marche. Très bien.
Maltais :
On suspend puis on revient avec une réponse sur cette question-là.
Le Président (M. Pelletier,
Rimouski) : Il y a consentement pour suspendre l'article 17?
Gautrin :
Mais vous voyez l'idée, hein? C'est d'avoir...
Maltais :
Tout à fait.
Gautrin :
L'idée derrière, hein? Si on pouvait avoir…
Maltais : C'est
que le participant puisse… non pas l'employeur, mais le participant, la
participante puisse demander où il en est rendu dans ses bénéfices.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) :
Article 18. Mme la ministre.
Maltais :
Article 18. Un instant.
«18.
Au plus tard 30 jours après la signature du contrat par un employeur ou après
le moment où un employé est inscrit au régime en vertu de l'article 43,
l'administrateur transmet à chaque employé inscrit :
«1° un avis écrit
confirmant sa participation au régime; un exemplaire de cet avis est également
transmis à l'employeur;
un
sommaire écrit du régime qui décrit notamment les droits et obligations du
participant et de l'employeur, les options de placement prévues au
contrat ainsi que les frais liés au régime;
«3° un formulaire de
désignation de bénéficiaire en cas de décès du participant.
«Le
sommaire doit
contenir les renseignements suivants :
«1° dans le cas d'un employé visé, la possibilité
de renoncer à participer au régime s'il en avise par écrit l'employeur
et l'administrateur dans les 60 jours de la date de l'envoi de l'avis
prévue au paragraphe 1° du premier alinéa;
«2° la possibilité de
cesser en tout temps le versement de ses cotisations au régime et les
conditions selon lesquelles le participant peut établir son taux de cotisation
à 0 %;
«3° le taux de
cotisation applicable par défaut et une indication que le participant peut
modifier ce taux;
«4° une indication
que le participant peut modifier ses options de placement; et
«5° tout autre
renseignement prévu par règlement.»
Alors,
l'article 18 prévoit certaines obligations d'information à imposer à l'administrateur
d'un régime volontaire d'épargne-retraite. Ainsi, l'administrateur doit
transmettre un avis à chaque participant qui confirme sa participation au
régime et lui transmettre un
sommaire écrit du régime, un formulaire de
désignation de bénéficiaire en cas de décès — toujours
très important aussi. Le but est de fournir à chaque employé inscrit une
information rédigée en termes simples et donc plus accessible que le
texte du régime. Le texte du régime, c'est toujours un peu plus complexe, là,
ça fait qu'il faut qu'il y ait une information simple.
y a d'autres obligations d'information qui sont imposées à l'administrateur d'un
régime volontaire d'épargne-retraite, qui sont prévues dans la loi,
notamment à l'article 92 concernant les divers relevés que l'administrateur
doit fournir, alors... si vous voulez
référer à l'article 92 pour d'autres questions qu'on pourrait avoir. Voilà. La
référence étant l'article 111 de la
Loi sur les régimes complémentaires
de retraite, c'est un peu le même modèle qu'on a utilisé ici.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
M. le député de Verdun.
Gautrin : Deux
questions ou deux remarques, si vous me permettez. La première, c'est les
options de placement. C'est la même discussion qu'on a eue sur l'article 17, M.
le Président. Je trouve que le concept d'options de placement est un peu trop
restrictif, parce qu'il peut y avoir quelque chose d'un peu plus large sur ce
que je viens d'expliquer tout à l'heure.
L'autre
élément, c'est sur le taux. Il est possible que certains participants à un
régime d'épargne volontaire veuillent verser un montant fixe et non pas
un taux. Autrement dit, là, c'est comme si on avait seulement la seule
possibilité, lorsque vous participez — c'est une participation volontaire, hein, et — vous
déterminez votre taux, mais vous pouvez aussi déterminer le montant que
vous donnez. Vous m'écoutez, Mme la ministre, là?
Maltais : Oui, oui, oui. Excusez-moi, c'est parce que
j'avais oublié d'annoncer qu'il y a un amendement, là…
Gautrin : Parce
que c'est… le concept, c'est taux,
voyez-vous, parce qu'il y a des participants
qui, au lieu de verser un taux sur
leur salaire, préféreraient verser un montant
régulièrement, voyez-vous? Qu'il ne soit nécessairement un taux puisque leur salaire peut varier en fonction de… Je pense par
exemple aux gens qui travaillent dans
la restauration où il y a des éléments qui peuvent fluctuer en fonction
des clientèles et des pourboires qu'ils peuvent recevoir. Alors, c'est seulement
pour être plus générique. Est-ce qu'on
pourrait mettre «taux» ou «le montant
de la participation», voyez-vous? Vous
comprenez ce que je veux dire, Mme la
ministre? C'est-à-dire que la participation n'est pas toujours
déterminée par un pourcentage du salaire, ça pourrait être par un montant fixe, particulièrement dans les secteurs où le salaire fluctue considérablement d'année…
de semaine en semaine. Je pense à dans la restauration, par exemple, ou des
éléments comme ça.
Maltais : Mais, si je regarde la façon dont c'est libellé actuellement dans l'article 18, là où on parle du taux, on dit : «2°
la possibilité de cesser en tout temps le versement de ses cotisations au
régime et les conditions selon lesquelles le participant peut établir son taux
de cotisation à 0 %.»
Gautrin :
Ça, c'est clair. Ça va.
Maltais :
Alors, il ne faut pas toucher à ça.
Maltais : C'est
ça. L'autre : «3° le taux de cotisation applicable par défaut — par défaut — et
une indication que le participant peut modifier ce taux.»
Gautrin :
Mais regardez, ce que je voudrais dire, c'est : le taux de participation
par défaut... ou bien vous pouvez avoir
aussi… Il faut qu'on… J'essaie d'être le plus général possible. Regardez, le
taux dans un régime où le salaire fluctue beaucoup d'une semaine à une
autre... Je pense par exemple à la restauration où vous pouvez avoir... Si vous
incluez les pourboires, dans la
restauration, à ce moment-là, le salaire peut varier. Or, le participant ne
veut non pas donner un taux sur son salaire, mais un montant qu'il
contribue, qui correspond à un taux qui serait un taux variable. Alors, c'est simplement
que, s'il y va par taux, que ça ferait bien à l'intérieur de la loi, c'est
tout. Je n'en fais pas une…
Maltais : Oui, c'est sûr que… Je comprends l'idée qui
serait que les gens pourraient inscrire un montant. Ça change un peu l'esprit de la loi, mais je
comprends. Non, mais dans le sens où, si on fonctionnait toujours
avec des taux... Pas l'esprit, mais la façon dont on l'appliquait.
Par ailleurs, quand un employé a justement
des montants qui fluctuent, c'est peut-être dans ce temps-là qu'il est content que ce
soit un taux et non pas un… Mon expérience serait plutôt que les gens, dans ce
temps-là, ont tendance à non pas inscrire un montant qui va être plus lourd,
quand ils n'ont presque pas de revenus, mais le taux, dans ces cas-là, pour
moi, est le meilleur modèle. Mais est-ce qu'on indique un montant? C'est une
bonne question.
Gautrin :
Moi, j'essaie... d'ouverture, simplement. Mais…
Une voix :
Moi, j'irais avec un montant.
Gautrin :
Montant ou taux, parce qu'il faut laisser le taux aussi.
Maltais : Ça fait
qu'il faudrait, à ce moment-là... Ça ne devient plus… ça veut dire qu'il faut que le cotisant s'entende
avec… pas avec...
Maltais : Et, si c'était : «le taux de cotisation
applicable par défaut et une indication que le participant peut modifier sa
cotisation», «par défaut», il faut que ça reste le taux.
Gautrin :
…une indication que le participant...
Maltais :
...peut modifier sa cotisation.
Gautrin :
«Sa cotisation». Parfait.
Maltais : Puisque
c'est le seul endroit. Alors, on va préparer un amendement. Pendant ce
temps-là, je vais vous lire l'amendement qu'on avait préparé. Ça va
donner le temps aux juristes de travailler.
Alors, amendement à l'article
18 :
L'article 18 est modifié :
1° par
la suppression, dans le paragraphe 1° du premier alinéa, de «un exemplaire de
cet avis est également transmis à l'employeur;»;
2° par
l'insertion, après le premier alinéa, du suivant :
«L'administrateur
informe l'employeur sans délai de la date à laquelle les avis prévus au
paragraphe 1° du premier alinéa sont transmis à ses employés.»;
3° par
la suppression, dans le paragraphe 1° du deuxième alinéa, de «et l'administrateur»;
4° par
la suppression, dans le paragraphe 2° du deuxième alinéa, de «la possibilité de
cesser en tout temps le versement de ses cotisations au régime et».
Alors, ces modifications… L'ajout d'un nouvel alinéa, après le premier alinéa de l'article
18, «par l'insertion, après le
premier alinéa, du suivant» — on va prendre ce bout-là d'abord, là — vise
à éviter que l'administrateur ait à
transmettre à l'employeur un exemplaire de l'avis confirmant la participation
au régime d'un employé, comme le prévoyait le paragraphe
1° du premier alinéa. Le fait que l'administrateur informe l'employeur de la
date à laquelle il a transmis l'avis est
important puisque ce moment marque le début du délai de 60 jours
permettant à un employé de renoncer à participer au régime, et, s'il n'a
pas renoncé à l'expiration de ce délai, l'employeur devra percevoir les
cotisations. Paragraphe 1°.
Gautrin : Attendez un instant. J'essaie de comprendre bien
ce qu'on fait. On supprime le «un avis a été...»
Maltais :
Bien, je vais vous dire comment… Ça va finir comme ceci. Le texte modifié va
donner :
plus tard 30 jours après la signature du contrat par un employeur ou après le
moment où un employé est inscrit au
régime en vertu de l'article 43 — c'est simplement l'inscription — l'administrateur transmet à chaque employé
inscrit :
«1° un avis
confirmant sa participation au régime — donc ça va directement à l'employé;
un
sommaire écrit du régime qui décrit notamment les droits et obligations du
participant et de l'employeur, les options de placements prévues au
contrat ainsi que les frais reliés au régime;
«3° un formulaire de
désignation de bénéficiaires en cas de décès du participant — et là
s'ajoute;
«L'administrateur
informe l'employeur sans délai de la date à laquelle les avis prévus au
paragraphe 1° du premier alinéa sont transmis à ses employés». O.K.?
Ensuite, on continue
le projet de loi tel qu'il était écrit. Au lieu de : «un exemplaire de cet
avis est également transmis à l'employeur», c'est : «L'administrateur
informe l'employeur sans délai de la date à laquelle les avis…»
Gautrin : Je n'ai aucun problème... On est vraiment au
niveau de la passe de mon collègue de Rouyn-Noranda qui devrait… semble
intéressé.
Maltais :
Alors, peut-être un sous-amendement à l'amendement, M. le Président. Alors, j'avais…
l'amendement que je viens de présenter
disait… le quatrième alinéa, était : par la suppression, dans le
paragraphe 2° du quatrième alinéa.. J'ajouterais :
5° par le
remplacement, dans le paragraphe 3° du deuxième alinéa, de «ce taux» par «sa
cotisation».
Gautrin :
Alors, le sous-amendement est accepté.
Le Président (M. Pelletier,
Rimouski) : On va avoir une copie puis on va…
Maltais : Il va falloir juste le... On l'a ajouté dans l'amendement 18.
Est-ce que c'est possible de s'entendre? Au lieu de faire un
sous-amendement, on l'ajoute dans l'amendement?
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Oui, oui, oui. On va s'organiser.
Maltais :
Comme vous voulez.
Gautrin :
Vous voulez faciliter le travail de notre secrétaire.
Maltais : Tout à
fait.
Le Président (M.
Pelletier, Rimouski) : Oui, oui. C'est ça, le sous-amendement puis l'amendement.
Mme Ménard : Est-ce que je
peux poser une...
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard :
Tantôt, je regardais… C'est qu'on a suspendu 17 parce qu'on voulait voir 18
avant. Et, quand je regarde 17 et qu'on
parle, dans le dernier paragraphe : «les options de placements prévues au
contrat ainsi que les frais liés au
régime», est-ce qu'on ne devrait pas retrouver ça au quatrième point :
«une indication que le participant peut modifier ses options de…» Ah
non! Ce n'est pas lui, excusez. Je viens de me répondre. Merci. Excusez-moi.
Gautrin :
Mais, avec la répétition qu'on pourrait avoir, si on change «options de
placement» par un autre mot, on rouvrira celle-ci à ce moment-là.
Maltais : On fera
toutes les concordances.
Gautrin : On est
suspendus, M. le Président?
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Non, non, on n'est pas suspendus. Non, non, on prend
connaissance du sous-amendement.
Donc, on serait sur le sous-amendement. Mme la
ministre.
Maltais : Bien,
écoutez, je l'ai lu tout à l'heure, là : «par le remplacement, dans le
paragraphe 3° du deuxième alinéa, de "ce taux" par "sa cotisation"».
C'était pour répondre à un commentaire pertinent de l'opposition, de mon
collègue.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Donc, on dirait «peut modifier sa cotisation». Est-ce qu'il y a commentaires?
Est-ce que le sous-amendement est adopté?
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Adopté. Et nous revenons à l'amendement. Est-ce qu'il y a des commentaires
sur l'amendement à l'article 18? Est-ce que l'amendement à l'article 18
est adopté?
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Adopté. Nous revenons à l'article 18 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y
a d'autres commentaires? Est-ce que l'article 18, tel…
Gautrin :
En étant conscients, M. le Président, que, si, dans l'article précédent, on
change, on fera une… on rouvrira, par concordance, le cas échéant.
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Yes. Pardon, oui. Pas de commentaire? Est-ce que l'article 18 est
adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Adopté.
L'article 19. Mme la ministre.
Maltais :
Merci. Alors, j'annonce un amendement à l'article 19. Mais voici la lecture de
l'article 19 d'abord :
«Les renseignements personnels fournis par l'employeur
à l'égard d'employés ayant renoncé à participer au régime doivent être détruits par l'administrateur dans les 60 jours qui
suivent la réception de l'avis de renonciation prévu au paragraphe 1° du
deuxième alinéa de l'article 18.»
C'est le délai de destruction de l'administrateur.
Je vous dis tout de suite que je propose un amendement qui dit ceci :
L'article 19
est modifié par le remplacement de «de renonciation prévu au paragraphe 1° du
deuxième alinéa de l'article 18» par «transmis par l'employeur en
application de l'article 44».
Alors, ça va donner ceci, l'article 19 va dire
ceci :
«Les
renseignements personnels fournis par l'employeur à l'égard d'employés ayant
renoncé à participer au régime doivent être détruits par l'administrateur
dans les 60 jours qui suivent la réception de l'avis transmis par l'employeur
en application de l'article 44.»
C'est plus clair, c'est… Voilà.
Président (M. Pelletier, Rimouski) : Peut-être une petite question, Mme la ministre. Est-ce que vous faites une
distinction entre un employé qui renonce à participer au régime et un employé
qui y participe à 0 %?
Maltais :
Oui, parce qu'il est encore… il ne renonce pas.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Il est toujours là.
Maltais : Il est
toujours là.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
D'accord.
Maltais :
Quelqu'un qui est à 0 % participe encore, peut décider qu'une année, c'est
plus difficile, puis, l'année d'après, il veut recotiser.
Gautrin :
…peut rester à 0 %. Et, si vous regardez d'ailleurs un
article qui va
arriver, on va même préciser dans la
loi que quelqu'un qui contribue à 0 % continue à participer au régime. On
va même jusqu'à spécifier, à l'intérieur de la loi… Je ne sais plus dans
quel article, mais ça viendra plus tard.
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Est-ce que l'amendement à l'article 19 est adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Adopté. Et on revient à l'article 19. Mme la ministre, vous l'avez
expliqué. Est-ce qu'il y a des commentaires? Ça va? Est-ce que l'article 19
est…
Gautrin :
Excusez-moi, 60 jours, c'est de mise, là, ou…
Maltais :
Écoutez, oui, l'article 12 de la
Loi sur la protection des renseignements
personnels dans le secteur privé prévoit que «l'utilisation des
renseignements [personnels] contenus dans un dossier n'est permise, une fois l'objet du dossier accompli — ce qui serait le cas — qu'avec le consentement de la personne
concernée, sous réserve du délai
prévu par la loi ou par un calendrier de conservation établi par règlement du
gouvernement». Mais il n'y a pas de calendrier de conservation qui soit
utilisable…
Gautrin :
…les 60 jours, est-ce que ça… La Commission d'accès à l'information, c'est en
général ce qu'elle recommande, deux mois?
Maltais : Tout à
fait. On a vérifié avec la Commission d'accès à l'information avant de déposer
le projet de loi.
Gautrin : J'imagine.
Président (M. Pelletier, Rimouski) : D'autres commentaires? Est-ce que l'article 19, tel qu'amendé, est
adopté?
Le Président (M. Pelletier, Rimouski) :
Adopté.
L'article 20. Mme la ministre.
Maltais :
«20. L'administrateur ne peut refuser à un employeur ou à un particulier
qui en fait la demande la souscription du régime, sauf pour les motifs
prévus par règlement.»
Gautrin : Vous
comprenez bien que la première question que vous auriez posée, Mme la députée
de Taschereau, si vous aviez été dans l'opposition, ça aurait été : C'est
quoi, les motifs prévus par règlement?
Maltais : J'aurais
effectivement, mon cher collègue, posé exactement cette question. C'est
pourquoi je suis prête à vous répondre.
Une voix : Vous vous
connaissez trop, vous autres.
Maltais : Bien, c'est-à-dire
qu'on connaît le travail de… C'est important, c'est le travail de législation puis c'est important que ces explications-là se
disent. Sinon, les législateurs adoptent n'importe quoi, si tu ne connais
pas ce qu'il va y avoir dans les règlements.
Gautrin : Alors, je
vous pose la question et j'attends votre réponse.
Maltais : Oui. Les seuls motifs pour lesquels un
administrateur pourrait refuser l'adhésion à un employeur ou à un particulier seraient ceux-ci : l'employeur
ou le particulier s'est déjà livré à des activités illégales ou frauduleuses
envers des fournisseurs de services
financiers depuis moins de sept ans; il y a des motifs raisonnables de croire
que l'employeur ou le particulier lui a sciemment fourni des renseignement